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Les femmes qui achètent des fleurs de Vanessa Montfort

41ux-fxQZoL._SX308_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : CHANGEZ, RÊVEZ, AIMEZ. CAR IL EST URGENT DE VIVRE. Madrid, quartier des Lettres. Le Jardin de l’Ange est une boutique tout à fait extraordinaire. On y trouve des arbres, des fleurs, des grillons et surtout des femmes singulières. Olivia Maîtresse des lieux, mystérieuse et fascinante, connaît le langage des cœurs aussi bien que celui des fleurs. Marina souffre du syndrome du copilote. Dépendante de son compagnon, elle n’a pas le contrôle de sa vie. Sa fleur est la violette, symbole de l’humilité et de la timidité, mais aussi de la confiance en soi, si difficile à acquérir. Casandra Frappée du syndrome de la superwoman : plutôt mourir que de dépendre de quelqu’un ! Sa réussite professionnelle passe avant sa vie personnelle… Sa fleur est l’orchidée bleue, symbole de la sérénité qui lui manque. Gala Atteinte du syndrome de Galatée : elle croit fermement que les femmes d’aujourd’hui ont tous les droits… sauf celui de vieillir ! Sa fleur est le lys blanc, symbole d’une coquetterie éternelle. Aurora Victime du syndrome de la belle au cœur souffrant : plus elle souffre, plus elle est amoureuse. Sa fleur est le calendula, symbole de la tristesse, mais aussi de la cruauté qu’elle utilise parfois pour se défendre. Victoria En proie au syndrome de la toute-puissance : elle a décidé qu’elle serait la meilleure dans tous les domaines. Sa fleur est celle du cognassier, symbole de la tentation, tentation d’oser, de se libérer… 

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie les éditions Michel Lafon ainsi que Camille pour l’envoi de ce roman en service presse. J’étais contente comme tout de pouvoir lire un roman d’une auteure que je ne connais pas. Je suis plutôt friande de ce genre de romans. Un bon feel-good ! La couverture est propice à la chaleur, aux belles journées d’été. Tout ce qui faut en ce moment !

~ Le destin de cinq femmes ~

Voici un roman très sympathique. On est vraiment dans un univers paradisiaque. On se retrouve à Madrid (en Espagne, sait-on jamais). On suit les destins croisés de cinq femmes : Marina, Casandra, Gala, Aurora et Victoria. Ce sont cinq femmes qui n’ont rien en commun à part un lieu : le Jardin de l’Ange qui est tenu par Olivia.

J’ai tout de suite vu Olivia comme une faiseuse de miracles : très perspicace, elle semble avoir énormément d’empathie et parvient à viser juste. Elle fait donc tout ce qu’elle peut pour rendre la vie des gens plus belle.

J’ai apprécié découvrir ces cinq femmes. On découvre leurs vies, leurs destins et leurs craintes à travers les yeux de Marina. Elles sont toutes des soucis et deviennent amies après une soirée confessions au Jardin de l’Ange.

Ces six femmes forment alors un sacré groupes d’amies. Elles se questionnent sur leurs avenirs respectifs, s’entraident quand elles le peuvent, elles deviennent alors toutes importantes les unes aux yeux des autres.

~ Une intrigue en deux temps ~

On suit Marina dans une sorte de futur proche. Seulement quelques mois séparent les deux intrigues : la première partie avant le voyage, la deuxième sur le bateau qui fait voyager Marina. Je pense que cela qui m’a un peu dérouté et ralenti dans ma lecture. Les passages sur le Peter Pan sont tantôt intéressants, tantôt trop long… J’avoue, j’ai perdu un peu de rythme. Arrivée à la moitié du roman, j’ai fait une pause de quelques jours pour éviter une panne de lecture. En soit, rien de grave puisque le roman est agréable à lire mais j’ai essuyé quelques longueurs.

~ Un vent de fraîcheur ~

Ce roman est ultra rafraîchissant. Vanessa Montfort est une auteure espagnole. Je trouve que dans son roman, il y a le sourire des espagnols et du soleil de son pays. J’ai trouvé cela charmant. C’est pittoresque et envoûtant. On s’y sent bien (sauf sur la mer, j’ai eu quelques nausées).

