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Le songe d’une nuit d’octobre de Roger Zelazny

68136.jpgRésumé : Octobre. Dans 31 jours, le portail s’ouvrira et les Grands Anciens déferleront sur le monde. Dracula, Sherlock Holmes, Raspoutine, le docteur Frankenstein… Ils seront tous là. Mais feront-ils partie des ouvreurs avides de pouvoir, ou seront-ils des fermeurs qui s’opposeront aux horreurs indicibles ? Les familiers de ces personnages seront eux aussi impliqués dans cette murder party ésotérique riche en rebondissements. Tout particulièrement Snuff, un chien dont le maître, Jack, aime se promener la nuit dans Londres avec son grand couteau… Le Jeu va commencer. Quel sera votre camp ? Roger Zelazny est l’auteur de la saga des Neuf Princes d’Ambre. Avec Le Songe d’une nuit d’octobre, il rend hommage avec humour à l’univers de H.P. Lovecraft.

Mon avis : Je remercie les éditions actuSF pour l’envoi de ce classique de la fantasy. J’avoue, j’ai de grosses lacunes dans ce genre précisément. Genre que j’ai laissé de côté depuis quelques temps. Je chérie mon partenariat avec actu SF pour cette raison : je remets un pied à l’étrier pour redécouvrir un genre que j’avais oublié de lire.

Quoi de mieux que de lire un classique dans ce genre ? Avec le songe d’une nuit d’octobre, on voyage avec des personnages détonants lors d’une quête incroyable.

Un mélange des genres assez intéressant et original

Il y a plusieurs types d’influence ici :

  • On a un panel de personnages de la littérature mondiale : on rencontre Raspoutine, Dracula mais aussi Sherlock Holmes, Jack l’éventreur, Jill. Bref, il y a un sacré panel de personnages remarquables.
  • Il y a différentes références au folklore, à l’époque et franchement, l’univers proposé est très riche.
  • Il y a des influences que je ne connaissais pas. J’entends, par exemple, énormément parler de Lovecraft. Il faudrait aussi que je fasse mon éducation avec cet auteur.

La confusion : maîtresse du roman

Si l’auteur veut nous perdre, c’est un pari réussi. Tout au long du roman, on ne sait pas logo-actu-SFoù l’on va. Déjà, on part du fait que le personnage principal est Snuff, le chien de Jack. On ne suit les humains qu’à travers leurs animaux de compagnie : ainsi, on voit un chien, un chat, un corbeau, une chouette, un rat… C’est déjà assez complexe de suivre ce petit monde.

De plus, l’atmosphère du roman est assez pesante, on est dans un jeu, on ne sait pas la finalité du jeu. On ne sait pas ce qu’on gagne, ce qu’on perd, bref, on est dans le vague. La seule chose que l’on sait, c’est la temporalité : un chapitre = un jour du mois d’octobre. On attend le 31 avec impatience puisque le jeu prend fin à cette date. C’est avec habilité que l’auteur parvient à faire grimper la tension dans ce voile de noirceur.

Vient s’ajouter le fait que même si l’on parvient à identifier les personnages de la littérature, l’auteur ne le dit pas forcément. On ne fait que soumettre des hypothèses grâce à des indices. Mais rien dans le roman ne nous est dit clairement.

On peut aussi parler de la multitude d’exemple, d’inspirations, de personnages qui viennent peupler le récit. Je suis restée assez confuse à certains moments parce que je n’avais pas les cartes en main pour comprendre qu’à certains endroits, l’auteur faisait référence à un autre auteur par exemple. Cependant, cela n’empêche pas la compréhension globale du texte, je suis juste passée à côté d’une référence.

Les personnages

Point fort du roman, les personnages. Comme je vous le disais plus haut, ce sont les animaux de compagnie de chaque personnage qui sont les personnages principaux. On suit Snuff dans ses pérégrinations pour tenter de savoir qui est avec qui et qui fait quoi. Ainsi un humain et un animal forment un couple. On avance dans cette lecture comme un jeu de devinettes : on assemble, on efface, on se demande, on corrige et on essaye de trouver la solution. C’est plutôt intéressant.

