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Qu’une parenthèse de Gaëlle Ausserré

xcover-4335Résumé : Paris, printemps 1960. Hélène, quinze ans, découvre des lettres adressées à sa mère, Solange, pendant la guerre. Toutes les certitudes qu’elle a sur sa famille sont remises en question. Solange fait alors à sa fille le récit émouvant d’un épisode de sa vie qu’elle souhaitait oublier. En 1938, Solange est une jeune étudiante en médecine indépendante et solitaire lorsqu’elle fait la connaissance d’une famille qui va transformer son existence. Quand la guerre éclate, elle découvre l’Occupation, la peur, les arrestations, et, malgré tout, des amitiés inattendues. Au cœur de cette période troublée, elle est également contrainte de faire la paix avec son passé. Au travers des yeux de Solange, les secrets entourant sa vie se dévoilent peu à peu. Ce roman retrace l’histoire bouleversante d’une jeune femme poussée par la guerre dans ses retranchements, amenée à faire des choses dont elle se pensait incapable afin de protéger ceux qu’elle aime.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement l’auteure pour l’envoi de ce roman via la plateforme SimPlement. Un craquage purement esthétique. J’ai beaucoup apprécié la douceur qui se dégage des couleurs de cette couverture. J’aime beaucoup les romans où la thématique des lettres est présente. C’était donc une bonne idée de lecture pour moi.

Nous faisons le grand plongeon dans la Seconde Guerre Mondiale. Ainsi, nous allons pouvons assister à l’invasion des allemands mais aussi à la rafle du Vel d’Hiv par exemple. Nous allons être au cœur de cette période historique très dure et compliquée.

On va faire la rencontre d’une jeune fille : Hélène. Hélène est la fille de Solange qui va faire une incroyable et déroutante découverte sur sa famille. Ainsi, Solange va raconter sa vie durant la guerre ainsi que celle de Samuel, de Léna, de Léon et d’autres personnages qui vont venir bercer le roman.

J’ai beaucoup apprécié ma découverte. Je trouve que l’auteure a su retranscrire avec beaucoup d’émotions cette période historique si particulière. On n’est vraiment pas dans le jugement. On ressent ce que plusieurs peuples ont pu ressentir face à l’horreur de la guerre et surtout face aux atrocités d’Hitler.

On va suivre Solange dans son aventure, dans sa vie, dans les choix qu’elle a du faire. On s’attache très facilement à elle. On en fait une amie, une confidente, une sœur d’arme. On va vivre toute cette histoire avec elle, l’espoir au fond du cœur, croisant les doigts pour que tout redevienne comme avant… Même si on sait que c’est impossible après qu’un fléau pareil s’abatte sur la vie d’un peuple mais aussi sur les vies personnelles des personnages. Ainsi, nous allons pouvoir croiser plusieurs destins : des soldats au front, des juifs qui sont envoyés dans les camps, des gens qui attendent le retour de leurs familles. On va aussi devoir faire face au deuil et à l’horreur vécus par tous ces hommes et femmes.

Cette histoire nous permet de ne pas oublier ce que nos aïeuls ont vécu et c’est un texte chargé d’émotions. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à ma grand-mère et à mes arrière-grands-parents membres de la Résistance. Je ne peux qu’être fière d’eux. Quelle fierté ! Cela me rappelle tout ce qu’ils ont fait pour que l’on en soit là, aujourd’hui, à pouvoir être juif sans craindre la mort, à être arabe sans avoir peur des camps… Bref, c’est vraiment un beau message.

La plume de l’auteure est très sympathique. J’ai passé un moment de lecture sympathique. Les personnages sont intéressants. La seule chose qui ne m’a pas forcément touchée, c’est la rapidité des choses. Même si la guerre accélère forcément les choses, j’ai eu du mal à m’attacher à certains personnages parce qu’ils ne sont pas forcément détaillés comme je les aime. Ceci reste une affaire de goût cela dit.

En définitive, si j’ai aimé Solange et son histoire, je n’ai pas su m’attacher aux autres personnages qui ne font que « passer » dans l’histoire. La rapidité du texte fait qu’il m’a manqué un petit quelque chose pour que cette lecture soit un coup de cœur. Cependant, la romance est très jolie et pleine d’espoir. Cette romance historique est teintée d’amour, d’amitié et d’espoir. Nous ne sommes pas en reste historiquement parlant. La Seconde Guerre Mondiale est très présente et sert beaucoup à l’histoire. L’auteure, grâce à sa plume, nous propose de ne pas oublier l’Histoire de la France et de la Résistance.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La romance aussi jolie que poétique
  • Le personnage de Solange
  • La fresque historique présente

3.5

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Ma vie de chroniqueuse livresque

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Salut tout le monde, 
En ce moment, je fais le point sur ma vie personnelle mais aussi sur mon activité livresque. J’avais envie de vous en parler un peu. J’ai parlé des auto-édités, de la blogosphère, des auteurs et des ME, mais jamais de mon rôle, de moi, de la manière dont je perçois les choses et des choix que j’ai fait au fil du temps. 
Savoir dire « non » et « stop ». Il faut savoir que lorsque l’on commence sur la blogosphère, on est tout de suite tenté par les sacro-saints services presse. On demande, on tente, on n’a pas beaucoup de vues ni de likes donc pas beaucoup d’espoir. Et puis, on vous donne votre chance, on est heureux, les livres arrivent de tous les côtés et s’accumulent et on est devant une évidence : on s’est laissé bouffer par les services presse. Perte d’envie, pas le temps de lire des romans hors service presse et l’overdose de lecture arrive. J’ai appris, avec le temps à savoir dire non à certains auteurs/M.E et à dire stop à certains partenariats. J’ai toujours eu un grand coeur, je n’ai jamais voulu faire de mal à quelqu’un mais j’ai dû faire un choix et j’ai arrêté certains partenariats qui ne me convenaient plus. 
Savoir lâcher la pression. C’est clair, être chroniqueuse est un boulot chronophage. Je remercie d’ailleurs tous les partenaires qui me font confiance. Cependant, il faut savoir gérer une page, un blog, sans compter possiblement un tweeter, un Instagram et/ou une page Youtube en pensant à respecter le calendrier pour ne pas faire attendre tous les partenaires… Plus on grandit en terme de vues et de like, plus la pression se pose sur les épaules et ça fait, parfois, beaucoup à gérer. Des fois, je pause tout ce que j’ai en SP et je me lance dans une lecture qui me fait envie. Je fais une pause et ça me fait un bien fouuuuu ! Même si je prends quelques jours de retard, il n’y a pas mort d’homme
Faire sa vie de son côté. Même si j’adore la blogosphère et les amies que j’ai pu y rencontrer (coucou Dilshad, coucou Steph, coucou Julia et ma Kath [mais tu comptes pas, je te connais d’avant ahahah ]), j’aime bien pouvoir gérer mon bateau seule : proposer les articles qui me plaisent, faire mes chroniques comme je l’entends, changer les choses que je veux. Bref, mon blog, c’est mon petit coffre à chroniques et je travaille comme une folle pour vous parler de toutes mes lectures. J’ai aussi besoin de ce temps seul même si je demande souvent conseil aux copines  
Cancan land and co. Ahhh ! Comme partout, il y a des cancans partout. Et j’adore tellement ça ! Je sors le pop corn et je lis les conversations qui n’ont ni queue ni tête. Ca me fait tellement rire de voir tout le monde s’écharper parce qu’il y a des romans papiers chez Bidule et du numérique chez machin… Parce que tructruc a eu 300 visites et machin chouette en a eu que 200.  Ahhh quel bonheur de savoir que tout cela ne m’atteint pas… Merci de me faire rire autant! 
Apprécier chaque lecture, chaque moment de détente et sourire à la vie. Je terminerai par ce point. C’est tellement important : avoir un roman dans son sac, s’arrêter sur un banc, lire, prendre le soleil… Tout cela est tellement relaxant et je pense que c’est ce que je recherche dans mes lectures maintenant. Lire ce que j’aime, découvrir des plumes et des univers mais surtout savourer les mots et les lectures. J’ai appris, avec le temps, que la lecture n’est pas une course mais une gourmandise faite pour se régaler. Qu’on lise 1 livre ou 20 par mois, l’important reste cette sensation de bonheur
Au final, cela fait quasiment une année que j’ai levé le pied au niveau des services presse, que j’ai appris à dire non et ne plus avoir peur de décevoir mes partenaires parce que je refuse un roman. Je prends plus le temps d’apprécier mes lectures et les plumes que je découvre. Je lève toujours autant les yeux au ciel lorsque je vois des chroniqueuses s’écharper mais je suis toujours aussi contente de rencontrer de nouvelles personnes qui partagent ma passion. 
Vivez, riez, lisez.   
PS : Vous préférez quoi? Blogueuse ou chroniqueuse? J’avoue que je ne sais jamais 🙂 

 

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La race des orphelins d’Oscar Lalo

9782714493484ORIRésumé : Je m’appelle Hildegard Müller. Ceci est mon journal. Le Troisième Reich m’a enfantée. Je suis une oubliée de l’histoire. La seule race que les SS aient créée, c’est la race des orphelins. Qui est Hildegard Müller ? Le jour où il la rencontre, l’homme engagé pour écrire son histoire apprend qu’elle a 76 ans, qu’elle sait à peine lire, à peine écrire. Qu’elle ne connaît rien de ses parents, ne se souvient plus guère de son enfance. Il comprend que sa vie est irracontable mais vraie. Pourtant, Hildegard Müller est loin d’être amnésique. Elle est simplement coupable d’être née en 1943, de géniteurs inconnus mais bons aryens, dans un Lebensborn, ces pouponnières imaginées par le Troisième Reich pour multiplier la «race supérieure». Hildegard Müller devait être la gloire de l’humanité elle en est devenue la lie, et toutes les preuves de sa conception sont parties en fumée avant la Libération, sur ordre d’Himmler. J’ai besoin, avant de mourir, de dire à mes enfants d’où ils viennent, même s’ils viennent de nulle part. Oscar Lalo poursuit son hommage à la mémoire gênante, ignorée, insultée parfois, toujours inaccessible. Et nous plonge dans la solitude et la clandestinité d’un des secrets les mieux gardés de la Seconde Guerre mondiale.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Belfond pour l’envoi de ce roman. Quelle claque ! Ce roman est une claque humaine, sociale et historique. Ce roman est à lire de toute urgence.

Ce roman nous retrace la vie d’Hildegard Müller, fille du troisième Reich, fille des SS, fille d’Hitler. Née dans un Lebensborn, elle devait être la gloire et la fierté d’un pays, des décennies plus tard elle est encore la honte et l’infamie d’un pays déchu par une guerre mondiale.

« Je suis non seulement fille de l’Allemagne, mais je suis fille de Berlin. Comme Berlin, je suis une ville de débris. Une ville dont on a bombardé la mémoire. Une ville dont on a rasé l’histoire. Je suis née ruine. Je respire la poussière. C’est difficile de se construire sur des gravats. »

Le roman se construit de courts chapitres. On sent l’empressement, la peur d’oublier, la peur de ne pas savoir dire. Les souvenirs s’enchaînent, la lecture se fait d’une traite. C’est puissant. Ces chapitres qui peuvent faire trois lignes comme vingt sont la traduction d’une mémoire fuyante mais aussi d’une honte qu’on ne parvient pas à oublier. Etre une fille d’Hitler, d’Himler, de tous ces sauvages qui tuent au nom de je-ne-sais-quoi… Hildegard est un produit de son état, sans parent, sans éducation, elle se retrouve privée de tout, même de l’humanité des autres. L’économie de mots dans certains cas va aussi marquer l’indicible. Il n’y a pas de mots pour décrire ce que l’on peut ressentir.

Vraisemblablement teinté d’une tranche de l’Histoire, Hildegard va nous raconter comment elle a pu vivre ce fait de faire partie d’une patrie « déchue » durant l’Histoire. Comment elle se compare à Anne Franck et au peuple juif par extension. Les idées sont bonnes, les idées fusent, on voit ces enfants d’un autre œil après la lecture de ce roman.

