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Le dernier repos de Sarah – Robert Dugoni

61zyPAnM0KL._SY346_.jpgRésumé : Tracy Crosswhite vit depuis vingt ans avec la disparition tragique de sa sœur Sarah. Malgré le procès qui a condamné un coupable providentiel, elle est persuadée que cette histoire recèle encore de nombreux mystères. Pour que justice soit rendue, elle est même devenue enquêtrice dans la police de Seattle. Lorsque les restes de Sarah sont finalement découverts dans la ville où elles ont passé leur enfance, Tracy est bien décidée à faire toute la lumière sur cette affaire. Dans sa poursuite du véritable criminel, elle mettra au jour des secrets enfouis depuis trop longtemps.

Mon avis : Je remercie grandement les éditions Michel Lafon et Camille pour sa gentillesse.

Le dernier repos de Sarah de Robert Dugoni est un pavé (quasiment 500 pages.) mais c’est un pavé comme nous les aimons ! On ne voit pas le temps passer… J’ai lu et lu et lu jusqu’à m’aperçevoir que j’étais arrivée à la fin du roman ! J’ai beaucoup aimé cette lecture.

Comme vous le savez, je ne lis pas beaucoup de thriller parce que j’ai toujours peur d’être déçue… C’est difficile de lire des gros romans s’il n’y a pas d’intrigue, d’intensité et de suspens. Robert Dugoni vient de me prouver par ce roman que les bons thriller existent encore ! Quel bonheur !

Tout était réuni pour que je puisse passer un bon moment : en effet, l’intrigue est déjà très bonne. J’aime bien quand le personnage principal fouille le passé, remue ses souvenirs et les indices pour trouver des réponses à ses interrogations. Ici, nous rencontrons Tracy, une femme détective à la criminelle de Seattle. Tracy vit avec le poids de la disparition de sa sœur depuis vingt ans. Elle sait que quelque chose cloche et met tout en œuvre pour trouver ce que c’est.

Tracy est un personnage très intelligent. Elle a beaucoup de courage, un sens de déduction inné ainsi qu’une grande intelligence. Elle n’en oublie pas d’être une femme, d’avoir un certain sens de l’humour malgré toute la tristesse qu’elle ressent. C’est un personnage qui ne supporte pas l’injustice, elle est coriace et ve20100628104007michellafonut que justice soit faite pour sa sœur.

Nous partons donc à la découverte d’indices avec Tracy. J’ai passé un excellent moment. L’intensité de l’intrigue est d’autant plus doublée par le lien qui existait entre les deux sœurs, elles étaient très proches.

J’ai beaucoup aimé le passage du présent au passé. En effet, cela peut en dérouter plus d’un mais j’ai beaucoup apprécié en savoir plus sur les sœurs. C’était quelque chose de très agréable. Cela ajoute un côté psychologique au roman qui est délicieux. En effet, on est au cœur des interrogations sur la disparition et le meurtre de Sarah.

La plume de l’auteur nous permet d’être tenus en haleine jusqu’à la fin de l’histoire. On a l’impression de fouiller les indices et de remuer le passer avec Tracy qui veut savoir coûte que coûte ce qui a pu arriver à sa sœur. Quelles horreurs elle a pu vivre et surtout débusquer le vrai coupable. Tracy va se battre jusqu’au bout pour savoir qui est la personne qui lui a arraché sa sœur.

Ce roman est très bon, l’auteur a fait quelque chose qui est assez compliqué : il mélange les genres. Il ajoute des petites touches qui font que le roman devient inoubliable. En effet, en plus d’être un thriller, on a un côté psychologique que l’on ne peut pas nier mais aussi une pointe de romance appréciable pour ne pas rendre ce roman trop noir. C’était très intelligent et très bien fait, en effet, j’ai déjà vu des romans qui mélangeaient les genres sans forcément y parvenir. Ici, la magie opère.

J’ai hâte d’avoir la suite en main !

