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Symphonie royale d’Isobel Rennart

symphonie-royale-1224764.jpgRésumé : Marlowe Honeycomb ne vit jour et nuit que pour sa musique et ses fans. Du haut de ses 27 ans, elle a gagné le respect de ses pairs, ce dont elle est très fière. Cependant, son succès s’accompagne d’une grande solitude. Le titre de « princesse de la musique » est hélas bien lourd à porter. Un jour, son chemin croise celui d’Ophélia, une vraie princesse, et d’Archibald, au titre tout aussi réel. Parmi ses « pairs », Marlowe va commencer à vivre pour elle et à faire passer ses désirs avant. Suivez l’histoire de Marlowe et du prince Archibald, une romance royale qui fait oublier les clichés!

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie l’équipe des éditions Alter Real pour l’envoi de ce roman. J’avais besoin de fraîcheur et de légèreté ces derniers temps dans mes lectures. C’est donc tout naturellement que je me suis plongée dans ce roman.

~ Princesse de la musique, la désillusion ! ~ 

J’ai beaucoup apprécié ce moment dans ma lecture. L’auteure prend le parti de la réalité et j’apprécie cela. On a vraiment la réalité sous le nez et c’est assez grisant. Ca ajoute beaucoup de crédibilité à l’histoire. On fait la rencontre de Marlowe Honeycomb, la « princesse de la musique » qui cartonne. Entre concerts et albums, la jeune femme est devenue une des personnalités préférées du monde entier.

Marlowe est une jeune femme qui a la tête sur les épaules. Elle adore son métier mais en a bavé pour en arriver là. C’est une jeune femme intelligente, courageuse et pleine de sagesse. Elle ne veut qu’une chose : vivre sa vie normalement. Voilà la seule chose qu’elle ne peut pas faire. Elle n’en peut plus de voir sa vie étalée dans les magazines de presse, ce tas de mensonges et cette solitude oppressante…

Au placard les paillettes, les soirées alcoolisées et les drogues passées sous le manteau. Ici, on est dans une toute autre ambiance. En effet, avec Marlowe, on vit une vie différente de ce que l’on peut lire dans les autres romans. Bien entendu, il doit exister d’autres romances dans le genre mais, pour moi, c’est une première. Au feu le personnage principal foufou, bourré de fric et qui fait n’importe quoi. On a une Marlowe posée, qui sait d’où elle vient malgré quelques moments où elle ne sait pas forcément où elle va.

~ Quand la princesse de la musique rencontre une princesse de rang ~

J’ai aimé cette jolie rencontre. En effet, Marlowe fait la rencontre d’Ophélie, une vraie princesse qui rapidement va devenir sa meilleure amie, sa famille. Les filles vont tisser une très jolie relation. Malgré le fait que les kilomètres les séparent souvent, elles ne s’oublient pas. J’ai trouvé cela très sympathique. De plus, il y a beaucoup de choses qui les rapprochent : le manque d’intimité, les vies étalées dans les magazines people… Ce ras-le-bol les rapprochent.

Le côté un peu fou d’Ophélie est vite rattrapé par le protocole royal qu’elle doit suivre à la lettre. Une personne de son rang ne peut pas faire n’importe quoi et cela fait du bien ! C’est une relation qui fonctionne bien avec des filles respectables. C’est top !

Au final, on a des personnages hors du commun à cause de leurs rangs ou de leurs professions mais qui gardent la tête sur ses épaules.

~ Une romance terriblement romantique ~

J’avoue que je me suis laissée tenter par une romance entre une chanteuse et un prince… Ah oui, que je suis faible ! Je vous vois déjà lever les yeux au ciel. Mais je vous jure que ce genre de romance me fait du bien ! Il suffit de savoir doser et de savoir les lire quand il le faut mais j’ai fondu pour le prince Archibald et sa manière de voir la vie. C’était vraiment un très beau personnage et une très belle relation qui nait sous nos yeux. Franchement, j’ai vraiment apprécié.

Le cadre de l’Islande était magnifique. Franchement, c’était réellement magique. J’ai trouvé que l’auteure avait vraiment incroyable pour décrire les paysages et nous y emmener par la même occasion.

Je pense que le petit hic est ici. J’aurais voulu en avoir plus à me mettre sous la dent. J’ai trouvé que les pages ont défilées vite, peut-être un peu trop vite pour moi. Tout se déroule rapidement et finalement, je suis un peu restée sur ma faim.

~ Un roman porteur de messages ~

Je trouve que ce roman est une ode à l’amitié et à l’amour. On nous souligne aussi les dangers de la célébrité, de la presse. On est vraiment dans un roman où tout nous sert de leçon. Si Marlowe a tendance à ressasser ses échecs, elle en tire toujours une leçon : son ex petit-ami, sa mère destructrice, ce père qu’elle n’a pas connu. Cependant, d’un autre côté elle a Ophélie et Archibald, sa mamie et sa passion qui est devenue sa profession. J’ai trouvé que c’était très juste d’en parler ainsi. Le statut de « chanteuse » n’est pas un statut parfait et cela fait du bien de se le rappeler.

J’apprécie beaucoup le fait que l’on voit deux mondes complètement différents s’aborder et s’apprivoiser. Finalement, ce sont deux mondes qui se trouvent et se complètent.

~ Une jolie plume ~

Je ne connaissais pas la plume d’Isobel Rennart, j’ai apprécié ma découverte. C’était très sympathique, les pages sont passées rapidement (je l’ai lu dans l’après-midi) et c’est très frais. On voyage, on chante, on vit tout simplement.