Les six personnages féminins apportent une pièce à l’édifice qu’est ce roman. Elles apprennent à reprendre leurs vies en main, à aller de l’avant et à laisser le poids du passé derrières elles. En rien cela n’est évident mais je trouve qu’Olivia est un personnage pilier qui sert de phares à ces cinq femmes en perdition. Elle joue un peu le rôle de marraine la bonne fée finalement. C’est très intéressant.

Le rapport aux fleurs et aux arts en général est très sympathique aussi dans ce roman. Cela apporte une dose de culture et de fraîcheur aux mots qu’emploie l’auteure.

~ La plume de Vanessa Montfort ~

Voici une découverte estivale que vous devez toutes et tous avoir dans vos étagères. C’est pétillant, les sujets traités ne portent pas à sourire mais la manière dont l’auteure nous en parle est saisissante et bienveillante, à lire pour les amoureux des fleurs et des histoires aux destins croisés.

Les – :

  • Quelques longueurs lorsque l’intrigue se passe sur le bateau

Les + :

  • Un sacré roman ! Les destins de cinq femmes se croisent pour ne plus jamais se défaire.
  • Une jolie histoire sur le pardon, l’acceptation et l’amitié.
  • Une plume pleine de pep’s et de soleil.
  • Le lieu : Le Jardin de l’Ange qui m’a vendu du rêve

4

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Sextape de Dorian Lake

xcover-3409.jpgRésumé : Romance contemporaine comportant deux versions : une où la protagoniste est une femme et les relations amoureuses des hommes, et une où la protagoniste est une femme et les relations amoureuses des hommes. Les deux sont sur le même ebook et vous pouvez choisir quelle version vous intéresse davantage pour la chronique.

Version hétéro : La vie d’Alice est bouleversée lorsqu’une Sextape vieille de dix-huit ans fait surface, la mettant en scène avec Seth Winter, aujourd’hui star du rock planétaire. Heureusement pour elle, Evan, un attaché de communication new-yorkais, va l’aider à transformer ce désastre en opportunité… Version lesbienne : La vie d’Alice est bouleversée lorsqu’une Sextape vieille de dix-huit ans fait surface, la mettant en scène avec Styx Winter, aujourd’hui star du rock planétaire. Heureusement pour elle, Eva, une attachée de communication new-yorkaise, va l’aider à transformer ce désastre en opportunité…

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Dorian Lake ainsi que les éditions Noir d’Absinthe pour l’envoi de ce roman en service presse via SimPlement. Lorsque Dorian me propose de découvrir ses textes, je suis toujours curieuse de voir ce que va donner le résultat. Après de l’historique, de la fantasy et du fantastique, Dorian s’est penché sur le genre de la romance… Verdict ? J’ai adoré !

~ Une romance contemporaine très sympathique ~

Déjà, ce qu’il faut noter et ce qui est très appréciable, c’est le fait que Dorian propose les deux versions de son histoire : une version M/F et une version F/F. J’ai trouvé l’idée très sympathique, ainsi, vous pouvez choisir celle qui vous convient le mieux, lire les deux, les comparer, bref, vous faites ce que vous souhaitez ! Avoir le choix, c’est une très bonne chose finalement !

Personnellement, vous savez que si j’ai le choix, je vais plutôt lire la version M/F et c’est ce que j’ai fait ici. Je lirai probablement l’autre version mais pas tout de suite, histoire d’éviter les comparaisons trop pointilleuses parce que je trouve qu’une romance est différente à chaque fois. Donc, par souci de ne pas gâcher mon plaisir, je ne vous présenterai que Sextape en version M/F.

On fait la rencontre d’Alice : une femme respectable ayant une vie digne des Desperate Housewives. Femme aimante, mère attentionnée et femme au foyer remarquable, elle fait tout pour son mari, sa grande fille et son fils.

J’ai apprécié le personnage d’Alice pour son côté rebelle et volontaire. Quand elle est au pied du mur, elle choisit de faire face et de surfer sur la vague de la notoriété plutôt que de se terrer dans son coin et de se faire insulter par ses voisins. Pour sa prise d’initiative et son envie de d’hurler au monde d’aller se faire voir, j’ai trouvé ce personnage incroyablement bien construit pour les valeurs qu’il dégage.

