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Si belles en ce mouroir de Marie Laborde

téléchargement (5)Résumé : Dans une résidence pour personnes âgées, Alexandrine, quatre-vingt-cinq ans, Gisèle, quatre-vingts ans et Marie-Thérèse, cent ans, fomentent des idées de vengeance contre des hommes qui les ont maltraitées : un mari, un voisin, un gendre. Les histoires du passé et les projets de meurtre s’entremêlent alors aux parties de Scrabble, promenades dans le parc, séances de kiné, bisbilles avec l’aide-soignante, déjeuners infects… et tout ce qui fait le quotidien des résidents. On rit de la mort, on s’indigne sans larmoyer, et l’on se révolte patiemment… Conjuguant récit à énigmes et satire sociale, Marie Laborde décrit, dans un style direct et avec un humour cinglant, les aléas du grand âge à travers le destin de ces trois héroïnes qui vont prouver qu’elles n’ont désormais plus rien à perdre.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement l’agence de Gilles Paris ainsi que les éditions François Bourin pour l’envoi de ce roman. Avec un sujet si actuel, je ne pouvais pas passer à côté de cette lecture. Travaillant aussi dans l’aide à domicile, c’était vraiment important pour moi de mettre mon nez dans ce roman.

Si j’ai passé l’histoire et les personnages, je ne suis pas totalement immergée dans l’histoire. J’avoue que j’ai eu un peu de mal avec certains passages. Les personnages ne m’ont pas tous plu. Je pense que certains caractères étaient un peu trop trempés et la langue un peu trop déliée pour me plaire totalement. Cela reste une convenance personnelle…  J’ai aussi trouvé quelques longueurs. J’ai beaucoup aimé le message de fond, mais j’avoue que, pour moi, certains passages auraient pu être plus courts.

On fait la rencontre d’Alexandrine mais aussi de Gisèle et de Marie-Thérèse. Ces trois dames âgées vont faire la fête dans cet EHPAD. Ce roman nous propose de faire la découverte de ce monde qui a besoin d’aide. C’est vraiment très intéressant. L’auteure décide de prendre le point de vue de personnes âgées. J’ai beaucoup apprécié cela : si on peut souvent avoir l’avis de la famille qui vient visiter les gens ou du personnel soignant, on n’a pas souvent l’avis des principaux concernés !

Le message de fond reste assez clair. L’idée de ce genre d’habitation est chouette, c’est clair que pour certaines personnages âgées, être seule n’est pas forcément une bonne chose. On créé du lien, on vit en communauté dans la bienveillance et le respect… En tout cas sur le papier. A travers les regards de nos trois mamies, on n’est pas forcément dans cette optique… Même si la situation actuelle montre un personnel en or prêt à se mettre en quarantaine avec les personnes, ici, on n’est pas du tout dans la même ambiance.

« Ces dames et ces messieurs du personnel médical vous expliqueront qu’ils manquent de moyens. Or de nos jours le respect, la bienveillance et la courtoisie se payent : il faut de l’argent pour être civilisé, sans argent on est forcément irrespectueux, malveillant et grossier, n’est-ce pas. Il est vrai que pour assurer aux actionnaires des dividendes attractifs et dégager des marges phénoménales pour les propriétaires (qui comptent parmi les plus grosses fortunes de France), ce ne sont pas les seuls résidents qui sont pressurés comme des citrons : les employés sont sous payés, surexploités, surchargés de travail et, somme toute, obligés de maltraiter les résidents. »

L’auteure parvient à équilibrer son intrigue pour que l’on ne tombe pas dans le pathos pur et dur. Je pense que c’est cela qui fait que ce roman est si abordable et mémorable. Notre trio de mamies vaut le détour ! J’aime beaucoup le regard de ces personnages, ça fait du bien, ça donne du baume au cœur. Tout n’est pas toujours rose dans leur EHPAD mais, comme dans toute vie qui se respecte, on a des hauts et des bas, des moments de joie et des moments de tristesse. On a cette impression que les personnages font le point sur leurs vies. On partage leurs vies, leurs passés respectifs mais aussi les instants présents et les aléas de la vieillesse.

« Et je vous demande : est-ce que nous vie vaut la peine d’être vécue si notre mort ne fait pas couler une seule larme sur la joue d’une seule personne ? »

C’est avec beaucoup de délicatesse et d’humanité que l’auteure aborde ces thématiques si présentes dans l’actualité. Les personnages âgées sont à chérir et non à oublier. Croyez-moi, si mes grands-parents étaient encore là, j’en profiterai tellement.

En définitive, même si ce roman n’est pas un coup de cœur, j’ai apprécié faire la rencontre d’Alexandrine, Marie-Thérèse et Gisèle qui, avec leurs yeux grands ouverts et leurs cessions de commérage, nous proposent de découvrir un morceau de leurs vies. Le message reste très important. La plume de l’auteure est dynamique malgré un départ un peu en dent de scie pour moi (je pense que le début est un peu trop direct pour moi) et quelques longueurs, le récit reste intéressant et agréable.

03 bonnes raisons de plonger dans ce roman ;

  • Une thématique actuelle
  • Un trio de mamies déganté
  • Un message très important

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La vallée des rois de Véronique Fournier

51CgGcdYKgLRésumé : L’énervement était contagieux. Le soleil du Sahara lui-même, impitoyable dans le ciel sans nuages, ne parvenait pas à atténuer le suspense. Les fellahins qui apportaient des corbeilles de gravats de l’entrée de la tombe de Toutânkhamon accéléraient la cadence. Ils avaient atteint une seconde porte à neuf mètres de la première, au bout d’un corridor. Celle-ci aussi était scellée depuis trois mille ans. Qu’y avait-il derrière ? La tombe serait-elle vide, pillée depuis des siècles comme les autres ? Personne ne le savait. Sarouat Raman, le chef d’équipe enturbanné, gravit les seize degrés le séparant du niveau du sol. Son visage était couvert d’une couche de poussière comme de la farine. Empoignant sa jalabiya, il se dirigea vers l’auvent de la tente qui fournissait la seule parcelle d’ombre dans cette vallée accablée de soleil.— Je viens prévenir Votre Excellence que le corridor est complètement dégagé, annonça-t-il en s’inclinant légèrement. La seconde porte est parfaitement visible. Howard Carter leva les yeux de sa citronnade, cillant sous le chapeau noir qu’il s’entêtait à porter malgré la chaleur.— Très bien, Raman. Nous inspecterons cette porte dès que la poussière sera retombée.— J’attends vos instructions. Raman fit demi-tour et s’en fut.– Eh bien, vous n’êtes pas ordinaire, Howard, remarqua lord Carnarvon, baptisé George Édouard Standhope Molyneux Valentin. Comment pouvez-vous rester là à finir votre verre sans chercher à savoir ce qu’il y a derrière cette porte ?Carnarvon sourit et cligna de l’œil vers sa fille, lady Evelyn Valentin :— À présent, je comprends pourquoi Belzoni s’est servi d’un bélier quand il a découvert le tombeau de Séthi Ier.— Mes méthodes sont diamétralement opposées à celles de Belzoni, protesta Carter, et celles de Belzoni lui ont valu de trouver une tombe vide à l’exception du sarcophage. (D’instinct, le regard de Carter alla à l’entrée proche de la tombe de Séthi Ier.)

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions de la p’tite tartine pour l’envoi de ce roman via SimPlement. J’étais très curieuse de découvrir la plume de Véronique Fournier ainsi que l’intrigue. Etant plutôt férue de l’histoire égyptienne et de tout ce qui peut se rapporter à cette civilisation, je suis toujours curieuse de découvrir des intrigues basées sur cette thématique.

Je tiens tout de suite à préciser que la vallée des rois n’est pas un roman historique mais un roman contemporain. L’action se déroule à notre époque mais nous avons une sortie de mise en place d’une malédiction dans les années 1920. En effet, quelques mois après l’ouverture de la tombe de Toutânkhamon, quatre personnes ayant pris part à cette spectaculaire ouverture de tombe décèdent dans des circonstances mystérieusement louches… La malédiction des Pharaons resurgit des abysses….

Nous faisons la rencontre d’Hélène, un personnage que j’ai tout de suite beaucoup apprécié. En effet, Hélène est une jeune femme qui est égyptologue. Son métier la fascine bien qu’elle ne soit pas forcément comprise par ses proches. Hélène étudie l’Egypte avec beaucoup d’attention… Mais à un moment, la théorie ne suffit plus. Hélène décide de sauter le pas et s’envole pour le Caire et pour étudier sur place ce pays aussi fascinant qu’envoutant.

L’auteure ne perd pas de temps et nous propose une intrigue qui nous propulse tout de suite au cœur d’un drame : le meurtre froid d’un propriétaire d’une boutique. Ce propriétaire possédait une statuette aussi particulière que convoitée. Pour Hélène, la statuette de Séthi est liée au meurtre de cet homme… L’enquête se profile et commence à prendre forme. Rapidement, Hélène va se rendre compte que les autorités ne sont pas forcément des alliés dans cette enquête, elle va devoir faire attention. Le danger rode à tous les coins de rue.

Cette aventure est mouvementée et pleine de péripéties qui ne vont pas laisser le lecteur insensible. Je suis vraiment très contente d’avoir mis le nez dans ce roman qui regorge de surprise. Franchement, je ne pensais pas apprécier autant ma lecture. Ce thriller est très captivant.

Le point fort de ce roman est, sans aucun doute pour moi, le personnage d’Hélène. C’est une jeune femme très intelligente, elle réagit très vite et assemble les pièces du puzzle assez rapidement. J’ai beaucoup apprécié son côté humain qui est très important. En effet, on apprend qu’elle a des failles, des qualités mais aussi des défauts. C’est vraiment très sympathique. Hélène est un personnage fort mais qui montre aussi des failles et ça fait du bien ! En effet, on a un personnage qui ressemble aux lecteurs ! C’est vraiment très agréable. Hélène est sans aucun doute une révélation dans ce roman.

Ce thriller qui a pour fond l’une des cultures les plus intéressantes à mes yeux fonctionne très bien. Il n’y a pas de longueurs, on se retrouve avec une enquête trépidante entre les mains. La seule chose que j’ai à reprocher à ce roman, ce sont les personnages secondaires. En effet, j’ai l’impression qu’on a tellement mis le paquet pour nous donner un personnage aussi fort et important qu’Hélène que les autres sont peut-être un peu moins bien dessinés qu’Hélène. La psychologie fouillée et détaillée d’Hélène est beaucoup plus travaillée que celles des autres personnages, à mes yeux. J’ai donc eu plus de mal à m’attacher aux autres personnages. De plus, le danger étant partout autour d’Hélène, j’ai eu plus tendance à me méfier de tout le monde…

Autre point très important et qui sert le roman : la plume de Véronique Fournier que j’ai énormément appréciée. Je crois que les descriptions sont les moments que j’ai le plus aimés dans ce roman. Les détails, les sons, l’ambiance, on s’y croirait. C’était épatant ! J’ai vraiment adoré ces petites descriptions aussi riches et fouillées que le personnage d’Hélène. Je dois aussi souligner le fait que l’enquête ne souffre pas d’incohérences… C’est plutôt très agréable !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La force du personnage d’Hélène
  • La plume de l’auteure
  • Les descriptions des lieux que nous visitons et dans lesquels nous évoluons

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Book haul juillet 2020

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Salut tout le monde, j’espère que vous allez bien.