La force du roman tient dans le fait qu’Isobel Rennart tient un équilibre parfait entre rêve et réalité. On n’est jamais dans la surenchère et cela fait du bien à lire.

Si au premier abord, on pourrait penser que c’est un roman pour adolescent, il n’en est rien. En effet, c’est plutôt dirigé vers les adultes à cause de quelques scènes osées. Elles sont très bien maîtrisées soit dit en passant !

Les – :

  • Un petit goût de trop peu dans cette jolie romance

Les + :

  • Le personnage de Marlowe que j’ai adoré ! Ce personnage garde les pieds sur terre, c’est top !
  • Archibald, le prince qui a fait battre mon petit cœur de lectrice romantique
  • La plume d’Isobel Rennart que j’ai apprécié découvrir
  • Ce bel équilibre entre rêve et réalité

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Les larmes de Shiva de César Mallorqui

124040897.pngRésumé :  » Tout a commencé par une énigme : le mystère d’un collier d’une valeur inestimable, égaré durant sept décennies. Les Larmes de Shiva. Il donna lieu à des vengeances terribles, à des amours interdites, et à d’étranges disparitions.  » Cet été, Javier, 15 ans, est envoyé dans la villa de sa tante. Là-bas, il y découvre l’histoire de son aïeule, Beatriz. Disparue soixante-dix ans auparavant, la veille de son mariage, elle a emporté avec elle les Larmes de Shiva, déclenchant une querelle familiale sans précédent. Lorsque le fantôme de son ancêtre lui apparaît, Javier est prêt à tout pour enfin rétablir la vérité… une vérité que l’on a voulu faire taire à jamais.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie les éditions Michel Lafon pour l’envoi de ce roman. Petit roman espagnol plein de promesses, j’ai vécu une aventure avec des hauts et des bas. J’en ressors contente de l’avoir terminé malgré les petits bémols.

~ Les personnages ~

On fait la rencontre de Javier, un jeune homme de 15 ans qui, suite à la maladie de son père, se voit obligé de quitter sa maison, le temps d’un été pour que tout rentre dans l’ordre. Le voilà catapulté à Santander dans la famille de la sœur de sa mère avec un oncle débrouillard et très sympathique, sa tante adorable et ses quatre mystérieuses cousines.

Livre court, cela permet de planter le décor assez rapidement. Je vous avoue que j’ai eu un peu de mal à me mettre dans ma lecture. Cependant, ce n’est pas vraiment ce qui m’a posé le plus problème dans cette lecture.

Les personnages sont nombreux et assez sympathiques à découvrir. J’en ai aimé certains, d’autres moins, mais ça, c’est le jeu. Javier est le narrateur de l’histoire. Un narrateur adulte qui se souvient de l’été particulier qu’il a vécu à quinze ans. J’ai trouvé l’idée sympathique.

L’idée du pitch est super agréable et nous propose un voyage assez sympathique au final. Le résumé est très attirant et franchement, j’avais envie de me plonger dans l’histoire.

Les quatre cousines de Javier sont des sœurs soudées malgré le fait qu’elles soient toutes les quatre très différentes. Elles ont toutes de jolis prénoms aux consonances ibériques et florales : Violeta, Rosa, Margareta et Acuzena (Violette, Rose, Margueritte et Lys). J’ai beaucoup apprécié le personnage de Violeta. C’est une leader, une courageuse, elle n’a pas peur de dire ce qu’elle pense et ne se laisse pas marcher sur les pieds. J’ai trouvé qu’elle formait un beau duo avec Javier qui est plutôt suiveur. Il ne manque pas de courage mais il a du mal à trouver sa place dans sa famille.

~ Un roman qui nous fait voyager dans le temps ~

Trois périodes sont à souligner dans ce texte : 1901, la période où Beatriz vivait, 1969, la période de lété des 15 ans de Javier ainsi qu’aujourd’hui puisque Javier nous raconte son histoire. J’ai trouvé le regard du narrateur sur chaque période très sympathique. Il essaye de comprendre, de vivre en ayant un regard vers l’avenir ! La télévision est encore compliquée à trouver, on est plus dans des moments oisifs : discussions, lectures, promenades. Les temps sont en train de changer mais il faut quand même se dire que les années 1960 en Espagne, ce n’est pas l’éclate ! Franco et sa dictature règnent, les espagnols se taisent. 1969 est une année importante, une ouverture sur le monde et l’espace. Javier semble en être conscient, ce jeune homme se révèle être plein de surprises.

~ Un secret de famille ~

J’avoue que c’est ce qui m’a le plus plu dans ce résumé, ce secret de famille. J’avais tellement de questions à ce sujet, qui ont toutes trouvées des réponses d’ailleurs.

Violeta et Javier partent à la découverte du secret de famille qui sème la discorde depuis plus de 50 ans dans leur famille. Beatriz, leur aïeule, la paria de la famille a fui un mariage en emportant avec elle les larmes de Shiva : ce collier somptueux offert par la richissime famille de son fiancé. Tout au long du texte, on va en apprendre de plus en plus au sujet de cette femme, de cette fuite et de ce passé pas forcément aussi simple que ce que l’on peut penser.

Au début de la chronique, je vous disais avec j’avais pris un peu de temps avant de me mettre dans ma lecture. J’ai trouvé que le rythme (qui reste quand même longuet) s’accélérai vraiment à partir du moment où l’histoire de Beatriz était évoquée. Pour moi, les révélations finales restent communes, je n’ai pas eu de surprise. Dommage pour ce point.

