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Miss Erington, Noël et autres désastres de Liv Fox

xcover-6554Résumé : Un Noël pas comme les autres en pleine Régence anglaise… Novembre 1817. Rien ne va plus pour Miss Eleanor Erington ! À quelques semaines de Noël et de son dix-huitième anniversaire, son père lui annonce que contrairement à leur habitude, ils ne passeront pas Noël au superbe domaine de Moorsbury, mais bien au fin fond du Devonshire aux côtés de l’exécrable famille Hunt. Abattue de devoir célébrer Noël et passer les fêtes de fin d’année en compagnie d’un mufle comme Henry, le fils des Hunt, elle s’oppose farouchement à ce voyage, mais son père ne lui laisse pas le choix. À son arrivée à Thornhall, Eleanor est forcée de reconnaitre que le domaine est somptueux, les domestiques accueillants et les hôtes charmants. Le seul point d’ombre planant sur les festivités qu’elle aime tant se nomme Henry. Le jeune homme, saisissant la moindre occasion pour l’agacer et la faire réagir, n’a de cesse de la pousser dans ses retranchements. Là où leurs joutes verbales amusent leurs parents, Eleanor n’y voit qu’une chose : une guerre ouverte ! Seulement, malgré tous les mauvais côtés qu’elle trouve à Henry, force est de constater qu’il a bon fond. Il semblerait même que, parfois, son regard sur elle ne regorge pas de haine. De balades au village pour assister à la foire de Noël aux préparations des décorations pour les douze jours des fêtes à venir, Eleanor découvre Thornhall et Henry sous leur meilleur jour. Mais doit-elle se laisser amadouer ou, au contraire, camper sur ses positions ? La venue pour les fêtes de Madame Fenton et de ses deux filles dont l’une est follement éprise d’Henry, risque fort de mettre le feu aux poudres…

~ Service presse ~

Quoi de mieux que de terminer mon année livresque avec une lecture dans mon genre préféré ? En avant pour une romance historique qui prend les traits de Miss Erington et de Henry Hunt ?

Je me suis régalée ! C’est une romance historique parfaite pour la saison puisque l’on touche à la période de Noël. Je suis vraiment contente de terminer mon année sur une note positive. Il est vrai que j’ai pris le temps pour me plonger dans cette romance mais franchement, elle en vaut la peine.

On suit les aventures d’Eleanor (j’adore tellement ce prénom) qui va voir ses traditionnelles fêtes de Noël bouleversées par son cher père. Direction le domaine de Moorsbury, propriété des Hunt : une famille notable du Devonshire. Eleanor a quelques a priori : le fils est froid comme la glace et Lady Hunt est hautaine. Superbe moment en perspective ! A regret, Eleanor tourne le dos à sa cousine adorée, à ses traditions et sa joie de Noël retombe comme un soufflet.

Arrivant sur ce merveilleux domaine avec de gros a priori, Eleanor n’a pas fini de se rendre compte réellement des choses qui se passent à Thornhall. Elle va vite comprendre que l’habit ne fait pas le moine et qu’il ne faut pas se hâter à se faire son avis sur les personnes qu’on ne connait que trop peu.

J’ai beaucoup apprécié les figures masculines dans ce roman : qu’il s’agisse de Henry et de son père ou encore du père d’Eleanor. Il n’y a pas une once de méchanceté dans ce roman. On a des personnages piquants qui font rire, qui sont humains, qui ont leurs qualités et leurs défauts. On se sent bien à leurs côtés. J’ai eu un gros coup de cœur pour le personnage d’Eleanor qui est bourré de qualités et de talents mais qui ne se rend compte de rien : elle dessine à merveille, elle chante à merveille, elle cuisine divinement, elle est polie, courtoise, intelligente mais ne se laisse certainement pas marcher sur les pieds par l’arrogant Henry. Elle aime tout le monde et essaye que tout soit pour le mieux pour tout le monde. Cela la rend encore plus touchante. Je l’ai beaucoup apprécié. J’ai aussi beaucoup aimé sa gentillesse et sa générosité, j’ai aimé la relation qu’elle entretient avec son père. Bref, c’est un carton plein pour moi. On va suivre Eleanor dans sa découverte du domaine et, de manière générale, son séjour au sein de la demeure des Hunt.

La seule petite chose qu’il m’a manqué dans ce roman, c’est le point de vue de Henry. En effet, c’est le personnage masculin principal de l’histoire et on ne le perçoit qu’à travers les yeux d’Eleanor. En effet, j’aurais aimé avoir ses pensées de ce personnage et de voir comment il perçoit les choses.

L’intrigue est très bien ficelée, j’ai beaucoup apprécié ce que j’ai lu. Je ne connaissais pas la plume de Liv Fox bien que j’ai plus d’une fois louchée sur plusieurs de ses ouvrages. J’ai trouvé que l’auteure a vraiment fait un excellent travail. En effet, les détails sont là, c’est précis, c’est beau. On passe d’excellentes fêtes de Noël grâce à la précision des mots de l’auteure, grâce à la construction des personnages et à leurs psychologies fines. C’est vraiment un très bon moment de lecture qui vous attend. Je trouve que l’équilibre est parfait entre le sérieux de l’intrigue et les moments plus détendus. Je pense à la bataille de boules de neige ou encore la maladresse de notre personnage principal… C’est vraiment très sympathique. On sent toute l’ambiance de Noël dans ce roman grâce à ces détails.

En définitive, ce roman frôle le coup de cœur. C’est vraiment magnifique. Bravo à Liv Fox pour ce superbe roman qui transpire la tradition des romances historiques. On se sent bien avec les personnages et on y trouve notre bonheur. Eleanor porte ce roman à bout de bras de manière merveilleuse. Je me suis sentie aussi bien que dans les univers de Julia Quinn, de Lisa Kleypas ou encore d’Eloisa James. Liv Fox a fait très fort! Bravo

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un personnage principal piquant et très humain
  • Les descriptions et le train de vie décrits. J’adore cela !
  • La plume de l’auteure que j’ai trouvée remarquable

4.5

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Hopeless romantic – Tome 01 : lies de Sissie Roy

jvHNu2P7MUthd6QKff8CPNiiVYwRésumé : Lacey Jenkins, fille d’un célèbre musicien, baigne dans le monde de la musique depuis sa tendre enfance. Enfin, tendre n’est peut-être pas le mot. Il y a dix ans elle a créé son groupe, Hopeless Romantic, qui aujourd’hui est sur le déclin. Pour lui donner un nouveau souffle, Gerry, leur manager, fait appel aux frères Combs, très réputés dans le monde fermé de la musique. Si Aaren accepte avec plaisir, James compte bien de ne pas céder à la pression. Après tout, quand ils étaient au fond du trou, personne n’est venu les aider ! Il n’a pas l’intention de se plier aux caprices d’une fille à papa. Mais tout se sait dans ce monde, y compris les mensonges. Vont-ils arriver à travailler ensemble ? Quand la vérité éclatera, Lacey arrivera-t-elle à la supporter ? Et James, a-t-il pris part à tout cela ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Evidence Editions pour l’envoi de ce service presse. Sissie Roy est une auteure que j’ai croisé avec le premier tome de Together (et d’ailleurs, je vous écris bientôt à propos du deuxième tome). Sa plume m’ayant bien plu, j’ai décidé de poursuivre ma découverte avec Hopeless romantic.

Hopeless romantic met en scène Lacey Jenkins, une jeune femme chanteuse et musicienne qui est célèbre grâce à son groupe de musique. Seulement, Lacey a un père musicien connu dans le monde entier. Il est dur de se faire sa place dans le monde de la musique lorsque son père est passé avant. On ne sait pas si on est pris pour son talent ou pour l’influence de son père. Lacey n’a pas de bons rapports avec son père qu’elle a plus vu et entendu lors de ses concerts qu’autour d’une table pour le repas. Intransigeant et perfectionniste, il n’a pas peur de blesser ses filles pour qu’elles donnent le meilleur d’elles même.