J’ai listé les romans que j’ai achetés et reçus ce mois-ci… Vous êtes prêts? Je vous avoue que, personnellement, j’suis pas prête à me féliciter! ^^ »

Mes achats 

Un bon +39 dans les dents! OUTCH ! Je remercie mon chéri, tous les Disney sont des cadeaux ainsi que les Hugo. J’ai aussi acheté les Pagnol et quelques romans chez Emmaüs (autant dire que je les ai eu pour une bouchée de pain) ainsi que les Charleston qui ont été trouvés chez Noz à -80%. Je continue ma découverte de la saga the seven sisters de Lucinda Riley en VO ainsi que 3 romans trouvés sur Vinted : Delicious, et la duologie de Georgia Caldera =)

Les services presse 

Librinova 

PDAI

 

Vous remarquerez que je n’ai pas beaucoup de SP ce mois-ci. C’est une volonté de ma part… J’ai décidé de lever un peu le pied de ce côté là =)

Et vous? Quels sont vos achats? ♥

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Les trois vies de l’homme qui n’existait pas de Laurent Grima

51kZBFd5Q6LRésumé : Tino n’existe pas ! Tombé du ciel il y a près de trente-cinq ans, son père, un marginal sans nom porteur d’un lourd mystère, a oublié de le déclarer à l’État-Civil. Ils vivent tous deux à la périphérie de la civilisation et de ses dangers, sans autre identité que leur statut fragile de vendeurs nomades à la sauvette. Mais un jour, le patriarche meurt, laissant Tino seul face à un immense défi : s’inscrire dans le monde des hommes, en respectant la promesse qu’il lui avait faîte un jour de vivre plusieurs vies !

~ Lecture prix des auteurs inconnus 2019 ~

Je remercie chaleureusement Virginie et Julie pour l’organisation du prix des auteurs inconnus. C’est un réel plaisir pour moi de faire partie du jury depuis maintenant trois ans. C’est donc le moment pour moi de vous donner mon avis sur ma lecture dans la catégorie « Littérature blanche » pour le mois de juillet.

Le titre de ce roman est assez mystérieux. Comment peut-on vivre trois vies sans exister ? Tino est un homme qui n’existe pas. Il est sans être. Son père vivant en marge de la société ne l’a pas déclaré à l’Etat Civil après sa naissance. Aux yeux de l’Etat, Tino ou Antoine ou Günther n’existe pas. Véritable baroudeur, il sillonne les villes et les pays avec son père. La situation de leur vie ne leur permet pas d’être autre chose que des nomades. Nomades dans tous les sens du terme.

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Tino vit sans exister : il a des connaissances de passage mais pas d’amis réels. Il n’a pas de travail sauf des petits boulots à la sauvette. En d’autres termes, il vivote. Son père est son seul repère dans cette vie dont les contours sont toujours flous. A la mort de son père, Tino va devoir relever le défi d’apprendre à vivre seul… Tino, des fois, n’est pas Tino. Il a trois identités que son père utilisait à tour de rôle, selon les situations de leurs vies, selon la porte du monde imaginaire que son père voulait ouvrir. Tino n’a pas de mère, il ne sait pas qui elle est. Il est difficile pour lui de se projeter tant les questions l’assaille.

« C’est dans un ventre féminin que débutent nos vies terrestres. Quoi qu’on en dise, on en est marqué à jamais, et c’est un peu de ces « elles » qui nous permet de voler. Lamartine n’avait-il pas dit « qu’il y avait une femme à l’origine de toutes les grandes choses ? »

La vie de notre personnage principal va être mise à rude épreuve lorsque son père va mourir. Il va se retrouver seul au monde. Il va devoir aller de l’avant et pour cela, il doit faire face à une question « qui suis-je dans ce monde qui ne semble pas être le mien » ? Quand on vit seul, hors de la société, que l’on emprunte des prénoms, qu’on n’a pas de nom de famille… Que peut-on devenir ? A quoi aspire-t-on dans la vie ? C’est vraiment déroutant. Notre personnage principal va devoir avancer dans la vie et trouver sa place. L’homme est-il fait pour vivre seul ? L’homme est-il capable d’être heureux seul ? J’ai trouvé très intéressantes toutes les questions qui peuvent émerger de l’intrigue. J’ai vraiment aimé la thématique identitaire ainsi que la portée philosophique qui se dégage.

Tino est un personnage auquel on s’attache très rapidement, c’est la révélation de ce roman. J’ai beaucoup apprécié la manière dont l’auteur dégage les thématiques et nous propose un texte original et plein de qualités. Etre et ne pas être en même temps : vaste sujet.

J’avoue que ce n’est pas forcément ce que je lis habituellement, je n’avais pas forcément envie d’ouvrir ce roman. La magie opère mais il faut s’adapter au style de l’auteur ainsi qu’à la construction du roman. Pour moi, j’ai eu du mal, au départ, à comprendre où voulait en venir l’auteur. J’ai eu du mal à lire les cinquante premières pages puis, je me suis adaptée à cette originalité et j’ai pris plaisir à découvrir ce que j’avais sous les yeux. La narration à la première personne permet au lecteur de se sentir proche de notre personnage principal. On n’est pas spectateur mais on vit l’aventure de Tino avec lui et l’on devient, par extension, son premier véritable ami.

C’est avec beaucoup de douceur et un regard rempli d’humanité que l’auteur nous raconte cette histoire. Conte psychologique et philosophique, c’est une quête identitaire très sympathique qui vous attend. Tino nous apprend l’humanité, la possibilité de faire des erreurs, on est aussi dans un roman plein de générosité. C’est très agréable à lire. La plume de l’auteur est vraiment agréable, fluide et dynamique. Si j’ai eu un peu de mal à me mettre dans l’ambiance de ce roman, je suis ravie d’être passée au-delà de mes aprioris et d’avoir continué. C’est vraiment une belle surprise.

« Il y a quelque chose d’une relation charnelle entre un livre et son lecteur. Le premier contact d’abord, avec un titre qu’on lit la tête penchée en trahissant l’air de rien une ébauche d’inclination. Et puis le regard que l’on porte sur la couverture en cherchant dans une illustration les indices d’un plaisir. L’objet de ce désir qui naît et que l’on retourne sur la quatrième de couverture dans la quête d’un élan décisif, une bascule… L’acte de lire qui vient ensuite : le contact délicieusement rugueux avec les pages, et l’odeur de l’encre, intemporelle, universelle, qui accompagnent le voyage. Et puis les mots enfin, qui bercent, emportent et chavirent en faisant naître tous les mouvements possibles de l’immobilité. »

Au final, on se rend compte que, même si c’est important de savoir d’où l’on vient, le plus important est de savoir qui l’on est. On se retrouve avec une jolie leçon de vie.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un roman plein de tendresse et d’émotions
  • Une très jolie plume
  • Le personnage principal que l’on a envie de prendre sous son aile

Retrouvez le PDAI par ici :

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Les tribulations d’Esther Parmentier – Tome 1 : cadavre haché vampire fâché de Maëlle Desard

téléchargement (7)Résumé : Esther Parmentier, 19 ans, sorcière non répertoriée, est embauchée pour un premier stage dans une agence très spéciale… Délires assurés ! Esther Parmentier a quitté sa Bretagne natale pour un stage à Strasbourg dans une société informatique quand elle est repérée par l’Agence de Contrôle et de Détection des Créatures Surnaturelles. Car Esther est une sorcière. À peine remise de cette découverte, et des tests visant à déterminer ses capacités, Esther apprend qu’elle n’a pas plus de pouvoirs qu’une allumette mouillée. Sa note sur l’échelle des pouvoirs est historiquement basse : 2 sur 82. Mais Esther est dotée d’un caractère de cochon, de solides capacités de déduction et est capable de résister aux pouvoirs de séduction des Créatures. Malgré son faible score, l’Agence décide donc de l’embaucher comme stagiaire.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Rageot ainsi que Babelio pour cette masse critique. J’avoue que j’ai carrément craqué pour la couverture. J’ai eu un peu peur parce que tout ce que j’ai pu lire chez Rageot était en deçà de ce que j’attendais. Malgré une petite frayeur en début de lecture, je suis heureuse de vous dire que j’ai beaucoup apprécié ma lecture.

On fait la rencontre d’Esther Parmentier, une jeune femme de 19 ans qui est tout ce que l’on n’attend pas d’un personnage principal : elle n’a pas la langue dans sa poche, elle n’est ni mince, si fabuleusement belle, elle jure comme un charretier. Du haut de ses 19 ans, elle ne s’épanouit pas dans son stage. Sa vie va prendre un virage à 180° lorsqu’elle va apprendre que c’est une sorcière. Une sorcière de niveau 02. Le niveau 02 est inédit : on n’a jamais vu de sorcière plus nulle que ça.

« Je croisai mon reflet dans les miroirs de l’ascenseur et retins un gémissement. A dix-neuf ans, mon corps montrait une incapacité à gérer la moindre privation de sommeil qui forçait le respect. Comprendre : ma tronche aurait fait fuit la lèpre. »

D’un autre côté, on fait la rencontre de Loan, un vampire qui va devenir le référant d’Esther lors de son stage au sein de la ACDC (Agence de Contrôle et de Détection des Créatures surnaturelles). Loan est mystérieux, ne parle pas, ne sourit pas, il fait son boulot et c’est tout. Si Esther est une jeune femme qui a tendance à toujours mettre les deux pieds dans le plat, Loan maitrise tout. La seule chose qu’il ne maitrisera pas, c’est Esther, pour son plus grand malheur ! Le duo Esther/Loan fonctionne plutôt bien et nous offre une aventure rocambolesque.

Au départ, j’ai vraiment eu beaucoup de mal avec le style de l’auteure, enfin, c’est ce que je pensais. En fait, le style de l’auteure ne me dérange pas plus que cela, il est même frais et dynamique une fois que l’on plonge dans ce roman. En revanche, la manière dont parle Esther ne m’a pas du tout plu. Etant donné que c’est le personnage principal de ce premier tome… j’ai eu beaucoup de mal à m’y faire. Je me suis adaptée à partir de la moitié de l’histoire, le personnage d’Esther ne m’a pas forcément plu tout de suite. Au fil des pages, j’ai appris à la connaitre et ça s’est beaucoup mieux passé par la suite ! Il y a quelques longueurs dès le départ. Franchement, pour ne rien vous cacher, c’est assez dense au niveau de l’intrigue. Le premier tome pose les bases, c’est indéniable mais il faut aussi prendre en compte le fait qu’on nous propose vraiment un univers créé de toutes pièces. Personnellement, j’ai été un peu perdue avec l’ACDC et tout ce qui va avec… Je ne peux pas vous en dire de trop pour ne pas vous spoiler l’intrigue mais attachez vous quand même, on ne sait jamais.

On a beaucoup de références à des films/sagas que l’on connait. Esther tisse toujours des liens entre la réalité et la fiction à travers ces références et j’ai trouvé ça très sympathique. Quand l’intrigue se met en place, on se lance à corps perdu dans cette lecture et personnellement, j’ai bien aimé ! Ce premier tome est riche, dynamique et complètement barré ! Qu’est-ce que j’ai ri ! Je n’ai pas souri, je me suis marrée ! Ça n’arrive pas souvent mais l’imagination de Maëlle Desard semble être sans limite.

