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Colorado Train – Thibault Vermot

téléchargementLa poussière rouge. Les sombres Rocheuses. L’Amérique profonde, tout juste sortie de la Deuxième Guerre mondiale. C’est dans ce monde-là que grandissent Michael et ses copains : le gros Donnie, les inséparables Durham et George, Suzy la sauvage. Ensemble, ils partagent les jeux de l’enfance, les rêves, l’aventure des longs étés brûlants… Jusqu’au jour où un gosse de la ville disparaît. Avant d’être retrouvé, quelques jours plus tard… à moitié dévoré. Aussitôt, la bande décide d’enquêter. Mais dans l’ombre, le tueur – la chose? – les regarde s’agiter. Et bientôt, les prend en chasse…

Mon avis : Je remercie les éditions Sarbacane pour ce service presse que j’ai bien aimé. En effet, j’ai trouvé le résumé assez tentant. La littérature jeunesse parvient souvent à me transporter surtout lorsqu’il s’agit d’une intrigue pareille : en effet, je trouve vraiment sympathique d’avoir une bande de jeunes qui mènent une enquête sans forcément se soucier des dangers qui les entourent.

Dans un premier temps, je remercie les Editions Sarbacane pour leur patience. En effet, j’ai préféré prendre du temps pour écrire ma chronique parce que je voulais vraiment laisser mon euphorie retomber. J’ai eu du mal à mettre des mots sur ce que j’ai pensé.

Ici, la chose la plus importante pour nos personnages principaux c’est l’amitié. C’est une notion qui va nous être répété tout au long de ce roman. C’est une notion que j’aime beaucoup parce que je pars du principe que les amis sont la famille que l’on choisit. Parfois c’est douloureux mais quand on grandit et qu’on vit des choses incroyables ensemble, cela crée des liens.

Avoir des enfants en personnages principaux est une bonne chose dans le sens où ce sont des personnages qui ne cachent pas ce qu’ils ressentent. Il y a de la naïveté, des craintes et des joies. On sent qu’il n’y a pas de faux semblants et c’est vraiment agréable.

On fait un bon en arrière, en effet, l’univers que l’auteur nous propose est assez captivant. Ce n’est pas un univers que l’on voit très souvent dans la littérature jeunesse mais c’est très intéressant et super sympathique. En effet, cela change et le changement est très appréciable !

Bon, il faut quand même préciser que ce roman ne s’adresse pas vraiment aux pluslogo-editions-Sarbacane jeunes parce qu’on y parle quand même de meurtres d’enfant et aussi de cannibalisme, il faut le souligner.

Cependant, je trouve que l’auteur a beaucoup de talent dans le sens où j’ai trouvé que le sujet est très bien amené et que l’intrigue est rondement travaillée. Je me suis vraiment perdue dans cet univers que j’ai beaucoup apprécié ! De plus, la plume et la fluidité du style de l’auteur apportent beaucoup à l’histoire. De cette manière, on est propulsé dans un univers incroyable qui nous tient en haleine jusqu’au bout du roman.

J’ai aussi pu remarquer que les éditions nous proposent un roman plus important en termes de pages que les autres.

Pour les plus vieux d’entre nous, l’intrigue correspond quelque peu à l’intrigue des Goonies… Allez ! Ne vous cachez pas, je sais que vous êtes de nombreux fans.

Pour clore cette chronique, je peux vous dire que l’on est dans un univers carrément génial ! Ici, l’auteur s’impose comme étant dans le sillon des plus grands écrivains policier/horreur. Je pense notamment à Stephen King ou même Camilla Lackberg. Ce que nous propose Thibault Vermot ici est digne d’intérêt et nous permet de passer un excellent moment en compagnie de ce roman.

Avec La Fourmi Rouge, Sarbacane signe ici deux petites pépites bien différentes les unes des autres mais toutes aussi savoureuses l’une que l’autre.

Ma note : Un bon 20/20 (si j’aurais pu mettre plus, je l’aurais fait !)

