Paris n’est qu’un songe – Nicolas d’Estienne d’Orves

1540-1.jpgRésumé : Imaginez une porte de bois clair achetée chez Leroy Merlin qui dissimule une machine à explorer le temps. Et son créateur qui explore le temps, donc… jusqu’à ce que flâner à travers l’histoire ne lui suffise plus. Il lui faut agir. Non pas en répondant aux sempiternelles questions « que se serait-il passe si… », mais en éradiquant la laideur. Tuer Pompidou pour éviter Jussieu et Beaubourg, donner des antidépresseurs à Malraux pour s’épargner la Tour Montparnasse… Adieu Opéra Bastille, quartier des Olympiades, Palais des Congrès, Pyramide du Louvre ! Mais une fois le XXe siècle expurgé de ses verrues architecturales, il manque à Sylvain Chauvier une signature finale, une apothéose. Pour cela, il remonte au seuil de ce siècle. 18 juillet 1900, inauguration du métro parisien. Il ne laissera pas faire Fulgence Bienvenüe : le premier jour du métro sera aussi son dernier.

Mon avis : Je remercie encore une fois Gilles Paris pour sa confiance renouvelée à de multiples reprises et pour ce partenariat très sympathique.

On rencontre Sylvain Chauvier. Un homme très particulier. En effet, en marge de la société, il ‘na pas beaucoup d’amis ni de points communs avec les gens qu’il côtoie. Il reste un homme incompris depuis sa plus tendre enfance par les choix qu’il a fait, il a déçu plus d’une fois ce père qu’il ne voit plus ainsi que ses professeurs. Promis à un avenir brillant en université, il refuse. Beaucoup de gens pourraient croire que son quotidien se cantonne à « métro-boulot-dodo », Sylvain cache un secret détonnant. Etant un génie des mathématiques, il a réussi à faire quelque chose d’exceptionnel, de révolutionnaire. Il a réussi à construire une machine à remonter le temps.

Sylvain se balade dans le temps au gré de ses envies. Bien qu’étant un peu intimidé voire effrayé par le pouvoir de cette machine à remonter le temps, plus il l’utilise, plus il part loin dans le temps pour multiplier ses promenades et assouvir sa soif de découvertes. Il finit par s’habituer et à prendre beaucoup de plaisir à rencontrer Paris à des époques bien éloignées de 2016.

Toutes les bonnes choses ayant une fin, Sylvain n’est plus satisfait de n’être qu’un observateur, il se lasse de ses promenades et veut participer à l’éradication de la laideur selon lui qui détruit Paris.

Il remonte le temps et change l’histoire en supprimant des personnes, des événementsbeach_gate_weheartit pour ne pas que certaines constructions prennent place dans la ville de Paris. Bien qu’heureux, il est assez triste de voir que personne n’acclame ce qu’il fait. Puisque cela n’a jamais eu lieu, personne ne se rend compte de ses agissements forcément. La satisfaction d’accomplir de grandes choses selon lui ne dure qu’un temps. Il veut frapper un grand coup… Il décide de s’attaquer au premier métro parisien lors de l’inauguration du 19 Juillet 1900.

Ce livre étant très petit, environ 85 pages, je n’ai pas pris beaucoup de temps pour le lire mais ce fut une lecture intense. C’était très intéressant, j’ai aimé découvrir partiellement Paris à différentes époques et découvrir ce que ressentait notre personnage principal.

A travers ce court roman, j’ai découvert la plume de Nicolas d’Estienne d’Orves que j’ai apprécié. J’ai trouvé qu’au travers de ses mots, on découvre un amour inconsidérable pour Paris. C’est donc sans surprise que j’ai appris en flânant sur Internet qu’il n’en était pas à ses premiers mots sur la ville de Paris.

J’ai apprécié Sylvain. Bien qu’un peu dérangé par moment (à mon avis), j’ai trouvé des paroles un peu crues aussi. J’ai appris à apprivoiser et à l’apprécier. Ce n’est pas un coup de coeur incroyable pour ce personnage mais j’ai aimé apprendre à le connaitre.

J’ai apprécié les illustrations du romans très belles et légères ainsi que les explications en fin de roman sur le métro qui ont été très appréciées.

Nous avons à faire à une fin surprenante et assez philosophique à mon goût. J’ai du la relire deux fois pour bien tout comprendre.

Ma note : 15/20

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12 réflexions sur “Paris n’est qu’un songe – Nicolas d’Estienne d’Orves

  1. J’adore l’idée, ça me semble vraiment intéressant (j’aime les uchronie de façon générale) mais le fait que le livre ne comporte que 85 pages me freine un peu … Ca me parrait très très court, j’aurais peur que le sujet soit bâclé …

    • C’est vrai que c’est très court pour explorer le sujet. On est partiellement à la découverte de Paris très brièvement. En gros on sait ce qu’il a enlevé mais pas comment ça se passe après. C’est assez déconcertant mais plutôt sympathique pour changer Dr lecture

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