14

Une arête dans la gorge de Christophe Royer

CVT_Une-Arete-dans-la-gorge_6100Résumé : Mutée depuis peu à la Criminelle de Lyon, le commandant Nathalie Lesage, mise à l’écart par sa supérieure, va devoir se battre pour trouver sa place… Très vite, une série de meurtres atroces va la plonger dans les entrailles et les arcanes de la Ville des Lumières, lui réservant de bien sombres surprises… Un thriller haletant où vont s’entrechoquer assassinats violents, sociétés secrètes, Histoire et sciences dans un Lyon ésotérique…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Taurnada pour l’envoi de ce roman en service presse.

J’avais apprécié le premier roman de l’auteur mais cela n’avait pas été non plus une lecture complètement faite pour moi. J’ai eu quelques soucis à m’immerger dans l’intrigue qui proposait des thématiques vraiment trop fortes pour moi. J’avais vraiment apprécié le personnage de Nathalie Lesage et j’avais tenu grâce à ce personnage féminin fort.

Lorsque Joël m’a proposée la lecture d’une arête dans la gorge, j’ai eu peur de me lancer. Et si je me retrouvais dans la situation du dernier roman de l’auteur ? Et si je n’aimais pas ? Et si ? Puis… Je me suis lancée, j’ai fait taire toutes ces questions et j’ai donné de nouveau une chance à l’auteur. Qu’est-ce que j’ai bien fait ! J’ai adoré ma lecture !

On retrouve Nathalie Lesage. Elle a complètement arrêté de travailler dans son service à Paris. Après 18 mois d’absence, elle est de retour sur le terrain à Lyon, à La criminelle plus précisément où sa venue n’est pas attendue. On a forcé le passage et ça, Pauline Clément n’apprécie pas. Pour se venger, elle va isoler Nathalie et lui coller un bleu dans les pattes : Cyrille.

Contre toute attente, Cyrille va se trouver être un atout redoutable qui va permettre à Nathalie de pouvoir se créer une ambiance de travail pas si nulle que ça.

Un meurtre d’une extrême violence va être découvert. La criminelle de Lyon est mise sur l’affaire : Nathalie va se jeter corps et âme dans cette enquête : un meurtre, puis deux, puis trois vont se succéder. Tous d’une extrême violence, tous de la même main : un tueur en série sévit et Nathalie va tout faire pour l’arrêter le plus vite possible.

L’intrigue va se diviser en plusieurs chapitres assez courts qui sont très bien rythmés. La plupart des chapitres sont réservés à l’enquête mais on va aussi suivre le tueur. Ici, cela ne m’a pas dérangé puisque l’on ne découvre pas l’identité du tueur grâce à ces chapitres. En effet, c’est l’enquête qui va nous apprendre son nom, son identité et tout ce qui va permettre de l’identifier. Les chapitres qui vont mettre en place le narrateur/tueur vont plutôt servir à comprendre le pourquoi du comment. C’était assez intéressant.

Nathalie va vite comprendre que les victimes sont liées entre elle par une thématique que j’adore retrouver dans mes lectures : la franc maçonnerie. Je n’en dirai pas plus pour ne pas vous gâcher une bonne partie de l’intrigue mais j’ai beaucoup apprécié découvrir un Lyon ésotérique. Grâce à ma meilleure amie qui habite Lyon, j’ai reconnu des noms comme celui de La Croix Rousse. J’ai apprécié déambuler dans la ville qui regorge de secrets. On aperçoit Lyon sous un angle différent et cela m’a énormément plu.

Nathalie va aussi devoir faire un travail personnel : chasser ses démons. Sa dernière enquête la grandement affectée. Elle doit apprendre à avancer et à faire une croix sur sa vie passée à Paris. Elle va retrouver son amie Diane qui travaille avec elle mais Joanne, sa compagne est d’une jalousie maladive, Nathalie a l’impression que son amie n’est plus que l’ombre d’elle-même. Elle va aussi faire la rencontre de Raphaël, un policier qui travaille aux stups et qui va aussi l’aider dans son enquête.

Clairement, ce roman passe à un cheveu du coup de cœur. Pour la simple et bonne raison que j’ai vu clair dans le jeu d’un personnage dès le départ. J’aurais apprécié une dernière cabriole pour me surprendre. Mais cela n’est vraiment pas grave.

J’ai beaucoup apprécié la plume de Christophe Royer ainsi que toutes les recherches qu’il a inclus dans son roman. On sent vraiment tout le travail de recherche et j’ai vraiment apprécié cela. La plume est efficace et fluide : la lecture se fait sans encombre et le récit est vraiment intéressant. Je suis certaine de lire la prochaine enquête de Nathalie Lesage.

03 bonnes raisons de lire ce roman :
  • Une enquête qui va nous plonger au cœur de la ville de Lyon et de ses secrets
  • Le personnage de Nathalie que j’ai apprécié pour sa force de caractère et sa volonté à faire les choses de manière correcte.
  • La plume de l’auteur que j’ai grandement appréciée aussi et toutes les recherches historiques qui sont vraiment poussées. 

4.5

12

Le cas Victor Sommer de Vincent Delareux

xcover-7027Résumé : « Un récit à mi-chemin entre les Évangiles et « Psychose » d’Alfred Hitchcock. Une réussite ! » — Amélie Nothomb

À 33 ans, Victor Sommer mène une vie discrète et monotone qui lui pèse. Secrètement, il aspire à devenir « quelqu’un » aux yeux du monde. Cette ambition est toutefois entravée par sa mère, une vieille infirme autoritaire et possessive qui l’empêche de proprement exister. Mais voilà qu’un jour, cette dernière disparaît sans laisser de traces. Livré à lui-même, son fils va devoir faire face à ce monde qu’il n’a jamais appris à connaître. Une fois l’angoisse de la disparition passée, Victor va s’accommoder de cette indépendance nouvelle et la mettre à profit pour enfin réaliser son fantasme : à l’avenir, il existera davantage que quiconque. À ses risques et périls. Car sa mère, sans doute, n’est pas aussi loin qu’il le pense…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Vincent Delareux pour l’envoi de son roman via SimPlement. J’aimais beaucoup le charme désuet de la couverture, le résumé était assez intéressant. Je n’ai pas beaucoup hésité avant de me lancer dans ma lecture.

En parlant de lecture, cette dernière a été assez rapidement, sur la liseuse, les 450 pages sont passées assez rapidement. Le cas Victor Sommer est un roman qui est sympathique, agréable à lire mais qui n’est malheureusement pas un coup de cœur pour moi. Je vous explique pourquoi tout de suite.

Nous faisons la rencontre de Victor, un homme d’une trentaine d’années qui vit chez sa mère. Sa mère est une personne manipulatrice et très fourbe : elle fait tout pour que son fils n’ait pas besoin de quitter le cocon familial. Maman a besoin de son petit garçon. Clairement : cette relation m’a dérangée. C’est limite incestueux et la mère de Victor m’a glacé le sang. Comment en tant que parent on peut faire passer ses propres envies avant celles de son enfant ? Comment parvient-on à rendre son fils si dépendant à soi-même ? Victor a 33 ans, il n’a jamais travaillé, n’a jamais eu de relation sentimentale, bref, Victor dénote dans le monde dans lequel il vit.

Lorsque Victor va essayer de trouver un travail et d’avoir une relation avec une jolie demoiselle, tout va partir en vrille très rapidement. La mère de Victor va lui faire comprendre que tout ce qui lui arrive est de sa faute et qu’il ne peut que s’en prendre à lui-même : Maman l’avait bien dit de rester à la maison.

Victor consulte toutes les semaines son psychologue. Tous les jeudis, Victor va beaucoup parler de sa mère et de son comportement. Il va aussi évoquer son père qu’il n’a pas connu : il ne vit qu’à travers un souvenir d’une vieille photo qu’il a aperçu étant enfant et à travers un couteau suisse que Victor garde précieusement.

Suite à une dispute, la mère de Victor va disparaître : Victor s’inquiète. Il attend, il a honte, il est rongé par les remords. Où est passée sa mère ? Pourquoi ne lui fait-elle pas de signe, pourquoi ne rentre-t-elle pas à la maison ? On va suivre Victor à travers son histoire personnelle. C’est plutôt sympathique.

La chose qui fait que je n’ai pas eu de coup de cœur pour ce roman c’est la chute que j’ai vu arriver dès la moitié du roman. Dès la disparition, j’ai soulevé l’hypothèse que ce pouvait être ça et je ne me suis malheureusement pas trompée. Le suspense est bien présent mais l’effet de surprise éventé. Dommage.

La plume est entrainante et fluide. L’intrigue est dynamique et ne manque pas d’intérêt. J’ai vraiment trouvé intéressante l’approche psychologique de ce roman. La manière dont l’auteur va mélanger la réalité au subconscient de notre personnage est très intelligente. La création de la relation entre Victor et sa mère est aussi incroyable : c’est malsain et révoltant mais l’auteur la retranscrit très bien à travers ses mots.

En définitive, même si j’ai vu la fin venir à la moitié du roman, je suis contente d’avoir découvert la plume de Vincent Delareux à travers ce roman noir et psychologique. Il nous emmène dans le fin fond des abysses de l’âme humaine. La plume de l’auteur est agréable et très fluide, la lecture se fait sans accroche. Bravo à l’auteur pour ce roman qui ne manque pas de charme à sa manière.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le rendu de la relation entre Victor et sa mère. Je trouve que l’auteur maitrise vraiment bien le sujet.
  • L’intérêt psychologique de l’intrigue
  • La plume de l’auteur

4

27

Je suis ta nuit de Loïc Le borgne

imageRésumé : La France, un été, quelque part dans les années 80. Pendant un banal concours de casse-bouteilles, six enfants découvrent un cadavre mutilé, sans lèvres, sans sexe et sans doigts. Et ce n’est que le premier d’une longue série. Pierre et sa bande de copains inséparables sont obligés d’enterrer leur enfance et certains de leurs proches alors que le Puits et l’homme au chapeau haut-de-forme s’emparent peu à peu de leur innocence.

Avec Je suis ta nuit, Loïc Le Borgne nous offre un véritable page-turner de l’angoisse.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions ActuSF qui me permettent de poursuivre la découverte d’auteurs en tout genre. J’ai rencontré la route de Loïc Le Borgne avec Ghost Love. Je suis ta nuit est bien différent mais ô combien intéressant et intrigant. Si j’ai poussé les portes de l’angoisse avec ce roman, j’en ressors assez satisfaite de ma lecture.

Ce n’est clairement pas le genre de lecture que j’affectionne le plus, ce n’est clairement pas le genre de lecture que je ferais souvent. Néanmoins, Loïc Le Borgne a su me bousculer dans mes habitudes de lecture et pour cela, il mérite une médaille. Je vous avoue que la couverture m’a attirée : ces ombres, cette angoisse qui ressort de cette couverture m’a tout de suite attirée.

Nous décollons pour la Bretagne et plus particulièrement pour le village de Duaraz, dans les années 1980. On oublie les consoles, les ordinateurs et les smartphones, les gamins trainent ensemble, discutent font des bêtises de gosses. L’insouciance à l’état pur. Pierre, notre narrateur va nous expliquer comme sa vie et celles de ces cinq amis a basculé.

Si ce roman peut évoquer un retour à l’enfance, il n’est en aucun cas fait pour un lectorat jeune. Comme une madeleine de Proust, les enfants des années 1980 vont retrouver des références à leur génération : Goldorak, Star Wars… Loïc Le Borgne signe ici un roman qui va parler de ce basculement : comment un enfant insouciant, naïf et crédule va basculer dans l’horreur, la mort et l’angoisse. La figure de l’enfant est certainement présente pour exacerber cette notion d’insouciance qui va voler en éclat mais certainement pas pour inciter les enfants à lire ce roman.

Pierre et ses amis (Francis-Emmanuel, Maël, Mélanie, Karl, Sébastien), vont découvrir un cadavre mutilé. Comme indiqué dans le résumé, le cadavre n’a plus de doigt, de lèvre ni de sexe. Comble de l’horreur pour les enfants qui essayent de faire comme s’ils n’avaient rien vu. Après cet épisode, Pierre et ses amis vont se rendre compte que quelque chose n’est pas normal : les gens qu’ils connaissent agissent étrangement, ils sont menaçants et les animaux deviennent très agressifs. Maël, le chef de cette petite bande va nous parler d’une sorte de croque mitaine. Il a pris pour cible les enfants qui vont vivre une horrible expérience.

Ces six enfants vont connaitre un été terrible. L’auteur nous propose un panel de personnages très détaillé : c’est assez intéressant d’avoir tous ces caractères. En effet, ils évoluent tous, grandissent tous et prennent des chemins différents, j’ai apprécié ces personnages même si certains sont plus appréciables que d’autres (cela est normal et varie selon le lecteur). Personnellement, je me suis beaucoup attachée au personnage de Pierre. C’est notre narrateur qui revient sur cet été qui l’a changé à tout jamais. Dans ce genre de roman, je fonctionne ainsi : je ne m’attache à personne, j’ai trop peur que le personnage meurt atrocement. Du coup, je savais que Pierre allait s’en sortir, alors je n’ai pas hésité. Il a été ma bouée de sauvetage dans cette mer d’angoisse et face au Bonhomme de nuit.

Ce que j’ai apprécié dans ce roman, c’est le climat qui s’installe doucement sans basculer dans le gore. On joue avec nos nerfs, on a peur, on angoisse, petit à petit, on bascule dans la folie sans plonger dans les rivières de sang. Effectivement il y a du sang, des meurtres mais c’est soutenable pour une lectrice comme moi qui a peur de son ombre. J’ai apprécié la manière dont l’auteur installe cette ambiance.

Je trouve que Loïc Le Borgne s’en sortait très bien : la plume est vraiment bien dosée. C’est juste ce qu’il faut pour que le lecteur plonge facilement dans sa lecture. La fin est belle, je l’ai même trouvée poétique. Je ne m’attendais pas à ce genre de choses dans ce genre de littérature et j’ai vraiment été agréablement surprise. Je ne pensais pas être le bon public mais je me suis trompée. En refermant le roman, je me suis rendue compte que j’avais apprécié ma lecture même si elle diffère de ce que j’ai l’habitude de lire. Comme je le dis souvent, l’habit ne fait pas le moine et en voici encore une belle illustration.

Amis aimant les ambiances angoissantes et n’ayant pas peur de se faire quelques petites frayeurs, n’hésitez pas à plonger dans ce roman de Loïc Le Borgne qui nous dépeint ce passage à l’âge adulte (un peu prématuré) avec beaucoup de finesse et d’émotions.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le panel de personnages que j’ai trouvé assez bien brossé
  • La plume de l’auteur que j’ai, une fois de plus, trouvé très agréable
  • Le cadre des années 1980

4

22

L’impossible pardon de Martine Delomme

9782258164130ORIRésumé : Rédactrice en chef adjointe d’un journal local indépendant, Marion pensait simplement recevoir un client de Romain, son mari tonnelier, lors de ce dîner improvisé. Mais celui qui franchit sa porte n’est autre que Fabien, l’homme qu’elle a aimé et qui a disparu il y a huit ans. Alors que Marion et son petit garçon, Lucas, sept ans, ont retrouvé un bonheur paisible, revoir Fabien réveille en elle des sentiments qu’elle croyait enfouis. Lorsque des soupçons de fraude pèsent sur la coopérative vinicole locale, la vie de Marion bascule. Au premier plan de cette scandaleuse affaire, la courageuse journaliste sortira-t-elle indemne de ce tourbillon de dangers et d’émotions ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Presses de la cité pour l’envoi de ce roman. Issu de la collection « terres de France », je ne savais pas à quoi m’attendre. Moi qui n’ai pas forcément l’habitude de ce genre de littérature, j’ai été très agréablement surprise.

On fait la rencontre de Marion, une jeune femme qui n’a pas eu la vie facile. Quittée subitement par l’homme de sa vie, elle s’est retrouvée seule face à son avenir. Enceinte, elle a dû passer sa grossesse seule à ne pouvoir compter que sur elle et sa famille. Fabien a littéralement disparu de sa vie, elle ne savait même pas s’il était encore vivant ou non. Marion a fait face et quelques années plus tard, elle est mariée à Romain qui a adopté Lucas, son petit garçon de sept ans.

