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Black Hills – Paha Sapa de Christian Carlier

51zmPgYLCEL._SX195_.jpgRésumé : Au milieu du 19e siècle, aux États-Unis, l’avancée des colons blancs atteint la région des Black Hills et des grandes plaines. Le soir de ses fiançailles, la jeune Emma London, issue de la bourgeoisie de Chicago, est enlevée par une bande de Sioux Lakotas. Emmenée de force au village indien, Emma y restera prisonnière durant près de huit mois : huit mois de révolte et de confrontation avec ses ravisseurs, mais aussi de découverte d’un peuple paradoxalement attachant, au cœur duquel naîtra un improbable amour. Écartelée entre ses origines et une société qui la fascine, Emma va devoir choisir. Ce choix ne se fera pas sans danger…

~ Service presse 📱~

Je remercie les éditions plumes solidaires pour m’avoir proposé ce service presse via SimPlement. A la lecture du résumé, j’ai été attirée par la couverture et ce titre. C’est assez mystérieux. Je reste quand même frileuse lorsque je vois des sujets comme celui-ci : les colons blancs et les indiens. Ca risque de faire des étincelles et je ne savais pas si j’allais apprécié. Mais comme il faut un début à tout, je me suis lancée dans la lecture de ce roman qui fut fort intéressant.

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Un fond historique très plaisant
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Voici une culture qui m’a toujours donné envie de me plonger dans cette période de l’histoire. La culture des indiens d’Amérique a toujours été pour moi une source de curiosité insatiable. Ici, j’ai tout de suite été intriguée par le titre : Black Hills, littéralement « collines noires ». Olala, déjà, cette appellation me pousse à en savoir davantage sur ces fameuses Black Hills qui semblent regorger de secrets. Paha Sapa reste la traduction de « Black Hills » en Lakota. Voici ce que notre ami Wikipédia en dit : « Les Black Hills sont une chaîne de montagnes située dans la partie occidentale de l’État américain du Dakota du Sud. […] Le nom de Black Hills, traduit littéralement du Lakota, vient du fait qu’elles apparaissent sombres quand on les observe d’une certaine distance. Les Black Hills sont considérées comme sacrées par les Sioux Lakotas. […] La présence d’Amérindiens sur place semble attestée 7 000 ans avant l’ère chrétienne. Les Arikaras s’y seraient installés vers les années 1500, suivis par les Cheyennes, les Crows, les Kiowas et les Pawnees. Au xviiie siècle, les Lakotas arrivent de l’actuel Minnesota et en chassent les autres tribus, revendiquant cette terre, qu’ils surnomment HeSapa, les « montagnes noires », pour eux-mêmes. Les premiers colons trouvent l’expression Paha Sapa, les « collines noires », plus faciles à prononcer et réduisent ainsi ce qui était des montagnes en des collines.

J’ai beaucoup apprécié l’apport de la culture indienne dans ce roman. Il est vrai que j’en vois rarement dans mes lectures et c’est vraiment dommage. La thématique de la colonisation apparaît et des problèmes qu’elle engendre. Après ma lecture de ce roman, j’ai envie de me replonger dans une histoire qui propose le même cadre.

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Personnages et intrigue
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L’originalité, pour moi, se trouve dans le contexte historique et surtout dans la manière dont est traitée l’histoire. Le personnage d’Emma London est un personnage que j’ai apprécié parce qu’elle représente vraiment ce dont l’homme à le plus peur : l’inconnu et la différence.

C’est un personnage qui devient emblématique dans ce roman. Elle incarne vraiment une bivalence intéressante. Issue de la bourgeoisie, elle n’oublie pas d’où elle vient : entre révolte et confrontation, Emma est une jeune femme qui ne le laisse pas faire et qui affronte sa peur. Mais, d’un autre côté, elle est aussi cette femme qui apprend, qui essaye de comprendre et qui, pendant huit mois, se confronte à la culture indienne. J’ai énormément apprécié cela chez elle.

D’autres personnages viennent bercer l’intrigue. Que ce soit des visages pâles ou des indiens, ils sont nombreux et permettent vraiment d’installer le lecteur dans des communautés, on a vraiment des tribus et villages qui viennent se construire dans l’intrigue. J’adore !

L’intrigue nous met, parfois, quelques claques. En effet, souvent rattachés au terme de « sauvages », les indiens d’Amérique sont méconnus. L’intrigue nous permet de nous poser la question de savoir qui sont les vrais sauvages dans cette histoire. Les indiens, proches de la nature, avec une culture et des traditions qui leur sont propres ou les colonisateurs blancs qui détruisent tout sur leur passage pour une supériorité qui n’a pas lieu d’être ? J’ai beaucoup apprécié les réflexions que l’intrigue engendre.

Ce sont, donc, des personnages, venant des deux civilisations, qui s’affrontent. Colère, violence et rage sont de rigueur dans ce roman. On est vraiment à la croisée des chemins avec cette incompréhension grandissante entre ces peuples. Le personnage d’Emma va venir temporiser tout cela.

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La plume de l’auteur
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J’ai apprécié le fait que l’auteur ne vienne pas idéaliser les indiens. On les montre tels qu’ils sont. Avec leurs défauts, leurs qualités, leurs cultures et leurs traditions. On ne les victimise pas mais on ne les diabolise pas non plus. C’est un équilibre parfait qui se ressent lors de la lecture.

Les descriptions sont à couper le souffle. J’ai vraiment apprécié ces grandes étendues décrites avec soin et délicatesse. C’est très beau, cela permet de couper avec les scènes un peu plus violentes.