~ Une romance, mais pas que… ~

J’ai trouvé cette idée charmante. Dorian a des dons de magiciens : d’une petite sextape, il nous sort un roman dont les thématiques et les valeurs sont franchement bien trouvées ! On se retrouve avec un personnage féminin qui s’assume complètement. Cela n’empêche pas qu’elle se sente honteuse par moments et qu’elle ne sache pas quoi faire devant des questions perturbantes et un public qui est là pour entendre les ragots. Cependant, elle crie haut et fort que c’est une femme et que comme tout le monde, elle a des relations sexuelles. J’ai trouvé son speech final émouvant et bluffant ! Vous avez donc compris : le féminisme est une thématique que l’on retrouve dans ce roman.

Non, ce n’est pas qu’une histoire de fesses relatée. J’ai grandement apprécié le fait qu’Alice s’assume et qu’elle devienne la femme qui a été entravée pendant des années. Cependant, j’ai eu comme un goût de trop peu par rapport à la famille d’Alice. Elle reste vraiment en retrait et je pense que j’aurais apprécié un peu plus de disputes et de larmes pour le coup. Mis à part cela, je trouve que le roman est excellent !

Au-delà de cette notion de féminisme, on touche aussi au monde musical par l’introduction du personnage de Seth Winter qui vient bousculer tous les stéréotypes que l’on peut avoir sur le monde du rock et surtout du vieil adage « Sex, drugs and rock’n’roll ». J’ai trouvé l’idée agréable à lire, cela change !

Grâce à Alice, on a aussi ce questionnement vis-à-vis de la femme et de sa place dans la société. Peut-on être une femme et une mère mais aussi jouir d’une vie personnelle à côté de cela ? Alice est un personnage un peu perdue entre son rôle de mère et cette nouvelle vie, j’ai trouvé cela très intéressant à traiter et à lire.

~ Les personnages ~

J’avoue qu’il y a plus de figures masculines que féminines qui gravitent autour d’Alice : on a Saul, son mari, Evan, son agent et Seth, l’homme à la sextape.

J’ai trouvé intéressant l’idée de cette absence de figure féminine (sauf la fille d’Alice). Dans cette version hétérosexuelle, cela marque bien la place d’Alice dans l’histoire : au cœur des intrigues et des hommes ! La révolution féminine est présente dans ce roman !

~ La plume de Dorian ~

Je commence à être habituée à cette dernière. Encore une fois, Dorian me prouve que tout est possible si l’on se donne la peine d’y arriver. Ainsi, on a une romance contemporaine où le sexe est présent. Cependant, je vous demanderai de ne pas se fier au titre du roman. Effectivement, il y a des scènes de sexe mais Dorian a une subtilité et une grande pudeur dans sa plume. Cela a pour effet de nous donner une impression de douceur dans les propos tenus lors des ébats sexuels.

Je suis ravie de voir que Dorian s’est essayé à la romance, ça lui va plutôt bien !

Encore bravo pour ce joli texte !

Les – :

  • Un petit manque d’action du côté de la famille d’Alice.

Les + :

  • Le personnage d’Alice et les valeurs qu’elle dégage.
  • La plume de Dorian Lake, toujours un plaisir à lire !
  • La proposition de lire la version que l’on veut ! Belle idée !
  • Les thématiques et les questionnements soulevés à travers le personnage d’Alice.

4

12

Comme une gazelle apprivoisée de Barbara Pym

41JDJoaIu7L._SX195_.jpgRésumé : Les demoiselles Bede, deux sœurs d’âge moyen et de caractères opposés, ne vivent que pour les intrigues de leur paroisse de campagne. Harriet, douillette, élégante et irrésistiblement gaie, a une passion : s’occuper des nouveaux vicaires, surtout s’ils sont jeunes, pâles et minces. Sa sœur Belinda, plus timide, se désintéresse de la mode, et cultive depuis trente ans une sage dévotion pour l’archidiacre Hoccleve. Un vieux comte italien, Ricardo Bianco, demande régulièrement la main de Harriet, qui elle, sollicite son avis sur des problèmes de jardinage. Soudain, ces vies paisibles vont être troublées par l’arrivée d’un célèbre bibliothécaire, Nathaniel Mold, et d’un évêque africain, Théodore Grote. Ils se mettent à fréquenter la maison des deux sœurs avec une assiduité inquiétante… La reine de la comédie douce-amère britannique est, ici, au sommet de son art. 

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie les éditions Belfond pour l’envoi de ce roman qui signe ma deuxième découverte dans cette chouette collection qu’est « les romans vintage » après avoir lu le messager, je me suis plongée dans l’univers de Comme une gazelle apprivoisée de Barbara Pym.

