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Astérix, les vérités historiques expliquées – Bernard Pierre Molin

9782812318177-001-TRésumé : «  Nous sommes en 50 avant Jésus-Christ. Toute la Gaule est occupée par les Romains … » Ainsi débutent tous les Astérix. Outre cette indubitable vérité, chaque album s’appuie sur d’autres faits historiques pour inventer un univers plein de fantaisie, de bagarres et de moustaches. Car si Goscinny et Uderzo se sont documentés, ils ont pris quelques libertés avec l’histoire en émaillant leurs récits de réjouissants détournements, de facétieux clins d’œil et de joyeux anachronismes qui participent au plaisir de lire Astérix. Les Gaulois taillaient-ils des menhirs? Craignaient-ils que le ciel leur tombe sur la tête? Les Romains jouaient-ils aux dés? Les légionnaires avaient-ils droit à une retraite? Les pirates étaient-ils lamentables? Les Belges étaient-ils les plus braves ? En s’appuyant sur de récentes découvertes, ce livre veut démêler le vrai du faux dans la Gaule romaine d’Astérix. Et, pour honorer ses auteurs, continuer de rire tout en parlant d’histoire. Par Toutatis !

Mon avis : Je remercie chaleureusement l’équipe de Gilles Paris ainsi que les éditions du chêne pour l’envoi de ce livre en service presse.

Voici une œuvre intéressante. En effet, elle mélange le genre historique au populaire. Quelle belle idée d’avoir choisi l’univers d’Astérix pour expliquer des faits historiques que l’on peut croiser dans les bandes dessinées. C’est avec beaucoup d’humour et d’intelligence que Bernard Pierre Molin infirme ou confirme des choses que l’on pensait vrai.

On trouve donc les réponses à beaucoup de questions qui touchent l’univers. On s’intéresse à des proverbes comme « Tous les chemins mènent à Rome », ou sur les habitudes de vie des Gaulois et des Romains : les campements, les menhirs, les sangliers même les personnages importants dans l’univers d’Astérix y passent comme César, Vercingétorix, les druides, les bardes. On s’intéresse aussi aux us et coutumes de l’époque : comment les femmes gauloises vivaient, les réunions de village, les banquets.

Le format est très sympathique aussi. En effet, une affirmation ou infirmation par page ! Ainsi, on ne se perd pas dans des explications longues et ennuyeuses qui nous font rapidement perdre le fil. J’ai apprécié le côté « efficacité » du roman. Cela nous permet de passer un bon moment en compagnie d’Astérix.

Je vous avoue que je l’ai lu en plusieurs fois. En effet, je n’ai pas voulu emmagasiner trop d’informations d’un coup. Même si le format était sympathique, j’ai trouvé qu’il fallait mieux le lire en plusieurs fois pour en profiter un maximum.

Les illustrations qui accompagnent les faits historiques sont tirées des aventures d’Astérix et Obélix. Cela m’a permis de me souvenir à quel point j’aimais, plus jeune, me plonger dans cette Gaule qui me faisait tant rire. C’est donc avec un peu de nostalgie que j’ai commencé à me replonger dans ces histoires qui ont bercés mon enfance.

Je souligne donc ici un travail de qualité, qui permet d’apprendre des faits intéressants tout en ayant l’impression de se détendre. Ici, on ne se retrouve pas avec un livre d’histoire qui est monté comme un manuel scolaire. On est dans une dynamique d’apprentissage différente. D’ailleurs, en y réfléchissant un peu, ce roman serai parfait pour les enfants qui apprennent cette période historique à l’école, c’est éducatif et très sympathique.

Les – :

  • C’est un ouvrage à lire en plusieurs fois selon moi pour éviter l’indigestion de faits historiques.

Les + :

  • On mélange l’histoire au populaire : ainsi, on touche un panel de lecteurs plus large.
  • On retrouve l’univers d’Astérix et Obélix avec plaisir, par petites touches.
  • Les faits historiques touchent plusieurs régions, plusieurs civilisations, les personnages, les lieux, les us et coutumes.
  • Un ouvrage éducatif, ludique et très sympathique à mettre entre les mains de tous.

