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Renaissance – Tome 01 : la couronne aux larmes de sang de Jérôme Felin

41wIknA6plLRésumé : 1997 – Étienne Flandres débarque à Valognes, petite ville du Cotentin, pour y devenir professeur d’anglais au lycée. Il sympathise avec un de ses élèves, Léo. Mais, alors qu’il se trouve par hasard dans le bureau du proviseur, Sargent, il est mêlé à la découverte d’une peinture extraordinaire dans la chapelle du lycée, en travaux, appelée à devenir une bibliothèque.

Un homme y est représenté allongé, un pieu dans le cœur. On découvre bientôt un corps derrière le tableau, crucifié la tête en bas. Après la décapitation du contremaître et d’autres indices, Étienne comprend qu’un vampire est parmi eux. Il sauve de ses griffes un jeune enfant, Marcange, le fils du contremaître, et s’allie à Marey, un médecin pour abattre la mère, Aline, déjà transformée. Peu à peu, les deux hommes convainquent un autre médecin, Gardian, l’animateur du patrimoine, Desenclos, et Sargent lui-même. Ils mènent une croisade contre les vampires qui ont envahi la ville, qui sont tous particulièrement cruels et inventifs dans leur perversion. Léo se retrouve orphelin et se joint au groupe. Ils vont ainsi débusquer Montgomery, maître vampire, au prix d’une chasse dans les souterrains de Valognes. Montgomery, ayant assiégé par deux fois Valognes au XVIe siècle lors des guerres de religion, avait été neutralisé par son filleul, François d’Alençon, le dernier des Valois. Alors qu’Étienne déménage en fin d’année scolaire, emmenant Marcange et Léo, François, maître vampire à son tour, les observe de loin.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Evidence Editions pour l’envoi de ce roman. Je vous avoue que le résumé m’a énormément tenté. J’avais envie de plonger dans l’univers de Jérôme Felin. Double découverte pour moi puisqu’au-delà de découvrir l’univers proposé dans cette intrigue, je découvre aussi une nouvelle plume.

J’avoue que la thématique vampirique ne m’inspire plus autant qu’avant. Entre les lieux communs, les stéréotypes en tout genre, je trouve que la thématique s’est un peu essoufflée ces dernières années. J’ai vraiment fait un écart avec ce choix. Je suis heureuse de l’avoir fait ! J’ai beaucoup apprécié ce que j’ai lu. Ce premier tome a répondu à mes attentes.

On fait la rencontre d’Etienne. Un jeune homme qui prend son poste de professeur d’anglais dans la ville de Valognes. Petite ville tranquille, Etienne aspire au calme et à la quiétude d’une vie bien rangée. Personnage un peu morose, il n’en est pas moins attachant. Néanmoins, les choses ne vont pas se passer comme prévues. Il va vite déchanter. Etienne est un personnage que j’ai apprécié. Il est là où on ne l’attend pas forcément et ça c’est bien. J’avais peur d’avoir un personnage un peu déprimé tout au long du roman. Bien qu’il ne soit pas au top du top de sa forme, il reste quand même un personnage intéressant.

Roman typiquement fantastique, il nous propose donc de plonger dans le mythe du vampire dans toute sa noirceur. Ca fait aussi du bien, de temps en temps, de sortir de ma zone de confort. Ici, c’est chose faite. On va voyager entre le 16ème siècle et 1997. Au départ, je n’ai pas forcément compris où l’auteur nous emmenait. Je ne comprenais pas le rapport entre Etienne et le 16ème siècle. J’avoue que le début a été un peu long pour moi : j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire dès les premières pages. Il m’a fallu quelques chapitres pour faire la lumière sur ce que je ne comprenais pas et vraiment entrer dans l’histoire. Une fois que cela a été fait, j’avoue que j’ai adoré ma lecture. C’est vraiment ultra addictif. Lorsque c’est ainsi, on pardonne aisément les tâtonnements des premiers chapitres.

Il est vrai que les personnages sont assez nombreux mais ils permettent tous de faire avancer l’histoire. Il n’y a pas de rôle figuratif ici. Ils ont tous leur histoire et s’activent tous contre Montgomery, le vampire qui est à la base de tout ce chaos. Je préfère vous laisser découvrir par vous-même tous les personnages que l’auteur met en place. Vous avez déjà un petit aperçu dans le résumé.

L’impulsion de ce roman est donnée par Etienne pour moi. A partir du moment où l’éveil à lieu, Etienne se transforme véritablement et donne une force incroyable au roman et à l’intrigue. L’évolution de ce personnage est intéressante et grandiose. On a l’impression de voir éclore un nouveau personnage. C’est vraiment excellent !

A l’aide de flash-back, on va finir par faire le lien entre les deux époques et cela est vraiment très intelligent. Je trouve que la thématique vampirique est extrêmement bien renouvelée et cela est lié à ces flash-back.

Je trouve que la construction narrative de ce roman est très intelligente. Tout est fait pour que le lecteur soit immergé dans une histoire saisissante et captivante. Cependant, il faut quand même précisé qu’il n’est pas forcément facile à lire. Il y a des scènes violentes et sanglantes. Petite trouillarde que je suis, je ne l’ai pas lu la nuit. C’était pour moi impossible, je sais que j’en aurais fait des cauchemars : cela prouve aussi que l’auteur maitrise son sujet et sa plume.

En parlant de la plume, c’est vraiment une plume que j’ai pris plaisir à découvrir ! J’ai trouvé les descriptions saisissantes et fourmillantes de détails. Cela ajoute vraiment un plus à l’intrigue. On ne peut pas passer à côté de toutes les connotations historiques et artistiques. Cela donne aussi beaucoup plus d’ampleur au roman. C’est vraiment intéressant. Jérôme Felin prend le temps de mettre les choses en place mais cela est vraiment saisissant. Je trouve que l’auteur a su s’approprier les époques grâce à la délicatesse de sa plume qui est, au final, très littéraire. Cela fait plaisir. J’aime beaucoup avoir des plumes travaillées comme celle-ci de temps en temps.

En définitive, l’auteur nous propose un univers franchement captivant et très travaillé : les descriptions sont magnifiques, on traverse le temps d’une manière incroyable. La construction narrative est pensée et intelligente. Une syntaxe parfaite et richement ornée par un style littéraire et fluide. Les personnages sont aussi saisissants et très travaillés. J’ai apprécié ma découverte bien que la mise en route soit un peu longuette.

Chers lecteurs, allez-y !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un roman fantastique et noir qui permet de découvrir le mythe du vampire d’une nouvelle façon
  • La plume de l’auteur que j’ai beaucoup appréciée
  • Le personnage d’Etienne qui est une belle surprise !

4.5

23

Le mangeur d’âmes d’Alexis Laipsker

CVT_Le-mangeur-dames_3860Résumé :  » Il n’a pas crié. Ils ne crient jamais. « Certains secrets, pourtant bien gardés, s’avèrent parfois trop lourds à porter… Quand des disparitions d’enfants et des meurtres sanglants se multiplient dans un petit village de montagne sans histoire, une vieille légende nimbée de soufre ressurgit… Diligentés par leurs services respectifs, le commandant Guardiano et le capitaine de gendarmerie De Rolan sont contraints d’unir leurs forces pour découvrir la vérité.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Michel Lafon et Alexis Laipsker pour l’envoi de ce roman et la dédicace. Ca me fait toujours plaisir quand l’auteur prend le temps de m’écrire quelques mots.

Cette lecture m’a tentée pour la plume dans un premier temps. Je l’ai trouvé formidable dans le roman d’Alexis Laipsker Et avec votre esprit. Cela allait de soi pour moi, il fallait que je lise ce dernier roman.

On fait la rencontre de deux personnages principaux dans cette historie. Le commandant Elisabeth Guardiano et le capitaine de gendarmerie Franck De Rolan. Rien ne semblait pouvoir les unir mais c’est une enquête bien morbide qui va le faire.

Elisabeth est un personnage féminin fort. Elle est humaine et cela rend le personnage ultra crédible : elle a des forces et des faiblesses. C’est vraiment très intéressant de l’avoir travaillée ainsi. On sent rapidement qu’elle est investie d’une mission mais qu’elle a aussi un jardin secret qu’elle ne partage pas facilement. Elle n’a pas d’attache et ne s’attache pas facilement aux autres. Franck De Rolan est plus ouvert, moins secret et est un homme assez ouvert d’esprit. Il vient ajouter une petite dose de fraicheur  à l’intrigue. Franck essaye de tisser des liens professionnels avec Elisabeth qui essaye de s’abstenir de tous rapprochements même s’ils restent professionnels. J’ai trouvé que ce duo était assez original dans sa construction. Ils restent néanmoins deux personnages complémentaires et j’ai trouvé que cela fonctionnait bien.

L’intrigue, en elle-même, est assez dure. C’est violent, il y a du sang et des petits morceaux de chair partout. Ajoutons à cela une intrigue qui met en scène des enfants. Je ne vais pas vous le cacher, cette intrigue est dure. A plusieurs reprises, j’ai eu de gros pincements au cœur. Je trouve, cependant, que l’auteur est parvenu à maintenir un certain équilibre dans cette intrigue. Bien entendu, rien n’est dédramatisé : on parle de meurtres et de kidnapping d’enfants. Rien de bien drôle dans tout cela. Mais je trouve que le personnage de Franck vient vraiment permettre au lecteur de respirer entre les découvertes macabres qu’il fait à travers sa lecture.

La fin reste spectaculaire. Je ne m’attendais pas à cela. J’ai trouvé l’idée franchement belle et poétique dans un sens. On est vraiment confronté à l’horreur la plus totale. De toute façon, dès qu’il s’agit d’enfant, la tragédie est horrible. On le sait, on le sent et on essaye d’y faire face. C’est vraiment terrible mais ça remet les idées en place. Je pense qu’il faut être un excellent auteur pour réussir à me faire lire des intrigues pareilles.

Vous savez que je ne plonge pas facilement dans ce genre d’intrigues. Quand on touche aux enfants, c’est toujours très compliqué pour moi. Néanmoins, je suis en totale confiance avec Alexis Laipsker. Sa plume est franche, directe et dynamique. Elle possède aussi une grande palette d’émotions qu’elle véhicule à merveille. En effet, je pense que pour avoir, au final, un équilibre quasi parfait comme celui proposé dans ce roman, il faut savoir travailler les émotions. C’est vraiment agréable. L’intrigue avance mais n’est pas forcément ultra pesante malgré tout. La construction du duo est aussi très intéressante. Elisabeth & Franck portent vraiment l’intrigue sur leurs frêles épaules. C’est vraiment intelligent !