Ma note : 17/20

 

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Les Brumes de Grandville T2 – Les folies de Paris – Gwendoline Finaz de Villaine

image.jpgRésumé : De Grandville à Paris, des Folies Bergère au cœur des Années Folles, Apollonie entame la reconquête d’Hector et cherche à percer ses secrets, sans savoir qu’un péril bien plus grand menace son amour. Parviendra-t-telle à ramener celui qu’elle aime et à raviver les mémoires obscurcies ? Gwendoline Finaz De Villaine est habitée des mêmes passions que celles de son personnage principal Apollonie Destrac : auteur-compositeur, elle a elle aussi enflammé les planches des Folies Bergère en tant que chanteuse lyrique. Parsemée d’influences autobiographiques, mélangeant ses expériences de scène et les rencontres humaines et artistiques qui ont jalonné sa vie, sa saga des Brumes de Grandville rencontre actuellement un succès public considérable.

Mon avis : Je remercie Gilles Paris pour l’envoi de ce service presse remarquable. Je tiens aussi à remercier Jules, le gentil stagiaire, qui est très chaleureux et très agréable.

Le tome deux des Brumes de Grandville est à la hauteur du premier. Rien qu’au niveau de la couverture, qui, disons le-nous, est purement géniale. Je tire donc mon chapeau à l’auteure puisque pour le moment, c’est un sans-faute ! En effet, vu que le premier fut un réel coup de cœur, je peux en dire autant de ce deuxième opus qui est dans la lignée de son aîné ! C’est très agréable.

J’ai retrouvé avec plaisir Apollonie qui continue à faire ses preuves dans la demeure13254289_1045349628891225_4894523684186030036_n Grandville en tant que professeur de musique. Le deuxième tome possède une intrigue différente puisqu’après avoir aidé Hector à lever le voile du mystère ainsi que de débusquer les méchants de l’histoire, Apollonie se retrouve seule. Hector ne se souvient plus d’elle mais elle garde toutes leurs conversations, leurs confidences, leur amour en tête. C’est très déroutant de la voir seule, démunie contre toutes ces émotions qui l’assaillent. On retrouve ce personnage déterminé, agréable et courageux. En plus de tout cela, elle chante divinement bien.

Des évènements étranges qui se passent à Grandville la pousse à partir. Elle se retrouve à Paris et plus particulièrement dans le théâtre des Folies Bergères qui lui offre une place dans sa troupe. J’ai trouvé ce changement tout bonnement incroyable.

On se rend compte de la force de son amour puisque même loin de Grandville, l’amour qu’elle ressent pour Hector ne s’en va pas. Même si de son côté, il se montre froid, distant avec elle, elle ne peut s’empêcher de garder espoir de retrouver l’amour de sa vie. En attendant, elle s’occupe l’esprit par le chant, la danse et les sorties avec ses nouveaux amis.

J’étais heureuse de retrouver des personnages du premier tome comme Madame la 16005489-Hiboux-mignons-et-heureux-sur-l-arbre-avec-des-coeurs-Banque-d'imagescomtesse ainsi que Samson et Madame Campbell. J’ai aussi été ravie de revoir les jumelles et leur malhonnêteté. Cependant, j’ai aussi aimé le nouveau panel que nous propose l’auteure ainsi que d’entendre plus parler de personnages que l’on avait au premier opus comme Fauve, la couturière qui devient une très bonne amie d’Apollonie.

J’ai trouvé qu’Apollonie redoublait de courage dans ce tome par rapport au premier. En effet, beaucoup de gens la tourne en ridicule et montre bien qu’elles ne veulent pas d’elle. Elle continue à se battre contre ses mauvaises personnes.

Même si une partie du mystère a été levé dans le premier tome, ce deuxième tome est lui aussi sous le signe du mystère : on retrouve des événements de la famille Mautfaucon qui font dresser les cheveux sur la tête. Même loin du domaine, Apollonie n’en oublie pas ce qu’elle veut savoir. Elle fait preuve d’intelligence et de force.