« Les Juifs obligés de se cacher, et les enfants de SS qu’on cache, ça a commencé à peu près à la même époque. »

Hildegard va faire appel à un scribe qui va détailler sa vie. Elle parle, raconte et se souvient, lui essaye d’écrire et d’être le plus juste possible pour que les émotions de notre personnage prennent vie et vivent à travers ces pages. C’est tellement bien écrit, les émotions nous assaillent du début à la fin de ce roman. Ce roman se présente comme être le journal d’Hildegard. Cela donne beaucoup de force au roman. En effet, on est vraiment dans la confession, dans l’interrogation et dans la quête identitaire. C’est très prenant et riche en émotions.

« Mon scribe m’apprend qu’on appelle les Juifs « le peuple du livre ». Du coup, je comprends mieux l’autodafé organisé par Hitler devant l’Opéra de Berlin le 10 mai 1933. Un avant-goût d’Auschwitz. Cette nuit-là, les auteurs juifs sont partis en fumée. Tout le monde n’y a vu que du feu. »

Si Hitler a réussi à ravager un monde, il a aussi réussi à ravager une patrie qui va devenir la honte de l’Europe mais aussi du monde. Ils vont subir toute la colère et l’indignation des pays vainqueurs. Les enfants de SS vont devenir la pire honte du pays alors que la race arienne était la volonté des plus grands en Allemagne. Ce roman nous propose de voir aussi comment les allemands ont vécu cela. C’est très intéressant.

« Je suis une oubliée de l’Histoire, mais on ne m’oublie pas pour autant. Tout ça parce que je suis issue d’une institution qui ne manquait de rien, dans un pays qui manquait de tout. On oublie que je n’étais issue d’aucune famille. Le Troisième Reich m’a enfantée, mais le Troisième Reich n’est pas une famille. Je n’en finis pas d’être accusée de ce dont je suis victime. »

Je sais qu’il y a beaucoup de citations dans cette chronique. Mais franchement, je pense que je ne serai jamais à la hauteur pour parler de ce roman. La plume d’Oscar Lalo fourmille de vérité et d’émotions. A travers Hildegard, c’est la parole de milliers d’enfants qui ont grandi dans l’ombre et dans la honte que l’on entend. C’est vraiment formidable. Ce roman est la lumière de ses enfants de la honte. Ces enfants qu’on a fait disparaitre et qui restent une thématique que l’on ne voit pas très souvent dans nos lectures.

C’est une plume riche et dynamique qui va venir bercer ce roman. C’est vraiment très fort, très beau, très pur. On n’est absolument pas dans la surenchère des sentiments. On n’est pas là pour faire pleurer dans les chaumières. Le lecteur est assaillit par les émotions au travers du spectre d’Hildegard. C’est très intéressant. On va assister à la renaissance de ce personnage qui ne sait ni d’où elle vient ni où elle va. La libération de sa douleur est intense et nous propose une lecture riche humainement parlant.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Ces oubliés de la guerre, ces enfants de l’ombre que l’on met enfin en lumière.
  • La plume d’Oscar Lalo au service de l’Histoire.
  • Le personnage d’Hildegard que j’ai profondément respecté et apprécié

5

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Cuba libre de Céline Jeanne

41doT1xKw+L._SX195_Résumé : Cristina est Cubaine, Ethan est Américain… Leur rencontre improbable va-t-elle faire naître une belle histoire d’amour ? Un roman aux multiples rebondissements… Une rencontre peut tout changer. À cause d’une rupture des ligaments, les rêves d’Ethan, espoir du football américain, ont été brisés à tout jamais. Son monde a explosé, ses repères se sont envolés, il a perdu pied et a abusé des antidouleurs jusqu’à l’overdose. Après une cure de désintoxication, il est contraint de rejoindre sa mère partie se ressourcer à Cuba. Ethan n’espère rien de ce voyage, mais ce qu’il découvre sur cette île pourrait bien changer sa vie. Parce que là-bas, il rencontre Cristina, une beauté cubaine qui l’attire irrésistiblement et le met à l’épreuve. Cristina se bat au quotidien pour survivre dans une société en pleine évolution. La jeune femme porte sur ses épaules le poids des dettes de son frère, ancien toxicomane, et semble hantée par ses propres démons. Elle est belle, sportive, convoitée, notamment par El Faro, un puissant dealer qui, dans l’ombre, fait sa loi à La Havane. Il veut la posséder à tout prix. Elle, elle veut juste survivre et garder sa liberté. Et puis, elle croise Ethan : il est arrogant, séduisant et tourmenté, mais aussi loyal, courageux et obstiné. Il l’exaspère, la défie, mais l’apaise aussi. Ils viennent de deux univers différents et n’auraient jamais dû se rencontrer. Mais le destin en a décidé autrement… La puissance du lien qui les attire l’un vers l’autre sera-t-elle suffisante pour leur permettre d’échapper à leur passé ? Ethan saura-t-il se construire un avenir avant de se briser définitivement ? Cristina pourra-t-elle sortir indemne de ce monde qui veut la dévorer ?

~ Lecture prix des auteurs inconnus 2019 ~

Je remercie chaleureusement le prix des auteurs inconnus pour leur travail. En effet, je suis très heureuse de faire partie du jury depuis quelques années. Cette année se clôt dans la catégorie « romance » avec le roman de Céline Jeanne : Cuba Libre.

Je ne vais pas vous mentir, Céline Jeanne est une auteure que j’aime beaucoup. Elle prend toujours un cadre hispanique dans ses romances et j’avoue que ça me plait : en effet, cela change de ce que l’on peut trouver dans les lectures actuelles et c’est plutôt très sympathique ! J’aime beaucoup la plume de l’auteure ainsi que sa volonté à donner du corps et du fond à ses romances. Elles portent toujours des thématiques fortes et mettent en valeur les femmes. Ça, c’est très important pour moi.

Ici, nous faisons la rencontre de Cristina, une jeune femme habitant à Cuba. Cuba est une île assez paradisiaque sauf pour ceux qui y vivent. Elle rime avec pauvreté, drogues et réseaux de délinquants. Au service des touristes ignobles dans un hôtel de l’île, Cristina essaye de gagner sa vie pour faire vivre sa famille et d’étudier en même temps. Nous rencontrons aussi Ethan, un jeune américain qui a dépassé les limites : son rêve d’être un jour un sportif de haut niveau est derrière lui. Il a essayé de se guérir à coups d’antidouleurs : une mauvaise idée qui le conduit à l’overdose et à la cure de désintoxication. Il doit rejoindre sa mère qui est en vacances à Cuba. La rencontre avec Cristina est inévitable et formidable. Une histoire incroyablement intense qui va nous proposer de lire une relation amoureuse qui semble impossible et pourtant…

Si l’idée de base m’a beaucoup plu, je dois aussi souligner la seule chose qui ne m’a pas83635699_10216845068819798_5287050577543430144_n émoustillée que ça : le résumé. C’est beaucoup trop long et révélateur. A la fin de ma lecture, j’ai été lire le résumé du second tome… C’est aussi spoilant que le résumé du premier tome. Je trouve ça dommage parce que le résumé en dit de trop. C’est vraiment dommage. Bien entendu, l’auteure nous réserve des surprises mais je trouve quand même ça dommage.

La Havane est l’endroit où habite Cris. C’est idyllique sur la carte postale mais nous découvrons rapidement que vivre là-bas n’a rien d’idyllique. En plus d’avoir sur les épaules la pression de devoir subvenir aux besoins de sa famille, elle doit aussi garder un œil sur son frère qui n’est pas en reste lorsque l’on parle de faire des bêtises ! Elle a toujours peur qu’il retombe dans ses travers et j’avoue que j’ai eu mal au cœur pour elle à plusieurs reprises. Cette situation n’est pas normale bien que nécessaire. Elle renonce à tout pour sa famille, elle s’oublie complètement et c’est dommage. Cris est une athlète. C’est la seule chose à laquelle elle ne renonce pas. Elle est tellement douée qu’elle a attiré des gens autour d’elle : des mauvaises personnes qui lui veulent du mal. L’intrigue est plutôt chouette de ce côté-là. C’est très sympathique.

Ethan est américain, il vient à Cuba pour « les bons côtés ». Il est un touriste et ne voit que le luxe que l’île met en place pour les touristes aussi mal élevés que mal polis. Ethan est un jeune homme que j’ai appris à apprécier au fil de mal lecture. Il est, pour moi, imbuvable au début du roman. Néanmoins, il évolue rapidement et change au contact de Cristina. C’est très agréable. J’aime beaucoup l’idée. Ethan avait besoin d’un coup de main et c’est Sainte Cristina qui va le lui donner. Ethan a aussi un côté rassurant pour Cristina qui a beaucoup de mal à faire confiance aux hommes depuis quelque temps. Ils ont un effet bénéfique l’un sur l’autre et cela rend la relation qui se tisse encore plus jolie.

Les passés de ces personnages vont entrer en collision et permettre à l’auteure de soulever des thématiques assez intéressantes. Au-delà de ces passés et vies très différentes, on va aussi assister au choc des cultures, des traditions et du mode de vie de ces deux personnages qui semblent être aux antipodes. Le fossé entre ces deux personnages semble trop important pour être franchi : Cristina, la fille forte mais fragile, blessée par la vie, Ethan, le jeune homme qui ne cache pas qui il est mais qui ne sait pas comment faire pour franchir tous les obstacles entre eux deux.

La narration permet de vivre l’intrigue pleinement. En effet, en choisissant la première personne du singulier, l’auteure permet aux lecteurs de s’immerger complètement dans cette intrigue. C’est assez intelligent et cela apporte de la profondeur aux personnages et à ce qu’ils vivent.

La plume de Céline Jeanne est toujours aussi belle, juste et fluide. Elle est sincère et propose de pénétrer dans une intrigue aux multiples thématiques qui vont, elles aussi, donner beaucoup de profondeur à l’intrigue. C’est très agréable et dépaysant d’avoir une romance qui se déroule à la Havane.

Je félicite Céline Jeanne pour son travail de qualité qui permet au lecteur de passer un moment de lecture très agréable et sans longueur. Je suis toujours ravie de m’immerger dans un roman de l’auteure. Cuba Libre n’est pas l’exception : il est à lire ainsi que sa suite dans laquelle je me plongerai avec plaisir dans quelque temps.

Cuba Libre vient donc clore ma participation à la catégorie « romance » avec brio.

Retrouvez le PDAI par ici :

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un dépaysement total grâce à la Havane.
  • Le choc des cultures et le choc social que l’on nous propose de découvrir
  • Le duo Cristina/Ethan

4

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Hors la loi – Tome 02 : Clay de N.R. Davoust

xcover-5790Résumé : Automne 1858, Colorado. Clayton Hobbs est devenu l’homme certainement le plus recherché de l’état. Il continue cependant sa route sans se préoccuper de l’avenir. Lorsque ses pas l’amènent dans une petite ville paumée, il sait que ce ne sera qu’une étape de plus dans sa vie. Il n’avait seulement pas prévu de se faire gruger par une petite demoiselle aussi futée qu’un renard et glissante qu’une anguille. Il n’avait pas prévu, non plus, de redevenir mercenaire, mais pour elle, aucun doute, il fera une exception. L’avis de recherche promet une petite récompense, mais plus que tout, il veut la ramener saine et sauve. Chose assez compliquée quand on a une bande de malfrats aux trousses.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement N.R Davoust pour l’envoi de ce roman. J’avais adoré le premier tome et je me suis jetée corps et âme dans ce second tome. Si dans le premier tome on s’intéressait à Vaughn, ici, c’est Clay qui est notre cible.

Nous laissions Clay dans le premier tome. On ne savait pas vraiment ce qui allait se passer pour lui mais l’auteure a eu la merveilleuse idée d’en faire la figure principale de ce tome. Clay Hobbs est un personnage que j’ai beaucoup apprécié pour son caractère et sa manière de voir les choses.

N.R Davoust plante son intrigue dans le Colorado du 19ème siècle. En effet, nous nous trouvons en 1858 et nous retrouvons Clay qui sillonne ces villes sans rien attendre de la vie, il ne s’attache ni aux lieux ni aux personnes, il avance seul. Il vit au jour le jour et tente de survivre. J’ai trouvé que le personnage collait vraiment très bien aux hommes de cette période historique. On s’imagine tellement la poussière volant partout, la chaleur, les saloons, les règlements de compte. Bref, il faut être sans foi ni loi pour survivre et Clay est un personnage parfait pour ce roman.

Si Clay est persuadé de ne passer qu’à Sérénité, comme d’habitude, il va rapidement se tromper. On fait la rencontre d’Eden, une jeune femme au caractère bien trempé qui ne va pas se laisser faire par les hommes. Quel caractère ! Eden est une jeune femme qui gagne sa vie comme elle le peut : elle joue au poker et roule les hommes en un clignement d’œil qui n’y voient que du feu.