Fabien lui n’est pas mort, il a quitté sa vie d’avant à cause d’un secret familial qui a éclaté et salit l’image de la famille. Les portes de la politique se sont fermées laissant Fabien seul et honteux. Il a préféré laisser Marion seule et ne pas être un poids pour elle. Fabien va changer de route et devenir l’heureux possesseur de vignes en Italie. Il lui manque quelque chose dans sa vie : Marion. Il donnerait n’importe quoi pour revenir en arrière et ne pas faire les mêmes choix. Néanmoins, la vie est parfois drôlement faite. Romain, le mari de Marion et Fabien son ex-compagnon sont des collaborateurs et Marion se prend son passé en pleine figure lorsque Fabien fait irruption dans sa cuisine alors qu’il est invité à manger par Romain.

Marion va devoir se poser les bonnes questions. Elle n’a pas oublié Fabien mais elle ne peut pas non plus oublier tout le mal qu’il lui a fait. Fabien va faire la rencontre de Lucas et va tout de suite comprendre qu’il est son fils. C’est sa copie parfaite. Fabien va tout faire pour avoir une place dans la vie de Lucas et dans celle de Marion… Cependant, comment faire pour ne pas blesser Romain qui pensait le père de Lucas décédé ?

Ce roman m’a beaucoup plus parce qu’il ne s’arrête pas seulement aux blessures du passé enfouies au plus profond dulogo-presses-de-la-citc3a9 cœur et blablabla. Cette soupe-là, j’en ai assez. J’ai trouvé que l’auteure abordait plusieurs thématiques et que cela fonctionnait plutôt bien : on touche au monde journalistique avec Marion qui est dans la profession, dans le milieu viticole puisque Romain & Fabien travaillent dans ce domaine mais on a aussi une touche de personnel avec l’histoire que partagent ces trois personnages. J’ai eu peur qu’à un moment, l’auteure prenne le chemin du triangle amoureux mais elle s’est rapidement éloignée de cette idée pour mon plus grand plaisir.

Je ne m’attendais pas à ce que l’histoire prenne ce tournant et que l’Histoire prenne place dans ce roman qui réserve beaucoup de belles surprises. J’ai pris ce roman en me disant que ça me permettrait de faire une pause entre deux gros romans. Une lecture tranquille et sans prise de tête. Je me suis bien trompée ! Je me suis même trompée sur toute la ligne. L’enquête de Marion va la pousser dans ses retranchements et dans les côtés les plus sombres de l’industrie du vin.

Martine Delomme m’a énormément surprise, à tel point que je n’ai pas su lâcher le roman sans avoir le fin mot de l’histoire. Si nos trois personnages sont les principaux, l’auteure ne lésine pas sur le panel de personnages secondaires pour ménager l’effet de surprise.

J’ai aussi apprécié en connaître d’avantage sur le monde de la viticulture. J’ai trouvé que l’auteure apportait beaucoup de détails sans nous donner de leçon, c’est vraiment très intéressant. J’ai eu envie de me poser sur une terrasse dans le sud de la France et de boire un bon verre de vin plus d’une fois ! Elle m’a vraiment transportée dans cette histoire. Sa plume est vraiment belle et fraîche. J’ai apprécié la rencontrer et je pense que je me laisserai séduire par d’autres romans.

En définitive, ce roman est une vraie bouffée d’air frais. Le style est sympathique, le roman se lit bien. Il n’est pas un coup de cœur mais reste très agréable à découvrir. J’ai apprécié le portrait de Marion qui est une femme forte et qui va tout faire pour découvrir le fin mot de l’histoire. Elle est une femme courageuse et qui va nous montrer qu’elle ne reculera devant rien pour l’avenir de son fils. J’ai trouvé les personnages très intéressants. Les décors sont vraiment beaux et nous proposent une excursion intéressante. Bravo à l’auteure pour ce roman.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Différentes thématiques intéressantes : le journalisme et la viticulture. On ajoute aussi une sphère intime qui vient dynamiser le tout.
  • La plume de l’auteure que j’ai beaucoup appréciée.
  • Les décors proposés : j’ai aimé me balader avec Fabien dans ses vignes et dans l’entreprise de Romain

4

14

Jolies filles de Robert Bryndza

Jolies-fillesRésumé : Le corps d’une ravissante jeune femme vient d’être découvert, à demi-nu et lacéré de blessures mortelles, dans une benne à ordures de la banlieue londonienne. Arrivée sur place avec son amant et ex-coéquipier, l’agent Peterson, l’inspectrice Erika Foster est sous le coup d’une double émotion : la révolte face à cette épouvantable scène de crime et la frustration. Car officiant désormais à la brigade des stup, elle n’est pas censée s’occuper de cette affaire… Mais impossible pour la flic de rester sur la touche. Enquêtant clandestinement, Erika découvre un lien avec une autre affaire similaire, survenue quelques mois plus tôt, où la très jolie victime présentait les mêmes incisions. Autre point commun : les deux femmes étaient inscrites sur un site de dating et pensaient avoir rencontré l’homme idéal. Comment démasquer ce prince charmant insaisissable, aux multiples profils ? Erika le sait : l’assassin a deux pas d’avance sur la police. C’est lui qui mène la danse, au rythme des cadavres. Et quand un nouveau corps est retrouvé dans une poubelle, Erika comprend qu’elle va devoir apprendre à valser, avant de pouvoir frapper à son tour…

~ Service presse ~

Enfin ! J’ai pu me plonger dans la nouvelle enquête d’Erika Foster que j’adore suivre ! Jolies filles est le nouveau roman de Robert Bryndza. Je remercie chaleureusement les éditions Belfond pour m’avoir permis de lire cette nouvelle intrigue !

J’ai pris beaucoup de plaisir à retrouver Erika Foster dans cette nouvelle enquête. Petite piqûre de rappel, Erika est notre personnage principal dans cette saga. Elle est inspectrice et travaille dans la police depuis de nombreuses années. Erika a un tempérament de feu : elle s’agace très vite, monte très rapidement dans les tours et n’a pas sa langue dans sa poche. Erika est un personnage dynamique qui sait porter sur ses épaules l’intrigue sans aucun souci. Erika a un sacré caractère, personnellement, des fois, j’ai eu un peu de mal à la comprendre dans son comportement. Cela ne m’a pas empêchée de passer un bon moment avec cette nouvelle enquête.

Le roman va se diviser en deux « parties » : la première regroupe l’enquête en soi ainsi que la vie personnelle d’Erika. Erika est dans la tourmente depuis quelques temps : elle a perdu son mari, policier comme elle. Elle est en plein deuil même si cela fait maintenant deux ans qu’elle a perdu son cher et tendre. Cependant, Erika est tiraillée entre le souvenir de son mari et son attirance pour son nouvel amant. Elle a cette culpabilité qui lui serre l’estomac. Erika va faire du grand Erika. Elle va s’incruster sur la scène de crime de son amant (James Peterson). On lui demande de partir mais elle n’en a rien à faire et va mener son enquête. Son flair infaillible va la mener sur une piste…

L’intrigue va nous permettre de suivre notre tueur en série en direct. Nous allons avoir accès à ses pensées les plus sincères. J’ai beaucoup de mal avec cette idée. Je sais qu’elle se répand de plus en plus et que ce roman n’est pas isolée dans sa construction mais je trouve que ça m’enlève une bonne partie de la surprise mais surtout le « charme » du thriller si je peux appeler ça ainsi. J’aime bien suivre l’enquête, suivre les pistes, découvrir petit à petit le portrait du tueur et me rendre compte que je l’avais déjà croisée dans les chapitres précédents et que je me suis fait avoir en beauté sur son identité. Ici, c’est vrai que cela ajoute une dimension psychologique mais cela me plait moins.

Notre serial killer est complètement fêlé mais son approche est vieille comme le monde. On va remettre au goût du jour l’idée des petites annonces sentimentales. Ici, on va se cacher derrière un écran à la recherche de jolies filles qui sont en quête du grand amour et du prince charmant. Les petites annonces sont remplacées par les sites de rencontre mais le système reste le même.

Ce roman ne va pas remplacer Liquide inflammable dans mon cœur. Ca reste la meilleure enquête d’Erika selon moi. C’est une affaire de goûts certainement mais je n’ai pas du tout été surprise par cette intrigue. C’était sympathique à lire, ça se lit bien mais cela restera « sans plus » pour moi. L’intrigue est simple mais efficace.

Je suis toujours aussi admirative pour le travail de l’auteur et pour la traduction. Je suis certaine que la prochaine intrigue m’émoustillera un peu plus !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le retour d’Erika malgré son fichu caractère
  • La psychologie des personnages que j’ai appréciée découvrir ou retrouver
  • L’enquête en soi que j’ai trouvé sympathique bien qu’attendue

3

18

Le chant des aquadèmes : le peuple des ponts de Jean Lavie

xcover-5125Résumé : Saint-Colomban-les-Vignes, 1278, le 3 août. Les travaux de construction du pont allaient bon train jusqu’au jour où Thomas, jeune moine pontifice, rapporte les nouvelles d’une succession de noyades inquiétantes sans que la grève ne retourne aucun cadavre. Serait-ce la malemort ? Quelques temps après le jeune homme s’éprend de Maud, une belle et jeune paysanne curieusement attirée par le pont déserté car jugé maudit par certains. L’histoire dit que lorsqu’ils sont bâtis par les hommes au-dessus des rivières, des lacs et des étangs, les ponts abritent d’étranges créatures connues sous le nom d’Aquadèmes.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement La Compagnie Littéraire pour leur proposition. Simplement regorge de belle surprise et ce roman en fait partie !

On fait la rencontre de plusieurs personnages dans ce roman. C’est assez singulier mais j’ai apprécié ce que j’ai lu. Autant dans le fond que dans la forme, ce roman m’a plu. On voyage beaucoup géographiquement de l’Italie à l’Inde en passant par la France et les Etats-Unis mais aussi dans les siècles. On voyage et cela est très plaisant. Ce que j’ai le plus apprécié dans ce roman, c’est l’originalité de l’intrigue. Le peuple des ponts ! Quelle belle idée !

On va suivre Thomas, un jeune moine qui va nous rapporter des faits étranges : il y a eu de nombreuses noyages mais pas de cadavres. Un pont maudit par les paysans. Ponts maudits par la légende. Les aquadèmes existent et Jean Lavie va nous raconter une histoire sur ce peuple surprenant.

La dimension fantastique est vraiment très aboutie. Elle colle avec beaucoup de crédibilité avec la réalité. On se retrouve dans des paysages que l’on connait. J’ai trouvé intelligent de commencer l’intrigue au 13ème siècle. C’est un siècle qui est vraiment propice à la construction des légendes et des mythes. Les populations sont très crédules et naïves : des noyés, des mystères, des craintes : voici le trio parfait pour faire naitre le peuple des ponts.

L’auteur va mélanger deux genres que j’apprécie énormément : l’historique et le fantastique. Ainsi, il nous propose une histoire vraiment sympathique sur fond d’acceptation, de tolérance et de l’ouverture d’esprit. J’ai apprécié découvrir un panel de personnages riche qui va se diviser en deux parties : ceux qui acceptent l’existence des autres formes de vie et ceux qui ne l’acceptent pas. Thomas et Maud sont nos personnages principaux. Ils sont vraiment originaux et tellement incroyables.

Thomas, ce jeune moine va tomber sous le charme de Maud, cette paysanne qui va lui montrer le monde différemment. A travers les siècles, Thomas et Maud vont essayer de rallier le peuple des aquadèmes et le monde des humains.

Cette histoire est vraiment très sympathique et va aborder plusieurs thématiques : au-delà des thèmes abordés, on va retrouver une pointe d’ésotérisme mais aussi une bonne dose de philosophie et de religion. C’est vraiment très agréable à lire. La construction de l’intrigue m’a fait penser à Dan Brown mais aussi à Olivier Peru ou encore à Tolkien. La construction de la fresque historique est très bien pensée.

A travers les siècles, on va découvrir des peuples et des pays dont la mentalité évolue. On ne pense bien évidemment plus au 21ème siècle comme on pouvait penser au 13ème. Le monde évolue, la population aussi, les croyances sont aussi différentes. J’ai aimé le fait que l’auteur nous propose une belle leçon de vie : même si les siècles passent, si les croyances changent, la mentalité des gens peut toujours être la même : étroitesse d’esprit, la peur devant l’inconnu et du changement. Bref, on est vraiment dans une volonté de nous apprendre des choses sans être moralisateur.

La plume de Jean Lavie est très belle : le roman ne souffre pas de longueur. Les mots sont choisis avec une grande minutie et cela se ressent tout au long du roman. J’ai beaucoup apprécié les descriptions et les caractères de personnages. Tout est brossé avec beaucoup d’attention. Vous savez que j’adore ça. De plus, j’aime beaucoup la recherche qui se dégage de l’intrigue.

En définitive, même si ce roman n’est pas un coup de cœur, j’ai beaucoup apprécié mon immersion au cœur du roman de Jean Lavie. J’ai aimé l’originalité de ce roman et la facilité avec laquelle on le lit.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Thomas et Maud que j’ai appréciés
  • La plume de l’auteur
  • L’intrigue et son originalité

4

16

Rien n’est noir de Claire Berest

9791035402877-001-TRésumé : « À force de vouloir m’abriter en toi, j’ai perdu de vue que c’était toi, l’orage. Que c’est de toi que j’aurais dû vouloir m’abriter. Mais qui a envie de vivre abrité des orages ? Et tout ça n’est pas triste, mi amor, parce que rien n’est noir, absolument rien. » Frida parle haut et fort, avec son corps fracassé par un accident de bus et ses manières excessives d’inviter la muerte et la vida dans chacun de ses gestes. Elle jure comme un charretier, boit des trempées de tequila, et elle ne voit pas où est le problème. Elle aime les manifestations politiques, mettre des fleurs dans les cheveux, parler de sexe crûment, et les fêtes à réveiller les squelettes. Et elle peint. Frida aime par-dessus tout Diego, le peintre le plus célèbre du Mexique, son crapaud insatiable, fatal séducteur, qui couvre les murs de fresques gigantesques.

~ Service presse audio ~

Je remercie chaleureusement Audiolib pour l’envoi de ce livre audio. Biographie de Frida Kahlo, cette écoute fut surprenante, époustouflante, un véritable coup de cœur.

Vous le savez maintenant, il y a des personnages que j’adore retrouver dans mes écoutes. J’aime beaucoup Frida Kahlo et son art en général. Ici, c’est une biographie qui va nous plonger au cœur de la vie intime de Frida. Quelle formidable découverte ! J’avoue qu’au départ, je me suis demandée ce que j’avais dans les oreilles : il faut s’adapter au rythme et à l’intrigue. Je pensais que j’avais un OVNI littéraire entre les oreilles puis, après avoir réfléchi, je me suis rendue compte que ce n’était pas un OVNI littéraire : c’est Frida Kahlo qui est hors norme et qui rend l’ouvrage hors norme.

« Quelle différence entre l’amitié et l’amour ? Il faut dire je t’aime quand on a le temps. Après on oublie, après on part, après on meurt. »

La vie de Frida est une vie de violence et de passion. Un accident de tram va faire basculer sa vie. On parle même d’un « viol de tram » : un accident de tram arrive et une barre de métal vient transpercer Frida dans sa chair et dans son intimité. Résultat des courses : elle passe des mois allongée à l’hôpital. Cet accident va changer la vie de Frida à tout jamais. Elle vivra percluse de douleurs tout au long de sa vie.

Frida est une femme passionnée. Elle sait ce qu’elle veut et peut, par moments, être un peu fantasque. Je ne la comprends pas tout838_lesdeuxfridas le temps mais le personnage est formidable. C’est plein de couleur et de vie. Frida va passer sa vie à faire la fête et à faire ce qu’elle aime.

Frida va rencontrer le chemin de Diego Rivera : l’homme de sa vie, sa passion la plus ardente. Diego et Frida sont deux caractères de feu qui vont se déchirer et s’aimer tout au long de leurs vies. Ils vivent comme ils s’aiment.

J’ai beaucoup aimé en savoir plus sur la vie de Frida Kahlo, comment elle en est arrivée là. La vie de Frida et de Diego n’est pas un long fleuve tranquille. On va voyager entre Mexico, la France ainsi que les Etats Unis. Frida ne sera bien que dans son village natal : Coyoacán. Elle va rencontrer le chemin de personnes illustres comme André Breton et ses comparses. Elle va vite détester la vie des riches et des célébrités. Elle ne sera bien qu’avec son époux, ses quelques amis et son art. Rapidement, elle va détester sa vie à Paris, ces Etats Unis pédants et tout le protocole qui suit. Elle va apparaître comme un clown avec Diego : ils dénotent dans ce public. Frida n’a pas sa langue dans sa poche, elle a aussi une vision du monde colorée et très différente de ce que les normes proposent.