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Tout en nuances – Tome 1 : Hyacinthe Erika Boyer

519eQL7YkbL.jpgRésumé : Hyacinthe ne supporte pas de voir son reflet dans le miroir. Il vit loin de tout, isolé, reclus ; il se cache du regard des autres et consacre son existence à son art. Il n’entretient même plus l’espoir d’être un jour aimé. Pourtant, quand Eléa entre dans sa vie, il ne peut s’empêcher d’aspirer au bonheur. Ses regards sont des caresses, ses gestes des mots doux et l’artiste en vient à croire qu’il pourrait avoir un avenir différent de celui qu’il s’était toujours imaginé. Peut-il être homme et non plus abomination à travers les yeux de cette femme ? Mieux, peut-il l’être à travers ses propres yeux ? – Inspirés des plus grandes divinités gréco-romaines, les personnages de la saga Tout en nuances vous emmèneront dans un univers où la diversité est le maître-mot. –

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois le Prix des Auteurs Inconnus pour la découverte de ce roman qui est le premier tome d’une saga. J’ai pris plaisir à entrer dans l’univers de ce premier titre qui figure dans la catégorie « Romance ». Je commence mon aventure avec une double découverte : celle de l’univers d’Erika Boyer et de sa plume.

On fait la rencontre d’un jeune homme qui n’est pas comme les autres. Hyacinthe se cache du monde, des autres et plus particulièrement des regards de ces derniers qu’il ne supporte plus. Rapidement, on comprend que cet homme préfère cacher son physique très particulier. Il se considère comme un monstre. Comme le souligne Erika Boyer dans le résumé du roman, on peut établir des liens avec des divinités gréco-romaines. Je pense avoir trouvé des traits communs avec Héphaïstos dans ce personnage. C’est une figure que l’on oublie facilement mais comme Hyacinthe, Héphaïstos vit reclus dans son volcan, dans sa forge et crée de merveilleux objets. Hyacinthe se compare à un monstre tout au long du premier tome.

Le personnage de Hyacinthe devient très intéressant lorsque Eléa, une jeune fille qui41067534_10156785467017376_4907767977048276992_n vient en apprentissage dans son atelier, fait son entrée. En effet, ces deux personnages forment un duo de protagonistes aux antipodes l’un de l’autre. Quand l’un vit coupé du monde, l’autre vient tout bousculer dans son quotidien. Eléa est une personne solaire, qui trouve le bon chez les autres, c’est très appréciable d’avoir un rayon de lumière dans cette ombre permanente que crée Hyacinthe. Si cet homme se persuade de sa monstruosité, Eléa vient chambouler cette pensée. Elle lui permet de se voir autrement, de comprendre qu’il peut être aimé et qu’il est quelqu’un de bon et de bien, et d’appréhender le monde d’une manière différente.

Ces deux personnages apportent une belle vision de la vie et une dynamique certaine à l’œuvre. On tire vraiment une belle morale de cette histoire tout en douceur. Au-delà de la romance, j’ai apprécié cette intrigue qui présente aussi certains points communs avec le genre du conte. J’ai été transporté dans un monde incroyable où les personnages apportent une dose de magie. En plus des traits divins que l’on peut deviner, on peut aussi penser à des histoires comme La Belle et la Bête. En plus du personnage de Hyacinthe qui m’a permis de faire ce parallèle, il faut aussi ajouter le fait que le lieu principal de l’intrigue est la forêt mais aussi le personnage d’Eléa qui ne juge pas et voit au-dela des apparences. Étant une grande lectrice de contes, de romances et de romans qui touchent à la mythologie, Erika Boyer m’a touchée en plein cœur. Elle a su me charmer avec son intrigue simple mais efficace.