La plume de l’auteur

Quelle densité ! Les mots sont choisis minutieusement, avec finesse. Le roman n’est pas énorme, heureusement. J’avoue que j’ai fait une pause, j’étais un peu lassée de ma lecture… Il y a une certaine longueur pas tant dans le nombre de pages mais dans les chapitres. Une sorte de routine s’installe entre Snuff et le lecteur et j’avoue qu’au milieu du roman, j’ai un peu calé. J’ai préféré mettre le roman en pause plutôt que de faire une indigestion.

Les – :

  • Quelques longueurs vers le milieu du roman pour moi.

Les + :

  • J’ai apprécié découvrir un auteur classique de SFFF
  • Le panel de personnages incroyable
  • Le nombre impressionnant de références littéraires, folkloriques ainsi que culturelles. Excellent !

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Lilas noir – Gemme

41gSHRgJHPL._SX195_.jpgRésumé : « On a trouvé des fibres végétales noires suffisamment grosses pour qu’on les reconnaisse à l’œil nu, et cette branche de fleur, là, on dirait du lilas, mais noir. » Quelques semaines après sa mutation, à deux ans de la retraite, au commissariat de Neuilly, en raison de sa grande probité, pour remplacer le Commissaire Devereau, un peu trop conciliant avec la haute société neuilléenne et les amis de l’ancien maire, Sandre se retrouve, le midi du premier janvier deux mille quatorze, sur une scène de crime peu banale qui va l’entrainer dans une enquête pour meurtres en série qui, entre pressions et impasse, va lui coûter sa santé. Gemme, presque quinqua à l’imagination débordante, vit en Région Parisienne, entre un mari adorable et dévoué, Loulou, et un chat tyran domestique, Myrddyn. Passionnée d’Histoire, d’histoires, de mythologie, de littératures de l’imaginaire et avec un goût certain pour le thriller et le polar, elle signe ici son premier roman terminé (le terminé est essentiel, en l’occurrence). Elle hante depuis bientôt quinze ans les festivals essentiels de la SFFF.

Mon avis : Je remercie Philippe Ward pour l’envoi de ce roman via SimPlement. Ayant déjà eu la chance de lire un roman de Philippe Ward, j’y suis allée franchement. J’étais ravie de pouvoir lire ce roman assez prometteur à la lecture du résumé.

Ce n’a pas été une lecture de tout repos. En effet, ce roman n’est pas un coup de cœur mais il reste une lecture agréable.

Une plongée dans les années 1970

Rien qu’à la couverture, je savais que j’allais plonger dans un polar type année 1970. Cependant, j’avoue que le livre objet en soi n’est pas vraiment à mon goût. Je pense que la couverture pourrait être plus sympathique. C’est très simple et minimaliste. Cela ne m’a pas plu plus que cela. J’adore les retours dans le passé mais ici je suis passée à côté, dommage !

L’intrigue

On navigue entre deux années 2009 et 2014. L’année de l’incident et l’année de l’enquête. Entre temps, nous faisons la rencontre des personnages, des acteurs d’un drame, de victimes, de coupables, bref, on fait le tour d’horizon au niveau des personnages inclus dans cette sombre histoire mais aussi dans l’enquête. On fait la rencontre du commissaire Sandre. Un enquêteur dont les années qui le séparent de la retraite ne sont plus très nombreuses. Comme pour tirer sa révérence de manière magistrale, le commissaire va signer une enquête bien glauque que l’on suit tout au long de la lecture de ce roman.

L’enquête en soi est assez cohérente et intéressante à suivre. Je ne peux pas vraiment vous en parler sans vous ruiner l’effet de surprise.

Les décors

Franchement, j’ai été bluffée par la manière dont l’auteure traite les descriptions des décors qu’elle utilise. On est vraiment au cœur des quartiers bourgeois de Neuilly sur seine, dans la région parisienne. Si j’ai des lecteurs et amis parisiens, ne m’en veuillez pas mais je trouve que la région parisienne a quelque chose de glauque. Je n’ai aucune sympathie pour cette région qui ne m’aspire que la pollution, la tristesse et l’antipathie des gens (bon ok, j’aime bien les monuments et Disneyland. Il faut l’avouer, la culture est vraiment d’une très bonne qualité dans la région parisienne).

J’ai trouvé l’utilisation de Neuilly sur Seine très intéressante dans le traitement. On dit souvent que chez les riches les crimes sont toujours plus glauques. Gemme illustre bien cela. Même si on est dans les beaux quartiers de la ville, on a une ambiance pesante qui nous suit tout au long du roman. Bravo !

