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Les femmes qui achètent des fleurs de Vanessa Montfort

41ux-fxQZoL._SX308_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : CHANGEZ, RÊVEZ, AIMEZ. CAR IL EST URGENT DE VIVRE. Madrid, quartier des Lettres. Le Jardin de l’Ange est une boutique tout à fait extraordinaire. On y trouve des arbres, des fleurs, des grillons et surtout des femmes singulières. Olivia Maîtresse des lieux, mystérieuse et fascinante, connaît le langage des cœurs aussi bien que celui des fleurs. Marina souffre du syndrome du copilote. Dépendante de son compagnon, elle n’a pas le contrôle de sa vie. Sa fleur est la violette, symbole de l’humilité et de la timidité, mais aussi de la confiance en soi, si difficile à acquérir. Casandra Frappée du syndrome de la superwoman : plutôt mourir que de dépendre de quelqu’un ! Sa réussite professionnelle passe avant sa vie personnelle… Sa fleur est l’orchidée bleue, symbole de la sérénité qui lui manque. Gala Atteinte du syndrome de Galatée : elle croit fermement que les femmes d’aujourd’hui ont tous les droits… sauf celui de vieillir ! Sa fleur est le lys blanc, symbole d’une coquetterie éternelle. Aurora Victime du syndrome de la belle au cœur souffrant : plus elle souffre, plus elle est amoureuse. Sa fleur est le calendula, symbole de la tristesse, mais aussi de la cruauté qu’elle utilise parfois pour se défendre. Victoria En proie au syndrome de la toute-puissance : elle a décidé qu’elle serait la meilleure dans tous les domaines. Sa fleur est celle du cognassier, symbole de la tentation, tentation d’oser, de se libérer… 

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie les éditions Michel Lafon ainsi que Camille pour l’envoi de ce roman en service presse. J’étais contente comme tout de pouvoir lire un roman d’une auteure que je ne connais pas. Je suis plutôt friande de ce genre de romans. Un bon feel-good ! La couverture est propice à la chaleur, aux belles journées d’été. Tout ce qui faut en ce moment !

~ Le destin de cinq femmes ~

Voici un roman très sympathique. On est vraiment dans un univers paradisiaque. On se retrouve à Madrid (en Espagne, sait-on jamais). On suit les destins croisés de cinq femmes : Marina, Casandra, Gala, Aurora et Victoria. Ce sont cinq femmes qui n’ont rien en commun à part un lieu : le Jardin de l’Ange qui est tenu par Olivia.

J’ai tout de suite vu Olivia comme une faiseuse de miracles : très perspicace, elle semble avoir énormément d’empathie et parvient à viser juste. Elle fait donc tout ce qu’elle peut pour rendre la vie des gens plus belle.

J’ai apprécié découvrir ces cinq femmes. On découvre leurs vies, leurs destins et leurs craintes à travers les yeux de Marina. Elles sont toutes des soucis et deviennent amies après une soirée confessions au Jardin de l’Ange.

Ces six femmes forment alors un sacré groupes d’amies. Elles se questionnent sur leurs avenirs respectifs, s’entraident quand elles le peuvent, elles deviennent alors toutes importantes les unes aux yeux des autres.

~ Une intrigue en deux temps ~

On suit Marina dans une sorte de futur proche. Seulement quelques mois séparent les deux intrigues : la première partie avant le voyage, la deuxième sur le bateau qui fait voyager Marina. Je pense que cela qui m’a un peu dérouté et ralenti dans ma lecture. Les passages sur le Peter Pan sont tantôt intéressants, tantôt trop long… J’avoue, j’ai perdu un peu de rythme. Arrivée à la moitié du roman, j’ai fait une pause de quelques jours pour éviter une panne de lecture. En soit, rien de grave puisque le roman est agréable à lire mais j’ai essuyé quelques longueurs.

~ Un vent de fraîcheur ~

Ce roman est ultra rafraîchissant. Vanessa Montfort est une auteure espagnole. Je trouve que dans son roman, il y a le sourire des espagnols et du soleil de son pays. J’ai trouvé cela charmant. C’est pittoresque et envoûtant. On s’y sent bien (sauf sur la mer, j’ai eu quelques nausées).

Les six personnages féminins apportent une pièce à l’édifice qu’est ce roman. Elles apprennent à reprendre leurs vies en main, à aller de l’avant et à laisser le poids du passé derrières elles. En rien cela n’est évident mais je trouve qu’Olivia est un personnage pilier qui sert de phares à ces cinq femmes en perdition. Elle joue un peu le rôle de marraine la bonne fée finalement. C’est très intéressant.

Le rapport aux fleurs et aux arts en général est très sympathique aussi dans ce roman. Cela apporte une dose de culture et de fraîcheur aux mots qu’emploie l’auteure.

~ La plume de Vanessa Montfort ~

Voici une découverte estivale que vous devez toutes et tous avoir dans vos étagères. C’est pétillant, les sujets traités ne portent pas à sourire mais la manière dont l’auteure nous en parle est saisissante et bienveillante, à lire pour les amoureux des fleurs et des histoires aux destins croisés.

Les – :

  • Quelques longueurs lorsque l’intrigue se passe sur le bateau

Les + :

  • Un sacré roman ! Les destins de cinq femmes se croisent pour ne plus jamais se défaire.
  • Une jolie histoire sur le pardon, l’acceptation et l’amitié.
  • Une plume pleine de pep’s et de soleil.
  • Le lieu : Le Jardin de l’Ange qui m’a vendu du rêve

4

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Sextape de Dorian Lake

xcover-3409.jpgRésumé : Romance contemporaine comportant deux versions : une où la protagoniste est une femme et les relations amoureuses des hommes, et une où la protagoniste est une femme et les relations amoureuses des hommes. Les deux sont sur le même ebook et vous pouvez choisir quelle version vous intéresse davantage pour la chronique.

Version hétéro : La vie d’Alice est bouleversée lorsqu’une Sextape vieille de dix-huit ans fait surface, la mettant en scène avec Seth Winter, aujourd’hui star du rock planétaire. Heureusement pour elle, Evan, un attaché de communication new-yorkais, va l’aider à transformer ce désastre en opportunité… Version lesbienne : La vie d’Alice est bouleversée lorsqu’une Sextape vieille de dix-huit ans fait surface, la mettant en scène avec Styx Winter, aujourd’hui star du rock planétaire. Heureusement pour elle, Eva, une attachée de communication new-yorkaise, va l’aider à transformer ce désastre en opportunité…

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Dorian Lake ainsi que les éditions Noir d’Absinthe pour l’envoi de ce roman en service presse via SimPlement. Lorsque Dorian me propose de découvrir ses textes, je suis toujours curieuse de voir ce que va donner le résultat. Après de l’historique, de la fantasy et du fantastique, Dorian s’est penché sur le genre de la romance… Verdict ? J’ai adoré !

~ Une romance contemporaine très sympathique ~

Déjà, ce qu’il faut noter et ce qui est très appréciable, c’est le fait que Dorian propose les deux versions de son histoire : une version M/F et une version F/F. J’ai trouvé l’idée très sympathique, ainsi, vous pouvez choisir celle qui vous convient le mieux, lire les deux, les comparer, bref, vous faites ce que vous souhaitez ! Avoir le choix, c’est une très bonne chose finalement !

Personnellement, vous savez que si j’ai le choix, je vais plutôt lire la version M/F et c’est ce que j’ai fait ici. Je lirai probablement l’autre version mais pas tout de suite, histoire d’éviter les comparaisons trop pointilleuses parce que je trouve qu’une romance est différente à chaque fois. Donc, par souci de ne pas gâcher mon plaisir, je ne vous présenterai que Sextape en version M/F.

On fait la rencontre d’Alice : une femme respectable ayant une vie digne des Desperate Housewives. Femme aimante, mère attentionnée et femme au foyer remarquable, elle fait tout pour son mari, sa grande fille et son fils.

J’ai apprécié le personnage d’Alice pour son côté rebelle et volontaire. Quand elle est au pied du mur, elle choisit de faire face et de surfer sur la vague de la notoriété plutôt que de se terrer dans son coin et de se faire insulter par ses voisins. Pour sa prise d’initiative et son envie de d’hurler au monde d’aller se faire voir, j’ai trouvé ce personnage incroyablement bien construit pour les valeurs qu’il dégage.

~ Une romance, mais pas que… ~

J’ai trouvé cette idée charmante. Dorian a des dons de magiciens : d’une petite sextape, il nous sort un roman dont les thématiques et les valeurs sont franchement bien trouvées ! On se retrouve avec un personnage féminin qui s’assume complètement. Cela n’empêche pas qu’elle se sente honteuse par moments et qu’elle ne sache pas quoi faire devant des questions perturbantes et un public qui est là pour entendre les ragots. Cependant, elle crie haut et fort que c’est une femme et que comme tout le monde, elle a des relations sexuelles. J’ai trouvé son speech final émouvant et bluffant ! Vous avez donc compris : le féminisme est une thématique que l’on retrouve dans ce roman.

Non, ce n’est pas qu’une histoire de fesses relatée. J’ai grandement apprécié le fait qu’Alice s’assume et qu’elle devienne la femme qui a été entravée pendant des années. Cependant, j’ai eu comme un goût de trop peu par rapport à la famille d’Alice. Elle reste vraiment en retrait et je pense que j’aurais apprécié un peu plus de disputes et de larmes pour le coup. Mis à part cela, je trouve que le roman est excellent !

Au-delà de cette notion de féminisme, on touche aussi au monde musical par l’introduction du personnage de Seth Winter qui vient bousculer tous les stéréotypes que l’on peut avoir sur le monde du rock et surtout du vieil adage « Sex, drugs and rock’n’roll ». J’ai trouvé l’idée agréable à lire, cela change !

Grâce à Alice, on a aussi ce questionnement vis-à-vis de la femme et de sa place dans la société. Peut-on être une femme et une mère mais aussi jouir d’une vie personnelle à côté de cela ? Alice est un personnage un peu perdue entre son rôle de mère et cette nouvelle vie, j’ai trouvé cela très intéressant à traiter et à lire.

~ Les personnages ~

J’avoue qu’il y a plus de figures masculines que féminines qui gravitent autour d’Alice : on a Saul, son mari, Evan, son agent et Seth, l’homme à la sextape.

J’ai trouvé intéressant l’idée de cette absence de figure féminine (sauf la fille d’Alice). Dans cette version hétérosexuelle, cela marque bien la place d’Alice dans l’histoire : au cœur des intrigues et des hommes ! La révolution féminine est présente dans ce roman !

~ La plume de Dorian ~

Je commence à être habituée à cette dernière. Encore une fois, Dorian me prouve que tout est possible si l’on se donne la peine d’y arriver. Ainsi, on a une romance contemporaine où le sexe est présent. Cependant, je vous demanderai de ne pas se fier au titre du roman. Effectivement, il y a des scènes de sexe mais Dorian a une subtilité et une grande pudeur dans sa plume. Cela a pour effet de nous donner une impression de douceur dans les propos tenus lors des ébats sexuels.

Je suis ravie de voir que Dorian s’est essayé à la romance, ça lui va plutôt bien !

Encore bravo pour ce joli texte !

Les – :

  • Un petit manque d’action du côté de la famille d’Alice.

Les + :

  • Le personnage d’Alice et les valeurs qu’elle dégage.
  • La plume de Dorian Lake, toujours un plaisir à lire !
  • La proposition de lire la version que l’on veut ! Belle idée !
  • Les thématiques et les questionnements soulevés à travers le personnage d’Alice.

4

12

Comme une gazelle apprivoisée de Barbara Pym

41JDJoaIu7L._SX195_.jpgRésumé : Les demoiselles Bede, deux sœurs d’âge moyen et de caractères opposés, ne vivent que pour les intrigues de leur paroisse de campagne. Harriet, douillette, élégante et irrésistiblement gaie, a une passion : s’occuper des nouveaux vicaires, surtout s’ils sont jeunes, pâles et minces. Sa sœur Belinda, plus timide, se désintéresse de la mode, et cultive depuis trente ans une sage dévotion pour l’archidiacre Hoccleve. Un vieux comte italien, Ricardo Bianco, demande régulièrement la main de Harriet, qui elle, sollicite son avis sur des problèmes de jardinage. Soudain, ces vies paisibles vont être troublées par l’arrivée d’un célèbre bibliothécaire, Nathaniel Mold, et d’un évêque africain, Théodore Grote. Ils se mettent à fréquenter la maison des deux sœurs avec une assiduité inquiétante… La reine de la comédie douce-amère britannique est, ici, au sommet de son art. 

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie les éditions Belfond pour l’envoi de ce roman qui signe ma deuxième découverte dans cette chouette collection qu’est « les romans vintage » après avoir lu le messager, je me suis plongée dans l’univers de Comme une gazelle apprivoisée de Barbara Pym.

Un roman anglais

Encore un ! Je suis vraiment très heureuse de croiser sur mon chemin des romans anglais écrits par des auteurs de renom (que je ne connais pas) ! Ici, rien qu’à la couverture, j’ai craqué. On parle ensuite de vieilles filles : les demoiselles Bede qui passent leurs temps à boire du thé et à cancaner sur ce qui se passe dans leur village.

Harriet et Belinda, un duo de sœurs détonnant

Je pense que je n’ai jamais vu deux sœurs aussi radicalement opposées : en effet, si Harriet part à la chasse aux jeunes vicaires, Belinda se moque complètement de la mode et des nouveaux arrivants : elle n’a d’yeux que pour l’archidiacre Hoccleve. Ainsi, tout au long du roman, on vit, on lit et on rit de ces multiples demandes en mariage que les sœurs prennent un certain plaisir à décliner.

Elles sont drôles, des fois, à leurs dépens, ce roman ne manque pas de piquant grâce aux deux psychologies de ces deux personnages. Si Barbara Pym m’était encore inconnue, je suis vraiment heureuse d’avoir croisé sur mon chemin cette plume typiquement anglaise. Jeux de mots et jeux d’esprits sont au rendez-vous !

La vie d’un village

Quel dépaysement pour moi. Franchement, je me suis revue flâner dans les petits villages anglais aux mamies fouinant aux fenêtres. C’était excellent ! Barbara Pym, grâce à sa plume mais aussi à ses personnages, parvient à nous faire vivre dans ce village le temps d’une lecture. Ainsi, on se rend rapidement compte de l’importance des personnages secondaires.

La vie d’un village se fait de quelques façons : la vie, les relations entre villageois, les visiteurs qui s’y perdent mais surtout… LES RAGOTS ! Les ragots viennent bercer ces longues journées d’été ou d’hiver, au printemps, ils sont un bon prétexte pour s’inviter chez les sœurs Bede pour le thé. En automne, ils rythment la vie des feuilles qui tombent… Bref, c’est le sujet qui est au rendez-vous !

Un œil particulier sur le mariage

J’avoue que, à moins d’un an du mien, l’avis de Barbara Pym sur le mariage m’a fichu un coup… Ahah ! Non sérieusement, l’image du mariage a bien changé depuis l’écriture de ce roman. Pour Harriet et Belinda, dire oui à l’institution que représente le mariage, c’est mettre un frein à sa liberté, se laisser diriger par un homme et dire adieu à leur petit coin de paradis. Ainsi, en refusant, elles restent des femmes avec leur liberté, leurs idées et aucun homme pour leur dicter leurs faits et gestes.

La plume de Barbara Pym

Comme je vous l’ai déjà dit ci-dessus, je ne connaissais pas la plume de Barbara Pym. Je suis ravie d’avoir pu la découvrir ! Entre tasse de thé et intrigue de village, j’ai adoré découvrir cette plume qui retranscrit vraiment la vie dans un village anglais. Les stéréotypes ne sont pas très présents : pour moi, les jardins à l’anglaise, les personnes aux fenêtres, l’art de servir le thé ne sont pas des stéréotypes mais une manière de vivre. Barbara Pym les retranscrit parfaitement. Ainsi, nous avons un roman rempli de charme à l’anglais. Malgré les quelques longueurs, j’y ai trouvé mon compte !

Les – :

  • Quelques longueurs au départ, il faut passer les premiers chapitres pour apprécier pleinement la qualité de l’ouvrage.

Les + :

  • Les sœurs Harriet et Belinda
  • Le charme des villages anglais merveilleusement retranscrit.
  • La découverte de la plume de Barbara Pym
  • La culture anglaise soulignée par ici.
  • Le parti pris de l’auteure sur la question du mariage et de la liberté de la femme.

4

14

Je veux tout !… Et surtout toi de Céline Legendre

51+AAG8ZSML._SX195_.jpgRésumé : Ambitieuse et pleine de détermination, Kate décide de prendre sa vie en main. Se laisser tyranniser par sa boss ? Très peu pour elle ! Ni une ni deux, elle quitte Régine alias « Cruella » pour un tout nouveau poste aux côtés d’Éric son manager, aussi séduisant qu’énigmatique. Immense challenge pour Kate qui en plus d’avoir bouleversé sa carrière professionnelle, doit dompter cet homme qui ne semble pas la prendre au sérieux. Maladroite de nature mais sans jamais baisser les bras, elle enchaîne les situations incongrues pour le plus grand bonheur de ses deux meilleures amies, Jen et Emma. À la recherche du grand amour, ces trois parisiennes partageront aussi bien leurs joies que leurs peines. Seront au rendez-vous, de belles rencontres, des surprises en tout genre et surtout de nouvelles relations qui pourraient bien changer le cours de leurs vies. Plongez dans ce roman pétillant et découvrez les aventures romantiques d’une working girl à Paris !

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Céline Legendre pour l’envoi de son roman. Après avoir lu Mais bien sûr ! Je me suis rapidement plongée dans ce roman que j’ai eu la chance de recevoir. Merci encore pour l’envoi Céline =)

Une chick lit qui nous embarque

Je trouve que Céline Legendre fait des miracles. En effet,  avec une intrigue relativement simple, elle parvient à nous propulser très rapidement dans son univers. C’est assez prenant, la vie de Kate est un sacré bazar. L’auteure nous fait passer un agréable moment avec Kate, ses amis et ses collègues.

Je ne vais pas vous le cacher, j’ai préféré Mais bien sûr ! Je l’ai trouvé plus abouti que celui-ci au niveau du style et de l’intrigue. Néanmoins, l’auteure nous propose un joli roman qui permet de passer un agréable moment de lecture. C’est une histoire qui ne manque pas de pep’s.

De nombreux personnages

Je pense que Céline Legendre a voulu nous émerveiller avec ses personnages, pari réussi dans l’ensemble pour moi. Si le personnage de Kate m’a beaucoup plu, j’ai eu un peu plus de mal avec Jen et Emma. Cependant, ensembles, elles forment un trio pétillant qui déborde d’énergie. Leur amitié est très sympathique à vivre : elles se soutiennent, sont là les unes pour les autres et je pense que l’on ne demande pas plus à ses copines.

