Silencer de David Bauquet

2000_crop_5dbfdaa0532a5_5dbfda6ab857b.jpgRésumé : Un mafieux perd sa cadette, abattue d’une balle dans la tête. Sa fille aînée Judith et son bras droit Letellier partent à la recherche de l’assassin, espérant le retrouver avant la police et régler cette affaire en interne. Un tueur professionnel fait surface au même moment et il n’est pas dans les parages par hasard. Mais s’il a été mêlé à ces événements, c’est bien malgré lui.

~ Service presse 📱~

Je remercie David Bauquet pour sa proposition de lecture. Ayant déjà fait une expérience de lecture très agréable avec sa plume, je n’ai pas réfléchi longtemps avant d’accepter sa demande. Je me suis plongée dans l’univers de son roman Silencer avec plaisir. Publié chez les éditions Nouvelle Bibliothèque, ce roman propose une lecture riche en rebondissements et en interrogations.

Vous connaissiez vous ? « Silencer » ? Personnellement, j’ai éclaté de rire quand j’ai compris que c’était un verbe français que je prononçais à l’anglaise. Quelle andouille ! « Silencer » est un verbe qui est utilisé dans un cadre soutenu et qui veut simplement dire « faire silence ». (Parenthèse vocabulaire terminée).

« Silencer » prend ici plusieurs sens. On fait silence sur l’identité du tueur. Pas de nom, ni de prénom, aucune description qui permettrait de le reconnaitre dans la rue. On est vraiment à la recherche d’un homme dont on ne sait pas grand-chose voire rien du tout. On suit l’histoire de deux points de vue : celui de ce tueur professionnel et celui de la famille de mafieux qui veut comprendre et venger la mort de la fille cadette de la famille. « Silencer » vient aussi faire écho au métier de ce tueur professionnel : il ne veut être vu de personne. Si quelqu’un voit son visage, la mort est proche et inévitable. Il fait le vide autour de lui, le silence est sa meilleure arme.

Il y a pas mal de personnages dans cette histoire. On fait la rencontre de la famille de la victime : son père, le plus grand mafieux du coin, sa sœur Judith et son mari Paul Chanvert. Un mafieux n’est rien sans son homme à tout faire. On fait donc aussi la rencontre de Letellier, qui va mener l’enquête pour son patron et bien évidemment ce tueur professionnel.

Le récit est assez filmique. Au-delà d’être un roman noir, c’est un roman qui semble être fait pour être adapté au cinéma. L’ambiance est mystérieuse et installée dès les premières pages de ce roman. On sent tout de suite que l’on n’est pas dans un monde tout rose avec des paillettes à chaque page. On est à des années lumières de ce que l’auteur nous proposait dans Spiral(e). On est toujours dans cette histoire de quête mais la quête est différente. Judith veut savoir ce qui est arrivé à sa sœur. Elle veut comprendre. Rien ne semblera l’arrêter.

Forcément, avec la thématique de la mafia, les thématiques de la manipulation et de la violence ne sont pas forcément loin. J’avoue que je ne suis pas forcément friande de ces situations violentes mais, ici, je n’ai pas été gênée par cela parce que c’est logique d’en trouver dans un roman où la mafia est présente. David Bauquet n’en fait pas de trop. Il y a que ce qui est nécessaire dans ce roman pour que le cadre soit posé et l’intrigue lancée.

Comme dans un film, l’intrigue se dévoile petit à petit et nous propose une aventure haletante et pleine de rebondissements. Le fait d’avoir deux points de vue apporte énormément de choses. Puis, au fil du temps, avec nos personnages et principalement avec le tueur professionnel, on se demande comment il a pu se retrouver dans une histoire pareille. Il a des principes même dans ce métier, ici, on a essayé de le rouler dans la farine et ça, il en est hors de question. A partir de ce moment, la course poursuite commence : la famille de la victime cherche des réponses et le tueur en série cherche cette famille.

En définitive, la plume de David Bauquet est toujours aussi intéressante. J’apprécie le fait d’avoir été tout de suite mise dans le bain. L’histoire démarre rapidement et sur les chapeaux de roues. C’est une histoire qui nous permet de nous interroger sur la condition humaine. Jusqu’à quel point est-on prêt à aller pour cacher les défauts, pour de l’argent, pour vivre paisiblement ? Les personnages sont prêts à danser avec la mort pour parvenir à leur fin. David Bauquet interroge le lecteur sur les limites humaines. C’est plutôt intéressant.

Je remercie une nouvelle fois l’auteur pour cette lecture.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un roman noir où les thématiques sont très bien maîtrisées.
  • Une plume intéressante qui pousse le lecteur dans ses interrogations.
  • Un univers filmique très bien maîtrisé

4

8 réflexions sur “Silencer de David Bauquet

  1. Mdrrr j’ai aussi lu le terme en anglais dans ma tête xD Surtout qu’il y a un tueur a gage, donc peut-être qu’il rend les gens silencieux, il serait donc un « Silencer » en anglais mdrrr Mais il manque une lettre du coup ! Merci pour la découverte ma jolie ❤

    • Oui ! J’ai discuté avec un lecteur et pendant la discussion plusieurs points sont ressortis d’où ce côté filmique. J’ajouterai certainement quelques lignes dès demain au sujet des personnages 🙂

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