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Le songe d’une nuit d’octobre de Roger Zelazny

68136.jpgRésumé : Octobre. Dans 31 jours, le portail s’ouvrira et les Grands Anciens déferleront sur le monde. Dracula, Sherlock Holmes, Raspoutine, le docteur Frankenstein… Ils seront tous là. Mais feront-ils partie des ouvreurs avides de pouvoir, ou seront-ils des fermeurs qui s’opposeront aux horreurs indicibles ? Les familiers de ces personnages seront eux aussi impliqués dans cette murder party ésotérique riche en rebondissements. Tout particulièrement Snuff, un chien dont le maître, Jack, aime se promener la nuit dans Londres avec son grand couteau… Le Jeu va commencer. Quel sera votre camp ? Roger Zelazny est l’auteur de la saga des Neuf Princes d’Ambre. Avec Le Songe d’une nuit d’octobre, il rend hommage avec humour à l’univers de H.P. Lovecraft.

Mon avis : Je remercie les éditions actuSF pour l’envoi de ce classique de la fantasy. J’avoue, j’ai de grosses lacunes dans ce genre précisément. Genre que j’ai laissé de côté depuis quelques temps. Je chérie mon partenariat avec actu SF pour cette raison : je remets un pied à l’étrier pour redécouvrir un genre que j’avais oublié de lire.

Quoi de mieux que de lire un classique dans ce genre ? Avec le songe d’une nuit d’octobre, on voyage avec des personnages détonants lors d’une quête incroyable.

Un mélange des genres assez intéressant et original

Il y a plusieurs types d’influence ici :

  • On a un panel de personnages de la littérature mondiale : on rencontre Raspoutine, Dracula mais aussi Sherlock Holmes, Jack l’éventreur, Jill. Bref, il y a un sacré panel de personnages remarquables.
  • Il y a différentes références au folklore, à l’époque et franchement, l’univers proposé est très riche.
  • Il y a des influences que je ne connaissais pas. J’entends, par exemple, énormément parler de Lovecraft. Il faudrait aussi que je fasse mon éducation avec cet auteur.

La confusion : maîtresse du roman

Si l’auteur veut nous perdre, c’est un pari réussi. Tout au long du roman, on ne sait pas logo-actu-SFoù l’on va. Déjà, on part du fait que le personnage principal est Snuff, le chien de Jack. On ne suit les humains qu’à travers leurs animaux de compagnie : ainsi, on voit un chien, un chat, un corbeau, une chouette, un rat… C’est déjà assez complexe de suivre ce petit monde.

De plus, l’atmosphère du roman est assez pesante, on est dans un jeu, on ne sait pas la finalité du jeu. On ne sait pas ce qu’on gagne, ce qu’on perd, bref, on est dans le vague. La seule chose que l’on sait, c’est la temporalité : un chapitre = un jour du mois d’octobre. On attend le 31 avec impatience puisque le jeu prend fin à cette date. C’est avec habilité que l’auteur parvient à faire grimper la tension dans ce voile de noirceur.

Vient s’ajouter le fait que même si l’on parvient à identifier les personnages de la littérature, l’auteur ne le dit pas forcément. On ne fait que soumettre des hypothèses grâce à des indices. Mais rien dans le roman ne nous est dit clairement.

On peut aussi parler de la multitude d’exemple, d’inspirations, de personnages qui viennent peupler le récit. Je suis restée assez confuse à certains moments parce que je n’avais pas les cartes en main pour comprendre qu’à certains endroits, l’auteur faisait référence à un autre auteur par exemple. Cependant, cela n’empêche pas la compréhension globale du texte, je suis juste passée à côté d’une référence.

Les personnages

Point fort du roman, les personnages. Comme je vous le disais plus haut, ce sont les animaux de compagnie de chaque personnage qui sont les personnages principaux. On suit Snuff dans ses pérégrinations pour tenter de savoir qui est avec qui et qui fait quoi. Ainsi un humain et un animal forment un couple. On avance dans cette lecture comme un jeu de devinettes : on assemble, on efface, on se demande, on corrige et on essaye de trouver la solution. C’est plutôt intéressant.

La plume de l’auteur

Quelle densité ! Les mots sont choisis minutieusement, avec finesse. Le roman n’est pas énorme, heureusement. J’avoue que j’ai fait une pause, j’étais un peu lassée de ma lecture… Il y a une certaine longueur pas tant dans le nombre de pages mais dans les chapitres. Une sorte de routine s’installe entre Snuff et le lecteur et j’avoue qu’au milieu du roman, j’ai un peu calé. J’ai préféré mettre le roman en pause plutôt que de faire une indigestion.

Les – :

  • Quelques longueurs vers le milieu du roman pour moi.

Les + :

  • J’ai apprécié découvrir un auteur classique de SFFF
  • Le panel de personnages incroyable
  • Le nombre impressionnant de références littéraires, folkloriques ainsi que culturelles. Excellent !

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Lilas noir – Gemme

41gSHRgJHPL._SX195_.jpgRésumé : « On a trouvé des fibres végétales noires suffisamment grosses pour qu’on les reconnaisse à l’œil nu, et cette branche de fleur, là, on dirait du lilas, mais noir. » Quelques semaines après sa mutation, à deux ans de la retraite, au commissariat de Neuilly, en raison de sa grande probité, pour remplacer le Commissaire Devereau, un peu trop conciliant avec la haute société neuilléenne et les amis de l’ancien maire, Sandre se retrouve, le midi du premier janvier deux mille quatorze, sur une scène de crime peu banale qui va l’entrainer dans une enquête pour meurtres en série qui, entre pressions et impasse, va lui coûter sa santé. Gemme, presque quinqua à l’imagination débordante, vit en Région Parisienne, entre un mari adorable et dévoué, Loulou, et un chat tyran domestique, Myrddyn. Passionnée d’Histoire, d’histoires, de mythologie, de littératures de l’imaginaire et avec un goût certain pour le thriller et le polar, elle signe ici son premier roman terminé (le terminé est essentiel, en l’occurrence). Elle hante depuis bientôt quinze ans les festivals essentiels de la SFFF.

Mon avis : Je remercie Philippe Ward pour l’envoi de ce roman via SimPlement. Ayant déjà eu la chance de lire un roman de Philippe Ward, j’y suis allée franchement. J’étais ravie de pouvoir lire ce roman assez prometteur à la lecture du résumé.

Ce n’a pas été une lecture de tout repos. En effet, ce roman n’est pas un coup de cœur mais il reste une lecture agréable.

Une plongée dans les années 1970

Rien qu’à la couverture, je savais que j’allais plonger dans un polar type année 1970. Cependant, j’avoue que le livre objet en soi n’est pas vraiment à mon goût. Je pense que la couverture pourrait être plus sympathique. C’est très simple et minimaliste. Cela ne m’a pas plu plus que cela. J’adore les retours dans le passé mais ici je suis passée à côté, dommage !

L’intrigue

On navigue entre deux années 2009 et 2014. L’année de l’incident et l’année de l’enquête. Entre temps, nous faisons la rencontre des personnages, des acteurs d’un drame, de victimes, de coupables, bref, on fait le tour d’horizon au niveau des personnages inclus dans cette sombre histoire mais aussi dans l’enquête. On fait la rencontre du commissaire Sandre. Un enquêteur dont les années qui le séparent de la retraite ne sont plus très nombreuses. Comme pour tirer sa révérence de manière magistrale, le commissaire va signer une enquête bien glauque que l’on suit tout au long de la lecture de ce roman.

L’enquête en soi est assez cohérente et intéressante à suivre. Je ne peux pas vraiment vous en parler sans vous ruiner l’effet de surprise.

Les décors

Franchement, j’ai été bluffée par la manière dont l’auteure traite les descriptions des décors qu’elle utilise. On est vraiment au cœur des quartiers bourgeois de Neuilly sur seine, dans la région parisienne. Si j’ai des lecteurs et amis parisiens, ne m’en veuillez pas mais je trouve que la région parisienne a quelque chose de glauque. Je n’ai aucune sympathie pour cette région qui ne m’aspire que la pollution, la tristesse et l’antipathie des gens (bon ok, j’aime bien les monuments et Disneyland. Il faut l’avouer, la culture est vraiment d’une très bonne qualité dans la région parisienne).

J’ai trouvé l’utilisation de Neuilly sur Seine très intéressante dans le traitement. On dit souvent que chez les riches les crimes sont toujours plus glauques. Gemme illustre bien cela. Même si on est dans les beaux quartiers de la ville, on a une ambiance pesante qui nous suit tout au long du roman. Bravo !

Les personnages

Les morts pleuvent. Franchement, je ne peux pas le dire autrement. Les meurtres s’enchaînent, les cadavres restent sur les bras de la police. L’enquêteur parvient à réunir les personnages autour d’un fait commun : un viol en groupe. Une jeune femme partie de rien et devenue célèbre est apparemment le lien qui unit tous les personnages. Malheureusement, mis à part le commissaire, je n’ai pas su m’attacher aux personnages. J’aurais apprécié un peu plus de détails sur leurs psychologies. Je n’ai pas su m’attacher à personne.

La plume de Gemme

Je ne connaissais pas la plume de cette auteure. Ma découverte est assez sympathique. J’ai trouvé que l’auteure avait un style bien particulier qui était parfait pour l’enquête policière dont elle nous fait part. Il n’y a pas de longueurs. C’est sombre, glauque et on veut savoir ce qui s’est passé pour que l’assassin en arrive là.

Les – :

  • Je n’ai pas su m’attacher aux personnages, malheureusement.
  • Le livre en tant que tel, je l’ai trouvé un peu trop simple.

Les + :

  • L’enquête que j’ai trouvée intéressante.
  • La plume de l’auteure qui m’a beaucoup plu.
  • Tout tient debout sans souci, bravo !

3

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La fille des deux mondes – Tome 2 : Deux pieds sous terre

41TObYxU1DL._SX195_.jpgRésumé : Je m’appelle Riley Smith, j’ai dix-sept ans, et je vais mourir. Un comble pour une adolescente qui communique avec les morts. D’autant plus qu’elle les aide à accomplir leurs dernières volontés pour accéder à l’au-delà. Mais la jeune fille n’aurait jamais imaginé devoir aider le fantôme d’un criminel… Alors qu’elle plonge dans les bas-fonds de la ville, les morts comme les vivants se font de plus en plus dangereux. Seul Hayden, son confident, le mystérieux esprit coincé entre la vie et la mort, peut venir à son secours… s’il la pardonne d’avoir découvert son secret. L’AMOUR PLUS FORT QUE LA MORT

Mon avis : Je remercie Camille ainsi que les éditions Michel Lafon pour l’envoi de ce roman que j’attendais avec impatience. Franchement, je l’ai reçu hier midi et je l’ai terminé ce matin (mon travail me permet de lire au boulot, de temps à autre, quel bonheur !). Ainsi, j’ai pu poursuivre ma découverte de la plume de C.C Hunter (quoi, j’ai TOUJOURS un train de retard, je sais) ainsi que l’univers qu’elle propose à travers sa saga La fille des deux mondes.

Une plongée fascinante et ultra simple

J’avoue, quand j’ai vu le nom de Jacob je me suis dit « C’est qui celui-là ? » Une rapide relecture de ma chronique et pouf, j’ai replongé dans l’univers comme si j’avais quitté le premier tome hier. J’ai mis un peu de temps à me souvenir des personnages mais franchement, une fois que j’avais bien les noms en tête, ma lecture s’est faite naturellement. J’ai retrouvé une plume que j’apprécie ainsi que des personnages bien campés.

Les personnages : une belle surprise !

Riley est une excellente surprise. Si j’avais apprécié le personnage dans le premier tome, ici, je l’aime encore plus ! C’est vraiment une agréable découverte. J’ai retrouvé une Riley forte, courageuse, qui essaye d’affronter les problèmes. Elle est sur tous les fronts : Hayden, Kelsey, Annie, son père, les filles du lycée, bref, elle y va !

Les amis de Riley se dessinent plus aussi : Hayden, le demi-fantôme, Jacob aux yeux de chien battu et Kelsey, sa meilleure amie qui n’a pas sa langue dans sa poche. Ce qui est intéressant aussi dans ce deuxième tome, c’est l’évolution des relations. En effet, si Riley et son père ne s’entendent plus aussi bien qu’avant, elle se rapproche de Hayden qui va prendre une place bien particulière dans sa vie. Kelsey s’ouvre et dévoile ses secrets tout au long des pages. C’est assez sympathique.

On a aussi des personnages de passage et ici, on a un fantôme assez glauque qui a besoin de l’aide de Riley pour passer paisiblement de l’autre côté et suivre la lumière. Bref, ce roman est vraiment ce que j’attendais, la fin risque d’être incroyablement magique !

L’intrigue

Ce qui est sympathique c’est qu’on a vraiment une histoire principale : Riley et Hayden. Pour moi, cela ne fait aucun doute que c’est cette relation qui est au premier plan. Cependant, on a une intrigue au second plan qui reste unique à chaque tome. Riley aide un fantôme particulier dans le premier tome et le deuxième fantôme apparait à la fin du premier tome pour briller dans le deuxième. Le schéma se répète ici puisque les dernières pages mentionnent l’apparition d’un nouveau fantôme qui semble être très intéressant ! J’espère vraiment que la suite arrivera vite en France.

