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Tailored events – Tome 1 : Mariage sous les projecteurs de Pierrette Lavallée

412a3HGmEhL._SX195_.jpgRésumé : L’amour ? Ariana n’y croit plus… Pas après avoir eu le cœur brisé par Wade des années plus tôt. Sa seule satisfaction dans la vie ? La société événementielle qu’elle a ouverte avec ses deux meilleurs amis Jimmy et Lydia. Mais lorsque cette dernière leur ramène un contrat fabuleux, c’est comme si le ciel lui tombait sur la tête, car il s’agit ni plus ni moins que… d’organiser le mariage de son ex. : Rickwade Kealler. Cette fois, Ariana veut avancer et affronter son passé. Toutefois, pourra-t-elle le faire alors que tous les projecteurs sont braqués sur ce qui s’annonce être « le mariage du siècle »… mais également sur le couple qu’elle formait avec Wade ?

~ Service presse ~

Je remercie les éditions Sharon Kena pour l’envoi de ce roman. C’est vraiment une maison d’édition que j’apprécie pour la qualité de leurs ouvrages ainsi que pour la diversité que l’on peut trouver dans les romans proposés.

J’avais déjà rencontré la plume de Pierrette Lavallée mais j’avais envie de la retrouver dans un autre univers que celui des bikers. Ici, grâce à ma Julia d’amour et son article « Lumière sur », j’ai demandé ce premier tome de Tailored Events en service presse. Je ne regrette pas mon choix !

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Amour, maladresses et cœurs brisés
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On entre rapidement dans le vif du sujet. Dès les premières lignes, un cœur se brise. Celui d’Ariana. Ariana est en couple avec Rickwade Kealler. Un jeune homme qui fait une percée incroyable dans le monde du show business.

Ariana est un personnage charmant. Elle est belle et intelligente. Elle possède une mentalité en fer qui lui permet de savoir garder la tête hors de l’eau malgré les difficultés que la vie peut lui infliger. Si j’ai apprécié le personnage d’Ariana par sa détermination et sa volonté à aller de l’avant, j’ai trouvé qu’elle était un peu trop pleurnicheuse. J’ai arrêté de compter le nombre de fois où les larmes coulent sur ses joues. On sent bien toute la détresse qu’elle a de revoir Rickwade Kealler des années après le coup magistral qui lui a porté au cœur mais, par moments, j’ai trouvé qu’elle avait vraiment un tout petit cœur.

Si Ariana ne se laisse pas marcher sur les pieds, c’est aussi grâce à ses deux meilleurs amis : Jimmy et Lydia qui sont aussi ses collaborateurs. Son entreprise Tailored Events est une entreprise dans l’événementiel. Lorsqu’elle voit arriver son ex petit-ami et sa fiancée pour l’organisation de son mariage, Ariana manque de s’étrangler. Ainsi l’intrigue est lancée et on plonge dans un univers de froufrou, de mariage et de cœurs à réparer.

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Les personnages
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Le panel de personnages reste riche et complet. On est dans une lecture New Adult que j’ai apprécié. On ne nous sert pas du sexe à toutes les pages même s’il y en a. Je trouve toujours cela moins dérangeant lorsque l’on sait que l’amour existe entre les personnages qui partagent ces scènes.

Pierrette Lavallée est une auteure que j’apprécie pour la pudeur et la douceur qu’elle injecte dans ses romances. Celle-ci ne fait pas exception à la règle puisque l’on est dans une lecture confortable qui se lit rapidement.

Mis à part Ariana, on fait la rencontre de RickWade qui est un personnage très bien construit. Intelligent, vif et diablement sexy, RickWade se trouve aussi être impulsif et, par moments, un peu égoïste.

J’ai apprécié découvrir ces personnages séparément mais aussi ensemble. C’est un duo qui fonctionne avec un pas dans le passé et dans le présent. C’est vraiment très intéressant.

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Le poids du passé et autres thématiques
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C’est une thématique importante dans ce premier tome. J’ai vraiment apprécié cette notion de passé. C’est vraiment très sympathique. L’auteure traite le passé comme un moment de souvenir mais aussi de souffrance. On vacille entre les souvenirs heureux et les souvenirs destructeurs. J’ai apprécié cette bivalence dans le traitement de la notion.

Ainsi, on est aussi dans l’évolution constante. Que cela soit dans le comportement des personnages que dans leurs émotions. Ça commence crescendo et tout monte en puissance avec le surgissement des erreurs du passé et de la douleur qui accompagne ses erreurs. Je trouve que cela ajoute de l’intensité au roman.

Pierrette Lavallée met aussi en avant des notions que l’on retrouve assez souvent dans les intrigues : l’amitié, l’amour et ces gens qui prennent tant de place dans nos vies qu’ils deviennent de la famille. J’ai énormément apprécié le fait qu’Ariana puisse compter à ce point sur ses amis. C’est une notion que j’apprécie retrouver dans mes lectures.

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La plume de l’auteure
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Pierrette Lavallée est une auteure que l’on ne présente plus. Incontournable du new adult, ses univers sont variés mais tous très travaillés. Celui de Tailored Events ne fait pas exception à la règle, c’est un univers intéressant qu’on nous propose ici. La plume de l’auteure est pleine de bons sentiments, d’émotions et de pudeur. On est dans l’émotion du début à la fin. C’est vraiment très sympathique à découvrir.

Je lirai la suite des aventures des personnages de l’univers de Tailored Events. Cela est certain. C’est vraiment un univers très travaillé qui ne propose pas que des coucheries. Non, on est dans un monde qui nuance les propos. Il n’y a pas de redites et l’on découvre vraiment beaucoup de détails très intéressants. J’espère que l’auteure va s’intéresser à Jimmy et Ninon pour le prochain tome, j’attends la suite avec impatience.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Des personnages colorés et variés.
  • Un univers très intéressant
  • Une plume intense

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The beast within : A Tale of Beauty’s Prince / L’histoire de la bête de Serena Valentino

téléchargement (1)Résumé : A cursed prince sits alone in a secluded castle. Few have seen him, but those who claim they have say his hair is wild and nails are sharp–like a beast’s! But how did this prince, once jovial and beloved by the people, come to be a reclusive and bitter monster? And is it possible that he can ever find true love and break the curse that has been placed upon him?

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C’est une histoire vieille comme le monde : celle d’un prince cruel transformé en Bête.
Et celle d’une belle jeune fille qui surgit dans sa vie. Le monstre est métamorphosé par la compassion de la jeune fille et l’amour qu’il ressent pour elle. Puis ils se marient et ont beaucoup d’enfants. Mais comme pour chaque histoire, il y a plusieurs versions. Qu’importe ce que l’on a pu dire ou écrire, une seule question demeure : qu’est-ce qui a changé le prince en la Bête que l’on connaît ? Voici l’une de ces histoires. Une histoire de bêtes, et, bien sûr, de belles.

~ Lecture détente 📖 ~

Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu de roman en anglais. Bien trop longtemps, j’ai pris un peu de temps à me remettre dans le bain… Mon dieu ! Bien fait pour moi. J’ai décidé de sortir ce roman de mes étagères. Cela faisait longtemps qu’il était dans mes prévisions de lecture, il était grand temps !

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Il était une fois
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C’est dingue ! J’ai beau avoir grandi depuis, l’effet « il était une fois » a toujours autant d’effet sur moi. Je me prépare à en prendre plein la vue. Ici, j’ai apprécié ce que j’ai lu et découvert sur le personnage emblématique de la Belle et la Bête. La Bête est un personnage que j’apprécie par le caractère qu’il cache sous sa couche de colère et de mauvaise humeur : attentionné et tendre.

Si j’avais beaucoup apprécié Miroir, miroir, ici, je garde un sentiment très mitigé sur cette lecture. Certaines choses sont bonnes et bien trouvées, mais d’autres restent assez creuses.

C’est l’histoire du Prince/La Bête qui nous est raconté. On se positionne avant Belle qui n’apparait que dans les derniers chapitres. On est dans la période de la jeunesse du Prince. On est au château qui est toujours aussi beau, grand et fastueux. La bibliothèque est à couper le souffle et fait de nombreux envieux. C’est un décor que j’ai pris plaisir à retrouver. C’est féerique et on sent vraiment ce que veut faire Disney : nous en mettre plein la vue.

Cependant, je pense que l’histoire est cousue de fils blancs et ne permet pas une lecture forcément hyper épanouissante…

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Déjà-vu !
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Rien de nouveau sous la lune. Franchement, à part un lien d’amitié qui m’a plu, rien n’a été surprenant pour moi. On pénètre dans la genèse de la malédiction du Prince. On apprend que Gaston est le meilleur ami du Prince. J’ai adoré cette idée. Mais c’est bien la seule qui m’a surprise. On est dans un schéma narratif sans surprise. Ce qui est expliqué sur le personnage d’Adam au début du film de 1993 est expliqué en long en large et en travers dans le roman : l’égoïsme qui le caractérise, la superficialité du personnage, le faste et la richesse avant tout ! Bref, rien de nouveau.

Il y a des figures féminines très présentes : Circée, Tulip, et les trois sœurs sorcières qui lancent la malédiction sur le prince. Puis après, on reprend les mêmes et on recommence : salut Madame Samovar, Salut Big Ben, Salut Lumière. J’ai vraiment eu l’impression que l’auteure a repris les caractères du film pour les mettre en livre. NOOOOON. Quelle déception !

Finalement, Gaston reste le personnage le plus changeant et le plus intéressant dans cette histoire. Le caractère jaloux, envieux de ce personnage et son retournement de camp (oui, bien sûr, on sait comment cela se termine pour lui) sont vraiment de bons éléments expliqués correctement et intelligemment.

En définitive, j’ai été déçue par ma lecture. Je m’attendais à autre chose. Le personnage de la Bête colle vraiment à ce que l’on connait par le film. La psychologie n’est pas forcément hyper développée, on se retrouve dans une histoire que l’on connait. Finalement, on n’a rien de nouveau à se mettre sous la dent.

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Livre objet, plume et intrigue
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Tout ça, c’est vraiment cousu de fils blancs. On tire, on tire, on tire chaque filon de cette histoire. Ce n’est vraiment pas nécessaire. On a l’impression d’avoir des redites, c’est d’une redondance extrême qui ne permet qu’une seule chose : apporter de la lenteur au texte. C’est vraiment dommage.

Il faut quand même le souligner, le livre objet est magnifique. Encore une fois, lesThe_Beast_Within_A_Tale_of_Beauty%27s_Prince_alternate.png éditions en VO sont beaucoup plus jolies que les françaises, nah ! Quand vous enlevé la couverture papier du roman, la tête d’Adam apparait. Cela permet de faire un sacré avant/après! J’adore le livre objet. C’est aussi une bonne idée de commencer par ce genre de romans lorsque l’on n’est pas super fortiche en anglais. L’écriture est simple et les mots sont compréhensibles dans leur ensemble sans utiliser le dictionnaire à outrance.

La plume de Serena Valentino est belle et pleine de douceur. En effet, on se retrouve dans un univers féerique, plein de magie. C’est un roman signé Disney, pour faire court.

Il me reste le roman sur Ursula, Mère Goëthel ainsi que Maléfique à découvrir. A voir ce que cela donne.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le personnage de Gaston qui reste le plus surprenant
  • L’univers très beau que l’on nous propose
  • Les figures féminines présentes dans le roman

notation 2

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Frost de Hezekielle Syl

51LMoY6ucEL._SY346_.jpgRésumé : Halya est une trentenaire au caractère bien trempé. Thanatologue, elle exerce une profession peu conventionnelle pour un institut de recherche qui l’amène à parcourir le monde. Elle partage tous ses secrets avec Zélie, sa meilleure amie. Mais la vie n’a pas épargné Halya. Derrière la jeune femme enjouée et pleine de vie se cache une personnalité endurcie par les épreuves et hantée par les fantômes du passé. A l’occasion d’une mission, Halya débarque au Népal, au pied du mont Everest. Mais l’ascension de la montagne ne se passera pas comme elle l’avait prévu. Entre conditions climatiques et choc culturel, Halya n’est pas au bout de ses surprises. Le mont Everest entretient bien des légendes et des mystères qu’Halya va devoir affronter. L’un des gardiens du toit du monde, un dénommé Jack Frost, veille sur le mont en compagnie de Snow, son loup blanc. Invisible aux yeux des hommes, solitaire pour l’éternité, Jack est banni du monde des humains auxquels il inspire crainte et terreur et subit chaque jour un peu plus une malédiction qu’il ne pourra rompre seul. Halya saura-t-elle dépasser ses croyances et plonger dans l’univers fantastique de Jack pour le libérer de la malédiction qui le retient prisonnier? Jack saura-t-il convaincre Halya qu’elle seule peut le sauver ? Halya et Jack réussiront-ils à surmonter leurs différences pour unir leurs deux mondes ? Entre imaginaire et réalité, plongez dans un voyage qui ne vous laissera pas de glace.

~ Service presse 📖 ~

Je remercie M.E.C. éditions pour l’envoi de ce roman. J’étais surprise et très heureuse de voir que j’avais un message dans ma boite de réception. Une proposition de lecture sur une romance fantastique ? OUI ! Bien sûr ! Après ma folle lecture, je vous le crie haut et fort : j’ai bien fait d’accepter !

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Halya et la légende de Jack Frost
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On fait la rencontre de Jack Frost… Ahhhh ! Ne mentez pas, je sais que vous pensez à la même chose que moi… Les 5 légendes sont dans votre esprit ! Je crois que c’est la seule source d’informations que j’ai sur la légende de Jack Frost. Il reste peut-être inconnu aux yeux de certains alors… on part pour un petit point culture !

Jack Frost est un personnage, allégorie de l’hiver, issu de la culture anglo-saxonne. Il serait à l’origine du givre, des nez et des pieds glacés par le temps, et donnerait sa couleur au feuillage des arbres en automne et sa forme comparable à des feuilles de fougère au givre croissant sur les vitres. […] Jack Frost est souvent dépeint comme un petit elfe, rapide, espiègle encore innocent avec un caractère d’enfant, disant souvent « hi-ho ». Il peut aussi devenir dangereux et geler les gens sur place, s’ils le mettent en colère. Son physique peut avoir des aspects hivernaux : les cheveux blancs, ses yeux de la couleur bleue, de la glace sur ses vêtements. On lui prête un grand nombre de pouvoirs, comme la production d’air glacial, la glace, les précipitations comme la neige ou le verglas. Le plus souvent on lui prête juste le pouvoir de dessiner des superbes sculptures en givre sur la terre, les plantes et les fenêtres. (Plus de détails sur Wikipédia)

L’auteure nous propose donc une plongée dans un monde fantastique où Jack Frost est notre personnage principal. Accompagné de son chien Snow, il va faire la rencontre d’Halya. Jack n’est pas un petit garçon ici. C’est un homme… Et quel homme ! A faire fondre la glace de l’Everest…

Halya est notre personnage principal féminin dans cette lecture. C’est une jeune femme que j’ai adoré du début à la fin ! Elle ne se laisse pas faire, elle est courageuse, elle est pleine de vitalité et de rêves. Thanatologue, elle étudie la mort. Ainsi, elle part sur l’Everest faire des recherches pour son travail. Mais rien ne va se passer comme prévu. Elle va faire la rencontre qui bouleversera sa vie à tout jamais.

Halya fait la rencontre de Jack. C’est la seule à le voir. C’est la seule qui pourra briser la malédiction qui plane sur lui.

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Intrigue et décors  
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L’auteure nous propose une romance fantastique à couper le souffle. C’est pour moi une sacrée belle lecture qui sera une de mes lectures les plus mémorables de l’année 2019.

J’ai apprécié l’originalité des décors : c’est vrai que c’est plutôt rare pour moi de faire des excursions dans le froid. En même temps, à cette époque de l’année, c’est plutôt très sympathique de lire ce genre d’intrigue planquée au fond de son lit…

On voyage dans l’Everest : on apprend rapidement que le danger rode partout. La nature et ses mystères sont vraiment intéressants à découvrir. Il y a des pièges partout. Si Halya pensait à tout : se perdre, mourir de froid ou encore tomber dans une crevasse, elle ne pensait pas faire la rencontre d’une légende.

C’est aussi une très belle idée d’avoir pris la légende de Jack Frost. Finalement, elle reste méconnue. Bon ok, on a un film Dreamworks mais mis à part ce film, il n’y a rien dans notre culture populaire qui nous permet de faire le lien. J’ai trouvé que l’inspiration de ce petit garçon devenu grand et maudit depuis de nombreux siècles est une très belle idée ! On ne lit que très peu de choses sur ces légendes et Hezekielle Syl nous prouve avec brio que c’est bien dommage.

Coup de cœur du mois d’Octobre, je n’ai absolument rien à redire sur l’intrigue : il n’y a pas de fausse note, les personnages sont très bons, bien dessinés, avec des psychologies fines et pleines d’informations. On s’imagine les personnages très facilement ainsi que les situations dans lesquelles l’auteure propulse ses personnages.

J’ai beaucoup apprécié Snow, le chien de Jack qui est un personnage à part entière. Ici, on parle de romance fantastique mais franchement, ça colle très bien à la réalité. On évolue dans des mondes que l’on connait (la ville, un appartement, un café, des rues…) mais aussi dans des endroits plus sauvages et paradisiaques : l’Everest mais aussi les îles.

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La plume de l’auteure  
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Je suis sous le charme. Vraiment.

On voyage énormément dans ce roman et cela fait du bien. On ne manque pas de rythme. On est dans un tourbillon d’événements qui sont tous très bien trouvés et menés. On ressent vraiment une puissance intéressante dans les émotions vécues par les personnages. La fragilité de Halya est très belle.

On tire une leçon de ce roman : lâcher prise, savoir se pardonner, redevenir soi-même, se défaire de l’emprise du passé pour aller vers un avenir meilleur. C’est vraiment très beau et très bien mené.

La plume de Hezekielle Syl est prodigieuse, formidable et très belle. Elle nous fait voyager géographiquement mais aussi au sein de diverses émotions incroyables.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La revisite d’une légende méconnue : Jack Frost
  • Les décors proposés
  • La plume de l’auteure.