« À force de vouloir m’abriter en toi, j’ai perdu de vue que c’était toi, l’orage. Que c’est de toi que j’aurais dû vouloir m’abriter. Mais qui a envie de vivre abrité des orages ? »

diego_rivera_and_frida_kahlo

Inutile de vous parler de la beauté de la plume de Claire Berest après cette citation, n’est-ce pas ? Claire Berest est dotée de plusieurs casquettes : elle a écrit ce roman mais c’est aussi elle qui le lit. Si au départ, j’ai eu un peu de mal avec le rythme de lecture de Claire Berest, je suis retombée sur mes pattes rapidement. Elle prête sa voix au personnage fantasque de Frida Kahlo et c’était vraiment beau, coloré, dynamique. J’ai aimé découvrir Coyoacán, la vie de la famille de Frida, les us et coutumes. A travers les yeux de Frida on se rend compte de l’importance des petites choses de la vie. Claire Berest nous raconte avec subtilité et émotions la vie de cette illustre peintre. La lecture est très agréable. L’écoute se fait sans difficulté ainsi que la compréhension. La voix de Claire Berest est belle, posée et traduit très bien les émotions.

478710040_smallJ’ai aimé le caractère biographique de cette écoute, j’adore apprendre en écoutant. J’ai visité plusieurs sites internet, j’ai regardé les tableaux évoqués dans l’intrigue. J’ai une petite préférence pour Les deux Frida ainsi que Le suicide de Dorothy Hale. J’ai apprécié découvrir pourquoi et comment l’œuvre est arrivée sur les toiles de Frida.

Frida va mourir comme elle a vécu : avec grandeur. Elle va vivre la fin de sa vie en essayant de faire ce qu’elle fait le mieux : vivre. Frida ne sera pas pleinement heureuse. Diego et ses conquêtes, elle ne comprendra jamais. Elle va s’adonner à ses plaisirs coupables aussi mais sans vraiment en profiter. Elle fait ce qu’il faut, ce qu’on attend d’elle mais elle va vivre dans l’ombre de son mari et de son égo assez longtemps avant qu’elle ne comprenne qu’elle aussi à des choses à dire et à peindre. Si Frida est appréciée pour son authenticité, sa facilité à jurer comme un homme et à se comporter comme elle l’entend, elle ne va pas toujours être comprise dans son art ni dans ses actions.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • J’ai adoré en apprendre plus sur la vie de Frida Kahlo
  • L’aspect artistique mis en avant
  • La plume de l’auteure ainsi que l’écoute très agréable

Viva la vida !

BELGAIMAGE-99352384

4.5

14

Hopeless romantic – Tome 02 : pain de Sissie Roy

41KkDuIAnHL._SX342_SY445_QL70_ML2_Si vous souhaitez vous lancer dans la lecture du premier tome, je ne vous conseille pas de lire cette chronique si son résumé.

Résumé : À la suite de l’accident ayant causé la mort de plusieurs membres du groupe Hopeless romantic et de sa relation avec Lacey, James n’est plus que l’ombre de lui-même. Il boit trop, fume trop, et provoque colère et scandale partout où il passe. Lorsqu’il tombe sur Lacey lors d’une fête, il revoit ses priorités et tente de redevenir celui qu’elle aimait il n’y a pas si longtemps. Malheureusement pour lui, la jeune femme traîne un mal de vivre que seul Tristan Bennett semble pouvoir apaiser. Toutefois, James ne baissera pas les bras et se battra pour la reconquérir, car elle est toute sa vie. Parviendra-t-elle à trouver la paix et se pardonner d’être vivante alors que son groupe est mort ? Est-ce qu’elle réussira à vivre enfin heureuse avec celui qu’elle aime vraiment ? Une question s’impose, Tristan ou James.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Evidence Editions pour l’envoi de ce deuxième tome. J’avais beaucoup apprécié ma lecture du premier roman. J’étais plutôt curieuse de voir ce que l’auteure nous réservait pour le deuxième tome.

On retrouve Lacey dans une situation vraiment terrible : elle est la seule survivante de son groupe. Lacey est vide : elle a perdu ses amis, sa sœur, sa famille. C’est très compliqué pour elle. Elle se demande pourquoi elle a su se tirer de cet accident et pas les autres. Pourquoi elle ? Elle a ce poids sur la conscience depuis bien trop longtemps mais elle se refuse de vivre sa vie. Elle préfère rester dans les regrets. Elle se refuse de jouer de la musique et de monter sur scène : tout cela n’a plus aucun sens pour elle.

James n’en mène pas large non plus. En effet, James est au plus bas lui aussi depuis que sa relation avec Lacey a volé en éclat. Il n’est plus que l’ombre de lui-même. La musique ne l’intéresse plus, l’alcool et les bagarres sont beaucoup plus tentants. Séparé depuis trop longtemps de Lacey, une rencontre avec la jolie demoiselle va pourtant lui remettre les idées en place : Lacey est la femme de sa vie et il fera tout pour la conquérir de nouveau.

J’ai apprécié cette idée d’une vie brisée et de devoir apprendre de nouveau à faire confiance à l’autre. J’ai aimé trouver une Lacey qui avait des choses à dire et des choses à faire. On se retrouve avec un personnage féminin fort qui est intelligente mais qui sait aussi écouter son cœur.

James va commencer à voir d’un mauvais œil l’arrivée de Tristan dans la vie de Lacey. A la tête d’un label musical, il est un homme que James ne peut pas voir en peinture. Il lui fait d’ailleurs bien sentir : rancune de cœur un jour, rancune de cœur toujours ! Tristan va alors intégrer le panel des personnages principaux de ce tome. Sissie Roy décide de nous proposer un triangle amoureux. Lacey va devoir choisir entre son cœur et la raison, entre deux hommes qu’elle estime, elle va devoir faire son choix. Ce dernier ne va être facile.

Comme vous le savez, je ne suis pas excessivement fan du jeu du chat et de la souris ainsi que format triangle amoureux. Même si les personnages sont forts, j’aurais apprécié quelque chose d’autre. Lacey vogue entre les deux hommes. Elle ne sait vraiment pas ce qu’elle souhaite. Elle va trouver des choses chez Tristan et chez James.

Personnellement, j’ai adoré le personnage de James. Il fonce dans le tas, il ne s’offusque pas des quand dira-t-on. Il va vraiment montrer une facette de lui que j’ai appréciée. Ce n’est pas parce que c’est un gros dur qu’il n’a pas de sentiments, qu’il ne ressent rien. J’ai beaucoup apprécié la douceur qui se dégage de ce personnage lorsqu’il se bat pour Lacey.

La présence de la musique est aussi importante : ici, elle va être libératrice. Elle va permettre d’avancer dans la vie, elle va aussi permettre à Lacey d’ouvrir les yeux sur sa relation avec sa mère mais aussi avec son père. La musique est ce qui relie Lacey à James mais aussi à Hopeless romantic. Si au départ, elle va faire peur à Lacey mais aussi à James, elle va aussi être la voie de la rédemption. L’espoir au bout de ce couloir d’angoisse et de tristesse.

En définitive, malgré la présence d’un triangle amoureux, j’étais heureuse de retrouver Lacey et James. J’aime toujours autant la présence de la thématique de la musique. La plume de l’auteure est toujours aussi belle. J’aime beaucoup la manière dont l’auteure écrit : c’est dynamique, détendu et moderne. C’est chouette. Le tome trois m’attend avec impatience dans ma liseuse !

03 bonnes raisons de lire cette saga :

  • Le duo Lacey/James qui est vraiment très bon
  • La plume de l’auteure que j’aime beaucoup
  • L’univers de la musique mis en avant ainsi que la place qu’elle prend dans l’intrigue

4

14

Objet de toutes les convoitises de Françoise Bourdin

9782714493880ORIRésumé : À la mort de son grand-père, Alexander Leander, comte de Donagh, devient l’unique héritier de l’immense fortune familiale. À 35 ans, il est un aristocrate accompli et l’un des avocats d’affaires les plus recherchés de la City. Tandis que son idylle avec Dimitri, danseur étoile, nourrit les pages people des magazines, Alexander s’éprend en secret de Mark, son jeune associé. Mark forme un couple heureux avec la douce Joyce. Pourquoi céderait-il à un improbable coup de cœur ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Belfond pour l’envoi de ce roman dans le cadre de notre partenariat. Françoise Bourdin est le genre d’auteure que je ne pensais jamais lire. A force de voir ses titres dans les étagères de ma mamie, je me disais que ce n’était pas forcément pour moi. J’avais oublié à quel point ma grand-mère avait bon goût ! Ainsi, Françoise Bourdin et son monde m’ouvrent leurs portes.

Je ne vais pas vous le cacher : ce roman n’est pas un coup de cœur mais il a au moins eu le mérite de me divertir le temps de ma lecture. C’est un roman que j’ai lu très rapidement. En effet, il est assez court. Au départ, j’ai eu un peu peur par l’afflux des thématiques : une romance interdite, des liens très forts entre un patron et un collaborateur mais aussi la présence de l’aristocratie britannique. J’ai eu un peu peur que cela fasse beaucoup pour le nombre de pages proposé. J’ai trouvé que l’auteure s’en sortait plutôt bien.

Nous nous retrouvons à Londres. En présence d’Alexander Leander comte de Donagh. J’ai trouvé cette idée assez intéressante : on a l’habitude d’associer l’aristocratie britannique (ou tout court même) à une époque comme le 19ème siècle. Il est plutôt rare de la voir associée à un monde contemporain. Idée plutôt intéressante. Rien ne nous est épargné : élégance, camouflage des émotions et des sentiments, règles strictes. Bref, l’aristocratie est belle et bien en place. Notre cher Lord est un jeune avocat brillant mais surtout un jeune héritier à la tête d’une fortune incroyable.

Mark est un jeune époux amoureux de sa femme Joyce. Mark est un collaborateur d’Alexander. Rapidement, Mark va comprendre qu’Alexander nourrit des sentiments bien plus que professionnels à son égard. Alexander est en couple avec Dimitri mais il est terriblement tenté par Mark, ce jeune homme qui réveille en lui de doux sentiments. Dimitri va vivre l’éloignement d’Alexander avec beaucoup de peine, il ne comprend pas pourquoi Alexander met ces barrières entre eux. Joyce, la femme de Mark va aussi être de la partie : c’est le seul personnage qui ne m’a pas convaincue. Je l’ai trouvé insipide et un peu idiote. Elle est vraiment niaise et se fait passer pour la femme un peu bêbête qui va venir flatter Alexander.

La narration se sépare en trois points de vue : Mark, Dimitri et Joyce qui vont avoir un œil différent sur Alexander. L’un pour son attirance, l’un pour l’éloignement et l’autre pour un œil un peu naïf. Ceci apporte différentes facettes au personnage d’Alexander. On le perçoit sous différents angles.

Cette romance particulière et originale est assez sympathique. Elle ne révolutionne pas le genre mais permet de passer un bon moment de lecture en compagnie de ces personnages. Comme je le dis ci-dessus, j’ai apprécié les personnages masculins mais suis passée complètement à côté du personnage de Joyce qui m’a rapidement tapée sur le système. Rien de bien grave en soi.

La plume de Françoise Bourdin est agréable. Je trouve que le début est un peu long à se mettre en place mais une fois passée cette difficulté, nous nous retrouvons avec une intrigue crédible. J’ai juste trouvé un peu dommage que l’auteure mette l’accent sur le côté manipulateur et froid d’Alexander. Il y en a peut être un peu trop de ce côté.

En définitive, j’ai apprécié ma lecture bien que l’auteure en a, selon moi, fait un peu trop vis-à-vis du côté manipulateur d’Alexander. J’ai trouvé l’intrigue sympathique et la romance assez intéressante. C’est assez original. Je suis restée de marbre face au personnage de Joyce mais j’ai apprécié Mark et Dimitri. Alexander est un personnage bien brossé mais avec lequel j’ai pris un peu de distance mais cela est dû au caractère brossé par l’auteure. La plume est fluide et dynamique et permet au lecteur d’accrocher aux mots de l’auteure.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le panel de personnages masculins que j’ai apprécié
  • La plume sympathique que j’ai appréciée découvrir
  • L’aristocratie dans une intrigue contemporaine, belle idée !

3.5

11

Secret Bikers de Céline B

xcover-7052Résumé : Tyler a intégré depuis quelques années le club des bikers du Hoana Hell qui sont devenus sa famille. Et comme dans toutes les familles, il y a des secrets… Bien qu’il est très proche de Joshua, Président du club et son frère de cœur, celui-ci ne lui a jamais rien révélé. Pourtant, une nouvelle venue va aiguiser sa curiosité et menacer l’équilibre du club. A qui profitent tous ces secrets ? Et une fois qu’il saura, saura-t-il garder le silence ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Evidence Editions pour l’envoi de ce roman en service presse. Je sors un peu de mes sentiers battus avec cette histoire de Bikers. De temps en temps, j’aime bien me diversifier un peu et de voir ce qui se passe ailleurs. J’ai donc fait la rencontre de la plume de Céline B et de Tyler.

Tyler est un homme qui fait partie du club de bikers « Hoana Hell ». J’ai beaucoup apprécié le fait que ce club fonctionne comme une famille. C’est vraiment particulier mais assez chouette. On s’entend comme des frères et sœurs : on n’est pas d’accord sur tout, on se dispute, on se rabiboche mais le plus important : on s’aime et on fait tout les uns pour les autres.

Deborah est une jeune femme qui a vu son monde complètement bouleversé. Son passé est douloureux. Elle a décidé de prendre le taureau par les cornes et changer de vie après ce qu’elle a du faire pour survivre. Deborah est un personnage que j’ai apprécié pour tout ce qu’elle dégage. Si on la prend au départ pour une « femme victime », elle n’en est rien. Elle est déterminée à passer à autre chose, à ne plus avoir peur de son passé. Elle veut se venger et elle ne reculera devant rien pour y parvenir. Avocate de profession, elle est déterminée à ce que justice soit faite. Elle s’attaque à un club de Bikers assez dangereux : les Black Horses. Elle va gagner une bataille mais la victoire sera de courte durée : les menaces pleuvent et Deborah va se retrouver à vivre de manière proche des Hoana Hell pour sa propre sécurité.

Joshua est le président des Hoana Hell. Il prend sous son aile Deborah qu’il connait depuis des années. Il n’a pas toutes les clés pour comprendre ce que vit Deborah qui reste très secrète sur ce qu’elle a vécu. Il sait simplement que c’est fort, c’est violent et que cela a complètement bousillé la vie de son amie. Si l’intrigue tourne principalement autour de Deborah, on y trouve aussi des questions sur les autres personnages. Joshua va nous éclairer sur son passé, sur ses années d’absence auprès de Deborah. On va percer les mystères autour du personnage de Deborah.

Tyler est aussi un personnage que j’ai apprécié. Il ne comprend pas pourquoi son ami est assez proche de l’avocate qui les aide. Il ne comprend pas pourquoi sa sécurité et la vie de Deborah et de ses proches sont si importantes pour lui. Joshua, si discret sur son passé va devoir la jouer fine pour ne pas trahir la confiance de Deborah. Tyler va, petit à petit, comprendre cette femme et lui faire de la place dans sa vie.

En toute honnêteté, je m’attendais à une ambiance un peu plus sombre. Je m’attendais à une intrigue plus dure par rapport à la thématique des Bikers. On est, au final, avec un roman qui va proposer quelque chose de dur et de violent mais plus par rapport à Deborah. J’ai trouvé original que l’on « inverse la tendance » parce que la douceur vient plus de Tyler & de Joshua alors qu’ils sont « les gros durs » de l’intrigue. J’ai trouvé ça surprenant.

Je ne connaissais pas la plume de Céline B mais j’avoue que j’ai été très agréablement surprise. Je pense que Secret Bikers est un roman fait pour les lectrices et les lecteurs comme moi : ceux qui n’aiment pas trop la violence mais qui aiment quand même les péripéties et l’action en général. J’ai trouvé qu’il y avait des choses intéressantes dans ce roman. J’ai aimé l’action et le dynamisme qui se dégagent de cette intrigue. J’ai même trouvé que, par moments, tout était un peu trop rapide. J’ai eu l’impression qu’il y avait des passages un peu trop faciles à passer.