En plus d’un univers qui m’a complètement séduite, j’ai aussi grandement apprécié la plume de l’auteure. Les descriptions sont globalement très bonnes : les décors sont mis en valeur, harmonisés. Cela nous donne envie d’y aller. La psychologie des personnages est fine et pleine de détails. J’ai aimé le fait que les personnages ne soient pas parfaits. On les découvre avec leurs qualités et leurs défauts. Cela rend l’histoire plus crédible. Cela permet de sublimer des personnages que j’appréciais déjà. Je trouve que Hyacinthe et Eléa tiennent à bout de bras l’intrigue. Il  y a une force certaine qui se dégage de la plume d’Erika Boyer. Ainsi, on vit avec les personnages. J’ai adoré le fait que les émotions  et sentiments véhiculés soient si forts : on passe de la joie à  la colère, du bonheur au dégoût de soi. La vision de l’auteure est très belle et douce. J’ai apprécié cette romance qui saura plaire à plus d’un lecteur. Après avoir fermé ce premier tome, je n’avais qu’une envie : découvrir le reste de cette saga.

Les – :

  • La monstruosité de Hyacinthe est trop mise en avant pour moi. Je sais que c’est l’un des points principaux dans l’intrigue mais j’ai été un peu ennuyée par la redondance de cette notion dans le roman.

Les + :

  • Hyacinthe et Eléa que j’ai grandement appréciés.
  • La passion des deux protagonistes pour la création de bijoux. J’ai aimé cette passion qui est une chose intéressante à intégrer au roman puisque l’on n’a pas l’habitude de découvrir ce métier dans un roman.
  • La plume d’Erika Boyer qui m’a énormément plu : elle est douce, belle, dynamique et pétillante. C’est une très belle découverte qui me pousse à vouloir découvrir les tomes suivants.
  • Les lieux et leurs descriptions : une féerie certaine qui m’a emmenée directement dans les plus beaux lieux des contes.
  • Les références aux mythologies grecque et romaine que j’aime retrouver dans les romans que je lis.
  • L’acceptation de soi et du regard des autres qui sont deux notions très importantes pour moi.

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Percy Jackson – Tome 4 : La bataille du labyrinthe – Rick Riordan

519HEgaYe3L._SX349_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : La vie de Percy est menacée. L’armée de Cronos s’apprête à attaquer la Colonie des Sang-Mêlé, en empruntant le Labyrinthe de Dédale. Percy et ses amis doivent trouver Dédale avant Cronos et tout faire pour lui barrer la route. Mais circuler dans l’enfer souterrain n’est pas aisé… surtout quand le chemin est parsemé d’effroyables pièges.

Mon avis : Une chronique d’un livre personnel ! Il fallait le voir pour le croire. En effet, avec tous les SP que j’ai… C’est difficile de lire quelque chose de personnel. J’avais un peu lâché la saga Percy Jackson. J’étais un peu lassée après la lecture des trois premiers tomes les uns à la suite des autres. J’avais toujours ce lien entre les films et les romans et le troisième roman avait su me convaincre sur certains points mais pas sur d’autres notamment sur la maturité des personnages même si cette dernière était en évolution dans les romans.

Après une conversation, dans la cour de récréation avec l’un de mes meilleurs amis (Flav’, si tu passes par là, tu ne peux pas savoir à quel point ces marches dans la cour me manquent ♥), en fan invétéré qu’il est de Rick Riordan, il m’a clairement fait comprendre qu’il fallait que je me replonge dans la lecture de la saga. Je l’ai écouté (ça n’arrive pas souvent !). Je me suis donc replongée dans l’histoire de Percy, d’Annabeth et de Groover.

On retrouve Percy dans une situation assez compliquée. En effet, l’armée de Cronos ne fait que grossir, elle devient une menace de plus en plus pesante, l’air est lourd et l’on sent bien que quelque chose de dramatique va arriver. C’est une ambiance qui fait bien avancer le roman, c’était une bonne idée.

On sent que, en même temps que les personnages, l’intrigue s’étoffe, grandit, prend en maturité, c’est assez bien. J’ai apprécié cette idée qui m’a permis de mieux accrocher. Très rapidement, on est pris dans cette histoire.