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Lésions intimes de Christophe Royer

CVT_Lesions-intimes_1060.jpgRésumé : Nathalie Lesage, capitaine au caractère bien trempé, travaille au sein de la brigade de répression du proxénétisme. Une des branches de l’organisation « Gorgona », spécialisée dans un certain genre de soirées parisiennes, va l’amener à côtoyer un milieu où règnent la perversion et les pratiques extrêmes. Victime d’un banal accident, son enquête va prendre une tournure inattendue. Dans le même temps, le décès de son frère va l’obliger à renouer avec son passé. Tout va alors se mélanger et entraîner Nathalie vers l’inimaginable…

~ Service presse 📖 ~

Je remercie chaleureusement les éditions Taurnada pour l’envoi de ce roman. Je n’ai, je pense, jamais été franchement déçue par un roman chez Taurnada. Bien évidemment, j’ai des auteurs que j’apprécie plus mais tout est vraiment très sympathique chez eux. On est toujours dans le thriller mais chaque auteur apporte quelque chose de particulier et c’est une équipe incroyable qui se dessine alors. Bravo à tous ! (Merci Joël pour l’envoi 😊)

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Sueurs & douche froides
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Je préviens tout de suite, ce roman n’est pas à mettre entre les mains de tous les lecteurs. Je me suis accrochée, ce que l’on découvre a été quelques fois au-delà du supportable. J’ai arrêté de lire ce roman le soir, mes nuits étant courtes, je n’ai pas voulu les polluer d’images terriblement dérangeantes, gênantes et vulgaires.

L’intrigue de Christophe Royer nous pousse dans un milieu sale, malaisant, dérangeant. On est dans une intrigue qui nous propose une plongée dans un milieu sexuel. On ne parle pas ici d’échangisme, ça c’est le monde des Bisounours à côté de ce que l’on découvre ici. Je ne rentrerai pas dans les détails mais en quelques mots : pédophilie, sang, dépravation, sexe ultra violent.

Pour coller à cette intrigue glaçante, on va avoir un personnage principal assez déroutant. Nathalie Lesage, une femme qui fait partie de la brigade de répression du proxénétisme. Femme dans un milieu d’hommes, elle s’est fait sa place dans cette équipe qui la respecte. On sent très rapidement que c’est un personnage atypique. Nathalie Sauvage est une femme qui a un passé lourd qui marque vraiment ce qu’elle est devenue. On se retrouve donc avec une femme au tempérament froid. Elle m’a glacée plus d’une fois par ses actions ou ses remarques. J’ai eu beaucoup de mal à m’attacher à ce personnage. Ce qu’elle a vécu est terrible, triste et j’ai eu mal au cœur pour elle mais son caractère ne m’a pas séduite plus que cela.

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Intrigue et enquête policière
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L’auteur a été assez intelligent sur le coup. Il a réussi à rendre un certain équilibre dans cette intrigue. Il y est arrivé, pour moi, grâce à trois points :

Il a fait passer ces échanges sexuels dégueulasses (désolée, je n’ai vraiment pas d’autres mots) dans une enquête policière. On n’est pas acteurs des scènes de sexe, de dépravation intense et d’une violence extrême. On voit ça à travers une enquête policière menée par Nathalie Sauvage. Elle va se jeter à corps perdu dans cette enquête. Ce qui va mettre en lumière son passé. C’est là aussi que l’auteur a été intelligent. Avec le regard que le lecteur pose sur le passé de Nathalie permet d’avoir cet équilibre qui rend supportable l’insupportable. On a comme une goulée d’air frais et pur dans ce monde sombre et violent.

Troisième et dernier point qui est au service de l’intrigue : les personnages secondaires. On a une équipe qui se tisse autour de Nathalie Lesage. En effet, ils sont tous soudés, intelligents et plein de courage. On est vraiment bien entouré dans ce roman. Ils forment comme un filtre entre le lecteur et ces agissements innommables. Ils protègent le lecteur. C’est une équipe cohérente et dynamique. J’ai eu un petit faible pour le Brigadier Félix qui vient me donner ma dose de guimauve dans ce roman : gentil, prévenant, il s’avère être un ami fidèle qui va venir en aide à Nathalie Lesage.

Dans cette intrigue, on fait la rencontre de l’organisation Gorgona. Un gang ultra bien organisé qui propose ces fameuses soirées. On se rend compte que ce gang est très bien rodé puisqu’il propose des paliers à ses soirées de dépravés : ils se divisent en 4 paliers : du plus gentillet au plus gore. Quelle horreur. On pénètre dans un monde de grands malades. On touche de très près la noirceur d’âmes des dérangés.

Dynamique, cette lecture m’a donnée l’impression d’avoir couru comme une dingue pendant plusieurs heures. J’ai eu mal, j’ai perdu mon souffle, j’ai eu chaud, j’ai vraiment eu l’impression de manquer d’air tellement cette lecture est éprouvante. C’est définitivement une lecture que je me félicite d’avoir fait mais elle reste très difficile à lire.

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La plume de Christophe Royer
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Plusieurs adjectifs me viennent en tête : réalisme, descriptions intenses et recherches. Tout ça se trouve dans le roman de Christophe Royer. Cette lecture n’est pas un coup de cœur, loin de là. Je ne peux pas lire ça sans avoir des hauts de cœur. Maintenant, si elle reste dérangeante, cette enquête s’appuie sur des faits réels.

La plume de l’auteur propose de nous faire découvrir de nombreuses recherches, une lecture minutieuse et une plongée dans un monde vraiment noir et sale. Il y a de sacrées descriptions, cela ne fait aucun doute. Cependant, même si les descriptions restent complètes et très réalistes, on se retrouve avec quelques longueurs et moments creux dans cette intrigue. Les descriptions peuvent être un peu longues et fastidieuses. Et, très franchement, j’aurais pu me passer de certains détails.

Ce n’est pas une lecture agréable, bien au contraire. On est dans un milieu qui ne permet pas de grimper sur sa licorne et d’aller vivre dans le château de Cendrillon. Néanmoins, on se prend une sacrée claque dans la figure. En effet, on se rend compte que ça existe, qu’il y a des gens malades (oui, à ce stade, c’est de la maladie) et qu’il y a des gens qui aiment la violence, qui se nourrissent du mal des autres pour leur propre plaisir. Beurk.

Je salue le courage de l’auteur de publier des romans qui sont nécessaires. Je salue aussi l’intelligence de ce dernier dans la construction de cette intrigue.

3 bonnes rasons de lire ce roman :

  • Un univers très bien construit qui nous propose une plongée minutieuse.
  • Une équipe de la brigade soudée et très courageuse
  • Un personnage principal fort et atypique

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Waterwitch d’Alex Bell

41vpW-4fBbL._SX195_.jpgRésumé : Certaines malédictions deviennent de plus en plus puissantes avec le temps… Suite à un accident, Emma a perdu l’usage de ses jambes. Sept ans plus tard, l’adolescente revient en Cornouailles, sur les lieux du drame : l’auberge familiale du Waterwitch, gérée par sa grand-mère mourante. Ce bâtiment a été construit avec le bois d’une épave, celle d’un navire au passé trouble, maudit raconte la légende. Parmi les sombres secrets qui hantent l’auberge se cachent des fantômes du passé. Et l’un d’eux est particulièrement en colère.

~ Lecture détente 📖 ~

Voici mon (unique) achat effectué lors des Halliennales cette année. J’ai craqué pour ce roman publié aux éditions Le chat noir. Je me suis dis que ça serait une très bonne lecture pour le mois d’octobre. Avec cette couverture et Halloween qui arrive, quoi de plus naturel que de plonger dans cette lecture.

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Une lecture mitigée
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De l’horreur, des frissons, de l’angoisse, il y en a. Je n’ai absolument rien à redire sur ce sujet. En revanche, ma lecture n’a pas été de tout repos parce que l’intrigue part un peu dans tous les sens. Il y a beaucoup trop d’informations : résultat ? On n’y croit pas. J’ai trouvé que ça manquait d’une crédibilité certaine. C’est vraiment dommage.

En soi, rien de révolutionnaire dans les décors et thématiques utilisées dans ce roman : une histoire de malédiction, un esprit, un ancien hôtel hanté et un personnage principal courageux accompagné de ses amis.

Cependant, la magie n’a pas opérée totalement dans cette histoire. C’est vraiment dommage parce que le résumé et la couverture étaient hyper tentants. Le problème, pour moi, c’est le fait qu’il y a eu beaucoup trop dé mélanges : on nous parle de sorcière, d’un bateau, d’une malédiction puis se mélange à cela une histoire de fantôme, mais aussi de problèmes psychologiques. Bref, on pense que cela a du sens puisque cela peut encore se connecter et offrir une histoire riche par les détails possibles ainsi que le passé de ce bateau « le Waterwitch ». Mais finalement, tout reste en surface et j’ai eu du mal à terminer ma lecture.

J’ai quand même apprécié l’historique du bateau. L’histoire qui en découle est sympathique et permet d’expliquer certains points dans la lecture.

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Une intrigue partagée dans les points de vue
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J’avoue que c’est certainement ce qui a sauvé ma lecture du désastre total. J’aurais coulé avec le bateau si je n’avais pas eu cette alternance de points de vue dans ma lecture. Idée intéressante et bien menée, elle a permis d’ajouter un peu de dynamisme à la torpeur qui s’était un peu emparée de moi.

On fait ainsi la rencontre de nos trois personnages principaux : Emma, Shell et Jem. Si j’ai apprécié certains de leurs traits, je reste quand même sur mes réserves tant les stéréotypes sont assez importants dans le roman.

Emma est le personnage que l’on suit le plus dans cette histoire. Jeune femme en fauteuil roulant, elle a quitté sa bourgade pour partir loin de cet hôtel et de sa grand-mère (responsable, selon ses parents de l’accident). Plus on avance dans l’histoire, plus on comprend ce qui s’est passé dans le Waterwitch (oui, c’est aussi le nom de l’hôtel). J’ai apprécié le fait qu’elle soit handicapée, c’est une petite révolution dans le monde littéraire et surtout chez les jeunes lecteurs. On banalise le fauteuil roulant et la différence, c’est quelque chose que j’apprécie. Il était temps. Emma est toujours accompagnée de son aidant : son fidèle chien que j’ai apprécié au même titre qu’elle. Si elle ne manque pas de courage, elle n’est pas non plus la personnalité de l’année. Cela reste un personnage sympathique mais sans plus.

Jem est son meilleur ami d’enfance. Elle le retrouve pour son plus grand plaisir et les deux apprennent à se redécouvrir. C’était plutôt sympathique comme idée : pourquoi ne pas avoir axé un peu plus l’histoire sur ces retrouvailles ? Je suis un peu restée sur ma faim.

La palme du stéréotype dans ce genre précis reste pour Shell, la petite sœur de Jem qui est la petite fille folle que l’on ne croit pas. Ajoutons à cela une bonne dose d’oiseaux qu’elle est la seule à voir et on a un personnage stéréotypé à souhait qui ne m’a pas forcément plu. Elle a un lien avec la magie, la sorcellerie. Son prénom traduit par « coquillage » en français marque son appartenance à la malédiction du bateau coulé en mer et à la sorcière.

Il y avait de bonnes idées dans ces caractères et psychologies mais tout est resté en surface et franchement, c’est dommage. Ce roman qui est une lecture passable aurait pu être excellente.

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La plume d’Alex Bell
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Je ne connaissais pas l’auteure, je pense que je lirai un roman en V.O. pour pouvoir nourrir un peu plus mon avis sur la plume. C’est la traduction ici que je vais juger. J’ai trouvé des facilités, des dialogues assez enfantins alors que, quand même, lorsque l’on voit la couverture, on ne se dit pas qu’on va offrir ce roman à des enfants. Bref, on a cette impression que les personnages sont des enfants et non des adolescents.

Les idées sont bonnes mais manquent de profondeur.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • L’historique du bateau
  • Quelques frissons quand même
  • Plusieurs points de vue qui apportent du dynamisme

notation 2

8

Toon’s king – Tome 2 : Même si les lumières s’éteignent de Nadeim M. G. H.

67817071_10219400186456217_5584137068885311488_n.jpgRésumé : Damien et Solah ne sont pas arrivés au bout de leurs tooneries. Beaucoup de surprises les attendent dans ce nouveau tome qui leur réserve d’intrépides aventures, bien au-delà de ce qu’ils auraient pu imaginer. Vous retrouverez, bien sûr, vos toons favoris et pourrez toujours compter sur le vaillant, courageux, intrépide Doony pour vous laisser le bec dans l’eau à la moindre difficulté. Mais hélas, dans cet univers ô combien enchanteur, quelque chose de supérieur conspire secrètement contre Damien et Solah, malgré leur bonne étoile qui veille. Par ailleurs, un tout nouveau chemin est sur le point de commencer à se dévoiler pour Damien : celui de la guérison…

~ Service presse 📖 ~

Je remercie l’auteur pour l’envoi de son roman. J’avais bien apprécié le premier tome de la saga qui était rafraîchissant. L’auteur nous propose un univers sympathique et drôle, c’est une lecture que j’ai calé entre deux lectures plus sérieuses. Si ma lecture a été agréable, elle reste une lecture simple qui m’a fait passer un moment sympathique.

Je ne sais pas si c’est moi mais il me semble que j’ai gagné en maturité livresque. J’ai de plus en plus de mal à me sentir complètement à l’aise dans des lectures qui s’adressent à un public plus jeune que moi. Je ne regrette pas ma lecture, au contraire mais j’avoue qu’en ce moment, je me pose beaucoup de questions sur mes attentes. Toons king vient peut-être au mauvais moment, mais je n’ai pas su me détendre totalement dans cette lecture colorée et loufoque.

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Un univers enfantin
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Certains d’entre vous savent, les contes, les fins heureuses et les princesses, c’est mon dada. J’adore retrouver ces contes, par petites touches, dans mes lectures. Ainsi, je peux facilement prendre en référence Serena Valentino ou encore Chris Colfer. Ce qu’ils font des contes me plait beaucoup et leur manière d’appréhender la chose encore plus.

L’auteur, ici, nous plonge dans un univers coloré, plein de bons sentiments où les méchants font peur aux gentils. C’est clair, les codes de l’univers fantastique sont présents.

Cependant, je pense que si je n’ai pas eu la possibilité de me sentir totalement à l’aise dans ma lecture, c’est surement parce que pour moi, c’est un peu trop farfelu. Ca part un peu dans tous les sens et finalement, mon esprit enfantin n’est peut être pas si enfantin que cela. J’ai eu trop d’informations d’un coup et je me suis sentie complètement ensevelie sous la tonne d’informations que j’ai reçu dans ce tome qui m’a paru moins digeste que le premier. Je pense aussi que les allusions à tous les univers d’enfants (oui, les Toons, les Disney, tout ça…) partent dans tous les sens.

Le monde est plein de couleurs, de personnages, de folie. C’est sympathique de s’y promener et d’y découvrir des choses. On s’y plait facilement. J’ai eu l’impression de rentrer dans la salle au chocolat de Willy Wonka. On a une sorte d’univers comme ça où les personnages se croisent, s’amusent, sont tristes et vivent leurs vies.

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Damien et Solah : nos personnages principaux
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J’étais heureuse de les retrouver. Nos deux personnages principaux portent des valeurs que j’apprécie beaucoup. L’originalité de leur duo est toujours aussi marquante et cela fait de ce duo un duo qui fonctionne très bien. Ce deuxième tome est plus sombre que le premier. Si le tome se nomme Même si les lumières s’éteignent, c’est qu’il y a une raison. La trame principale de l’intrigue est lancée, il faut sauver le monde d’une possibilité de ne plus avoir de lumière, d’espoir. Il faut à tout prix éviter de se retrouver dans le noir autant physiquement que moralement.

Ce tome propose donc une introspection des deux personnages et peut être un peu plus de Damien qui montre une sensibilité et une peur que l’on n’avait pas forcément dans le deuxième tome.

S’ajoutent à Damien et Solah des Toons bien évidemment. Vous pourrez en reconnaitre certains d’entre eux. Ils sont attachants et ajoutent une dose de « maaaais qu’ils sont mignons » au roman.

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Intrigue et construction narrative
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Ce deuxième tome marque un tournant pour moi. En effet, si j’avais dit que le premier tome était une lecture pour tous, je trouve qu’ici, le deuxième tome me dit que je me suis trompée. Cette saga n’est pas forcément à mettre dans les mains des plus jeunes étant donné qu’il y a une romance qui s’affirme. Le monde coloré et loufoque induit en erreur mais personnellement, je le proposerai peut-être aux vieux adolescents/jeunes adultes (17-20 ans je dirais). C’est difficile de cibler un âge mais personnellement, j’ai 26 ans et je ne pense pas être le public visé qui est assez restreint finalement. Il s’agit aussi d’une affaire de goûts. Je connais des lecteurs plus vieux que moi et qui pourraient être intéressés par cette lecture mais principalement, je pense qu’il pourrait attirer plus de jeunes.

A l’image des contes, l’auteur nous met en garde contre les apparences qui peuvent parfois être trompeuses. Ici, il n’hésite pas à nous faire aller dans tous les sens, nous bousculer et nous interroger sur des certitudes profondément ancrées dans nos têtes. Il y a une belle leçon à tirer de cela.

Ce point-ci reste une affaire de goût. Vraiment. Le narrateur externe qui apostrophe le lecteur à tout bout de champ, je ne suis pas forcément très fan. Il y a des lecteurs qui aiment, d’autres non et bien moi, je n’apprécie pas. Ça me déstabilise et ne me permet pas de rentrer totalement dans l’histoire que je lis. Dommage.

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La plume de l’auteur
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Voici le point que j’ai le plus apprécié dans ma lecture. En effet, j’ai trouvé la plume belle et porteuse de beaux messages : l’amour bien sur mais aussi l’amitié, l’acceptation et l’espoir. C’est très sympathique comme lecture. J’en conviens bien. Je persiste et signe en vous disant que c’est une lecture agréable. Elle n’est juste plus forcément dans la lignée de ce que je recherche (en ce moment) dans mes lectures. On a tout ce qu’il faut pour passer un moment agréable : une jolie plume et des émotions.