En définitive, entre romance et action, nous avons un véritable plongeon dans les passés respectifs de nos personnages. C’était intense, intéressant et vraiment très agréable. Malgré quelques petits passages un peu trop rapides à mon goût, je reste agréablement surprise par ma lecture.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le panel de personnages forts que j’ai trouvé intéressant. Je me suis attachée à Deborah. C’est un personnage équilibré et vraiment très agréable. Elle m’a surprise.
  • La plume de l’auteure très fluide et dynamique
  • Le cadre et la thématique des Bikers que je ne connais pas assez bien mais je suis contente d’avoir mis un petit pied dans ce monde

4

6

Is Tarlah de Gaya Tameron

couv2087268Résumé : Rien ne va plus dans la vie de Benjamin. Après avoir rencontré Cathy, une femme exceptionnelle, pendant ses vacances à Lacanau, il est obligé de la quitter pour retrouver une vie qu’il déteste, dans la grisaille de Paris. Cathy a dû renoncer à Benjamin. Leurs univers semblent incompatibles. Et pour cause, il vit sur la terre et elle vit sous l’eau. Mais quand une marée noire déferle sur les côtes de l’Atlantique, Cathy n’a pas le choix : pour sauver son peuple, les Sirénéens, elle a besoin d’une aide extérieure. Et elle se tourne vers Benjamin. Ensemble, ils vont unir la terre et la mer pour mener le plus dur des combats : celui de la survie de leurs espèces et de l’amour. Et si la solution n’était pas là où on l’attendait ? Une histoire haletante entre survie de l’espèce, amour, magie et suspense.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Alter Real pour l’envoi de ce roman. Is Tarlah m’a convaincue avec cette merveilleuse couverture mais aussi par le résumé prometteur. J’adore tout ce qui va toucher aux créatures aquatiques.

Malheureusement, cette lecture ne m’a pas convaincue. Cela arrive de temps en temps et je ne m’attarderais pas forcément très longtemps. Cela ne sert à rien de remuer le couteau dans la plaie. Mais je vous dois quelques explications.

Tout va beaucoup trop vite dans ce roman. Il est déjà court, on se retrouve donc avec peu de pages mais surtout beaucoup trop de choses. On fait la rencontre de Cathy et de Benjamin. L’un vit sur terre, l’autre sur dans la mer. Leur histoire d’amour semble impossible mais on finit toujours par trouver un moyen. Cela n’est pas encore le problème majeur du roman. Une romance impossible peut être chouette. Ici, le souci c’est que tout va beaucoup trop vite. En quelques pages, Cathy et Benjamin sont fous amoureux. Les personnages sont très sympathiques mais cela n’ira pas plus loin pour moi.

J’ai trouvé les personnages un peu trop « gentils ». Je ne sais pas trop comment expliquer le pourquoi du comment mais ce roman pourrait cartonner chez les plus jeunes si on enlevait les scènes érotiques. J’ai vraiment l’impression qu’il manque un petit quelque chose pour que la magie opère.

En revanche, j’ai beaucoup apprécié l’univers et les descriptions de ce roman. L’auteure est très douée. Je ne lui retirerai jamais cela. J’ai déjà rencontré sa plume et j’adore la plume de Gaya Tameron. C’est juste que, pour le coup, je m’attendais à autre chose. Les thématiques sont chouettes : l’écologie, l’amour, les différences. Je trouve ça vraiment très sympathique, c’est seulement une affaire de goûts je pense. J’ai besoin d’avoir un cadre posé clairement dans mes lectures. J’ai trouvé des Sirénéens m’a plu mais je n’ai pas eu assez de détails. Quand on construit un monde comme celui-ci, j’ai besoin d’avoir les traditions, les personnages, une immersion dans un peuple que je ne connais pas. Je n’ai pas eu ça ici et je pense que c’est cela qui m’a perdue.

Comme je le dis, je ne retire vraiment pas à l’auteure le fait qu’elle a une belle plume. J’ai juste eu un souci avec cette construction et cette intrigue. On a l’impression de lire un conte de fées des temps modernes avec une très belle morale écologique en fond d’intrigue.

Je n’ai pas pour habitude de faire une chronique rapide mais ici, je n’ai pas grand-chose à dire. Je pense que le roman pourra plaire aux plus jeunes mais en enlevant les scènes érotiques. J’ai apprécié les descriptions et la volonté de créer un peuple. J’ai aussi apprécié la morale écologique et le traitement de cette question tout au long du roman. Cependant, la romance est trop rapide, elle est trop vite mise en place et les personnages ne m’ont pas plus plu que cela. J’ai manqué de détails sur les Sirénéens. Malgré une plume formidable, je pense que ce roman n’était simplement pas fait pour moi. Ce sont des choses qui arrivent.

3

17

Bilan mensuel février 2021

car-2039180_1920 (1)

Salut tout le monde! On se retrouve aujourd’hui pour faire le bilan du mois de février. Un mois riche en émotions mais un mois qui était sympathique quand même.
——————————————————————————————-
Bilan Livresque
——————————————————————————————-
Services presse et Comités
Ajoutons à cela deux lectures pour un comité et trois lectures audio (Harry Potter, forcément) nous sommes à 16 lectures ce mois ci. Je suis plutôt contente, je commence à récupérer un bon rythme de lecture ♥ 
——————————————————————————————-
Les 03 meilleures lectures du mois…
——————————————————————————————-
——————————————————————————————-
J’attendais plus de… 
——————————————————————————————-

41pTo4xKX0L._SY346_

J’ai pris beaucoup de temps pour réfléchir. J’ai cru que j’allais laisser tomber le blog. J’ai vraiment eu une période de ras le bol mais finalement, elle est passée. Je suis contente d’avoir pris le temps de faire le point et de ne pas avoir pris de décisions trop hâtives. Je ne savais pas si je voulais vraiment continuer à donner mon avis. Puis miracle, quelques personnes sont venues me voir et me demander pourquoi on ne me voyait plus dans le coin. Après quelques discussions et jolies preuves d’amitié, j’ai remis le pied à l’étrier et j’ai réussi à trouver un rythme. Vous savez cet équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Je pense que le souci était là… Ma vie professionnelle a pris trop de place ces derniers temps et ma vie personnelle s’est noyée complètement dans les plannings, dans les réunions et dans les rendez-vous. J’ai donc revu tout cela. Le soir est réservé aux chroniques, à la lecture et à ma famille. C’est bien mieux ainsi
Je suis aussi allée à la mer, j’ai respiré un grand coup. Ca m’a fait tellement de bien. J’ai aussi repris un peu ma vie en main : nourriture saine et équilibrée, sport (un peu, faut pas déconner) et des sorties (même si ces dernières sont pour les magasins de bricolages et de meuble). La famille et les amis, il n’y a rien de mieux. J’ai aussi fait mon premier baby sitting entre filleule et marraine, c’était chouette de se retrouver entre nanas.
Nous avons aussi pris la décision de décaler le mariage en septembre. C’est flou, ça fait suer mais on croise les doigts pour que tout aille bien. ♥ 
A bientôt tout le monde
Un merci particulier à Isa, Nathalie et Laura pour leur soutien
14

Poison florilegium d’Annalena McAfee

téléchargement (1)Résumé : Londres, de nos jours. A soixante ans, Eve est une femme accomplie. Peintre renommée spécialisée dans la reproduction florale, elle vit dans une magnifique maison de Londres avec son mari Kristof, un architecte aussi célèbre qu’elle. Malgré cette apparence de succès, elle souffre d’un manque de reconnaissance et ne supporte plus le monde de l’art dont elle ne comprend plus les codes. Bien décidée à prouver qu’elle n’est pas dépassée et que ses œuvres ne sont pas seulement de gentilles natures mortes, elle se lance dans une entreprise ambitieuse et titanesque : peindre des fleurs vénéneuses et carnivores sur de gigantesques panneaux. Cette œuvre, intitulée Poison Florilegium, sera son chef d’œuvre !

Dans son atelier, c’est l’effervescence, tous ses assistants sont sur le pied de guerre et parmi eux, un nouveau venu, Luka, jeune homme mystérieux et sensible, qui ne tarde pas à devenir son amant en dépit des trente ans qui les séparent. De plus en plus obsédée par son travail, folle de passion pour Luka dont le comportement est pourtant bien étrange, Eve ne va pas tarder à perdre pied…

Après Le Doux Parfum du scandale, Annalena McAfee nous livre un roman subtil et haletant sur le monde de l’art, son sexisme et ses excès. Le portrait saisissant d’une femme au bord du gouffre…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Belfond pour l’envoi de ce roman. J’étais vraiment curieuse de lire ce roman qui propose de faire un tour dans le domaine des arts et plus particulièrement dans le domaine de la peinture. On mélange cela à une romance assez atypique et des plantes carnivores et il ne m’en a pas fallu plus pour vouloir plonger mon nez dans cette histoire !

J’ai passé un bon moment de lecture avec ce roman. Il est vraiment atypique. On a un thriller qui s’installe doucement mais surement. Ce qui rend ce roman atypique, c’est le choix des thématiques que l’on ne croise pas dans toutes nos lectures. Le poison des plantes vénéneuses va se distiller dans les lignes, dans les mots et dans les actions de nos personnages.

On fait la rencontre d’Eve, une artiste de 60 ans qui va faire le point sur sa vie. Elle profite d’un voyage en métro pour faire le point sur sa vie. Il n’y a aucun remord ni regret dans son bilan. Il y a simplement de la nostalgie : comment a-t-elle pu passer de cette jeune artiste débarquant à New-York avec une envie incommensurable de décrocher la lune et les étoiles à la femme de Kristof, cet architecte très connu ? Comment a-t-elle pu passer de la lumière à l’ombre ? Comment en est-elle arrivée là ? J’ai beaucoup apprécié le personnage d’Eve : c’est original d’avoir un personnage principal âgé d’une soixantaine d’années. La plupart du temps, je rencontre des personnages plus jeunes. J’ai aimé cette volonté de sortir le meilleur de soi-même. Avec son œuvre poison florilegium, elle va signer la plus grande et belle œuvre de sa carrière !

Luke arrive dans l’équipe d’Eve. Il va chambouler la vie de l’artiste et va tout de suite lui faire voir la vie autrement. Elle n’est plus « la femme de quelqu’un » : elle est une femme désirable, belle et incroyable. Luke va lui faire vivre une relation intense. Cependant, tout n’est jamais rose entre les gens… On va vite se rendre compte que Luke va chambouler la vie d’Eve mais pas seulement dans sa manière de se voir…

J’ai beaucoup apprécié ce que j’ai lu. En effet, j’ai trouvé la thématique des plantes carnivores ultra bien trouvée ! J’ai aimé cette idée du danger. Parce que finalement, c’est lorsque l’on se sent en danger que l’on rebondit, que l’on trouve cette force au creux de notre ventre pour avancer et se sortir d’une situation dangereuse. On mélange ça à une romance qui ne va pas nous mener dans le chemin que l’on connait. L’auteure va changer un peu les codes et cela est assez intéressant. En revanche, la seule chose que je regrette ici, c’est le fait que l’auteure sème un peu trop d’indices à travers son intrigue et l’on découvre un peu trop facilement ce qui va se passer.

La tension est palpable tout au long de l’intrigue. J’ai trouvé l’idée originale et l’intrigue prend véritablement de l’ampleur à partir d’une bonne centaine de pages. Le temps que l’intrigue s’installe et que l’enquête commence à se mettre en place. L’auteure va vraiment proposer quelque d’intéressant et d’original : que ce soit dans le choix des thématiques ou même dans la construction de son roman. La plume est agréable et la lecture se fait sans embûche. Je n’ai pas grand-chose à dire sur le style : il est passe partout mais cela ne l’empêche pas d’être sympathique. En revanche, j’ai apprécié les références artistiques et culturelles tout au long de ce roman. J’ai aussi apprécié la piqûre de rappel sur le monde de l’art et du sexisme ambiant mais aussi ses excès dans ce monde.

En définitive, malgré un style passe-partout ainsi qu’une fin que l’on voit venir bien avant la dernière page, j’ai apprécié ma lecture dans son ensemble : le panel de personnages est très intéressant. J’ai apprécié les thématiques et les risques pris par l’auteure pour sortir des codes.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La thématique des plantes vénéneuses que j’ai adorée !
  • Le personnage principal : Eve qui est très surprenante.
  • La présence de l’art de manière générale

3.5

15

Les voleurs de curiosités de Jess Kidd

41p7Lp-sQvL._SX195_Résumé : « Londres n’est-il pas l’endroit idéal pour cacher une enfant remarquable ? Et dans la mesure où elle est remarquable, eh bien, Londres ne manquera pas d’acquéreurs potentiels. » Londres, 1863. Bridie Devine, détective spécialisée dans les cas délicats, fait face à l’affaire la plus complexe et la plus insolite de toute sa carrière. Christabel Berwick, l’héritière d’un baronet, a été kidnappée. Mais Christabel n’est pas une enfant ordinaire. Son existence a été cachée aux yeux de tous et ses étranges talents semblent effrayer son entourage autant qu’ils attirent l’attention des collectionneurs de curiosités. Ne ménageant pas ses efforts pour retrouver l’enfant, Bridie entre dans un monde de chirurgiens déments et de saltimbanques mercenaires. Aidée dans sa quête par le fantôme tatoué d’un boxeur mélancolique qu’elle seule peut voir et par une femme de chambre à la carrure impressionnante, la jeune femme suit pas à pas les traces laissées par les ravisseurs, s’exposant ainsi à un passé qu’elle a tenté d’oublier.

Résurrectionniste, chimiste excentrique, créature aquatique légendaire : autant de personnages qui hantent les pages de ce roman lyrique et gothique où le spectacle est roi, mais qui fait la part belle à une enquête digne des plus grandes énigmes policières.

~ Masse critique Babelio ~

Je remercie chaleureusement Babelio pour l’envoi de ce roman. La couverture est sublime, c’est juste formidable. Le résumé était ultra alléchant ! Je n’ai pas attendu plus longtemps pour faire une demande de partenariat. Impensable de passer à côté de ce genre de roman !

Vous le savez maintenant : il y a des mots magiques pour moi ! « 19ème siècle », « Angleterre » ainsi que « détective » en font partie. J’aime énormément ce que l’on me propose ici. Une enquête sur fond de fantastique. J’ai tout de suite été happée par notre détective mais aussi par l’enquête.

On fait la rencontre de Bridie Devine, une veuve qui s’est reconvertie comme détective privée. Elle a un vécu certain. Elle est humaine et c’est ce qui me plait le plus ! Elle a ses qualités et ses défauts, elle a eu des succès mais aussi des défaites. Qu’est-ce que j’ai apprécié cette femme ! Elle m’a énormément plu. Elle est vive, intelligente, pleine de bon sens un peu brute de décoffrage mais on lui pardonne.

On a vraiment un joli mélange entre enquête policière, mythologie, us et coutumes irlandais mais aussi mais aussi de la médecine au 19ème siècle. C’était assez captivant comme lecture. Je trouve que l’auteure a trouvé le parfait équilibre entre l’enquête policière et la touche de fantastique et de folklore. C’est l’équilibre parfait pour toucher le lecteur et attiser la curiosité de ce dernier.

Le décor planté est parfait pour l’enquête et pour l’époque. Un Londres brumeux, une ambiance lourde, feutrée. On avance à pas de loup de peur de tomber dans un piège. L’auteure fait preuve de beaucoup de détails dans ses descriptions. C’est vraiment très intéressant et cela apporte une certaine épaisseur au roman et à l’enquête. Vous l’aurez compris, je suis conquise !

Je suis aussi fan du panel de personnages. Au-delà de Bridie, on fait la rencontre de son acolyte Ruby qui est un fantôme. Plutôt atypique, non ? Personnellement, je ne l’ai pas rencontré beaucoup de fois dans mes lectures l’acolyte fantôme. J’ai aussi apprécié découvrir la thématique des salons de collectionneurs privés et des créatures légendaires aquatiques. C’est vraiment tout ce que j’aime. Grâce à ces thématiques, on va souligner la noirceur de l’âme des hommes et tout ce dont ils sont capables pour posséder les plus grandes richesses du monde. Argent, pouvoir et supériorité sont au programme !

Christabel est l’objet de tous les désirs. Petite fille arrachée à son papa, elle vit cachée depuis qu’elle est née. On va vite comprendre pourquoi. Christabel est l’une de ces raretés que l’on est prêt à payer très cher pour posséder.

Il m’est difficile de vous parler de l’intrigue tant elle est dense et regorge de surprises. Je ne peux que vous inciter à plonger dans cette lecture si vous aimez les enquêtes victoriennes qui vont proposer de découvrir des taudis comme la noirceur de la haute société. Je ne peux que vous conseiller ce roman.

