L’école des anges de Suzanne Marty

41tXND2OK9L._SX195_ (1).jpgRésumé : Ce recueil comporte quatre histoires: Le bon numéro, dystopie : une jeune diplômée cherche à ouvrir une confiserie dans un monde où la nature, la littérature et les couleurs ont disparu. Un homme de ménage va bouleverser ses plans. Love Pizza, comédie : lors d’une livraison de pizza Théo, un grand brun au physique spectaculaire, éconduit une jeune effrontée. La fois suivante, il tombe dans un guet-apens. La police du suicide, suspense : désespéré par la mort d’Oscar, Alexandre est décidé à mettre fin à ses jours le soir même. Sa détermination est mise à rude épreuve quand il croise un sosie du défunt aussi suicidaire que lui. L’école des anges, comédie : Gabriel, apprenti-ange, passe son examen de fin d’études. Il a vingt-quatre heures pour gagner la confiance de Zach, petit truand sans foi ni loi. Mais comment y parvenir alors que celui-ci ne peut ni le voir ni l’entendre ?

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Suzanne Marty pour sa confiance renouvelée pour la troisième fois. Après avoir découvert les aventures de Cendrelle durant deux tomes, me voici sur un autre terrain : un recueil de nouvelles : l’école des anges. J’ai trouvé ce titre très poétique et j’avais bien envie de voir ce que pouvait donner ces nouvelles. Lecture rapide, j’ai passé un bon moment en compagnie de ces quatre nouvelles.

~ Quatre nouvelles au service des émotions ~

Que ça soit Le bon numéro, Love Pizza, La police du suicide ou encore L’école des anges, Suzanne Marty met en avant les émotions. Amitié, amour, la différence, l’acceptation ou encore l’espoir, on se retrouve avec des thématiques bien différentes mais qui nous ramènent toujours au même point : on lit des émotions fortes.

C’est vrai, on a forcément été plus séduit par un titre. J’avoue que j’ai beaucoup apprécié le bon numéro et l’école des anges. Ce sont deux nouvelles qui me ressemblent plus que les deux autres. C’est une affaire de goûts.

Le bon numéro nous permet de faire la connaissance d’un personnage principal féminin qui évolue en 2765. Nouvelle tirée du genre de la dystopie. Que sait-on d’elle ? Pas grand-chose : mentionnés par leurs matricules, les humains n’ont plus de noms mais une série de chiffres… C’est une jeune femme qui veut ouvrir une confiserie. Le monde dans lequel elle évolue est triste, tout gris. La seule personne qui vient égayer sa journée, c’est Azur un homme qui voit tout en couleur… J’ai trouvé le contraste saisissant et poétique, Suzanne Marty est parvenue à m’emporter dans un monde très beau, finalement, où la vie en couleurs vaut tous les sacrifices du monde.

« Le fonctionnaire haussa les épaules et balaya son bureau du regard. Étonné de ne pas trouver ce qu’il cherchait, il se retourna vers les étagères et découvrit le chiffon entourant le cube. Il tira sur un bout du tissu avec une grimace dégoûtée : le Rubik’s Cube en couleurs roula sur l’étagère. Devant les couleurs interdites, l’employé eut un mouvement de recul. Il souleva ses grosses lunettes et colla son nez sur le casse-tête pour s’assurer qu’il voyait bien ce qu’il voyait. »

Love Pizza est une comédie. Franchement, elle était peut-être un peu trop surréaliste pour moi. J’ai dû la relire deux fois parce que je n’avais pas tout compris. Un livreur de pizza devient le fantasme de deux jeunes femmes qui finissent par le piéger pour avoir ce qu’elles veulent de lui. Prince supposé charmant, Théo le livreur de pizza, se retrouve kidnappé pour qu’on puisse lui voler un baiser. Je pense que je suis passée à côté des personnages. Jennifer et Ève sont puériles et un peu fofolles. Le genre de personnes que je fuis rapidement. C’est simplement une affaire de goûts.

