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Mes réceptions #16

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Hello tout le monde 🙂
J’espère que vous allez bien ! Ici, le temps est tout gris, c’est clair, l’automne est bien là! J’ai reçu quelques petits romans cette semaine, ça vous tente de les voir? 🙂 C’est parti!
Deux romans papiers et un roman numérique sont venus prendre place dans ma PAL.
Un grand merci à Alter Real éditions, City éditions et Eric Poupet, ainsi qu’à Agnès Rabotin pour leur générosité.
Et vous?
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Une nuit à Carthage d’Annick Perez

CVT_Une-nuit-a-Carthage_6000Résumé : L’histoire commence à Beausite, banlieue de Tunis en 1947, au temps où Alice Barenti, 15 ans et demi, tombe folle amoureuse du mystérieux Neldo, agent-recruteur du Mossad en Afrique du Nord. Mais il y a aussi le jeune Paul Samama, affairiste en culotte courte ou presque, qui s’est juré de n’épouser qu’elle. Partagée entre Neldo l’idéaliste et Paul l’ambitieux, Alice traverse sa jeunesse à vélo, au milieu des rires et des cris d’une famille si nombreuse qu’on ne sait plus qui est qui, dans cette Tunisie qu’on dirait ensoleillée à jamais. Mais l’Histoire guette tous ces personnages comme au coin du bois, et avec la décolonisation, le paradis de Beausite est bel et bien perdu. L’exil pousse Alice et les siens vers la France aimée mais inconnue. Seulement son dilemme amoureux entre Neldo et Paul, traverse la Méditerranée avec elle et l’accompagnera jusqu’à son dernier souffle. Histoire d’une famille tune et d’un amour fou, Une Nuit à Carthage est un roman polyphonique, un joyeux foutoir, une ode à l’éternelle jeunesse. Ce roman au naturel et à la fluidité poignante est une saga romanesque où la vie et les drames éclaboussent à chaque page et les secrets aussi. Il a le souffle et la spontanéité de certains grands livres, de ceux dont le souvenir demeure longtemps après les avoir refermés.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Gilles Paris, son équipe ainsi que Balzac éditions pour l’envoi de ce roman dans le cadre d’un service presse.

J’avoue que j’avais besoin de dépaysement. De voir autre chose dans mes lectures que ces histoires qui, habituellement, bercent mes soirées. Une nuit à Carthage semblait être une bonne option pour partir quelque temps loin du nord de la France dans lequel je réside.

Récit sur fond historique, nous allons faire la rencontre d’Alice, la fille du maire de Beausite, ville de Tunisie dans la fin des années 1940 et début des années 1950. Alice vit une vie paisible et rencontre Neldo qui recrute de jeunes personnes pour le Mossad qui est une agence de renseignement d’Isräel. Complètement sous le charme et partageant ses idées, Alice est prête à tout quitter : famille, amis et vie paisible pour vivre cet idylle avec Neldo. Cependant… rien ne se passe comme prévu et Neldo disparait le soir de sa probable demande en mariage.

Je vous avoue que le démarrage a été un peu long. J’ai bien mis 60/70 pages à prendre un bon rythme de lecture et à me mettre dans l’ambiance de ce roman. Une fois cette difficulté passée, je n’ai pas lâché le roman avant de l’avoir terminé.

Alice va donc se marier à Paul, un « second choix » qui ne la satisfait pas pleinement puisqu’elle n’oubliera jamais Neldo. De ce mariage vont naitre deux petites filles dont la narratrice de ce roman qui va rapidement nous faire comprendre que sa mère n’a jamais oublié Neldo. C’est l’histoire d’un amour inachevé mais aussi d’une Tunisie touchée par l’exode et la décolonisation.

Ce que j’ai grandement apprécié dans ce roman, c’est l’ambiance générale qui se dégage. C’est un roman vivant. C’est une cacophonie de rires, de pleurs, de joies mais aussi de drames. Tantôt personnelles, tantôt historiques les anecdotes qui tissent cette histoire rendent l’aspect général de l’intrigue intéressant. On ne s’ennuie pas en compagnie de tous nos personnages. A travers plusieurs décennies, on va voir évoluer, grandir et vieillir ces personnages. C’est très intéressant.

On va lire une histoire qui s’étend sur plusieurs décennies, comme je vous le disais juste au dessus : plus précisément de 1947 à 2019. On va donc avoir l’avant décolonisation puis l’après. Au-delà de cette idée d’avant et d’après, nous avons aussi cette divergence dans les religions : la famille est juive. En parlant de cette famille, j’avoue que j’ai pris grand plaisir à la découvrir même si certaines petites choses m’ont fait défaut : il y a beaucoup de personnages. Ca grouille de noms, de caractères, ça fuse dans tous les sens et bien évidemment, je me suis un peu perdue en route. Rien de bien grave en soi mais j’ai dû relire certains passages pour comprendre et me souvenir de qui est qui. Cette famille est construite par beaucoup de membres bien différents. Cela donne de l’authenticité au roman et de la matière.

J’ai trouvé que l’on avait beaucoup d’informations sur « l’avant » fuite de la famille. Le contexte historique en Tunisie est assez compliqué. En effet, la décolonisation va faire du tort à la famille d’Alice puisqu’elle est contrainte à fuir cette terre pour retourner en France. France qui est un pays inconnu pour Alice. J’aurais apprécié avoir plus d’informations sur cette période de transition. En effet, je n’ai pas forcément eu assez à me mettre sous la dent sur l’impact de la décolonisation sur les personnalités, les caractères et les personnages de manière générale.