Lacey est donc le leadeur de son groupe Hopeless romantic. Avec sa sœur, son petit copain et son meilleur ami, ils sillonnent depuis des années les salles de concert. Cependant, ils le sentent, ils sont sur le déclin. Lacey ne sait plus qui elle est ni ce qu’elle veut vraiment. Si la musique a une place très importante dans sa vie, son métier ne la porte plus comme avant, il lui manque quelque chose. Il semblerait que la petite flamme se soit éteinte… C’est à ce moment que les frères Combs vont apparaitre grâce au manager des Hopeless romantic. Ils sont là pour donner un coup de main et par la même occasion une image un peu moins terne du groupe. Aaren et James sont deux frères assez différents mais qui vont ajouter une sacrée dose de piment dans l’équipe. James ne veut pas céder à la pression alors qu’Aaren est plus ouvert à la discussion. Celle qui va repousser James et Aaren d’emblée, c’est Lacey. James va se montrer plus qu’incorrecte avec elle et mettre le feu aux poudres. Une relation ennemies to lovers va alors se mettre en place entre les deux.

Dans l’ensemble, l’idée m’a beaucoup plu. Je pense qu’il y a certains passages un peu trop rapides pour moi (je pense à la mise en place de la relation particulière entre James et Lacey) mais sinon, j’ai beaucoup apprécié ce premier tome qui donne envie de connaitre la suite. Même si Lacey et James sont les personnages les plus importants de ce premier tome, je trouve que Sissie Roy laisse de la place  tous les personnages sans forcément se focaliser en totalité sur la romance. En effet, le monde de la musique est assez bien exploité dans ce premier tome : les enregistrements, les conflits entre membres du groupe mais aussi les contrats, la manipulation, l’abus de confiance… Je trouve que tout est très bien dosé et intelligemment mis en place. Je vous avoue que le premier tome se termine sur un cliffhanger de malade et que j’ai bien envie de savoir la suite ! Il fera partie de mes prochaines demandes de service presse.

J’ai apprécié aussi les obstacles que Lacey va devoir traverser. Au-delà des relations personnelles qu’elle tisse dans ce roman, j’ai aimé aussi la remise en question à travers une quête identitaire. Il est dur de vivre dans l’ombre de quelqu’un notamment lorsqu’il s’agit de son père. Cette idée d’une relation très difficile entre un père et ses filles et assez sympathique et propose quelque chose d’original avec le monde de la musique qui vient s’intégrer à tout cela.

James est un personnage bien construit. Sous l’attitude du parfait petit con, il reste un homme qui sait écouter et retranscrire les émotions des gens dans ses chansons. C’est très intéressant de comprendre la construction des personnages. J’ai aimé le découvrir et le connaitre un peu plus. J’ai trouvé sa relation avec Lacey assez ambigüe mais très bien construite. Tout n’est pas rose dans la vie et l’autre le montre très bien à travers la relation que James entretient avec Lacey.

La plume de Sissie Roy est très agréable ! A l’image de ce premier roman, elle est fluide et permet une bonne compréhension de l’intrigue. Malgré quelques moments trop rapides pour moi, on se retrouve avec une intrigue qui mêle les émotions à la musique, la quête identitaire à l’avenir d’un groupe. Bref, on se prend rapidement au jeu. Vivement le deuxième tome que je puisse connaitre la suite des aventures de Lacey !

03  bonnes raisons de lire ce premier tome :

  • Plonger dans le monde de la musique est très sympathique !
  • Le duo Lacey/James que j’ai beaucoup apprécié
  • La plume de l’auteure que j’ai trouvé très sympathique

4.5

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Le messager du Habsbourg de Coralie Winka

51S8ITKq7hL._SX195_Résumé : Après la mort de Charles le Téméraire en 1477, Marie, sa fille de dix-neuf ans, se retrouve seule à la tête du duché de Bourgogne qu’elle risque de perdre au profit du Royaume de France. Non seulement elle se trouve confrontée à l’avancée des troupes de Louis XI qui conteste son titre, mais elle doit aussi faire face aux habitants de Gand qui s’insurgent contre le coût des guerres incessantes. Lorsque les États Généraux retiennent la duchesse prisonnière dans son propre château, celle-ci peut heureusement compter sur le soutien de Clotilde, sa couturière, pour l’aider à transmettre un message à Maximilien de Habsbourg, le seul en mesure de la protéger face aux menaces qui la guettent. À cette fin, Clotilde n’hésitera pas à braver le danger pour entrer en contact avec Hans, un messager du Saint-Empire Romain Germanique en mission à Gand.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Coralie Winka pour l’envoi de son roman publié chez Gloriana. J’avoue que j’aime beaucoup la plume de Coralie Winka et plus particulièrement lorsqu’elle s’adonne au genre historique. J’ai adoré le roman qui se passait durant la seconde guerre mondiale. Ici, on change de période et de lieu mais cela reste très bon. Coralie Winka signe un superbe roman dont l’intrigue est rondement menée.

Qui dit roman historique dit… Histoire ! Vous êtes tous surpris, j’en suis certaine. Ici, on va s’intéresser au 15ème siècle et plus particulièrement à la période de la mort de Charles le Téméraire. La révolte gronde au duché de Bourgogne. La duchesse de Bourgogne se retrouve dans une situation délicate : entre la peur de la perte de son duché, les ennemis au premier rang pour la voir se casser la figure et son enfermement dans son propre château, elle va devoir compter sur Clotilde, sa couturière qui ne va pas hésiter une seule seconde à tout essayer pour la survie de la duchesse de Bourgogne.

Ce qui m’a beaucoup plu dans ce roman, c’est l’équilibre. L’équilibre entre Histoire et fiction, entre la romance et l’historique. Tout est pondéré, réfléchi et j’ai beaucoup apprécié cela. On sent toute la réflexion et le savoir de l’auteure. Elle nous le transmet sans aucun obstacle et c’est à cela que l’on repère les excellents auteurs de romans historiques. C’est vraiment un très bon point dans ce roman.

On va suivre Clotilde. A travers ses yeux, nous allons vivre un épisode historique que je ne connaissais pas mais qui reste très important. Marie de bourgogne, jeune femme, succède à son père alors que le pays gronde. Le peuple est en colère, rien ne se déroule comme cela le devrait. Avec Clotilde, on va être dans les « deux camps ». Ainsi, on va aussi bien vivre les décisions de Marie de Bourgogne que les réactions des habitants du duché de Bourgogne. J’ai beaucoup apprécié le fait que l’on soit des deux côtés. On ne laisse rien de côté ni au hasard. C’est top. Je trouve que l’idée de mettre Clotilde au centre de l’intrigue représente bien les deux côtés de l’intrigue : une couturière qui vit au sein de la vie politique du royaume. Elle est le lien entre la population et la duchesse. C’est très intéressant.

Clotilde, dans sa volonté de sortir le duché et Marie, par la même occasion, de cette situation délicate, va faire la rencontre de Hans qui est messager. Hans est un personnage que j’ai grandement apprécié pour la gentillesse qui émane de ce personnage. Hans inspire la confiance et la sympathie. Clotilde est un personnage aussi très fort, profond et intelligent. Cela permet d’avoir une intrigue riche qui va tisser plusieurs filons pour permettre une aventure palpitante. Fille de marchand, elle va se retrouve bien malgré elle dans les histoires de son père. Autre chose assez finement joué : Coralie Winka met en place l’aventure de Clotilde en lien avec Hans qui est le messager de l’empire de Maximilien de Habsbourg qui semble être l’homme de la situation. Ainsi, on va aussi pouvoir suivre l’histoire de Marie et de Maximilien.