Si vous aimez ce genre d’histoires, foncez, vous ne serez pas déçus.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une suite agréable qui montre que l’aventure monte crescendo
  • Une plume riche en poésie et émotions
  • Un univers coloré et pétillant

notation 1

6

Blue Carla d’Oriane

ob_cceee0_blue-carla.jpgRésumé : « Quand je pénètre en ces lieux, je ne suis plus Clara. Je deviens Blue Carla. Et je suis, disons… une habituée. » Plusieurs nuits par mois, Blue Carla embrase le club libertin Erotica. En dehors, elle est Clara Doucet, une jeune femme qui se cherche encore, côté travail comme côté cœur. Ces deux mondes doivent rester séparés, il y va de son équilibre. Mais l’arrivée de Romain, aussi libertin que sulfureux, risque bien de briser ses précieuses frontières. Ce roman de format court vous fera vivre une expérience où « brève mais intense » prend tout son sens ! Passez la porte du club Erotica, Blue Carla vous guidera.

~ Service presse 📖 ~

Je remercie Oriane pour l’envoi de son roman. J’ai eu la chance de faire sa rencontre lors du salon d’Orchies l’année dernière et depuis, je prends plaisir à la découvrir personnellement mais aussi professionnellement. J’ai pu lire son roman De terre et de racines et je continue ma découverte avec ce roman court Blue Carla qui nous propose un virage à 180° dans l’univers proposé. On passe d’une dystopie à un roman érotique. Genre que j’affectionne peu (seulement quand c’est très bien écrit et pas à la limite de la pornographie constante), je n’ai pas pu dire non aux jolis yeux d’Oriane.

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Un genre qui me fait peur
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Vous le savez, l’érotique est un genre que j’affectionne peu. En effet, on trouve de tout. C’est plutôt sympathique puisque tous les lecteurs peuvent trouver leur bonheur dans ce genre mais, personnellement, j’ai du mal à lire le sexe. Brutaux, crus et assez vulgaires, certains romans m’ont fait sauter au plafond tant on banalise le sexe et la violence. Depuis quelques temps, j’esquive ce genre et je ne lis quasiment plus rien (sauf Shana Keers parce qu’elle est réellement douée pour ce genre). Oriane prend donc déjà un gros risque ici. De l’érotique, oui, mais à certaines conditions…

Soyez rassurés ! J’ai passé un bon moment de lecture. Je me suis plongée dans une lecture particulière puisqu’elle place l’érotisme et le libertinage au cœur de son intrigue. Ce que j’ai apprécié, c’est que l’auteure n’écrit pas le sexe pour faire vendre. On a un équilibre certain qui propose une belle idée et une romance contemporaine sympathique.

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Un roman court
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C’est plutôt une bonne idée ! J’avoue que j’ai apprécié le fait que le roman soit court. Ca évite d’ajouter des pages et des pages de descriptions en tout genre qui m’auraient rapidement lassée. Le format court est plutôt sympathique, on ne s’ennuie pas, on le lit d’une traite.

On fait la rencontre de Clara Doucet. Clara est une jeune femme belle, intelligente qui finit par trouver du travail. Elle a un équilibre certain dans sa vie qui lui permet de s’épanouir comme elle le souhaite. Clara a un secret. Ce secret ? Une fois toutes les deux semaines, Clara s’échappe et devient Blue Carla le temps d’une soirée érotique au club Erotica. (Clara/Carla sera nommée Clara tout au long de la chronique pour éviter de se mélanger les pinceaux ahah)

Ce qui devait arriver arriva. Les sphères professionnelle et personnelle se mélangent quand Romain, collègue de Clara se rend compte qu’ils sont tous les deux membres du club Erotica. Cela va créer des situations drôles, intéressantes et qui mettront Clara dans l’embarras.

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Le libertinage au cœur de l’intrigue
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J’ai apprécié le fait que Clara ne soit pas une nymphomane en puissance qui court après les garçons à poil. Non, pas du tout. Clara est une femme intelligente et intéressante. Via ses yeux, on se rend compte que le libertinage est une occupation « normale » pour elle.

Le libertinage, les clubs échangistes, l’érotisme, toutes ces thématiques sont encore taboues. En effet, il n’est pas conventionnel de parler d’intimité, de sexe. Ce sont des choses dont on ne parle pas, que l’on ne partage pas. Ici, on voit que ça ne prend, finalement, pas autant de temps que certaines autres passions dévorantes. C’est équilibré dans une vie qui va à 1000 à l’heure. Certains aiment les soirées sous les plaids et un bon film, d’autres, le libertinage. C’est ainsi, ça ne changera pas. La société dans laquelle on évolue banalise les horreurs de la vie mais cette thématique là reste encore assez taboue finalement… Oriane nous montre que tout peut être source de passion et d’amusement, il faut juste savoir doser.

Avec l’arrivée de Romain dans le récit, tout se bouscule. On est vraiment dans une situation très intense. Les émotions sont exacerbées par les sens, le jeu de lumière : entre cachettes et pénombre, on est dans un endroit qui semble hors du temps.

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La plume de l’auteure
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Comme je le disais plus haut, j’avais déjà eu l’occasion de rencontrer la plume de l’auteure via un autre roman. Si le changement de genre est radical, j’ai retrouvé cette plume pleine de richesses et de détails. On ne s’ennuie pas.

J’avoue que la lecture n’est pas un coup de cœur mais j’ai quand même bien apprécié mon immersion. Je n’ai pas vraiment de défaut à pointer du doigt. C’est juste que ce n’est pas un de mes genres de prédilection.

Pour ceux et celles qui aiment l’érotisme, le trouble des sens, l’amour au sens large du terme, les nouvelles expériences, ce roman court est fait pour vous.

En tout cas, je félicite Oriane pour cette rigueur implacable dans ses mots et ses romans. Il n’y a rien à redire, juste à apprécier la découverte et être ouvert d’esprit. Merci à elle pour cette piqûre de rappel : l’habit ne fait pas le moine.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un univers riche malgré le format court
  • Une plume sincère et délicate
  • Le personnage de Clara/Carla que j’ai apprécié

4

12

Une sorcière à la cour de Philippe Madral

51Te8Xkyn0L._SX195_.jpgRésumé : « Si les hommes étaient plus aimants, ces prétendues sorcières n’existeraient pas. Ces malheureuses, que leurs époux battent, parfois jusqu’à la mort, n’est-il pas juste qu’elles cherchent à s’en défendre ? C’est la condition dans laquelle notre société tient les femmes qui provoque de telles aberrations criminelles. » 1678. Tandis que Louis XIV mène grand train à Saint-Germain et Versailles, Paris est frappé par les meurtres les plus abominables et la rumeur enfle : des empoisonneuses œuvrant pour le diable auraient infesté la ville. Lorsque le scandale gagne la cour, le roi ordonne à La Reynie, lieutenant général de police, de démanteler les officines et de punir les sorcières. À mesure qu’il enquête, ce dernier comprend que le roi est victime d’un complot. Mais surtout, il découvre que derrière ces actes diaboliques se cache une plus grande violence encore, subie par les femmes. Maintenues toute leur vie sous l’autorité d’un père, d’un frère ou d’un mari, ont-elles d’autre choix que le crime pour conquérir leur liberté ?  Dans cette enquête sulfureuse, Philippe Madral nous plonge au cœur d’une société en pleine mutation et revisite sous un jour complètement nouveau la célèbre affaire des Poisons, avec un souffle romanesque exceptionnel.

~ Service presse 📖 ~

Je remercie les éditions JC Lattès pour cet envoi. Je suis ravie d’être partenaire avec une nouvelle maison d’édition. Pour célébrer ce nouveau partenariat, j’ai décidé de jeter mon dévolu sur Une sorcière à la cour de Philippe Madral. Je remercie aussi Stéphanie, mon petit sorbet kiwi, pour tout ce qu’elle a fait pour moi. ♥

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La cour de Louis XIV
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Je ne cache absolument pas le fait que je suis une fan de cette période historique. J’ai toujours adoré le faste du château de Versailles et ce roi qui a gouverné la France d’une main de maître. Bons ou mauvais choix, peu m’importe. Ce n’est pas tant la politique qui me plait dans cette période, c’est plutôt les valeurs qu’incarne ce personnage et la cour qui l’entoure. Entre intrigue, complot, trahisons, amours et amitiés, on ne s’ennuie pas une seule minute !

S’il y a bien une affaire que j’apprécie plus que les autres dans le règne de Louis XIV, c’est bien l’affaire des poisons ! J’ai toujours adoré La Voisin, La Bosse et toutes celles qui ont bercés cette affaire. Lorsque j’ai vu ce roman, je n’ai pas pu résister et j’ai eu raison ! Quelle affaire, quelle histoire, quel roman !

On va suivre cette affaire via les yeux de notre cher Gabriel Nicolas de La Reynie qui est le premier Lieutenant Général de Paris. Il va être en charge de cette « affaire des poisons » qui mettra à mal les petites gens mais aussi les plus nobles, les plus proches du roi. Cette histoire va faire du bruit pendant plusieurs années.

On touche donc au personnel : on est dans l’intimité de Louis XIV : on discute avec Colbert et Louvois mais aussi avec la Monstespan et la Des Œillets. On va aussi dans les auberges, dans les petites rues noires de Paris où l’odeur est insupportable. J’approuve le choix de l’auteur : prendre La Reynie comme personnage principal de l’intrigue et de l’enquête est une idée de génie ! Qui de mieux placé que lui pour nous raconter les enquêtes ? Les interrogatoires ? Les mises à mort ? Les discussions personnelles avec le roi ? Les ministres ? Bref, vous l’aurez compris, on est dans le vif du sujet et j’ai adoré.

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Gabriel Nicolas de La Reynie ou l’honnêteté et la morale à l’état pur
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Voilà un homme qui a de sacrées valeurs et qui n’a pas peur de dire ce qu’il pense. Même au roi. Même si Louis XIV peut être exécrable, il sait qu’avec La Reynie, il n’aura pas de souci. Il déteste ces interrogatoires où la torture est reine : rien de bon ne sort de la bouche des suspects qui parlent sous le joug de la terreur de mourir noyé ou torturé. Gabriel Nicolas de La Reynie est un homme juste et moral. Il veut toujours comprendre et avoir la certitude des choses qu’il avance par des preuves physiques et non des aveux sous la torture. J’adore voir que dans cette période, il y a encore des gens qui ne profitent pas de leur pouvoir ni de leur situation.

Tout au long de la lecture, on vogue entre la vie professionnelle de ce personnage et sa vie privée : sa femme et ses enfants sont présents. On vit avec lui des dîners mondains, des dîners de famille, des moments volés qui humanisent encore plus le lieutenant général de Police.

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Le fond historique
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Philippe Madral fait fort ! Il suffit de jeter un œil à la bibliographie pour être scotché. Le travail en amont a dû être colossal. C’est très plaisant. Je tenais à féliciter l’auteur pour le roman de qualité qu’il nous offre et pour ses recherches pointilleuses pour nous offrir une enquête basée sur les mémoires de La Reynie, personnage souvent oublié dans les manuels d’histoire. Son rôle dans l’affaire des poisons est souvent notifié mais sans plus. Ici, on s’intéresse vraiment au personnage.

« A mesure que l’atmosphère de l’appartement autour de moi se faisait plus lourde et plus exaltée, je me sentais étrangement de plus en plus froid, à la limite du dégoût pour ceux qui m’entouraient. Je ne pouvais m’empêcher de bénir mes parents de m’avoir fait ainsi, peu propre aux excès, qu’ils soient enflammés ou dépressifs, et je me réjouissais de n’avoir jamais été sujet à ces passions dévorantes dont on est par définition l’escale et qui détruisent la plupart du temps ceux qui en sont les victimes. »

Le contexte historique est bien présent. Au-delà de l’intrigue des poisons, on se retrouve dans les villes de France où les gens crèvent de faim, où travailler est difficile. On parle des guerres, des conflits, de Guillaume d’Orange aussi. On a vraiment tout ce contexte historique qui se tisse autour de notre intrigue principale. Cela renforce encore un peu plus la véracité des propos avancés par l’auteur.

L’affaire des poisons va soulever une question importante : la place de la femme. En effet, tout au long de sa vie, la femme qui est née à cette époque est sous le joug d’un homme : son père pour commencer puis son mari. On la force à rester à la maison, à enfanter, à materner. Si cela n’est pas son destin, elle finit dans la rue à la merci d’hommes peu convenables et fréquentables. Une femme ne peut avoir de droit sur son corps ou son esprit. On se rend aussi rapidement compte qu’une fois au pouvoir, les femmes font tout pour y rester, on peut ainsi citer la fameuse Madame de Monstespan qui, avec son physique généreux et son esprit mordant, atteint des sommets en devenant la maitresse officielle du roi. On est aussi spectateur de sa descente aux enfers en étant répudiée après avoir pratiqué des messes noires pour garder l’amour du roi. Des femmes comme Mademoiselle de Fontange devient aussi une femme à abattre : devenue maitresse du roi, elle devient une femme qui regarde les gens moins riches qu’elle de haut, elle devient vindicative et méchante. Le pouvoir rend les gens fous.

On est encerclé par les sorcières mais aussi les diseuses de bonne aventure. La Bosse et La Voisin restent des noms tristement célèbres. Entre messes noires, arsenic, onguent, égorgements de nouveaux nés, elles deviennent les sorcières du règne de Louis XIV.

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La plume de l’auteur
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Je ne connaissais pas Philippe Madral ni sa plume, je suis ravie que cela soit chose faite ! C’est vraiment une plume agréable, qui maîtrise son sujet à la perfection. Pointilleuse et pleine de détails, on se retrouve vraiment dans une enquête historique qui est exceptionnelle. Bravo.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une affaire spectaculaire, envoutante et pleine de rebondissements
  • Un voyage en plein cœur de la cour de Louis XIV
  • Une plume formidable

Je vous invite à visionner les épisodes de Secrets d’histoire et de l’ombre d’un doute qui parlent de ce sujet et des femmes de pouvoir à la cour.

5

8

Les dernières heures de Minette Walters

CVT_Les-Dernieres-heures_8289.jpgRésumé : Mois de juin de l’an 1348 : une épidémie monstrueuse s’abat sur le Dorset et décime peu à peu les habitants. Nobles et serfs meurent par milliers dans d’atroces souffrances. Quand la pestilence frappe Develish, Lady Anne a l’audace de nommer un esclave comme régisseur. Ensemble, ils décident de mettre le domaine en quarantaine pour le protéger. Bientôt, les stocks de vivres s’amenuisent et des tensions montent car l’isolement s’éternise. Les villageois craignent pour leur sécurité lorsqu’un événement terrible menace le fragile équilibre. Les gens de Develish sont en vie, mais pour combien de temps encore ? Et que découvriront-ils quand le temps sera venu pour eux de passer les douves ? Quand la grande dame du roman noir anglo-saxon s’attaque à la saga historique, elle nous offre le plus captivant et haletant des page-turners.

MINETTE WALTERS vit dans le Dorset. Aux Éditions Tobert Laffont sont entre autres parus Le Sang du renard – lauréat du plus prestigieux prix de la littérature policière anglaise, le Gold Dagger Award -, L’Ombre du caméléon et Dans la cave.

~ Service presse 📖~

Je remercie la Masse Critique Babelio pour ce très bel envoi. Lorsque j’ai reçu le roman, j’étais partagée entre bonheur et légère peur. Le roman est un gros pavé. C’est toujours délicat de se lancer dans des pavés ainsi. Si jamais cela ne plait pas, on se retrouve avec de looooongues heures de lecture qui n’avancent pas. Malheureusement, c’est ce qui s’est passé avec le roman de Minette Walters…

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La peste : le fond historique
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On plonge dans l’univers médiéval. Au 14ème siècle, plus précisément dans les années 1348. Une maladie qui décime hommes, femmes et enfants s’installe sur le Dorset. Un mot qui fait fuir tout le monde : la peste (bubonique je pense ici). On entre dans cette période tant maudite par les hommes ayant vécus à cette époque. Cette maladie n’épargne personne : petits et grands, riches et pauvres, hommes et femmes. Bref, personne n’est à l’abri de la peste.

Ce qui est bien dans ce roman c’est que tout le monde est remis sur un pied d’égalité le temps de l’épidémie. On se sert les coudes au mieux, on s’entraide entre serfs et seigneurs, bref, si le temps n’est pas le meilleur pour rester en vie, on en ressort quand même avec une impression d’humanité qui fait quand même chaud au cœur même si des tensions apparaissent, on se rend compte qu’on oublie vite les rangs et les codes dans ces moments-là.

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Le roman historique : si on jouait à pile ou face? 
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Avec un roman historique, généralement, on joue à pile ou face. Soit on aime, on plonge dans la période en question et dans l’univers proposé, soit c’est difficile, compliqué et on passe plusieurs semaines à lire quelques pages par-ci, par-là, parce qu’il est difficile de pénétrer dans l’intrigue. C’est exactement ce qui s’est passé ici pour moi. Les qualités de la plume sont indéniables mais malheureusement, pour moi, l’intrigue souffre de trop grandes longueurs, de personnages peu attachants et d’une lenteur incroyable. Je n’ai jamais mis autant de temps pour lire un roman historique.

Mis à part la peste qui sévit, rien d’historique n’est mentionné. J’ai trouvé dommage de ne pas avoir un fond médiéval plus riches autant dans la culture et les traditions que dans les événements marquants de cette époque. On est quand même en pleine guerre de cent ans et sur le territoire anglais. Dommage !

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Trois personnages principaux
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Il y a une multitude de personnages dans ce roman, forcément, puisqu’il s’agit d’une épidémie. Mais on va en suivre trois de manière plus régulière : Lady Anne, sa fille Lady Eleanor et Thaddeus, un serf qui est nommé régisseur durant ces temps compliqués.

