Pediophobia – Marie Gallicher

311ZF6tc8mL._SX331_BO1,204,203,200_Résumé : C’était le dégoût des hamburgers qui avait poussé Barbara Bishop à répondre à l’annonce de John Campbell. Les quelques mois écoulés à emballer par paquet de cinquante ou cent les produits de Mc Donald’s l’avaient définitivement guérie des affectations du Job Centre local. Barbara aspirait à autre chose. Elle avait été étonnée puisqu’il s’agissait de « jouer » le rôle d’une assistante sociale mais un contact avec le public particulier du « docteur » Campbell l’avait au prime abord enthousiasmée. Comme tout le monde, elle avait entendu parler de la polémique créée par les « Kauliss », ce phénomène qui se propageait en Angleterre. Comme certains, elle y avait décelé une magnifique source d’exploitation des fantasmes affectifs. L’assurance d’une sinécure mal connue l’avait décidée.

Mon avis : Je remercie l’auteure et sa gentillesse. J’ai, en effet, pu recevoir son roman via Simplement Pro. Ce fut une expérience de lecture assez enrichissante.

La couverture est assez neutre. Elle ne m’a pas forcément plu mais pas déplu non plus, je suis restée assez stoïque dirons-nous. Cependant, j’ai remarqué une autre couverture de ce roman qui est bien moins neutre que celle-ci.

Je vous avoue que je ne connaissais pas la polémique des poupées « Kauliss » j’ai trouvé cette notion assez étrange et assez effrayante.

Le phénomène Kauliss constitue en fait à adopter des poupées ultra réalistes pour faire comme si ces poupées étaient des enfants. Parents frustrés, couples qui ne peuvent pas avoir d’enfant, couples qui ont des problèmes conjugaux bref, c’est quelque chose qui frappe l’Angleterre de plein fouet.

On fait la rencontre de plusieurs personnages, dont Barbara Bishop, June la mère de Doris, la petite fille que l’on suit ainsi que son père. Le docteur Campbell est l’inventeur de la poupée Kauliss et croit vraiment en son projet.

Ce qui m’a fait froid dans le dos, c’est le réalisme qui ressort du côté administratif de la poupée Kauliss. On engage quelqu’un pour jouer à l’assistante sociale, qui fait des visites dans la maison familiale pour voir si tout va bien. On fait un certificat d’adoption, enfin bref, j’ai trouvé cela assez prenant.

Cependant, j’ai eu un peu de mal à rentrer dans ma lecture. Ce côté dérangeant se retrouve partout. En dehors de la situation qui est dérangeante, on entre dans une famille. Ce que j’ai trouvé surprenant c’est que le couple a déjà une petite fille, Doris. La situation est assez intrigante : pourquoi la famille adopte une poupée alors qu’elle a déjà une fille ? Pourquoi ?

Je pense que l’auteure avait vraiment de quoi créer un sublime univers, malheureusement, je suis passée légèrement à côté de ma lecture parce que ça part un peu dans tous les sens surtout à la fin que je n’ai pas forcément comprise.

C’est vraiment difficile de donner mon avis sur ce roman qui est pour moi une bonne découverte malgré les points qui m’ont un peu fait tiquer.

Je pense que ce roman peut être plus développé, cela le rendrait plus dense et l’atmosphère serait d’autant plus noire. Je pense que le personnage de Doris est assez bon. C’est une petite fille qui ne comprend pas pourquoi ses parents sont ainsi devant une poupée. Elle se retrouve seule, encore plus encore incomprise qu’elle ne l’était avant la venue de cette nouvelle arrivante.

La plume de l’auteure reste très bonne. Elle apporte beaucoup à cet univers assez intéressant et original. Je pense que le talent de l’auteur est indéniable.

Ma note : 14/20

14 réflexions sur “Pediophobia – Marie Gallicher

  1. Je connaissais le principe de ces poupées mais pas le nom, ça me rend très mal à l’aise personnellement, je pense que je passerai mon tour, contente tout de même que tu aimes ta découverte !

  2. Hmm comment dire ? Ce livre rien qu’à cause de son titre me fait partir en courant et la première de couverture n’est vraiment pas attrayante.
    Quand à ton avis, il ne me donne pas envie de découvrir davantage ce livre, je le trouve un peu trop « brouillon », pas assez structuré…

  3. Tiens, ça m’intrigue personnellement ! Par contre, moi la couverture ne me plaît pas spécialement, les auteurs autoédités devraient y faire plus attention, je trouve ! Je sais que c’est investissement, mais comme la correction, il faut en passer par là pour avoir un roman qui attire et qui est bon !

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