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Les Crèvecoeur – Tome 1 : Edith et Romain – Antonia Medeiros

122615684.jpgRésumé : Un destin unique, une obsession familiale, le poids des secrets. Germain Crèvecœur, l’un des plus grands créateurs de chaussures pour femmes du XXe siècle, vient d’être retrouvé pendu. Il lègue à un fils mystérieux tous ses biens, y compris une maison étrange aux murs couverts de souliers féminins et des lettres dans lesquelles le défunt dévoile le roman de sa vie ainsi que ses plus terribles secrets… Pris entre l’amour fusionnel de sa mère Édith et la folie fétichiste de son père cordonnier, Germain grandit au début des années 1920 conscient de sa différence et de sa sensibilité à l’élégance féminine. Des tragédies familiales et des secrets qui hantent son histoire, il puisera toute la force de sa passion créatrice afin de répondre à cette unique question : peut-on guérir son âme au fond d’une bottine pour dames ? Entre passions et intrigues familiales, la saga des Crèvecœur est un hymne à la féminité et une fresque fascinante où se mêlent Histoire, sensualité et quête du bonheur. Édith et Romain est le premier tome de cette saga familiale en deux volets.

Mon avis : Je remercie Antonia Medeiros pour m’avoir donné la possibilité de pouvoir lire le premier volet de sa duologie. Au-delà du résumé ultra tentant, j’ai trouvé la couverture très jolie malgré la sobriété de cette dernière.

Une saga familiale intense

J’ai passé un très bon moment de lecture avec ce premier tome. Sur fond historique, on se trouve au cœur d’une famille. On fait la rencontre d’Edith, une femme qui se voit mariée de force à Romain Crèvecoeur pour sauver l’entreprise familiale. Rapidement, on se retrouve dans une spirale de malheur : en effet, Romain est un personnage froid, cruel, qu’on a du mal à suivre. C’est un homme très particulier qui fait une fixation un peu particulière sur les chaussures. C’est une relation très compliquée entre les deux époux. L’arrivée de leur fils Germain va permettre à Edith de respirer, d’avoir sa bulle d’air. Germain est un petit garçon adorable, comblé par l’amour de sa mère. Cependant, Romain va rapidement se retrouver seul contre sa femme et son fils qui avancent dans la vie en le laissant de côté.

Nous sommes donc sur une saga familiale dont le sujet principal est le mensonge, la dissimulation et les secrets de famille.

Les personnages

On retrouve donc plusieurs générations de la famille Crèvecoeur. On a Edith et Romain mais aussi Germain et Raphaël. Si j’ai adoré Edith et Germain, je suis complètement passée à côté des personnages de Romain et Raphaël. Cette mère aimante, forte et courageuse m’a énormément plu. En plus de cela, c’est une femme qui m’a plu par sa force de caractère et sa volonté de ne pas se laisser abattre par les aléas de la vie. Germain est un personnage attachant mais dans la progression du roman. Plus le roman a évolué, pris de l’ampleur, ma sympathie pour ce personnage n’a fait que croître, c’était plutôt sympathique de le découvrir. Il est un savant mélange de ses deux parents : le côté affectif de sa mère et la passion de la mode de son père. J’adore ! Cela fait de ce personnage un personnage excentrique et un peu fou.

Mode et Première Guerre Mondiale

On ne trouve pas ce mélange partout. Je vous l’avoue. Cependant, j’ai adoré ! J’ai trouvé cette idée très sympathique. La seule peur que j’ai eu c’est de savoir si l’auteure savait de quoi elle allait parler et surtout si cela allait être crédible. Je suis ravie de vous dire que l’auteure est excellente ! Elle parvient à nous propulser dans la période de la guerre 14/18. On se rend compte que la femme évolue encore plus vite lorsqu’il s’agit de période historique où les hommes sont au front. Si la femme « prend la place » de l’homme, Germain a lui aussi une profession particulière qui est au service des femmes. J’ai trouvé ce croisement sympathique.

L’intrigue

Je l’ai trouvé très sympathique. En effet, on est toujours dans cet effet de mouvement : croisement dans les histoires, on passe d’un personnage à un autre. On est vraiment dans un roman dynamique. J’ai trouvé la découverte épistolaire très sympathique. Raphaël découvre la vie de sa famille par les lettres que son père lui a gardé.

La plume de l’auteure

J’ai adoré la subtilité des mots, la douceur et la beauté de la plume de l’auteure. Je suis charmée. C’est vraiment très intéressant. J’ai trouvé que l’histoire était intrigante et très bien menée. Cela est certainement du à la qualité de la plume !

Les – :

  • Deux personnages avec lesquels je n’ai pas su tisser de lien.

Les + :

  • Edith et Germain.
  • La mode et la guerre. Deux thèmes que j’ai apprécié retrouver.
  • La plume de l’auteure.
  • Les décors intéressants.

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A fleur de bruine – Amélie de Lima

41hT565dsJL._SX195_.jpgRésumé : Quand le passé revient pour se venger, quand les vieux secrets ressurgissent, la mort ne peut être que la seule échappatoire ? Lille, septembre 2016.Six ans après la terrible affaire de la Deûle, des corps de jeunes hommes sont retrouvés la bouche scarifiée, pieds et mains liés, immergés dans un canal. Qui sont-ils et pourquoi les a-t-on tués ? C’est ce que Véronique De Smet et Bettina Rosco tenteront de découvrir, dans une enquête complexe dont elles ne sortiront pas indemnes ? 

Mon avis : Je remercie Amélie de Lima pour la confiance renouvelée dont elle fait part pour son nouveau roman. J’étais très curieuse de voir ce qu’elle pouvait faire après son premier roman ultra prometteur ! Je suis TRES impressionnée par ce que j’ai lu. Amélie est une auteure polyvalente qui parvient à me surprendre avec un genre qui, par moments, me fait défaut.

Un thriller captivant

On suit une enquête avec le personnage de Véronique De Smet que l’on a déjà rencontré dans le premier roman d’Amélie. J’ai trouvé intéressant de reprendre ce personnage. En effet, on en apprend plus, on la suit de manière plus intense, il y a aussi une évolution certaine du personnage. Bref, le personnage de Véronique est intéressant par sa construction psychologique et les valeurs qu’elle dégage.

L’intrigue

Seigneur dieu, des fois, je me suis demandée comment Amélie avait pu penser à une intrigue pareille et si elle n’avait pas quelques troubles mentaux… Après, je me suis moi-même demandée si je n’avais pas quelques problèmes tant j’ai été captivée parce les mots d’Amélie. J’y ai d’autant plus cru étant donné que l’intrigue se déroule dans la ville de Lille que je connais assez bien… À faire froid dans le dos. C’est assez compliqué de dérouler plus l’intrigue que ce qui est dit dans le résumé, je n’ai pas envie de vous en dire trop sur votre lecture par peur de vous en gâcher une partie. Voilà donc une enquête policière rondement menée qui va pousser Véronique dans ses retranchements. C’est un thriller qui est psychologique sans aucun doute.

J’ai apprécié le lien entre l’enquête passée et l’enquête actuelle. On se retrouve avec un lien permanent dans l’enquête et dans l’intrigue. C’est très bien tenu et bien mené !

Les personnages.

J’ai apprécié la panoplie de personnages qui se déploie devant le lecteur. J’ai adoré Véronique De Smet mais j’ai aussi apprécié Bettina Rosco. Elles sont assez différentes mais se complètent. C’est un tandem franco-belge qui fonctionne bien. J’aurais juste apprécié plus de détails, avec un lien peut être un peu plus fort entre les deux femmes. Quelques nouvelles, par ci, par là… On se retrouve avec des victimes mutilées, âmes sensibles, passez votre tour, vous avez un sacré bon thriller noir sous les yeux !

Ce que j’aime énormément c’est le fait que tous les personnages trainent leurs casseroles personnelles. Ils ont tous des secrets, des problèmes et cela fait du bien de voir des personnages qui sont vrais et non stéréotypés.

La plume d’Amélie

Bon, je dois dire que là… je suis sur les fesses ! J’ai l’impression que le premier roman d’Amélie est si loiiiin ! Quelle maturité dans la plume ! Les mots sont riches, sans fioriture. On ne s’embarrasse pas de détails, on va droit au but, on est brut ! Le genre thriller n’a plus de secret pour Amélie qui signe là un deuxième volet excellent ! C’est une plume dynamique qui nous offre un thriller captivant grâce à une enquête percutante et sombre. La psychologie des personnages est hautement travaillée. C’est vraiment très intéressant à lire.

Les – :

  • Un petit pincement au cœur quant à la relation Véronique/Bettina

Les + :

  • Un thriller haletant.
  • Une plume excellente
  • Le panel de personnages
  • Les psychologies incroyables
  • L’enquête policière dynamique

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La voleuse des toits – Laure Dargelos

téléchargement (1).jpgRésumé : Véritables piliers de la société, les règles écarlates ont prohibé toutes formes d’expression : l’art, la littérature et la musique n’existent plus. Chaque jour, la milice multiplie les exécutions pour asseoir l’autorité du régime. Demoiselle respectable le jour et voleuse la nuit, Éléonore Herrenstein s’élève contre l’ordre établi. Elle qui espère rejoindre la rébellion et renverser le gouvernement, la voilà brusquement fiancée à l’un des hommes les plus puissants du royaume. Qui est donc Élias d’Aubrey, cet être impénétrable qui semble viser le pouvoir absolu ? Et pour quelles sombres raisons sa famille dissimule-t-elle une mystérieuse toile, peinte un demi-siècle plus tôt ? Éléonore ignore encore que sa quête l’entraînera bien plus loin qu’elle ne l’imagine. Dans un voyage au-delà du possible…

Mon avis : Je remercie Laure Dargelos du fond du cœur pour l’envoi de son roman en version papier. J’ai sorti mes plus beaux yeux de biche lorsque j’ai vu la beauté de cette couverture. Je la trouve magnifique. Bien sûr, j’aurais bien pu le lire en format numérique mais franchement, ce roman est à avoir dans les étagères. Donc merci beaucoup Laure pour ce merveilleux envoi qui vient sublimer mes étagères tant par la qualité de la couverture que de la plume.

ALERTE COUP DE CŒUR.

Le livre en soi

Je vous avoue que j’ai eu peur. Je ne m’attendais pas à ce que ce roman soit si gros. Il est juste ENORME. Je pense que la dernière fois que j’ai lu un si gros roman c’était Harry Potter et l’Ordre du Phoenix. C’est souvent quitte ou double pour moi ces romans : soit c’est génial, le roman est un véritable page turner ou alors c’est un long, très long chemin de croix. J’ai commencé le roman dimanche soir, je l’ai fini hier soir (et encore, c’est parce que je ne voulais pas l’abîmer en le prenant dans mon sac sinon j’aurais lu pendant ma pause déjeuner). Je n’ai rien vu passer. Les pages se sont envolées, mes yeux n’ont pas voulus se fermer. Bref, une pépite.

L’intrigue, l’histoire et les personnages

Oui, d’habitude je fais une section pour ces thèmes mais si je ne couple pas, la chronique va faire dix mètres de long et ce n’est pas vous rendre service que de vous donner des millions de détails. La meilleure chose à faire pour découvrir ce merveilleux roman, c’est de le lire. Cependant, le point de départ est assez sympathique et original (plutôt rare dans ce genre). On est dans une société où les arts en tout genre sont interdits. Il n’y a pas de musique, ni de possibilité de se détendre avec un bon livre, film ou une jolie balade dans un musée. Les arts ne vivent plus. Le gouvernement est intraitable et les rebelles traités de la pire manière qu’il soit. Bien entendu, vous vous doutez bien que le gouvernement trouve quand même des gens qui se battent contre cette oppression. Eléonore Herrenstein fait partie de ces derniers.

Eléonore est un personnage que j’ai apprécié par sa facilité à se cacher. En effet, faisant partie de la haute société, Eléonore devient l’opposé la nuit. Elle devient Plume, une voleuse. J’ai adoré ce personnage frais, intelligent, drôle et qui a la tête sur les épaules. Que dire de plus ? C’est un personnage principal très intelligemment construit qui permet au lecteur de ne pas s’essouffler dans la lecture. Elle apporte un peu d’air frais dans ce climat oppressif.

Elias est un personnage aussi très surprenant. J’ai apprécié son franc-parler très présent dans l’histoire. Rapidement, on comprend que c’est un personnage blessé et qu’il se protège comme il le peut. J’ai trouvé le duo Eléonore/Elias très sympathique à découvrir. Ce que j’ai apprécié dans l’histoire de ce duo c’est le fait que la romance ne prend pas une part méga importante dans le texte. On n’est pas étouffée par la romance, elle est fraîche, mise par petites touches et j’ai trouvé que l’histoire était encore plus prenante de cette manière.

Ce que j’ai énormément aimé c’est que l’auteure maitrise vraiment son texte. Cela lui permet d’apporter différents genres à ce roman dit « Young Adult ». On y trouve de la fantasy, une merveilleuse aventure avec une touche de romance. A partir du moment où les genres se mélangent à merveille et que cela fonctionne, j’ai envie de dire que le pari est déjà gagné.

Le temps

J’ai trouvé très intelligent la manière dont l’auteure utilise le temps dans ce roman. Il est personnifié et très rapidement, il évolue comme un personnage humain dans l’intrigue. J’ai apprécié la place qu’il prend, la tournure de l’intrigue. Franchement, je suis sous le charme de l’intrigue et de ce que l’auteure nous propose ici.

La plume de Laure Dargelos

Quelle belle découverte. Franchement, l’auto édition me fait encore de sacrées belles surprises ! La voleuse des toits m’a énormément plu pour l’intelligence de la construction. Ce roman vient souligner le fait que le YA peut être bon, même excellent ! La plume de Laure Dargelos est subtile, sublime et parvient à nous livrer une histoire à la fois captivante, sensible et très intéressante. Elle prouve son talent en soulignant la panoplie de personnages incroyable qu’elle nous livre. Des psychologies toutes très différentes qui évitent les clichés que l’on peut trouver dans les romans jeunesses. Cela fait de ce roman, un roman qui ira loin et qui est fait pour un lectorat énorme : petits et grands trouveront leur bonheur !

Les – :

  • Rien en vue. Coup de cœur absolu !

Les + :

  • La plume de Laure Dargelos.
  • La construction de l’intrigue.
  • La place de Temps et des Arts.
  • Le duo Elénonore / Elias.
  • La couverture

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Fragments de vie – Lola T

41QeXR31ZVL._SX195_.jpgRésumé : A lire au coin du feu, trois nouvelles, trois destinées, trois univers. Du fantastique ou de l’érotique pour ce recueil imaginé comme un cadeau pour noël. Plongez dans la vie tumultueuse de Lise, dans la passion de Jennie, dans l’univers sombre d’Harmonie. Trois histoires à découvrir où l’amour est le maître mot et l’aboutissement de tout.

Mon avis : Je remercie du fond du cœur Lola T pour l’envoi de ce service presse. Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu cette plume. Franchement, renouer avec ses mots m’a fait énormément de bien. Même si j’ai encore à découvrir le Tome 2 de Vices et plaisirs interdits, j’avais envie de légèreté ces derniers temps, j’ai donc choisi ce petit recueil de nouvelles.

Trois nouvelles

Vous savez que je suis plutôt réticente à la lecture de nouvelles. En effet, je trouve que ce format peut être vraiment vicieux. Je reste dubitative, même après ma lecture de ce recueil. J’ai toujours un goût de trop peu quand je ferme le recueil.

Les trois nouvelles ont des points communs, le plus flagrant c’est le thème. On nous parle d’amour. Voici trois façons différentes de voir, de percevoir et de vivre l’amour. Autre chose assez intéressante, c’est le fait que les trois personnages principaux qui prennent la parole dans ces histoires sont trois femmes.