La plume de C. C. Hunter

Je sais que c’est une auteure qui est assez connue mais bizarrement, je n’ai jamais été attirée par les romans qu’elle propose. Avec sa saga La fille des deux mondes, je plonge dans un univers séduisant. Une plume qui signe une intrigue très sympathique pour une saga qui se lit aussi bien en tant qu’adolescent qu’en tant qu’adulte.

Les – :

  • Un léger temps pour recentrer les personnages.

Les + :

  • J’ai apprécié les deux niveaux d’intrigue.
  • Le personnage de Riley qui est une très jolie surprise.
  • Les relations en évolution entre les personnages
  • La plume de l’auteure que j’apprécie découvrir.

Vivement la suite !

4

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Les filles d’Ennismore de Patricia Falvey

51v5AG2pkQL._SX195_.jpgRésumé : Irlande, début du XXe siècle. À huit ans, Rosie croise le chemin de Victoria, la jeune héritière du domaine d’Ennismore. Celle-ci s’ennuie et voit en la fille d’un métayer, l’amie dont elle rêve tant. Au grand dam de sa mère, elle arrive à convaincre son père de partager ses heures de leçon avec Rosie. Au fil des années, leur amitié grandit. Mais à 17 ans, Victoria quitte Ennismore pour Dublin afin de faire son entrée dans le monde, laissant Rosie déchirée entre les aspirations de ces années d’éducation aristocrate et sa modeste position. Elle est bientôt contrainte d’accepter un poste de domestique au domaine. Servir une famille qu’elle a côtoyée pendant dix ans est d’autant plus douloureux que Rosie est amoureuse depuis toujours du frère de Victoria, Valentin. Alors que l’Irlande s’embrase, le destin de Rosie et Victoria emprunte le chemin de la révolte.

Mon avis : Aussitôt lu, aussitôt chroniqué ! J’ai refermé le livre il y a quelques instants. J’avais envie de vous en parler ce soir. Laissez-moi d’abord remercier les éditions Belfond pour l’envoi de ce roman. Je suis vraiment sous le charme de cette maison d’édition qui me propose toujours de belles surprises ! Les filles d’Ennismore était attendu dans ma boite aux lettres comme le messie !

Une trame historique importante et intéressante

J’ai apprécié retrouver cette période de l’histoire dans cette partie du monde. On est en Irlande au début des années 1900. La première guerre mondiale gronde ainsi que la guerre d’indépendance en Irlande. Si certains ont décidés de se battre contre les ennemis, d’autres se battent contre des compatriotes. On est souvent sous tension, les cadavres pleuvent et cela assure un dynamisme assez intéressant.

Une inspiration un peu trop présente pour moi

Je suis une grande fan de Downton Abbey, je vous l’assure. Cependant, ici, j’ai trouvé trop de similitudes pour être complètement dans l’histoire. En effet, j’ai su faire des liens entre les personnages, les situations ainsi que les intrigues. La première moitié du roman m’a fait peur, même si j’ai apprécié ma découverte, elle n’a pas été 100% originale pour moi. La vie des domestiques dans un manoir irlandais, les pauvres avec les pauvres et les riches avec les riches. Quand les strates de la société se confondent, cela fait des étincelles. De plus, l’histoire du Titanic, les personnages, les métiers, j’ai trouvé des similitudes qui m’ont un peu fait lever les yeux au ciel.

L’intrigue

Sans trop rentrer dans les détails, l’intrigue prend du sens au moment où on quitte Ennismore pour Dublin. On entre vraiment dans la vraie vie, celle du peuple mais aussi de la noblesse. La guerre a pour « point positif » de rassembler les gens. Ainsi, les plus riches descendent de leur petit nuage doré et les plus pauvres acceptent la main tendue.

On fait la rencontre de plusieurs personnages que l’on suit tout au long du roman. Rosie et Victoria sont les « filles d’Ennismore » (bien que l’on puisse penser, en écho à Lady Thea & Louisa). Rosie est une fille de paysan, Victoria, elle est une fille de la noblesse qui vit au domaine d’Ennismore. Née avec une petite cuiller en argent dans la bouche, la vie de Rosie la fascine et inversement. Si les filles deviennent les meilleures amies du monde, les années ont fait que les chemins se sont séparés. Elles se retrouveront un peu plus tard, changées mais profondément humaines.

La plume de Patricia Falvey

J’ai apprécié découvrir cette plume qui m’a énormément plu. J’ai mis mon nez dans ce roman hier dans l’après midi et je l’ai terminé ce soir, c’était intense mais très intéressant.

On n’a pas de longueur, c’est dynamique. Le fait que l’on change de situation, de personnages, tout cela aère un texte qui est très sympathique à suivre !

Les – :

  • Trop de situations identiques ainsi que des inspirations que j’ai déjà vu dans Downton Abbey.

Les + :

  • Les personnages de Rosie et de Victoria. Leur amitié m’a énormément plu
  • La situation historique.
  • La plume de l’auteure.
  • Le crossover entre les personnages

4

10

Embrasements – Guy Morant

CVT_Embrasements_4937.jpgRésumé : Alors qu’il roule vers une scène de crime, le capitaine Alaric Autier tombe sur un entrepôt en feu. À l’intérieur, on signale le cadavre d’un pendu, qu’il faut préserver des flammes. Alaric décide d’affronter l’incendie, mais il doit vite quitter les lieux. Il s’en va, refusant de répondre aux questions de l’Officier de police judiciaire, car la scène de crime l’attend. Sans le savoir, il vient de donner à son chef de service le moyen de le faire tomber.

Mon avis : Je remercie Guy Morant pour l’envoi de son roman via SimPlement ainsi que pour sa gentillesse. En effet, j’ai été touchée par sa proposition. Via le Prix des Auteurs Inconnus, j’avais craqué pour son roman « effondrements » qui n’a malheureusement pas été retenu (malgré le fait que j’ai brûlé des cierges et fait mes prières). J’étais vraiment triste et déçue parce qu’il était vraiment le premier dans ma sélection et de LOIN par rapport aux autres que j’avais choisi. Quand j’ai vu sur SimPlement que l’auteur proposait son roman, j’ai foncé, mais trop tardL. J’ai quand même eu la chance de pouvoir échanger avec l’auteur qui m’a gentiment proposé de mettre un exemplaire de sa deuxième enquête de côté le temps que je puisse m’organiser. Quel bonheur !

Rencontre avec Alaric Autier

Comme je vous le disais au-dessus, j’ai apprécié rencontrer Alaric Autier. Même si ce roman signe une deuxième enquête, elle se lit indépendamment de la première enquête que je n’ai pas encore lue.

Alaric Autier est un capitaine dans la police. Personnage intègre, intelligent et réfléchi, il m’a énormément plu. C’est une réelle force dans ce roman. Accompagné des personnages secondaires, il nous permet de vivre une enquête trépidante rythmée qui nous tient en haleine du début à la fin du roman.

Les personnages sont très bien maîtrisés. J’ai apprécié les découvrir sous différentes facettes : en effet, on les retrouve dans la sphère professionnelle mais aussi personnelle. Ainsi, on parvient à toujours avoir ce fil rouge de l’enquête qui est toujours présent mais on en apprend un peu plus sur la vie personnelle des protagonistes.

Une enquête policière à la hauteur

Purée, cela faisait longtemps que je n’avais pas apprécié un bon policier comme celui que nous propose Guy Morant ici ! J’ai mis du temps à l’ouvrir (j’ai accumulé un sacré retard !) mais une fois le nez dedans, je n’ai pas pu m’arrêter. Les pages se sont envolées, les mots se sont lus si facilement… J’ai lu de 14.00 à 18.00 (en sautant le goûter !) et cela ne m’a posé aucun problème. J’ai tout mis en sourdine, j’ai adoré ma lecture !

L’enquête est captivante : un corps pendu, momifié prend feu dans un entrepôt. Je me demande bien où Guy Morant est allé chercher des idées pareilles mais cela tient debout du début à la fin de la lecture. On sent bien que l’auteur a dû travailler énormément en amont pour pouvoir nous servir une enquête d’une si grande qualité. La cohérence est excellente, on y croit du début à la fin.

La plume de Guy Morant

Quel délice ! Franchement, j’ai apprécié ma lecture. Je pense vraiment que Guy Morant va connaitre un succès fou auprès de son lectorat. Je ne peux que lui souhaiter de trouver une maison d’édition à la hauteur de son talent. Je suis persuadée qu’il ira loin, très loin. Guy Morant nous livre un roman captivant, il nous sert une enquête plausible, très bien montée avec les détails qui impressionnent le lecteur.

Les – :

  • Absolument rien, j’ai adoré ma lecture !

Les + :

  • Le personnage d’Alaric
  • L’enquête
  • L’intrigue
  • Le travail de l’auteur et sa plume

5

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Le signal – Maxime Chattam

téléchargement.jpgRésumé : La famille Spencer vient de s’installer à Mahingan Falls. Un havre de paix. Du moins c’est ce qu’ils pensaient…. Meurtres sordides, conversations téléphoniques brouillées par des hurlements inhumains et puis ces vieilles rumeurs de sorcellerie et ce quelque chose d’effrayant dans la forêt qui pourchasse leurs adolescents… Comment le shérif dépassé va-t-il gérer cette situation inédite? Ils ne le savent pas encore mais ça n’est que le début… Avez-vous déjà eu vraiment peur en lisant un livre ?

Mon avis : Je remercie Audiolib ainsi que Pauline pour l’envoi de ce roman en livre audio. Je suis ravie d’avoir pu le découvrir malgré un petit souci technique avec le CD. J’ai pu écouter et déguster pour la première fois un roman de Maxime Chattam. Je vous avoue qu’il y a des auteurs qui me font « peur ». Je trouve que le livre audio est un bon compromis. Ainsi, je sais que je vais certainement lire d’autres romans de l’auteur. Les romans de Maxime Chattam me faisaient peur par leurs contenus mais aussi leurs tailles.

Un livre en dessous de ce que j’attendais

Avec un résumé pareil, je m’attendais à trembler d’effroi à toutes les pages. Cependant, j’ai trouvé ce côté assez décevant. Pour une lectrice trouillarde comme moi, je n’ai pas eu spécialement peur. Certes, il y a eu des passages légèrement angoissants mais rien ne m’a spécialement fait peur. C’est vraiment dommage parce que je pense que je n’ai pas lu le bon Chattam pour commencer.

J’ai eu l’impression d’écouter une pâle copie d’un film d’horreur… Vraiment dommage ! La seule chose « horrifique » pour moi ce sont les scènes assez gores que l’auteur nous propose à la pelle. Je n’ai malheureusement pas été touchée par ces scènes qui sortent de je ne sais où pour dire de placer du gore dans un roman qui aurait mérité d’être plus épuré pour se concentrer sur l’essentiel.

Les personnages

J’avoue qu’ils m’ont bien plu. J’ai vraiment suivi attentivement l’écoute surtout parce qu’ils étaient là. En effet, je voulais vraiment savoir comment cette histoire allait se terminer et aussi de voir comment les personnages allaient s’en sortir. La famille Spencer est une famille singulière que j’ai apprécié suivre tout au long de mon écoute.

L’intrigue

Je pense que l’intrigue méritait qu’on aille jusqu’au bout de l’écoute/lecture. En effet, on se retrouve avec une famille qui vient de mettre les pieds dans une situation vraiment délicate et particulière. J’ai trouvé l’idée de base bonne. Cependant, à force de vouloir trop en faire, de nombreuses longueurs sont apparues dans mon écoute. J’ai trouvé que cela s’essoufflait.

La plume de Maxime Chattam

Je n’ai rien à dire sur la plume. Elle est très sympathique à suivre. Je pense que ce roman est une « erreur de parcours ». Je tenterai la première trilogie dont j’entends beaucoup parler. Je suis contente d’avoir pu découvrir l’univers de Chattam qui se rapproche beaucoup de celui de King. Cependant, il y a eu des ratés qui font que l’on n’y croit pas du début à la fin, c’est dommage.

Les – :

  • Du gore pour du gore. Dommage.
  • La promesse d’avoir la plus grande peur de ma vie : c’est râté !
  • Des longueurs

Les + :

  • Les personnages
  • La plume. Je suis contente d’avoir découvert l’univers de Maxime Chattam
  • Une idée de base assez sympathique.