Ce roman est un véritable coup de cœur. Christabel a su m’enchanter. La plume de l’auteure est fluide et pleine de charme. L’enquête est crédible et sans longueur. On se retrouve vraiment avec une intrigue sans faille qui m’a énormément plu. Ajoutons à cela un panel de personnages riche et intéressant et le tour est joué.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une originalité incroyable ! J’ai adoré trouvé les créatures légendaires aquatiques mais aussi le floklore irlandais. Le tout mélangé à une enquête policière intense.
  • Le duo Ruby / Bridie
  • Les descriptions de l’univers proposé par l’auteure

5

17

Mission anti dépression d’Erika Arribard

140375761_404858927407963_9106765735872462853_oRésumé : Lorsque Brooke se fait larguer, son monde s’écroule. Grâce à sa meilleure amie, elle ne vivra pas sa rupture seule devant une comédie romantique accompagnée d’un pot de glace, mais devra réaliser la liste de 10 défis : La mission anti-dépression qu’elles ont créée plus jeunes…Malheureusement, le passé et les secrets de Brooke pourraient bien revenir à la surface et se mettre en travers de cette mission. Et si dans cette histoire Cupidon n’était pas le gentil ? Brooke réussira-t-elle à se réconcilier avec l’amour ? Mensonges et trahison viendront s’en mêler.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement M.E.C Editions pour l’envoi de ce roman. J’ai craqué sur cette jolie couverture pleine de fraîcheur.

On fait la rencontre de Brooke, une jeune femme qui vient de se faire larguer par Paul avec qui elle était en couple depuis quelque temps. Brooke est une jeune femme pétillante avec qui je me suis bien entendue dès le départ. Elle essaye de se sortir de cette rupture mais Paul revient toujours au galop : souvenirs, les chemins qui se croisent ainsi que les regards. Tout semble être fait pour que Brooke ne parvienne pas à l’oublier.

Cependant, il ne faut pas oublier quelqu’un dans l’équation : sa meilleure amie ! Elle va lui faire rappeler leur pacte de jeunes filles ! La liste « mission anti dépression » qui va lui permettre de réaliser 10 défis pour ne pas sombrer dans les romances à l’eau de rose, dans les pyjamas pilou-pilou et dans l’antre du chocolat. C’était une idée assez sympathique je trouve ! Qu’en pensez-vous ?

Clairement, j’ai passé un bon moment de lecture même si cette dernière est en deux temps : la première partie a été mitigée pour moi. Vous savez que je ne vous cache rien ! J’ai vu les défis défiler sous mes yeux à une vitesse préoccupante. Je me demandais comment l’auteure allait s’en sortir pour la fin de son roman. Je n’étais même pas au tiers du nombre de pages de ma liseuse que six défis avaient déjà eu lieu. Ça allait beaucoup trop vite pour moi. Je ne vous cache pas qu’à un moment, j’ai eu peur de mon appréciation générale… Puis, tout à coup, l’ambiance change ! Un cupidon mystérieux fait son apparition : menaces, coups bas et grandes péripéties sont au rendez-vous et nous voilà vraiment sur les rails !

Cette petite lecture pleine de fraicheur va se transformer en une lecture avec une ambiance un peu plus feutrée. On ne tend pas vers le thriller quand même : pas de sang, pas de violence mais juste une romance new adult qui prend un peu d’ampleur. J’ai aimé en savoir un peu plus sur le passé de Brooke bien que je n’en ai pas eu assez à mon goût. J’ai apprécié voir son passé et son présent entrer en collision ! C’était vraiment très sympathique.

Le panel de personnages est assez intéressant ! Nos personnages masculins principaux sont assez agréables : Jackson et Paul sont aux antipodes mais cela permet aussi au lecteur de mieux connaitre et comprendre Brooke. Si j’ai adoré Brooke, sa meilleure amie ne m’a pas totalement convaincue. Extravagante et trop entreprenante, j’ai eu un peu plus de mal à l’apprécier à sa juste valeur. Je reconnais aisément qu’elle est là pour sa copine mais les amitiés qui prennent trop de place et d’aisance, je ne suis pas fan. Ceci reste un avis personnel, bien entendu.

L’auteure décide de partager son roman en court chapitres. Il y a plusieurs personnages qui se disputent l’intrigue. C’est assez sympathique d’avoir le point de vue de plusieurs personnages sur la même histoire.

J’ai aussi fait la rencontre de la plume d’Erika Arribard. J’ai trouvé cette rencontre fort sympathique ! C’est une plume fluide et très agréable à lire.

En définitive, malgré un départ un peu mitigé pour moi, mission anti dépression est une lecture qui s’avère être agréable à découvrir. Brooke est notre personnage principal qui va porter l’intrigue à bout de bras. Cette romance new adult a son lot de surprises. C’est plutôt très intéressant et donne un coup d’originalité à cette intrigue. La plume de l’auteure est très sympathique et agréable. A découvrir pour les lecteurs et lectrices qui apprécient une lecture légère et surprenante.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le personnage de Brooke que j’ai apprécié
  • L’originalité de l’intrigue et le tournant qu’elle prend
  • Cupidon et ses mystères.

3.5

16

Le vallon des lucioles d’Isla Morley

CVT_Le-Vallon-des-lucioles_2036Résumé : 1937, Kentucky. Clay Havens et Ulys Massey, deux jeunes photographe et journaliste, sont envoyés dans le cadre du New Deal réaliser un reportage sur un coin reculé des Appalaches. Dès leur arrivée, les habitants du village les mettent en garde sur une étrange famille qui vit au cœur de la forêt. Il n’en faut pas plus pour qu’ils partent à leur rencontre, dans l’espoir de trouver un sujet passionnant. Ce qu’ils découvrent va transformer à jamais la vie de Clay et stupéfier le pays entier. À travers l’objectif de son appareil, se dévoile une jeune femme splendide, Jubilee Buford, dont la peau teintée d’un bleu prononcé le fascine et le bouleverse. Leur histoire sera émaillée de passion, de violence, de discorde dans une société américaine en proie au racisme et aux préjugés. Inspiré par un fait réel, ce roman est une bouleversante histoire d’amour et un hymne à la différence. Isla Morley a grandi en Afrique du Sud puis s’est installée aux Etats-Unis où elle vit aujourd’hui. Son premier roman, Come Sunday, a obtenu le Janet Heidinger Prize, prestigieux prix littéraire féminin. Le Vallon des lucioles est son premier roman à paraître en France.

~ Masse critique Babelio ~

Je remercie chaleureusement Babelio pour l’envoi de ce roman via leur évènement masse critique. J’ai eu la chance de plonger dans le roman d’Isla Morley.

C’est un roman que j’ai beaucoup apprécié pour les messages qu’il diffère. On se retrouve en 1937, au Kentucky plus particulièrement à Chance, petit village dans le fin fond de l’Etat. Clay et Ulys sont nos personnages principaux. A la recherche d’un article passionnant à mettre en place, ils vont faire la rencontre de Jubilee, une jeune femme magnifique mais ô combien différente.

J’ai beaucoup pensé au roman là où chantent les écrevisses de Delia Owens dans les thématiques qu’ils traitent : la différent, le racisme ainsi que la peur de l’inconnu. Il est tellement plus facile de détester ce qui nous fait peur et ce que l’on ne connait pas que de comprendre et d’essayer d’avancer avec la différence à nos côtés. J’ai aussi pensé à ce roman pour le rapport de l’homme à la Nature. La famille Jubilee est la famille atypique, qui vit reclus dans le vallon des lucioles. Cette famille atypique est rejetée par la société parce que les enfants ont la peau bleue qui s’explique par une anomalie générique : la méthémoglobinémie. La population préfère penser à de la sorcellerie (vous me direz, c’est plus facile niveau compréhension).

Les personnages sont très bien décrits et pensés. Ils sont tous différents mais cela apporte vraiment une épaisseur au roman. J’ai beaucoup apprécié Jubilee ainsi que Clay. Ils portent le roman à eux deux. J’ai trouvé Ulys un peu plus en retrait mais il apporte aussi un certain charme à ce roman. Néanmoins, j’ai eu envie de les secouer plus d’une fois tant les choses mettent du temps à se mettre en place. J’ai trouvé qu’à certains moments, une léthargie s’emparait du panel de personnages.

Le pan historique de cette intrigue est très agréable tant on ne le croise pas souvent dans les lectures. On est en pleine lutte contre une énorme crise financière économique et politique. Le pays est sans dessus dessous et on essaye de garder la tête hors de l’eau quoi qu’il arrive.

Le point fort de ce roman, c’est le fait de mêler la romance (plusieurs histoires se dessinent mais je vais vous laisser découvrir cela) crédible à une réalité certaine. On a vraiment un roman ultra crédible qui vient nous mettre des claques tant les réactions des hommes peuvent être racistes, violentes et pleines de haine.

Le roman se divise en deux années : 1937 et 1972. J’ai trouvé que le roman était long à démarrer. J’ai cru que je n’allais jamais m’en sortir mais finalement, j’ai trouvé cette impulsion qui me manquait au début.

En définitive, si j’ai apprécié la relation entre Jubilee et Clay que j’ai trouvé vraiment belle et juste, j’ai eu du mal avec le début de ce roman. J’ai trouvé qu’il était long à démarrer. J’ai bien du atteindre les 100 premières pages avant de vraiment trouver de l’intérêt à ce roman. La chose qui m’a gênée, dans ce roman, c’est le fait que j’ai tous les éléments pour que ce roman me plaise : un rapport à la Nature présent, une non compréhension entre la population et la famille Jubilee mais aussi une touche de romance. J’ai aimé cette plongée dans le vallon des lucioles mais la magie n’a pas opéré totalement. Je pense que j’ai eu un peu de mal avec la plume de l’auteure. Je dirai que c’est un roman « des bonnes intentions ». Il y a de bons éléments mais aussi des choses qui peuvent être perfectibles.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le duo Jubilee/Clay
  • Le rapport à la Nature très fort
  • Le contexte historique

3.5

16

La robe : une odyssée de Catherine Le Goff

La-robe-Une-odyeeRésumé : Un roman tissé autour d’une robe qui traverse l’Histoire et les histoires de femmes et d’hommes. En traversant les époques, ce vêtement devient personnage principal et essentiel, bouleversant les vies et les destins. Un livre captivant fait d’intrigues et d’émotions. Qu’est-ce qu’une robe ? Un objet, un vêtement, mais pas seulement. Dans La robe, elle devient le témoin d’événements qui ont marqué l’Histoire et d’aventures pour des femmes et des hommes pour qui elle a compté. En traversant ainsi plus d’un siècle, passant de main en main, cette robe devient le personnage central du nouveau roman de Catherine Le Goff, existant au-delà de la vie de l’homme et déclenchant tour à tour des vocations, des rencontres amoureuses ou des tournants dans leur destin. Vêtement qui sublime, mais également qui permet de cacher et qui relie intimement des personnages n’ayant rien d’autre en commun que cette robe. De Jeanne, la petite chevrière aux talents insoupçonnés, à Paul le couturier parisien accompli, puis à Sarah l’intellectuelle juive déportée, Jana et Dienster, aux existences contrariées par la guerre froide, ou encore Oprah, la chanteuse de jazz dans le New York contemporain… autant de personnages hauts en couleurs dont les destins s’entrelacent autour d’une robe.  » Elle avança timidement face au miroir en pied. Ce qu’elle vit la bouleversa. Cette frontière entre la fermière et la bourgeoise qui lui parut jusqu’ici infranchissable venait de disparaître grâce à quelques morceaux de tissus. Dans le reflet de la glace, la petite Auvergnate qui gardait les troupeaux avait fait place à une femme du monde. « 

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Gilles Paris et son agence pour l’envoi de ce roman en service presse.

J’avais beaucoup apprécié la plume de Catherine Le Goff dans son précédent roman. J’avais beaucoup apprécié l’intrigue. Quand j’ai vu que le dernier roman de cette auteure était présent dans le catalogue, je n’ai pas cherché plus loin que le titre et j’ai foncé. Grand bien me fasse ! L’expérience de lecture se montre une nouvelle fois assez sympathique.

On fait la rencontre de la Robe. Assez singulier d’avoir pour personnage principal une robe me direz-vous… En attendant, ça fonctionne très bien ! L’idée de base est de suivre la Robe à travers toutes les époques qu’elle traverse. Elle est portée par plusieurs femmes à travers les siècles. J’ai trouvé l’idée percutante et loufoque, il ne m’en a pas fallu plus pour lire ce roman. Quand on parle d’Odyssée, je trouve le terme très bien choisi ! Pour prendre l’exemple du voyage d’Ulysse, une odyssée est un long voyage plein de rebondissements et de péripéties. Je trouve que cela fonctionne très bien ici !

Cette lecture n’est pas un coup de cœur pour la simple et bonne raison que j’ai trouvé que cela s’essoufflait en cours de route. En effet, j’ai apprécié suivre cette robe à travers plusieurs personnages, plusieurs décennies, plusieurs faits historiques. Cependant, j’ai trouvé que l’histoire perdait un peu de son intérêt au fil des pages. J’ai trouvé l’idée bonne mais un peu redondante peut être.

L’idée de mettre en avant un objet du quotidien en tant que personnage principal est assez sympathique. Néanmoins, cela ajoute un effet un peu catalogue au panel de personnages. Je m’explique : la robe passe de main en main. Elle est soit volée, léguée, prêtée, bref cette robe passe de main en main, de culture en culture et d’année en année. On va rencontrer des personnages comme Jeanne et Paul, Ruth, Gerta, Jana, ou encore Sarah. La liste des personnages que je viens de faire est non exhaustive mais j’avoue que je n’ai su m’attacher à personne en particulier. J’ai eu une légère préférence pour Jeanne. Je n’ai pas grand-chose à dire sur le panel de personnages. En effet, je n’ai pas eu assez de temps pour m’attacher à eux.

J’ai trouvé la plume de Catherine Le Goff toujours aussi agréable et fluide à lire. Elle décide ici de mettre en avant des périodes historiques à travers l’Odyssée d’un vêtement. C’est une robe de haute couture qui travers la première guerre mondiale mais aussi la deuxième, elle va aussi voir le mur de Berlin. Elle va voyager à travers la France, l’Allemagne et les Etats Unis. Je ne reviendrais pas plus que cela sur l’intrigue, je trouve que le résumé en dit assez.

En définitive, même si j’ai trouvé quelques petites choses à redire comme l’effet catalogue des personnages ainsi qu’un petit essoufflement, je reste contente d’avoir plongé une nouvelle fois dans l’univers de Catherine Le Goff qui nous propose une odyssée particulière et inspirante. J’ai apprécié l’originalité de cette intrigue, j’ai aimé le voyage géographique mais aussi le voyage temporel qui retrace des évènements historiques forts. La plume est agréable et fluide, cela permet une compréhension totale de l’intrigue.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une robe en personnage principal ! Quelle idée originale
  • Une plume fluide et dynamique
  • Le voyage qu’il soit géographique ou temporel

3.5

18

Je t’attendrai de l’autre côté du lac de Julie Bradfer

125383844_772070256996878_6213241843004586945_oRésumé : Une simple rencontre peut-elle guérir les plaies les plus profondes ? Sarah et June sont les meilleures amies du monde depuis leur plus tendre enfance. Passionnées de musique, elles souhaitent entrer ensemble au conservatoire de Boston après leur bac. Mais la mort tragique de Sarah remet tout en cause. Le monde de June s’écroule : elle ne veut plus entendre la moindre note de musique, renonce au conservatoire et quitte sa ville natale, direction Pine Lake ! Pine Lake est une petite ville de Colombie-Britannique où vit le grand-père de June, Richard qui accepte de l’héberger. Entre les séances de groupe de soutien et les petits boulots, June fait la rencontre d’Asher, un jeune homme silencieux et plutôt distant. Tout comme June, Asher est tourmenté par une passion reniée, un deuil douloureux et de lourds secrets familiaux… Leurs blessures respectives vont-elles se refermer au contact de l’autre ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Nisha éditions pour l’envoi de ce roman. J’ai craqué pour la couverture que je trouve magnifique. Elle m’a directement tapée dans l’œil.

On fait la rencontre de June une jeune fille qui est vraiment dans une situation vraiment très compliquée. Sarah et June sont les meilleures amies du monde. Elles font tout ensemble depuis leur plus tendre enfance mais Sarah a décidé de faire quelque chose sans June mais qui va la démolir de l’intérieur. Sarah s’est donné la mort en laissant June toute seule avec ses questions et son désarroi. June essaye d’avancer mais cela n’est plus possible d’avoir les mêmes rêves sans Sarah. Elle l’a quitté et à emporter avec elle sa joie de vivre et sa passion pour la musique.

June a décidé de partir voir son grand-père. Richard vit à Pine Lake. Une petite ville en Colombie Britannique au Canada. J’ai beaucoup apprécié le voyage. Le Canada est un pays que je croise rarement dans mes lectures et pourtant, il est vraiment un pays magnifique que j’apprécie beaucoup.

