Eden de Monica Sabolo

410kj6D5thL._SL500_Résumé : « Un esprit de la forêt. Voilà ce qu’elle avait vu. Elle le répéterait, encore et encore, à tous ceux qui l’interrogeaient, au père de Lucy, avec son pantalon froissé et sa chemise sale, à la police, aux habitants de la réserve, elle dirait toujours les mêmes mots, lèvres serrées, menton buté. Quand on lui demandait, avec douceur, puis d’une voix de plus en plus tendue, pressante, s’il ne s’agissait pas plutôt de Lucy – Lucy, quinze ans, blonde, un mètre soixante-cinq, short en jean, disparue depuis deux jours –, quand on lui demandait si elle n’avait pas vu Lucy, elle répondait en secouant la tête : « Non, non, c’était un esprit, l’esprit de la forêt. » » Dans une région reculée du monde, à la lisière d’une forêt menacée de destruction, grandit Nita, qui rêve d’ailleurs. Jusqu’au jour où elle croise Lucy, une jeune fille venue de la ville. Solitaire, aimantant malgré elle les garçons du lycée, celle-ci s’aventure dans les bois et y découvre des choses, des choses dangereuses… La faute, le châtiment et le lien aux origines sont au cœur de ce roman envoûtant sur l’adolescence et ses métamorphoses. Éden, ou le miroir du paradis perdu.

~ Service presse audio ~

Je remercie chaleureusement Audiolib pour l’envoi de ce service presse audio ainsi qu’Hermine avec qui la conversation est chaleureuse et chouette. Je suis ravie d’avoir pu découvrir cette belle personne J !

J’ai eu la chance de pouvoir découvrir Eden. C’est un roman qui va rejoindre My Absolute Darling de Gabriel Tallent. Pourquoi ? Je trouve qu’ils sont semblables dans la manière dont ils nous administrent un bout de poing dans la figure dans la réalité crève les pages. Nita & Turtle sont aussi pures et intelligentes l’une que l’autre. Bref, on s’arrête là pour les comparaisons.

On fait la rencontre de Nita, d’un côté. Une jeune fille qui ne sait plus trop où elle en est. Elle vit à l’orée d’une forêt, elle va à l’école, sa vie est plutôt « banale » en surface. En effet, on retrouve Nita avec son amie (qui élève une chouette et qui écoute les bruits de la forêt, j’adore ♥), mais aussi avec sa mère. Les incompréhensions entre ces deux femmes sont grandissantes.

D’un autre côté, on rencontre Lucy, une jeune fille jolie qui fait tourner la tête des garçons mais qui ne s’en rend pas forcément compte. Lucy est dans son monde, Lucy est une jeune femme qui va vivre des événements pas forcément super sympathiques.

Ce roman est clairement un OVNI littéraire pour moi. Je ne sais absolument pas par où commencer ni ce que j’en pense. Il a ses qualités, mais il a aussi ses défauts. Je suis loin d’avoir la science infuse mais, ici, j’ai eu quelques problèmes de compréhension : je n’ai pas toujours compris où l’auteure voulait en venir. Elle prend des chemins, des détours pour arriver à son but. Ça prend énormément de temps et finalement, on oublie l’histoire de base. C’est le souci que j’ai rencontré avec ma lecture.

Eden est un lieu fantastique. Eden c’est le meilleur de la nature et le pire de l’homme. Eden c’est des milliers d’arbres morts pour faire place à une exploitation. Eden, c’est la mort de la nature. Cette forêt empreinte d’une culture amérindienne, on se sent bien au contact de la nature. Cette forêt est aussi un lieu de perdition pour Lucy qui va connaitre la pire des choses pour une femme : un viol qui va la marquer, elle, mais aussi toute la communauté.

Dans ce roman, on a aussi de nombreux personnages masculins. Ils sont écœurants à souhait pour moi. Tous autant qu’ils sont. Ils marquent vraiment tout ce qu’il y a de plus primitif et dérangeant chez les hommes. La femme est vraiment prise pour un objet : que ça soit avec Lucy, Nita ou le groupe de jeunes femmes qui tiennent un bar (et qui vont être proches de notre petite Nita). Toutes les femmes dans cette histoire sont confrontées à des hommes, à leurs abus de pouvoir, à la supériorité qui pue à quinze mille kilomètres.

La forêt est le lieu du meilleur et du pire. La femme est la figure du meilleur et du pire de l’homme. A elles toutes, elles nous livrent un roman écologique, culturel et féministe sublime mais bien trop embrumé pour moi, pour que je comprenne tous les tenants et les aboutissants de cette histoire.  C’est un petit rendez-vous manqué pour moi.

Néanmoins, la plume de l’auteure est très travaillée et agréable. On sent que l’auteure pèse tous les mots qu’elle utilise. C’est de la grande littérature, c’est certain.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le personnage de Nita, que j’ai adoré.
  • La forêt, grande et mystérieuse qui nous offre le meilleur de la nature : une bouffée d’air frais.
  • Ce mélange d’écologie, de culture et de féminisme. J’aime beaucoup.

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9 réflexions sur “Eden de Monica Sabolo

  1. Pingback: La princesse Mononoké de la réserve (Eden, Monica Sabolo) – Pamolico, critiques romans, cinéma, séries

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