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Les étoiles de Noss Head T5 – Origines – deuxième partie – Sophie Jomain

origines1.pngRésumé : Le danger était aux portes de la cité. J’avais déjà affronté bien des tempêtes, mais celle qui venait vers nous était la pire de toutes. Un cataclysme, un fléau… Pourquoi ne nous croyaient-ils pas ? La mort s’apprêtait à s’abattre sur eux. Bientôt, le sang serait versé sur la Terre des loups. La désolation. Le néant. La ruine. C’est tout ce qu’il resterait. Ne pas fuir. Nous imposer et les convaincre. Pour les sauver tous. Pour le sauver… lui.

Mon avis : Et voici le dernier tome de la saga « les étoiles de Noss Head » de Sophie Jomain. C’est avec une petite nostalgie et un petit pincement au coeur que j’ai tourné la dernière page de ce dernier opus.

La plume de Sophie Jomain est toujours aussi belle. Au service de son elle, elle nous emmène toujours aussi facilement dans son univers et dans ce cinquième opus sur les Terres du Sutherland plus particulièrement! Sa plume nous donne une certaine dose de douceur et d’originalité dans cette atmosphère trèèèès tendue pour un dernier roman plein de tensions.

J’avais fait une grosse pause lecture entre le quatrième et le cinquième tome de cette saga (moment de ma pause personnelle) et j’ai repris mon rythme de lecture habituel avec ce roman qui fut le tout premier de la reprise. Cette grosse pause d’au moins plusieurs mois n’a rien changé au plaisir que j’ai eu à lire ce roman. J’ai retrouvé mes repères tout de suite entre les personnages, l’histoire, les lieux.

Le décor est très sombre, en effet, la guerre est sur le point d’éclater entre les clans des loups garous avec l’aide des anges noirs pour venir pimenter un peu plus la situation déjà chaotique. Dans ce roman, on trouve beaucoup d’alliances entre clans et créatures différentes mais aussi beaucoup de trahisons et de mésalliances surtout entre la communauté du Sutherland et le Monde Libre. L’ambiance est carrément pesante et ça donne beaucoup de rythme à la lecture. On est dans l’ambiance dès le début et celà jusqu’à la fin du roman.

Ce qui est drôle c’est que lorsque Hannah sortait du lieu d’habitat de la communauté du Sutherland, j’ai vraiment eu l’impression à plusieurs reprises de prendre de grandes bouffées d’air avec elle. J’ai vraiment vécu cette dernière aventure avec elle.

Le seul point « négatif » que j’ai trouvé c’est que j’ai vraiment eu du mal avec le triangle amoureux : Hannah / Leith / Grigore. Hannah ne sait pas renoncer à son ami Grigore. D’un côté je la comprends, de l’autre je trouve cela assez égoïste… Elle est perdue puisqu’elle n’a plus Leith à ses côtés… Encore une fois je comprends mais se rapprocher de Grigore. Ca m’a un peu fait lever les yeux au ciel… Surtout que l’on se doute de comment elle va finir sa vie et avec qui… Ses monologues sur cette situations étaient un peu longuets mais rien de très grave en soi.

La bataille finale m’a donné de belles sueurs ! C’était tout bonnement géniale! Je l’ai vraiment vécu comme si j’y étais. Toute cette tension, ces évènements.. Sophie Jomain nous a offert un ultime tome et une ultime bataille dignes de ce nom!

Ce qui m’a beaucoup plu c’est de voir que l’amour et l’amitié sont quand même plus forts que tout malgré toutes ces histoires, aventures, problèmes. On a un merveilleux Happy End et des personnages qui méritent quand même d’être heureux. J’ai aimé voir Hannah (que je trouvais un peu niaise dans le premier tome) se battre pour l’amour de sa vie corps et âme. C’est un trait de caractère que j’ai beaucoup apprécié et j’ai aussi aimé voir ce personnage évoluer de jeune fille à jeune femme. Avec la disparition de Darius, son meilleur ami, elle est mise à rude épreuve dans ce roman. J’ai aussi été impressionné par Leith qui était déjà un personnage que j’aimais beaucoup mais que j’ai redécouvert dans ce dernier tome suite à la situation particulière qu’il vit.

De manière générale, on peut voir une très belle et nette évolutions des situations mais aussi des personnages tout au long des cinq tomes. Une très belle saga se clos merveilleusement bien. J’ai ressenti beaucoup de choses et je n’hésiterai jamais à vous la conseiller.