En définitive, ce roman est très sympathique. Il m’a permis de changer un peu de registre. Je me suis attachée à certains personnages et un peu moins à d’autres. La quantité de personnages ne m’a pas permis de retenir tout le monde. Au-delà d’une fresque familiale, on retrouve aussi une fresque sociale sur fond historique. C’est vraiment sympathique. La seule chose dommage c’est cette impression de trop peu sur l’impact du contexte historique sur les personnages de manière générale.  On a un bon équilibre entre la romance et les événements qui vont bercer Alice et sa famille.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une fresque familiale très belle
  • Un roman qui dépayse et une romance très belle 
  • Un panel de personnages intéressants

3.5

10

La captive de Dunkelstadt de Magali Lefebvre

519XkVAdxOL._SX195_Résumé : Émile Dupontel compte terminer son tour de l’Europe en beauté avant de devenir notaire, comme on l’attend de lui. Friand de frissons comme de bonnes histoires, il jette son dévolu sur le château de Dunkelstadt, dont l’architecture, digne d’un conte de fée macabre, a enfanté moult superstitions. Dans ces terres reculées, Émile était préparé à tout, sauf à tomber sous le charme de la belle Katarina, beauté sibylline, recluse entre les murs d’un édifice qui a tant à conter. Secrets chuchotés et échos sinistres ont beau hanter les couloirs, Émile est déterminé à faire la lumière sur le mystère de Dunkelstadt, quitte à s’y égarer lui-même… et à perdre Katarina.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Fleur d’absinthe pour l’envoi de ce roman. Je n’ai plus aucun souci à me faire avec la petite sœur de Noir d’absinthe. En effet, toutes les lectures que j’ai la chance de faire dans le cadre de mon partenariat avec Fleur d’absinthe sont toujours des succès. Ce roman ne fait pas exception à la règle ! La captive de Dunkelstadt est une histoire originale teintée d’une touche gothique et romantique. La couverture est juste magnifique et a attiré mon œil tout de suite. Je ne pouvais pas laisser passer cette petite merveille.

Emile Dupontel est un personnage assez ambivalent. Romantique dans l’âme, il nous montre toute la complexité d’un homme amoureux. Il a entrepris un voyage dans toute l’Europe pour fêter la fin de ses études. Avant d’entrer dans le monde professionnel Emile est allé partout, a visité de nombreux endroits et, pour terminer ce voyage, il pose ses bagages dans le petit village de Dunkelstadt. J’ai beaucoup apprécié ce personnage qui va, au-delà de la raison, essayer de comprendre ce qui se passe dans le château de ce village : mystère et créatures de la nuit vont venir peupler le périple d’Emile à Dunkelstadt. Persévérant, il va tout faire pour aider cette femme qui va faire battre son cœur.

Sa curiosité et probablement une force surnaturelle va le pousser à aller voir d’un peu plus près la source de tous les cauchemars sur village : le château et ses étranges propriétaires : une mère et sa fille qui vivent recluses dans ce château. Katarina, la jeune et belle demoiselle vivant avec sa mère va vite devenir l’objet de la fascination d’Emile.

J’ai beaucoup apprécié les personnages d’Emile et de Katarina avec qui j’ai vécu une belle histoire. Je vous avoue qu’il m’a manqué quelques pages même si j’ai apprécié la dimension fantastique de cette histoire, j’aurais aimé en savoir un peu plus sur le passé de la famille de Katarina et de cette mère mystérieuse et intrigante. Emile veut emmener Katarina loin de ce château de ses mystères. Cependant, il va se frotter à plusieurs obstacles sur son chemin.

Même si j’ai apprécié les personnages, j’avoue que ce n’est pas ce qui m’a le plus plu dans cette histoire. Magali Lefebvre a un don pour installer une ambiance pesante mais équilibrée. On sent bien que quelque chose ne va pas : le château va susciter de nombreuses interrogations. Les décors plantés sont sublimes. J’ai adoré visiter le château en compagnie d’Emile et de Katarina : les murs, les décorations choisies, l’histoire de ce château mais aussi sa malédiction. Le titre est assez évocateur : la captive de Dunkelstadt. On comprend qu’il va y avoir une intrigue autour du château et d’une des propriétaires. Je trouve que c’est savamment amené et expliqué.

Je trouve que le roman est très équilibré : entre romance et malédiction, le lecteur est rapidement happé par l’ambiance générale de ce roman. On ne peut s’empêcher de penser à Dracula dans la mise en place d’une ambiance pesante et inquiétante mais le lecteur est comme hypnotisé. La fin de ce roman est spectaculaire et j’ai apprécié l’épilogue. L’intrigue ne souffre qu’aucune longueur ni fausse note.  De nombreuses thématiques vont être abordées : l’amour sincère, l’amour imparfait, une vie de mensonges mais aussi de manière générale la thématique de la malédiction et tout ce qu’on est prêt à faire pour protéger les siens…. Bref, c’est un roman riche bien que court. L’auteure sait aller à l’essentiel sans oublier de véhiculer des émotions propre à la romance. C’est une très belle découverte que j’ai fait là !

En définitive, sublimé par une plume magnifique, cette intrigue va proposer de mettre en lumière une histoire d’amour originale et imparfaite. A travers des personnages humains et eux aussi imparfaits, l’auteure a su happer la lectrice que je suis rapidement. Avec une ambiance qui monte crescendo en pression, le château devient de plus en plus menaçant. Cette intrigue a mis mes nerfs à rude épreuve mais sans entrer dans l’horreur. L’auteure a su équilibrer son intrigue pour mon plus grand plaisir !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Les décors ! J’ai adoré la manière dont l’auteure a construit le château de Dunkelstadt
  • L’ambiance de ce roman. Cette romance sort des sentiers battus et ça fait terriblement plaisir !
  • La plume de l’auteure que j’ai trouvée équilibrée et dynamique

4.5

12

Des cendres renaîtra l’amour de Virginie T

119151674_776294746457332_2273801575404814856_oRésumé : Je m’appelle Beth Gracy. Ma vie n’a jamais été facile. Je me bats depuis des années pour élever seule ma fille Océane, quatorze ans, en pleine crise d’adolescence. Je voulais prendre un nouveau départ et j’ai pris comme un signe d’hériter du ranch de mon grand-père, le ranch du Phénix. C’était l’occasion de tourner la page et de repartir sur de nouvelles bases au Texas. Seulement rien ne se passe comme prévu. Ma fille m’en fait voir de toutes les couleurs, je n’y connais rien en élevage de vaches et les cow-boys du coin sont bien trop sexy. Je ne dois pas me laisser perturber par eux. Mais c’est difficile de rester sur le droit chemin que je me suis fixé quand c’est Luke Madew, le pompier le plus beau que j’ai jamais vu, qui me tourne autour.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Evidence Editions pour l’envoi de ce roman. J’avoue que j’ai vraiment craqué pour la couverture, une fois n’est pas coutume (rangez vos tomates !)

J’ai passé un bon moment de lecture en compagnie de la plume de Virginie T mais aussi de Beth, Océane et Luke. Si cette lecture a été assez agréable, elle comporte pour moi un point qui n’a pas été concluant pour moi.