June va essayer de refaire sa vie après cette bombe atomique qui a tout éclaté sur son passage. June souffre, sa mère ne comprend pas pourquoi elle met sa vie professionnelle entre parenthèses alors qu’elle est très douée pour la musique. June et sa mère ne se comprennent plus. Richard est un homme un peu bourru mais au grand cœur. Il va essayer d’aider June à reprendre sa vie en main même si cela ne va pas être facile.

June va se trouver un petit boulot à la bibliothèque de Pine Lake et va tisser des liens avec Asher. Asher est un jeune homme plein de mystère. On va vitre comprendre que si June doit panser ses blessures, elle n’est pas la seule dans ce cas ! Ces deux personnages ont un passé terriblement lourd à porter. Au fur et à mesure des pages, ils vont se rapprocher et tisser une belle relation.

J’ai beaucoup apprécié le duo June/Asher. Je trouve qu’ils sont vraiment très bien travaillés. Ces deux psychologies sont fines et détaillées et cela donne beaucoup de relief et de crédibilité aux personnages. J’ai aimé en apprendre plus sur le passé de June mais j’ai une petite préférence pour la vie d’Asher. C’est un personnage qui ne cesse de se sacrifier pour les autres et j’ai apprécié comprendre comment il en était arrivé là.

June est un personnage doux et compliqué mais j’ai apprécié suivre son aventure au Canada. J’ai aimé la manière spéciale dont elle tirait Asher vers le haut et inversement. On a vraiment cette impression d’avoir deux âmes sœurs en perdition qui se rencontrent enfin pour permettre à nos deux personnages d’enfin pouvoir respirer et voir la vie du bon côté.

La seule chose que j’ai à reprocher à ce roman, c’est le fait de nous proposer l’histoire de plusieurs personnages comme le frère d’Asher et Olivia, une amie de Dan et Asher. On les suit un peu, on comprend pourquoi eux aussi ont eu des tracas dans leurs vies. L’auteure propose un épilogue mais malheureusement, je trouve qu’il est trop centré sur Asher et June. On n’entend pas forcément parler du père d’Asher même s’il n’est pas souvent évoqué j’aurais aimé savoir ce qu’il en était de lui. Il en va de même pour Richard pour la relation de June avec sa maman. C’est vraiment dommage, c’est la seule chose que j’ai pu relever de « négatif » dans ce roman.

La plume de Julie Bradfer est magnifique. Elle est pleine d’images et de couleurs, ça nous fait du bien ! J’ai aussi grandement apprécié les descriptions proposées par l’auteure. Les lieux ont l’air magnifique et cela fait vraiment du bien. J’ai été propulsée dans un univers que j’ai adoré découvrir. Bravo à l’auteure pour ce formidable roman dont les thématiques sont fortes mais très bien traitées : l’amitié, l’amour, l’acceptation, le deuil. Ce sont des choses qui ne sont pas évidentes à vivre mais l’auteure s’en sort avec justesse.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le couple Asher/June que j’ai beaucoup aimé.
  • La plume de l’auteure que j’ai découvert avec grand plaisir
  • Les descriptions de Pine Lake et des alentours ♥

4.5

16

Mes chers fantômes d’Elodie Hesme

126134188_10157496496110969_8327415808480777942_oRésumé : Perchée sur ses talons, Barbara court à travers les rues d’Aubusson ouvrir son salon de beauté. Ici personne ne s’étonne plus des frasques de l’esthéticienne, de sa vie rock’n’roll aux nuits plus longues que les jours. Rien ne semble pouvoir contrarier sa course folle contre le temps jusqu’à ce qu’Ava, morte depuis un an, lui joue une sonate pour piano de Beethoven ! Est-ce la folie qui la guette ? Barbara n’a d’autre choix que d’accepter l’évidence : elle est médium et doit aider les morts à trouver le repos éternel. L’occasion pour elle de faire enfin la paix avec son propre passé.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Michel Lafon pour l’envoi de ce roman. Mes chers fantômes avait un résumé qui me tentait beaucoup. Je me suis donc lancée, il y a quelque temps dans cette lecture.

Cette lecture a été un véritable chambardement émotionnel pour moi. Je ne m’attendais pas du tout à être transportée de la sorte. C’est vraiment très beau.

On fait la rencontre de Barbara, une jeune femme qui m’a beaucoup touchée. En effet, Barbara a une vie formidablement explosive. Rock’n’roll et rebelle attitude, notre esthéticienne de compétition vit sa vie à 100 à l’heure. Elle m’a épuisée ! Quelle fougue, quel dynamisme !

Elle vit une vie très rythmée et n’a pas le temps de s’ennuyer. Oui, mais voilà… Le souci reste toujours le même : quand on vit une vie comme celle-ci, on se retrouve toujours avec un moment où ça explose. Ava, une jeune femme morte depuis plusieurs mois va lui jouer un morceau de piano. Une révélation : Barbara est capable de voir les morts et de pouvoir les aider à trouver le chemin de la paix et du repos éternel.

J’ai trouvé l’idée de base très originale. Franchement, c’est assez loufoque. Barbara est une personne qui doit apprendre à se canaliser un peu. C’est une pile électrique. Grâce à sa nouvelle mission, Barbara va pouvoir faire un point sur sa vie et sur ce passé dont il faut savoir apprendre à se libérer.

Autour de Barbara – Barbie – on va trouver son meilleur ami Sylvain – Sly- ainsi qu’Angélique et Aline. Ce sont des personnages bien vivants. J’ai beaucoup apprécié le panel de personnages que nous propose Elodie Hesme. Effectivement, on ne va pas traiter la thématique de la mort avec des larmoiements. On est vraiment dans un roman bourré d’humour. Il n’oublie pas de nous proposer une palette d’émotions très fortes. Je trouve que l’auteure a une plume vraiment très agréable : elle est équilibrée.

Ainsi, on va passer du « rire aux larmes » en quelques pages. Je mets l’expression entre guillemets parce que je n’ai pas pleuré mais j’ai été touchée par le personnage de Barbie qui peut paraitre un peu superficielle. Au départ, j’ai eu un peu de mal à apprivoiser Barbara. Elle est très énergique et j’ai eu du mal avec cette rapidité dans ma lecture. Puis, peu à peu, j’ai apprécié à découvrir notre Barbara nationale et j’ai vraiment pris du plaisir à la suivre dans ses aventures.

Avec l’aide de Sylvain, Barbara va essayer de comprendre ce don de médium. Elle ne comprend pas pourquoi ni comment elle sait voir les morts. Elle va comprendre qu’aider ces âmes tourmentées, c’est aussi s’aider soi-même. Ainsi, on va aussi déterrer les secrets de Barbara et de sa vie privée. Sa sphère familiale va apparaitre et nous allons découvrir un autre pan de la vie de Barbara. C’est vraiment très touchant de comprendre comment Barbara est venue ce qu’elle est maintenant.

On va toucher des thématiques assez sympathiques : apprendre à s’accepter, à aimer les autres et à s’aimer soi-même. C’est vraiment très sympathique.

En définitive, j’ai trouvé l’idée très sympathique. Même si j’ai eu un peu de fil à retordre avec Barbara au départ, j’ai trouvé que l’auteure avait vraiment fait quelque chose de très beau. C’est vraiment chouette. Barbara est un personnage qui va se découvrir à travers son don de médium. Les fantômes vont l’aider autant qu’elle va les aider et j’aime beaucoup ça. Le panel de personnages est varié et intéressant et cette intrigue est sublimée par une plume au service des émotions. C’est vraiment un très beau roman que je vous conseille si vous êtes friands de psychologies fines et détaillées et d’une intrigue avec un côté un peu loufoque mais qui fonctionne très bien.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Partez à la découverte du personnage de Barbara ! Elle en vaut la peine
  • La plume de l’auteure que j’ai trouvée pleine d’émotions
  • L’intrigue. J’ai apprécié ce don de médium

4

14

Une vie en héritage d’Alison Lawson

51Mz70mq1oL._SX326_BO1,204,203,200_Résumé : En Angleterre, la vie de Johanna, une trentenaire française, a basculé le jour où son mari Augustin a disparu dans un terrible accident d’avion. En Chine, Jia-Li élève seule sa petite fille et s’inquiète pour son avenir. Au-delà des frontières et des préjugés, le destin va les réunir et révéler en elles des ressources insoupçonnées.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Alison Lawson pour l’envoi de son roman qui fut accompagné de gourmandises. J’ai fait un petit bond dans le passé en les mangeant. Comment ne pas penser à l’Angleterre ? Que de bons souvenirs pour moi ! J’ai hâte de pouvoir y retourner en tout cas.

Alison Lawson signe ici son premier roman. Je l’ai trouvé remarquable. Tout fonctionne, j’ai adoré le panel de personnages et les thématiques. Il est peut-être temps de rentrer dans les détails et de vous en dire plus…

On fait la rencontre de Johanna. C’est une jeune française venue s’expatrier en Angleterre. Johanna est un personnage que l’on apprécie tout de suite. En effet, elle est gentille, douce et agréable. On fait sa rencontre au pire moment de sa vie : Johanna est en deuil, elle vient de perdre l’amour de sa vie, Augustin, dans un tragique accident d’avion. Johanna essaye tant bien que mal de passer les plus durs moments de sa vie… Mais Augustin ne va pas lui faciliter la tâche. En effet, Augustin, en héritage, va lui livrer un terrible secret qu’il a porté toute sa vie sans en parler à personne. Voulant faire la lumière sur ce secret, Johanna décide de prendre le taureau par les cornes et de se rendre là où il faut pour percer le dernier mystère que lui a légué son mari. L’intrigue est plutôt simple mais réserve beaucoup de surprises.

Le panel de personnages est assez maigre mais les trois personnages principaux sont vraiment très intéressants. Elles sont trois femmes, trois femmes différentes venant de trois horizons différents : Johanna, Lise et Jia-Li. Entre France, Grande-Bretagne et Chine, Johanna va probablement vivre le plus beau voyage de sa vie. Comme je le disais, j’ai beaucoup apprécié le personnage de Johanna à laquelle je me suis beaucoup identifiée. Elle essaye de survivre dans son océan de peine et de tristesse. Pauvre Johanna ! J’ai toujours eu cette envie de lui tendre la main pour l’aider à affronter cette difficile période de sa vie. On fait aussi la rencontre de Lisa, l’amie au grand cœur. Johanna et Lisa sont des amies avec un grand A. J’ai beaucoup apprécié la relation qu’elles ont tissé au fil des années. Lisa est un petit vent de fraicheur dans cette intrigue. Elle va venir « dédramatiser » un peu la situation en proposant son aide à Johanna. On fait aussi la rencontre de Jia-Li, une jeune femme qui vit à l’autre bout du monde, en Chine. Elle est aussi dans la tourmente. Certainement pas pour les mêmes raisons que Johanna mais elle ne sait pas comment sa vie va tourner. En effet, elle doit élever seule sa fille et ne sait pas comment faire pour avoir un avenir concret et correct. Ces trois femmes sont liées et vont nous proposer une intrigue riche en saveurs et en couleurs.

Le voyage qu’entreprend Johanna va la conduire en Chine et va lui permettre de comprendre. Ce voyage est pour moi initiatique. Johanna va apprendre et comprendre. Ce voyage va lui permettre d’avancer et de mieux se comprendre. Pour gagner la bataille il faut savoir se pardonner et s’écouter, c’est la chose la plus dure à faire. Johanna va rencontrer des obstacles, des embuches sur son chemin mais va tout faire pour relever la tête. C’est très prenant.

Ce que j’ai aussi apprécié, c’est que l’auteure semble savoir de quoi elle parle. Elle nous abreuve de magnifiques descriptions, elle nous emmène dans des contrées lointaines. J’ai apprécié retrouver ce que j’aimais en Angleterre. L’auteure s’empreigne vraiment des us et coutumes des pays dans lesquels nous voyageons et au-delà de la manière intelligente dont elle traite cette thématique, cela permet à l’intrigue d’être encore plus crédible. J’ai trouvé ces petits détails charmants et pittoresques. A travers ses trois figures féminines, l’auteure va aussi nous proposer une palette d’émotions vraiment très intéressantes et criantes de vérité. J’ai vraiment beaucoup apprécié cette facette de l’histoire aussi. Si nous parlons des choses que j’ai appréciées, il faut aussi parler des petits points qui m’ont fait tiquer. Ici, il n’y en a qu’un mais qui a quand même son importance : la fin du roman. Pour moi, elle manque de détails et est trop abrupte. On a l’impression que l’on pose un élément et qu’il nous manque des détails pour tout comprendre.

La plume est délicate est fine. Elle permet de traiter des thématiques assez lourdes de sens : le deuil, l’acceptation de cette absence qui pèse, la force de l’amitié aussi. C’est très prenant.

En définitive, je trouve qu’Alison Lawson s’en est très bien sortie avec ce premier roman. Malgré une fin trop abrupte pour moi, j’ai apprécié les trois figures féminines qui portent le récit à bout de bras. J’ai apprécié le voyage géographique et émotionnel. Ce roman regorge de bonnes idées qui sont sublimées par une plume délicate et soignée. Je lirai le prochain roman avec grand plaisir !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le voyage que l’on entreprend avec Johanna
  • Le personnage de Johanna que j’ai tout de suite apprécié
  • Les descriptions et les us et coutumes des pays que l’on traverse

4

25

Ces petites gourmandises littéraires…

tea-556777_1920 (1)

Bonjour tout le monde, 
J’avais envie de sortir de nouveau des articles sur la lecture mais sans forcément en parlant d’un roman spécifique. Nous sommes des milliards de lecteurs et nous sommes tous différents. 
Personnellement, je fonctionne au coup de coeur pour une couverture par exemple. Selon mes humeurs, j’ai plutôt envie de me lancer dans telle ou telle lecture. J’avais envie de vous parler de mes « gourmandises » littéraires. Ce à quoi je ne pourrais jamais dire non. 
~ La période de Louis XIV ~ 
Impossible pour moi de passer à côté d’une intrigue qui va mettre en scène de près ou de loin Louis XIV et le fabuleux château de Versailles. 

versailles-880359_1920

~ Jane Austen, Lisa Kleypas, Julia Quinn et J.K Rowling ~ 
Quatre noms, quatre périodes différentes, quatre plumes différentes mais elles réunissent toutes quelque chose : une possibilité de me sortir d’une panne de lecture. Je relis un roman, quelques passages, je bouquine et d’un coup, ça se débloque. 

donut-3723751_1920

~ Un cosy mystery anglais, un conte revisité et une romance historique ~ 
Impossible pour moi de résister à une intrigue so british. Le tea time, les paysages, l’ambiance… Bref ! Moi je vote pour en avoir des tonnes à lire! La romance historique est MON genre de prédilection même si j’en apprécie d’autres (heureusement d’ailleurs) mais lorsqu’on y ajoute des bals, des robes somptueuses et de magnifiques manoirs… On me perd le temps de finir ce roman. Je suis une grande fan des contes de fées en tout genre. Alors quand il y a une revisite, une princesse qui se cache dans les pages d’un roman, je fonds ♥

castle-3619698_1920

~ Les pâtisseries ~ 
Ma gourmandise déteint sur mes lectures! Impossible pour moi de passer à côté d’une intrigue qui va parler de cup cake ou de cuisine en tout genre! Je ne dis pas non à un salon de thé ou un bistrot aussi! J’adore Jenny Colgan pour ça par exemple ! 😀 

cupcakes-1850628_1920

Et vous? Quelles sont vos gourmandises? Ce à quoi vous ne pouvez pas dire non? 🙂 

 

19

Là où l’herbe est plus verte de Typhanie Moiny

xcover-5974Résumé : « Il me faut partir. C’est la seule certitude à laquelle je m’accroche. Cet instinct de survie a grandi à l’abri des regards et me pousse hors de ces murs. » Coline fuit. Elle fuit les crises d’angoisses et les remarques blessantes. Et si elle le pouvait, elle fuirait également son ventre vide qui n’est pas capable de faire d’elle une mère. Alors, quand Ashling, une jeune irlandaise, lui offre un nouveau départ, elle d’ordinaire peureuse et casanière, ne peut qu’accepter. Il est grand temps d’aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs. Mais lorsque les blessures traversent les frontières, et que le passé s’invite dans ses valises, il n’y a pas que la météo qui risque de se gâter.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Typhaine Moiny pour l’envoi de son roman. Je suis vraiment heureuse d’être tombée sur ce roman qui m’a beaucoup plu. Là où l’herbe est plus verte est un roman qui permet de découvrir l’Irlande (pays que j’adore pour sa culture et ses magnifiques paysages) mais aussi le personnage de Coline qui n’est pas au mieux de sa forme.