La première nouvelle est très sympathique à lire. En effet, on côtoie le genre fantastique. J’ai trouvé sympathique de retrouver ce genre là avec la plume de Lola. J’ai commencé ma découverte de son univers avec une histoire de vampires… Cela m’a donc servi de piqûre de rappel. Les humains vivent dans un monde où évoluent les vampires. Ces derniers chassent les humains. Notre narratrice va se retrouver à la merci d’un vampire… Affaire à suivre !

La deuxième est contemporaine. On est ancré dans le réel. C’est ma préférée des trois histoires. En effet, j’ai apprécié suivre cette journée avec nos personnages principaux. Je suis sous le charme de l’annonce et de cette fin qui est pleines d’émotions. C’est celle qui m’a le plus touché par la sensibilité qui émane de l’histoire et de la plume. Elle soulève un problème que les couples peuvent subir assez souvent. J’ai trouvé cela très intéressant. C’est un problème traité avec beaucoup de douceur et d’intelligence.

La troisième nouvelle est un retour dans le genre fantastique, comme un écho à la première. On retrouve les vampires. La seule chose qui change, c’est le fait que l’histoire est beaucoup plus intense et sombre à mon goût. Ici, on traite l’amour avec un autre œil : celui de la vengeance. C’est plus intense et plus agressif. On voit un personnage en colère et remplit d’amertume.

La plume de Lola.

Je pense que c’est très sympathique de découvrir Lola dans trois histoires différentes. Les auteurs qui savent faire passer autant d’émotions en si peu de pages sont pour moi de véritables héros littéraires. J’ai apprécié les trois histoires en ayant une préférence pour la deuxième. La thématique de l’amour est présente dans les trois histoires mais est traitée de manière différente. On se retrouve donc avec trois visions de l’amour différentes. On côtoie alors l’amour, la jalousie, la colère… mais aussi l’espoir, la vulnérabilité et l’envie de faire confiance. Bravo à l’auteure pour ce beau travail.

Les – :

  • Je reste plus à l’aise avec un roman et non un recueil. Question de goût.

Les + :

  • La plume de Lola
  • La thématique de l’amour traitée de manières différentes
  • Les diverses émotions qui frappent le lecteur au cours de la lecture.

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Le petit Nicolas fait la fête / Le petit Nicolas Cahier de dessins animés – Sempé/Goscinny & Editions animées

Résumé du cahier de dessins animés
A l’occasion des 60 ans du Petit Nicolas, Éditions Animées a créé un Cahier de Dessin Animé autour de deux histoires intemporelles du Petit Nicolas, à l’école et avec ses amis. Aux côtés des textes originaux de Goscinny, les dessins de Sempé, une fois coloriés, s’animent pour créer un film dont l’enfant est le réalisateur. Le Football : Alceste a un ballon tout neuf. Les copains se retrouvent sur le terrain vague pour un match. Qui sera capitaine, arbitre, goal ou avant-centre ? Tous courent et se battent, c’est formidable. Mais Alceste crie de tout arrêter : le ballon est resté à la maison. Le Bouillon : La maîtresse est absente, le Bouillon surveille les élèves. Le Bouillon, c’est le surveillant. On l’appelle comme ça car il dit « regardez- moi bien dans les yeux » et dans le bouillon, il y a des yeux… Mais lorsqu’il quitte la salle de classe, rien ne se passe comme prévu.
Résumé du petit Nicolas fait la fête
Pour fêter en beauté ses soixante ans, Le Petit Nicolas vous invite à son anniversaire. Pour la première fois, une sélection des aventures du Petit Nicolas sont publiées dans une édition collector. Voici les dix plus belles histoires autour d’un thème unique et joyeux, la fête. Ce recueil comprend les histoires : Les cow-boys, Marie-Edwige, Le cirque, Le repas de famille, L’anniversaire de Clotaire, L’anniversaire de papa, Maixent, le magicien, La distribution des prix, Le mariage de Martine, La fête foraine. Grand format, reliure cartonnée, et abondantes dorures inscrivent ce chef d’œuvre parmi les grands classiques de la littérature jeunesse. Peut-on rêver plus jolie surprise pour fêter le soixantième anniversaire de la création du Petit Nicolas ?

Mon avis : Je remercie Gilles Paris ainsi que les maisons d’éditions pour l’envoi de ces deux ouvrages que j’ai pris énormément de plaisir à découvrir. Etant une lectrice qui a commencé sa vie livresque avec Nicolas, Agnan, Alceste, Joachim, Maixent et tous les autres… Je ne pouvais pas ne pas les demander. Je remercie donc tout le monde pour ces précieux cadeaux que je garderai pour mes enfants futurs, c’est certain !

Un bond dans la jeunesse

Je vais essayer de traiter les deux ouvrages en parallèle. J’ai énormément apprécié la modernité que l’on a apportée aux histoires du petit Nicolas. J’ai trouvé très sympathique de pouvoir colorier les dessins, les prendre en photo et de pouvoir les animer avec l’application BlinkBook. Je trouve ça hyper intéressant : on est à la croisée des chemins entre l’ancien (il faut dire que le petit Nicolas a quand même 60 ans et qu’il n’a pas pris une seule ride) et la modernité avec le fait que l’on puisse, avec les bons outils, apprécier une animation faite soit même !

Les histoires.

Voilà ma petite déception… Je m’attendais à avoir quelques petites nouveautés. Peut-être une histoire dénichée dans un tiroir qui n’avait pas été publiée. J’ai pu relire les aventures du petit Nicolas mais je n’ai pas pu faire de découverte. Cependant, le plaisir est toujours présent. Mon père a mis son nez dans quelques pages, mon petit frère aussi. C’est vraiment deux ouvrages fait pour les plus jeunes comme les plus vieux. Certains découvrent, d’autres se remémorent mais le plaisir est là dans les deux cas. Dans les deux ouvrages, on nous a fait une sélection des histoires les plus célèbres que l’on connait.

Les livres objets

Qu’est-ce qu’ils sont beaux ! Ce sont des livres objets très sympathiques à découvrir. On ajoute à cela des illustrations que l’on connait bien mais que l’on retrouve avec plaisir (je pense que ce mot va revenir souvent dans ma chronique). Le papier est très sympathique, agréable sous les doigts. Les couvertures des deux livres sont très belles aussi. Les romans sont agréables à manipuler. Je n’ai pas osé les mettre dans mon sac de peur de les abîmer.

Vous l’aurez donc compris, chers lecteurs, le petit Nicolas est une valeur sure que l’on doit retrouver dans les bibliothèques des plus jeunes ! C’est à lire et à relire. Quel plaisir ! Beaucoup de souvenirs sont remontés à mon esprit, j’ai adoré ! Bravo pour cette belle idée. J’ai trouvé la modernité de l’animation très intelligente et intéressante.

Les – :

  • Pas de nouveautés, pourtant, cela m’aurait beaucoup plu.

Les + :

  • Les deux ouvrages sont très beaux et intelligemment construits.
  • Les illustrations et les histoires toujours aussi plaisantes !
  • De la lecture pour les plus grands et les plus petits.

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Liens et sortilèges – Tome 1 : le renard à neuf queues – Virginia Besson Robilliard

Le-renard-a-neuf-queuesRésumé : Elles ont commis l’irréparable, et maintenant elles doivent payer, logique non ? Sorah, Míriel et Hénora, sœurs et sorcières, ont fait un bond dans le futur en passant de 1618 à nos jours. Elles pensent être tranquilles dans la petite bourgade où elles se sont installées, jusqu’au jour où un visiteur inattendu vient frapper à leur porte. Difficile de refuser d’ouvrir à cet illustre invité : vous avez déjà essayé de dire non à un seigneur dragon, vous ? Avec l’aide de Jín, leur génie protecteur, leur mission est de délivrer une princesse dragon prisonnière d’un recueil de contes mythologiques japonais. Facile, non ? Pas vraiment… Non seulement elles vont devoir combattre des créatures surnaturelles qu’elles pensaient oubliées, mais elles vont également apprendre à leurs dépens que leur voyage dans le temps a engendré de grands bouleversements dans le monde magique, dont certains aux conséquences désastreuses… Roman initialement auto édité sous le titre Les sorcières de Salers. Version revue et corrigée.

Mon avis : Je remercie les éditions Alter Real pour l’envoi de ce roman. Je vous avoue que j’ai adoré la couverture et je n’ai pas cherché plus loin. Je fonctionne souvent au coup de cœur pour les jolies couvertures. Comme Alter Real a toujours de jolies couvertures, j’ai tout de suite su que j’allais lire ce premier tome.

Une histoire prometteuse

J’avoue que j’ai apprécié ce premier tome. Il n’est pas un coup de cœur mais un bon premier pas dans l’univers. On fait la rencontre de trois sœurs : Sorah, Miriel et Hénora. Plutôt charmantes, ce trio de sœurs cache bien son jeu. Elles manipulent la magie. Bien souvent, lorsque l’on va contre la nature, on finit par le payer. En voulant faire leur vie dans notre monde actuel en échappant à leur monde (le 17ème siècle) pour éviter la mort. Un jour, on frappe à leur porte et finalement, elles se retrouvent embarquées dans une aventure incroyable.

Les personnages

Même s’ils sont sympathiques, je n’ai pas su apprécier à leur juste titre les sœurs. Je n’ai pas trouvé d’équilibre dans leurs réactions. Tantôt elles m’ont plus, tantôt j’ai été déstabilisée. Cependant, j’avoue que j’ai apprécié leur relation. Les trois sœurs sont inséparables et sont liées. C’est le genre de relation que j’apprécie beaucoup.

Un mélange d’inspirations un peu trop présent.

J’avoue que là, j’ai été un peu sceptique sur ce coup. Les trois sœurs sorcières… ça sent Charmed ça, non ? N’étant pas fan de cette série télévisée, je n’ai pas forcément apprécié plus que cela. De plus, l’idée du génie est aussi une inspiration un peu trop connue pour moi. Je pense que cela m’a pesé un peu tout au long de ma lecture.

La culture chinoise mise à l’honneur

Voilà un point culturel qui me plait énormément. En effet « le renard a 9 queues » est une figure de la culture chinoise. On se retrouve donc dans cet univers. J’ai adoré cela tant ce que j’ai lu m’a plu. En effet, la culture chinoise m’est inconnue et j’ai apprécié découvrir des points inconnus au bataillon. Il y a beaucoup de noms issus de la culture nippone. C’est assez sympathique.

J’ai apprécié le mélange des cultures dans ce premier tome. On fait une immersion dans la culture nippone comme je vous l’ai souligné. En effet, on plonge dans une histoire où les sœurs doivent sauver une princesse d’un dragon dans un livre de contes asiatique. Cependant, l’auteure ne met pas de côtés la culture occidentale. J’ai trouvé cela très agréable.

Une histoire fantastique très bien cousue

J’ai apprécié le mélange de créatures. La sorcellerie est présente est cela m’a aussi beaucoup plu. On sent que l’auteure maîtrise son univers sur le bout des doigts. C’est remarquable. Même si je suis un peu passée à côté de certains points, j’apprécie cependant les décors et l’univers proposés par l’auteure.

La plume de l’auteure

Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. Il y a de l’action à toutes les pages. Le dynamisme se sent dans la plume de l’auteure ! Le monde créé est très intéressant.

Les – :

  • Les inspirations un peu trop évidentes pour moi.
  • Le trio avec qui je n’ai pas su trouver mon équilibre malgré le fait que j’ai apprécié leur relation.

Les + :

  • Les cultures mises à l’honneur.
  • Les décors que j’ai appréciés découvrir ainsi que l’univers de ce premier tome.
  • La magie présente.
  • La plume de l’auteure

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Lune pourpre : Tome 2 Asservie – Laëtitia Danae

41ch4Plx9UL._SX322_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : La série à succès sur le net se poursuit ! Avec « Initiée » Laëtitia Danaë a signé une percée fracassante dans l’univers de la Fantasy et voici désormais le deuxième tome de la série « Lune Pourpre ». Au Royaume d’Hibendrill le mauvais œil règne, Lilith a vu nombre de ses compagnons disparaître. Elle doit désormais faire face aux pires souffrances… Après la terrible bataille du bois des Murmures qui concluait le premier volume, la cité Sanshee est très vulnérable. Désormais prénommée Moira depuis son arrivée chez les Fronts Marqués, elle n’a plus le choix et doit apprendre à s’endurcir. Plus déterminé que jamais, le roi Donovan semble prêt à tout pour asseoir son pouvoir et débusquer les peuples cachés. Pour l’arrêter, il n’existe qu’une solution : infiltrer Fall Marma la cité ennemie et partir à la recherche de l’arme suprême qui permettra de faire tomber le régime ennemi pour de bon. Et c’est à Moira que revient cette lourde tâche : celle de porter les chaînes. Celle d’être une asservie.

Mon avis : Je remercie SNAG fiction pour l’envoi de ce deuxième tome à la hauteur du premier et de mes espérances. J’avais beaucoup apprécié le premier tome et le personnage de Lilith / Moira. La fin du premier tome laissé présager un deuxième tome assez mouvementé.

Un monde inventé très crédible

On retrouve le Royaume d’Hibendrill. Voilà un monde qui ne manque pas de magie. On part déjà du fait que la magie est présente dans ce royaume mais l’auteure parvient à y mettre tellement de détails incroyables que le monde inventé devient crédible. On a l’impression de progresser dans un Royaume qui existe réellement. C’est très prenant. Les descriptions sont, une fois de plus, à la hauteur que ce que j’attendais d’un royaume inventé. C’est vraiment très sympathique à découvrir.

Le personnage de Lilith/Moira

J’ai apprécié cette dualité dans le prénom. On est dans une infiltration pure et dure, cela renforce l’idée de devoir se sacrifier pour sauver tout le monde de ce roi qui semble être beaucoup plus que tyrannique. Ce que je reproche souvent à ce procédé de double nom pour le même personnage, c’est le fait que l’on se perd très rapidement. Ici, aucun problème, l’auteure maîtrise sa plume, ses personnages et ce procédé. Moira est toujours aussi courageuse. L’évolution du personnage est saisissante. On la voit déterminée, elle se bat pour un peuple, elle sait que c’est la seule à pouvoir le faire. Cependant, la peur, les doutes et les incertitudes sont présentes. C’est ce qui fait de ce personnage quelqu’un d’humain. On se retrouve donc avec un personnage principal empathique et que l’on apprécie suivre.

Les codes de la fantasy retrouvés

Bien entendu, Lilith ne traversera pas ces trois tomes seule. Elle est accompagnée de ses téléchargementamis. Les personnages secondaires sont assez sympathiques. J’ai apprécié la bande d’amis qu’ils sont. Ils progressent ensemble même si cela n’est pas toujours facile. On est propulsé dans l’histoire à la fin de la bataille du bois des murmures. La coupure n’est pas nette entre les deux premiers tomes, cela nous permet de remettre le pied à l’étrier très facilement, c’est très sympathique.

Son loup est assez sympathique aussi. Par ce personnage animalier, l’auteure parvient à nous glisser subtilement ce que Lilith pense de tout cela. C’est assez intéressant.

Les codes de la fantasy que l’on retrouve ici permettent aux plus jeunes lecteurs comme aux plus âgés de se retrouver dans la lecture. Cela fait de cette trilogie une trilogie accessible par toutes et tous. C’est très agréable.