C’est un très bon deuxième tome qui laisse présager le meilleur pour le troisième et dernier tome que j’ai hâte d’avoir dans les mains. Le mystère est toujours à son comble. On a envie de savoir la suite et de savoir comment cela va se terminer pour Apollonie et Hector. J’ai envie de croire à une fin heureuse ! C’est vraiment une trilogie très plaisante : tout est réuni pour nous faire passer un excellent moment de lecture. J’ai commencé ma lecture ce matin et le roman est déjà englouti.

Ma note : 20/20

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Suprêmes interdits – Tome 1 : Suprême désir – Florine Hedal

supremes-interdits,-tome-1---supreme-desir-912580-264-432Résumé : Grande nouvelle ! Calista l’emmerdeuse est de retour à la maison ! Et apparemment, son année Erasmus ne lui a même pas servi à se faire dépuceler par un de ces bûcherons des romances à la con ! À croire que son caractère de merde surpasse sa beauté. Pourtant, si je ne peux toujours pas l’encadrer, je dois bien avouer qu’elle a quelque chose de changé. Cette nuit-là à Paris, lors du gala, elle me l’avait prouvé. Sensuelle, voluptueuse, torride… et intouchable. Car comment oublier qu’aux yeux de tous, nous faisons partie de la même famille ? Mais lorsqu’elle avait penché sa tête en arrière pour que je l’embrasse, lorsqu’elle avait mis ses jambes autour de ma taille pour que je la touche, j’ai su. J’ai su qu’il me la fallait, qu’importent les conséquences. Franchir l’interdit m’excitait comme jamais, la faire sombrer avec moi encore plus. À mon tour, j’allais lui prouver qu’on ne provoque pas impunément Basile Robène.

« Jamais je ne coucherai avec toi. »

Je n’avais plus qu’une chose à faire : attendre qu’elle me supplie…

Mon avis : Je remercie grandement ma chère Stéphanie qui fait partie du label Badass est qui est juste géniale ! Qu’est-ce que cela fait plaisir de travailler avec des personnes gentilles, agréables et qui sont présentes pour vous (même lorsque cela n’est pas directement pour un partenariat !). Alors dans un premier temps, merci Stéphanie ! Dans un second temps, après avoir découvert Valérie Simon et Clara Le Corre, j’ai pu découvrir le travail de Florine Hedal.

Quelle bonne surprise !

Je ne sais pas si c’est le fait que Florine soit nordiste (donc forcément douée) mais j’ai vraiment passé un excellent moment en compagnie de Basile et de Calista. J’ai choisi d’accepter ce service presse sachant que les livres qui parlent de sexe me dérangent lorsqu’ils sont mal écrits : ayant fait les frais récemment d’un roman vulgaire, je ne m’étais pas risqué d’en relire un. J’ai sauté sur l’occasion pour deux raisons : j’ai aimé la couverture qui dégage un certain érotisme mais aussi une douceur et pureté (certainement grâce à la couleur de la couverture). J’ai sauté le pas, je ne regrette absolument pas. Il y a des livres qui vous font voir les choses différemment : suprêmes interdits en fait partie. Les barrières avec ce genre qui me faisaient peur sont peu à peu tombées, me laissant apprécier ma lecture à sa juste valeur.

Nous faisons donc la rencontre de Calista (prénom assez original que je n’avais jamais entendu) qui revient de son année d’Erasmus avec des souvenirs pleins la tête : elle en avait même oublié Basile, un « frère » qui est assez chiant, lourd et vraiment débile par moment. Calista est une jeune fille qui a profité de son année loin de ses proches pour perdre ses kilos superflus, grandir et mûrir. Basile, pendant son absence, est resté fidèle à lui-même : il est resté ce qu’il a toujours été. Bien que séduisant, Calista ne le supporte plus.

