Miroir, mon beau miroir – Amélia Varin  

9782378120641.jpgRésumé : Le bonheur, même éphémère, est toujours bon à prendre. Ces quelques fragments de joie, Léa, une jeune lycéenne victime de harcèlement scolaire, les a pris. Elle les a conservés dans un coin de son âme, veillant à ce que rien ne les atteigne. Et puis… après la joie vient l’amour. Et de l’amour naît la douleur… inexorable

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois Violette et Meg des éditions Alter Real pour l’envoi de ce nouveau service presse. Vous savez que lorsqu’il s’agit d’un format « nouvelle » je suis toujours en retrait. Je ne sais jamais si je vais apprécier ou non. Cependant, lorsque j’ai vu que c’était une nouvelle d’Amélia Varin, je n’ai pas hésité à demander cette lecture une seule seconde.

On fait la rencontre de Léa et Julie. Ce sont deux jeunes filles qui sont dans la même classe au lycée. Si pour Julie, la vie est plutôt facile, Léa a du mal à se faire accepter par ses camarades mais elle a aussi du mal à s’accepter elle-même. Ce sont deux amies qui ont deux caractères opposés : Julie est une jeune fille indépendante, qui n’a besoin que d’elle-même pour avancer. Elle n’hésite pas à prendre la défense de Léa lorsqu’elle est seule contre une bande de garçons débiles. Elle est belle, mince et fait tourner les têtes des garçons. Léa est tout le contraire, elle a du mal à se trouver jolie à cause de son corps. Ce corps qu’elle n’aime pas, ces formes qu’elle ne trouve pas harmonieuses. Bref, Léa se tait et subit les moqueries de ses camarades sans rien dire.

On sent vraiment qu’il y a une sale ambiance dans sa classe. On retrouve tous les stéréotypes que l’on peut trouver dans les salles de toutes les classes du monde : on a les filles qui font tourner la tête des garçons et qui font tout pour garder leur place de leader. Le genre de filles superficielles qui ont besoin de rabaisser les gens pour se sentir supérieur. On retrouve aussi les garçons beaux, forts, sportifs qui n’acceptent pas les différences et qui brisent ceux qui sont différents. Puis les « outcast » ceux qui vivent leurs vies dans leur coin en espérant ne pas trop attirer l’attention sur eux. Ils veulent simplement que la journée se passe sans encombre. Léa fait partie de cette dernière catégorie selon moi. D’une timidité maladive, je suis persuadée que si j’avais été dans sa classe, j’aurais été la première à aller vers elle, enfin soit, passons à la suite.

Ludovic arrive en cours d’année, dès que Léa le voit, elle le trouve beau, gentil bref, elle tombe rapidement amoureux de lui et cela n’échappe pas à sa copine Julie qui la pousse à s’ouvrir et à vivre ce sentiment à fond. Léa commence à s’ouvrir, à sourire et cela fait plaisir à lire. Cependant, la joie et le bonheur ne sont pas longtemps au rendez-vous. Suite à une énième humiliation, Léa n’en peut plus et s’enfuit pour se cacher…

Je ne peux que vous pousser à lire cet ouvrage. En effet, ce n’est pas bien long mais cela est intense. Amélia Varin nous amène encore une fois sur le chemin du harcèlement scolaire mais ici c’est sur la différence physique. Après cette lecture, j’ai pris du temps pour faire un point sur ma scolarité : même s’il y a eu quelques obstacles liés à mon surpoids à ce moment de ma vie, je me sens chanceuse d’avoir pu évoluer dans une sphère scolaire qui m’a accepté : j’ai eu de nombreux camarades et amis et en lisant le texte d’Amélia, je me suis sentie bien, chanceuse même si tout n’a pas été tout rose.

La plume d’Amélia reste toujours aussi efficace, simple et belle. On ne tourne pas autour du pot, c’est assez sympathique.

La fin de la nouvelle me laisse un peu sur ma faim. J’avoue que j’aurais aimé en savoir plus sur le ressenti de Léa, sur la manière dont elle pouvait appréhender cette nouvelle vie. J’aurais aussi apprécié un point de vue externe : celui de ses camarades qui l’ont poussé dans ses retranchements mais aussi le point de vue de Julie sur la manière dont elle pourrait aider son amie.

Les – :

  • La fin et ma volonté à en savoir plus sur l’après accident.

Les + :

  • La couverture que j’ai bien appréciée par sa simplicité. Le parallèle entre cet adage que l’on lie aux contes de fées et le contenu de la nouvelle est bien trouvé.
  • Le personnage de Léa que j’ai eu envie de protéger.
  • La manière dont Amélia nous montre le harcèlement scolaire sous une autre forme que celles qu’elle a déjà exploité.
  • La plume de ma chère Amélia que j’aime toujours autant.
  • L’amitié entre Julie et Léa.

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17 réflexions sur “Miroir, mon beau miroir – Amélia Varin  

  1. Pingback: Miroir, mon beau miroir – Le monde d'Amélia

  2. Il a l’air riche en émotion, ayant subi du harcèlement moral, je suis toujours curieuse de lire des romans ou témoignages sur ce sujet. Merci pour cette découverte !

  3. Roh, merci beaucoup Pauline ! Je suis ravie que ce texte t’ait plu !! Et merci pour ces différentes pistes de possibles suites :p

  4. J’ai « dans un battement d’aile » dans ma PAL. Je ne suis pas trop nouvelles non plus mais le sujet à l’air poignant, du coup j’ai fais une exception. Cela me permettra de voir si je met celle-là dans ma wish-list

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