La plume de l’auteure

Je suis charmée, vraiment. On se demande vraiment si l’auteure, à force de nous donner des détails et des indices, ne va pas oublier quelque chose à un moment. Je suis ravie de vous dire que non ! Tout est cohérant, c’est comme un puzzle dont les pièces s’attachent seules… Laetitia Danae reste une auteure ultra talentueuse mais aussi très intelligente. L’évolution de Moira/Lilith est calculée, les psychologies de tous les personnages que l’on rencontre sont diverses et variées, personne ne se ressemble, on n’a pas de personnages fades. C’est une plume que je vais suivre, cela est certain.

Je profite aussi de la chronique pour adresser mes félicitations à Laetitia Danae qui se voit publier chez PKJ ! Bravo ! Le travail paye toujours !

Les – :

  • Je tiens à préciser que cela reste un « point négatif » personnel. J’ai trouvé un peu déjà-vu ce lien entre loup et humain. J’ai lu énormément de romans de loup et j’ai fait une overdose. Cependant, ici, mis à part cela, j’ai adoré ! Bravo.

Les + :

  • L’évolution de Moira/Lilith
  • La plume de Laetitia Danae ♥♥♥
  • Les psychologies détaillées.
  • Ce monde ultra riche et magnifique !
  • La fantasy maîtrisée sur le bout des doigts, félicitations.

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Cerise – Intégrale – Laurie Pyren

41hHMsASKJL._SX322_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : Une mère hippie, un père inconnu, une carrière d’avocate ratée… Je m’appelle Cerise Desrosiers. Amoureuse, elle pense que sa vie va enfin ressembler à un conte de fées. C’est sans compter sur la cruauté des hommes (surtout Julian !) et le retour inattendu de son père… Je m’appelle Cerise Desrosiers. Déjà, avec un nom pareil, je ne pars pas gagnante… Ajoutez à cela une mère hippie dingue de son chihuahua obèse, un père inconnu et une carrière d’avocate ratée et tadam… Vous obtenez ma vie! Malgré tous ces handicaps, j’arrivais à peu près à m’en sortir jusqu’à ce que les problèmes s’enchaînent! D’abord il y a eu Julian Ford avec ses petites phrases qui font mouche et son sourire en coin, puis le retour de mon père. Et me voilà maintenant coincée à Dublin pour récupérer un héritage qui devrait me rendre millionnaire. Ça vous paraît idyllique ? Détrompez-vous ! C’est juste le début des ennuis ! Et ce Julian que je retrouve tout le temps sur mon chemin. Ah ce Julian !

Mon avis : Je remercie les éditions de l’Opportun et Théa pour l’envoi de l’intégrale de Cerise. Une romance moderne de Laurie Pyren. Je connaissais l’auteure et la plume, j’étais contente de retrouver ses mots.

Une romance contemporaine

J’ai fait la connaissance de Cerise, une jeune avocate qui n’a pas vraiment confiance en soi. Elle est très gentille, adorable et essaye de gérer au mieux sa vie qui n’est pas forcément facile tous les jours. Parisienne, elle travaille dans un cabinet d’avocats. Elle est cantonnée à de petits litiges parce qu’elle n’a pas su faire ses preuves. Cerise et sa meilleure amie Jo travaillent ensemble. Un jour, Julian Ford arrive dans les locaux du cabinet et la vie de Cerise en est retournée. Un homme beau, sûr de lui et arrogant à souhait ! De quoi faire baver pas mal de filles… malheureusement, pas moi. Le personnage de Julian m’a rapidement ennuyée avec cette façade qui ne laisse paraitre que de la froideur. Cependant, j’ai trouvé que l’auteure était parvenue à équilibrer cette romance avec le personnage de Cerise. C’est vraiment un personnage frais qui n’a pas peur de dire ce qu’elle pense et j’aime beaucoup son côté fleur bleue.

Le voyage

Je pense que le mouvement géographique est assez important dans cette romance. On voyage entre la France, l’Irlande et les Maldives. J’avoue que l’Irlande m’a beaucoup plu. En effet, c’est un pays que j’adore, j’ai adoré retrouver Dublin et les pubs ! Quelle belle idée. C’est une destination que l’on ne retrouve pas assez dans les livres, alors, j’étais contente de cette idée !

Personnages secondaires et péripéties

J’avoue, Cerise a vécu quelques mois assez intenses, tout lui tombe sur la tête ! Que ça soit professionnellement, amicalement ou amoureusement, elle vit des aventures instables. Elle vit ses aventures avec beaucoup de personnages secondaires : Nick, Eli, Jimmy, Dora… J’ai adoré l’amitié qu’elle a nouée avec sa collègue chez les Burke. La seule chose que j’ai trouvé regretté  c’est de ne pas avoir de nouvelles d’eux dans l’épilogue.

La relation amoureuse et ses difficultés

Bon, comme chaque romance qui se respecte, le chemin n’est pas aisé. Il y a des obstacles et c’est ici que l’auteure se démarque selon moi. En effet, tout ce qui est relié à l’histoire entre Julian et Cerise reste nouveau, moderne et j’ai apprécié cela. Enfin des personnages naturels ! Enfin des réactions normales et pas robotiques ! Bravo à l’auteur pour cet œil et cette plume qui reflètent la réalité des relations. Tout n’est pas rose et des fois, il faut du temps pour savoir s’apprivoiser et s’accorder.

La plume de Laurie Pyren

On rit, on pleure, on est surmené. On a un florilège d’émotions qui passe à travers les pages et les chapitres. On s’attache finalement à ces deux personnages même si ce n’est pas un coup de cœur pour moi, j’ai passé un bon moment de lecture. C’est parfait pour un dimanche après-midi cocooning. On est bien, dans sa couette, à lire les aventures de Cerise.

Les – :

  • Le caractère de Julian.
  • L’absence des personnages secondaires dans l’épilogue.

Les + :

  • Le personnage de Cerise.
  • La réalité des relations dans le roman.
  • La plume de Laurie Pyren qui nous fait vibrer d’émotions.
  • Les divers voyages qui font rêver

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Sans Toi – Tome 1 : l’envol – Amélie B

41RV-JI130L._SX322_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : Roman feel good à ne pas manquer ! « À 28 ans, Béatrice a tout pour être heureuse, mais sa vie est loin de celle dont elle rêvait. Fatiguée par la monotonie de son quotidien et par la futilité de son boulot, elle pourrait se reposer sur Maxime, son compagnon. Mais ce dernier multiplie mensonges et attitudes suspectes. Même ses amies, pourtant si pétillantes, n’arrivent plus à lui remonter le moral… Lors d’un week-end à Lisbonne avec Max, un appel va bouleverser son existence et la plonger dans une succession d’aventures inattendues… » Dans ce premier volet d’une trilogie peu commune, Amélie B. réussit à nous captiver en mêlant romance, suspense et rebondissements. En jonglant avec des personnages attachants et des paysages authentiques, elle nous transporte dès les premiers mots….

Mon avis : Je remercie Amélie B pour l’envoi de son roman en service presse. J’ai pu découvrir la fille aux cheveux roses dans le cadre du PAI et comme j’avais dit que j’aurais bien tenté de nouvelles aventures, j’ai eu la grande chance de trouver un mail d’Amélie B dans ma boîte mail.

Ainsi, j’ai pu lire le premier tome de la saga Sans toi. Voilà une belle découverte !

Le lâcher prise

Je pense que c’est l’un des thèmes principaux du roman. En effet, on fait la rencontre de Béatrice, une jeune femme de 28 ans qui a une vie assez banale : copines, boulot, petit ami. Elle s’est construit un petit cocon avec son amoureux. Elle est entourée de sa mère et de son beau-père Sam. Elle a un chat, Mozart, qu’elle adore. Béa n’a pas eu la vie facile, elle perd son père dans sa jeunesse et se retrouve seule au monde avec sa maman. Bref, la vie continue malgré tout.

Max, son fiancé, est un garçon assez énigmatique dès le départ de l’histoire. Evasif, retiré, solitaire, on sent bien qu’il y a quelque chose qui cloche… Béa en est persuadée.

Suite à un événement dans sa vie, Béa craque complètement. Je pense que l’expression « c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase » est extrêmement vraie. On suit ce cheminement pour retrouver l’essentiel dans la vie. C’est très beau.

Les personnages secondaires

Là où je mets des réserves, c’est sur les copines de Clara. Elles semblent être de super copines depuis toujours et finalement, elles sont assez effacées tout au long de l’histoire. Elles font quelques apparitions et leurs réactions m’ont un peu déstabilisée. Ce point « négatif » reste vraiment une conviction personnelle. J’avoue que c’est un point qui m’a saisi parce que mes amies ne réagiraient jamais de cette manière.

J’ai, cependant, adoré les parents de Béa. Ils sont très sympathiques et très dynamiques. C’est un couple que j’ai apprécié découvrir. De plus, on sent bien que la relation qui relie Béa et sa maman est forte. Le petit coup de fil pour ne rien dire, on le connait tous ! J’ai trouvé que l’auteure avait eu une belle idée ici.

L’intrigue

Il est difficile de vous en parler sans vous dévoiler une partie de cette dernière. Je trouve que c’est beau, on voyage géographiquement mais aussi intérieurement. Béa est à la recherche de son moi profond. Elle veut trouver ce qui la fait vraiment vivre et ça, c’est chouette.

On fait le tour du monde… New York, le Pérou… Amélie B nous envoie du rêve et nous fait voyager à travers de magnifiques descriptions.

Ce que j’ai aussi apprécié c’est le rôle de Max dans cette histoire : il est courageux et fort. C’est excellent.

La plume

C’est magique. C’est la deuxième fois que j’ai du mal à lâcher ce qu’Amélie B me propose de découvrir. C’est très intéressant et je pense que la plume y est pour beaucoup. J’apprécie la place que l’auteure laisse aux émotions dans ses romans. Cela me pousse à lire le deuxième tome (qui m’attend dans ma liseuse, vivement !)

Les – :

  • Les personnages secondaires… Je n’ai pas su m’identifier.

Les + :

  • Le voyage
  • Les personnages de Béa et de Max
  • La plume de l’auteure
  • La recherche de ce qui nous fait vibrer dans la vie

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Wipe me – Alex Camarone

51+g5UJSb4L.jpgRésumé : Tyler Bole, vingt et un ans, est un homme blessé. Après un séjour en prison, l’espoir du surf californien, l’artiste comme on l’appelait, a tout perdu et il n’est pas vraiment le bienvenu dans sa ville, Santa Barbara.

À peine revenu, Tyler, rongé par le doute et le ressentiment, n’a qu’une idée : partir. Partir loin, pour oublier sa foutue existence, sa vie brisée, ses rêves en berne.

Sauf qu’il y a Mia. Mia, dix-huit ans révolus, qui n’a cessé de l’aimer en secret depuis trois ans et qui n’est plus l’adolescente boutonneuse que Tyler a connue. De solides convictions en tête, des étoiles pleins les yeux et des courbes à rendre fou, la jeune femme est désormais prête à tout pour soigner et conquérir le cœur naufragé du beau surfeur.

Quand on doit réapprendre à surfer sur les vagues de la vie, l’amour est souvent la meilleure planche.

Mon avis : Je remercie les éditions alter real pour l’envoi de ce roman en service presse. J’aime beaucoup la diversité proposée dans cette maison d’édition. Ainsi, je peux passer par tous les genres de lecture. Plutôt sympathique, non ?

Bref, laissez-moi vous présenter Wipe me d’Alex Camarone. Ce fut une lecture agréable mais qui n’a pas su me convaincre dans la totalité.

Les personnages

Si j’ai apprécié le personnage de Tyler, le personnage de Mia m’est complètement passé au-dessus de la tête. Dommage ! Mia est une jeune femme qui a décidé de prendre un tournant incroyable dans sa vie : terminé la première de classe, les jupes plissées et la timidité ! Laissez-place à une bombe au physique parfait. Ce qui m’a déplu dans ce personnage, c’est sa superficialité : elle change du tout au tout pour qu’un garçon la remarque… Effectivement, son changement lui correspond, elle est mieux dans ses basket et tant mieux pour elle ! Cependant, à force de vouloir grandir trop vite, on se brûle les ailes. J’ai trouvé que la crédibilité de l’histoire en a pris un coup quand le jeu de séduction entre Mia et Tyler a commencé. Dommage.

Tyler est un jeune homme dont la vie n’est pas facile : après trois ans en prison, il revient à Santa Barbara, endroit parfait pour sa passion : le surf. C’est un garçon qui connait la valeur de la vie. Il ne laissera jamais tomber sa famille. Je l’ai bien apprécié.

L’intrigue… les pieds au bord de l’eau, le top !

J’avoue que ça m’a fait du bien d’avoir une intrigue qui se passe près de l’océan. J’ai apprécié ces moments entre les filles sur la place, les souvenirs de surf de Tyler, on a l’impression d’y être et cela fait du bien. Le père de Mia est le gérant d’un bar, j’ai apprécié y passer mes soirées avec eux ! C’est une ambiance de vacances (que j’aimerai bien prendre, j’vous jure !) qui fait du bien au moral.

L’intrigue tourne autour de cette attirance physique entre les deux. On se repousse, on s’attire… Voilà une lecture pour laquelle on ne se prend pas la tête, cela se laisse lire rapidement et j’ai trouvé rafraichissant cette histoire qui serait parfaite pour une soirée d’été.

La plume de l’auteur

Déjà, j’ai été assez surprise de trouver un auteur dans cet exercice. Je pense que c’est la première fois que je lis du New adult écrit par un homme. Tant mieux ! Je tiens donc à féliciter l’auteur qui a su faire de cette histoire un moment de lecture agréable. La plume de l’auteur à un goût de vacances, on ne se lasse pas de cet univers. La seule chose que j’aurais à redire, ce sont les mots un peu trop vifs et vulgaires (à mon goût… après, j’étais quand même prévenue étant donné que c’est du NA) pour moi.

Les – :

  • Le personnage de Mia avec qui je n’ai pas su vraiment m’entendre.
  • Les propos un peu trop vulgaires pour moi.

Les + :

  • Le personnage de Tyler qui vient équilibrer le duo
  • L’intrigue très sympathique qui est rafraichissante
  • La plume de l’auteur
  • L’océan et le surf ! Excellente idée

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On n’attire pas les hirondelles avec du vinaigre – Juliette Sachs

41J3ORlpMDL._SY346_.jpgRésumé : Camille, une journaliste sympathique et un brin gaffeuse qui atteint le cap de la quarantaine, a l’impression que sa vie est au point mort. Lorsqu’elle apprend que son ex a eu la promotion dont elle a toujours rêvé et qu’il va se remarier avec une sublime créature bien plus jeune qu’elle, Camille décide de reprendre sa vie en main. Aux grands maux, les grands moyens : dans la petite ville où vit Camille, des femmes seules sont retrouvées étranglées chez elles. Bille en tête, la journaliste se lance dans une enquête secrète et périlleuse : elle veut en savoir plus sur les meurtres et tenter de publier un scoop qui boostera sa carrière. Mais elle n’imagine pas les péripéties dans lesquelles son enquête va la conduire : elle devra s’inscrire sur un site de rencontres en ligne et jouer le jeu de la femme célibataire qui se cherche un partenaire, tout en cachant la vérité à son séduisant chef et à sa meilleure amie. Sans oublier sa mère qui la rend folle ! Autant dire que Camille n’a pas fini d’en voir de toutes les couleurs !

Mon avis : Je remercie les éditions Alter Real pour l’envoi de ce roman. Je suis toujours accueillie comme une reine dans cette maison d’édition et je trouve cela topissime ! Merci encore aux éditrices pour leur gentillesse.

J’ai donc pu découvrir le roman On n’attire pas les hirondelles avec du vinaigre de Juliette Sachs. Je m’attendais à tout sauf à ce que j’ai lu, je m’attendais à tout sauf à rire des bêtises de Camille et je m’attendais à tout sauf à une excellente lecture qui frôle le coup de cœur.