Un roman anglais

Encore un ! Je suis vraiment très heureuse de croiser sur mon chemin des romans anglais écrits par des auteurs de renom (que je ne connais pas) ! Ici, rien qu’à la couverture, j’ai craqué. On parle ensuite de vieilles filles : les demoiselles Bede qui passent leurs temps à boire du thé et à cancaner sur ce qui se passe dans leur village.

Harriet et Belinda, un duo de sœurs détonnant

Je pense que je n’ai jamais vu deux sœurs aussi radicalement opposées : en effet, si Harriet part à la chasse aux jeunes vicaires, Belinda se moque complètement de la mode et des nouveaux arrivants : elle n’a d’yeux que pour l’archidiacre Hoccleve. Ainsi, tout au long du roman, on vit, on lit et on rit de ces multiples demandes en mariage que les sœurs prennent un certain plaisir à décliner.

Elles sont drôles, des fois, à leurs dépens, ce roman ne manque pas de piquant grâce aux deux psychologies de ces deux personnages. Si Barbara Pym m’était encore inconnue, je suis vraiment heureuse d’avoir croisé sur mon chemin cette plume typiquement anglaise. Jeux de mots et jeux d’esprits sont au rendez-vous !

La vie d’un village

Quel dépaysement pour moi. Franchement, je me suis revue flâner dans les petits villages anglais aux mamies fouinant aux fenêtres. C’était excellent ! Barbara Pym, grâce à sa plume mais aussi à ses personnages, parvient à nous faire vivre dans ce village le temps d’une lecture. Ainsi, on se rend rapidement compte de l’importance des personnages secondaires.

La vie d’un village se fait de quelques façons : la vie, les relations entre villageois, les visiteurs qui s’y perdent mais surtout… LES RAGOTS ! Les ragots viennent bercer ces longues journées d’été ou d’hiver, au printemps, ils sont un bon prétexte pour s’inviter chez les sœurs Bede pour le thé. En automne, ils rythment la vie des feuilles qui tombent… Bref, c’est le sujet qui est au rendez-vous !

Un œil particulier sur le mariage

J’avoue que, à moins d’un an du mien, l’avis de Barbara Pym sur le mariage m’a fichu un coup… Ahah ! Non sérieusement, l’image du mariage a bien changé depuis l’écriture de ce roman. Pour Harriet et Belinda, dire oui à l’institution que représente le mariage, c’est mettre un frein à sa liberté, se laisser diriger par un homme et dire adieu à leur petit coin de paradis. Ainsi, en refusant, elles restent des femmes avec leur liberté, leurs idées et aucun homme pour leur dicter leurs faits et gestes.

La plume de Barbara Pym

Comme je vous l’ai déjà dit ci-dessus, je ne connaissais pas la plume de Barbara Pym. Je suis ravie d’avoir pu la découvrir ! Entre tasse de thé et intrigue de village, j’ai adoré découvrir cette plume qui retranscrit vraiment la vie dans un village anglais. Les stéréotypes ne sont pas très présents : pour moi, les jardins à l’anglaise, les personnes aux fenêtres, l’art de servir le thé ne sont pas des stéréotypes mais une manière de vivre. Barbara Pym les retranscrit parfaitement. Ainsi, nous avons un roman rempli de charme à l’anglais. Malgré les quelques longueurs, j’y ai trouvé mon compte !

Les – :

  • Quelques longueurs au départ, il faut passer les premiers chapitres pour apprécier pleinement la qualité de l’ouvrage.

Les + :

  • Les sœurs Harriet et Belinda
  • Le charme des villages anglais merveilleusement retranscrit.
  • La découverte de la plume de Barbara Pym
  • La culture anglaise soulignée par ici.
  • Le parti pris de l’auteure sur la question du mariage et de la liberté de la femme.