Ils vivent dans une sorte de communauté : ils ont grandi ensemble. Cela s’explique par le fait que leurs pères sont des membres d’un groupe de rock qui cartonne ! Ils n’ont jamais voulu se séparer donc ils habitent ensemble, avec leurs amis et famille. Ils logent dans des logements séparés mais toute cette troupe a des quartiers communs qui riment avec plaisir, soirées, fêtes en musique. On rencontre aussi le personnage de Gus qui pète les plombs à maintes reprises dans le roman, j’ai eu un peu de mal à comprendre mais les derniers chapitres m’ont permis d’y voir plus clair.

J’ai beaucoup aimé ce duo. Bien que Calista soit aux antipodes de Balise, ils restent un duo détonant et très surprenant. Basile, séduisant et impulsif est loin d’être sans qualité : je l’ai trouvé drôle, intelligent même si parfois il m’a tapé sur le système par son arrogance et sa bêtise. Calista est entêtée mais aussi très belle, douce et intelligente. Ensemble, ils forment un couple d’amis étonnant.

L’intrigue est assez sympathique puisqu’en dehors du jeu de séduction entre les deux 13906599_1009251735840399_6517551076629961452_npersonnes, il y a aussi une vie en communauté, des petits tracas de la vie ainsi que des événements qui peuvent arriver à tous. J’ai trouvé cela agréable : en effet, on n’est pas noyé dans des corps nus qui ne font que copuler, il y a une histoire, des interrogations. C’est très plaisant à lire.

La plume de l’auteure est très incisive. Il y a des phrases qui m’ont fait mourir de rire tellement je ne m’y attendais pas. Florine a vraiment beaucoup de talent et c’est une très belle découverte ! J’ai plongé dans mon roman et je n’en suis sortie qu’une fois la dernière page arrivée. Il y a de la légèreté, du dynamisme, de l’humour. C’est réellement un premier tome ultra bon qui m’a fait changer d’avis sur ce genre précis. J’adore, ça sent tellement le printemps !

J’ai hâte de pouvoir retrouver tous ces personnages dans les trois tomes qui suivent.

C’est un appel à l’amour (qu’il soit moral ou physique) mais aussi une histoire où relations amicales et familiales ne sont pas toujours simples. Je tiens quand même à préciser que les scènes de sexe sont très douces et délicates malgré le discours que peut tenir Basile.

Je n’ai qu’une chose à dire : merci Florine, merci Stéphanie et vive le fromage !

Ma note : 18/20 

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Night of Secrets – tome 4 – Sophie Auger


17636986_448087545533998_640171795311357818_oRésumé : Charles Dumont est hautain, égocentrique et sûr de lui. Petit empereur de la jeunesse dorée genevoise, son nom, sa fortune et son physique avantageux lui permettent de tout obtenir d’un claquement de doigts. Rien ne lui fait peur et rien ne lui résiste. Jusqu’au jour où sa route croise celle de Bulle. Mais la belle, qui tient à sa liberté, ne vit que pour sa passion pour l’équitation et n’a pas sa langue dans sa poche. Entre eux, c’est le choc de deux mondes. Entre passion, mensonge et trahison, plongez dans une histoire où rien ne se passe jamais comme prévu. 

Mon avis : Je remercie encore une fois, chaudement, Nisha Editions ainsi que Marie pour leur gentillesse. Grâce à Nisha, j’ai encore une fois découvert une sublime saga ainsi qu’une auteure dont je relirai des romans sans aucun doute.

On retrouve Charles et Bulle dans ce dernier tome qui signe la fin de cette histoire. Le problème avec la romance, c’est que la trame est assez linéaire … On retrouve toujours la même chose mais il y a aussi de belles surprises comme Night of Secrets.

On a quitté Charles après une importante déclaration de la part de son père. D’après les dernières lignes du troisième tome, cette déclaration allait tout changer entre Charles et Bulle. Effectivement, j’ai été bien secouée, cependant, je pense que ce fut aussi positif que négatif. Négatif parce que cela change tout, bouleverse tout entre notre duo préféré. Positif dans le sens où le mystère qui pesait sur Charles nous montre que malgré son côté hautain, c’est un homme vraiment bon. Il s’est juste un peu perdu.

