L’enfant de l’aube de Fanny Lebond

téléchargementRésumé : En 1921, Hélène a un destin tout tracé de jeune fille de bonne famille. Tout change lorsqu’elle tombe amoureuse d’un jeune pilote de la base de Cazaux, en Gironde. Faisant fi des convenances et de l’opposition familiale, elle part s’installer avec lui. Elle y rencontre Anna, une jeune femme qui semble porter le poids du monde sur ses épaules. Pendant la guerre, Anna a eu un enfant avec un soldat sénégalais et l’enfant lui a été enlevé pour éviter le déshonneur et la honte. Comment sa famille aurait-elle pu accepter un bâtard, métis de surcroît ? Les Années Folles font désormais souffler un vent de modernité et Hélène est bien décidée à aider son amie en retrouvant l’enfant. Entre émancipation et secrets familiaux, cette recherche est un difficile combat. Dans cette époque qui appartient aux hommes, les deux femmes devront être prêtes à en payer le prix…

~ Service presse ~

Je remercie City Editions et Eric Poupet pour l’envoi de ce roman. Lu depuis quelque temps, il attendait sagement dans mon fichier de chroniques à établir. J’avoue que c’est un roman pour lequel j’ai pris du temps pour avoir le recul nécessaire. En effet, roman historique, j’ai plongé dans une décennie que je ne côtoie pas beaucoup en littérature (tout genre confondu).

On plonge dans les années folles. Pour ceux qui, comme moi, ont besoin d’une piqûre de rappel, la voici grâce à notre point Wiki « Après la fin du conflit (NDLR 1ère Guerre Mondiale), une génération nouvelle rêve d’un monde nouveau et proclame « Plus jamais ça ! ». On s’empresse de lui proposer de nouvelles griseries sur fond de musique. Venu des États-Unis avec les Alliés, le jazz fait son apparition mais également la danse, la radio et les sports, les industries avec les électroménagers, etc., sur fond de très forte croissance économique… ». Les années folles vont, non seulement, s’étendre au monde entier mais surtout toucher beaucoup de domaines : la culture (arts, musique…), le sport, la technologie, l’économie ou encore la politique.

Au service des émotions, ce roman est très beau. J’ai vraiment été happée par l’intrigue qui va nous propulser dans les années 1920. J’ai vraiment été surprise par cette intrigue finalement. Je pensais que l’on aurait un bagage historique plus important en termes de guerre. En effet, 1921, la première guerre mondiale résonne encore dans les oreilles des populations. Je m’attendais à autre chose, quelque chose de plus lourd. Ce fut donc une belle surprise de ce côté-là. On est vraiment dans les années folles, un vent d’indépendance, de rébellion et de liberté souffle sur nos personnages. C’est ainsi que l’on fait la rencontre de notre personnage principal : Hélène. Une jeune femme qui va suivre son cœur plutôt que la raison et des convenances sociales.

Hélène est une jeune femme issue d’une bonne famille. Elle a eu la chance de tomber dans une famille qui a su lui donner une éducation noble et qui n’a jamais eu à souffrir de la faim et du froid. Même à la sortie de cette première guerre mondiale, on sent quand même que les strates de la société ont vécu la guerre différemment. Il y a eu un effort de guerre commun à toutes et à tous mais certaines choses ne changeront jamais. Hélène a toujours été une « bonne fille » : respectueuse, intelligente, calme et généreuse. Cependant, elle a rencontré l’amour de sa vie, un pilote habitant en Gironde. L’amour avec un grand A : celui qui fait battre le cœur plus vite et qui fait perdre la tête. Hélène va tout mettre de côté pour vivre cet amour.

Dans sa nouvelle vie, Hélène va rencontrer Anna, une jeune femme dont la vie n’a pas été simple. Au contact de cette femme, Hélène va se métamorphoser et devenir elle-même. Elle va devenir Hélène la battante, celle qui se cachait derrière les convenances, derrière les tissus précieux et les richesses que sa famille possède. Terminée la petite fille naïve, bonjour la femme déterminée qui veut faire avancer les choses et qui veut aider Anna à retrouver son fils.

J’ai beaucoup apprécié cette intrigue. J’ai adoré ce que l’auteure a tissé tout au long de cette intrigue. Forte, sensible et pleine d’émotions, cette histoire va plaire à plus d’un lecteur. On a le pan historique qui prend de la place mais pas trop, on a des secrets de famille mais aussi des personnages féminins forts qui portent le roman à bout de bras. C’est vraiment très beau et fort. On va aussi avoir la thématique du racisme qui va faire surface par le biais du personnage d’Anne. Anne est tombée enceinte d’un soldat sénégalais. Il est hors de question d’avoir une fille-mère et encore moins un petit enfant métis. Camille, la mère d’Anne va tout mettre en œuvre pour abandonner cet enfant auquel Anne ne veut pas renoncer. Ainsi, au-delà de la perspective de voir des enfants de bonne famille se laisser guider par l’ère moderne qu’incarne les années folles, on va aussi avoir la génération plus ancienne se heurter aux ancestrales thématiques du racisme, de la haine et de la supériorité raciale et sociale. Ajoutons à cela un soupçon de secrets familiaux et nous voici avec un joli programme rondement mené par une plume dynamique, fluide et très jolie.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • L’époque choisie. Je ne la trouve pas souvent dans mes lectures alors ça fait du bien !
  • Nos deux personnages féminins principaux : Hélène et Anne. Elles sont formidables.
  • La plume de l’auteure que j’ai trouvée très sensible

4

8 réflexions sur “L’enfant de l’aube de Fanny Lebond

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s