~ La plume de l’auteur ~

Je suis ravie d’avoir fait une nouvelle découverte ! Je ne connaissais pas l’auteur et franchement, il m’a emmené avec lui et ses personnages dans son histoire. Les décors sont saisissants, j’ai adoré me retrouver en Espagne le temps de ma lecture.

La plume est très sympathique mais, franchement, des fois la plume devient un peu pompeuse. Un livre destiné aux adolescents, jeunes lecteurs, avec des mots que moi-même je ne connaissais pas alors que je suis une adulte, le nez fourré dans les livres et qui sors d’études littéraires. Ok, je ne connais pas tout, ça c’est clair. Mais franchement, j’ai dû noter au moins cinq mots inconnus au bataillon. Traduction ? Plume ? Je ne saurais dire mais j’avoue que parfois, je me suis demandée ce qui se passait.

Cela pourrait s’expliquer par le fait que ce soit un Javier plus âgé qui parle mais cela ne rend pas justice au personnage de quinze ans qui passe un peu pour un papi avec des expressions désuètes par moments.

C’est une lecture sympathique, à lire en été sur la plage. Elle m’a plu sur beaucoup de points mais j’ai quand même pu souligner quelques bémols.

Les – :

  • Une lenteur dans le roman : on est vraiment sur un rythme lent.
  • La plume un peu trop pompeuse, pour moi, par moments.
  • Une fin un peu attendue

Les + :

  • Le duo Violeta/Javier
  • La plume de l’auteur et le fait qu’il sache nous embarquer dans son histoire.
  • Les décors sublimes proposés.
  • Le secret de famille
  • Tout ce qui touche à l’histoire de l’Espagne dans les années 1960/1970 à ne pas oublier.

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Le violoniste : coup d’archet de GE Froideval

CVT_Le-violoniste--Coup-darchet_2151.jpgRésumé : Franz Schligg, violoniste de talent, est un homme adulé ou détesté : virtuose pour les uns, mégalomane pour les autres. Les femmes qu’il séduit puis rejette, le considèrent comme un monstre. Jusqu’au jour où, confronté à une femme qui lui tient tête, il la tue d’un coup d’archet. Accident ou pulsion ? Pris dans l’engrenage de sensations qu’il peine à contrôler, dépassé par ses actes et ses mensonges, sa vie bascule lorsqu’il devient le témoin d’un crime. Guetté par la folie, tiraillé par ses émotions et cerné par la paranoïa, Franz précipite sa chute d’un nouveau coup d’archet. Cet acte le conduit à Karl, un tueur à gages qui lui propose un sordide marché : contraindre le violoniste à remplir ses propres contrats lorsque la cible à atteindre est une femme. À contrecœur, Franz accepte afin de se donner le temps de trouver le moyen de s’affranchir de sa dette. Lorsque le corps de sa première victime est retrouvé dans d’étranges circonstances, l’étau se resserre autour du violoniste, lequel n’envisage qu’une seule solution à ses problèmes : la fuite. Mais à quel prix ?

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie l’auteure pour l’envoi de son roman. J’ai pris plaisir à découvrir un roman où se mêlent la psychologie, la musique ainsi que le sang.

~ Un thriller psychologique ~

Cela faisait longtemps que je n’avais pas mis le nez dans ce genre-là. Pourtant, il me plait, je vous l’avoue sans honte. Cependant, j’ai toujours du mal à me remettre de mes lectures, j’en fais donc peu. Ici, même si j’ai passé un agréable moment de lecture, ce ne fut pas un coup de cœur. Il a beaucoup de points forts mais aussi quelques faiblesses.

~ Des personnages surprenants ~

Dans cette petite rubrique, il y a du bon et du moins bon. En effet, je pense que cela jouera en fonction des attentes du lecteur.

On fait la rencontre de notre personnage principal Franz Schligg. Violoniste célèbre et talentueux, Franz est un homme hautain qui sait parfaitement qu’il est talentueux et bel homme. Il joue avec les femmes. Il joue à les humilier, à les pousser à ressentir du désir, à jouer le jeu de la séduction avant de se moquer et de ridiculiser ces jeunes femmes qui lui courent après.

On y trouve aussi tous les personnages qui gravitent autour de lui : Jacob Shann son mentor, Albert chaf d’orchestre anglais et ami de Franz mais aussi Karl. On a beaucoup de figures féminines qui tournent autour de Franz : Teresa, Lili, Liesl mais aussi Emilie et Andréa. Il y a bien d’autres personnages mais ceux-ci sont les récurrents.

S’il y a bien quelque chose que j’ai apprécié dans ce roman, c’est les psychologies des personnages ! Seigneur, quel travail. Vous me direz, pour un thriller psychologique, il vaut mieux avoir de bons personnages mais je trouve que l’auteure s’en sort haut la main ici. C’est incroyable.

Franz nous apparait comme étant un meurtrier mais que l’on prend de sympathie par moments. Je pense plus que j’ai ressenti de la pitié et un léger pincement au cœur pour ce personnage.

 Ce que j’ai moins apprécié ce sont ces réactions venant de tout le monde. S’il y a des réactions que l’on peut anticiper et apprivoiser, il y en a d’autres qui sont explosives, que l’on ne voit pas arriver et aussi, certaines sont apparues comme étant incompréhensibles… Encore une fois, je pense que cela est aussi en lien avec l’appréciation du lecteur. On aime ou non. Personnellement, je n’apprécie pas.