2

(Je mets tout juste la moyenne: 2.5/5)

14

Anima – Tome 1 : les enfants – Mary Sara

5143Tzq9PxL._SY346_Résumé : Au pays de Ryatil vit Evahny, une jeune fille dont la curiosité ne connaît aucune limite. Elle ne cesse de questionner sa mère Sorhia, reine de cette contrée, sur le monde qui l’entoure mais plus encore sur la fameuse Quête de la Moitié. De jour en jour, la petite fille ressent un vide qu’elle ne peut décrire et comprend bien que sa vie risque d’être chamboulée… Elle et son frère Sajyel découvrent en réalité qu’ils font partie de l’ultime Quête de l’Anima. Une tradition qui trouve ses origines au sein du peuple des Thuatyls et qui lie chaque existence à un Anima, la moitié d’une âme, son souffle, son essence même. De son côté, la reine s’interroge sur l’imminence de la Quête, étonnamment précoce pour ses enfants. Avec l’aide de son mage de bataille Thanius, elle doit les préparer aux dangers de la Quête… Accompagnés de Lekhal, un Élu déchu, Evahny et Sajyel devront accomplir leur destin et rétablir l’équilibre d’un monde sous le joug d’une malédiction vieille de vingt ans…

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois le Prix des Auteurs Inconnus pour le travail remarquable qu’il fait mais aussi pour l’envoi de ce roman qui signe ma quatrième participation pour les sélections dans la catégorie « Young Adult ». Souvent boudée dans la littérature, cette catégorie offre son lot de surprises pour moi ! Je ne vous le cache pas : Anima était LE roman qui me faisait le plus envie dans cette sélection.

Une imagination débordante & une plume magnifique

La première chose qui m’a frappée dans cette histoire, c’est la facilité que l’auteure a à nous embarquer dans son monde monté de toutes pièces. Franchement, je suis admirative et je jalouse l’imagination de Mary Sara. De plus, ce monde est sublimé par de magnifiques descriptions. Ce monde nous donne envie de le connaitre, d’en savoir plus, d’y vivre. Les mots de l’auteure sont précis, beaux et assez poétiques.

La seule chose que j’ai à reprocher à ce premier tome ce sont les coquilles et quelques longueurs.

Une quête

J’avoue que j’en ai un peu marre en ce moment de ces histoires de quête, j’ai l’impression41067534_10156785467017376_4907767977048276992_n de ne lire que cela en ce moment. C’est pour ça que j’ai pris mon temps pour le lire, j’ai fait une pause pour ne pas faire une indigestion. Ici, l’auteure parvient à gérer à merveille cette histoire de quête. Celle que les élus doivent faire. La quête est assez sympathique en soi : les personnages partent à la recherche de leur moitié : un animal ordinaire ou légendaire. Bravo pour cette riche idée !

La quête en soi fait peur. En effet, les personnes sont mises à l’épreuve. En danger, elles doivent évoluer dans des contrées lointaines et sauvages pour trouver leurs moitiés.

J’ai apprécié l’histoire, la légende et la mythologie qui tournent autour de l’histoire. Cela tient tout au long du roman. Le lecteur est sur une sorte de nuage mythique qui se balader sur toute la trame de l’histoire.

Les personnages

Une chose est certaine c’est que l’auteure prend le temps de nous présenter ses personnages. Qu’ils soient principaux ou secondaires, on fait connaissance avec tout le monde. Ainsi, on se prend au jeu d’en aimer certains et d’en détester d’autres. J’ai trouvé que c’était un premier tome introductif assez nécessaire pour bien placer l’histoire. Les personnages sont vraiment très intéressants et sont un point fort dans ce premier tome.

On a deux personnages principaux que j’ai apprécié suivre : Evahny et Sajyel. Voilà deux personnages que j’ai beaucoup aimé. Si Evahny est une jeune fille curieuse et qui ne sait pas tenir en place, son frère Sajyel est assez calme et réfléchi. Tous les deux sont des enfants très courageux et attachants.

Les – :

  • Quelques coquilles et longueurs.

Les + :

  • Les personnages dans la totalité ! Je les ai tous trouvés captivants et très intéressants.
  • Le monde construit par l’auteure qui est à couper le souffle.
  • Les descriptions qui vendent du rêve aux lecteurs.
  • La plume de Mary Sara que je conseille chaudement.

4

12

Quand les astres s’emmêlent – Minnie Darke

41yYqE14paL._SX195_Résumé : Sidney, de nos jours : Justine Carmichael (Sagittaire et sceptique) est une jeune journaliste qui par hasard, recroise le chemin de Nick Jordan (Verseau et optimiste), son amour d’enfance. Nick est acteur de théâtre, Justine et lui ne se sont pas revus depuis leur adolescence. Nick confie à Justine qu’il fait ses choix de vie en fonction de l’horoscope publié dans The Starr, le magazine où elle travaille. Justine va alors se lancer dans une aventure très éloignée de ses principes et de la déontologie : chaque mois, elle va réécrire en douce, les prédictions du magazine pour le signe du Verseau afin d’influencer Nick dans ses décisions et de le guider vers elle. Mais rien ne va se passer comme prévu et les prédictions de Justine vont impacter la vie de bien des personnes dont elle ne soupçonnait pas l’existence… Qu’on soit accro ou complètement hermétique aux horoscopes, on ne peut qu’être séduit pas ce roman pétillant servi par des personnages attachants et des scènes plus savoureuses les unes que les autres. Les quiproquos s’enchaînent au fil des pages pour notre plus grand plaisir !

Mon avis : Je remercie grandement Babelio ainsi que les partenaires de la masse critique. J’ai pu expérimenter ce système qui est très sympathique. Je remercie donc les éditions Cherche Midi pour ce roman tout à fait sympathique que j’ai pu découvrir.

Une situation surprenante

J’avoue que je n’ai pas vraiment eu l’occasion de traiter du sujet de l’astrologie dans mes lectures. Ce n’est pas forcément quelque chose qui m’intéresse plus que ça bien que je puisse comprendre que cela intéresse les gens !

Franchement, j’ai apprécié ce sujet ! Je ne pensais pas que cela me plairait autant. C’est un feel-good contemporain que tout le monde peut lire, ayant des affinités ou non avec les signes astrologiques, vous pouvez y aller ! C’est frais, drôle et cette lecture nous apporte une bonne dose de bonne humeur !

Les personnages

On fait la rencontre de Justine, une jeune femme qui est comme moi : elle ne trouve aucune sympathie ni croyance dans les signes astrologiques. Cependant, c’est une femme pleine de ressources qui n’abandonne pas ses rêves : elle veut être journaliste. La seule porte qui s’ouvre, c’est un stage dans un journal « l’étoile ». Elle va devoir faire ses preuves en ayant la rubrique astrologie dans les mains. Elle ne renoncera pas à son rêve et finit par trouver une solution.

Au journal en question, elle fait la rencontre de Nicholas, son ami et amoureux d’enfance. Nicholas est un acteur un peu perdu qui doit faire des petits boulots pour pouvoir finir ses fins de mois proprement. Lui, en revanche, croit dur comme fer à l’astrologie… Justine, jeune femme maligne ne va pas hésiter à manipuler le jeune homme pour parvenir à faire des prédictions astrologiques…

Voilà deux personnages que j’ai apprécié découvrir. Deux caractères différents mais une amitié qui se ressent. Justine est un personnage solaire et Nicholas est éblouissant. Voilà un duo que j’ai aimé suivre.

La plume de Minnie Darke

Je ne connaissais pas du tout la plume de l’auteure. C’est une très belle découverte. A l’image du roman, la plume est fraîche, attendrissante, dynamique et pleine de bonnes intentions. On passe un moment de lecture agréable. Les mots de l’auteure sont choisis avec soin et cela nous permet d’avoir une jolie histoire. Véritable page turner, je n’ai pas pu lâcher ma lecture.

Le livre et ses messages

Le livre délivre des messages que l’on retrouve un peu dans chaque roman du genre : l’espoir, l’amitié, l’amour. Cependant, ils sont savamment mélangés à cette histoire d’astrologie. J’ai trouvé ça assez sympathique. J’avoue qu’il y a eu quelques longueurs pour moi, surtout au début mais rien d’alarmant, il fallait que l’histoire se mette en place.

L’intrigue

J’avoue que les péripéties et les rebondissements sont très sympathiques dans le roman. On ne s’ennuie pas une fois que l’on est correctement installé dans la lecture. J’ai apprécié cette histoire surtout pour le fait que c’est une lecture que l’on fait facilement. On ne se prend pas la tête avec une intrigue savamment construite. Cela fait du bien pour souffler entre deux lectures un peu plus fastidieuses !

Les – :

  • Quelques longueurs au début du roman

Les + :

  • Les deux personnages principaux que j’ai apprécié découvrir
  • L’astrologie. Thématique que je connais peu et que j’ai apprécié lire
  • La plume de l’auteure
  • Un feel good qui m’a plu !

4

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Azmel – Tome : magie alternative – Laura Wilhelm

51zIa-pH7zL._SX195_.jpgRésumé : La jeune Léna doit faire face à de nouvelles épreuves, alors que des secrets lui sont dévoilés…Après un malheureux événement et en proie à d’horribles douleurs, Léna doit reprendre sa vie en main. C’est le cœur brisé et le corps meurtri que l’aventure reprend de plus belle. La Porte du Temps et son clan d’Élues lui font un merveilleux cadeau, mais son corps pourra-t-il supporter la charge que cela implique ? Sa mère n’était-elle qu’une humaine ou avait-elle finalement elle aussi des pouvoirs magiques ? Et pourquoi ne lui a-t-elle donc jamais parlé de l’existence de sa tante Morgane ? Ses retrouvailles avec Rick lui laissent un goût amer dans la bouche. Réussira-t-elle à le ramener à la raison ou choisira-t-il de succomber définitivement à sa nature démoniaque ? Au-delà de la magie de ce monde éphémère, Léna va découvrir des secrets que sa famille pensait à jamais oubliés. Encore une fois la jeune fille se retrouve confrontée à un choix qui changera sa vie, qu’elle le veuille ou non ? Le deuxième tome de la saga Azmel, aussi captivant que le précédent, est à découvrir sans tarder !

Mon avis : Je remercie chaleureusement Laura Wilhelm pour sa proposition de lecture. J’avais déjà pu faire l’expérience d’un partenariat avec Laura via SimPlement dans le cadre de la lecture du premier tome de la saga « Azmel ». C’est donc avec plaisir que j’ai renouvelé l’expérience.

Une plongée facile dans l’univers

J’avoue que j’ai relu ma chronique pour pouvoir me souvenir des détails du premier tome. Une fois ma lecture faite, j’ai replongé ultra facilement dans l’univers de Laura Wilhelm. C’était une lecture très sympathique, rapide et efficace. J’ai apprécié la facilité avec laquelle j’ai pu retrouver mes repères dans l’univers proposé par l’auteure.

Une suite à la hauteur de mes espérances

Même si cette lecture n’est pas un coup de cœur pour moi, j’ai passé un très bon moment de lecture. En effet, ce que j’ai pu reprocher au premier tome s’est trouvé amélioré pour moi. J’avais souligné une rapidité dans le déroulement des phénomènes ainsi qu’une intrigue un peu simple. Ici, le deuxième tome étoffe un peu l’histoire. On se retrouve avec une trame narrative dynamique qui apporte beaucoup à l’histoire en général.

Le personnage de Léna me plait énormément. Si ce personnage avait su se démarquer dans le premier tome, je l’ai trouvé vachement plus mature dans ce deuxième tome. L’auteure nous dessine des psychologies très sympathiques. Les personnages sont assez bons, certains moins que d’autres mais Léna parvient à tenir une bonne partie de l’histoire sur ses épaules.

Le point un peu négatif de l’intrigue c’est le fait que, par moments, l’auteure m’a perdue. En effet, au départ, c’était assez confus. Voilà une mise en situation intéressante par rapport à la condition de Léna mais franchement, j’ai trouvé cela trop confus pour moi. Qui dit confusion, dit longueur et cela a un peu ralenti mon rythme de lecture.

L’affirmation au rendez-vous dans ce second tome

Si Léna s’affirme énormément dans ce second tome, j’ai aussi apprécié la place que le fantastique prend dans cette histoire. Effectivement, tout est question d’affirmation dans ce second tome. Ainsi, on peut dire que le second tome plante réellement le décor. Tout est y plus vif et souligné que dans le premier tome. La place de Léna, les personnages, la touche de fantastique dans le premier tome prend une part beaucoup plus importante ainsi que la plume de l’auteure. C’est un tome surprenant qui donne envie d’en savoir plus !

Les personnages

On retrouve les personnages que l’on a dans le premier tome : Léna, ses deux cousines, sa tante. Certains sont beaucoup plus présent comme Jason. C’est assez très intéressant. Le traitement des personnages apporte beaucoup à l’histoire.

La plume de l’auteure

Bravo à Laura Wilhelm pour la qualité de sa plume. En effet, j’ai senti une nette progression dans l’évolution des personnages, de la qualité de la plume et de l’intrigue. On sent que l’auteur prend du plaisir à nous raconter cette histoire et cela ne m’a pas laissé indifférente.