L’auteure nous offre un peu spectacle avec de merveilleuses descriptions. Des personnages hors du commun qui évoluent beaucoup.

Ma note : 18/20

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C’est pas moi, c’est toi – Mhairi McFarlane

1015-CestPasMoiCestToi_org.jpgRésumé : – Vous êtes quand même en couple depuis dix ans ; vous vivez ensemble. Il t’aime.
– Dix ans au bout desquels j’ai eu envie de l’épouser, et lui de coucher avec quelqu’un d’autre. Tires-en les conclusions que tu veux.

Quand Delia découvre que l’homme qu’elle a demandé en mariage la trompe avec une autre, elle se dit que c’est sa faute. Si rien n’est plus comme avant, c’est aussi sa faute. Mais dans ce cas, pourquoi son ex remue-t-il ciel et terre pour la récupérer ? N’aurait-il pas lui aussi sa part de tort dans cette sombre histoire ? De Newcastle à Londres, entre les boulots louches, les patrons excentriques et les journalistes si séduisants que c’en est indécent, une nouvelle version de Delia voit le jour. L’amour est mort, vive l’amour !

Mon avis : J’ai adoré les deux premiers romans de cette auteure. Avec ce troisième opus, on ne quitte pas la lignée donnée depuis le début. Un régal. C’est toujours un aussi grand plaisir pour moi que de retrouver cette auteure.

Nous rencontrons Delia qui est en couple depuis 10 ans avec Paul, son fiancé depuis peu. Elle apprend par tout hasard technologique qu’elle est une femme trompée depuis un certain temps. Sa vie part en fumée, d’abord sous le choc elle essaye d’arranger la situation mais comprend vite qu’elle n’y arrivera jamais. Ni une ni deux, elle prend la route, direction Londres là où vit sa meilleur copine Emma.

On peut dire que c’est une romance efficace. Elle a tous les codes qu’il faut pour plaire à la plupart d’entre nous. Le fil conducteur fonctionne très bien, il est efficace, simple mais Mhairi McFarlane va de rebondissement en rebondissement, de surprise en surprise pour nous faire passer un bon moment.

Délia est une fille stylée. Elle a du goût, elle est originale et m’a bien fait rire tout le long du roman. C’est une fille sensée. On ressent beaucoup de choses. La tristesse, la nostalgie de son couple mais j’ai apprécié l’absence du cliché de la femme trompée qui déprime. Très simple, ce personnage m’a beaucoup touché.

Les rencontres londoniennes qu’elle fait sont toutes très différentes et surprenantes. Elle essaye de refaire sa vie tant bien que mal. Elle trouve du travail et se reconstruit. Qu’on se le dise, son patron est complètement barré. Il ne recule devant rien pour avoir ce qu’il veut. Il part à la chasse au client et ne recule devant absolument rien. Delia a des scrupules mais s’accroche comme elle le peut à ses rêves de reconstruction;

C’est sous la plume de Mhairi McFarlane que naît un trio infernal dans l’entourage de Délia : Son patron complètement fou, un correspondant qu’elle a rencontré via Internet assez drôle et sympathique. On verra par la suite, qu’il deviendra un bon ami et un journaliste sans scrupule du même acabit que son patron.

On est propulsé dans une histoire drôle, sympathique et agréable. L’histoire est très belle et bien évidemment à la fin nous avons le droit à un Happy end! Malgré le côté « attendu » et le code de la romance bien respecté, il faut saluer le fait que l’intrigue sorte des sentiers battus, cela fait plaisir à lire. Ce roman est addictif et nous avons vraiment beaucoup de mal à lâcher le roman avant les mots finaux.

Pour conclure: j’attends le prochain roman avec impatience!

J’ai vécu la perte de sa relation avec elle mais je n’ai pas su être triste longtemps. on trouve des situations assez risibles dans ce roman. Et une pointe de charme avec la création de sa bande dessinée et de la femme renarde.