Il faut aussi dire que la femme a une place importante dans l’intrigue. Si elles commencent par être le jouet de Franz, les femmes sont aussi ses victimes, ses sauveuses et ses bouées de sauvetages. Grâce ou à cause d’elles, Franz se sent vivant. La femme a plusieurs visages dans ce roman : protectrice mais aussi séductrice ou encore intrigante. Franz va, plus d’une fois, faire face à ses cauchemars et les femmes ne sont jamais bien loin. Elles peuvent être bénéfiques ou, au contraire, être des personnages qui enfoncent Franz dans son propre cercueil.

~ L’intrigue et la plume ~

La thématique de la musique revient forcément sur le tapis en ayant un personnage principal violoniste qui évolue au cœur d’un orchestre symphonique. On est à Vienne, berceau de la musique classique. C’était un décor très sympathique. J’avoue qu’il m’a manqué une enquête policière plus soulignée et approfondie. L’auteure prend le pari de se placer du point de vue du tueur mais j’aurais apprécié le sentir plus en danger.

Cependant, l’intrigue ne s’essouffle pas, bien au contraire. On retrouve cette musique dans la plume, dans les rythmes et dans les figures de style proposés par G.E Froideval. C’est assez intéressant. La manière dont l’auteure traite de la musique, de la séduction et de la folie dans ce roman est très intéressante : on est vraiment dans un ensemble ultra culturel. On rencontre aussi une photographe ce qui souligne le milieu culturel et artisanal dans lequel on baigne tout au long de l’histoire. On voyage entre des villes qui sont connues pour la culture qu’elle soit musicale, cinématographique ou autre.

Ainsi, on vogue entre rêve et cauchemar, entre culture et horreur, entre séduction et meurtres mais aussi entre réalité et folie. Si parfois j’ai eu du mal à me placer dans toutes ces actions, le roman reste bon grâce aux décors, au milieu dans lequel on évolue ainsi qu’aux personnages aux psychologies fortes et détaillées.

Les relations ont une importance dans ce roman. J’avoue que si je n’ai pas su comprendre certaines réactions qui n’apportent pas les répercutions attendues (au moins, c’est surprenant !), j’ai apprécié découvrir la toile de personnages et leurs relations.

Ainsi, ce thriller souligne le pouvoir de la séduction mais aussi de l’amour dans tout ce qu’il peut y avoir de destructeur. On est dans un roman qui bouscule nos convictions. C’est une lecture saisissante.

En définitive, je pense que ce roman est un roman qui doit être lu pour les surprises qu’il réserve ainsi que pour ses personnages aux psychologies intenses et alambiquées. La plume de GE Froideval suit la ligne rythmique et musicale du roman. Aucune fausse note n’est à déplorer dans la syntaxe.

Les – :

  • Une enquête policière trop effacée pour moi
  • Des réactions que je n’ai pas comprises

Les + :

  • Les psychologies incroyables des personnages.
  • La plume de l’auteure
  • La place de la femme dans ce thriller
  • Le côté culturel de l’œuvre

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Terres du Nord – Tome 1 : la quête du Sampo de Monia Sommer

ob_586021_terres-du-nord.jpgRésumé : Alors que la Finlande menace de s’effondrer face à l’invasion suédoise, Satu, une jeune journaliste, part en quête du Sampo, un objet légendaire, seul élément capable de les sauver, elle et son pays. Sur fond d’apocalypse et de légendes finnoises, Terres du Nord propose une quête initiatique qui pose les fondations d’une fantasy à la fois futuriste et magique, dont le Kalevala sert de point d’ancrage et de guide intemporel.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Séma éditions ainsi que Séma Myrtille pour l’envoi de ce roman. Premier tome d’une duologie, j’ai pu plonger dans le folklore finnois.

~ Guerre et magie ~

Nous avons à faire à un roman post apocalyptique puisqu’il s’agit d’un roman qui se déroule après la quatrième guerre mondiale. Il faut que je vous parle des décors et de l’univers proposés par l’auteur. C’est bluffant, scotchant, dépaysant. L’intrigue se déroule en Finlande, pays nordique que je retrouve très peu dans les romans que je lis. J’ai eu le droit à de la neige, de la magie et des mythes ! De quoi me donner envie de me plonger un peu plus dans le folklore et la culture de ce pays.

Voici donc un pays qui regorge de mythes et légendes. Définitivement terre de magie, la Sema-Logo-edition-WPFinlande nous offre un cadre incroyablement intense. Cela ajoute une dose de mystère au roman.

L’auteure nous offre donc une partie de ces légendes et mythes en s’intéressant de près à la légende du Sampo. J’ai fait quelques recherches sur le net, tout vient de Wikipédia (on peut dire ce que l’on veut, moi j’aime bien). « Dans la mythologie finnoise, le Sampo est un objet magique souvent associé à Phojola (lieu mythique finnois qui fait référence aux régions polaires) et qui assure la fortune à son propriétaire. »

Le mythe du Sampo se retrouve dans le livre le Kalevala. « C’est une épopée composée au 19ème siècle que la base des poésies populaires mythologiques finnoises ». Premièrement diffusées à l’oral, ses poésies sont très importantes dans le folklore finnois depuis des siècles. Ainsi, on les a mis à l’écrit pour faire perdurer ce bout d’histoire folklorique.