La police du suicide est une nouvelle bien plus sympathique et étonnante malgré la thématique principale qui ne semble pas forcément heureuse. Cette nouvelle appartient au genre du suspense. Je me suis tout de suite prise de sympathie pour Alexandre qui est un personnage très intéressant. Venant de perdre son mari, il est au fond du fond du fond du trou. Il ne pense qu’à une chose : mourir et rejoindre Oscar. Il va rencontrer le sosie de son mari dans un club très sélectif. Un club qui permet de finir sa vie proprement. Ainsi, Alexandre va se retrouver en plein dilemme. Voilà une nouvelle très sympathique. C’est certainement celle qui aurait méritée, pour moi, une intrigue bien plus longue (je sais, vous levez les yeux au ciel. Je ne suis pas fan du format « nouvelle » mais Suzanne Marty ? Impossible de dire non !). J’ai beaucoup apprécié voire évoluer cette plume sur un terrain aussi glissant que la thématique du suicide. Suzanne nous ayant habituée à quelque chose de plus frais, j’ai été surprise mais dans le bon sens du terme.

L’école des anges est aussi formidable. C’est celle dans laquelle je me suis retrouvée je pense. On fait la rencontre de l’ange Gabriel (ah ! une tête connue) qui doit gagner la confiance de Zach pour gagner son diplôme d’ange gardien. Chose qui ne va pas s’avérer être simple tant Zach est un humain grossier : c’est une petite frappe doublée d’un voleur. Zach et Gabriel vont former un duo détonant. L’un se met dans des situations rocambolesques et l’autre fait tout pour l’en sortir et le convaincre que l’ange Gabriel existe vraiment. J’ai trouvé que c’était un duo qui fonctionnait très bien et qui tenait l’intrigue de cette nouvelle à bout de bras.

« — C’est pas si difficile finalement. J’aurais pu garder le fric, qu’est-ce que t’en avais à foutre ?
   — Le Seigneur a dit : « Tu ne déroberas point. »
   — Je savais bien que j’aurais droit à une leçon de morale à un moment ou un autre ! »

~ Le recueil de nouvelles ~

C’était assez compliqué pour moi d’en parler sans trop en dire, finalement, les nouvelles étant courtes (forcément !), j’ai préféré résumé et donner mon sentiment sur les quatre nouvelles. C’est un recueil complet où tous les lecteurs seront contentés par au moins une des quatre nouvelles. Elles sont toutes différentes les unes des autres. Elles ont quand même une thématique commune : l’amour. Que ça doit avec Azur et les couleurs, Jennifer et son faux prince charmant, Oscar et Alexandre ou encore l’amour de l’ange gardien pour son humain, on a cette notion qui est traitée sous différents aspects et j’ai vraiment apprécié cela.

Suzanne Marty, grâce à ses quatre nouvelles, nous montre les possibilités humaines et les limites de l’amour. On peut tout faire par amour mais est-ce pour autant une bonne chose ? L’homme doit réfléchir même s’il reste libre de ses actes. J’ai trouvé l’idée très intéressante à traiter.

Lecture rapide et efficace, j’ai apprécié découvrir un autre pan de la plume de l’auteure. Encore une fois, c’est une plume dynamique et pleine d’émotions que j’ai rencontrée. Cela m’a plu même si j’avoue que je préfère l’exercice littéraire que le roman propose à celui de la nouvelle. Ce n’est, encore une fois, qu’une affaire de goût. Je m’installe plus facilement dans une lecture longue que sur quatre courtes histoires.

Encore merci à Suzanne Marty pour l’envoi de ce recueil. La rousse est attendue à la maison en tout cas. Cette lecture m’a permis de passer un bon moment de lecture, différent de ce que l’auteure a l’habitude de proposer !

3 bonnes raisons de lire ce recueil :

  • Des personnages forts
  • Une plume qui véhicule beaucoup d’émotions
  • Des nouvelles pour tous les goûts !

4

13 réflexions sur “L’école des anges de Suzanne Marty

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