Nous allons directement commencé par ce qui n’a pas été évident pour moi dans cette lecture. C’est beaucoup trop rapide. Le roman est assez court : je l’ai dévoré en une soirée. Ce roman fait 182 pages, il est par définition court. En revanche, lorsque l’on met en place une intrigue où on repart de zéro, où il y a une rencontre, une relation amoureuse et quelques péripéties pour tenir le lecteur en haleine, c’est beaucoup trop court. Je râle quand certains passages sont trop longs mais, ici, j’aurais aimé en avoir un peu à me mettre sous la dent. D’autant plus que ce que j’ai lu m’a beaucoup plu ! J’aurais tant apprécié en savoir un peu plus sur ce qu’Océane pouvait ressentir, sur le passé de Luke ou de celui de Jo. On a quelques informations mais sans plus et c’est vraiment dommage.

Voilà, j’ai râlé, on peut avancer maintenant dans la chronique en vous proposant ce que j’ai apprécié dans ma lecture ! Dans un premier temps, le cadre : un ranch ! J’ai trouvé ça très agréable et dépaysant. C’est vraiment sympathique de voyager (surtout en ce moment) : j’aurais aimé avoir plus de détails mais j’ai aussi apprécié la relation entre Océane, Neige et Eclair. C’est vraiment beau d’avoir une relation humain/cheval de cet acabit. Au-delà du ranch, j’ai apprécié le fait d’évoluer dans une petite ville où tout le monde se connait. On se sent proche de tout le monde et on retrouve cette ambiance si particulière que l’on retrouve dans les petites villes américaines. Ca dépayse complètement. Bien entendu, lorsque l’on parle de ranch, on parle aussi de nature : des plaines à perte de vue, des balades à cheval, l’air frais. On s’y croit et on s’y sent bien !

Dans un second temps, ce que j’ai le plus apprécié dans ce roman, ce sont les personnages. En effet, j’ai adoré la relation mère/fille que propose nt Beth et Océane. On sent bien toute la tension entre les deux femmes, l’incompréhension et la frustration. Océane est jeune, rebelle et ne comprend pas sa mère. Elle lui a pourri la vie en l’emmenant loin de la Nouvelle-Orléans et de son père. Beth avait besoin de repartir à zéro, en héritant du ranch de son grand-père, Beth prend la plus grosse décision de sa vie : refaire sa vie loin de son passé avec Nolan, le père d’Océane qu’on ne peut pas forcément qualifier d’homme idéal. Luke est pompier. C’est un jeune homme que j’ai beaucoup apprécié découvrir : intelligent, doux et taquin, il m’a vraiment beaucoup plu. Son frère Jo est son coéquipier et son meilleur ami, j’ai apprécié le duo qu’ils forment.

L’intrigue a de très bons points. J’ai apprécié les péripéties que l’auteure ajoute à son roman. Le fait que Luke soit pompier était une bonne idée même si j’aurais bien apprécié que l’on pousse un peu plus cette thématique. L’évolution d’Océane est aussi très agréable à découvrir. Elle est une adolescente, elle est un personnage attachiant. On avance de deux pas et on recule d’un mais on finit quand même par avancer ! J’ai aimé le recul des adultes sur la situation d’Océane qui sait qu’il y a des limites à son comportement. Colère, incompréhension, désobéissance, il n’y a pas de doute, la crise d’adolescence pointe le bout de son nez. Du haut de ses 14 ans, elle va se métamorphoser aux côtés des chevaux du ranch. Certaines thématiques sont assez sympathiques dans le sens où on ne les retrouve pas forcément dans toutes les lectures.

Si vous avez envie de vous évader le temps d’une soirée, cette lecture est faite pour vous. Au-delà du fait qu’il m’a manqué des détails et une intrigue un peu plus développée, je conseille cette lecture aux amoureux et amoureuses des jolies romances qui n’ont pas peur de la rapidité dans ce genre d’intrigue. De plus, la plume de Virginie T est très agréable et nous envoie directement aux Etats Unis, c’est chouette ! Fluide et dynamique, on ne perd pas de temps pour découvrir la nouvelle vie de Beth.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La relation Beth/Océane que j’ai trouvé très intéressante et très crédible.
  • Les décors plantés et le rapport à la nature
  • Les personnages qui sont le point fort de ce roman

Encore merci à Evidence Editions pour l’envoi de ce roman =) !

3.5

15

Double morale de Gaëlle Magnier

xcover-6401Résumé : Londres, 1895. Alors que le procès d’Oscar Wilde occupe les colonnes de la presse londonienne, la jeune Betty découvre une aristocratie hypocrite qui met à mal sa bonne éducation. En entrant au service des Trengove en tant que gouvernante, elle se rend rapidement compte qu’un secret pesant, lié à la présence de William Goodfeather – étudiant en arts à la Royal Academy – vient perturber l’équilibre de cette famille de bonne réputation. Lors d’une des célèbres soirées de Lady Trengove, Betty fait la connaissance du capitaine Ashby, qui partage son sentiment quant à la double morale de la noblesse anglaise…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Séma Editions pour cette jolie proposition via SimPlement. Il est inutile de revenir sur mon parcours sur cette plateforme mais je la conseille à tous. Elle est vraiment top !

De mémoire de Pauline, je pense qu’il s’agit de mon premier coup de cœur chez Séma. Je suis vraiment agréablement surprise de trouver cet ouvrage chez eux. C’est fantastique ! Je louchais déjà sur La dramaturge de Gaëlle Magnier mais ici, la tentation était trop grande et comme le dit si bien Oscar Wilde (en anglais bien évidemment mais une traduction s’impose ;)) « Le seul moyen de se délivrer d’une tentation, c’est d’y céder […] »

Je vais essayer de vous parler de tout ce que j’ai aimé dans ce roman qui est un sacré coup de cœur ♥. J’ai adoré la trame historique : le procès d’Oscar Wilde en toile de fond. Une thématique historique qui va apporter une autre dimension au roman : une dimension homosexuelle très controversée au 19ème siècle.

J’ai dévoré le roman. On fait la rencontre de Betty, une jeune femme qui va devoir se débrouiller dans la vie pour trouver un poste et gagner sa vie. C’est chose faite dans la demeure des Trengove. La famille Trengove cache des secrets et Betty, en tant que gouvernante, va se trouver au cœur d’un tumulte. Le personnage de Betty est très attachant. J’ai beaucoup apprécié le fait qu’elle soit courageuse, qu’elle ne se laisse pas impression par un titre ou un rang. Elle sait d’où elle vient et sait où elle veut aller. Au sein de la maisonnée, Betty va vite prendre ses marques. Elle va se faire apprécier de tout le monde. Cependant, elle va vite comprendre que quelque chose ne tourne pas rond entre ces deux patrons : Les Trengove sont distants et méfiants. Rapidement, le secret va éclater et propulser Betty dans une aventure dont elle sortira changée pour toujours.