~ Le contexte de l’histoire ~

C’est un univers assez sombre que nous propose l’auteure. J’avoue qu’à un moment, j’ai fait une petite pause, j’ai vraiment eu du mal au départ avec cet univers vraiment sombre. J’ai lu les premiers chapitres (probablement à une mauvaise période) et j’ai mis de côté, je n’avais vraiment pas envie de lire un roman qui commence en étant triste et morbide. Je m’explique. La Finlande est sous la neige, il n’y a plus beaucoup de soleil, tout est compliqué là-bas : la guerre a fait des ravages, la maladie s’est installée, il n’y a pas beaucoup de nourriture, d’argent ni de travail. C’est dans ce cadre qu’évolue notre personnage principal Satu. Si cette neige ajoute un côté magique très charmant, elle ajoute aussi la lourdeur de cette vie qui semble être très difficile.

~ Quête et personnages ~

Notre personnage principal s’appelle Satu. Satu est une jeune fille qui survit plus qu’elle ne vit. En effet, elle est seule, elle a vu sa famille décrépir sous ses yeux : sa mère, avec la maladie, sa sœur puis son père. Satu a un travail, chose rare, on se retrouve avec une jeune femme qui a une mission : retrouver cette bête qui effraye et dévore les rares bêtes qui forment les pauvres et maigres troupeaux. Rapidement, Satu comprend que cette bête, c’est elle.

Son père, sur son lit de mort lui demande de retrouver le Sampo et de protéger le Kelevala. Ainsi, Satu part dans sa quête. Satu est un personnage que j’ai franchement apprécié. En effet, elle garde la tête haute et puise dans ses derniers élans de courage pour sauver sa peau et son pays. Satu est un personnage qui en a beaucoup vu dans sa vie, elle relativise beaucoup sur les horreurs de ce que son pays lui fait voir. J’ai trouvé ça ahurissant, par moment, je trouve qu’elle relativise un peu trop.

Dans sa quête, Satu fait la rencontre de Kaisa et Pyry. Kaisa est une petite fille de douze ans dont la chance égale celle de Satu. Elle est complètement seule et part à l’aventure avec Satu. Pyry est un homme que j’ai adoré ! Il a des pouvoirs magiques en lien avec la nature, ce qui nous propose de jolis moments livresques.

A eux trois, ils forment une belle équipe. J’ai trouvé que le trio était assez hétéroclite. Une enfant, une jeune femme et un homme. Même si je n’ai pas apprécié plus que cela le personnage de Kaisa, Satu et Pyry sont deux personnages que j’ai pris sous mon aile.

~ La plume de Monia Sommer ~

J’ai fait une agréable découverte. C’était un univers incroyablement beau, fondé principalement sur la magie et le folklore de ces mystérieux pays nordiques. J’ai apprécié faire la découverte de la Finlande et des secrets qui l’entoure. Les descriptions des paysages finnois sont spectaculaires, on s’y croirait. C’était très intéressant.

C’est un point tout à fait discutable et surtout très personnel mais je pense que j’aurais encore plus apprécié ma lecture si l’on avait eu un narrateur externe. Le fait de lire le point de vue de Satu renforce, certes, notre volonté de suivre son histoire mais d’un autre côté, ne nous permet d’avoir une vision globale de l’intrigue et de cette aventure.

Les – :

  • Quelques longueurs au début, le temps d’installer le décor probablement.

Les +/- :

  • Le point de vue interne utilisé. J’ai apprécié mais j’aurais adoré un point de vue externe.

Les + :

  • Les personnages de Satu et de Pyry.
  • Ces magnifiques descriptions et ce rapport à la nature que j’ai adoré. La faune et la flore sont ultra présentes et c’est top !
  • La plume de Monia Sommer que j’ai adoré
  • La magie, les mythes et légendes ainsi que le folklore finnois.

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Love and hope – Tome 4 : Scott de Julie Dauge

Julie-Dauge-–-Love-and-Hope-Tome-4-Scott-2019.jpgRésumé : Abandonné par une mère alcoolique et droguée et un père emprisonné, Scott a été placé en famille d’accueil. Troublé par Sheldon, son voisin, Scott tente tant bien que mal de cacher son attirance. Ce qu’il ne sait pas, c’est que Sheldon partage ses sentiments mais ne peut lui avouer. Il a en effet fait un marché avec son beau-père très conservateur : cacher son homosexualité en échange du financement de ses études. Parviendront-ils à s’avouer leur amour ?

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie chaleureusement Nisha et caetera pour l’envoi de ce service presse qui signe la fin de ma découverte de l’univers de Julie Dauge. Love and hope est une sacrée saga malgré la petite frustration quant à ce quatrième et dernier tome.

~ Sheldon et Scott ~

Dans ce dernier tome, on se focalise sur deux garçons. Eh oui, ce tome est un tome sur une romance M/M qui fut une belle surprise. En effet, je ne m’attendais pas du tout à ce que cette découverte soit aussi douce et sensible. C’était très agréable à lire. J’avais très peur pour les scènes de sexe, j’ai toujours peur que ça soit toujours un peu dans la surenchère. Ici, rien de tout cela. Julie Dauge maîtrise ses personnages avec finesse et élégance.

J’ai apprécié en savoir un peu plus sur ces deux personnages. Si Scott fait son apparition dans le tome dédié à Shadna, Sheldon est là depuis le début, c’est le personnage qui était le plus effacé dans la saga. J’ai trouvé intéressant de le dévoiler en dernier, cela apporte de la crédibilité au personnage et à la saga.