En définitive, ce roman est une petite pépite qui va vous proposer une enquête qui ne vous laissera pas de marbre. Il est vrai qu’elle soulève des thématiques dures et pesantes : le kidnapping d’enfant, les meurtres mais le tout emballé avec en toile de fond la légende du « mangeur d’âmes ». J’ai trouvé l’idée intéressante et très crédible. Ca ajoute une autre dimension à l’intrigue et cela est très intéressant.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le duo de personnages : Franck & Elisabeth. Je les ai trouvés atypiques et attachants. Le duo fonctionne très bien.
  • L’équilibre parfait entre l’action et l’émotion dans ce roman
  • La plume de l’auteur que j’adore !

4.5

20

Et pour le pire de Noël Boudou

41so4Qk2ukL._SX195_Résumé : Bénédicte et Vincent auraient pu vieillir paisiblement ensemble. Malheureusement, le destin en a décidé autrement, il y a vingt ans… Vingt ans. Vingt ans à attendre… à attendre que les assassins de sa femme sortent de prison. Depuis vingt ans, Vincent Dolt n’a qu’une seule idée en tête : venger sa douce Bénédicte… Depuis vingt ans, seule la haine le maintient en vie. Mais une vengeance n’est jamais simple, surtout à 86 ans. Il a vécu le meilleur, il se prépare au pire…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Taurnada et Joël pour l’envoi de ce roman. Je suis toujours contente de me plonger dans un nouveau roman de ces éditions. Je découvre la plume de Noël Boudou avec ce roman. Je ne vous le cache pas, j’ai craqué sur le résumé de ce roman. Un vieillard qui a soif de vengeance : comment l’esprit peut combattre les affres de la vieillesse ? Noël Boudou va nous proposer une intrigue qui nous propose de comprendre comment la vengeance peut être l’aboutissement d’une vie.

On fait la rencontre de Vincent : un homme âgé de 86 ans. Ca fait 20 ans qu’il rumine et qu’il essaye de vivre avec l’absence de sa chère et tendre Bénédicte. Sa femme qui lui a été enlevée de la plus brutale et violente des façons. Seulement, Vincent sait que la fin est proche : sa délivrance arrive ! Les assassins de sa femme vont sortir, leur peine est purgée. Une peine bien insuffisante au goût de Vincent qui ne rêve que de vengeance et de meurtre.

D’autres personnages principaux font leur apparition : Bao et France, les voisins de Vincent qui vont rapidement devenir un repère pour Vincent qui n’est habité que par la colère et la vengeance. Vincent va partir à la quête de réponses à travers cette intrigue. Aidé par Omont, Bao et France, il va faire la lumière sur cette histoire qui doit trouver son point final. Il ne faut pas oublier Bénédicte qui vit grâce aux souvenirs de Vincent. Il est son gardien, celui qui va essayer de faire pour qu’elle trouve la paix. Il va remuer ciel et terre pour que sa vengeance se mette en place. Bénédicte n’est plus là mais son souvenir est dans toutes les pages de ce roman.

Il est clair que ce roman ne doit pas être mis entre les mains de tout le monde. En effet, on se retrouve avec une intrigue sombre, violente mais aussi profondément humaine même si l’on côtoie le pire de l’âme humaine. Ce roman est violent, il est dur mais il est aussi la preuve que l’homme peut être surpris même dans les plus durs moments de sa vie. Une main tendue, une promesse, un verre de vin. C’est aussi beau que cela est terrifiant.

Noël Boudou met le pire et le meilleur de l’homme dans son intrigue. Noël Boudou m’a fait frissonner de plaisir et de rage. Je suis passée par toutes les émotions avec ce roman. Taurnada ne signe, apparemment, que d’excellents romans. Les personnages sont très bien construits, j’ai vraiment apprécié Vincent qui, malgré ses 86 ans, son vocabulaire ordurier et son côté grognon est un personnage très attachant. J’ai aussi aimé Bao, cette force de la nature et sa force de caractère. France est aussi une femme et une épouse pleine de surprise. J’ai beaucoup apprécié sa convivialité, sa loyauté et sa franchise.

Ce roman est une réelle bonne surprise. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre : il est vrai que le résumé est alléchant mais j’avais aussi peur de tomber dans la violence, le sang, la mort. Mais, à la surprise générale, j’ai avalé ce roman en une soirée. C’est vraiment formidable. Je ne pensais pas trouver autant de nuance et de sensibilité dans une intrigue comme celle-ci. C’est vraiment intéressant et très surprenant.

Le livre objet est très maniable. J’adore le format poche proposé par les éditions Taurnada. Il est propre, aéré et se lit tellement bien. Je n’ai pas peur d’abîmer mon roman et cela est très agréable.

La plume de Noël Boudou est vraiment excellente ! Elle rythme l’intrigue, elle est fluide et dynamique. On ne s’ennuie jamais dans ce roman. Je ne pensais pas pouvoir m’attacher à une intrigue comme celle-ci mais Noël Boudou fait la différence. Ce roman est excellent et je vous conseille de le lire !

Encore merci aux éditions Taurnada pour l’envoi de ce roman.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Vincent et Bao : deux personnages masculins extrêmement bien pensés et construits
  • L’intrigue en elle-même : parfait équilibre qui permet de lire une intrigue ni trop sombre, ni trop légère
  • La plume de Noël Boudou que j’ai trouvé brillante.

4.5

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Hopeless romantic – Tome 03: Fear de Sissie Roy

410HxJXcZOLJe vous invite à ne pas lire la chronique si vous avez l’intention de vous lancer dans la lecture de cette trilogie. Certains détails, présents dans le résumé et par extension dans ma chronique, pourraient vous gâcher certaines surprises.

Résumé : Quand les démons du passé et la folie se mêlent au bonheur. Lacey et James ont enfin pu trouver la paix. Ensemble, ils ont pu établir le parfait équilibre entre être parents d’une petite fille de trois ans et vivre de leur passion pour la musique. Malheureusement pour eux, une personne n’est pas d’accord avec leur succès et décide d’y mettre son grain de sel en kidnappant leur bébé. L’enquête n’est pas évidente et laissera des séquelles sur le couple. Ils se répètent qu’ensemble ils pourront surmonter cette épreuve difficile. Qui peut bien les détester à ce point ? Où est leur fille ? Que lui est-il arrivé ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Evidence Editions pour l’envoi de ce roman qui signe le dernier tome de la trilogie de Sissie Roy. En effet, j’ai eu la chance de découvrir la plume de l’auteure et je voulais aller jusqu’au bout de ma découverte avec ce troisième tome. Mon avis est à l’image de ce que je peux penser de la trilogie : elle est très sympathique dans son ensemble, bien que certains points ne m’aient pas convaincue à 100%

J’ai apprécié retrouver Lacey et James qui sont deux personnages attachants. Si au départ, tout n’était pas rose entre eux deux, Lacey et James ont traversés tellement d’épreuves que leur amour est devenu une évidence.

Là où j’ai eu un peu plus de mal, c’est avec cette impression d’accumulation. Le premier tome propose une péripétie finale qui nous met en feu jusqu’à la lecture du deuxième tome. Dans ce troisième tome, on se retrouve avec un kidnapping. J’ai eu du mal à y croire. On a l’impression que tout leur tombe sur la tête. Il est évident qu’aucune histoire d’amour n’est rose, mais je trouve que ce qui arrive à nos personnages est un peu trop spectaculaire pour être totalement crédible. Mis à part cela, j’ai trouvé ce troisième tome à la hauteur de mes espérances. La fin est belle et très agréable.

Il est clair que, pour moi, la force de ce roman réside dans la plume de l’auteure que je trouve très belle. En effet, elle véhicule à merveille les émotions. La palette est large et nous permet de plonger dans l’univers de Lacey et de James qui est bercé par la musique mais aussi par l’amour sous toutes ses formes. L’auteure décide de mettre en page des thématiques assez fortes : le deuil, la famille, l’amour mais aussi la trahison et les déconvenues. Je trouve que cela forme un cocktail assez agréable et détonnant. Il est vrai que les péripéties sont surprenantes malgré qu’elles soient trop nombreuses pour moi. Ceci reste un avis personnel, je vous rassure.

Je suis persuadée que les lectrices et les lecteurs de New Romance trouveront leur compte dans cette trilogie qui reste globalement très agréable. On avance dans la vie avec ces deux personnages qui grandissent, évoluent et tentent de prendre leur envol malgré tout ce qui peut se passer dans leurs vies. La vie n’est pas évidente et est semée d’embûches, c’est exactement ce qui se passe dans ce roman. Ces deux personnages incarnent cette thématique.

L’intrigue prend un tournant dramatique et oppressant lorsqu’un corbeau s’amuse à menacer Lacey et James. J’ai beaucoup apprécié cette idée assez innovante et qui permet de sortir un peu de la romance moderne comme on la trouve dans la plupart des intrigues. Cela permet vraiment de mettre les nerfs à rude épreuve et de tester les limites des personnages. J’ai trouvé l’idée vraiment intéressante et intelligemment mise en place dans cette intrigue.

La plume de Sissy Roy est vraiment très belle. Elle permet de véhiculer une palette d’émotions très large. J’aime beaucoup. Je relirai avec grand plaisir une saga ou un one shot de l’auteure. Je suis contente d’être allée au bout de ma lecture et de ma découverte. J’ai fait la rencontre de personnages attachants et atypiques. C’est le principal pour moi.

En définitive, même si cette saga n’est pas parfaite à mes yeux, j’en garde un bon souvenir. Les thématiques diverses et variées La plume est très belle et s’associe à une intrigue qui propose de belles surprises malgré une impression d’accumulation.