Les personnages

Les morts pleuvent. Franchement, je ne peux pas le dire autrement. Les meurtres s’enchaînent, les cadavres restent sur les bras de la police. L’enquêteur parvient à réunir les personnages autour d’un fait commun : un viol en groupe. Une jeune femme partie de rien et devenue célèbre est apparemment le lien qui unit tous les personnages. Malheureusement, mis à part le commissaire, je n’ai pas su m’attacher aux personnages. J’aurais apprécié un peu plus de détails sur leurs psychologies. Je n’ai pas su m’attacher à personne.

La plume de Gemme

Je ne connaissais pas la plume de cette auteure. Ma découverte est assez sympathique. J’ai trouvé que l’auteure avait un style bien particulier qui était parfait pour l’enquête policière dont elle nous fait part. Il n’y a pas de longueurs. C’est sombre, glauque et on veut savoir ce qui s’est passé pour que l’assassin en arrive là.

Les – :

  • Je n’ai pas su m’attacher aux personnages, malheureusement.
  • Le livre en tant que tel, je l’ai trouvé un peu trop simple.

Les + :

  • L’enquête que j’ai trouvée intéressante.
  • La plume de l’auteure qui m’a beaucoup plu.
  • Tout tient debout sans souci, bravo !

3

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La fille des deux mondes – Tome 2 : Deux pieds sous terre

41TObYxU1DL._SX195_.jpgRésumé : Je m’appelle Riley Smith, j’ai dix-sept ans, et je vais mourir. Un comble pour une adolescente qui communique avec les morts. D’autant plus qu’elle les aide à accomplir leurs dernières volontés pour accéder à l’au-delà. Mais la jeune fille n’aurait jamais imaginé devoir aider le fantôme d’un criminel… Alors qu’elle plonge dans les bas-fonds de la ville, les morts comme les vivants se font de plus en plus dangereux. Seul Hayden, son confident, le mystérieux esprit coincé entre la vie et la mort, peut venir à son secours… s’il la pardonne d’avoir découvert son secret. L’AMOUR PLUS FORT QUE LA MORT

Mon avis : Je remercie Camille ainsi que les éditions Michel Lafon pour l’envoi de ce roman que j’attendais avec impatience. Franchement, je l’ai reçu hier midi et je l’ai terminé ce matin (mon travail me permet de lire au boulot, de temps à autre, quel bonheur !). Ainsi, j’ai pu poursuivre ma découverte de la plume de C.C Hunter (quoi, j’ai TOUJOURS un train de retard, je sais) ainsi que l’univers qu’elle propose à travers sa saga La fille des deux mondes.

Une plongée fascinante et ultra simple

J’avoue, quand j’ai vu le nom de Jacob je me suis dit « C’est qui celui-là ? » Une rapide relecture de ma chronique et pouf, j’ai replongé dans l’univers comme si j’avais quitté le premier tome hier. J’ai mis un peu de temps à me souvenir des personnages mais franchement, une fois que j’avais bien les noms en tête, ma lecture s’est faite naturellement. J’ai retrouvé une plume que j’apprécie ainsi que des personnages bien campés.

Les personnages : une belle surprise !

Riley est une excellente surprise. Si j’avais apprécié le personnage dans le premier tome, ici, je l’aime encore plus ! C’est vraiment une agréable découverte. J’ai retrouvé une Riley forte, courageuse, qui essaye d’affronter les problèmes. Elle est sur tous les fronts : Hayden, Kelsey, Annie, son père, les filles du lycée, bref, elle y va !

Les amis de Riley se dessinent plus aussi : Hayden, le demi-fantôme, Jacob aux yeux de chien battu et Kelsey, sa meilleure amie qui n’a pas sa langue dans sa poche. Ce qui est intéressant aussi dans ce deuxième tome, c’est l’évolution des relations. En effet, si Riley et son père ne s’entendent plus aussi bien qu’avant, elle se rapproche de Hayden qui va prendre une place bien particulière dans sa vie. Kelsey s’ouvre et dévoile ses secrets tout au long des pages. C’est assez sympathique.

On a aussi des personnages de passage et ici, on a un fantôme assez glauque qui a besoin de l’aide de Riley pour passer paisiblement de l’autre côté et suivre la lumière. Bref, ce roman est vraiment ce que j’attendais, la fin risque d’être incroyablement magique !