« Ma dégaine ne lui revenait pas – je ne pouvais lui en vouloir. Je devais ressembler à Hagrid en jupe juste sorti d’une rave party. La barbe en moins. »

L’auteure est parvenue à me faire apprécier un roman qui ne commençait pas forcément très bien. Avec les quelques longueurs du début et le caractère d’Esther, j’avais l’impression de courir vers le désastre… Mais le panel de personnages grandissant et s’étendant, j’ai vu Esther évoluer avec les autres et cela la rend beaucoup plus agréable. Il y a beaucoup de personnages secondaires mais j’ai grandement apprécié Mozzie, le fantôme et ses émoticones ! Quelle belle idée !

Même si l’intrigue se veut relativement jeune avec un personnage principal plutôt jeune, l’utilisation d’émojis ainsi qu’avec une intrigue mettant au cœur de l’intrigue les jeux en ligne et la disparition d’adolescents, je ne mettrai pas ce roman entre les mains des plus jeunes. On a quand même des cadavres, un langage assez coloré (même si cela ne fait plus peur aux jeunes) mais je pense qu’un adolescent de 16/18 ans pourrait adorer ce genre de lectures !

L’univers de Maëlle Desard est très riche. L’intrigue nous propose de faire la rencontre de beaucoup de créatures surnaturelles : les vampires, les sorcières et les loups garous mais aussi les fantômes et les banshees par exemple. On est vraiment dans un univers qui propose quelque chose de différent, de décalé. C’est très intéressant et sympathique d’avoir de la diversité.

Il faut quand même souligner le fait que je ne pense pas que tout le monde appréciera cette lecture, je pense que c’est soit on aime et on accroche au style, soit on n’adhère pas à ce que l’auteure propose. Personnellement, j’ai eu peur mais au final, je ressors vraiment très agréablement surprise ! Le style est fort, décalé et plein de surprises !

03 bonnes raisons de lire ce premier tome :

  • Un univers décalé et bourré d’humour
  • Une plume très rafraichissante et dynamique
  • Le panel de personnages (et Mozzie ♥)

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Contes et réécritures

sunset-698501_1920 (1)Salut tout le monde!

Vous le savez peut être … ou pas mais j’ai une appétence certaine pour les contes et les réécritures en tout genre. De près ou de loin, j’aime beaucoup découvrir les univers et les personnages qui reprennent les histoires qui ont bercé ma jeunesse.

Quelques classiques se cachent dans ma bibliothèque 

Les deux sagas qui m’ont fait connaitre les réécritures de contes et que j’aime beaucoup (j’ai fini celle d’Eloisa James mais pas encore celle de Chris Colfer)

Eloisa James réécrit, dans l’ordre, les histoires de : Cendrillon, La belle et la bête, la princesse au petit pois, le vilain petit canard et Raiponce. Elle est devenue l’une de mes références en romance historique après lecture de cette saga.

Regardez-moi ces couvertures!!! Elles sont magnifiques. C’est typiquement le genre de livres que je lis en VO pour l’accessibilité de la plume. On fait la connaissance d’Alex et Connor qui vont tomber au pays des contes… un délice pour l’imagination. Au top du top!

Chez Disney… 

Bien entendu, on ne peut pas parler de réécritures de contes sans parler de Disney. Je baigne dans l’univers Disney depuis toutes petites. J’aime beaucoup l’idée des Twisted Tales (je remercie encore mon chéri pour son formidable cadeau) ainsi que pour le travail de Serena Valentino avec sa saga Villains

J’aime beaucoup l’idée de connaitre l’autre côté de l’histoire. Le pourquoi du comment. On ne né pas naturellement méchant, on le devient. Alors voilà une très belle idée! Lectures VO pour moi

Je vous ai mis les couvertures colorées mais personnellement, je préfère celles en noir et blanc (et ce sont celles qui sont dans ma bibliothèque). Il ne me manque qu’Unbirthday puisqu’il ne sort qu’en septembre. L’idée des twisted tales est de changer un petit élément de l’histoire de base pour voir comment les choses changent et évoluent. Lectures VO très abordables! 🙂

D’autres sagas et one shots =)

Probablement la saga qui m’est le plus dur de commencer. Encore un cadeau du chéri national mais le côté robotique et dystopique est très compliqué pour moi ^^

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Quand il s’agit de mon conte préféré je ne compte pas. Malgré un prix outrageusement onéreux, j’ai craqué. Il est ma prochaine lecture =)

Je n’ai lu que le premier tome des contes inachevés mais la suite sera lue =)

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Probablement la réécriture la plus WTF que j’ai pu lire. J’ai beaucoup ri mais bon sang… C’est assez dérangeant quand même ^^’ On pousse vraiment l’idée jusqu’au bout du bout. Certaines idées sont bonnes mais d’autres un peu tirées par les cheveux.

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Et pour finir un petit roman que j’ai beaucoup apprécié =) Il se lit très bien et il est très chouette =)

Et vous? Quelles sont vos réécritures préférées? :)♥

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Arrêt d’urgence de Bélinda Bauer

téléchargement (3)Résumé : En panne au bord de l’autoroute, Eileen laisse ses trois enfants dans la voiture pour aller appeler les secours. Sous une chaleur caniculaire, Jack, Joy et la petite Merry l’attendent en vain. La jeune femme, enceinte, a disparu. On la retrouve quelques jours plus tard, assassinée. Trois ans plus tard, Jack, 15 ans, s’occupe seul de ses deux petites sœurs et fait tout son possible pour les rendre heureuses, quand le hasard le place face à l’arme du crime de sa mère. Le danger n’a jamais été si proche…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Belfond ainsi que Babelio pour la masse critique, je suis toujours ravie de pouvoir mettre mon nez dans ce genre de roman. Je ne connaissais pas du tout la plume de Bélinda Bauer. C’est une auteure britannique dont la plume ne m’a pas laissée de marbre. A la lecture du résumé, j’étais très curieuse de voir ce que cela pouvait donner, c’est, malheureusement, une lecture plus que mitigée pour moi.

On fait la rencontre de la famille Bright. En panne sur l’autoroute, Eileen laisse ses trois enfants dans la voiture le temps d’aller jusqu’à la borne d’urgence appeler un dépanneur. Jack, son fils de 12 ans à l’époque, commence à paniquer en ne la voyant pas revenir. Sa mère est enceinte, elle pourrait être blessée. En arrivant à la borne d’urgence, la panique l’envahit encore plus : le téléphone pend dans le vide, sa mère est introuvable… Une disparition qui se transformera en meurtre quelques jours plus tard. Jack se retrouve face à un mur : il va devoir s’occuper de Joy et Merry, ses deux petites sœurs de 9 et 2 ans.

Arrêt d’urgence est un polar qui ne perd pas de temps. J’avoue que je n’ai pas eu la trouille, je n’ai pas eu de sensations fortes. Je ne pense pas que l’on puisse parler de thriller… Après, chacun y va de sa définition. Au moins, je peux vous dire qu’il y a une enquête policière ! Boucle d’Or, le célèbre cambrioleur que l’on ne parvient pas à prendre la main dans le sac.

« Tout le monde savait que les cambrioleurs se faisaient rarement pincer. La Gazette était pleine de crimes que la police n’avait pas réussi à élucider. Un cambrioleur se baladait dans la nature depuis si longtemps que la police lui avait même donné un surnom – Boucles d’Or, parce qu’il dormait dans les lits et se servait dans les frigos des maisons dans lesquelles il s’introduisait. Et si les forces de police ne parvenaient pas à l’attraper, lui, Catherine doutait qu’elles fassent des investigations poussées pour coincer celui qui avait renversé son désodorisant. »

Jack est un personnage que j’ai beaucoup apprécié. Pauvre gamin ! Il grandit et murit de manière express. Voulant tout faire pour ne pas se voir être séparé de ses deux petites sœurs, ils vont vivre secrètement ou éviter les services sociaux. J’ai aussi eu mal au cœur pour lui, Jack se sent terriblement coupable de ne pas avoir pu aider sa mère, de ne pas avoir pu la sauver. C’est vraiment poignant. Jack est le point fort de ce roman, sans aucune hésitation pour moi. Il est courageux.

« Les rêves disparaissaient, mais le cauchemar de la réalité continuait. Il avait parfois du mal à distinguer les premiers du second car, éveillé ou endormi, Jack était hanté par le passé et ses variantes incomplètes. Il arrivait que ses souvenirs soient tellement sombres qu’il ne parvenait pas à les discerner et il ne voulait pas essayer. »

 La narration externe était certainement ce qui m’a le plus dérangée dans ma lecture. En effet, on se retrouve vraiment spectateur de tout ce qui se passe et j’aurais aimé pouvoir être plus proche des enfants Bright. La narration se partage entre deux intrigues : celle de Jack et de ses sœurs et celle de Catherine While qui reçoit la visite d’un mystérieux cambrioleur qui lui laisse un mot « J’aurais pu vous tuer ». Quoi de plus terrifiant ? Déjà, là, j’ai eu un peu de mal à comprendre la volonté de Catherine à ne pas vouloir faire de vague. Un truc pareil m’arrive, je suis en deux minutes chez les policiers.

La manière dont les deux intrigues vont se réunir est très intéressante. J’ai trouvé ça très intéressant. En parlant de police, nous avons une enquête policière. Franchement, c’est vraiment dommage parce que je n’y ai pas cru un seul instant. Les dialogues sont cousus de fils blancs, c’est vraiment particulier. J’ai eu l’impression d’avoir Laurel et Hardy sous les yeux. C’était à la limite du cliché et du ridicule. Franchement, la police est tournée au ridicule par des personnages incapables et un peu trop naïfs. Je n’ai pas adhéré à ces passages-là. De plus, c’est plutôt malheureux mais on voit la fin arriver très (trop ?) rapidement. On comprend très rapidement qui est le tueur.

La plume de Bélinda Bauer reste quand même très intéressante. On est dans une intrigue originale mais qui, malheureusement, souffre de longueurs et de passages que l’on aurait pu éviter. Si j’ai aimé la forme de ce roman, le fond est un peu plus compliqué pour moi. C’est déstabilisant : c’est assez rare que j’aime plus une plume que le contenu d’un roman. Je pense que je lirai un autre roman de l’auteure quand l’occasion se présentera.

Vous l’aurez donc compris, je suis complètement passée à côté de ma lecture. Si j’ai beaucoup apprécié Jack, je suis passée à côté des autres personnages et plus particulièrement les personnages liés à l’enquête policière… C’est bourré de clichés et de stéréotypes. Dommage ! Les deux seuls bons points de ce roman résident dans la plume et dans le personnage de Jack.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une plume typiquement britannique à découvrir
  • Le personnage de Jack
  • … Rien d’autre ne me vient à l’esprit. 

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Sensual Bachata de Charlie Genet

41DiKKalWsLRésumé : Noé, jeune homme au passé secret, est féru de bachata. Lorsqu’il croise Suzanne, championne de danses latines, au détour d’une soirée, l’osmose musicale est parfaite. Pourtant, la jeune femme disparaît… Un an plus tard, le destin les réunit, mais Suzanne, meurtrie par les violents et tragiques événements du Bataclan, n’est plus que l’ombre d’elle-même. De son côté, victime de ses addictions, Noé espère encore préserver ce qui lui reste. … Et si danser ensemble les sauvait de leurs démons ?

