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Angeline : les tourments du passé – C. Meyer

xcover-3038.jpgRésumé : Une nuit d’été, un dîner qui se termine… Simon fête son installation dans la propriété de ses grands-parents. Il y a passé ses plus belles vacances lorsqu’il était adolescent. Une rencontre fortuite avec Angeline à la sortie du restaurant et ce sont deux destins qui s’en trouvent bouleversés. Lors du décès de sa mère, une religieuse ayant renoncé à ses vœux pour la voir grandir, cette jeune femme de 18 ans à peine va récupérer des documents qui révéleront, en partie seulement, un lourd et épouvantable secret familial. Pas à pas, elle va reconstituer ce passé tumultueux où les événements dramatiques côtoient l’inimaginable.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie C. Meyer pour la gentille proposition faite via la plateforme SimPlement. Je suis toujours très heureuse de trouver des demandes d’auteurs sur mon profil. C’est vrai que je ne peux répondre à tout le monde mais quand j’ai l’opportunité de rencontrer une nouvelle plume et un nouvel univers, je suis toujours preneuse !

Entre passé et présent

C’est ce qui m’a énormément plu dans ce roman. Le lien inévitable entre le passé et le présent. L’auteur mise tout sur le fait que l’individu ne peut se comprendre et accepter les choses qu’en connaissant son passé et celui de sa sphère familiale. J’ai trouvé cette quête identitaire et ce questionnement très intéressant.

Je reste plutôt d’accord avec ça. On a besoin du passé pour se construire son identité, définir ses valeurs. On a besoin d’un passé collectif mais aussi d’un passé plus personnel. Ainsi, les convictions se dessinent dans nos vies.

Les personnages

Deux personnages sortent du lot et mènent l’histoire. Ainsi, Angeline et Simon sont deux personnages que j’ai adoré découvrir. J’ai trouvé que les deux se complétaient et portaient l’histoire sur leurs épaules. On a deux personnages qui s’aident, qui essayent de comprendre leurs passés pour pouvoir aborder l’avenir plus sereinement.

Simon est un personnage que j’ai apprécié par sa simplicité et sa bienveillance. Il n’hésite pas à aider les autres. J’ai apprécié cette relation qui se créée très rapidement et qui est vraiment crédible.

La couverture illustre très bien le personnage d’Angeline. Un côté clair et un côté dans l’ombre. Ainsi, on comprend qu’elle ne sait pas tout, qu’il y a encore des zones d’ombre dans sa vie. Son regard est franc, non fuyant : elle veut savoir et fera tout pour y parvenir. La partie craquelée montre aussi qu’Angeline est une femme qui a souffert et qui souffre toujours : quelque chose est brisé et elle cherche des réponses.

Je trouve la couverture très poétique, belle et évocatrice de beaucoup de choses. C’est assez porteur de sens finalement, j’ai eu l’impression de connaitre Angeline avant même d’avoir ouvert ce roman.

La plume de C. Meyer

Je fais un plus gros paragraphe sur la plume de l’auteur parce que je me dois de parler d’un choix narratif : le lecteur est spectateur. Le choix d’une narration externe est sympathique de temps en temps mais je ne suis pas forcément hyper fan dans ce genre de romans. Je pense que je me serai sentie plus proche d’Angeline si la narration avait été interne, du point de vue d’Angeline.

J’ai trouvé les descriptions très sympathiques. En effet, les décors, les ambiances, les psychologies des personnages sont extrêmement minutieuses et pointilleuses : cela permet au lecteur de s’immerger dans un univers que l’on n’a pas forcément envie de quitter.

Je salue donc une très belle plume qui permet au lecteur de s’immerger dans une histoire assez sympathique. La quête identitaire, les secrets, l’amitié sont au rendez-vous. C’est un roman qui pourra être lu par beaucoup de lecteurs tant il saura toucher un panel varié par les sujets abordés.

Les – :

  • Le choix de la narration

Les + :

  • Simon & Angeline
  • La couverture évocatrice, qui nous rend curieuse
  • La plume de l’auteur
  • Les thématiques abordées.

4

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5

Le dernier chant d’Orphée – Robert Silverberg

téléchargement.jpgRésumé : On dit qu’il pouvait, par son chant, charmer les animaux et les arbres, sa voix fit chavirer les sirènes elles-mêmes. Mais son coeur appartenait à Eurydice, et lorsque la mort vint la lui ravir, Orphée se présenta aux portes des enfers, armé de sa seule lyre, afin de reprendre à Hadès l’âme de sa bien-aimée. Robert Silverberg est l’un des derniers maîtres de la science-fiction américaine. Mais c’est dans la veine de Gilgamesh, Roi d’Ourouk que l’auteur des Monades Urbaines et du Cycle de Majipoor revient pour cette réécriture épique du mythe d’Orphée. Un roman inédit qui est un véritable événement.

~ Service presse ~ 

Mon avis : Je remercie les éditions Actu SF pour l’envoi de ce roman. Encore une fois, je me suis retrouvée dans un roman classique qui a quelques années. Auteur à succès, il fait partie des plus importants en SFFF. J’étais donc heureuse de pouvoir me plonger dans un univers aussi mystérieux que séduisant.