Ce que j’apprécie dans l’univers de Rick Riordan c’est cette mise en avant de la mythologie grecque. A chaque tome un personnage est mis en avant. Ici, c’est Dédale avec son labyrinthe. J’ai apprécié le fait que notre trio soit pris au piège, ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes et j’ai trouvé l’idée spectaculaire. En effet, on prend conscience de beaucoup de choses dans ce labyrinthe.

Enfin !!! Enfin on a des personnages à la hauteur de la bataille qu’ils vont devoir affronter. Ce n’est pas trop tôt ! Même si l’univers est séduisant, il me manquait ce petit je-ne-sais-quoi qui fait que l’on passe d’une lecture très sympathique à une lecture dont on se souviendra, que je conseillerai aux plus jeunes et aux fans du genre !

La plume de Rick Riordan est toujours aussi attractive. On se sent vraiment à l’aise, on explore avec les personnages, on essaye de comprendre, de trouver, de les aider. Bref, on s’y croirait bien volontiers. J’ai apprécié cette communion entre les personnages et la notion d’amitié mise en avant. Notre trio nous réserve pas mal de surprises.

Les – :

  • Des longueurs par ci par là. Rien de bien méchant mais des fois, une pause s’impose !
  • La maturité des personnages qui laisse encore parfois à désirer.

Les + :

  • Une intrigue et des personnages qui s’étoffent. J’ai apprécié découvrir des personnages plus matures, plus profonds.
  • Une plume que j’apprécie fortement.
  • Une saga qui prend de l’ampleur. On veut savoir comment va se terminer cette histoire.

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Les jours de silence – Phillip Lewis

CVT_Les-jours-de-silence_9097.jpgRésumé : Appalaches, années 1950 à 2000. Alors qu’il s’était promis de ne jamais revenir dans son village natal, Henry Aster, bientôt père et apprenti écrivain décide de retourner vers le foyer familial et sa mère vieillissante…Installé avec sa femme et leurs enfants dans une maison superbe mais maudite, il tente d’écrire le roman de sa vie. Le décès de sa mère l’anéantit. Son fils tentera de lui redonner goût à la vie mais il disparaît avec son manuscrit. Bouleversé par le départ de son père, Henry Jr s’enfuit à son tour à la recherche de celui-ci… « À sa façon, Les Jours de silence offre le plaisir des romans d’autrefois, ce mélange d’intimité et d’ampleur, et cette certitude que les familles sont des destinées à part entière. La prose, si joliment détaillée, est de celle qui vous emporte dans le récit… Voilà un roman qui porte la marque d’un indéniable talent. » The New York Times

Mon avis : Je remercie chaleureusement les éditions Belfond avec qui je suis devenue partenaire. J’étais vraiment choquée mais très heureuse par cette belle nouvelle. Je commence ce partenariat avec le roman « les jours de silence » de Phillip Lewis. Je suis heureuse d’avoir pu découvrir ce roman ainsi que cette plume que je ne connaissais pas.

Comme vous le savez, si vous me suivez, j’ai essuyé une sacrée panne de lecture. Plus ou moins dix jours sans savoir enchainer plus de dix pages… C’était vraiment très ennuyant ! J’avais envie mais lorsque j’ouvrais le roman… Pas moyen de lire. Je ne sais pas si cela vous est déjà arrivé mais seigneur, que c’est ennuyant !

J’ai donc attendu un peu avant d’ouvrir ce roman. J’avais peur de passé complètement à côté de ma lecture. J’ai commencé ma lecture avec une petite appréhension mais tout s’est bien passé. J’ai passé un moment de lecture assez sympathique qui m’a permis de m’évader dans les Appalaches. C’est une région du monde que je ne connaissais que de nom. Impossible pour moi de la situer (oui, j’ai un niveau terriblement nul en géographie) ou de vous en parler. Ce roman m’a rendu curieuse, j’ai un peu fouiller sur le net et franchement, c’est une région magnifique !