Roman qui se sépare en quatre parties reflétant des événements importants de la vie d’Emma, on voit toute son évolution à travers ces parties. C’est très intelligent. Ainsi, on a une sorte d’ordre chronologique en même temps que l’évolution d’Emma et cela apporte quelque chose au roman pour moi.

Le fait de mêler fiction et historique est intelligent. Cela atténue un peu la dure réalité de la guerre, de la violence et de tout ce que les hommes ont pu endurer au nom des territoires et de la vengeance.

Ce roman est une belle découverte. Ce n’est pas un coup de cœur pour moi à cause d’un démarrage un peu longuet pour moi. Si le style est plaisant, il a quand même fallu un petit temps d’adaptation pour moi.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La culture des indiens d’Amérique mise en avant !
  • Le personnage d’Emma que j’ai adoré pour les valeurs qu’elle véhicule
  • Le fond historique mélangé à la fiction

notation 1

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Deux frères de Ninon Amey

CVT_Deux-Freres_8904.jpgRésumé : La patronne d’Eleanor lui lance un ultimatum : la jeune journaliste doit rédiger un article digne de ce nom ou elle se retrouvera au chômage. Joachim Arthaud, riche homme d’affaires, lui propose alors un sujet qui lui permettra de sauver son emploi. La jeune femme se retrouve donc au milieu d’un groupe d’influenceuses beauté pour un séjour à la montagne, dans le fief de « Maquillage Perfection ». Pour elle, c’est l’occasion rêvée d’en apprendre un peu plus sur les deux frères à la tête de l’entreprise, pour lesquels elle éprouve d’ailleurs des sentiments bien différents. Seul bémol : elle ne peut confier à personne la véritable raison de sa présence. La vérité est-elle aussi simple qu’il n’y paraît ?

~ Service presse 📱~

Je remercie Ninon Amey pour sa confiance. En effet, cela fait quelques romans que l’auteure me confie et j’en suis très heureuse. C’est pour moi une réelle source d’émotions. Ici, c’est un peu différent. Ninon Amey nous propose une novella de 78 pages. Je ne suis pas fan de ce genre (arrêtez de lever les yeux au ciel, je sais que je radote !) ni du format « nouvelle » pour la simple et bonne raison que c’est trop court pour moi. Mais lorsqu’il s’agit de Ninon Amey, j’ai du mal à dire non. Ainsi, je me suis lancée dans ma lecture en brûlant un cierge « pourvu que ma lecture me plaise, s’il te plait, petit cerveau, ne part pas en boudant parce que c’est une novella ».

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Une novella : entre nouvelle et roman
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J’avoue qu’avec tous les formats que l’on a à disposition, on a du mal à s’y retrouver des fois. Alors, pour ceux qui ne savent pas forcément ce qu’est une novella, en voici une courte définition : Une novella ou roman court est un type d’œuvre littéraire dont la longueur se situe habituellement entre la nouvelle et le roman.

Cette lecture a été très agréable pour moi. Malheureusement, elle n’échappe pas au verdict final : j’ai trouvé ça trop court. Les pistes exploitées par Ninon Amey sont vraiment top et j’aurais aimé en savoir un peu plus sur le passé des personnages et la manière dont Eleanor – dit Léa- vit ce passé qui semble prendre beaucoup de place dans sa vie. Les révélations sont bien présentes et je ne m’attendais pas forcément à cela mais une fois la surprise passée, tout va très vite. Cela n’est pas dû à la qualité de la plume ou de l’intrigue mais c’est le format qui est fait ainsi : on accepte ou non. C’est ainsi.

Ce roman court est quand même très bon. Encore une fois, Ninon Amey nous propose de vivre de sacrées émotions. C’est là que l’on aperçoit tout le talent de l’auteure : en moins de 100 pages, on vit de belles aventures et notre cœur manque d’arrêter de battre plusieurs fois. C’était une lecture très intense pour moi.

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Les personnages : entre passion et raison
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Les personnages sont vraiment tous très intéressants ! On fait la rencontre de Léa, une jeune femme passionnée par son métier mais qui se laisse trop marcher sur les pieds. Gentille et attentionnée, j’ai apprécié ce personnage qui m’a beaucoup plu dans l’ensemble.

Quand les frères Arthaud déboulent dans l’intrigue, cela fait des vagues… Joachim, accompagné de son frère Théo sont mystérieux, assez mignons et très intrigants. Rapidement, j’ai eu peur que l’auteure me propose un triangle amoureux, mais j’ai eu peur pour rien. Ninon Amey déjoue les facilités et les stéréotypes que l’on peut trouver dans les romances contemporaines et nous propose de jolies surprises.

Les personnages sont tous très sympathiques. On a vraiment envie de savoir comment va se terminer l’histoire qui prend un tournant auquel personne ne s’attend vraiment. C’est très intéressant de voir comme Ninon Amey a décidé de nous surprendre sur un format court. Bravo, cela fonctionne à merveille.

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Le cadre et l’intrigue
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On est bien dans cette novella ! On a chaud au coin du feu, on a froid dans les montagnes, on prend soin de soi. Bref, on est vraiment dans un cadre parfait pour une lecture d’hiver. C’est très sympathique, cela rend le roman beaucoup plus confortable : le roman devient une petite douceur. Il n’y a que de bons sentiments dans ce roman court. C’est très intéressant. C’est un feel-good qui, par définition, fait beaucoup de bien et réchauffe le cœur.