J’ai trouvé que les relations étaient vraiment très bien traitées. C’est vraiment très sympathique. Au-delà de la relation amoureuse, il y a aussi de magnifiques liens entre Marie et Clotilde : les deux femmes sont proches et peuvent se dire les choses sans avoir peur d’un rang. Bien entendu, il va de soi que la politesse et la délicatesse sont de rigueur mais j’ai apprécié le fait que Clotilde s’exprime librement sur des sujets assez compliqués à gérer. C’était vraiment une jolie idée.

Il est vrai que le roman est tout en équilibre et finesse. J’ai apprécié que l’auteure n’en fasse pas de trop à ce sujet. Tout est mesuré et équilibré. On n’a ni trop de politique, ni trop d’action. On a un petit pied dans chaque thématique et le mélange est très sympathique.

En définitive, ce roman est une petite pépite aussi bien en termes de romance que de récit historique. Coralie Winka est une auteure que j’apprécie de plus en plus. Entre personnages savamment travaillés, décors somptueusement décrit ainsi qu’une intrigue intelligente et forte, Coralie Winka signe un roman à couper le souffle. Honnêtement, ce n’est pas une période que je retrouve aisément dans mes lectures et j’avoue que je n’y connais pas grand-chose mais ici, je suis comblée. J’ai beaucoup apprécié et cela me donne envie d’en savoir plus sur cette période historique. Le tout est sublimé par la plume de Coralie Winka qui est dynamique et fluide. Il est compliqué d’avoir une romance historique sans avoir de longueur mais l’auteure s’en sort haut la main. C’est vraiment top !

03 bonnes raisons de lire ce roman : 

  • Un équilibre certain qui fait plaisir à lire! 
  • Clotilde, un personnage que j’ai adoré. 
  • Le panel de personnages très intéressant 

5

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Un Noël hors du commun d’Emilie De Mot

121126418_337678164126040_6869669714772614465_oRésumé : Mollie, fan incontestée de Noël, célibataire et maman du petit Charly âgé de 9 ans n’a que quelques jours pour trouver un lieu de vacances pour faire rêver son fils. Grâce à l’aide de sa mère, elle trouve une opportunité incroyable : une semaine de vacances dans le village du père Noël. Lorsqu’elle croise la route d’Eden, son cœur palpite au rythme des chants de Noël. En revanche, elle n’avait pas prévu qu’elle serait pourvue d’une mission très spéciale : sauver Noël. Claus II réserve une surprise de taille à nos vacanciers, entre réel et imaginaire la frontière est souvent mince. Mollie parviendra-t-elle à sauver Noël ? Parmi les cadeaux sous son sapin, trouvera-t-elle un beau brun pour lui réchauffer son cœur ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement M.E.C Editions pour l’envoi de ce roman en service presse. J’en profite pour vous souhaiter à toutes et à tous un joyeux noël. Quoi de mieux qu’une chronique 100% noël pour cela ? J

On fait la rencontre de Mollie. Mollie est une jeune mère de famille mais aussi une jeune femme pétillante qui a une vie assez sympathique. Célibataire, elle essaye de trouver une personne dans sa vie pour équilibrer tout cela. Elle a aussi un mignon petit garçon : Charly qui ne peut compter que sur sa maman pour avoir un peu d’attention et de temps. Bien que son papa soit présent dans sa vie, il a une fâcheuse tendance à faire passer sa carrière professionnelle avant sa vie personnelle et donc son fils. Une fois n’est pas coutume, Mollie se retrouve à devoir organiser des vacances de Noël de dernière minute parce que Charly se retrouve seul pour Noël.

Ne perdant plus une seule seconde, Mollie va trouver LES vacances que son fils va adorer et elle aussi par la même occasion ! Le village du père Noël s’ouvre à eux deux. Une rencontre va bouleverser la vie de Mollie. Eden ! Son prénom va-t-il être aussi merveilleux que l’endroit qu’il décrit ? C’est ce que nous allons découvrir.

C’est dans les Hautes Alpes que notre village de Noël se trouve. C’est un joli petit village que les gens aimant Noël voudraient habiter à longueur d’année. Le rêve pour Mollie et Charly. Ca sent bon le pain d’épices, les chants de Noël, les cadeaux et les sapins. En contrepartie de petites tâches, Mollie peut, si elle le souhaite, offrir de sublimes vacances à son fils… Cela semble être un bon compromis. Elle accepte ce sacrifice pour son fils. Bien que le sacrifice ne soit pas énorme puisque Mollie adore Noël. C’est toujours compliqué d’adorer Noël mais de ne pas avoir le budget nécessaire pour le fêter correctement. Pourtant… Une fois arrivés sur place, mère et fils vont vite se rendre compte que quelque chose cloche… Et l’intrigue prend une impulsion salvatrice au roman. S’ouvre alors un panel de personnages liés à Claus II. Bravo pour cette idée, j’ai adoré !

A travers ce roman, j’ai passé un très bon moment de lecture. Honnêtement, j’avais besoin d’une petite pause dans mes lectures. J’ai essuyé une sacrée panne de lecture. Voulant être à jour dans mes services presse, je me suis lancée dans cette lecture en me demandant si j’allais savoir la lire… La réponse est oui ! C’est frais, dynamique et très bien pour cette saison de l’année.

J’ai beaucoup apprécié Mollie et Charly. Ces vacances vont être magiques et révélatrices pour nos deux personnages. J’ai adoré découvrir Mollie et la mission « sauvetage de Noël ». Je trouve que ce roman pourrait vraiment être retranscrit en film. Il est tout ce que l’on attend d’une romance de Noël. Munie d’un chocolat chaud, j’ai passé un très bon moment de lecture.

Au départ, j’ai eu un peu peur. La raison ? La rapidité. En effet, j’ai trouvé que le roman allait vite, trop vite. En quelques pages, la situation est posée, la vie privée et professionnelle de Mollie aussi et les voilà partis. Je n’ai pas eu le temps de me poser dans la vie de Mollie que j’étais déjà dans ce village de Noël. Sur la même page, il y avait quelque chose qui expliquait que le personnage reviendrait plus tard sur un pan de sa vie… Très bien, idée assez bonne quand elle est bien construite mais quand j’ai l’information quelques lignes plus tard, je trouve que cela n’ajoute rien à l’intrigue. Cependant, ces petites choses sont vite disparues et ont laissé place à la magie de Noël, à l’humour et à la personnalité de Mollie. La romance est aussi très agréable à découvrir.

La plume de l’auteure est fraiche et très cinématographique. On s’y croit sans aucun problème. Cependant, il n’y a pas vraiment de surprises dans le déroulement de l’intrigue. Même si le village est un petit mystère, on voit rapidement où l’auteure veut en venir.

En définitive, j’ai passé un bon moment de lecture en compagnie de Mollie et de la plume de l’auteure que je ne connaissais pas. C’est une jolie découverte faite pour être adaptée en téléfilm de Noël. Le personnage de Mollie est lumineux et très bien développé tout comme les descriptions, la romance de Noël et la relation entre Mollie et son fils Charly.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une belle romance de Noël
  • Un cadre agréable et très bien décrit
  • Une plume très sympathique.