03 bonnes raisons de lire cette saga :

  • La thématique de la musique que j’aime retrouver dans mes lectures
  • La plume de Sissie Roy
  • Lacey et James : deux personnages intéressant et richement construits

4

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Comme une aurore dans la brume d’Aurélie Depraz

41DussyqPIL._SX195_Résumé : Sørjevik, Norvège, 871. Haakon est furieux. Son jarl et meilleur ami, Loken, lui a imposé de s’occuper de la captive qu’ils ont repêchée en pleine mer du Nord jusqu’à ce qu’ils aient pu obtenir sa rançon. Or, la naufragée refuse de décliner son identité et sa beauté éveille en lui autant de souvenirs douloureux que son caractère l’insupporte. L’hiver approche. Si elle ne parle pas maintenant, toute tentative de rançonnage sera reportée et il devra la surveiller jusqu’au printemps. Et ça, c’est strictement hors de question. Parce qu’elle est intenable, caractérielle et… aussi désirable qu’interdite. Quant à la jeune femme, elle semble bien décidée à ne pas lui rendre la tâche facile, à bien plus d’un égard…

Un voyage au cœur des fjords du Rogaland, au temps des grandes expéditions vikings, des guerres entre clans et royaumes scandinaves et de l’exploration maritime des nouvelles voies du nord.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Aurélie Depraz pour sa confiance. En effet, je suis vraiment heureuse de pouvoir découvrir de nouvelles plumes surtout lorsqu’elles proposent de la romance historique. Aurélie Depraz propose une plongée dans le monde viking. Voici une découverte qui sort tout droit du groupe de romance historique dont je vous vante les mérites assez souvent.

Nous sommes donc propulsés en 871. En Norvège et plus particulièrement au cœur des fjords du Rogaland. Aélis est une jeune femme sauvée par Loken et ses hommes. Ils l’ont repêchée à moitié morte dans les eaux froides de la Norvège.

Aélis devient alors une belle occasion pour Loken et ses hommes. Si c’est une esclave, elle va pouvoir être utile, si elle ne l’est pas, elle sera une formidable rançon. Loken est persuadé qu’elle n’est pas une esclave malgré les marques de torture qu’elle porte sur son dos. Quoi qu’il en soit, tant qu’Loken n’aura pas percé ce mystère à jour, Aélis reste avec lui. Il la met sous la garde rapprochée de Haakon qui est sous ses ordres. Loken est le jarl et on lui doit obéissance.

Aélis est un personnage que j’ai grandement apprécié. C’est une jeune femme pleine de ressources : elle va rester muette. Elle préfère ça à vendre un indice sur son identité ! S’ils ne savent pas qui elle est, ils ne peuvent rien faire. Elle n’est pas idiote… bien au contraire ! Aélis ne cède pas à la panique et ne se laisse pas faire. C’est, d’ailleurs, ce qui va la rendre insupportable aux yeux de Haakon qui va devoir la surveiller et la garder en vie le temps que le jarl prenne sa décision. Haakon est un personnage très intéressant ! J’ai beaucoup apprécié apprendre à le connaitre. Il se dévoile petit à petit et cela m’a beaucoup plu.

La tension entre Aélis et Haakon est palpable. On sent bien qu’ils vont se mener la vie dure. Ce sont deux caractères de feu qui vont entrer en collision pour nous proposer un feu d’artifice formidable du début à la fin de ce roman. L’auteure utilise les mots de manière à ce que tout soit palpable : la tension, l’attirance, la colère mais aussi la passion. On a une palette d’émotions qui se met en place dans l’intrigue. C’est très appréciable.

J’ai beaucoup apprécié l’évolution des deux personnages au fil des pages. En effet, les personnages sont vraiment bien travaillés et les psychologies détaillées, ce qui offre au lecteur la possibilité de comprendre les personnages mais aussi de se rendre compte de leurs évolutions personnelles. Les apparences peuvent trompeuses, je me suis d’ailleurs fait avoir avec Haakon qui s’est dévoilé au fil des pages. En toute honnêteté, je me suis bien trompée sur son cas, je n’aurais pas mis un centime sur lui. Une fois les premiers chapitres passés, je me suis laissée happée par l’intrigue.

J’ai aussi fait la découverte de la plume d’Aurélie Depraz. Elle est fluide et dynamique. Elle permet au lecteur de se plonger très rapidement dans une intrigue qui ne souffre ni de longueur ni de lourdeur. C’est assez important dans un roman de manière générale mais cela l’est encore plus lorsque l’on parle de romance historique. En effet, la romance historique est doublement compliquée à mettre en place : la romance et l’historique sont deux genres qui sont difficiles à appréhender. Je vous rassure l’auteure s’en sort haut la main ! En effet, la romance et l’historique sont parfaitement équilibrés dans cette intrigue qui ne s’essouffle pas. Le monde des vikings est un monde que je ne connais pas très bien. Je ne le rencontre quasiment pas dans mes lectures (et si je l’ai fait, c’était il y a longtemps et je n’en garde aucun souvenir). J’ai appris beaucoup de choses grâce au roman d’Aurélie Depraz qui vient dépoussiérer et alimenter ma culture sur ce sujet. On apprend des choses sans se prendre une leçon d’histoire en pleine figure, c’est très intéressant. La romance, elle, est très belle et bien mise en scène. Elle est très crédible tant l’auteure prend le temps d’installer les choses.

En définitive, j’ai beaucoup apprécié Aélis et Haakon qui sont deux forces de la nature. J’ai beaucoup apprécié les descriptions et les personnages qui sont fortement détaillés. J’ai aimé la mise en place d’une intrigue romantique qui prend son temps pour exister avec crédibilité aux yeux des lecteurs. La plume de l’auteure est très belle, fluide et dynamique. De plus, je salue le travail de documentation pour rendre l’histoire vraisemblable. L’équilibre est parfait dans ce roman.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le duo de personnages que j’ai beaucoup apprécié
  • La découverte du monde des vikings
  • La plume de l’auteure

4

Ebook livre broché
Illustration couverture : © Marine MANLAY
Crédit photos : © Serge Daubasse

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Neuf parfaits étrangers de Liane Moriarty

61HPmVLZ0iLRésumé : Neuf citadins stressés, prêts pour un break dans une sublime station thermale. Le Tranquillum House leur propose, grâce à une approche révolutionnaire, de renouer avec l’énergie positive pour prendre un nouveau départ. Coupés du monde extérieur, délestés de leurs portables, tous s’attendent avec impatience à une transformation totale. Au fur et à mesure de la cure, entre méditation, tai chi et techniques de bien-être, les langues se délient, les secrets enfouis resurgissent, les animosités aussi. On leur avait promis la quiétude et le renouveau, c’est le lâcher-prise qui s’installe… mais pas celui auquel ils s’attendaient.

Avec l’humour et la subtilité qui ont fait son succès, Liane Moriarty, l’auteur du Secret du mari et de Petits secrets, grands mensonges, traque les vérités cachées derrière les apparences et la quête parfois absurde du changement à tout prix. Du grand art.

~ Service presse audio ~

Je remercie chaleureusement Audio Lib et Hermine pour l’envoi de cette nouvelle écoute. J’avais apprécié une écoute de Liane Moriarty alors lorsque j’ai vu qu’un nouveau audio livre était disponible, je n’ai pas réfléchi bien longtemps…

Si j’avais beaucoup apprécié le roman A la recherche d’Alice Love, celui-ci est un peu en dessous de ce que j’attendais. En effet, Neuf parfaits étrangers était une idée prometteuse mais pour moi, il y a eu beaucoup trop de longueurs, j’ai attendu l’action. C’est vraiment dommage parce que l’idée de base était bonne et bien pensé.

On fait la rencontre de neuf étrangers qui vont se partager l’intrigue : un chapitre, un personnage. Cela donne du dynamisme et permet de découvrir tous les personnages en profondeur. On fait la rencontre de Napoléon, Heather et Zoe qui sont une famille et qui doivent faire face à une douleur terrible, Ben et Jessica qui sont un couple de millionnaires, Frances qui est une auteure sur le déclin, Lars un homme un peu perdu, Carmel qui est une femme qui doit faire faire à son divorce et à ce corps qu’elle ne supporte plus et Tony.

Le cadre est assez atypique : Tranquillum House est une station termale qui va proposer une approche assez particulière. Masha, la propriétaire de cette station et son personnel vont accueillir, pour dix jours, ces personnages qui ne sont pas au bout de leurs peines. Pleine de surprises, ce séjour va devenir un souvenir cuisant pour tout le monde.

J’ai apprécié certains personnages, d’autres un peu moins. Frances m’a beaucoup plu. Certainement parce que c’est une auteure de romance. Elle est un peu décalée pour son âge et sort des normes. J’ai trouvé ça charmant. Zoe m’a aussi plu, cette jeune femme est assez intelligente et agréable bien que, par moments, j’ai eu envie de la calmer avec ses réflexions un peu inappropriées. Les autres personnages ne m’ont ni plus ni déplus à vrai dire. Je suis un peu restée de marbre.

L’intrigue prend un tournant intéressant lorsque Masha dévoile son visage et ses intentions auprès de son personnel soignant et que les neuf personnes qui séjournent à Tranquillum House comprennent dans quelle situation ils sont. Néanmoins, je trouve que l’intrigue reste assez fébrile. C’est long, très long. J’ai attendu le point d’impact, j’ai attendu que l’intrigue prenne un tournant fou mais rien. La fin me reste en travers de la gorge avec un « tout ça pour ça ». Aucune surprise pour moi malheureusement !

Ce roman n’est pas un échec cuisant, il ne faut pas exagérer mais j’en attendais beaucoup plus que cela. En effet, j’ai apprécié l’idée de base, ces étrangers qui vont apprendre à se connaitre et que le lecteur va découvrir tout au long du récit. Tranquillum House est aussi un cadre charmant et atypique que j’ai pris plaisir à découvrir. Le côté psychologique de l’intrigue est aussi très présent et permet vraiment de comprendre les personnages. C’était aussi très intéressant.

Colette Sodoyez prête sa voix à l’histoire. C’était très agréable. J’ai, je pense, plus apprécié ma découverte grâce à l’interprétation que Colette Sodoyez en fait. La narration, à la troisième personne, est rondement menée et permet au lecteur d’être spectateur mais un spectateur actif : il n’est pas dans la contemplation et c’est assez agréable. Je pense que j’écouterai un nouveau livre audio avec Colette Sodoyez.

En définitive, je ne garderai pas un souvenir formidable de cette histoire bien que l’écoute fut vraiment très intéressante. L’idée de base était très intéressante aurait pu avoir plus de surprise et de profondeur. La plume de l’auteure reste quand même un très bon point positif et le côté psychologique est rondement mené.