Betty va faire la rencontre de plusieurs personnages qui vont venir bercer cette intrigue. Dans un premier temps, le capitaine Ashby qui va lui faire découvrir les plus belles choses de la vie. William Goodfeather, un jeune peintre qui va venir faire trembler la maisonnée des Trengove mais aussi Lady et Lord Trengove qui vont mettre en place une autre dimension dans cette intrigue.

Le titre « double morale » est assez mystérieux mais l’auteure nous apporte toutes les informations nécessaires à la compréhension de ce titre. J’ai trouvé ça brillant. On se rend rapidement compte que l’auteure sait de quoi elle parle. Ayant fait une thèse sur Oscar Wilde, elle vient apporter ses connaissances par parcimonie. Cela apporte vraiment beaucoup à cette romance historique. Ce roman ne peut pas se réduire à la classification « romance », on y trouve aussi une fresque sociale, un fond historique intéressant et aussi une aventure.

Une chose est certaine, ce roman m’a énormément plu avec tout ce qu’il apporte en termes d’informations et de péripéties. Les personnages sont très bien construits, l’intrigue rondement menée, les décors intelligemment plantés. Le tout étant sublimé par une plume incisive, intelligente et véhiculant les émotions d’une manière formidable. J’ai apprécié le parti pris de l’auteur sur les thématiques abordées et la manière dont les personnages réagissent face à ces dernières.

En définitive, je ne peux que vous conseiller de plonger dans ce roman qui sait captiver son lectorat. Je ne connaissais pas la plume de Gaëlle Magnier mais ce qui est certain c’est que je replongerai rapidement dans un autre univers proposé par l’auteure. La dramaturge me tente beaucoup. Je remercie une nouvelle fois les éditions Séma pour l’envoi et la proposition de lecture.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Les thématiques abordées dans la noblesse du 19ème siècle.
  • Le personnage de Betty que j’ai trouvé remarquable.
  • La plume de l’auteure que j’ai franchement adorée !

5

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Put a ring on it: Tome 01 – Hold me today de Maria Luis

c-romance-hold-me-today-put-a-ring-on-it-1-maria-luis-webRésumé : Le fond du gouffre n’a jamais été aussi tentant. Du moins, c’est ce que je me dis alors que je négocie avec l’ennemi dans le but de le convaincre de rénover mon salon de coiffure. L’ennemi ? Nick Stamos, le frère aîné de ma meilleure amie. Il a le corps et le visage d’un dieu grec, mais sa personnalité aurait besoin d’un bon relooking aussi. Il est trop sérieux. Il suit les règles coûte que coûte. Et est-ce que j’ai mentionné le fait qu’il m’a déjà vue dans le plus simple appareil ? J’ai peut-être craqué sur lui pendant des années, mais le seul endroit où je veux le voir donner de sa personne désormais, c’est dans mon salon de coiffure. Sauf qu’il a besoin d’un service en retour… Une fausse petite amie. Et je suis assez inconsciente pour accepter.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Alter Real pour l’envoi de ce roman en service presse. J’avais envie de romance, j’avais besoin de romance. Le résumé était tentant, je n’ai pas hésité plus longtemps et j’ai fait la demande de ce service presse. Grand bien m’en fasse !

Alors là ! Quand il y a une intrigue qui mélange meilleur(e) ami(e), frères et sœurs et relations compliquées, je sors mon pop-corn et déguste les pages avec avidité. J’adore les complications, j’adore les bagarres avec ce petit goût d’interdit. C’est le genre d’intrigues dont j’ai besoin lorsque le temps n’est pas au beau fixe, que la vie n’est pas toujours simple et que j’ai besoin de me déconnecter.

Impossible de ne pas avoir la chanson de la grande Queen B dans la tête en lisant le titre de cette romance, non ? Alors, j’en remets une couche et j’espère que vous la chanterez toute la journée ! J

Je trouve que le résumé est assez parlant et qu’il n’y a pas besoin d’en ajouter à ce sujet. Simple et efficace, l’intrigue ne souffre pas de longueurs. La force de ce premier tome réside dans le duo de personnages principaux que l’on nous propose de découvrir.

Nick Stamos représente certainement l’archétype de l’homme parfait. J’ai découvert un personnage tellement beau et bien construit. Quand je dis qu’il est beau, il n’y a pas que physiquement parlant que ce jeune homme à certains atouts. J’ai beaucoup apprécié ne pas avoir un énième coureur de jupons qui, lorsqu’il parle, nous claque trois insultes sur une phrase. C’est vraiment très agréable. On sort des sentiers battus et j’aime ça. Pour une fois, c’est la figure féminine qui est un plus légère et j’ai trouvé ça très sympathique. Mina est notre personnage principal féminin qui va venir pimenter un peu tout ça.

Ce que j’ai apprécié, c’est le changement de comportement dès que ces deux personnages sont ensemble. En effet, ils se connaissent depuis des années puisque la sœur de Nick est la meilleure amie de Mina. Cela apporte une touche qui fait sourire : les réparties sont assez drôles. Mina n’a jamais été insensible au charme de notre dieu grec. Tiens… Encore quelque chose que j’ai apprécié ! Les origines grecques des personnages. Je trouve ça super chouette ! Cela vient apporter une petite touche d’exotisme et c’est très agréable. Cela permet, encore une fois, de sortir des sentiers battus. Nick va ainsi montrer une autre facette de lui qui ne laisse pas la lectrice que je suis de marbre.

L’auteure parvient facilement à équilibrer l’érotisme et la sensualité avec le reste de l’intrigue. Cela permet d’avoir une romance ancrée dans une réalité certaine mais cela laisse aussi une porte ouverte sur l’intrigue qui va proposer des thématiques assez modernes et originales. Je vous laisse lire ce premier tome pour que vous puissiez le découvrir.

J’ai apprécié pouvoir découvrir les personnages séparément mais aussi ensemble. L’alternance des points de vue permet de faire connaissance avec Nick et Mina mais aussi de comprendre un peu mieux certaines choses. Je trouve qu’ici, l’alternance des points de vue se justifie et permet d’avancer dans la lecture. Véritable page turner, j’ai trouvé que ce roman tenait ses promesses : on se sent bien, on lit quelque chose d’agréable et de bien construit.