4

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Le grand art des petites escroqueries de Sophie Endelys

Le-Grand-art-des-petites-escroqueriesRésumé : Juillet 1989. Julia James est victime d’un terrible accident de voiture. La talentueuse journaliste, qui peinait sur son livre Le Grand Art des petites escroqueries, avait loué une dépendance sur la propriété de la Fondation Saint-Just – une école qui propose des stages révolutionnaires de développement personnel – pour l’été afin d’y achever son manuscrit. Avril 2010. Sa fille, Clémence, reçoit un colis contenant 502 dessins réalisés par Julia, qui est morte en 1999 – dix ans après son décès officiel –, au couvent de la Sainte-Charité, non loin de la Fondation. Pourquoi le père de Clémence lui a-t-il fait croire à la mort de sa mère ? Quel rôle ont joué l’avocat Maxence Saint-Just et Marius, l’édi­teur de sa mère ? Son grand-père lunetier, qui l’a élevée, savait-il ? Et, surtout, qu’avait donc découvert Julia à Groumenville ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Presse de la cité pour l’envoi de ce roman. J’ai été attirée par le titre et la couverture. Le résumé n’a fait que confirmer mon envie de découvrir l’univers et la plume de Sophie Endelys.

J’avoue que cette lecture n’est pas un franc succès cette fois ci. L’idée de base est très originale : un accident, une mort qui survient 10 ans après l’annonce officielle dudit décès. Bref, pour résumé : Julia, une écrivaine, a eu un terrible accident de voiture. Clémence, sa fille a été appelé en 1989. Coup de fil redouté de tous : on lui annonce que sa mère est décédée. Cependant, dix ans plus tard, elle reçoit un colis contenant les dessins de sa mère qui est décédée… en 1999.

Le point de départ est très sympathique. Le monde de Julia s’effondre. Tant de questions viennent polluer son esprit ? Pourquoi ? Comment ? Pourquoi les gens autour d’elle ont décidés de lui cacher le faux décès de sa mère ?

Je n’ai pas su m’attacher aux personnages. J’ai apprécié Julia mais elle ne restera pas dans ma mémoire. Si je l’ai trouvé sympathique, ça n’ira pas plus loin. Je reconnais avec grand plaisir que l’auteure sait écrire : la plume est fine, délicate, pleine de surprise. Les mots sont choisis avec beaucoup de précision et on sent tout le travail derrière. Je pense, sincèrement, que je ressayerai avec un autre titre la plume de l’auteure. Je pense que c’est intrigue qui m’a fait défaut. En effet, je n’ai pas su accrocher à cette intrigue. J’ai lu, posé le roman, repris ma lecture, poser le roman de nouveau. C’était un jeu sans fin jusqu’à la dernière page à cause de la construction. Elle est trop compliquée pour moi.

L’auteure va utiliser la symbolique dans son roman : en effet, les métiers des personnages sont assez significatifs : entre romancière (qui invente des histoires), marionnettiste (qui manipule les petits pantins) et bien d’autres, on retrouve vraiment la manipulation de manière générale dans le roman. J’adore ça. C’est ce que j’aime trouver dans la grande littérature. Et c’est ce qui me fait dire que l’auteure a du talent.

Quand je parle de la construction, je parle du changement des points de vue, des temporalités et des flashes back… Si d’habitude, cela ne me dérange pas, j’ai eu cette impression de suivre un échange lors d’un match de tennis : ma tête allait dans tous les sens sans forcément comprendre pourquoi. C’est déroutant mais je ne comprends pas pourquoi aller si vite. On perd le lecteur. Cela permet de coller à la thématique de la manipulation et de l’escroquerie, c’est certain. On perd le lecteur pour le surprendre. Mais personnellement, cela n’a pas fonctionné pour moi. Je trouve que la couverture est très symbolique. Cet escalier en spirale mime très bien l’intrigue : c’est sans fin.

Certaines thématiques soulevées restent intéressantes : j’ai aimé la manière dont on traite du mensonge de manière générale. La place du mensonge dans la société est assez importante et cela nous permet de nous interroger sur la société. De nombreux évènements vont mettre en lumière la mensonge, la manipulation ainsi que la trahison. Peu glorieux me direz-vous… Cependant, l’auteure parvient à traiter ces thématiques de manière intelligente. Au-delà de cette réflexion intéressante, j’ai trouvé des évènements trop gros pour qu’ils soient crédibles… Cela ne permet pas une bonne appréhension de l’intrigue. A partir du moment où la crédibilité n’est pas présente dans l’intrigue, ce n’est pas possible pour moi d’apprécier un roman à sa juste valeur. J’ai passé plus de temps à chercher les incohérences qu’à m’attacher aux personnages ou à l’enquête. Dommage.

Je ne vais pas m’attarder plus longtemps sur ce roman. Je reste persuadée des qualités de la plume de l’auteure. C’est juste l’intrigue qui ne m’a pas plu. Cela arrive et cela n’enlève rien au talent d’un auteur. Bravo pour avoir soulevé des thématiques importantes et d’avoir dessiné une fresque sociale intéressante.

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Fireman tome 01 : Inflame me de Mila Marelli

fireman-tome-1-inflame-meRésumé : Ils n’ont rien en commun. Lui est pompier, il combat le feu et les dangers tous les jours. Il attend celle qui partagera sa vie, une femme douce avec qui il fondera un foyer chaleureux. Elle est une organisatrice de soirées mondaines, elle aime les fêtes, ses amis et sa liberté, et aucun homme ne lui fera changer cela. Et pourtant, leur rencontre va être explosive ! Seront-ils prêts à faire tomber les barrières qu’ils se sont imposées ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Evidence Edition pour l’envoi de ce roman en papier. Je suis certaine que le reste de cette saga va finir dans mes étagères. C’est Noël dans quelques jours maintenant, il n’est pas encore trop tard pour acheter ce premier tome et l’offrir aux lecteurs et lectrices qui apprécient le New Adult. Les fans de Marked Men vont adorer Fireman ! C’est O-BLI-GA-TOIRE ! Vous l’aurez probablement compris : coup de cœur enflammé en vue !

Ezéchiel et Zoé sont comme le feu et la glace : lui, pompier, est un jeune homme qui veut fonder une famille, agrandir le cercle des enfants dans sa famille plus que soudée. Ezéchiel cherche une femme pour vivre avec lui la plus grande aventure de sa vie. Zoé est une patronne au cœur de glace. Elle est directe, n’a pas peur de faire ce qu’elle veut et dire ce qu’elle veut. Elle est fan de sensations fortes et filer des attaques cardiaques à son cher père. Elle ne veut pas d’homme dans sa vie : les relations sans lendemain lui vont très bien. Ezéchiel et Zoé n’ont rien à faire ensemble et pourtant leur rencontre va être explosive et délicieuse. Les personnalités sont différentes, les caractères bien trempés. C’est vraiment un chouette premier tome que nous propose de découvrir Mila Marelli.

Vous le savez bien maintenant, le New Adult pour moi est dangereux. Pas assez d’équilibre, trop de vocabulaire cru. La limite est fine entre l’érotique et le pornographique. Personnellement, lire du sexe, du sexe et encore du sexe, cela ne m’intéresse pas. Une intrigue cousue de fils blancs pour mettre en scène deux personnages vides et qui ne vont que faire voler leurs vêtements, c’est mauvais pour moi. Mila Marelli vient de se hisser à la hauteur que j’apprécie énormément ! Elle a réussi à mettre en place le parfait équilibre entre érotisme, personnages forts et bien construits et une intrigue intéressante. Quoi de plus beau ? Quoi de plus beau, surtout en cette période.