La remontée de cette bombe qui avait sommeillée en Charles depuis des années est une révélation poignante qui change la relation entre Charles et Bulle et cela, en tant que petite lectrice, m’a brisé le cœur mais bon…

La relation que Charles à avec son « dad » est très très très particulière : en effet, je n’ai jamais vu si froid et distant entre père et fils. C’est terrible lorsque l’on sait que Bulle crèverait de retrouver son défunt père avec qui elle avait une relation merveilleuse. Voici encore une belle leçon de vie que l’on trouve dans ce roman.

Je trouve aussi assez sympathique d’avoir marqué les différences entre gens riches et gens moins aisés. Cela nous a prouvé que l’amour n’avait pas de limites et surtout que ce dernier ne s’arrête pas aux billets de banque. Cela fait du bien de lire un amour pur, sincère.

J’ai aimé les notions d’ellipses temporelles. Qu’elles soient passées ou futures, je les ai 14102321_869552063176273_1970639135923634263_ntrouvé agréables parce qu’elles sont utiles, elles nous aident à comprendre et à accepter ce qui se passe.

Globalement, j’ai été ravie de passer un peu de temps avec Charles et Bulle. J’avais quelques réserves au début mais Sophie Auger m’a complètement conquise. J’ai apprécié le fait que la romance est ici originale, avec des personnages en constante évolution ainsi que la présence de Max, jusqu’au bout. J’ai été chamboulée par beaucoup d’émotions diverses au cours de ces quatre tomes : joie, déception, tristesse, espoir.

La seule petite frustration que j’ai, c’est que j’aurais voulu en savoir un peu plus sur le devenir de Charles et de Bulle. Même si les dernières lignes sont porteuses d’espoir, j’aurais aimé en savoir un peu plus mais c’est ici ma curiosité de fleur bleue qui parle !

La plume de l’auteure est entraînante. Elle m’a permis d’avoir une lecture plus profonde que chez certains auteurs. J’ai trouvé mon bonheur dans ses lignes et j’espère que vous aussi, si vous sautez le pas. Je ne suis pas du genre à recommander mais cette saga en vaut vraiment la peine.

Ma note : 16/20 (qui englobe les 4 tomes)

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Dakota Song – Ariane Bois

dakota-song-899343-264-432Résumé :  » Il y a New York et il y a le Dakota.  » New York, 1970. Shawn Pepperdine, jeune de Harlem, assiste, horrifié, au meurtre de son meilleur ami. Pour échapper aux assassins, il trouve refuge dans les sous-sols du Dakota, l’immeuble le plus mythique de Manhattan. Au coeur d’une ville en pleine ébullition, le Dakota reste, lui, immuable : un club très fermé, un château médiéval sur Central Park, un havre de paix des  » rich and famous « . S’y côtoient Lauren Bacall, Leonard Bernstein et Rudolf Noureev. Ici, Polanski tournera les images du film Rosemary’s Baby. Devenu le premier portier noir du Dakota, Shawn côtoie ses résidents : Nigel, Abigail, Nathan, Cherie, Becky, Andrew, Tyler et les autres. Quand la plus grande star du monde, John Lennon, emménage à son tour, l’immeuble et sa communauté s’enflamment… Dakota Song est le portrait survolté d’une Amérique en pleine révolution artistique, intellectuelle et sexuelle, celle de la Beatlemania et du disco, du Studio 54 de Warhol et du Chelsea Hotel, du scandale du Watergate et d’une décennie de violences

Mon avis : Dans un premier temps, laissez-moi remercier chaudement Gilles Paris pour ce Service Presse ainsi que Jules, son stagiaire qui est très gentil et chaleureux. Cela fait très plaisir de pouvoir correspondre avec des personnes si sympathiques. Je remercie aussi la maison d’édition Belfond pour ce beau roman.