Ma note : 19/20

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Les haut conteurs : T4 – Treize damnés -Patrick Mc Spare & Olivier Peru

C_Les-Haut-Conteurs_8969Résumé : Perdu dans une grotte glacée, Roland est amnésique et prisonnier de sorcières qui l’empêchent de recouvrer la mémoire. Il tente de percer le mystère de ses bourreaux sans perdre l’esprit mais la folie est inlassable. Elle le dévore peu à peu et même un Cœur de Lion ne saurait lui résister. Pourtant les réponses aux questions qu’il s’est toujours posées sont à portée de voix… Car ses geôlières semblent tout savoir du Livre des Peurs. A Rome, Alexandrie ou dans les Alpes, les Haut-Conteurs cherchent Roland et Mathilde la Patiente. La jeune Eléna, le truculent Bouche-Goulue, Salim l’Insondable et Corwyn le Flamboyant collectent des indices partout et progressent vers le nord de l’Europe, sur la piste des 13 damnés et des origines du Livre des Peurs. Sont-ils prêts à découvrir ce que nul Conteur avant eux n’avait seulement osé imaginer ? Voici venue l’histoire mère de toutes les histoires, voici venu le temps des révélations…

Mon Avis: Mon plaisir n’a pas changé d’un pouce en me plongeant dans le quatrième tome de cette merveilleuse saga. Même si on la qualifie de « jeunesse », je trouve que l’univers est accessible pour les adultes comme pour les adolescents et les plus petits qui s’adonnent déjà à la lecture.

J’ai passé un très bon moment avec Roland et la caste des Hauts Conteurs. Ils sont toujours aussi captivants. J’ai aimé retrouvé Bouche Goulue, Elena dont le rôle prend enfin un peu d’ampleur dans ce roman, Salim et Corwyn. Les personnages sont toujours aussi majestueux. De nouveaux personnages sont présents, ils sont incorporés à l’histoire de manière habile. Je pense surtout à la petite fille qui s’appelle Asa dont le passé est assez douloureux.

On retrouve notre cher Roland. Dans une sacrée situation: emprisonné et amnésique. On a vu mieux comme posture. Deux années sont passées depuis le rapt de Mathilde & de Roland. Malgré ces deux années, il n’y a aucune longueur dans le récit.

Bien que les trois premiers soient de réels coups de coeur, j’ai eu une légère mais très légère déception avec ce quatrième tome. Ce fut une très belle lecture, il m’a juste manqué un petit quelque chose pour que ce soit aussi une explosion en refermant ce quatrième tome. J’ai apprécié ma lecture, je n’ai pas mis longtemps à lire ce petit pavé mais j’ai trouvé l’histoire un peu redondante à certains moments. Et c’est ce qui fait, malheureusement, que ce quatrième opus frôle le coup de coeur.

La « montagne hurlante » est le lieu principal de l’intrigue. C’est le lieu d’emprisonnement de Roland. Les descriptions de cet endroit sont très noires et jouent assez bien leur rôle. Elles nous mettent mal à l’aise, nous font un peu peur. C’est un lieu d’effroi et les descriptions sont très bonnes! Les sorcières sont les geôlières de Roland, elles connaissent le Livre de la peur sur le bout des doigts et tout ce qui y touche de près ou de loin. C’est toujours un plaisir de retrouver ces créatures populaires du Moyen Age qui font parties des contes et traditions de cette époque. Ca ajoute beaucoup de mystère au roman et à l’intrigue.

Puisque Roland est enfermé, on trouve deux voix dans ce roman d’un côté celle de Roland qui se posent beaucoup de questions sur lui-même: étant seul et amnésique, on peut le comprendre. Ca m’a rendu triste et frustré de le voir seul et sans aide.  De l’autre côté, on retrouve la voix des Hauts Conteurs qui retournent toute l’Europe pour retrouver Roland & Mathilde.

L’intrigue en elle-même est bonne et on retrouve beaucoup d’indices sur le Livre de peurs et sa quête. Cependant, je pense que certains éléments ont été trop exploités. Je pense surtout à la bataille finale. Les trop longues descriptions redondantes ont rendu quelque peu la scène ennuyeuse. Et c’est justement pour cette raison que ce n’est pas un coup de coeur.

Roland évolue malgré son manque de souvenirs. En effet, on a quitté un petit jeune homme pour retruover un home grand, mature et différent. Il a mûri grâce à cette malheureuse expérience.

La plume de ces deux auteurs ne change pas. Elles sont toutes les deux très belles. Elles apportent une belle progression à la saga qui se noircit de plus en plus. Les mystères et les recherches autour de cette quête sont passionnants. Mention spéciale pour les petits dessins qui sont toujours autant appréciables!