L’intrigue

Ce qui est sympathique c’est qu’on a vraiment une histoire principale : Riley et Hayden. Pour moi, cela ne fait aucun doute que c’est cette relation qui est au premier plan. Cependant, on a une intrigue au second plan qui reste unique à chaque tome. Riley aide un fantôme particulier dans le premier tome et le deuxième fantôme apparait à la fin du premier tome pour briller dans le deuxième. Le schéma se répète ici puisque les dernières pages mentionnent l’apparition d’un nouveau fantôme qui semble être très intéressant ! J’espère vraiment que la suite arrivera vite en France.

La plume de C. C. Hunter

Je sais que c’est une auteure qui est assez connue mais bizarrement, je n’ai jamais été attirée par les romans qu’elle propose. Avec sa saga La fille des deux mondes, je plonge dans un univers séduisant. Une plume qui signe une intrigue très sympathique pour une saga qui se lit aussi bien en tant qu’adolescent qu’en tant qu’adulte.

Les – :

  • Un léger temps pour recentrer les personnages.

Les + :

  • J’ai apprécié les deux niveaux d’intrigue.
  • Le personnage de Riley qui est une très jolie surprise.
  • Les relations en évolution entre les personnages
  • La plume de l’auteure que j’apprécie découvrir.

Vivement la suite !

4

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Les filles d’Ennismore de Patricia Falvey

51v5AG2pkQL._SX195_.jpgRésumé : Irlande, début du XXe siècle. À huit ans, Rosie croise le chemin de Victoria, la jeune héritière du domaine d’Ennismore. Celle-ci s’ennuie et voit en la fille d’un métayer, l’amie dont elle rêve tant. Au grand dam de sa mère, elle arrive à convaincre son père de partager ses heures de leçon avec Rosie. Au fil des années, leur amitié grandit. Mais à 17 ans, Victoria quitte Ennismore pour Dublin afin de faire son entrée dans le monde, laissant Rosie déchirée entre les aspirations de ces années d’éducation aristocrate et sa modeste position. Elle est bientôt contrainte d’accepter un poste de domestique au domaine. Servir une famille qu’elle a côtoyée pendant dix ans est d’autant plus douloureux que Rosie est amoureuse depuis toujours du frère de Victoria, Valentin. Alors que l’Irlande s’embrase, le destin de Rosie et Victoria emprunte le chemin de la révolte.

Mon avis : Aussitôt lu, aussitôt chroniqué ! J’ai refermé le livre il y a quelques instants. J’avais envie de vous en parler ce soir. Laissez-moi d’abord remercier les éditions Belfond pour l’envoi de ce roman. Je suis vraiment sous le charme de cette maison d’édition qui me propose toujours de belles surprises ! Les filles d’Ennismore était attendu dans ma boite aux lettres comme le messie !

Une trame historique importante et intéressante

J’ai apprécié retrouver cette période de l’histoire dans cette partie du monde. On est en Irlande au début des années 1900. La première guerre mondiale gronde ainsi que la guerre d’indépendance en Irlande. Si certains ont décidés de se battre contre les ennemis, d’autres se battent contre des compatriotes. On est souvent sous tension, les cadavres pleuvent et cela assure un dynamisme assez intéressant.

Une inspiration un peu trop présente pour moi

Je suis une grande fan de Downton Abbey, je vous l’assure. Cependant, ici, j’ai trouvé trop de similitudes pour être complètement dans l’histoire. En effet, j’ai su faire des liens entre les personnages, les situations ainsi que les intrigues. La première moitié du roman m’a fait peur, même si j’ai apprécié ma découverte, elle n’a pas été 100% originale pour moi. La vie des domestiques dans un manoir irlandais, les pauvres avec les pauvres et les riches avec les riches. Quand les strates de la société se confondent, cela fait des étincelles. De plus, l’histoire du Titanic, les personnages, les métiers, j’ai trouvé des similitudes qui m’ont un peu fait lever les yeux au ciel.

L’intrigue

Sans trop rentrer dans les détails, l’intrigue prend du sens au moment où on quitte Ennismore pour Dublin. On entre vraiment dans la vraie vie, celle du peuple mais aussi de la noblesse. La guerre a pour « point positif » de rassembler les gens. Ainsi, les plus riches descendent de leur petit nuage doré et les plus pauvres acceptent la main tendue.