~ Lecture prix des auteurs inconnus 2019 ~

Je remercie chaleureusement Virginie et Julie pour m’avoir fait de nouveau confiance. En effet, pour la troisième année consécutive, je suis membre du jury pour le Prix des Auteurs Inconnus. Sensual Bachata était un roman très attendu ici. C’était l’un des extraits qui m’avait le plus plu lors de la sélection. Quand j’ai reçu le roman, j’étais très contente et j’ai dévoré le roman en quelques heures. Si le roman est une très belle découverte, j’avoue que certains petits points m’ont un peu fait tiquer. Préparez-vous à entrer dans la danse !

Première chose que j’ai appréciée : j’ai découvert la bachata (maintenant, j’ai plein de vidéos dans mes différents fils d’actualité mais bon, au moins, j’ai vu des vidéos ahah). La bachata qu’est-ce que c’est ? Un petit point Wiki ? C’est parti ! La bachata est un rythme dansant originaire de République dominicaine, plein de folklore. On peut le considérer comme un mélange de boléro (surtout, le boléro rythmique) avec d’autres influences musicales d’origine africaine et avec d’autres styles comme le son,le Kompa haïtien, le merengue, le cha-cha-cha et le tango. On est bien avancé tiens… Je vous invite à regarder des petites vidéos sur Youtube pour avoir une idée. Ce qu’il faut savoir, c’est que Charlie Genet est très douée pour les descriptions… C’est une plume très visuelle qui nous emmène très rapidement dans le monde de la danse et plus particulièrement dans le monde de la bachata.

On fait la rencontre de Suzanne, une jeune femme à la dérive depuis la mort d’un être cher lors des attentats du Bataclan. J’ai beaucoup apprécié retrouver cette thématique. En effet, je trouve que c’est aussi important d’avoir des événements aussi tragiques dans 83635699_10216845068819798_5287050577543430144_ndes romances. Cela permet d’ancrer la romance dans la réalité mais aussi de donner un côté plus grave à l’intrigue qui rend la romance encore plus forte. Suzanne est un personnage que j’ai beaucoup apprécié. En effet, on a une jeune femme têtue, qui est dans une situation que je ne souhaite à personne. On a juste envie de la serrer dans nos bras et d’essayer de la sortir de la situation dans laquelle elle se trouve.

On fait aussi la rencontre de Noé, un personnage que j’ai détesté au départ. Imbu de sa personne, beau gosse et vantard, Noé représentait tout ce que je peux détester chez un homme. Cependant, il m’a beaucoup surprise : son évolution est formidable et le rend beaucoup plus humain. Si je ne l’ai pas apprécié dans un premier tiers de la romance, j’ai trouvé qu’il était beaucoup plus sensible et adorable dans les deux derniers tiers de cette romance.

Le duo Noé/Suzanne est très intéressant. En effet, j’ai beaucoup apprécié l’alchimie qu’il y a entre ces deux êtres. Leur binôme de danse met le feu au plancher. Ils sont tellement beaux à lire et à voir. J’ai complètement été immergée dans le monde de Charlie Genet. En effet, le fait que sa plume soit très visuelle m’a permis d’imaginer très facilement les scènes de danse. Bien entendu, Suzanne et Noé vont se rapprocher même si au départ, Suzanne n’était pas forcément pour. Noé a su trouver les bons mots et avoir les bons gestes pour que Suzanne se sente en confiance, c’était très beau à découvrir.

La plume de Charlie Genet nous offre un cocktail d’émotions intenses : on passe du rire aux larmes, de la colère à la tendresse, de la sensualité à la violence… C’est vraiment très fort de ce côté-là. Là où j’ai peut-être été un peu moins sensible, c’est sur l’accumulation des addictions. En effet, on se retrouve avec deux personnages complètement brisés par la vie. Suzanne a toute la partie « descente aux enfers » après avoir perdu un proche dans la fusillade de Bataclan mais Noé doit, lui aussi, faire face à ses addictions. Je pense que j’ai été un peu noyée dans tous ses addictions. On a l’impression que l’on ne va pas s’en sortir. En plus de ces soucis-là, s’ajoutent des problèmes financiers et des problèmes familiaux et amicaux. Personnellement, c’est un peu trop pour moi. J’aurais certainement préféré me concentrer sur certaines thématiques et ne pas forcément m’éparpiller avec tous les points soulevés dans ce roman.

Cela n’enlève rien à la qualité de la plume et à la finesse des mots employés par l’auteure. Charlie Genet a un talent fou et j’ai grandement apprécié faire la connaissance de Noé & Suzanne. Il faut aussi souligner la qualité des personnages secondaires comme Juan ou encore Barts. Cela prouve que l’auteure a soigné les psychologies de tous ses personnages et cela se ressent. De plus la narration nous propose de découvrir le point de vue des deux personnages principaux. Cela rend le récit beaucoup plus vivant et dynamique.

La danse est la thématique principale mais se traduit de différentes manières : elle peut être une thérapie comme pour Suzanne qui l’utilise pour combattre ses démons et reprendre une vie normale, elle est aussi un moyen pour Noé de se libérer des frustrations de son quotidien. La danse est une liberté certaine, un médicament pour d’autres. La danse est aussi un moyen d’unir ces deux âmes brisées. J’ai beaucoup apprécié toutes ces facettes de la danse.

« Les derniers accords courent dans mes veines. Une caresse mélodique me parcourt, avant que je rejoigne Suzy, les mains tendues. Nous sommes liés par un fil invisible, si fin qu’il semble fragile. Il pourrait se briser d’une minute à l’autre, la musique sur le point de s’arrêter. Pourtant, je tente de le sauver, je ne veux pas perdre cette communion entre nous Je m’accroche à son regard, garde ses doigts dans les miens, nous sommes unis dans un porté au ras du sol, dans une sphère intime. »

En définitive, j’ai beaucoup apprécié ma lecture. J’ai aimé la profondeur des personnages principaux. J’ai aimé la plus visuelle de l’auteure qui rend parfaitement justice à la sensualité de la danse sans en faire de trop. La plume est fluide, dynamique et pleine de jolies surprises. J’ai aussi apprécié trouver des thématiques plus importantes et sérieuses comme la fusillade du Bataclan qui a brisé tant d’âmes et de cœurs. Cela ajoute une dimension plus grave au roman. J’ai adoré.

Retrouvez le PAI par ici :

03 bonnes raisons de découvrir ce roman : 

  • La place de la danse dans le roman. C’est très intéressant. 
  • La plume de Charlie Genet formidable vecteur d’émotions
  • Le duo Noé/Suzanne

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Evil thing de Serena Valentino

Résumé : Cruella De Vil is the perfect villain: stylish, witty, relentless…and possibly cursed. From her lonely childhood, to her iconic fashion choices, to that fateful car crash (you know the one), Cruella tells all in this marvelous memoir of a woman doomed. Even the cruelest villains have best friends, true loves, and daring dreams. Now it’s Cruella’s turn to share hers. This latest novel by the author of the wildly popular and darkly fascinating Villains series brings readers a tale told by the Evil Thing herself-a tale of the complicated bonds of female friendship, of mothers and daughters, and of burning, destructive desire. After all, nothing is as simple as black and white.

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Cruella De Vil est la méchante parfaite: élégante, pleine d’esprit, implacable … et peut-être maudite. De son enfance solitaire, à ses choix de mode emblématiques, à cet accident de voiture fatidique (vous connaissez celui-là), Cruella raconte tout dans cette merveilleuse histoire d’une femme condamnée. Même les méchants les plus cruels ont des meilleurs amis, de véritables amours et des rêves audacieux. C’est maintenant au tour de Cruella de partager son histoire. Ce dernier roman de l’auteur de la série Villains, extrêmement populaire et très fascinante, apporte aux lecteurs un récit raconté par Cruella elle-même – c’est un récit relatant des liens compliqués sur l’amitié féminine, entre mère et fille mais aussi sur le désir brûlant et destructeur. Après tout, rien n’est aussi simple que le noir et blanc.

~ Lecture détente VO ~

Bonjour tout le monde, je vous retrouve aujourd’hui pour une nouvelle lecture qui entre dans le cadre de la saga Villains de Serena Valentino. Vous m’excuserez pour la traduction qui peut être un peu bancale à certains moments mais ce n’est pas forcément ce que j’apprécie faire le plus dans la langue anglaise ahahah. J’ai décidé de me lancer dans la lecture de ces romans en VO parce qu’en France, ils sont publiés plus tardivement que dans les pays anglophones et en plus, c’est de l’anglais « facile ». Il est abordable pour les gens qui lisent en anglais peu importe le niveau (bon, si vous êtes débutants ça va prendre du temps mais franchement, ça se fait).

Cruella est probablement ma méchante préférée. J’aime aussi Ursula (prochaine lecture de cette saga) mais Cruella est dans mon cœur depuis très longtemps. Je ne le cache pas, je suis une grande fan de Disney, ça a bercé mon enfance et je n’ai jamais décroché (quoi ? Même à 50 ans je regarderai encore Bernard et Bianca, c’est comme ça). Ma dernière lecture de la saga a été un peu particulière parce que je n’ai pas adhéré à tout ! En effet, l’histoire de la Bête m’avait un peu laissée de marbre… J’ai reçu Cruella lundi soir, j’ai terminé hier après-midi. Quel délice ! Je n’ai pas su lâcher le roman avant d’avoir le fin mot de l’histoire.

Cruella est une jeune fille qui adore sa maman. Véritable modèle pour elle, son but dans la vie est de rendre sa maman heureuse. Mais quand on dit que l’argent ne fait pas le bonheur, ce n’est pas pour rien. Sa maman lui accorde 1 heure par jour, tous les jours. Elle noie sa fille sous des cadeaux mais pas sous des preuves d’amour… Rapidement, on comprend que la mère reste très distante avec sa fille, que son amour passe par les cadeaux mais que les sentiments ne sont pas ou peu présents. Cruella aime sa maman plus que tout. Ce roman est vraiment très intéressant du côté psychologique. J’aime beaucoup connaitre les autres côtés de ces personnages. Ils ne sont pas QUE méchants, ils sont des personnes, ils étaient des enfants. J’aime le fait de comprendre comment on peut en arriver là. Ici, la raison du pétage de plomb de Cruella réside en un mot, cinq lettres, deux syllabes : « maman »

Tout autour de Cruella, on retrouve ses « fantômes ». Les fantômes sont les serviteurs que l’on ne voit jamais dans la demeure des De Vil mais qui sont ô combien efficaces. J’ai beaucoup apprécié trouver la gouvernante et Cruella Mrs Picket ainsi que la cuisinière. Encore une fois, j’ai été charmée par le panel de personnages principaux mais aussi secondaires. Ils sont tous agréables et les psychologies sont fines et détaillées.

Ce que j’ai grandement aimé, c’est de retrouver des piqûres de rappel. Ainsi, Anita fait son apparition rapidement. Anita est la meilleure amie de Cruella. Anita est la gentillesse incarnée. Belle, intelligente et ayant la tête sur les épaules, l’amitié qui les lie va être mise à mal plus d’une fois. En grandissant, Cruella va bien porter son prénom malheureusement. Au nom de l’amour qu’elle ressent pour sa mère Cruella va aller loin, toujours plus loin dans la bêtise et la cruauté. On va aussi retrouver Perdita, ce dalmatien qui, à la base était le chien de Cruella est aussi présente dans l’histoire. J’ai aimé comprendre comment Anita va devenir sa propriétaire.