Coline est jeune femme à qui la vie joue des sacrés tours. Coline touche le fond après une vie qui n’est plus la sienne, qui ne lui convient plus, cette vie qui lui offre un gouffre dans lequel se cacher. Que faire ? A part prendre le taureau par les cornes, Coline ne voit pas. Elle quitte tout : appartement, petit ami, habitudes. Elle part pour ne pas mourir. Elle part pour respirer. Elle part pour essayer de comprendre là où sa vie a basculé dans ce tourbillon de drame.

Elle va aller chercher du repos chez Emilie, sa meilleure amie. C’est vraiment une très belle amitié. Avec sa famille, Coco va essayer d’aller mieux. Même si Emilie y parvient quelque peu… Coline sent qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Elle doit aller plus loin. Ashling lui propose alors de partir. Un vrai nouveau départ. Direction l’Irlande !

Comment parler de ce roman ? Je vous parlais, il y a quelques jours sur le blog d’un coup de cœur. Le voici. Un sacré coup de cœur, coup de poing, coup d’amour. Je ne suis pas forcément fan des feel good books comme vous le savez. Ici, Typhaine Moiny n’en fait pas trop : Coline n’est pas un personnage qui souffre pour dire de souffrir et d’ajouter un peu de pathos au roman. Coline est une femme en souffrance et on sent vraiment toute sa peine. Coline a vraiment des choses à régler avec elle-même. J’ai adoré ce personnage que l’on prend facilement sous son aile. On a envie de la prendre dans nos bras et lui dire que tout ira bien.

Partir, tout quitter et ne pas regarder derrière soi, c’est très compliqué. Coline doit faire le deuil de sa relation avec Louan, cet homme qui n’a jamais vraiment su la comprendre. Quitter la France c’est aussi quitter sa mère avec qui les relations ne sont pas au beau fixe, quitter Pauline sa sœur avec qui elle n’a jamais vraiment su tisser des liens comme on le devrait avec sa sœur. C’est aussi quitter Emilie, cette amie qui a tout fait pour elle. Cependant, à un moment, il faut être égoïste pour sa propre survie. Il faut y aller et foncer.

L’Irlande, terre d’accueil et bouée de sauvetage de Coline, lui ouvre ses portes, ses pubs ainsi que ses magnifiques paysages. Ce que j’ai apprécié dans ce roman, c’est que l’on ne va pas se focaliser sur les problèmes de Coline. On va avoir une sorte de roman réparateur/reconstructeur. On va voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide. On va voir les choses du bon côté même si les mauvais côtés sont aussi présents. Puis, petit à petit, Coline parlera moins de ses angoisses, de ses cauchemars, de ses fourmis dans le corps. Plus l’intrigue avance et plus on sent que Coline semble être à la bonne place en Irlande en compagnie de ses nouveaux amis.

Ce que j’ai aussi aimé c’est la délicatesse avec laquelle Typhanie Moiny traite les thématiques les plus dures dans ce roman. On se retrouve vraiment dans une belle histoire malgré les débuts peu glorieux que nous offrait Coline. De plus, l’auteure va équilibrer tout cela. J’ai apprécié les nuances qu’elle apporte à la décision de Coline de quitter la France. Elle ne quitte pas tout finalement, elle s’ouvre à d’autres perspectives n’oubliant pas d’où elle vient et ce qu’elle a traversé.

C’est donc un joli coup de cœur pour moi. Cela m’a fait du bien de pouvoir m’attacher à ce personnage et d’apprendre à vivre en Irlande avec elle. Tout n’est pas toujours rose dans la vie, Coline en est la preuve. Mais la vie offre son lot de joies et de peines. C’est vraiment très agréable à lire. La plume est belle, fluide et nous propose vraiment de belles balades au cœur de ce pays que j’adore !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Coline : un personnage fort et vraiment très incroyable.
  • Les décors de l’Irlande décrits d’une manière vraiment magnifique
  • La plume de l’auteure que j’ai adorée !

5

13

Quelques battements de cœur d’Emily Edgar

téléchargementRésumé : Megan Nichols vient d’être retrouvée chez elle assassinée. Pire encore, sa fille Grace, 17 ans, a disparu. La petite ville d’Ashford est en émoi : qui pouvait en vouloir à cette mère et sa fille, si unies face à l’adversité ? Jon Katrin, journaliste pour la presse locale, connaît bien cette famille. Il leur a consacré un article il y a quelques années, donnant notamment la parole à Simon, l’ex-mari de Megan. Avec l’aide de Cara, la voisine et meilleure amie de Grace, Jon se sent de devoir tout faire pour retrouver la jeune fille. Quels secrets cachait Megan, la si parfaite mère courage ? N’est-il pas déjà trop tard pour Grace ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Belfond pour l’envoi de ce roman que j’ai pris plaisir à découvrir. J’avais déjà croisé le chemin de la plume d’Emily Edgar grâce au roman Une présence dans la nuit que j’avais trouvé bien agréable à lire. Ici, Emily Edgar signe encore une fois un roman assez percutant.

Ce roman est en deux temps pour moi. La mise en place de l’intrigue a été très longue. J’avoue que la première partie m’a fait penser un peu à un téléfilm de l’après-midi. C’était un peu ennuyant puis une enquête sur la mort de Megan par deux personnages va venir dynamiser cette intrigue un peu ronflante et fiche un sacré coup de pied à tout ce qu’on pouvait penser jusqu’à présent.

Le panel de personnages est riche et on prend plaisir à le découvrir. On fait la rencontre de Cara et de Susan les deux amies proches de Megan. Cara s’est un peu éloignée à cause de son activité professionnelle mais c’est elle qui va découvrir le corps de Meg. Elle est un personnage que j’ai franchement apprécié. Lorsqu’elle va commencer à réfléchir et à trouver certaines incohérences dans l’enquête de la mort de son amie, avec Jon, un journaliste qui doit se faire pardonner, elle va commencer à creuser pour trouver où le bât blesse.

J’ai apprécié le fait que l’on voit les personnages sous différents jours. En effet, la narration est partagée entre le point de vue de Jon et celui de Cara. Nous découvrons donc Meg et sa fille Grace à travers les yeux de ces personnages qui vont enquêter. Grace, la jeune fille lourdement handicapée de Meg est portée disparue. Tout le monde est prêt à retourner la terre entière pour retrouver cette jeune fille et porter justice à Meg que tout le monde appréciait à Asford. On rencontre aussi Megan et Grace à travers le journal intime de cette dernière. Ainsi, on la voit sous un autre jour. Rapidement, on comprend que l’on ne connait pas les gens totalement. Des révélations ? Il va y en avoir. Il va y avoir des secousses sismiques qui vont affoler le cœur du lecteur et faire prendre un autre tournant à l’intrigue. C’était exceptionnel ! D’un coup, j’ai été happée par cette enquête et je n’ai pas lâché le roman avant d’avoir tourné la dernière page.

La plume d’Emily Edgar est sympathique. J’avoue qu’elle n’est pas non plus tout à fait remarquable. Ce n’est pas ce que je vais retenir de ce roman. L’intrigue est rondement menée mais très longue à démarrer. En effet, j’ai accroché à partir de la moitié du roman. C’est quand même assez long. Les personnages sont tous forts et sont une promesse d’un roman agréable à lire.

En définitive, je vous invite quand même à vous plonger dans ce roman. La fin est surprenante et délicieuse. Malgré quelques couacs, j’avoue qu’il restera mémorable.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une fin spectaculaire !
  • Une intrigue originale et crédible.
  • Un panel de personnages très sympathique.

3.5

15

Magical London de Jérôme Patalano

couve-MLRésumé : Notting Hill, douze jours avant Noël. Carl, libraire solitaire, profite des derniers instants de sa boutique avant la démolition prévue pour le soir du réveillon. Il n’a aucune idée de ce qui se joue juste sous ses pieds… Située sur une bouche des Enfers, sa librairie est l’objet de tous les désirs. Perla et son mentor Ezekiel, des agents démoniaques, sont prêts à tout pour se l’approprier. C’est sans compter sur la contre-attaque d’Archibald et de sa supérieure au paradis, Simone, tous deux agents du bien. Déterminés à contrecarrer les plans de leurs ennemis, tous les moyens seront bons pour sauver la librairie, quitte à faire appel à Marc Levy ou Taylor Swift… Mais quand l’amour s’en mêle, les plans s’affolent. Alors qui remportera la bataille ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Alter Real pour l’envoi de ce service presse. J’ai tout de suite été attirée par cette couverture remplie de magie et de jolies couleurs. Non, je vous le promets, le monsieur en plein milieu qui marche déterminé vers moi ne m’a pas du tout interpelée… A la lecture du résumé, deux choses se sont passées pour moi : une librairie ? Un libraire en danger ? Ca, ça me plait beaucoup ! On ajoute à cela une touche de fantastique avec les Enfers et un côté décalé avec des noms comme Taylor Swift ou Marc Levy… il n’y a pas photo ! Je me devais de plonger dans ce roman.

Le 24 décembre est, pour la plupart d’entre nous, une belle journée. Le cœur est à la fête et l’envie de se retrouver entouré des personnes qu’on aime pour déballer les cadeaux est très forte. Néanmoins, on va vite se rendre compte que Carl, notre libraire et personnage principal de cette intrigue ne le vit pas comme la plupart des gens. Le 24 décembre signifie cette année pour lui la démolition de sa librairie. Un énorme coup dur et un crève-cœur d’une taille béante. Joli cadeau pour Noël. Pour la joie, on repassera. Carl résiste. Il est le seul à ne pas avoir cédé. Cette librairie est le dernier vestige de son héritage de ses parents.

Jérôme Patalano prend le cadre de Notthing Hill pour son intrigue. J’adore ce quartier que je connais très bien. C’est vraiment un de mes endroits préférés à Londres (et il n’y a pas beaucoup d’endroits que j’aime dans cette ville, c’est pour vous dire ^^). J’étais contente de retrouver un cadre connu. La véritable force de ce roman réside dans l’originalité de la mise en place de l’intrigue ainsi que la construction de cette dernière.

Le panel de personnages est vraiment intéressant. Large et varié, il y a beaucoup de personnages. J’aime le principe. Tout le monde peut s’identifier à un personnage, en apprécier certains et ne pas aimer certains autres. L’intrigue va nous proposer une thématique que l’on connaît assez bien : la lutte éternelle entre le bien et le mal. Cependant, on va vraiment travailler cette thématique de manière originale et atypique. A travers les personnages, on va avoir deux « camps » qui vont s’affronter. La librairie de Carl est sur une bouche des enfers. Les envoyés de Lucifer n’ont qu’une mission : faire céder Carl et démolir cette librairie tant convoitée. S’il se suicide par la même occasion, c’est encore mieux ! Décalée et imprévisible, cette intrigue m’a beaucoup plu.

Dans ce panel de personnages, on va trouver des rôles bien précis : Archibald, l’ange envoyé par Dieu. Sa mission est très simple, il doit veiller sur Carl et tout faire pour qu’il se sente mieux. Archibald va trouver un appui fort et fidèle à travers le personnage de Samantha. Samantha est une journaliste qui va découvrir le pot-aux-roses et tout faire pour aider Carl dans cette sauvegarde du dernier souvenir de ses parents. Samantha est un personnage que j’ai apprécié tout comme Archibald. J’ai une fâcheuse tendance à toujours apprécier les gentils. Même si les autres personnages sont aussi très sympathiques, j’avoue que ces deux-là sont mes préférés. On va vite se rendre compte que si Dieu à ses envoyés, Lucifer va aussi se régaler : il missionne Perla qui essaye de gagner sa rédemption. Une seule chose à faire pour que cela soit possible : il faut que Carl cède. Il faut le faire souffrir et le rendre dingue. Elle va être un personnage redoutable mais très bon dans son rôle de « peste ». Elle est prête à tout pour parvenir à ses fins. Juliette est l’avocate de l’histoire, clairement, elle m’a rapidement énervée. Avocate aux dents longues, c’est un personnage que je trouve très égoïste. Maintenant, elle apporte elle aussi un peu de piment à l’intrigue. Abby travaille dans une agence immobilière, elle travaille pour Perla et par extension pour Lucifer. C’est un personnage ambivalent. Elle est tiraillée entre ce qu’elle doit faire et ce qu’il faut faire. Elle est coincée entre son ambition extrême et les convenances et le respect de l’Homme. C’est très affligeant par moments. J’ai eu envie de la secouer une ou deux fois.

Tous ces personnages ont des caractères vraiment bien campés. On s’attache à eux ou pas, il y en a pour tous les goûts. Si j’ai adoré Archibald, Samantha et Carl les autres ne m’ont ni plus ni déplus. Je trouve que l’on est un peu resté en surface pour certains d’entre eux.

Ma lecture a été très agréable. Elle n’est pas un coup de cœur mais reste mémorable puisque j’ai lu ce roman il y a plusieurs semaines. C’est le signe que le roman est bon !

En définitive, j’ai apprécié le fait que l’auteur amène une belle dose d’originalité à travers son traitement de la thématique du bien et du mal. Le fait qu’une petite romance soit ajoutée au tout m’a beaucoup plu aussi. Je suis vraiment ravie d’avoir croisé le chemin de la plume de l’auteur qui est très fluide et dynamique. Je n’ai pu m’empêcher de voir quelques références à des séries que j’ai pris plaisir à découvrir et à regarder de temps lorsque la nostalgie me guette. Le panel de personnages est assez éclectique mais très intéressant.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Les références que j’ai pris plaisir à reconnaître
  • Le panel de personnages
  • L’originalité et l’atypisme de l’intrigue

4

8

L’enfant de l’aube de Fanny Lebond

téléchargementRésumé : En 1921, Hélène a un destin tout tracé de jeune fille de bonne famille. Tout change lorsqu’elle tombe amoureuse d’un jeune pilote de la base de Cazaux, en Gironde. Faisant fi des convenances et de l’opposition familiale, elle part s’installer avec lui. Elle y rencontre Anna, une jeune femme qui semble porter le poids du monde sur ses épaules. Pendant la guerre, Anna a eu un enfant avec un soldat sénégalais et l’enfant lui a été enlevé pour éviter le déshonneur et la honte. Comment sa famille aurait-elle pu accepter un bâtard, métis de surcroît ? Les Années Folles font désormais souffler un vent de modernité et Hélène est bien décidée à aider son amie en retrouvant l’enfant. Entre émancipation et secrets familiaux, cette recherche est un difficile combat. Dans cette époque qui appartient aux hommes, les deux femmes devront être prêtes à en payer le prix…

~ Service presse ~

Je remercie City Editions et Eric Poupet pour l’envoi de ce roman. Lu depuis quelque temps, il attendait sagement dans mon fichier de chroniques à établir. J’avoue que c’est un roman pour lequel j’ai pris du temps pour avoir le recul nécessaire. En effet, roman historique, j’ai plongé dans une décennie que je ne côtoie pas beaucoup en littérature (tout genre confondu).

On plonge dans les années folles. Pour ceux qui, comme moi, ont besoin d’une piqûre de rappel, la voici grâce à notre point Wiki « Après la fin du conflit (NDLR 1ère Guerre Mondiale), une génération nouvelle rêve d’un monde nouveau et proclame « Plus jamais ça ! ». On s’empresse de lui proposer de nouvelles griseries sur fond de musique. Venu des États-Unis avec les Alliés, le jazz fait son apparition mais également la danse, la radio et les sports, les industries avec les électroménagers, etc., sur fond de très forte croissance économique… ». Les années folles vont, non seulement, s’étendre au monde entier mais surtout toucher beaucoup de domaines : la culture (arts, musique…), le sport, la technologie, l’économie ou encore la politique.

Au service des émotions, ce roman est très beau. J’ai vraiment été happée par l’intrigue qui va nous propulser dans les années 1920. J’ai vraiment été surprise par cette intrigue finalement. Je pensais que l’on aurait un bagage historique plus important en termes de guerre. En effet, 1921, la première guerre mondiale résonne encore dans les oreilles des populations. Je m’attendais à autre chose, quelque chose de plus lourd. Ce fut donc une belle surprise de ce côté-là. On est vraiment dans les années folles, un vent d’indépendance, de rébellion et de liberté souffle sur nos personnages. C’est ainsi que l’on fait la rencontre de notre personnage principal : Hélène. Une jeune femme qui va suivre son cœur plutôt que la raison et des convenances sociales.