On ne parle pas énormément du travail de Léa qui est journaliste. En toile de fond, on a une réunion d’influenceuses cosmétiques dans un chalet qui a l’air top ! J’ai apprécié la touche de modernité avec ces influenceuses. En effet, cela permet d’ouvrir la lecture aux lecteurs adolescents qui pourraient se reconnaitre dans cette notion.

J’ai apprécié le fait que je n’ai pas trouvé pas de facilités dans ce roman, on va de surprise en surprise et cela fait son petit effet sur le lecteur. Ainsi, Ninon Amey propose une originalité certaine dans ce roman et sort du lot.

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La plume de Ninon Amey
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Ceux qui me lisent régulièrement savent que j’adore la plume de Ninon Amey. Ici, ce roman, aussi court soit-il, ne fait pas exception à la règle et nous propose une plume de qualité qui est au service des émotions. Tout est bienveillance dans cette novella. C’est vraiment intense et riche en émotions.

Le travail de Ninon Amey est, pour moi, une valeur sûre sur mes étagères. Sa renommée n’est plus à faire. On a des thématiques très sympathiques : secrets de famille, amitié, amour, remise en question. On se croirai dans un film de Noël.

Si vous avez quelques instants de repos et une envie de lire un roman court plein d’émotions, je ne peux que vous conseiller de lire ce roman. Si, comme vous, vous êtes frileux face à ce format, je pense qu’il pourrait convenir. Cela me réconcilie un peu avec le format court même si, je vous ne le cache pas, j’aurais préféré un roman beaucoup plus long.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une douceur pour l’hiver qui arrive
  • Des personnages très attachants évoluant dans un cadre que j’ai apprécié
  • La plume de Ninon, aussi douce que son histoire

notation

8

#lovers : My sexy geek – Tome 1 d’Anna Garcia

51oDft06q7L._SY346_.jpgRésumé : Best-seller en Espagne : des milliers de lectrices séduites ! De la haine à l’amour, il n’y a qu’un pas. Lucas n’aime pas les gens, il préfère la compagnie des ordinateurs. Séduisant, hautain et solitaire, il veut rester libre et sans attaches. Amis, famille, coups d’un soir, il traite tout le monde avec distance et mépris. Il ne fait aucun compromis et s’arrange pour avoir toujours le dernier mot. Jusqu’à ce qu’il rencontre Valérie. Valérie aime les gens. Elle est douée pour les rapports humains. Aimable, patiente, gaie, amusante, tout le monde l’apprécie. Personne ne l’a jamais fait sortir de ses gonds. Jusqu’à ce qu’elle rencontre Lucas. Ils aiment leur vie telle qu’elle est. Enfin, c’est ce qu’ils croyaient avant que leurs univers entrent en collision. Ils commencent par se détester, jusqu’à ce que les masques tombent…

Avertissement : ce roman parle d’échanges de mails piquants et sexy, de lingerie fine et colorée, d’un bad boy aussi insupportable que craquant, d’une fille naturelle et spontanée, et d’une bande de geeks attachants et maladroits.

~ Service presse 📱~

Je remercie les éditions Alter Real pour l’envoi de ce roman. Je trouve que les romans publiés par cette maison d’édition sont tous très sympathiques et assez séduisants. Je n’attendais rien en particulier de ce roman, juste un bon moment de lecture et c’est exactement ce que j’ai eu. Fan de New adult et de romances légèrement humoristiques, vous allez être servis avec ce premier tome.

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Geek is the new sexy : entre sensualité et humour, un équilibre parfait
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Ce roman est très frais, plein de bons sentiments. Si ma lecture n’est pas un coup de cœur pour différents petits points, elle en reste très sympathique. On est vraiment dans une romance moderne où s’alternent les échanges des SMS et de mails avec l’intrigue. Cela apporte beaucoup de dynamisme à l’histoire. C’est très intéressant et frais.

On a aussi un apport de modernité grâce à cette notion de « geek ». Il est, je pense, inutile de vous préciser cette thématique qui est au cœur de nos vies. Des séries comme The Big Bang Theory nous ont apportés cette culture geek qui devient vraiment une thématique cool et très représentée actuellement dans notre société.

J’ai apprécié cette modernité, c’était très sympathique

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Les personnages
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On fait la rencontre de Lucas et de Valérie. Rien ne permet de les associer d’une manière ou d’une autre. Ils sont aux antipodes l’un de l’autre. Lucas n’aime pas la présence des gens, bien seul, il est piquant, vif et à certains moments, détestable. Valérie est tout le contraire : gentille, joyeux et généreuse, elle est à l’écoute des gens et très appréciée.  La seule chose qui est commune à ces deux personnages : leurs caractères forts ! C’est la course à celui qui baissera sa garde en dernier.

Si les personnages, dans l’ensemble m’ont plu, j’ai eu plus de mal avec Valérie dont les réactions m’ont laissée un peu dubitative. J’ai trouvé qu’il y avait une disproportion dans ses réactions, de temps en temps. Globalement, j’ai apprécié son caractère mais, parfois, j’ai levé les yeux au ciel. Lucas est très sympathique à apprivoiser. C’est un personnage fort qui ne se laisse pas faire, caractère fort et mauvais, il est vraiment à prendre avec des pincettes. MI-ange, mi-démon, Lucas est un personnage très intéressant.

J’ai apprécié l’évolution de ces deux personnages qui sont tous les deux imparfaits. Ils apprennent de leurs erreurs et avancent, de manière incertaine, sur le chemin de leurs vies. La collision entre les deux est explosive et apporte beaucoup de pep’s à l’intrigue. C’est très intelligent.