On s’intéresse principalement au cas de Kate. Kate est une jeune femme qui est très naturelle et rafraîchissante : si elle doit claquer la porte, elle le fait, si elle doit dire les choses, elle ne manque pas de le faire. Pleine de courage et de bonne volonté, c’est la reine pour se mettre dans des situations incroyables : entre rire et larmes, c’est un personnage que j’ai apprécié suivre tant il est riche.

Du côté des garçons, il y en a trois qui ressortent plus que les autres : Eric, Luc et Patrick. J’ai énormément apprécié Luc même si ses remarques salaces m’ont fait lever les yeux au ciel plus d’une fois. Dragueur, il permet à Kate de rapidement trouver sa place dans sa nouvelle boîte. Eric, son patron est énigmatique. Il souffle le chaud et le froid mais semble se moquer de tout ce qui n’est pas lié à son travail.

J’ai trouvé cela dommage d’effacer Richard. Richard est un collègue qui travaillait avec Jen et Kate, ensembles, ils formaient un trio de collègues sympathiques. Si au départ, Richard est présent, on n’en entend plus beaucoup parler dans la suite du roman, j’ai trouvé cela dommage parce que ce personnage avait un potentiel, pour moi.

Le style, la plume et la syntaxe

Voilà le gros point qui me fait dire que le roman Mais bien sûr ! est le roman que j’ai préféré de Céline Legendre, avec quelques mois d’écart, j’ai trouvé que ce dernier était plus abouti que celui-ci. J’ai pris plaisir à découvrir les aventures de Kate, cela ne fait aucun doute. Mais si je dois être honnête avec vous, je dois vous dire que la syntaxe de ce roman n’est pas parfaite. Les idées sont excellentes mais il y a des coquilles et quelques fautes (j’ai dû en repérer une ou deux sans les noter, je ne suis là pour ça). Certes, elles restent mineures dans le texte mais je me dois de vous le dire. La plume reste très sympathique : on rit, on est triste, on est énervé ou même excité par les événements.

La chick lit proposée pour moi est très rafraîchissante et je ne peux que vous conseiller de découvrir les aventures de Kate par ce temps, sous le parasol, avec un bon verre frais à la main. Céline Legendre est une auteure à suivre.

Les – :

  • L’absence de Richard
  • Quelques erreurs dans la syntaxe (bon, ça reste vraiment mineur, mais les pinailleurs, passez votre chemin, vous allez pinailler)

Les + :

  • Le personnage de Kate
  • Les thématiques abordées
  • Une chick lit rafraîchissante et divertissante

3

12

Sans peur et sans reproche d’Isabelle Morot-Sir

51ziPmKfocL.jpgRésumé : Quel est le point commun entre un village de haute Provence, un ancien pompier de Paris, une bibliothécaire, une maman solo et une oie nommée Gladiator ? Le hasard ? Si vous avez une envie d’escapade, de bouffée de grand air, de soleil, d’émotions tendres et douces, embarquez pour un voyage en haute Provence. Venez faire la connaissance d’un petit village niché dans des montagnes couvertes de genêts, rencontrez ses habitants : aucun ne vous laissera indifférent… Partez pour une romance douce dont l’auteur a le secret, retrouvez sa plume délicate, mise au service d’une histoire dont l’évidence cache intrigues et surprises.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Isabelle Morot Sir d’avoir accepté mon invitation sur Simplement. En effet, en plus d’avoir trouvé le titre de ce roman attrayant, j’ai fondu pour cette couverture aussi jolie que simple. Je ne pouvais pas le laisser passer sans montrer à l’auteure que j’étais disponible pour le lire J

Au cœur de la Provence

J’avoue que le cadre est assez idyllique (surtout avec ces chaleurs, en ce moment, j’ai bien envie d’être dans le Sud, dans une piscine avec un bon verre frais !). C’est une région que j’apprécie beaucoup tant elle offre des choses que je ne trouve pas dans mon Nord. C’est un changement significatif et je suis ravie de le retrouver dans mes lectures. Il faut dire qu’Isabelle Morot-Sir parvient à nous embarquer dans ses décors qui sentent bon le soleil du sud à côté d’Orange!

Les personnages

On fait la rencontre de Felix, une jeune femme célibataire qui est une maman incroyable. C’est fou de voir comment, en étant face au mur, les gens peuvent se sentir pousser des ailes et devenir des personnes qui soulèvent des montagnes pour s’en sortir dans la vie. C’est exactement ce qui se passe pour Felix qui doit faire face aux difficultés de la vie et protéger Charline, sa petite fille, de la dureté de cette dernière. Felix doit faire face aux moqueries et à la non-acceptation des gens du village dans lequel elle s’installe avec sa fille. Cependant, elle ne lâche rien, elle continue et se bat coûte que coûte contre toutes ces médisances. Il apparait clairement que Felix est un personnage comme je les aime : plein de courage et de surprise.

Lowen est le deuxième personnage à qui on va s’intéresser. Lowen est un jeune homme qui est sapeur-pompier. C’est un personnage qu’on a du mal à découvrir et à cerner tant il est mystérieux et fuyant. On sent bien qu’il cache quelque chose, mais quoi ? L’histoire vous le dira ! Lowen arrive aussi dans cette région après une mutation.

On se retrouve au milieu d’animaux aux noms particuliers qui apportent une touche de fraicheur à l’intrigue.

Un roman feel-good qui soulève de nombreuses thématiques

J’avoue que j’ai pris, une nouvelle fois, plaisir à découvrir un roman du genre feel-good. Se sentir bien est la chose la plus importante lorsque l’on referme le roman. C’est le pari qu’a fait l’auteure. Pour moi, c’est un pari réussi.

Ainsi, à travers ses mots, l’auteure nous questionne sur la place de la famille, de l’amitié dans une vie. Savoir pardonner, passer au-delà des trahisons et des moqueries. C’est tout en finesse que l’auteure aborde le sujet du pardon et du lâcher-prise. Il faut savoir faire table rase du passé pour avancer. Les difficultés du passé doivent être laissées derrière pour apprendre à respirer de nouveau.

La plume de l’auteure

Je découvre, en même temps que ce roman, la plume d’Isabelle Morot-Sir. Le premier mot qui me vient à l’esprit est « fluidité ». Tout est fluide, tout est expliqué (parfois peut être un peu trop) et cela nous permet de lire ce roman d’une traite. Personnellement, je l’ai commencé dimanche matin et terminé dans la soirée, on se prend rapidement au jeu de ce que nous propose l’auteure.

La rencontre entre nos trois personnages principaux est très belle par ses imprécisions et ses faux pas. Je l’ai trouvée touchante et prenante, à l’image de cette jolie plume.

Les – :

  • Des passages un peu trop narratifs qui apportent un peu de lourdeur au texte. Je pense qu’avoir des passages un peu plus dialogués peut être sympathique

Les + :

  • Les personnages que j’ai appréciés
  • Les décors proposés par l’auteure
  • La plume d’Isabelle Morot-Sir
  • La fluidité de la lecture
  • Les thématiques abordées très modernes et qui parlent à tout le monde

4

15

Les divines glaces à l’italienne d’Anna d’Abby Clements

51jZupUIkaL._SX195_.jpgRésumé : À Brighton, la vie d’Anna est bien remplie : lorsqu’elle ne s’occupe pas, avec Matteo, de la boutique de crèmes glacées héritée de sa grand-mère, elle consacre son temps à Isabella, leur petite fille de 15 mois. Quant à sa soeur cadette, Imogène, elle file le parfait amour avec Finn, le professeur de surf, tout en essayant tant bien que mal d’exercer son métier de photographe. Lorsque Matteo révèle à Anna qu’il se sent de plus en plus malheureux loin de son pays, celle-ci réalise soudain qu’il est temps pour eux de donner à leur vie un nouvel élan… en Italie. Quitte à devoir s’éloigner de sa soeur dont elle est si proche. Si la perspective d’ouvrir une gelateria sur la côte amalfitaine s’avère terriblement excitante, un tel projet réserve aussi son lot d’embûches et de surprises. 

~ Lecture détente ~

Mon avis : Voilà un roman que j’ai choisi, soyons clairs, pour sa couverture. J’ai acheté les deux premiers romans d’Abby Clements pour leurs magnifiques couvertures. Quoi de mieux, avec ce merveilleux temps, que de vous proposer une lecture rafraichissante ?

On inverse la tendance… Mouais !

Bon, malheureusement, l’intrigue est assez basique pour moi. Si dans le premier tome des aventures d’Anna, Matteo quittait son Italie pour rejoindre sa femme en Angleterre, ici, l’auteure choisit d’inverser la tendance en faisant déménager Anna de l’Angleterre vers l’Italie ! J’ai trouvé ça assez simple en fait. C’est vraiment dommage parce que passée l’annonce, on reste quand même sur notre faim.

Si dans le premier roman, j’étais complètement passée à côté du personnage d’Imogène, j’avoue qu’ici, encore une fois, la tendance s’inverse. La vie d’Anna est routinière, sans surprise. Imogène est en couple avec Finn, son beau surfeur mais elle est complètement à la dérive sentimentalement : que faire ? Renoncer à son amour ? A sa passion ? Bref, voici un pan d’intrigue assez sympathique à suivre.

Même si Viviane n’est plus qu’un souvenir pour les filles, elle reste très présente dans cette histoire et je trouve que c’est l’un des points forts de ce roman. Le lien mamie/petite fille n’est pas rompu par le décès de Viviane, c’est très touchant.

Un univers gourmand

J’avoue que cela permet de passer un bon moment de lecture. En effet, cette lecture est un appel aux vacances, au soleil et aux gourmandises ! Ici, Anna et Matteo reprennent leurs travails de glaciers. C’était très sympathique à découvrir. Encore une fois, ils surprennent leurs clients avec les goûts merveilleux de leurs glaces et leurs sourires francs.

Le stéréotype de la mama italienne

J’attendais mieux ! J’ai eu le droit au stéréotype de la mama italienne : la mère de Matteo pour qui son fils et la huitième merveille du monde et pour qui sa belle-fille est une incapable et ne sait rien faire correctement pour son mari et sa fille. Encore une fois, cela ne m’a pas permis d’avoir un coup de cœur pour cette lecture mais cela est une lecture sympathique pour la plage dirons-nous.

La plume d’Abby Clements

J’ai passé un bon moment de lecture, c’est vrai. Cela étant dit, je ne suis pas forcément rentrée dans cette histoire qui reste assez superficielle dans la manière dont on traite les informations. Le couple se remet rapidement en question, la place d’Anna semble être légèrement secouée, sans parler de leur fille que l’on ne voit pas énormément… Bref, une plume sympathique pour une lecture sans prise de tête sur la plage. J’ai encore un troisième roman dans mes étagères… A voir si cela me plaira plus que ce second volet

Les – :

  • Une inversion dans l’intrigue beaucoup trop simple ainsi que des stéréotypes trop vus!
  • La partie sur Anna que j’ai trouvée un peu trop superficielle

Les + :

  • Le personnage d’Imogène qui a sauvé ma lecture
  • La présence de Viviane quoi qu’il arrive !
  • Une lecture sympathique pour la plage ou la piscine.

3

17

Du sang sur les blés de Josée Llinares

51VJHbKS-PL._SX195_.jpgRésumé : Dans le huis clos d’un village de Beauce, des ossements sont découverts par un cultivateur. Aussitôt avertis, le commissaire Damien Melville et l’inspecteur Vincent Campos, basés à Chartres, se voient confier l’enquête. Les rebondissements se succèdent au rythme des meurtres. Une chasse à l’homme s’organise, c’est le début d’un cauchemar éveillé… Au même moment, Marie, journaliste à Paris, reçoit une lettre anonyme. Le doute s’immisce dans son esprit. Elle part sur la trace de ses origines sans se douter que son implication dans l’investigation policière va la plonger dans un univers sanglant. Les destins croisés dévoilent un lourd secret… Quelle abomination vont-ils encore découvrir ?

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Josée Llinares pour l’envoi de son roman ainsi que les éditions du Panthéon pour la confiance dont vous avez fait part envers mon travail.

Un thriller captivant

Voici une lecture assez intéressante. J’avoue que l’auteure ne fait pas dans la demi-mesure : on entre dans le vif du sujet en faisant la rencontre d’un groupe assez glauque qui est en route pour cacher un cadavre. Avant de l’enterrer, les hommes massacrent le corps… De quoi filer des sueurs froides. Le premier chapitre raconte donc ce meurtre dans les années 1980.

Le deuxième chapitre s’ouvre donc vingt-cinq ans plus tard. Le roman propose donc une enquête sur cet horrible meurtre qui remonte à la surface après tout ce temps.

On se rend rapidement compte que l’on est dans un petit village de Beauce. Plus c’est petit, plus les meurtres sont glauques. Ici, le petit village ne déroge pas à la règle. On entre dans un univers particulièrement sombre.

L’intrigue et les personnages

On est dans un roman où il y a énormément de personnages, j’avoue que je m’y suis un peu perdue au départ. Entre les policiers, les gens du village et les personnages internes à l’enquête, bref, on se retrouve vraiment dans une spirale de personnages en tout genre.  On fait la rencontre de Mado et Baptiste les aubergistes, Julien l’instituteur, Thomas le médecin, Brice le notaire, ainsi que les deux propriétaires du château aussi…  Tous ces gens font partie de la vie du village. L’équipe policière est aussi très présente avec l’inspecteur Vincent Campos et le commissaire Damien Melville ainsi que Gabriel Revert, le médecin légiste. Marie et Sam sont, quant à eux, arrivés dans cette histoire grâce à une lettre anonyme qui vient titiller Marie, journaliste et Sam photographe.

J’avoue que j’ai eu du mal à m’attacher aux personnages que Josée Llinares nous propose. Je crois qu’il y en avait trop pour moi. Je pense qu’aucun n’est sorti du lot pour moi. Ils ne m’ont pas empêchée de passer un bon moment de lecture mais je pense que j’aurais plus apprécié cette découverte en m’attachant à un personnage en particulier. Ici, ils sont tous sympathiques mais sans plus.

L’intrigue est vraiment prenante et captivante ! L’auteure sait où elle veut nous mener et y parvient sans grande difficulté. Tout est vraiment pensé et calculé. La fin reste très intéressante, j’adore être surprise et j’ai été servie. Dommage que le fin mot de cette histoire soit si hâtif.

Il m’est difficile de vous parler de l’intrigue tant le résumé est suffisant. Surtout dans une enquête policière, je n’ai pas envie de vous dévoiler l’intégralité de l’histoire.

La plume de Josée Llinares

Que de suspens ! Franchement, je ne pensais pas que j’aurais autant apprécié cette histoire. La plume est vive, piquante et intéressante. Josée Llinares a réussi son pari en nous proposant un thriller qui file des sueurs froides à tous les lecteurs.

Les – :

  • La fin un peu rapide pour moi
  • Les personnages : personne n’est sorti du lot

Les + :

  • Une enquête policière incroyable
  • Une vie dans un village qui reflète la réalité
  • La plume de Josée Llinares
  • Les décors captivants et l’histoire contée

4

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Et demain l’éternité… – le café des âmes perdues de Virginie Sarah Lou

CVT_Et-demain-leternite_8558.jpgRésumé : Juliette va avoir 30 ans. C’est le moment de faire un point sur sa vie. Elle nous replonge avec elle 8 ans en arrière, lorsque tout a basculé suite à la découverte d’un simple objet. Elle si cartésienne, se retrouve alors confrontée à des événements surréalistes. Tout s’enchaîne très vite. Elle découvre qu’avant Juliette, elle existait en tant qu’HERI, un archange très prometteur, mais au tempérament peu adéquat pour les Cieux. Quelle faute a-t-elle bien pu commettre pour que sa vie angélique chavire et qu’il soit décidé de la renvoyer sur Terre ? Sa mémoire revient au fur et à mesure grâce aux acolytes qui l’accompagnent dans cette aventure irrationnelle, dont le Créateur, à bout de souffle et proche d’une retraite bien méritée… Elle découvre les voyages astraux et se retrouve ballottée entre 2 vies / 2 mondes : le passé va rattraper le présent et tout bouleverser. Une vie humaine facile, bien rangée, et une vie angélique faite de rébellion et de passion. Sa vie terrestre – l’ultime – est une épreuve de rédemption. Juliette va devoir affronter ses propres démons pour entrevoir qui se cache réellement derrière son âme…

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Virginie Sarah Lou ainsi que les éditions Nouvelle Bibliothèque pour ce nouveau voyage au cœur de l’inconnu. Je fus ravie lorsque l’auteure m’a demandé si je voulais bien lire son roman, au-delà de l’honneur que cela m’apporte, c’est aussi un énorme plaisir de découvrir des romans si chargés en émotions que celui-ci.

Un feel-good très profond

Je suis scotchée, genre un peu boudé par son aspect surfait et superficiel, Virginie Sarah Lou nous propose ici un feel good qui fait un pied de nez à toutes ces critiques : on a de la profondeur, des questionnements, des choses à dire ! Rien que pour cela, ce roman mérite d’être lu.

L’intrigue

Je vous invite à lire le résumé. Ainsi, rapidement, vous vous rendrez compte que l’on est dans un monde fantastique : Juliette est une jeune femme de trente ans. Elle a une vie banale mais qu’elle adore : entre famille, études et amis, Juliette s’épanouit. Jusqu’au jour où elle apprend l’impensable : Juliette n’est pas une humaine normale. C’est un ancien archange qui a été balancée sur terre sans mémoire pour avoir osé braver le Créateur. Des cieux à la terre, il n’y a qu’une erreur…

On a donc une intrigue en deux temps : celle sur Juliette dans « le monde humain » ainsi que l’intrigue sur HERI dans l’autre monde. Ainsi, on fait le parallèle entre la vie terrestre et la vie céleste de Juliette/Héri.

Je vais peut-être en choquer certains parce que j’ai pour habitude d’adorer les personnages que je fréquente mais rapidement, Juliette m’a ennuyée. J’avoue que l’histoire m’a particulièrement plu, mais l’incarnation du personnage de Juliette, beaucoup moins. En effet, j’ai trouvé Juliette ennuyante avec ses longs monologues et ses pensées… Si les autres personnages m’ont beaucoup plu, j’avoue que Héri m’a beaucoup plus plu que Juliette. Cependant, j’approuve son évolution ! Si au départ, ses réflexions un peu enfantines m’ont fait lever les yeux au ciel (aux cieux ici plutôt ahah), Juliette/Héri est un personnage qui évolue bien et vite. Nous pouvons donc dire que j’ai su me réconcilier avec ce personnage dans les derniers chapitres.