Le duo qu’ils vont former est détonnant et permet au lecteur de s’attacher à eux très facilement. Eden ne se laisse pas faire mais Clay est un homme un peu bourru qui ne s’attache pas et qui se moque d’un peu tout. C’est un homme solitaire qui a, peut-être, perdu un peu les codes de la société. Le lecteur est pris dans un tourbillon d’événements qui le tient en haleine jusqu’à la fin de l’histoire. Durant ces péripéties, j’ai été ravie de retrouver Vaughn et Cassie.

Le duo est assez frais et très dynamique. Eden va devoir faire face à ce qu’elle ressent pour Clay tout en essayant de garder la tête haute. Clay, lui, va devoir gérer la présence d’Eden dans sa vie et, en même temps, accepter le fait que quelqu’un puisse tenir à lui et que cela peut être réciproque.

L’auteure nous propose une romance historique qui sort des sentiers battus. Les décors sont très bien travaillés. Tout est en finesse : que cela soit les descriptions ou les psychologies des personnages, tout est très détaillé. L’intrigue est très bien ficelée et tient debout sans aucun souci. C’est vraiment très sympathique à lire tant cela sort des sentiers battus. Le far west est une période peu exploitée en littérature et encore plus en romance historique, je suis donc toujours ravie de lire cette période dans un genre de j’affectionne.

N.R. Davoust avait su me happer avec son premier tome. Je suis ravie de vous dire que le deuxième est dans la continuité du premier. On se sent bien dans cette aventure. On vit tout cela avec les personnages qui sont vraiment très attachants. L’équilibre est parfait entre les personnages, l’intrigue et les décors. L’auteure a rassemblé tout ce qui était important pour que cela fonctionne à la perfection.

La plume de N.R. Davoust est toujours aussi dynamique, fluide et passionnante. Je pense que je ne vais pas trop me mouiller en vous disant de plonger dans cette saga si vous aimez la période du far west et de l’Amérique sauvage avec une touche de romance qui ne prend pas trop le dessus sur l’intrigue. C’est vraiment intelligemment construit avec un brin de séduction. C’est un très bon équilibre qui nous tient en haleine jusqu’à la dernière page. Bravo à l’auteure pour ce superbe deuxième tome !

03 bonnes raisons de lire ce deuxième tome :

  • Les personnages de Clay et d’Eden. (J’ai aussi été ravie de retrouver Clay & Vaughn)
  • La plume de l’auteure.
  • L’univers du far west mis en place dans cette saga

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Là où chantent les écrevisses de Delia Owens

téléchargementRésumé : Pendant des années, les rumeurs les plus folles ont couru sur « la Fille des marais » de Barkley Cove, une petite ville de Caroline du Nord. Pourtant, Kya n’est pas cette fille sauvage et analphabète que tous imaginent et craignent. A l’âge de dix ans, abandonnée par sa famille, elle doit apprendre à survivre seule dans le marais, devenu pour elle un refuge naturel et une protection. Sa rencontre avec Tate, un jeune homme doux et cultivé qui lui apprend à lire et à écrire, lui fait découvrir la science et la poésie, transforme la jeune fille à jamais. Mais Tate, appelé par ses études, l’abandonne à son tour. La solitude devient si pesante que Kya ne se méfie pas assez de celui qui va bientôt croiser son chemin et lui promettre une autre vie. Lorsque l’irréparable se produit, elle ne peut plus compter que sur elle-même…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Audiolib pour l’envoi de ce livre audio. Je suis aussi ravie de poursuivre ma collaboration avec Hermine qui est une personne chaleureuse dont la joie de vivre dépeint sur vous, même par mail ! 😉

Là où chantent les écrevisses est une superbe surprise. Un méga gros coup de cœur. On fait la rencontre de Kya, jeune fille qui vit dans un marais de la Californie du Nord. Kya est une sœur et une fille. Elle est aussi une fille dans l’ombre, montrée du doigt par les gens de la ville.

C’est une histoire vieille comme le monde mais la société et ses normes va encore frapper : des regards, des mots, du mépris… Comme d’habitude, la différence dérange. Kya est une jeune fille dont la famille part en miettes lorsque Ma’ s’en va, que ses frères et sœurs se font la mal et qu’elle reste seule avec son père alcoolique et violent. Puis, un jour, le silence est total : elle est abandonnée par tous.

« L’air doux du marais enveloppait ses épaules d’un châle de soie. Les rayons lui montrèrent un chemin inattendu entre les pins, où les ombres se dédoublaient comme les vers d’un poème. Elle marchait telle une somnambule tandis que la lune émergeait nue de l’eau et escaladait les chênes de branche en branche. L’épaisse boue était baignée de lumière, et des centaines de lucioles constellaient les bois. »

L’histoire se met en place, comme la vie de Kya. Kya, a dix ans et va devoir se débrouiller seule, sans argent, dans une cabane en ruine qui tient debout par l’opération du saint esprit. Mais Kya vit dans son marais et c’est le principal pour elle. Elle ne va pas se laisser avoir, elle ne va pas se laisser faire par cette vie qui a décidé de lui en faire voir de toutes les couleurs. Qu’est-ce que j’ai aimé ce personnage ! Kya est un personnage aux multiples facettes qui subit la nature humaine. Elle est la solitude incarnée. Le souci en vivant en marge de la société, c’est aussi de ne pas savoir forcément se comporter avec les gens, de se cacher des services sociaux, de ne pas savoir lire et écrire… Kya va devoir se battre dans la vie pour survivre. A dix ans, on ne sait rien de la vie. Mais Kya semble avoir 30 ans tant sa maturité est présente. Quand on n’a pas le choix, on y va.

Autre personnage que j’ai pris tellement plaisir à rencontrer : la nature. La faune et la flore sont les amis de Kya. Elle observe, elle dessine, elle collectionne. Ainsi, on parle des oiseaux, des plumes, des insectes, du marais, de l’océan. Bref, la Nature est un personnage à part entière dans ce roman.

« Les feuilles d’automne ne tombent pas, elles volent. Elles prennent leur temps, errent un moment, car c’est leur seule chance de jamais s’élever dans les airs. »

Les figures masculines sont très présentes dans ce roman. Certainement plus que les figures féminines. Ce qui m’a frappée, c’est le fait que les personnages passent. Ils sont tous des déceptions pour Kya : son père et ses frères qui la laissent livrée à elle-même mais aussi Tate, ce jeune homme qui va aider Kya, qui va apprendre à l’apprivoiser et à lire mais qui va finir par partir… Il y a aussi Chase qui va faire de la vie de Kya un véritable enfer. Jumping & Mable sont un couple qui va aider Kya autant qu’ils le peuvent et devenir des substituts de parents. La jeune fille va toujours finir par être déçue par les gens. C’est ce que j’ai apprécié dans cette lecture : d’un côté, on a Kya : la pureté, la naïveté et la gentillesse incarnée contre le mépris de la société, la haine des gens face à la différence et à l’inconnu. C’est révoltant.

Tate est un personnage que j’ai beaucoup apprécié par sa manière de voir les choses qui est assez similaire à celle de Kya. Il est le seul qui voit une jeune fille et non « la fille des marais ». Il la voit comme elle est : pure et douce. C’est un duo de personnages qui fonctionne très bien et qui nous propose de beaux moments en compagnie de Dame Nature. Tate est la seule figure masculine (avec un personnage secondaire) à revenir voir Kya. Il est le seul qui essaye de réparer les choses.

« Un marais n’est pas un marécage. Le marais, c’est un espace de lumière, où l’herbe pousse dans l’eau, et l’eau se déverse dans le ciel. Des ruisseaux paresseux charrient le disque du soleil jusqu’à la mer, et des échassiers s’en envolent avec une grâce inattendue – comme s’ils n’étaient pas faits pour rejoindre les airs – dans le vacarme d’un millier d’oies des neiges. »

L’intrigue va prendre un tour inattendu qui va marquer encore plus la vie de Kya et la rendre encore plus solide. Kya est un personnage remarquablement beau et intelligent. Qu’est-ce que je l’ai aimé !

La narration est aussi sympathique. Elle va s’étendre entre les années 1950 et 1970. On doit comprendre le passé pour appréhender le présent. Ainsi, on va diviser la vie de Kya en deux : les premières années seules et de l’autre côté sa vie d’adulte. Les deux parties de cette narration vont finir par se retrouver. La narration est externe mais la plume de l’auteure permet d’inclure le lecteur dans l’histoire. On est complètement immergé dans l’univers du marais.

Le point le plus fort de ce roman est sans aucun doute la plume. Quelle délicatesse ! Que d’émotions ! Quelle beauté ! C’est une plume que j’ai adoré découvrir et que je lirai de nouveau sans aucun doute. On est dans un tourbillon d’émotions lié aux thématiques abordées. Les personnages sont bien détaillés et campés. Les psychologies sont fines, c’est un véritable délice. La plume nous permet aussi de nous immerger dans les Etats Unis des années 1950-1970. L’attitude des « blancs » face aux « noirs », l’interdiction d’entrer dans des restaurants pour certaines personnes… C’est très intéressant, c’est facette de l’histoire est traitée d’une manière intelligente qui ne rend pas le récit trop lourd. L’équilibre est parfait.

« Puis, dans les ornières et les flaques de boue près de la tour, ils découvrirent en détail des myriades de petites histoires : un raton laveur et ses quatre petits étaient passés par là, un escargot avait tissé une dentelle de bave, interrompu par l’arrivée d’un ours, et une tortue d’eau s’était vautrée dans la fange fraîche, son corps laissant la forme d’une petite assiette creuse. »

En définitive, ce roman est un coup de cœur. J’ai aimé les deux périodes de la vie de Kya. J’ai adoré ce personnage plein de vie et d’intelligence. Le regard que l’auteur pose sur la société est très intéressant. La plume est pleine d’émotions et c’est probablement le meilleur livre audio que j’ai écouté depuis le début de mon partenariat avec Audiolib. Merci beaucoup.

03 bonnes raisons de lire/écouter ce roman :

  • Le marais et la place de la nature dans ce roman.
  • Le duo Kya/Tate
  • Les thématiques de la faune, de la flore et de la société des années 1950/1970

5

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Le bleu des capricornes : quand le passé s’appelle vengeance d’Alexandre Rabor

xcover-5769Résumé : Jamais Mathilde n’aurait pu croire que cette discussion, autour de ce chocolat chaud, aurait pu bouleverser sa vie, celle de Thomas son compagnon ainsi que celles de plusieurs autres personnes. Le bleu des capricornes, c’est l’histoire d’un engrenage qui va amener un homme à défier tout un village et cet homme aura pour seules armes ses souvenirs d’enfant.  Le bleu des capricornes est à la fois un thriller et une romance. C’est un roman avec du suspense où Mathilde et Thomas cherchent les clés de leurs passés respectifs afin de pouvoir, peut-être, conjuguer leur couple au futur. Le bleu des capricornes ou quand le passé s’appelle vengeance.

~ Service presse ~

On se retrouve aujourd’hui avec un roman qui m’a été proposée par l’auteur via SimPlement. Je remercie d’ailleurs Alexandre Rabor pour cette proposition. Le résumé me plaisait plutôt bien et je me suis laissée tenter, tout simplement.

Ce roman est un roman sympathique mais ma lecture m’a laissée sur ma faim. C’est un roman plein de bonnes intentions mais je pense que si on avait poussé un peu plus les choses, on aurait pu avoir quelque chose de plus fort et spectaculaire.

On fait la rencontre de Mathilde et de Thomas, un couple dans la vie qui va traverser quelques difficultés. En allant en thérapie de couple, Thomas va comprendre qu’il y a quelque chose dans son passé qui ne va pas. La psychologue lui propose de faire une séance d’hypnose pour essayer de débloquer la situation et Thomas va comprendre plusieurs choses sur son passé qui vont le pousser à venger sa famille.

Les personnages sont plutôt sympathiques même si pour moi, il m’a manqué quelque chose pour que je les adopte. Je suis restée spectatrice tout au long du roman et je pense que c’est ce qui m’a le plus embêté dans ma lecture. Thomas et Mathilde sont en couple et, comme je le disais au-dessus, ils rencontrent quelques soucis. J’ai trouvé qu’ils ne fonctionnaient pas en couple, en tant qu’individus pourquoi pas mais je n’ai pas trouvé d’alchimie à aucun moment entre eux. Je peux le comprendre à cause du contexte mais je n’ai pas su m’attacher à eux à cause de cela.