4

14

Je veux tout !… Et surtout toi de Céline Legendre

51+AAG8ZSML._SX195_.jpgRésumé : Ambitieuse et pleine de détermination, Kate décide de prendre sa vie en main. Se laisser tyranniser par sa boss ? Très peu pour elle ! Ni une ni deux, elle quitte Régine alias « Cruella » pour un tout nouveau poste aux côtés d’Éric son manager, aussi séduisant qu’énigmatique. Immense challenge pour Kate qui en plus d’avoir bouleversé sa carrière professionnelle, doit dompter cet homme qui ne semble pas la prendre au sérieux. Maladroite de nature mais sans jamais baisser les bras, elle enchaîne les situations incongrues pour le plus grand bonheur de ses deux meilleures amies, Jen et Emma. À la recherche du grand amour, ces trois parisiennes partageront aussi bien leurs joies que leurs peines. Seront au rendez-vous, de belles rencontres, des surprises en tout genre et surtout de nouvelles relations qui pourraient bien changer le cours de leurs vies. Plongez dans ce roman pétillant et découvrez les aventures romantiques d’une working girl à Paris !

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Céline Legendre pour l’envoi de son roman. Après avoir lu Mais bien sûr ! Je me suis rapidement plongée dans ce roman que j’ai eu la chance de recevoir. Merci encore pour l’envoi Céline =)

Une chick lit qui nous embarque

Je trouve que Céline Legendre fait des miracles. En effet,  avec une intrigue relativement simple, elle parvient à nous propulser très rapidement dans son univers. C’est assez prenant, la vie de Kate est un sacré bazar. L’auteure nous fait passer un agréable moment avec Kate, ses amis et ses collègues.

Je ne vais pas vous le cacher, j’ai préféré Mais bien sûr ! Je l’ai trouvé plus abouti que celui-ci au niveau du style et de l’intrigue. Néanmoins, l’auteure nous propose un joli roman qui permet de passer un agréable moment de lecture. C’est une histoire qui ne manque pas de pep’s.

De nombreux personnages

Je pense que Céline Legendre a voulu nous émerveiller avec ses personnages, pari réussi dans l’ensemble pour moi. Si le personnage de Kate m’a beaucoup plu, j’ai eu un peu plus de mal avec Jen et Emma. Cependant, ensembles, elles forment un trio pétillant qui déborde d’énergie. Leur amitié est très sympathique à vivre : elles se soutiennent, sont là les unes pour les autres et je pense que l’on ne demande pas plus à ses copines.

On s’intéresse principalement au cas de Kate. Kate est une jeune femme qui est très naturelle et rafraîchissante : si elle doit claquer la porte, elle le fait, si elle doit dire les choses, elle ne manque pas de le faire. Pleine de courage et de bonne volonté, c’est la reine pour se mettre dans des situations incroyables : entre rire et larmes, c’est un personnage que j’ai apprécié suivre tant il est riche.

Du côté des garçons, il y en a trois qui ressortent plus que les autres : Eric, Luc et Patrick. J’ai énormément apprécié Luc même si ses remarques salaces m’ont fait lever les yeux au ciel plus d’une fois. Dragueur, il permet à Kate de rapidement trouver sa place dans sa nouvelle boîte. Eric, son patron est énigmatique. Il souffle le chaud et le froid mais semble se moquer de tout ce qui n’est pas lié à son travail.

J’ai trouvé cela dommage d’effacer Richard. Richard est un collègue qui travaillait avec Jen et Kate, ensembles, ils formaient un trio de collègues sympathiques. Si au départ, Richard est présent, on n’en entend plus beaucoup parler dans la suite du roman, j’ai trouvé cela dommage parce que ce personnage avait un potentiel, pour moi.

Le style, la plume et la syntaxe

Voilà le gros point qui me fait dire que le roman Mais bien sûr ! est le roman que j’ai préféré de Céline Legendre, avec quelques mois d’écart, j’ai trouvé que ce dernier était plus abouti que celui-ci. J’ai pris plaisir à découvrir les aventures de Kate, cela ne fait aucun doute. Mais si je dois être honnête avec vous, je dois vous dire que la syntaxe de ce roman n’est pas parfaite. Les idées sont excellentes mais il y a des coquilles et quelques fautes (j’ai dû en repérer une ou deux sans les noter, je ne suis là pour ça). Certes, elles restent mineures dans le texte mais je me dois de vous le dire. La plume reste très sympathique : on rit, on est triste, on est énervé ou même excité par les événements.

La chick lit proposée pour moi est très rafraîchissante et je ne peux que vous conseiller de découvrir les aventures de Kate par ce temps, sous le parasol, avec un bon verre frais à la main. Céline Legendre est une auteure à suivre.