Dans un second temps, laissez-moi vous parler de ce merveilleux roman.

J’ai choisi ce service presse parce que je suis tombée amoureuse de cette couverture qui véhicule beaucoup de choses selon moi.

Je vous le dis tout de suite, c’est un très beau coup de cœur. Ce roman est l’histoire de Shawn Pepperdine, un jeune homme noir qui vit dans le Harlem des années 1970. Lorsque son meilleur ami Sly se fait tuer sous ses yeux, le monde de Shawn s’effondre. J’ai trouvé ce personnage très touchant.

Une opportunité s’offre à Shawn et le voilà pris dans l’équipe du Dakota, un immeuble bien loin du cœur de Manhattan qui abrite des célébrités mais aussi des personnes riches.

Ce roman se construit sur de courts chapitres qui changent de narrateurs. Chapitres courts, qui permettent de suivre tout le monde. On a l’impression de faire partie des habitants de cet immeuble, de la vie quotidienne des habitants ainsi que de ceux qui y travaillent. Cela forme une belle famille aux cultures diverses et variées.

En quelques mots, il faut absolument prendre conscience du contexte historique : on est en pleine ségrégation. Les États Unis sont encore imbibés du racisme. C’est une période où les noirs sont vus comme pauvres, violents et une race inférieure comparée aux blancs.

Le Dakota a quelque chose de magique. Il gomme les frontières, supprime les barrières. Que ce soit la couleur de la peau, la richesse et la pauvreté, la culture et son manque. Bref, le Dakota est une grande famille. On ressent vraiment l’amour que les gens peuvent se porter ou non. J’ai beaucoup aimé l’amitié entre Nigel et Shawn : l’un blanc, homosexuel et bourré de culture devient ami avec un grand noir, baraqué qui fait tomber toutes les minettes. J’ai trouvé ce duo très drôle et très attachant.

J’ai beaucoup aimé la fluidité de cette lecture. On avale les 400 pages très facilement.6d5e0a4443ae8251033796daab027cc8_400x400 L’écriture est dynamique, fluide et pleine d’humour. C’est un récit bienveillant qui nous permet d’en savoir un peu plus sur la vie à Manhattan dans les années 1970.

J’ai aussi beaucoup aimé que le roman se reporte à des faits réels. On peut donc y trouver des célébrités comme John Lennon ainsi que sa femme Yoko Ono. On en trouve beaucoup d’autres qui prennent part à la vie quotidienne des gens qui ne sont pas célèbres : ils se retrouvent tous pour les fêtes et sont liés par un sentiment d’amitié sincère.

En bref, j’ai beaucoup aimé cette lecture que je conseille à tous. Il véhicule de belles notions comme l’amitié, l’amour et l’envie de s’en sortir. On dépasse les limites et les barrières. C’est très beau et fort.

Ma note : 19/20

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Enfants des éléments : Tome 1 – Les chevaucheurs de foudre – Agathe Roulot

enfants-des--lements,-tome-1---chevaucheurs-de-foudre-877724-264-432Résumé : Stormrider. Un nom étrange quand on réside en France. Un nom original qui se révèle être bien plus que cela le jour où je me découvre le talent de contrôler la foudre. Mais ce pouvoir se révèle être davantage une malédiction qu’un don. Je me fais rattraper par le passé de mes ancêtres, glorieux mais couvert de zones d’ombres que je ne suis pas prête à assumer. Une secte aux desseins sanguinaires et une Caste séculaire vivant dans le secret se disputent mes pouvoirs, trop puissants pour passer inaperçus. Voilà, vous avez un aperçu de l’ambiance qui règne autour de moi. Je m’appelle Sandy, je suis une Chevaucheuse de Foudre et je serai un pion sur l’échiquier de l’Ancienne Prophétie.

Mon avis : Dans un premier temps, je suis ravie de vous présenter mon premier service presse avec Anyway éditions qui est une maison d’édition que j’adore et qui propose des romans… MAGNIFIQUES ! Les couvertures, les textes, tout est fait pour que l’on passe un bon moment. Ce premier tome d’Enfants des éléments ne déroge pas à la règle, j’ai passé un très bon moment avec ce roman.