Pour conclure, une lecture qui frôle le coup de coeur. Je vous conseille, si vous n’avez pas encore débuté cette saga de le faire rapidement ou de la continuer si vous vous êtes déjà lancé dans cette lecture !

Ma note : 19/20

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La bibliothèque des coeurs cabossés – Katarina Bivald

51eGlzVYB+L._SX195_Résumé : Tout commence par les lettres que s’envoient deux femmes très différentes : Sara Lindqvist, vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, vivant à Haninge en Suède, et Amy Harris, soixante-cinq ans, vieille dame cultivée et solitaire, de Broken Wheel, dans l’Iowa. Après deux ans d’échanges et de conseils à la fois sur la littérature et sur la vie, Sara décide de rendre visite à Amy. Mais, quand elle arrive là-bas, elle apprend avec stupeur qu’Amy est morte.
Elle se retrouve seule et perdue dans cette étrange petite ville américaine. Pour la première fois de sa vie, Sara se fait de vrais amis, et pas uniquement les personnages de ses romans préférés, qui l’aident à monter une librairie avec tous les livres qu’Amy affectionnait tant. Ce sera pour Sara, et pour les habitants attachants et loufoques de Broken Wheel, une véritable renaissance. Et lorsque son visa de trois mois expire, ses nouveaux amis ont une idée géniale et complètement folle pour la faire rester à Broken Wheel…

Mon avis: J’ai rencontré ce roman d’une manière tout à fait hasardeuse. En effet, mon petit chéri allant chez le médecin, j’avais oublié mon livre à la maison. Allant faire un tour dans une librairie à côté, je l’ai trouvé. Et je vous avoue que je ne suis pas du tout déçue! Je suis même heureuse d’être tombée dessus! C’est un bon « petit » livre qui se lit rapidement. Je met « petit » entre parenthèses parce qu’il fait quand même un peu plus de 500 pages mais elles sont passées très rapidement.

C’est une très belle histoire de rencontres. Nous faisons la rencontre, à juste titre, de Sara, cette jeune suédoise, libraire fraîchement licenciée. Sara est une fille assez introvertie qui vit dans un monde de livres. Elle est renfermée sur elle-même et préfère passer son temps avec ses héros livresques qu’avec des gens « réels ». Nous rencontrons aussi Amy, une vieille dame américaine avec qui elle discute au travers d’une relation épistolaire depuis deux ans. Amy est malade. C’est une dame très gentille.

Sara décide, après son licenciement, d’aller voir Amy aux Etats Unis. Une fois sur place, Sara prend une sacrée claque, en effet, Amy est décédée. Que faire? Repartir? Rester? Les habitants choisissent pour elle, elle restera à Broken Wheel le temps de son séjour, comme prévu, chez Amy.

Broken Wheel est une petite ville des Etats-Unis qui se meurt doucement depuis les crises économiques qui touchent le pays. L’auteure nous décrit l’endroit comme étant quelque peu bucolique. C’est une vieille ville des états unis et nous avons un peu l’impression qu’elle ne date pas de notre époque. Les habitants de Broken Wheel se connaissent tous: en effet, il y a une grande famille entre les murs de la ville, un réseau d’entre-aide incroyable. Tout le monde s’aime plus ou moins. Ils sont tous liés par leur passé, leur présent et leur avenir.

Le roman est fait de petites histoires comme celle de George et de sa fille Sophy, de Caroline et de son petit ami bien trop jeune, Claire et sa triste vie de mère et surtout l’histoire de Sara et Tom. Ce roman touche beaucoup de sujets qui peuvent plaire à beaucoup de lecteurs. Cela le rend très accessible.

Puisque Sara ne peut rien payer dans Broken Wheel (tout le monde lui offre tout), elle décide de mettre les romans d’Amy à disposition de tous dans une librairie. Cette idée est très émouvante et très belle. J’ai trouvé ce moment du roman assez beau.

Malgré les descriptions peu avenantes de Broken Wheel on finit par s’y sentir bien. Grâce à tous les détails que nous offre l’auteure, on l’imagine très bien. Elle en fait un lieu sécurisant, comme dans un cocon.

Le personnage de Sara est un beau personnage, on voit une nette progression au fil des pages et ce n’est pas pour me déplaire. Je l’ai trouvé un peu fade dès le début du roman mais je l’ai vu prendre confiance en elle et c’était merveilleux! On s’attache, de toute manière, à tous les personnages. On vit réellement l’histoire avec Sara et ses amis, c’est très agréable.