Le roman est trop rapide pour moi. Les chapitres sont courts, on va voguer entre la vie de Mathilde et la vie de Thomas trop rapidement pour moi, j’ai, personnellement, besoin de détails, de dialogues, de conversions. On a tout ça mais pas suffisamment pour que cela donne de l’ampleur aux personnages. Par exemple, les collègues de Mathilde : si à la base, c’est une bonne idée, dans le fond, on pourrait s’en passer. C’est traité d’une manière trop rapide pour qu’on s’attache aux personnages.

On va suivre Mathilde dans ses réflexions sur son couple et Thomas dans l’avancée de sa vengeance. Ce sont deux choses complètement différentes mais alternance fonctionne : cela permet de ne pas trop s’attarder sur les deux histoires. Le lecteur respire et n’est pas noyé sous le flot des informations.

En revanche, Thomas va se retrouver dans un village qui est lié à sa famille. J’ai beaucoup apprécié les descriptions des forêts et de l’ambiance qui se dégage de ce village. C’est vraiment très sympathique, j’ai beaucoup apprécié cette idée autour des capricornes et du passé de Thomas. L’introspection et la quête identitaire sont vraiment des thématiques très sympathiques. C’était intéressant de les relier à cette notion de vengeance. La touche fantastique m’a aussi bien plu. C’était très touchant.

Autre point qui m’a un peu perturbée : la plume. Pourquoi perturbée ? Parce qu’il y a des super moments poétiques, très bien travaillés et tournés puis, j’ai trouvé des petites choses qui m’ont un peu fait tiquer. La redondance des termes dans les dialogues est ce que j’ai retrouvé de plus lourd. Un exemple : « -Bon ben je rappellerai une autre fois !…. Non, je te rappellerai une autre fois ! Pas de problème.  A une autre fois ! » ou encore quelque chose du style « je vais tout vous envoyer par mail. Vous avez un mail ? Oui, j’ai un mail ». Je n’ai relevé que ces deux-là mais ce genre de redondance est très présent dans le roman. On a aussi des onomatopées présentes, c’est aussi quelque chose que je n’apprécie pas trouver dans mes lectures. Cela reste très personnel comme idée mais pour moi, ça alourdit la lecture… C’est vraiment dommage.

En définitive, même si j’ai souligné des petites choses qui ne m’ont pas plu, je reste persuadée que ce roman peut être très sympathique à la lecture. Il m’a manqué un peu de profondeur dans les personnages pour être complètement séduite par eux. La plume reste sympathique (notamment les descriptions) mais certaines choses sont, pour moi, à retravailler. Les thématiques sont sympathiques : une belle idée entre la vengeance et le passé. Il faut savoir laisser le passé pour pouvoir avancer.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Des thématiques que l’on ne trouve pas tout le temps : hypnose et vengeance
  • Des descriptions très agréables
  • La touche de fantastique

3

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Mes réceptions #08

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Bonjour tout le monde, j’espère que vous allez bien !
J’ai reçu ma paie… Qui dit paie dit… LIIIIVRES! Muahaha
C’est parti

– SP –

Je remercie Noir d’absinthe et Morgane pour le sublime roman « La captive de Dunkelstadt » que j’ai hâte de lire. On a aussi un roman de chez MEC éditions avec des chevaux… en croisant les doigts très forts parce que la thématique animale n’est pas ma tasse de thé mais le résumé à l’air sympathique. Je remercie aussi chaleureusement Hermine et audiolib pour l’envoi de deux romans audio : les guerres intérieures et là où chantent les écrevisses (que j’adooooore)

– Achats personnels – 

Alors là, on atteint des sommets! Bravo Pauline!

Oui… J’ai grandement craqué! Je ne pouvais pas passer à côté de Midnight sun, je remercie encore la gentille vintie qui me l’a vendu, il est niquel!  Tout est d’occasion sauf les deux romans de Lucinda Riley (mais je devais me mettre à jour, j’ai tous les tomes sortis ahahah) Le reste vient de Vinted (mais j’ai pas dépensé puisque j’avais vendu donc opération 0), de Noz, de la bouquinerie des Flandres ainsi que d’une brocante 😀

Et vous? ♥ 

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No way de Céline Jeanne

no-way-1358680-264-432Résumé : Accro au chocolat et aux parties d’échecs, fan de super héros, Teodora est une étudiante comme tant d’autres, du moins, elle aimerait bien… Difficile de ne pas attirer l’attention quand votre frère jumeau est un surdoué du sport, une étoile montante du foot et que vous habitez Barcelone. Elle déteste cet univers et tout ce qui va avec, les médias et les groupies en particulier. Elle a une certitude : sortir avec un sportif ? Jamais de la vie ! Plutôt dormir avec Marcelino, l’iguane de sa colocataire. Dante est l’attaquant vedette de l’équipe B du Barça, il espère pouvoir suivre les traces de Lionel Messi. Son enfance difficile dans un bidonville de Buenos Aires l’a marqué à vie. Il a connu la misère, le dénuement, et il veut mettre sa famille à l’abri du besoin. Pour toujours. Les filles ? Il les collectionne. Mais s’engager ? Jamais de la vie ! Il est parti de trop loin pour tout foutre en l’air. Sauf que… Ils devraient le savoir, on ne doit jamais dire jamais…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Alter Real pour l’envoi de ce roman en service presse. J’avais adoré la plume de Céline Jeanne dans Solo Tu, je n’ai donc pas hésité une seule seconde malgré le fait que la couverture ne soit pas forcément à mon goût.

On fait la rencontre de Teodora, Teo, qui est une jeune femme que j’ai beaucoup appréciée. Teo est un personnage frais, dynamique, qui sort des sentiers battus. En effet, elle adore les super-héros, les échecs et le chocolat. Sa naïveté d’enfant n’est pas une faiblesse, au contraire. C’est une jeune femme qui n’a pas sa langue dans sa poche malgré une volonté de ne pas trop se faire voir et de faire sa vie de son côté. Teo à un frère : Jaume. Si Teo est calme, réservée et plutôt responsable, son frère jumeau est tout le reste. Faisant partie de l’équipe B du Barça, il est extravagant et ne sait pas rester en place. Obligé de se vanter de ses exploits, il m’est apparu comme insupportable dès le début. Ultra protecteur envers sa sœur, les jumeaux vont faire des étincelles ! J’ai vraiment apprécié retrouver la thématique de la relation frère/sœur et surtout quand les personnages sont des jumeaux.

Dante est un jeune homme bien sous tous rapports. C’est un jeune homme sportif, un brin vantard mais il veut réussir ses études si son plan A ne fonctionne pas comme prévu. Footballeur talentueux, il veut percer dans cette profession. Sachant pertinemment que la carrière d’un footballeur peut être éphémère, il se donne toutes les possibilités pour réussir dans la vie. Dante va avoir une sacrée responsabilité au sein de l’équipe : prendre sous son aile un électron libre de son équipe pour prouver qu’il mérite sa place de capitaine. Sa rencontre avec Teo va être explosive et très drôle. Ces deux-là vont vous faire passer un très bon moment de lecture.

J’avoue que ma lecture n’est pas un coup de cœur même si j’ai passé un très bon momenttéléchargement de lecture ! J’ai beaucoup apprécié le fait qu’il y ait un équilibre certain entre les passions de Teo et de Dante. On n’est pas dans un roman 100% football même si celui-ci reste présent. Je trouve que la thématique est exploitée sans trop en faire et ça, c’est chouette parce que le football n’est pas forcément ma tasse de thé. Le caractère des personnages est aussi très bien construit. La plupart du temps, on n’est pas dans les stéréotypes de sportifs décérébrés même si Jaume peut vraiment nous faire penser à cette idée de sportif fêtard qui ne doit rien à personne. Néanmoins, j’ai beaucoup apprécié la manière dont l’auteure va venir contrebalancer ce caractère un peu fou avec le personnage de Dante qui sait ce que la difficulté veut dire : sa jeunesse il l’a passée à essayer de gagner de l’argent pour aider ses parents. Buenos Aires et ses bidonvilles était sa maison. Il est aussi un personnage qui porte un poids assez lourd sur ses épaules. Cela lui donne beaucoup d’ampleur au personnage. Dante est un personnage complexe et c’est aussi très sympathique d’en trouver dans des romances de ce genre.

Les personnages secondaires sont très intéressants aussi. J’ai beaucoup apprécié découvrir la colocataire de Teo, les membres de l’équipe de Dante… Bref, c’est un petit cocktail frais de caractères en tout genre qui vient bercer l’intrigue. C’est vraiment très agréable d’avoir un petit vivier de personnages secondaires comme celui-ci.

Là où, pour moi, les choses se sont un peu corsées, c’est avec les scènes érotiques. Même si je comprends tout à fait le fait que la manière dont on amène les choses et le vocabulaire choisi collent au personnage un peu volage de Dante, je n’ai pas du tout apprécié ces moments. Ce sont des moments trop crus, trop vulgaires et trop nombreux pour moi. L’énergie et le caractère de Teo viennent un peu chasser mon appréhension de ces moments mais ce ne sont pas mes préférés de l’histoire.

La plume de Céline Jeanne est une force incroyable. Elle a un don, c’est certain, pour apporter à son intrigue un côté original tout en parlant de thématiques importantes. C’est une intrigue fluide, forte et dynamique qui nous est proposée ici. Les personnages sont très bien travaillés et construits. J’ai trouvé que c’était vraiment le point fort de cette intrigue.

Comme d’habitude, Céline Jeanne nous propose une histoire avec de réelles thématiques importantes. C’est une romance très sympathique qui prend le temps, avec une certaine dose d’humour et qui vous permet de décrocher de votre quotidien. Plongez avec Teo & Dante au cœur de l’Espagne, au cœur du Barça et des super héros ! Bravo à l’auteure pour cette romance équilibrée, sans faille qui était très sympathique à découvrir.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le duo Dante/Teo que j’ai apprécié découvrir et voir évoluer
  • La thématique du football qui est très équilibrée dans l’intrigue, c’est très bien.
  • La plume de Céline Jeanne que j’adore !

4

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Mon père, ma mère, mes tremblements de terre de Julien Dufresne-Lamy

CVT_Mon-Pere-Ma-Mere-Mes-Tremblements-de-Terre_9297Résumé : « Est-ce que sur la table de chirurgie, mon père ressent le chaud, le froid ? Allez savoir. Dans la salle d’attente, ma mère porte sa chemise saharienne et le soleil blanc tape doucement sur les fenêtres. L’air est doux. Un air qui n’a rien à voir avec la mort, les drames. Ici, ce n’est pas un drame. C’est autre chose qui se passe. » Dans cette salle, Charlie, quinze ans, patiente avec sa mère. D’ici cinq heures, son père sortira du bloc. Elle s’appellera Alice. Durant ce temps suspendu, Charlie se souvient des deux dernières années de vie de famille terrassée. Deux années de métamorphose, d’émoi et de rejet, de grands doutes et de petites euphories. Deux années sismiques que Charlie cherche à comprendre à jamais. Sur sa chaise d’hôpital, tandis que les heures s’écoulent, nerveuses, avant l’arrivée d’Alice, Charlie raconte alors la transition de son père, sans rien cacher, ce parcours plus monumental qu’un voyage dans l’espace, depuis le jour de Pâques où d’un chuchotement, son père s’est révélée. Où pour Charlie, la terre s’est mise à trembler. Julien Dufresne-Lamy signe un cinquième roman doux et audacieux, profondément juste, sur la transidentité et la famille. La bouleversante histoire d’amour d’un clan uni qui, ensemble, apprend le courage d’être soi.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Belfond pour l’envoi du nouveau roman de Julien Dufresne-Lamy. Voilà un auteur que je lis depuis quelque temps maintenant. Julien Dufresne-Lamy est un auteur qui sait toujours me surprendre par la justesse de ses mots et de ses émotions. Encore une fois, l’auteur est parvenu à me faire perdre la notion du temps. J’ai dévoré le roman d’une seule traite.