Lady Anne est vertueuse, pleine de belles qualités, on penserait même qu’elle est sortie tout droit d’un film de Disney tant elle semble bonne et généreuse. Lady Eleanor est tout le contraire : elle est méchante, vindicative, bête, violente. Bref, si les deux personnages sont liés par le lien fort qui peut exister entre une mère et sa fille, elles sont aux antipodes l’une de l’autre. Thaddeus est un serf qui vient aider Lady Anne dans la protection du château : il est fort, beau, courageux et n’hésite pas à se sacrifier et à possiblement être touché par la peste pour récolter des vivres et que tous vivent au mieux.

L’auteure ne nous épargne pas la lutte acharnée des deux femmes à se disputer l’amour de Thaddeus. Thaddeus reste le personnage le plus intéressant par sa construction. Lady Anne est très sympathique mais bien trop caricaturée pour moi malheureusement, comme Lady Eleanor.

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L’intrigue historique et le quotidien de la vie au 14ème siècle
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L’intrigue n’a d’historique que l’appellation. Je suis navrée mais pour moi, ce n’est ni un roman historique, ni un page turner. On est à la limite du documentaire. On visite les lieux, on se balade dans le Dorset, on se rend compte du ravage que créé la peste mais voilà tout. On se retrouve vraiment dans une situation où l’on s’endort narrativement.

On suit Thaddeus au-delà de Devilish, la balade est agréable mais cela ne reste qu’une balade. On ne se bat pas, on ne complote pas, on ne perce pas de grand secret. La trame narrative principale ne m’a pas plu. C’est malheureux à dire mais finalement on se retrouve avec une impression de « toutes ces pages pour ça ? ». Ça n’arrive pas souvent mais j’ai eu l’impression de perdre mon temps.

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La plume de Minette Walters
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Je pense que c’est la plume qui m’a permis de rester dans le roman et de ne pas abandonner ma lecture. Même si la situation est statique (les gens sont enfermés dans le manoir de Develish), l’ennui y est mortel pour la lectrice que je suis. C’est un premier tome mais je ne pense pas me lancer dans la suite. J’ai trop peur de repartir dans des abysses dont j’aurais du mal à remonter.

La plume reste très agréable et pose les choses avec tact et beaucoup de précision. Je la découvrirai peut être dans un autre genre.

Vous l’aurez compris, ma lecture a été un fiasco total… Ca n’arrive pas souvent, mais quand ça arrive, ça fait mal.

2

8

Protect You d’Anaïs Danière

51QrEj-guBL.jpgRésumé : Je m’appelle Audrey, j’ai vingt-six ans. Dans ma vie tout roule. Je vis dans un joli petit appartement, situé non loin de ma pâtisserie. J’ai un homme dans ma vie… Il est dodu, gourmand, plutôt poilu mais très câlin… C’est le seul homme qui ne me contredit jamais. Il est toujours agréable avec moi et on se dispute rarement. Il est très facile à vivre et me soutiens en toutes circonstances et je lui rends bien en préparant ses mets préférés. Cet homme si exceptionnel c’est… mon chat Mousse. Et oui, malgré ma beauté à couper le souffle et mon caractère angélique, je ne parviens pas à rencontrer l’homme idéal…Enfin… Ca c’était avant qu’une pluie de problème me tombe dessus et que je me retrouve face au lieutenant le plus sexy de la planète, le lieutenant Danahan…

~ Service presse 📖 ~

Je remercie Anaïs Danière pour l’envoi de son roman. J’avoue que j’étais curieuse de découvrir ce que pouvait donner ce roman. Lorsque je l’ai vu sur SimPlement, je me suis rapidement laisser tenter. Ma lecture n’a pas été de tout repos à cause de quelques petites choses qui m’ont fait grincer des dents. Cependant, j’ai trouvé qu’il y avait des choses positives à souligner, que le roman est plein de bonnes intentions. J’ai bien compris la ferveur avec laquelle l’auteure nous raconte son histoire mais malheureusement, la mayonnaise n’a pris qu’à moitié.

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Les personnages
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On fait la rencontre d’Audrey, une jeune femme qui est très sympathique. Elle ne manque pas de courage et franchement, c’était un personnage plutôt attachant. Grande travailleuse, elle ne laisse pas forcément beaucoup de place dans sa vie pour une nouvelle histoire d’amour après le fiasco Marc, son ex petit-ami qui l’a profondément déçue et peinée.

L’entourage d’Audrey est présent dans l’histoire : on fait la rencontre de sa mère qui veut absolument la caser mais aussi son frère Nathan qui se moque bien d’elle avec ses histoires de cœur. Leur relation est plutôt sympathique et ajoute un peu de tendresse à l’histoire. On fait aussi la connaissance d’Elise, la plus vieille copine d’Audrey.

D’un autre côté, on fait la rencontre de Jake Danahan. Jake est un personnage séduisant, un homme beau, intelligent qui possède toutes les qualités et qui va, bien évidemment, faire fondre le cœur d’Audrey. Il est lieutenant de police.

Les personnages sont très sympathiques et assez détaillés.

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Entre séduction et enquête policière
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On est dans une romance New Adult et tous les codes de cette romance sont présents. Ce que j’ai apprécié, c’est que tout n’est pas axé sur le sexe même si ce dernier est présent. L’auteure se concentre aussi sur d’autres choses comme le travail d’Audrey (qui tient une pâtisserie) et le travail de Jake.

Ainsi, on a un équilibre qui fait que l’on ne sombre pas dans le sexe pur et dur. C’est assez intéressant. J’en profite aussi pour remercier l’auteure qui m’a envoyé un message après la lecture de mon profil pour me prévenir qu’il y avait des scènes de sexe dans son roman. C’était très gentil et prévenant. Merci.

Si dans l’intrigue, il y avait des choses sympathiques, je trouve que certains points ne sont pas assez exploités comme la relation entre Audrey et Elise. Même si on comprend l’éloignement, toute l’intrigue policière en parle, j’aurais aimé avoir plus de détails sur cette amitié.

La romance entre Jake et Audrey est sympathique et réaliste. J’ai trouvé ces deux personnages attachants et très intenses. Ils vivent une relation vraiment très plaisante à découvrir. On sent vraiment une alchimie entre ces deux êtres.

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La plume de l’auteure  
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Bon, malheureusement, quand il faut, il faut. Je vais vous parler des choses qui m’ont laissée bouche bée.

Premier point : les fautes. Le roman est bourré de fautes. Je me suis permise d’écrire à l’auteure pour savoir si ce roman était un premier jet ou non parce que, franchement, le roman est énorme, il doit faire 500 pages. Et moi, si on me vend ce produit, avec autant de fautes, je lève les bras au ciel. J’avais déjà repéré une faute dans le résumé mais je me suis dit qu’il fallait laisser sa chance à ce roman qui avait l’air prometteur. Anaïs Danière, l’auteure, m’a dit que c’était une erreur de sa part et qu’elle s’était trompée de version. Il en existe une corrigée. Néanmoins, je chronique ce que j’ai, et là, j’ai eu une version non corrigée, remplie de fautes en tout genre, dommage.  De plus, il y a erreurs de ponctuation et de syntaxe.

Deuxième point : les incohérences. Ça saute aux yeux dès le départ. Audrey a 26 ans sur la quatrième de couverture et 27 ans dans le roman. Il y a quelques incohérences dans le roman qui sèment le doute. Dommage.

Troisième point : la plume. Ça n’arrive pas souvent mais, malheureusement, je n’ai pas apprécié la plume. C’est dur pour moi de dire ça parce que je sais à quel point l’auteur met tout ce qu’il a dans son écrit mais je ne suis pas fan du parti que l’auteure a pris. En effet, la plume est assez familière et beaucoup trop parlée pour moi. C’est écrit comme on peut éventuellement parler dans la vie. L’apostrophe constante aux lecteurs ne m’a pas attirée plus que cela.

Je salue quand même l’idée, ce roman est plaisant dans le fond mais, pour moi, la forme nécessite d’être retravaillée. La romance est agréable à lire et peut faire passer un bon moment de lecture mais malheureusement, j’ai eu une lecture chamboulée par les fautes, les apostrophes et la syntaxe. J’espère que la version corrigée est top.

Je mets la moyenne pour le fond. En espérant que la forme soit modifiée parce que ce roman est très sympathique et il mérite d’avoir son lectorat.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une ambiance sympathique.
  • Une romance attirante.
  • Des personnages intéressants.

notation 2

18

Le dernier conte de Pascale Leconte

xcover-3935.jpgRésumé : Alors qu’elle vient d’échapper à une tentative d’assassinat, la princesse Bianca doit fuir les gardes de l’Afag et sa marâtre. Lors de ce voyage initiatique, Bianca retrouvera les différentes héroïnes de nos contes d’enfant. Que sont donc devenues Cendrillon, Belle, Aurore ou Peau d’Ane après leur mariage avec le prince charmant ? Sous l’apparence d’un conte de fées, ce récit relate le passage entre un monde ancien, où l’humain vit en harmonie avec la nature, les forces invisibles qui l’habitent, et le début d’une nouvelle ère centrée sur l’homme matérialiste et égocentrique.

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Je remercie Pascale Leconte pour cette jolie proposition. Ainsi, j’ai pu m’intéresser au roman Le dernier conte qui propose une lecture agréable et facile d’accès.

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Une lecture pour jeunes lecteurs et lecteurs adultes
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Ma lecture s’est faite sur plusieurs jours. Le format PDF n’est pas forcément très pratique mais j’avoue que j’ai aussi pris du temps pour assimiler le plus d’informations possibles. Comme vous le savez, je suis une grande fan des réécritures de contes et ici, le résumé m’a grandement tentée. Les figures que l’on retrouve dans des contes sont des sources intarissables d’imagination. J’étais curieuse de voir ce que Pascale Leconte allait en faire.

C’est une belle découverte. J’ai apprécié les différents niveaux de lecture proposés. Ainsi, les enfants pourront y trouver le voyage de Bianca accompagnée de Taïmoon, son fidèle ami qui traversera avec elle tous les obstacles qu’elle trouvera sur son passage. Les plus grands y trouveront des indices sur les contes de leur enfance ainsi qu’une quête initiatique qui propose à Bianca une réelle interrogation sur son identité profonde. Le tout, bien entendu, dans un monde où les humains et les créatures légendaires vivent ensemble, pas forcément dans une harmonie parfaite mais ils se côtoient.

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La revisite du conte
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La lecture a été agréable. Elle se divise en sept chapitres. Non, non, ne voyez pas là une référence aux sept nains qui accompagnent notre chère Blanche Neige mais plutôt une référence aux 7 péchés capitaux : l’orgueil, la paresse, la luxure, l’avarice, la colère, l’envie et la gourmandise.

Ce que j’ai apprécié, c’est de retrouver les personnages emblématiques des contes qui ont bercés mon enfance. Ainsi, on suit la quête de Bianca (qui a les traits de Blanche Neige) et qui voyage à travers les royaumes, on y trouve des personnages qui nous font penser à La Belle et la Bête mais aussi Cendrillon et son chausson, la petite Sirène, mais aussi la Méchante Reine et la marraine la bonne fée. Bref, on ne s’ennuie pas. Chaque chapitre permet d’avancer dans l’histoire mais aussi dans ce questionnement interne qui touche Bianca. Elle grandit, apprend, évolue, c’est plutôt sympathique comme histoire.

Bien entendu, la fin n’est pas surprenante et se laisse deviner facilement.

J’ai aussi apprécié la morale que l’on tire de cette histoire. Il ne nous manque rien : que ça soit dans la magie, la présence de décors féériques et somptueux en passant par les châteaux, les forêts remplies de secrets, de mystère et de magie. En plus de cela, on côtoie des sirènes, des dragons, des êtres des forêts, des sorciers. Bref, on retrouve vraiment les grands codes de ce type de littérature. C’est très intéressant.

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L’originalité de l’intrigue
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Ce que j’ai apprécié dans cette histoire, c’est le fait que la femme a une place dans le roman. On a des femmes qui ne se laissent pas faire, qui veulent que ça évolue, que ça bouge, qui tiennent tête au monde et surtout… qui osent répondre aux hommes. On ne se retrouve pas dans la situation rétro grade de la femme au foyer et de l’employée de maison. Les femmes se battent pour ce qu’elles veulent et j’ai trouvé ça charmant. On ajoute ainsi une touche de modernité à ces codes ancestraux des contes.

Bianca se bat contre l’AFAG. L’AFAG est un regroupement de personnes influentes qui veulent voir les choses changer, évoluer et imposer leurs pouvoirs : les riches dominent et les pauvres crèvent la fin. Cette fuite à une cause, cette quête aussi et finalement, l’une n’aurait pas pu avoir lieue sans l’autre.

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La plume de l’auteure
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Il y a un côté farfelu dans cette intrigue qui se retrouve dans la plume de l’auteure. J’avoue que j’ai été très surprise par certains points, certaines interventions dans la narration mais aussi par le tournant que prenaient certaines péripéties.

Cette plume est pleine de beauté et de sensibilité. On comprend rapidement toute la passion de l’auteure à rendre à la nature toute sa beauté. La vie est une célébration, c’est une fête qui dure longtemps. J’ai énormément apprécié l’œil que l’auteure porte sur la vie en générale et la sagesse qui émanent des pages. C’est très intéressant.

De plus, la quête initiatique de Bianca lui permet de faire des choix : les bons ou les mauvais, peut importe. Finalement, c’est ce qu’il faut retenir de l’intrigue : quoi qu’il arrive, c’est la vie ! C’est comme ça, si cela se passe dans la vie, c’est que cela devait arriver. On en tirera forcément une morale qui nous sera bénéfique.

« Maintenant, concentre-toi sur la beauté qui t’entoure, vois l’abondance des élémentaux et les cadeaux innombrables de Mère Nature. Laisse derrière-toi le passé avec son lot de regrets. N’accorde aucune attention au futur, source d’inquiétude. Concentre-toi uniquement sur le présent. La seule réalité réside dans le présent. Il n’y a jamais rien eu d’autre qu’une infinité de présents qui se succèdent. Cet instant-là mérite ton intérêt permanent. La Charte Sacrée fera son chemin, et toi, le tien. Reste sereine et confiante. Rappelle-toi que nous sommes tels des aimants attirant à nous ce à quoi l’on pense. Alors, pense à la joie ! Vis tes rêves et aime la vie. »

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une revisite de contes charmante et riche de belles idées
  • La place de la femme dans ce roman qui se libère des carquois des codes du conte
  • La sagesse de la plume de Pascale Leconte

notation 1

8

La malédiction de l’amour de vacances de June Caravel

41mwKy0O+VL.jpgRésumé : Lorsque Miguel jette un sort à Julia après qu’elle ait refusé ses avances, elle n’y croit pas. Mais après des années d’échecs sentimentaux, elle est forcée de se rendre à l’évidence. La malédiction de l’amour de vacances la poursuit. C’est lors d’un voyage sur la terre natale de Miguel que Julia est bien décidée à retrouver son jeteur de sort et à conjurer la malédiction.

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Je remercie June Caravel pour l’envoi de son roman via SimPlement. Plus le temps passe, plus j’apprécie cette plateforme où je ne peux que vous pousser à vous inscrire. C’est très intéressant et ça permet, pour les petites cervelles de moineau comme moi, de ne pas oublier vos SP… Ahahah. Bref, rentrons dans le vif du sujet, parlons du roman de June Caravel !

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Une malédiction originale
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C’est ce qui m’a attirée dans ce roman : la malédiction de l’amour de vacances. Je me demandais bien ce que June Caravel pouvait tirer de cette thématique qui semble être rapidement épuisable. Je suis ravie de vous dire que cela n’a pas été le cas ! Le roman tient, tout au long, sur la malédiction dont est victime Julia.

Refusant un baiser à Miguel, cousin mexicain de sa meilleure amie, Julia se retrouve depuis de nombreuses années victime d’une malédiction. Celle de voir tourner en catastrophe ses possibles aventures lors de ses vacances. Farfelu ? Original ? Intéressant ? Je vous dis « oui » aux trois.

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Julia, notre personnage principal   
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Je vous avoue que ma lecture n’est pas un coup de cœur mais elle s’est révélée être une agréable lecture. En effet, on se retrouve propulsé dans la vie de Julia. Malheureusement pour moi, j’ai eu du mal à m’attacher à ce personnage. Elle a l’air d’être très sympathique mais j’ai trouvé que son caractère était peut-être un peu trop différent des valeurs que j’apprécie retrouver dans les psychologies des personnages principaux des livres que je lis.

Peut être que c’est le fait qu’elle subisse une malédiction qui m’a dérangée un peu. Elle est dans une forme d’apitoiement (bon, on ne peut pas vraiment lui reprocher) qui forme une sorte de nuages noirs au-dessus de sa tête.

« Ce qui m’avait toujours manqué, c’était la confiance en moi. Je connaissais des filles qui n’étaient pas terribles, mais qui étaient sûres d’elles, et cette attitude agissait comme un aimant sur les hommes. Et pourquoi diable n’arrivais-je pas à être comme elles ? Pourquoi est-ce que je ne me sentais jamais assez belle ou pas à la hauteur ? »

Cependant, c’est assez drôle d’ailleurs, parce que je trouve que le duo qu’elle forme avec sa meilleure amie Luana est très rythmé. Elles donnent la pêche, les filles ! Le duo fonctionne très bien et le côté pétillant et dynamique de Luana est très intéressant et ajoute un petit peu de folie et de pep’s à cette histoire.

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Intrigue et thématiques
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Les thématiques abordées dans le texte sont assez sympathiques. En effet, j’ai trouvé agréable de mélanger la magie, aux histoires d’un soir, à la question du grand amour mais aussi à une malédiction. L’auteure aborde toutes ces thématiques de manière légère et propose un moment de lecture agréable, sans fioriture.

