L’hypothèse du lézard d’Alan Moore

41cjvO0ynPLRésumé : La moitié de son visage était en porcelaine. Assise à son balcon, mâchonnant distraitement les fleurs bleues anémiques qu’elle avait cueillies dans la jardinière de la fenêtre, Som-Som considérait la cour de la Maison sans Horloges. Dépourvu de décorations et circulaire, l’espace reposait sous elle comme un puit sombre et stagnant. Les dalles noires, polies par le passage de nombreux pieds jusqu’à atteindre un lustre impavide, évoquaient davantage une eau tranquille que de la pierre, vues d’en haut.

~ Service presse ~

Je remercie Actu SF pour l’envoi. L’hypothèse du lézard est une nouvelle d’Alan Moore datant de 1987 qui est remis au goût du jour par ActuSF Graphic. Cette nouvelle est illustrée par Cindy Canévet.

Je ne vous le cache pas (comme d’habitude) ce que j’ai grandement apprécié ici, c’est la couverture. Regardez-moi la beauté de cette dernière ! J’ai eu la bonne surprise de trouver beaucoup d’illustrations dans cette nouvelle. Elle est richement illustrée et nous propose vraiment une très agréable surprise. C’est beau, c’est tellement beau ! Autre chose : j’ai tout de suite été attirée par la poésie qui se dégage du résumé. C’était très tentant.

Même si c’est une nouvelle et que ce n’est pas forcément un genre que j’apprécie plus que cela, je vous avoue que je me suis lancée dans cette lecture sans trop savoir où je mettais les pieds… C’est un retour en demi-teinte pour moi. J’ai dû lire deux fois la nouvelle pour la comprendre. Ma liseuse ne prenant pas en charge le format, j’ai dû la découvrir via mon ordinateur. Ce n’est clairement pas la meilleure manière de découvrir ce genre d’ouvrage… Bref.

On plonge directement dans un univers particulier : un bordel à Liavek, une ville fictive, qui va nous proposer un cadre particulier et une atmosphère dense et pesante. On fait la rencontre de la jeune Som-Som, Som-Som est amenée dans la maison sans horloge par sa mère, enfin, elle est vendue. On va suivre, sur plusieurs années ce singulier personnage pris au piège dans ce bordel. J’ai eu l’impression d’avoir un cabinet des curiosités vivant. Ce lieu est très connu à Liavek tant il est différent.

Som-Som est un personnage singulier. La pauvre. Franchement, ce qu’elle subit est vraiment terrible. Elle devient un personnage fort et courageux. On n’est pas du tout dans le pathos. Elle commence tout doucement sa vie dans ce bordel. Jusqu’au jour où Madame Ouish, la grande patronne, va lui annoncer qu’elle va porter le masque brisé. Privée de parole, son silence pèse lourd. Elle voit et elle entend tout. Elle devient la gardienne des secrets de ce lieu si particulier.

Le panel de personnages est assez dense et varié. On a Madame Ouish mais aussi Foral Yatt & Raura Chin. Avec ces personnages et à travers le personnage de Som-Som, on va explorer la thématique de la relation amoureuse et la place de l’ambition dans cette relation. C’est assez intéressant.

J’avoue que je me suis perdue dans les limbes de cette histoire. Je me suis mélangée les pinceaux plus d’une fois entre les noms des personnages et ce qui se passait… Ce fut confus.

Le souci, c’est ce que j’ai su m’attacher à aucun personnage. Je suis vraiment navrée d’écrire ça mais j’ai eu une impression de « trop, c’est trop ». Ce que je veux dire par là, c’est que je n’ai pas tout compris tant la langue est travaillée… Un manque de compréhension. J’ai confondu les personnages, l’ambiance est pesante, lourde… Cette ambiance fait écho au personnage de Som-Som qui est coincée dans ce corps sans pouvoir en sortir. En tant que lectrice, je me suis sentie coincée dans un texte qui ne me convenait pas. C’est vraiment étrange. Je pense que c’est le genre de texte qui passe ou qui casse… Malheureusement, je me suis un peu cassée la figure.

La plume est très travaillée, peut-être un peu trop pour moi. J’ai eu l’impression de voguer entre rêve et réalité. J’ai dû lire le texte deux fois pour prendre quelques notes. Clairement, le roman a été lu jusqu’au bout grâce au personnage de Som-Som ainsi qu’aux illustrations. Elles sont magnifiques.

2.5

20 réflexions sur “L’hypothèse du lézard d’Alan Moore

  1. Oh, je suis méga tentée, je ne connaissais pas du tout, mais il a l’air super intéressant, tu as utilisé des mots dans ta chronique qui pique ma curiosité ^^ Merci pour cette chouette découverte !

  2. Je l’ai acheté sans rien en savoir, attirée par la splendeur de l’ouvrage… j’espère juste ne pas être trop décontenancée par l’aspect onirique et le côté fouillis qui a entravé ta lecture.

  3. Quand j’ai vu que ce livre sortait j’étais très tentée, ne serait-ce que par cette superbe couverture ! mais j’ai pu voir des extraits de l’intérieur, et j’étais un peu déroutée. Du coup avec en plus ton avis, je crois que ce n’est pas pour moi finalement !

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