Inflame me est un premier tome très bien maitrisé. Il met en place un panel de personnages très intéressant et varié. Ainsi on va faire la rencontre de la famille d’Ezéchiel, de ses collègues pompiers de la sphère familiale de Zoé et ses amies. Il y en a pour tous les gouts. Cela ouvre de nombreuses perspectives pour les prochains tomes et je suis très curieuse de voir où cela va nous mener. Lorsque je fais référence à Marked Men, je pense surtout à la construction : les frères, une thématique qui rassemble beaucoup de figures masculines de la saga, une romance intense et à laquelle on accroche très vite. Mila Marelli construit un univers moderne et dynamique, j’ai énormément apprécié ma découverte.

Je pourrais, je le crois, passer ma journée à vous parler de ce premier tome et vous inciter à le découvrir et à l’acheter. Une fois de plus le livre objet est très bon et beau. Les pages se tournent facilement et sont très agréables. Le roman est maniable à souhait sans l’abîmer. C’est vraiment très agréable à lire tant la qualité des mots et du papier est présente.

La thématique du monde des pompiers est vraiment présente. Même si on a l’image du pompier musclé qui fout le feu au lit, il n’y a pas que ça. On a vraiment le monde des pompiers qui est présent mais dans la partie technique et pratique de la chose. On vit avec les pompiers des moments durs, des moments forts. Pour avoir des amis pompiers, je sais qu’on ne fait pas ce boulot comme on peut se tourner vers des jobs purement alimentaires. Etre pompier, c’est dans le sang, c’est une vocation. « Sauver ou périr ». A travers le personnage d’Ezéchiel et ses camarades, on comprend parfaitement leur sacrifice. C’est chouette d’avoir mis en avant cette vision du pompier. Ce ne sont pas que des fantasmes sexuels et ça fait du bien de le rappeler !

La romance entre Zoé et Ezéchiel est intéressante. J’ai beaucoup apprécié ce que j’ai découvert. Bien que radicalement différents, ces deux personnages s’attirent et l’alchimie nous saute aux yeux. Ça m’a beaucoup plus tant les émotions étaient au rendez-vous. J’ai apprécié le fait que ce ne soit pas qu’une simple histoire de sexe. On en apprend beaucoup sur les personnages et j’ai apprécié ça. De plus, le fait que les aprioris des personnages peuvent se faire malmener, ça me plait énormément aussi. J’aime beaucoup quand les personnages évoluent. C’est finement construit.

Au-delà de la construction du roman que j’ai apprécié, j’ai aussi apprécié l’alternance des points de vue entre nos deux personnages principaux. Le tout est sublimé par une plume qui est pleine d’émotions, d’humour et dynamique. Avec un personnage comme Zoé la tornade, le roman ne souffre d’aucune longueur, je peux vous l’assurer !

Bravo à l’auteur pour ce premier tome ! Un sans-faute pour moi et franchement, c’est assez rare pour un premier tome !

03 bonnes raisons de lire ce premier tome :

  • Le duo Ezéchiel/Zoé que j’ai beaucoup apprécié
  • Le panel de personnages que j’ai beaucoup aimé tant il est fort et varié
  • La plume de l’auteure. Géniale !

5

15

Pointes ou Rangers – Tomes 1 et 2 d’Ellie Thellier

Résumé tome 01 : Julie pensait son avenir de danseuse tout tracé jusqu’à ce qu’elle perde tout à cause d’un homme. Tirant un trait sur ses rêves, elle s’est lancée dans une carrière de gendarme où elle tente jour après jour de vaincre ses peurs. Suite à une tragédie familiale, Luke a dû mettre de côté sa carrière militaire pour prendre en charge les jumelles de son frère, à présent orphelines. Avec ces nouvelles responsabilités, il s’est réorienté dans le droit et officie en tant qu’avocat auprès de jeunes en difficultés. Lorsque leurs routes se croisent, l’attirance est immédiate. Mais Julie parviendra-t-elle à oublier le passé pour refaire confiance à un homme ? Luke trouvera-t-il de la place pour l’amour dans son nouveau quotidien ?

NE PAS LIRE LE RESUME DU TOME 02 SI PEUR DU SPOIL

Résumé tome 02 : Après avoir failli tout perdre une fois de plus, Julie se lance à corps perdu dans la nouvelle existence qui l’attend en Italie, dans une prestigieuse école de danse. Si son futur professionnel s’annonce radieux, il n’en va pas de même pour sa vie privée. En proie à toujours plus de doutes, elle peine à concevoir un avenir avec Luke à qui elle ne parvient pas à livrer ses sentiments. De quiproquos en malentendus, du Sud de la France à Rome, Luke et Julie devront encore se battre pour atteindre leurs objectifs. Et quand les fantômes du passé viennent hanter le présent, tout se complique. Entre pointes et rangers, l’amour et la passion pourront-ils triompher ?

~ Services presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Alter Real pour l’envoi de ces deux tomes. J’ai fait la demande de ces services presse parce que les résumés m’ont beaucoup plu. Pour une fois, je n’ai pas craqué pour les couvertures. J’avoue que, pour le coup, elles ne sont pas forcément attirantes. Bien évidemment, cela reste mon avis personnel et je peux aisément comprendre que les lecteurs et lectrices soient attirés par ces dernières mais ce n’est pas mon cas.

A la lecture de la couverture, je me suis dit que j’allais encore avoir à faire à un énième bad boy qui va penser avec son entrejambe et non son cerveau… Et … Pas du tout ! Luke est vraiment un personnage aux antipodes de ce que la couverture peut dégager. J’ai vraiment été surprise mais je me dis que les lecteurs et lectrices qui s’arrêtent uniquement sur les couvertures vont, ici, passer à côté d’une lecture très agréable

Pointes ou Rangers est la duologie des associations improbables ! Je ne pensais pas que la gendarmerie et la danse pouvaient fonctionner ensemble. Ellie Thellier me prouve que c’est possible et cela me fait vraiment plaisir. J’ai trouvé de l’originalité dans les thématiques traitées. C’est chouette. Si on ne pense pas à associer les pointes de la danseuse et les rangers de la gendarme, je n’aurais pas non plus pensé pouvoir associer Luke et Julie. Ils semblent tellement différents qu’il parait impossible de les lier par quoi que ce soit… Et pourtant ! C’est tout l’intérêt de cette duologie.

J’avoue que j’ai eu un peu de mal au départ. Le rythme est très rapide : les chapitres sont courts, l’alternance des points de vue fait que l’on quitte l’un pour retrouver l’autre mais j’ai eu l’impression de suivre un match de tennis à faire des allers-retours dans mon esprit. J’ai eu du mal à m’accrocher à Julie. J’ai trouvé que le rythme prenait un rythme de croisière une fois les cinquante premières pages passées. J’ai eu l’impression d’avoir trop d’informations d’un coup et j’ai été un peu perdue. Cependant, cette sensation s’est dissipée au fil de ma découverte qui s’avère, au final, assez intéressante.

Ce qui a sauvé ma première impression du premier tome, c’est l’évolution des personnages. En effet, au départ, j’ai eu du mal avec le personnage de Julie. Pour moi, il y a eu quelques incohérences entre ces actes et ce qu’elle dégage. Maintenant, il n’y a rien de grave. Si ce personnage n’a pas été un coup de cœur direct, j’ai appris à l’apprivoiser et à l’apprécier. Le gros point fort du panel de personnages, c’est Luke que j’ai beaucoup apprécié pour la personne qu’il est et les valeurs qu’il dégage et qu’il souhaite inculquer à Lucia et Ana. Julie, cette jeune femme distante et rongée par ses peurs et Luke, cet homme à la carrure incroyable, qui a du faire des choix difficiles dans sa vie vont se rencontrer et former un duo de personnages improbable mais crédible.

L’auteure va soulever des interrogations assez convenues mais qui fonctionnent : Est-il possible de faire confiance après une déception ? Est-ce que malgré leurs différences deux personnes peuvent s’aimer ? Doit-on renoncer à ses rêves ? Faut-il braver ses peurs ? Bref, tant de questions qui vont trouver des réponses durant la découverte de l’univers que propose l’auteure.