Les – :

  • Quelques longueurs

Les + :

  • Le personnage de Léna.
  • La plume de Laura Wilhelm
  • La place importante laissée au fantastique.
  • Le fait d’éclairer les zones d’ombre

4

14

La première empreinte – Xavier Marie Bonnot

51CK2T9EY9L._SX195_Résumé : Elle déboutonna son angoisse pour vaincre l’obscurité. Au fond de sa chambre, un reflet de lune cendre dans le blanc vitreux d’un œil barbare. Une forme monstrueuse s’avança. Silhouette de l’au-delà du temps, grande et épaisse dans la lumière froide. Et puis, l’étrange prière. » Je suis le chasseur Que les esprits te guident dans la nuit Que ta chair fortifie le premier homme « .Le commandant Michel De Palma se trouve pris dans une enquête sans précédent dans les annales de la police marseillaise : une préhistorienne retrouvée noyée dans la calanque de Sugiton, un tueur barbare qui signe ses meurtres d’une main en négatif et une étoile filante du milieu marseillais, fils d’un ancien touilleur de morphine base, retrouvé, lui aussi, noyé dans la même calanque.Le lien entre tout ça ? Il se trouve dans une caverne préhistorique dont l’entrée se fait par – 38 mètres, dans les eaux froides de Sugiton. Au début des années 90, un plongeur téméraire y a découvert des bisons, des chevaux et des mains en négatif, les premières empreintes, et une gravure dans le calcaire :  » l’homme tué « , l’image la plus ancienne du meurtre dans l’histoire de l’humanité…

Mon avis : Je remercie chaleureusement les éditions Belfond pour l’envoi de ce roman qui signe un moment de lecture agréable. J’ai eu la chance d’avoir entre les mains un thriller très sympathique à découvrir avec son lot de surprises.

Une enquête très originale

Ici, on fait la rencontre d’un serial killer assez original. Si tous les morts ont un lien entre eux, mis à part le fait qu’ils soient tous tués par la même personne, c’est cette empreinte laissée sur les lieux du crime. Une main. On se dit que cela pourra être un bon indice, une manière rapide de mettre la main sur l’assassin mais non.

On est au cœur au cœur de la police marseillaise. On évolue dans un cadre assez beau malgré l’horreur des actes décrits. Xavier Marie Bonnot fait le pari de mettre cette enquête entre les mains du commandant Michel De Palma.

On suit l’enquête suite au meurtre d’une femme qui étudie la préhistoire. Retrouvée noyée dans une calanque, elle est le point de départ à une série de meurtres assez sordides. On a bien envie de savoir ce qui a bien pu se passer pour que les cadavres pleuvent de cette manière.

Le commandant Michel de Palma

J’ai trouvé ce personnage assez saisissant. Le commandant, qui entame la fin de la carrière. Le « baron » est le personnage principal de notre histoire. Je l’ai trouvé un peu stéréotypé mais j’ai apprécié faire mon enquête avec lui. En effet, j’ai eu l’impression d’avoir un personnage comme Colombo, Navarro ou je ne sais qui d’autre.

Un début un peu difficile

Je vous avoue, j’ai eu du mal à m’installer confortablement dans ma lecture. Les meurtres sont mis en lien dans ce roman mais j’avoue que le début a été longuet. Le temps que tout se mette à sa place, que l’on comprend où l’auteur veut nous amener, il s’est bien passé, pour moi, une bonne cinquantaine de pages.

L’Histoire au cœur du roman

J’ai pris ma leçon d’Histoire, j’ai appris certaines choses sur une période que je connais peu voire pas du tout. J’ai, bien entendu, appris comme vous, à l’école quelques dates importantes mais rien de plus. Ici, j’ai été ravie d’en apprendre un peu plus sur cette période historique. Cela ajoute quelque chose d’assez intéressant au roman.

La plume de l’auteur

Voilà une belle redécouverte ! En effet, j’avais déjà eu la chance de lire un roman de l’auteur. Un roman très sympathique, dynamique et une enquête rondement menée avec des personnages très bien campés ! Je n’ai rien à redire là-dessus. Bravo !

Les – :

  • Un début un peu longuet

Les + :

  • Un personnage principal sympathique
  • Une période historique mise en avant de manière intéressante
  • Une enquête assez originale aussi
  • Une plume très sympathique aussi

4

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Un jour de ta vie – Véronique Rivat

ob_15552d_couverture3.jpgRésumé : Florent, gendarme mobile dans le nord de la France rencontre Alexandra dans un bar le 14 juin 1994. Immédiatement, il tombe amoureux fou de la jolie blonde à demi irlandaise. Ils vont s’aimer passionnément. Le 6 octobre 1995, au retour d’une mission en Corse, Florent prend sa voiture et quitte précipitamment la caserne sans autorisation après avoir été accusé de vol par son commandant d’escadron. Huit jours plus tard, on le retrouve en Belgique, une balle dans la tête. Bien que l’enquête judiciaire retienne la thèse du suicide, Alexandra n’y croit pas. Elle va entamer des recherches et diligenter sa propre enquête avec l’aide de la mère de Florent et d’une amie avocate. 

Mon avis : Je remercie le Prix Des Auteurs Inconnus pour l’envoi de ce roman qui signe ma quatrième participation dans la catégorie « littérature noire ». J’étais, en effet, très curieuse de lire ce roman. N’ayant pas voulu lire les chroniques de mes camarades qui font partie du jury, j’ai tout fait pour éviter de rencontrer des avis.

Un roman très poignant

Il faut le dire, ce roman est criant de vérité. On est rapidement plongé dans cet accident de vie, dans cette histoire bouleversante qui prive Alexandra de Florent pour toujours. On suit une enquête pour mettre fin à cette histoire de suicide à laquelle Alexandra ne croit pas. Coute que coute, elle finira par savoir comment Florent a vécu ses derniers instants.

Littérature noire ?

C’est le plus gros problème pour moi dans cette histoire. Si le roman a su me plaire sur certains points, j’en ressors dubitative dans le sens où je ne comprends pas pourquoi ce roman est placé en littérature noire. En effet, rien de bien noir là-dedans ! J’ai été déçue par le fait que l’intrigue ne reflète pas forcément ce que l’on trouve dans le résumé. On se retrouve avec une quête identitaire, une sorte de chemin de croix à faire pour retrouver la paix, faire son deuil.

Si le résumé souligne une sorte d’enquête, on retrouve cela que très loin dans le roman. 41067534_10156785467017376_4907767977048276992_nJ’ai passé la première moitié du roman à me demander quand allait arriver l’intrigue criminelle.

Un côté paranormal

Ici, on est dans un entre deux. En effet, avant d’être une histoire d’enquête, on est dans une histoire d’amour. Une histoire d’amour qui va au-delà de la réalité puisque l’on suit Alexandra qui est accompagnée de l’âme de Florent. J’ai apprécié l’histoire d’amour (grande romantique que je suis) ! Cette notion « d’amour plus fort que la mort ». C’est très sympathique à découvrir. Je pense qu’il aurait été plus juste de mettre ce roman dans la catégorie « romance ». Cela ne me dérange pas dans le fond puisque j’apprécie le genre « romance ». Cependant, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à mes camarades qui ne sont pas fan de romance. Comment juger un roman dans ce cas ? Difficile.

La plume de l’auteure

On sent très bien que l’auteure doit parler de ce sujet. La plume est ultra réaliste. On sent bien que l’auteure s’implique dans son histoire, dans ses mots et c’est certainement ce qui m’a poussé à lire ce roman jusqu’à la fin. L’auteure m’a touchée. Si la romance m’a plue, il y avait peut-être un peu trop de guimauve par moment (je pense surtout aux surnoms que l’on voit un peu partout, dommage !). Cependant, je salue, avec force, la plume de Véronique Rivat qui est très belle. Elle parvient à véhiculer des idées fortes : loyauté, amour, deuil, courage.

Les – :

  • La catégorie dans laquelle le roman est positionné. A mon avis, il aurait dû se retrouver en romance.
  • L’usage un peu excessif des surnoms.
  • Le résumé qui ne fait pas forcément écho à l’intrigue. On y met l’accent sur la volonté de savoir qui a tué Florent, dommage !

Les + :

  • Une histoire ultra réaliste
  • Une jolie romance avec une touche de paranormal
  • Une plume au service de la vérité, du réalisme. Bravo !
  • Le fait de mettre un gendarme en action, cela fait plaisir !

3

16

Les larmes de Potap – Nadège Mazery

41soCnEa+cL._SX195_.jpgRésumé : Je m’appelle Potap. Potap Kerenski pour être précis. Je suis né à Tcheboksary, en Tchouvachie, sur les bords de la Volga, à 600 km à l’est de Moscou. Aujourd’hui, entouré de ma famille et de mes rares amis, je célèbre mes 18 ans. Un âge où, juridiquement, je deviens pleinement responsable de mes actes. Quels qu’ils soient. Pour ma part, j’assume totalement les miens. En conséquence, n’en déplaise à mon frère, ceci est mon dernier anniversaire.

Mon avis : Je remercie du fond du cœur Nadège Mazery pour l’envoi de son roman. Après quelques péripéties postales, j’ai eu la chance d’avoir pu lire ce roman percutant. J’avais découvert les dix premières pages du roman dans le cadre des présélections du Prix Des Auteurs Inconnus. Il faisait partie de ma sélection mais malheureusement il n’a pas été retenu. Lorsque j’ai vu que Nadège Mazery le proposait sur SimPlement, je n’ai pas hésité une seule seconde et je vous avoue que j’ai bien fait.

Une annonce percutante

J’avoue que je ne m’attendais pas à avoir ce sujet entre les mains : la drogue. Rien ne laisse présager dans le résumé ni dans les premières pages que l’on parlerait de cela. J’ai trouvé l’annonce du thème percutante, elle est finement apportée et cela ajoute une bonne dose de surprise.

Les personnages

Voilà un des points forts du roman pour moi. Potap est le personnage principal de ce roman. Je l’ai beaucoup apprécié. Sa psychologie, finement taillée, saura plaire à beaucoup de lecteurs fan du genre. En effet, Potap a décidé qu’à 18 ans, il mourrait. C’est un personnage assez courageux et assez buté finalement. J’ai apprécié sa franchise et sa volonté de faire comme il l’entend. Cependant, je pense qu’il fonctionne en binôme avec Mak, son frère qu’il ne voit pas souvent. Mak et Potap sont des personnages totalement aux antipodes. Si l’un est fort et a une vie plus ou moins mouvementée, l’autre est chétif, petit et torturé.

Un univers sombre

Le livre est assez noir, même très sombre. On évolue dans un univers où l’on ne sait pas comment cela va se terminer mais on a l’impression que cela ne peut pas bien se finir. Cette histoire est percutante par les sujets abordés et la manière dont ils sont traités. Dans ce tourbillon de mélancolie et de désespoir, une main tendue, un filet d’espoir et la volonté de montrer que la vie n’est pas que le noir viscéral dans lequel évolue notre personnage principal. C’est une lecture assez prenante bien qu’angoissante.

On est en Russie, dans une contrée que je ne connaissais pas. Les épais bois que l’on nous propose sur la couverture et dans la lecture ajoutent une touche d’oppression. Tout est là pour que l’on passe un moment de tension.

C’est certainement le petit point négatif qui ressort de ma lecture. Pour moi, c’est trop noir. J’ai eu besoin de faire une pause dans ma lecture de peur d’avoir une grosse panne. J’ai eu un peu de peine à évoluer dans l’histoire (au milieu environ). En soi, rien de bien méchant. Cela n’a pas gâché ma lecture mais cela a ralenti mon rythme.

Quand la fiction et la réalité se mélangent

Je pense que le choix de la Russie était assez judicieux. Finalement, on se rend compte que les personnes qui sont dépendantes aux drogues ne sont pas vraiment aidées. Si nous avons des centres de réhabilitation, là-bas, c’est plus compliqué. Grâce à cette fiction, l’auteure parvient à nous parler de la réalité, de la difficulté de vivre là-bas quand on sort des sentiers battus, quand on a des soucis. Après, je ne connais pas l’histoire profonde de la Russie ni même son actualité mais j’ai trouvé cette idée très sympathique.

La plume de l’auteure

Quel dynamisme ! C’est bluffant de réalisme. Par son choix de faire de Potap le narrateur, l’auteure nous plonge directement dans un univers criant de réalisme. On est dans la tête d’un gamin de 18 ans qui hurle sa douleur sans que personne ne l’entende. L’auteure choisit des thèmes durs, forts et prenants sans oublier une touche d’espoir qui allège cette tension, cette ambiance de mort.

Les – :

  • Quelques longueurs pour moi.

Les + :

  • Le duo Mak/Potap.
  • La thématique excellemment bien amenée par l’auteure.
  • La Russie en décor, un délice !
  • La plume de l’auteure

4

10

La cerise sur la pièce montée de Kyrell Wyle

téléchargement.jpgRésumé : Amanda est organisatrice de mariage pour la classe huppée de la sphère parisienne. C’est elle qui passe plusieurs mois à organiser le moindre détail pour le jour J. Elle s’apprête à signer son plus gros contrat mais la future mariée, Chloé, est si jalouse qu’elle pose une condition : Amanda devra s’enlaidir à chaque rendez-vous prévu en présence du fiancé. Habituée à des requêtes extravagantes, soucieuse de bien faire et consciente que ce contrat accentuera la renommée de son entreprise, Amanda accepte. Mais quelle n’est pas sa surprise lorsqu’elle découvre que le futur époux n’est autre que Dimitri, celui pour qui son cœur a connu les premiers émois…

Mon avis : Je remercie Kyrell Wyle pour sa demande très sympathique. En effet, j’ai eu la jolie surprise de trouver un mail dans ma boite de messagerie un beau jour. Voici une proposition de SP que je n’ai pas pu refuser. En effet, le sujet étant au cœur de ma vie ces derniers mois, tout ce qui se rapporte au mariage est ma proie.