Les thématiques abordées

Ohlala ! Il y a tellement à dire que j’ai peur d’oublier certains détails. J’ai trouvé cette histoire merveilleuse dans les questions que l’on se pose à travers le personnage de Juliette sont excellentes.

Avec une intrigue en deux temps, Juliette et le lecteur se rendent rapidement compte que si Héri a été déchue par le créateur, c’est qu’il y a une raison et une sacrée raison ! Ainsi commence le questionnement phénoménal de Juliette. Comment peut-on faire pour vivre avec ce poids sur la conscience ? Comment Héri a-t-elle pu en arriver là ? Peut-on parler de pardon quand la faute commise et si grande ?

Ici, je parle de créateur et d’anges mais on ne touche pas à la religion dans la manière dont l’auteure traite du sujet. On est plus sur une interrogation sur le monde dans lequel on vit. En effet, peut-on parler de rédemption ? De pardon ? On suit le cheminement de Juliette sur ces questions.

Je vous invite à regarder cette magnifique couverture qui vient illustrer les propos de l’auteure. On peut déjà remarquer le jeu d’ombre et de lumière : de la vie et de l’erreur, du changement et du pardon. Bref, ce jeu d’ombre peut vraiment être interprété de différentes manières. La position du personnage semble marquer le fait qu’elle veuille se relever. Entourée d’un halo, elle semble retrouver la lumière pour dégager l’ombre de sa vie. Ces ailes, hautement tendues, marquent le fait d’un renouveau, d’une volonté certaine à relever la tête qui est encore baissée.

La plume de Virginie Sarah Lou

Au-delà d’une simple histoire d’ange déchu, Virginie Sarah Lou soulève vraiment des questionnements incroyables. Mis à part la vie de Juliette, voici des interrogations qui peuvent être connues de toutes et tous. Qui n’a jamais fait d’erreur ? Qui n’a jamais pleuré de honte de son comportement ? Qui n’a jamais voulu demander pardon ? Se poser la question « mais comment j’en suis arrivée là ? » est une question internationale qui touche tout le monde.

La plume de Virginie Sarah Lou marque un tournant, pour moi, dans le feel good. Si j’en ai déjà lu d’excellents, ici, le niveau grimpe. On est vraiment dans des interrogations surprenantes qui m’ont permis, pendant ma lecture, de faire ma propre introspection sur certains pans de ma vie et d’apprendre à accepter l’erreur, la trahison pour laisser la lumière entrer.

Bravo à Virginie pour ces mots justes et sensés.

Les – :

  • Le personnage de Juliette et ses monologues trop longs pour moi.

Les + :

  • Les interrogations qui nous suivent tout au long de notre lecture.
  • Cette sublime couverture chargée de sens.
  • La plume de Virginie qui nous propose un feel-good hors du commun

4

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La tempête des cœurs de Mélodie Ambiehl

téléchargement.jpgRésumé : QUAND TOUT S’ACHÈTE, MÊME LE BONHEUR. L’AMOUR SE PAIE AU PRIX FORT ! 2102.  Les livres papier sont interdits. 2128. On achète le bonheur à tout prix. À Toulon, Nathaniel est éditeur d’une plateforme numérique ; Isallys est propriétaire des Archives Littéraires conservant les derniers livres papier. Leur vie est heureuse. Pourtant, quand ils se rencontrent par hasard au détour d’une rue, leur destin bascule : alors qu’elle aime ses livres plus que tout et que lui a renoncé à l’amour, c’est un véritable coup de foudre qui les réunit. Mais leur bonheur va se changer en course contre la mort… Le prix de leur amour sera-t-il trop élevé ? ET VOUS ? À QUEL PRIX ACHÈTERIEZ-VOUS LE BONHEUR ?

 ~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Mélodie Ambiehl pour le voyage proposé via son mini-roman : la tempête des cœurs proposé en service presse. Je remercie aussi mon amie Kathleen pour cette lecture commune ! Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas lancée dans une lecture commune. Excellente idée !

Le cœur : les battements qui donnent du rythme au texte

Introduit dans le titre, le cœur est une des thématiques principales dans ce mini-roman. En effet, j’ai trouvé qu’au-delà de l’histoire d’amour qui réunit Isallys et Nathaniel, le cœur est, lui aussi, un personnage à part entière dans le roman.

Il est présent métaphoriquement bien entendu grâce à ce duo de personnages qui devient un couple amoureux. Il est aussi présent physiquement, l’organe en soit est aussi évoqué dans ce roman. Rythmiquement parlant, grâce à des rythmes binaires et ternaires, les battements du cœur sont aussi présents pour moi.

Si mon amie Kathleen va jusqu’à parler d’une musicalité certaine, je parlerai plutôt de rythmique (cependant, je comprends son avis, après tout, chacun peut y voir ce qu’il veut). Le cœur devient un chœur : un petit chuchotement en toile de fond qui nous rappelle qu’il bat, même si des fois il bat tout bas, il reste présent.

Une histoire d’amour poignante

Nous sommes dans un univers futuriste, bien entendu, les références au passé sont nombreuses mais avant de parler de cela, il faut, à mon goût, parler des deux personnages de ce mini-roman. On suit l’histoire de deux jeunes gens : Isallys et Nathaniel. Isallys, amoureuse des livres et gardiennes des archives de livres papier. Nathaniel est propriétaire d’une plateforme numérique qui édite des livres. Si dans leurs professions, l’amour du livre semble être différent, dans la vie, l’amour va les prendre, les saisir, les rapprocher pour les dissocier et faire de leur idylle une véritable bulle d’amour.

L’amour a une place très importante dans ce roman : Mélodie nous parle ici de l’amour pur, profond, celui que l’on ne peut ressentir qu’une seule fois dans sa vie. Le lecteur assiste, en tant que spectateur, à cette histoire. En effet, l’auteure a fait le choix d’avoir un « je » qui parle à un « tu ». Cela donne une impression de rapprochement, comme s’il n’y avait qu’eux sur Terre.

Un exercice littéraire plus qu’une lecture livresque

Voilà le petit point qui fait que ma lecture n’est pas un coup de cœur. Cependant (rangez vos fourches !), j’ai passé un très bon moment de lecture.

Pour moi, le mini-roman de Mélodie peut s’adresser à tout le monde mais il y a différentes couches de compréhension dans cette histoire. Voilà ce qui fait que tout le monde n’aura pas la même appréhension et compréhension du texte. Les références littéraires et mythologiques sont nombreuses. Le Petit Prince de Saint Exupéry, par exemple, est de nombreuses fois cité étant le livre préféré d’Isallys. Cependant, si des références peuvent être comprises comme celle de la rose, je ne suis pas certaine que les références peuvent toutes être à la portée d’une personne qui n’a pas pris connaissance du texte de Saint Exupéry au préalable.

Orphée est aussi mentionné. Célèbre pour avoir fait plier Hadès qui lui laisse une chance de sauver Eurydice. Il va pouvoir tenter de faire remonter sa bien-aimée Eurydice des enfers. Encore une fois, la référence me parait un peu trop pointilleuse pour des lecteurs qui n’ont pas la culture mythologique demandée ici. Je vois « l’après tentative» : Orphée est seul, le cœur brisé mais est-ce que quelqu’un qui n’a pas la référence du mythe pourrait y voir la même chose? Dans un sens, cela ouvre plusieurs champs de lecture mais cela peut aussi instaurer une légère confusion.

Une plume excellente mais un peu trop chargée par moments

Je suis vraiment époustouflée par le travail de Mélodie Ambiehl, on voit que les mots, les expressions ont été choisies avec minutie. Cependant, ici, en tant qu’étudiante en lettres, je n’ai pas pu lire le roman proposé comme je le fais d’habitude. En effet, j’ai trouvé qu’il y avait énormément de figures de style : entre rythmes, métaphores, comparaisons, énumérations et bien d’autres encore, j’ai trouvé que certains passages étaient trop chargés pour moi.

Si la plume est excellente, j’ai lu ce roman en faisant une analyse littéraire et non une chronique livresque. Si cela ne m’a pas déplu dans l’ensemble, j’ai dû relire des passages : les vieux réflexes ont la dent dure, au lieu de comprendre le texte, j’ai essayé de trouver des liens entre les figures de style proposées. Il en est de même pour l’élaboration de ma chronique : j’ai fait un plan pour ne rien oublier et associer mes idées. Voici donc un roman qui propose un exercice littéraire de qualité.

En définitive, j’ai passé un très bon moment de lecture. J’approuve complètement cette histoire d’amour qui m’a touchée au-delà de ce que j’espérais. La plume de Mélodie Ambiehl est magnifique. Son roman pourrait être étudié par une classe de terminale tant l’exercice littéraire qu’elle nous propose est complet et très riche. A lire, de toute urgence !

Les – :

  • Une plume trop chargée par moments pour moi : un peu trop de figures de style employées.

Les + :

  • L’histoire d’amour
  • Le couple Isallys/Nathaniel qui est central dans l’intrigue mais aussi très intéressant pour le développement de l’histoire.
  • La plume de Mélodie Ambiehl qui est exceptionnelle.

4

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Love and hope – Tome 3: Shadna de Julie Dauge

62030207_2211143759004113_342432038793510912_n.jpgRésumé: Enfant, Shadna a eu un coup de foudre pour Berkley, un garçon de trois ans son aîné qui a ignoré son existence jusqu’à ce qu’elle entre au collège et qu’il vienne s’assoir à côté d’elle dans le bus. Une amitié se noue alors entre eux, même si pour Shadna, c’est plus que cela. A la fin de l’année scolaire, Berkley doit quitter l’Etat pour aller dans une autre école et se consacrer à sa passion, le football américain. Dès lors, la vie des deux amis bascule. Parviendront-ils à se retrouver ?

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie les éditions de l’opportun ainsi que Théa pour l’envoi de ce troisième tome de la saga « Love and Hope » de Julie Dauge

Un univers que j’adore

C’est toujours la même chose ! Je mets une plombe à commencer le roman mais une fois que j’ai mis le nez dans le roman, je ne le lâche plus jusqu’à la dernière page. J’ai eu le tour avec le tome sur Megan, sur Ether et maintenant avec le tome s’intéressant à Shadna. On retrouve une bande d’amis : Tirell, Micah, Sheldon et Berkley mais aussi les filles : Ether et Megan. Ce que j’apprécie dans cette histoire c’est l’ajout de personnages à la bande sans oublier les autres. Ainsi, on a pu retrouver les quatre garçons et les deux filles qui ont été les éléments importants des tomes précédents.

Shadna et Scott : les nouveaux de la bande

Shadna est le personnage principal de ce troisième tome. Elle est accompagnée de Scott, son « frère de cœur ». Ils ont été élevés ensemble dans la même famille d’accueil. On s’intéresse aussi de près à Berkley, ce jeune homme sportif et séduisant qui a fait fondre le cœur de Shadna des années auparavant.

Scott est aussi un personnage important dans cette histoire bien que, par moments, ses réactions restent mystérieuses pour moi. Il surprotège Shadna. Il est vraiment quasiment TOUJOURS sur son dos (puis après, sans vraiment comprendre pourquoi, cela s’estompe, enfin bref, cela reste un petit détail). Si Scott est aussi séduisant que Berckley, il n’en reste pas moins très méfiant et n’hésite pas à dire ce qu’il pense de ce type qui a brisé le cœur de sa sœur. J’ai trouvé leur relation intéressante, c’est fusionnel entre eux. Même si Scott peut être étouffant, on sent bien qu’il ferait tout pour Shadna et que l’inverse est réciproque.

Si Shadna m’a beaucoup plu, j’avoue que ce n’est pas mon personnage préféré. Elle est adorable, très gentille, intelligente et courageuse. C’est une très jolie fille et elle n’en joue pas. Le fait qu’elle ne soit pas ma préférée est une affaire de goût. En effet, le personnage est très bien construit.

L’intrigue

On se retrouve une nouvelle fois avec cette bande d’amis qui vient à la rescousse de Scott et Shadna via Berckley. Etant donnés que Shadna et Berckley étaient amis quelques années auparavant, il n’hésite pas une seconde à tendre la main à cette fille qui a beaucoup changé et qui est devenue une bombe atomique. Berckley le sait, il va devoir sortir les rames avec cette fille.

L’intrigue qui tourne autour de Shadna est intense émotionnellement. C’est vraiment une histoire qui nous prend aux tripes. Cependant, c’est ce détail qui fait que ce troisième tome n’est pas un coup de cœur. Le manque d’intensité face à Bran. Je m’attendais à plus d’actions voire même une confrontation qui n’est, malheureusement, pas arrivée. J’aurais aimé que Shadna soit mise face au mur par rapport à lui.

La plume de Julie Dauge

Je suis complètement fan. Sur les trois tomes que j’ai lu, je les ai apprécié, tous, sans exception. Bon ok, ce n’est pas un coup de cœur, mais ce n’est pas pour autant que je n’ai pas passé un excellent moment de lecture ! La plume de Julie Dauge est magique, on plonge dans son univers avec une facilité déconcertante. Elle nous raconte des histoires qui peuvent nous arriver et je pense que cela joue beaucoup. On se projette très facilement, on vit l’histoire avec les personnages. On a vraiment l’impression de faire partie de la bande.

Julie nous permet de passer d’excellents moments de lectures ! Je suis ravie de voir que le quatrième (et dernier…) tome porte sur Scott. Ce personnage m’intrigue beaucoup !

J’ai, du coup, tenté l’autre saga de Julie ! J Je reviens vers vous très vite à ce sujet.

Les – :

  • Le manque d’action face à Bran. Dommage !

Les + :

  • Le retour de la bande d’amis.
  • Le duo Shadna/Scott & Shadna/Berckley
  • La plume de Julie que j’adore ! ♥ [ je pense de plus en plus à acheter la saga en papier !]

4

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Valentine Perdreaux a disparu – Saison 2 de Félix Lejaune

image.jpgRésumés

Épisodes 1 & 2 : Enfin arrivés à Istanbul après bien des aventures et des dangers, Valentine, Antonin et Waldeck se rendent à l’ambassade d’Angleterre où ils pourront trouver le fameux poignard d’Hassan Ibn Al Sabbah qui leur permettra de décrypter les textes anciens… Mais la secte des assassins est toujours à leurs trousses, peut-être même est-il déjà trop tard…

Épisodes 3 & 4 : Après les terribles événements de l’ambassade d’Angleterre à Istanbul et l’enlèvement de Valentine par les assassins, Antonin est jeté en prison par la justice turque. S’il veut avoir une chance d’aller sauver Valentine, notre reporter va devoir commencer par rester en vie dans cet univers hostile. Et puis, ou est passé Waldeck ?

Épisodes 5, 6, & 7 : Aux mains des assassins, Valentine est en grand danger. La secte envisage de la sacrifier pour servir ses sinistres desseins et faire revenir la terreur ! Antonin et Waldeck se préparent à un affrontement final dont l’issue reste incertaine…

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie les éditions Nutty Sheep pour l’envoi de ce roman. En effet, j’avais adoré la première saison. Céline m’a fait un très beau cadeau en m’envoyant la saison 2 entière. Au moins, on est sûr que vous n’entendrez pas « Mais, c’est trop court !!! » ahah.

Un univers percutant

Qu’est-ce que c’est dépaysant ! On se retrouve dans les pays du Moyen Orient. On voyage beaucoup. Istanbul n’aura plus de secret pour vous après cette lecture. J’avoue que ce n’est pas forcément une destination que l’on retrouve beaucoup dans les lectures. Enfin, personnellement, je ne les retrouve pas beaucoup dans mes lectures. Cela apporte vraiment un dépaysement et me pousse à me demander pourquoi je ne lis pas plus de romans où l’intrigue se passe au Moyen Orient. Bref.

On est plongé dans une culture incroyable. Au-delà de tout ce que l’on peut entendre sur la communauté musulmane, ici, on entre vraiment dans une culture de la violence, du sang et de la vengeance. Encore une fois, on se retrouve avec deux clans : d’un côté Antonin, Waldeck et Valentine qui essayent tant bien que mal de rester en vie, de retrouver ce fameux poignard d’Hassan Ibn Al Sabbah pour des raisons historiques tandis que la secte des assassins leur court après.

J’ai adoré ce dépaysement comme je vous le dis ci-dessus mais aussi toute la culture qui tourne autour de cela. Le côté historique des recherches de Valentine m’a énormément plu aussi. Cela apporte une autre couleur à cette histoire que j’ai adoré découvrir.

Les personnages

J’ai apprécié l’évolution des personnages. Ils convergent tous vers le même point : se sortir de cette situation insoutenable. Il est donc normal de se serrer les coudes. Cependant, tandis que les méninges de tout le monde s’agitent, j’ai trouvé que le rapprochement des personnages était crédible. Il y a une électricité certaine qui charge l’environnement du roman. On sent bien qu’on doit faire attention à tout et regarder derrière soi pour ne pas se faire planter un couteau dans le dos. Cela ajoute une autre dimension au roman (si, si cela est possible), cela rend les actions plus percutantes et explosives !

Même si le personnage de Valentine pouvait me taper sur le système au départ (oui, sonFantasy côté petite fille à caprices ne jouait pas forcément en sa faveur) j’ai trouvé qu’elle gagnait en sagesse et que son intellect prouvait qu’elle n’était pas si bête que cela. C’était très sympathique. Elle reste humaine : le sang, la violence, la mort la perturbent vraiment. Elle est affectée par tout ce qu’elle voit. Cela la rend plus qu’appréciable.

Waldeck et Antonin forment un duo assez détonant mais qui fonctionne. Tout au long de cette deuxième saison, les liens se resserrent. Cela n’empêche pas les frictions et les désaccords mais c’est un duo qui fonctionne très bien.

La plume

Je reste fan de ce que propose Félix Lejaune. En effet, c’est très intéressant. L’approche de la culture, le voyage, l’évolution des personnages. Bref, l’histoire est prenante et la plume aussi ! Le rythme installé par le format épisodique est très intéressant, bien que ne me convenant pas, je constate que cela nous permet de rester en alerte tout au long de la lecture.

Je reste ravie d’avoir découvert la plume de Félix Lejaune à travers ce superbe voyage au cœur des secrets du Moyen Orient. Bravo à l’auteur pour cette merveilleuse idée !

Ce n’est pas une lecture coup de cœur pour la simple et bonne raison que c’est un peu trop rapide pour moi. J’avoue que même si avoir lu une saison entière d’un coup m’enlève ce sentiment de justesse dans le nombre de pages, je reste quand même sur ma faim quant à la longueur du texte. L’histoire est vraiment très sympathique à suivre mais il m’a manqué des détails : des descriptions, des psychologies, des portraits plus précis pour vraiment avoir un énorme coup de cœur. Cependant, cela n’enlève rien à la qualité de cette saison et de l’intrigue dans sa globalité.

Les – :

  • Des petits manques de détails qui font que je suis un peu restée sur ma faim.