On fait la rencontre de plusieurs personnages que l’on suit tout au long du roman. Rosie et Victoria sont les « filles d’Ennismore » (bien que l’on puisse penser, en écho à Lady Thea & Louisa). Rosie est une fille de paysan, Victoria, elle est une fille de la noblesse qui vit au domaine d’Ennismore. Née avec une petite cuiller en argent dans la bouche, la vie de Rosie la fascine et inversement. Si les filles deviennent les meilleures amies du monde, les années ont fait que les chemins se sont séparés. Elles se retrouveront un peu plus tard, changées mais profondément humaines.

La plume de Patricia Falvey

J’ai apprécié découvrir cette plume qui m’a énormément plu. J’ai mis mon nez dans ce roman hier dans l’après midi et je l’ai terminé ce soir, c’était intense mais très intéressant.

On n’a pas de longueur, c’est dynamique. Le fait que l’on change de situation, de personnages, tout cela aère un texte qui est très sympathique à suivre !

Les – :

  • Trop de situations identiques ainsi que des inspirations que j’ai déjà vu dans Downton Abbey.

Les + :

  • Les personnages de Rosie et de Victoria. Leur amitié m’a énormément plu
  • La situation historique.
  • La plume de l’auteure.
  • Le crossover entre les personnages

4

10

Embrasements – Guy Morant

CVT_Embrasements_4937.jpgRésumé : Alors qu’il roule vers une scène de crime, le capitaine Alaric Autier tombe sur un entrepôt en feu. À l’intérieur, on signale le cadavre d’un pendu, qu’il faut préserver des flammes. Alaric décide d’affronter l’incendie, mais il doit vite quitter les lieux. Il s’en va, refusant de répondre aux questions de l’Officier de police judiciaire, car la scène de crime l’attend. Sans le savoir, il vient de donner à son chef de service le moyen de le faire tomber.

Mon avis : Je remercie Guy Morant pour l’envoi de son roman via SimPlement ainsi que pour sa gentillesse. En effet, j’ai été touchée par sa proposition. Via le Prix des Auteurs Inconnus, j’avais craqué pour son roman « effondrements » qui n’a malheureusement pas été retenu (malgré le fait que j’ai brûlé des cierges et fait mes prières). J’étais vraiment triste et déçue parce qu’il était vraiment le premier dans ma sélection et de LOIN par rapport aux autres que j’avais choisi. Quand j’ai vu sur SimPlement que l’auteur proposait son roman, j’ai foncé, mais trop tardL. J’ai quand même eu la chance de pouvoir échanger avec l’auteur qui m’a gentiment proposé de mettre un exemplaire de sa deuxième enquête de côté le temps que je puisse m’organiser. Quel bonheur !

Rencontre avec Alaric Autier

Comme je vous le disais au-dessus, j’ai apprécié rencontrer Alaric Autier. Même si ce roman signe une deuxième enquête, elle se lit indépendamment de la première enquête que je n’ai pas encore lue.

Alaric Autier est un capitaine dans la police. Personnage intègre, intelligent et réfléchi, il m’a énormément plu. C’est une réelle force dans ce roman. Accompagné des personnages secondaires, il nous permet de vivre une enquête trépidante rythmée qui nous tient en haleine du début à la fin du roman.

Les personnages sont très bien maîtrisés. J’ai apprécié les découvrir sous différentes facettes : en effet, on les retrouve dans la sphère professionnelle mais aussi personnelle. Ainsi, on parvient à toujours avoir ce fil rouge de l’enquête qui est toujours présent mais on en apprend un peu plus sur la vie personnelle des protagonistes.

Une enquête policière à la hauteur

Purée, cela faisait longtemps que je n’avais pas apprécié un bon policier comme celui que nous propose Guy Morant ici ! J’ai mis du temps à l’ouvrir (j’ai accumulé un sacré retard !) mais une fois le nez dedans, je n’ai pas pu m’arrêter. Les pages se sont envolées, les mots se sont lus si facilement… J’ai lu de 14.00 à 18.00 (en sautant le goûter !) et cela ne m’a posé aucun problème. J’ai tout mis en sourdine, j’ai adoré ma lecture !

L’enquête est captivante : un corps pendu, momifié prend feu dans un entrepôt. Je me demande bien où Guy Morant est allé chercher des idées pareilles mais cela tient debout du début à la fin de la lecture. On sent bien que l’auteur a dû travailler énormément en amont pour pouvoir nous servir une enquête d’une si grande qualité. La cohérence est excellente, on y croit du début à la fin.