La vie de Cruella n’est pas un long fleuve tranquille. De son plus jeune âge jusqu’à ce fatidique accident incluant les 101 dalmatiens, elle va vivre le cœur brisé par cette mère qui la rejette et par une histoire d’amour qui va lui faire vivre un tas d’émotions. Le deuil amical est aussi une sacrée épreuve pour elle. En grandissant, Cruella va devenir vindicative, cruelle et méchante mais elle ne se résume pas qu’à cela seulement.

Je trouve que c’est le roman de Serena Valentino le plus abouti dans cette saga. Je trouve qu’elle se détache vraiment du contexte Disney. Il est là, bien entendu, sinon le charme n’opèrerait pas mais il reste en filigrane, il ne dérange pas. On n’a pas du Disney à 100%. Plus psychologique que les autres, j’ai aimé plonger au cœur de l’histoire de Cruella et de son passé. La plume de Serena Valentino est agréable et sympathique. Intéressante, elle est fluide et dynamique. Le roman ne souffre pas de longueurs et nous permet de passer un moment de lecture très agréable.

J’adorerai trouver un roman sur le Docteur Faciier (la princesse et la grenouille), Médusa (Bernard et Bianca), Le prince Jean (Robin des bois) ainsi que sur Lady De Trémaine (Cendrillon). On ne sait jamais… si Serena Valentino passe par ici…

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un anglais facile et très abordable. J’ai aimé replongé dans la langue anglaise.
  • Cruella ; un personnage hauts en couleur qui cache de nombreuses blessures
  • Les petits rappels de l’histoire telle qu’on la connait via Disney

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My mysterious protector de Nadège Fillion

my-mysterious-protector-1331069-264-432Résumé : Le monde de Sarah s’est écroulé depuis qu’on a retrouvé le cadavre de son frère, Ethan, dans le lac derrière chez elle. Les enquêteurs en ont déduit que c’était un bête accident. Alors qu’elle sombre dans la dépression, un mystérieux inconnu débarque et lui annonce qu’Ethan était un agent secret et que sa dernière mission a mal tourné. La mafia russe aurait envoyé un tueur à gages pour lui régler son compte, et elle est devenue la cible numéro un des ennemis de son frère. Obligée de fuir, elle n’a d’autre choix que de faire confiance à ce mystérieux protecteur. Entre attirance, amitié, vengeance et trahison, le danger rôde à chaque instant…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Evidence Editions pour l’envoi papier de ce roman. Je suis vraiment très heureuse de recevoir des surprises comme celle-ci. My mysterious protector est une très belle surprise. Je vous avoue que, comme c’était un envoi surprise, je n’avais donc pas fait la demande de ce SP. Quand j’ai lu le résumé, j’ai eu peur. Ce n’est pas ce que je lis habituellement : mafia, agent secret… Mouaiiis. Et bien figurez vous que je me suis largement trompée sur ce roman. J’ai beaucoup apprécié l’histoire !

On fait la rencontre de Sarah qui est à la dérive depuis quelques mois. Son frère, Ethan, dont elle était très proche s’est suicidé dans le lac derrière la propriété de ses parents. Meurtre ? Suicide ? Sarah ne sait plus quoi penser et ne parvient pas à avancer depuis l’annonce du décès de son frère. Alors qu’elle est au plus mal, Sarah va ouvrir la porte à un collègue d’Ethan : Darel. Darel va lui révéler quelque chose de surprenant : son frère n’était pas celui qu’il prétendait être. C’était un agent secret qui mentait tout le temps à ses proches pour ne pas les mettre en danger. Sa mort n’était donc pas un accident, c’était volontaire.

Darel & Sarah vont vivre une aventure aussi dangereuse qu’instructive, aussi forte que difficile, aussi belle qu’effrayante. J’ai beaucoup apprécié ma lecture parce que les thématiques sont savamment mélangées et équilibrées. Personnellement, vous me parlez de mafia, de russe et d’agent secret, j’ai l’impression d’être dans un vieux roman d’espionnage style S.A.S et, en toute honnêteté, ce n’est pas franchement ma tasse de thé. Le tour de force de l’auteure réside dans cette manière de mélanger toutes les thématiques du roman d’espionnage à une personnalité féminine moderne et qui vient mettre un bon coup de pied dans tous les stéréotypes que l’on peut avoir sur ce genre de roman. Ajoutons à cela une petite touche de romance moderne et nous avons un savant mélange qui tient le lecteur en haleine jusqu’au bout.

Dans ce roman, on voyage beaucoup. On ne prend pas le temps de se poser, le danger rode, il faut bouger. Il y a un sacré dynamisme dans ce roman grâce à ce mouvement perpétuel. Le dynamisme réside aussi dans le duo Darel/Sarah. Sarah est une jeune femme pleine de dynamisme : dès qu’elle peut, elle se fourre dans des ennuis incroyables. Elle n’écoute pas, n’en fait qu’à sa tête et met son « équipe » dans des situations périlleuses qui pourraient leur coûter la vie. Plusieurs fois, Darel va mettre sa vie en danger pour éviter que Sarah ne meurt. La loyauté de Darel envers Ethan est intense et très belle. Il ferait tout pour son ami.

Darel est accompagné d’autres agents secrets qui vont tout faire pour que Sarah reste saine et sauve. J’ai trouvé l’idée agréable. Même si on a des personnages secondaires très attachants, l’attirance physique entre Darel & Sarah vient pimenter l’intrigue. J’ai trouvé cela très sympathique. Darel est un personnage mystérieux qui ne laisse rien transparaitre de ses émotions ou de ce qu’il peut penser. Insondable, il va vivre avec Sarah une aventure incroyable.

Ce que j’ai le plus apprécié dans ce roman, c’est l’originalité de l’intrigue. L’auteure n’est fait pas de trop. En effet, on se retrouve avec une plume très agréable, bourrée d’humour et d’émotions. J’ai trouvé que l’auteure parvenait, avec une extrême justesse, à nous faire ressentir la tristesse et la détresse de Sarah face à la perte de son frère. J’ai aussi aimé l’idée de la musique et de la guitare, cela a apporté beaucoup de douceur au personnage de Sarah qui peut aussi paraitre distante et un peu froide par moments.  Dynamique et fluide, la plume est le reflet de cette intrigue dans laquelle on ne perd pas de temps. En revanche, j’ai eu quelques petits moments où cela a été trop rapide pour moi. C’est le seul petit bémol de cette histoire. Des fois, il m’a manqué un peu de détails dans l’histoire. Ca allait un peu trop vite.

Il faut aussi parler du livre objet. Franchement, le format est génial. Entre le poche et le grand format, je l’ai trouvé très agréable. En plus d’avoir une histoire chouette entre les mains, le support est ultra agréable. La qualité du papier et la souplesse du format sont à souligner. Je trouve que c’est le format le plus sympathique. Je n’ai pas eu peur de l’abimer, je l’ai pris avec moi au boulot pour lire pendant ma pause déjeuner. Bref, je trouve que c’est un formidable travail et qu’il est important de le souligner. Bravo à Evidence Editions pour leur travail !

En définitive, j’ai adoré ma lecture ! Pourtant, à la lecture du résumé, ce n’était pas gagné. Il faut dire que les thématiques liées aux romans d’espionnage ne me tentent pas plus que cela. Nadège Fillion est parvenue à me faire oublier mes aprioris grâce à une plume pleine de surprise et de malice. Sautez le pas et passez un bon moment de lecture avec Sarah & Darel !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • L’auteur met un bon coup de pied dans les stéréotypes liés au roman d’espionnage en mélangeant romance et modernité aux thématiques de base.
  • Le duo Sarah/Darel que j’ai pris plaisir à découvrir
  • La plume de l’auteure : dynamique et rafraîchissante

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Le secret de Prespa – Tome 1 : Résister de Léticia Joguin-Rouxelle

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Résumé : Au cœur de l’Olympe, Héra et Zeus vivent un amour passionné depuis la nuit des temps. Mensonges, trahison, tromperies et magie sont pourtant les lois qui règnent dans ce monde divin. Une simple légende de nos livres d’histoire, pensez-vous ? C’est ce qu’imagine Taïla, enfermée dans un mariage sordide et sans amour, allant même jusqu’à penser que la folie la guette lorsque son prénom semble résonner partout autour d’elle. Et si elle était la clé de cet univers mystique et mythologique ? Et si sa destinée était de le sauver ? Quels sombres secrets va-t-elle-y découvrir ? Plongez avec elle et Cheyenne dans une quête au cœur du mystérieux Prespa, lieu aussi féerique que dangereux…

~ Service presse ~

Je remercie les éditions Something Else pour l’envoi de ce premier tome. Je vous l’avoue, j’ai craqué dès que j’ai vu Héra et Zeus. Cette histoire n’est pas du tout ce à quoi je m’attendais. Etant férue de mythologie, j’avais envie de me plonger dans un univers qui allait me proposer une immersion totale dans ce monde avec une histoire originale et intéressante. Si j’ai apprécié ma lecture, elle n’est pas un coup de cœur. Rien de grave, bien entendu, il en faut pour tous les goûts !

J’ai beaucoup apprécié l’intrigue qui nous propose de voguer entre réalité et fiction. On est avec les dieux, on est directement propulsé à Prespa, monde dirigé par Artémis qui est la mère des nymphes. Calli est une nymphe qui appartient corps et âme à Artémis : elle brûle d’amour pour Artémis, elle se voue corps et âme à la vie qu’Artémis veut pour elle. Seulement, Zeus rode dans les parages et tombe sous le charme de Calli. Elle résiste, elle ne veut rien de lui, rien des hommes. Cependant, Zeus est un rusé renard qui ne renonce pas devant l’obstacle. La mythologie n’est pas toute rose, elle nous offre des épisodes d’inceste, de guerre, de violence et de ruse. Nous en avons un bon extrait ici.

Comme je vous le dis ci-dessus, j’ai adoré l’intrigue et la toile de fond. Le seul gros bémol dans ce premier tome, c’est que je n’ai pas su m’attacher aux personnages. En effet, même si Taïla est un personnage fort et qui ne vit pas, elle non plus, dans un monde tout rose, je n’ai pas su l’apprécier à sa juste valeur. Je suis restée de marbre face à tout cela. Pour tout vous dire, je pense que je ne m’attendais pas du tout à ce que la réalité prenne le dessus sur la mythologie. Je pensais me retrouver dans un monde purement fantastique/fantasy. Le mélange peut être séduisant mais je n’avais pas pensé que je lirai la cruauté et la terreur d’un quotidien qui, malheureusement, touche de nombreuses femmes.

J’ai trouvé que l’auteure a eu une très bonne idée avec le changement de points de vue. Ainsi, on peut découvrir l’histoire avec les points de vue de Taïla, Trévor, Cheyenne mais aussi Mathilde par exemple. Cela ajoute plusieurs dimensions à cette histoire. Taïla est, malheureusement, l’objet d’une malédiction, d’une prophétie et on se rend compte de la folie de certaines personnes pour arriver à leurs fins. Cela fait froid dans le dos.

Les plaintes et les gémissements de ces esprits auraient donné la chair de poule à n’importe qui. Contrairement à ce que l’on pense, l’Enfer n’est pas brûlant, il y fait même un froid glacial. On dirait même que cet endroit est inhabité car tout semble déserté, dévasté.