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Les tribulations d’une gothique amoureuse – Cécile Guillot

les-tribulations-d-une-gothique-amoureuse-971961-264-432Résumé : Lily est amoureuse de Vince, mais pas seulement… Elle aime aussi… La vie. La musique. Son travail. Ses corsets. Les cupcakes. Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie… elle décide de vivre ses rêves au lieu de rêver sa vie…

Mon avis : Je remercie chaleureusement Marie et la collection coton pour ce service presse que j’ai beaucoup apprécié. Je remercie aussi Cécile Guillot d’avoir mis le personnage de Lily sur mon chemin. J’ai beaucoup souri, ri franchement et vécu avec elle un tas d’aventures que j’ai beaucoup apprécié.

Je tenais quand même à souligner que j’ai complètement craqué devant la couverture que j’ai trouvé très mignonne. Cela sentait bon la chick lit. Cependant, j’ai plus eu l’impression de lire une romance mais cela ne m’a pas dérangé dans le sens où j’ai passé un bon moment.

En effet, Lily est un personnage haut en couleur. Je l’ai trouvé vraiment très attachante. C’est une gothique qui se révèle en être très fière. C’est vraiment une jolie jeune femme qui ne cache pas sa vraie nature. Elle est professeur dans une classe CLIS et travaille avec des enfants qui sont en grande difficulté. J’ai tout de suite été attendrie par son cœur d’artichaut.

Son côté décalé m’a beaucoup plu surtout dans la manière que l’auteur a eu de le créer. En effet, j’ai beaucoup apprécié le côté « champ de bataille » entre les professeurs de l’école. J’ai trouvé cette idée bonne et très bien exploitée.

Ce que j’apprécie énormément dans le personnage de Lily se sont les multiples facettes de ce personnage. Elle est professeur, musicienne et en  plus de cela gothique. J’ai trouvé ce mélange explosif. Je me suis complètement retrouvé dans ce personnage. Son caractère me plait énormément : elle se moque de ce que peuvent penser les autres, elle est loyale envers ses amis et les gens qu’elle aime, elle est drôle et essaye de s’en sortir. C’est vraiment le caractère que j’apprécie le plus chez des personnages.

Le côté musical dans ce roman prend beaucoup de place. En effet, c’est un milieu que j’aime beaucoup et ce dernier nous permet de rencontrer ses fidèles amis. Ce groupe fonctionne comme une petite famille, en effet, s’il faut s’engueuler, on s’engueule, s’il faut se féliciter on le fait mais c’est surtout l’amour qui les unit et cela fait plaisir à voir ! Ils fonctionnent tous ainsi comme des frères et des sœurs.

Le fait que Lily ait des sphères secrètes me plait beaucoup : en effet, j’ai trouvé sympathique qu’elle se rende dans son magasin de cup cake préféré pour se retrouver,  se poser les bonnes questions et recharger les batteries. J’ai trouvé cette bulle de calme assez belle et incroyable. J’ai adoré ce côté-là.

Je trouve  que l’auteure a de très belles idées, en effet, j’ai vraiment beaucoup apprécié la manière dont est construit le texte, les idées s’axent d’une très belle manière. J’ai vraiment trouvé une construction intelligente et une plume dont on ne trouve rien à redire. En effet, on est très vite emporté dans cet univers plein de paillette et de péripéties en tout genre.

Je le recommande à toutes les fans de chick lit, de romance et de romans pour fille en gros. C’est vraiment un joli petit roman qui se dévore comme une gourmandise. Je suis ravie d’avoir choisit ce service Presse  qui m’a beaucoup plu. En revanche, encore une fois, je m’interroge sur le fait que l’on puisse le catégoriser dans la littérature « feel good » mais ce n’est vraiment qu’un petit détail présent pour m’enquiquiner ^^

Ma note : 19/20

 

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Une bouteille à la mère – Isabelle Piraux