Nos deux personnages principaux sont accompagnés de personnages secondaires qui apportent beaucoup de fraicheur à l’histoire. On s’attache vraiment aux personnages, qu’ils soient principaux ou secondaires. Les psychologies sont très bien détaillés et les personnages bien campés.

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La plume et l’intrigue
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J’ai adoré la plume. Elle est pleine d’humour, de références et elle permet à l’intrigue de très bien se lire. J’ai lu le roman en deux soirées, c’était très sympathique. On est entre la romance et la comédie. Cela n’ira pas plus loin dans l’appréciation du roman. Si tout était présent pour passer un moment de lecture agréable, il m’a manquée quelque chose pour que cette lecture se hisse au stade supérieur.

Je reste persuadée qu’il y a des passages en trop, qui apportent une lourdeur au texte et qui nous font tourner en rond. C’est assez particulier mais à force de jouer au chat et à la souris avec les personnages, j’ai trouvé un petit côté lassant à cette histoire. D’un autre côté, je trouve que tout va vite : j’aurais peut-être apprécié qu’ils ne se rencontrent pas tout de suite pour laisser le mystère planer sur leurs identités.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une plume que je ne connaissais pas mais que j’ai grandement appréciée.
  • Un roman ibérique qui vaut le coup !
  • Des personnages que j’ai apprécié découvrir

4

6

Le maître du Nil de Philippe Ward

maitredunil01.jpgRésumé : À onze ans, al-Hakim, devient calife d’al-Qahira. Son règne se montre à l’image de son caractère : humble autant que versatile et aussi sensible que meurtrier. Au fur et à mesure, le jeune garçon va se dégager de l’influence de ses vizirs, quitte à les assassiner. Grâce à Amr, le djinn qui veille sur sa famille depuis toujours et qui forge son esprit comme une arme, le calife va apprendre à manipuler son peuple et à piéger ses ennemis pour en faire autant d’exemples marquants. Pourtant, les luttes intestines vont toujours bon train, et, dans l’ombre, au grand jeu du pouvoir, tous les coups restent permis. Au milieu des complots, des créatures et des divinités qui font tout pour survivre, al-Hakim continue de grandir. Mais quel est son destin ? Mourir ou devenir un dieu ?

~ Service presse 📚 ~

Je remercie Philippe Ward pour l’envoi de son roman via la plateforme SimPlement. Roman qui me faisait de l’œil depuis quelques temps, Philippe Ward nous propose une plongée dans un pays que j’adorerai découvrir : l’Egypte. Mystérieux, dangereux et plein de secrets, ce pays regorge de mythes et légendes ainsi qu’une histoire intéressante et incroyable. Je n’ai pas su résister à l’appel de ce roman.

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Une période et un univers  intéressants
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Ce roman fourmille de bonnes idées. J’ai passé un très bon moment avec un roman historico-fantastique. L’auteur est très adroit dans la construction de l’intrigue. En effet, que cela soit avec les prénoms, les titres, les aventures qui pullulent dans le texte, Philippe Ward nous offre une intrigue fantastique qui frôle la réalité. La crédibilité des faits est très intéressante et l’on se retrouve vraiment avec une intrigue à laquelle on croit facilement.

Le roman se situe donc en Égypte à cheval entre le 1er et le 2nd millénaire. On est dans un récit historique vu la période dans laquelle on se retrouve mais aussi fantastique. Pourquoi ? Tout simplement par la présence des Djinns. Pour ceux qui ne connaissent pas, voici une petite définition : ce sont des créatures surnaturelles, issues des croyances païennes de l’Arabie préislamique. Ils sont en général invisibles, et peuvent prendre différentes formes (végétale, animale, ou anthropomorphe). Ils sont capables d’influencer spirituellement et mentalement le genre humain (contrôle psychique : possession), mais n’utilisent pas forcément ce pouvoir. On peut compter différents Djinns : les Efrits (djinns de feu qui peuplent les terres), les maritins qui sont les djinns qui vivent près des cours d’eau ainsi que les Sylphes qui sont les djinns munis d’ailes et qui peuplent les cieux.

Cette période est très intéressante. Je trouve que l’idée de base, bien que simple, reste très efficace. On se retrouve avec des complots, des trahisons, des envies de guerres, de meurtres. Le peuple égyptien et surtout les hommes à la tête du pays sont assez connus pour régler les problèmes assez rapidement et radicalement. En effet, on se retrouve avec des personnages qui n’ont pas peur de se débarrasser radicalement des problèmes ainsi que des gens.

L’apport historique est tout à fait fascinant, je ne peux que vous poussez à aller faire des recherches sur le calife Al-Hakim. C’est assez prenant d’aller faire ce genre de recherches pour moi, je me suis régalée.

Je tiens donc à saluer le travail de recherches historiques et géographiques qu’a dû faire l’auteur, c’est épatant. Cela nous permet d’avoir un ouvrage de qualité entre les mains.

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Les personnages et intrigue
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Il y a beaucoup de personnages. J’ai pris du temps pour tous pouvoir les reconnaître. Au départ, j’ai confondu beaucoup d’entre eux. C’est assez déroutant, je l’avoue. Notre personnage principal est Al-Hakim, fils du calife Al-Aziz qui règne sur Al-Qahira. Jeune homme surprenant qui n’est pas forcément le genre de personnages que j’affectionne. Dès le départ, Al-Hakim se trouve être un jeune homme cruel et sanguinaire, j’ai envie de vous dire qu’en grandissant, sa soif de sang et de violence ne s’arrête pas, au contraire, elle croit.