Si on trouvait Sheldon effacé, ici, il se dévoile et nous prouve que la réserve n’est pas de la timidité mais de la préservation. Venant d’une famille où son homosexualité reste taboue, on lui a demandé de la cacher pour ne pas faire d’ombre à son beau-père, grand politicien. Sheldon a toujours vécu dans cette crainte d’être jugé et même par ses amis qu’il connait depuis des années.

Scott, lui, est un personnage que j’ai apprécié. Malgré son côté surprotecteur dans le tome trois consacré à Shadna et Berckley, ici, cette sensation d’étouffement s’efface (et c’est d’ailleurs ce qui fait partie de ma frustration mais j’y reviendrai un peu plus loin). On y rencontre un Scott intelligent, charmeur et qui n’a pas peur de défendre les causes qui lui tiennent à cœur. La misère, il connait, les problèmes de famille, il connait. Il n’y a que sa sœur qui lui importe, le reste, il le survole.

Voici donc un duo de personnages assez intéressants. Ils sont différents dans leurs caractères mais finalement semblables sur beaucoup de points. Ils ne sont pas du genre à être sur le devant de la scène et cela fait du bien à lire !

~ L’intrigue ~

J’ai apprécié retrouver la bande pour une dernière fois. Si j’ai apprécié tous les personnages, j’ai eu de sacrés problèmes avec Matt. En effet, c’est le seul, pour moi, que je n’ai pas su intégrer au reste du groupe.

Homosexuel, il est, pour moi, un stéréotype gay. C’est un personnage qui est dans l’extravagance. Même s’il ne joue pas de ses richesses, il a tout fait pour se rendre insupportable à mes yeux. J’avoue que je n’ai pas compris comment il pouvait se considérer comme le meilleur ami de Scott. Forcément, c’est son seul ami ! Mais franchement, je suis complètement passée à côté de leur relation qui m’a semblé un peu trop superficielle.

J’ai apprécié découvrir les doutes et les incertitudes de Sheldon et de Scott. Comme dans chaque romance, j’ai eu envie de mettre des claques mais franchement, ça ne serait pas une romance digne de ce nom si cela n’avait pas été le cas.

J’avais eu une légère frustration à la fin du troisième tome vis-à-vis de Bran et de ce qui se passait dans l’histoire avec ce personnage. Si la révélation m’a beaucoup plus quant à l’intelligence de l’auteure face à cette révélation, je n’ai pas retrouvé ce que je cherchais par rapport à mon attente du troisième tome. J’avais  bien envie d’une confrontation entre les personnages. Qu’ils vident leurs sacs. Je reste un peu sur ma faim de ce côté.

~ La construction narrative et actancielle ~

Tout le monde à son rôle à jouer dans cette histoire et, je pense, que c’est ce qui m’a plus plu ici. En effet, même si ce n’est que par petites touches, l’auteure parvient à faire jouer un rôle à ses nombreux personnages. C’est super sympathique comme histoire. On retrouve les personnages dans les histoires des autres. C’est top.

Ce quatrième tome est construit d’une manière particulière par rapport au troisième tome. On avait les réactions de Shadna dans le troisième tome et ici, on revit beaucoup d’épisodes déjà vécus dans le troisième tome mais à travers les yeux de Scott, j’ai trouvé que l’auteure s’en sortait plutôt bien avec cette construction particulière. Il n’y a pas de fausses notes.

~ La plume de Julie Dauge ~

Je suis vraiment fan de la plume de Julie Dauge. Bon j’avoue, j’ai sauté au plafond avec un « si on m’aurait demandé » en plein milieu du roman. Je vais mettre ça sur le compte de l’inattention. Je suis vraiment heureuse d’avoir découvert cette plume avec ces belles romances contemporaines qu’est la saga Love and Hope. Je reste quand même convaincue de la qualité de cette plume. J’ai hâte de la découvrir dans la saga Les Mackintosh

Vous l’aurez compris : si ce tome était un peu en dessous des autres pour moi, de manière générale, Love and Hope est une saga que je pourrais aisément conseiller aux fans de romances contemporaines mettant en scène de jeunes adultes. C’est une saga qui va longtemps me rester en mémoire.

Les – :

  • Un goût de trop peu avec Bran qui joue, finalement, un rôle assez passif dans cette histoire. Il est évoqué mais pas un personnage actif. Dommage.
  • Le personnage de Matt qui ne s’est pas forcément intégré à la bande d’amis.

Les + :

  • Le plaisir de retrouver cette bande d’amis que j’ai adoré suivre tout au long des quatre tomes.
  • La découverte plus poussée de Sheldon et Scott, deux personnages que j’ai beaucoup appréciés.
  • La plume de Julie Dauge et sa sensibilité.

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Love, Life and Tattoo d’Adeline Loron

téléchargement.jpgRésumé : Judith n’a jamais eu une vie facile. Très tôt, elle a perdu frère et mère avant de se voir imposer par son ancêtre un nouveau mode de vie. Mais même la distance et le manque de nouvelles ne sauraient briser une amitié… Voilà pourquoi Judith est de retour à Chatham. Pour découvrir ce qu’il est arrivé à Déborah, chef des Nyx. Les ténébreuses seront-elles prêtes à la suivre pour sauver l’une des leurs ? Surtout lorsque la jeune femme se retrouve mêlée à ces histoires à cause d’un homme…

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Adeline Loron pour l’envoi de son roman en service presse. J’ai commencé ma lecture des aventures d’Emma. Ici, je vous retrouve pour un autre univers celui de Love, life and Tattoo. J’ai retrouvé la plume d’Adeline Loron, ses titres en anglais et ses personnages féminins forts.