51i44niTp8LRésumé : Un seul mot, un soupir, un coup d’œil nous trahit ; tout parle contre nous jusqu’à ce silence » VOLTAIRE dans sa pièce Oedipe. Beth ma mère avait beau se taire, tout en elle trahissait le secret qu’elle gardait enfoui depuis son adolescence et croyait m’en protéger.
Comme le dit Voltaire, son silence, ses intentions, ses attitudes, tout cela transpirait pour devenir un fardeau trop lourd dans notre duo mère-fille. Hors de question que cette histoire continue à troubler les femmes de notre famille. J’ai deux filles. Poignant, émouvant, bouleversant, à votre tour découvrez les méfaits d’un secret de famille ! Information aux lecteurs : L’auteur prévient le lecteur. Son roman utilise la nouvelle graphie recommandée par l’Académie Française le 6 décembre 1990.

Mon avis : Je remercie du fond d cœur Isabelle pour sa patience, sa gentillesse et ce merveilleux roman que j’ai eu la chance d’avoir sous les yeux. En effet, j’ai rarement été saisie de cette manière par un roman qui témoigne d’une période assez douloureuse au final. Alors merci Isabelle !

Dans un premier temps, j’ai été séduite par la couverture de ce roman que je trouve, à la fois, très douce par les couleurs qu’elle dégage mais aussi très poétique par les objets présents sur cette dernière. En un mot, j’ai trouvé cette couverture très belle, elle m’a tout de suite attirée.

J’ai pris du temps pour lire ce roman, il est dur dans le sens où le message véhiculé est douloureux à lire et certainement à écrire. J’ai préféré prendre mon temps pour éviter d’être submergée par un flot d’émotions qui bien souvent me plonge dans un état particulier et qui fait que je n’arrive plus à lire pendant quelques jours. Pour pallier à ce problème, j’ai préféré prendre mon temps, picorer les chapitres et déguster cette histoire et les mots de l’auteure.

J’ai aussi lu un débat –qui selon moi n’avait pas forcément lieu d’être sur internet- puisque l’auteure le précise sur la graphie utilisée. Elle n’est pas gênante. J’ai trouvé cela un peu trop facile « d’attaquer » sur ce point. C’est un choix de la part de l’auteure, on est prévenu, on accepte ou non mais pas besoin d’en faire une montagne. Bref, je ne m’attarderai pas plus sur ce point. Laissons place à l’histoire.

Ce qui est dans un premier temps saisissant c’est la proximité de cette histoire par rapport à notre société actuelle et le monde dans lequel on vit : en effet même si cela se passe à la fin du 20ème siècle, on est encore très près de cela. On tire une belle leçon de morale de ce roman : nos secrets et nos mensonges –par omission ou non- peuvent vraiment toucher notre entourage et le monde dans lequel on évolue. Souvent, on ne se rend pas compte du mal que l’on se fait et surtout du mal de l’on fait aux personnes que l’on aime.

Le sujet principal est donc, comme vous avez pu le comprendre, le secret de famille et les bouleversements que ce dernier peut engendrer. Isabelle parvient, avec sa plume, à nous faire découvrir un univers douloureux qu’elle arrive à apaiser facilement avec des mots justes et doux. Rien de moralisateur par ici, juste un moyen de mieux comprendre et d’accepter la situation.

La trame et l’intrigue se mettent très facilement en place : une femme laisse d’un coup, d’un seul, ses amis et sa famille sans aucune explication, c’est l’évanouissement dans la nature le plus radical possible. Cette disparition sème le trouble et tout le monde s’interroge. Beth souffre tellement de la disparition de sa mère. Cela transparait dans ses mots. C’est vraiment une très belle histoire, poignante.  Voici un très beau témoignage que je conseille à toutes et à tous de lire. Il est bouleversant, criant et vérité et tellement bien écrit. Je trouve cela vraiment très bon.