03 bonnes raisons d’écouter ce roman :

  • Un cadre parfait
  • Frances et Zoe, deux personnages que j’ai appréciés
  • La plume de l’auteure

3

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Entre les orages, le soleil brille d’Amélie B

51u7zOF2axSRésumé : Chouchou est une jeune professeure mutée dans un village breton. Quitter l’effervescence parisienne pour la tranquillité d’une vie en bord de mer va challenger son couple. Jasmine vit dans le noir sans contact avec l’extérieur depuis la fin d’une relation amoureuse. Malgré l’aide d’une psychiatre, elle peine à trouver un sens à sa vie. Juliette se rend en train au rendez-vous mystère fixé par son ex. Elle y rencontre Jean-Philippe, un compagnon de voyage très divertissant. Trois femmes fortes, trois vies malmenées, trois récits bouleversants avec un point commun : l’envie de surmonter la tempête émotionnelle qui bat dans leur cœur.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Amélie B pour la chance qu’elle m’a donnée en lisant ce roman en avant-première. Roman lu depuis quelque temps déjà, j’ai pris un peu de temps pour prendre du recul. C’est ce que je fais lorsque j’ai une bombe atomique entre les mains. Les avis à chaud, c’est bien mais j’ai aussi, de temps en temps, besoin de prendre du temps et du recul pour vraiment comprendre ce que j’ai ressenti à la lecture d’un roman. Amélie B est une auteure que je suis maintenant depuis quelques temps : je prends toujours autant de plaisir à découvrir ses romans. J’ai commencé avec le prix des auteurs inconnus et la fille aux cheveux roses et je n’ai pas arrêté. Quel plaisir à chaque fois. Ici, ce roman est différent mais ô combien touchant. Une pépite qui me fait prononcer les trois mots magiques : coup de cœur.

Nous faisons la rencontre de trois jeunes femmes : Chouchou, Jasmine et Juliette. Ce sont trois femmes dont les vies ne sont pas faciles. Elles vivent toutes les trois des situations différentes : Chouchou est mutée en Bretagne et son compagnon n’est pas forcément à l’aise avec l’idée, Jasmine vit seule, recluse chez elle et tente de chasser les démons qui hantent son âme et Juliette part rejoindre son mystérieux rendez-vous.

Je vous avoue qu’au début, je me suis demandée où l’auteure voulait nous emmener. En effet, je ne trouvais pas le point, la thématique ou encore le lien qui unissait les trois femmes. Ces trois destins semblent si différents mais pourtant… Il est vrai que, comme souligné dans le résumé, elles vivent toutes les trois une « tempête émotionnelle » mais cela s’arrête là, rien d’autre ne peut les unir.

J’ai adoré Chouchou, c’est un personnage que j’ai trouvé vrai, fort et vraiment dynamique. Elle ne baisse pas les bras, fait tout pour que Noah, son conjoint, soit le mieux possible dans cette nouvelle vie en Bretagne. Chouchou et Noah vont traverser les tempêtes d’un couple. Noah est un personnage attachant mais il peut se montrer injuste et un peu égoïste. Il a tendance à fuir le conflit et à s’enfermer dans une bulle où personne ne peut entrer lorsque quelque chose ne va pas. En Bretagne, dans le petit village où ils vont habiter, Chouchou va s’épanouir aux côtés de Rémy mais aussi de Céleste. Noah va avoir plus de mal. J’ai trouvé assez intelligent de faire évoluer deux personnes complètement opposées dans leur épanouissement dans le même endroit : la tension monte et cela donne beaucoup de dynamisme à l’intrigue.

Jasmine est un personnage plus sombre, elle vit vraiment une situation que personne n’envie. Elle est un personnage touchant mais qui ne se laisse pas approcher. J’ai eu beaucoup de mal à l’amadouer. Sa sœur, Ariel, va être un personnage fort et ô combien important. Lorsque je vous dis que les personnages secondaires ont une force sans nom, Ariel en est le parfait exemple. Jasmine est au fond du trou, dans le noir complet et ne parvient pas à avancer et à retrouver la lumière. Elle est touchante mais complètement perdue : elle ne parvient pas à oublier le passé pour aller de l’avant. J’ai beaucoup apprécié suivre ce personnage.

Juliette est le personnage doux et plein d’incertitudes. On la retrouve dans un train. Elle fait la rencontre de JP, un homme qui va lui raconter sa vie et à qui elle va se confier. Anxieuse et terriblement stressée, elle ne peut pas rater son rendez-vous mystère. Elle ne peut pas arriver en retard, elle nous fait comprendre que sa vie en dépend. Cela rend le lecteur curieux et donne une nouvelle impulsion à ce roman.

Le roman se divise donc en trois voix : celle de Chouchou, celle de Jasmine et celle de Juliette. Tour à tour, elles nous racontent leurs vies, elles nous expliquent qui elles sont et comment elles en sont arrivées là. J’ai trouvé l’idée formidable.

Bon, j’avoue, lorsque le dernier tiers de la lecture a commencé, j’ai commencé à comprendre certaines petites choses. Même si la fin m’a carrément surprise, j’avais une vague idée, quelques petites hypothèses qui se sont validées mais j’étais quand même bien loin de ce que l’auteure nous réservait pour la fin.

Amélie B, avec cette plume formidable, va encore une fois, nous livrer un morceau de vie avec beaucoup de délicatesse et de fraîcheur. Elle nous prouve que des thématiques dures et profondes peuvent être traitées avec beaucoup de douceur et d’émotions. On ne tombe pas dans le pathos. On vit cette aventure avec tous les personnages et, clairement, je n’avais pas envie de quitter la Bretagne et les filles. C’était vraiment un exceptionnel roman. Une belle claque et une merveilleuse découverte.

Amélie B signe un roman formidable, avec une palette d’émotions fantastique : j’ai pleuré, j’ai souri, j’ai eu peur… Bref, c’est vraiment un roman exceptionnel ! Je n’ai pas assez de mots pour vous expliquer ce que j’ai pu ressentir à la lecture de ce roman mais il faut le lire. Vraiment.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Trois femmes fortes qui traversent des tempêtes et qui se livrent, à cœur ouvert, aux lecteurs.
  • La plume d’Amélie B qui a, une nouvelle fois, ravagée mon cœur
  • Les décors choisis et les descriptions qui donnent envie d’aller visiter la Bretagne.

5

17

La passeuse de Mots – Livre 01 d’Alric et Jennifer Twice

51fm3D3Y8bL._SX195_Résumé : Dans le royaume de Hélios, les mots ont un pouvoir. Celui de créer, d’équilibrer, puis de détruire le monde. Lorsqu’on les prononce, aucun retour en arrière n’est possible. Arya, une jeune fille de la capitale, est passionnée de livres. Elle en dévore chaque mot. Mais elle est loin de se douter qu’elle est la clé pour sauver son royaume, le seul qui ait restreint l’utilisation de la magie grâce à un traité. Un traité qui ne plaît pas aux rebelles, prêts à tout pour l’éradiquer. À l’aube des changements qui s’annoncent, les Mots se réveillent pour établir l’ordre dans le chaos, la vérité dans l’illusion.  Ils attendent leur Appel. Celui de la Passeuse de Mots.

~ Masse critique Babelio ~

Je tiens à remercier chaleureusement Babelio pour l’envoi de ce roman via la masse critique. Je sais ô combien la chance d’avoir pu être sélectionné pour ce titre.

De ma mémoire de lectrice, je crois que je n’ai jamais abandonné un roman. Jamais sauf aujourd’hui. J’ai le cœur lourd, si vous saviez ! Ce roman est une grosse pavasse de 750 pages. Ca ne me fait pas peur, j’ai l’habitude de lire des gros romans avec des univers de fantasy sans aucun souci. Le souci ici, c’est que le roman est cousu de fils blancs.

On fait la rencontre d’Arya, une jeune fille qui est pâtissière. Lorsqu’elle ne travaille pas, elle plonge dans de multiples univers grâce à ses romans qu’elle dévore par milliers. Arya est notre personnage principal qui va se retrouver dans une situation hautement périlleuse lors que la ville dans laquelle elle vit avec ses parents et ses frères et sœurs. Arya est vraiment la force de ce roman, celle qui m’a permis de tenir pendant 500 pages. J’ai aimé sa force de caractère, son humilité et la rage qui l’anime lorsque tout est ravagé dans sa vie et dans sa ville. Arya va devenir une passeuse de mots.

L’idée était sympathique, j’ai apprécié le panel de personnages qui est la seule chose qui trouve grâce à mes yeux. Je n’ai pas pour habitude d’être aussi froide et directe, j’en conviens mais ici, je suis plutôt bien déçue. J’ai lu les 500 premières pages, j’en ai sauté 225 pour connaitre la fin histoire de ne pas avoir passé autant de temps sur un roman pour « rien ».

Le roman est sans surprise, une fois que l’idée de la passeuse de mots est passée, je n’ai rien trouvé d’intéressant. On est dans la description, l’action a sa place mais malheureusement, lorsque l’on est trop dans la contemplation, on s’y perd. Le roman propose de découvrir le royaume d’Hélios, donc effectivement, la description doit se faire. En revanche, on n’a quasiment que cela. Malgré la narration à la première personne du singulier, l’action ne prend pas d’ampleur et il n’y a rien de dynamique. C’est vraiment dommage.

Je n’ai ressenti aucune émotion pourtant certaines péripéties s’y prêtaient. Je n’ai pas été touchée par les plumes, je n’ai rien ressenti à par un ennui constant.

Malheureusement, c’est un gros bide pour moi. Cela faisait très longtemps que cela ne m’était pas arrivé. Il est inutile pour moi d’aller plus loin dans cette chronique. Je pense que ce que j’ai dit est assez clair. J’espère que vous le lirez et que vous viendrez me dire tout le bien que vous en avez pensé. La diversité dans la lecture est très importante ! Alors, je vous en prie : contredisez moi ! =)

Une étoile pour Arya et une autre pour la magnifique couverture.

2

14

La dynastie des Sambourg – Tome 01 d’Alexandrine Solane

Résumé : Au centre de l’Europe médiévale du XIIIème siècle, le royaume des Sambourg étale sa puissance et provoque la papauté par ses péchés. Lorsqu’Alizée, sublime et incandescente jeune femme, découvre qu’elle possède le Don, elle est exilée sur l’île des initiés et devient prêtresse du Culte de la Déesse. Mais pour valider son adoubement, Alizée doit subir une épreuve qui changera son destin, ainsi que celui d’une longue lignée de Sambourg. Cette malédiction l’oblige à défier les lois divines pour vivre un amour interdit, cependant, passionnel et sans limite.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Emilie de plumes de Mimi éditions pour l’envoi de ce premier roman qui scelle le début de notre partenariat. Ce sont des éditions qui me faisaient de l’œil depuis quelque temps. J’étais donc hyper heureuse de recevoir la proposition d’Emilie.

J’ai découvert le premier tome de la dynastie des Sambourg grâce au groupe de romance historique tenu par mon amie Nathalie (NDLR Perrot). Je suis donc ravie de pouvoir vous donner mon avis sur ce premier tome.

