Le dernier violon de Menuhin – Xavier Marie Bonnot        

9782714478061Résumé : Rodolphe Meyer a été un célèbre violoniste. Le public l’adulait, les critiques l’encensaient. Il a été, il n’est plus. L’alcool a vaincu l’artiste. Reclus, il vit en compagnie du prestigieux Lord Wilton, qui fut jadis le violon de Yehudi Menuhin, modèle absolu de Rodolphe. Un héritage va précipiter le destin de Meyer. Émilie, sa grand-mère, lui lègue une ferme isolée, dans l’Aveyron, au pays de Victor, l’enfant sauvage immortalisé par François Truffaut. Au lendemain de l’enterrement d’Émilie, en pleine tourmente de neige, une panne de voiture piège Meyer dans la propriété ancestrale. En état de déréliction, le violoniste interroge son enfance volée par un père ambitieux, les secrets de sa mère, les rencontres avec le génial Menuhin, ses succès et ses échecs. Jusqu’au jour où Victor apparaît. Le faune a pris l’apparence de Rodolphe. Il est son double, sa part sauvage, celle que le musicien doit détruire pour ne pas perdre son âme.

Mon avis : Une nouvelle fois, je remercie chaleureusement Gilles Paris et Jules pour leur formidable travail et surtout pour leur écoute, conseils et temps ! Merci beaucoup pour ce partenariat qui me tient particulièrement à cœur ! Je remercie aussi les édition Belfond pour le roman que j’ai reçu grâce à eux.

J’avais reçu deux nouveautés de cette maison d’édition : Le mal des ardents et le dernier violon de Menuhin. Je vous avoue avoir enchaîné les deux tellement j’étais pressée de découvrir ces deux univers singuliers et bien différents. Si j’ai eu un beau coup de cœur avec le mal des ardents, je ressors de cette lecture avec un sentiment d’un roman qui m’a beaucoup plu mais qui manquait d’un petit quelque chose pour avoir le même sentiment qu’avec le mal des ardents. Mais honnêtement, je ne vais pas comparer l’incomparable. Le seul point commun c’est la Maison d’Edition et le fait que je les ai reçus en même temps ! Soit.

J’ai tout de suite été attiré par la couverture que j’ai trouvé belle et poétique. De plus, lorsque l’on parle de musique dans la littérature, on ne peut pas me faire plus plaisir en liant deux arts que j’apprécie énormément (certainement autant l’un que l’autre). Moi qui apprécie beaucoup la musique et surtout le piano et le violon… Je n’ai pas pu faire autrement que de me ruer sur ce roman qui était plein de promesse. L’évocation du talentueux Menuhin m’a complètement séduite.

Nous faisons la rencontre de Rodolphe Meyer, grand violoniste qui s’est laissé embarqué dans les affres de l’alcool très rapidement. Violoniste plus talentueux que beaucoup, il avait un avenir prometteur, se hissant au sommet des plus grands violonistes mais il a décidé de tout arrêter.

On le rencontre dans une situation compliquée et douloureuse puisqu’il est dans une6d5e0a4443ae8251033796daab027cc8_400x400 période de deuil. Emilie, sa grand-mère est morte : comme son frère, son père et sa mère. Rodolphe décide de faire un point sur sa vie qui est aux abords exceptionnelle. On se rend compte très vite que l’excellence à un prix : celui de toujours devoir se dépasser, celui de grandir rapidement, celui de ne pas avoir une enfance et une jeunesse sous le signe de l’insouciance. Toutes ces années ont laissé à Rodolphe amertume, rancœur et ressentiments sur toute cette vie. Je pense que c’est ce qui m’a posé quelque peu problème : je n’ai pas pu pleinement apprécié ce personnage un peu trop sombre et malheureux pour moi. J’aurais voulu une petite note d’espoir mais nous n’avons que cette solitude exacerbée par la mort de sa grand-mère qui gangrène Rodolphe depuis toujours.

Au dela du message véhiculé par le personnage de Rodolphe sur le fait que la vie d’artiste est dure et que pour être reconnu comme un génie, on le paye quasiment de sa vie, on a aussi un énorme questionnement sur la vie et plus particulièrement sur la mort et sur l’héritage qu’on laisse derrière nous une fois que l’on quitte à tout jamais notre vie.

J’ai beaucoup apprécié la plume de l’auteur que j’ai trouvé très belle et géniale. En effet, on est très vite embarqué dans cet univers dont on ne ressort, selon moi, pas indemne. On se questionne avec Rodolphe et c’est très agréable de quitter la littérature dont j’ai l’habitude pour ce genre de roman que j’apprécie beaucoup.

Ma note : 18/20

 

12 réflexions sur “Le dernier violon de Menuhin – Xavier Marie Bonnot        

  1. Comme toi, je trouve la couverture très jolie : à la fois très épurée et très élégante. Je suis un peu curieuse, le résumé parle de Victor de l’Aveyron et du film de Truffaut (que j’aime beaucoup) : ils en parlent dans le roman ou ce n’est qu’un clin d »oeil ?

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