~ Judith, une force de la nature ~

Je n’irai pas jusqu’à comparer les deux œuvres d’Adeline. Si Emma et ses aventures se compilent dans cinq tomes, l’aventure de Judith est un one shot, c’est plutôt sympathique ça ! On se retrouve donc avec Judith en guise de personnage principal. Judith est une jeune femme de 21 ans qui nous raconte son histoire. Elle n’a pas eu une vie facile : entre une mère alcoolique, le décès tragique de son frère et ses copines les Nyx, sa vie n’est pas de tout repos.

Que se passe-t-il lorsqu’on laisse une jeune fille de 15 ans seule et qui doit se débrouiller dans la vie ? Elle explose. C’est exactement ce qui se passe ici. On se retrouve avec une bombe a retardement dans les mains. On voit comment Judith évolue au fil des années grâce à des chapitres consacrés à son passé. On voit à quel point c’est dur pour elle, comment elle vit avec la souffrance de la mort de son frère. C’est un personnage qui aurait pu être un personnage dramatique si elle n’avait pas su remonter la pente.

Je souligne donc la force de caractère de Judith. Voilà une jeune femme qui va tout faire pour survivre et s’en sortir dans la vie. Ce n’est pas toujours évident pour elle mais elle y parvient quand même. J’avoue aussi que c’est un personnage un peu grognon qui a un petit côté boudeur assez charmant par moments.

~ L’intrigue ~

On vogue entre le passé et le présent. Entre le passé et le présent. Thomas, son frère marque ce passé. Lui qui la protégeait de tout ce qui pouvait arriver. Avec son décès, Judith perd une part de son innocence et ne voit plus le monde de la même manière. Il y a aussi la rencontre avec ses copines : Louise, Déborah et Denise. Les Nyx, ce gang qui revend on-ne-sait-trop-quoi à des gens. Ces jeunes filles poussées par les adultes à faire des bêtises et à servir de mules… Bref, les ténébreuses sevissent dans les rues et ce n’est pas forcément au goût d’Isha, à la tête d’un gang rival.

Voilà, le cadre est placé. On est dans une ambiance assez sombre et violente. La vie a essayé de mettre par terre Judith, elle essaye de survivre et forcément, elle fait des erreurs.

Une fois ces années derrière elle, on retrouve Judith dans une vie plus rangée aux côtés de cette grand-mère stricte qui ne lui permet pas d’en faire qu’à sa tête. J’ai trouvé ça bien. Franchement, qu’un adulte responsable lui mette les claques qu’elle mérite. C’est une petite peste qui nous fait sourire mais ce caractère !!!! Doux Jésus, j’ai eu envie de la frapper plus d’une fois.

La romance est ici très différente de ce que j’ai pu lire jusqu’à présent. En effet, je n’avais jamais lu de romances où deux jeunes gens se cherchent et se trouvent à coup de répliques cinglantes. On a vraiment l’impression de voir un combat prendre forme sous nos yeux « qui lâchera le premier ». C’est vraiment un concours pour savoir qui aura la plus grande gueule. J’ai trouvé ça rigolo, ça change des romances. On a l’impression que le premier qui avoue ses sentiments a perdu. C’est une manière de voir les choses après tout. J’ai apprécié voir Isha et Judith évoluer ensemble dans cette intrigue assez sombre au final.

~ La plume d’Adeline Loron ~

Honnêtement, j’ai bien aimé ma lecture. Je trouve que l’auteure évolue dans le bon sens : sa plume est plus travaillée et réfléchie. On trouve moins de remarques non-littéraires, ce n’est plus vraiment une plume verbale. La difficulté de la vie de Judith est bien transmise. La seule chose que je trouve dommage c’est le manque de l’absence de Thomas dans la vie de Judith. Pour une petite fille qui était inséparable de son frère, je l’ai trouvé absent de son existence tandis qu’Isha en parle. C’est assez troublant.

Pour ce one shot, je dis oui !

Les – :

  • Le manque de Thomas dans la vie de Judith. J’aurais aimé avoir plus de souvenirs avec lui, plus de mentions de lui dans la vie de sa sœur.

Les + :

  • Un univers que je ne connais pas, les rivalités de rues sont assez sympathiques à lire. C’est divertissant.
  • La tête brûlée qu’est Judith. On a l’impression qu’elle n’a peur de rien.
  • L’originalité de la romance proposée par Adeline Loron
  • Une plume qui s’affirme, j’adore !

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Dans le murmure des feuilles qui dansent d’Agnès Ledig

téléchargement.jpgRésumé : Anaëlle, jeune femme en recherche d’informations pour l’écriture de son roman, engage un échange épistolaire avec Hervé, procureur de province. Celui-ci, vivotant dans une routine qui l’ennuie, s’y plonge avec délectation, au grand dam de sa greffière, rapidement agacée par cette insupportable correspondance. Parallèlement, Thomas, menuisier passionné de nature, s’appuie sur la force des arbres et sa connaissance des sous-bois pour soutenir son petit frère, en proie à une longue hospitalisation. C’est une petite maison qui sera à la croisée de leurs destins.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Pauline ainsi que les éditions audiolib pour l’envoi de ce roman audio. Je ne connaissais pas la plume d’Agnès Ledig et, comme toujours, j’ai profité des services de presse audio pour découvrir un roman et une plume que je ne connaissais pas.