J’ai apprécié la plume, elle donne un côté sympathique à l’histoire et permet d’évoluer de manière dynamique dans cette intrigue. J’ai aussi apprécié le voyage à Rome, très intéressant qui va marquer le véritable tournant dans l’histoire et marquer l’impulsion dont l’intrigue avait besoin pour démarrer réellement.

En définitive, malgré la rapidité au début du premier tome, j’ai su prendre le temps de découvrir l’univers de l’auteure qui est plein de surprise. J’ai eu un peu de mal à m’attacher à Julie mais cela est équilibré par le personnage de Luke que j’ai grandement apprécié dès le départ. Une plume fine et détaillée vient sublimer l’intrigue qui regorge de bonnes idées !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le panel de personnages bien que Julie fut un personnage un peu dur à appréhender
  • L’originalité de l’association des thématiques de la danse et du cadre militaire dans sa globalité.
  • La facilité de l’intrigue ce qui permet de passer un moment de lecture tranquille et plaisant

3.5

23

PAL mensuelle décembre 2020

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Hello tout le monde, on se retrouve pour ma PAL de décembre. Je ne m’y prends, encore une fois, pas à l’avance mais vous voyez ainsi mon prévisionnel =) (Bon, il est déjà bien entamé :))
Mois 100% SP pour la simple et bonne raison que je suis en retard dans mes lectures =)

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Il y a du beau monde, non ? 🙂 
J’ai déjà lu quelques romans et rattrape mon retard sur ma PAL de novembre… Malheureusement, il y a eu un léger manque de temps qui risque de se reproduire en décembre même si j’aimerai tout boucler pour le 31 décembre 2020. En terme de lecture, c’est possible mais pas forcément en terme de chroniques. M’enfin, on va se débrouiller =) 

Des bisous et bonnes fêtes!

27

La dernière geste – Tomes 01 et 02 de Morgan Of Glencoe

Résumé tome 01 – Dans l’ombre de Paris : Depuis des siècles, les humains traitent les fées, dont ils redoutent les pouvoirs, comme des animaux dangereux. Lorsque la princesse Yuri reçoit une lettre de son père lui enjoignant de quitter le Japon pour le rejoindre, elle s’empresse d’obéir. Mais à son arrivée, elle découvre avec stupeur qu’elle a été promise à l’héritier du trône de France ! Dès lors, sa vie semble toute tracée… jusqu’à ce qu’une femme lui propose un choix : rester et devenir ce que la société attend d’elle ou partir avec cette seule promesse : « on vous trouvera, et on vous aidera. » Et si ce « on » était la dernière personne que Yuri pouvait imaginer ?

Résumé tome 02 – L’héritage du rail : Alors que la nouvelle se répand en Keltia, Yuri, ramenée de force à l’ambassade du Japon, est déterminée à reprendre sa liberté malgré tout. Mais comment fuir, et où trouver refuge ? Seul le Rail semble désormais capable de lui donner asile… Après les débuts en fanfare de la série La Dernière Geste de Morgan Of Glencoe, romancière et harpiste professionnelle, voici enfin le deuxième tome très attendu des lecteurs et lectrices.

~ Services presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Naos pour l’envoi de ces deux tomes en service presse. Je pense, sans vouloir trop me mouiller, que les deux tomes de la dernière geste sont probablement l’une de mes meilleures lectures de cette année. Je remercie Naos pour m’avoir envoyé les deux tomes d’un seul coup, ma santé mentale était en jeu…

Vous allez vous dire que cela est impossible à lire sur le blog mais j’ai eu un méga coup de cœur pour un roman qui mêle le steampunk (jusque-là, rien d’étonnant), l’uchronie (jusque-là, on est bien aussi) et aussi la dystopie (prenez votre petit sachet en papier et respirer leeeentement). Pauline a adoré une intrigue incluant une dystopie ! Pour les personnes qui sont un peu perdues, je vais faire un bref point « définition ». Une uchronie est un genre de la fiction qui se base sur le principe de réécrire l’Histoire en modifiant quelques points. Par exemple, on peut trouver des intrigues qui partent du principe qu’Hitler a gagné la seconde guerre mondiale. Le steampunk s’installe dans des intrigues principalement dominées par la première révolution industrielle. La dystopie est, au contraire de l’utopie, marquée par un monde imaginaire où il est difficile de vivre. On a un superbe mélange dans cette intrigue. Morgan Of Glencoe est vraiment ultra intéressante en tant qu’auteure : elle mélange avec brio les cultures, elle brasse un monde qui semble s’opposer mais qu’elle construit à merveille.

Le monde est vraiment intéressant. On est dans une France qui est une sorte de super puissance. La monarchie est installée. Ainsi, on va ainsi avoir le droit de rencontrer le roi, sa cour et tout ce qui va avec le package de la royauté. Une autre grande puissance va aussi émerger dans l’intrigue : le Japon. La touche nippone ajoutée est vraiment très agréable et apporte quelque chose de novateur. Mais d’un autre côté, pour venir casser ce décor qui peut s’apparenter au XVème/XVIème/XVIIème siècle, on va planter le décor en 1995 et proposer des technologies très poussées dans cet univers. On va retrouver cette idée de population riche et population pauvre. La population riche va savoir utiliser ces technologies innovantes qui vont révolutionner la vie et la population pauvre va subir ce manque de technologie et va en être privée.  Cela permet de découvrir un univers très original qui m’a tout de suite happée.

Les personnages sont aussi très sympathiques. On progresse dans une histoire qui nous propose de découvrir un monde de fées inspiré par les légendes et mythes celtes. J’ai beaucoup apprécié le fait de trouver des légendes et des mythes celtes dans cette histoire ! On ajoute une nouvelle touche d’originalité à ces décors qui me plaisait déjà énormément. On ne se contente pas de fées du style Clochette ou la marraine la bonne fée. On est vraiment dans un monde où on peut avoir des créatures bienveillantes mais aussi malveillantes. On va proposer aussi de croiser le chemin d’humains. La princesse Yuri Nekohaima est une jeune femme séparée de son père par des milliers de kilomètres : l’une au Japon, l’autre en France. Un jour, Yuri est demandée auprès de son père, vivant en France. Elle n’a pas d’autre choix que de le rejoindre. Elle va traverser ces milliers de kilomètres à bord de l’Orient Express, train qui a ses propres règles dont sa commandante est intransigeante.

Yuri va se retrouver dans une situation très délicate : entre sa liberté et son père. En effet, son père lui annonce qu’elle va épouser le Prince de France. Elle entre dans un monde de faux semblants, de trahison et d’hypocrisie. Un jour, elle va avoir la possibilité de choisir et de quitter ce monde qu’elle exècre tant pour pouvoir vivre sa vie comme elle l’entend. L’intrigue démarre ainsi et Yuri va vite se révéler être un personnage fascinant que j’ai grandement apprécié. Sans être parfaite, Yuri va se montrer pleine de courage et d’intelligence. Elle sait se montrer dure mais aussi être équilibrée dans ses réactions. Je l’ai beaucoup appréciée. Dès qu’elle sort de son cocon de protocole, de cultures et de traditions, la chenille se transforme en papillon et vient illuminer l’intrigue.

Au-delà de la fresque qui se dessine, on est vraiment dans la création d’un monde dans sa totalité. On va se retrouver avec des personnages de différents bords : des pauvres, des riches, des nobles, des rebelles. Il est difficile de parler de tous les personnages tant je veux vous laisser la surprise mais on va vraiment avoir un sacré panel qui se dessine au fur et à mesure de ces deux tomes. Ils apportent de l’épaisseur à l’intrigue. Ils vont évoluer et se développer dans les deux tomes mais principalement dans le deuxième tome.