Les + :

  • Notre trio incroyable.
  • L’appel au voyage
  • La culture ultra présente dans cette intrigue
  • La plume de l’auteur

4

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Le jardin de l’oubli de Clarisse Sabard

Le_jardin_de_loubli_c1.jpgRésumé : « Peu à peu, alors que le train avançait, elle se laissa emplir par la douce certitude que, désormais, sa vie lui appartenait. Elle filait vers son destin, là où rien ni personne ne pourrait plus l’entraver. » 1910. La jeune Agathe, repasseuse, fait la connaissance de la Belle Otero, célèbre danseuse, dans la villa dans laquelle elle est employée. Une rencontre qui va bouleverser sa vie, deux destins liés à jamais par le poids d’un secret. Un siècle plus tard, Faustine, journaliste qui se remet tout juste d’une dépression, se rend dans l’arrière-pays niçois afin d’écrire un article sur la Belle Époque. Sa grand-tante va lui révéler l’histoire d’Agathe, leur aïeule hors du commun. En plongeant dans les secrets de sa famille, la jeune femme va remettre en question son avenir.

~ Lecture détente ~

Mon avis : Voilà une nouvelle lecture détente (que j’ai terminé hier au boulot mais ça, ce n’est qu’un détail) dont j’attendais beaucoup ! J’ai déjà lu les lettres de Rose et la plage de la mariée de Clarisse Sabard. J’avoue que j’ai eu deux gros coups de cœur pour cette plume et ces histoires. Ici, malheureusement, je n’ai pas eu de coup de cœur mais cela n’empêche que j’ai passé un excellent moment de lecture !

Une intrigue en deux temps

On fait la rencontre de beaucoup de personnages : deux femmes se partagent cette intrigue. Faustine qui vit à notre époque et Agathe qui vit dans les années 1910. Ainsi, on suit une intrigue en deux temps, l’auteure choisit d’alterner ses chapitres entre deux époques.

Voilà d’où vient le non coup de cœur. Je pense que j’ai subi quelques longueurs. De temps en temps sur la période de 1910 et de temps en temps sur l’année 2014. J’ai eu un peu de mal à me mettre dans l’histoire à cause de ses quelques longueurs. Cependant, une fois les premiers chapitres passés, j’ai beaucoup apprécié ma lecture.

Clarisse Sabard arrive à toucher beaucoup de thèmes dans son roman grâce aux deux périodes étudiées : la guerre, l’homosexualité, les migrants, les secrets de famille, l’Histoire mais aussi la famille, l’amitié et l’amour… Bien entendu, il y a d’autres sujets de touchés mais je vous laisse les découvrir.

On ajoute aussi une touche d’histoire dans ce roman puisque l’on parle de Caroline Otero. Jusqu’au bout j’ai apprécié la rencontrer par petites touches dans ce roman très intéressant à découvrir.

Les personnages

Comme je vous l’ai dit précédemment, il y a beaucoup de personnages que l’on rencontre dans ce roman.

D’un côté nous avons Agathe et sa famille, la famille d’Aumart, Simon ainsi que la Belle Otero. De l’autre côté nous avons Faustine et sa sœur Camille ainsi que sa mère, Caroline qui est la fille d’Agathe ainsi que Gaby, Margaux, Sébastien, Hammad et ses frères ainsi que Stéphane. J’énumère ici rapidement, j’en oublie certains mais pour moi, ces derniers sont les principaux.

Beaucoup de personnages m’ont plu. Cependant, j’avoue avoir adoré Agathe ainsi que Camille la sœur de Faustine. C’est un personnage secondaire mais j’avoue qu’elle m’a bien plu avec son petit caractère. Faustine est un personnage que j’ai apprécié au fil du temps. J’ai aimé son évolution certaine au fil des pages. Caroline et Gaby forment un duo détonant et très rafraichissant. J’ai adoré que Caroline soit ce lien entre le passé et le présent.

La plume de Clarisse Sabard

Voici la troisième fois que je rencontre cette auteure dans mes lectures. J’avoue que je ne me lasse pas, au contraire. Il y en a encore un qui patiente dans ma bibliothèque (merci Dilshad) ainsi qu’un autre dont je zieute la sortie en format poche. C’est toujours avec un grand plaisir que je retrouve ces mots qui ont une portée au-delà du formidable pour moi. Clarisse Sabard, avec justesse, parvient toujours à me laisser pantoise d’admiration devant ses histoires à couper le souffle. C’est avec précision et émotions que l’auteure nous embarque dans son univers. Ici, même s’il ne s’agit pas d’un coup de cœur, j’en garderai un excellent souvenir et cela pour longtemps. Clarisse Sabard est une valeur sure de mes étagères et je ne pourrais que la recommander à toutes et à tous !

Les – :

  • Quelques petites longueurs au départ qui s’estompent rapidement

Les + :

  • Les personnages que j’ai apprécié découvrir.
  • L’histoire d’Agathe qui est incroyable.
  • Les différentes notions abordées
  • La plume de Clarisse Sabard

Ici, je mets plutôt 4 étoiles et demi ! 🙂 

4

 

10

Lady Rose et Miss Darcy : deux cœurs à prendre de Lhattie Haniel

51V4sVXUSgL._SX331_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : – L’univers étendu d’Orgueil & Préjugés – Inspiré de l’œuvre de Jane AUSTEN. 1817, comté du Berkshire. À vingt-deux ans, lady Rose, passionnée de promenades dans la nature et de littérature romantique, ne souhaite pas pour autant modifier sa vie pour convoler en justes noces. Désireuse de conserver sa liberté, elle repousse donc, sans exception, tout prétendant. Pourtant, lorsqu’elle rencontre inopinément lord John Cecil Scott, alors qu’elle se retrouve suspendue à la petite clôture d’un verger, l’arrogance et le manque de bienséance de ce séduisant voisin vont troubler profondément la jeune femme. Elle s’épanchera sur cette rencontre, avec un manque certain de franchise, auprès de son amie d’enfance, Miss Darcy. Cependant, cette proche parente des Darcy de Pemberley a, elle aussi, une chose qu’elle lui tait : son cœur bat en secret pour un jeune homme…

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois Lhattie Haniel pour l’envoi de ce roman en service presse. Celui-ci signe le dernier roman de Lhattie Haniel que je devais lire. J’ai mis un peu plus d’un an pour lire tous les romans que Lhattie m’avait envoyé. Il y a eu des petits couacs mais surtout de belles découvertes !

Inspiré de Jane Austen

Voilà un point assez intéressant à découvrir. Cependant, c’est souvent à double tranchant. Quand on parle d’inspiration, on pense souvent retrouver la plume de l’auteure. Ici, ce n’est pas le cas pour moi. Personne n’égalera jamais Jane Austen dans mon cœur de lectrice. Cependant, ici, on retrouve un peu l’univers que l’on trouve dans les œuvres de Jane Austen. Malheureusement, je n’ai pas été séduite à 100%. Il y a de bonnes choses mais aussi des choses un peu moins bonnes.

Les personnages

On a deux jeunes femmes Lady Rose et Miss Darcy. Toutes les deux sortent du moule de la jeune femme du 19ème siècle. Lady Rose aime sa liberté, elle préfère être seule, être indépendante et savoir voir plus loin que le bout de son nez. Si ce caractère était très intéressant, j’ai trouvé ses réactions parfois un peu étranges pour l’époque. Si elle se veut rebelle et décalée, c’est un pari réussi.

Miss Darcy est aussi un personnage assez sympathique à découvrir. Elles ne sont pas amies pour rien. Entre confidences et discussions, leurs vies semblent être bien remplies.

Les personnages masculins sont sympathiques. Je trouve que John Cecil Scott est un personnage qui va très bien avec Lady Rose. En effet, ils sont construits en miroir selon moi. Elle se fiche des convenances et si lui a quelque chose à dire, il ne mettra pas de gant et le dira !

L’intrigue

Je pense que c’est là où, pour moi, il y a eu quelques petits couacs. Dans un premier temps, par moments, j’ai eu l’impression de lire du Zola pour la quantité et la longueur des descriptions de vêtements, de décors ou encore des pièces de la maison. On se perd dans ces digressions. C’était un peu trop lourd pour moi.

J’ai trouvé que le monde dans lequel nous plongeait l’auteure était trop gentillet. Tout le monde est beau, tout le monde est gentil. Voilà ce qui rend l’intrigue du roman un peu plate par moments… C’est dommage parce que l’idée est vraiment sympathique mais pour moi, on aurait pu aller plus loin et coller encore plus à l’univers de Jane Austen.

Là où l’auteure s’inspire du monde de Jane Austen c’est dans le rappel de certains personnages. Grâce à Miss Darcy surtout qui fait partie de la famille que l’on connait dans l’œuvre Orgueil et préjugés de dame Austen.

La plume

La plume de Lhattie Haniel est très rafraichissante. Le roman est accessible à tous. Je pense qu’il pourrait plaire à un lectorat qui ne lit pas beaucoup de romances victoriennes. Cependant, avec cette mention « inspiré de l’œuvre de Jane Austen », je pense que cela ne permet pas au roman d’être jugé à la juste valeur selon moi. On est toujours en train de comparer les deux œuvres et franchement, je pense que ce roman mériterait d’être lu sans toutes ces comparaisons. Mais cela n’est que mon avis personnel !

Les – :

  • Un univers un peu trop gentillet pour moi
  • Les nombreuses et longues descriptions…

Les + :

  • Un univers travaillé malgré tout
  • Une plume sympathique
  • Deux personnages féminins qui tiennent l’intrigue à bout de bras.

3

13

La goûteuse d’Hitler de Rosella Postorino

téléchargement.jpgRésumé : 1943. Reclus dans son quartier général en Prusse orientale, terrorisé à l’idée que l’on attente à sa vie, Hitler a fait recruter des goûteuses. Parmi elles, Rosa. Quand les S.S. lui ordonnent de porter une cuillerée à sa bouche, Rosa s’exécute, la peur au ventre : chaque bouchée est peut-être la dernière. Mais elle doit affronter une autre guerre entre les murs de ce réfectoire : considérée comme « l’étrangère », Rosa, qui vient de Berlin, est en butte à l’hostilité de ses compagnes, dont Elfriede, personnalité aussi charismatique qu’autoritaire. Pourtant, la réalité est la même pour toutes : consentir à leur rôle, c’est à la fois vouloir survivre et accepter l’idée de mourir.

~ Service presse (audio) ~

Mon avis : Je remercie Pauline et toute l’équipe d’Audio Lib pour l’envoi de ce roman audio.

Un fond historique très intéressant

J’adore les romans qui traitent du sujet de la Seconde Guerre Mondiale. Pas directement lorsque le sujet est traité sur le front mais j’aime beaucoup comprendre et étudier comment la guerre est vécue par les populations. Ici, pour la première fois, j’ai passé mon écoute avec le peuple allemand. C’est assez déroutant parce que ce que l’on nous apprend à l’école, c’est surtout ce qui se passe en France que ce soit sur le front ou dans les villes et campagnes. On est un peu conditionné à croire que le peuple allemand était totalement nazi alors que non ! On se retrouve donc avec Rosa, une jeune berlinoise réquisitionnée par Hitler pour être l’une de ses goûteuses.

Ainsi, on se focalise sur le peuple allemand. On se rend rapidement compte qu’ils ne sont pas tous nazis mais qu’ils font, pour certains, semblants. En effet : Rosa – notre personnage principal – est allemande sans être nazie mais elle doit servir le Führer, elle n’a pas le choix. Le peuple est soumis à ce chancelier qui, rapidement, devient le modèle de certains, l’espoir de tous. Il faut aussi dire que les dernières années, Hitler vit une débâcle incroyable. Il craint pour sa vie. On découvre donc ce métier de goûteuse : il n’est pas très compliqué. Ses femmes qui mangent les repas d’Hitler avant lui. S’ils sont empoisonnés, elles mourront mais pas lui et c’est la seule chose importante.

Dans une société où le Führer est roi, tout est bon pour qu’il survive au détriment de cette nation qui suffoque en attendant la fin de cette interminable guerre.

Les personnages

En plus de la guerre qui divise les nations et les populations, on est dans une guerre interne : entre goûteuses, les tensions explosent. Rosa est une berlinoise qui fuit à Gross Partsch pour fuir la guerre dans la capitale. Elle rejoint la maison des parents de Gregor, son mari. Herta et Joseph l’accueille avec grand plaisir. [Je m’excuse d’avance pour l’orthographe des prénoms, étant donné que j’ai écouté et non lu, certains vont certainement être écorchés] On fait donc la rencontre d’Augustine, Ula, Lennie, Elfriede, Rosa, Heike, Beathé et d’autres. Les gouteuses n’ont qu’une chose en commun : manger la peur au ventre de mourir empoisonnées.

Ainsi, les relations se font et se défont au rythme de ces repas qui les rassemblent. Elfriede devient rapidement un personnage récurrent dans cette histoire. La relation entre les deux femmes est intéressante sans être fusionnelle.

L’intrigue

Mis à part le contexte de la guerre, on nous relate la vie de dix femmes : entre amour, amitiés, morts, veuves et relations interdites, l’intrigue reste très intéressante.

Pour moi, l’intrigue se divise en plusieurs parties : la dernière est assez décevante. On nous relate l’histoire de plusieurs dizaines de personnages et finalement, on se retrouve sans forcément toutes les cartes en main à la fin du roman. Pourquoi ne pas avoir fait un point sur la vie des autres ? Dommage !

La plume

Je suis contente d’avoir découvert une plume prisée et encensée par les médias. J’ai passé un agréable moment d’écoute avec une histoire très plaisante. Elle m’a permis d’envisager l’histoire de l’autre côté du front…

Les – :

  • La dernière partie décevante…

Les + :

  • Rosa et Elfriede.
  • Le côté historique qui m’a beaucoup plu
  • Le fait que l’auteure a su me faire changer ma perception sur le peuple allemand lors de la seconde guerre mondiale
  • La plume de l’auteure
  • La découverte du métier de goûteuse. 

4

15

Un manoir en Cournouailles d’Eve Chase

51QPrheh8pL._SX195_.jpgRésumé : Cornouailles, 1968. Pencraw, un grandiose manoir en ruine dans lequel les Alton élisent domicile l’été. Le temps semble s’y être arrêté et défile sans encombre. Jusqu’au drame qui vient bouleverser leurs vies et arrêter le temps à jamais. Trente ans plus tard, avec son fiancé Jon, Lorna roule à la recherche du manoir des Lapins noirs, cette maison où elle a séjourné enfant. Elle rêve d’y célébrer son mariage. Tout dans cette vieille demeure l’appelle et l’attire. Mais faut-il vraiment déterrer les sombres mystères de ce manoir en Cornouailles ? Eve Chase nous entraîne dans une passionnante spirale unissant deux femmes séparées par les années, mais que la force de l’amour et le poids des secrets réunissent en une seule voix, mélancolique et entêtante.

~ Lecture détente ~

Mon avis : Voici un roman que je me suis achetée en librairie il y a quelques semaines. Comme vous avez pu le constater depuis quelques semaines, je me suis décidée à lire plus de « lectures détentes » que je pioche dans ma bibliothèque en parallèle des services presse que je dois lire aussi.

Les Cornouailles : un décor incroyable

J’avoue, j’ai complètement craqué pour cette couverture. J’adore les vieilles maisons au parquet qui craque et qui regorgent de secrets de famille. Ici, je n’ai pas été déçue. J’ai toujours adoré le Royaume-Uni et franchement, ce roman résume parfaitement ce que j’apprécie dans la lecture. Ainsi, j’ai foncé. J’ai lu ce roman en un dimanche : j’avoue que j’ai raté quelques virages mais globalement, la lecture fut assez agréable.

Il faut déjà souligner les décors. Les Cornouailles est un coin que j’adore, c’est le Sud-Ouest de l’Angleterre pour vous situer un peu. C’est pittoresque, vert et ça sent bon la pluie ! De grandes maisons dans les petits villages. Maisons, manoirs, bref, tout est là pour passer une après-midi sous un plaid.

Pencraw est un manoir où tout part en lambeaux : la toiture, l’eau chaude, les tuyaux… Bref, rien n’est parfait mais on y coule des jours heureux entre jeux d’enfants et lectures.

L’intrigue

L’intrigue se divise en deux temps : nous voyageons entre 1968 et trente ans plus tard.

En 1968, à Pencraw ou aussi appelé « le manoir des Lapins Noirs », la famille Alton passe les plus beaux jours de l’année. Cette famille est très sympathique : elle est composée de Monsieur et Madame Alton et de leurs quatre enfants : Amber et Toby les jumeaux, Barney et Killy. Tous les six coulent une vie tranquille entre Londres et le manoir aux Lapins Noirs.

Trente ans plus tard, on fait la rencontre de Lorna et de Jon, deux jeunes personnes fraichement fiancées qui tombent sur Pencraw en cherchant le lieu idéal pour leur mariage. Lorna est étrangement attiré par ce manoir qui ne paye pas de mine…

J’avoue qu’à certains moments, j’ai trouvé des longueurs dans ce roman. Il était tellement prometteur ! Néanmoins, il subsiste quelques faiblesses. J’ai passé un bon moment de lecture mais j’avoue que l’histoire de Lorna ne m’a pas plus émerveillée que cela. La fin reste poignante et pleine d’émotions.

J’avoue que les secrets que cache la famille Alton sont très sympathiques à découvrir!

La plume

Je ne connaissais pas Eve Chase, apparemment, c’est une auteure qui écrit sous un nom différent de celui qu’elle prend habituellement. Je ne sais pas qui elle est en dehors de ce premier roman sous ce nom.

J’avoue qu’elle m’a fait passer un bon moment de lecture malgré les quelques longueurs. Le décor installé est magnifique et plein de promesses. J’ai été servie grâce à ces descriptions et cette plume qui nous emporte très facilement dans cette ambiance particulière des grandes maisons anglaises de l’époque.

Les – :

  • Quelques longueurs

Les + :

  • La plume d’Eve Chase
  • Les descriptions géographiques et celles du manoir
  • Les secrets de famille découverts et cette jolie fin !

4

15

Protection très rapprochée d’Alexandra Lanoix

51OB2RsJRFL.jpgRésumé : Jessy n’est pas une femme pas comme les autres, c’est un ancien agent du MI-5. Après la mort de son mari, elle décide de se reconvertir en garde du corps avec l’aide de son amie, Susan, avec qui elle est associée. Pendant des vacances entre filles à Miami, elle va sauver un bel inconnu qui n’est autre que l’homme d’affaires passionné d’écologie, Callum Blake. Celui-ci lui demande son aide, car ce n’est pas la première fois qu’on essaye de l’éliminer à cause de son invention révolutionnaire qui peut bouleverser l’horizon économique. Jessy accepte, mais elle sait que sa mission ne sera pas de tout repos, car elle est indéniablement attirée par son client. Sa règle numéro un est de ne jamais fréquenter les personnes qu’elle protège. Pourtant…

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois Alexandra Lanoix pour l’envoi de son roman en service presse.

