Urbex sed lex de Christian Guillerme

téléchargement (6)Résumé : Contre une belle somme d’argent, quatre jeunes passionnés d’urbex sont mis au défi de passer une nuit dans un sanatorium désaffecté. Ils vont relever le challenge, mais, une fois sur place, ils vont se rendre compte qu’ils ne sont pas seuls dans cet immense endroit abandonné… Et très vite comprendre qu’ils n’auraient jamais dû accepter cette proposition. JAMAIS !

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Joël ainsi que les éditions Taurnada pour l’envoi de ce roman. J’étais très curieuse. J’avoue que c’était un titre alléchant. L’urbex est une aventure qui peut faire peur, j’avais hâte de voir ce que l’auteur pouvait en faire. Même si la lecture fut agréable, j’avoue que cela reste en deçà de ce que je pensais avoir entre les mains.

Contraction de « urban exploration » l’urbex est une activité qui se répand de plus en plus et qui propose de visiter des lieux abandonnés par l’homme. Ce n’est pas forcément une activité légale : certains lieux peuvent être interdits voire dangereux (et même les deux !).

J’ai été assez frustrée par ce roman. Il était tellement prometteur. J’avais envie de lire quelque chose de court, de rythmé, qui impose une tension dès le départ. J’avoue que sur ces points, l’auteur nous gâte. En revanche… le reste m’a laissée un peu perplexe. Je ne sais pas ce qui s’est passé mais franchement, je suis passée à côté des personnages et de l’intrigue en soi. J’ai adoré la forme mais un peu moins le fond.

Je suis dégoutée parce que j’attendais cette lecture comme une enfant à Noël, j’avais tellement envie de découvrir la plume de l’auteur et surtout d’avoir de l’urbex dans ma lecture. Finalement, j’ai compris que l’urbex n’était qu’un prétexte. On évolue dans des décors d’Urbex mais cela ne va pas plus loin. J’aurais tellement aimé en savoir plus sur l’exploration en soi, la manière dont c’est perçu, comment on peut trouver des lieux. Une sorte de petit guide dans l’intrigue.

S’il m’a manqué cette petite dose d’urbex, on se retrouve vraiment dans une ambiance très tendue. Le sanatorium est extrêmement bien détaillé et décrit. J’ai, tout de suite, été mise sous pression. A chaque page tournée, j’avais la trouille de voir surgir quelqu’un. C’est très bien exécuté.

Vous viviez tranquillement dans vos quotidiens étriqués, avec vos rêves formatés, vos petites envies, sans véritablement connaître la peur, la vraie, celle qui peut faire vomir, mais aussi celle qui rend vivant ! Et d’un seul coup… Boum !!! Vous vous retrouvez projetés dans un univers et dans un combat qui n’est pas le vôtre.

Malheureusement, je n’ai pas su m’attacher à notre quatuor de personnages. Si j’ai un peu plus apprécié Fabrice et Carine, Chloé et Théo m’ont moins séduite. Dans l’ensemble, je suis restée à distance de mes personnages. J’avais tellement peur que l’un d’entre eux se fasse massacrer que j’ai préféré prendre tout de suite mes distances pour rendre plus digeste ma lecture. C’est un quatuor de personnages agréable et assez varié. Les caractères ne sont pas les mêmes mais j’ai apprécié découvrir les différentes facettes de ces personnages.

Je dois vous avouer que j’ai adoré la plume de l’auteur. Le style est dynamique, il marque une rapidité certaine que j’ai adoré ! Franchement, c’est un rythme haletant qui ne laisse pas la place aux longueurs. C’est limite si on a le temps de respirer. Je pense qu’avec ce genre d’intrigue, c’est ce qu’il faut. On court comme des fous pour essayer de sauver sa peau, c’est plutôt sympathique. Je remercie aussi l’auteur pour la taille du roman. C’est court ! Yes ! Pas de longueur, on ne vit pas sur nos acquis, on entre rapidement dans le vif du sujet et on commence à comprendre le pourquoi du comment même si certaines questions peuvent rester en suspend (cela n’empêche pas la bonne compréhension du texte).

Les urbexers ressentaient une peur indicible, un état de frayeur qu’ils pensaient ne jamais pouvoir atteindre. Ils se retrouvaient projetés dans un film d’horreur ou dans un escape game grandeur nature, mais en infiniment plus effrayant. L’environnement leur sautait au visage à chaque détour de couloir, de cloison, de cage d’escalier… Tous les graffitis leur donnaient l’impression, avec la vitesse, de vouloir les mordre dans un kaléidoscope de couleurs démentes et baveuses.

Si je suis passée à côté des personnages et j’ai été déçue par le manque d’Urbex en tant que tel, je reste quand même agréablement surprise par ma lecture. Ce n’est pas un coup de cœur mais j’avoue que c’est une lecture qui pourra clairement plaire à beaucoup de lecteur. Mention spéciale pour la plume de l’auteur qui reste le point fort de ce roman pour moi. Je prendrai beaucoup de plaisir à la rencontrer dans une autre intrigue. Les descriptions sont à couper le souffle, j’ai grandement apprécié cela. C’est une découverte agréable. La mise sous tension se fait dès le départ : oppression et stress vont régaler les fans du genre !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Les descriptions faites. Elles sont tellement réelles que l’on s’y croirait.
  • La plume de l’auteur que j’ai beaucoup apprécié
  • L’intrigue originale grâce à la pointe d’urbex

3

15 réflexions sur “Urbex sed lex de Christian Guillerme

  1. L’ubex est une pratique qui ne parle pas à la peureuse en moi, mais qui suscite quand mal pas d’interrogations de mon côté et une certaine curiosité. Je comprends donc que tu aies été déçue, entre autres, par le manque d’Urbex dans ce roman qui semble néanmoins posséder quelques atouts comme un joli style. J’avoue ne pas connaître l’auteur, mais ton avis donne envie de découvrir sa plume !

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