Je vous avoue que j’ai eu un peu de mal avec la rapidité de l’intrigue. Dès les premières pages, ça explose au visage : la malédiction a lieu. On fait des bonds dans le temps, on se retrouve au Mexique, puis dans l’avion, on rentre, on revient, on repart. Bref, on ne s’ennuie pas un instant mais j’avoue que la rapidité m’a gênée. Il m’a manqué des informations, quelques descriptions histoire de se poser. Notre visite au Mexique est assez brève et finalement, l’exotisme qui se dégage du pays ne se fait pas forcément ressentir. Quelques pages en plus auraient été les bienvenues pour la lectrice que je suis.

Roman assez court, c’est un beau livre objet. J’aime beaucoup la couverture qui m’a tout de suite tapé dans l’œil (je suis faible, que voulez-vous…). Le roman est très agréable à tenir en main. On se retrouve avec un roman aux pages aérées. Le roman se lit rapidement. En quelques heures, hier soir, il a été lu et apprécié.

L’intrigue propose aussi des personnages secondaires masculins qui ajoutent un peu de piment à l’intrigue. Ainsi, on fait la rencontre d’Eric mais aussi de Charlie. Avec un roman qui va droit au but, on n’a pas vraiment assez de temps pour plonger un peu plus profondément dans les psychologies des personnages mais ils ont été sympathiques.

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La plume de l’auteure  
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J’ai apprécié le fait d’en savoir un peu plus sur June Caravel. On apprend qu’elle est chanteuse (et douée qui plus est ! Je vous invite à aller faire un tour sur sa page Youtube). La malédiction de l’amour de vacances est son premier roman et le premier tome d’une trilogie. Je lirai la suite sans aucun doute pour voir si Julia a un peu évoluée.

La plume reste très fluide et dynamique. Ainsi, on se retrouve avec une histoire farfelue qui nous propose un dénouement réaliste. J’ai apprécié cette fin qui propose à Julia de faire le point sur sa vie. C’est avec beaucoup de maturité qu’elle revient sur ses dernières expériences personnelles et qu’elle en tire une conclusion intelligente.

Si vous voulez une petite lecture agréable à caler entre deux lectures plus importantes et plus sérieuses, le roman de June Caravel sera très bien répondre à vos attentes. C’est une histoire originale qui nous fait voyager et passer quelques temps avec Julia.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

–        Une plume fluide et dynamique

–        Un roman court qui se lit rapidement

–        Une originalité avec la malédiction amoureuse

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Starling de Mélanie Taquet

51w5Qn5AasL._SX195_.jpgRésumé : À trente et un ans, Emma est une femme-enfant qui peine à trouver sa place. Forte mais fragile, hypersensible et introspective, elle passe ses soirées devant Netflix ou à rédiger des chroniques littéraires pour son blog, vagabonde dans Londres et écrit pour oublier les problèmes de sa vie. Quand la jeune femme accepte de suivre Chiara, sa meilleure amie et colocataire à une soirée au pub, elle est loin de se douter que l’ambivalent Bilal, fantôme d’une relation interdite, va refaire une entrée fracassante dans sa vie et tout bouleverser sur son passage. Comment garder la tête froide face à cette passion dévastatrice qui l’habite et l’abîme ? Avec l’aide de Chiara et de son « Carnet des petits bonheurs », Emma va apprendre que la vie n’est pas toujours rose, que la douleur s’apprivoise, et que grandir n’est pas une sentence… Un tendre roman d’amitié, une quête de soi qui nous embarque avec humour et émotion entre Londres, Prague et Paris.

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Je remercie Mélanie Taquet pour l’envoi de son roman via SimPlement. Je vous avoue, faible que je suis, que j’ai complètement craqué sur cette couverture que je trouve très jolie, rafraichissante et pleine de promesses. Je ne connaissais pas du tout la plume de l’auteure. J’avoue que cette chick lit est une jolie découverte qui m’a permis de passer un très joli moment de lecture rempli d’émotions. C’était exactement ce dont j’avais besoin.

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Une chick lit qui n’est pas comme les autres
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Ce que j’ai beaucoup apprécié dans ce roman, c’est l’originalité. En effet, on n’est pas seulement face à deux copines qui essayent de vivre une vie normale, de trouver un mec parfait et d’avoir une vie de rêves. Pas du tout. Le roman que nous propose Mélanie Taquet est beaucoup plus profond que ça.

On fait la rencontre d’Emma, une jeune femme de trente et un ans qui n’a pas forcément une vie facile. Orpheline, elle a perdu ses parents étant jeune, depuis, elle essaye de remonter à la surface. Ce n’est pas toujours facile, mais la vie d’Emma n’est pas la pire. Elle arrive à voir, de temps en temps, le verre à moitié plein.

Si sur bien des points, je suis différente d’Emma, j’ai aussi beaucoup de points communs avec elle. Française, elle s’est expatriée en Angleterre. Elle est bloggeuse littéraire et très drôle. Elle a un sens de l’humour décalé qui me correspond bien. La chose que l’on a le plus en commun : la facilité incroyable que l’on a de se mettre dans des situations périlleuses qui finissent souvent par un visage rouge cramoisi tellement la honte s’installe en nous. (En plus, elle adore les séries et Downton Abbey).

Lorsque l’on croise Emma, Chiara, sa meilleure copine italienne, n’est pas bien loin. Elles vivent ensemble et sont comme des sœurs. Chiara est tout le contraire d’Emma : vive, un peu superficielle et une vraie tornade. Emma est plus calme, réfléchie (enfin, ça dépend des moments) et plus naturelle (body positive ! en marche). Elles s’aiment et ça se voit. Elles tiennent fort l’une à l’autre et sont une famille.

« J’ai perdu mes parents, j’ai gagné une sœur. Ironie du sort ? »

Bien entendu, il y a une histoire d’amour. Sinon, ce n’est pas drôle. Ainsi, on fait la rencontre de Bilal, un jeune homme charmant avec qui Emma a une relation particulièrement tendue mais pleine de douceur. C’est vraiment une jolie histoire que vient nous conter l’auteure. Il n’y a aucune facilité dans la trame narrative, c’est judicieux et très intéressant.

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Des thématiques que j’ai appréciés
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Comme je vous le disais ci-dessus, j’ai aimé le fait que Mélanie Taquet ne reste pas en surface. On fait une immersion intense dans la vie d’Emma. En effet, on connait tous ses petits secrets. Son attirance extrême pour Bilal, son ancien psychologue, son amour pour les livres mais aussi des choses plus dures, qui font mal : le souvenir de ses parents.

« Ils me manquent tant. J’aurais aimé appeler ma mère, lui raconter pour Bilal. Jamais elle ne m’aurait laissé passer les fêtes toute seule ; elle serait venue à Londres si besoin… »

Il y a des phrases comme ça, qui m’ont touchée en plein cœur. En effet, on ressent toute la détresse d’Emma face au poids de l’absence de ses parents. Grâce à la plume de Mélanie Taquet, on ressent vraiment tout. C’est chouette !

On se retrouve avec des thématiques sympathiques mais d’autres plus graves. Un coup de poing par ci, une insulte raciste par-là, mais aussi des chansons, de la bonne musique, des rencontres, les voyages, le mélange des cultures et des traditions… On fait vraiment partie de la vie d’Emma le temps de ce roman et c’est très agréable. On n’est pas dans le pathos pur et dur qui nous offre un schéma narratif comme on peut en trouver habituellement. Ici, on profite, on rit, on pleure, on part, on revient, on pense, on chante, on danse, on boit : on fait la fête avec la vie ! Et bon sang, c’est terriblement génial !

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La plume de Mélanie Taquet
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Vous l’aurez compris, c’est une histoire qui m’a touchée en plein cœur. Je suis fan de ce que l’auteure nous a proposé mais aussi de sa plume que j’ai trouvé riche, belle et puissante. Mélanie Taquet a vraiment un petit quelque chose dans sa plume qui fait qu’elle se hisse aux côtés d’auteures que j’adore comme Carène Ponte, Clarisse Sabard ou encore Sophie Jomain. Elles ont toutes cette folie dans leurs plumes qui permet de parler de choses tristes et dures qui peuvent arriver mais avec du recul et un humour savamment dosé pour ne pas tourner l’intrigue au ridicule. Bravo à Mélanie Taquet !

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le voyage, la cohabitation à Londres et tous ces quartiers qui m’ont rappelée mon année en Angleterre.
  • Emma, ce personnage principal qui m’a tant touchée.
  • La plume de Mélanie Taquet.

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12

Starlife Tome 1 : Rencontre de deux étoiles de Claudie J. Martin

41BIjQBxzWL._SX195_.jpgRésumé : Myriam, jeune fille de dix-sept ans, est une chanteuse mondialement connue, bien que personne ne sache réellement à quoi elle ressemble. Lors d’un séjour en Irlande pour le tournage d’un long-métrage, elle fait la rencontre de Christopher en vacances chez son cousin. Elle se présente sous son deuxième prénom, Marie, et cache ainsi sa célébrité. Mais entre eux, c’est le véritable coup de foudre et alors que l’amour n’était pas l’une de ses priorités, Myriam voit sa vie bouleversée à cause de ce bel inconnu

~ Service presse 📖 ~         

Je remercie les éditions Sharon Kena pour l’envoi de ce roman. J’étais assez curieuse de voir ce que pouvait donner ce titre. J’ai trouvé la couverture très sympathique, le titre moderne et prometteur, j’ai donc demandé ce titre. Ce fut une agréable découverte : je commence à comprendre ce que certaines lectrices vivent. Je crois que ce roman se prédestine à des jeunes lecteurs (lycéen en fin de cycle pour moi). J’y ai trouvé des choses intéressantes et d’autres un peu attendues.

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Un univers artistique tentant
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Je vous avoue que c’est l’univers que j’ai beaucoup apprécié à ma lecture du résumé. La musique a une place très importante, pour moi, dans ma vie et j’avoue que je suis vraiment ravie de retrouver cet univers, de temps en temps, dans mes lectures.

Avec Myriam, on fait une plongée dans l’univers de la musique mais aussi dans celui du cinéma. Myriam est une jeune fille de 17 ans qui est une chanteuse française connue avec la particularité de ne pas être médiatisée. Comme Sia ou encore Gims, Myriam est connue pour sa voix mais pas pour son physique. Elle se balade dans la rue sans être reconnue. Le public ne sait pas vraiment à quoi elle ressemble.

Comme je vous le disais, le monde du cinéma fait aussi son entrée dans l’intrigue quand Myriam part tourner un film en Irlande où elle fera une rencontre qui bouleversera sa vie.

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Entre le New Adult et le Young Adult
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On vogue vraiment entre les deux, on a un pied dans chaque genre. J’aurais tendance à dire que ce roman est du genre Young Adult par rapport à l’âge des personnages mais aussi du New Adult parce qu’il y a des scènes érotiques (bien que douces, sensuelles et pleines de poésie).

Je pense, quoi qu’il arrive, que le public jeune est visé. Je pense qu’entre 18/20 ans, l’intrigue et la plume pourraient être très appréciées.

Il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’un premier amour. Je trouve que l’auteure s’en sort très bien. En effet, grâce à sa plume et à ses mots, la force de cet amour est très bien retranscrit. On se retrouve en plein tourbillon d’émotions.

L’intrigue nous propose de faire la rencontre entre deux jeunes gens mais qui ont une certaine maturité. La célébrité de Myriam la force à grandir rapidement. Christopher est, lui, un jeune homme charmant. En effet, il est difficile de ne pas tomber sous le charme de ce garçon qui est gentil, prévenant, à l’écoute des autres. Cependant, il a aussi un caractère qui donne envie de le secouer très fort et de lui mettre des claques pour qu’il se réveille un peu. Il doute beaucoup de lui ce qui souligne un manque de confiance intense en lui.

L’intrigue reste simple mais propose des péripéties originales. On vit vraiment la vie de Myriam pendant quelques temps. Elle nous fait part de ses doutes, ses incertitudes et son mensonge qui prend de plus en plus d’ampleur. On se retrouve donc avec une jeune femme qui se retrouve entre l’amour et sa carrière professionnelle : Que faire ? Est-il possible de vivre ces deux pans de sa vie en même temps ? Comment faire ? Tant de questions qui nous suivent tout au long de l’histoire.

Ces deux personnages nous proposent une histoire d’amour qui pourra plaire à un lectorat varié. Même s’il y a tous les ingrédients pour que je passe un bon moment de lecture, il m’a manquée un petit quelque chose pour que ma lecture soit un coup de cœur. Je pense sincèrement que le roman est bon, mais que je ne suis pas le public parfait pour cette lecture. Je suis curieuse de voir ce que cela peut donner dans le tome 2 de cette histoire.

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La plume de l’auteure
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J’ai apprécié le fait que l’auteure nous propose des caractères différents. En effet, j’ai trouvé qu’il y en avait pour tous les goûts. Si Christopher marque l’écoute des autres et l’incertitude, Myriam/Marie est une jeune femme que j’ai apprécié pour la réserve dont elle fait preuve dans la vie de tous les jours mais aussi parce que je l’ai trouvée touchante.

La plume de Claudie J Martin est au service des émotions, cela ne fait aucun doute. On se retrouve dans une histoire d’amour touchante, pleine d’incertitudes et de faux pas. C’est maladroit mais très réaliste. Les deux jeunes personnages sont confrontés à la réalité et à leurs sentiments. Cela ne fait pas toujours bon ménage.

On a aussi de jolies descriptions de l’Irlande. Cela nous permet de faire une plongée incroyable dans ce pays que j’adore. C’est bucolique, charmant et tellement réaliste. Bravo !

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un récit équilibré qui nous propose une jolie première histoire d’amour
  • Un premier tome intense et riche en émotions.
  • Un couple très intéressant et agréable

notation 1

10

La femme du banquier de Cristina Alger

téléchargement.jpgRésumé : Un matin de novembre, un homme et une femme embarquent à bord d’un avion privé à destination de Genève. Pris dans un orage, l’appareil disparait des radars. L’épave sera retrouvée quelques heures plus tard dans les Alpes. Parmi les victimes figure Matthew Lerner, un cadre de la Swiss United, une puissante banque offshore. Sa jeune veuve Annabel reste seule aux prises avec les secrets qu’il a laissés derrière lui. Découvrant que la mort de Matthew n’a rien d’accidentel, elle se retrouve prise dans un jeu de cache-cache terrifiant, contrainte à fuir des ennemis puissants que rien n’arrête. Pendant ce temps, Marina Tourneau, ambitieuse journaliste, est enfin arrivée au sommet. Mais après la mort de son mentor, elle accepte d’enquêter sur un nouveau scandale concernant la Swiss United. Cet article pourrait sauver la vie d’Annabel. Seulement, il faudrait que Marina veuille bien le publier…

~ Service presse ♫~

Je remercie une nouvelle fois, chaleureusement, les éditions audiolib ainsi que Pauline pour leur gentillesse.

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Le monde de la finance
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Je viens de faire une sacrée découverte livresque et auditive. Franchement, j’ai passé un excellent moment d’écoute. J’ai été embarquée dans une histoire de fou furieux. Si je vous dis : finance, trahison, comptes offshore, malfrats, criminels, politique…. Vous voyez de quoi je parle ? Voici donc un cocktail explosif qui nous promet une lecture/écoute incroyablement bien menée et d’une richesse incroyable.

On fait la rencontre d’Annabel Lerner, la femme de Matthew, tragiquement disparu dans un accident d’avion. L’intrigue reste plutôt simple mais très intelligente : Annabel sait que l’avion de son mari ne s’est pas écrasé par accident. Entre amour, amitié, trahison et faux semblants, nous allons passer un moment intense de lecture.

La thématique de l’argent et particulièrement de l’argent sale est très présente dans ce roman. On se retrouve au cœur du plus gros scandale financier de tous les temps.

« Au début, j’étais tenté par l’argent, mais maintenant, l’argent me dégoûte. Il fait faire des choses moches aux gens, il les rend moches eux-mêmes. »

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Un roman à trois voix : les femmes à la tête de l’intrigue
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J’avoue que c’est le point qui m’a le plus séduite mais qui m’a aussi fait un peu freiner des quatre fers. On fait la rencontre d’Annabel, de Marina et de Zoé. Elles sont toutes les trois plus ou moins reliées. C’est là que je me suis posée quelques questions. Le roman alterne, grâce aux chapitres, les voix de Marina et d’Annabel puis, vers la fin, s’ajoutent la voix de Zoé et son point de vue sur la situation.

Marina est une jeune journaliste qui va mettre son nez dans cette histoire de finance, de comptes offshore et des banquiers véreux au profit du souvenir de son ami et collègue Duncan Sanders.

Annabel est la femme de Matthew qui est un banquier d’une des banques que Marina essaye de traquer.

Zoé travaille avec Matthew.

Voilà, nos trois personnages principaux sont présentés. Ce que j’ai trouvé dommage, c’est le fait que Marina et Annabel ne se rencontrent pas forcément dans l’histoire. Rapidement, on comprend qu’elles se sont déjà rencontrées mais rien de plus. Et j’ai attendu, tout le temps de mon écoute, qu’une rencontre se fasse mais c’est tout. Dommage ! J’aurais apprécié un duo voire un trio pour crever l’abcès de ce monde de la finance pourrie jusqu’à la moelle.

Toutes les trois apportent beaucoup d’informations à l’intrigue : avec Marina, on a un pied dans l’information, dans le domaine journalier mais aussi dans la politique américaine puisque Marina est fiancée à Grant Ellis, fils d’un politicien en devenir. Avec Annabel, on se rend compte que la Swiss United est une banque qui cache beaucoup de choses puisque Matthew travaillait pour cette banque. On voit aussi le côté personnel de la vie des Lerner, et c’est plutôt agréable. Zoé, elle, apporte vraiment une touche professionnelle à l’intrigue puisqu’elle était l’assistante de Matthew.

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Voyage, voyage…
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Voilà une thématique très présente dans l’intrigue. On est en perpétuel mouvement : entre la Suisse, la France mais en faisant un petit passage par l’Angleterre, les îles paradisiaques ou encore les Etats-Unis… On ne s’ennuie absolument pas.