Parlons un peu de ma lecture. Même si j’ai passé un bon moment de lecture, il y a un moment pivot dans ce roman qui marque un essoufflement. C’est donc une lecture que j’ai aimé mais qui ne fera pas partie de mon top ce mois-ci.

Henry Junior est le narrateur de cette histoire. On se retrouve donc ici avec un homme qui nous raconte l’histoire de son grand-père, de son père et par extension sa propre histoire. Henry Senior est un homme qui aime lire, le paria de sa ville puisque lire est un défaut. C’est quelque chose d’étrange qui ne fait pas partie du quotidien de la population. On se retrouve donc avec une famille au père atypique qui remet tout en cause dans la manière d’élever sa famille.

Le manoir qu’ils habitent est chargé d’histoire. On soulèvera le fait qu’il soit marqué par le fait qu’une famille entière y a trouvé la mort. Lorsque Henry Senior trouve la mort, la famille surprise et à l’agonie souffre en silence. On assiste au déchirement d’une famille qui ne partage plus rien. On fait donc alors le rapprochement avec le titre « les jours de silence ». C’est vraiment dommage parce que c’est la mort d’Henry qui marque ce pivot dans le texte et qui fait que le roman s’essouffle. Avec la disparition de ce personnage, une touche de je-ne-sais-quoi s’envole avec et rend le roman un peu plus lourd, moins digeste. On sent une longueur qui va s’étirer jusqu’à la fin du roman.

L’idée est bonne. Je ne regrette pas ma lecture. La notion de deuil soulevée ici est intense, lourde, on voit bien qu’ils ne parviennent pas à reprendre le dessus sur cette douleur intense qui ne semble pas s’estomper. J’ai apprécié la manière dont l’auteur traite de cette notion.

La plume de Phillip Lewis est belle. Je ne la connaissais pas mais je retenterai l’aventure, c’est certain. Si vous aimez les histoires de famille, les endroits chargés d’histoire et les grands espaces, je ne peux que vous recommander ce roman qui saura vous plaire.

Les – :

  • Le deuil qui marque un essoufflement dans le roman.
  • La disparition d’Henry Senior qui fait disparaître quelque chose dans l’intrigue et dans l’intensité du roman.

Les + :

  • Henry Junior qui est un personnage que j’ai apprécié.
  • La plume de Phillip Lewis que j’ai aimé. Elle est pleine de délicatesse et de poésie.
  • L’espace géographique décrit dans ce roman qui m’a fait voyager.

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Stand by me (Tome 2) – Flo T.B

51xm7c05bUL._SX195_Résumé : On ne se rend compte de l’importance d’une personne que lorsqu’on la perd… ou presque. Le retour de Max à Creek Hill sonne le début d’une aventure romantique avec Aloys. Une aventure où les premières fois sont délicieuses, où l’évidence découle avec passion et, où les promesses sont éternelles. Mais le bonheur des uns fait souvent le malheur des autres, et personne n’est à l’abri d’une jalousie sans limite…

Mon avis : Je remercie chaleureusement Flo TB pour sa gentillesse et surtout pour l’envoi de son second tome. Souvenez-vous… J’avais dévoré le premier tome qui frôlait le coup de cœur. Le point négatif qui avait fait que ma lecture ne fut pas un coup de cœur mais une excellente lecture était les fautes d’orthographe. Je suis ravie de vous dire que dans ce deuxième tome, il n’y a aucune faute ou tout du moins de fautes qui sautent aux yeux et qui les font saigner.

On retrouve (pour moi, avec grand plaisir !) Max et Aloys. Ces deux personnages m’avaient beaucoup manqué et j’ai adoré les retrouver. La franchise de Max et le sourire d’Aloys font plaisir à lire.

J’ai apprécié cette relation qui m’a beaucoup plu dès le départ. Même si dans le premier tome, les deux se tournaient autour, ici, tout devient plus concret, plus réel. J’ai pris plaisir à les découvrir sous un autre angle.