Une intrigue très réaliste

Qu’est-ce que j’ai ri ! Si Camille est une jeune femme pétillante et dynamique, c’est aussi une vraie femme avec ses états d’âme, son côté gaffeuse et une famille complètement déjantée. On la prend avec ses défauts et si cela ne convient pas… Salut ! Préparez-vous à boire des litres de bière, à passer du temps dans des bars et à rire. L’accumulation des péripéties est crédible puisqu’il est très bien maîtrisé grâce à une plume très intelligente et drôle.

Des personnages secondaires très agréables !

L’auteure fait fort avec son personnage principal. Cependant, il faut aussi souligner les personnages secondaires : Charlotte, sa meilleure amie est aussi folle que Camille, Marc, son patron aussi charmant qu’intelligent, mais aussi les parents de Camille : j’ai cru voir les parents de Bridget Jones. J’ai ri tout au long du repas du samedi soir ! Bravo à l’auteure pour nous avoir créé des personnages aussi sympathiques et pétillants.

L’enquête

J’avoue que c’est là où le roman a perdu quelques petits points. C’est l’enquête qui fait que le roman frôle le coup de cœur… J’ai trouvé que c’était un peu trop évident. Cela n’enlève rien au charme de ce roman puisque ce n’est pas un roman policier mais pour moi, il n’y a pas vraiment eu de surprise. Cependant, le fait que Camille essaye d’élucider cette enquête en s’inscrivant sur un site de rencontre, j’ai trouvé cela très sympathique ! Après tout, c’est une journaliste qui veut évoluer !

La plume de Juliette Sachs

C’est un bol d’air frais. J’ai adoré cette plume qui rend vraiment justice à l’histoire. On rigole, on ne prend pas de pincette. Les expressions sont franches et apportent énormément de crédibilité à l’histoire. On se sent bien dans cette intrigue sans chichi. Ajoutons à cela des dialogues frais et réalistes et l’on obtient un roman qui se lit rapidement, qui fait franchement rire (non, pas sourire, rire !).

Les – :

  • La fin de l’enquête un peu trop évidente.

Les + :

  • Les personnages qu’ils soient principaux ou secondaires, je ne vois aucun faux pas.
  • Mention spéciale pour le personnage de Camille que j’ai adoré !
  • La plume de l’auteure… Quel bol d’air frais.
  • Avoir su me faire rire. C’est plutôt rare durant mes lectures.

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Un jardin au creux des mains – Michel Cordeboeuf et Hélène Valentin

xcover-2972.jpgRésumé : Combien de trésors, de couleurs et de saveurs se cachent dans les jardins ? Le plus petit jardin est une terre infinie d’aventures et d’imaginaire. Il suffit de pousser la grille pour se laisser inviter dans le plus merveilleux des décors d’histoires où se dissimulent parfois de bien gentils coquins.

Mon avis : « Pauline, tu vas adorer ! » Marie-Hélène, si tu savais à quel point tu avais raison. En ce jour de printemps mais surtout en ce jour destiné aux enfants, laissez-moi vous présenter le roman jeunesse illustré élaboré par Michel Cordeboeuf et Hélène Valentin. Si j’ai déjà rencontré la plume de Michel Cordeboeuf, les illustrations d’Hélène Valentin m’étaient inconnues.

Un plongeon dans l’enfance

Je suis charmée, tout simplement parce que je me suis retrouvée dans ce livre pour enfants. Mes grands-parents habitaient la campagne, j’ai passé énormément de vacances chez papi et mamie ! Les souvenirs dans le jardin, j’en ai énormément. Les souvenirs avec papi dans le potager, j’en ai à foison. Mamie et ses fleurs, une grande histoire d’amour ! Quel ouvrage, j’en ai le cœur rempli de bonheur.

On suit les aventures d’un petit garçon qui vit chez ses grands-parents au rythme des saisons. Ainsi, on voit l’évolution et les changements du jardin au fil des saisons. C’est un hymne aux souvenirs, à la campagne et à la nature !

Un jardin qui nous rappelle la magie de la vie

Grand-mère et grand-père sont deux personnages très sympathiques à découvrir. Ce sont des grands-parents formidables. J’ai apprécié le fait qu’il n’y ait pas de noms, tout le monde peut s’identifier. C’est une très belle idée. Les enfants pourront laisser aller leurs imaginations et leurs souvenirs. C’est le plus important pour moi dans cette histoire. Les enfants devraient avoir plus de romans illustrés comme celui-ci dans les mains.

Finalement, même si le jardin a une place très importante dans ce livre, il ne faut pas oublier qu’il n’est pas la chose la plus importante dans cette histoire. En effet, le plus important c’est la création des souvenirs, les bons moments passés en compagnie des grands-parents. Si tout le monde pouvait avoir les souvenirs que j’ai avec les miens, le monde se porterait bien mieux.

Le jardin est l’image de la vie qui passe : les fleurs, les insectes, les animaux, les fruits et les légumes sont les traces de ce temps qui passe, qui s’effrite… C’est très intense comme image. Ce sentiment ne nous quitte pas. Suivre le jardin au fil des saisons est une très belle idée.

Les illustrations d’Hélène Valentin

Là où c’est encore plus intense pour moi, c’est dans les illustrations… Quel travail ! Je ne suis pas fan de lire sur l’ordinateur mais ici, je l’ai fait. J’ai profité des dessins, des détails, des couleurs. Purée, j’ai adoré ! C’est vraiment excellent. Ce sont des illustrations que j’ai apprécié parce qu’elles me rappellent les livres que je lisais étant enfant. Oui, la nostalgie et les souvenirs ne m’ont pas quittée un instant durant ma lecture !

La plume de Michel Cordeboeuf

On ressent encore une fois toute la douceur et la poésie du genre « jeunesse ». Délicatement, l’auteur parvient à installer le lecteur confortablement dans sa lecture, on se retrouve sur un petit nuage. On a un mélange de prose, de poésie, de rythmes et de rimes… Bref, on est bercé par une jolie plume et une histoire pleine de sensibilité et de jolis messages.

Les – :

  • Rien, mon cœur de lectrice est comblé. Merci

Les + :

  • Les personnages : un petit fils et ses grands-parents. Un bonheur !
  • Les illustrations qui sont magnifiques. Je fonds littéralement, bravo !
  • Les messages véhiculés : l’importance des souvenirs.
  • Le jardin qui marque le temps qui passe et la vie.

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Love and hope – Tome 2: Ether – Julie Dauge

41KMdseh+qL._SY346_Résumé: La famille d’Ether est riche, très riche ; et elle veut l’être encore plus. C’est pour cette raison que, dès son plus jeune âge, Ether est promise à un PDG de quarante ans son aîné. Par cette union, ses parents souhaitent créer une alliance et ainsi faire fructifier l’entreprise familiale. Mais à quel prix ? Sacrifiée pour l’argent, Ether n’est pas une adolescente comme les autres. À 20 ans elle n’a jamais connu l’amour de ses parents, n’a pas le droit de choisir ses vêtements ou d’aller sur Internet, et n’a jamais eu ni amis ni petit copain. Un jour, dans un élan de folie, elle suit sa  » liste désespérée  » qu’elle a écrite quelques années plus tôt. Que ce soit pour aller à une soirée étudiante ou assister à un match, elle n’hésitera pas à user de subterfuges pour faire ces choses qui lui sont interdites qui vont la mener à sa rencontre avec Micah et à développer une relation secrète par textos. Avec lui, elle se sent revivre. Un soir, c’est le choc de trop. Ether décide de changer le destin qu’elle s’est depuis longtemps résignée à subir. Elle demande alors à Micah la plus folle des preuves d’amitié pour se sauver d’un sordide avenir tout tracé. Pour le meilleur, et pour le pire…

Mon avis : Je remercie les éditions de l’Opportun ainsi que Théa pour l’envoi de ce deuxième tome. Souvenez-vous, j’avais adoré le premier tome de la saga Love and Hope de Julie Dauge. J’ai pris le temps de découvrir le tome suivant, centré sur Ether, qui est une très belle lecture.

Un roman fort et puissant

Quelle claque. J’ai apprécié l’originalité de l’intrigue ici. En effet, on retrouve ici une caractéristique que l’on retrouve bien souvent dans la romance historique et non dans la romance contemporaine. Ether est fiancée, depuis qu’elle est née, à un homme de 40 ans de plus qu’elle. Elle est pied et poing liés par ce contrat établit entre son futur époux et ses parents.

Ce deuxième tome est une claque. Franchement, j’ai eu tellement mal au cœur pour Ether qui ne connait ni l’amour d’une mère ni celui de son père. Elle est seule dans sa barque jusqu’à ce qu’elle rencontre Megan, Tirell et sa bande d’amis.

Une construction intéressante

L’intrigue est en constante évolution. Que ce soit entre le début et la fin du tome ou entre tous les tomes. On reprend des événements qui sont évoqués dans le premier tome en changeant de point de vue. On ajoute des détails que l’on n’avait pas forcément dans le premier tome. J’ai trouvé l’idée intelligente et très sympathique. En effet, on en apprend encore un peu plus sur Megan et Tirell alors que le tome n’est pas centré sur ce couple. Par les multiples interventions de Micah et d’Ether qui se partagent la narration, on se retrouve avec un deuxième tome sensationnel qui véhicule tellement d’émotions qu’à la fin j’ai eu un pincement au cœur de quitter la bande…

Ether et Micah : une rencontre attendrissante

Rien ne pouvait laisser présager que ces deux personnages deviennent aussi proches. Tout commence par les textos puis petit à petit, ils apprennent à se connaitre jusqu’au moment où Ether lui demande un énorme service qui fait basculer le roman. J’ai trouvé l’idée intéressante. Ether et Micah sont deux personnages qui s’entraident. En effet, on se retrouve avec un beau duo qui met en avant de jolies valeurs : la confiance, l’amitié, la loyauté et la protection de l’autre.

La plume de Julie Dauge

Quel plaisir de retrouver cette plume qui m’avait fait vibrer avec un premier tome qui m’avait laissé sur les fesses. Ici, je retourne une nouvelle fois sur mon fessier. Julie Dauge est talentueuse, elle est en bonne voie pour être une des valeurs sures de ma bibliothèque. On passe un excellent moment de lecture bercé par des mots poétiques, beaux et chargés d’émotion. Bravo Julie !

Les – :

  • Les conversations texto… Je les ai trouvées un peu trop adolescentes.

Les + :

  • Le panel de personnages que l’on prend plaisir à découvrir et à redécouvrir.
  • La plume de Julie Dauge que j’adore
  • Le personnage d’Ether qui m’a pris aux tripes.
  • L’originalité de l’intrigue ! Au top.

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De terre et de racines – Oriane

61jcky1YdhL.jpgRésumé : Où se cache notre identité ? Sur nos terres, dans nos racines… ailleurs ? Au Grand Terrier, Gareth subit le rejet quotidien. Il ne s’imaginait pas sauver Corène, quitter son pays ou encore affronter les meurtriers « respectables » de son père. Pourtant, même loin des siens, il protégera Corène. Parce que sa culture et ses différences le fascinent et le troublent à la fois. L’alchimie se crée et il est bien décidé à comprendre… Pourquoi des gardiens terrons pourchassent-ils une jeune Silverine ? Exil, manipulation, mort ; le pire les menace. Hélas, plus question de reculer : il leur faut éclairer le passé pour enfin se définir. Découvrez une romance pleine de questionnements, d’innocence et de légèreté, quand deux héros venus de pays différents voient leurs repères chamboulés et l’ombre du passé les poursuivre.  A leur âge, on ne devrait pas s’inquiéter de demain. Mais plus encore, ressentir un tel amour. Comment vont-ils y survivre ?

Mon avis : Je remercie le Prix des Auteurs Inconnus pour l’envoi de ce roman. En effet, ce dernier signe ma participation dans la catégorie « young adult » du mois de mars.

J’ai rencontré l’auteure au salon du livre d’Orchies. Enfin…non, j’ai bugué comme une andouille devant son nom et la couverture de son roman. « Je connais ce titre… je l’ai déjà vu quelque part ». C’est Oriane qui m’a sorti de ma rêverie en me parlant du PAI. En plus d’une rencontre qui prête à sourire, j’ai eu la chance de rencontrer une auteure très sympathique, souriante et qui donne envie de lire son roman. Je suis donc partie plutôt confiante dans ma lecture.

Une histoire d’amour dans une intrigue SF

J’avoue, la SF est, pour moi, un genre bien particulier. En effet, on peut trouver tellement d’éléments divers et variés que je ne sais jamais à quoi m’attendre. Ce qui est bien ici, c’est la romance. Etant une fan de romances et de belles histoires d’amour compliquées, je fus ravie d’en trouver une dans cette histoire. J’ai trouvé agréable ce mélange des genres.

La découverte d’un monde imaginé intéressant

On fait la rencontre d’un monde imaginaire très sympathique. On a deux peuples créés41067534_10156785467017376_4907767977048276992_n de toutes pièces. On se retrouve avec, d’un côté, les Terrons, et de l’autre côté, les Silverains. Voilà deux peuples construits dans l’opposition. Les Terrons vivent sous terre, privés de lumière et d’eau. Ils utilisent des techniques ultra modernes pour vivre difficilement.  Les Silverains, eux, vivent à l’air libre, profitant et jouissant de la nature et des ressources de cette dernière. Leur vie est plus simple et radieuse.

Deux civilisations, deux manières de vivre, deux évolutions différentes s’offrent donc à nous. Ils ne se côtoient que très peu. Le strict minimum à vrai dire.

Un passé collectif mystérieux

Tout au long du roman, on se demande ce qui a bien pu arriver pour que les deux peuples vivent de ces manières complètement opposés. Pourquoi les Terrons vivent ainsi, de manière difficile, alors que les Silverains semblent avoir une vie beaucoup plus simple.

L’auteure dévoile intelligemment le passé qui relie les deux peuples. Tout au long du roman, on découvre et on comprend ce qui s’est passé. C’est un des côtés de l’histoire que j’ai beaucoup apprécié. On ne se noie pas dans la SF. C’est excellent.

Les personnages

Voici une romance très Shakespearienne dans sa construction. Les deux protagonistes qui tombent amoureux sont bien évidemment issus des deux peuples. Deux familles que tout oppose, des convictions différentes et une haine ancestrale. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à Roméo et Juliette. N’entendez pas, par cette comparaison, que la fin de l’histoire est funeste. Je fais un parallèle sur la provenance des personnages.

C’est ainsi que l’on fait la connaissance de Corène et Gareth. Deux personnages que tout semble opposer. Cependant, Gareth va protéger Corène. On ne sait pas trop ce qui le pousse à agir ainsi mais il est fasciné par cette personne qui représente tout ce qu’il n’est pas. C’est hyper intéressant à traiter dans ce genre de roman. On suit leur progression avec plaisir. Voilà deux personnages très agréables à suivre.

Les notions abordées

Là où l’auteure frappe fort, c’est dans la multiplicité des thèmes abordés. Ainsi, on parle de racisme, de discrimination, de différence. Il faut aussi souligner la quête identitaire. En effet, elle fait partie entière du roman. Le titre est évocateur « de terre et de racines » : j’ai directement pensé au fameux « tu es poussière et tu retourneras dans la poussière ». Voilà un beau message sur la différence et l’acceptation de cette dernière. Ajoutons à cela les notions universelles qui font mouche : l’amour, la mort, l’amitié et le jour est joué ! On se retrouve avec un roman que l’on apprécie découvrir du début à la fin.