Les – :

  • L’absence de Richard
  • Quelques erreurs dans la syntaxe (bon, ça reste vraiment mineur, mais les pinailleurs, passez votre chemin, vous allez pinailler)

Les + :

  • Le personnage de Kate
  • Les thématiques abordées
  • Une chick lit rafraîchissante et divertissante

3

12

Sans peur et sans reproche d’Isabelle Morot-Sir

51ziPmKfocL.jpgRésumé : Quel est le point commun entre un village de haute Provence, un ancien pompier de Paris, une bibliothécaire, une maman solo et une oie nommée Gladiator ? Le hasard ? Si vous avez une envie d’escapade, de bouffée de grand air, de soleil, d’émotions tendres et douces, embarquez pour un voyage en haute Provence. Venez faire la connaissance d’un petit village niché dans des montagnes couvertes de genêts, rencontrez ses habitants : aucun ne vous laissera indifférent… Partez pour une romance douce dont l’auteur a le secret, retrouvez sa plume délicate, mise au service d’une histoire dont l’évidence cache intrigues et surprises.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Isabelle Morot Sir d’avoir accepté mon invitation sur Simplement. En effet, en plus d’avoir trouvé le titre de ce roman attrayant, j’ai fondu pour cette couverture aussi jolie que simple. Je ne pouvais pas le laisser passer sans montrer à l’auteure que j’étais disponible pour le lire J

Au cœur de la Provence

J’avoue que le cadre est assez idyllique (surtout avec ces chaleurs, en ce moment, j’ai bien envie d’être dans le Sud, dans une piscine avec un bon verre frais !). C’est une région que j’apprécie beaucoup tant elle offre des choses que je ne trouve pas dans mon Nord. C’est un changement significatif et je suis ravie de le retrouver dans mes lectures. Il faut dire qu’Isabelle Morot-Sir parvient à nous embarquer dans ses décors qui sentent bon le soleil du sud à côté d’Orange!

Les personnages

On fait la rencontre de Felix, une jeune femme célibataire qui est une maman incroyable. C’est fou de voir comment, en étant face au mur, les gens peuvent se sentir pousser des ailes et devenir des personnes qui soulèvent des montagnes pour s’en sortir dans la vie. C’est exactement ce qui se passe pour Felix qui doit faire face aux difficultés de la vie et protéger Charline, sa petite fille, de la dureté de cette dernière. Felix doit faire face aux moqueries et à la non-acceptation des gens du village dans lequel elle s’installe avec sa fille. Cependant, elle ne lâche rien, elle continue et se bat coûte que coûte contre toutes ces médisances. Il apparait clairement que Felix est un personnage comme je les aime : plein de courage et de surprise.

Lowen est le deuxième personnage à qui on va s’intéresser. Lowen est un jeune homme qui est sapeur-pompier. C’est un personnage qu’on a du mal à découvrir et à cerner tant il est mystérieux et fuyant. On sent bien qu’il cache quelque chose, mais quoi ? L’histoire vous le dira ! Lowen arrive aussi dans cette région après une mutation.

On se retrouve au milieu d’animaux aux noms particuliers qui apportent une touche de fraicheur à l’intrigue.

Un roman feel-good qui soulève de nombreuses thématiques

J’avoue que j’ai pris, une nouvelle fois, plaisir à découvrir un roman du genre feel-good. Se sentir bien est la chose la plus importante lorsque l’on referme le roman. C’est le pari qu’a fait l’auteure. Pour moi, c’est un pari réussi.

Ainsi, à travers ses mots, l’auteure nous questionne sur la place de la famille, de l’amitié dans une vie. Savoir pardonner, passer au-delà des trahisons et des moqueries. C’est tout en finesse que l’auteure aborde le sujet du pardon et du lâcher-prise. Il faut savoir faire table rase du passé pour avancer. Les difficultés du passé doivent être laissées derrière pour apprendre à respirer de nouveau.

La plume de l’auteure

Je découvre, en même temps que ce roman, la plume d’Isabelle Morot-Sir. Le premier mot qui me vient à l’esprit est « fluidité ». Tout est fluide, tout est expliqué (parfois peut être un peu trop) et cela nous permet de lire ce roman d’une traite. Personnellement, je l’ai commencé dimanche matin et terminé dans la soirée, on se prend rapidement au jeu de ce que nous propose l’auteure.

La rencontre entre nos trois personnages principaux est très belle par ses imprécisions et ses faux pas. Je l’ai trouvée touchante et prenante, à l’image de cette jolie plume.