Ma note : 17/20

 

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La fiancée du Viking – Anaé Lambre

Anaé-La-Fiancée-du-VikingRésumé : Neustrie, 911. Le destin de Mathilde est tout tracé : dans quelques semaines, elle devra épouser l’ennuyeux comte de Senlis. Mais alors qu’elle tente d’échapper à cette funeste union, elle ne se doute pas encore que sa vie sera bouleversée par l’arrivée des Vikings. Bien décidés à s’emparer de toute la vallée de la Seine, ceux-ci massacrent le père de Mathilde, comte de Bayeux, chargé de défendre la Neustrie contre les envahisseurs. À leur tête, l’ambitieux Rollon enlève la jeune femme dont le caractère impétueux ne tarde pas à lui poser problème. Alors qu’il tente de se débarrasser d’elle, son frère, Ragnar, la réclame comme esclave. Si Mathilde s’est juré de venger les siens, elle n’en est pas moins captivée par ce geôlier si étrange dont la beauté fascinante cache un tempérament qui la terrifie mais l’attire irrémédiablement…

Mon avis : Je remercie chaleureusement Sylvie pour son travail incroyable auprès de tous les blogueurs partenaires.

Quand j’ai vu « la Fiancée du Viking » en service presse, je me suis jetée dessus : la couverture me plait énormément. En effet, je la trouve douce et forte à la fois, le personnage féminin semble plein de courage et déterminée à parvenir à son but. Cela plus le fait que ce soit une romance historique, il ne m’en fallait pas beaucoup plus pour que je me laisse aller et craque sur ce roman.

Je lis beaucoup de romances historiques comme vous avez pu le constater mais c’est une première pour moi de faire la lecture d’une romance historique avec des Vikings sur ma route ! C’était donc pour moi une nouveauté livresque que j’ai pris plaisir à découvrir. Moi qui suis habituée aux princesses du 18ème et 19ème siècle et à la bourgeoisie … Ici, c’est un peu plus bourru et plein de muscles. C’était assez sympathique à lire.

Nous faisons la rencontre de Mathilde de Bayeux, fille de comte. Illustre famille connue dans de nombreuses contrées, elle voit son père massacré et sa sœur et elle-même captives de ses envahisseurs Vikings.

Nous nous situons en 911 en Neustrie. C’est assez captivant puisque c’est une période que je ne connais pas, je me suis donc facilement laisser prendre dans les descriptions des paysages et des décors décrits dans cette histoire. C’est un univers assez prenant.

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Mathilde est un personnage qui dégage beaucoup d’émotion et qui nous véhiculent de multiples impressions. Elle se montre brave et courageuse ainsi que douce par moment mais ayant un caractère de feu. Mathilde ne se laisse ni marcher sur les pieds ni impressionnée par Rollon et Ragnar, deux frères, à la tête de ce groupement de vikings.

J’ai beaucoup apprécié les péripéties multiples que vit et subit Mathilde. En effet, elle n’oublie pas d’où elle vient mais j’ai beaucoup apprécié le moment pivot où l’on se rend compte que malgré le fait qu’elle soit esclave de Ragnar, elle commence à le voir sur un nouveau jour que celui de son tortionnaire personnel. Ce basculement est assez significatif en effet.

J’ai trouvé les personnages épatants et le fossé entre la culture et la tradition des vikings et celles de Mathilde est impressionnant. C’est vraiment improbable que Mathilde et Ragnar se rencontrent dans d’autres circonstances. Ce n’est pas pour autant qu’il n’y a pas de charme dans la manière de vivre des Vikings mais c’est vrai que l’effet peau de bête et biscottos ne plait pas à tout le monde.

Je vous conseille vivement cette romance historique sous le signe de l’originalité avec des personnages haut en couleur. J’ai été curieuse jusqu’à la fin de mon roman. C’est assez palpitant.

La plume d’Anaé est très belle et percutante. En effet, l’histoire qui se déroule sous nos yeux est assez palpitante. Les mots sont doux et forts à la fois. C’est une très belle expérience et j’aimerai beaucoup avoir un nouveau roman de cette auteure entre mes mains.

