Le premier jour de l’hiver – Sylvain Boutelier

cover-2149Résumé : Lalie a toujours un sourire accroché au visage. Sur le chemin de la vie, elle aime danser, jouer, courir comme tous les enfants. Elle porte en elle le bonheur qui la fuit depuis sa naissance et incarne l’héroïne d’un récit qui nous transporte de l’émotion à l’espoir, de la colère à la réflexion. Ce manifeste de la volonté nous fait vivre le combat des parents de Lalie, pour parvenir petit à petit à la faire avancer, et l’aider à devenir une petite fille comme les autres. À l’heure où la place de la femme dans la société est une question centrale, c’est aussi le regard d’un papa, l’évocation de ses réussites, de son implication, de ses échecs et de ses faiblesses face à la force de l’instinct maternel.

Mon avis : Pour commencer, je remercie Sylvain pour m’avoir envoyé son roman en Service Presse. Vous savez que je suis ennuyante sur ce point, généralement, je n’accepte pas les témoignages, surtout lorsqu’il s’agit de témoignage où un enfant malade est présent. C’est une situation très compliquée pour moi. Ma sœur est née cardiaque (oui, elle a le cœur à l’envers, plus vers la gauche donc. On a vécu des heures, des jours, des semaines d’angoisse) et lire ce genre, est toujours très compliqué pour moi parce que cela me replonge dans ceci et c’est dur.

Sylvain Boutelier a su me convaincre : on a étudié à la même faculté, à quelques années de différence quand même, il est de la même région que moi et surtout : sa femme s’appelle Pauline. À un moment, il faut arrêter de s’acharner et de croire au destin, c’est ce que j’ai fait : j’ai accepté de lire ce témoignage.

J’ai donc découvert le quotidien de Pauline & Sylvain qui attendent la venue de la petite Lalie. Rapidement, ils comprennent que quelque chose ne se passe pas bien. Pauline est mal, constamment malade et Sylvain est impuissant face à la détresse de sa femme. Je crois que c’est la pire des choses pour un homme : voir sa femme souffrir et ne pouvoir rien faire pour la soulager. C’est vraiment une notion qu’il faut souligner parce que Sylvain la traduit très bien dans ce roman, on se sent aussi impuissant que lui en priant le bon dieu pour que Pauline tienne et que Lalie aille bien.

Ce que j’ai apprécié dans ce témoignage, c’est le fait que Sylvain prenne la parole. On a le point de vue du papa et non de la maman qui aurait aussi pu écrire, de manière encore plus personnelle, sa grossesse. Cependant, à travers les yeux de Sylvain, on a un côté très touchant : le mari et le papa parle, raconte comment lui a vécu cette grossesse. J’ai trouvé cela charmant et très intéressant.

Lalie a une malformation de la fente palatine : elle a du mal à manger (problème de succion pour bébé) mais aussi un trouble du langage, c’est donc une petite fille particulièrement attachante que l’on découvre. Un trouble de l’oralité est aussi à souligner chez Lalie. À l’image de sa maman Pauline, elle ne manque ni de courage, ni de vie pour battre ces malformations qui la touche.

C’est donc une vie compliquée, difficile qui se dessine sous nos yeux. J’ai été touché par la force de ces parents et de cette petite fille qui se bat tous les jours pour faire de sa différence, un atout. Je suis persuadée que cela fonctionnera.

J’ai apprécié la plume de Sylvain qui est vraiment très agréable à lire. On se retrouve dans un univers qui fait peur mais c’est avec une douceur extrême dans les mots qu’on le découvre. C’est plaisant.

Ce roman n’est pas un coup de cœur parce que le côté témoignage n’est pas un genre que j’apprécie particulièrement mais Sylvain est parvenu à me faire revoir mon avis sur ce genre. Ce n’est pas gagné mais sur la bonne voie.

Les – :

  • Le format témoignage.

Les + :

  • La famille d’une force incroyable.
  • La plume de Sylvain.
  • Un gros coup de cœur pour la petite Lalie.

Et je me permets de faire un gros bisou à Lalie !

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18 réflexions sur “Le premier jour de l’hiver – Sylvain Boutelier

  1. Je ne suis pas trop témoignage non plus mais ce que tu dis de celui-ci me donne envie de le noter pour plus tard. Et comme tu le dis, c’est interessant de voir le point de vue du papa qui a vécut « extérieurement » la souffrance de sa femme en étant impuissant. Cela doit être encore plus émouvant

  2. Tout comme toi, j’ai un peu de mal avec les témoignages. Je trouve celui intéressant par le fait que nous ayons un point de vue masculin sur une telle histoire.

  3. Eh bien le note ! Certains jeunes êtres sont certes entachés mais divins, avant tout forts et lumineux, vivants et survivants du monde, d’un quotidien lourd qu’ils dépassent, et des aléas du corps.
    Ces témoignages sont souvent d’une pureté ultime, on en ressort souvent avec des merci au bord des lèvres.
    Je ne sais si elle parvient à marcher, en tout cas pour sûr elle reste debout.

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