La plume de Guy Morant

Quel délice ! Franchement, j’ai apprécié ma lecture. Je pense vraiment que Guy Morant va connaitre un succès fou auprès de son lectorat. Je ne peux que lui souhaiter de trouver une maison d’édition à la hauteur de son talent. Je suis persuadée qu’il ira loin, très loin. Guy Morant nous livre un roman captivant, il nous sert une enquête plausible, très bien montée avec les détails qui impressionnent le lecteur.

Les – :

  • Absolument rien, j’ai adoré ma lecture !

Les + :

  • Le personnage d’Alaric
  • L’enquête
  • L’intrigue
  • Le travail de l’auteur et sa plume

5

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Le signal – Maxime Chattam

téléchargement.jpgRésumé : La famille Spencer vient de s’installer à Mahingan Falls. Un havre de paix. Du moins c’est ce qu’ils pensaient…. Meurtres sordides, conversations téléphoniques brouillées par des hurlements inhumains et puis ces vieilles rumeurs de sorcellerie et ce quelque chose d’effrayant dans la forêt qui pourchasse leurs adolescents… Comment le shérif dépassé va-t-il gérer cette situation inédite? Ils ne le savent pas encore mais ça n’est que le début… Avez-vous déjà eu vraiment peur en lisant un livre ?

Mon avis : Je remercie Audiolib ainsi que Pauline pour l’envoi de ce roman en livre audio. Je suis ravie d’avoir pu le découvrir malgré un petit souci technique avec le CD. J’ai pu écouter et déguster pour la première fois un roman de Maxime Chattam. Je vous avoue qu’il y a des auteurs qui me font « peur ». Je trouve que le livre audio est un bon compromis. Ainsi, je sais que je vais certainement lire d’autres romans de l’auteur. Les romans de Maxime Chattam me faisaient peur par leurs contenus mais aussi leurs tailles.

Un livre en dessous de ce que j’attendais

Avec un résumé pareil, je m’attendais à trembler d’effroi à toutes les pages. Cependant, j’ai trouvé ce côté assez décevant. Pour une lectrice trouillarde comme moi, je n’ai pas eu spécialement peur. Certes, il y a eu des passages légèrement angoissants mais rien ne m’a spécialement fait peur. C’est vraiment dommage parce que je pense que je n’ai pas lu le bon Chattam pour commencer.

J’ai eu l’impression d’écouter une pâle copie d’un film d’horreur… Vraiment dommage ! La seule chose « horrifique » pour moi ce sont les scènes assez gores que l’auteur nous propose à la pelle. Je n’ai malheureusement pas été touchée par ces scènes qui sortent de je ne sais où pour dire de placer du gore dans un roman qui aurait mérité d’être plus épuré pour se concentrer sur l’essentiel.

Les personnages

J’avoue qu’ils m’ont bien plu. J’ai vraiment suivi attentivement l’écoute surtout parce qu’ils étaient là. En effet, je voulais vraiment savoir comment cette histoire allait se terminer et aussi de voir comment les personnages allaient s’en sortir. La famille Spencer est une famille singulière que j’ai apprécié suivre tout au long de mon écoute.

L’intrigue

Je pense que l’intrigue méritait qu’on aille jusqu’au bout de l’écoute/lecture. En effet, on se retrouve avec une famille qui vient de mettre les pieds dans une situation vraiment délicate et particulière. J’ai trouvé l’idée de base bonne. Cependant, à force de vouloir trop en faire, de nombreuses longueurs sont apparues dans mon écoute. J’ai trouvé que cela s’essoufflait.

La plume de Maxime Chattam

Je n’ai rien à dire sur la plume. Elle est très sympathique à suivre. Je pense que ce roman est une « erreur de parcours ». Je tenterai la première trilogie dont j’entends beaucoup parler. Je suis contente d’avoir pu découvrir l’univers de Chattam qui se rapproche beaucoup de celui de King. Cependant, il y a eu des ratés qui font que l’on n’y croit pas du début à la fin, c’est dommage.

Les – :

  • Du gore pour du gore. Dommage.
  • La promesse d’avoir la plus grande peur de ma vie : c’est râté !
  • Des longueurs

Les + :

  • Les personnages
  • La plume. Je suis contente d’avoir découvert l’univers de Maxime Chattam
  • Une idée de base assez sympathique.