Ma note : 17/20

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Le château de Tanna’ Saoghal de A.J Crime

le-chateau-de-tanna-saoghal-923417-264-432.jpgRésumé : L’Écosse ; les Lands battues par les éléments, les reliefs ciselés au scalpel, des rivières innombrables s’écoulant dans les précipices berceaux des lacs, une nature sauvage comme le peuple des Highlands qui vous raconte les histoires des démons au coin du feu. Dans ce décor se joue l’affrontement éternel du bien contre le mal et de ses suppôts avides de pouvoir. Au château de Tanna’Saoghal, vous assisterez à cette lutte dans l’ascension et la décadence pour la domination des faibles esprits humains. Heureusement pour nous, quelques âmes charitables combattent les démons pour que nous soyons des proies moins faciles malgré le scepticisme généralisé et de coûteuses victoires.

Mon avis : Je remercie Évidence Éditions pour l’envoi de ce Service Presse. Je suis ravie d’avoir pu découvrir ce roman qui me faisait très envie.

En plus d’un très beau résumé alléchant, j’ai trouvé la couverture de ce roman très attirante. C’était vraiment deux bons points avant de commencer ma lecture.

Je vous avoue que ma lecture n’a pas été de tout repos parce que j’ai eu du mal à me lancer dans la lecture mais les difficultés se sont vites estompées grâce à une plume efficace, des descriptions très agréables et un cadre écossais que j’ai adoré retrouver.

Je vous avoue que je ne connaissais pas A.J Crime et sa plume et mon retour sur ce point est assez satisfaisant, j’ai été emporté dans un monde incroyable. J’ai trouvé un certain glamour et une élégance naturelle dans cette plume. J’ai trouvé qu’A.J. Crime a un côté très britannique dans ses mots. Cependant, je n’ai pas non plus réussi à avoir une lecture fluide. J’ai dû faire des pauses parce que c’était peu trop dense pour moi mais rien de grave. La qualité de la plume a su rééquilibrer cette petite « fausse note ».

L’intrigue est très bonne, on flotte entre réalité et fantastique, c’est assez intrigant. On y mêle les fantômes, les esprits à des lieux incroyables et des personnages assez divers et variés.

L’auteur parvient à nous faire des frayeurs incroyables… Franchement, je ne verrai plus les vieilles bâtisses de la même manière ! Je trouve qu’il est parvenu à faire quelque chose de prodigieux : il a su me véhiculer de nouvelles émotions. En effet, beaucoup d’auteurs savent me prendre par les sentiments et faire de moi une petite guimauve mais ici, j’ai vraiment eu les pétoches !

Les personnages sont assez sympathiques, j’ai beaucoup apprécié Bill Wallon et son cropped-cropped-Logo-évidence-éditions-finalscepticisme sur l’existence des fantômes. J’ai beaucoup apprécié l’évolution de ce personnage et de son incrédulité face à des événements paranormaux.

L’alternance entre l’enquête et le séjour des amis dans le château est aussi quelque chose d’assez sympathique qui donne une belle impulsion à l’intrigue et un bon dynamisme.

J’ai beaucoup apprécié le mélange entre les descriptions de cette terre écossaise qui m’ont beaucoup plu étant donné que je suis absolument fan du Royaume Uni et de la culture traditionnelle qu’on y trouve et le mystère et le suspens qui planent autour du château. C’est vraiment enivrant de voir à quel point on se laisse facilement perdre dans les dédales de cette sombre bâtisse.

Je préfère quand même prévenir que cette lecture n’est pas à mettre dans les mains de tout le monde, c’est horrifiant, il y a des moments très sanglants, violents et cela peut heurter la sensibilité de certains lecteurs.

Encore un grand merci à Evidence Editions qui font un travail magnifique ! Ils soufflent leur première bougie alors je vous conseille d’aller faire un tour sur leur page facebook : un sublime concours est en ligne.

Je suis ravie d’avoir découvert cette plume française avec une petite note british ! What else ?