J’ai aimé les apartés mythologiques qui expliquent comment on en est arrivé là. C’est vraiment très plaisant. L’auteure a fait un sacré travail pour parvenir à aller de la réalité à la mythologie et inversement. C’est un travail de longue haleine teinté d’une imagination débordante. C’est chouette à découvrir. Si la dimension « réelle » ne m’a pas plus tentée que cela, j’ai beaucoup apprécié la partie mythologique. J’ai retrouvé certains personnages que j’ai déjà pu croiser au fil de mes lectures et d’autres que je ne connaissais pas. C’est très plaisant.

Je trouve que prendre appui sur la mythologie pour ouvrir un monde construit de toute pièce est très intéressant et intelligent. Cela ouvre beaucoup de portes et j’aime cette idée. C’est chouette.

L’auteure nous propose une fin assez sadique. On a envie de savoir comment cela va se passer et ce qu’il va advenir de Taïla. En effet, jouet du destin, elle ne comprend pas ce qui lui arrive. Comment a-t-elle fait pour en arriver là ? Pourquoi n’a-t-elle pas écouter les prédictions de son amie Cheyenne ? Comment croire qu’elle est la descendante d’une nymphe ? Toutes ces questions vont venir percuter et bousculer ce premier tome. La fin donne envie de se plonger dans le deuxième tome. Personnellement, même si je n’ai pas été séduite par la totalité de ce premier tome, j’ai bien envie de savoir où l’auteure va nous emmener.

Je tiens aussi à souligner la qualité de la plume de Léticia Joguin-Rouxelle. Fluide et dynamique, elle permet de ne pas subir de longueurs dans ce premier tome. J’aurais peut-être apprécié avoir un peu plus de détails sur le monde mythologique (surtout sur les décors que j’aime énormément). Je trouve aussi très original le fait de se focaliser sur Artémis et ses amazones, brillante idée !

03 bonnes raisons de se lancer dans la lecture de ce premier tome :

  • L’originalité de l’utilisation de la mythologie dans cette intrigue
  • La plume de l’auteure que j’ai trouvée fluide et dynamique
  • Une fin surprenante qui laisse présager une immersion plus importante dans la mythologie

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Du soleil sur ma vie de Claire Bertin

105385935_2870626406397029_8823245983031633988_nRésumé : Je m’appelle Anne, je suis sage-femme. Mon boulot, c’est ma vie. Je vis presque dans l’hôpital où j’exerce le plus beau métier du monde. Quand je n’y suis pas, je passe mon temps libre avec Gaby, ma voisine de palier, en pyjama pilou et grosses chaussettes. Il semblerait que je travaille trop ! Alors, un soir, verres de Chardonnay à la main, ma voisine et moi réservons un séjour de luxe en Guadeloupe. Je l’ignore encore : la décision prise ce soir-là va changer le cours de mon existence. Et si le soleil pouvait briller pour moi aussi ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Claire Bertin pour l’envoi de ce roman. Je suis toujours très heureuse de lire un nouveau roman de cette auteure. Si j’avais bien apprécié la duologie 20 ans de l’auteure, ici, je suis ravie d’avoir partagé ce moment de lecture avec Anne.

Ce que j’ai beaucoup apprécié dans cette lecture, c’est le fait que l’on reconnaisse vraiment Claire dans ce qu’on lit. En effet, pour avoir papoté à de nombreuses reprises avec elle, des termes comme  « ma bichette » ou encore la manière dont Anne voit le monde représente totalement Claire. J’ai beaucoup apprécié partager cet instant avec Claire, comme si je rentrais dans son monde, c’est vraiment très intéressant et agréable.

Claire nous envoie directement sous le soleil de la Guadeloupe ! Le temps de quelques jours de vacances bien mérités pour la charmante Anne, une sage-femme au cœur d’or. Qu’est-ce que j’ai aimé ce personnage. Cela m’a fait beaucoup de bien ! C’est un roman plein d’émotions, bienveillant, qui m’a retourné le cœur (dans le bon sens du terme). Je félicite l’auteure pour ce joli voyage en Guadeloupe mais aussi au cœur de la vie d’Anne que j’ai pris plaisir à découvrir dans l’exercice de son métier mais aussi dans sa sphère intime et privée.

La Guadeloupe ! Pas de doute en ce moment, ça fait rêver : ça sent le monoï, on entend le bruit des vagues, on fait un tour de bananeu mais aussi des excursions. Il ne faut pas oublier le plus important : on rencontre des gens. On brasse une population de vacanciers qui sont là en même temps qu’Anne et Gaby (sa meilleure amie et voisine). J’ai beaucoup apprécié Marcel & Fabien. Ce sont deux personnages aux antipodes mais tellement rafraîchissants, j’ai beaucoup apprécié ce que l’auteure en fait. Même s’ils restent des personnages secondaires, ils ne sont pas là pour jouer les plantes vertes : bien au contraire ! De temps en temps, on fait trouve quelques piqûres de rappel pour ne pas les oublier, j’ai trouvé ça très chouette !

Du soleil sur ma vie n’est pas qu’un récit de voyage. On va bien au-delà de ça. Véritable hymne aux sages-femmes, j’ai trouvé très agréable le regard porté sur la profession à travers le personnage d’Anne. J’ai vraiment eu un petit coup de cœur pour ce personnage qui représente tout ce que j’aime : honneur, loyauté mais aussi la bonne humeur et la bonté. Elle a le cœur sur la main et ça se découvre très rapidement. J’ai trouvé qu’Anne était un personnage haut en couleur. C’est vraiment une très belle découverte. Autour d’Anne gravite un nombre certain de personnages dont Gaby, sa meilleure amie. Si je l’ai trouvé plus en retrait et peut être un peu moins en raccord avec ce que je peux apprécier au niveau du caractère, elle se montre pétillante et dynamique. Ca vient remettre un coup de fouet après le retour des vacances !

L’intrigue est en deux temps. En effet, si on se prélasse sous le soleil de la Guadeloupe dans un premier temps, on reprend vite la route du travail et de la routine française avec Anne dans un second temps ! L’auteure ne laisse pas le temps au lecteur de s’ennuyer. Je n’ai pas vu le temps passer. Pour tout vous dire, j’ai commencé les premières pages du roman via mon ordinateur (je n’aime pas trop ce support pour lire) et prise dans l’engrenage, j’ai terminé ma lecture d’une traite ne lâchant pas mon ordinateur.

Je pense que la force de Claire réside dans sa plume et dans la simplicité de ses intrigues. On se reconnait dans ce que l’auteure expose. Anne est un personnage dans chacun d’entre nous peut se retrouver. Il y a un panel de personnages riche qui permet de trouver ce que l’on aime. Le panel de lecteur s’élargit grandement grâce à cette idée. Claire écrit avec son cœur (enfin, pas vraiment, mais dans l’idée, c’est vrai !), on ressent vraiment un tourbillon d’émotions. J’ai aimé l’histoire d’amour, j’ai aimé le voyage, j’ai aimé le questionnement d’Anne, j’ai aussi aimé mon immersion dans le monde des naissances et du métier de sage-femme. C’est la magie Bertin ! On se sent bien, en paix et tranquilles dans cette histoire.

Bien que je n’aie clairement pas la tête à penser à cette stupide histoire avec lui, son comportement de ce matin prouve que le monde n’est pas manichéen. On peut se comporter comme un connard un jour, et faire preuve d’empathie le lendemain. L’être humain est complexe et quelque part, ça me rassure. Il y a du bon en chacun de nous.

Véritable page turner, je ne peux que vous le conseiller en cette période de l’année. Vous me direz, même en hiver, je vous le conseillerai : il réchauffera votre cœur à coup sûr ! Plein de bienveillance, ce roman vous montrera la profondeur du personnage d’Anne et l’humanité qui se dégage de ce personnage et, de manière générale, de l’univers de l’auteure. Claire Bertin décide de parler de la vie, la vraie vie. On est dans une réalité intense. On nous parle de la vie faite de bonheurs mais aussi de malheurs. La manière dont on côtoie cette réalité est faite pour que l’on comprenne, que l’on accepte que tout n’est pas toujours rose. L’auteure fait grandir ses personnages et nous fait passer un moment intéressant et bourré d’émotions en tout genre. A lire de toute urgence !

Je tiens aussi à féliciter Claire pour la qualité de sa plume. Quelle évolution depuis le premier tome de 20 ans !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • On nous parle de la vie comme on peut la vivre. Cela fait du bien de pouvoir se projeter dans une histoire dans ce genre.
  • Le personnage d’Anne que j’aime énormément.
  • La qualité de la plume de Claire Bertin qui ne cesse de m’épater et m’étonner.

5

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Ange du destin de Mady Flynn

41QFOTLZ9NLRésumé : Margaux a 18 ans lorsqu’elle perd la vie dans un tragique accident de voiture. Jeune, insouciante et aimée de tous, elle pensait avoir la vie devant elle. C’était sans compter sur le destin et ce qu’il lui réserve… Une seconde chance ! Réincarnée en ange, Margaux est invisible pour la plupart des humains mais pas pour Valentin. Le jeune homme, qui rêve de partir pour un tour du monde en camping-car, voit ses projets chamboulés. Deux mondes les séparent et leur amour naissant devra surmonter de nombreuses épreuves. Réussiront-ils à dépasser les frontières qui les séparent ? Parviendront-ils à changer le cours du destin et quel sera le prix à payer ? Un chemin semé d’embûches les attend…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement MEC éditions pour l’envoi de ce roman. J’ai eu la chance de pouvoir le découvrir grâce à mon partenariat. Une fois n’est pas coutume (la bonne blague), j’ai craqué pour la couverture. J’adore les anges, j’adore les histoires avec les anges, il était donc naturel pour moi de lire cette histoire.

D’un côté, on fait la rencontre de Margaux, une jeune femme de 18 ans qui est morte. Un accident de voiture, un pont et c’est le décès assuré. Cela fait trois ans qu’elle erre, qu’elle fait du stop, qu’elle essaye de se sortir de ce pont où elle revient toujours. Bloquée dans cet entre-deux, Margaux va essayer de s’en sortir.

D’un autre côté, on fait la rencontre de Valentin, un jeune homme qui tombe en panne en camping-car juste devant le pont de Margaux. Invisible aux yeux de la plupart des humains, elle ne l’est pas aux yeux de Valentin. S’en suit, forcément, une rencontre qui va bouleverser la vie de ces deux jeunes gens.

J’ai beaucoup apprécié cette histoire. L’équilibre entre la romance et le fantastique est très bon. Je trouve que l’ambiance est vraiment très sympathique. En effet, je trouve que les thématiques sont assez difficiles : le deuil, l’acceptation, la maladie. Ce sont des sujets très présents dans l’intrigue mais ils sont traités avec beaucoup de douceur et d’émotions. L’amour naissant entre Margaux & Vincent est très agréable à lire, l’auteure prend le temps de poser les choses et rend l’histoire très crédible à mes yeux. J’ai aimé la manière dont l’auteure traite de la thématique de l’amour impossible : on ne tourne pas en rond, on ne joue pas au chat et à la souris. On est en face de deux jeunes personnes qui avancent de trois pas, qui reculent de temps en temps d’un pas ou deux par hésitation. La réalité de cette relation rend l’ensemble très agréable.