J’ai aimé le fait que le découvre Amy grâce à des lettres qu’elle envoyait à Sara mais aussi à travers les habitants de Broken Wheel qui l’aimaient tous. Sara continue quand même à se poser beaucoup de questions sur Amy et elle finira par trouver des réponses auprès des habitants. Grâce à ces lettres, Sara n’est pas perdue dans la ville puisqu’elle à l’impression de connaître les habitants grâce à Amy. Les relations sont toutes très émouvantes et cela donne au livre un aspect chaleureux.

L’écriture de Katarina Bivald est très fluide, c’est une belle lecture pour clore l’été en beauté. Cela se lit très rapidement, on ne pose pas son roman avant de l’avoir terminé.

Pour conclure : Une belle découverte. Une belle histoire. Et j’ai pris beaucoup de plaisir!

Ma note : 18/20

 

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Rock Chick : T1 à la diable – Kristen Ashley

rock-chick,-tome-1---a-la-diable-736714-250-400Résumé : Si vous voulez savourer le cocktail explosif qu’est Rock chick, prenez une libraire farouche, un ancien bad boy devenu détective, un barista un peu trop sage pour être honnête, un vétéran du Vietnam complètement taré, un drogué, un drag queen et un sac de diamants. Mélangez le tout avec un soupçon de coups de feu et un brin de courses-poursuites. C’est prêt. À déguster frappé !

Mon avis : Mais quel voyage !!! On est propulsé dans un univers de délires en tout genre, un univers déjanté. L’auteure a réuni des personnages complètement différents, complètement barges à leur manière. Cela nous donne un cocktail explosif ! Et c’est une lecture très drôle et très attrayante. Cet univers déjanté est à l’image du roman. Les personnages détonants nous emmènent dans un très gros délire qui part dans tous les sens en ne permettant pas forcément au personnage principal de ne pas savoir tout gérer. Malgré le fait que certains éléments échappent à Indy, l’auteure, elle, maîtrise tout. L’histoire tient bon. Le flux d’incidents et d’accidents est bien géré et l’on n’est pas noyé dans du « n’importe quoi ». L’intrigue est bien ficelée: On veut savoir la suite! Je n’ai pas su lâcher ce roman malgré quelques longueurs.

Indy est le personnage principal de ce premier tome. Elle est géniale, c’est une fille belle, drôle et indépendante. Elle a un très fort caractère, elle ne se laisse vraiment pas marcher sur les pieds. Elle a un lien très particulier avec son père,  sa mère étant décédée, elle n’a pu que compter sur lui. Grâce à lui, elle connait tous les policiers de la ville. Son père est un policier depuis de nombreuses années: même s’il est protecteur, elle arrive à vivre sa vie sans trop de complications.

Lee est le deuxième personnage marquant de ce roman. Les deux se cherchent depuis quelques années. Indy a renoncé à lui dévoiler ses sentiments et à mis pas mal de distance entre eux. Lee, c’est le frère d’Ally, la meilleure amie d’Indy depuis des années. Ce qui fait donc qu’Indy était toujours en contact avec Lee était juste intenable! Puis un jour Lee débarque et dit simplement à Indy qu’il la veut elle et qu’il sait aussi qu’elle le veut. Voilà voilà. J’ai eu un peu de mal avec ce côté là de Lee: un peu bourrin sur les bords sans vraiment donner le choix à Indy (même si au fond, elle en avait envie.). Il reste un mec ultra sexy, franc, fonceur, têtu, drôle à sa manière et très protecteur.

Il y a Liam aussi, un homme bon, droit et très mignon. J’ai une nette préférence pour lui même si Indy jette son dévolu sur Lee, comme on dit, on ne contrôle pas ses sentiments. J’ai beaucoup aimé le personnage de Liam.

C’est d’ailleurs ce qui va nous faire rire tout le long du roman : le jeu du chat et de la souris entre ces deux là. Indy ne supporte pas qu’il prenne des décisions à sa place, qu’il ne la concerte pas pour la protéger. Et je peux la comprendre! Même si j’ai trouvé cette romance sympathique, ce côté là m’a un peu dérangé.