Beaucoup de personnages gravitent autour d’Al-Hakim. Des gens qui lui veulent du bien ou du mal mais aussi ceux qui veulent le pouvoir. Tout est réuni dans ce texte pour que l’on prenne conscience des dangers d’être calife et de devoir faire attention à tous ceux qui voudraient être calife à la place du calife. C’est assez prenant. On est dans un état constant de vigilance. C’est une lecture intense que nous propose l’auteur. J’ai apprécié ma lecture de ce roman.

Je ne vais pas prendre le temps de vous présenter tous les personnages. Ils sont nombreux et franchement, en parler, ne servirai qu’à vous gâcher une partie de l’intrigue. Je peux simplement vous dire que, si vous appréciez les romans qui proposent un fond historique et une intrigue pleine de rebondissements, de trahison et de guerre, c’est fait pour vous.

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Livre et plume de l’auteur
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Si la plume de l’auteur est très prenante et riche, il faut quand même que je souligne le fait que le livre est très beau. J’aime beaucoup la couverture qui met le lecteur dans le bain très rapidement. Cependant, la taille de police ne m’a pas convenue. C’est très petit, et franchement, pas forcément très agréable à lire. Cependant, je crois que c’est vraiment la seule chose que je peux reprocher à ce roman qui remplit bien son rôle et toutes ses promesses.

Ce n’est pas la première fois que j’ai un roman de l’auteur entre les mains et franchement, c’est un régal. On ressent très rapidement toute la culture et la richesse du savoir de Philippe Ward. C’est vraiment une très belle intrigue que l’on nous sert ici.

Pour moi, il est inutile de plus vous parler de l’intrigue parce que je trouve que le résumé le fait très bien.

3 bonnes raisons de lire le roman :

  • Un univers fantastico-historique que j’ai adoré !
  • Un panel de personnages riche et varié qui m’a énormément plu
  • Une plume que j’ai pris plaisir à retrouver pour sa richesse

notation

14

Les secrets de Cloudesley de Hannah Richell

CVT_Les-secrets-de-Cloudesley_4513.jpgRésumé : 1955. On dit qu’au manoir de Cloudesley l’ennui n’existe pas. Pourtant, ce lieu de faste et de beauté, Lillian Oberon rêve de le fuir. À vingt-six ans, la jeune femme n’arrive plus à maintenir les apparences d’une vie heureuse aux côtés du séduisant magnat et collectionneur Charles Oberon. Qu’est-elle réellement pour lui ? Une œuvre de plus à contempler ou une femme à aimer ? Mais le jour où le destin place sur son chemin un peintre passionné, une autre vie semble possible… Soixante ans plus tard, de la splendide demeure ne reste qu’une bâtisse en ruines. De retour à Cloudesley pour veiller sur Lillian, sa grand-mère adorée, Maggie Oberon fait une promesse : sauver l’héritage familial. Mais comment affronter les créanciers ? Et, surtout, comment la jeune femme, aux prises avec ses erreurs passées, pourra-t-elle gérer seule le domaine ? Maggie ignore qu’entre les murs décrépis de la vieille maison se cache un trésor inestimable. Et un terrible secret, qui pèse sur elle et sur Lillian…

Dans le décor enchanteur d’une vieille demeure anglaise, Hannah Richell entremêle les voix de deux femmes pour conter une histoire de famille, mais aussi d’amour, pleine de passion et de drames. Un roman élégant qui ravira les fans de Daphné du Maurier et d’Eve Chase.

~ Service presse 📖~

Je remercie les éditions Belfond pour ce fabuleux envoi qui sera une de mes claques littéraires de l’année 2019. C’est souvent en fin d’année que je me prends des petites claques mais ici, elle a été génialissime. Je remercie aussi Sorbet-Kiwi pour cette première lecture commune qui m’a énormément plu ! ♥

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La demeure Cloudesley et ses secrets
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La demeure Cloudesley est un personnage à part entière dans ce roman. Il va m’être difficile de parler de cette œuvre rapidement, je vais donc prendre du temps, des lignes et promis, je vous fais un petit résumé en fin de chronique pour ceux qui n’ont pas le courage de me lire entièrement (je vous pardonne, les copains !).

Cloudesley est une demeure qui va vivre l’histoire et passer les années avec Lillian Oberon, l’une de nos personnages principaux. On va vivre dans cette demeure dans deux périodes : en 1955 avec Lillian, une jeune femme, même pas trentenaire et son mari Charles Oberon. Dans un second temps, on va y vivre soixante ans plus tard avec Maggie Oberon, qui va tout faire pour aider Lillian, sa grand-mère à vivre à Cloudesley le temps qui lui reste.

La maison va vivre, grandir, s’épanouir, être blessée au fil des années mais finalement, comme tout le monde sur terre, elle va vieillir et ça, on va le vivre aussi, en tant que lecteur. C’est très bien fait. La manière dont l’auteure nous parle de la maison la rend vivante et avec de nombreux secrets.

Cloudesley est la maison victorienne par excellence : elle respire les secrets, les nombreuses générations qui ont été présentes dans cette demeure, les souvenirs aussi et une vision de luxe pour les visiteurs.

Il y a de nombreux parallèles à faire entre les personnages, les lieux et tout ce qui va se passer en soixante ans mais on peut facilement souligner que Cloudesley est à l’image de Lillian aux yeux de Charles, son mari : une magnifique pièce de plus à ajouter à sa collection. Charles Oberon est un homme dur, froid et compliqué qui préfère la superficialité et la supériorité à une vie de famille simple et calme.