Les – :

  • Des passages un peu trop narratifs qui apportent un peu de lourdeur au texte. Je pense qu’avoir des passages un peu plus dialogués peut être sympathique

Les + :

  • Les personnages que j’ai appréciés
  • Les décors proposés par l’auteure
  • La plume d’Isabelle Morot-Sir
  • La fluidité de la lecture
  • Les thématiques abordées très modernes et qui parlent à tout le monde

4

15

Les divines glaces à l’italienne d’Anna d’Abby Clements

51jZupUIkaL._SX195_.jpgRésumé : À Brighton, la vie d’Anna est bien remplie : lorsqu’elle ne s’occupe pas, avec Matteo, de la boutique de crèmes glacées héritée de sa grand-mère, elle consacre son temps à Isabella, leur petite fille de 15 mois. Quant à sa soeur cadette, Imogène, elle file le parfait amour avec Finn, le professeur de surf, tout en essayant tant bien que mal d’exercer son métier de photographe. Lorsque Matteo révèle à Anna qu’il se sent de plus en plus malheureux loin de son pays, celle-ci réalise soudain qu’il est temps pour eux de donner à leur vie un nouvel élan… en Italie. Quitte à devoir s’éloigner de sa soeur dont elle est si proche. Si la perspective d’ouvrir une gelateria sur la côte amalfitaine s’avère terriblement excitante, un tel projet réserve aussi son lot d’embûches et de surprises. 

~ Lecture détente ~

Mon avis : Voilà un roman que j’ai choisi, soyons clairs, pour sa couverture. J’ai acheté les deux premiers romans d’Abby Clements pour leurs magnifiques couvertures. Quoi de mieux, avec ce merveilleux temps, que de vous proposer une lecture rafraichissante ?

On inverse la tendance… Mouais !

Bon, malheureusement, l’intrigue est assez basique pour moi. Si dans le premier tome des aventures d’Anna, Matteo quittait son Italie pour rejoindre sa femme en Angleterre, ici, l’auteure choisit d’inverser la tendance en faisant déménager Anna de l’Angleterre vers l’Italie ! J’ai trouvé ça assez simple en fait. C’est vraiment dommage parce que passée l’annonce, on reste quand même sur notre faim.

Si dans le premier roman, j’étais complètement passée à côté du personnage d’Imogène, j’avoue qu’ici, encore une fois, la tendance s’inverse. La vie d’Anna est routinière, sans surprise. Imogène est en couple avec Finn, son beau surfeur mais elle est complètement à la dérive sentimentalement : que faire ? Renoncer à son amour ? A sa passion ? Bref, voici un pan d’intrigue assez sympathique à suivre.

Même si Viviane n’est plus qu’un souvenir pour les filles, elle reste très présente dans cette histoire et je trouve que c’est l’un des points forts de ce roman. Le lien mamie/petite fille n’est pas rompu par le décès de Viviane, c’est très touchant.

Un univers gourmand

J’avoue que cela permet de passer un bon moment de lecture. En effet, cette lecture est un appel aux vacances, au soleil et aux gourmandises ! Ici, Anna et Matteo reprennent leurs travails de glaciers. C’était très sympathique à découvrir. Encore une fois, ils surprennent leurs clients avec les goûts merveilleux de leurs glaces et leurs sourires francs.

Le stéréotype de la mama italienne

J’attendais mieux ! J’ai eu le droit au stéréotype de la mama italienne : la mère de Matteo pour qui son fils et la huitième merveille du monde et pour qui sa belle-fille est une incapable et ne sait rien faire correctement pour son mari et sa fille. Encore une fois, cela ne m’a pas permis d’avoir un coup de cœur pour cette lecture mais cela est une lecture sympathique pour la plage dirons-nous.

La plume d’Abby Clements

J’ai passé un bon moment de lecture, c’est vrai. Cela étant dit, je ne suis pas forcément rentrée dans cette histoire qui reste assez superficielle dans la manière dont on traite les informations. Le couple se remet rapidement en question, la place d’Anna semble être légèrement secouée, sans parler de leur fille que l’on ne voit pas énormément… Bref, une plume sympathique pour une lecture sans prise de tête sur la plage. J’ai encore un troisième roman dans mes étagères… A voir si cela me plaira plus que ce second volet

Les – :

  • Une inversion dans l’intrigue beaucoup trop simple ainsi que des stéréotypes trop vus!
  • La partie sur Anna que j’ai trouvée un peu trop superficielle

Les + :

  • Le personnage d’Imogène qui a sauvé ma lecture
  • La présence de Viviane quoi qu’il arrive !
  • Une lecture sympathique pour la plage ou la piscine.