La plume de l’auteure est une véritable découverte pour moi et j’avoue que je l’ai appréciée. C’est fluide, dynamique et moderne. Je pense que beaucoup de lecteurs et lectrices seront sous le charme de ces deux personnages qui sont vraiment la force et le moteur de ce roman. Ils apportent une touche de pep’s et de couleur tant ils sont différents. Mina va dynamiser un peu le récit tandis que Nick va nous permettre d’avoir une certaine stabilité dans la lecture.

En définitive, j’ai apprécié ma lecture qui n’est pas un coup de cœur mais qui reste très agréable. Je conseille ce premier tome et je lirai certainement la suite avec plaisir.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un duo coloré et très intéressant
  • Une plume dynamique et fluide
  • On sort des sentiers battus et ça fait du bien

Encore merci aux éditions Alter Real

4

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Anne de Green Gables de Lucy Maud Montgomery

mock-up-Anne-de-green-gables-scaledRésumé : Nouvelle traduction d’Anne, la maison aux pignons verts. Cheveux désespérément roux, visage constellé de taches de rousseur, Anne Shirley est une petite fille curieuse, pleine d’énergie, souvent perdue dans ses pensées, parfois d’une gravité solennelle, sans aucun doute intemporelle. Difficile de résister à ce petit bout d’humanité de onze ans parfaitement imparfaite, héroïne d’une série de romans qui a su conquérir des millions de lecteurs à travers le monde, Anne de Green Gables, écrit par Lucy Maud Montgomery, et dont le premier tome parut en 1908. Orpheline à l’esprit vif, à l’imagination sans bornes et qui adore employer de « grands mots », Anne se retrouve par erreur chez Marilla et Matthew Cuthbert qui attendaient un garçon pour les aider à la ferme. Féministe involontaire, romantique impénitente, elle est impulsive, dramatique, maligne, drôle, et telle une authentique naïve, elle va bousculer le calme et la monotonie de la vie à Green Gables, en semant partout joies et rêveries, en dénichant la beauté dans les moindres recoins, en ne s’exprimant qu’en points d’exclamation, même dans « les affres du désespoir ». Parce que l’existence d’Anne a aussi une face sombre, hantée par la mort de ses parents et les abandons, qui lui donne son énergie folle, parfois hallucinée, et qui rend son idéalisme et son indignation si poignants et si convaincants. Si le regard d’Anne transcende le monde sur lequel il se pose, Anne de Green Gables, c’est la transformation magique, presque mystique, que seul l’amour peut opérer sur les hommes et les femmes. C’est l’histoire d’une petite fille qui parvient à se faire aimer de tous et de nous les premiers. Écrit par une femme à une époque où tout était contre elle, refusé par de nombreux éditeurs, rangé dans une boîte à chapeaux pendant des années avant d’être exhumé et enfin publié avec un succès immédiat, adapté des dizaines de fois (cinéma, théâtre, radio, et récemment sur Netflix, « Anne with an E ») et aimé par des générations et des générations de lecteurs (vendu à plus de soixante millions d’exemplaires), Anne de Green Gables de Lucy Maud Montgomery est un hymne à la joie, à la persévérance et au pouvoir de l’imagination. Magnifiquement écrit, construit autour d’une héroïne parfaitement imparfaite, féministe involontaire et romantique impénitente, ce roman empreint de poésie, d’humour et de douceur est bien plus que la vie d’une orpheline qui va bousculer le calme et la monotonie de son nouveau foyer. C’est un autre monde, fait de couleurs chatoyantes, d’une nature enchanteresse et d’idées saugrenues qui se déploie à travers les yeux de l’incroyable Anne Shirley. Littérature solaire et intemporelle, Anne de Green Gables est une parenthèse magique, un souffle chargé d’énergie et d’enthousiasme, un élan à vivre pleinement nos amitiés et nos passions.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Monsieur Toussaint Louverture ainsi que Babelio pour l’envoi de ce roman. La maison aux pignons verts était une de ces lectures que je voulais faire. Un bon classique que je voulais lire. J’ai donc sauté sur l’occasion lorsque Babelio me l’a proposé.

Dans un premier temps, sachez que l’objet livre est juste magnifique. J’ai mis mon nez dans  Anne with a E  qui est une adaptation cinématographique de ce roman sur Netflix. J’avais beaucoup apprécié même si, par moments, Anne me sort par les yeux avec ses monologues, ses réflexions et son attitude. Le roman est magnifique, très agréable à lire et formidablement mis en forme. Le livre est aussi attirant que son contenu.

J’avais cette crainte avec ma lecture. Cependant, j’ai beaucoup plus apprécié Anne dans ce roman. Anne Shirley est une petite fille pleine de vie mais aussi pleine de rêve. Pour elle, la fiction dépasse la réalité. Elle voudrait un monde rose, plein de poésie, de lectures et d’imagination. Cependant, lorsqu’elle arrive chez les Cuthberth, elle va se prendre une réalité en pleine figure qui va faire mal. Orpheline, elle arrive dans la maison aux pignons verts par erreur. Attendant un garçon de ferme, les Cuthberth vont la découvrir. Anne la bavarde, Anne et ses monologues, Anne est sa poésie, les hyperboles et sa vision rêveuse de la vie.

Le regard de notre jeune protagoniste sur la vie de manière générale est assez formidable. En effet, elle essaye de trouver le bon chez chacun d’entre nous. Je suis certaine qu’elle parviendrait à pardonner les pires choses que les hommes sont capables de faire.

Rapidement, Anne va être aimée de tout le monde. Le lecteur est spectateur de ce changement. Petit à petit, elle va entrer dans la famille Cuthberth et aussi dans leurs cœurs.

J’ai beaucoup apprécié ce classique qui peut être lu par les plus jeunes et les plus adultes. La plume est abordable, l’intrigue aussi. C’est un très bon classique que je recommande chaudement. C’est un roman dans lequel on peut trouver un côté initiatique. En effet, Anne va devoir se frotter à des obstacles et à des idées reçues. Je trouve que la manière dont elle fait face est pleine d’émotions et de force. Le personnage d’Anne mériterait vraiment de pouvoir être étudié en cours de littérature. Ses monologues sont formidablement littéraires. Qu’on soit d’accord ou non avec Anne, on ne peut pas ne pas l’apprécier ne serait-ce qu’un peu.