Je pense que l’on va commencer par le petit point qui m’a chiffonnée. En effet, pour ne pas vous gâcher une partie de l’intrigue et de la surprise, je ne vous dirai pas clairement ce qui m’a gênée. On va dire que j’aurais préférée être avertie par une thématique dans cette romance. La thématique en question n’est pas du tout mon style. Je ne suis pas forcément très à l’aise avec cela. L’amour interdit reste très vague et peut vraiment proposer différentes perspectives et hypothèses. Clairement, j’aurais préféré savoir. Maintenant, je respecte totalement la volonté de ne pas en parler pour ne pas gâcher la surprise. Je vous annonce simplement que si vous souhaitez en savoir plus à cause d’une hésitation d’achat, je peux vous éclairer mais cela sera en message privé.

C’est un roman de fantasy puisqu’il s’agit d’un royaume qui est inventé de toute pièce. Je vous avoue que j’ai laissé l’information de côté, je pensais que c’était de l’historique mais non. C’est de la fantasy. J’avoue que dans ce genre de roman, j’aime avoir des détails dans les décors, dans les us et coutumes et j’ai eu un peu de mal à m’immerger complètement dans l’univers parce que j’étais un peu en « manque » de détails de ce côté-là.

Le premier tome est en deux parties. Personnellement, j’ai fait le choix de lire les deux parties l’une après l’autre. Il y a un côté attirant dans cette lecture. Je pense que la saga familiale m’a énormément plu. En effet, ce premier tome tourne autour de Richard et d’Alizée. Deux personnages forts qui vont être séparés par le Don d’Alizée. Un don fantastique qui lui permet d’avoir des visions. Cependant, ce don peut être dangereux s’il n’est pas maîtrisé : c’est pour cette raison qu’Alizée va être séparée de ses parents et de Richard pendant quelques années. Avec sa tante Sylvia, elle va se retrouver sur une île des initiés pour apprendre à utiliser son don et les us et coutumes des prêtresses.   Elle va rencontrer Sarra sa grande amie qui va être pour elle comme la sœur qu’elle n’a jamais eu.

J’ai beaucoup apprécié les personnages que l’on va rencontrer tout au long du premier tome. Ils sont nombreux, ont tous leurs caractères, leurs forces et leurs faiblesses. J’ai apprécié la force de caractère d’Alizée qui va tout faire pour protéger les siens. Dolorès est aussi un personnage que j’ai beaucoup apprécié tant elle a une rage qui la ronge. Elle va être brillante et forte. Les personnages féminins sont tous brossés dans le détail. Les femmes sont toutes différentes mais permettent d’avancer dans l’intrigue. On comprend les actes même si on n’est pas forcément d’accord avec ces derniers. Cela me permet de revenir sur la notion de viol dans ce premier tome : je peux comprendre l’idée d’avoir utilisé ce siècle pour dépeindre ces scènes plus « banales » au 13ème siècle que de nos jours. En revanche, cette idée où le personnage féminin se fait violenter et violer pour au final ressentir des frissons de plaisir, j’ai eu un peu de mal.  Cela ne reste que mon avis personnel.

J’ai apprécié la plume de l’auteure qui est percutante et qui permet d’entrer dans une saga familiale intense et sans longueur. On ne s’ennuie pas, on vit cette folle histoire avec les personnages et à travers plusieurs générations. C’est vraiment très prenant et la fin du premier tome me laisse sur un cliffhanger de folie qui donne envie de lire le deuxième tome.

En définitive, même s’il y a eu quelques petits points qui n’ont pas forcément eu l’effet escompté sur moi, cette romance est très agréable à lire. La plume offre un dynamisme certain et une lecture attrayante. L’auteure me prouve encore une fois que ce n’est pas parce que certaines choses ne sont pas à mon goût que tout le roman ne me plaira pas. Le panel de personnages est très intéressant et étoffé. Cette romance médiévale et appartenant à la fantasy est pleine de surprises. Je vous conseille de vous plonger dans l’univers de la dynastie des Sambourg. Je lirai le deuxième tome avec plaisir.

03 bonnes raisons de lire ce premier tome :

  • La saga familiale proposée
  • La plume de l’auteure
  • Les personnages d’Alizée et de Dolorès

3.5

10

Je déteste mon boss (passionnément) de Juliette Sachs

51YC0CmMWXLRésumé : Avoir son ennemi d’adolescence pour patron… quel enfer ! Lorsqu’Anaïs s’est retrouvée face à son nouvel employeur pour la première fois, elle a cru à une mauvaise blague. Comment expliquer, sinon, que le garçon qui lui a brisé le cœur au lycée se retrouve sous ses yeux des années plus tard ? Elle, qui vient d’être embauchée comme cuisinière dans une petite auberge loin de tout, n’imaginait pas un seul instant que le gérant pourrait être son Guillaume. Pourtant c’est bien lui et, avec ces cheveux noirs de jais et ce regard déstabilisant, cet idiot est encore plus irrésistible qu’avant… Bien que toujours aussi agaçant. Pourquoi persiste-t-il à nier le passé ? Il l’a humiliée, elle ne le lui a jamais pardonné. Autant le reconnaître ! D’autant qu’ils n’ont maintenant plus aucun moyen de s’éviter. Et il est hors de question qu’Anaïs se laisse de nouveau marcher sur les pieds ! 

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Juliette Sachs pour l’envoi de son roman et sa confiance renouvelée. Grâce à elle, j’ai pu lire son roman publié chez Harlequin.

Juliette Sachs m’a encore surprise. Elle a encore frappé là où je ne l’attendais pas. Encore une fois, je suis charmée par la plume de l’auteure. Elle a fait d’une intrigue simple, une intrigue drôle, fraîche et très agréable à découvrir.

Nous faisons la rencontre d’Anaïs, une jeune femme qui est à la dérive. En plein divorce, elle prend le large et décide de changer de vie, de prendre l’air. Elle accepte un job de chef dans les cuisines d’une auberge. Quelle n’est pas sa surprise lorsqu’elle se rend compte que son patron n’est personne d’autre que Guillaume ! Le garçon dont elle était amoureuse au lycée, qui s’est littéralement foutu de sa poire tout au long du lycée.

Guillaume et Anaïs vont vivre une histoire assez complexe. Ils ne semblent pas avoir les mêmes souvenirs de la période du lycée : lui était un garçon assez connu, beau et séduisant. Elle était une jeune fille effacée, qui n’avait pas confiance en elle et qui a été réduite à une moins que rien lorsque Guillaume s’en est pris à elle. Elle n’est que mépris pour ce gars. Lui semble avoir occulté toute cette période.

Ils sont deux personnages attachants et drôles. On retrouve cette notion d’humour chère à l’auteure. Juliette Sachs va, une nouvelle fois, nous emporter dans une intrigue rafraichissante mais qui traite de thématiques assez costaudes quand même. Effectivement, on parle de harcèlement scolaire (même si l’idée n’est pas aussi dramatique que dans certains romans, on est quand même dans l’évocation de cela), la rancœur, les peines et déceptions amoureuses. Ils vont représenter la thématique de la seconde chance, du pardon et de l’envie d’avancer. Il n’est pas facile d’oublier le passé et de pardonner les erreurs mais ces deux personnages vont nous surprendre et le lecteur est suspendu à la plume de l’auteure.

L’intrigue, aussi simple soit elle, est très efficace. En effet, on se retrouve avec des personnages très bien travaillés dont les psychologies sont fines et détaillées. Ce travail de fond permet de s’attacher très rapidement aux personnages mais aussi de vouloir savoir la suite de leurs aventures. De plus, le cadre proposé par Juliette Sachs est très intéressant. En effet, j’ai trouvé que la région mise en avant était vraiment magnifique. L’ayant déjà visitée, je me suis vue propulsée dans les décors. C’est très agréable. De plus, le travail d’Anaïs m’a donnée faim tout au long de ma lecture.

Le panel de personnages est vraiment le point fort de cette intrigue. J’ai trouvé que les personnages secondaires avaient tous une place dans l’histoire et qu’aucun d’entre eux ne servait de potiche. J’ai trouvé que c’était juste, finement joué et qu’ils permettaient tous de faire avancer l’intrigue à un moment ou à un autre de l’intrigue. J’aime beaucoup la manière dont l’auteure réfléchit par rapport à la construction de l’intrigue.

J’ai pris grand plaisir à retrouver la plume de Juliette Sachs qui devient une valeur sûre de mes étagères. On retrouve ce côté pétillant, doux et un peu fou. On sourit, on rit, on se met à la place des personnages. C’est profondément humain et cela fait du bien. L’auteure nous embarque, le temps d’une lecture, dans un univers fin et détaillé qui donne envie de savoir la suite des aventures d’Anaïs et Guillaume. Le passé se mélange au présent, les adultes prennent une vague de souvenirs en pleine figure et cela donne vraiment des situations assez sympathiques bien qu’enfantines.

En définitive, j’ai beaucoup apprécié la lecture du nouveau roman de Juliette Sachs. J’ai pris plaisir à retrouver cette plume que j’aime de plus en plus. Bravo à l’auteure pour ce moment de lecture très agréable.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un duo de personnages assez attachant
  • La plume de Juliette Sachs que j’aime beaucoup
  • Les thématiques abordées : l’équilibre est parfait entre légèreté et sérieux

4

17

L’illusion de Maxime Chattam

9791035404635-001-TRésumé : Bienvenue à Val Quarios, petite station de ski familiale qui ferme ses portes l’été. Ne reste alors qu’une douzaine de saisonniers au milieu de bâtiments déserts. Hugo vient à peine d’arriver, mais, déjà, quelque chose l’inquiète. Ce sentiment d’être épié, ces « visions » qui le hantent, cette disparition soudaine… Quels secrets terrifiants se cachent derrière ces murs ? Hugo va devoir affronter ses peurs et ses cauchemars jusqu’à douter de sa raison… Bienvenue à Val Quarios, une « jolie petite station familiale » où la mort rôde avec la gourmandise d’une tempête d’été.

~ Service presse audio ~

Je remercie chaleureusement les éditions Audiolib pour l’envoi de ce nouveau roman audio. Je remercie chaleureusement Hermine pour tous ses gentils petits mots et son dynamisme. J’adore travailler ainsi J

Comme vous le savez certainement, Maxime Chattam et moi, nous ne sommes pas de grands amis. J’ai tenté plusieurs romans : un d’horreur (le Signal) qui a été un bide complet et le premier tome de sa saga Autre Monde qui a été une découverte sympathique mais pas inoubliable. Avec ce nouveau titre, j’ai décidé de lui donner une dernière chance. Il faut croire qu’il a tremblé de peur puisque mon écoute le fait un peu remonter et lui permet de sortir de la case « auteurs que je ne lirai plus ».