On termine le premier tome sur un cliffhanger de fou. J’ai eu la chance de pouvoir embrayer sur le deuxième tome tout de suite. Pourtant, j’ai mis du temps à me lancer dans l’aventure. J’en conviens bien : les couvertures sont magnifiques mais j’ai eu du mal à me mettre dans ma lecture tant j’avais peur de plonger dans un univers qui ne me convient pas. Grand bien me fasse, je me suis complètement plantée.

On a un équilibre entre action et découvertes des cultures, des traditions dans un monde qui ressemble au notre mais qui est bien différent. Dans cette uchronie, j’ai apprécié découvrir des personnages variés et colorés qui apportent une épaisseur certaine à l’intrigue. Yuri est un personnage remarquable que j’ai beaucoup apprécié pour ce qu’elle dégage : elle a ce calme qui est probablement dû à son éducation au Japon mais aussi cette intelligence et ce courage qu’elle a trouvé dans son voyage incroyable.

Si on parlait un peu de la plume ? QUELLE BEAUTE. Naos signe une auteure formidable dont la plume n’a d’égal que son imaginaire. J’ai été transportée par l’histoire, par les mots mais aussi par les émotions. Quelle beauté. Morgan of Glencoe nous dessine une fresque sociale qui s’approche de la nôtre en proposant une belle interrogation sur la place de la femme dans une société imaginée mais qui nous rappelle, par touches, la nôtre. Je suis vraiment sous le charme de la plume et de cet univers qui va mélanger les genres, les cultures, les styles. Bravo pour ce cadre formidable, pour ce monde original et coloré dans lequel on évolue avec des personnages travaillés à la perfection. Tout est maîtrisé et équilibré. Bravo !

Je suis fan.

Bravo.

Perfection.

03 bonnes raisons de lire ces deux romans :

  • Le monde original que l’auteure nous propose de découvrir
  • Les personnages et surtout Yuri
  • Les cultures, le cadre social, les différentes sources d’inspiration que j’ai adorés !

5

9

La messagère de l’ombre de Mandy Robotham

CVT_La-messagere-de-lombre_9922Résumé : En 1943, le monde est ravagé par la guerre. À Venise, la jeune Stella brûle de prendre part à la lutte contre les nazis et elle est recrutée par la Résistance italienne et jetée dans la gueule du loup. Durant la journée, la jeune femme travaille comme traductrice pour des officiers allemands et intercepte des informations stratégiques. La nuit, elle risque également sa vie en faisant passer des messages pour la résistance et en rédigeant un journal clandestin. C’est à la Kommandantur qu’elle tombe amoureuse d’un homme qui collabore avec les Allemands. Mais dans l’enfer de la guerre, comment croire en un quelconque avenir ensemble ? Au fur et à mesure que l’étau se resserre autour de Stella, elle découvre la part d’ombre que dissimule l’homme qu’elle aime. Leur histoire, déchirante, va faire basculer le destin de Stella dans le plus terrible des combats

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Eric Poupet et City Editions pour l’envoi de ce roman. J’étais très heureuse de pouvoir lire ce roman qui me tentait grandement.

Je ne vais pas vous laisser dans un suspense insoutenable : ce roman est une formidable découverte. En effet, j’ai trouvé qu’il était équilibré, détaillé et tellement bien documenté. Je me suis sentie propulsée en 1943 à Venise pour une aventure formidable.

C’est toujours compliqué pour moi d’avoir entre les mains un roman se déroulant lors de la Seconde Guerre Mondiale. Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison que ce décor est vu et revu. J’en ai marre de lire les mêmes histoires, le même style d’intrigue. Ici, on va se placer d’une manière un peu différente ! On va se retrouver dans une idylle interdite, dans une romance qui va nous proposer une belle aventure.

Déjà, j’adore le fait qu’on ne nous a pas présenté un énième « combat » France / Allemagne. On se retrouve à Venise, en Italie. On reconnait certains noms qui vont venir jalonner notre histoire : Hitler, Mussolini… Peut-être que ces noms vont vous dire quelque chose. La famille de Stella est certaine d’une chose : Hilter n’est pas un homme bon, Mussolini le suit aveuglément et l’Italie va basculer du mauvais côté. Le nazisme grandit de manière exponentielle, cela ne dit rien qui vaille au grand-père de Stella. Naturellement, Stella et sa famille vont se tourner vers la Résistance. J’ai beaucoup apprécié découvrir la Résistance de cette manière. C’est vrai qu’on a tendance à croire que seule la France résistante existait mais non ! L’Italie a aussi eu une Résistance comme beaucoup d’autres pays. Une petite piqûre de rappel nous fait beaucoup de bien !

Stella est une jeune femme que j’ai beaucoup appréciée. On la découvre à travers des souvenirs trouvés par sa petite-fille, Luisa, on va faire la rencontre d’une femme et d’une période historique fascinante. Stella est une jeune femme piquante, qui a ses convictions, courageuse et belle. Stella ne veut pas plier, Stella veut garder la tête haute et ne pas faire partie de ces gens qui vont collaborer. Jeune et courageuse, elle va tout faire pour libérer son pays de ce fléau qu’est le nazisme. Au risque de perdre la vie, Stella va tout faire pour pouvoir continuer à se regarder dans le miroir.

L’auteure brode intelligemment son intrigue. On va mélanger cette réalité que nous connaissons tous grâce à nos aïeuls, aux documentaires et à nos manuels d’Histoire. Le nazisme, la collaboration, le fascisme mais aussi l’occupation allemande et simplement la routine qui s’instaure malgré tout. Entre violence, trahison, famille et amitiés, on va suivre la vie de Stella Jilani qui va être la partie romancée de l’histoire. Au-delà de l’histoire de famille, on va suivre une histoire d’amour au goût d’interdit : Stella va tomber sous le charme d’un collabo. Comment vivre avec ce sentiment particulier : la joie d’avoir le cœur comblé par le sentiment amoureux et le poids qui pèse sur les épaules. Comment tomber amoureuse d’un homme qui représente tout ce que l’on déteste ? L’amour n’est pas simple et cette histoire nous le rappelle aisément. J’ai apprécié le fait que la romance ne prend pas toute la place. Le pan historique de l’histoire est très présent et j’ai beaucoup aimé cela. C’est un roman historique de qualité qu’on nous propose ici.

La narration se divise en deux points de vue et deux époques : On va vivre cette aventure avec Stella, bien évidemment mais on a aussi des chapitres qui se passent en 2017 et qui vont mettre en lumière les chapitres sur Luisa qui va tenter de comprendre l’histoire de sa famille à travers des photos, des lettres, des souvenirs de sa mère. C’est intéressant mais j’avoue que j’ai plus été transportée par les chapitres consacrés à Stella. J’ai trouvé un léger déséquilibre entre ces passages. Rien de très grave en soi.

La plume de Mandy Robotham est une véritable découverte pour moi et m’a énormément plu. En effet, j’ai adoré me perdre dans les rues de Venise. Les descriptions sont à couper le souffle et sont un véritable point fort du roman. J’ai apprécié les personnages très finement dessinés dont les caractères sont détaillés avec précision.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le personnage de Stella que j’ai beaucoup apprécié
  • La localisation de l’intrigue : Venise et ses secrets !
  • Le côté historique de l’intrigue qui est très prenant

4.5

18

Noara : la dernière lune de Jeremy Filali et Jules Thiessart

41vVvJ8tHrLRésumé : Retournons 18 ans en arrière, où Jérémy Filali, fondateur de la société Atypique Studio, a commencé à imaginer l’univers de Noara. Durant toutes ces années, ce dernier a réfléchi à un récit comptant pas moins de 9 romans. Une histoire à base de clans, guerres, alliances et trahisons. Le prélude de cet univers pensé depuis toutes ces années est enfin disponible, Noara la Dernière Lune.