« Il y a tellement d’Anne différentes en moi. Parfois, je me dis que c’est pour ça que je suis si pénible. Si j’étais une seule et unique Anne, ce serait vraiment beaucoup plus simple – mais aussi bien moins intéressant. »

Les personnages secondaires sont riches, fouillés et charmants. On s’attache à tout le monde. Même s’ils ont leurs qualités et leurs défauts, j’ai trouvé Matthew et sa sœur adorables. J’ai apprécié l’évolution de tous les personnages.

La plume est belle, délicate et véhicule toutes les émotions sans faille. J’ai trouvé l’idée bonne. Bon, je ne vais pas vous cacher que certains passages sont un peu longs pour moi. Les monologues sont des monologues un peu trop détaillés pour moi. Mises à part ces longueurs, j’avoue que j’ai fortement été surprise par ma lecture. Quelle belle découverte !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une plongée au cœur de la maison aux pignons verts et dans un classique qui mérite d’être lu !
  • Le panel de personnages que j’ai apprécié découvrir. Ils sont riches et fouillés. J’aime ça !
  • Les décors et les descriptions faites au travers les yeux d’Anne.

4.5

16

Ghost Love de Loïc Le Borgne

51V+D8hO+hLRésumé : La vie de Mathis a pris un tournant bien sombre depuis que son frère s’est tué en voiture. Oscillant entre soirées alcoolisées avec sa bande d’amis et job étudiant au journal du coin, son été s’étire dans la chaleur et la culpabilité. Il dérive jusqu’à Éléonore, jeune femme pleine de charme et de mystères. Ses goûts, ses paroles, ses passions s’accordent à merveille à ceux du jeune homme, bien qu’elle refuse tout contact physique… Sans cesse ramené au manoir abandonné du coin, Mathis s’embarque dans une histoire qui le dépasse, mais qui pourrait bien l’aider à panser quelques plaies.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Jérôme et les éditions Naos pour l’envoi de ce roman que j’attendais avec tellement d’impatience ! J’ai plongé dans Ghost Love comme si je n’avais rien à perdre. J’ai eu raison ! Quelle belle découverte ! Quelle lecture !

Comme vous le savez, dès qu’il y a une romance, je fonce. Ici, on trouve une romance fantastique et franchement, elle est très bien maitrisée ! L’auteur a trouvé l’équilibre parfait entre réalité et fiction mais aussi entre romance et action.

On fait la rencontre de Mathis, un jeune homme très attachant. Il a perdu son frère dans un accident de voiture : son meilleur ami, sa famille, son repère. La vie sans son frère est différente et compliquée. Sa vie est morne jusqu’à ce qu’il fasse la rencontre d’Eléonore. Elle vient éclairer la vie de Mathis au point qu’il en oublie ses soucis. Elle est belle, hors du commun et tellement différentes des filles fades que Mathis côtoie. Pigiste dans un journal le temps d’un été, Mathis va se battre avec Eléonore pour qu’un promoteur ne détruise pas le manoir de sa ville, là où il a l’habitude de trainer avec ses amis.

J’ai beaucoup apprécié le personnage de Mathis qui est un jeune homme blessé par la vie mais surtout calme et réfléchi. J’aime ce genre de personnage. J’ai beaucoup apprécié Eléonore pour le côté mystérieux qu’elle apporte à l’intrigue. Il m’est difficile de vous parler de l’intrigue sans vous en dévoiler une partie. Je vous conseille donc, si vous êtes un lecteur ou une lectrice adepte de la romance fantastique, de plonger dans cet univers.

On a aussi une dimension historique qui se met en place avec le personnage d’Alice Heine. Deuxième femme du prince Albert 1er de Monaco. Elle finira recluse dans son château reniée. Elle va finir par s’entourer des plus grands esprits français : entre littérature et philosophie, Alice Heine s’entoure de noms qui ne nous sont pas inconnus : Hugo, Proust… Elle a inspiré plus d’un de ces auteurs qui sont devenus ses amis. C’est son château que les jeunes de notre époque vont essayer de sauver d’un parc d’attraction.  J’ai beaucoup apprécié cette thématique du sauvetage du patrimoine. En effet, je trouve que cela n’est pas assez présent dans nos lectures. De plus, c’est très original de retrouver cette thématique dans une romance dite paranormale. J’ai trouvé cela très bien amené et construit. L’impulsion de la dimension fantastique se fait avec Eléonore et Alice Heine. Bien entendu avec le titre, on sait très bien que l’on va parler de fantôme mais je ne vous en dis pas plus…

Si j’ai apprécié la dimension fantastique de ce roman, j’ai trouvé quand même deux petits points qui ne m’ont pas forcément convaincue à 100%. Dans un premier temps, j’ai trouvé la séance de spiritisme assez attendue. En effet, Mathis et ses amis se lancent dans une partie d’ « esprit es-tu là ? » au début de l’intrigue. J’ai trouvé cette idée un peu trop attendue malheureusement. Dans un second temps, pour moi, la romance s’installe de manière trop rapide et abrupte dans cette histoire. Cela arrive trop rapidement pour que ce soit totalement crédible.

La plume de Loïc Le Borgne est très agréable. Je trouve que le roman ne souffre pas de longueur. Il se lit très rapidement et de manière très agréable. J’avoue qu’au départ, je me suis demandée où l’auteur allait nous amener. J’ai fait une petite pause au bout de 50 pages… Une fois la lecture reprise, j’ai mis mon nez dans ce roman sans pouvoir arrêter ma lecture. J’ai complètement adoré la dimension historique.

En définitive, j’ai beaucoup apprécié ma lecture. Les personnages de Mathis, Eléonore et Alice sont très agréables. Je les trouve bien construits et ils apportent de la matière à l’intrigue. De plus, l’intrigue est très équilibrée : entre romance et fantastique, j’ai apprécié le fait que l’on soit ni noyé par l’un ni par l’autre. J’ai apprécié le contexte historique ainsi que les personnages qu’il amène. Malgré quelques facilités, on se trouve dans une ambiance romantique que j’ai beaucoup appréciée. La plume de Loïc Le Borgne vient sublimer l’ensemble. Bravo à l’auteur pour ce roman tout en finesse et délicatesse.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un panel de personnages très sympathique. J’ai adoré Eléonore, Mathis et Alice.
  • Le contexte historique est très agréable. Cela apporte beaucoup au roman.
  • La thématique de la sauvegarde du patrimoine que j’ai trouvé intelligemment amenée et très originale dans ce genre de littérature.