 Mon côté fleur bleu a été un peu mis à mal dans ce roman par le côté trop direct de Lee mais sinon ce que j’ai trouvé sympathique c’est que les scènes à caractère sexuel sont maîtrisées pour ne pas être pornographiques. La plume est maîtrisée, sensuelle sans déranger. Un très bon exercice de la part de l’auteur. La plume est fluide est très agréable.

On trouve beaucoup de relations dans ce roman, hors la relation père/fille, celle d’Ally/Indy, il y a aussi la relation d’Indy avec ses collègues. Et là… Tout commence à partir en cacahuète entre un barista complètement dingue, la rencontre d’un gardien de chat et bien d’autres personnes encore, Ce qui est plaisant c’est que tout ces personnages et ses réseaux d’amis & collègues finissent par se croiser et se réunir.

Moi qui commençais ce roman sans grande conviction, j’ai été bien surprise! J’ai passé un bon moment, j’ai beaucoup ri. C’est un bon moment de détente.

Ma note : 17/20

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Le Secret de Pembrooke Park – Julie Klassen

le_sec10.jpgRésumé : Abigail Foster s’inquiète pour l’avenir de sa famille depuis qu’elle est ruinée jusqu’à ce qu’un étrange notaire leur propose d’emménager dans un grand manoir abandonné depuis dix-huit ans. Son père et elle sont accueillis à Pembrooke Park par le charmant vicaire, William Chapman, qui leur apprend que, selon des rumeurs, une pièce secrète renfermerait un trésor… Aux prises entre de vieux amis et de nouveaux ennemis, Abigail ignore la nature des dangers auxquels elle devra faire face avant de lever le voile sur ces mystères et de trouver l’amour qu’elle recherche depuis toujours…

Mon avis : Je vous avoue que dans un premier temps, c’est la couverture de ce roman qui m’a rendue dingue. Elle est tout bonnement magnifique. Elle représente bien l’univers percutant dans lequel l’auteure nous plonge. C’est une couverture qui renvoie au mystère et au secret. Elle est très belle et très poétique à mon avis. C’est, dans un premier temps, cette dernière qui a donc fait craquer la petite romantique qui est en moi.

Dans un second temps, j’ai quand même été séduite par le résumé que nous proposait l’auteure. L’histoire est très belle, pleine de mystères et de jeux de séduction. L’écriture est belle et réfléchit et ça n’enlève absolument rien au charme du roman. Le côté romantique de l’histoire est très éparse, en effet, on y trouve tout autant du suspens et du mystère. L’intrigue est très belle, assez bien ficelée et elle tient jusqu’au bout du roman. Il y a un équilibre certain entre tout ces genres.

Une famille touche le fond et essaye de remonter la pente coûte que coûte. C’est un parcours du combattant qui commence.

Abigail Foster est un personnage haut en couleur. Elle n’est pas une idiote qui veut absolument se dégoter un mari riche et célèbre. Elle est intelligente et pondérée, elle maîtrise ses propos. Elle sait à qui elle peut dire les choses et à qui elle ne peut pas. C’est elle qui veut sortir sa famille du pétrin dans lequel elle est en grande partie à cause d’elle. Elle sait prendre ses responsabilités.
Contrairement à Abigail, sa soeur est une fille simple qui aime tout ce qui brille. Je n’ai pas du tout apprécié ce personnage qui boude quand elle n’a pas ce qu’elle veut et qui est très superficielle. Elles sont soeurs mais tout les oppose. Il est navrant de voir que sa soeur ne se rend même pas compte de voir le mal qu’elle fait à Abigail. Elle est imprévisible et veut l’homme le plus riche et le plus beau possible. Elle laisse sa soeur dans la grande demeure et la remettre sur pied pendant qu’elle fait sa première saison à Londres avec sa mère. Elle est belle et elle le sait. Tout pour me déplaire donc!
Les personnages sont tous variés et apportent tous quelque chose d’intéressant à l’intrigue. Ils la font tous avancer et c’est vraiment une bonne idée. Protagonistes ou antagonistes, ils ont tous leur place dans le roman.

Le mystère demeure dans Pembrooke Park. Un membre de sa famille qu’elle ne connait pas et qui ne veut pas se faire connaître lui demande de prendre soin de sa maison et de la remettre en état, enfin de son manoir plutôt en contre partie, elle peut y habiter avec sa famille librement, gratuitement. Le mystère plane autour de cette demeure. Pourquoi personne ne veut y habiter? Pourquoi eux? Qui est ce mystérieux propriétaire? L’intrigue va principalement tourner autour de ces questions.

