Une bouteille à la mère – Isabelle Piraux

51i44niTp8LRésumé : Un seul mot, un soupir, un coup d’œil nous trahit ; tout parle contre nous jusqu’à ce silence » VOLTAIRE dans sa pièce Oedipe. Beth ma mère avait beau se taire, tout en elle trahissait le secret qu’elle gardait enfoui depuis son adolescence et croyait m’en protéger.
Comme le dit Voltaire, son silence, ses intentions, ses attitudes, tout cela transpirait pour devenir un fardeau trop lourd dans notre duo mère-fille. Hors de question que cette histoire continue à troubler les femmes de notre famille. J’ai deux filles. Poignant, émouvant, bouleversant, à votre tour découvrez les méfaits d’un secret de famille ! Information aux lecteurs : L’auteur prévient le lecteur. Son roman utilise la nouvelle graphie recommandée par l’Académie Française le 6 décembre 1990.

Mon avis : Je remercie du fond d cœur Isabelle pour sa patience, sa gentillesse et ce merveilleux roman que j’ai eu la chance d’avoir sous les yeux. En effet, j’ai rarement été saisie de cette manière par un roman qui témoigne d’une période assez douloureuse au final. Alors merci Isabelle !

Dans un premier temps, j’ai été séduite par la couverture de ce roman que je trouve, à la fois, très douce par les couleurs qu’elle dégage mais aussi très poétique par les objets présents sur cette dernière. En un mot, j’ai trouvé cette couverture très belle, elle m’a tout de suite attirée.

J’ai pris du temps pour lire ce roman, il est dur dans le sens où le message véhiculé est douloureux à lire et certainement à écrire. J’ai préféré prendre mon temps pour éviter d’être submergée par un flot d’émotions qui bien souvent me plonge dans un état particulier et qui fait que je n’arrive plus à lire pendant quelques jours. Pour pallier à ce problème, j’ai préféré prendre mon temps, picorer les chapitres et déguster cette histoire et les mots de l’auteure.

J’ai aussi lu un débat –qui selon moi n’avait pas forcément lieu d’être sur internet- puisque l’auteure le précise sur la graphie utilisée. Elle n’est pas gênante. J’ai trouvé cela un peu trop facile « d’attaquer » sur ce point. C’est un choix de la part de l’auteure, on est prévenu, on accepte ou non mais pas besoin d’en faire une montagne. Bref, je ne m’attarderai pas plus sur ce point. Laissons place à l’histoire.

Ce qui est dans un premier temps saisissant c’est la proximité de cette histoire par rapport à notre société actuelle et le monde dans lequel on vit : en effet même si cela se passe à la fin du 20ème siècle, on est encore très près de cela. On tire une belle leçon de morale de ce roman : nos secrets et nos mensonges –par omission ou non- peuvent vraiment toucher notre entourage et le monde dans lequel on évolue. Souvent, on ne se rend pas compte du mal que l’on se fait et surtout du mal de l’on fait aux personnes que l’on aime.

Le sujet principal est donc, comme vous avez pu le comprendre, le secret de famille et les bouleversements que ce dernier peut engendrer. Isabelle parvient, avec sa plume, à nous faire découvrir un univers douloureux qu’elle arrive à apaiser facilement avec des mots justes et doux. Rien de moralisateur par ici, juste un moyen de mieux comprendre et d’accepter la situation.

La trame et l’intrigue se mettent très facilement en place : une femme laisse d’un coup, d’un seul, ses amis et sa famille sans aucune explication, c’est l’évanouissement dans la nature le plus radical possible. Cette disparition sème le trouble et tout le monde s’interroge. Beth souffre tellement de la disparition de sa mère. Cela transparait dans ses mots. C’est vraiment une très belle histoire, poignante.  Voici un très beau témoignage que je conseille à toutes et à tous de lire. Il est bouleversant, criant et vérité et tellement bien écrit. Je trouve cela vraiment très bon.

Ma note : 17/20

 

18 réflexions sur “Une bouteille à la mère – Isabelle Piraux

  1. Chère Pauline,
    Quel auteur ne serait pas touché par votre plume et le temps que vous avez consacré à sa lecture et à sa digestion. Tout d’abord merci pour votre soutien à propos de la nouvelle graphie. Ce choix a pu indisposer certains lecteurs et même auteurs. Je vous sais gré de ne pas en faire cas. Merci aussi pour votre compréhension d’évènements passés et pourtant, comme vous le soulignez si proches. Je ne serai pas l’auteure je me rallierai à votre appréciation et je lirai ce récit intimiste et poignant comme vous le soulignez. Cela valait le coup d’attendre. Merci pour cette belle chronique. AMICALEMENT

  2. J’adore la couverture, elle est vraiment sublime. Ensuite, ce roman ce n’est pas mon genre de lecture, mais dans ce que tu en dis, j’aurais bien envie de le découvrir. A voir si je prends le risque.

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