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Les personnages
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Je vous ai déjà parlé de Lillian, de Charles et de Maggie. Au fil des pages, on va aussi faire la rencontre d’Albie, le fils de Charles qui est aussi le beau fils de Lillian et le père de Maggie. Personnage attachant, il nous permet de comprendre certains aspects de sa personnalité. C’est, avec Lillian et Jack, les seuls personnages que l’on voit dans les deux périodes du roman. On suit un Albie enfant et un Albie adulte. Il a une relation très compliquée avec ce père qui fait peur et qui l’humilie dès qu’il le peut. Adulte, il sera un père loin d’être parfait mais qui essaye de combattre ces doutes et ces incertitudes qui font de lui le père médiocre qu’il est aux yeux de sa fille. On a beaucoup de mal à lui en vouloir parce que l’on sait ce qu’il a vécu durant son enfance.

Jack est un peintre qui va venir vivre quelques mois à Cloudesley pour pouvoir peindre une pièce de la maison. Charles voudrait exhiber cette pièce comme œuvre d’art. Jack finit par accepter et faire partie des membres qui vivent dans cette formidable demeure.

Avec ces personnages qui viennent de différents horizons, on se retrouve avec plusieurs visions de la vie que mène la famille Obéron : le peintre ne comprend pas comment on peut vivre ainsi, comme si notre vie ne nous appartenait pas. Lillian pensait qu’elle serait heureuse mais finalement se retrouve coincée dans cette maison sans l’amour d’un homme et Albie vit là, de temps en temps, avec pour seul soutient celui de sa belle-mère.

Maggie est un personnage que j’ai apprécié. C’est un petit bout de jeune femme qui a fait des erreurs, qui regrette et qui essaye de s’en sortir en n’oubliant pas les valeurs que sa grand-mère lui a inculquées. J’ai trouvé cela charmant. La relation grand-mère/petite-fille est très belle. Ces deux femmes se ressemblent et, finalement, peuvent peut-être faire les mêmes erreurs.

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Cadre, faune et flore
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Le cadre est tout à fait charmant. On est dans une petite ville anglaise typiquement décrite. La campagne, loin de la ville, une vie paisible. C’est vraiment le genre de lieux que j’apprécie. C’est très sympathique. On se sent bien dans ce cadre, dans cette vie avec Lillian qui va de désillusion en désillusion. On se sent proche d’elle, dans cette grande maison qui n’a pas le destin qu’elle mérite.

La campagne anglaise est très charmante et ajoute ce petit côté campagnard que j’apprécie retrouver dans mes lectures.

La faune et la flore sont aussi très importantes. Il y a des animaux : le chien de Charles, symbole du maître des lieux, les paons que Charles adore et que le reste du monde déteste et le renard. Finalement, ces trois animaux représentent tout ce que Charles ait : un riche maître d’une maison incroyable qui parade devant les gens et fait la roue pour que l’on voit ce qu’il a et ce qu’il est en apparence mais derrière cette couche de superficialité et ce masque, se cache un homme rusé et apeuré d’être remplacé.

La symbolique des animaux n’en reste pas là. Albie peut aussi être représenté par ce paon qui fait des bêtises d’enfants, qui montre qu’il existe aux autres mais qui, dès un bruit suspect, part en courant se cacher.

La flore est aussi présente tout au long du texte : on a une clairière, un bois mais aussi des champs à perte de vue. On est entouré d’un jardin magnifique et le peintre est un homme très proche de la nature.

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Entre passé et présent : une vie de secrets
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J’ai trouvé que ce pan de l’intrigue est celui que j’ai préféré. Les secrets de famille, les portes fermées, la crainte d’être vu complètement à nu et d’être jugé. Ah !! Ce roman nous fait passer un excellent moment de lecture. Il y a les secrets de Lillian, que l’on découvre tout au long du roman mais aussi ceux de Maggie qui prennent une place importante. La maison regorge de secrets, de portes fermées de tapisseries qui cachent des accès. C’est vraiment très prenant.

Je trouve que Hannah Richell est une auteure incroyable. La plume proposée est très intéressante et permet aux émotions d’être véhiculées de manière cohérente et très poétique.

On est dans un texte qui monte crescendo et qui nous propose une fin que j’ai grandement appréciée. Bravo.

En définitive, ce roman est donc un très joli coup de cœur tout en délicatesse et émotions. Il nous relate une histoire douce qui s’étale sur les années où les sentiments des personnages sont forts. Les personnages sont divers et variés et nous offrent des psychologies fines et détaillées.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un univers que j’ai adoré !
  • Une relation grand-mère/petite-fille très belle.
  • Les secrets et cette formidable maison.

Mamie, si tu m’entends, je t’aime de tout mon coeur. Et cette chronique, elle est pour toi. On est tous avec toi. ♥ 

5

15

Gangster – l’envers du décor de Shifrinne

CVT_Gangster-LEnvers-du-decor_5520.jpgRésumé : Stéphane vit à Paris. A 28 ans, il appartient à la famille du caïd Lapaz et gère ses clubs de nuit, mais il est surtout au cœur des trafics et des décisions les plus secrètes de la famille. Machines à sous, rackets, cocaïne, le système rapporte des millions. Mais quand Assouni le Lyonnais entraîne Lapaz dans le meurtre d’un rival, Stéphane comprend qu’ils sont en danger. Derrière les établissements et les trafics, il réalise alors l’envers du décor. Dans un univers où les alliances se font et se défont au rythme des meurtres, il devra survivre dans ce qui deviendra la plus sanglante guerre des clans que le milieu du grand banditisme n’aura jamais connu. Malgré l’illusion de sa toute-puissance, le plus féroce des caïds peut être pris à revers par ceux qui ont été trahis. Plongée fulgurante dans l’univers impitoyable du grand banditisme français à travers Stéphane Saliseti, caïd parisien pris pour cible par un concurrent avide d’argent et de pouvoir.