Sujet ô combien actuel, on fait la rencontre de Charlie, un jeune homme qui voit son père se libérer de son enveloppe charnelle pour devenir Alice. Etre un homme ne convient pas à son père : elle veut être libre et être qui elle veut être, qui elle est, depuis toujours. Charlie est dans un tourbillon d’émotions depuis que son père a fait « exploser » la vie familiale tranquille qu’il a toujours connu : bon à l’école, camarade sympathique, une relation père-fils parfaite : Charlie va rapidement se prendre des claques mentales : école, brimades, propres réflexions… On va suivre Charlie et ses parents dans cette transformation qui va changer la vie de tous.

Ce que j’ai grandement apprécié dans cette intrigue, c’est que l’on va traiter la thématique de la transidentité sous toutes ses coutures. Si pour la personne concernée par ces changements cela est la meilleure décision de sa vie, pour sa famille et ses voisins, on n’est pas du tout dans la même acceptation de la situation.

Charlie ne va pas comprendre, Charlie est jeune, Charlie pense que son père va bousiller sa vie à se balader en talons aiguilles avec sa perruque. Au fil du temps, Charlie va essayer de comprendre par une approche scientifique, par des calculs, des notes qui marquent les changements de son père et la prise de son traitement. Aurélien/Alice est un père incroyable. Il partage énormément avec son fils. Cependant, j’ai eu un peu de mal avec son côté « je m’en fous de tout, je veux être ce que je suis » alors bien entendu, je n’ai absolument rien contre la thématique abordée dans le roman, bien au contraire. Cependant, je reste quand même dubitative sur une chose : comment peut-on oublier les répercussions que ces changements vont opérer sur son fils et sa femme ? Je l’ai trouvée très détachée de tout ça. On a l’impression qu’il n’y a plus que cela qui compte et j’avoue que j’ai été un peu frustrée par ça.

« Avant, je pensais que sous les meubles, on ne cachait que les armes du crime. Les affaires sales. Les bouteilles d’alcool ou les boite de capotes. Maintenant, c’est différent. J’ai compris qu’on pouvait même y cacher une vie. »

Véritable huis-clos familial, on va attendre avec Charlie et sa mère que son père subisse l’intervention qui lui permettra de devenir Alice pour de bon. On se retrouve dans une bulle d’interrogations, de tensions et d’émotions plus fortes les unes que les autres. A travers le personnage de Charlie, l’auteur va, sans aucune pudeur, écrire tout haut ce que les gens peuvent penser tout bas. J’ai adoré ça ! C’est le choc des idéaux, le choc des pensées qui se bousculent, bref, ça m’a beaucoup plu.

La plume de l’auteur est encore une fois formidable : pleine d’émotions mais aussi percutante, elle reste vraiment à la hauteur de mes attentes. On s’attache tellement à Charlie, on comprend tellement ses doutes et ses incertitudes. Au-delà tout ça, on comprend tout l’amour qui lie ces personnages.

Entre souvenirs chaleureux et véritables cataclysmes, Charlie va nous livrer une histoire passionnante avec un sujet d’actualité dont il faut parler. Véritable ode à l’acceptation, ce roman va vous toucher, j’en suis certaine.

« La jeune fille me souriait et dans son sourire, je ne comprenais pas encore qu’elle me disait : il faut accepter de ne pas comprendre les choses mais comprendre qu’elles existent. »

Bravo à l’auteur pour ce formidable roman qui est, sans doute, mon préféré de tous

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La plume de Julien Dufresne-Lamy que j’ai énormément appréciée, encore une fois.
  • Le personnage de Charlie.
  • La thématique très actuelle de la transidentité travaillée avec soin.

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Les hommes de nuit – Tome 01 : la rose de Marie L’Or Viollet

51acABLkEuLRésumé : 1700 : Marie est une belle jeune femme aux goûts raffinés, élevée par son père veuf. Elle a tout appris de la vie dans les livres. Mais ils doivent quitter leur pays, leur travail de libraire pour honorer un étrange contrat engagé par son père auprès d’un personnage singulier venu d’un autre continent. Après une longue et éprouvante traversée dans la cale d’un navire, au milieu d’une foule d’émigrés, Marie rencontre son étrange destin et devient une femme très peu ordinaire dans un monde où se partagent les rêves les plus fabuleux ainsi que des cauchemars insoupçonnés et terrifiants.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Evidence Editions pour l’envoi de ce roman. J’ai complètement flashé sur la couverture de ce roman et le résumé me tentait bien. Malheureusement, je ne peux pas avoir que de bonnes lectures et je ressors mitigée en tournant la dernière page de ce premier tome qui ne me donne, malheureusement, pas envie de poursuivre ma découverte.

La rose est un symbole très fort dans la littérature : symbole olfactif mais aussi celui de l’amour, la rose a tout de suite attirée mon attention ainsi que la période historique proposée dans ce premier tome.

On fait la rencontre de Marie, une jeune femme que j’ai beaucoup appréciée pour les qualités que ce personnage met en avant ainsi que ses défauts (ce qui est important pour moi, les personnages trop parfaits ont tendance à m’agacer). Marie va voir sa vie prendre un virage à 180° lorsque son père lui demande de faire ses bagages direction l’inconnu ! Marie va devoir tout quitter pour pouvoir honorer un étrange contrat que son père a signé… Marie va apprendre à vivre une autre vie, loin de son père et de ses romans. Une vie qui va lui proposer de voir les choses différents et de faire la rencontre des hommes de nuit.

Je trouve que le monde de la nuit comme il est représenté ainsi que les hommes de nuit est beaucoup trop lourd. Le tout est trop mystérieux. C’est trop compliqué pour moi : entre les règles, les secrets de cette caste de personnages et les secrets entre les personnages, ça fait trop de secret pour moi. Marie et le lecteur restent trop sans réponse. C’est vraiment dommage parce qu’on perd tout le tissu de l’univers pour mettre en place une romance dont la fin se laisse deviner assez rapidement.

Au niveau des personnages, on a quatre personnages qui vont se détacher des autres : Marie & Nicolas ainsi que Luc & Lucie. Luc & Lucie sont deux personnages qui vivent en osmose et dans une harmonie totale. Rien que les prénoms peuvent mettre sur la piste… Marie & Nicolas sont deux caractères plus trempés, qui se comprennent un peu moins que notre premier couple. Nicolas veut et exige beaucoup de choses. J’ai eu énormément de mal avec ce personnage : trop direct et possessif.  Il est très perturbé par la présence de Marie qui va éveille quelque chose en plus. Marie résiste, on est quand même au 18ème siècle. Elle veut se préserver des mœurs légères et va avoir du mal à « quitter » sa vie d’avant. On rencontre d’autres personnages aussi qui vont faire partie d’un panel de personnages secondaires intéressant.

Ayant déjà quelques soucis avec la thématique des hommes de la nuit, j’étais déjà dans une position délicate pour continuer ma lecture. En plus de cela, il faut ajouter quelques longueurs que l’on associe à une sorte de brouillard qui vient flouer un peu la vue d’ensemble. En contrepartie de ces petites longueurs qui font tourner en rond l’intrigue, on a une romance qui s’installe très vite. C’est assez paradoxal mais entre lenteur et rapidité, je n’ai pas su trouver mon équilibre. Dommage.

Il faut quand même noter que tout le fond historique nous met dans l’ambiance. On fait le tour des us et coutumes de l’époque. On n’est pas au château de Versailles, non, on est dans la violence, dans la vie de tous les jours. On ne se pavane pas en robe qui coûte les yeux de la tête. Le côté historique permet de s’immerger dans le roman. C’est sympathique. De plus, l’opposition des hommes de la nuit aux hommes de jour est assez intelligente. Ils s’opposent comme le noir et le blanc. J’ai aimé cette idée d’opposition mais aussi d’association (avec les prénoms par exemple Luc & Lucie).

Je pense que si vous aimez un monde fantastique avec une caste d’hommes de la nuit mélangé à une petite touche de romance), c’est un premier tome qui pourrait vous plaire. La plume de l’auteure est très agréable. Je pense que j’aimerai la découvrir une nouvelle fois dans un autre univers. Ce premier tome pose les bases d’une histoire qui manque un peu d’équilibre mais qui se laisse lire passer les petits couacs du départ. Ceci reste mon avis personnel et je reste certaine qu’il pourra plaire à des lecteurs qui aiment ce mélange de fantastique et de romance.

3

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Ce que je pense du monde de l’autoédition

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Coucou tout le monde, je vous retrouve aujourd’hui avec un article sur le monde de l’autoédition. Faisant partie du prix des auteurs inconnus, vous savez que je lis de l’autoédition avec plaisir ! J’ai découvert des pépites comme Claire Bertin, Shana Keers ou encore Christopher Evrard. Cependant, comme partout ailleurs, il y a du bon et du moins bon. J’ai décidé de vous parler de mon expérience de lectrice/blogueuse/chroniqueuse.
L’autopromotion est sans doute le premier point qui me vient à l’esprit. En effet, c’est très intéressant de voir comment les auteurs peuvent vendre leurs oeuvres. Il y a les intelligents : ceux qui font des groupes, qui font vivre d’autres groupes via les réseaux sociaux, ceux qui font un peu de pub et qui comptent sur les blogueurs/chroniqueurs pour leur filer un petit coup de main… Puis, il y a les autres: ceux qui rabâchent sans arrêt, qui gonflent tout le monde, qui publient encore, encore et encore jusqu’à ce que mort s’en suive. Sachez chers auteurs que plus vous me proposez de lire, de cliquer, de liker, moins je le fais 😀
Le livre en tant qu’objet est aussi important. On peut avoir du très bon, du très pro comme un truc qui tient debout par l’opération du saint esprit bourré de fautes et sans relecture. Cela me donne envie de tout jeter par la fenêtre. Je sais que tous les auteurs n’ont pas forcément les moyens de se lancer dans une production de manière financière. En attendant, quand je paye un roman 20€ j’attends d’avoir quelque chose de plus que correct entre les mains.
La proximité lecteur/auteur. Ça c’est très très chouette ! J’avoue que c’est vraiment très sympathique de pouvoir parler directement avec les auteurs. Quand vous passez sur la page dire merci, discuter en privé et de papoter un peu, cela me fait extrêmement chaud au cœur. J’ai pu tisser, avec certains d’entre vous, des liens très forts et c’est très agréable. C’est vrai qu’il est plus difficile de discuter avec des auteurs de « grosses ME ». Cette proximité me plait énormément.
Un bon tremplin pour l’édition. J’avoue que beaucoup d’entre vous rêvent d’être publié en ME ce que je comprends très bien. Puis, il y a les autres qui restent en AE parce que le chemin en ME ne s’est pas bien passé pour eux. Je trouve ça sympathique d’avoir le choix.
Tout le monde n’est pas auteur. Ca, c’est certainement le plus important pour moi. L’AE permet à tout le monde de publier son roman. Cependant, tout le monde n’est pas auteur et cela se ressent. Je suis désolée, je sais qu’écrire demande beaucoup de temps et d’investissement mais cela ne se fait pas à la légère. On ne s’invente pas auteur, ça se travaille.
La réaction des auteurs AE. Qu’on se le dise, j’ai certainement plus de retours sur mes lectures en AE qu’en ME. En attendant, les auteurs à l’égo surdimensionné qui me pètent un boulon pour un 03 étoiles, pour ma part, c’est 100% Auto édition. Faut savoir gérer chers auteurs 🙂

♥ 

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Et puis un jour on s’en fout et ça fait du bien de Virginie Sarah Lou

CVT_Et-puis-un-jour-on-sen-fout-et-ca-fait-du-bien-_9552Résumé : Lorsque Mathilde fait le bilan de ses vingt dernières années, elle ne peut s’empêcher de vider ses poumons dans un long soupir. Elle, la hippie un brin rebelle et globetrotteuse dans l’âme ne se voyait pas, deux décennies plus tard, enfermée dans un bureau à répondre aux mails et au téléphone huit heures par jour, accompagnée de Chantal, sa collègue commère en chef. Le destin est parti en sucette quelque part, mais où, quand, comment ? Heureusement, son blog de voyage participatif est là pour lui maintenir un semblant de rêve à défaut de les vivre, car sa vie sentimentale est également en berne. L’homme idéal, elle y a renoncé depuis longtemps. C’est comme ça, le grand Amour n’existe pas, c’est un gros mythe raconté aux enfants pour leur faire croire que la vie d’adulte est chouette. Preuve en est : ses ex. Même Marc, le père de ses enfants était un choix de raison. Franck, l’actuel petit ami ? Il est sympa, mais attend un peu trop de leur histoire sans saveur. Bref. Mathilde est seule face à elle-même et navigue dans cette existence sans surprise. C’est sans compter ce message intrigant, reçu un beau jour et qui modifiera peut-être – ou pas – la donne de son chemin de vie et celui de ses rêves enfouis. Une histoire FEEL GOOD sur le lâcher-prise, sur le vivre ses rêves, sa vie et sur les émotions qui nous dépassent contre lesquelles nous ne pouvons rien. Un ton drôle et décalé pour un livre rempli d’humanité, d’amour et d’espoir. Une écriture résolument tournée sur le développement personnel.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Virginie Sarah Lou pour l’envoi de ce roman. Sorti hier, j’ai décidé de suivre le mouvement de beaucoup de lecteurs en sortant ma chronique rapidement après la sortie. J’ai passé un bon moment de lecture avec le nouveau roman de l’auteure publiée chez les éditions Ramsay.

