Ne te perds pas en chemin de Margaret Mizushima

41QYV-Mc7UL._SX195_Résumé : Agent de police dans l’unité cynophile de Denver, Mattie Cobb est appelée en urgence dans sa ville natale de Timber Creek : Adrienne Howard, la petite amie du chef adjoint de la police, a disparu. La jeune femme travaille à la station thermale mais aussi auprès des chevaux des ranchs du coin. Toujours accompagnée de son fidèle berger allemand, Robo, Mattie peut compter sur l’aide de Cole Walker, un ami vétérinaire, désormais divorcé. En plongeant dans le passé d’Adrienne, Mattie va devoir affronter les propres démons de son enfance. Le danger, lui, est bien présent…

~ Service presse 📖~

Je remercie les éditions Belfond pour l’envoi de ce roman qui m’a fait passer un bon moment de lecture le temps de deux soirées.

Après ma dernière petite mésaventure avec un roman publié chez Belfond, mes prières ont été entendues. Un agréable roman se cache sous la couverture de ce roman ! Lecture rapide, elle nous propose de faire la connaissance de Mattie Cobb et de son chien (et partenaire professionnel) Robo.

Si ce roman ne me laissera pas un souvenir impérissable, j’ai pris beaucoup de plaisir à le lire. Il y a eu deux bémols mais j’ai beaucoup apprécié la manière dont l’auteure brosse les portraits et les psychologies des personnages et la manière dont elle tisse les relations entre les protagonistes.

On fait la rencontre de Mattie Cobb qui est notre personnage principal féminin. Agent de police dans l’unité cynophile, elle révèle une force de caractère incroyable. Intelligente et vive, elle est un personnage que l’on apprécie suivre. En revanche, à certains moments je la trouve trop détachée de ce qui se passe sous ses yeux. Au début du roman, lorsqu’un cadavre est découvert, une personne lui dit, grosso modo, qu’elle veut rester avec le corps, qu’elle ne peut pas le laisser seul. La réponse de Mattie m’a laissée sans voix (encore une fois, ce ne sont pas les termes exacts) : ce n’est qu’un cadavre, on ne peut plus rien faire pour lui. Purée, l’empathie ? Je suis à la place de la personne, je lui casse la figure… Mais mis à part ce détachement beaucoup trop prononcé, Mattie est un personnage intéressant.

Autour de Mattie, gravitent plusieurs sphères : la sphère professionnelle et l’équipe de policiers qui mène avec elle l’enquête sur Adrienne Howard. Il y a aussi la sphère plus personnelle où l’on fait la rencontre de Mamita et de son frère, mais aussi Cole, son ami vétérinaire et de ses filles. On a plusieurs personnages que l’on va suivre tout au long du roman, c’est plutôt intéressant.

Ce que je reproche à l’intrigue, c’est le fait qu’on a une sorte de déséquilibre : l’auteure fait le choix de nous parler de l’enquête mais aussi de la vie privée des personnages que l’on retrouve dans leur quotidien. Ainsi, avec Cole, on se retrouve dans sa vie avec ses filles, avec Madame Gibbs, la gouvernante. On le retrouve aussi dans son milieu professionnel, il est vétérinaire. Avec Mattie, c’est pareil, on la suit dans sa maison, dans son quotidien avec Robo mais aussi son passé, ses émotions. C’était plutôt intéressant. Ainsi, on a une sorte de pause dans l’enquête, on respire un peu devant l’atrocité du meurtre. Malheureusement pour moi, on me laisse avec trop d’interrogations sur la partie personnelle dans ce roman. On nous lance plein de pistes mais rien n’est forcément abouti. Si j’ai bien compris, il y a plusieurs enquêtes qui peuvent se lire indépendamment mais franchement, j’aurais aimé avoir une histoire complète sur ce plan.

L’auteure reste douée. La plume est entrainante, fraîche et ne laisse pas la possibilité aux longueurs de s’installer dans le texte. En revanche, je n’ai pas été surprise par cette fin. Je m’attendais à ce que ça soit cela. Dommage que la surprise ne fut pas totale à ce sujet. En revanche, j’ai apprécié la place que l’auteure laisse aux animaux et principalement ici aux chiens et aux chevaux. Les relations humains/animaux sont très sympathiques et nécessaires dans ce roman, c’est plutôt intéressant. Etant dans une unité cynophile, on comprend et on découvre la manière dont Robo est éduqué par Mattie. C’est un beau couple d’amis qui se dessine. De plus, on a une très belle relation entre les chevaux et Adrienne qui se dessine aussi.

On trouve aussi des descriptions très intéressantes dans ce roman. Elles sont belles et nous propose de voyager au cœur du Colorado. On a des montagnes, des forêts, de la neige… C’est dépaysant à souhait.

En définitive, Ne te perds pas en chemin est un roman policier assez intense dans l’évolution de l’intrigue policière. Cependant, je reste sur ma faim pour cette fin de roman qui ne répond pas à toutes mes questions. L’idée de la sphère personnelle était intéressante mais pas totalement aboutie pour moi, c’est bien dommage. De plus, certaines réactions des personnages m’ont paru un peu particulières. Et cette fin… Dommage ! J’aurais aimé être plus surprise. Néanmoins, je reste charmée par le décor et par la plume de l’auteure. J’ai aimé les relations animaux/humains et les psychologies fines et détaillées des personnages. J’ai beaucoup apprécié Cole, ce papa célibataire qui ne se laisse pas faire et Mattie qui se bat avec les démons de son passé.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une plume intense
  • Un panel de personnages intéressant
  • Des décors dépaysants

notation 1

14 réflexions sur “Ne te perds pas en chemin de Margaret Mizushima

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