 » …Le sol convulse sous les hordes de Kragh qui tabassent les gradins au-dessus de nos têtes. La cavité humide qui nous abrite et a vu passer des combattants de légende entre ses pierres, tremble comme la feuille à l’automne. Quelques filets de pluie dégoulinent entre les commissures moisies et la mousse du plafond. Des gouttes d’eau gelées perlent sur ma nuque comme pour agrémenter la peur qui me colle aux écailles. Des araignées nous scrutent du haut de leurs toiles et nom d’une bonite comme j’aimerais être à leur place ! ​Lorsque la herse fatiguée se lève dans un grincement qui suinte la rouille, ce sont des gueulantes par torrents qui s’abattent. C’est à en devenir sourd. Amanaka s’avance en premier. En rang, par deux, nous le suivons et pénétrons dans l’arène.​ Rexes à ma gauche me souffle « ça va aller… si vous faites pas les cons… » … « 

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les auteurs pour l’envoi de ce roman en service presse. J’aime toujours faire des découvertes, vous le savez maintenant. J’étais donc enchantée de replonger dans l’univers fantasy que les auteurs m’ont proposée de découvrir.

Noara : la dernière lune est un roman assez court (format poche) qui propose une découverte assez sympathique. Roman découlant d’un univers d’un jeu vidéo. J’ai trouvé ce premier volet très intéressant. Ce n’est pas un coup de cœur parce qu’il m’a manqué un petit quelque chose mais cela n’empêche pas la lectrice que je suis à avoir trouvé un sacré potentiel à ce premier tome.

Clairement, on le sait maintenant, le premier tome d’une saga fantasy est probablement le plus délicat à mettre en place : création d’une ambiance mais aussi d’un monde, il ne faut pas oublier les détails mais aussi avoir des idées pour ne pas lasser le lecteur mais il ne faut pas non plus tomber dans les longueurs interminables et des descriptions a n’en plus finir. Je trouve que les auteurs s’en sont très bien sortis !

L’univers est riche, dense et vraiment dessiné avec minutie et attention. Je trouve que les auteurs ont su équilibrer l’univers proposé : entre action et description, le lecteur se perd rapidement entre les pages de ce premier tome qui tient ses promesses une fois passé un petit obstacle. Si je n’ai pas subi de longueurs dans la découverte de ma lecture, je n’ai pas non plus atterri dans quelque chose de limpide et de clair. Le début de ce premier roman est un fouillis sans nom. J’étais complètement perdue dans ma découverte. Qui est qui ? Quel personnage parle à qui ? Bref, j’ai fait de sacrés aller-retour entre les pages de présentation des personnages et le moment où je me suis arrêtée dans ma lecture. C’est vraiment dérangeant, en tant que lectrice, d’être coupée par l’incompréhension et ses va-et-vient permanents pendant les cinquante premières pages.

Je joue un peu aux jeux vidéo sans en être totalement fan. J’ai beaucoup de mal à me concentrer et à mon plonger dans un univers virtuel sur du long terme. Enfin bref, je m’éparpille. Ce que je voulais dire, c’est que la découverte de Noara m’a poussée à proposer la lecture à mon petit frère qui, j’en suis certaine, appréciera la découverte.

Nos personnages sont des Kragh : ils sont des hommes poissons. J’ai trouvé ça super sympathique. En effet, on se retrouve avec une originalité certaine. N’étant pas une lectrice qui va plonger facilement dans la fantasy (enfin si mais ce n’est pas mon genre de prédilection), je suis vraiment très heureuse d’avoir un univers fantasy qui propose un monde marin. J’ai adoré faire la découverte des Kragh et des autres créatures marines qui les entourent : ils sont tous inspirés par des animaux marins que l’on connait et j’ai trouvé l’idée assez sympathique. Si les descriptions des décors étaient bonnes, j’ai trouvé qu’on manquait cruellement de détails sur les caractéristiques physiques de nos personnages. Je pense que c’est ce qui a commencé à semer la confusion dans mon esprit. L’idée est très bonne, mais j’aurais aimé en savoir plus. Ca a vraiment piqué ma curiosité au vif. Cependant, certains personnages se détachent du panel de personnages.

Les plumes sont délicates mais aussi très efficaces. En effet, j’ai trouvé que les idées étaient bonnes et bien exploitées. On part à l’aventure ! Une fois passé le cap du fouillis durant les 50 premières pages, on se plonge dans une aventure qui est violente. L’intrigue est assez simple : des combats doivent être remportés pour pouvoir accéder à un stade supplémentaire.  Se dessinent alors les contours de ce monde assez incroyable. En toute honnêteté, je pense que cette lecture a un potentiel incroyable mais que ce n’est pas une lecture faite pour moi. Si j’avais compris qu’il s’agissait de combats, d’arènes, de sang et de mort, je n’aurais peut être pas accepté. Simplement parce que ce ne sont pas des thématiques que j’apprécie retrouver dans mes lectures.

En revanche, il est important de souligner la qualité de la plume des auteurs. C’est vraiment très intéressant. Je suis quand même parvenue à lire ce premier tome dans sa totalité et assez rapidement. Si cela avait été mal écrit, je n’aurais probablement pas lu ce premier tome jusqu’au bout. Il reste abouti et pourra plaire aux lecteurs qui apprécient ces thématiques.

En définitive, même si je n’ai pas été séduite pas un pan de l’intrigue, je reconnais très aisément le fait que les idées sont bonnes. Je suis très étonnée par l’univers richement construit dans ce premier tome. Les personnages sont originaux et certains se détachent. Les mots sont riches, choisis avec soin et proposent une découverte assez intéressante. Les thématiques sont assez primaires : combats, arènes, violences et pouvoir. Ce n’est pas ce que je préfère dans mes lectures mais je suis persuadée que ce premier volet plaira à de nombreux lecteurs. Bravo !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • L’originalité des personnages mi-hommes mi- créatures marines
  • Les décors très bien décrits
  • La construction d’un monde

3.5

20

Bilan mensuel novembre 2020

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Salut tout le monde!
On se retrouve aujourd’hui pour le bilan livresque du mois de novembre ! Mois riche, intense, compliqué. Bref ! C’est parti.
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Bilan Livresque
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Services presse et Comités

Nous voici donc avec un joli bilan de 19 romans + 2 romans en comité pour un total de 21 romans! Je suis contente ! (:
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Top & Flop
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TOP

J’ai lu mieux… 

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Les petits rendez-vous chez Satine =)
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Je tenais aussi à m’excuser pour le léger retard accumulé pour mes chroniques. En effet, la fin d’année est rude pour moi. Personnellement déjà, entre le stress de la préparation mariage, le mois de novembre qui signe la perte de ma petite mamie, j’ai perdu une personne qui m’était chère du COVID. Professionnellement parlant, je suis aussi bien prise : je coordonne des équipes d’aides à domicile. Je mange COVID matin, midi, soir et nuit et je suis sur le terrain aussi, donc j’avoue que j’ai un peu craqué. J’ai aussi choppé cette petite bêbête : je suis très fatiguée. Du haut de mes 27 ans, la fatigue persiste. Cela me pousse à vous dire de faire attention à vous et de vous protéger.
Quoi qu’il arrive tout sera mis en place avant le 31 décembre 2020. Je vous remercie pour votre compréhension et vous embrasse!
C’est parti pour le calendrier de l’avent ! 🙂
Je vous embrasse ♥