Ma note : 15/20

 

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Happy Solo – Marie Lerouge

CVT_Happy-Solo_7428Résumé : Nom de code de la mission : Happy Solo. Cible : Laure, trentenaire et professeur d’anglais dans un lycée parisien. Objectif : pourrir sa vie d’heureuse célibataire et la faire revenir à la raison. C’est-à-dire la rapprocher de Gaspard, alias celui qu’elle vient de mettre à la porte. Un ophtalmo parano et trop plan-plan à son goût, que ses copines considèrent pourtant comme le prince charmant et sa mère comme le futur gendre idéal. Le plan de reconquête monté par ces dernières avec la complicité d’un agent infiltré va-t-il réussir ? L’obstination de la cible à s’enferrer dans des coups foireux, et la fuite du  » docteur Mamour  » vers d’autres horizons, risquent bien de tout compromettre. 

Mon avis : Je remercie Marie et les éditions Cotton pour ce roman « feel good » que j’ai bien apprécié.

Déjà : « Feel Good », qu’est-ce que c’est ? Personnellement, je prends parti du « Feel Good, c’est comme la Chick Lit » En effet, je ne vois pas forcément beaucoup de différences… Après, si vous voulez ouvrir le débat, je serai ravie d’étoffer mon jugement. C’est une romance –ou une histoire très souvent féminine- où l’on vit durant le temps d’un roman, l’histoire d’une jeune femme qui vient de vivre ou va vivre une expérience légèrement dérangeante. Dans le genre : perte d’un job, d’une situation, d’un petit ami. L’histoire se veut être légère et drôle. En bref, c’est ce que l’on retrouve dans le roman de Marie Lerouge « Happy Solo ».

On fait la rencontre de Laure, une jeune femme qui est enseignante et qui vient de faire quelque chose de dingue : elle a quitté son copain, Gaspard. La vie semblait belle, mais tout vient de se casser la figure parce que Laure n’en pouvait plus. Elle en avait marre de la stabilité, du manque de romantisme mais aussi de cet homme un peu trop pantouflard. Lui n’avait rien vu venir.

Laure accepte le célibat avec délectation. Elle est heureuse d’être seule et de pouvoir vivre tranquillement. Cependant, elle peut compter sur sa conscience, ses amies et sa mère pour lui faire rappeler à chaque instant qu’elle a fait une bêtise phénoménale en laissant partir son prince charmant de docteur.

L’intrigue est assez sympathique, en effet, mission de sauvetage pour Laure. Ses amies et sa mère se lient pour créer une équipe incroyable qui doit faire ouvrir les yeux à Laure. J’ai trouvé ça assez original, bourré d’humour et décalé.

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J’ai trouvé le personnage de Laure assez drôle. En effet, même si elle a la tête sur les épaules, elle est quand même assez impulsive. Son évolution est assez incroyable, j’ai beaucoup apprécié ce côté de l’histoire. Même si c’est une histoire qui se veut légère, on peut facilement en tirer quelques leçons et c’est assez appréciable en fait. Je suis vraiment contente d’avoir pu lire ce roman.

La plume de Marie Lerouge est assez sympathique, en effet, elle se prête très bien à l’exercice de la romance « Fell Good ». Elle est bourrée d’humour et de délicatesse ce qui crée un équilibre certain et très appréciable. C’est vraiment très bien dosé ce qui nous permet de lire avec une certaine délectation les aventures de Laure.

J’ai beaucoup apprécié aussi le personnage de Gaspard le Manchot. En effet, il est posé, intelligent et assez coincé, j’aime beaucoup ce genre de personnage puisque généralement, il se trouve qu’il y a une évolution assez surprenante de ce personnage, ce qui ne manque pas ici.

La mère de Laure est exceptionnelle, sa répartie et la manière qu’elle a de se soucier de sa fille sont très drôles. C’est un personnage qui apporte beaucoup de punch et de dynamisme à notre lecture et c’est top.

Par moment, j’ai quand même trouvé quelques longueurs mais qui sont très vite oublié grâce à tous les points positifs que je viens de vous citer. C’est vraiment une très belle lecture que l’on fait ici.

L’originalité et l’humour présents dans cette histoire sont excellents. Ajoutons à cela une plume bourrée de qualités et vous avez devant vous : Happy Solo.

