Comme un murmure de Camille Jullien

41v7AQqYQdL._SY346_Résumé : Alors que la conquête de l’Ouest bat son plein, Meggan quitte Denver pour épouser un éleveur du Nevada et s’installer dans son ranch. La jeune femme, plongée dans l’immensité des terres sauvages, doit faire face à un nouveau monde empli de violence et de barbarie. Lorsqu’un étranger aux traits sombres et inquiétants fait irruption dans sa vie, elle n’a d’autres choix que de remettre en question ses croyances et ses certitudes.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement M.E.C éditions pour l’envoi de ce roman en service presse. Avec le confinement, j’en profite pour explorer un peu plus les différents romans proposés dans mes maisons d’édition partenaires.

Comme un murmure me faisait de l’œil avec cette couverture très jolie et poétique. Comme d’habitude, je n’ai pas lu le résumé. Ma première surprise fut de trouver une romance historique. J’ai apprécié le fait que la géographie choisit dans ce roman nous éloigne un peu des grandes maisons anglaises du 19ème siècle. Ici, on est dans la période de la conquête de l’ouest. En plein cœur du Nevada, on va faire la rencontre de Meggan.

Meggan est une jeune femme qui m’a plu dès le départ. Un brin naïve, elle débarque dans le Nevada seule, pour rejoindre son époux David McPhiels installé dans son ranch avec sa famille. Si au départ, elle était un peu perdue par ces grands bouleversements dans sa vie, elle finit par s’y faire malgré certaines choses qui ne collent pas avec sa personnalité.

En soi, le roman est très sympathique et se lit assez rapidement. On est propulsé dans l’univers avec une facilité déconcertante. J’ai aimé vivre la vie au ranch avec Meggan. C’est un personnage très intéressant. Avide de vouloir vivre une vie qui rime avec « liberté », elle va rapidement déchanter avec son mari.

J’ai aimé cet aspect du roman. On est dans une époque où l’homme exerce sa supérioritétéléchargement sur la femme. Rapidement on se rend compte que Meggan n’est plus une femme mais LA femme de son époux et qu’elle doit agir en tant que tel. Meggan est probablement née durant la mauvaise période de l’histoire. Il y a un vent féministe qui plane dans ce roman. Meggan veut juste être libre. Pouvoir faire ce qu’elle veut sans devoir donner des comptes à son époux. Ce qu’elle souhaite par-dessus tout ? Pouvoir partir avec un cheval, seule, se promener les cheveux au vent. Pourquoi pas ! Ma foi, l’intrigue de base est très sympathique.

En revanche, là où j’ai eu un peu plus de mal c’est avec certains détails : Meggan doit obéir à son mari, s’occuper de la maison et être une femme parfaite. Même si historiquement parlant, ça peut se passer, j’ai trouvé certaines idées qui dénotaient un peu avec tout le reste de l’histoire. Je tiens quand même à préciser que cela ne tient qu’à moi. Cela reste un détail mais qui m’a fait tiquer.

On est dans une quête identitaire. Meggan se demande qui elle est mais aussi qui elle voudrait être, c’est avec l’aide d’un homme pas forcément recommandable – Rawinson- que Meggan va se rendre compte de la dangerosité du monde dans lequel elle vit mais surtout de ce qu’elle voudrait être.

Ce roman permet d’approfondir de manière intense le personnage de Meggan. Le roman fonctionne par un système d’opposition : entre Rawinson & McPhiels par exemple : l’un solitaire, ne craignant pas la liberté ni les dangers du mode de vie d’un nomade, l’autre vivant au cœur d’un ranch, étant un patron, un frère et un mari. Entre Rawinson & Meggan : les deux personnages sont complètement opposés au-delà du sexe. Rawinson aime la liberté, ne croit pas en dieu et avance dans la vie au gré du vent. Meggan est une femme naïve, un peu coincée, elle apprend la vie au fur et à mesure de sa vie au ranch. Meggan s’oppose aussi à … Meggan. La Meggan croyante, qui doit être une bonne épouse et une bonne mère se bagarre intérieurement avec son envie de liberté, de ne rien devoir à personne. C’est plutôt intéressant.

Meggan dénote avec ses belles sœurs. En effet, dans ce roman, la hiérarchie est assez bien mise en avant : en effet, les femmes sont aux fourneaux pendant que les hommes sont au repos. Meggan dénote complètement avec ses deux belles sœurs qu’elle apprécie mais qui ne vivent pas comme elle. Cela fait ressortir le caractère de Meggan et sa volonté farouche de faire autre chose que des tartes et servir le café à son mari.

J’ai adoré l’évolution du personnage de Meggan. Surtout avec les derniers chapitres et l’épilogue. La plume entrainante et dynamique. Cela change de ce que je peux lire dans la romance historique et cela fait du bien.

Bravo à l’auteure

3 bonnes raisons de lire le roman :

  • L’univers du far west
  • Le personnage de Meggan
  • La plume de l’auteure

4

15 réflexions sur “Comme un murmure de Camille Jullien

    • C’est surtout cette idée de femme qui veut être libre mais qui finalement ne résiste pas forcément à son homme. D’un côté, elle va à l’encontre de ce qu’on lui ordonne de faire et reviens parfois complètement soumise. J’ai eu du mal avec ça ^^
      Mais hyper original et assurément sympa à lire

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