Un roman court mais intense

Je pense qu’ici, le lectorat va se diviser. L’intrigue du roman d’Alexandra Lanoix n’est pas très compliquée : une femme garde du corps décide de prendre en charge une mission périlleuse tant l’homme à protéger est attirant. Jusque-là, rien de bien fou même si on a de l’originalité dans le métier exercé par Jessy, notre personnage principal. Cependant, j’ai trouvé que l’idée d’Alexandra Lanoix était séduisante. En effet, j’ai trouvé que Jessy était un personnage épatant et qu’il est une force incroyable du roman.

La seule chose qui m’a chagriné c’est cet effet de rapidité souligné par le fait que le roman soit court d’une part et, d’une autre part, par le fait que les actions se succèdent très rapidement. Pour certains, cela est une bonne idée pour le rythme effreiné que cela entraine, pour d’autres, c’est plus ennuyant parce que l’on a du mal à se mettre dans la lecture. C’est plutôt mon cas à vrai dire. J’ai déjà du mal à m’installer dans un roman assez court mais là, j’ai eu un double effet de rapidité qui m’a un peu perdue, au début.

Je suis quand même parvenue à me mettre dans la lecture mais pas dans les premiers chapitres. Cependant, la lecture était vraiment très sympathique à faire.

Jessy : un personnage hors norme

Jessy est une jeune femme courageuse qui apporte un sacré dynamisme à l’intrigue. Jessy a vécu le pire : elle a perdu son mari. Ancien membre du MI-5, c’est une femme intelligente, courageuse et qui ne manque pas de ruse… Cependant, tout va changer quand Callum Blake lui demande de gérer sa protection.

Si le personnage de Jessy est assez tête brûlée, son passé d’ex-espionne lui permet d’avoir une très grande confiance en elle. Très souvent, on se rend compte qu’elle n’a peur de rien. Susan vient un peu tempéré ce caractère de feu. Amies depuis toujours, Susan décide d’emmener son amie à Miami.

Ainsi, elle va découvrir un homme d’affaire très intéressant qui est passionné d’écologie (thème que j’adore ! Bravo pour l’avoir mis dans une romance, c’est très original) ! Callum Blake est un personnage que j’ai apprécié découvrir en tant qu’homme d’affaire mais aussi en tant qu’homme tout court. Il y a une évolution certaine de la part de ce personnage. C’est rondement mené et cela permet une fin très sympathique.

J’ai trouvé que les personnages étaient très attachants grâce à leurs personnalités détonantes et étonnantes. C’est vraiment un roman que j’ai apprécié découvrir malgré la rapidité des événements.

La romance

J’avais peur d’avoir une intrigue à la manière des romans d’espionnage des années 1970/1980 (certainement induite en erreur par le haut de la couverture me direz-vous) et j’ai vraiment été surprise par la tournure de l’histoire ainsi que la place de la romance. En effet, j’ai trouvé que tous les thèmes s’équilibraient parfaitement. Cela permet d’avoir une histoire cohérente.

La plume

La plume d’Alexandra Lanoix est encore une fois sublime. Elle nous permet de nous plonger dans un univers que je ne connais que très peu. J’ai été ravie de voir de l’originalité dans une romance, en effet, l’espionnage, le fait d’avoir une femme garde du corps et un homme à protéger apporte beaucoup à l’histoire.

Les – :

  • Certains passages trop rapides pour moi

Les + :

  • Les personnages et surtout celui de Jessy
  • Les thèmes abordés et la place de la femme dans l’histoire.
  • La plume d’Alexandra Lanoix
  • Le mélange équilibré des genres

4

13

L’inconnue de l’équation de Xavier Massé

411QzqijjlL._SX195_.jpgRésumé : Quatre heures. La police n’a que quatre heures pour démêler ce qui ne semblait être au départ qu’un simple drame familial : un couple, Juliette et François, retrouvé carbonisé, leur fils, Julien, gisant au sol. Deux salles d’interrogatoires, deux témoins de la tragédie : la mère de François et une flic déjà présente sur les lieux. Deux versions, deux visions différentes. Accident, meurtre, ou vengeance ? Une toile d’araignée va se tisser peu à peu et d’une simple énigme va surgir une équation… aux multiples inconnues.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois Joël et son équipe des éditions Taurnada pour l’envoi de ce roman qui m’a fait passer un très bon moment de lecture.

Un thriller qui signe une course contre la montre

Le résumé est assez évocateur : la police n’a que quatre heure pour parvenir à résoudre une histoire familiale dramatique. Deux témoins, deux versions différentes. Qui a tort, qui a raison ? Xavier Massé signe ici une intrigue originale et intrigante.

Les personnages

J’ai trouvé qu’ils étaient tous très bien campés. Franchement, les psychologies sont détaillées, les morts sont aussi importants que les vivants. On n’a pas seulement que deux camps qui se dessinent (les coupables/témoins et les victimes). L’auteur parvient à nous dessiner une véritable toile où se tissent des problématiques, des incidents et des liens entre les personnages. C’est très intelligemment conçu ! Cela permet aux fans de thriller de se régaler. C’est ce qui s’est passé pour moi. L’auteur est toujours là où on ne l’attend pas. Bravo !

François et Juliette sont les victimes retrouvées carbonisées. Leur fils, Julien, est retrouvé sur le sol, gisant dans une flaque de sang. On ne peut pas dire que ce sont des petits chanceux ces trois-là ! Cependant, durant le temps de ce thriller, ce sont eux qui sont sur le devant de la scène. Ainsi, toute l’intrigue tourne autour d’eux : qui a fait ça ? Est-ce un accident, un meurtre, un drame familial ? Bref, Xavier Massé nous propose tous les cas de figure avant que l’intrigue prenne un tournant formidable.

On a deux témoins dans des salles d’interrogatoire. Qui a fait quoi ? Qui dit la vérité ? Qui ment ? Tant de questions qui finissent par trouver des réponses. Deux personnagestéléchargement forts que l’on ne peut pas forcément imaginer faire du mal : la mère de François et une représentante des forces de l’ordre. J’ai trouvé cette idée remarquable, l’originalité des personnages est très sympathique.

Pour qu’un thriller tienne, il faut vraiment que l’auteur ait une sacrée imagination. Xavier Massé nous prouve ici que la sienne est sans limite. J’ai trouvé les psychologies des personnages très bien dessinées et trouvées. On ne s’ennuie pas tant les personnages sont différents.

En tant que lecteur, on est dans ce cas de figure où l’on ne fait confiance à personne. Je n’ai su m’attacher à aucun personnage tant la méfiance règne dans ce roman, c’est excellent!

Un style sympathique mais qui m’a posé problème

Par moments, j’ai eu du mal avec le style. Même si la plume est efficace, je trouve que, parfois, elle a quelques petites faiblesses. Par exemple, quand je lis « Françoiiiiiiiiiiiis » j’ai un peu de mal. C’est vrai que c’est tout à fait personnel mais je préfère un « cria-t-elle » à la rigueur. En soi, cela n’empêche pas l’avancée dans la lecture mais j’ai été un peu gênée par cela.

Je dois quand même vous dire que le roman est un roman dans lequel on ne s’ennuie pas. En effet, cette notion de quatre heures nous permet d’avoir un récit dynamique, sans longueur. C’est très intéressant. La lecture est intense jusqu’à la dernière ligne. La construction en flash back est très bien maitrisée ! Franchement, il vaut le coup d’oeil… Pour moi qui n’aime pas les maths, cette équation m’a donné fichue des sueurs froides 😉

Les – :

  • Quelques passages au style particulier

Les + :

  • L’intrigue originale et le thriller bien ficelé
  • Les personnages qui sont tous très intéressants
  • Une lecture dynamique et sans longueur

4

13

Améthyste d’Isabelle Bruffaert

51UrV2wPMvL.jpgRésumé : 1795.Quelque part en Bretagne. La jeune et belle Améthyste fuit son destin et poursuit des chimères. Elle refuse d’épouser le vieux baron auquel son oncle la destine, et elle veut gagner Paris pour participer à la libération du Dauphin Louis XVII, emprisonné à la Tour du Temple. En chemin, elle croise Baptiste de Kermaec et ses hommes. Sont-ils des bandits ou des gentlemen ? Le mystérieux et exaspérant Baptiste va-t-il l’aider ou l’empêcher de mener à bien ses desseins ? Qui est-il et que lui veut-il ? Face à cet homme déroutant, Améthyste fait front, mais la bataille ne sera pas aussi facile à remporter qu’avec les autres hommes…

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie les éditions Alter Real pour l’envoi de ce roman qui m’a permis de passer un bon moment de lecture en compagnie de nouveaux personnages que j’ai pris plaisir à découvrir.

Une romance historique

Comme vous le savez, j’adore ce genre. Souvent bercée par des auteures britanniques ou américaines, je ne lis que très peu de romances historiques françaises. Isabelle Bruffaert est parvenue à trouver un parfait équilibre entre romance et histoire. C’est plutôt surprenant…

L’intrigue et les décors

J’ai eu la chance de découvrir une romance à la Julia Quinn avec une toile de fond historique à la Jacquie Béal. Quel délice, c’est vraiment très sympathique parce que les deux genres cohabitent à merveille. J’ai trouvé cela très intéressant parce qu’ils s’équilibrent parfaitement. L’Histoire se matérialise sous nos yeux. Direction le 18ème siècle et particulièrement l’année 1795 qui marque le tournant dans la vie politique française. On y parle de libération, de révolution, le peuple gronde, rend menaçant la vie parisienne pour les nobles et les riches.

Voilà une période historique boudée par les romanciers. J’ai trouvé intéressant la manière dont l’auteure traite la période en question : à travers les yeux d’une femme qui rend l’intrigue très piquante.

Les personnages

Ici, on va forcément s’intéresser à un homme et une femme. Améthyste est une jeune femme pleine de surprise : belle, intelligente, courageuse et rebelle, Améthyste est un personnage qui dynamise le roman. Améthyste est une jeune fille qui n’a pas forcément eu une éducation comme une jeune fille devrait l’avoir au 18ème siècle. Elle a une sacrée longueur d’avance pour son temps. Elle veut être libre, ne pas se marier, libérer le dauphin est sa quête absolue voilà qui vient contrarier son oncle : issue de la noblesse, téléchargementelle doit se marier avec un vieil homme : un baron. Ainsi, on remarque très rapidement que malgré son rang, elle ne fait pas partie de ces nobles qui sont suffisants et qui traitent les gens venant des castes de la société inférieures avec médiocrité. Elle a ses convictions et les fait entendre. Terminé les jeunes femmes soumises à leurs époux, Améthyste veut vire sa vie comme elle l’entend !

Ainsi, grâce à ce personnage : l’auteur met en parallèle le mode de vie avant la révolution et après cette aire révolutionnaire. La révolution se met en route de différente manière : les mœurs des personnes mais aussi le ras-le-bol des différentes tranches de la société.

Alors qu’Améthyste rêve de liberté, elle fait la rencontre de Baptiste. Pour moi, ce personnage est très intéressant : aussi mystérieux que dangereux pour notre personnage féminin principal.

La plume et l’univers de l’auteure

C’est une très jolie découverte. J’ai trouvé que l’auteure apportait quelque chose que je n’avais pas retrouvé dans une romance historique depuis longtemps : de l’originalité ! Ainsi, j’ai pu retrouver une histoire intéressante qui traite d’un pan de l’Histoire de manière très intéressante.

La plume d’Isabelle Bruffaert est très belle. En effet, elle allie dynamisme, humour, intelligence et romance. Voilà un joli mélange qui m’a beaucoup plu.

Je pense que la seule chose qui m’a chiffonnée, c’est le fait que le roman soit trop court… J’aurais aimé en savoir beaucoup plu sur cette période historique !

Les – :

  • J’aurais adoré quelques pages en plus… 

Les + :

  • Le duo de personnages.
  • La période historique traitée.
  • L’équilibre entre la romance et l’Histoire
  • La plume de l’auteure

4

12

La confrérie des chats de gouttière : Tome 1 – L’orgueil de Jay d’Adeline Dias

51iF0brmuHLRésumé : La Confrérie des Chats de Gouttière est un groupe de cinq amis d’enfance dont les destins se croisent et se séparent pour mieux se retrouver. Lorsque Jérémy revient à Lille, dix ans après son départ pour les États-Unis, il n’est plus le chat errant qui a presque fui la France pour une vie meilleure. Homme d’affaires qui a réussi outre-Atlantique, il compte bien prouver au reste de la Confrérie qu’il a changé… et surtout à Charlotte, son ancienne petite amie.

~ Lecture détente ~

Mon avis : J’ai acheté ce premier tome lors de ma première rencontre avec Adeline lors d’un salon littéraire. Depuis, j’ai aussi acheté le deuxième tome lors de notre deuxième rencontre et le troisième au salon d’Orchies. Ayant les trois tomes entre les mains, j’ai foncé. J’ai donc pris le temps de découvrir le premier tome de cette saga au titre original. J’avoue que j’ai craqué pour cette jolie couverture.

Une romance toute mignonne

Ce qui m’a attiré dans ce résumé, c’est ce groupe d’amis qui perdure depuis longtemps. En effet, je suis plutôt fan de ce genre d’ambiance. Des amis qui se connaissent depuis toujours, sur le bout des doigts et qui se comprennent en un regard. Dans les groupes d’amis, il arrive souvent qu’il y ait des petites disputes, des histoires d’amour et des ras-le-bol qui se comprennent.

Ce premier tome se focalise sur Jérémy-dit Jay- et accessoirement sur Charlotte. Ancien couple, Jay a fui du jour au lendemain en laissant Charlotte et son cœur brisé.

Les personnages

Dans ce genre de roman, le plus important pour moi, ce sont les personnages. Bande d’amis, c’est le top du top. Ce que j’ai apprécié c’est que chacun apporte quelque chose, sur chaque tome on se focalise sur des personnages mais les autres restent très actifs. C’est très intéressant comme construction narrative. Adeline Dias parvient à créer une ambiance assez sympathique. Chacun à son caractère : Baptiste, Charlotte, Rodrigue, Jérémy et Benoit viennent donc dynamiser nos pages.

J’ai énormément apprécié Charlotte qui est une jeune femme très gentille, forte et courageuse. Cependant, j’ai trouvé Jérémy très imbu de lui-même. Il est un peu trop suffisant. J’avoue avoir eu du mal au départ. En se posant en victime, il n’a pas forcément su me plaire au départ. Puis, j’ai appris à le connaitre et à l’apprivoiser. Globalement, même si sur la fin il m’a moins déplu, il est le personnage qui n’a pas su me séduire.

La plume d’Adeline Dias

Je suis contente d’avoir pris le temps de vous présenter le premier tome de cette trilogie. Je suis vraiment contente d’avoir rencontré cette plume qui m’a beaucoup plus, cette romance toute mignonne est très sympathique. En plus d’avoir des personnages attachants, le cadre est Lille : le nord étant ma région, c’est avec plaisir que j’ai suivi leur histoire. Le tome deux ne va pas attendre très longtemps dans ma bibliothèque, c’est certain !

Les – :

  • Le personnage de Jay que j’ai eu du mal à apprivoiser.

Les + :

  • L’ambiance qui s’émane du groupe d’amis que forme la confrérie.
  • La plume d’Adeline Dias
  • Le décor et l’ambiance du roman.
  • Une romance très sympathique
  • Des personnages avec un passé qui apportent tous quelque chose

4

14

Le quartet des Smythe-Smith – Tome 1 : un goût de paradis de Julia Quinn    

51wpxpW8gBL._SX307_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : En ce printemps 1824, lady Honoria Smythe-Smith se morfond chez elle depuis que son frère Daniel, contraint à l’exil après un scandale retentissant, a laissé la maison vide et leur mère désespérée. Comment échapper à cette ambiance morose ? En se mariant ! Hélas, lors de la précédente saison, tous ses prétendants l’ont abandonnée sans un mot d’explication. Cette année, Honoria entend bien forcer le destin. Elle jette son dévolu sur le jeune Gregory Bridgerton et, lors d’une garden-party à Cambridge, met au point un plan infaillible pour l’attirer dans ses filets. Mais Marcus, son ami d’enfance, va tout faire capoter…

~ Lecture détente ~

Mon avis : Je remercie mon amie Dilshad pour l’envoi de cette saga. J’ai été gâtée lors d’un SWAP. Ainsi, j’ai pu découvrir un autre univers de Julia Quinn. ♥♥♥♥♥

Une romance historique sympathique

J’ai passé un très bon moment de lecture avec ce premier tome. Ce que j’ai apprécié c’est le fait de retrouver un autre univers de l’auteur dans ce roman. En effet, on retrouve des personnages de la saga « les chroniques des Bridgerton » (dont j’ai entamé la lecture, il faut aussi que je termine cette saga !).

On fait la rencontre de Honoria Smythe-Smith, la jeune sœur de Daniel. Daniel est un jeune homme qui sait ce qu’il fait. Fier, rigolo et intelligent, il devient rapidement la coqueluche de son collège. Collège dans lequel il rencontre Marcus qui deviendra rapidement son meilleur ami…

Dans ce roman, on se retrouve donc dans une romance en deux temps. En effet, Julia Quinn pose les bases dès le début de son roman. On entre dans la jeunesse de Marcus et de Daniel le temps de quelques pages. Puis, on se retrouve dix ans plus tard. Les temps ont changés, les mœurs aussi ainsi que les choses : Daniel est exilé suite à un comportement qui peut le mettre en danger s’il remet un pied en Angleterre.

Les personnages : la force du roman

J’avoue que j’ai beaucoup apprécié Honoria. Elle a un sacré caractère. Malgré une époque où la femme n’a pas forcément sa place, elle ne se laisse pas marcher sur les pieds et refuse de se taire. Honoria a un sacré humour, un franc-parler et une franchise terrible.

Marcus est un personnage très charismatique aussi. Jamais un mot plus haut que l’autre, il m’a fait penser à Monsieur Darcy sur quelques points. Il ne faut pas croire qu’il est coincé ou idiot : c’est un homme qui économise ses paroles, qui sait à qui il peut dire les choses. Avec un père absent et une mère décédée, il reste souvent seul, mis à part Daniel, il n’a pas d’amis. Lorsqu’il retrouve Honoria par hasard, Marcus replonge dans ces moments où il était quasiment un membre de la famille des Smythe-Smith.