Ma note : 16/20

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La fourmi rouge – Emilie Chazerand

CVT_La-fourmi-rouge_4856Résumé : Vania Studel a quinze ans. Pour elle, la vie ne semble être qu’une succession d’épreuves où chacun est condamné à n’être personne. Entre sa mère morte lorsqu’elle avait huit ans, son père taxidermiste farfelu et ses relations difficiles avec ses camarades, elle se voit comme une malheureuse fourmi parmi d’autres. Mais un jour, elle reçoit un courriel anonyme qui lui révèle toute son originalité.

Mon avis : Je remercie les éditions Sarbacane pour l’envoi de ce Service Presse. Voilà un Service presse comme je les aime. C’était vraiment un excellent moment qui se solde par un énorme coup de cœur pour Vania et son histoire. Honnêtement, je n’ai jamais autant ri en lisant les aventures d’une jeune fille comme Vania.

Comme vous avez pu le comprendre, on fait la connaissance de Vania, une jeune fille un peu particulière puisqu’elle a un « œil qui tombe ». Une maladie qui ne l’empêche pas de vivre mais qui fait d’elle une « outcast » de première catégorie. Ses amis, aussi peu nombreux soient-ils sont géniaux et tous très originaux. J’ai beaucoup apprécié évolué dans le quotidien de Vania. C’est vraiment une expérience géniale !

La famille de Vania se résume à son père, puisque sa mère est partie, les laissant tous les deux mais ils s’en sortent plutôt bien. En effet, j’ai beaucoup apprécié la relation père/fille des Studel. La relation est particulière mais pas injuste, s’il faut râler, on râle, s’il faut dire les choses, on les dit et ça, c’est vraiment l’équilibre parfait dans une relation. C’est vraiment excellent.

On suit Vania lors de son entrée en seconde, là où elle pense que tout va changer, qu’elle ne va plus voir les mêmes têtes du collège mais lorsqu’elle se retrouve séparé de sa meilleure amie et qu’elle est avec son ex-meilleur ami Pierach et sa meilleure ennemie, rien ne va plus. Elle s’attend à passer la pire année de sa vie…

Même si le roman est principalement axé sur la vie de Vania, on a quand même logo-editions-Sarbacanebeaucoup d’informations sur ces amis, surtout sa meilleure amie et Pierach : son voisin et ami même si celui-ci a pactisé avec l’ennemi en s’amourachant de Charlotte, la pire ennemie de Vania. J’ai beaucoup apprécié les relations qui se tissent au fil des mots de l’auteure.

Les sujets actuels sont vraiment traités de manière assez intéressantes dans le sens où l’on rit de tout. On parvient à rire d’un sujet assez sensible en ce moment : Daesh et tout ce qui va avec. L’auteure fait ça avec tellement de subtilité qu’on parvient à rire sans être choqué. C’est vraiment exceptionnel.

Ce roman est une petite perle que les adolescents et les plus vieux peuvent lire sans aucun problème. C’est une bouffée d’oxygène.

La plume de l’auteure est assez surprenante, Emilie Chazerand est une auteure qui parvient à véhiculer les émotions aussi différentes soient-elles. C’est vraiment sympathique, on passe de l’indignation, à la tristesse, du rire, aux larmes. Enfin, surtout au rire. C’est un roman qui vous met la pêche.

En fait, j’ai vécu de nouveau mon adolescence. C’est vraiment génial. Honnêtement, on voit les bons côtés et les mauvais mais sans forcément souligner ces derniers, on s’attarde surtout sur l’aspect positif de la vie de Vania. C’est vraiment très agréable de voir cette fameuse adolescente d’un point de vue positif.

Quoi qu’il en soit, je vous le dis, il faut absolument le lire. C’est vraiment un excellent roman qui vaut la peine d’être lu. Il redonne espoir en cette décadente jeunesse que l’on voit de nos jours. La plume de l’auteure est spectaculaire !

Ma Note : 20/20