~ Service presse📖 ~

Je sais, vous n’avez pas trop l’habitude de me trouver dans des univers comme celui-ci. Je vous l’avoue, j’étais la première surprise d’accepter. Je remercie ma copine Karen (Kaza De Papel) pour avoir donné mon nom. Je remercie aussi Shifrinne pour l’envoi de son roman.

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Un univers noir
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Oubliez un peu l’univers des contes que je vous présente quelques fois. Ici, on est dans la violence, la mort, la course au plus fort, à celui qui aura le plus de courage et de culot pour détrôner le roi. Roi de quoi ? Roi des réseaux de drogues et de tout ce qui peut être illicite.

On suit le personnage de Stéphane, un jeune homme de 28 ans qui est le bras droit de David Lapaz. Lapaz est connu pour avoir le bras long et un réseau de distribution des drogues.

Rapidement, l’auteur nous met dans le bain : violence, séduction, trahison et coups bas sont très présents dans le texte.

Je n’avais jamais lu de roman qui ont ce sujet-là au cœur de l’intrigue. C’est un roman très visuel que l’on nous propose. C’est vraiment intéressant. Je ne lirai pas ce genre tous les jours mais, le temps d’un instant, je me suis revue avec mon père et mon grand-père devant des films d’action mettant en scène des gangsters. Il y a du bruitage. Personnellement je ne suis pas fan mais cela ne m’a pas gênée pour autant (BOUM ! PLOP ! BOUM !)

J’avoue que l’univers proposé est assez sombre et l’on se retrouve à trembler à toutes les pages pour savoir qui sera le prochain.

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Les personnages
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Voilà un point qui m’a plu sur certains points et moins sur d’autres. Il y a un riche panel de personnages, cela ne fait aucun doute. Mais il y a aussi beaucoup de surnoms. Je me suis emmêlée les pinceaux très rapidement. J’ai dû relire certains passages pour ne pas faire d’amalgame et ne pas me tromper. Les surnoms sont souvent des appartenances à des endroits géographiques et culturelles ainsi : le marseillais, le gitan, l’algérien, le corse et bien d’autres font des apparitions dans le texte. J’ai dû faire les liens, les défaire et les refaire. Par moments, cela m’a retardée dans ma lecture.

Nous sommes dans un monde masculin à 100% j’aurais aimé être étonnée par une 74940245_1346660108837476_5830547361360773120_n.jpgprésence féminine forte. Oui, il y a des personnages secondaires féminins mais elles ne sont là que pour parader autour des hommes. Mathilde est la petite amie de Stéphane et Karima aide vers la fin du texte mais cela ne va pas au-delà. J’ai trouvé dommage d’avoir encore cette pensée archaïque dans le roman.

Sinon, j’ai trouvé que les personnages étaient sympathiques à suivre. J’ai beaucoup apprécié le personnage de Stéphane qui est bien campé. C’est le seul auquel j’ai pris le risque de m’attacher.

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Intrigue, thématiques et plume
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J’ai décidé de parler de ces trois points en même temps, pour moi, ils sont indissociables. Le style de l’auteur reste très simple. Il n’y a pas de mots alambiqués dans le roman, pas de difficultés linguistiques. Ici, on se retrouve avec un roman d’action qui tient ses promesses à ce niveau : on ne s’ennuie pas. On est toujours dans l’action, dans la péripétie. Peut être un peu trop pour moi, certains épisodes m’ont semblés un peu forts pour l’intrigue. Je me suis retrouvée dans un épisode d’Alerte Cobra à quelques reprises. Si l’allusion me fait sourire, c’est parce que mon grand-père était fan de tout ça : les explosions, les flingues, les univers sombres. J’ai directement pensé à lui à plusieurs reprises.

Les thématiques abordées fonctionnent et même très bien ! On est dans l’univers de la drogue, des clubs de strip-tease, des grosses voitures, de la violence. Finalement, on se rend rapidement compte que la France se divise en régions. Une personne à la tête de chacune. Et là, arriver ce qui doit arriver : la course pour éliminer tous les hommes à la tête des régions : ainsi, Lyon, Paris, Marseille, le Var sont des régions fortes qu’il faut posséder. La cupidité et la volonté d’être supérieur restent les principaux éléments motivants pour les personnages principaux. Sauver sa peau pour certains, tuer pour d’autres.

L’histoire est entraînante, cela ne fait aucun doute. C’est entêtant, on est pris dans le tourbillon d’actions et cela permet de passer un bon moment de lecture. La plume est sympathique, fluide mais peut être encore un peu mécanique. Je pense surtout aux portraits dressés par l’auteur. On est dans un schéma qui ne nous quitte pas : présentation du personnage, description du personnage, quelques mots sur la personnalité et on passe au prochain. J’ai trouvé qu’il manquait un peu de fluidité dans ces passages. Sinon, les descriptions des paysages et des actions sont très bien écrites. On y croit aisément.