La plume d’Oriane

Quel punch ! On sent le dynamisme de l’auteure à travers sa plume et ses mots. On ne s’ennuie pas un instant. Il y a eu quelques longueurs au début du roman pour moi mais une fois la mise en place faite, on rentre dans l’histoire qui devient rapidement captivante. J’ai trouvé le tout crédible.

Les – :

  • Quelques longueurs au départ mais rien de grave.

Les + :

  • Le monde inventé
  • La plume d’Oriane
  • Le duo Corène / Gareth
  • Les notions abordées
  • Le mélange des genres bien maîtrisé 

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Le fauteuil de César – Laure Lapègue

CVT_Le-fauteuil-de-Cesar_3562.jpgRésumé : « César n’est pas mort ! Il te salue et t’invite à fêter dignement la trente-neuvième année d’une vie qui, fort heureusement, n’a pas pris fin prématurément. Seul le cercle de proches est invité, alors ne prévois rien d’autre que ta bonne humeur ! PS : Au cas où tu hésiterais, je te réserve une surprise d’écrivain… » Trois mois après un grave accident de voiture, César invite ses meilleurs amis à le rejoindre dans la maison de campagne où il effectue sa convalescence. Mais bien vite, ces derniers découvrent qu’ils ne sont pas les seuls convives et que leur hôte leur a réservé une surprise aux allures de cadeau empoisonné… L’amitié peut-elle résister à tout ? À l’amour ? À l’argent ? À l’absence ? À la maladie ? Au temps qui passe ..? Isolé pour un long week-end dans une propriété perchée au cœur de la Montagne noire, le petit groupe se verra contraint de remuer le passé et de faire face aux évènements présents pour répondre aux questions posées par leur ami César.

Mon avis : Voici ma lecture du mois de mars dans la catégorie « littérature noire » pour le Prix Des Auteurs Inconnus.

Noir, c’est noir, j’ai perdu tout espoir…

Ce roman faisait partie de ma sélection personnelle. Je pense que c’était le roman dans lequel j’avais placé le plus d’espoir. Je ne peux pas dire que ma lecture ait été mauvaise, non, mais ce n’était pas du tout ce à quoi je m’attendais, malheureusement. Je m’attendais à plus noir, plus piquant, plus cynique.

Je me suis retrouvée devant une bande d’amis qui m’a posé problème. En effet, j’ai trouvé dommage qu’il n’y en ait pas un pour relever la bassesse des soit disant amis de César. Ils sont tous là avec une arrière-pensée. Cupidité ? Culpabilité ? Tout y passe… Quel malheur ! Cependant, j’ai été surprise plus d’une fois par les comportements et attitudes des personnages. J’avoue qu’ils ont épicés la lecture, par moments.

Les personnages

César était hyper prometteur. Un écrivain connu qui frôle la mort. Je me suis dit que les retrouvailles avec ses amis qui ne le sont plus vraiment allaient être un véritable feu d’artifice mais finalement, j’ai été un peu déçue. L’idée de base est bonne. Néanmoins, j’ai trouvé que ce n’était pas assez noir, c’est vraiment dommage. Je pensais à une sacrée revanche, une bonne frousse pour les personnages comme pour les lecteurs et à un moment de lecture intense.

L’intrigue

L’idée du huis clos était vraiment intéressante. On vogue entre passé et présent. On passe d’un personnage à un autre, on y ajoute une auxiliaire de vie qui ressemble à Hagrid, un chien, des voisins. Il n’y a pas de longueurs pour moi, le rythme reste correct.

Tout tient aussi dans le moleskine de l’auteur qui est un objet-personnage pour moi.

Sentiments contradictoires

L’extrait lu pour les présélections était vraiment très, très bon ! Je l’ai noté directement en me disant « celui-là, il faut que je le lise ! ». J’avais hâte de me lancer dans ma lecture et finalement, je n’ai quasiment pas fait de pause dans cette dernière. Il y a quelque chose qui m’a poussé à lire rapidement. Je pense que c’était ma volonté de voir s’il y allait avoir quelque chose de plus sombre. Je ne peux pas dire que c’était une mauvaise lecture mais je ressors déçue par rapport à ce que j’attendais.

La plume de l’auteure

Ma foi, ce n’était pas désagréable comme découverte. J’ai passé un moment de lecture assez sympathique même si pour moi, cela n’est pas suffisant. Les personnages ont des psychologies assez bonnes, bien construites. La plume est agréable.

Les – :

  • Une déception quant au côté noir du genre auquel ce roman s’apparente.
  • La bande d’amis qui ne m’a pas forcément plu.

Les + :

  • Le personnage de César
  • Les décors
  • Le huis clos

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Orage à l’Oyat des dunes – Isabelle Bergi

téléchargement.jpgRésumé : Ronchon par nature, Antoine n’a pas les vacances dont il a rêvé. Est-ce une raison pour gâcher celles de sa femme et de ses amis? Au vu des caractères très hétéroclites des protagonistes, leur escapade finistérienne risque de vite devenir orageuse…Des conflits vont inévitablement surgir et les secrets éclater au grand jour. Un roman qui vous garde en haleine et une question qui demeure en suspens, l’amour et l’amitié peuvent-t-ils survivre à toutes les épreuves?

Mon avis : Je remercie chaleureusement Isabelle Bergi pour sa demande de partenariat. J’ai été très touchée de voir que l’auteure m’avait contactée via la page facebook du blog. Grâce à son message, j’ai pu découvrir un roman très sympathique et frais. Je ne m’attendais pas du tout à ce style de roman.

Une virée dans le Finistère

Ce que j’ai directement apprécié, c’est le voyage que nous propose de faire l’auteure. En effet, on évoque plusieurs voyages dans le roman : Venise, Munich ou encore les Cyclades mais le seul voyage que l’on fait avec les personnages est celui des grandes vacances. On part dans le Finistère, on va donc vivre quinze jours dans l’Oyat des dunes, une maison typique de la région.

On est transporté directement : mer, marchés aux poissons, crêperies et apéro. Tout est réuni pour que l’on passe un moment de détente.

Les personnages

On a trois couples qui évoluent sous nos yeux pendant notre lecture. On fait la rencontre d’Antoine et Gabrielle, de Simon et d’Anna ainsi que de Paul et de Lauriane. C’est, je pense, la seule chose qui m’a un peu chiffonné durant ma lecture : le manque d’équilibre entre les personnages. Si Antoine, Anna, Gabrielle et Lauriane sont assez présents dans l’intrigue, j’ai trouvé Paul et Simon un peu trop effacés. C’est dommage, l’intrigue est quand même basée sur des vacances entre amis et deux sont là sans forcément l’être. Après, je pense que cela peut s’expliquer par leurs caractères mais j’avoue que j’aurais apprécié un meilleur équilibre et connaitre un peu plus les passés et les vies privées de ces personnages.

Antoine et Anna ont de sacrés caractères. D’ailleurs, ils m’ont irritée tout au long du roman. Ils râlent, se plaignent, sont souvent à la limite de la méchanceté avec leurs proches… Bref, heureusement que Gabrielle, sa patience et sa gentillesse m’ont permis de respirer dans cette bulle de négativité. Lauriane est un personnage que j’ai apprécié par sa superficialité, elle fait son petit effet dans ce groupe d’amis qui est sur le point d’imploser.

L’intrigue

J’avoue que l’auteure m’a beaucoup surprise dans la construction de l’histoire. Le suspense est à son comble tout au long du roman. On ne comprend le fin mot de l’histoire qu’à la toute fin du roman. J’ai trouvé la fin drôle, qui porte à sourire et qui nous prouve une nouvelle fois que l’habit ne fait pas le moine.

Isabelle Bergi tient ses personnages d’une main de maitre. On se plait dans cette histoire estivale. J’ai apprécié les flash-back qui aident beaucoup à la compréhension de l’histoire et à l’installation du climat. Le lecteur n’a plus qu’à sortir le popcorn.

La plume

J’ai fait une très belle découverte. Fine, drôle, intelligente et dynamique, cette plume saura séduire plus d’un lecteur ! Je ne peux que souhaiter une longue vie à ce roman frais et très sympathique.

Les – :

  • Un léger déséquilibre entre les personnages et la place qu’ils prennent

Les + :

  • L’intrigue
  • Le voyage et les paysages du Finistère
  • Le climat de l’histoire : ça montre crescendo !
  • La plume de l’auteure

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Voyages en terres sauvages – Épisodes 1 & 2 – Tiphaine Levillain

téléchargement (1)Résumé : Le Nouveau Continent a été découvert par hasard. Aussitôt envahi par des hordes de colons, une nouvelle civilisation cosmopolite articulée autour de l’élevage s’y est installée, au détriment des populations qui vivaient déjà là. Les Terres Sauvages s’étendent au nord, loin des quelques régions colonisées. Là-bas, les autochtones vivent encore libres, aux côtés des esprits de la nature. Kirkima Latross, exploratrice lutine connue et reconnue pour ses nombreuses aventures, se rend pour la première fois sur le Nouveau Continent pour y mener des recherches d’ordre privé…

Mon avis : Je remercie les éditions Nutty Sheep ainsi que Céline Thomas pour l’envoi de ces deux premiers épisodes de la série Voyages en terres sauvages que j’ai beaucoup appréciés.

Un monde incroyable

Je pense que c’est ce que j’ai le plus apprécié dans ce roman. Tiphaine Levillain nous propose un monde inventé de toutes pièces mais il y a quand même quelques points que l’on trouve dans le monde réel. J’ai trouvé cela intéressant. Cela permet au lecteur de s’identifier aux lieux. On parle d’Ancien et de Nouveau Continents, de ranch, d’une traversée en bateau mais on mêle cela à des courses de lézards, à des lutins et des gobelins ainsi qu’à des noms de villes que l’on ne connait pas. Quelle belle trouvaille !

Ce que j’ai aussi aimé, c’est le fait que l’auteure montre aussi ces différences de la société : les riches ne côtoient pas les pauvres. C’est ainsi. A juste titre, l’auteur nous prouve que ce n’est pas l’argent qui fait le bonheur !

Les personnages

Dans ces deux premiers épisodes, on suit les aventures de Kirkima Latross, une lutine qui est une grande exploratrice. On la retrouve sur un bateau pour une traversée de trois semaines. J’ai trouvé que le premier épisode posait bien les bases de la suite des aventures de Kirkima. On a à faire à une personne intelligente, qui ne manque pas de courage et qui sait dire « non » ou « stop » quand il le faut. Ce n’est pas une tête brulée et j’ai apprécié cela.

On fait la rencontre de personnages secondaires tous bien travaillés. Si dans le premier épisode, on fait la rencontre d’un lutin – une grosse brute aux poings remarquables- dans le deuxième épisode, on fait la rencontre d’une jeune femme incroyable qui n’a peur de rien.

Tiphaine Levillain laisse présager des aventures où Kirkima va se confronter à des dangers différents ainsi que côtoyer des personnages hauts en couleur et très différents eux aussi.

L’intrigue

On va voyager, découvrir et explorer cela en est certain. J’ai apprécié cette mise en bouche. J’ai hâte d’avoir la suite entre les mains. C’est un appel au voyage, on va vers des contrées reculées, inconnus de tous pour y découvrir des populations sauvages qui peuvent nous apprendre beaucoup de choses.

La plume

J’ai encore fait une belle découverte ici. J’ai adoré le fait que l’auteure créé son monde. J’ai trouvé le voyage intense et tout à fait crédible. Si l’auteure invente les lieux, les décors et les personnages, le monde reste assez semblable au notre (pour le moment, la suite des aventures me dira si je me suis trompée, ou non). J’ai trouvé la plume très sympathique, dynamique et véridique. Les dialogues sont sensés et globalement, on passe un bon moment de lecture.

Les – :

  • Même si j’ai lu deux épisodes d’affilée, je préfère quand même avoir la totalité de l’histoire sous les yeux : où sont les personnages du premier épisode que l’on ne retrouve pas dans le deuxième ? Cela créé la confusion dans mon esprit. J’espère que la reprise de la lecture ne sera pas trop compliquée.

Les + :

  • Le monde créé par l’auteure.
  • Le personnage de Kirkima que j’ai adoré.
  • Les personnages secondaires.
  • La plume de l’auteure.

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Chambre nymphale – Maude Elyther

chambre-nymphale-1170568-264-432Résumé : À la suite d’un traumatisme, Otto se trouve confronté à un paysage de désolation et de ténèbres. En proie à ses démons, il évolue dans un univers de sombres fantasmagories, recréant la réalité en l’arpentant dans sa sensibilité, flirtant ou communiant avec la folie. Entre ses instincts archaïques et le Monstre dévorant, la métamorphose opère.

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois Dorian Lake ainsi que les éditions Noir d’absinthe pour l’envoi de ce roman en service presse via SimPlement. Je suis de plus en plus fan de cette plateforme qui facilite vraiment les échanges entre auteurs, éditeurs et blogueurs ! Quelle belle idée !

Un univers surprenant

Comme d’habitude, je n’ai pas lu le résumé. Je fais aveuglement confiance à Noir d’absinthe. J’ai vu la couverture (que je trouve magnifique) et je vous avoue que je m’attendais à tout sauf à cela ! La couverture laisse penser à un roman onirique, quelque chose d’inventif et d’inventé. Je ne pensais pas du tout me retrouver dans une lecture de ce genre. J’aurais quand même pu m’en douter, les romans de Noir d’Absinthe cachent toujours quelque chose de formidable.

La folie à l’état pur

Je ne sais pas ce que j’ai en ce moment, je ne lis que des romans sur la folie. Après la trilogie psychiatrique de James Osmont, je me retrouve dans l’histoire d’Otto, un homme qui a subi un traumatisme assez puissant. Durant toute la progression du roman, on se retrouver à évoluer dans le monde réel et le monde d’Otto. J’ai apprécié ce mélange.

Le personnage d’Otto est puissant. J’ai aimé ce personnage qui met l’homme et certains éléments à égalité, on se retrouve dans un roman où l’on tangue entre deux mondes. C’est onirique, ça oui ! Mais onirique horrifique. C’est assez troublant, on ne sait plus forcément discerner le vrai du faux… La folie, finalement, peut aussi se définir de cette manière, non ?

Deux mondes qui cohabitent dans le même roman

J’ai apprécié le fait que l’auteure parvienne à nous faire comprendre que les personnages humains ne sont pas forcément les plus importants dans cette histoire. En effet, on se retrouve avec le Vent, le Monstre, la Lune… On se retrouve donc avec des éléments et des lieux personnifiés. On prouve encore une fois qu’il y a une sorte d’égalité. Tous sont aussi importants les uns que les autres.

Finalement, à part ce que l’on sait d’Ethan et d’Otto, on n’a pas forcément beaucoup de détails sur leurs physiques, leurs routines, leurs entourages. Non, le roman se dépouille de toutes ses futilités pour aller à l’essentiel : Otto, son bourreau et sa quête identitaire.

Si on tangue entre les deux mondes, on se rend compte qu’Otto aussi : d’un côté il y a Ethan qui tient à l’aider à se remettre de son coma, de l’autre, les cauchemars et les monstres. Si Ethan tient à lui venir en aide, il tient Otto à l’écart de pas mal de choses et dès qu’Otto met le doigt sur quelque chose qui pourrait l’aider à retrouver la mémoire, Ethan le stoppe net. Intéressante intrigue qui ajoute encore quelque chose de mystérieux à l’œuvre. On est dans le flou, dans l’incertain.

L’identité

C’est une notion essentielle dans ce roman pour moi. En effet, Otto semble être différent. Via les paroles d’Ethan, on remarque qu’Otto n’est plus le même qu’avant. Otto se bat contre ses cauchemars et ces fameux trous noirs qui marquent un effort de mémoire incroyable à faire pour lui. On a une sorte de double identité qui se démarque dans ce roman. Une source de folie ? Je vous conseille de mettre votre nez dans ce roman.