Bienvenue à Val Quarios, une station familiale de ski qui propose aux vacanciers de passer un agréable moment. Nous faisons la rencontre de Hugo, un trentenaire qui tente d’oublier sa vie d’acteur raté, son échec amoureux et sa vie qui part à la dérive. Hugo est un personnage que l’on a envie de prendre sous son aile. J’ai eu un peu de mal avec lui dans le sens où je ne suis pas parvenue à l’apprécier dans la totalité. En effet, il a une trentaine d’années mais, par moments, réagit comme un enfant. J’avais plutôt l’impression d’avoir un personnage d’une dizaine d’années de moins. Dans sa globalité, ce personnage est costaud et porte l’intrigue sur ses épaules.

Hugo va faire la rencontre de plusieurs personnages intéressants qui vont l’aider dans cette intrigue : Lily, une jeune femme qui travaille au sein de Val Quarios depuis quelque temps. Lily est un personnage que j’ai apprécié mais dont les réactions m’ont, parfois, un peu déroutée aussi. Je l’ai rapidement cernée.

Val Quarios est un endroit mystérieux : disparitions, morts, ambiance lugubre… Lily raconte et explique à Hugo que la station appartient à Lucien Straffa : le plus illustre magicien de la terre. Hugo va se documenter et essayer de comprendre ce qui est arrivé à sa collègue Alice, disparue du jour au lendemain sans raison apparente. Hugo se lance à la poursuite de Straffa, persuadé que tout ce mystère émane de l’illustre magicien.

Globalement, j’ai bien aimé ma découverte. J’ai trouvé que l’enquête d’Hugo proposait une bulle d’air dans l’horreurLogoAudiolib qui, finalement, n’est pas hyper présente sur toute l’intrigue mais s’accentue vers la fin de l’histoire pour nous proposer une fin déroutante, détonante et surprenante. Personnellement, si j’avais quelques soupçons sur les tenants et les aboutissants de certains points, la fin reste quand même assez forte. Ce que j’ai trouvé dommage, c’est que l’angoisse passe par des thématiques un peu attendues : Satan, les araignées et une angoisse grandissante grâce à une paranoïa qui s’installe de plus en plus. De plus, il y a quelques longueurs pour moi : l’enquête est un peu trop longue. Hugo fait du sur place et le l’auditeur aussi. J’ai trouvé cela dommage parce qu’il y a un moment où je me suis ennuyée.

Je reste quand même relativement surprise par cette découverte qui m’a plu. On n’est pas dans l’horreur et le gore pur et dur. On a une enquête, une réflexion et un univers qui vont nous permettre de nous immerger dans cette station familiale qui va finir par nous révéler ses secrets. Les apparences sont trompeuses et Maxime Chattam nous le prouve encore une fois.

La plume est intéressante et fluide. Je pense que je pourrais, à l’occasion, me laisser tenter une nouvelle fois par une histoire de ce célèbre auteur. Ce livre audio est vraiment excellent ! La voix de Charles Morillon est excellente : elle nous permet de nous plonger dans une histoire forte et angoissante. J’ai trouvé de la justesse dans les différentes intonations. Charles Morillon fait vivre les personnages d’une manière incroyable. La narration externe permet au lecteur de vivre l’histoire en tant que spectateur mais cela ne m’a pas dérangée du tout

En définitive, l’illusion est un roman qui m’a permis de découvrir une autre facette de la plume de Maxime Chattam. En effet, il n’est pas impossible que je me retrouve avec un nouveau roman entre les mains. Encore merci à Audio lib pour leur confiance.

 03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un personnage principal fort
  • Une histoire qui permet une enquête et un bon moment de lecture
  • L’ambiance ni trop gore ni trop horrifique. L’équilibre est juste et permet une fin surprenante.

4

14

Boudicca de Jean-Laurent del Socorro

boudicca-1430903-264-432Résumé : // Prix Imaginales 2018 des bibliothèques. Prix Imaginales 2018 de la meilleure illustration pour Yana Moskaluk \\

Angleterre, an I. Après la Gaule, l’Empire romain entend se rendre maître de l’île de Bretagne. Pourtant la révolte gronde parmi les Celtes, avec à leur tête Boudicca, la chef du clan icène. Qui est cette reine qui va raser Londres et faire trembler l’empire des aigles jusqu’à Rome ? À la fois amante, mère et guerrière mais avant tout femme libre au destin tragique, Boudicca est la biographie historique et onirique de celle qui incarne aujourd’hui encore la révolte. Après Royaume de vent et de colères, premier roman très remarqué qui a reçu le prix Elbakin.net 2015, Jean-Laurent Del Socorro fait son retour avec une héroïne symbole d’insoumission… « Il n’y a pas de honte à renoncer car seuls les dieux ne connaissent pas la peur. Je ne vous jugerai pas. Je vous pose simplement la question : serez-vous, aujourd’hui, à mes côtés ? »

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Actusf pour l’envoi de ce roman en service presse. Boudicca me tentait énormément, j’ai eu la chance de recevoir une magnifique collection. Boudicca était un roman plein de promesses : malgré quelques petits bémols, Boudicca reste une découverte agréable et surprenante.

Un petit point Wiki (oui, il vous avait manqué, je sais ! ^^) pour vous expliquer qui est Boudicca puisqu’elle est un personnage historique. Boadicée était l’épouse de Prasutagos, un roi celte qui avait prêté allégeance à Rome, dans l’espoir de préserver ainsi l’indépendance de son peuple. À sa mort, les Romains annexèrent néanmoins la totalité du royaume et confisquèrent les biens de la famille royale. Boadicée, sa veuve, fut fouettée en place publique, un châtiment réservé habituellement aux esclaves. Humiliée, celle-ci déclencha alors un soulèvement contre l’occupation romaine. À la tête d’une coalition de tribus bretonnes, elle lança une campagne militaire au sud de l’île, pillant et brûlant plusieurs villes dont Camulodunum et Londinium. Après avoir écrasé les Romains à la bataille de Camulodunum, l’armée bretonne fut cependant défaite de manière décisive à la bataille de Watling Street, et Boadicée mourut peu de temps après.

L’histoire est rondement menée, cela ne fait aucun doute. En revanche, cette lecture n’a pas été de tout repos pour moi. Il est vrai qu’avec ce roman, je sors des sentiers battus et je vais vers un genre que je ne connais pas très bien. Boudicca était une lecture agréable mais qui ne sera pas inoubliable pour moi. Je ne le cache pas : j’ai passé un bon moment de lecture mais j’ai dû me remettre l’histoire en tête avant de vous écrire ma chronique.

Jean-Laurent Del Socorro décide de couper son intrigue en trois parties bien distinctes et qui vont être des moments clés de la vie de Boudicca : on va la découvrir comme fille de roi, épouse et mère. J’ai trouvé l’idée sympathique : on découvre ce personnage dans les profondeurs. En effet, cela nous permet de comprendre comment et pourquoi elle en est arrivée au personnage historique que l’on décrit.

Si l’idée des trois parties était assez sympathique, j’ai trouvé que c’était un peu déséquilibré pour moi. J’ai beaucoup apprécié la première partie qui nous relate l’histoire de Boudicca en tant que fille de roi, puis j’ai trouvé que la partie réservée à sa vie maritale m’est complètement passée au-dessus de la tête, l’intrigue reprend un peu de rythme avec la troisième partie qui s’intéresse à son rôle de mère mais je pense que le mal était déjà fait : je n’ai pas su me remettre dans le rythme que me proposait la première partie. C’est vraiment dommage parce que l’idée était bonne.

Je reconnais avec grand plaisir que l’auteur a mis le paquet en termes de documentation. On en apprend beaucoup sur les us et coutumes de l’époque et j’ai trouvé cela très intéressant. J’ai aussi apprécié que le côté historique n’était pas forcément le seul à être mis en avant : en effet, on se retrouve avec une intrigue qui va nous dépeindre un personnage historique dans un cadre historique mais on va aussi découvrir un personnage humain qui va véhiculer des émotions et des valeurs. J’ai trouvé l’équilibre entre l’homme et l’histoire très délicat et très intéressant.

La plume de Jean-Laurent Del Socorro est très plaisante et rend justice au personnage qu’est Boudicca. Même si ma lecture a été en dent de scie en termes de rythme, en définitive, je garde un bon souvenir du personnage historique mis en scène ici. La lecture ne sera pas inoubliable mais m’a permis d’en savoir plus sur une période historique très bien mise en scène dans cette intrigue grâce à un formidable travail de documentation. Bravo à l’auteur pour cela.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un personnage féminin historique mis en avant, j’adore l’idée
  • Une documentation riche qui permet de s’immerger dans une époque très rapidement
  • Une plume agréable et fluide

3

20

Aquarel – Tome 01 : initiation de Mélissa Scanu

xcover-4765Résumé : Sur notre planète, la majeure partie des profondeurs marines reste inexplorée. Il n’est donc pas étonnant que des créatures méconnues y résident. Parmi elles, les sirins et sirènes. Cachés des humains en pleine mer, ils vivent tels des poissons, en toute quiétude. Malgré tout, depuis quelques décennies, les plus téméraires d’entre eux ont évolué en s’approchant des côtes, découvrant et s’inspirant de la civilisation terrienne. C’est ainsi qu’Iris, une jeune serveuse réservée et très sensible, rencontre l’un de ces êtres : Estran. Après avoir franchi les barrières de la différence, les épreuves de la vie rapprochent ces deux âmes. Ainsi débute une histoire entre terre et océan. Sachant que la mer reste mystérieuse, Iris a-t-elle bien fait d’y laisser voguer son cœur ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Livresque éditions pour l’envoi de ce roman via SimPlement. Vous savez maintenant que je ne résiste pas à l’appel des sirènes. Le roman de Mélissa Scanu m’a tapée dans l’œil.

J’ai fait une agréable découverte grâce à ce roman. En effet, Mélissa Scanu nous propose de faire la rencontre d’Iris et d’Estran. Deux êtres qui n’auraient jamais dû se rencontrer mais qui vont, par la force du destin, se rencontrer et se découvrir.