3

17

Du sang sur les blés de Josée Llinares

51VJHbKS-PL._SX195_.jpgRésumé : Dans le huis clos d’un village de Beauce, des ossements sont découverts par un cultivateur. Aussitôt avertis, le commissaire Damien Melville et l’inspecteur Vincent Campos, basés à Chartres, se voient confier l’enquête. Les rebondissements se succèdent au rythme des meurtres. Une chasse à l’homme s’organise, c’est le début d’un cauchemar éveillé… Au même moment, Marie, journaliste à Paris, reçoit une lettre anonyme. Le doute s’immisce dans son esprit. Elle part sur la trace de ses origines sans se douter que son implication dans l’investigation policière va la plonger dans un univers sanglant. Les destins croisés dévoilent un lourd secret… Quelle abomination vont-ils encore découvrir ?

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Josée Llinares pour l’envoi de son roman ainsi que les éditions du Panthéon pour la confiance dont vous avez fait part envers mon travail.

Un thriller captivant

Voici une lecture assez intéressante. J’avoue que l’auteure ne fait pas dans la demi-mesure : on entre dans le vif du sujet en faisant la rencontre d’un groupe assez glauque qui est en route pour cacher un cadavre. Avant de l’enterrer, les hommes massacrent le corps… De quoi filer des sueurs froides. Le premier chapitre raconte donc ce meurtre dans les années 1980.

Le deuxième chapitre s’ouvre donc vingt-cinq ans plus tard. Le roman propose donc une enquête sur cet horrible meurtre qui remonte à la surface après tout ce temps.

On se rend rapidement compte que l’on est dans un petit village de Beauce. Plus c’est petit, plus les meurtres sont glauques. Ici, le petit village ne déroge pas à la règle. On entre dans un univers particulièrement sombre.

L’intrigue et les personnages

On est dans un roman où il y a énormément de personnages, j’avoue que je m’y suis un peu perdue au départ. Entre les policiers, les gens du village et les personnages internes à l’enquête, bref, on se retrouve vraiment dans une spirale de personnages en tout genre.  On fait la rencontre de Mado et Baptiste les aubergistes, Julien l’instituteur, Thomas le médecin, Brice le notaire, ainsi que les deux propriétaires du château aussi…  Tous ces gens font partie de la vie du village. L’équipe policière est aussi très présente avec l’inspecteur Vincent Campos et le commissaire Damien Melville ainsi que Gabriel Revert, le médecin légiste. Marie et Sam sont, quant à eux, arrivés dans cette histoire grâce à une lettre anonyme qui vient titiller Marie, journaliste et Sam photographe.

J’avoue que j’ai eu du mal à m’attacher aux personnages que Josée Llinares nous propose. Je crois qu’il y en avait trop pour moi. Je pense qu’aucun n’est sorti du lot pour moi. Ils ne m’ont pas empêchée de passer un bon moment de lecture mais je pense que j’aurais plus apprécié cette découverte en m’attachant à un personnage en particulier. Ici, ils sont tous sympathiques mais sans plus.

L’intrigue est vraiment prenante et captivante ! L’auteure sait où elle veut nous mener et y parvient sans grande difficulté. Tout est vraiment pensé et calculé. La fin reste très intéressante, j’adore être surprise et j’ai été servie. Dommage que le fin mot de cette histoire soit si hâtif.

Il m’est difficile de vous parler de l’intrigue tant le résumé est suffisant. Surtout dans une enquête policière, je n’ai pas envie de vous dévoiler l’intégralité de l’histoire.

La plume de Josée Llinares

Que de suspens ! Franchement, je ne pensais pas que j’aurais autant apprécié cette histoire. La plume est vive, piquante et intéressante. Josée Llinares a réussi son pari en nous proposant un thriller qui file des sueurs froides à tous les lecteurs.

Les – :

  • La fin un peu rapide pour moi
  • Les personnages : personne n’est sorti du lot

Les + :

  • Une enquête policière incroyable
  • Une vie dans un village qui reflète la réalité
  • La plume de Josée Llinares
  • Les décors captivants et l’histoire contée

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