« Je soulève ma robe jusqu’au niveau de mes mollets et regarde le spectacle de mes pieds qui avancent. C’est ridicule et pourtant c’est mon rêve depuis trois ans. Comme une personne hospitalisée qui fixerait la vie d’un parc juste en dessous de sa fenêtre, s’imaginant de pouvoir un jour y poser le pied.       J’avance dans le flou le plus total, personne ne m’a dicté ce que je devais faire. Personne ne m’a jamais expliqué qui j’étais et quel était mon rôle sur Terre. J’ai dû assister à mon propre accident, au défilé des pompiers et des voitures de police. Personne ne m’a dit pourquoi j’ai dû rester près de ma voiture en flammes pour finir par comprendre toute seule que ma vie était finie. On utilise souvent ces mots : ma vie est finie. Ça a été le cas pour moi. Et aujourd’hui, je renais. Pour la première fois, je me sens vivante aux côtés d’un homme qui note finalement l’étrangeté de mon comportement »

J’ai aimé le personnage de Margaux. Cet ange qui vit dans un entre-deux sans vraiment comprendre son rôle sur terre va nous retourner le cerveau et vous proposer une très jolie histoire. J’ai aimé la lire raconter son passé, envisager un avenir, s’il y en a un de possible. Sa rencontre avec Sarah va la faire avancer et évoluer, elle va pouvoir essayer de trouver des réponses à ses questions, c’est assez sympathique parce que ça fait avancer l’histoire, on ne stagne pas dans les malheurs de Margaux et de Valentin. Le duo qu’il forme est équilibré. J’ai aimé beaucoup de situations qui prêtent à sourire. L’invisibilité de Margaux fait que certains humains prennent Valentin pour un zinzin qui parle tout seul, j’adore. Ca m’a fait sourire plus d’une fois. Ils évoluent comme deux personnes complémentaires, on ressent toute la force de leur amour, j’adore !

Le personnage de Sarah est le seul personnage secondaire notable dans ce roman. C’est un personnage intéressant qui vient marquer un peu plus le côté fantastique de l’intrigue. Sarah est, elle aussi, un ange. On va un peu plus comprendre leur fonctionnement et leur rôle sur terre. Sarah est une jeune femme bien plus âgée que Margaux en âge angélique, elle va prendre Margaux sous son aile pour essayer de lui faire comprendre la dangerosité de cette relation et son caractère impossible.

La seule petite chose qui m’a manquée, c’est un épilogue. Quelque chose à se mettre sous la dent pour avoir un petit regard quelques années plus tard, c’est vraiment la seule chose que je peux reprocher à ce roman qui, pour moi, est excellent. Il est fort et intense. Les lecteurs qui aiment les romances fantastiques vont adorer, j’ai trouvé cela chouette.

Il faut aussi parler de la plume de Mady Flynn qui est très jolie. Pleine d’émotions, le lecteur va être chamboulé par tout ce qu’il va lire et découvrir. C’est vraiment une plume dynamique et fluide. Les chapitres se lisent rapidement et le roman est une petite douceur à se mettre sous la dent.

03 raisons de lire ce roman : 

  • Le duo Margaux/Valentin 
  • La plume de Mady Flynn 
  • L’univers proposé et son originalité 

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Urbex sed lex de Christian Guillerme

téléchargement (6)Résumé : Contre une belle somme d’argent, quatre jeunes passionnés d’urbex sont mis au défi de passer une nuit dans un sanatorium désaffecté. Ils vont relever le challenge, mais, une fois sur place, ils vont se rendre compte qu’ils ne sont pas seuls dans cet immense endroit abandonné… Et très vite comprendre qu’ils n’auraient jamais dû accepter cette proposition. JAMAIS !

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Joël ainsi que les éditions Taurnada pour l’envoi de ce roman. J’étais très curieuse. J’avoue que c’était un titre alléchant. L’urbex est une aventure qui peut faire peur, j’avais hâte de voir ce que l’auteur pouvait en faire. Même si la lecture fut agréable, j’avoue que cela reste en deçà de ce que je pensais avoir entre les mains.

Contraction de « urban exploration » l’urbex est une activité qui se répand de plus en plus et qui propose de visiter des lieux abandonnés par l’homme. Ce n’est pas forcément une activité légale : certains lieux peuvent être interdits voire dangereux (et même les deux !).

J’ai été assez frustrée par ce roman. Il était tellement prometteur. J’avais envie de lire quelque chose de court, de rythmé, qui impose une tension dès le départ. J’avoue que sur ces points, l’auteur nous gâte. En revanche… le reste m’a laissée un peu perplexe. Je ne sais pas ce qui s’est passé mais franchement, je suis passée à côté des personnages et de l’intrigue en soi. J’ai adoré la forme mais un peu moins le fond.

Je suis dégoutée parce que j’attendais cette lecture comme une enfant à Noël, j’avais tellement envie de découvrir la plume de l’auteur et surtout d’avoir de l’urbex dans ma lecture. Finalement, j’ai compris que l’urbex n’était qu’un prétexte. On évolue dans des décors d’Urbex mais cela ne va pas plus loin. J’aurais tellement aimé en savoir plus sur l’exploration en soi, la manière dont c’est perçu, comment on peut trouver des lieux. Une sorte de petit guide dans l’intrigue.

S’il m’a manqué cette petite dose d’urbex, on se retrouve vraiment dans une ambiance très tendue. Le sanatorium est extrêmement bien détaillé et décrit. J’ai, tout de suite, été mise sous pression. A chaque page tournée, j’avais la trouille de voir surgir quelqu’un. C’est très bien exécuté.

Vous viviez tranquillement dans vos quotidiens étriqués, avec vos rêves formatés, vos petites envies, sans véritablement connaître la peur, la vraie, celle qui peut faire vomir, mais aussi celle qui rend vivant ! Et d’un seul coup… Boum !!! Vous vous retrouvez projetés dans un univers et dans un combat qui n’est pas le vôtre.

Malheureusement, je n’ai pas su m’attacher à notre quatuor de personnages. Si j’ai un peu plus apprécié Fabrice et Carine, Chloé et Théo m’ont moins séduite. Dans l’ensemble, je suis restée à distance de mes personnages. J’avais tellement peur que l’un d’entre eux se fasse massacrer que j’ai préféré prendre tout de suite mes distances pour rendre plus digeste ma lecture. C’est un quatuor de personnages agréable et assez varié. Les caractères ne sont pas les mêmes mais j’ai apprécié découvrir les différentes facettes de ces personnages.

Je dois vous avouer que j’ai adoré la plume de l’auteur. Le style est dynamique, il marque une rapidité certaine que j’ai adoré ! Franchement, c’est un rythme haletant qui ne laisse pas la place aux longueurs. C’est limite si on a le temps de respirer. Je pense qu’avec ce genre d’intrigue, c’est ce qu’il faut. On court comme des fous pour essayer de sauver sa peau, c’est plutôt sympathique. Je remercie aussi l’auteur pour la taille du roman. C’est court ! Yes ! Pas de longueur, on ne vit pas sur nos acquis, on entre rapidement dans le vif du sujet et on commence à comprendre le pourquoi du comment même si certaines questions peuvent rester en suspend (cela n’empêche pas la bonne compréhension du texte).

Les urbexers ressentaient une peur indicible, un état de frayeur qu’ils pensaient ne jamais pouvoir atteindre. Ils se retrouvaient projetés dans un film d’horreur ou dans un escape game grandeur nature, mais en infiniment plus effrayant. L’environnement leur sautait au visage à chaque détour de couloir, de cloison, de cage d’escalier… Tous les graffitis leur donnaient l’impression, avec la vitesse, de vouloir les mordre dans un kaléidoscope de couleurs démentes et baveuses.

Si je suis passée à côté des personnages et j’ai été déçue par le manque d’Urbex en tant que tel, je reste quand même agréablement surprise par ma lecture. Ce n’est pas un coup de cœur mais j’avoue que c’est une lecture qui pourra clairement plaire à beaucoup de lecteur. Mention spéciale pour la plume de l’auteur qui reste le point fort de ce roman pour moi. Je prendrai beaucoup de plaisir à la rencontrer dans une autre intrigue. Les descriptions sont à couper le souffle, j’ai grandement apprécié cela. C’est une découverte agréable. La mise sous tension se fait dès le départ : oppression et stress vont régaler les fans du genre !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Les descriptions faites. Elles sont tellement réelles que l’on s’y croirait.
  • La plume de l’auteur que j’ai beaucoup apprécié
  • L’intrigue originale grâce à la pointe d’urbex

3

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Des paillettes dans le sable d’Enolla Brunetti

412GV2M1uGL._SX195_Résumé : Ça vous est déjà arrivé à vous, ce moment dans la vie où vous avez l’impression que tout part en vrille ? Eh bien, c’est le cas d’Anna, 30 ans. Ça démarre par un réveil en fin d’après-midi, dans son salon alors qu’elle devait préparer l’anniversaire de sa mère, puis ça s’enchaine : une panne de voiture, son conjoint qui la trompe, sa mère qui disparait mystérieusement, l’accident, la rupture. Elle se retrouve alors seule, face à elle-même, à faire le point sur sa vie. Elle rêvait d’être pâtissière et de fonder une famille : c’est foutu ! Heureusement, sa famille va la secouer sérieusement. Elle décide alors de reprendre sa vie en main. Elle se retrouve ainsi, malgré elle, dans une folle aventure épaulée par Antony, un charmant pâtissier malheureusement marié et papa d’une petite fille. Sur les routes, entre les landes et la Bretagne, au gré des plages au sable pailleté, elle voyage sur les traces de son passé dévoilant un peu plus les mystères sur sa famille et ses origines. Jusqu’à LA révélation. Rien ne sera plus jamais comme avant. Comment assumer ce qu’elle va apprendre ? Que faire de ses sentiments naissant pour cet homme déjà pris ? Est-elle vraiment capable de changer de vie ? De reprendre des études pour réaliser son rêve ? Son amour pour Antony trouvera-t-il une issue ? C’est l’histoire d’une vie qui éclate pour mieux se reconstruire, mais également une histoire d’amour et de réalisation. Anna, pétillante, sensible et timide va nous prouver que quoi qu’il arrive, il faut tout faire pour réaliser ses rêves.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Enolla Brunetti pour l’envoi de son roman via SimPlement. Je suis aussi très touchée d’avoir reçu ce roman en papier. Je sais à quel point l’investissement peut être important pour les auteurs. Merci pour ce geste.

On fait la rencontre d’Anna. Une jeune femme de 30 ans qui a une vie sans aucun problème. Elle voit sa vie changer suite à la découverte d’un adultère. Sa vie va s’effondrer. Comme si cela ne suffisait pas, sa mère disparait mystérieusement. Elle est aussi victime d’un accident. Cette accumulation va créer une sacrée dynamique dans la lecture. En effet, à chaque page tournée, je me demandais ce qui allait lui tomber sur la tête ! J’ai beaucoup apprécié la manière dont elle va tomber dans les abysses.

Anna doit se reprendre en main, à trente ans, tout est encore possible. A l’aide de sa famille et d’Antony, un jeune homme incroyablement bon, à l’écoute et très prévenant. J’ai beaucoup apprécié les discussions entre Antony et Anna. Il va lui montrer que tout est possible. Etant pâtissier, il va être un sacré pilier pour Anna qui a toujours voulu exercer cette profession. Entre rêve et réalité, entre mauvaises passes et belles surprises, entre rires et larmes, ce roman est une tranche de vie incroyable que j’ai beaucoup apprécié découvrir.