L’intrigue est bien tenue puisqu’en presque 700 pages,

Je n’ai pas pu m’empêcher de trouver quelques maigres ressemblances avec les romans de Jane Austen et je pense qu’Abigail aurait pu, sans problème, être un personnage de roman De Jane Austen. On est peut être dans un monde plus moderne mais on retrouve la même ambiance avec un personnage principal haut en couleur.

L’originalité et le suspens du roman tiennent surtout dans le mystère qui tient autour de la chasse au trésor, des indices et de l’histoire du passé. J’ai adoré ce moment!

La plume est belle, le roman se lit rapidement grâce à l’écriture fluide qui permet de se propulser dans l’univers au bout de quelques pages.

9b4nPour conclure, je vous le conseille beaucoup! Un véritable coup de coeur.

Ma note : 20/20.

Lu dans le cadre du challenge XIXè siècle.

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Un interêt particulier pour les morts T1 – Ann Granger

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On se retrouve pour une nouvelle chronique. Je me suis attardée cette fois ci sur le premier opus de la saga concernant Lizzie Martin d’Ann Granger.

Résumé : Lizzie Martin a été envoyée à New Forest pour soutenir une jeune femme dont le bébé a connu une mort tragique. Mais les choses prennent une tournure encore plus sombre lorsqu’un chasseur de rats est retrouvé assassiné dans le jardin, la jeune femme éplorée et couverte de sang à ses côtés. Ne sachant pas vers qui se tourner, Lizzie appelle son ami l’inspecteur Ross Ben de Scotland Yard pour résoudre ce crime horrible.

Mon Avis :Je suis tombée amoureuse de cette magnifique couverture!

Nous sommes propulsés dans un décor victorien britannique tout à fait charmant. En effet, l’auteure a su faire naître un véritable décor du milieu du XIXème siècle. J’ai été propulsé dans cette époque que j’affectionne tant. On se retrouve en plein âge industriel britannique. La modernisation est une toile de fond à une histoire bien sordide.

Il y a beaucoup de points positifs dans cette histoire. Le décor planté par Ann Granger colle vraiment à la réalité, il nous est donc facile de nous représenter les lieux avec un peu d’imagination. Les descriptions sont assez riches et longues.

Les personnages sont tous très diversifiés et assez nombreux. Si l’on s’attarde un peu sur le personnage principal : Lizzie Martin, on se rend compte qu’il est haut en couleur. En effet, Lizzie est une jeune orpheline qui remplace une demoiselle de compagnie chez sa tante. Elle se révèle être une jeune fille drôle, piquante, têtue et surtout très curieuse. Elle n’a pas sa langue dans sa poche ce qui fait froid dans le dos de sa tante et beaucoup rire son cousin. Elle se moque complètement des convenances à l’instar de sa tante.

Ross Ben est lui un inspecteur de police sympatique. Il représente l’ordre dans le roman mais je n’ai pas su l’apprécier comme j’ai apprécié Lizzie.

La tante de Lizzie est tout son contraire. Il y a un sacré contraste entre elle et sa nièce. Elle est guindée, ne pense qu’à jouer et se moque de ce qui s’est passé dans son manoir et de la disparition de son ancienne demoiselle de compagnie. Elle souhaite plus que tout le départ de Lizzie qui lui donne une réputation dans le voisinage.

Lizzie est très curieuse, elle interroge, pose des questions, écrit des lettres. Elle veut comprendre comment et pourquoi l’ancienne dame de compagnie de sa tante a disparu. Cette histoire l’emmène dans les bas fonds de Londres avec Ben Ross.

L’écriture est fluide et l’on reste dans l’univers du roman jusqu’au bout. Le suspense est maintenu jusqu’au bout. Cependant, l’originalité s’essoufle un peu et c’est ce qui fait que ce roman n’est pas un coup de coeur mais une benne découverte.

L’autre point négatif que j’ai trouvé (et c’est le dernier promis!) c’est que j’ai trouvé les rôles des personnages un peu attendu. C’est dommage, j’aurais voulu petre surprise par les choix de LIzzie et avoir quelques revirements avec les caractères des personnages. On sait déjà vers le milieu du livre comment la vie sentimentale de Lizzie va se terminer.

6cueLu dans le cadre du challenge XIXème siècle

 

 

Ma note : 16/20