Je ne suis pas hyper fan du feel-good. Bien entendu, à la lecture du titre, je savais très bien que j’allais avoir du feel-good entre les mains. J’aime bien la plume de l’auteure que j’ai déjà pu découvrir à travers d’autres romans donc je n’ai pas franchement hésité. Je suis certaine que vous vous demandez pourquoi je n’apprécie pas forcément le feel-good. En fait, j’ai essayé de répondre à cette question quand j’ai refermé ce roman. En effet, je reconnais bien volontiers que c’est un genre qui nous veut du bien, un genre qui va essayer de montrer que la vie peut avoir de très bons côtés et qui nous « pousse » à lâcher tout ce qui peut être néfaste dans la vie pour se retrouver vraiment. L’idée est plutôt sympathique mais j’ai souvent l’impression de prendre ma leçon en lisant ce genre. Même si l’idée est de « guider » le lecteur, j’ai toujours l’impression de me prendre un savon et c’est un peu dérangeant pour moi. Tous les romans feel good ne sont pas ainsi, à l’image de celui-ci, on peut vraiment passer un bon moment de lecture sans avoir ce couteau sous la gorge mais j’ai tellement eu cette sensation que je ne préfère plus me lancer dans le feel-good ou à de rares occasions.

On fait la rencontre de Mathilde, une femme qui fait le point sur sa vie et qui, rapidement, va se demander ce qui a pu se passer dans sa vie pour qu’elle en arrive à être coincée dans un bureau huit heures par jour. Véritable rebelle dans ses jeunes années et avalant des kilomètres de route, elle ne comprend pas comment elle a pu en arriver là.

Mathilde se rend compte qu’elle est devenue ce que la société attendait d’elle : un boulot alimentaire dans lequel elle ne s’épanouit pas, une maman et une épouse. Véritable objet de la société, elle fait le point sur sa vie et ce n’est pas joli joli.

L’ironie est poussée jusqu’au bout puisque Mathilde qui a envie de voyager le fait par procuration… Elle tient un blog sur les voyages mais ne parvient pas à voyager… Assez rigolote cette situation, non ? Antoine85 est un blogueur qui va entrer dans la vie de Mathilde comme un boulet de canon : entre discussions, blagues et discussions, Mathilde a envie de saisir l’opportunité qu’on lui tend…

Mathilde est un personnage très attachant. On se retrouve en elle, je pense, lorsque l’on a 40 ans. Je suis peut-être un peu trop jeune (quoi ! 27 ans, ce n’est pas vieux !) pour pouvoir regarder en arrière mais je comprends ce qui a pu pousser Mathilde à faire ces choix : l’envie d’une vie stable et d’être maman et épouse. Mathilde est un personnage profondément humain que j’ai apprécié découvrir. Elle est pétillante et va nous faire passer un bon moment de lecture.

Les personnages secondaires sont aussi très sympathiques. L’auteure brosse des portraits fins et détaillés. On s’attache très facilement au panel de personnages. C’est chouette. Il est difficile de parler de l’intrigue sans en dévoiler une bonne partie. Je ne peux que vous pousser à le lire si vous avez besoin d’une lecture qui booste, qui fait sourire voire même rire et qui fait du bien. Virginie Sarah Lou peut réconcilier les plus récalcitrants avec ce genre.

La plume de l’auteure est toujours aussi fluide et dynamique. Virginie Sarah Lou a compris ce qu’était un bon feel-good et a trouvé son style, son genre, ça fonctionne comme sur des roulettes. Ce n’est pas un coup de cœur pour moi mais cela reste lié au genre. J’ai passé un moment agréable de lecture et j’espère que vous en ferez de même…. Un appel au lâché prise qui fait du bien !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une véritable bouffée d’air qui nous permet de nous échapper du quotidien
  • Une plume que j’apprécie retrouver et qui me réconcilie un peu avec le genre « feel good »
  • Un personnage principal très humain qui force le respect

4

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Opération séduction à l’Otak’kafé de Chani Brooks

410A-HDWq5LRésumé : Il est sexy, il sera son colocataire. Elle est prête à tout pour le séduire mais c’est pas gagné! Fanny tente de gérer l’Otak’Kafé, un café-lecture dédié au manga hérité de sa cousine. Grande romantique et éternelle gentille, Fanny se laisse facilement berner. Heureusement qu’elle peut compter sur ses fidèles clientes, pas pour l’aider à sauver la boutique, mais pour conquérir son prince charmant : Yannis. Lorsqu’un soir, il échoue sur son canapé, Fanny décide de tout tenter pour le faire « atterrir » dans son lit. Les filles déjantées de l’Otak’Kafé ont un plan ! Mais les doux papillons devraient se méfier des princes qui brillent, les ailes de l’amour sont fragiles. Yannis est un séducteur rendu cynique par la vie. Il profite de la gentillesse de Fanny tout en ignorant ses tentatives pour le séduire. Car il sait qu’il va la blesser. Si encore il était capable d’admettre qu’il a besoin d’elle… désespérément.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Chani Brooks pour l’envoi de son roman. C’est toujours un plaisir pour moi lorsque les auteurs reviennent vers moi pour savoir s’il est possible que je lise de nouveau l’un de leurs romans. Je trouve cela toujours agréable de pouvoir les découvrir avec d’autres personnages, d’autres univers…

Ce roman est une comédie romantique très sympathique mais qui soulève quand même des thématiques assez lourdes. Les personnages sont agréables et j’ai apprécié que l’auteure sorte des sentiers battus grâce à l’évitement des stéréotypes en matière de personnages. Néanmoins, il y a quelques petites choses qui ne m’ont un peu ralentie dans ma lecture… Et si je vous en disais un peu plus ?

On fait la rencontre de Fanny, une jeune femme très sympathique qui va porter l’intrigue sur son dos. Fanny gère un café-lecture : l’Otak’kafé qu’elle a hérité de sa cousine. J’aime déjà beaucoup l’originalité de l’apport de la culture asiatique à travers des éléments du roman. C’est très sympathique parce que je n’en lis jamais. C’est plutôt cool ! Même si Fanny est un personnage que j’ai apprécié, pour moi, on a trop insisté sur son côté « trop bonne trop conne ». Elle est gentille, certainement un peu trop. Elle se laisse facilement avoir en voulant plaire à tout le monde… Ce n’est pas un souci pour moi d’avoir ce genre de personnages dans mes lectures mais j’ai eu l’impression qu’on me rabâchait ce trait de caractère très souvent. Elle m’a fait mal au cœur plus d’une fois. J’ai fini par la prendre en pitié et je pense que cela n’aurait pas été le cas si on avait moins exagéré ce côté-là de sa personnalité.

Fanny est entourée de fidèles clientes qui sont devenues des amies, c’est très agréable d’avoir ce genre de personnages secondaires. En effet, ils sont bien travaillés et nous proposent une opération séduction ! C’était assez comique. Yanis est le personnage masculin principal de l’histoire. C’est un homme qui est aux antipodes de Fanny : elle est pétillante, il est cynique, elle est romantique, il balaie les histoires d’amour d’un revers de main, elle aimerait bien que ça aille plus loin entre eux, lui la manipule pour parvenir à ses fins… Elle est lumière, il est ombre… Un joli feu d’artifice en perspective.

Je pense que c’est inutile de revenir de manière plus précise sur l’intrigue puisqu’elle est déjà bien détaillée dans le roman. En effet, il est inutile de parler des péripéties en détail pour éviter de vous spoiler. Chani Brooks a plus d’un tour dans son sac et je suis certaine que vous y trouverez votre compte si vous êtes fan des comédies romantiques et des mangas.

Chani Brooks est une auteure que j’apprécie tant elle fout des coups de pied dans les stéréotypes. J’ai été ravie de rencontrer un personnage comme Yanis : un métis. OUI ! Enfin du changement ! J’en avais un peu marre des bruns ténébreux, des blonds aux yeux bleus. Ca fait du bien d’avoir des personnages différents : que ça soit la couleur de peau, la morphologie, le QI, les caractères. Bref, on veut du neuf !!! Ca fait tellement de bien. J’aime beaucoup ça !

Chani Brooks nous emmène du côté du Japon avec des termes comme otaku (pour ceux qui veulent savoir ce que cela peut être, c’est en gros une personne fanatique des de la culture japonaise actuelle. Je pense que c’est la définition qui colle le plus au roman. Ainsi, vous allez mettre les pieds dans un univers qui va parler aux fans de la culture japonaise. Personnellement, ce n’est pas ce que je préfère mais cela ne m’a pas dérangé d’en avoir un peu plus sur cette culture que je ne connais pas très bien. C’est assez dérangeant pour moi de la restreindre aux mangas, aux sushis et aux dragons. De ce côté-là, c’était très enrichissant. On ne se perd pas étant donné que l’auteure apporte beaucoup d’explications. C’est sympa.

L’auteure nous fait rire, nous faire réfléchir et nous rend même tristes. C’est vraiment une comédie romantique sympathique mais qui a quand même un fond réflexif assez intéressant.  La plume de Chani Brooks est fluide et agréable. Je ne peux que vous recommander cette plume et les différents univers qu’elle peut proposer. En effet, on peut trouver un univers geek, faire un petit tour par le Québec et aussi par les démons et la noirceur de l’âme humaine. C’est très captivant.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un mélange sympathique des thématiques légères et d’autres plus dures
  • Un panel de personnages important et intéressant
  • Une plume sympathique

4

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Mes réceptions #07

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Coucou tout le monde, voici mes (nombreuses) réceptions de la semaine passée 🙂 
La définition « Explosion de la boîte aux lettres » prend tout son sens cette semaine… 
Je remercie donc les éditions Actu SF, les éditions des presses de la cité mais aussi atypique studio, Alter real, IS éditions, Belfond et Anne-Sophie Nédélec pour leur confiance et envois  

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Together – Tome 01: Ennemy de Sissie Roy

together-tome-1-ennemy-1307724-264-432Résumé : Les seules choses que Brian Lewis aime dans la vie sont sa caisse, les femmes qu’il collectionne et lui-même. Intransigeant, trop souvent arrogant, il utilise les gens comme bon lui semble. Cependant, il porte un amour fraternel à Mat, son meilleur ami qui est le seul à toujours avoir été là pour lui. S’il se fout bien de décevoir parents et amis, il tient mordicus à ne pas trahir Mat. Lorsque ce dernier lui apprend qu’Abby, sa petite sœur, viendra vivre avec eux, Brian n’est pas tout à fait d’accord et il ne se gênera pas pour le faire sentir à la nouvelle venue. À la demande de son ami, il accepte de garder un œil sur elle, mais ça implique de passer du temps avec elle. Mat ordonne à Brian de ne pas coucher avec sa frangine. À force de se côtoyer et de se connaître, il devient difficile pour les deux nouveaux colocataires de rester loin l’un de l’autre. Parviendront-ils à respecter l’ordre de Mat ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Evidence éditions pour l’envoi de ce roman en service presse. Pour tout vous dire, j’ai apprécié la douceur et la délicatesse qui se reflètent dans la couverture. J’avais très envie de découvrir la plume de Sissie Roy, j’ai donc sauté sur l’occasion.

Together est une saga qui compte (pour l’instant) 05 tomes. Ça peut faire peur, c’est clair. En attendant, le premier tome se lit si facilement que l’on a envie de rempiler sur la suite très rapidement. Il fait un peu moins de 500 pages mais on ne voit pas le temps passer.