On s’attache très rapidement aux personnages, notamment à Anna & Antony qui vont venir bercer toute notre intrigue. J’ai aimé le fait que ces deux personnages se complètent. Anna est une jeune femme qui a besoin d’aide dans la vie. Elle fait partie de ces gens qui ont besoin de voir que les gens croient en elle. Antony est un fonceur, il bosse et bosse et bosse. S’il en est là aujourd’hui, c’est à lui qu’il le doit. J’ai beaucoup apprécié ce duo de personnages qui fait grandement avancer l’intrigue.

Les thématiques proposées sont aussi très fortes. Enolla Brunetti est assez douée : elle va nous faire avancer dans une histoire sympathique, pleine de douceur en nous proposant des thématiques assez lourdes : adultère, changement de vie, deuil. Bien entendu, ce genre d’histoire va mêler passé et présent. Pourquoi la mère d’Anna a disparu ainsi de sa vie ? Pourquoi ces mystères ? Au fil de son aventure, Anna va découvrir un passé familial trouble dont les révélations vont être folles et fortes. Elles vont venir exploser l’équilibre naissant dans la vie d’Anna.

C’était très intéressant de suivre l’évolution d’Anna au fil des pages. En effet, elle va prendre sa vie en main et prouver que l’on peut s’en sortir même quand on est au plus bas. C’est vraiment très intéressant. Ca fait du bien à lire. Le roman est plutôt court, ça se lit rapidement.

Je tiens aussi à féliciter l’auteure pour la qualité de son roman. Le livre objet est très agréable à découvrir. C’est très sympathique.

La plume est aussi très agréable. C’est une jolie découverte pour moi. Elle rend la lecture dynamique et fluide, il n’y a pas de longueur. Bien au contraire, j’ai, dans la première moitié du roman, j’ai ressenti une certaine rapidité dans l’exécution des actions. On se retrouve rapidement au cœur d’une tempête qui ravage la vie d’Anna et j’avoue que j’ai mis un peu de temps avant de trouver mon rythme. Mis à part ce petit couac, je suis ravie de vous dire que ma lecture a été très agréable. Au service des émotions, la plume d’Enolla Brunetti est vraiment douce. L’épilogue m’a serrée le cœur mais j’ai eu une sensation d’accomplissement intense à la fin de ma lecture. Je n’ai pas fermé le roman à regret. La fin est juste, équilibrée et nous donne l’impression de quitter proprement et correctement nos protagonistes. Bravo pour cela.

En définitive, c’est une histoire très agréable que je vous propose de découvrir aujourd’hui. En effet, on se retrouve avec Anna, une jeune femme qui va tout faire pour renouer avec une vie pleine de surprise et de bonheur. Antony est un personnage attachant qui vient compléter à merveille le personnage qu’est Anna. On voyage, on voit du pays, on se sent bien. La plume de l’auteure est riche et pleine de douceur. Cela permet au lecteur de passer un bon moment de lecture.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le personnage d’Anna et sa constante évolution.
  • Les thématiques abordées que l’auteure lie à merveille
  • La plume d’Enolla Brunetti que j’ai trouvée très touchante

4

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Ces blogueurs & booktubeurs que je suis

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Coucou tout le monde,
On se retrouve pour faire un petit tour d’horizon sur les blogs que j’aime lire. Plus récemment, c’est sur Youtube que j’ai fait de jolies trouvailles 🙂

Les chronalyses de Wolkaiw – Elo dit – les lectures de la diablotine 

Les vieilles copines. Trois blogueuses avec qui je partagerai l’heure du thé avec grand plaisir ! 🙂
Wolkaiw est mon amie depuis plusieurs années maintenant. On a traversé quelques cours de FAC ensemble, de nombreuses brocantes, de nombreux restaurants mais aussi de nombreuses tasses de thé. C’est aussi une de mes demoiselles d’honneur pour le mariage. Son blog regorge d’analyses (oui, à ce stade, on ne parle même plus de chroniques) littéraires fouillées, riches et tellement belles! ♥
Elo dit est un blog que j’adore lire. Talentueuse, pétillante et dynamique, j’adore son entrain et sa volonté à mettre les auteurs en avant. Julia est une belle personne. Je l’adore! ♥
Les lectures de la Diablotine est une femme exceptionnelle. Son blog, rempli de merveilleuses chroniques, me plait beaucoup. J’aime suivre ses avis détaillés. Dilshad a une oreille formidable. Avec elle, on parle beaucoup de nos tracas de blogueuses et de nos envies d’aller plus loin sur nos blogs ♥

Light & smell – Les lectures de Marinette – A books catcher – Histoires de livres

Audrey, de Light & smell, est une blogueuse formidable. On se retrouve dans une sphère d’élégance, de beauté et de confort. Les avis sont tellement bien écrits et tellement complets, c’est beau à lire!
Les lectures de Marinette est un blog que j’aime beaucoup aussi découvrir. J’aime la spontanéité de cette blogueuse très dynamique et pétillante. Ses avis sont à lire à coup sur =)
A books catcher est le petit dernier que je viens de découvrir. C’est une véritable source de petites pépites. La fraîcheur et le dynamisme qui se dégagent de ce blog sont de véritables sources d’inspiration. 🙂 J’adore!
Histoires de livres est une blogueuse tellement gentille et tellement adorable. J’aime énormément ses avis (même si un par semaine, c’est trop peu pour contenter mon appétit ! :p)
Côté youtube, j’ai découvert 04 youtubeurs que j’aime beaucoup!

Pikiti bouquine – Nina Quill – Prends un livre et détends-toi – Alex lit en Prada

Pikiti bouquine que je trouve rafraichissante et très agréable à écouter
Nina Quill que j’aime pour son humour et sa touche très personnelle qui la rend très attachante
Prends un livre et détends-toi. Ludo est un rayon de soleil livresque. J’aime beaucoup sa manière de s’approprier les livres et d’en parler.
Alex bouquine en Prada est ma dernière trouvaille. Agréable et ô combien rigolote, j’adoooore écouter et regarder ses avis livresques.

 

Et voilà =)

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Le lieutenant et la dame blanche de Coralie Winka

713bea25qCLRésumé : Lorsque les Allemands envahissent la zone sud en novembre 1942, Angélique a dix-sept ans. Elle s’occupe seule de la ferme familiale et de sa grand-mère qui est gravement malade. Croulant sous le poids des tâches et des responsabilités, elle trouve une aide inespérée en la personne du lieutenant Ulrich von Brackenstein, un jeune officier de la Wehrmacht, qui vient réquisitionner une parcelle de forêt appartenant à la famille. Son comportement correct et son charme ont très vite raison des réticences d’Angélique à côtoyer l’occupant. Elle accepte de l’affronter aux échecs en guise de remerciements. C’est le début d’une histoire d’amour interdite.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Coralie Winka pour sa confiance et sa proposition. J’adore lire des romances historiques et j’avoue que la période de la seconde guerre mondiale est, en ce moment, au cœur de mes lectures dans ce genre. Après la promesse de l’apiculteur, j’ai plongé dans l’univers de ce formidable roman.

C’est une lecture très agréable, très juste, qui nous propose une plongée au cœur des années de guerre. En effet, étant nordiste, le réseau de résistance était particulièrement déployé dans la région. Ayant eu des arrières grands-parents résistants et grands-parents résistants, j’ai tout de suite adoré ma lecture

On fait la rencontre d’Angélique, une jeune femme de 17 ans, qui vit la guerre dans le sud de la France. Angélique s’occupe de la ferme familiale et de sa grand-mère très malade. Angélique va voir s’installer les allemands au cœur de son village et commencer à prendre leurs aises comme s’ils étaient chez eux et que tout leur appartenait. Ce sentiment de colère et d’injustice ne va pas quitter Angélique. En effet, lorsqu’elle va faire la rencontre du lieutenant Ulrich Von Brackenstein, leurs échanges vont faire des étincelles.

Là où l’auteure frappe fort, c’est en mettant en scène cette relation « interdite ». En effet, plus le temps passe, plus la relation entre Angélique et Ulrich change et devient amoureuse. Cette passion est magnifique. Dans le respect et l’amour, ces deux jeunes gens vont apprendre à se connaitre et à ne plus savoir se quitter. De nombreuses questions viennent bercer l’intrigue : comment une jeune française résistante va pouvoir tomber sous le charme d’un lieutenant allemand ? Comment va-t-elle faire pour échapper à l’acharnement de sa patrie ? Comment échapper à la tonte, au jugement et à l’accusation de « collaboration horizontale »?

Honnêtement, j’ai beaucoup apprécié la manière dont l’auteure amène le sujet. C’est très intéressant. Même si le résumé est assez explicite, j’ai trouvé que c’était très intelligent. On comprend pourquoi, on n’est pas du tout dans le jugement. On comprend pourquoi Angélique tombe sous le charme d’Ulrich et inversement. Il n’est pas question de nationalité, il s’agit juste de deux cœurs qui battent l’un pour l’autre. Je n’ai pas plus aimé Angélique qu’Ulrich. Ce duo de personnages évolue vraiment en harmonie et propose un bel équilibre. C’est beau, c’est frais, ça donne envie de tomber amoureux.

Bien entendu, une partie de l’intrigue est forcément liée à cet interdit : un allemand ne peut aimer une française et inversement. Mais l’auteur va au-delà de ça : un allemand n’est pas forcément un nazi et une française n’est pas forcément une collabo. On va au-delà de ça. C’est très beau. Une autre partie de l’intrigue est très intéressante aussi : elle met en avant la dangerosité d’une relation pareille : trahison, jalousie, délation. Jusqu’où nous sommes capables d’aller par amour ?

Je tiens aussi à féliciter l’auteure pour avoir mis en lumière une partie de l’Histoire dont on ne parle pas forcément. On a tendance à mettre tous les allemands dans le même paquet. On les voit tous comme les soldats d’Hitler. Cependant, il faut aussi penser au fait que la politique d’Hitler n’était pas forcément acceptée par tout le monde. Bien entendu, la patrie reste la patrie. Servir son pays est un devoir. Néanmoins, l’auteure apporte quelques nuances salvatrices que j’ai énormément appréciées. Cela fait du bien de lire que tout n’est pas noir ou blanc mais qu’il existe aussi du gris qui permet d’arriver au pardon, aux regrets et à un nouveau départ. Il existe encore des cœurs purs, des cœurs qui voient au-delà des apparences. Lorsque l’on mélange cette vision au fond historique incroyable, cela nous offre une petite pépite à lire.

L’idée de cette romance historique interdite m’a beaucoup plu. En effet, on met de côté l’idée de l’homme riche et de la femme pauvre. L’interdit n’est pas de ce goût-là, il est beaucoup plus profond. Il souligne la cruauté de l’homme et sa capacité à juger sans comprendre. J’aime beaucoup l’idée d’avoir de l’originalité avec cette thématique. J’ose le dire : c’était du jamais vu pour moi. J’ai passé un excellent moment avec cette intrigue surprenante et pleine de d’émotions. La plume de Coralie Winka est très sympathique, dynamique et fluide. En effet, on est vraiment pris dans une spirale d’émotions. La palette est variée : on passe du rire aux larmes, des petits bonheurs aux vives inquiétudes dues à la période historique dans laquelle on évolue.

Je félicite chaleureusement l’auteure pour la qualité de son texte ainsi que pour la plume que j’ai beaucoup appréciée. Je suis aussi scotchée par les recherches qui représentent un boulot titanesque. Bravo.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • L’originalité de la relation amoureuse
  • La plume de l’auteure que j’ai beaucoup appréciée
  • La fresque sociale et historique mise en avant

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