On entame une course contre la montre incroyable qui nous permet de passer un moment de lecture sans longueur. On se retrouve avec une intrigue sans faille, qui nous propose une poursuite intense entre les méchants et les gentils, les journalistes et les banquiers. Plus l’intrigue avance, plus on parvient à faire le lien entre toutes ces informations. Le puzzle se recompose petit à petit.

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La plume de Cristina Alger
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J’ai encore fait une superbe découverte. Je suis ravie de rencontrer de nouvelles plumes grâce à Audiolib. En effet, c’est le genre de livre que je n’aurais pas forcément lu. J’ai pris grand plaisir à découvrir ce thriller qui ne manque ni de suspens ni de surprises.

La plume de Cristina Alger est riche, par le vocabulaire employé, mais aussi par la justesse des mots. L’intrigue est excellente. Je pense, peut-être à une redondance au niveau du « scoop financier de l’année ». On nous rabâche un peu trop l’histoire dans tous les chapitres et j’avoue que, par moments, c’est un peu fatigant. J’ai eu une impression de redite tout au long de mon écoute à ce sujet.

Je salue quand même l’intelligence de l’auteure pour cette fin que je n’ai pas vu venir. Elle était très intéressante et propose un réel tournant à ce thriller.

3  bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un roman à trois voix exclusivement féminines.
  • Une intrigue sans fausse note
  • Un roman qui nous fait voyager dans les pays, les thématiques et les milieux professionnels.

4

5

La maison du bord de mer de Larème Debbah

51AIMqk8VLL._SX195_.jpgRésumé : Deux femmes dont le destin va être bouleversé, par des secrets, des mensonges, des trahisons. Une disparition incompréhensible. Une réalité inconcevable. La vie peut nous paraître belle et sournoise, délicate et destructrice, exceptionnelle et tragique. Comment rester rationnel face à ces irruptions inattendues qui nous arrachent à nos êtres chers ? Comment réagir et donner un sens à ce que nous ne pouvons concevoir ? Comment apprendre à revivre, à sourire lorsque le pire s’abat sur nous ? Parce que dans le fond, la vie est belle, quoi qu’elle puisse nous réserver.

~ Service presse 📖 ~

Je remercie Larème Debbah pour la proposition faite via SimPlement. J’ai commencé la lecture du roman tôt ce matin, merci les insomnies, pour le terminer il y a quelques instants. C’est donc un avis à chaud sur cette lecture que je vous propose.

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Une histoire poignante
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Je vous avoue que je ne m’attendais pas du tout à ce que l’intrigue prenne cette tournure. En effet, en regardant la couverture de ce roman, je pensais vraiment débarquer dans une intrigue où les secrets seront énormes et venant de toutes parts. Des meurtres, une enquête, des personnages nombreux et tout ce qui fait un roman où le secret est roi.

Quand j’ai compris la tournure que prenait l’intrigue, j’ai pu appréhender un peu plus cette notion avec laquelle j’ai du mal dans mes lectures. Malheureusement, je ne peux pas vous en dire plus parce que ça spoilerai une bonne partie de l’histoire. Sachez juste que les émotions sont au rendez-vous et que vous allez être immergé dans un monde réaliste qui pourra vous rappeler des situations du quotidien.

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Les personnages
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On fait la rencontre de deux familles : d’un côté Alexandre, Rachel et leurs jumeaux Pierre & Jean. D’un autre Lucas, Chloé et leurs enfants Milo et Eliott. Ce sont deux familles que l’on va suivre de manière alternée dans le roman. Puis, doucement, on va comprendre ce qui les relie.

Il y a d’autres personnages qui sont présents dans l’histoire : les parents de Rachel : Bernard et Annie mais aussi Raphaël, Maël, Loïc, Gwenaëlle et bien d’autres encore qui viennent, à un moment ou à un autre de l’intrigue, prendre une place importante dans quelques chapitres.

J’ai apprécié le personnage d’Alexandre qui essaye de faire face à la disparition de Rachel, son épouse : Quoi ? Quand ? Comment ? Toutes ces questions tourbillonnent autour de nous. Jusqu’à ce que l’auteure se décide de nous mettre la réalité devant les yeux. Réalité que l’on accepte ou non. Personnellement, je ne comprends pas comment on peut faire ça mais cela reste un point de vue personnel qui ne concerne que moi.

On va vivre quelques mois avec ces personnages. On vit une histoire forte, une histoire vraie, une histoire qui met les nerfs à rude épreuve.

J’ai aussi apprécié le tempérament de Rachel qui ne lâche rien. Elle se retrouve face à des choix difficiles à faire et ses décisions restent très personnelles. Je n’ai pas forcément adhéré à toutes mais au moins, son avis est tranché.

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Intrigue et décors
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Je pense que c’est une lecture où il faut savoir ce qui nous tombe dessus. En effet, quand on est un lecteur comme moi, avec un petit cœur, je pense que c’est bien de connaitre les thématiques. C’était une lecture intense et intéressante mais, qu’on se le dise, elle m’a fait sortir de ma zone de confort.

Cependant, la lecture nous offre une possibilité de se questionner sur la vie en générale. Sur les futilités, les crises, les problèmes. Comment se sortir de situations compliquées ? Comment faire face ? On a toutes ces thématiques liées à la famille, à l’amour, à l’acceptation qui viennent se croiser pour nous offrir une histoire pleine de sensibilité et de pudeur.

On vogue entre Nice, Paris et la Bretagne (vous aviez peut-être deviné avec le prénom de certains personnages). La Bretagne nous offre une bouffée d’air frais après un passage plein de pollution de mauvaises ondes à Paris. Les décors sont saisissants et la maison du bord de mer prend vie dans ce roman. J’ai beaucoup apprécié cet endroit.

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La plume de Larème Debbah
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Comme je le dis ci-dessus, on fait la rencontre de personnages incroyables. L’intensité de l’intrigue est saisissante et nous propose de passer un temps de lecture ponctué de pudeur et de retenue. On est face à des thématiques dures qui pourront plaire à certains et pas à d’autres. Personnellement, ce n’est pas ce que je recherche dans mes lectures. Mais, il faut l’avouer, l’auteure est parvenue à me faire passer un moment de lecture intense. Bravo à elle.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La Bretagne : cette bouffée d’air frais dans une lecture dense par les thématiques qu’elle aborde
  • Le personnage d’Alexandre qui a su me convaincre et me toucher
  • Des thématiques comme l’acceptation qui sont à souligner.

4

13

La bête du marais de Xavier Marie Bonnot

51zudjFACvL._SX195_.jpgRésumé : William Steinert, industriel allemand amoureux de la Provence, a disparu. Persuadée qu’il a été assassiné, sa riche épouse Ingrid sollicite les services de Michel De Palma, alias le Baron, commandant à la brigade criminelle de Marseille. Au repos forcé depuis qu’il a été grièvement blessé, le Baron accepte de jouer les privés. Banale affaire d’enlèvement et de séquestration ? Pas vraiment, puisque le cadavre de Steinert est repêché dans un marais et que, peu après, plusieurs autres corps sont retrouvés dans les eaux saumâtres de Camargue sauvagement mutilés par de gigantesques mâchoires. De Palma n’a qu’un seul indice – une plume de spatule blanche, oiseau rarissime – et une certitude : les liens de Steinert avec la Provence remontent à l’Occupation. Dans les marais de Camargue, la nuit, une étrange voix chante l’hymne des chevaliers de la Tarasque, monstre mythique dont le folklore provençal s’est emparé. Le début d’une affaire ténébreuse qui va mener De Palma aux frontières du réel…

~ Service presse 📖 ~

Je remercie chaleureusement les éditions Belfond ainsi que Claire pour ses mails toujours aussi sympathiques et pour sa gentillesse. Belfond fait partie de mes partenaires préférés : ils sont tout ce que j’aime : mélange des genres ainsi que des plumes diverses et variées qui nous proposent de sacrées aventures !

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Une nouvelle enquête du Baron
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J’ai eu le plaisir de reprendre du service avec le Baron (de son vrai nom Michel De Palma, mais franchement « le Baron » c’est la grande classe, non ?). Voici ma deuxième découverte avec le roman la bête du marais. Si la première enquête avait été sympathique, celle-ci fait monter la pression d’un cran. Je l’ai adorée !

L’intrigue proposée m’a plus plu. En effet, on repart dans le même coin : La Camargue, et plus précisément aux alentours de Tarascon, non loin d’Avignon. J’ai apprécié retrouver la fine équipe que nous propose Xavier Marie Bonnot lorsque le Baron contribue à une nouvelle enquête. Ainsi, on se retrouve avec Anne Moracchini et Maistre. J’apprécie le fait de retrouver un petit groupe de personnages connu qui nous permettent de nous replonger dans l’univers plus facilement.

Ici, on se retrouve avec des cadavres mutilés qui laissent supposer que ce sont des mâchoires d’un animal imposant et monstrueux qui seraient la cause de la mort de nos victimes. J’ai adoré le côté « monstrueux » de cette enquête policière qui va pousser notre équipe dans leurs retranchements.

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Le flair d’un bon enquêteur
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Michel de Palma est un personnage que j’apprécie. Il suit souvent son instinct. A juste titre, d’ailleurs ! Cette enquête ne lui dit rien qui vaille. Cependant, le flair de cet enquêteur est plus fort que tout. Quand la police conclut à la noyade, le Baron décide de faire sa propre enquête. Comment ? Pourquoi ? Le Baron et son équipe veulent comprendre.

Ce que j’apprécie plus particulièrement dans la figure de Michel De Palma, c’est ce qu’il dégage. Personnellement, il me fait penser à des enquêteurs un peu plus vieux. On nous propose un personnage qui donne une impression de mélange entre Simenon, Maigret, Columbo. Je trouve cela charmant. Une pointe d’ancien dans une intrigue récente, cela fait son petit effet.

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Folklore de la région
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J’adore quand l’intrigue propose des meurtres liés à une légende, une mascotte, une histoire. Ici, on va s’intéresse à la Tarasque, c’est-à-dire, la bête du marais. Elle est un personnage effroyable qui vit cette aventure avec nous au cœur de l’intrigue.

J’ai aimé découvrir cette légende que nous propose la région. Folklore régional très présent dans l’intrigue, il ajoute un côté un peu désuet, historique à cette dernière qui monte en puissance grâce à cela selon moi.

On nous invite aussi à en savoir plus sur Sainte Marthe. Personnage qui a terrassé la Tarasque il y a fort longtemps. Ainsi, on fait un bond dans le passé qui nous ramène à la Seconde Guerre Mondiale.

On nous propose quelque chose de différent mais de correct. Tout est crédible et probable. On ne s’ennuie pas du tout. Les péripéties sont rythmées, pleines d’actions et de suspens. C’est vraiment idéal pour le genre proposé par l’auteur.

Ce folklore est mélangé à d’autres thématiques que je n’aurais pas cru pouvoir associer dans une intrigue. Ainsi, le folklore régional se mélange à la Seconde Guerre Mondiale mais aussi au IIIème Reich, à la sorcellerie, à la magie, à la famille du crime organisé. Bref, on se retrouve avec une intrigue très bien ficelée sur ce fond historique très intéressant.

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La plume de Xavier-Marie Bonnot
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J’ai pris plaisir à retrouver la plume de Xavier-Marie Bonnot qui nous propose une découverte alléchante et haletante. En effet, je ne me suis pas ennuyée une seule minute dans ce roman qui tient le lecteur en haleine.

Ces bonds dans le passé, ces vas-et-viens entre le passé et le présent apportent beaucoup de rythme et nous prouve encore une fois que le passé aide à comprendre le présent. C’est vraiment très intéressant.

Sa plume nous propose de belles descriptions et une utilisation excellente du vocabulaire. Voici donc une enquête qui vous fera frissonner et qui vous propose un excellent moment de détente avec le Baron.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un mélange des thématiques que j’ai énormément apprécié ! C’est très original.
  • Une intrigue sur fond de folklore : j’adore !
  • Un personnage principal très bien tenu.

notation

14

1883 Express d’Orient de E.C Guyot

51AE0JXKDFL._SY346_.jpgRésumé : Octobre 1883. Quatresous s’embarque à bord de l’Express d’Orient, le tout nouveau train de grand luxe, tout juste inauguré par la Compagnie des Wagons-lits. Sa mission est aussi claire qu’elle est saugrenue : faire faire demi-tour aussi vite que possible à son employeur Monsieur Desmilliers et récupérer l’argent des billets, car les finances de la famille en dépendent. Mais à bord du train un passager décède, tout le monde a un secret, des murmures d’esprits et de monstres hantent les couloirs, et une menace rôde… Et qui sont ces voyageurs mystérieux, dans les compartiments du wagon de tête ? Pour Quatresous, un voyage vers l’inconnu va commencer dès le quai de la gare…

~ Service presse 📖 ~

Je remercie E.C Guyot pour l’envoi de son roman qui me faisait extrêmement envie. En effet, j’ai craqué, complètement, pour la couverture de ce roman. Folle du roman d’Agatha Christie, je voulais retrouver un roman qui mettait en scène un train digne de l’Orient Express, ce lieu si beau et symbolique. Est-ce que l’aventure était au rendez-vous ? Est-ce que j’ai lu avec avidité ce roman ? Est-ce que j’ai aimé ? La réponse tient en un mot, trois lettres, un cri : OUI. OUI, OUI, OUI !

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Quand l’historique se mêle au fantastique
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Voici un mélange des genres que j’apprécie beaucoup. En effet, on se retrouve avec une intrigue historique, puisque l’on est propulsé à la fin du 19ème siècle, mais aussi fantastique parce que l’auteure et le train nous réserve bien des surprises.

L’auteure a parfaitement su retranscrire l’ambiance et l’atmosphère que l’on peut retrouver dans les grands classiques du 19ème siècle. On est propulsé très rapidement dans cette ambiance feutrée et pleine de mystère.

Ce que j’ai énormément apprécié dans la construction de l’intrigue, c’est que l’auteure prend son temps, elle nous décrit des scènes majestueuses et délicates mais elle pose l’histoire sur plusieurs chapitres. Même si l’intrigue met un peu de temps à se mettre en route, il faut aussi souligner que le temps pris part l’auteure pour installer son intrigue permet au fantastique de s’installer tout doucement. Cela instaure une atmosphère particulière. L’orient express reprend du service mais, cette fois-ci, dans un autre contexte !

A ces deux genres vient se mêler une esquisse d’enquête faite par notre personnage principal Louis Quatresous. J’ai apprécié l’enquête en toile de fond, c’est très intéressant. Cela apporte une troisième dimension à notre lecture.

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Mon engouement pour cette lecture
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Comme vous le savez, les romans historiques sont un genre que j’affectionne beaucoup. Comme beaucoup d’entre vous, j’ai des périodes, des lieux, des auteurs qui me marquent et franchement, l’Orient Express est le train le plus mythique (après le Poudlard Express) que j’ai rencontré dans mes lectures et j’ai été ravie de retrouver cette figure. Le train devient un personnage à part entière dans le roman de E.C Guyot. Il prend de la place et de l’intérêt dans cette histoire. C’est très sympathique, le temps d’un roman, ce fameux train reprend vie et cela fait plaisir à lire !

Ce que j’ai aussi grandement apprécié dans ce roman, ce sont les personnages ! Il y en a beaucoup, mais certains restent plus attachants que d’autres. Louis Quatresous est notre personnage préféré. Il voit sa vie basculer le jour où son patron décide de l’emmener avec lu à bord du train parce que sa femme n’a pas voulu le suivre.

Son patron reste un personnage très superficiel. Il veut se montrer dans le train pour qu’on le remarque, lui et sa richesse. Si Quatresous m’a énormément plu, je suis restée un peu de marbre face à son patron qui finalement reste un homme dont la superficialité égalise sa bêtise. Ici, ce n’est qu’une affaire de goût, bien entendu.

Il y a énormément de personnages dans ce roman. 1883 Express d’Orient fait partie de ces romans dont il est difficile de parler tant l’intrigue est dense et riche. Je ne veux pas vous spoiler. Je peux juste vous dire que si vous êtes fan de ce genre et que vous aimez l’aventure, ce roman est fait pour vous, cela ne fait aucun doute.

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La plume de l’auteure
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A l’image de l’intrigue, cette plume foisonne d’idées formidables. Elle est d’une richesse incroyable. Franchement, je suis sous le charme de la plume de E.C Guyot qui sera, je le pense sincèrement, une plume à suivre par la suite.

Si l’intrigue est savamment posée et imaginée, je suis aussi très heureuse de retrouver ce que j’affectionne le plus dans ce genre d’histoires : des personnages dont les traits physiques et moraux sont extrêmement bien dessinés et campés. Le patron de Quatresous est détestable parce qu’il est dessiné ainsi. Quatresous nous apparait un peu aventurier : la manière dont il se permet de parler à son employeur pourrait nous paraitre un peu cavalière. Cela ajoute un petit quelque chose à ce personnage assez attachant. Bref, vous le voyez, j’ai adoré les personnages proposés par l’auteure.

Cette plume nous propose aussi un sacré voyage géographique : on en prend plein la vue grâce à des descriptions détaillées et riches. Chaque chapitre est associée à une distance, d’une destination à une autre, on voyage au rythme de ce train qui nous embarque pour une formidable aventure.

Ce roman fait partie de mes meilleures découvertes de l’année 2019. J’ai eu raison de faire confiance à ce roman. Ce roman est une formidable surprise que je vous conseille fortement. Il est parfait pour la saison.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  •   Une intrigue qui mêle différents genres : enquête, historique, fantastique.
  •   Une plume qui associe suspense, humour mais aussi de belles valeurs.
  •   Le panel de personnages dont ressort Louis Quatresous.

notation

 

 

22

Le mystère Henri Pick de David Foenkinos

imagesRésumé : En Bretagne, un bibliothécaire décide de recueillir tous les livres refusés par les éditeurs. Ainsi, il reçoit toutes sortes de manuscrits. Parmi ceux-ci, une jeune éditrice découvre ce qu’elle estime être un chef-d’œuvre, écrit par un certain Henri Pick. Elle part à la recherche de l’écrivain et apprend qu’il est mort deux ans auparavant. Selon sa veuve, il n’a jamais lu un livre ni écrit autre chose que des listes de courses… Aurait-il eu une vie secrète ? Auréolé de ce mystère, le livre de Pick va devenir un grand succès et aura des conséquences étonnantes sur le monde littéraire. Il va également changer le destin de nombreuses personnes, notamment celui de Jean-Michel Rouche, un journaliste obstiné qui doute de la version officielle. Et si toute cette publication n’était qu’une machination ? Récit d’une enquête littéraire pleine de suspense, cette comédie pétillante offre aussi la preuve qu’un roman peut bouleverser l’existence de ses lecteurs.