Autre groupe de personnages assez intéressant : le quartet Smythe-Smith qui est un quartet assez connu. En effet, tous les ans, les jeunes femmes non mariées de la famille Smythe-Smith. Quartet musical, il reste franchement très mauvais. Tout le monde le sait mais personne ne dit rien. Les principales intéressées sont les premières à ne pas vouloir y participer mais le rituel familial doit perdurer. J’ai trouvé cette idée très rafraichissante et drôle. Là où on pouvait les prendre pour des personnes imbues d’elles même dans les romans des chroniques des Bridgerton, on se rend rapidement compte que les filles Smythe-Smith sont drôles et ont un sacré sens de la dérision !

L’intrigue

En soi, j’avoue avoir été un peu déçue. En effet, j’attendais beaucoup de la raison pour laquelle Daniel avait dû s’exiler. Je m’attendais à quelque chose de grave, puis finalement, j’ai été un peu déçue de la révélation. L’intrigue n’est pas hyper originale bien que l’auteure ait mis ses personnages en avant, encore une fois, je n’ai pas été surprise par le déroulement de l’histoire et par le schéma narratif… Dommage !

Cependant, je souligne le fait que pour une fois, ce n’est pas la force héroïque de l’homme qui fait chavirer les choses. Honoria est un personnage fort qui marque vraiment l’histoire par son caractère, bravo !

La plume de Julia Quinn

Encore une fois, je suis rentrée très rapidement dans l’histoire. Cette plume est charmante et sans prétention. On se sent vraiment bien dans son univers. C’est rempli de douceur, cela nous fait passer un joli moment de lecture.

Les – :

  • Pas de surprise dans le déroulement de l’intrigue, dommage !

Les + :

  • Les personnages qui sont la force du roman
  • La plume de Julia Quinn qui est prenante.
  • La présence de la famille Smythe-Smith

3

14

Le messager de Leslie Poles Hartley

51d3v2wi5ZL._SX195_Résumé : Il faisait très chaud cet été-là et tous les spectateurs du grand film de Losey garderont à jamais le souvenir de tous ces personnages engoncés dans cette campagne anglaise torride. Le lecteur du beau roman de Leslie Hartley (1895-1972) s’apercevra avec une surprise vite muée en délectation, que le grand cinéaste a illustré page après page cette triste et dramatique histoire d’amour, manquent les yeux de Julie Christie, mais reste le récit pudique, subtil et prenant d’un  » Bildung roman  » qui aurait pu séduire Stevenson comme Henry James.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie les éditions Belfond pour l’envoi de ce roman que j’ai pris plaisir à découvrir dans la collection Vintage des éditions. Je trouve cela très sympathique comme pratique. Ainsi, on peut se replonger facilement dans des romans classiques. C’est une idée très sympathique.

Un roman sur la différence

Ce roman traite de différentes thématiques mais celle de la différence n’est pas à négliger bien au contraire. La différence est présente à plusieurs niveaux : elle se voit entre les deux amis Léon et Marc puisqu’ils ne viennent pas de la même strate sociale mais aussi entre deux jeunes personnes qui tombent amoureuses.

On fait la rencontre de Léon et de Marc. Marc est un jeune homme de l’aristocratie anglaise. Léon est son ami qui lui, ne connait pas le faste de la noblesse anglaise de cette époque. Léon devient rapidement le messager naïf d’une histoire d’amour entre la sœur de Marc et Ted, un jeune homme de ferme.

J’ai mis du temps à écrire ma chronique. Cela fait une semaine que je suis dessus. J’avoue que d’habitude, je suis plutôt du genre à apprécier ce contexte historique et géographique mais ici, cela n’a pas pris comme je l’aurais souhaité. Je suis passée un peu à côté. Finalement, je n’ai pas grand-chose à dire sur le roman…

Un roman purement anglais

On se retrouve vraiment dans un contexte que j’adore : l’aristocratie anglaise. La noblesse anglaise et ses étiquettes ! Il y a tellement à dire là-dessus. C’est vraiment ce que j’ai apprécié dans ce roman. L’ambiance et la pudeur de cette aristocratie anglaise qui est parfois injuste.

Les plumes anglaises se reconnaissent… Enfin, je le sens tout de suite. Ici, on est en plein dedans. Descriptions, drame familiaux, plume mordante et efficace, bref, c’est vraiment la plume et le style anglais qui ont sauvés ma lecture.

L’intrigue reste simple et agréable mais pas de quoi fouetter un chat. On est vraiment dans un roman dans lequel je ne me suis pas trouvée à l’aise, je suis restée spectatrice dans cette histoire, je n’ai pas su partager l’histoire avec les personnages. Je pense que cela est dû au fait que, dès le départ, j’ai eu du mal à me lancer dans la lecture. J’ai trouvé les premiers chapitres trop longs.

Les personnages

Léon m’a beaucoup plu, sa naïveté est assez drôle et apporte son lot de péripéties. Sans le vouloir il devient le spectateur et le messager d’une romance interdite entre la sœur de Marc et d’un fermier du village. Si Léon m’a plu, les autres personnages sont un peu ternes pour moi.

En définitive, le roman ne m’a pas déplu à 100% mais ce n’est pas non plus un coup de cœur. Je pense que je ne garderai pas en mémoire cette lecture très longtemps. Cependant, j’ai vu qu’il y avait des adaptations cinématographiques… Pourquoi pas ne pas essayer ? 😉

Les – :

  • Un début trop long
  • Un roman qui ne m’a pas déplu mais qui ne m’a pas plu non plus…
  • Quelques personnages trop ternes

Les + :

  • Le cadre géographique et historique
  • L’ambiance de l’aristocratie anglaise de l’époque
  • Un roman purement anglais, style que j’adore
  • La différence entre riches et pauvres qui est un incontournable des classiques !

3

21

Mojunsha – Tome 1 : Panthère-des-ténèbres de Sara Pintado

51cVxad5hSL.jpgRésumé : Plus de huit cents ans après la chute des Rois-Panthères, les Kunji constituent la caste la plus méprisée du Royaume Mojun. Leurs tentatives pour renverser la dynastie des Mojunsha se sont toutes soldées par des échecs. Japsaro, descendant des Rois-Panthères, passe un pacte terrible avec Panthère-des-ténèbres, l’un des Avatars du Grand Dieu, afin de rendre aux Kunji leur prestige d’antan. Est-il cependant prêt à tous les sacrifices que lui demande Panthère-des-ténèbres en échange de son soutien ? Et surtout, sert-il vraiment sa cause ou n’est-il qu’un pion dans les luttes des Avatars du Grand Dieu ?

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Dorian ainsi que les éditions Noir d’absinthe pour l’envoi de ce premier tome assez prometteur.

Un univers fantasy dépaysant

Je ne pensais pas m’immerger dans cet univers si rapidement. Dès les premiers chapitres, j’ai plongé dans un univers assez incroyable. C’est super dépaysant. J’ai eu l’impression de plonger au cœur de la jungle indienne (bon, c’est un peu moins mignon que le livre de la jungle) mais j’ai eu cette impression tout au long du roman, j’ai voyagé entre les lianes et les dangers de la jungle d’un côté et dans un somptueux palais du royaume Mojun qui révèle bien des surprises.

Je vous assure : je vous présente 500 pages de dépaysement, d’un univers bien ficelé qui vous promet de jolies surprises.

De nombreux personnages

Bon, j’ai eu du mal sur ce point au départ. Si certains personnages m’ont plu, j’ai eu du mal avec les prénoms aux consonances particulières. Entre Aysso, Japsaro, Neyro, Shandaro et tous les autres noms, je me suis perdue. Les personnages récurrents ne m’ont pas posés problème mais ceux qu’on voyait un peu moins, j’ai eu plus de mal à me souvenir de qui était qui et quelle était sa fonction dans le roman. Des fois, j’ai dû revenir en arrière de quelques pages pour me souvenir.

Les personnages sont bien campés. Ils ont tous une utilité et j’avoue que j’ai apprécié ce monde où les Avatars du grand Dieu et les hommes se mélangent. Ainsi, on se rend compte que les hommes ne sont pas forcément décisionnaires de tout ce qui les impactent. J’ai aussi apprécié le fait que les hommes peuvent parler avec leur propre Avatar : ainsi Shandaro, le Mojunsha qui règne sur le royaume durant notre lecture peut discuter avec élephant-de-lumière pour avoir son avis et/ou son aide. C’était plutôt très sympathique.

L’intrigue

Pour moi, l’auteure a été très intelligente dès le départ. On a une friction dans le royaume entre le Mojunsha et les Kunji, le peuple le plus détesté du royaume. Les « pieds-trempés » sont montrés du doigt par tout le monde. La révolte gronde et Shandaro va devoir faire quelque chose, rapidement, pour sauver son royaume du retour du Roi du nord, roi des Kunji.

En plus de cette notion de guerre de royaume que l’on retrouve dans tous les romans fantasy, Sara Pintado ajoute une notion qui ne m’a pas laissé insensible : une histoire d’amour ! Si Japsaro n’aime pas Shandaro c’est avant tout pour avoir volé le cœur d’Aysso la Mojunshahi –femme de Shandaro.

Ainsi, on suit l’histoire sur plusieurs années : on voit les personnages évoluer et devenir adultes.

On alterne les points de vue : on passe du point de vu de Shandaro/Aysso/Neyro (le royaume) à celui de Japsaro et ses proches (les Kunji). Cela donne du rythme au roman et  nous permet aussi de laisser les personnages quelques temps pour ne pas s’ennuyer.

La plume de Sara Pintado

Je ne connaissais pas cette plume mais je l’ai apprécié. On peut aussi saluer le travail d’imagination de Sara Pintado qui nous monte un univers de toutes pièces. En passant par les décors, les personnages, le royaume, bref, je suis admirative. Il n’y a pas de faux raccords pour moi.

Je pense que, comme pour chaque premier tome, il y a quelques longueurs. J’ai trouvé, en effet, que certains passages étaient un peu longuets. Mais bon, je pardonne, il faut poser les bases du roman, planter le décor et ce n’est pas forcément évident.

Je salue donc un travail fastidieux qui fonctionne bien avec une petite touche de mystique, de magique qui vient sublimer le travail de l’auteure. Bravo !

Les – :

  • Un peu trop de personnages à mon goût, je me suis un peu perdue
  • Quelques petites longueurs, le temps de planter le décor.

Les + :

  • Les personnages principaux sont très bien campés. J’ai adoré Aysso et Neyro
  • La plume de l’auteure
  • L’utilisation d’avatars animaux qui viennent ajouter une touche de magie et de légende au texte.
  • Un premier tome dépaysant ! Je me suis baladée dans des décors que je ne connaissais pas et que j’ai pris plaisir à découvrir.

4

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La vie rêvée des chaussettes orphelines de Marie Vareille

téléchargement.jpgRésumé : En apparence, Alice va très bien (ou presque). En réalité, elle ne dort plus sans somnifères, souffre de troubles obsessionnels compulsifs et collectionne les crises d’angoisse à l’idée que le drame qu’elle a si profondément enfoui quelques années plus tôt refasse surface. Américaine fraîchement débarquée à Paris, elle n’a qu’un objectif : repartir à zéro et se reconstruire. Elle accepte alors de travailler dans une start-up dirigée par un jeune PDG fantasque dont le projet se révèle pour le moins… étonnant : il veut réunir les chaussettes dépareillées de par le monde. La jeune femme ne s’en doute pas encore, mais les rencontres qu’elle va faire dans cette ville inconnue vont bouleverser sa vie. Devenue experte dans l’art de mettre des barrières entre elle et les autres, jusqu’à quand Alice arrivera-t-elle à dissimuler son passé ?

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Marie Vareille qui, comme à chaque sortie d’un de ses nouveaux romans, me fait l’extrême plaisir de m’envoyer un exemplaire dédicacé. Merci Marie, vraiment. Je remercie aussi les éditions Charleston pour leur générosité.

Un roman bouleversant

Je ne vous le cache pas plus longtemps, ce roman est un véritable coup de cœur. La douceur qui s’émane de la couverture m’a énormément plu. L’originalité du titre, du résumé et la plume de Marie Vareille ont fini de me convaincre.

Je l’ai commencé hier, je l’ai terminé il y a une heure. Cependant, j’avais vraiment besoin de vous en parler rapidement tellement mon cœur à fait un bond, à plusieurs reprises.

Une rencontre incroyable

J’ai fait la rencontre d’Alice. Une jeune femme qui va plutôt bien si on laisse de côté les médicaments, les tocs et les crises d’angoisse. Tout de suite, on a envie de la prendre sous son aile. De lui faire un énorme câlin et de lui dire que tout va bien se passer.

Alice est une jeune femme américaine qui a migré vers l’Angleterre pour finir sur Paris. Ainsi, à travers ce roman, on suit la vie d’Alice. Dans ses extraits de journal intime, elle se livre sur sa jeunesse, sa vie avec sa mère, l’abandon de son père, l’amour infini qu’elle porte à sa sœur… Bref, ce roman alterne les périodes de passé (Amérique/Londres) et de présent (Paris).

Ce roman souligne la présence de plusieurs personnages : Jeremy, Chris, Victoire et Reda ses collègues dans une étrange start-up. On fait aussi la connaissance d’amis comme Angela qui reste proche de son amie par e-mail. Tout ce petit monde donne du rythme à cette histoire que j’ai appréciée découvrir.

L’intrigue

J’avoue qu’elle est plutôt singulière : une petite strat-up française qui décide de mettre une application en route pour retrouver les chaussettes orphelines partout dans le monde, pourquoi pas ! Voici un peu d’originalité dans ce monde de brutes.

J’ai apprécié le regard que Marie pose sur Paris. J’avoue que j’ai un peu le même. On voyage dans les souvenirs mais aussi en Amérique. C’est très intéressant.

On est dans une histoire où les personnages ont chacun leur histoire. Ainsi, on aborde des sujets importants et intéressants : on a l’amitié, l’amour bien sûr mais aussi la recherche de son identité et de ses réelles volontés. C’est vraiment un roman superbe ! Cette métaphore de la paire de chaussettes porte à sourire mais à une forte portée: en effet, on se retrouve dans un monde où une paire de chaussettes a été séparée alors qu’elle n’aurait pas du l’être. La force de ce lien est si magnifiquement expliquée dans le roman que l’on se prend au jeu très rapidement.

Les émotions au rendez-vous

Je ne pensais pas que je serai si bouleversée en refermant le livre. Rien de triste, de sombre, tout est traité avec une fraîcheur et un recul nécessaire pour traiter d’une histoire comme celle que nous propose Marie Vareille. Réaction à chaud me direz-vous, néanmoins, je peux vous assurer que je proposerai à n’importe qui de découvrir cette histoire, elle est merveilleuse. Je ne regrette pas d’avoir mis de côté mes lectures en cours pour lire celle-ci.

On rit, on pleure, on sourit, on a le cœur gros… Tant d’émotions en un roman. Je pense que ce roman restera très longtemps dans ma mémoire.

La plume de Marie Vareille

Je n’arrêterai jamais de le dire, je suis Marie depuis longtemps, depuis son premier roman édité et franchement, je ne regrette pas mon choix de lui laisser une grande place dans mes étagères. Je suis fan de cette plume, de cette volonté de nous raconter des histoires réalistes, qui peuvent arriver à n’importe qui. La force de cette plume tient dans sa simplicité. Elle s’adresse à tous les lecteurs, elle n’est pas élitiste et c’est ce qui fait son charme !

La construction de l’intrigue est saisissante. On se retrouve vraiment dans une histoire formidable. J’ai vraiment été surprise, je ne peux que vous conseiller de vous plonger dans cette histoire.

Les – :

  • Rien, voici un coup de cœur très fort et riche en émotions.

Les + :

  • La plume de Marie Vareille.
  • Le personnage d’Alice
  • Les surprises proposées par l’auteure dans l’intrigue
  • L’alternance entre les épisodes Bruce Willis et présent.
  • L’histoire et ce qu’elle véhicule

5

16

La faucheuse – Tome 1 de Neal Shusterman

CVT_La-Faucheuse_6195.jpgRésumé : Les commandements du Faucheur : Tu tueras. Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation. Tu accorderas une année d’immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue. Tu tueras la famille de ceux qui t’ont résisté. « MidAmérique, milieu du 3e millénaire. Dans un monde où la maladie a été éradiquée, on ne peut plus guère mourir qu’en étant tué aléatoirement (« glané ») par un faucheur professionnel. Citra et Rowan sont deux adolescents qui ont été sélectionnés pour devenir apprentis-Faucheurs ; et, bien qu’ils aient cette vocation en horreur, ils vont devoir apprendre l’art de tuer et comprendre en quoi cette mission est bel et bien une nécessité. Mais seul l’un des deux adolescents sera choisi comme apprenti à part entière, et lorsqu’il devient clair que la première tâche du vainqueur sera de glaner la vie du perdant, Citra et Rowan se retrouvent dressés l’un contre l’autre bien malgré eux… » Best-seller aux États-Unis, ce premier tome de la trilogie La Faucheuse est déjà en cours d’adaptation par les studios Universal.

~ Lecture détente ~

Mon avis : Je remercie mon chéri pour ce joli cadeau. Accompagné du tome 2 depuis décembre dans mes étagères, j’ai décidé de commencer cette saga. Vu l’engouement autour de ce roman, j’étais bien curieuse de savoir. J’ai lu, j’ai su, j’ai survécu.

Une approche de la thématique de la mort assez surprenante

C’était le gros point qui me faisait peur. Inutile de lire le résumé pour comprendre ce qu’on allait principalement trouver dans ce roman : la mort à toutes les pages. Je ne pensais pas apprécier le roman à ce point et sur ce point ! Neal Shusterman a de la suite dans les idées ! Il approche la mort, joue avec elle, la manipule. On s’habitue très rapidement à tous ces glanages (équivalent de fauchage pour nous). Ainsi, on rencontre les faucheurs : ces êtres qui sont sur terre dans un seul but : celui de réduire le nombre d’habitants pour que la planète ne soit pas surpeuplée. Grâce à eux, la Terre est une planète qui tourne rond : plus de maladie, de famine, de pauvreté.  Le glanage reste essentiel et important. Les gens vivent donc dans la crainte de rencontrer un faucheur au coin de la rue.

Les personnages

Il y en a beaucoup, beaucoup, beaucoup. Néanmoins, les quatre principaux ont retenus mon attention : Citra & Rowan mais aussi Maître Farraday & Maître Curie.

Citra & Rowan sont deux jeunes apprentis que Maitre Farraday a recrutés pour les former. Tout au long du roman, on suit leur initiation au métier de faucheur. Il y a beaucoup de péripéties qui font que leurs chemins se croisent et se séparent. C’est assez prenant mine de rien. On se retrouve vraiment dans une situation assez sympathique. Citra et Rowan sont deux jeunes adolescents qui ont une maturité incroyable et une morale sans pareille. Même si au départ, devenir faucheur les rebute, Maitre Farraday est un personnage que j’ai apprécié par la sagesse qui émane de lui. Oui, il doit tuer des gens. Il faut bien que quelqu’un le fasse, alors il le fait. Il apprend tout ce qu’il faut à ces deux apprentis. L’honneur, le sens du devoir et le respect des personnes.