Couverture sympathique qui met tout de suite sur la voie de ce que l’on va lire, j’ai apprécié cette histoire fraîche, agréable, surprenante et avec une légère touche d’humour.

Ma chère Amanda

On fait la connaissance d’Amanda, une jeune femme qui est une organisatrice de mariage. J’ai trouvé cela intéressant de la faire évoluer dans la sphère parisienne. En effet, j’ai toujours trouvé que c’était un métier assez connu (et reconnu) chez nos voisins britanniques et américains mais cela commence à se développer en France. Bref, passons. Amanda est belle, intelligente et drôle. Elle vient de monter sa boite dans l’événementiel et plus particulièrement dans l’organisation des mariages de la classe huppée parisienne. Je vous avoue que là, j’ai eu peur de me confronter aux stéréotypes qui gravitent autour des parisiens et de la classe huppée. Voilà donc ma première surprise, j’ai trouvé que Kyrell savait jongler particulièrement bien avec les stéréotypes pour éviter au lecteur de lever les yeux au ciel !

Amanda est un personnage que j’ai trouvé très sympathique à suivre, en effet, elle porte l’intrigue du roman à bout de bras.

On fait aussi la rencontre de personnages secondaires tous très différents les uns des autres. Cependant, j’avoue que j’ai été séduite par le panel proposé par l’auteur. Tout le monde peut y trouver son compte. On a de tout : des folles, des pince sans rire, des amis, des ennemis, bref, on ne s’ennuie pas !

Chick lit and co

Clairement, pour moi ce roman est à classer dans le genre « chick lit ». Ce n’est absolument pas une tare, j’ai apprécié ce que j’ai découvert. C’est tout ce que je demande en ouvrant ce genre. Je ne m’attends pas à une réflexion poussée sur l’homme et sa place dans la société en lisant une chick lit. Tout ce que je veux c’est me détendre avec un bon roman qui me fait du bien. J’ai été servie. L’intrigue est simple mais efficace. Personnellement, je me suis sentie évoluer dans un univers entre du Sophie Kinsella et Bridget Jones. C’était sympathique et finalement assez british. Ce que j’adore !

La fin est assez surprenante et c’est grâce à elle que le roman se démarque. J’ai lu que ce roman avait été lu par 530.000 lecteurs sur Wattpad (il faut vraiment que je m’y mette !). Je trouve que c’est vraiment mérité. On se retrouve dans une spirale de péripéties, de déguisements, d’humour avec une touche d’amour.

La plume de Kyrell Wyle

J’ai été aussi très surprise par le fait que l’auteur soit un homme. C‘est plutôt rare de voir évoluer un auteur dans ce genre. C’est excellent ! Je trouve ça novateur et avoir un œil masculin sur le roman proposé est assez sympathique.

J’ai trouvé l’humour assez présent dans cette histoire, cela ajoute un peu de piquant. L’auteur parvient à assoir confortablement le lecteur dans la lecture.

Pour conclure, on peut dire que la cerise sur la pièce montée est un roman très agréable à découvrir. Frais, sympathique et drôle, on se retrouve face à une intrigue assez légère mais qui réserve bien des surprises. C’est un roman parfait pour cet été ! Foncez !

Les – :

  • Quelques périodes de retombée dans l’intrigue.

Les + :

  • Les personnages d’Amanda et de Dimitri
  • La plume de l’auteur
  • L’intelligence de l’auteur dans cette intrigue même si elle est un peu en dents de scie.
  • Une bonne chick lit qui permet de faire une pause entre deux gros pavés.

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Vert-de-lierre – Louise Le Bars

xcover-2921.jpgRésumé : Olivier Moreau, écrivain délaissé par la Muse, retourne dans le village de sa Grand-Mère, récemment décédée, pour mettre de l’ordre dans ses affaires comme dans son esprit. Il y renoue avec les souvenirs de son enfance, et redécouvre un étrange personnage de conte populaire local surnommé le Vert-de-Lierre, cet antique vampire végétal qui le fascinait enfant. Cet intérêt va déclencher des visions et cauchemars chez l’écrivain en mal d’imaginaire ainsi que la rencontre de deux femmes tout aussi intrigantes l’une que l’autre. À quel prix Olivier retrouvera-t-il sa muse ?

« J’ai lu Vert-de-Lierre. C’est une splendeur ! Le récit d’une métamorphose : Ovide et Kafka ne sont pas loin. Cette métamorphose est un enchantement. » Amélie Nothomb

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois les éditions Noir d’Absinthe ainsi que Dorian pour l’envoi de ce service presse via SimPlement.

La maison d’édition Noir d’Absinthe signe ici encore une fois un roman merveilleux, bouleversant, qui joue avec nos sens et nos nerfs. Ce roman signe mon premier coup de cœur de ce genre de l’année. Au-delà de la lecture, que j’ai adorée, j’en ressors bouleversée, le cœur rempli d’émotions et cela faisait très très très longtemps que ce ne m’était pas arrivé. En plus, si Amélie Nothomb a adoré, je ne pouvais pas ne pas être piquée par la curiosité.

Un roman sous le signe des mélanges

Il y a beaucoup de mélange dans ce roman. Il y a, avant tout, un mélange des univers : en effet, la réalité joue avec une dimension fantastique d’une manière assez subtile. On ne bascule vraiment jamais dans un univers fantastique, il y a toujours une branche de réalité à laquelle le lecture peut s’accrocher. C’est excellent ! Les fans de fantastique vont adorer ce roman mais cela permet aussi aux lecteurs qui sont plus frileux avec le genre en question de pouvoir se lancer dans cette lecture et avoir un pas dans le fantastique et un autre dans la réalité. Ajoutons à cela une bonne dose de légende et nous avons un combo parfait pour passer un moment de lecture intense.

Après le mélange des genres, il y a celui des années, des périodes de la vie de notre personnage principal : Olivier. En effet, Olivier retourne dans le village de sa grand-mère pour pouvoir faire le ménage dans sa vie ainsi que faire le point sur ce qu’il veut faire de sa vie et dans la vie. C’est assez sympathique. On passe donc d’un Olivier adulte, qui se souvient à un jeune Olivier charmé par le Vert-de-Lierre. Ce personnage qui sera vraiment le point central de l’histoire que nous conte Louise le Bars. Symbole de son enfance, Olivier fera tout pour retrouver sa muse.

On parle aussi d’un mélange au niveau des intrigues. En effet, on fait la rencontre de Rose et de Mary. Elles font aussi un joli écho à ce que je vous dis au-dessus : Rose a écrit une histoire dont Mary est le personnage principal. On tangue donc ici entre deux intrigues : celle d’Oliver et celle de Mary. On est encore une fois entre réalité et fiction.

Les personnages

Si Olivier Moreau st le personnage que l’on suit. Ce n’est pas le seul à prendre de la place dans l’intrigue. J’ai aimé ce personnage un peu déstabilisant. En effet, Olivier est un écrivain à succès, il est en période de doute, la page blanche le hante et il ne sait plus vraiment ce qu’il veut faire. En se replongeant dans son passé, il recroise la route du personnage de Vert-de-lierre : un vampire végétal qui hante les cauchemars des enfants du village. On fait aussi la rencontre de la mystérieuse Rose… Une femme que l’on a du mal à cerner. Cependant, j’ai apprécié son personnage tellement elle est inspirante. J’ai particulièrement apprécié la place que laisse l’auteure à la femme et de manière plus générale à l’alliance femme/nature qui est ancestrale. J’ai apprécié la manière dont l’auteure s’empare du sujet pour en faire quelque chose d’ultra littéraire. Si le fantastique et l’imaginaire sont souvent boudés pour les sujets un peu trop faciles à traiter, Louise Le Bars nous prouve ici qu’il regorge de sources d’inspiration.

Cette belle idée (peu souvent exploitée) m’a fait replonger dans mes cours de mythologie. C’est avec énormément de plaisir que j’ai retrouvé cette communion entre la femme et la nature. Ainsi, on les surprend à évoluer dans un univers purement naturel. On côtoie faune et flore sans en avoir peur. C’est vraiment une belle harmonie.

L’intrigue

C’est un voyage au cœur du personnage d’Olivier que l’on fait mais pas seulement. On est dans des questionnements beaucoup plus vastes, plus intenses. On part d’un point précis, d’une action bien précise et l’auteure tisse autour de l’histoire d’Olivier et de Mary un roman intrigant qui mérite de connaitre un public qui saura apprécier la délicatesse de l’auteure et de ses mots.

L’intrigue pourra être qualifiée de « simple » par beaucoup mais c’est beaucoup plus intense qu’une simple intrigue. On est dans le cœur de la nature, dans le cœur des femmes. La place de muse, de créature et de tout ce qui peut être lié à la femme est présent. On a plusieurs visages de femme : soumise, hystérique, ensorceleuse, libertine… C’est vraiment exceptionnel.

On y a une ambiance mystérieuse, sombre et tellement belle ! On est dans le gothique, dans le crépuscule, dans les jeux d’ombre et de lumière. On le voit avec cette couverture, une statue, un jeu d’ombre et la pleine lune mais on le lit aussi. Franchement, si Louise Le Bars avait été une auteure des siècles de gloire du gothique, je n’aurais pas été surprise. La quête de l’inspiration et de la muse m’a aussi fait penser aux romantiques. Quelle justesse !

Les mythes et légendes ont clairement leur place dans ce roman où la frontière entre la fiction et la réalité s’efface petit à petit. J’ai apprécié ce mythe du vert-de-lierre que j’ai pris plaisir à découvrir. Mon cerveau a tourné à pleins régimes, les mythes grecs ainsi que les divinités sont apparues comme par magie dans mon esprit… C’était tellement cool comme voyage !

La plume de Louise Le Bars

Franchement, je suis amoureuse de la poésie et de la délicatesse qui se dégage du roman de Louise Le Bars. En plus d’une imagination débordante, d’idées lumineuses et d’une facilité incroyable à prendre le lecteur par la main pour lui proposer une aventure merveilleuse, Louise Le Bars écrit de manière intelligente et dynamique.

Louise Le Bars signe ici le meilleur roman que j’ai lu, à ce jour, pour Noir d’Absinthe.

Les – :

  • Absolument rien. Je suis complètement, follement, incroyablement comblée.

Les + :

  • La place des femmes dans cette histoire.
  • La plume de l’auteur.
  • Les divers mélanges que l’on peut y rencontrer.
  • L’intrigue.

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Le destin des cœurs perdus – tome 1 : les damoiselles de Castel Dark de JC Staignier

51NEWzzXYYL.jpgRésumé : Angleterre, 1390. Par ordre du roi, les trois filles aînées du comte Clayton de Percival se rendent à Hill House pour rencontrer le duc de Templeton. Lorsque les portes du château se referment sur Mary, Jane et Ilyana, elles ignorent que leur destinée vient de basculer. À Castel Dark, le domaine familial, Aelis, la benjamine au caractère rebelle tente de s’imposer dans une société où les hommes dominent. Entre l’amour, la passion et la haine, les damoiselles de Castel Dark trouveront-elles le courage d’affronter leur avenir ?

Mon avis : Je remercie du fond du cœur JC Staignier pour l’envoi de ce roman. J’étais très heureuse de voir que ma demande avait été accueillie avec plaisir. J’ai fondu pour cette couverture aussi mystérieuse que prometteuse ainsi que pour ce résumé. J’ai le plaisir de remettre au goût du jour cette chronique dans le cadre du prix des auteurs inconnus 2019. Le roman de JC est ma première lecture de la session pour cette année. La chronique se refait donc une petite beauté pour l’occasion.

Une belle histoire que l’on lit d’une traite

Quelle belle surprise ! Je ne savais pas à quoi m’attendre avec cette romance. Généralement, j’adore les romances historiques mais lorsqu’elles sont dans ces siècles un peu plus reculés que les 17ème/18ème et 19ème siècles, je suis un peu novice. J’en lis que très peu. J’avais une envie folle de lire ce roman mais aussi une légère crainte de ne pas adhérer à ma lecture. J’ai rapidement écarté cette crainte, ma lecture a été formidable. 83635699_10216845068819798_5287050577543430144_nC’est une lecture captivante que j’ai eu la chance de faire. Elle est atypique dans sa manière de traiter la romance. En effet, il n’est pas question de robe de bal, de carnet de bal, de jeunes filles en fleur cherchant un prince charmant. On est à des années lumières de cette idée. C’est ce qui fait le charme et l’originalité de ce premier tome.

L’intrigue

Je suis sous le charme de ce que l’auteure nous propose ici. En plus d’une plume de qualité, de personnages fins dont les caractères et les psychologies sont détaillées, nous avons aussi la chance d’avoir une intrigue crédible, haletante et qui nous permet de passer un moment exceptionnel de lecture.

Nous nous trouvons en Angleterre, en 1390. Le XIVème siècle a encore bien des secrets que je dois percer mais j’avoue m’être sentie à l’aise dans ces lieux, ces décors, cette culture. Vous le savez maintenant depuis quelques temps, je suis une véritable fan de la Grande Bretagne ainsi que de la culture de chaque pays. Je suis donc toujours partante lorsque l’on se retrouve dans des intrigues qui se déroulent dans un des pays qui en fait partie.