Ce qui change du premier tome c’est forcément la présence des scènes de sexe. En effet, à mon gout, c’est le seul point qui m’a fait passer à côté d’un coup de cœur. Max a déjà un langage assez fleuri dans la vie de tous les jours mais ici, lors des scènes de sexe… C’est le feu d’artifice. Même si finalement, ceci résonne comme une évidence, je ne suis pas forcément hyper fan des scènes explicites dans ce contexte. Si je parle d’évidence c’est bien évidemment par rapport au caractère et au langage qu’utilise Max : dans la vie de tous les jours, c’est une fille directe, qui ne mâche pas ses mots et qui n’a pas peur de choquer son public. Elle aime amuser la galerie et se faire remarquer. Elle a un langage où les petits noms d’oiseaux fleurissent de toutes parts. Je n’aurais pas imaginé des scènes avec un langage timide.

J’ai apprécié le fait que les personnages secondaires du premier tome sont de retour dans cette histoire. J’ai aimé le fait que le père de Max arrive réellement dans l’histoire. Son évolution est magnifique et j’ai découvert une relation père/fille encore branlante mais qui reprend enfin vie. Je suis vraiment sous le charme de ce papa qui essaye de réparer ses erreurs.

On quittait Max sous les chapeaux de roue dans le premier tome. Ici, on voit qu’elle a repris du poil de la bête et surtout qu’elle ne se laisse pas marcher sur les pieds par une bande de filles qui ne veut que son mal. J’ai aimé le caractère de Maxine qui montre que même si elle peut être une fille explosive, elle fait aussi preuve de compréhension et d’écoute.

La fin du roman (les dernières pages) nous propulse quelques années après et c’est fut le choc pour moi. Je ne sais pas si Flo a décidé de jouer avec mes petits nerfs de lectrice mais je suis sur les dents, je ne veux qu’une seule chose : savoir la suite et fin de cette histoire ! Vivement le troisième tome.

La plume de Flo est toujours aussi accessible ce qui lui permet de toucher un plus large public. J’ai aimé ma lecture, j’ai vécu l’histoire au cœur de tous ces personnages qui sont tous différents et plein de ressources. On vit l’histoire à travers les personnages : les émotions sont bien présentes et véhiculées. Bref, les filles, foncez !

Je rappelle quand même que cette lecture est destinée à un public adulte et averti. Il y a des scènes de sexe !

Les – :

  • Les scènes de sexe un peu trop explicites à mon goût.

Les + :

  • Le fait d’avoir retrouvé tous ces personnages qui avaient bercés ma lecture du premier tome.
  • L’univers des cow boy que je prends encore plaisir à découvrir.
  • La relation père/fille qui nait sous nos yeux.
  • La plume de Flo TB

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La daronne – Hannelore Cayre

9782367626789-001-T.jpegRésumé : « Alors que j’entamais ma nouvelle carrière, Philippe, mon fiancé flic, prenait son poste comme commandant aux stups de la 2e DPJ. — Comme ça on se verra plus souvent, m’a-t-il dit, réjoui, en m’annonçant la nouvelle deux mois auparavant, le jour de sa nomination. J’étais vraiment contente pour lui, mais à cette époque je n’étais qu’une simple traductrice-interprète judiciaire et je n’avais pas encore une tonne deux de shit dans ma cave. » Comment, lorsqu’on est une femme seule, travailleuse avec une vision morale de l’existence… qu’on a trimé toute sa vie pour garder la tête hors de l’eau… qu’on a servi la justice sans faillir, traduisant des milliers d’heures d’écoutes téléphoniques avec un statut de travailleur au noir… on en arrive à franchir la ligne jaune ? Rien de plus simple, on détourne une montagne de cannabis d’un Go Fast et on le fait l’âme légère, en ne ressentant ni culpabilité ni effroi, mais plutôt… disons… un détachement joyeux. Et on devient la Daronne.

Mon avis : Je remercie Pauline et Audio Lib pour l’envoi de ce service presse. C’est une histoire qui prête à sourire puisqu’il s’agit d’une erreur. Je ne m’étais pas positionnée pour écouter ce roman. Ce fut donc une surprise générale de voir ce roman dans mon enveloppe (que j’attends toujours avec énormément d’impatience, mes virées voiture sont beaucoup plus chouettes avec mes livres audio, c’est vraiment top !)