4

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Mes réceptions #14

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Hello, on se retrouve pour mes réceptions de la semaine dernière =)
~ Services presse ~ 

~ Achat personnel ~

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Et voilà pour moi ! Je remercie chaleureusement les éditions Crin de Chimère et Catherine Beaugrand
Et vous qu’avez vous acheté de beau? ♥ 
21

Bilan mensuel d’octobre 2020

Salut tout le monde ! 🙂

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On se retrouve un peu tardivement, j’en suis navrée, pour le bilan mensuel d’octobre. La fin d’année est rude, éprouvante et je n’ai malheureusement plus autant de temps pour le blog. Mais ne vous en faites pas! Je lis toujours autant (: Il faut juste que je revois mon organisation.
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Bilan Livresque
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Services presse et Comités

Voici donc 17 lectures en service presse ainsi qu’une lecture pour un comité de lecture. Pas de lectures personnelles pour moi ce mois-ci, on fera mieux en novembre 😀

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Top & Flop
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TOP

J’ai lu mieux…

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Les petits rendez-vous chez Satine =)
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A bientôt 🙂
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Mademoiselle Déjazet d’Anne Sophie Nédélec

xcover-5431Résumé : Pénétrez dans les coulisses du théâtre du XIXè siècle…Treizième enfant d’une famille modeste, Virginie Déjazet débute sur les planches à l’âge de cinq ans, sans se douter du destin exceptionnel qui l’attend. Tout de suite, le théâtre devient sa passion et son mode de vie. De scènes provinciales en salles parisiennes, elle trace peu à peu son chemin au milieu des intrigues de coulisses et des rivalités du Boulevard du Crime. Son physique androgyne, qui la destine à interpréter les rôles de jeunes garçons dans les vaudevilles, ne l’empêche pas de multiplier les conquêtes amoureuses. Femme de tête et femme de cœur, Virginie Déjazet se forge une devise « Bien faire et laisser dire ». Mais comment rester soi-même dans un milieu où la concurrence est rude et se joue dans le lit des directeurs de théâtre ? Côtoyant l’élite intellectuelle de l’époque et parvenue au sommet de sa gloire, Virginie Déjazet achète son propre théâtre, lance Victorien Sardou, encourage Rachel et Sarah Bernhardt… avant d’être balayée par les soubresauts d’un siècle tourmenté.

Le rideau n’attend plus que vous pour se lever sur l’histoire vraie de Virginie Déjazet, la petite comédienne qui tutoya les étoiles…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Anne Sophie Nédélec pour l’envoi de son roman. En effet, j’ai carrément craqué pour ce résumé. Cela faisait longtemps que je n’avais pas plongé dans une biographie.

Connaissez-vous Virginie Déjazet ? Personnellement, avant de lire ce roman, je ne la connaissais pas. En sortant de ma lecture, j’ai l’impression qu’elle est une amie proche… Preuve que ce roman fonctionne très bien !

De nature curieuse, je suis allée faire un petit tour sur notre ami wiki… Voilà les quelques mots introductifs que l’on peut trouver sur cette femme : « Pauline Virginie Déjazet née le 30 août 1798 à Paris et morte le 1er décembre 1875 à Belleville, est une actrice française. Elle a donné son nom au théâtre Déjazet, dont elle fut la propriétaire de 1859 à 1870. » Bien entendu, cette introduction va laisser place à des kilomètres d’explications mais qui peuvent paraitre un peu trop scolaires. Je vous propose de plonger avec moi dans l’univers d’Anne-Sophie Nédélec, une auteure qui va mettre en lumière ce personnage formidable d’une manière intelligente et merveilleuse.

On va faire la rencontre de Virginie Déjazet, une femme dont la carrière est toujours présente mais les années les plus glorieuses sont passées. Virginie à 70 ans. Elle est toujours là où elle se sent le mieux : sur les planches. Actrice, cette amoureuse du théâtre va remonter le fil de ses souvenirs et de sa vie en compagnie de son lectorat. Quelle délicieuse manière de nous parler de soi ! Les souvenirs : lointains, plus proches, nets ou flous, on va partir d’un petit point, d’une petite anecdote pour se plonger dans la vie de cette femme qui a eu une vie formidable et trépidante.

« Notre époque… Quelle époque ? J’ai vieilli, mais je veux être encore de mon temps ! Je ne suis pas de ces personnes âgées qui se complaisent dans l’évocation des vieux souvenirs, relisant encore et toujours les plus belles pages de leur vie jusqu’à ce qu’elles soient si bien délavées qu’ils doivent les réécrire en trempant leur plume à l’encre dorée de leur imagination. Le « c’était mieux avant » n’est pas pour moi. »

Rapidement, on comprend que Virginie est une petite fille qui baigne dans l’Art : danse, comédie, théâtre, cette jeune femme va grandir, connaitre les difficultés du métier d’actrice et va s’acharner pour arriver à décrocher des rôles plus prestigieux, de plus grande envergure, avant de devenir une célèbre actrice.  Sa vie n’a pas été simple, on le comprend mais Virginie apparait comme une personne forte et courageuse qui ne baisse jamais les bras. C’est un personnage fort qui va mener à bout de bras l’intrigue de sa vie.

On va aussi comprendre que l’on ne peut pas réduire Virginie à son métier. Elle est aussi animée par la passion. Ainsi, on va la connaitre aussi à travers le spectre des hommes qui ont bercé sa vie. L’âge d’or de Virginie Déjazet va lui permet de susciter l’émoi, la tentation, la séduction. Superbe femme, elle va connaitre la gloire. Les années passant, elle va comprendre que ces rôles qu’elle aimait tant ne lui correspondent plus forcément.

La célébrité ne fait pas tout. Virginie Déjazet va l’apprendre en vieillissant. Elle, toujours bien accompagnée, va se retrouver, au fil des ans, à perdre des amis qu’elle pensait sincères et proches. Cette biographie romancée est une belle leçon de vie. On sent toute l’humilité qui anime Virginie Déjazet. C’est toujours sur le ton de la confidence que le lecteur va apprendre à connaitre cette actrice. On a l’impression d’être autour d’un bon thé fumant et de discuter avec une amie, une vieille connaissance sur qui l’empreinte du temps n’a pas eu  d’incidence. C’est beau, émouvant et sincère.