~ Des chemins de vie difficiles ~

On fait la rencontre de trois personnages : Thomas, un menuisier qui nous transmet sa passion de la nature et de la forêt et qui reste au chevet de son petit frère Simon à l’hôpital pour un bon moment.  Anaëlle, une jeune femme accidentée et qui se retrouve handicapée à vie à cause d’un ex petit ami et d’un excès de zèle et Hervé, un procureur qui commence une relation épistolaire avec Anaëlle.

Pour moi, les deux personnages principaux sont Thomas & Anaëlle. J’ai apprécié le fait que leurs chemins se croisent puisque Thomas va faire des travaux chez Anaëlle. On suit leur routine, leur quotidien séparément, au fil des chapitres mais aussi ce bout de roman qu’ils partagent.

L’auteure met l’accent sur le handicap, sa non-fatalité, la vie qui n’est pas vécue comme elle le devrait, la maladie chez l’enfant. Agnès Ledig en parle d’une manière assez légère. Ainsi, l’insupportable devient supportable. C’est assez bluffant. Moi qui n’apprécie pas les histoires où les maladies infantiles et les enfants malades sont présents, j’ai été séduite par la beauté du texte et la manière dont l’auteure aborde des sujets difficiles.

~ L’intrigue ~

Au départ, j’ai eu beaucoup de mal à comprendre où l’auteure voulait en venir. Je ne comprenais pas le lien entre les personnages et les deux intrigues bien distinctes. Bien sûr, plus la lecture (ou, en l’occurrence ici, l’écoute) avance, plus on comprend.

Cette découverte n’est pas un coup de cœur pour plusieurs raisons. La première reste cette fin incompréhensible. Ouverte, elle laisse des millions de possibilités mais franchement… Je n’ai pas compris : où sont Hervé et Jocelyne ? Ces personnages qui font partie de l’intrigue. Hervé, ce procureur qui se prend de sympathie pour Anaëlle, Jocelyne greffière du procureur qui jalouse cette relation épistolaire. Ok, on a quelques phrases sur leur devenir mais ils s’effacent tous les deux avant la fin du roman. Je n’ai absolument pas compris le pourquoi du comment.

De plus, je n’apprécie pas forcément les phrases annonciatrices… A la fin de certains chapitres, on peut lire des phrases comme, par exemple « mais il ne savait pas encore … ». Ça m’énerve. Je n’apprécie pas ce concept parce que tout au long du roman, on cherche des liens qui n’existent pas, on fabule sur la suite et au final, on reste déçu avec un goût amer dans la bouche. « Tout ça pour ça ».

~ Des thématiques que j’ai appréciés ~

Même si ma lecture n’est pas un coup de cœur, j’ai quand même passé un bon moment d’écoute. Le personnage de Thomas m’a énormément plu. Menuisier de profession, passionné depuis toujours par la nature, Thomas vient bercer l’intrigue d’explications sur la faune et la flore. Ses escapades dans la forêt m’ont énormément plu et je trouve que cela nous permettait (comme à lui d’ailleurs) de respirer un bon bol d’air frais avant de replonger dans des passages plus difficiles de l’intrigue (et lui, de sa vie).

Le regard que posent Thomas et Anaëlle sur le handicap m’a beaucoup plu. Oui, c’est dramatique, oui, c’est ennuyant mais à quel moment cela donne le droit aux gens d’avoir pitié et de dévisager les personnes touchées par le handicap. Je trouve que l’auteure aborde ce sujet, à travers ces deux personnages forts, de la meilleure des manières qu’il soit.

~ La plume d’Agnès Ledig ~

Comme je vous l’ai dit au début de la chronique, la plume d’Agnès Ledig m’était complètement inconnue. J’avoue que j’avais déjà entendu son nom mais sans vraiment m’attarder sur ses romans. Voilà qui est chose faite et je ne regrette pas du tout mon choix d’écoute.

Sa plume est pleine de sagesse et de douceur. Tout ce qui est lié à la nature est très poétique. Finalement, on se retrouve avec un roman qui crie son amour à la Nature mais aussi son amour des gens et de la différence. Agnès Ledig souligne avec passion et émotions cette vie qui n’est pas toujours facile, durant laquelle on doit dire adieu à beaucoup de monde, de choses, de libertés, durant laquelle on doit faire le choix de s’apitoyer ou de relever la tête et d’avancer. Le regard des gens est important : Hervé voit Anaëlle comme une jeune femme belle et intelligente, son handicap n’a pas d’importance pour lui. Thomas ne voit pas son petit frère malade, il l’imagine dans sa forêt et cela lui permet d’avancer.

J’ai trouvé toutes ces idées poétiques et très sympathiques à découvrir le temps d’une écoute. C’est donc avec émotion et aussi avec humour que l’auteure traite de la vie dans son ouvrage.

Les – :

  • Quelques phrases annonciatrices de grands malheurs (ou bonheur) dans les chapitres suivants. Je n’aime pas ce procédé littéraire.
  • Des personnages intéressants et importants dont on n’entend plus parler dans les derniers chapitres du roman.

Les + :

  • Les personnages d’Anaëlle et de Thomas que j’ai trouvé charmants.
  • Les thématiques abordées dans ce texte : la nature et le handicap principalement.
  • La plume d’Agnès Ledig que j’ai pris plaisir à découvrir.
  • La présence de la nature qui m’a donné envie d’en savoir plus sur ces forêts.

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