Vous connaissez l’adage « métro – boulot – dodo » ? Ici, on est plutôt dans le mode « pleurer – boulot – dodo ». On fait la rencontre d’une femme de 50 ans environ. Elle travaille pour la justice. Elle écoute, pendant de longues heures des conversations interminables pour les retranscrire. C’est un métier qui est lassant mais elle doit faire face à l’institut qui prend soin de sa mère malade, à ses filles qui sont loin d’elle et à ce compagnon qui fait triste figure face à son mari décédé.

Même si la couverture du roman est assez sombre, il y a une bonne dose d’humour dans ce roman. Décalé et subtil, il pourra plaire à grand nombre d’entre vous.

La situation cocasse qui se dessine sous nos yeux est assez simple : la Daronne prend place lors d’une sordide histoire de drogue. J’ai beaucoup apprécié l’ironie que l’on rencontre tout au long du roman.

La Daronne est un personnage que j’ai beaucoup apprécié. Elle est différente. Elle a un regard assez surprenant sur la vie. Elle qui a œuvré pour le bien, pour la justice, pour la morale, se retrouve dans une situation périlleuse, à vendre du cannabis à toutes les petites frappes de son quartier en vivant sous le même toit que son fiancé qui travaille dans la police.

Je vous avoue que lorsque j’ai lu le résumé, j’ai eu peur. Ce n’est pas forcément le genre de lecture que j’apprécie particulièrement. La couverture porte à confusion : c’est une histoire qui se lit ou s’écoute vite. On est vite emporté par cette histoire qui ne nous laisse pas indifférent.

On a, face à nous, une plume incroyablement intelligente : elle est bourrée d’humour comme j’ai déjà pu le souligner mais aussi d’originalité qui donne à ce roman un côté décalé que j’ai énormément apprécié.

La Daronne est un roman prisé et on comprend vite pourquoi ! En plus d’être en marge de ce que l’on peut habituellement lire sur les histoires de drogue, c’est une histoire actuelle qui nous permet d’avoir un œil différent sur la société. On soulève donc le problème des EHPAD et de leur prix qui vous fait sortir les yeux de la tête, qui nous force à prendre de lourdes décisions qui peuvent avoir de graves conséquences sur nos vies. On parle aussi de drogue, forcément mais aussi de la routine des gens, des vies qui se croisent mais ne se touchent jamais. De cette routine envahissante qui nous pousse à regarder ailleurs, bref, je ne peux que vous le conseiller.

Je ne suis même pas certaine d’avoir la capacité de le classer dans un genre tellement je ne suis pas habituée à lire des histoires comme celle-ci.

Les – :

  • Une couverture qui ne rend pas forcément justice à l’histoire. Je pense qu’un lectorat comme moi pourrait passer à côté de ce roman à cause de cela.

Les + :

  • La Daronne, un personnage haut en couleur.
  • L’intrigue qui mêle drame, humour et actualité.
  • L’œil vif de l’auteure sur la société.
  • L’humour et l’ironie présents dans ce texte.

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Immortel Ad Vitam – Cécile Pommereau

Immortel-Ad-Vitam.jpgRésumé : Fred n’est pas un loup-garou, ni un ange gardien. Il n’est pas de ces pâles suceurs de sang qui font tomber comme des mouches des lycéennes au brushing impeccable. D’ailleurs, tout le monde sait que ces bestioles-là n’existent pas. Fred a un physique banal et les poches trouées. Il n’arrive pas à garder une fille plus de trois semaines et sort de prison. Pour couronner le tout, c’est le jour où il essaie de se foutre en l’air qu’il apprend qu’il est immortel. Fred n’a pas de chance. Jean, lui, est flic. Il pensait avoir tout vu après trente ans passés a la Crim’. Mais voilà qu’un beau jour, un de ses cadavres se paye le luxe de se tirer de la scène de crime. Pour lui c’en est trop et il est bien décidé à le retrouver. Il ne manquerait plus qu’il parte en retraite avec une affaire non élucidée…