A travers le personnage de Virginie Déjazet, j’ai aussi fait la rencontre de la plume d’Anne-Sophie Nédélec que je ne connaissais pas. J’ai adoré. Clairement. Cette biographie ne souffre d’aucune fausse note : aucune longueur, aucune faute (que c’est appréciable !) ainsi qu’une plume maitrisée qui va nous propulsé avec une facilité déconcertante dans cette fin du 18ème siècle au cœur de la vie de Virginie Déjazet.

Au-delà d’en apprendre plus sur notre personnage principal, le contexte artistique et historique est mis en avant et cela n’est pas pour me déplaire. Le monde de l’art est rude et semé d’embûches. Le monde du théâtre ne fait pas exception à la règle. C’est dur, cruel mais aussi beau et fort. C’est vraiment un aspect de ce roman que j’ai beaucoup apprécié. N’oublions pas non plus la place de la femme dans ce siècle qui ne la voit que comme une femme au foyer, une mère nourricière ou une prostituée. C’est très intéressant d’avoir un regard sur cet aspect social dans cette histoire.

Bravo à l’auteure pour cette œuvre. C’était une parenthèse intéressante et très belle. En ces temps incertains, c’est plus qu’appréciable !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • J’ai découvert Virginie Déjazet : j’ai apprécié ma rencontre !
  • La plume de l’auteure que j’ai trouvé belle et poétique
  • Le contexte historique et social apporté par cette histoire

4

29

Fallait pas de Jocelyne Bacquet

xcover-6265Résumé : Quel écrivain en mal d’éditeur ne s’est pas dit à lui-même ou sur le ton de la blague au cours d’une conversation entre amis, qu’il ne comprenait vraiment pas que l’on refuse partout son manuscrit, pourtant si parfait ? Ou qu’il irait personnellement étrangler le prochain éditeur qui oserait lui envoyer une réponse négative ? Mais de là à passer à l’acte, il y a un fossé aux tailles abyssales, que le personnage de ce livre ne va pas hésiter à franchir. Comment passer du statut d’écrivain à celui d’ennemi public numéro un ? Beaucoup plus simple qu’on ne pourrait le croire… Le méchant de service emmènera dans son sillage deux inspecteurs qui vivaient jusque-là aux antipodes l’un de l’autre, une libraire à la mémoire étonnante, un agent peu banal, mais aussi un chien attentif, quelques chats psychopathes, des boîtes de biscuits, un bébé émouvant et une réceptionniste aux facettes multiples, le tout évoluant au milieu de relents de vengeance et de rancœur.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Jocelyne Bacquet pour l’envoi de son roman. J’étais ravie de recevoir ce roman dont le résumé est juste… Exceptionnel ! J’aime beaucoup l’originalité de ce résumé. Comme j’évolue dans ce monde en tant que bloggeuse, j’ai trouvé l’idée très bonne.

L’auteure, dès le départ, nous propose une construction que l’on a déjà vu mais que je n’aime pas forcément. On va alterner entre le point de vue de notre tueur et d’un autre côté celui des enquêteurs. J’avoue que j’ai une forte préférence pour suivre une enquête policière seulement du côté des enquêteurs. J’ai plutôt tendance à fuir ce genre de construction parce que je n’aime pas être du côté des vilains tueurs. Ici, j’ai été agréablement surprise par le travail de Jocelyne Bacquet qui propose un roman réfléchi, intelligent et bien écrit. Ces chapitres où l’on suit le meurtrier sont assez bien ficelés. J’ai toujours une préférence pour une construction dite « classique » mais cela m’a moins dérangée que d’habitude.

Du côté des personnages, j’ai eu du mal à m’attacher à notre tueur mais j’ai apprécié cette thématique de la vengeance et surtout de voir comment le mal peut s’emparer de quelqu’un. Le refus de trop et notre personnage bascule dans la folie. Même si je ne cautionne aucunement ses actes, j’ai trouvé que l’auteure a pris un angle intéressant et proposant une évolution assez intéressante de ce personnage qui m’a dégoutée de plus en plus. C’est original. En revanche, je me suis beaucoup attachée aux personnages qui viennent bercer l’enquête. J’espère retrouver nos attachants enquêteurs dans une nouvelle intrigue policière.

L’auteure brode son intrigue d’une manière intéressante. Dans un roman policier, il vaut mieux avec une histoire sans longueur. Ce n’est pas une chose évidente parce qu’il faut poser le cadre, l’ambiance et expliquer la genèse des personnages. Jocelyne Bacquet y est parvenue au  haut la main ! Le roman ne souffre d’aucune longueur. De plus, le rythme est haletant grâce à ce changement de point de vue ainsi qu’aux chapitres courts et incisifs. C’est vraiment ce qu’il faut pour une enquête policière. En tant que lectrice, j’ai été happée jusqu’au bout de ma lecture.

J’ai apprécié l’originalité de l’angle pris et de mettre en avant la folie de l’homme face à la pire des choses à encaisser : le refus et le rejet. C’est difficile de gérer ces deux choses. C’est dans la nature humaine de se sentir humilié dans ces moments. L’auteure va pousser cette idée jusqu’à son paroxysme. Comme quoi, les écrivains ne sont pas tous des petits anges !

Je ne vais pas vous dire que je n’ai pas aimé le roman de Jocelyne Bacquet, je n’ai pas envie de finir enterrée dans la forêt près de chez moi… Non, je rigole. Je ne vous dirais pas que je ne l’ai pas apprécié, ça serait mentir. J’ai eu un peu de mal à me lancer dans les premiers chapitres mais une fois cette alternance de point de vue apprivoisée, j’ai trouvé cela très agréable et intéressant. La plume de Jocelyne Bacquet est très dynamique et fluide. Je trouve qu’elle porte le roman d’une manière très intéressante ! Comme dans chaque enquête, il y a un panel de personnages conséquents, j’avoue que je n’ai pas retenu tous les noms mais certains personnages sont marquants. La rencontre avec notre sociopathe est assez directe mais pourquoi pas !

Je tire mon chapeau à l’auteure pour ce roman, j’ai beaucoup apprécié l’originalité des thématiques, du traitement de ces dernières. J’ai aussi grandement apprécié le coup de pied que Jocelyne Bacquet vient mettre à la construction un peu poussiéreuse des personnages et de l’enquête policière. On est surpris et propulsé dans un tourbillon d’originalité.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un panel de personnages intéressants
  • Une plume très sympathique
  • Un cadre et une ambiance très bien construits

4.5