Pour un premier roman, c’est une lecture sans grosses embûches ! Bravo.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un univers sombre bien tenu
  • Un personnage principal, Stéphane, que j’ai apprécié
  • Beaucoup d’action

4

18

Pauline à l’école des fées – Tome 1 de Muriel Bell

ob_37aea6_32281067-2065117440396492-837907937453.jpgAprès avoir connu le froid, la faim, la misère, Pauline qui croyait avoir été élevée par ses véritables parents, découvre l’année de ses treize ans, qu’il n’en est rien. Seule sur une route enneigée, elle est renversée par une voiture. Des fées viennent alors la chercher pour la conduire dans leur royaume, où elle va découvrir ses véritables origines et suivre des cours dans les écoles des fées. Elle va apprendre le mystère de sa naissance et qui sont ses véritables parents. Elle découvre ses immenses pouvoirs, mais elle doit se mesurer aux sorciers qui vont lui jeter des sorts. Ils veulent l’enlever pour la remettre aux Korrigans. Avec l’aide de la fée Diana, elle va devoir les combattre pour délivrer ses parents.

~ Service presse 📖 ~

Je remercie Evidence Editions pour l’envoi de ce roman. J’avoue, cette fois ci, j’ai cédé par pur « Waouuuh, la couverture est trop belle ». De plus, l’univers proposé était assez en accord avec la période de l’année je trouve : les créatures fantastiques, l’appel au rêve et à l’imagination, bref, j’ai trouvé que cette lecture pouvait être très sympathique à découvrir.

Je vous avais parlé, il y a quelques temps, d’un souci que j’avais rencontré dans une saga dont le premier tome m’avait beaucoup plu mais il n’en avait pas été de même avec le deuxième tome. Je pense que cette lecture vient enfoncer le clou de ce que je pensais. Ce genre de lecture, c’est terminé pour moi. Je n’y trouve plus le plaisir que j’avais avant. En aucun cas je ne remets la qualité du texte en jeu, c’est juste que, je pense en avoir terminé avec les lectures trop jeunesse. Mes goûts littéraires ont évolué et ne me permettent plus forcément de m’épanouir dans ce genre qui n’est plus fait pour moi.

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Un monde féérique
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Pauline Samer est une jeune fille qui n’a pas la vie facile. En effet, du haut de ses treize ans, elle a déjà vécu des épisodes très durs dans sa vie : la pauvreté, la maladie, ne pas avoir de toit sur la tête et d’avoir le ventre qui crie famine par exemple.

Pauline est un personnage que j’ai apprécié, déjà parce que son prénom est génial et de plus parce que c’est un personnage qui est adroitement pensé. Pleine de courage et de force, elle se retrouve dans des situations terribles et on a envie de la prendre sous son aile.

Ici, il faut prendre l’expression « prendre sous son aile » au pied de la lettre : Pauline est emmenée par des fées après un terrible accident de voiture. Elle va découvrir un monde qui, pour elle, ne peut être vrai. Elle va découvrir des créatures mythiques, légendaires et incroyables.

Dans ce cadre féérique, elle va en savoir plus sur sa vie, sur ses origines. Qui est-elle ? D’où vient-elle ? Rapidement, elle va comprendre qu’elle a des pouvoirs magiques qui vont pouvoir l’aider à comprendre sa vie et à répondre à toutes ces questions qui l’assaille. Ses pouvoirs sont grands, elle va révolutionner le monde auquel elle appartient désormais.

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Intrigue et créatures magiques
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Je trouve que l’intrigue est très bien amenée. Pauline, sans père, sans bonheur dans sa vie, va commencer à se construire dans ce monde qui, finalement, est le sien. Elle s’y sent bien et évolue très vite. C’est vraiment très intéressant. On sent bien que cette adolescente trouve sa place, elle est plus ouverte, plus heureuse, son œil sur le monde n’est plus aussi noir.

En soi, je n’ai pas grand-chose à reprocher à l’histoire. Je pense que ce sont mes goûts qui ont changés. J’ai apprécié ma lecture, mais sans plus. J’adore, pourtant les univers féeriques comme celui de Muriel Bell mais je ne suis pas parvenue à m’immerger complètement dans cet univers pourtant très tentant.

C’est un roman initiatique qui permettra à Pauline d’apprendre à mettre un pied devant l’autre dans ce monde mais aussi à comprendre qui elle est. Si un voyage se dessine pour elle, c’est aussi un voyage intérieur qu’elle entreprend.

Les créatures magiques sont très importantes dans ce roman. On fait déjà la rencontre de la fée Diane qui va être d’une grande aide pour Pauline. On y trouve aussi des fées, par milliers, mais aussi des licornes, des korrigans, des sorciers mais aussi des licornes et bien d’autres personnages qui vont venir bercer l’intrigue et la dynamiser un peu.

On n’oublie pas que Pauline est une jeune fille. Elle doit aller à l’école et apprendre, comme tout le monde. J’ai apprécié cette idée d’apprentissage avant de partir à la recherche de ses parents.

C’est une aventure sympathique que nous propose Muriel Bell. Je ne lirai pas le tome 2 parce que je ne l’apprécierai pas à sa juste valeur mais les notions propres aux aventures sont présentes dans ce texte : amitié, courage, amour, famille…

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La plume
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C’est une plume très abordable, cela ne fait aucun doute. Cependant, il y a beaucoup de fautes. J’en ai compté pas mal quand même. C’est dommage parce que cela reste quand même une lecture pour les jeunes adolescents (fin primaire ou début collège, c’est top !). Il y a aussi beaucoup de redondance dans certains passages. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à Harry Potter à certains moments : celui de la baguette magique par exemple ou encore quand Diane et Pauline sont à Paris. Je n’ai pas trouvé ça dérangeant mais le lien est vite tissé.

Porteuse de bonnes intentions, cette plume est sympathique mais le texte mérite d’être relu pour chasser les fautes.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un univers féerique qui plaira beaucoup
  • Pauline, un personnage fort qui est très sympathique
  • Les créatures magiques très bien dessinées

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