L’ambiance

Le lecteur s’installe dans un univers assez intéressant. Je vous avoue que j’ai eu du mal à m’identifier au personnage d’Otto. Cependant, j’ai adoré l’ambiance qui se dégage du roman. En effet, c’est plein de monstres, d’horreur (sans entrer dans le gore), c’est onirique, tout simplement. J’ai trouvé cela intéressant. Personnellement, on n’était pas loin des décors des plus grands auteurs gothiques : on n’était pas loin d’univers proposés par Edgar Allan Poe par exemple, Ann Radcliffe (♥) ou encore Mary Shelley pour ne citer que les plus grands. On est dans une atmosphère oppressante qui tient le lecteur en haleine tout au long du roman.

La plume de l’auteure

Je ne connaissais pas la plume de Maude Elyther. J’avoue que je suis bluffée par le travail en amont de l’auteure. On sent bien que l’univers proposé est travaillé, riche et fourni pour être le plus précis possible. J’apprécie cela. Cela se sent dans la plume. Les mots sont choisis finement et très riches. Maude Elyther bouleverse les codes et rend son roman atypique. Bravo !

Maude Elyther parvient à nous faire lire des choses déroutantes et l’on en demande encore. On veut savoir comment cela va se terminer. C’est quand même assez surprenant. L’auteure est parvenue à me convaincre – pas totalement- alors que je pensais que ma lecture se passerait mal. Les images sont belles, elles donnent énormément de sens à la quête identitaire du personnage principal.

Les – :

  • Je n’ai pas su m’identifier au personnage d’Otto, malheureusement.

Les + :

  • La manière dont la folie est gérée dans ce roman.
  • L’univers gothique et horrifique. Je connais peu, mais j’y ai pris gout le temps de ma lecture.
  • La plume de Maude Elyther.
  • La quête identitaire d’Otto.

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Le passeur d’ombres – Tome 1 – Claire Mcfall

Le-passeur-d-ombres-01.jpgRésumé : Dylan a échappé de justesse à un terrible accident. Du moins, c’est ce qu’elle croit. Car le paysage désolé qui l’entoure n’a plus rien de l’Écosse. C’est une plaine dévastée hantée par des esprits. Et le garçon qui l’y attend n’a rien d’ordinaire. Il s’agit de Tristan, le Passeur chargé de l’amener dans l’au-delà. Mais cette fois, tout est différent. Le plus sacré des interdits pour un passeur est brisé : il tombe amoureux. Et cela pourrait bien lui coûter son âme… ou celle de Dylan.

Mon avis : Je remercie les éditions Michel Lafon ainsi que Camille pour leur remarquable travail. C’est toujours un plaisir de réceptionner un roman dans le cadre de ce partenariat. Ici, c’est un peu particulier parce que ce sont mes premières ENC (Épreuves Non Corrigées). J’étais ravie de pouvoir recevoir ces ENC.

Un roman jeunesse fantastique très sympathique à découvrir

On est purement dans un roman qui est fait pour les adolescents. C’est vraiment une découverte sympathique bien qu’il m’ait manqué un petit quelque chose qui fasse chavirer mon cœur totalement. Cependant, je le reconnais : ce roman est parfait pour les lecteurs qui ne sont pas forcément habitués à lire. C’est un univers très sympathique à découvrir et mettre un premier pied dans la littérature fantastique.

Un démarrage en dents de scie

C’est souvent le cas avec des premiers tomes qui posent un univers. Rien d’alarmant mais j’ai bien mis 50 pages à me mettre dans ma lecture. Il y a des longueurs, on tourne un peu autour du pot et j’avoue que je me suis demandée si cela allait durer tout au long du roman. Néanmoins, j’ai rapidement eu ma réponse : le roman décolle ! Et quand il décolle, il ne déconne pas ! On est propulsé dans un univers intense et dynamique. Il faut juste être un peu patient pour comprendre là où voulait en venir l’auteure.

Les personnages

Dylan est une jeune fille remarquable. Il faut le souligner. Elle est une jeune femme sensible et intelligente. Elle reste solitaire, elle n’a pas d’amis et vit seule avec sa mère. Elle a récemment repris contact avec son père qui habite Aberdeen. C’est justement lors de ce voyage en train qu’elle va vivre la plus grande aventure de sa vie. Dylan est une adolescente en puissance : elle est têtue et râle assez souvent. Mon petit doigt me dit que beaucoup d’adolescents vont se retrouver dans cet univers et ce personnage.

Passeur d’âme ? Késako

J’avoue que c’est la première fois que je lis un roman avec un passeur d’âme. J’avoue que c’est une notion qui m’est peu connue. Je n’ai que le côté mythique et légendaire avec les histoires des Dieux grecs (et encore, je ne sais même pas si on peut appeler ça « passeur d’âme »). Bref, Tristan est un passeur d’âme qui est chargé de faire passer Dylan dans l’au-delà. Le boulot parait simple, cependant, lorsque les sentiments s’en mêlent, cela devient plus ardu.

Une romance dans tout ce chambardement

Effectivement, l’auteure a décidé de mêler le fantastique à la romance. Le duo parfait pour savoir parler aux plus jeunes. Je trouve que c’est bien. Il faut se l’avouer : lorsque l’on est jeune, on est plein d’hormones, on ne pense qu’à deux choses : les amis et les amours. J’ai trouvé intelligent et juste de mettre ces deux notions dans le roman.

La plume de l’auteure

J’ai découvert la plume de l’auteure et j’avoue que j’ai apprécié la découverte. La plume est dynamique, très intéressante et la syntaxe est juste.

Les – :

  • Les longueurs du départ.

Les + :

  • Un très bon roman adolescent qui pourra plaire à beaucoup d’entre eux.
  • Les notions abordées.
  • La plume de l’auteure.
  • Le personnage de Dylan qui permet aux jeunes lecteurs de s’y identifier.

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La fôret des araignées tristes – Colin Heine

ob_48be22_la-foret-des-araignees-tristes.jpgRésumé : Bastien est paléontologue : sa spécialité ? Étudier les créatures étranges qui naissent de la vape, ce mystérieux brouillard aux propriétés énergétiques extraordinaires qui a recouvert le monde et menace de l’engloutir un peu plus chaque jour. Tour à tour victime d’un dramatique accident en apparence banal duquel il réchappe de justesse et témoin d’un attentat, où sa survie ne tient à nouveau qu’à un fil, il voit son destin basculer. Le voilà pris dans l’engrenage d’une affaire d’espionnage d’envergure internationale, sous les feux croisés d’une société secrète d’assassins, de brutes armées et d’une agence de détectives aux méthodes douteuses. Sans compter qu’une créature cauchemardesque, tout droit venue des Vaineterres, ces zones perdues dans un océan de vape, semble bien décidée à lui faire la peau…

Né à Paris, Colin Heine habite désormais en Autriche où il enseigne l’allemand. Après avoir fait ses premières armes dans la traduction et pratiqué le jeu de rôle pendant de nombreuses années, il signe avec La Forêt des araignées tristes un premier roman bluffant de maîtrise. Jonglant entre intrigue politique et aventure, horreur et critique sociétale, il cisèle un univers Belle Époque envoûtant, à l’ambiance steampunk teintée de gothique.

Mon avis : Je remercie chaleureusement les éditions ActuSF pour l’envoi de ce roman qui signe notre premier partenariat. Je suis ravie de pouvoir lire ce roman dans ce cadre.

Un roman qui piège le lecteur dans sa toile

À la hauteur des créatures mises en avant dans ce roman, je trouve que la couverture est envoutante et magnifique. De plus, le résumé m’a beaucoup plus. Il est ultra séduisant. Je ne lis pas énormément de SF mais j’avoue qu’ici, tout était réuni pour que je passe un très bon moment de lecture. De plus, le titre à quelque chose de poétique. J’étais certaine d’avoir une plume de qualité sous les yeux et sur ce point, je ne me suis pas trompée.

Un roman qui part dans tous les sens mais qui rate quelques virages pour moi

J’ai apprécié ma lecture, cela ne fait aucun doute. L’univers proposé par Colin Heine est très riche, peut-être un peu trop par moments. On sent bien que l’auteur veut bien faire les choses mais j’ai trouvé quelques actions hasardeuses et un peu tirées par les cheveux. Je pense que l’auteur avait énormément de choses à dire mais tout cela reste confus. L’intrigue principale est une enquête mais finalement on part un peu ailleurs, puis on revient, on oublie un peu les détails, on se remémore et puis zou… on repart. Bref, on prend un rythme de croisière qui nous endort un peu à quelques moments et c’est vraiment dommage !

L’intrigue est bonne : on a une aventure, une enquête, de l’espionnage, des créatures et surtout… du steampunk que j’apprécie retrouver ! Je n’en lis pas énormément mais j’adore cet univers. J’ai eu beaucoup de plaisir à le retrouver. L’intrigue est un peu noyée dans des sous intrigues et c’est le gros point qui m’a déstabilisé ici.

J’ai apprécié les gargouilles mais je suis un peu triste de voir que les araignées ne sont pas hyper présentes. Elles ne me manquent pas forcément (je ne suis pas très à l’aise avec ces créatures) mais je pensais les retrouver un peu plus.

Les personnages du roman

On a des personnages bien décrits, inscrits dans l’histoire et tous très différents. Colin Heine fait de ces personnages des caricatures qui auraient pu être sympathiques mais j’avoue que la domestique qui est hyper vulgaire et qui insulte tout le monde y compris la personne qui l’emploie… Mouais, il faut quand même dire que si l’on veut quelque chose de réaliste… On ne passe pas forcément par là. J’ai trouvé que Bastien était un bon personnage, un peu mou du genou, certes, mais charismatique. Il mène la danse malgré sa gouvernante assommante.  Il est assez intéressant par son métier.

La plume de l’auteur

Je pense que j’ai tenu jusqu’au bout malgré cette intrigue en demi-teinte ainsi qu’un trio dont deux personnages sont effacés. Je trouve qu’il y a du bon dans cette histoire. La plume de Colin Heine est très belle, dynamique et permet de suivre une lecture à un bon rythme.

Les – :

  • Trop de chemins dans l’intrigue. On perd le fil…
  • Une domestique qui se croit un peu tout permis pour l’époque

Les + :

  • La plume de l’auteur
  • Le personnage de Bastien
  • De bonnes idées même si noyées dans un imbroglio d’informations
  • Le côté steampunk bien maîtrisé

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Sous les apparences – Sullian Loussouarn

41PDV7vlStL._SX195_.jpgRésumé : Jonathan, la quinzaine, fait sa rentrée à Ardenne, une petite ville dominée par quelques dynasties bourgeoises. Le garçon, du genre surdoué, le nez toujours plongé dans ses livres, n’a pas le caractère frivole des adolescents de son âge et a toujours été moqué et rejeté. C’est pourquoi ses parents aisés, vivant en Italie, lui ont accordé un éloignement et une indépendance relative puisqu’il est surveillé de près par Ella, une amie de sa mère. Dès le premier jour, Jonathan est fasciné par la beauté de Selenna, une jeune fille aveugle de sa classe. Celle-ci est mise à l’écart par tout le lycée et même toute la ville, pour un événement datant de deux ans ayant entraîné sa cécité. Lui, va à sa rencontre, l’aide, la défend et tombe vite amoureux. La famille de Selenna est méfiante, puis cède devant la sincérité du garçon. Au fil du trimestre, commence à se dévoiler la chape de secrets qui entoure Selenna et plombe la ville. Pire, quelqu’un cherche à la tuer. Que s’est-il donc passé deux ans auparavant ? Pourquoi toute la ville lui en veut-elle ? « Sous les apparences » du jeune et prometteur Sullian Loussouarn, plongez-vous dans une atmosphère mystérieuse et étouffante, savourez les révélations au compte-goutte distillées par l’auteur et découvrez des personnages aux personnalités sensibles et complexes.

Mon avis : Je remercie IS Edition pour ce premier partenariat via SimPlement. En effet, j’ai complètement craqué sur la couverture ainsi que sur le résumé de ce roman. Malheureusement pour moi, cette lecture n’a pas été à la hauteur de mes attentes. Il y a eu du bon et du moins bon.

Le roman

J’avoue que je dois quand même tirer mon chapeau à ce jeune auteur ! Là où l’on a l’habitude de trouver des plumes féminines, on se retrouve avec un auteur. C’est déjà assez surprenant et original. Il faut aussi souligner le fait que l’auteur n’a que 17 ans et que je ne pense pas qu’à son âge, j’aurais été capable d’écrire un roman ainsi. Je félicite déjà l’auteur pour son talent.

Trop d’inspirations diverses pour moi

Bon, je l’avoue, je ne pense pas être le bon public pour ce roman. Je crois qu’il y a eu trop d’inspirations de séries et saga que j’ai déjà vues et lues. Un savant mélange qui n’a, malheureusement, pas su me convaincre. Quand on repère quelques éléments ça peut encore passer. Cependant, j’ai eu ce sentiment tout au long du roman et j’avoue que cela m’a un peu lassé pendant ma lecture.

L’intrigue

On fait la rencontre de Jonathan, un jeune homme de 15 ans qui part s’installer à Ardenne sans ses parents et sous la surveillance d’une amie de sa mère, Ella. Déjà pour moi, c’est un élément d’incompréhension… Un adolescent de 15 ans, tout seul ? OK… Passons. J’ai apprécié le personnage de Jonathan qui est loin de l’image que l’on peut avoir d’un adolescent livré à lui-même ! Il est calme, posé, s’acharne au travail et ne veut pas forcément ce que les jeunes veulent : fêtes, amis, soirées arrosées… Ce n’est pas pour lui. Je trouve qu’il se démarque beaucoup. Cela le rend charmant.

Là où j’ai eu le plus de mal c’est avec l’arrivée du personnage de Selenna. Une jeune femme devenue aveugle après une agression. Elle semble être détestée de tout le monde. C’est une jeune femme qui a fait du mal à beaucoup de personnes au lycée qui ont fait une sorte de club anti Selenna. Déjà ici, on sent un mélange de personnages de la série Pretty Little Liars : Alison et Jenna.

J’ai pu, plus d’une fois, penser à Twilight aussi. Jonathan complètement sous le charme de Selenna qui semble hors d’atteinte. On parle même d’une Volvo grise… Une famille qui protège la fille, qui voit d’un mauvais œil l’amitié entre les deux jeunes gens. Ardenne est une ville entourée d’une forêt. Pour moi, il y a eu trop de rappel de Forks et de l’histoire d’amour entre Bella et Edward et cela dès les premières pages et l’histoire.

Malheureusement, ces inspirations font que l’on a entre les mains quelque chose de déjà-vu et lu. Dommage ! Il y a de bonnes idées dans ce roman qui sont un peu noyées dans ces notions inspirées.

On a envie d’en savoir bien plus ! L’auteur manie le suspens avec beaucoup de doigté mais j’avoue que j’ai pensé en savoir plus sur le passé de Selenna qui reste bien mystérieuse. On a envie de savoir la suite.

La plume de l’auteur

J’avoue que je l’ai trouvé très bonne. Je n’aurais jamais pensé que l’auteur était aussi jeune, bravo ! C’est un roman que l’on peut mettre entre les mains de jeunes adultes sans souci. Je pense que je n’étais pas le bon public pour ce roman même si j’y ai trouvé de bonnes choses !

Les – :

  • Trop de sources d’inspirations qui noient les idées sympathiques du roman.

Les + :

  • La plume de l’auteur.
  • De bonnes idées dans l’intrigue.
  • Le personnage de Jonathan.