L’intrigue fourmille de détails et d’idées très intéressantes. On est vraiment dans des décors séduisants qui mettent tout de suite le lecteur dans l’ambiance. J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup d’idées très sympathiques.

Dans cette histoire, il ne faut pas s’attendre à trop de romantisme et d’expression des sentiments. Il y a une bonne dose de violence mais elle est toujours justifiée. Il n’y a pas de sang qui coule sans raison. Oui, c’est assez violent. En même temps, je pense que le siècle dans lequel se déroule l’histoire justifie la présence de cette violence. Personnellement, je ne suis pas fan de cette idée de sang, de violence et de trahison, encore moins dans une romance, cependant, je trouve que l’idée est assez originale pour être soulignée. En faisant ça, JC Staignier élargit le cercle d’un lectorat potentiel. Je sais que certaines de mes connaissances qui ne sont pas forcément à l’aise avec les romances pourraient être séduites par le roman de JC qui ne se focalise pas sur l’aspect amoureux des relations. Les thématiques sont diverses et variées. Cela ajoute un vrai plus.

La place de la femme soulignée.

Le personnage principal de ce premier tome est une jeune femme qui ne se laisse pas faire. Elle se rebelle contre ce monde où les hommes dominent et où les femmes s’inclinent. On est dans une histoire où les trois filles du comte Clayton de Percival sont présentées au duc de Templeton pour qu’il choisisse sa nouvelle femme. On a une rébellion dans la manière de penser par les femmes. Même si elles doivent obéir, elles n’en pensent pas moins. Cela fait du bien dans les romances historiques. On ajoute une pointe d’originalité avec ces caractères bien trempés.

On suit donc ces trois sœurs dans leurs nouvelles vies. On est à leurs côtés, on se ronge les sangs pour savoir ce qui va pouvoir leur arriver. On a envie de les soutenir et de casser deux ou trois figures au passage. Bref, j’ai beaucoup apprécié que l’on mette ces trois damoiselles en personnages principaux. C’est un très bon choix.

Une fin qui m’a fait frôler la crise d’apoplexie

Non mais franchement ? C’EST-QUOI-CETTE-FIN ?! J’ai crié. Littéralement. Du fond de mon lit, j’ai crié. C’est bien la première fois que cela m’arrive. J’ai vécu la fin de ce premier tome de manière intense. Voilà la preuve que le roman est bon. Mais si j’avais pu secouer l’auteure comme un prunier, je crois que je l’aurais fait. Ahah !

La plume de JC Staignier

Voilà une belle découverte ! J’en ai beaucoup entendu parler mais sans jamais avoir eu la chance de découvrir le talent et l’univers de JC. Franchement, j’ai beaucoup apprécié la qualité de ses mots. Plume délicate mais incisive, on passe par tous les stades : le drame, la romance, l’amour, la trahison, bref, on en a pour son argent ! J’ai réellement apprécié cette aventure. Cela est dû au fait que j’ai eu la chance de découvrir une plume qui s’adapte à l’époque dans laquelle on évolue. Bravo !

3 bonnes raisons de lire ce premier tome : 

  • Un regard sur la romance différent de ce que l’on peut trouver habituellement. 
  • Un panel de personnages fort et très intéressant 
  • Une fin qui donne envie de connaitre la suite rapidement

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Retrouvez le PDAI ici 

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20 ans – tome 2 – Claire Bertin

20 ans Tome 2Résumé : Après une première année d’études riches, Clara, Émilie et Vanessa se retrouvent pour terminer leur BTS tourisme. Nos trois pétillantes héroïnes ne sont pas au bout de leurs surprises! Entre une folle cohabitation à Paris, les rencontres qui vont chambouler leurs existences et leur quête du prince charmant, rien ne se passe comme elles l’avaient imaginée! Des rires, des larmes, des émotions exacerbées … Soyez les bienvenus dans l’univers de leurs 20 ans !

Mon avis : Voilà une chronique qui me tient à cœur pour plusieurs raisons. Il me fallait absolument attendre le 10 Avril (jour de sortie nationale) pour vous le présenter. Voici le deuxième tome des aventures de Clara, Emilie et Vanessa. Je vous présente, pour la seconde fois, le travail de l’excellente Claire Bertin.

Je tiens à prendre quelques lignes pour remercier Claire. Voilà ma première béta lecture. Je suis très heureuse d’avoir été choisie et d’avoir pu participer à la réflexion de l’auteure sur son roman. C’est une place que j’ai apprécié avoir surtout parce que Claire est une belle personne, qui est aussi folle que moi. Je suis ravie d’avoir pu découvrir Claire à travers sa plume mais aussi au travers de nos conversations. Merci

Les 20 ans

J’avoue que je suis en plein dedans, j’ai 25 ans ! J’ai adoré lire ce deuxième tome qui prend en compte ce que les lecteurs ont pu dire du premier. J’apprécie cela, grandement ! Cela fait du deuxième tome, un tome meilleur que le précédent (bien qu’il fut très agréable à lire). Le tome 2 est le tome de la maturité : que cela soit au niveau des personnages mais aussi de la plume de l’auteure. Tout est travaillé et cela fait du bien à lire ! J’ai ri, j’ai pleuré, j’ai eu peur, j’ai vraiment eu l’impression de faire partie de la bande. Je pense qu’avec un livre sur ce sujet, c’est tout ce que l’on veut non ?

Les personnages

Si j’ai apprécié le panel varié des personnages que j’ai pu rencontrer durant ma lecture, j’ai rencontré un petit obstacle qui en est un pour moi mais qui n’en sera pas forcément un pour vous ! En effet, j’ai eu un petit effet de personnages « boomerang » durant ma lecture. Ils viennent et repartent, reviennent et repartent… Je comprends bien ce que l’auteure me dit, un groupe d’amis avec des amis satellites qui gravitent autour, je comprends bien mais n’adhère pas dans le sens où j’ai juste eu mal au cœur pour le personnage en question.

Mis à part ça, ma lecture a été un petit moment de délice intense. Je n’ai pas lâché mon ordinateur d’une semelle le temps de ma lecture (même au travail, pardon maman si tu passes par là ! 😀 ♥)

J’ai trouvé les personnages très bons. Meilleurs que dans le premier tome. Ma curiosité me pousse à vouloir en savoir un peu plus dans l’épilogue mais cela n’est vraiment pas grave du tout.

Le trio est très intéressant : Emilie, Clara et Vanessa évoluent en tant qu’individus mais aussi en tant que couple amoureux et couple d’amies. On comprend qu’elles ne sont rien les unes sans les autres. C’est très agréable. On remarque aussi qu’elles grandissent, qu’elles cherchant à se poser et trouver un équilibre dans leurs vies.

Le voyage

Encore une fois, l’auteure nous fait part de son envie de voyage ! On part encore une fois à l’étranger et on bouge aussi en France. Ainsi, on part à Paris, en Suisse et aussi à Londres… Il y a aussi d’autres destinations qui donnent envie de faire ses valises.

La plume de Claire

Comme je le disais au-dessus, j’ai trouvé que la plume de Claire avait bien évolué, elle est belle, dynamique. On rit, on pleure, on est triste, on a l’envie de les voir heureux. Bref, avec Claire, on fait partie de la bande ! J’ai adoré !

J’ai hâte de voir Claire surfer sur la vague de la célébrité ! C’est ce qui va se passer avec ce roman, J’EN SUIS CERTAINE !

Bravo, bravo, bravo !!!!

Les – :

  • Petit effet « boomerang » dans les personnages. Mais rien de grave. C’est plutôt un ressenti personnel.

Les + :

  • Un trio en forme qui nous fait passer un excellent moment de lecture.
  • Un épilogue que j’ai adoré !
  • Une plume séduisante ♥
  • Les voyages et les thématiques sérieuses abordées qui font du bien.
  • Une auteure qui m’a répondu à toutes mes attentes.

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Eveil sensuel – Tome 2 : Chelsea – Lola T

eveil-sensuel-tome-2-chelsea-1176613-264-432.jpgRésumé : Et si vous étiez abandonnée à un parfait inconnu ? Chelsea, fille d’un respectable avocat, est contrainte de cohabiter avec Franck, méprisant et hautain, afin de redorer son image ternie. Avec cet inconnu, pourtant complexée par son corps, elle va apprendre l’art de s’apprécier, jusqu’à s’ouvrir aux plaisirs sulfureux et libertins. Pourquoi Franck, si mystérieux, s’évertue-t-il à la garder près de lui ? Chelsea va-t-elle parvenir à assumer ses désirs indécents et à faire face à une vérité qui pourrait remettre en cause ses certitudes et son avenir ?

Mon avis : Je remercie chaleureusement Lola T pour l’envoi de son roman par service presse. En effet, j’avais eu la chance de découvrir, il y a de cela quelques mois (peut-être même année), le premier tome qui était sur Eloïse.

Ici, j’ai pu découvrir l’histoire de Chelsea. Si cette lecture n’est pas un coup de cœur, j’ai parcouru ce roman avec plaisir et légèreté.

Une lecture agréable

C’est tout à fait ce que j’attends d’une lecture que je qualifie de « détente ». En effet, je sais qu’il est très dur de se démarquer dans le genre de la romance. Encore plus dans la romance érotique. Pour moi, c’est encore plus compliqué. Que raconter lorsque l’on parle d’étreintes physiques ? Comment se démarquer ? Souvent, cela se joue à la qualité de la plume. Rares sont les auteurs que je lis dans ce genre. Lola T fait partie des auteurs dont je ne lis même pas les résumés lorsqu’un roman m’est gentiment offert, j’accepte, je découvre et je lis avec grand plaisir.

Les personnages

Lola a fait le choix de faire évoluer un couple aux antipodes. Chelsea est une jeune femme issue d’une noble famille anglaise. Elle est courageuse, a un sacré caractère et ne se laisse absolument pas faire. Franck est un homme très froid : direct et hautain, il ne supporte pas qu’on lui dise ce qu’il doit faire. Il est le seul maître de sa vie et compte bien le rester.

Rien ne laissait présager que ces deux personnages seraient ensemble. Pourtant, c’est ce qui va se passer. On va suivre l’évolution de ces personnages. On est dans le flou le plus total parce que de nombreuses interrogations survolent notre lecture. On a nos réponses, elles bercent le roman et c’est assez intéressant.

L’intrigue

Comme je vous l’annonçais au début de la chronique. Je n’ai pas forcément quelque chose de négatif à dire sur l’intrigue, cependant, rien de formidable non plus. Je veux dire par là que la romance proposée respecte les codes au niveau des personnages, de l’intrigue ainsi que dans les péripéties. Le schéma narratif ne change pas.

La plume

Je pense que c’est le point fort de ce roman. Lola et sa plume. En effet, si l’on est poussé vers le libertinage, vers un club d’échangisme, on se retrouve dans un monde qui fait peur. Enfin, pour moi. En effet, c’est de la romance érotique, genre avec lequel je ne suis pas toujours en phase. Quand j’ai compris où Lola voulait m’emmener, j’ai eu peur d’avoir trop de détails, trop de tout ce qui peut être lié au sexe. Cependant, Lola ne va pas dans le détail glauque et/ou sexuel. N’ayez pas peur, c’est doux, léger, sensuel. On n’est pas dans un roman pornographique. La plume de Lola a su me rassurer sur le contenu d’un roman qui aurait pu me faire peur ! Bravo à elle.

Les – :

  • Les codes respectés de la romance. J’aurais apprécié une petite surprise.

Les + :

  • Les personnages principaux explosifs.
  • La plume de Lola et sa beauté. J’ai vraiment adoré la retrouver.
  • L’éveil des sens : la découverte de la sensualité et l’envol des complexes. J’ai adoré !

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Incroyable Charlotte – Camille Adler & Flora Pialot

41-NHksAfJL._SX350_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : Paris, an VI. Voilà un an que l’époux de Charlotte de Verteuil est mort au combat, dans les guerres de Napoléon. Tout juste sortie de son deuil, la jeune femme est bien décidée à profiter des plaisirs de la vie parisienne ! Accompagnée de son amie Emily Bingley, rencontrée lors de son exil en Angleterre durant la Révolution, elle essaie de retrouver sa place dans le monde et de comprendre le fonctionnement de cette nouvelle société, où tout se trouve bouleversé. Sur son chemin, elle rencontrera deux hommes aux caractères opposés : Armand, artiste passionné, et Augustin, noble cynique et beau-parleur.

Mon avis : Je remercie Séma Editions pour l’envoi de ce roman ainsi qu’Alicia pour sa gentillesse et sa joie de vivre. C’est toujours un plaisir de travailler avec des personnes qui font leur travail dans la joie et la bonne humeur ! Merci à tous.

Un roman qui se lit vite et bien

Incroyable Charlotte est un roman assez surprenant finalement. Je ressors de ma lecture assez contente de ma découverte. J’avoue que ce n’est pas un coup de cœur. Cependant, dans la globalité, le roman est très bon. On a un mélange assez intéressant entre un décor digne de Jane Austen et une intrigue assez innovante (pour le siècle) où le féminisme à sa place, où la question de la place de la femme est soulevée. Toutes ces notions ont fait de ma lecture une lecture très sympathique.