~ Lecture détente 📖 ~

Cela faisait longtemps que je ne vous avais pas parlé d’une lecture détente. On se retrouve donc aujourd’hui avec le roman de David Foenkinos Le mystère Henri Pick, récemment sorti au cinéma et d’une boite à livres pour mon plus grand plaisir ! J’avoue que je n’étais pas forcément au courant de la sortie dans les salles même si j’ai dû le savoir à un moment de ma vie, je n’ai pas vu le film.

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Un entre deux
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Je ne sais pas quoi penser de ma lecture. C’était sympathique mais pas fou. C’est un petit roman qui se lit très rapidement. Même si cela a été une lecture agréable effectuée au mois d’août, je ne garde pas un souvenir net et précis, à ce jour. En effet, j’ai oublié pas mal de détails.

Je pense que je vais devoir lire un autre roman de l’auteur pour forger un avis un peu plus intense que celui que me laisse le mystère Henri Pick. Loin d’être mauvais, il a su me plaire suite à une intrigue originale, mais j’avoue qu’à part cette idée de refuge pour livres refusés par les éditeurs, la chasse au Henri Pick ne m’a pas forcément tenue en haleine.

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Mais qui est Henri Pick ?
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Lorsque Delphine, éditrice douée ayant une bonne place chez un éditeur parisien, fait un petit tour chez ses parents en Bretagne, cela est assez fou ! Delphine fait une sacrée trouvaille dans cette petite bibliothèque qui met en avant les livres refusés par les éditeurs. J’ai trouvé l’idée bonne, mais pas forcément hyper approfondie.

Le manuscrit est signé par Henri Pick. A partir de son nom, Delphine accompagnée de son conjoint qui est un écrivain qui a pris une grosse tuile éditoriale sur le coin de la tête, commencent à regrouper des informations pour savoir qui est ce fameux Henri Pick. Il est l’auteur du roman Les Dernières Heures d’une histoire d’amour relate de la fin d’une relation passionnelle amoureuse mais, en parallèle, nous propose de nous raconter la fin d’Alexandre Pouchkine, auteur russe, et sa lente agonie à la suite d’un duel à l’arme blanche en Russie.

J’ai apprécié les allusions à Pouchkine. C’est un auteur que j’ai déjà pu croiser, grâce à mon professeur de russe, mais aussi dans mes étagères. J’en garde le souvenir d’une plume belle mais chargée. Ce roman a su me rappeler de remettre le nez dans l’œuvre de cet auteur russe. De plus, la femme de Henri peut aussi être appelée « la dame de Pick » qui est un joli clin d’œil au roman de Pouchkine La dame de pique.

L’identité de Henri reste très mystérieuse. C’est un pizzaïolo sur Cruson qui est connu de ses voisins mais certainement pas pour être une plume sensible ou un poète en herbe. Sa femme et sa fille sont les premières surprises.

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Dans le flou
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C’est vraiment ce que je reproche principalement à ce roman. On reste dans le vague, je n’ai pas su m’identifier à ces personnages qui propose des caractères différents. Cependant, ces personnages ne proposent pas ce que je recherche dans un roman : des psychologies profondes et fouillées. On reste en surface.

Il en va de même pour les décors ! Quelle belle idée, une virée dans le Finistère, mais encore une fois, le manque de détails fait qu’on n’identifie pas les lieux. On se retrouve donc dans une sorte de brume, de clichés littéraires qui font que je n’ai pas apprécié la balade plus que cela. Tous ces petits détails manquants marquent le fait que je suis restée dans cet entre deux dont je vous parlais en début de chronique.

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La plume de David Foenkinos
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J’ai apprécié cette plume qui propose une aventure entre humour et sensibilité. Il nous expose ainsi son point de vue sur les éditeurs et le monde de l’édition. De ces gros monstres qui mangent les petits poissons. On se rend rapidement compte que certains prétendus dauphins sont, en réalité, des requins avançant masqués dans l’océan de l’édition. Grâce à notre couple de personnages principaux, on est du côté éditeur mais aussi du côté auteur.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une lecture agréable.
  • Une plume qui véhicule de belles thématiques
  • L’idée de base qui est assez originale

3

15

Marie et Bronia : le pacte des sœurs de Natacha Henry

9782367628493-001-T.jpegRésumé : Varsovie, fin du XIXe siècle, Marie et Bronia, deux sœurs vivant dans une Pologne asservie par la Russie, n’ont qu’une obsession : Aller à l’université. Marie rêve de devenir chimiste, et Bronia, médecin. Malheureusement, l’occupant russe interdit aux femmes de faire des études. C’est compter sans l’esprit de rébellion des deux jeunes filles. Un soir d’automne, à la lueur d’une lampe à pétrole, les deux sœurs décident de sceller un pacte incroyable, qui les mènera jusqu’aux portes de la Sorbonne, à Paris…

~ Service presse ♫ ~

Je remercie Audiolib ainsi que Pauline pour l’envoi de ce service presse audio que j’ai pris grand plaisir à découvrir.

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Marie Curie : le destin d’une femme
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Je vous avoue que c’est une très belle surprise ! Déjà, quand j’ai fait la demande de ce service presse audio, je n’avais pas lu qu’il s’agissait d’une biographie de Marie Curie. Première bonne surprise, donc ! Seconde surprise, l’angle pris par l’auteure : on se retrouve à vivre dans l’intimité de la vie de Marie : on fait la rencontre de sa famille, de sa vie en Pologne mais aussi de ses espoirs, de ses rêves, de ses réussites mais aussi de ses défaites. C’est une écoute rapide et délicieuse que l’on fait.

Marie est une jeune femme polonaise qui est née au mauvais moment : sous la coupe des russes, la Pologne souffre et doit vivre sous les règles des russes. Malheureusement pour les sœurs Sklodowska, la Pologne ne peut pas accepter leur plus grand rêve : faire des études à l’université. Poussées par leur père à étudier le plus possible, Marie et Bronia vont faire le plus beau pacte de leurs vies : se promettre de toujours être là l’une pour l’autre et tout faire pour s’épauler lors de leur périple universitaire à Paris.

Pendant que l’une travaillera pour aider celle sur Paris, l’autre étudiera pour parvenir à exercer le métier de ses rêves.

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L’équilibre biographique parfait
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Ce que j’ai apprécié dans ce roman biographique, c’est l’équilibre qu’il y a dans l’histoire. On alterne vraiment entre la vie de Marie et celle de Bronia. On sent vraiment tout l’amour qu’elles ont l’une pour l’autre. La notion de la famille est une notion importante soulevée dans ce roman et cela fait plaisir à lire. On se consacre vraiment à la famille Sklodowka, l’histoire du couple Curie ne vient que tard dans l’histoire.

Ainsi, on s’intéresse à la conjoncture historique et sociale dans ce roman. Le père des filles est très présent dans sa vie et l’on sent vraiment toute l’implication de cet homme dans la vie de ses filles. Sa femme étant morte très tôt, il endosse le rôle de père mais aussi de mère, repris par Bronia, une fois assez grande pour pouvoir aider à la cuisine et à l’éducation.

« C’est ainsi qu’en grandissant avec un père favorable à l’égalité des sexes, à l’éducation de tous les enfants et à la culture générale, les enfants de Wladyslaw acquirent un trésor; la confiance en soi. Le plus beau cadeau que l’on puisse espérer. »

L’éducation est une notion particulièrement importante dans ce roman. D’abord parce que les filles ont poussé leur éducation scolaire au maximum mais aussi parce que Marie et Bronia font tout pour donner ce qu’elles ont reçu : un apprentissage approfondi des choses dans différentes matières.

« Partager, cela est essentiel. Plus les enfants seront nombreux à recevoir un bon enseignement, mieux cela sera. Ce n’est qu’ainsi que l’on fera avancer la société. […] L’éducation, insista Marie, c’est le progrès. Elle te permet de te forger tes propres idées, d’apprendre à réfléchir par toi-même. Tu peux t’ouvrir sur le monde, comprendre ton époque, t’enrichir. »

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La plume de l’auteure
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J’ai fait une riche découverte. Historiquement parlant, c’est certain mais aussi sociologiquement. La vision de la femme au foyer et n’ayant pas accès à l’éducation comme les hommes est restée ancrée dans la société (sur le plan mondial) pendant des années, des décennies et même des siècles. Si encore de nos jours, on peut déplorer que certaines d’entre nous n’ont pas encore accès à la scolarité, on se rend compte de l’envie de certaines femmes. C’est un sentiment d’injustice qui nous transporte tout au long de cette histoire.

Marie Curie est une femme célèbre pour ses recherches scientifiques et ce qu’elle a apporté à la science avec son époux Pierre Curie. Bronia est une femme qui suit les traces de sa sœur et qui devient médecin. Elles trouvent un parfait équilibre entre leurs vies professionnelles et personnelles.

« N’oubliez jamais, disait Wladyslaw, que vous devez contribuer à l’amélioration de la société. Vous n’avez qu’une seule vie, ne la gaspillez pas. Vous devez trouver votre chemin, et devenir quelqu’un »

Leurs parcours sont semés d’embûches mais cela rend la réussite encore meilleure.

J’ai trouvé que la plume de l’auteure était vraiment très belle. Elle nous propose une plongée dans la vie de Marie Curie pleine de détails et de richesses. On est embarqué dans le monde du 19ème siècle sans aucun souci. Cela nous permet de faire la différence entre les cultures polonaise et française mais aussi entre leurs Histoires, leurs traditions et leurs espoirs.

Lecture intéressante et agréable, elle peut être faite par beaucoup de lecteurs : plus jeunes comme plus vieux.

3 bonnes raisons de lire ou d’écouter ce roman :

  • Une histoire très intéressante et enrichissante
  • De très belles thématiques soulignées gracieusement avec une plume magnifique
  • Un très beau voyage

4

16

Fêlures de Nora Roberts

51Kqfhi6UvL._SX195_Résumé : Un père chirurgien en vue et son élégante épouse, deux enfants modèles, une maison magnifique à Lakeview en Caroline du Sud : la famille Bigelow est absolument parfaite. En tout cas, c’est ce que tout le monde croit. Mais derrière les portes fermées, les enfants, Zane et sa petite soeur Britt, vivent dans la peur, terrorisés par leur père, Graham. Jusqu’à ce terrible jour où Zane rentre en retard. La dispute qui s’ensuit marque le début d’un enchaînement d’événements qui brise la famille et change la vie des enfants pour toujours. Ils sont confiés à leur tante. Mais le passé ne se laisse pas oublier si facilement… Des années plus tard, Zane, devenu avocat, revient à Lakeview. Il y retrouve sa tante, sa soeur et ses vieux amis. Il y rencontre également une nouvelle venue, Darby McCrae qui, derrière son optimisme et son énergie, cache ses propres blessures.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie les éditions Michel Lafon ainsi que Camille pour leur gentillesse et leur travail incroyable.

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Nora Roberts : une valeur sûre de la littérature sentimentale
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Je découvre une nouvelle histoire de Nora Roberts. En effet, on retrouve l’une des plus grandes plumes de la littérature sentimentale pour une nouvelle aventure qui nous propose de faire la rencontre de Zane et de Darby. Deux êtres blessés par les actes du passé. La dynamique fonctionne très bien, bien qu’elle soit sans surprise : en effet, le schéma narratif ne change pas forcément de ce que l’on a l’habitude de lire. Si l’originalité ne tient pas sur la forme, elle est dans le fond.

On va alterner les points de vue mais aussi les histoires.

On se rend rapidement compte que l’enfance de Zane et de sa sœur Britt est bercée par les coups, la violence et la haine de leur père. Des scènes assez violentes sont proposées dès le départ pour marquer dans la chair du lecteur l’enfer que vivent les enfants Bigelow. Très souvent, je vous le rappelle : « l’habit ne fait pas le moine ». Ici, Nora Roberts nous le prouve encore une fois. Le père Bigelow s’appelle Graham : chirurgien bourré de talent, il vit une vie tranquille, cossue et parfaite en tout point de vue sauf qu’en privé, sa femme se prend de sacrés coups et que ces enfants sont réduits à des poupées de chiffon dès que la colère de cet homme est trop forte. Zane est très proche de sa famille, ainsi, on la voit grandir et évoluer au fil des ans. J’aurais apprécié avoir plus de détails sur la vie de Britt qui, finalement, a vécu l’enfer avec Zane. Elle reste vraiment au second plan et j’avoue que cela m’a un peu frustrée.

Darby, elle, vend sa maison sur un coup de tête. Elle veut prendre l’air et vivre sa vie autrement. Elle veut rompre avec son passé beaucoup trop imposant et se retrouve en Caroline du Nord. Elle loue un petit bungalow qui lui prouve que cette vente et ce nouveau départ étaient exactement ce qui lui fallait ! Incroyable : Darby, paysagiste talentueuse, retrouve l’inspiration et propose à Emily, la directrice de l’entreprise de location de bungalow, un partenariat qui va changer sa vie. Rapidement aussi, on va comprendre que Darby a eu un sacré passé et qu’elle est aussi blessée par la vie que Zane.

Darby et Zane nous propose une jolie histoire pleine de bons sentiments : amitiés, amours, trahison, blessures, tout est là pour que l’on passe un moment agréable à Lakeview.

A n’en pas douter, Nora Roberts nous propose une romance où deux âmes brisées et égarées vont se trouver. J’ai beaucoup apprécié ce roman où l’auteure prend le temps de poser les choses. On prend notre temps. C’est d’ailleurs un aspect du roman qui m’a fait peur au départ : le roman est énorme et grand. C’est un petit pavé mais qui se lit très facilement. Finalement, on tourne les pages sans se rendre compte du temps qui passe.

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Intrigue et décors
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C’est ce que j’apprécie avec Nora Roberts. Les descriptions des lieux dans ses romans sont très soignées et nous permettent d’envisager le décor dans son ensemble. Elle n’oublie pas les petits détails qui font que les décors sont féériques. On se retrouve au bord d’un lac, dans de grandes maisons américaines qui ont des vues magnifiques. De plus, le travail de Darby étant de rendre les espaces verts plus beaux, on en prend plein les yeux, le nez et les oreilles. C’est quelque chose que j’ai vraiment apprécié. Les décors permettent aux lecteurs de passer un moment confortablement installé dans l’intrigue.

L’efficacité de Nora Roberts a nous planter des décors incroyables est assez connu. (Le pire, c’est que j’ai au moins 4 romans d’elle dans ma PAL et que je ne les ai pas encore sortis… Pourquoi ? La question restera sans réponse…). On embarque dans l’histoire sans aucun problème. La seule chose qui me fait lever les yeux au ciel, c’est le sentiment d’accumulation : en effet, pour moi Darby vit un peu trop d’événements choquants et perturbants. J’avoue que cela a manqué un peu de crédibilité pour moi : on est un peu dans une spirale d’actions qui s’enchaînent et cela m’a laissé un peu dubitative. Je pense que la dernière péripétie était de trop mais bon, cela n’a pas entaché mon plaisir de découvrir cette nouvelle histoire qui me pousse à sortir les romans de cette auteure de ma PAL.

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La plume de Nora Roberts
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Comme je le dis depuis le début de cette chronique, pour moi, Nora Roberts est une valeur sûre de la littérature sentimentale. Autant par l’intrigue qu’elle propose avec une réelle évolution dans le temps et dans l’espace mais aussi par la psychologie des personnages touchés par des drames familiaux qui ne laissent pas les gens indemnes. La plume de Nora Roberts est au service des sentiments et des émotions. Cela ne fait aucun doute. On ressort de cette lecture chamboulé mais avec un sentiment de détente et de douceur. Cela fait du bien ! On passe un excellent moment en compagnie de ces personnages qui marquent le lecteur.

En définitive, on ressort de cette lecture avec un sentiment de bonheur. On regarde, comme les personnages, vers l’avenir que l’on espère meilleur.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Nora Roberts est une force de la littérature sentimentale. Elle est incroyablement douée.
  • Deux personnages principaux forts qui nous font vivre des moments intenses que ça soit séparément ou ensemble.
  • Une plume qui donne des frissons et qui est indéniablement au service des émotions et des sentiments.

notation

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Ames en otage de Mariana

41DLrd7jw4L._SX331_BO1,204,203,200_Résumé : Quel est le point commun entre une jeune Française en perdition, un intello américain et une prise d’otages ? A priori, rien ! Si ce n’est qu’ils vont se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment. Du pire peut naître le meilleur et ils vont révéler la face cachée d’un lycée. Au cœur de la tourmente, Samantha, petit génie dilettante, rencontre Jayden, passionné de science et travailleur acharné. Ils vont s’unir pour lever le voile des secrets, des brimades et de la torture mentale au quotidien. Voyagez entre San Francisco et Paris, laissez-vous emporter par ce tourbillon de sentiments.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Mariana pour l’envoi de son nouveau roman qui m’a bien plu par les messages véhiculés mais aussi par la force de sa plume.

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Un monde de jeunes : la jungle du lycée
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Ce que j’apprécie beaucoup dans ce roman, c’est la situation proposée. Deux mots qui font peur sont importants dans ce roman : « HARCELEMENT SCOLAIRE ». On en parle de plus en plus, mais encore une fois, on attend des catastrophes pour réagir. Mariana, par sa plume, nous propose une plongée dans un lycée où le harcèlement scolaire a touché un jeune homme.