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Les ombres – Tome 1 – Les observateurs d’Eve Ruby Lenn

book-1742.jpgRésumé : Le célèbre historien-enquêteur Wilson Grant se retrouve embarqué malgré lui, dans des circonstances mystérieuses, à Chester, ville du Cheshire, en Angleterre. Seul et perdu, il est accueilli par une singulière famille dont la demeure semble abriter de nombreux secrets. Bientôt, des incidents surviennent et se multiplient. Les langues se délient, les découvertes se font jour quant aux mystérieux hôtes de la propriété des Ombres, tandis que resurgissent d’anciennes superstitions. Wilson s’enlise dans une des plus obscures et intrigantes énigmes qui lui soit offerte. Face à d’incroyables révélations, il va devoir se plonger dans une enquête qui l’obligera à affronter les instincts humains les plus sombres…
Mon avis : Je remercie Librinova pour l’envoi de ce roman que j’ai sorti récemment de ma liseuse. J’avoue que cela faisait quelques semaines qu’il était là mais je n’ai pas eu le temps de le lire avant. Entre le travail et les travaux, parfois, il est difficile de trouver du temps, ajoutez à cela les démarches administratives et les petits tracas du quotidien et vous avez… quelques semaines de retard. Bref, passons à la chronique !

Quand le policier historique côtoie le surnaturel

Si vous me connaissez et me suivez depuis quelques temps, vous savez que je ne peux pas résister à une intrigue policière historique. Il suffit de mettre les mots magiques : enquête, Angleterre, manoir et vous pouvez être certain que je serai de la partie. Lorsque Morgane m’a proposé de lire ce roman, j’ai accepté tout de suite ! J’ai été surprise durant ma lecture avec un mélange que je ne connais pas forcément hyper bien : en effet, lorsque le fantastique côtoie une enquête policière victorienne… Je ne vois que le chien des Baskerville de Conan Doyle. Ayant été un formidable coup de cœur, j’ai voulu tenter l’expérience de nouveau !
Le genre historique victorien amène une atmosphère oppressante : tout au long du roman, on se demande ce qui va nous tomber sur la tête ! C’est lugubre, sombre, envoutant ! J’ai beaucoup apprécié ce point de l’intrigue.

Un roman séduisant mais…

Sur le papier, tout était là pour me plaire. L’intrigue est bonne, on se plait à suivre les aventures de notre personnage principal : Wilson Grant. Honnêtement, ce roman aurait pu être un formidable coup de cœur mais malheureusement, il y a eu quelques bémols.
Il y a des longueurs : en effet, j’ai trouvé que les dialogues apportaient de la lourdeur de temps en temps. Bien entendu, ils sont nécessaires au roman mais je les ai trouvés assez nombreux et certains ne sont pas forcément nécessaire à mon goût. J’ai fait une petite pause dans ma lecture à cause de ces longueurs. C’est dommage parce que l’idée de départ est vraiment bonne.
On parle d’amnésie, d’enquête, d’un manoir mystérieux, de créatures, de cauchemars. Bref, tout est vraiment là pour que l’on passe un moment d’enquête intense. Cependant, ces bonnes idées sont enveloppées par trop de longueurs. L’intrigue s’essouffle et malheureusement, la lecture ne fut pas aussi fluide que ce que j’avais espéré.

Les personnages

On suit l’enquête de Wilson Grant. Un vieil enquêteur historien que j’ai pris plaisir à suivre. Il s’agit ici d’une force incroyable du roman. Ce personnage est intelligent, courageux et très curieux. Il agit rationnellement et met son nez partout. J’ai adoré ! C’est un personnage haut en couleur qui porte sur ses épaules le roman.
Les personnages secondaires ajoutent beaucoup de mystère à l’intrigue : les propriétaires du manoir, la gouvernante, la demoiselle qui vit à la lisière de la forêt. Bref, l’auteure parvient à retenir notre attention avec les personnages.

La plume de l’auteure

J’ai vraiment apprécié ma lecture malgré les longueurs. La plume de l’auteure est terriblement envoûtante ! L’ambiance, les personnages, les notions abordées, j’ai tout apprécié. Les décors sont propres, décrit comme il le faut. On se retrouve bloqué avec Wilson dans cette histoire palpitante qui gagnerait à être plus courte pour effacer ces longueurs.
Les – :
– Des longueurs dans les dialogues et dans l’intrigue en général.
Les + :
– Le personnage de Wilson Grant.
– Les décors.
– Le genre historique victorien qui m’a plu de retrouver avec cette touche de surnaturel
– La plume de l’auteure.
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Le jour où ma sœur a débarqué – Aurore Chatras

51CAR6n6v7L._SX195_Résumé : Métro, boulot, dodo. Voilà à quoi se résume la vie d’Élisabeth. Sa vie parisienne sans attaches lui convient. Une famille ? Un enfant ? Hors de question ! Seule compte sa vie professionnelle ! Un matin, cette trentenaire découvre sa petite sœur Maelys sur le pas de la porte. Dix ans se sont écoulés depuis qu’elle a coupé les ponts avec son passé. L’aider ? Non, non, non… Et puis finalement, Lizzie cède. Après tout, ce n’est que pour quelques jours, un dépannage pour se donner bonne conscience, et ensuite, elle reprendra le cours de sa vie parfaite. Mais l’arrivée de Maelys lui réserve bien des surprises… Pour couronner le tout, sa petite sœur semble tremper dans des histoires louches, et Élisabeth, pour la protéger, va s’embarquer dans un périple qui changera à jamais sa vie. Rappelez-vous de toujours vous méfier de qui sonne à votre porte…

Mon avis : Je remercie les éditions Alter Real pour l’envoi de ce roman en service presse. Je n’avais pas lu le premier roman de l’auteure publié chez cette maison d’édition mais celui-ci me tentait bien par la fraîcheur qu’il dégageait à la lecture du résumé. La couverture est prometteuse : un bon moment de lecture en perspective !

Une chick lit qui fait du bien

Cela faisait longtemps que je n’avais pas mis le nez dans une chick lit. J’ai passé un bon moment de lecture avec ce roman. L’auteure maitrise les codes avec brio et nous permet de passer, en compagnie de Lizzie, un moment assez sympathique !

C’est un roman qui se lit rapidement, entre deux grosses lectures. C’est une petite bouffée d’air frais qui fait du bien ! C’est exactement ce que l’on attend de ce genre pas vrai ? On peut dire que le pari d’Aurore Chatras est réussi !

Les personnages

Ce que j’ai apprécié, c’est la fraîcheur des personnages mais aussi la réalité des caractères. La relation entre Lizzie –Elisabeth- et Maelys, sa petite sœur, est criante de vérité ! J’ai trouvé cette idée assez intelligente. La réalité qui s’émane de ce couple de sœurs m’a plu et permet au lecteur de s’identifier dans certaines péripéties et actions.

Si Elisabeth est une femme ultra active qui fait passer sa carrière professionnelle avant tout, sa sœur Maelys est tout le contraire ! Elle a une petite fille, elle débarque chez sa sœur sans prévenir et installe sa vie dans l’appartement de sa sœur sans retenue. J’avoue avoir eu un peu de mal avec le personnage de Maelys. Elle est sans gêne et tape sur le système de sa sœur.

L’intrigue

Que serait une chick lit sans le nombre incroyable de malheur qui s’abat sur la tête de notre personnage principal ? J’avoue que j’ai souri et pouffé devant les catastrophes qui tombent sur la tête de Lizzie. En revanche, j’ai trouvé quelques longueurs au début du roman : le temps que tout s’installe en fait. Une fois que Maelys arrive avec sa fille, l’intrigue prend son rythme pour ne pas le quitter avant la fin.

Je trouve que ce roman est parfait à lire pour cette saison. Avec l’arrivée du printemps et de l’heure d’été, cela est parfait !

La plume d’Aurore Chatras

Je trouve que la plume est parfaite pour l’exercice proposé. On a des phrases courtes et incisives. On se retrouve vraiment devant un combat de sœurs assez drôle et mouvementée. L’arrivée de la petite va faire changer la perception de Lizzie. C’est très intéressant.

Voilà donc un bon moment de lecture qui nous permet de passer quelques heures en compagnie de deux sœurs qui ont des choses à régler !

Les – :

  • Quelques longueurs à la mise en place de l’intrigue.

Les + :

  • Les péripéties que j’ai trouvé drôles.
  • Les codes de la chick lit respectés et bien trouvés
  • La plume de l’auteure
  • Le personnage de Lizzie

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Faith – Angie L. Deryckere

41M3E+EbBiL._SX195_Résumé : En manque cruel d’inspiration, Faith Marris raccroche une fois pour toutes ses pinceaux et désire rester seule avec les malheureux souvenirs qui la hantent. Sa douleur est intarissable. Elle ne parvient pas à sortir la tête de l’eau malgré les efforts qu’elle fournit, ainsi que le soutien indéfectible de sa meilleure amie, Leya. Cependant, lorsqu’elle va faire la rencontre de l’homme mystérieux qu’elle a tant cherché, sa vie basculera à nouveau.

Mon avis : Je remercie les éditions Sharon Kena pour l’envoi de ce roman en service presse. J’ai déjà découvert la plume d’Angie L. Deryckere et j’étais assez curieuse de retenter l’expérience.

Une romance trop rapide

J’avoue qu’il y a eu quelques bémols, en commençant par le fait que des actions sont beaucoup trop rapides. Le roman est assez court et tout se déroule assez rapidement. C’est d’un côté positif puisque l’on n’a pas de longueur, on ne s’ennuie pas. En revanche, j’ai trouvé que la crédibilité de l’intrigue a perdu son équilibre.

Je pense que le roman pourrait gagner en force en ajoutant quelques pages pour ancrer le lecteur dans l’histoire.

Les personnages

Les personnages féminins sont les vraies forces de ce roman. Le lien qui unit Faith et Leya est fort et impossible à rompre. C’est une amitié réelle qui passe avant tout. Faith est une jeune femme qui remonte lentement la pente d’un passé douloureux. Son amie Leya est une force de la nature qui est prête à tout pour voir son amie sourire.

Là où j’ai trouvé que l’intrigue était un peu bancale c’est dans les relations des deux jeunes femmes. En effet, l’homme mystérieux dont on parle dans le résumé est un personnage sympathique à découvrir, comme son ami mais j’ai trouvé les liens qui unissaient les personnages trop faciles.

L’intrigue

J’ai apprécié la romance, cela est indéniable malgré les points négatifs soulignés. Les péripéties tiennent la route et j’ai apprécié découvrir le passé de Faith et de l’homme mystérieux. Même si ce n’est pas l’histoire que j’ai préférée de l’auteure, je reste heureuse de l’avoir découverte. Le personnage principal est courageux malgré sa fragilité et sa vie difficile. Faith m’a beaucoup fait penser à Hope. Littéralement, « Foi » et « espoir », je crois que cela n’est pas le fruit du hasard. Ce sont des notions que j’apprécie trouver dans les personnages que je suis lors d’une lecture.

J’apprécie découvrir des histoires où les difficultés dans la vie se mêlent à la romance.

La plume

Quelle beauté. J’adore retrouver la plume de l’auteure. Elle véhicule tant d’émotions que l’on est propulsé dans une histoire plaisante et agréable à découvrir. Angie L. Deryckere est définitivement une auteure que j’aime lire et découvrir à travers des thématiques différentes. Cependant, les points communs que l’on trouve dans ses romans sont très appréciables !

Les – :

  • Quelques rapidités dans l’intrigue qui perd un peu en crédibilité.
  • Les relations trop faciles entre les personnages.

Les + :

  • La force des personnages féminins.
  • La plume de l’auteure que j’adore !
  • Les émotions diverses que l’on trouve dans ce roman.

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Bilan février 2019

Hello-February-on-nostalgic-pic-with-woman-holding-pink-roseBonjour les amis !
Il était temps! Voici mon bilan du mois de février.
Livresquement parlant, j’ai eu le temps de lire 29 livres et d’en écouter 1. Mon mois se solde donc par un -30 dans les étagères services presses et romans personnels! Je suis contente d’avoir pu dépoussiérer mes étagères de romans perso. 🙂

 

Voici mon top 3 du mois

 

Côté personnel, c’est la folie. Je suis une propriétaire… la tête dans les travaux mais propriétaire quand même. Cela excusera peut être mon rythme de lecture qui en a prit un sacré coup… Ahah ! Je maintiens le cap quand même, aucune inquiétude !
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A deux pas de chez toi – Adeline Dias

A2P.jpgRésumé : Anaïs et Ludovic sont voisins. Tout aurait été plus simple si ces deux-là n’étaient pas attirés l’un par l’autre. Et si Prince, le chat de la jeune femme, n’avait pas décidé de s’en mêler. Mais le matou s’est bel et bien mis en tête de les pousser dans les bras l’un de l’autre. Seulement, les aléas de la vie, le caractère des Humains et leurs sentiments ne vont pas l’aider dans sa tâche. Les félins sont têtus. Heureusement.

Mon avis : Je remercie Adeline Dias pour l’envoi de son roman en service de presse. Je suis ravie de vous dire que je deviens partenaire avec l’auteure. Je commence mon aventure avec ce roman, réédité, que j’ai beaucoup apprécié découvrir.

Des personnages intéressants.

Si le genre « romance » est difficile à se défaire de ses codes, Adeline Dias prend le parti de moderniser les personnages et d’inclure des animaux. J’ai trouvé cela intéressant, c’était la première fois que je me retrouvais dans la peau d’un chat. En plus de faire la rencontre d’Anaïs et de Ludovic, on fait aussi la rencontre de Prince. Un chat avec un sacré caractère et aussi gras qu’une plaquette de beurre.

Anaïs est une fille qui est loin d’être parfaite et ce n’est pas ce qu’elle recherche. Elle a des défauts et des qualités. J’ai bien apprécié le fait qu’elle ne soit pas stéréotypée : elle a des kilos en trop, une timidité maladive, une langue bien pendue et une sacrée tendance à mettre les deux pieds dans le plat.

Ludovic est le voisin d’Anaïs. C’est un séducteur invétéré. Il n’a peur de rien et à la séduction dans la peau.

J’ai apprécié ces personnages aux caractères diamétralement opposés. L’ajout de Prince, au-delà du fait d’être mignon est assez intelligent. Il ajoute un petit côté moderne à la romance.

Les lieux

Ce que j’adore avec les romans d’Adeline Dias, c’est l’utilisation de villes nordistes (où nous habitons toutes les deux). Les lieux ne me sont donc pas forcément inconnus et je trouve cela très agréable de voir la romance inventée se mélanger à la réalité des lieux géographiques étudiés. Quelle belle idée !

L’intrigue

Je me suis laissée bercée par ce roman qui se lit assez rapidement une fois que l’on est dedans. On s’y plait bien. C’est un « roman doudou » comme j’aime à appeler certains romans. En effet, on le lit rapidement, un thé bien chaud à la main emmitouflé dans une couverture.

Ce roman n’est pas un coup de cœur mais une très bonne lecture que j’ai trouvée très agréable pour tout vous dire ! Il m’a manqué un petit quelque chose pour que cela soit une lecture coup de cœur. Je pense que c’est le fait que certaines choses sont un peu attendues (je sais, c’est plutôt difficile de se renouveler dans ce genre, les codes sont assez difficiles à casser).

La plume de l’auteure.

Ce n’est pas une découverte pour moi et je prends toujours autant de plaisir à découvrir le talent d’Adeline Dias. En effet, sa plume est très douce, elle est bourrée d’humour et d’ondes positives. Je ne peux que chaudement recommander cette auteure que je découvre avec de plus en plus d’engouement.

Les – :

  • Quelques petites choses attendues.