Charlotte et les autres personnages

J’avoue que j’ai énormément apprécié Charlotte de Verteuil. Je ne sais pas si cela est fait exprès ou non mais elle m’a clairement fait penser à la marquise de Merteuil des Liaisons dangereuses. Je pense que l’inspiration est soulignée ici grâce à ce nom. C’est un personnage au caractère fort, qui fait ce qu’il faut pour être acceptée dans une société qu’elle ne comprend pas/connait pas forcément. Charlotte est une personne qui apprécie découvrir les choses qu’elle ne connait pas. Elle ne se laisse pas faire et mène son monde comme elle l’entend.

Autour de Charlotte gravite de nombreux personnages. On peut quand même souligner l’importance d’Emily, son amie de toujours. Mais aussi deux hommes : Armand et Augustin. Deux hommes diamétralement différents mais qui font voir différentes facettes de Charlotte. J’ai trouvé l’utilisation des personnages particulièrement bien exécutée.

Emily est un personnage que j’ai apprécié. Elle est très différente de Charlotte mais j’apprécie cette complémentarité. Cela fait de leur amitié une amitié forte où la loyauté est quelque chose de très important. Son nom m’a tout de suite fait penser à Orgueil et Préjugés de Jane Austen. J’avoue que c’est un personnage qui correspond bien à l’univers d’Austen.

Une société décrite parfaitement

J’ai trouvé les ambiances très bien décrites. En effet, j’ai trouvé que les sociétés étaient vraiment très sympathiques et semblaient réelles. On passe de l’Angleterre à Paris sans aucun problème. On voit bien que ce ne sont pas les mêmes mœurs ni les mêmes traditions. Il n’y a qu’une chose qui semble être sensiblement identique : la place de la femme. Je ne peux pas dire que Charlotte est une féministe engagée mais cependant, plusieurs fois, elle remet en question des comportements sexistes. J’ai apprécié cela.

On est dans des décors assez sympathiques : on est dans le milieu parisien. On vogue entre bals et festivités à travers les yeux de notre personnage principal. J’ai trouvé cela intéressant. De plus, la période évoquée n’est pas ultra présente dans les différents ouvrages historiques que je lis. C’est assez sympathique de changer de siècle. Cela permet aussi de s’interroger sur des questions sociales : la place de la femme, la condition de la femme ainsi que son évolution. Bref, j’ai aimé ce point là.

Un triangle amoureux bien maîtrisé

Quand j’ai vu que Charlotte hésitait entre deux hommes, je me suis dit qu’on aurait encore le droit à un triangle amoureux ennuyant. Cependant, je trouve que les auteures s’en sont très bien tirées. La romance n’est pas forcément présente tout le temps et cela permet au lecteur de respirer. On change aussi de personnages, on ne se focalise pas seulement sur Charlotte. Ainsi, on peut aussi découvrir une romance qui touche Emily. C’est assez agréable.

Les plumes

Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu de roman écrit à quatre mains. Cela m’a beaucoup plus. Généralement, ce sont deux univers qui cohabitent ensemble et qui nous permettent de découvrir des univers bien particuliers. Les mots sont justes, la lecture se fait sans problème. On y croit, tout est crédible.

Les – :

  • Les inspirations dans les noms. Petit détail qui m’a un peu fait tiquer. J’ai pensé aux deux œuvres tout au long du roman.

Les + :

  • Les personnages et les psychologies très bien utilisées.
  • L’intrigue est simple mais efficace.
  • La plume des auteures.
  • Les questions sur la place de la femme dans la société à travers les siècles.

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Violet Templeton : une lady chapardeuse – Lhattie Haniel

41RWgP5I7tL._SY346_.jpgRésumé : 1899 – Depuis sa plus tendre enfance, lady Violet a un petit défaut en plus de son caractère tempétueux : le chapardage ! En grandissant – bien que ne manquant de rien -, elle reste une véritable cleptomane qui ne peut s’empêcher de fouiner et de prendre tout objet qui lui tombe sous la main. Ce qui est bien pis, c’est qu’elle ne s’en rend compte qu’une fois son forfait accompli ! Et voilà que par deux fois, à dix ans d’intervalle, elle se fait attraper par le même homme en train de chaparder un objet chez lui ! Après un corps à corps surprenant pour leur âge, lord Edward lui susurre, d’une tonalité menaçante, ceci : – Je vous laisse dix secondes, Milady, pour remettre en place ce que vous avez pris. Passé ce délai, il sera trop tard pour vous…

Mon avis : Je remercie Lhattie Haniel pour l’envoi de son roman de service presse. Le mois d’avril sera, à mon avis, sous le signe de la Romance. J’avais encore trois romans à lire de Lhattie Haniel et en voilà une chronique !

Une lady chapardeuse et d’autres personnages

J’avoue que le résumé m’a beaucoup plu. En effet, j’ai trouvé l’idée intéressante : un personnage féminin, à la fin du 19ème siècle, qui chaparde depuis qu’elle est assez grande pour comprendre ce qu’elle fait, voilà une idée originale qui aurait pu aller très loin. Cependant, j’avoue que je n’ai pas été tout à fait conquise par le roman et par le personnage.

Lady Violet est un personnage que j’ai apprécié par son audace et son caractère : elle gère sa vie comme elle l’entend et ne se laisse pas marcher sur les pieds ! Un personnage au caractère fort, cela est très plaisant ! La couverture du roman laisse entrevoir un regard franc et une jeune femme qui n’a pas peur de se faire prendre. Elle semble maligne et intelligente. La déception ne tient pas forcément dans le personnage mais plutôt dans une sensation de « tout ça… pour ça ? » j’aurais aimé que les choses aillent plus loin.

La force de la plume de Lhattie tient dans le fait que ses personnages sont toujours hauts en couleur. Lord Edward ne déroge pas à la règle. C’est un personnage explosif. Sa rencontre avec Lady Violet va faire des étincelles, même un feu d’artifice ! J’ai trouvé ce duo assez amusant et attendrissant. Franchement, c’est un des gros points forts de la romance proposée par l’auteure.

L’intrigue

Je ne vais pas tourner autour du pot. On passe un moment de lecture agréable, ça se lit assez rapidement mais j’avoue ne pas avoir adoré cette histoire. Je ne doute pas des talents de l’auteure mais l’intrigue ne m’a pas forcément plu. J’ai été un peu déçue par la fin de cette histoire à vrai dire. On a cette histoire naissante entre les deux protagonistes mais les péripéties m’ont laissée de marbre… Forcément, lorsque l’intrigue ne prend pas… les longueurs surviennent. J’avoue que l’idée de base était bonne mais je n’ai pas su me laisser prendre au jeu.

La plume de l’auteure

J’aime toujours autant la plume de l’auteure, j’avoue qu’elle est assez sympathique à découvrir. Je ne regrette pas ma découverte. Ce n’est juste pas ma meilleure découverte de l’univers de Lhattie Haniel. J’ai trouvé que certaines tournures de phrases étaient un peu trop lourdes et j’ai du faire des pauses dans ma lecture.

Les – :

  • Une intrigue qui tombe un peu à plat…
  • Quelques longueurs

Les + :

  • La plume de l’auteure qui reste, globalement, très sympathique à lire.
  • Les personnages et surtout celui de Lady Violet que j’ai apprécié
  • Le jeu de séduction entre les deux personnages.

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Là où naissent les étoiles – Stéphanie Blanchard

41EWyo7UpFL._SX195_Résumé : Amy a des rêves plein la tête. Hantée par un drame qui a bouleversé sa vie, sa rencontre avec Jesse va tout changer. Avec lui, elle se sent plus forte. Il est sa bonne étoile. Plus tard, elle réalise son rêve le plus fou. Reconnue, adulée et enviée, sa vie est à son apogée. Pourtant, depuis que Jesse est entré dans sa vie, des faits inexplicables et étranges s’enchaînent. Une inquiétante fatalité semble les poursuivre. Mais peut-on modifier un destin semblant tout tracé ?

Mon avis : Je remercie l’auteure de m’avoir donné l’opportunité de lire son roman. J’ai pu lire une romance dite paranormale. Je n’en lis pas énormément alors, je me suis lancée dans cette lecture un peu à l’aveuglette : j’ai trouvé la couverture très jolie, le titre évocateur ainsi qu’un résumé qui me semblait digne d’intérêt.

Si ma lecture s’est correctement passée, je reste sur ma faim sur plusieurs points.

L’intrigue

J’ai apprécié l’idée. Franchement, je ne vous le cache pas, je m’attendais à une romance excellente et je pense que, dans le fond, la romance est excellente. Je reste sur ma faim pour une raison liée à l’intrigue : je ne sais pas de quoi on parle de manière récurrente : est-ce Amy et la danse qui sont les sujets principaux ? L’amour qui relie Jesse et Amy ? Le côté paranormal de cette romance ? Bref, j’ai été un peu perdue sur ce que l’auteure nous proposait de découvrir. Il y a des idées très intéressantes : j’avoue que j’ai aimé l’idée de l’Amour qui réunit et qui repousse le couple. On voit que la vie les a séparé plus d’une fois mais les a aussi réunis. Je pensais que l’on creuserait cette idée.

Le personnage d’Amy est aussi très sympathique à découvrir. J’ai trouvé ce personnage doux, innocent mais qui a rage de vivre incroyable. Elle se donne à 100% pour vivre de sa passion et ne lâche rien. Jesse est un peu fabriqué dans le même moule. Ce n’est pas la danse qui le fait vibrer mais sa musique. Tous les deux parviennent à leurs rêves et vivent de leurs passions distinctes. Ainsi, la vie les sépare, les réunit, les sépare et ainsi de suite. J’ai trouvé que cela donnait du rythme au roman. Ce rythme permet au lecteur de s’installer confortablement dans sa lecture.

Cependant, j’ai apprécié l’idée du flash-back. On est entre passé et présent, entre fiction et réalité, on ne sait plus trop faire la différence et je pense que c’est ce que l’on cherche dans ce genre de romance. J’ai trouvé que l’auteure maîtrisait vraiment cette idée. Bravo. Ce n’est pas toujours évident pour le lecteur de s’y retrouver. Ainsi, on remarque l’évolution d’Amy. On se retrouve entre la fin des années 1990 et aujourd’hui.

On reste, malheureusement, en surface

En plus, de ne pas savoir vraiment sur quel point principal l’intrigue se repose, on reste quand même en surface dans la manière dont les thématiques sont traitées. C’est vraiment dommage parce que les idées sont bonnes mais on a ce sentiment que ce n’est pas abouti, qu’on aurait pu aller plus loin. C’est malheureusement ce qui a fait que je suis restée en surface tout au long de ma lecture.

La plume de l’auteure

J’ai apprécié suivre les aventures d’Amy. J’ai voulu pousser ma lecture jusqu’au bout, justement pour la plume, qui m’a beaucoup plu. C’était vraiment une histoire sympathique malgré les soucis de traitement, à mon goût.

Je félicite l’auteure pour ce premier roman. En effet, ce n’est pas un coup de cœur mais je reste persuadée qu’il est prometteur. J’attends le prochain avec impatience.

Les – :

  • Des maladresses dans la construction et dans le traitement.
  • Une lecture où je n’ai pas su percevoir tout le potentiel des idées.

Les + :

  • Les personnages d’Amy et de Jesse.
  • La plume de l’auteure.
  • Le traitement du flash-back.

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Meurtres en haut lieu – Hubert Letiers

téléchargementRésumé : ET SI UN JUSTICIER AUTOPROCLAMÉ SEMAIT LE TROUBLE DANS LES CLASSES DIRIGEANTES ? Quelques mois avant les élections présidentielles, un étrange manuscrit signé « EOS » est envoyé aux éditions Galfon. L’assassinat de 32 hommes de pouvoir y est méthodiquement décrit. Rien d’alarmant, jusqu’au jour où la fiction devient prophétie avec le meurtre réel des premiers personnages du roman. Commence alors pour le commandant Mattéo Azani une course contre la mort dans l’arène d’une classe dirigeante corrompue. Comment épargner les probables futures cibles d’un justicier 3.0 résolu à faire lui-même le ménage ? Mais surtout, comment lutter contre un « Big Brother nouvelle génération » qui anticipe dans la seconde le moindre mouvement ou la moindre pensée, et parvient à tout contrôler à distance ? Cela devient pourtant urgent, car il se pourrait bien que la tête de Mattéo Azani soit également mise à prix… Dans ce thriller haletant, Hubert Letiers nous plonge avec brio dans les arcanes du pouvoir et de la corruption. Un curieux parfum d’actualité ?

Mon avis : Je remercie les éditions Inspire pour l’envoi de ce roman. Voilà un bon thriller politique. Je ne pense pas avoir déjà mis mon nez dans ce genre si pointilleux. Hubert Letiers m’a donc proposé une nouveauté avec ce genre mais aussi avec sa plume.

Une réalité criante

C’est ce qui fait le plus froid dans le dos, pour moi, dans ce thriller. En effet, c’est criant de vérité. La crédibilité crève le plafond. Le fond de cette histoire est si réel que cela donne des frissons. Sur ce point-là, je suis réellement comblée. Il ne me manquait plus que le popcorn pour que je sois aux anges. Je pense que la prise d’informations et de renseignements a dû être énorme avant l’écriture. Je salue donc le courage et l’investissement de l’auteur dans les recherches faites pour nous livrer un très bon thriller.