L’ambiance du lycée est particulière : on est dans un lycée américain. Les longs couloirs, les casiers, les classes qui se mélangent selon les matières. Bref, l’ambiance est celle des films : entre les filles populaires, les loosers et les sportifs… Il y en a pour tous les goûts.

La force de ce roman réside principalement, pour moi, dans le personnage de Samantha. Samantha est une jeune française qui vit aux Etats-Unis chez son oncle. C’est le genre de personnages que j’aime beaucoup lorsque je lis un roman du genre « Young Adult ». En effet, sous la couche de vêtements sombres, d’un carnet à dessin et d’une insolence à toute épreuve, Samantha sauve la veuve et l’orphelin si cela est dans ses cordes. Sous son air râleur et un peu bougon, elle a un cœur en or.

Il y a, bien entendu, d’autres personnages que j’ai beaucoup appréciés. Ils sont tous très intéressants et attendrissants pour la plupart. Ils permettent d’adoucir un peu la cruauté soulignée par le harcèlement scolaire.

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Intrigue et message du roman
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Franchement, il faut se le dire, ce genre de roman est à mettre dans les mains de tous les élèves : collégiens et lycéens. Il faut (enfin) comprendre que l’impact des mots, des actions et des réactions est importante aux yeux des enfants. Je n’ai jamais compris comment on pouvait intentionnellement ou non faire du mal aux autres. Il faut toujours qu’il y ait un drame : mort, tentative de suicide ou crise de folie pour que l’on réagisse. C’est exactement ce qui va se produire dans l’établissement que fréquente.

« — Je dois savoir un truc. L’un d’entre vous faisait-il partie des harceleurs ?
—  Un « non » collectif retentit.
— Mais on a laissé faire, confesse Jayden. C’est tout autant condamnable, ajoute-t-il »

C’est une lecture qui passe très bien malgré les sujets abordés. Déjà, quand on parle de harcèlement, on donne le ton de la lecture rapidement, puis ensuite, lorsque cela se passe dans les couloirs d’un établissement scolaire, c’est encore pire : comment a-t-on pu laisser passer ça ?

Comment fait Mariana pour en faire une lecture digeste ? Rien de plus simple : on ne se place pas du point de vue du jeune homme harcelé. On fait la rencontre de la victime (oui, c’est une victime) par le biais de son carnet, de ses écrits personnels et de ses dessins.

Samantha devient le porte-parole. Elle devient la fille qui veut agir. Ne connaissant pas ce garçon, on se rend rapidement compte qu’elle est avide de justice. C’est très beau, le message devient encore plus puissant. A l’aide de Jayden, elle devient la personne qui pointe du doigt l’injustice, qui fait bouger les choses.

L’intrigue est aussi adoucie par de la romance. Il n’y en a pas qu’une. Cela permet aussi de faire de ce roman un moment intense en émotions. Mariana n’oublie aucun aspect de la vie d’un adolescent : les hormones en ébullition mais aussi la cruauté de certains et cette fâcheuse tendance à mettre les gens dans des cases et à les y enfermer. Samantha marque cette volonté à ne vouloir appartenir à aucune catégorie.

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La plume de Mariana et la construction du roman
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Il ne faut pas se leurrer, ce n’est pas parce que l’on n’a pas le point de vue direct de Calvin que les émotions ne sont pas au rendez-vous. Au contraire, on ressent encore tout. Les messages sont encore plus importants puisque Samantha est un personnage qui a déjà vécu l’injustice. Mariana construit son roman intelligemment.

A travers les yeux de Samantha, tout devient plus intense ! Elle résume même bien la situation : ce n’est pas parce que Calvin a mal agit qu’il est forcément le coupable que l’on décrit dans les articles de presse. C’est avant tout un jeune homme en souffrance, une victime qui a tout gardé pour lui. On ne peut pas condamner ce jeune homme sur une seule action. Il faut voir la situation dans sa globalité.

On vogue entre passé et présent, entre la vie en France et la vie en Amérique, entre la Samantha de France et celle aux Etats-Unis, mais aussi entre les deux cultures.

Bravo à Mariana qui nous permet de vivre un moment de lecture intense qui ne dégouline pas de pathos.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Des thématiques importantes
  • Une construction narrative intelligente
  • Un personnage principal fort.

4

 Victime ou témoin, dénoncez pour ne pas être seul et pour vous défendre. Vous n’avez rien fait de mal. Personne ne mérite de subir cela.

Site internet pour les témoins, les victimes, les parents et les professionnels : https://www.nonauharcelement.education.gouv.fr/

Numéro à contacter : numéro vert « NON AU HARCÈLEMENT » : 3020.

16

Du sang sous les acacias de Bernadette Richard

411x19l9cLL._SX195_.jpgRésumé : Tanzanie. Une sombre affaire de coeurs arrachés ensanglante la savane. Yànnis Cortat, flic atypique appartenant à une cellule d’investigation spéciale, est envoyé sur place. Très expérimenté, il est aussi ultrasensible et intuitif. La journaliste américaine Violette McIntosh, une rebelle au caractère explosif avec qui il s’est lié d’amitié, l’accompagne. Elle ne se déplace jamais sans son chien, seul compagnon qui lui reste après un drame qui la hante toujours. Pour les aider à comprendre l’univers de la réserve animalière dans laquelle ils opèrent, une jeune biologiste parisienne, aussi sensuelle qu’efficace, est appelée en renfort. Chacun d’entre eux à ses secrets, ses passions et ses failles. Leurs soupçons se portent bientôt sur une secte, coutumière de sacrifices rituels. Ils ignorent encore à quel point leur enquête va les mettre aux prises avec une véritable folie meurtrières, et les interroger également sur leurs propres limites

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie l’agence Gilles Paris ainsi que les éditions Favre qui m’ont permis de découvrir un thriller très original qui m’a permis de passer un agréable moment de lecture.

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Une plongée en Tanzanie
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Quel merveilleux voyage nous faisons dans ce roman ! Je pense que c’est ce qui m’a le plus plu. En effet, je suis sous le charme de ce que Bernadette Richard nous propose de découvrir ici. On se retrouve dans une réserve naturelle où hommes et animaux se rencontrent quotidiennement dans l’amour et le respect. J’ai adoré le mélange des cultures qui est proposé ici. C’est vraiment une bonne idée qui est menée jusqu’au bout avec intelligence et respect. Le regard de l’auteure est plein de bienveillance et la leçon que l’on tire de ce roman est très belle.

L’originalité de ce roman tient dans le fait que les cadavres ne sont pas des cadavres d’humains mais d’animaux. Voilà déjà quelque chose qui nous met sur la voie de ce que peut penser l’auteure. Les animaux sont traités de la même manière que les hommes dans ce roman. Plusieurs choses peuvent nous le faire comprendre. Nous en reparlerons très rapidement.

La Tanzanie nous offre ses secrets et ses paysages magnifiques. Les descriptions sont à couper le souffle et permettent au lecteur de s’évader avec sa lecture. C’est vraiment très appréciable comme découverte. On se retrouve souvent dans les mêmes pays dans nos lectures, ici, ça dépayse complètement.

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Intrigue et personnages
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Je trouve qu’il est compliqué de dissocier les deux notions cités dans le sous-titre. En effet, on fait la rencontre d’un certain nombre de personnages.

Gabriel Kibaki est le directeur de Parc du Sud et qui fait appel à Amélie, une biologiste parisienne pour le meurtre de plusieurs hippopotames dans sa réserve. Ainsi, Yannis Cortat, un policier spécialiste de la faune et de la flore, travaillant pour une organisation spécialisée dans ces domaines, et son amie et collègue Violette McIntosh (et son chien Platon, toujours du voyage), vont commencer à mener l’enquête sur cette étrange histoire. On fait aussi la rencontre de l’équipe qui travaille à la réserve naturelle de Gabriel.

Ce qui m’a un peu dérangée dans ce roman, c’est le début mais aussi la fin. Ma lecture reste une lecture très agréable mais j’ai mis un certain temps avant de rentrer complètement dans l’histoire. J’ai eu l’impression d’un « effet catalogue » dans la présentation des personnages. Ainsi, on fait la rencontre de beaucoup d’entre eux dans des lieux différents et l’on ne comprend pas forcément le rapport direct entre tous ces personnages proposés. C’est assez dérangeant, surtout en début de lecture, j’ai reposé mon roman plusieurs fois pour lire autre chose parce que j’avais peur que la panne de lecture pointe le bout de son nez. Bref, une fois cette complication passée, j’ai compris où voulait en venir l’auteure et j’ai passé un moment de lecture intense.

L’intrigue met donc en scène des hommes et des animaux. Quelque dépèce, ouvre et vole les cœurs d’hippopotames dans la réserve. Crimes abominables, on ressent toute la passion de l’auteure pour la cause animale. Je trouve cela vraiment très intéressant. Pour moi, c’est une première et je ne regrette pas ! On peut aussi souligner le fait que l’auteure a choisi de mettre en scène l’arrachement du cœur. Le cœur est un organe vital qui marque la symbolique de la passion mais aussi de la rage et de la violence. Arracher le cœur, c’est arracher la vie et les sentiments. L’auteure ne manque pas de cœur et son message passe vraiment très bien : l’homme doit énormément à l’animal. L’animal est son égal, pas son esclave.

Si j’ai adoré l’enquête faite avec Yannis et Violette, la fin reste pour moi une petite frustration. Mes soupçons se sont vites portés sur un personnage et finalement, j’avais raison. Il n’y a pas eu de retournement de situation ou autre chose qui aurait pu marquer ma surprise. C’est dommage. Je n’ai pas tout à fait tout compris aux raisons qui ont poussé le criminel à agir ainsi. Néanmoins, il faut souligner le fait que l’intrigue propose beaucoup d’actions, le lecteur ne s’ennuie pas.

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La plume de Bernadette Richard
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C’est une très belle surprise que m’a réservée l’auteure. En effet, je suis vraiment sous le charme de cette plume qui m’a proposée de belles descriptions qui m’ont permis de partir loin du Nord de la France le temps de lire le roman. Le fait d’avoir mis les animaux en avant est une excellente idée qui ajoute de l’originalité à cette intrigue déjà sublimée par la plume de Bernadette Richard. C’est avec un grand plaisir que je relirai un roman de l’auteure qui a su me convaincre. J’ai apprécié le voyage et la découverte de cette réserve naturelle.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Des descriptions incroyables d’un pays que je n’avais jamais rencontré dans mes lectures : la Tanzanie.
  • Le fait de mettre les animaux sur un pied d’égalité avec les hommes. La passion de l’auteure pour la cause animale est très belle.
  • La plume de l’auteure qui m’a énormément plu.

4

25

L’obscur de Frédéric Livyns

xcover-3641Résumé : En emménageant dans leur nouvelle demeure, la famille Detreille y voyait le synonyme d’un nouveau départ. Cependant, leur nouveau foyer ne leur offre pas la quiétude tant espérée. Des bruits se font entendre, des ombres se faufilent… C’est alors que la fille aînée, Virginie, décide de mener l’enquête. Elle découvrira l’horrible passé de la maison et quels actes immondes y furent perpétrés. Ces investigations vont, bien malgré elle, la mener au-delà de la terreur !

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie chaleureusement Séma éditions pour l’envoi de ce roman. J’avais déjà fait la rencontre de la plume de l’auteur via un recueil de nouvelles « les contes d’Amy ». J’étais donc très heureuse de pouvoir me replonger dans la richesse de l’écriture de Frédéric Livyns avec ce roman.

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Roman horrifique : le meilleur moment pour le lire, c’est maintenant !
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Les branches qui craquent, les feuilles qui crissent, le vent qui s’engouffre… Attention, chers lecteurs, cette lecture va vous coller des frissons du début à la fin. C’est une lecture qui ne prend pas énormément de temps et qui nous plonge directement dans un univers où l’on va sursauter à chaque fois que l’on va déambuler dans un couloir… Prenez garde, on vous regarde. Je pense qu’une mise en garde reste de rigueur : ce roman n’est pas à mettre entre toutes les mains. Roman parfait pour la saison, il est qualifié d’horrifique. Il faut donc éviter de le mettre entre les mains des petits cœurs et des jeunes lecteurs.

Ce que j’ai grandement apprécié dans ce roman, c’est l’ambiance. J’avais peur d’avoir un peu trop surestimé mon cœur et sa force mais franchement, j’ai passé un bon moment de lecture. Le roman tient ses promesses et nous fait passer un moment de lecture à la hauteur de mes espérances.

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La maison qui fait peur
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Oh arrêtez ! Je suis certaine que vous avez tous en tête une maison. Personnellement, j’ai « une maison qui fait peur » au coin de ma rue. Et vous ? 😉 Ici, pas de chance pour Virginie et sa famille, la maison qui fait peur et celle dans laquelle ils ont récemment emménagé. Je trouve qu’elle colle parfaitement aux décors proposés par l’auteur. Quand on lit les pages, on se dit « mon dieu, partez ! Vite ! » mais comme à chaque fois… les personnages n’écoutent pas… et cela nous permet de vivre une lecture rythmée par les battements cardiaques qui s’accélèrent et une folle envie de savoir la suite de l’histoire.

La maison, parlons-en ! Voilà un objet qui devient personnage. Peut-être même le personnage le plus important de l’histoire. Tout part d’elle, tout part d’un homme, tout part du passé. Le roman commence avec un chapitre qui date de 1965 et qui nous permet d’ancrer l’histoire dans l’horreur dès le départ. Un corps, dans cette fameuse maison. On part ensuite en 2008, on fait la rencontre d’une famille qui va vite déchanter en emménageant dans cette maison, puis vient le tour de l’année 2011 où l’on fait la rencontre d’une nouvelle famille, celle de Virginie. Ainsi, avec ces trois années, on se rend rapidement compte qu’il se trame quelque chose de particulièrement étrange dans la maison…

« La maison lui glaçait le sang. Il avait été témoin de tant de choses en vivant à proximité. Certaines nuits, quand la lune était basse, on pouvait y entendre des chants lugubres ou encore des rires. Il avait appelé la police au début, mais les agents finirent par le prendre pour un vieux fou impressionnable, étant donné que tout revenait à la normale avant leur arrivée. Il ne les contactait plus depuis. Mais il savait très bien qu’il n’était pas cinglé. »

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Personnages et intrigue
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Bien entendu, la maison n’est pas le seul personnage. On fait la rencontre de Virginie, une jeune fille pleine de courage et d’intelligence. Elle comprend rapidement que quelque chose cloche. Elle va chercher, fouiller et commencer à recouper les informations sur ce lieu si étrange.

On va aussi croiser le chemin d’un voisin qui va essayer de mener sa propre enquête avec l’aide d’un inspecteur de police.

Il y a beaucoup de personnages, des secondaires qui ne font que passer mais la famille de Virginie reste au premier plan de l’intrigue. On a un groupe de personnages. Je pense aussi à son petit frère Joey que j’ai pris en affection dès les premières pages.

L’intrigue est assez décousue en apparence. J’avoue que je me suis un peu perdue en m’interrogeant sur l’identité de certains personnages. Ils apparaissent un peu par magie. On ne sait pas trop où l’auteur veut nous emmener. On défile de foyer en foyer, de situations en situations et on se demande bien ce qui peut se passer, quel est le lien entre ces différentes propositions. Lorsque le lecteur comprend que la lumière illumine notre esprit, c’est l’euphorie. Quelle intelligence ! Bravo  Frédéric Livyns pour cette belle idée.

J’ai beaucoup apprécié d’avoir mis un pied dans le passé avant d’avoir pu m’étendre sur la situation présente. J’ai trouvé cela nécessaire, cela permet aussi de comprendre l’histoire de cette maison et comment on en est arrivé là aujourd’hui.

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La plume de Frédéric Livyns
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Comme je l’ai dit au tout début de la chronique, j’avais déjà rencontré la plume de l’auteure. Il est vrai que ce roman m’a nettement plus plu. Je pense que c’est une histoire de format, les nouvelles, c’est définitivement trop court pour une lectrice comme moi. Cependant, je ne doutais pas du talent de l’auteur qui vient me le prouver avec ce roman qui m’a tenue en haleine du début à la fin. Ça se lit très vite, c’est très prenant et on s’en rend rapidement compte.

L’auteur trouve les mots justes pour nous faire frissonner, angoisser et mourir de peur. C’est à lire, surtout en cette période. J’ai trouvé le ton du roman très juste. Virginie est un personnage que j’ai apprécié découvrir et je pense que c’est dû à la psychologie détaillée de ce personnage.

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Le mot de la fin
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Pour terminer ma chronique, je tire mon chapeau à l’auteur qui m’a fait apprécier un genre dont, en général, je ne suis pas forcément très fan. Bravo.

Je remercie aussi ma chère Wolkaiw pour cette lecture commune que j’ai pris plaisir à faire avec elle ♥

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une ambiance à vous faire frissonner.
  • La genèse de la maison et ce personnage détonnant.
  • La plume de l’auteur.

4

18

Bilan mensuel : septembre 2019

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Salut tout le monde, on se retrouve pour le bilan de septembre qui fut un superbe mois niveau lecture. Ça fait bien plaisir !

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BILAN LIVRESQUE
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Ce mois ci j’ai lu 26 romans dont :
2 romans de ma PAL perso (Les trois mousquetaires et tu avais promis que tu vivrais pour moi) dont 1 roman qui rentre dans mon challenge personnel. Il fallait que je lise un classique de la littérature française. Merci Monsieur Dumas!
1 livre audio (Marie et Bronia : le pacte des soeurs)
2 manuscrits pour une maison d’édition
1 roman en avant première dont je n’ai pas encore la couverture

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TOP AND FLOP
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Voici mes trois meilleures lectures du mois
J’ai aussi eu des lectures un peu plus compliquées…

 

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QUE ME RÉSERVE OCTOBRE? 
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Je poursuis mon challenge personnel qui me permet de vider un peu mes étagères. Ce mois-ci, j’ai choisi de lire un roman qui vient un peu illustrer la fin du mois d’octobre.

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Je n’ai pas avancé d’une page dans mes deux lectures V.O. J’espère que j’aurais l’opportunité de le faire ce mois-ci.