J’avoue que j’ai eu du mal avec le personnage de Rowan. Je l’ai trouvé indécis, un peu lourdingue par moments. Cependant, son évolution est incroyable et vers la fin du roman, j’ai commencé à l’apprécier. C’est plutôt encourageant pour la suite des aventures ! Citra est le personnage que j’ai le plus apprécié, elle est vive, drôle et intelligente. Elle n’oublie pas que c’est une affaire sérieuse mais reste convaincue par ses propres valeurs.

J’ai trouvé que les personnages étaient très intéressants, tous très différents. Ainsi, on peut croiser des personnages qui ne font pas l’unanimité comme maître Goddard assoiffé de mort.

La communauté des faucheurs se révèle être hétéroclite : tous les faucheurs ne réalisent pas leurs taches de la même manière. Ainsi, on peut voir des scènes plutôt choquantes et d’autres moins grâce à la manière dont la mort est abordée dans ce premier tome.

L’intrigue

J’ai été bluffée. Franchement, je ne pensais pas que j’apprécierai ce roman ainsi. Ce n’est pas un coup de cœur mais une très bonne lecture !  Le roman essuie, pour moi, quelques longueurs mais cela n’enlève en rien le plaisir que j’ai pris en découvrant ce roman. Je n’ai rien vu venir. La fin se termine de manière à ce que l’on ne soit pas frustré. Pas de cliffhanger (et ça c’est bien, cela me permet de mettre un peu de temps entre la lecture du premier et du deuxième tome) présent. La fin est spectaculaire. Dame Anastasia nous donne un super spectacle final. Franchement, vous ne serez pas déçus !

La plume de Neal Shusterman

L’auteur est parvenu à faire quelque chose de formidable : me faire apprécier un roman fantasy futuriste ! Franchement, chapeau bas l’artiste ! Ce n’était pas gagné.

Plume incisive, qui ne tourne pas autour du pot, me voilà prête pour le second tome !

Les – :

  • Quelques longueurs.
  • Le personnage de Rowan qui met un peu de temps à sortir du lot

Les + :

  • Les personnages de Citra et de Maître Frraday
  • L’intrigue et le monde proposé
  • La manière dont la mort est appréhendée
  • Un très bon page turner !

4

13

Mais bien sûr ! de Céline Legendre

51O-DWpdbKL._SX195_.jpgRésumé : D’un côté Emi, trente ans, végétarienne et célibataire, toujours en quête de nouvelles histoires pour rendre réaliste son premier polar, réalise enfin son rêve en ouvrant sa propre librairie… Seul bémol, elle est située juste en face d’une boucherie !De l’autre côté, Lily, sa petite sœur au caractère bien trempé, tonitruante, volcanique, une fashionista à la sculpture de rêve débarque chez Emi à la suite d’une douloureuse rupture. Deux sœurs, deux tempéraments que tout oppose ou presque. Leur point commun ? L’envie de réussir.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Céline Legendre pour l’envoi de son roman via Simplement.pro. Je vous avoue que cette fois ci, encore une fois, le coup de cœur pour la couverture a encore frappé ! BOUM ! Ce roman présentait tout ce que j’avais envie de lire ces derniers temps. Dès que je l’ai eu dans les mains, je l’ai commencé : j’avais envie de lire tout de suite. Ni une, ni deux, je me suis installée dans mon rocking chair et en avant !

Des personnages attachants

J’ai fait la rencontre de deux jeunes femmes incroyables. Si Emi est la grande sœur avec la tête sur les épaules, Lily est la petite sœur un peu fofolle qui fait souvent les mauvais choix et qui réfléchit souvent après avoir parlé. A elles deux, elles marquent un équilibre parfait. Elles illustrent très bien le fait que malgré leur lien proche, elles ont besoin de leurs espaces personnels. Les sœurs ça s’entraident, ça se disputent et ça se gonflent ! J’ai trouvé leur relation d’une incroyable justesse. Bon, j’avoue que j’ai plus apprécié Emi mais ce n’est qu’une affaire de gout. Elle me ressemble plus. Lily a rapidement mis mes nerfs à l’épreuve. Je l’ai trouvé trop excessive dans ses choix et dans ses actions, de plus, son Lulu m’a vite ennuyé. J’ai trouvé que ça prenait un peu trop de place. Cependant, certaines choses ont pu me faire rire (je pense à ses petites vengeances ahah). Je dois aussi souligner le fait qu’elle a bien évolué vers la fin du roman.

Même si ces personnages sont les principaux de notre histoire, j’ai trouvé que les nombreux personnages secondaires sont très sympathiques et font avancer l’histoire. J’ai trouvé qu’ils berçaient le fond de l’intrigue, ils apportent tous un petit quelque chose.

L’intrigue

L’intrigue n’est pas très compliquée. En effet, Emi est une jeune femme pleine de courage, qui trouve le moyen d’ouvrir sa propre librairie. On la suit dans sa nouvelle aventure, avec ses amis, sa famille ainsi que les autres commerçants du quartier. J’ai apprécié cette histoire dans l’ensemble. Ce n’est pas un coup de cœur mais c’est une lecture très agréable. Les pages ont défilés rapidement, en deux soirées j’avais lu le roman de Céline Legendre. Le non coup de cœur vient du fait que j’ai trouvé l’histoire un peu simple. Néanmoins, je souligne le fait que les personnages sont très attachants, on est rapidement au cœur de tous ces personnages qui passent et repassent dans le quotidien des filles.

Autre point très important de l’histoire qui m’a énormément plu, c’est la relation que les deux sœurs entretiennent avec leur mamie. Divy est une personne vraiment sage. C’est une mamie adorable. J’ai apprécié avoir une petite touche de sa présence tout au long du roman. Cette Divy m’a fait vibrer, j’ai espéré, j’y ai cru, j’ai eu le cœur gros. Bref, c’est un personnage qui bouscule les émotions du lecteur. Le désarroi d’Emi est aussi très présent mais très bien géré par l’auteure.

On évolue en deux temps selon moi. En effet, d’un côté on suit Emi avec sa librairie, sa volonté de faire son trou dans cette rue commerçante et d’un autre Lily avec ses histoires d’amour et sa volonté de faire de sa vie quelque chose de bien, qui lui conviendrait.

La plume

J’avais envie de découvrir l’auteure avec son roman Je veux tout… et surtout toi ! mais je suis arrivée un peu trop tard sur la plateforme. Ainsi, j’étais contente de découvrir un nouveau service presse de l’auteure. Je ne regrette pas ma découverte. J’ai pu découvrir un univers léger mais avec un fond intéressant et sérieux. On aborde des sujets légers mais aussi sérieux : ainsi, on peut trouver des sujets comme l’amitié, l’amour, le végétarisme mais aussi les difficultés des couples, les tracas de la vie quotidienne…

Les – :

  • Une intrigue un peu simple pour cette lecture légère.

Les + :

  • Les deux sœurs.
  • Les relations grand-mère/petite-fille ainsi que celle entre les sœurs.
  • La plume de l’auteure
  • Les sujets abordés
  • L’humour présent dans ce roman.

4

11

Sortilèges – Denis Labbé

CVT_Sortileges_3973.jpgRésumé : Que faire lorsqu’on est une fille ordinaire et qu’on apprend qu’on est une sorcière ? À 11 ans, Lisa voit sa vie changer lorsqu’une chouette devient son professeur de magie. Le monde lui apparaît alors plus surprenant et plus inquiétant. En compagnie de ses amis, Ambre, Flora et Nathan, elle va explorer un univers nouveau et apprendre à se servir de ses pouvoirs. 8 magnifiques illustrations intérieures signées Krystal Camprubi !

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Séma éditions ainsi qu’Alicia pour l’envoi de ce roman. Ce service presse est vraiment très sympathique. En effet, j’ai fondu pour la couverture du roman.

Un univers jeunesse captivant

La crainte que j’ai toujours avec ce genre de romans dans la section « jeunesse » c’est le fait que cela colle trop à l’univers de Harry Potter. En effet, j’ai déjà lu des romans qui n’étaient qu’une pâle copie de cet univers que je chéris tant.

Denis Labbé m’a encore une fois prouvé que sa plume était magique. Il a su me transporter dans un monde que j’ai pris plaisir à découvrir.

Ce que j’ai trouvé agréable c’est le fait de contourner les obstacles : les comparaisons à Harry Potter sont faites de temps en temps. Ainsi, l’auteur souligne le fait qu’il sait que Harry Potter existe et que son monde n’est pas fait pour ressembler à ce qui a déjà été proposé. C’est très sympathique.

L’intrigue

J’ai trouvé l’histoire très plaisante. Ce premier tome sert à poser les bases d’une aventure qui semble être très sympathique à suivre. Roman jeunesse, il pourra plaire à de nombreux lecteurs qui ne seront pas forcément des jeunes lecteurs.

Là où j’aurais juste un petit bémol, c’est peut-être le « manque » d’originalité sur certainsSema-Logo-edition-WP points. La chouette, le chaudron, le médaillon ensorcelé… C’est du déjà-vu pour moi. Cela m’a un peu laissé de marbre. Cependant, si l’auteur utilise des symboles et des animaux que l’on a déjà vu, il sait aussi faire preuve de grande intelligence en réactualisant des symboles que l’on avait déjà rencontrés : l’épouvantail, la baguette magique…

Le roman reste un roman initiatique. En effet, on fait la rencontre de Lisa. Elle a 11 ans et vient de voir sa vie de petite fille normale prendre un virage de 180° en découvrant, grâce à sa chouette Alba qu’elle est une sorcière. Ainsi, elle apprend comment gérer sa nouvelle vie.

Notion importante dans ce genre de romans : les amis. Lisa en a quelque uns sur qui elle peut compter : Ambre, Flora et Nathan qui sont vraiment très sympathiques à découvrir. J’ai trouvé que Lisa avait vraiment un sacré tempérament qui permet de s’attacher à elle. Elle ne manque pas de courage, elle est loyale et ne rechigne pas devant les obstacles à franchir.

L’histoire est accompagnée d’illustrations. Je trouve que c’est un fabuleux accompagnement. Les illustrations sont magnifiques. Elle ajoute un côté merveilleux à l’histoire. Ainsi, Lisa se matérialise sous nos yeux. L’illustratrice a fait un travail remarquable qu’il faut souligner !

La plume de Denis Labbé

Je la connaissais déjà. J’ai pris un énorme plaisir à découvrir sa plume dans un autre genre que celui dans lequel je l’ai rencontré. Les mots sont justes, les descriptions sont vraiment très sympathiques et magiques. J’ai adoré la sagesse d’Alba, la loyauté de Lisa et la fraîcheur de ses amis.

Je ne peux que vous recommander de vous plonger dans cette aventure. J’ai rapidement lu ce premier tome qui semble présager de sacrées aventures pour Lisa. Je suis pressée d’avoir la suite entre les mains.

Les – :

  • Quelques symboles utilisés qui ont déjà été utilisés trop souvent à mon goût.

Les + :

  • Les personnages. J’ai adoré Lisa et Alba
  • La plume de Denis Labbé que j’ai pris plaisir à retrouver.
  • L’illustratrice et son travail incroyable.

4

17

Je vous en prie, silence – Marie-Haude Meriguet

book-5712.jpgRésumé : À l’approche de la quarantaine, Jeanne a tout : un mari, des enfants, la reconnaissance professionnelle. Et surtout : des repères stables. Elle est satisfaite et n’en veut pas davantage. Le soir où elle découvre l’infidélité de Fabien, elle pense immédiatement à… Bernadette Chirac. Le choc, sans doute. Résumer sa vie et son couple à cette trahison ? Très peu pour Jeanne. Loin des drames et des fracas, ce qu’elle veut de toutes ses forces, c’est continuer comme avant, coûte que coûte. Comment ? Le silence. Ne rien dire, et faire preuve de méthode : pour que ça « tienne ». Accompagnée dans son secret par sa sœur Ophélie, dont le franc-parler va souvent la mettre face à ses propres contradictions, Jeanne se lance dans une lutte contre l’infidélité d’un genre nouveau, et dont elle devra inventer les règles au fur et à mesure. Elle va devoir faire appel à son ingéniosité pour cacher ce qu’elle sait à tout son entourage, y compris à Fabien. La tâche est loin d’être aisée. D’obstacles bouleversants en découvertes surprenantes, Jeanne chemine comme elle le peut. Et alors qu’elle avance sur un fil fragile menaçant de céder à tout moment, elle en apprend chaque jour davantage sur elle-même, sur les gens, et sur son couple. Jusqu’au dénouement, qui vient renverser ses dernières certitudes. Entre drame et détermination, entre humour et détresse, l’histoire de Jeanne nous rappelle que rien n’est jamais tel qu’on l’avait imaginé en amour. En infidélité non plus, d’ailleurs.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Marie Haude pour l’envoi de son roman via SimPlement. Roman vers lequel je ne serai pas forcément aller de moi-même, voici une découverte surprenante qui ne peut que nous inspirer.

Un silence incompréhensible

Personnellement, je n’aurais pas su. Le résumé est assez explicatif pour que vous compreniez de quoi on parle : l’adultère. Le comportement de Jeanne est un énorme mystère pour moi. Après avoir découvert l’infidélité de son mari, Jeanne décide de faire comme si de rien n’était. Elle décide de tout faire pour ne pas rompre ce quotidien installé dans sa vie depuis trop longtemps pour qu’elle puisse se remettre d’un si gros changement. Le dire à Fabien ? Jamais ! Personne ne le sait sauf sa sœur Ophélie.

Des personnages attachants

Bien entendu, je me suis tout de suite attachée à Jeanne qui porte le poids de l’adultère sur ses épaules. On a l’impression que son mari n’a réfléchi à rien : ses jumeaux, sa femme, sa famille. Jeanne remet tout en question à cause d’un vomi de spaghettis qui finit mal…

J’ai apprécié Ophélie. C’est la sœur de Jeanne. C’est aussi la seule qui est au courant de l’infidélité de son beau-frère. Même si elle essaye de raisonner sa sœur, elle lui reste fidèle et loyale et la soutient jusqu’au bout. J’avoue qu’Ophélie est un bol d’air frais dans ce roman. En effet, le sujet est assez lourd tant il remet en cause trop de choses pour moi. Ophélie vient soulager un peu cette lourdeur dans le roman.

L’évocation de Bernadette Chirac porte à sourire. J’ai apprécié cette idée qui met en place le ronronnement des pensées de Jeanne. Si Jeanne soulève souvent les mêmes problèmes, elle se pose toujours la même question : « Qu’aurait fait Bernadette ? ». J’ai trouvé que cela portait à sourire. Ainsi, on se retrouve dans une routine à travers les pensées de Jeanne.

Thématiques sensibles

J’ai dû lire le roman en plusieurs fois. J’ai fait le choix de faire des pauses pour ne pas étouffer. En effet, le sujet de l’adultère est intense comme j’ai pu le souligner ci-dessus. La découverte de l’infidélité ronge Jeanne jusque dans son sommeil. Plus rien ne va malgré ses tentatives pour faire comme si de rien n’était.

On suit Jeanne dans sa réflexion. On comprend qu’elle ne veuille pas perdre sa vie et tout ce que cela peut représenter. En revanche, j’avoue que je n’aurais pas su faire comme elle. Garder tout ce ressentiment, cette rage et cette déception pour soi, ce n’est vraiment pas bon. Plusieurs fois, je me suis dit que cela ne se terminerait pas bien.

La plume

J’ai découvert l’univers de Marie-Haude grâce à son roman. Si l’intrigue a su me plaire, j’ai trouvé l’histoire trop « sérieuse » et sombre. Je pense que c’est vraiment le point négatif que je peux souligner. Ici, c’est un point négatif personnel : en effet, cela peut varier d’un lecteur à un autre. Ce n’est qu’une histoire de goût. Si le résumé est une mise en bouche de ce qui peut nous attendre, je m’attendais à ce que cela soit un peu plus lumineux.

Les – :

  • Une intrigue un peu trop sombre pour moi

Les + :

  • Le courage de Jeanne
  • Le personnage d’Ophélie
  • Un récite de vie troublant
  • Une plume séduisante

3

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Amoureuse du diable – Alexandra Lanoix

51YnyFKhapL.jpgRésumé : Lilly s’octroie quelques jours de congé bien mérités à Monaco. Elle a économisé plusieurs mois sur son salaire de caissière pour s’offrir ce voyage : un break avec sa vie actuelle et… sa vie d’avant. Durant son séjour, elle croise la route de l’homme d’affaires Léo Watts, mais cette rencontre va lui valoir toute l’attention d’Interpol, qui lui demande d’infiltrer le cercle très fermé du richissime businessman. Acceptera-t-elle de jouer les taupes auprès de cet homme qui est loin d’être un ange ?

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Alexandra Lanoix pour sa confiance renouvelée. En effet, je suis très heureuse d’avoir acceptée une nouvelle fois sa demande. J’ai lu, de nouveau, un de ses romans avec grand plaisir.

Un sentiment de déjà vu

Bon, je vais commencer parce que j’ai le moins apprécié dans ma lecture. Une petite impression de déjà vu dans la construction de nos personnages principaux. Ici, on fait la rencontre de Lilly, une caissière qui a une vie relativement normale. Un boulot qui ne paye pas de mine, un besoin de faire des économies pour se payer des vacances. Bref, Lilly a une routine que beaucoup de gens ont. Cependant, à Monaco, elle fait la rencontre d’un richissime businessman : Léo Watts. La sensation de déjà vu est là. Voici un schéma que j’ai trop vu dans les romans. Les différences dans les catégories sociales et professionnelles ont tendance à me faire lever les yeux au ciel.

Cependant, j’avoue que j’ai apprécié découvrir les deux personnages. Ils sont radicalement différents mais cela prouve à quel point l’auteure est talentueuse ! Elle a su me surprendre dans un couple avec lequel je ne pensais pas pouvoir m’épanouir.

Diabolisation de Léo

On se rend tout de suite compte que Léo est le « diable » dont on parle dans le titre. Voilà souvent un nom que l’on peut accoler au type de personnage qu’Alexandra nous propose. L’argent pourrit tout alors quand on en a à foison, généralement ça dérape, tout devient dangereux. Ici, on garde une part de mystère sur les manigances de Léo. On nous en fait un personnage un peu effrayant et surtout mystérieux. Cela nous permet d’accrocher à l’intrigue tout de suite même si cela est un peu inquiétant. Interpol ? Qu’a-t-il fait pour que l’on puisse le rechercher internationalement ?