En plus de la politique très présente dans ce roman, on a aussi l’évolution des technologies numériques. J’ai trouvé ce mélange très intéressant. Finalement, on y croit énormément.

Le thriller

J’avoue que j’ai apprécié l’histoire que l’on nous propose ici. En effet, on retrouve tous les thèmes que l’on peut trouver lorsque l’on parle de politique : trahison, corruption, coup bas, secrets, argent, volonté d’être le meilleur, le mieux vu, bref, on ne s’ennuie pas. Ajoutons à cela un manuscrit dans lequel on retrouve 32 meurtres d’hommes politiques. Un manuscrit ne reflète pas forcément la réalité, on ne prend donc pas au sérieux cette imagination débordante… Cependant, le cauchemar prend vie lorsque la fiction prend le dessus sur la réalité. Tout ce qui est raconté dans ce manuscrit se met en place dans la réalité.

Les personnages

On en a beaucoup dans ce roman. Cependant, j’ai trouvé que les psychologies étaient très bien tenues. En effet, on a des personnages bien campés que l’on retrouve tout au long du roman. Des personnages principaux qui viennent de différents milieux. Des personnages aussi moins importants qui passent au second plan mais qui restent importants quand même. Hubert Letiers parvient à nous faire comprendre que la moindre petite chose à son importance dans son roman. J’ai trouvé cela très intéressant.

L’intrigue et la plume

Il est difficile pour moi de dissocier ces deux sous paragraphes. Les mots employés sont réfléchis, cela ne fait aucun doute. Cependant, j’ai eu du mal à m’attacher à cette plume qui peut être un peu compliquée à lire. En effet, avec des sujets si importants et des thèmes assez sérieux, je ne m’attendais pas à avoir une lecture fluide. C’est ce qui s’est passé : il y a eu beaucoup d’informations à ingérer et je n’ai pas su le lire d’une traite ce roman pourtant fortement intéressants. Je pense que c’est un très bon livre mais un peu lourd dans son contenu.

Les – :

  • Une intrigue un peu trop dense à mon goût.

Les + :

  • Un thriller politique que j’ai apprécié découvrir.
  • Un panel de personnages très intéressant.
  • Une réalité à couper le souffle.

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L’ivresse des libellules de Laure Manel

413wTaRlYaL._SX308_BO1,204,203,200_Résumé : Quatre couples d’amis dans la quarantaine décident de s’octroyer des vacances sans enfants dans une villa de rêve. Mais l’ambiance qui se voulait insouciante et idyllique ne tarde pas à se charger d’électricité. La faute aux caractères (et petites névroses) de chacun, aux modes de vie différents, à l’usure et la routine qui guettent les amoureux quand s’invite le quotidien, et à des parents qui ont oublié ce qu’était leur vie lorsqu’ils ne l’étaient pas encore… Quand débarque une jeune et jolie célibataire, le groupe est plus que jamais au bord de l’implosion. ON NE BADINE PAS AVEC L’AMOUR

Mon avis : Je remercie les éditions Michel Lafon ainsi que Camille pour l’envoi de ce roman qui m’a énormément plu. Je l’ai lu hier et franchement, c’est une excellente découverte.

Le roman et ses personnages

J’adore ce genre de roman qui propose une parenthèse dans la vie quotidienne. Ces vacances ont, en surface, l’air génial. Cependant, des petits soucis et tracas quotidiens vont venir mettre des petits grains de sable dans l’engrenage !

L’intrigue tient debout grâce aux personnages : on fait la rencontre de quatre couple : Sybil & Alex, Caroline & Sébastien, Emilie & Vincent ainsi que Claire & Jérôme. Huit personnages très différents les uns des autres ! On fait aussi la rencontre de Valentine qui marquera le tournant du roman. J’ai trouvé l’idée géniale.

Ce que l’auteure maîtrise extrêmement bien son sujet c’est qu’elle traite les personnages et non les couples. En effet, dans une relation on a tendance à parler des deux personnes sans forcément les dissocier. Ici, Laure Manel prend le temps de nous expliquer, de nous raconter l’histoire personnelle des personnages. J’ai trouvé ça fin et très beau.

J’avoue, j’ai eu mes petits préférés : Claire et Jérôme. C’est ceux à qui j’ai pu le plus m’identifier. Les personnages de Sybil et d’Emilie m’ont rapidement ennuyée dans le sens où j’ai trouvé leurs comportements vraiment exécrables. Je les ai trouvées égoïstes mais cela n’est qu’une affaire de goût. Je pense que de cette manière, on est propulsé dans ce groupe d’amis où tout n’est pas rose tous les jours. On apprend à composer avec les autres.

Le couple au cœur de la tempête

Ce roman est un questionnement intense sur le couple. L’amour, la place qu’il prend dans la vie mais aussi les moments de flottement, les incompréhensions. Bref, ce roman est une ode à l’amour et à l’amitié qui est présente quand le premier n’est pas au beau fixe. On retrouve aussi la question de l’adultère, des enfants : la volonté d’en avoir ou pas. En plus de cette thématique du couple, on retrouve celle de la crise de la quarantaine. Je pense qu’elle se schématise différemment selon les personnages. Si j’ai trouvé Emilie attachante avec ses complexes, sa crise a fait voler en éclat ce que je pensais d’elle.

L’intrigue en elle-même

J’ai énormément apprécié ce roman pour la diversité des thématiques apportées et la manière dont elles sont traitées. En effet, j’ai trouvé remarquable de nous offrir un cadre aussi magnifique, spectaculaire et chicissime pour nous raconter une histoire d’amis et d’amour qui volent en éclat ou, au contraire, qui sont sublimées. Bref, j’ai aimé cette dualité, rien n’est noir ou blanc, on aperçoit du blanc, du noir mais aussi du gris. Laure Manel nous souligne ici ce qu’est la vie : des moments de bonheur mais aussi des moments plus durs qu’il faut surmonter.

La plume de Laure Manel

La qualité de ce roman se trouve dans l’intelligence de l’intrigue mais aussi dans la beauté de la plume. J’ai conscience que l’auteure n’en est pas à son premier livre mais moi, je la découvre avec ce titre. J’ai trouvé la couverture très belle ainsi que le résumé très séduisant.

J’ai trouvé les psychologies des personnages très détaillées et très différentes les unes des autres. Chaque personnage à ses points faibles et ses points forts qui sont soulignés justement par les mots de l’auteure. Je suis sous le charme de cette plume qui a su me faire voyager en quelques heures. Véritable page turner, ce roman est une véritable découverte pour moi et un très beau coup de cœur. Je ne peux que vous pousser à le lire.

Les – :

  • Absolument rien, je suis comblée par ce roman qui sent bon l’été ! Attention aux orages quand même 😉

Les + :

  • L’amour sous toutes les coutures possibles.
  • La plume de Laure Manel qui est une véritable révélation pour moi, je lirai ses autres romans à coup sûr !
  • L’intrigue que j’ai trouvée intéressante.
  • Le panel de personnages mis à disposition du lecteur.

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D’autres horizons – Tan Hagmann & Angie Le Gac

ob_d4c1a4_d-autres-horizons.jpgRésumé : Lorsqu’Andrew, architecte à l’avenir prometteur, commet un faux pas en mêlant vie sentimentale et affaires, il se retrouve parachuté à Madagascar pour superviser la construction d’une école de brousse. Loin de Seattle, il vit mal son exil et ne s’acclimate ni au pays ni à ses habitants. Sa rencontre avec Tiana, un jeune autochtone venu de la capitale pour alphabétiser des adultes, est explosive. Si le maire du village n’y prend pas garde, ces deux-là pourraient bien finir par s’entretuer… À moins que Jean de Dieu, un gamin fragile à l’imaginaire très développé, ne parvienne à les réconcilier ? Embarquez pour D’autres Horizons, et vivez avec Andrew le choc des cultures et la découverte d’un monde qui le transformera à jamais.

Mon avis : Je remercie Angie Le Gac de m’avoir contacté sur la page facebook du blog pour une proposition de service presse que j’ai acceptée avec plaisir.

Une romance M/M

Je n’ai pas fait attention, il est vrai que cela semble évident à la lecture du résumé (vilaine Pauline ! A force de lire en diagonale les résumés, voilà !). La romance est un genre que j’apprécie grandement. Vous savez que je ne suis pas forcément hyper à l’aise avec l’homo-romance (pas que cela me dérange, c’est juste un genre que je connais très mal). J’ai donc découvert un peu plus un genre que je ne côtoie pas souvent ainsi que deux nouveaux auteurs.

On fait la rencontre de AJ – Andrew Justin- qui est un architecte assez talentueux. Si sa vie professionnelle est excellente, sa vie personnelle est assez mouvementée. En effet, AJ collectionne les nuits sans lendemain. J’ai apprécié le personnage d’Andrew Justin, il prend des risques, se moque de ce que l’on peut dire de lui et fait en sorte de toujours être responsable et respectueux (sauf en amour, on ne peut pas être parfait). Une nuit d’un soir est la goutte d’eau qui fait déborder le vase, mauvais choix, mauvaise personne, le voilà mis à pied. Il est envoyé à l’autre bout du monde pour y construire une école.

Tiana est un jeune homme originaire de Madagascar. C’est un jeune homme qui m’a beaucoup fait sourire. Je l’ai apprécié tout de suite, il respire la bonne humeur et le soleil. Voilà un personnage original qui donne un second souffle au roman. C’est très sympathique.

La rencontre entre les deux jeunes hommes est explosive. Ils ne sont d’accord sur rien. Ils deviennent rapidement des experts lorsqu’il s’agit de faire monter la pression d’un côté comme de l’autre. J’ai apprécié ce couple de personnages qui est vraiment très sympathique à découvrir.

Un voyage

Bon, clairement, si la couverture ne vous donne pas envie de partir en vacances, je ne vous comprends pas ! En effet, j’ai trouvé très sympathique de nous proposer Madagascar et plus précisément Belo sur Mer. Si le dépaysement est total pour le lecteur, AJ se prend une claque monumentale à son arrivée, en effet, la nostalgie et le mal du pays s’emparent très rapidement de lui. J’ai trouvé cela très bien amené dans le roman. Je suis moi-même partie à l’étranger et je peux vous dire que l’acclimatation peut être parfois compliquée ! J’ai trouvé que cette notion apportait beaucoup à la crédulité de ce roman.

J’ai apprécié le dépaysement : les décors, la mise en avant des cultures et des traditions, tout cela m’a beaucoup plu. J’ai trouvé quelques longueurs au début du roman mais j’avoue qu’une fois que le décor est planté, on se prend au jeu !

Les plumes

J’avoue que j’ai pris du bon temps avec ce texte. Les plumes sont sympathiques. Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu de roman écrit à quatre mains. Merci pour cette belle découverte.

Les – :

  • Quelques longueurs dans le roman.

Les + :

  • Le dépaysement total !
  • Le duo AJ / Tiana
  • Les descriptions.

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Bilan Mars 2019

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Salut tout le monde, voici mon bilan du mois de mars. J’ai passé un excellent mois de lecture : bon rythme de lecture mais aussi de publications. J’ai regardé (oui, de temps en temps cela m’arrive) les statistiques du blog et je suis ravie de vous savoir de plus en plus nombreux. On a explosé le record des visites. Un énorme merci ♥ 
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Côté lecture

Niveau lecture, j’ai lu 26 romans. Je suis très heureuse. Avec ma vie personnelle et des week-end bien remplis, j’avais peur de ne pas savoir gérer mes lectures, mais finalement, tout se passe très très bien =). J’ai aussi eu la chance de faire ma première expérience en tant que beta lectrice. C’était très sympathique. En tant que bonne élève, j’ai lu avec un carnet à côté de moi… Rappel cuisant de mes années d’études même si la lecture est bien plus agréable que Proust et sa madeleine !
J’ai aussi écouté 3 romans. Cela m’a fait un bien fou de replonger dans les tomes audio. J’avoue que le sixième tome de la saga n’a pas été autant lu/écouté que les autres, alors c’est top.
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Côté perso 

J’ai vécu un mois riche en émotions. De bonnes et de moins bonnes. La maison avance et cela fait plaisir à voir. On commence à voir le bout des gros travaux que l’on devait faire nous même, ça fait du bien de voir que l’on avance.
On a réservé le photographe, le DJ, la salle, le traiteur et l’église pour le mariage. Une bonne chose de faite aussi. Cela nous permet d’être un peu moins stressés. Prochaine étape : les gâteaux. 🙂
J’ai perdu un chat. J’avoue, je ne suis pas très animaux… De nature craintive et peureuse, j’ai tendance à ne pas apprécier le contact même si je tolère leur présence. C’est différent avec mes animaux : mes chats, je les adore. Alors, j’étais triste de dire au revoir à Lola. C’est la vie.
Pour finir sur une note plus joyeuse, nous avons fêté l’anniversaire de mon chéri. C’était l’occasion de se faire une petite sortie entre amis et que cela fait du bien!

A bientôt ! =)