Les + :

  • Prince le chat, qui vient apporter un peu d’originalité dans le panel de personnages.
  • Anaïs et Ludovic que j’ai appréciés découvrir.
  • La plume d’Adeline Dias.
  • Les lieux géographiques.

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Le chant de l’océan – Erika Boyer

le-chant-de-l-ocean-1112206-264-432.jpgRésumé : La relation de Stecy et Lucas souffre de leur passé respectif et si leurs sentiments les poussent irrémédiablement l’un vers l’autre, leurs vieux démons continuent de ronger le lien fragile qui les unit. Sur le papier, leur couple n’a aucun avenir, mais en réalité, leur amour est une évidence et ils sont prêts à tout pour être ensemble. Face à cet océan qu’ils chérissent tant, celui-là même qui rythme leur vie, ils feront tout leur possible pour être heureux ensemble. Mais cela sera-t-il suffisant ? Pourront-ils vaincre leurs ennemis en sachant que ces derniers se cachent à l’intérieur d’eux-mêmes ? Si vous avez aimé Rose et Ethan, vous adorerez Stecy et Lucas dans ce spin-off de Le langage des fleurs !

Mon avis : Je remercie Erika Boyer d’avoir acceptée ma demande de lecture via SimPlement. C’est toujours avec un énorme plaisir que je retrouve la plume de cette auteure.

Un spin-off très sympathique à découvrir

Je vous avoue… J’ai adoré la couverture, j’ai vu le nom de l’auteure, j’ai foncé. Je n’ai pas fait attention au fait que c’était un spin-off. C’est donc avec gratitude que j’ai lu la note de l’auteure qui nous mettait gentiment en garde sur le fait qu’il pouvait y avoir des spoiler sur la relation entre Rose et Ethan. Cependant, l’auteure souligne aussi le fait que l’on peut lire ce spin-off indépendamment du roman Le langage des fleurs qui concerne Rose et Ethan.

J’ai vécu un très bon moment de lecture. Cette lecture a été très agréable. Mis à part une petite frustration quant à quelques moments de flottements, je n’ai absolument rien à reprocher à ce roman. C’est une très belle découverte qui me pousse à découvrir l’histoire de Rose et Ethan.

Des personnages intenses

Les personnages sont vraiment très intéressants ! Les psychologies sont très bien construites, approfondies et fouillées. Même si c’est le roman qui concerne principalement Stecy et Lucas, j’ai apprécié le fait que l’auteure ne se focalise pas seulement sur ces deux personnages. On respire aussi grâce aux personnages de Rose et d’Ethan qui passent au second plan mais qui font du bien ! On suit la vie de tous et c’est assez intéressant.

Le personnage de Stecy est excellent. J’ai aimé ce personnage fort et courageux. Il est porteur de belles notions qui peuvent toucher beaucoup de lecteurs. En tout cas, moi, j’ai été touchée par Stecy. Elle ne se laisse pas faire, elle se bat contre les mauvaises choses de la vie et ses démons. Bref, c’est un roman tout en douceur et couleur que j’ai découvert.

Lucas, lui non plus, n’a pas la vie facile. C’est un homme blessé par la vie, par des gens en qui il pensait pouvoir avoir confiance. Sa situation familiale est difficile et compliquée mais il garde toujours ce côté positif. C’est un personnage puissant.

L’intrigue

J’ai trouvé que ce couple de personnages fonctionnait très bien. Ils se ressemblent par le fait qu’ils aient un passé douloureux. Les douleurs sont différentes mais le résultat est le même : on sent toute la frustration qu’ils ressentent tout au long du roman. Ils s’aiment mais ne savent pas comment faire avec cette relation vouée à l’échec.

On a une sorte de jeu entre le « oui, c’est possible, allons-y » et le « non, c’est impossible, il faut arrêter le massacre ». J’avoue que j’ai quelques moments de flottements à cause de cela mais rien de bien grave. Cela n’a pas affecté mon rythme de lecture.

J’ai apprécié énormément le fait de mettre l’océan au cœur de ce spin off. C’est très bien trouvé et recherché. L’océan n’est pas là pour dire de mettre un joli paysage, il a sa place et c’est très bien travaillé.

La plume d’Erika Boyer

Sérieusement, quand les auteurs ont de l’or entre les mains, il faut le dire. Je ne sais pas si on peut dire que c’est de l’or que possède Erika Boyer. Je dirai plutôt une mine de diamants dans la main droite et une source de pétrole dans la main gauche. C’est épatant, époustouflant, magnifique ! La plume de l’auteure est une claque. Les mots sont magnifiques, tout est maitrisé magistralement.

La syntaxe, les métaphores, les figures de style. Tout à son utilité, c’est beau. J’ai adoré.

Erika Boyer signe son entrée dans mes plumes françaises contemporaines favorites. Elle rejoint Clarisse Sabard et Sophie Jomain. J’achèterai les romans en format papier, c’est certain.

Les – :

  • Une légère redondance dans l’intrigue. Rien de bien grave.

Les + :

  • La plume de l’auteure une véritable claque littéraire.
  • Une romance intéressante.
  • Des personnages aux psychologies excellentes.
  • Cette couverture.
  • La place de l’océan dans le roman.

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La marque de Windfield – Ken Follett

9782367626833-001-T.jpegRésumé : L’auteur du Code Rebecca et de l’inoubliable fresque des Piliers de la Terre nous emmène ici, avec sa prodigieuse science de l’intrigue, au cœur de l’Angleterre victorienne. En 1866, plusieurs élèves du collège de Windfield sont les témoins d’un accident au cours duquel un des leurs trouve la mort. Mais cette noyade est-elle vraiment un accident ? Les secrets qui entourent cet épisode vont marquer à jamais les destins d’Edward, riche héritier d’une grande banque, de Hugh, son cousin pauvre et réprouvé, de Micky Miranda, fils d’un richissime Sud-Américain. Autour d’eux, des dizaines d’autres figures s’agitent, dans cette société où les affaires de pouvoir et d’argent, de débauche et de famille, se mêlent inextricablement derrière une façade de respectabilité…

Mon avis : Je remercie Audiolib ainsi que Pauline pour l’envoi de ce roman en service presse audio. Je profite toujours de ce partenariat pour écouter des auteurs que je ne connais pas ou des romans que je n’aurais peut-être pas lus si je les avais croisés en librairie.

Ici, j’ai fait la rencontre de la plume de Ken Follett. Je le connais de nom, je sais qu’il a écrit les Piliers de la Terre mais je n’avais jamais le courage de m’immerger dans ces pavés. J’ai pensé que le roman audio pourrait m’aider.

L’intrigue du roman

La marque de Windfield est un roman intéressant bien qu’il ne m’ait pas totalement convaincu. Le résumé me plaisait énormément et cette couverture classique aussi. Je me suis demandée ce qui allait me tomber dessus et j’ai été quelque peu déçue, je dois vous l’avouer.

Voilà un thriller historique. Le format, la plume ainsi que certaines péripéties m’ont beaucoup plu. On s’étale sur quelques années, on voit les personnages évoluer. Je pense que là où l’on m’a perdu, c’est dans la quantité affolante de personnages.

On part d’une noyade qui berce les premiers chapitres du roman puis cette noyade non accidentelle vient empoisonner le reste du roman et les années.

Malheureusement, l’intrigue s’est essoufflée pour moi. Les personnages, trop nombreux, m’ont agacée pour certains. Il y a quand même Maisy et Hugh qui m’ont énormément plu et qui m’ont poussés à aller jusqu’au bout de mon écoute. Finalement, l’intrigue est assez prenante mais j’y ai trouvé beaucoup de longueurs et de péripéties similaires : coup bas de l’aristocratie anglaise du XIXème siècle et railleries. Les plus grandes machinations sont présentes dans ce roman mais finalement, n’est-ce pas un peu de trop ?

Les personnages

Il y en a eu beaucoup trop pour moi. Ils ont rendus ma progression dense et longue. Les premiers personnages présentés sont Micky Miranda ainsi qu’Edward Pillaster. La famille Pillaster est la plus riche d’Angleterre. Elle est à la tête de la plus grosse banque du pays. On est donc dans un univers très riche. D’habitude, les personnages qui sortent de la norme me plaisent énormément : Micky fait partie de cette catégorie pour moi : un étranger qui vit au crochet des Pillaster, c’était un début très prometteur. Ce personnage ne m’a pas plu plus que cela pourtant. En effet, ses multiples facettes et ses défauts m’ont énervée tout au long de ma lecture.

La famille Pillaster se divise : en effet, les frères Pillaster Tobias et Joseph ne se cotoyaient plus lorsque Tobias a décidé de se lancer seul dans sa création de banque. On a donc les deux cousins : Edward et Hugh qui sont de la même famille mais radicalement différents. Lorsque le premier est fainéant et qui ne sait pas ce que l’effort professionnel veut dire, le second se montre prévenant, intelligent et travailleur. Maisy est aussi un personnage que j’ai énormément apprécié.

Mention spéciale pour la mère d’Edward qui m’a vraiment fait sortir de mes gonds. Cependant… J’avoue que son personnage m’a beaucoup surprise sur la fin.

Les décors et l’univers

C’est le choc des cultures et des strates sociales. On a tout un panel de personnages venant de différentes strates. Pauvres, riches, honnêtes, trompeurs, on a de tout ! Je pense que c’est cela qui m’a ennuyée. Je me suis noyée (comme Peter) dans la foule et la multitude des personnages.

La plume de l’auteur

Je ne peux rien dire là-dessus. C’est excellent, c’est rythmé, dynamique. Je pense vraiment que ce n’est pas la forme mais le fond qui ne m’a pas séduite. La plume est excellente et je pense que je réitèrerai la découverte d’un autre roman de Ken Follett.

Les – :

  • Trop de personnages.
  • Trop de péripéties redondantes…

Les + :

  • Les personnages de Hugh et de Maisy.
  • La plume de l’auteur.
  • Le choc des cultures.

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La trilogie psychiatrique – James Osmont

couv62733362.jpgRésumé : Aucun d’eux ne l’a choisi. Certains l’ont subi ou provoqué, lui ont prêté allégeance, y ont finalement pris goût… Mais le Mal, solitaire et tout-puissant, trace sa route et anime ses pantins. Desseins mystérieux, atours inattendus, voies impénétrables ; il rôde et patiente dans le noir. Tant et tant, il tente et torture, sème la mort et le désarroi, se joue bruyamment de la condition des Hommes, de leurs faiblesses et de leurs bas instincts. Regis, Sandrine, Dolores, et tous les autres, se débattent, s’y noient… Ou bien s’en libéreront-ils, peut-être ? Et quel sera alors le prix à payer pour ces âmes turbulentes, égarées dans un grand bal fou ?

Mon avis : Je remercie Les éditions Nouvelle Bibliothèque pour l’envoi de cette trilogie. J’apprécie énormément l’équipe qui s’occupe et chouchoute les partenaires. Je suis vraiment sous le charme de ce que l’on peut nous proposer au niveau des lectures. C’est vraiment très intéressant de voir la diversité : adulte / enfant mais aussi la diversité des genres. J’avoue que la trilogie psychiatrique est percutante.

Un univers incroyable

Comment vous parler de ce roman sans en dire trop ? C’est un exercice difficile ! En effet, on a une trilogie assez incroyable. On est dans des décors que je n’ai pas l’habitude de côtoyer. On baigne dans la folie d’un hôpital psychiatrique. C’est sombre, percutant et intense. Je ne pensais pas pouvoir correctement m’épanouir en m’asseyant avec tous ces fous mais James Osmont est parvenu à me charmer avec ses mots ! Je vous avoue que ce n’est pas un coup de cœur mais c’est certainement à cause de mes goûts personnels livresques. C’est très sombre, comme je vous l’ai dit au-dessus, et par moments, j’ai eu du mal à trouver une bulle d’air pour sortir un peu de cette oppression.

Des personnages principaux surprenant

On a des personnages principaux physiques et humains (d’ailleurs, les trois tomes s’appellent Régis, Sandrine et Dolorès). J’ai trouvé ces trois prénoms assez intéressants ainsi que les étymologies : Régis qui signifie « le régisseur » on peut certainement souligner le combat interne entre le Mal et la personne. Celle qui veut régir sa vie et qui n’y parvient pas forcément tout le temps. Sandrine peut avoir une double signification « celle qui protège les hommes », « celle qui repousse » : on a encore une fois une lutte interne dans l’étymologie. On protège et repousse en même temps. On a une impression de lucidité épisodique. Dolores reste le personnage au prénom le plus évocateur : «  douleur ». On a donc trois personnages qui se partage cette trilogie : le régisseur, celle qui protège/repousse et celle qui est pleine de douleur. Je trouvais ces étymologies intéressantes puisqu’elles illustrent parfaitement le sujet du roman.

Deux personnages sont aussi très importants. Si importants que l’on peut parler de personnification. Laissez-moi vous présenter le Mal et la Folie. J’ai été soufflée par la précision et la justesse des mots.

L’intrigue

On nous propose un voyage particulier dans cette trilogie. Les déplacements géographiques ne sont pas forcément les mouvements auxquels on peut penser. Ici, on parle plutôt de l’errance psychique. On erre dans les recoins de l’esprit. L’auteur traite la folie sous toutes les coutures. Comme le laisse présager l’étymologie des noms, les trois tomes se complètent. Ma curiosité piquée au vif, j’ai vite l’intégralité. J’ai apprécié ma découverte. Je ne pense pas dire que ce soit un roman destiné à tous les publics. On ne parle pas d’amour, d’amitié, des fondements de la vie. On nous parle simplement du déroulement de la vie, des incidents, des possibilités de l’âme et de l’esprit. Purée, c’est une vraie claque.

Les arts au service de la trilogie

Inutile de croire que les personnages sont comme dans les films : personne ne peint en groupe sur des toiles blanches. Non, ici, c’est bien plus profond que cela. On a plusieurs formes d’arts qui viennent bercer l’intrigue : on a des peintures (qui font peur, non, ne pas lire cela avant de dormir !), mais aussi la musique en toile de fond. J’ai apprécié cela. La manière dont l’auteur utilise les arts pour décrire et dépeindre ses romans, c’est saisissant et assez poétique.

La plume de James Osmont

Je pense que c’est LA force du roman. En effet, j’ai été subjuguée par la plume de James Osmont. On se retrouve dans un tourbillon de mots, de références et de figures de style. C’est une plume qui vient, sournoisement, vous prendre les sens pour ne plus lâcher les mots de l’auteur avant la fin. C’est incroyable comme l’esprit humain peut se jouer de nous. Avec les références connues, l’auteur parvient à réveiller la curiosité du lecteur qui sait de quoi on parle. C’est assez sympathique. Il n’y a rien d’arrogant dans la plume de James Osmont. On se sent bien, étrangement, dans cette trilogie et finalement, bien seul lorsque l’on ferme cette trilogie.

Je n’ai pas pu m’empêcher de faire un lien entre le travail de James Osmont et celui de Modiano. On a toujours cette petite musique tout au long de l’oeuvre. De plus, on se retrouve avec un univers qui n’est pas complètement noir : en effet, le sujet est sombre mais l’écriture et les mots de l’auteur viennent flouer l’univers. On se retrouve dans un brouillard constant qui nous laissent, par moments, quelques passages de lucidité. Une idée qui met en exergue la place de la folie chez l’homme.

Si vous aimez les romans forts, sombres, qui vous poussent dans vos questionnements internes et personnels. Tous les sujets abordés sont intéressants et la plume intelligente.

Les – :

  • Par moments, des passages un peu trop sombres pour moi.

Les + :

  • Des personnages qui sont excellents et très bien construits.
  • La plume de l’auteur qui est LA force de cette trilogie.
  • L’intrigue, très bien construite.
  • Les arts présents dans l’histoire.

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