Le messager de Leslie Poles Hartley

51d3v2wi5ZL._SX195_Résumé : Il faisait très chaud cet été-là et tous les spectateurs du grand film de Losey garderont à jamais le souvenir de tous ces personnages engoncés dans cette campagne anglaise torride. Le lecteur du beau roman de Leslie Hartley (1895-1972) s’apercevra avec une surprise vite muée en délectation, que le grand cinéaste a illustré page après page cette triste et dramatique histoire d’amour, manquent les yeux de Julie Christie, mais reste le récit pudique, subtil et prenant d’un  » Bildung roman  » qui aurait pu séduire Stevenson comme Henry James.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie les éditions Belfond pour l’envoi de ce roman que j’ai pris plaisir à découvrir dans la collection Vintage des éditions. Je trouve cela très sympathique comme pratique. Ainsi, on peut se replonger facilement dans des romans classiques. C’est une idée très sympathique.

Un roman sur la différence

Ce roman traite de différentes thématiques mais celle de la différence n’est pas à négliger bien au contraire. La différence est présente à plusieurs niveaux : elle se voit entre les deux amis Léon et Marc puisqu’ils ne viennent pas de la même strate sociale mais aussi entre deux jeunes personnes qui tombent amoureuses.

On fait la rencontre de Léon et de Marc. Marc est un jeune homme de l’aristocratie anglaise. Léon est son ami qui lui, ne connait pas le faste de la noblesse anglaise de cette époque. Léon devient rapidement le messager naïf d’une histoire d’amour entre la sœur de Marc et Ted, un jeune homme de ferme.

J’ai mis du temps à écrire ma chronique. Cela fait une semaine que je suis dessus. J’avoue que d’habitude, je suis plutôt du genre à apprécier ce contexte historique et géographique mais ici, cela n’a pas pris comme je l’aurais souhaité. Je suis passée un peu à côté. Finalement, je n’ai pas grand-chose à dire sur le roman…

Un roman purement anglais

On se retrouve vraiment dans un contexte que j’adore : l’aristocratie anglaise. La noblesse anglaise et ses étiquettes ! Il y a tellement à dire là-dessus. C’est vraiment ce que j’ai apprécié dans ce roman. L’ambiance et la pudeur de cette aristocratie anglaise qui est parfois injuste.

Les plumes anglaises se reconnaissent… Enfin, je le sens tout de suite. Ici, on est en plein dedans. Descriptions, drame familiaux, plume mordante et efficace, bref, c’est vraiment la plume et le style anglais qui ont sauvés ma lecture.

L’intrigue reste simple et agréable mais pas de quoi fouetter un chat. On est vraiment dans un roman dans lequel je ne me suis pas trouvée à l’aise, je suis restée spectatrice dans cette histoire, je n’ai pas su partager l’histoire avec les personnages. Je pense que cela est dû au fait que, dès le départ, j’ai eu du mal à me lancer dans la lecture. J’ai trouvé les premiers chapitres trop longs.

Les personnages

Léon m’a beaucoup plu, sa naïveté est assez drôle et apporte son lot de péripéties. Sans le vouloir il devient le spectateur et le messager d’une romance interdite entre la sœur de Marc et d’un fermier du village. Si Léon m’a plu, les autres personnages sont un peu ternes pour moi.

En définitive, le roman ne m’a pas déplu à 100% mais ce n’est pas non plus un coup de cœur. Je pense que je ne garderai pas en mémoire cette lecture très longtemps. Cependant, j’ai vu qu’il y avait des adaptations cinématographiques… Pourquoi pas ne pas essayer ? 😉

Les – :

  • Un début trop long
  • Un roman qui ne m’a pas déplu mais qui ne m’a pas plu non plus…
  • Quelques personnages trop ternes

Les + :

  • Le cadre géographique et historique
  • L’ambiance de l’aristocratie anglaise de l’époque
  • Un roman purement anglais, style que j’adore
  • La différence entre riches et pauvres qui est un incontournable des classiques !

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13 réflexions sur “Le messager de Leslie Poles Hartley

  1. Dommage !! Personnellement, je ne suis pas très très fan des Bildungsroman, et parfois ce genre de littérature m’ennuie 😦 mais comme tu dis, cela dépend de la plume et de plein d’autres facteurs ! J’aime beaucoup la démarche de Belfond de publier des livres plus anciens et quelque peu oubliés en tout cas 😉

  2. Dommage qu’il ait été un peu fade, mais c’est toujours un peu le risque avec les classiques je trouve. On a tellement l’habitude de dynamisme constant, qu’il est parfois difficile de vraiment se plonger dans ce style vraiment d’une autre époque.

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