On fait la rencontre d’Abby, une jeune femme à la dérive complète après une trahison sentimentale. Elle est complètement dévastée par la rupture qu’elle subit. Elle ne peut se retourner sur personne puisqu’elle ne peut plus faire confiance à sa meilleure amie. Seule avec sa mère, elle dépérit de jours en jours. Une seule solution s’impose : partir loin et laisser les démons du passé et essayer d’aller de l’avant. Abby va quitter sa mère, ses repères et partir rejoindre son frère Mat qu’elle ne connait pas très bien. Ce qu’elle ne sait pas encore, c’est que si Mat est dans les parages, son coloc et meilleur ami, Brian, n’est jamais bien loin…

J’ai apprécié ma lecture sans que cette dernière ne soit un coup de cœur. Si j’ai aimé les personnages, j’ai trouvé qu’il y en avait peut-être un peu de trop. Cette accumulation au niveau des situations épineuses additionnée au jeu du chat et de la souris a été un peu compliqué à gérer pour moi. J’avoue que j’ai levé les yeux au ciel de temps en temps. En revanche, le panel de personnages est très agréable. Les personnages sont variés : on a une jeune femme un peu naïve qui est beaucoup trop impulsive, un frère un peu trop protecteur et sa fiancée à l’écoute, on fait aussi la rencontre d’un ours mal léché qui va aussi nous en faire voir de toutes les couleurs, des jeunes hommes et des jeunes femmes en quête de chair fraîche et d’histoire d’un soir et je vous en passe. Les caractères sont très différents, les psychologies sont diverses et variées.

L’intrigue est complète. Pour un premier tome, les bases sont vraiment bien posées. On vit cette histoire avec Abby et on apprend à la découvrir et à la comprendre. J’aime énormément le fait qu’on est dans la phase de « reconstruction ». Cela apporte beaucoup de crédibilité à l’histoire même si je n’ai pas adhéré à tout ce que l’auteure a proposé, ce n’est pas pour autant que je n’ai pas apprécié ce que j’ai lu d’un point de vue global. S’ajoute aux thématiques un peu dures, une légèreté notable avec la colocation. En effet, Abby et Brian sont deux personnages aux antipodes : feux d’artifice garantis ! Cela vient vraiment dynamiser le roman.

Je ne connaissais pas la plume de Sissie Roy mais j’ai vraiment aimé ce que j’ai découvert : une plume fluide et dynamique qui pose un cadre sans en faire de trop. Les personnages proposent de réelles discussions sur les relations humaines et amoureuses. Ainsi, la thématique de la confiance, de l’amitié mais aussi de la famille sont présentes. J’espère en apprendre plus sur le duo Mat/Abby. On sent toute la colère et la frustration de ces deux enfants à avoir subi les décisions des grandes personnes.

Le duo Abby/Brian est aussi très intéressant. Au-delà du jeu du chat et de la souris, ce sont deux personnalités différentes mais brisées par la vie. J’ai apprécié découvrir Brian autrement que dans la colocation.

L’alternance des points de vue dans la narration apporte vraiment beaucoup. On ne se place pas que du côté d’Abby, le point de vue de Brian permet au lecteur de mieux cerner le personnage et de comprendre que ce n’est pas le « monsieur connard » qu’il prétend être.

En définitive, malgré quelques petits bémols, je sors relativement ravie de ma lecture et de ma découverte de la plume de Sissie Roy. Je signe pour la suite très rapidement !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un premier tome d’une saga New adult qui pose les bases.
  • Un panel de personnages très intéressant et coloré.
  • Une plume fluide et dynamique

4

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Les couloirs démoniaques de Jean-Marc Dhainaut

81EqADJjOtLRésumé : Le Foyer des Galibots, une maison de retraite paisible située dans le Nord de la France, ferma ses portes en 1992 après une effroyable série de morts mystérieuses. Des suicides, selon l’enquête. Détails troublants : certains pensionnaires avaient témoigné de présences effrayantes, et une aide-soignante avait affirmé avoir été attaquée par une force invisible. Alan Lambin, enquêteur en paranormal, sent que cet endroit, construit sur les ruines d’un hôpital exploré quinze ans plus tôt, a besoin de lui. A-t-il oublié la menace qui y rôde ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Taurnada et plus particulièrement Joël pour sa gentillesse et cet envoi qui signe un nouveau partenariat entre les éditions Taurnada et le blog !

J’ai mis beaucoup de temps à sortir ma chronique sur l’ultime enquête d’Alan Lamblin. Je pense que j’ai eu le cœur gros de quitter Alan, Mina & Paul. L’univers de Jean-Marc Dhainaut est fin et tellement original qu’on a envie d’avoir une nouvelle enquête sous la main pour la dévorer. Rare sont les romans que j’ai lus en numérique et que je veux absolument en papier : les romans de Jean-Marc Dhainaut auront leur place dans mes étagères, c’est certain.

On retrouve donc Alan & Mina accompagnés de leur ami Paul pour une dernière enquête. Cette enquête va les envoyer directement dans la bâtisse qui est un ancien foyer : les Galibots. A l’évocation du terme « galibot », bien entendu, vous savez que l’on va vivre une aventure dans mon coin ! Direction le nord de la France… bien que nous voyagerons aussi en Bretagne.

Le foyer des Galibots a fermé ses portes il y a quelques années : morts mystérieuses, présences de fantômes, d’esprits ou encore de forces invisibles… Pour couronner le tout, le foyer a été construit sur les ruines d’un hôpital qu’Alan a exploré quelques années auparavant ! Le cocktail parfait pour les fans de paranormal….

Je pense qu’avec les galeries hurlantes, cette aventure est ma préférée. Tout était présent pour que je passe un superbe moment avec mon trio préféré. On les suit des années après la dernière enquête d’Alan. Ce dernier semble effrayé, il ne veut plus forcément retourner sur le terrain mais sans vraiment donner d’explications sur ce qu’il a vu lors de sa dernière enquête.

J’ai apprécié les retrouver quelques années après. On avait un trio dans la fleur de l’âge, on les retrouve avec une soixantaine d’année, des problèmes de hanche et les cheveux grisonnants. Ce que j’ai apprécié, c’est le fait que l’auteur n’en a pas fait des caisses. Pas de maladie incurable, rien pour faire pleurer dans les chaumières. Comme tout le monde, ils vieillissent. Cependant, la fougue et le désir d’aller aider des gens n’a ni quitté Paul, ni Alan. Cependant, ce dernier semble en retrait, on essaye de comprendre pourquoi, de mettre le doigt sur ce qui effraie tant notre Alan national… Cela fait partie de l’intrigue et c’est très sympathique.  Ce qui est bien avec ces personnages, c’est qu’ils sont comme vous et moi. Ils sont humains : ils ont des qualités, des défauts et ça fait plaisir à lire. On se sent bien avec eujx.

«  […] la dernière enquête qu’il avait effectuée en 1987, dans cet endroit qu’il redoutait désormais, avait sonné le glas de sa carrière. Quelque chose l’avait fait renoncer et comprendre le risque d’un réel danger s’il poursuivait sa quête scientifique. Il avait compris que depuis toutes ces années on l’observait et on le suivait discrètement dans l’ombre. Et cette fois-là, à cet endroit dont son ami ne cesse de lui parler, quelque chose l’avait mis en garde. Il n’avait jamais voulu en discuter. Il avait jeté l’éponge, soulevant la consternation la plus totale de Paul et de Mina. »

Je ne lis pas beaucoup de paranormal. Néanmoins, je ne peux pas vous mentir : ceux-ci sont excellents. Je n’ai pas beaucoup de points de comparaison mais une fois que l’on est embarqué dans un univers et qu’on ne veut pas le quitter, je pense que cela est plutôt prometteur.

Jean-Marc Dhainaut a, encore une fois, réussi à me mettre une frousse intense. Tout est présent pour fiche la trouille au lecteur et j’ai beaucoup apprécié. Le foyer des Galibots regorge de secrets et à chaque claquement de porte ou bruit de pas, je me planquais sous ma couette, c’était délicieux ! (Oui, de temps en temps, se fiche une petite frousse, cela ne fait pas de mal).

La plume de Jean-Marc Dhainaut est toujours aussi fluide et dynamique. On ne se perd pas avec des mots compliqués. L’auteur a une plume abordable qui pourra plaire aux lecteurs plutôt novices comme aux plus aguerris dans le genre. J’ai beaucoup apprécié le cadre, les descriptions des lieux abandonnés. Cependant, ce que j’ai le plus apprécié reste le fait de retrouver les personnages que j’ai tant appréciés au fil de ma découverte des aventures d’Alan Lamblin. C’est avec une émotion certaine que j’ai refermé la dernière page de ce roman et que je mets un point final à cette chronique.

Bravo à Jean-Marc Dhainaut pour cette ultime quête, sans fausse note.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un trio improbable que j’ai apprécié retrouver.
  • Un cadre qui fout la frousse mais très bien travaillé.
  • Une plume que je lirai de nouveau avec grand plaisir.

notation

17

Une enquête magique de Seth Seppi Tome 02: Le phare du bout du monde de Nicki Thornton

514KvMqR7EL._SX331_BO1,204,203,200_Résumé : C’est par le plus grand des hasards que Seth se retrouve au phare de Serpentaire. Lui qui espérait des vacances tranquilles ne pouvait pas plus se tromper. À peine met-il un pied sur l’île que la propriétaire des lieux, une héritière loufoque, est assassinée. Pour découvrir le coupable, le jeune garçon ne peut compter que sur son fidèle chat noir, Belladone, et sur son étincelle de pouvoir, quand cette dernière ne lui explose pas à la figure. Car Seth en est sûr, une magie malveillante rampe dans les murs du phare, et s’il ne découvre pas rapidement celui qui l’a réveillée, les conséquences pourraient être… fatales. Embarquez pour le phare du bout du monde.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Michel Lafon pour l’envoi de ce roman. J’étais très heureuse de retrouver Seth dans ce deuxième tome. Il est clairement dans la lignée de ce que j’avais pu découvrir dans le premier tome. C’est vraiment sympathique.

Même si je pense qu’un lectorat plus jeune que moi apprécierait d’avantage cette lecture, je reste agréablement surprise par ce que j’ai pu lire. Seth signe son grand retour après l’avoir rencontré dans cet hôtel de la dernière chance. Clairement, je vous conseille de lire le premier tome, celui-ci ne peut pas, selon moi, être lu indépendamment si on veut une compréhension totale de l’intrigue.

Seth est un personnage que j’ai apprécié retrouver. C’est un bon petit gars qui évolue quand même bien entre le premier et le deuxième tome. On se laissait un peu dans une situation périlleuse. On se retrouve dans une intrigue différente mais qui va aussi le conduire tout droit dans une situation dangereuse. A croire qu’il attire les problèmes. Seth est un jeune homme profondément humain : il a des qualités et des défauts. Bien qu’il soit courageux, il a peut-être une fâcheuse tendance à baisser un peu les bras et à laisser faire la fatalité. J’ai apprécié que le personnage principal soit comme tout le monde. On peut s’identifier plus facilement à ce dernier.

Le seul « hic » que je peux trouver à cette intrigue c’est qu’elle reste un peu la même que dans le premier tome. Un meurtre dans un lieu clos, de la magie et une envie folle d’accuser Seth de ce meurtre. On change quelques personnages, le cadre et on repart. J’ai trouvé ça un peu simple.

L’aspect magique de l’intrigue m’a, en revanche, beaucoup plu ! En effet, si ce côté balbutiait un peu dans le premier, ici, on est servi ! On mélange cette thématique de la magie à un univers mystérieux et le tour est joué, le lecteur est happé du début à la fin de la lecture.

Le cadre est sympathique. Un phare abandonné par son personnel au beau milieu de nulle part. Une jeune millionnaire assassinée et un jeune Seth complètement perdu qui va devoir se sortir de cette épineuse situation. L’intrigue est sympathique agréable et portée par un cadre mystérieux qui pousse le lecteur a toujours vouloir en savoir plus. En plus d’un cadre plutôt chouette et addictif, on a un panel de personnage plutôt sympathique et qui sort un peu des sentiers battus. Je vous laisse la surprise de la découverte. C’est plutôt agréable et vient redynamiser l’intrigue qui, parfois, s’essouffle.