J’ai beaucoup apprécié le personnage d’Iris. C’est une jeune femme que j’ai pris d’amitié tout de suite : elle prône des valeurs qui me plaisent. Elle n’a pas peur de faire des heures pour gagner sa vie, elle a du courage et ne baisse pas les bras. Elle est introvertie et ne dira jamais rien même si elle est dans une situation gênante pour elle. Elle ne renonce pas facilement. Estran n’est pas humain : c’est un sirin (le masculin de sirène). C’est un personnage mystérieux et audacieux. Ensemble, ils forment un duo assez surprenant mais très intense. J’ai trouvé qu’ils étaient la vraie force de ce roman.

J’avais un peu peur de me retrouver avec Ariel & Polochon mais pas du tout ! L’univers est très travaillé et très crédible. On n’oublie pas que les sirènes sont avant tout des créatures légendaires marines. Elles ne sont pas que des gentilles petites sirènes qui jouent avec les dauphins. Bien au contraire ! L’auteure fait du peuple des sirènes un peuple construit, avec une histoire et des valeurs auxquelles on adhère ou non.

J’ai beaucoup apprécié la thématique de la pollution et de l’impact de l’homme sur le monde marin. J’ai trouvé que c’était intelligemment mis en place dans l’intrigue et que l’on ne se prenait pas une leçon moralisatrice.

L’intrigue est vraiment bien ficelée, j’ai apprécié toute ma lecture. Cette dernière n’est pas un coup de cœur mais elle reste une très belle découverte. Je suis pressée d’avoir la suite entre les mains. La plume de l’auteure est, elle aussi, très agréable. J’ai apprécié ma double découverte. Les points forts sont, pour moi, le duo de personnages que j’ai trouvé fort et très intéressant mais aussi l’univers marin que l’auteure construit avec beaucoup d’intelligence.

J’ai toujours eu un faible pour le monde marin et les créatures légendaires que l’on y trouve. Les sirènes sont des créatures fascinantes lorsqu’elles sont bien dessinées et utilisées. C’est ce que je trouve très bien fait ici. L’auteure rend son intrigue très crédible ! Même si cela reste une intrigue fantastique, elle est très fine : la romance n’est pas une romance « coup de foudre » comme les appelle, l’auteure prend le temps d’amorcer les choses et de proposer quelque chose de très intéressant. De plus, on va vraiment avoir une grande place pour la psychologie des personnages. C’est très immersif. Il y a quand même de la place pour l’action mais j’ai aussi apprécié en avoir une aussi pour cette psychologie qui m’a énormément plu. On s’attache aux personnages et on a envie d’en savoir plus sur eux. Personnellement, je suis pressée de les retrouver dans le tome 02.

En définitive, j’ai apprécié ma lecture et suis pressée de retrouver les personnages dans le tome 02. La plume de Mélissa Scanu est très belle et immersive.  Bravo à elle pour ce monde et la construction de l’intrigue.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La création de l’univers marin. J’ai beaucoup apprécié toutes les précisions que l’auteure apporte au monde des sirènes et des Aquarel
  • Le duo Iris /Estran que j’ai beaucoup apprécié découvrir
  • La plume de l’auteure que j’ai beaucoup appréciée. Elle est fine et fluide, c’est chouette !

4

21

Nos âmes perdues d’Ellen Stuart

142576180_823375835199653_5568834727668194075_oRésumé : Deux êtres brisés peuvent-ils renaître ensemble ? Après un tragique accident qui lui a laissé des séquelles aussi bien physiques que psychologiques, Hanna McAlister tente de se reconstruire. Mais ses camarades ne lui rendent pas la tâche facile. Entre moqueries et harcèlement, elle s’enferme un peu plus chaque jour dans sa bulle. Mais lors de sa rentrée en terminale, Hanna fait la connaissance d’Holden Scott, beau garçon au charme ténébreux qui porte les stigmates d’un sombre passé. Derrière le sourire enjôleur, Hanna perçoit les failles d’Holdent. Entre les deux adolescents, l’attirance est bien réèlle. Vont-ils pouvoir s’aider à retrouver le goût de vivre ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions de l’opportun pour la chance qu’ils m’ont donnée : j’ai pu lire le roman nos âmes perdues d’Ellen Stuart.

Nous faisons la rencontre d’Hanna et d’Holden. Ce sont nos personnages principaux. Ils sont profondément humains : ils ont des passés douloureux, d’horribles blessures et une histoire à raconter. Hanna, c’est cette jeune fille qui, jour après jour, essaye de se reconstruire et de rendre à la vie les coups qu’elle a reçus. Holden est, en apparence, plus sûr de lui qu’Hanna mais il n’en reste pas moins un personnage attachant au passé trouble et cabossé.

L’intrigue est forte, les thématiques abordées la rendent dure et intéressante. On va parler de handicap, de boulimie mais aussi de harcèlement scolaire. La vie n’est pas simple, à travers le spectre des personnages de ce roman, nous nous en rendons bien compte. C’est une histoire percutante et pleine de sens.

Cette lecture n’est pas un coup de cœur parce qu’il y a eu quelques petits points qui ne m’ont pas forcément touchée : l’intrigue met un certain temps à se mettre en place. Je ne sais pas comment expliquer mais pendant les cent premières pages, j’ai eu l’impression de tourner en rond, de ne pas accrocher à ce que je lisais, de ne pas comprendre où l’auteure voulait en venir. Puis, passé le cap des cent premières pages, l’auteure donne une impulsion à son roman qui démarre vraiment. Néanmoins, il faut quand même tenir compte de cela : 100 pages pour se mettre en jambes, c’est beaucoup quand même. Il en va de même pour la plume. Je ne comprends toujours pas le comment du pourquoi mais j’ai l’impression que l’auteure se « lâche » une fois ces cent premières pages passées.

Je salue le travail de l’auteure, notamment sur la profondeur des personnages principaux. Ils sont vrais, purs et vraiment humains. J’aime beaucoup ce genre de personnages. La plume prend de l’ampleur et devient très forte au fil des pages. On est bouleversé par les émotions et on se prend la cruauté et la violence des hommes en plein visage. C’est fort et crédible.

La romance qui se dessine prend le temps. C’est ce qu’il faut à ces deux personnages : prendre le temps de se découvrir, prendre le temps de s’apprendre, prendre le temps de se reconstruire et de s’accepter. C’est vraiment très difficile mais Hanna et Holden représentent cette force et cette volonté de croire encore en l’homme. L’espoir est toujours là même si cela peut être compliqué.

Je salue le travail de l’auteure et sa plume qui mérite de s’épanouir comme une jolie fleur au printemps. Les personnages sont forts et vraiment très bien construits. Bravo pour ce roman fort en émotions avec des thématiques fortes.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Hanna et Holden sont deux personnages forts aux passés sombres et difficiles
  • Des thématiques fortes et dures qui sont très bien utilisées dans ce roman
  • La plume de l’auteure

3.5

19

Le destin des cœurs perdus – Tome 05 : La malédiction de Castel Dark de JC Staignier

51JWNMfDr9S._SY346_Résumé : Des plaines anglaises au royaume de France, découvrez le cinquième et dernier tome d’une saga historique envoûtante où les passions rivalisent avec les mystères, les tragédies et les vengeances. Pour la toute dernière fois, les descendants Kane et Percival vous emmèneront dans un voyage inoubliable à leurs côtés. Au cœur de cette époque médiévale cruelle et sanguinaire, l’amour trouvera-t-il enfin son chemin ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement JC Staignier pour sa confiance qui a perduré dans les années. JC est devenue une valeur sûre de mes étagères : sa plume fine et délicate a tout de suite retenu mon attention. C’est avec un énorme pincement au cœur que j’ai lu le mot « fin ». JC a encore une fois signé un roman fort et délicat à la fois, dur mais juste et aussi beau que dévastateur. Je n’ai pas pour habitude de lancer des fleurs, vous le savez : JC, pour la dernière fois, je me lance dans mon avis d’un de tes tomes de ta saga. J’ai envie de pleurer de joie mais en même temps de tristesse. C’est ce qui se passe lorsque l’on quitte des personnages que l’on côtoie depuis quelques années maintenant.

La saga, dans sa globalité, est un énorme coup de cœur. J’aime l’angle choisi, j’aime la plume, j’ai tout ce qui s’y passe. Il est vrai que, parfois, l’auteure joue avec nos nerfs et nos cœurs : il ne se passe pas que des choses faciles mais la vie est ainsi : il faut savoir rebondir et encaisser. Je trouve que les personnages, dans leur globalité, sont tous des reflets de cette vision de la vie. Cela apporte beaucoup de crédibilité à l’intrigue.

J’ai trouvé que cette saga familiale et historique était fantastique. Ce tome 5 vient boucler la boucle et nous proposer une intrigue riche et captivante. Nous retrouvons donc avec délice la famille Kane et la famille Percival. J’ai apprécié retrouver Clayton et Aelis. Ce sont deux personnages qui portent l’intrigue et qui nous proposent de sacrées aventures ! J’aime le fait que le panel de personnages est riche et varié : cela apporte beaucoup de couleurs et de dynamisme à l’intrigue. On va en apprécier certains, en adorer d’autres et en détester certains.

Je trouve que JC a mis la barre très haute pour ce dernier roman : tout est présent pour que l’on termine notre saga sur un feu d’artifice d’émotions. C’est une explosion de surprises qui permet une lecture fluide, attrayante et captivante. Bravo à l’auteure pour ce florilège de péripéties. Ce que j’apprécie aussi beaucoup dans cette saga, c’est le détail : les décors, les descriptions, le cadre : tout est pensé, réfléchi et mis en place pour que l’on puisse se projeter dans l’univers sans aucun problème.

L’historique se mêle avec brio au fantastique. Une touche de romance, de mystère et de trahison vient se greffer à cette intrigue ô combien savoureuse. Il m’est plutôt difficile de parler de l’intrigue sans vous dévoiler une partie. Il y a de multiples intrigues. On a un pied dans l’ancien et dans le nouveau : on se retrouve avec des personnages que l’on connait et que l’on prend plaisir à retrouver et d’autres que l’on prend plaisir à découvrir. J’ai aimé, tout au long de la saga, cette notion de rappel des ancêtres. J’aime le fait qu’ils soient encore là sans forcément être tout le temps présents. Belle et riche idée que notre amie JC a eu là !

J’ai trouvé que les chapitres bonus étaient drôles et bien pensés. J’ai ri, j’ai souri et mon cœur a fondu lorsque j’ai aperçu le mot « fin ».

Cette saga sera probablement une saga que je relirai avec grand plaisir dans quelque temps. Ayant tous les tomes en main, je vais pouvoir me faire plaisir et repartir au début de toute cette épopée familiale que j’ai tant apprécié.