Mon avis : Je remercie Noir d’Absinthe mais aussi le prix des auteurs inconnus qui m’ont tous les deux permis de découvrir ce roman et, par la même occasion, cette auteure que je ne connaissais pas. En effet, j’avais accepté ce roman en SP via Simplement.pro (je ne peux vraiment pas dire non à Dorian, en effet, je suis vraiment sous le charme de cette maison d’édition qui ne m’a jamais déçue) mais entre temps, j’ai fait mon arrivée dans la catégorie « Imaginaire » du prix. C’est donc un bonheur total de pouvoir joindre l’utile à l’agréable en faisait la lecture de ce roman dans le cadre du prix.

Je félicite donc Cécile Pommereau d’avoir proposé un texte aussi bon qui a toutes ses chances de gagner ! Oui, je n’ai pas encore lu les autres, mais vu que c’est le premier, il a forcément toutes ses chances, arrêtez de lever les yeux au ciel, vilains !

Il y a beaucoup de choses que j’ai appréciées dans ce roman. En effet, j’ai trouvé que le mélange entre les créatures fantastiques et la réalité du monde de la Crim’ était parfait ! On y croit puisque c’est ancré dans un monde réel mais on sait aussi que ce n’est pas notre monde puisque Fred est un homme immortel. J’ai trouvé cet univers très intéressant.

Le personnage de Fred est atypique : en effet, on remet en question tout ce que l’on a pu lire sur les créatures fantastiques depuis ces dernières années. C’est un antihéros pur et dur. Là où bien souvent j’envie la vie des personnages principaux, Fred a une vie horrible : tout ce qui peut lui faire du tort va lui tomber dessus. Ainsi,  on peut souligner l’épisode de la prison ou encore de la tentative ratée de suicide qu’il va essuyer. La référence à Twilight dans le résumé n’est vraiment pas compliquée à comprendre. Même si j’ai beaucoup apprécié Twilight, j’accepte bien volontiers de lire des choses différentes d’une histoire d’amour entre une humaine et un vampire. J’ai bien apprécié le parallèle entre la vie passée de Fred et celle qu’il vit en tant qu’immortel. Son passé de pompier est aussi intéressant à découvrir.

Jean est, lui, un personnage que j’ai admiré pour sa force de caractère et son courage à toute épreuve. En effet, il ne s’arrête jamais ! Il veut comprendre, connaitre le fin mot de l’histoire et c’est tout à son honneur. On sent vraiment les années de travail qui sont derrière lui. C’est un homme près de la retraite qui ne veut pas lâcher cette histoire de cadavre fuyant.

Le mariage entre ces deux personnages ajoute quelque chose de très sympathique à41067534_10156785467017376_4907767977048276992_n.jpg l’intrigue. C’est un duo puissant qui m’a fait passer un excellent moment de lecture.

On peut ici souligner une plume dynamique, on ne s’ennuie pas une seconde avec Fred et son atypisme par rapport aux personnages que l’on peut rencontrer dans d’autres romans et qui partagent sa condition d’immortel. On se retrouve dans une intrigue assez surprenante que je ne peux que conseiller aux fans du genre ! L’auteure parvient à susciter notre attention dès le départ avec une intrigue originale, un panel de personnages divers et varié et une plume qui nous tient en haleine.

C’est donc sans surprise que j’annonce que Noir d’Absinthe signe encore ici une petite pépite.

Les – :

  • Un univers un peu trop sombre pour moi par moments.

Les + :

  • Un duo qui fonctionne bien malgré la facilité du rôle du policier. C’est un duo que l’on a déjà vu mais l’originalité des personnages équilibre ce petit bémol.
  • Un résumé plein de promesses qu’il tient.
  • Un mélange des genres : on vacille entre le policier et le thriller avec une bonne dose de fantastique !
  • La plume séduisante de Cécile Pommereau

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