Je ne vais pas vous le cacher, la lecture est sympathique mais pas inoubliable pour la lectrice que je suis. Il y a eu quelques petites longueurs qui m’ont fait faire une pause. J’ai perdu un peu le fil de ma découverte sans que cela ne m’entraine dans une panne de lecture. C’est certain. La plume de Nicki Thornton est très sympathique et dynamique. Ce roman ne manque pas d’action.

En définitive, ce deuxième tome est dans la lignée du premier. On se retrouve dans un cadre atypique avec des personnages attachants. Même si, parfois, Seth m’a un peu ennuyée, il reste agréable. Malgré quelques longueurs, on se retrouve dans une ambiance mystérieuse qui va tenir en haleine les plus petits comme les plus grands lecteurs. La plume de l’auteure est toujours aussi sympathique.

03 bonnes raisons de lire ce deuxième tome :

  • Un cadre atypique
  • Une thématique magique agréable
  • Une plume chouette

3

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La pêche aux sortilèges de Nadège Fillion

la-peche-aux-sortilegesRésumé : Les parents de Morgane ont voulu se débarrasser d’elle pour l’été et l’ont envoyée dans un camp de pêche au Domaine du Lac. Alors que sa pire phobie est l’eau, elle tombe dans le lac et croit sa dernière heure venue, mais elle est sauvée de justesse de la noyade par Jasper. Outre son physique parfait, il semble différent et entouré de mystère. Morgane et lui développent immédiatement une attirance l’un pour l’autre, bien qu’ils ne cessent de se disputer. Tels des aimants qui s’attirent et se repoussent, Jasper lui révèle sa véritable nature et Morgane lui avoue qu’elle aussi est différente. S’ouvre alors un monde inattendu.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Evidence Editions pour l’envoi de ce roman en papier. J’ai beaucoup apprécié le livre objet. La couverture est magnifique et je tiens, encore une fois, à souligner la qualité de l’ouvrage. Il est aussi pratique qu’un format poche et agréable à la lecture comme un grand format. C’est vraiment le parfait équilibre qu’a trouvé la maison d’éditions.

On fait la rencontre de Morgane, une jeune femme en guerre contre ses parents. Elle va finir par être envoyée dans un camp de pêche au Domaine du Lac pour être séparée de ses parents. Morgane est un personnage que j’ai apprécié : en tant qu’adulte, on comprend par quoi elle est passée. En pleine crise d’adolescente, elle peine à trouver sa place. Elle est en colère et probablement frustrée parce qu’elle doit renoncer à son rêve Ca va se ressentir dans son comportement avec les autres.

Le camp est assez sympathique. J’aime beaucoup le fait que l’on n’ait pas quelque chose d’attendu entre les mains. Un camp de pêche, je n’avais jamais entendu parler de ça. J’ai trouvé l’idée vraiment très agréable. Ca donnait vraiment envie de découvrir le moindre recoin de ce cadre.

Jasper est le personnage principal masculin de cette histoire. Même si Morgane va se battre contre ses impressions et ses sentiments, ses actes et ses pensées reviennent inéluctablement vers lui. Que ça soit de manière négative ou positive, Jasper n’est jamais loin dans son esprit.

J’ai beaucoup apprécié ce duo de personnages. C’était vraiment très agréable de les voir tous les deux évoluer. J’ai trouvé cela chouette d’avoir des personnages plutôt jeunes et qui ne sont pas lisses. Ils ont des qualités et des défauts. Cela apporte beaucoup de crédibilité au roman et plus particulièrement aux personnages. En effet, c’est vraiment drôle de lire les situations cocasses dans lesquelles ils se mettent. La phobie aquatique de Morgane n’aide pas forcément les choses : cette peur viscérale de l’eau est vraiment quelque chose qui vient « ajouter du piment » à l’intrigue.

Je trouve que ce roman fantastique est un roman tout terrain. J’aime le fait que tout le monde peut s’approprier certaines thématiques, certains personnages, certaines situations. Les lecteurs les plus aguerris peuvent s’y plaire autant que les lecteurs qui mettent le pied à l’étrier. C’est un panel riche de lecteurs qui pourra profiter de cette intrigue agréable et qui se lit rapidement et facilement.

La dimension fantastique de ce roman est très intéressante aussi. Morgane va enfin comprendre qui elle est. Je trouve que c’est une thématique très importante pour les plus jeunes et les plus vieux lecteurs. Va s’en suivre des excès de colère et d’incompréhension répétitifs qui sont peut-être un peu trop nombreux pour moi. La magie a aussi une place importante dans ce roman et cela dès le titre : le mot « sortilèges » nous met directement sur la piste de ce qui peut se trouver dans ce roman. Nadège Fillion a de l’imagination à revendre. Je trouve son univers très travaillé et intéressant, le lecteur est directement propulsé dans un univers unique qui tient debout. C’est détaillé, frais et plein de surprises.

Au-delà des excès de colère et d’agressivité de Morgane que j’ai eu un peu de mal à gérer, j’ai aussi trouvé la fin trop abrupte. La lectrice que je suis aurait aimé plus de détails et quelques pages en plus m’auraient beaucoup plu.

La plume de Nadège Fillion est très agréable. Elle rend le roman dynamique et ce dernier ne souffre pas de longueurs. C’est vraiment un roman intéressant, sympathique qui vient bercer une après-midi lecture. Cela pourra plaire aux adolescents et aux adultes. Bravo à l’auteure pour ce très beau roman.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un duo improbable
  • Un univers que j’ai beaucoup apprécié découvrir
  • Une plume très sympathique

Encore merci à Évidence Editions pour l’envoi de ce roman en version papier.

4

16

Printemps de funérailles d’Alexandre-Fritz Karol

9782491874049-200x303-1Résumé : Vingt ans. Vingt ans que s’éternise la guerre entre la Ligue de Skarland et l’Empire anscaride. Mais les arcano-technologues, les sorciers hérétiques à la botte de l’empereur Hagen, ont mis au point de nouvelles armes qui ne tarderont pas à écourter le conflit : les dragonnefs, vaisseaux volants capables de rayer une ville de la carte en quelques heures. Vingt ans aussi que Luther Falkenn court après les criminels. Comme policier, d’abord, et maintenant comme chasseur de primes. Mandaté par un richissime banquier nain pour mettre la main sur des documents volés particulièrement compromettants, il se rend à Solmost, où la Ligue fait face à une pression grandissante : soutenues par les dragonnefs, les armées de l’empereur approchent de la cité. Pas de quoi faciliter la tâche de Falkenn et de son acolyte Boniface, félin aux pouvoirs mystérieux, à la langue bien pendue et au caractère de cochon. D’autant que dans la folle course aux armements qui les oppose à l’empereur, les dirigeants de la Ligue s’apprêtent à commettre l’irréparable en libérant un pouvoir oublié. Et Falkenn, qui croyait traquer un vulgaire voleur, va devoir affronter un adversaire d’un tout autre calibre, revenu tout droit de l’au-delà.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Crin de Chimère pour l’envoi de ce roman. Vous commencez à me connaitre, vous savez, en voyant la couverture que je n’ai même pas cherché à lire le résumé. Bien évidemment, j’ai carrément craqué sur la couverture… faible que je suis !

Accrochez-vous, ce roman est une bombe atomique. Il frôle le coup de cœur. On va tout de suite commencer par le petit point qui fait que c’est un presque coup de cœur. J’ai mis une bonne cinquantaine de pages à me mettre dans l’histoire. J’ai décroché une fois, vers trente pages, j’ai calé à 50 pages samedi soir. Dimanche, n’ayant rien de prévu, j’ai pris ma liseuse et je n’ai plus lâché ce roman. Il m’a fallu un peu de temps pour m’installer dans ma lecture.

On fait la rencontre d’un duo particulièrement attachant et atypique. Luther Falkenn est un chasseur de prime et fin limier. Luther est le personnage principal de l’histoire. Il a un caractère assez particulier : il peut se montrer très froid et cynique mais il est aussi intelligent. Il a une classe folle. Ce petit côté british lui va à merveille. Luther est accompagné de Boniface : son chat aux yeux violets et aux pouvoirs magiques. Il fait partie du duo à part entière : il parle, un peu trop parfois, et nous propose des punch lines formidables qui m’ont fait éclater de rire. Luther et Boniface sont un duo complémentaire : Boniface va venir casser un peu la figure cynique et froide de Luther et Luther va amener un peu de sérieux dans cette enquête. Je les ai trouvés très attachants.

L’enquête va commencer par une demande d’un nain banquier. Luther va devoir retrouver Ambroise Galate, une comptable qui est en fuite avec des informations importantes qui pourraient, entre de mauvaises mains, faire exploser une dynastie toute entière. Rapidement, Luther va se rendre compte que cette disparition n’est que la face visible d’un iceberg qui va lui donner du fil à retordre. L’enquête est très intelligente et bien pensée. J’ai apprécié le fait d’être menée par le bout du nez à cause des fausses pistes, des mensonges, des faux indices, certains personnages nous baladent littéralement en long, en large et en travers. C’est très plaisant d’être surpris. J’ai adoré cela.

Autre chose que j’ai beaucoup appréciée : la plume de l’auteur. Je trouve qu’elle est très travaillée, elle possède un vocabulaire riche et elle se révèle être parfaite pour le genre. C’est un chouette mélange qui propose un dépaysement et un monde crée de toutes pièces qui est très sympathique. De plus, grâce à certains personnages, il y a une présence certaine d’humour qui vient donner quelques notes de légèreté appréciable dans un monde assez sombre.

Le cadre du roman est assez agréable à découvrir. L’enquête et l’aventure se déroulent dans la ville de Solmost. Je trouve que le cadre se prête aux intrigues britanniques victoriennes. L’univers est brumeux, il ne fait pas bon vivre à Solmost, ville portuaire grouillante de bandits et de personnes peu recommandables. L’univers grouille de détails, j’adore ! Cela donne vraiment l’impression d’évoluer dans les rues d’un vieux Londres du temps de Jack L’éventreur. C’est très prenant. J’ai beaucoup apprécié la construction des personnages ainsi que les descriptions des lieux. Qui dit création d’univers dit mise en place de son histoire, de sa géographie mais aussi de ses positions religieuses et politiques. Je trouve que l’auteur s’en est très bien sorti dans le sens où ces thématiques qui peuvent être un peu lourdes en termes d’explications passent très bien dans l’intrigue. Il n’y en a ni trop, ni trop peu, l’équilibre est parfait. Au-delà de ces thématiques, il y a une présence notable de la magie et de la technologie. J’ai beaucoup apprécié le choc de la mise en place de ces deux thématiques, on n’a pas l’habitude de les voir se côtoyer dans les intrigues (enfin pour ma part).

En définitive, même si ce roman est un petit pavé de 600 pages, on se retrouve avec un véritable page turner dans les mains. Malgré avoir eu un petit souci de démarrage, je suis conquise ! J’aime aussi énormément le fait d’avoir été surprise jusqu’à la dernière page de ma lecture. Les personnages sont parfaits et l’auteur parvient à garder un équilibre certain entre une enquête prenante et surprenante et un monde décrit dans les moindres détails. Bravo à l’auteur pour ce travail sublimé par une plume que j’ai trouvée formidable !

Merci à Crin de Chimère pour l’envoi !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un roman de fantasy français qui vaut le détour et qui se hisse auprès de romans connus et reconnus dans le genre.
  • Le duo Luther & Boniface
  • La plume de l’auteur

notation

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Bilan mensuel Août 2020

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Coucou tout le monde, on se retrouve pour le bilan d’août 2020 ! 
Ce mois n’a pas été de tout repos autant personnellement que livresquement. J’ai essuyé une panne de lecture qui a bien duré 15 jours… L’enfer sur terre. 
J’ai beaucoup lu, sur les cinq derniers jours du mois, étrangement, j’ai su lire plus facilement sur liseuse que sur le format papier m’enfin, je dois avoir des périodes… On est parti! 
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Bilan Livresque
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Services presse, Prix et Comités
Lectures personnelles

Avec une panne de lecture, je ne m’en sors pas trop mal… On se retrouve donc avec 11 services presse, 03 romans pour librinova ainsi que 02 romans pour le PAI et 02 lectures détente (ça je suis ravie!) Ce qui porte le nombre de romans lus à 18 pour ce mois ci ! 🙂 

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Top & Flop
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TOP

FLOP

Un gros flop avec une destination rêvée. Les deux autres romans sont des avis plus mitigés. Il y a du bon et du moins bon. 
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Les petits rendez-vous chez Satine =)
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A bientôt