2

(Je mets tout juste la moyenne: 2.5/5)

14

Anima – Tome 1 : les enfants – Mary Sara

5143Tzq9PxL._SY346_Résumé : Au pays de Ryatil vit Evahny, une jeune fille dont la curiosité ne connaît aucune limite. Elle ne cesse de questionner sa mère Sorhia, reine de cette contrée, sur le monde qui l’entoure mais plus encore sur la fameuse Quête de la Moitié. De jour en jour, la petite fille ressent un vide qu’elle ne peut décrire et comprend bien que sa vie risque d’être chamboulée… Elle et son frère Sajyel découvrent en réalité qu’ils font partie de l’ultime Quête de l’Anima. Une tradition qui trouve ses origines au sein du peuple des Thuatyls et qui lie chaque existence à un Anima, la moitié d’une âme, son souffle, son essence même. De son côté, la reine s’interroge sur l’imminence de la Quête, étonnamment précoce pour ses enfants. Avec l’aide de son mage de bataille Thanius, elle doit les préparer aux dangers de la Quête… Accompagnés de Lekhal, un Élu déchu, Evahny et Sajyel devront accomplir leur destin et rétablir l’équilibre d’un monde sous le joug d’une malédiction vieille de vingt ans…

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois le Prix des Auteurs Inconnus pour le travail remarquable qu’il fait mais aussi pour l’envoi de ce roman qui signe ma quatrième participation pour les sélections dans la catégorie « Young Adult ». Souvent boudée dans la littérature, cette catégorie offre son lot de surprises pour moi ! Je ne vous le cache pas : Anima était LE roman qui me faisait le plus envie dans cette sélection.

Une imagination débordante & une plume magnifique

La première chose qui m’a frappée dans cette histoire, c’est la facilité que l’auteure a à nous embarquer dans son monde monté de toutes pièces. Franchement, je suis admirative et je jalouse l’imagination de Mary Sara. De plus, ce monde est sublimé par de magnifiques descriptions. Ce monde nous donne envie de le connaitre, d’en savoir plus, d’y vivre. Les mots de l’auteure sont précis, beaux et assez poétiques.

La seule chose que j’ai à reprocher à ce premier tome ce sont les coquilles et quelques longueurs.

Une quête

J’avoue que j’en ai un peu marre en ce moment de ces histoires de quête, j’ai l’impression41067534_10156785467017376_4907767977048276992_n de ne lire que cela en ce moment. C’est pour ça que j’ai pris mon temps pour le lire, j’ai fait une pause pour ne pas faire une indigestion. Ici, l’auteure parvient à gérer à merveille cette histoire de quête. Celle que les élus doivent faire. La quête est assez sympathique en soi : les personnages partent à la recherche de leur moitié : un animal ordinaire ou légendaire. Bravo pour cette riche idée !

La quête en soi fait peur. En effet, les personnes sont mises à l’épreuve. En danger, elles doivent évoluer dans des contrées lointaines et sauvages pour trouver leurs moitiés.

J’ai apprécié l’histoire, la légende et la mythologie qui tournent autour de l’histoire. Cela tient tout au long du roman. Le lecteur est sur une sorte de nuage mythique qui se balader sur toute la trame de l’histoire.

Les personnages

Une chose est certaine c’est que l’auteure prend le temps de nous présenter ses personnages. Qu’ils soient principaux ou secondaires, on fait connaissance avec tout le monde. Ainsi, on se prend au jeu d’en aimer certains et d’en détester d’autres. J’ai trouvé que c’était un premier tome introductif assez nécessaire pour bien placer l’histoire. Les personnages sont vraiment très intéressants et sont un point fort dans ce premier tome.

On a deux personnages principaux que j’ai apprécié suivre : Evahny et Sajyel. Voilà deux personnages que j’ai beaucoup aimé. Si Evahny est une jeune fille curieuse et qui ne sait pas tenir en place, son frère Sajyel est assez calme et réfléchi. Tous les deux sont des enfants très courageux et attachants.

Les – :

  • Quelques coquilles et longueurs.

Les + :

  • Les personnages dans la totalité ! Je les ai tous trouvés captivants et très intéressants.
  • Le monde construit par l’auteure qui est à couper le souffle.
  • Les descriptions qui vendent du rêve aux lecteurs.
  • La plume de Mary Sara que je conseille chaudement.

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