Quand j’ai vu le nombre de pages sur ma tablette, j’ai frotté mes yeux pour voir si je n’avais pas rêvé, c’est un pavé ! Mais quand les pavés sont bons, cela ne dérange pas ! Je n’ai pas vu les pages passer. L’intrigue est rondement menée, les péripéties sont justifiées et très bonnes et le panel de personnages est très intéressant.

Nous rencontrons la famille Lenoir/Stormrider et plus principalement Sandy qui est le personnage principal de ce premier tome. Sandy découvre qu’elle a des pouvoirs et plus particulièrement celui de contrôler la foudre. Attirant comme dangereux, ce pouvoir effraie et blesse. Sandy ne sait plus qui elle est.

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Sandy découvre des choses sur sa famille qui sont spectaculaires, surtout sur son père, Édouard Stormrider qui n’est pas très présent dans la vie de sa fille qu’il a confié à sa sœur, Isabelle. Sandy vit avec son oncle et sa tante et ses cousins : Amélie et Louis. Sandy est un personnage comme je les aime : elle a un sacré caractère, ne se laisse pas faire, elle est belle et intelligente. Elle est déterminée à comprendre ce qu’il se passe et à découvrir les secrets de sa famille.

J’ai beaucoup aimé le fait que cette histoire se passe en France, je me suis bien évidemment sentie plus proche des personnages mais aussi dans l’histoire.

J’ai trouvé cette histoire très intéressante. En effet, cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un roman fantastique qui mêle apprentissage, prophétie et quête. C’était vraiment un très bon premier tome.

Quand Sandy part avec les autres chevaucheurs de foudre, elle apprend à vivre en communauté, à apprendre et comprendre son histoire mais aussi à dompter et contrôler son pouvoir. J’ai beaucoup aimé voir l’évolution du personnage ainsi que celui de sa vie dans la Caste. C’était un très bon choix de montrer cette partie de la vie de Sandy. Ainsi, nous avons pu faire un beau parallèle entre la vie chez les Lenoir/Stormrider et sa vie dans la Caste. Ce que j’ai beaucoup aimé chez Sandy, c’est sa volonté à ne pas oublier sa « vraie » famille, elle sait d’où elle vient.

Le groupe d’amis de Sandy est vraiment sympathique : Alexis et Damien principalement. Même si les deux ne s’entendent pas forcément, ils sont doués et protègent et aident Sandy comme ils le peuvent. Ce sont des mecs, des purs ! J’ai bien aimé la petite dose d’humour et de légèreté qu’ils apportent par moment.

J’ai aussi trouvé très intéressant le côté mythologique de l’histoire : par parcimonie, on retrouve des bribes de l’histoire antique qui a mené les chevaucheurs de foudre à faire la guerre aux Seigneurs des Flots et aux maîtres des Flammes.

L’intrigue est très prenante. On est pris dans une spirale d’action, d’histoire, de prophéties. Ce que l’on découvre sur la famille de Sandy est incroyable. Rien n’est de trop, tout est amené de manière claire et précise. Oh oui mes chers lecteurs ! Je me suis bien amusée, j’ai lu et lu et lu et à la fin… Je me suis dit « Je veux la suite ! » Honnêtement, je n’ai pas vu le temps passer.

Le panel de personnage est divers et varié. J’ai beaucoup aimé le personnage d’Amélie. Sa détermination à protéger sa famille mais aussi son indécision et sa volonté à ne pas faire de mal est surprenante. J’ai aimé la force d’esprit et le courage d’Amélie.

La fin reste spectaculaire, c’est un bon combat comme on les aime !

La plume de l’auteure est très belle, très addictive. Je suis certaine que beaucoup d’entre vous pourraient adorer cette trilogie. J’ai hâte d’avoir la suite entre les mains en tout cas !