Hélène est une jeune femme issue d’une bonne famille. Elle a eu la chance de tomber dans une famille qui a su lui donner une éducation noble et qui n’a jamais eu à souffrir de la faim et du froid. Même à la sortie de cette première guerre mondiale, on sent quand même que les strates de la société ont vécu la guerre différemment. Il y a eu un effort de guerre commun à toutes et à tous mais certaines choses ne changeront jamais. Hélène a toujours été une « bonne fille » : respectueuse, intelligente, calme et généreuse. Cependant, elle a rencontré l’amour de sa vie, un pilote habitant en Gironde. L’amour avec un grand A : celui qui fait battre le cœur plus vite et qui fait perdre la tête. Hélène va tout mettre de côté pour vivre cet amour.

Dans sa nouvelle vie, Hélène va rencontrer Anna, une jeune femme dont la vie n’a pas été simple. Au contact de cette femme, Hélène va se métamorphoser et devenir elle-même. Elle va devenir Hélène la battante, celle qui se cachait derrière les convenances, derrière les tissus précieux et les richesses que sa famille possède. Terminée la petite fille naïve, bonjour la femme déterminée qui veut faire avancer les choses et qui veut aider Anna à retrouver son fils.

J’ai beaucoup apprécié cette intrigue. J’ai adoré ce que l’auteure a tissé tout au long de cette intrigue. Forte, sensible et pleine d’émotions, cette histoire va plaire à plus d’un lecteur. On a le pan historique qui prend de la place mais pas trop, on a des secrets de famille mais aussi des personnages féminins forts qui portent le roman à bout de bras. C’est vraiment très beau et fort. On va aussi avoir la thématique du racisme qui va faire surface par le biais du personnage d’Anne. Anne est tombée enceinte d’un soldat sénégalais. Il est hors de question d’avoir une fille-mère et encore moins un petit enfant métis. Camille, la mère d’Anne va tout mettre en œuvre pour abandonner cet enfant auquel Anne ne veut pas renoncer. Ainsi, au-delà de la perspective de voir des enfants de bonne famille se laisser guider par l’ère moderne qu’incarne les années folles, on va aussi avoir la génération plus ancienne se heurter aux ancestrales thématiques du racisme, de la haine et de la supériorité raciale et sociale. Ajoutons à cela un soupçon de secrets familiaux et nous voici avec un joli programme rondement mené par une plume dynamique, fluide et très jolie.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • L’époque choisie. Je ne la trouve pas souvent dans mes lectures alors ça fait du bien !
  • Nos deux personnages féminins principaux : Hélène et Anne. Elles sont formidables.
  • La plume de l’auteure que j’ai trouvée très sensible

4

18

Thunder – Tome 01 de David S. Khara

51KbteHSUaL._SX347_BO1,204,203,200_Résumé : L’adolescence d’Ilya tournait autour de vacances au soleil, cours d’aïkido, d’écoles privées… et d’un père absent. Lorsque celui-ci meurt dans d’étranges conditions, le jeune russe est entraîné dans un tourbillon trouble : qui est donc cette grand-mère avec qui il doit désormais vivre, qu’il n’a jamais vue ? Alors qu’il essaie de s’intégrer et de trouver sa place dans cette nouvelle vie, lui et quatre autres élèves sont agressés par des étrangers masqués dans l’enceinte même du lycée. Conspiration ? Ennemi commun ? Assassins de son père ? Les réponses sont peut-être plus proches qu’il ne le pense…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Actu SF pour l’envoi de ce roman. J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir l’univers de Thunder à travers ce premier tome. J’en ai aussi profité pour découvrir la plume de David S. Khara.

On fait la rencontre d’Ilya, un jeune homme de 15 ans assez atypique. Jeune héritier riche, il voit son père décéder dans d’étranges circonstances. Il est envoyé chez sa grand-mère qu’il ne connait pas puisqu’elle était brouillée avec son fils. Il est propulsé dans un nouvel environnement : un manoir immense à Londres. Un manoir immensément vide : sa grand-mère n’est même pas présente à son arrivée. Nouvelle maison, nouvelle école… Ilya est un personnage que j’ai apprécié pour son intégrité, le fait qu’il ait les pieds sur terre et qu’il ne soit pas un énième stéréotype du petit riche friqué qui se contrefous de tout ce qui se passe autour de lui parce qu’il a papa, maman et son fric pour tout arranger.

Rapidement, l’intrigue va prendre un tour qui m’a dérangé au départ. On va retrouver Ilya et d’autres adolescents comme Angela, une jeune fille qui arbore un look « punk » et très habille pour le vol et l’évasion. On va aussi faire la rencontre de Pad par exemple et d’autres adolescents dans cette nouvelle école. Clairement : un mystère, un groupe d’adolescents aux capacités assez extraordinaires… Oui, on voit le truc arriver à des kilomètres… seulement, ce premier tome Young Adult va nous réserver beaucoup de surprises. J’ai forcément pensé à X-Men ou encore Percy Jackson lors de ma lecture de ce roman.

Je ne suis pas au point de parler de « coup de cœur » mais j’avoue que ce premier tome pose les bases et parvient à susciter mon attention.

Ce que j’ai apprécié dans ce roman, c’est le groupe de personnages qui va faire avancer l’intrigue. En revanche, il y a quand même quelques petits stéréotypes dans les caractères de certains personnages qui m’ont un peu fait lever les yeux au ciel. Après, je pense aussi que cela vient du fait que ce soit un roman YA. Les adolescents vont forcément pouvoir s’identifier à ces personnages dans l’air du temps avec des passions qu’ils apprécient eux aussi.

Je trouve que l’auteur est parvenu à faire quelque chose de très équilibré : d’un côté, on a un groupe d’adolescents en ébullition qui va essayer de découvrir les mystères de l’intrigue et de l’autre, on a la mort du père d’Ilya qui plane sur l’intrigue. C’est équilibré : entre enquête et fantastique, on s’y retrouve et on est happé par l’originalité de ces genres qui se mélangent à des thématiques plus ou moins lourdes de sens. C’est vraiment très intéressant.

Ce premier tome va poser les bases. J’avoue qu’il n’y a pas de surprise dans les révélations. La lecture est agréable et présage de bonnes choses pour le tome 02. J’ai hâte de pouvoir le lire pour connaitre et comprendre cette histoire.

En définitive, même s’il n’est pas un coup de cœur, le tome 01 de Thunder est très agréable à découvrir. La plume de l’auteur est dynamique, fluide et nous propose de nous immerger dans une ambiance vraiment intéressante. Les thématiques abordées et le mélange des genres sont très intéressants. J’ai adoré le pan mythologique de cette histoire. Roman dit young adult, il pourra plaire à de nombreux lecteurs – petits et grands. Le panel des personnages est riche et garni. Il y en a pour tous les goûts et pour tout le monde. Chacun va trouver son personnage chouchou (désolée, Ilya, c’est le mien) et celui que l’on apprécie un peu moins. Cinq jeunes, cinq « héros », cinq destins qui vont devenir étroitement liés. Dans un monde où les choses sont très semblables au notre, nous allons de découvertes en découvertes. Ce premier tome est très intéressant et pose les choses correctement. Vivement la suite !

03 bonnes raisons de lire ce premier tome :

  • L’originalité du mélange des genres
  • Un panel de personnages riche
  • La plume de l’auteur

3.5

14

Point de fuite de Pauline Giovanolla

41iolBixOJL

Résumé : Qui n’a jamais ressenti le besoin de s’échapper un peu du quotidien ? Modèle d’organisation et maman multitâche, Valentine est assistante dentaire et mère d’une petite fille de six ans. Son mari voyage beaucoup pour le travail, ce qui n’empêche pas la jeune femme de mener de front sa vie familiale et professionnelle avec succès. Du moins le croit-elle… Quand la petite Livia intègre l’école primaire, elle s’éloigne progressivement de sa mère. Le vide que cela crée dans la vie de Valentine est le premier grain de sable dans les rouages d’une existence qu’elle croyait fonctionner parfaitement. Parallèlement, elle fait la connaissance d’Alban, un résident de la maison de retraite voisine. Au fil de ses visites, elle se lie d’amitié avec le vieil homme et, grâce aux récits passionnants de ce dernier, elle entre dans un autre univers. Mais Alban est-il vraiment celui qu’il prétend être ? Quel est le mystère qui se dégage de cet individu si prévenant ? À travers l’histoire de Valentine, Point de fuite évoque la difficulté et le stress que représente le fait d’être parent, à une époque et dans une société où l’on incite les individus à être disponibles, productifs et compétents à tous les niveaux.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Pauline Giovanolla pour sa confiance renouvelée. J’ai eu un véritable coup de cœur pour son premier roman. Pauline Giovanolla signe quelque chose de différent avec Point de fuite. On s’ancre dans une nouvelle vie, la vie de Valentine, une vie propice aux changements et aux difficultés. Une nouvelle vie qui propose la relation d’une mère et d’une fille, d’une mère qui voit sa petite fille grandir et changer. Terminée le stade de la petite fille, bonjour la jeune fille qui va à l’école, qui aime suivre les tendances et qui va se rebiffer un peu.

Cette lecture n’est pas un coup de cœur bien que j’ai retrouvé cette plume que j’ai tant appréciée à la lecture de ma découverte de l’univers de l’auteure. Même si ce n’est pas un coup de cœur, vous pouvez ranger vos armes, elle reste très plaisante, très agréable à lire et très crédible.

Valentine est une mère et une épouse. Son mari est absent pour cause professionnelle. Elle se retrouve très souvent seule avec sa fille Livia. Livia va rentrer à l’école primaire, ça y est : bébé Livia n’est plus. Bonjour la jeune fille avec tout le package qui va avec ! Valentine va voir sa fille changer et la relation qu’elle a avec elle aussi. A un moment où elle va se sentir délaissée et désemparée par la situation, Valentine va faire la rencontre d’Alban, un vieil homme qui va lui ouvrir les yeux. Valentine possède une gentillesse sans limite et un cœur pur. Lorsque le fils d’Alban va lui dire de se méfier de son père, elle ne va pas comprendre comment Alban peut être vu de cette manière. Une seule phrase va tout remettre en question dans l’esprit de Valentine, une nouvelle fois.

Valentine a l’habitude d’organiser, de planifier et de gérer les choses. Cependant, la vie va lui réserver quelques bonnes et mauvaises surprises. Je trouve que cela est très juste. Il est rare que tout soit tout rose ou tout noir pour nous. La réalité est tout autre. Je trouve vraiment intéressant la manière dont l’auteure traite les thématiques qu’elle aborde dans son livre. En effet, je trouve que Pauline Giovanolla parle de ces changements avec beaucoup de justesse. Les relations sont traitées avec beaucoup d’importance. Les personnages sont bien tissés, les psychologies sont détaillées et permettent aux lecteurs de s’immerger dans une histoire très crédible mais aussi de s’attacher aux personnages très rapidement.

Même si je ne partage pas la vie de Valentine (oui, je n’ai pas encore la chance d’être mère ni épouse), je me suis reconnue dans cette idée de voir sa vie basculer d’un coup et toutes les incertitudes partir en fumée très rapidement. On se rend compte que l’on bâtit sa vie comme un château de cartes et qu’il est fort probable que ce dernier soit ébranlé par des rafales de vent plus ou moins fortes.

Cette intrigue hautement intéressante et sublimée par les jolis mots de Pauline Giovanolla. La plume est pensée, réfléchie et riche. Personnellement, je n’ai pas trouvé de longueurs dans ce texte. J’ai trouvé que l’auteure mettait un sacré coup de pied à tous ces clichés de « femme au foyer » à travers son roman. De plus, on ne nous bassine pas une nouvelle fois avec une relation intergénérationnelle et une quête initiatique. Je trouve que l’auteure balaye d’un revers de la main tout ce que l’on pouvait attendre. C’est très bien ! Ce n’est pas mon roman préféré de l’auteure mais il mérite amplement d’être lu et reconnu par un lectorat. Je suis certaine que cela arrivera !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le plaisir de (re)trouver la plume de l’auteure ♥
  • Le panel de personnages très bien travaillé
  • La crédibilité de l’intrigue

4

11

Origines – Tome 01 : le dernier oracle

81Ug0zNhx4LRésumé : A 29 ans, Johanne a une mémoire hors norme et un odorat d’une extrême sensibilité. Elle est enceinte de son premier enfant et tout serait parfait si Hadrien, le futur papa, n’était pas un jeune homme trop immature pour faire face à ses responsabilités. Hadrien est parti. S’ajoute à cela l’intrusion dans sa vie d’un mystérieux personnage. Elle voit à travers son regard tandis qu’il la fait entrer dans une nouvelle réalité. Un voyage qui va lui permettre de comprendre les plus grands mystères de l’existence et plus encore, que rien dans sa vie à elle n’est le fruit du hasard. Et si son bébé était l’enjeu d’une rivalité olympienne ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Agnès Rabotin pour l’envoi de son roman, sa gentillesse et son incroyable patience. J’ai dévoré ce premier tome symbole d’une impatience certaine d’avoir la suite entre les mains.

Nous faisons la rencontre de Johanne, une jeune femme de 29 ans que j’ai beaucoup appréciée. Johanne est une personne à qui on accorde de l’importance  tout de suite ! Elle est gentille et attachante. Johanne est un personnage qui possède deux capacités incroyables : une mémoire qui ne lui fait pas défaut ainsi qu’un odorat très développé. Johanne porte son premier enfant. Elle est seule puisque Hadrien, l’homme qui partageait sa vie est parti. Il fait preuve d’une lâcheté sans épreuve et reste très immature. Johanne en ressort encore plus forte à cause du départ d’Hadrien qui décide de partir sur les traces de ses origines, à Athènes.

L’intrigue nous propose d’avoir un texte entre réalité et mythologie. On va mélanger le réel à la mythologie grecque. On va se retrouver avec des personnages qui ne nous sont pas inconnus : Apollon, Hermes et bien d’autres encore. C’est vraiment une intrigue passionnante. J’avoue qu’au début, j’ai été un peu déstabilisée. En effet, le style est assez percutant. J’ai mis une bonne cinquantaine de pages à entrer dans l’intrigue. Il faut le temps que l’intrigue se mette en place. En effet, même si le début est un peu lent et déroutant, il est nécessaire.

Ce qui a été assez perturbant pour moi, c’est le fait que a construction narrative nous propose une alternance des points de vue entre Johanne et Hadrien. Si j’ai su m’attacher au personnage de Johanne, Hadrien est resté un peu à part. J’avoue que je n’ai pas su me faire d’avis sur ce personnage que ce soit en bien ou en mal. J’ai trouvé qu’on n’en savait pas assez sur le passé de ces deux personnages. C’est vraiment la seule chose que je peux reprocher à ce roman.

L’auteure, avec sa plume équilibrée, nous embarque dans son premier tome avec un dynamisme déconcertant. La romance est présente sans être dégoulinante, le fantastique a aussi sa place mais nous propose une intrigue qui tient debout. De plus, l’intrigue nous propose de faire la découverte d’un panel de personnages riches. Tout le monde y trouve son compte. C’est ce qui me plait énormément : on aime certains, on tique sur d’autres. Le lecteur a le choix et cela fait du bien ! Je trouve que le suspens est très bien maitrisé : on a envie de savoir la suite. La première partie est éclairée par la deuxième. Tout est lié et j’ai aimé la manière dont cela est amené dans ce premier tome.

La manière dont Agnès Rabotin amène les thématiques dans ce premier tome est vraiment intéressante. Même si ce roman a une visée clairement fantastique, l’auteure parvient à l’ancrer dans le réel avec des thématiques qui nous permettent de garder les pieds sur terre. L’auteure rend le tout crédible en nous proposant de traverser cette histoire avec Johanne que j’ai grandement appréciée.

Agnès Rabotin connait son sujet cela ne fait aucun doute. Le bagage culturel est impressionnant et le lecteur se sent tout de suite en confiance par rapport à cela. En effet, dès que je comprends que l’auteur, de manière générale, touche un sujet qu’il connait, cela me plait beaucoup. J’apprends de nouvelles choses et me réapproprie certaines que j’avais oubliées.

Bravo à l’auteure pour ce premier tome juste, équilibré et qui ne prend pas le lecteur de haut avec une culture inatteignable. C’est juste. Malgré un départ un peu long (mais nécessaire), je n’ai rien à redire sur ce superbe premier tome !

Je conseille cette trilogie (oui, le reste est attendu de pied ferme) à tous les lecteurs férus de mythologie grecque et d’originalité. Sans oublier cette formidable plume.

03 bonnes raisons de lire ce premier tome :

  • Le panel de personnages large qui permet au lecteur de se plaire au milieu de tous ces personnages.
  • La plume de l’auteure que j’ai adorée et le bagage culturel de l’auteure
  • La présence de différentes thématiques très bien amenées ainsi que la mythologie grecque.

4.5