Une passion amoureuse forte

Il ne fait aucun doute qu’Alexandra Lanoix est forte pour nous parler de passion. Si celle de Shape of You m’avait énormément plu, j’ai retrouvé ici toute la passion amoureuse qui anime la plume de l’auteure. Ainsi, nous avons une romance New Adult savoureuse qui nous permet de passer un moment de lecture intense.

L’intrigue

J’avoue qu’ici, on fait assez fort. L’auteure parvient à nous monter une histoire de toute pièce qui est assez crédible. En effet, on a des questionnements assez intenses : qui suis-je ? Suis-je capable de prendre une décision qui fera que ma vie va complètement changer ? Bref, beaucoup de questionnements identitaires sont au rendez-vous dans ce roman. Cela n’est pas simplement une petite histoire de fesses. Non, on est au-delà de ça et ça fait vraiment plaisir d’avoir un tissu littéraire derrière une histoire d’amour.

On mélange un peu toutes les thématiques dans ce roman : suspens, amour, péripéties, choix à faire, bref, on ne s’ennuie pas une seule seconde.

J’avoue que l’intrigue m’a énormément plu. Cependant, la fin m’a laissé surprise et frustrée. Je n’en dirai pas plus mais franchement, je suis certaine que je ne suis pas la seule à être surprise par cette fin.

La plume d’Alexandra Lanoix

Je pense qu’Alexandra Lanoix est l’une des plumes qui pourra me permettre de changer d’avis sur le New adult. C’est vraiment une plume exceptionnelle qui nous permet de nous épanouir dans une lecture dès le départ. Même si ce n’est pas un coup de cœur, voilà une belle surprise. La lecture est agréable et nous permet de passer un moment de lecture divertissante. J’apprécié le changement d’univers entre les romans. L’auteure fait des choix osés et les assume, bravo !

Les – :

  • Voilà un +/- mais qui tend un peu plus vers un – pour la frustration qu’il me procure. La fin du roman.
  • Le choix du couple dangereux businessman riche/petite caissière. Les catégories socio professionnelles sont trop utilisées dans les romances pour moi…

Les + :

  • Les psychologies des personnages
  • La plume de’Alexandra Lanoix
  • Le personnage de Léo que j’ai beaucoup apprécié
  • Les nombreuses thématiques abordées

4

 

15

Meurtre bénévole – Catherine Secq

51gN1o0bZ4L._SX195_Résumé : Un patron retrouvé mort sur son bureau. Une association où tout le monde se déteste et pourrait être auteur du meurtre. Je me souviens bien de cette affaire. Quand je pense que certains croyaient qu’il dormait, le beau directeur… Elles sont nombreuses à l’avoir pleuré, ce serial lover. Paix à son âme ! Pour une fois, la brave commissaire Bombardier va devoir faire le tri parmi de trop nombreux coupables potentiels. La cuisine et le rock sont ses deux passe-temps préférés, lorsqu’elle ne s’occupe pas de sa petite-fille adorée et surtout lorsque les assassins de la capitale, très ignorants des acquis sociaux, lui laissent un peu de répit en dehors des heures légales de travail. Aidée de son jeune adjoint maladroit, qui lui sert autant de tête de Turc que d’homme à tout faire, elle ira chercher le meurtrier là où l’on ne l’attend pas. La commissaire Bombardier n’hésitera pas à soulever les tapis et la poussière, pour nager dans les eaux troubles de personnalités déroutantes. À force de tirer le fil de la pelote, la vérité finira par éclater, mais pas sans éclabousser tout ce joli petit monde. Un polar tout sauf noir, drôle et bien ficelé.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Catherine Secq pour l’envoi de ce roman via SimPlement. J’ai trouvé la couverture assez sympathique. Ce genre d’illustrations me rappelle les livres que je lisais étant plus jeune. D’humeur nostalgique ces derniers temps, je n’ai pas réfléchi très longtemps avant de faire la demande de ce service presse.

Une intrigue simple mais efficace

Vous aurez le droit à tout sauf à un polar noir ici. Une enquête policière, on en a une. Elle reste assez simple mais ultra efficace comme souligné dans mon sous-titre. Si je pense que l’intrigue n’est pas une des plus grandes forces de ce roman, on reste quand même dans une lecture détente assez sympathique malgré des petits bémols. Je pense que l’intrigue aurait pu être un peu plus dense et mystérieuse. Cependant, l’auteure a décidé de miser sur d’autres points forts pour sa première enquête et je trouve que c’est assez juste.

Le commissaire Bombardier : un sacré numéro

Son nom lui va comme un gant ! Ce commissaire est une bombe à retardement. Elle a un sacré caractère, elle ne se laisse pas marcher sur les pieds. Le commissaire Bombardier est un personnage qui inspire le respect. En effet, elle se fait respecter par ses collègues qui l’accueillent assez bien. Elle a un fonctionnement professionnel bien à elle mais ça fonctionne.

Elle a un vocabulaire très fleuri. C’est un personnage haut en couleurs ! Purée, c’est hallucinant ! En effet, l’auteure en fait une personne atypique et attachante.

J’ai eu l’impression d’avoir le personnage de Sœur Thérèse(.com !) mélangé au tempérament et le franc-parler du Capitaine Marleau. C’est assez saisissant parce que ce ne sont pas forcément des personnages télévisuels que j’apprécie. Néanmoins, l’auteure parvient à construire un personnage intéressant avec des qualités que l’on ne peut pas ne pas apprécier.

Personnages secondaires

Polo m’a beaucoup fait rire, je vous l’avoue. J’ai eu, plus d’une fois, l’envie de le prendre sous mon aile. Qui dit meurtre dit enquête et qui dit enquête dit panel de personnages importants. On se rend compte de la capacité incroyable de l’auteure à monter des psychologies différentes sans aucun problème. C’est très intéressant. Elle rend ses personnages uniques et atypiques. J’ai apprécié Mademoiselle Poult par exemple.

La plume

Si je n’ai rien à redire sur la plume de l’auteure, j’avoue que, par moments, j’ai trouvé des phrases qui auraient pu ne pas être présentes. Je pense, par exemple, à la remarque du médecin légiste sur les parties génitales de la victime. Ok, cela vient souligner l’univers du commissaire Bombardier mais franchement, je n’ai pas trouvé cela très utile. Si le langage fleuri du commissaire peut être une manière de la rendre unique, il faut trouver le parfait équilibre pour ne pas avoir cette impression de trop.

On peut aussi noter le fait que l’auteure fait une place importante aux plantes dans son roman mais aussi à l’environnement dans son roman. Je trouve cela assez sympathique de retrouver ces thématiques dans le roman.

Je ne peux que vous recommander cette lecture (assez courte et prenante) aux fans des policiers comiques. Je lirai les aventures du commissaire Bombardier avec plaisir !

> L’auteure me souffle dans l’oreillette que son roman est surtout une satyre sur le monde associatif. Merci à elle pour son temps.

Les – :

  • Des répliques qui, pour moi, ne sont pas forcément nécessaire au déroulement de l’intrigue.
  • La simplicité de l’enquête.

Les + :

  • La création du personnage du commissaire Bombardier. Je la trouve unique, attachante et atypique.
  • La plume de l’auteure et son imagination sans limite.
  • Un panel intéressant de personnages secondaires. L’auteure a fait un sacré travail !
  • La thématique de la nature et des plantes dans le roman. 

4

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La danse de la tarentule – Claire Blanchard

41hXtZXVSuL._SX195_.jpgRésumé : Quel drame a poussé Émilie à rompre les liens avec sa famille maternelle ? Cela fait plus de vingt ans que la jeune femme n’a pas gravi les marches du manoir de son enfance, lorsque sa mère y rend son dernier souffle. Un flot d’images se déverse dans sa mémoire. L’Inde, Le Croisic, Paris ; et un fil conducteur : celui que tisse obstinément une mère oppressante, imprévisible, tarentule harceleuse au venin quotidien, qui jamais ne perd de vue sa proie, centre de sa ronde maléfique, sa danse funeste. Comment se construire lorsqu’une mère aimée au-delà de tout, au-delà du pire, inocule paroles et gestes toxiques que sécrète une folie sournoise et quotidienne ? L’impasse d’une naissance dans l’amour maternel peut-elle interdire de renaître à la vie ? Un récit poignant et percutant !

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie les éditions Librinova pour l’envoi de ce roman. J’ai trouvé le résumé assez séduisant, je ne voyais pas pourquoi je n’aurais pas dû me plonger dans ce roman.

Retour en arrière

J’ai apprécié ce livre grâce à la manière dont l’auteure traite le sujet dont elle nous fait part tout au long de son roman.

Son roman parle d’acceptation, de souvenirs, d’un amour maternel particulier, de la manière dont les enfants captent les comportements des grands. Bref, Claire Blanchard propose ici un roman poignant qui permet de s’immiscer tout doucement dans l’enfance puis dans l’adolescence d’Emilie.

Personnages

Emilie est notre personnage principal. On a l’impression de la suivre sur un chemin de croix, son chemin de croix. Même si l’histoire ne nous concerne pas directement, je pense que beaucoup de lecteurs pourront s’y retrouver. J’ai apprécié la force de caractère de ce personnage. Elle revient au Croisic avec ses enfants. C’est avec la peur au ventre qu’elle y retourne mais elle veut faire face aux démons du passé.

Les personnages secondaires sont aussi remarquables. La famille d’Emilie est particulière. Même si chaque famille peut être différente, avec un fonctionnement différent, on se retrouve dans une spirale d’événements et de comportements particulièrement étonnants et surprenants. Je ne comprendrais jamais comment, en tant que parents, on peut laisser ses enfants pour partir à l’autre bout du monde. Cela peut encore se justifier lorsque la situation est extrême mais ici, ce n’est pas le cas.

Le poids du passé

La force de ce roman réside dans le fait que l’auteure ne traite pas un roman noir. Même si certains épisodes de la vie d’Emilie semblent vraiment durs, l’auteure parvient à nous peindre un tableau avec des souvenirs positifs qui se révèlent être solaires dans le roman : cela nous permet de ne pas étouffer dans une lecture d’une enfance noire.

L’intrigue et la plume

Ici, il me parait intéressant de traiter ces deux points de ma chronique de manière simultanée. En effet, je trouve que l’intrigue fait progresser la plume et que la plume fait progresser l’intrigue. Dans ce retour dans les souvenirs d’Emilie, on part la rencontrer à différentes périodes de sa vie : l’enfance, l’adolescence, les décisions compliquées, les pensées compliquées, bref, rien ne semble simple dans la vie d’Emilie. Les différentes périodes sont subtilement soulignées par la plume de Claire Blanchard qui semble excellente ! En effet, on sent une nette progression dans les pensées d’Emilie, sa réflexion s’étoffe mais aussi son vocabulaire. Plus l’histoire avance, plus on sent la maturité du personnage principal qui devient très intéressant.

La métaphore de la tarentule est extrêmement bien trouvée. La tarentule est cet animal qui peut être effrayant pour beaucoup de monde. Venimeuse, la tarentule est une araignée qu’il faut craindre. Selon la légende, il faudrait danser pour que le poison ne fasse plus effet.

Si la tarentule reste un animal que l’on ne veut pas avoir chez soi, j’ai trouvé cette métaphore très intéressante. En effet, on retrouve vraiment cette image dans le personnage incarné par la mère d’Emilie. Elle empoisonne la vie de ceux qui l’entoure. Cependant, tout le monde la garde dans un coin de la tête, comme si elle empoisonnait les souvenirs, les bons moments. C’est assez intelligent.

Il faut souligner que la fin m’a laissé sur ma faim. J’ai trouvé qu’elle était un peu trop brute pour moi.

Destruction psychologique

J’avoue que c’est vraiment le petit point négatif de ce roman. On assiste vraiment à la descente aux enfers d’Emilie. Les péripéties vont s’enchainer et cela va creuser un fossé entre elle et sa famille. Au point qu’Emilie préfère être seule et couper les ponts pour ne plus être empoisonnée. Si la destruction psychologique de la petite est un sujet très bien traité dans le roman, la remontée des enfers du personnage est suggérée. On n’en parle pas forcément et je trouve que cela a manqué à l’intrigue pour moi.

Les – :

  • une fin qui laisse sur sa faim
  • une volonté certaine de l’auteure de montrer comment une petite fille peut être détruite psychologiquement. J’aurais apprécié un peu plus de lumière en nous montrant comment elle a pu se sortir de cette situation.

Les + :

  • La métaphore de la tarentule. Très intelligente !
  • La plume de l’auteure à l’image du personnage d’Emilie : en constante évolution.
  • Les différentes notions traitées dans le roman.

3

27

Bilan de Mai 2019

Hello-May-on-photo-with-pink-wooden-wall-and-flowers.jpg
Hello tout le monde,
Je vous retrouve pour notre rendez vous mensuel ! 🙂 Le mois de mai fut riche en émotions. C’est parti pour le bilan livresque

 

 

Voici donc 23 nouvelles lectures. Elles ont toutes été très différentes et m’ont beaucoup plu. Pas de bides livresques à déplorer.
Mai signe la fin de ma participation comme jury au Prix des Auteurs Inconnus… J’espère en faire partie de nouveau l’année prochaine 🙂

Mon top trois du mois de mai 

 

Trois auteures cette fois ci ! J’ai choisi :

Cendres pour l’univers proposé que j’ai adoré !
Lucy in my sky pour la bonne dose d’émotions que j’ai vécu !
D’ici là, porte-toi bien pour cette plume qui me plait énormément ! 

 

Côté perso, ça donne quoi?

Beaucoup de choses, j’ai pris le temps et c’est avec un grand plaisir que j’ai retrouvé Kathleen le temps d’un restaurant. Avant d’être une blogueuse que j’adore, c’est une amie avec qui je peux parler de tout. J’ai refait le monde avec mon Boobie autour de quelques bières (j’avais oublié à quel point c’était important de se parler, de vider son sac). J’ai dit à ma chère meilleure amie à quel point je tenais à elle. Oui, c’est débile mais des fois, on oublie. Par pudeur, on ne se le dit pas forcément souvent et le dire fait du bien. J’ai fêté mon anniversaire (merci à ceux qui y ont pensé :)) et j’ai encore une foisimages.jpg été gâtée… :). Ca y est, le compte à rebours a commencé. Dans deux jours, je ne parlerai plus en année mais en mois… le mariage arrive à grande vitesse. Peur et envie, voilà un joli mélange qui me fait passer des courtes nuits! J’ai repris le sport, j’ai envie de me sentir mieux dans mon corps bien que je n’ai pas forcément de complexe, si quelques kilos peuvent dégager, ça serait bien ! 🙂 Mon Phénix m’a fait aussi une belle surprise dont je vous parlerai prochainement. Mais je suis comblée de bonheur par cette jolie nouvelle qui annonce de belles aventures en perspective!

On se retrouve le mois prochain, dites? 

En attendant, merci pour votre présence ! 🙂 ♥ 

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Survivantes – DF Novel

xcover-3205.jpgRésumé : Une randonnée entre amis qui devait réconcilier deux frères. Pourquoi cette animosité entre eux ? Quel lourd secret cache Mathias ? Qui sont ces agresseurs venus du fond de la forêt ? Cette randonnée se transformera-t-elle en voyage vers l’enfer? Dans ce nouveau thriller, nous retrouvons l’ambiance sombre des précédents livres de D.F Novel. Un voyage au cœur de la nature sauvage de Suède. Une course pour la survie.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie l’auteur de m’avoir contactée sur SimPlement. J’ai pu découvrir un roman court mais intense. Survivantes est un roman qui plaira aux fans de thriller.

Un décor surprenant

J’avoue ne jamais avoir pensé à la forêt de cette manière. C’est assez paradoxal quand même : se sentir oppressé dans des kilomètres carrés de verdures. Dense, immense et silencieuse, la forêt est le lieu principal de ce roman. J’ai énormément apprécié les descriptions que propose l’auteur. On plonge réellement dans l’histoire, on se retrouve avec un univers froid et assez dur. Grâce aux différentes descriptions proposées par l’auteur, on se sent vraiment évoluer dans l’histoire aux côtés de nos quatre personnages principaux. C’est assez prenant et surprenant.

Les personnages

On est avec quatre personnages : deux couples, deux frères. Tout n’est pas tout rose entre Mathias et Harald. Mathias et sa femme Erika ont décidés d’inviter Harald et Hilda pour essayer de tisser des liens plus profonds. Deux frères qui se déchirent c’est insupportable. J’étais curieuse de connaitre la raison de leur mésentente.

On a quatre personnages assez différents. Les deux frères évoluent de manière radicalement différente. Erika est une jeune femme que j’ai appréciée. D’un naturel très calme, elle se révèle être d’une grande aide lors de ce voyage. Elle est réfléchie et intelligente. Elle essaye de régler les problèmes pour que tout le monde sorte indemne de ce cauchemar.

Hilda est un personnage très effacé. Un peu trop pour moi je trouve. Mais ceci est une affaire de gout.

L’intrigue et le résumé

Si l’intrigue est bonne, j’ai trouvé le résumé trop révélateur. C’est dommage parce que la surprise que j’attendais n’est pas forcément venue. En revanche, ce que l’on apprend sur Mathias est excellent. On a une montée dans l’intrigue qui arrive à son paroxysme au moment où l’on comprend ce que Mathias cache et puis… ça retombe un peu très rapidement. En effet, il ne m’a pas été difficile de découvrir ce qui allait se passer par la suite.  C’est vraiment dommage parce que l’idée est vachement bonne et j’aurais aimé être surprise par la fin.

C’est un roman qui peut facilement plaire. Court, ce choix de format est à double tranchant. Pour un thriller, cela est assez sympathique puisque on ne perd pas une minute : le rythme effréné qu’impose l’auteur nous permet de vivre une aventure folle. On est dans le vif du sujet. Je trouve que le résumé en dit un peu trop, c’est dommage, cela gâche une partie de l’intrigue.

La plume

Je découvre la plume de D.F Novel avec ce roman. Je ne regrette pas mon choix d’avoir accepté ce roman. En effet, je l’ai trouvé très intéressant dans la construction de l’intrigue, de la mise en place des décors et de l’esquisse des psychologies très intéressantes.

Je trouve que la plume de D.F Novel est bonne, elle est plaisante dans l’exercice que propose le thriller. Je reste captivée par les décors proposés et par le choix de la forêt qui, au final, fait partie, elle aussi, des personnages de ce roman.

Les – :

  • Un résumé un peu trop évocateur, dommage !
  • Une fin qui ne m’a, malheureusement, pas surprise

Les + :

  • Quatre personnages différents que j’ai apprécié découvrir
  • Le lieu forestier ainsi que les descriptions des décors, chapeau !
  • Le secret de Mathias qui m’a énormément plu

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