Aujourd’hui, il m’est difficile de mettre des mots sur ce que je peux ressentir. JC a été l’une des premières auteures à me faire confiance. Elle a été prévenante, gentille et tellement amicale. Je n’oublierai jamais ses mots de réconfort, merci beaucoup. Sa plume est exceptionnelle : pleine d’émotions, de fluidité et de dynamisme. Les décors sont somptueux, le voyage entre France et Angleterre est encore savoureux. Les personnages sont forts, riches en détails et les psychologies détaillées. Mention spéciale pour Auriane qui a failli passer par la fenêtre à plusieurs reprises.

Réel page turner, ce tome 5 est l’apothéose de la saga, la cerise sur le gâteau, le point final qu’il fallait. Bravo JC !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La palette d’émotions véhiculées dans cette saga familiale. Foncez !
  • Les personnages que j’ai appréciés découvrir et retrouver pour certains
  • La plume de l’auteure que j’adore

02 raisons de plus de lire cette saga :

  • Le voyage entre France et Angleterre, ainsi que la riche documentation qui fait briller de justesse cette saga
  • L’auteure est EXCEPTIONNELLE.

« À votre tour, regardez vers le ciel, mais n’oubliez jamais : seuls ceux qui veulent y croire peuvent tout apercevoir. »

5

12

Nos vagues à l’âme de Julie Thomières

nos_vagues_a_l_ame-1424910-264-432Résumé : Une nuit. Une simple nuit a tout changé. D’amis, Michigan et Jade sont devenus amants, et leur relation a éclaté. Jade ne pouvant assumer cette attirance irrépressible, fuit sans un mot. Un an après, la blessure de Michigan est encore à vif, et c’est d’un mauvais œil qu’il voit le retour de Jade. Ce dernier revient pour coacher l’équipe de natation handisport de Chicago. Michigan est bien décidé à ne pas le laisser entrer dans sa vie. Ils ne partageront que le sport, rien de plus. Hors de question de souffrir à nouveau. Les retrouvailles sont houleuses, la distance qui les sépare paraît infranchissable, mais les braises de leur passion brûlent toujours. Un second souffle est-il possible pour ressusciter la flamme ? Spin off du roman « Entre les vagues« .

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Alter Real pour l’envoi de ce roman. Je suis ravie d’avoir pu me plonger dans le spin off du roman entre les vagues de Julie Thomières que j’avais particulièrement apprécié.

On fait de nouveau un plongeon dans l’univers du handisport avec de nouveaux personnages. C’est une romance M/M (je le précise tout de suite pour les lecteurs et lectrices frileux(ses) avec cette sous-catégorie de la romance. Je suis vraiment heureuse d’avoir lu ce roman. On fait donc la rencontre de Michigan et Jade qui sont deux jeunes hommes qui sont devenus amants. Malheureusement, la relation n’a pas su résister au choc de la fuite de Jade. Michigan doit avaler cette histoire, accepter l’échec de cette relation et aller de l’avant. Il est évident que la thématique de la rupture est mise en place ici. Néanmoins, aller de l’avant et essayer d’oublier une personne est une chose beaucoup plus facile à faire lorsque la personne n’est plus là.

Tout va se bousculer pour Michigan lorsque Jade revient pour coacher l’équipe de natation. Jade va de nouveau bouleverser l’existence de Michigan qui a gardé une rancœur absolue envers Jade (ce que je peux aisément comprendre).

Ce que j’ai le plus apprécié dans cette lecture, c’est le panel de personnage qui est très intéressant. Je trouve que la dimension psychologique est très bien amenée et travaillée. Les personnages sont forts, construits et la psychologie est détaillée. Cela amène beaucoup de profondeur. J’ai aimé le fait qu’ils ne soient pas traités comme des gens parfaits : ils sont humains avec leurs qualités et leurs défauts.

Les thématiques abordées ne sont pas évidentes mais sont très bien traitées. En effet, j’ai apprécié trouver la thématique lié à Jade. Je n’en dirai pas plus pour ne pas vous spoiler l’intrigue mais j’ai aimé cela ainsi que le compte à rebours qui met un peu de suspense dans ce roman. J’ai trouvé ces deux idées remarquables. C’est aussi avec bonheur que j’ai retrouvé Lison et Tristan.

La seule chose que j’ai, finalement, à reprocher à ce roman, c’est le léger manque d’équilibre entre les personnages. Si le côté de Michigan est très développé, j’ai trouvé que l’on restait dans le flou par rapport à Jade. En effet, même si l’effet de surprise et l’intrigue autour de ce personnage peut expliquer ces contours un peu flous, je suis un peu restée sur ma faim par rapport à cela.

La plume de Julie Thomières est toujours aussi belle, fine et délicate. Je trouve qu’elle a une plume d’une rare élégance qui nous embarque dans l’intrigue très facilement et rapidement. C’est une histoire d’amour compliquée que nous propose Julie Thomières. En effet, j’ai trouvé que l’histoire était crédible et proposait une réelle réflexion. J’aime beaucoup les romances qui ne restent pas en surface et proposent une réflexion immersive. C’est très intéressant et cela m’a permis de changer un peu de registre. La thématique du handisport m’a aussi plu. J’aurais aimé en savoir un peu plus.

En définitive, l’auteure a su me toucher une nouvelle fois avec cette romance forte et très belle. La profondeur des personnages m’a beaucoup plus bien que j’ai senti un léger déséquilibre entre les personnages de Michigan et de Jade. La plume de l’auteure est magnifique et pleine d’émotions. Ce spin off peut se lire indépendamment du roman entre les vagues mais je vous conseille quand même de lire les deux romans.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le plaisir de retrouver l’univers de Julie Thomières
  • La plume de l’auteure ♥♥♥
  • Le panel de personnages très bien travaillé.

4

14

Le cloître des vanités de Manon Segur

xcover-7346Résumé : 1231, Occitanie… Cela fait plus de mille ans que le cloître des vanités attire des âmes gangrenées par le désir et le désespoir. Sernin le bâtisseur, démon à la fois cruel et raffiné, règne en maître dans cette cour ensorcelée. Il a façonné Albeyrac, la fière cité Languedocienne entourant son piège et goûte à présent une retraite bien méritée mêlée de torture, de meurtres et de dégustation de souvenirs volés…Hélas, l’arrivée d’un groupe de prêcheurs Albigeois va tout changer à proximité de son garde-manger. Les Parfaits et Parfaites de la secte cathare risquent de lui saccager son arme favorite par leur foi. Les pouvoirs du démon s’affaiblissent à leur approche, l’empêchant de se débarrasser d’eux par voie directe. Pour ne rien arranger, une des croyantes commence à attirer son attention d’une manière encore inédite, étrangement douloureuse…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Crin de chimère éditions pour l’envoi de ce roman en service presse. J’ai vraiment été attirée par cette magnifique couverture. Chez Crin de Chimère, je fais plein de découvertes qui me permettent de sortir de ma zone de confort. Des fois c’est top, des fois, la lecture est un peu en dents de scie. Ici, la lecture a été plutôt bonne même si elle n’est pas un coup de cœur.

Notre personnage principal est un personnage atypique : en effet, l’anti héros par excellence. Sernin le bâtisseur est un démon. L’atmosphère gothique est très fine et délicate, elle fait de son personnage principal un démon froid, cruel mais raffiné et délicat.

Ce que j’ai le plus apprécié dans ce roman, c’est l’ambiance qui émane des pages. Je ne suis pas forcément d’accord avec la cruauté d’un démon mais avouez qu’un démon sympathique et agréable, on n’en croise pas très souvent ! Le démon reste fidèle à son caractère et à ce qu’il est. Néanmoins, la torpeur et la lassitude de Sernin vont être mises à rude épreuves lorsqu’il va rencontrer certains de nos personnages.

La difficulté de la chronique résulte dans le fait que je ne peux pas trop vous parler de l’intrigue sans trop en dire. Le côté psychologique est vraiment mis en avant et tellement travaillé ! J’ai vraiment apprécié l’aspect du roman. Le cloître des vanités est le lieu de Sernin. Le terme « cloître » est assez péjoratif et fait peur, on pense tout de suite à la noirceur, à l’angoisse et c’est exactement ce que l’on ressent à la lecture de ce roman. Plus les pages passent, plus l’ambiance s’assombrit. Le cloître des vanités fait référence à la vanité de l’homme. Depuis des siècles et des siècles, l’homme est vaniteux. J’ai trouvé très intelligent de la part de l’auteure d’utiliser les vanités de l’homme pour le piéger.

Ce roman historique est très équilibré est permet d’avoir une vision d’une période historique que je ne connaissais pas. 13ème siècle, Occitanie, les prêcheurs albigeois et la cathédrale Saint Joseph vont être les éléments qui vont faire basculer Sernin et lui proposer une vision de la vie différente de ce qu’il a pu vivre jusqu’à présent.

La manière dont l’auteure traite des thématiques choisies est vraiment intéressante et agréable. Je trouve ce roman très psychologique et je trouve que c’est la force de ce roman. Au-delà de l’équilibre entre la réalité et la fiction, entre l’historique et le fantastique.

Le panel de personnages est très intéressant et il permet d’avoir une panoplie de personnages et de psychologies très intéressantes. Certains personnages m’ont plu, d’autres un peu moins. J’avoue que j’ai apprécié Hermine malgré des débuts un peu compliqués (j’ai eu un peu de mal avec son caractère). Contre toute attente, le personnage de Sernin m’a plu : pas dans sa totalité parce que sa cruauté et sa violence m’ont fait froid dans le dos mais j’ai apprécié l’évolution du personnage et la perception de la vie. Les autres personnages sont aussi remarquables. Les psychologies sont tellement différentes qu’elles apportent toutes une touche à l’intrigue et cela est très agréable.

Au-delà de l’atmosphère gothique que j’ai grandement appréciée et du panel de personnages que j’ai apprécié dans sa globalité, j’ai beaucoup apprécié la plume de l’auteure que j’espère retrouver dans un autre roman rapidement. Même si cette histoire n’est pas un coup de cœur, elle reste forte en émotions et en sentiments. A travers ses mots, l’auteure nous parle des vices de l’âme humaine et des faiblesses des hommes. C’est intelligent et très agréable à lire.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Des décors vraiment incroyablement beaux et riches
  • Un panel de personnages intéressant. Ces derniers sont travaillés en profondeur.
  • La plume de l’auteure que j’ai grandement appréciée.

4