Ma note : 18/20

 

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Le goût des pépins de pomme – Katharine Hagena

bm_3726_aj_m_7233Résumé : A la mort de Bertha, ses trois filles, Inga, Harriet et Christa, et sa petite-fille, Iris, la narratrice, se retrouvent dans leur maison de famille, à Bootshaven, dans le nord de l’Allemagne, pour la lecture du testament. À sa grande surprise, Iris hérite de la maison et doit décider en quelques jours de ce qu’elle va en faire. Bibliothécaire à Fribourg, elle n’envisage pas, dans un premier temps, de la conserver. Mais, à mesure qu’elle redécouvre chaque pièce, chaque parcelle du merveilleux jardin qui l’entoure, ses souvenirs se réveillent, reconstituant l’histoire émouvante, parfois rocambolesque, mais essentiellement tragique, de trois générations de femmes.

Katharina Hagena nous livre ici un grand roman sur le thème du souvenir et de l’oubli.

Mon avis : J’ai passé du temps sur cet audio lib que j’ai beaucoup apprécié. On fait la rencontre d’Iris et de sa famille à travers ses souvenirs. Iris est une jeune femme qui vient d’enterrer sa grand-mère, Bertha.

La famille dont nous parle Iris est principalement féminine : La Sœur de Bertha, Anna mais aussi les tantes d’Iris : Inga et Harriet, sa mère : Christa ainsi que sa cousine Rose Marie et une de ses amies Mira. Les hommes sont en orbites autour de ces femmes. Ils ne sont ici que secondaires, ils expliquent les choix de ces femmes, leurs amours de passages ou non. C’est un roman féminin très doux et poétique.

J’ai déjà fait un baptême : celui de lire de la littérature allemande ainsi que lire une histoire qui se passe en Allemagne. C’était assez agréable : même s’il ne s’agit que d’une traduction, j’ai quand même ressenti quelque chose de différent. C’était vraiment sympathique.

J’ai beaucoup aimé le personnage d’Iris : elle a un petit caractère mais elle reste une13e60be38f0d1cdc24208d034566632b personne douce et agréable. Sa famille est un peu loufoque mais j’ai beaucoup aimé la découvrir. À travers ses souvenirs, on lit (ou écoute) des histoires qui font sourire, qui sont touchantes, des questionnements de petite fille sur la vie en général. Des souvenirs plus ou moins douloureux. Bref, l’histoire de la vie.

Bertha est atteinte d’Alzheimer. C’est un beau roman sur le thème de l’oubli et du souvenir. On découvre aussi que Rose Marie, la cousine d’Iris dont elle est très proche, est décédée très jeune. L’absence et le manque sont donc des thèmes récurrents eux aussi dans ce roman. Même si Rose Marie n’est plus là, elle brille dans les souvenirs d’Iris. Elle ne l’idéalise pas, elle dépeint les souvenirs qu’elle a tel quel : rien n’est sublimé. C’est la vérité, les souvenirs d’une jeune fille.

On fait la rencontre de Mira et du trio qu’elle forme avec Iris et Rose Marie. Ce sont de très bonnes amies, très proches qui partagent leurs moindres secrets. Même si Iris est plus jeunes que les deux autres, qu’elle ne comprend pas tout, elle fait partie de la bande.

Ce roman est une belle idée. Elle voyage entre passé et présent et sur le lien indéniable qu’il y a entre ces deux temps : en effet, Iris comprend son passé en vivant son présent. En laissant Max, le frère de Mira, revenir dans sa vie et en lui faisant confiance.

J’ai été agréablement surprise par cette lecture/écoute. Elle est belle, pleine de douceur et de poésie malgré son côté dramatique. Je pense que l’on peut tirer une leçon de tout cela : La vie est courte, il faut en profiter avec ses proches, ses amis. Vivre et se souvenir pour ne pas oublier.

C’est un roman fort qui mérite votre attention chers lecteurs !

Ma note : 17/20