Une référence mythologique appréciable

Je ne vous le cache pas, étant une grande fan de mythologie (et surtout la mythologie grecque), dès que j’ai vu le titre, j’ai tout de suite noté ce dernier. Le dernier chant d’Orphée est une novella assez prenante malgré quelques petites déceptions.

Qui dit Orphée dit : Eurydice, musique et toison d’Or. Si certains épisodes de la vie d’Orphée sont décrits avec une véritable minutie, certains épisodes sont eux très rapidement mis de côté pour passer à autre chose. J’ai trouvé que la relation entre Eurydice et Orphée était vraiment très rapide. On ne s’attarde pas sur les détails, on se retrouve avec une impression de relation express alors que si l’on peut citer un couple d’amants dans la mythologie grecque, dans la plupart des cas, c’est Orphée et Eurydice à qui l’on pense.

J’ai pris plaisir à redécouvrir ce mythe à travers la plume de Robert Silverberg même si pour moi, il aurait fallu quelques pages en plus pour apporter des détails qui manquent cruellement dans ce roman. Je reste un peu sur ma faim.

L’intrigue

On suit Orphée tout au long de sa vie : son ascension, ses aptitudes extraordinaires pour la musique, son amour pour Eurydice, sa descente aux enfers, la quête de la toison d’Or, sa fin auprès des Ménades. Bref, tout y passe plus ou moins vite, c’est assez sympathique à lire.

La lecture se passe assez bien : elle est très rapide, 120 pages, ça passe vite. On se retrouve donc avec une vie qui a un rythme assez soutenu, peut-être un peu trop par moments. On a une impression de rapidité durant notre lecture.

Le livre

Le livre se partage en trois parties : une préface, la novella et une longue interview de l’auteur. J’ai trouvé les informations complémentaires. C’est vraiment une très belle idée. Ainsi, on se rend compte du travail en amont de Robert Silverberg ainsi.

La plume

Je suis contente d’avoir fait la rencontre de cette plume. Elle est assez efficace : les faits sont expliqués de manière précise. Il y a des épisodes qui sont vraiment très minutieux. On sent, derrière la qualité de la plume, la culture de l’auteur. C’est phénoménal. J’ai trouvé que c’était vraiment un bel exercice littéraire.

Malgré les quelques bémols, je pense que c’est un auteur à lire dans différents univers qu’il propose. Ainsi on se retrouve avec un auteur qui s’inspire de la culture et des mythologies pour proposer de sacrées aventures aux lecteurs.

Les – :

  • Un effet de rapidité extrême sur certains épisodes de la vie d’Orphée.

Les + :

  • Les trois parties du roman
  • L’idée mythologique
  • La plume de l’auteur

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Chemin du bout du monde – Jean Benjamin Jouteur

41sQtabT2aL._SX195_.jpgRésumé : Un manoir pétrifié sous la neige, un jeune homme qui vit la route, la mort incompréhensible d’une jeune héritière… Dans ce chemin du bout du monde, deux histoires s’imbriquent. Il y a l’affaire d’Aubigny, une délicate enquête pour la séduisante commandante Christine Cartier, officière atypique de la gendarmerie nationale. Complots de famille, jalousies, magouilles politiques, héritage, milieu niçois… Comment mettre à nue une vérité que nul ne semble vraiment connaitre ? Et puis il y a Éric. Fissuré de doutes, consumé de révoltes, dévalisant les honnêtes gens, il fréquente les zonards, les junkies, les dealeurs, les marginaux. Égaré dans les vapeurs incertaines de paradis artificiels, poursuivi sans relâche par une ombre du passé cruellement aimante, il perd facilement le contrôle. Son comportement est imprévisible. Un soir de manque, dans un bar paumé d’une ville du Forez, son avenir prend soudain la fuite. C’est la descente aux enfers. Englué dans les méandres d’un présent trop angoissant, à bout de souffle, il tente maladroitement de recomposer un passé occulté. Pour tous il devient la cible, celui qu’il faut abattre… Ou peut-être aider.

~ Service presse ~ 

Mon avis : Je remercie Jean Benjamin Jouteur pour l’envoi de ce roman. J’ai pris quelques temps à le lire et à le digérer ce roman. En effet, je ne m’attendais pas du tout à cela !

Une surprise incroyable

En lisant le résumé du roman, j’étais plutôt bien tentée. J’avoue c’était bien tentée dans le sens « ouais, pour le mois prochain, ça peut être sympathique entre deux grosses lectures » pas « mon dieu, je dois le lire impérativement, maintenant, tout de suite !!! ». Finalement, j’aurais dû.

Un univers dur, froid, sombre

On est plongé dans un roman noir par excellence. Franchement, ce roman vaut la peine d’être lu et vécu avec les personnages. L’entrée en matière est un peu rude et c’est vraiment les premiers chapitres avec lesquels j’ai eu du mal. Une fois la difficulté de ces premiers chapitres passés, ce roman est une véritable pépite. En effet, j’ai eu du mal à comprendre le but de l’auteur à travers ses premiers chapitres. Une fois que mon cerveau a compris la connexion, la machine s’est mise en route sans s’arrêter avant la fin du roman.

Ce roman noir est un polar très intéressant. En effet, tout est réuni pour que l’on passe un excellent moment de lecture. On a différentes intrigues qui finissent par se rejoindre pour laisser la vérité éclater. Ainsi, on suit plusieurs personnages et différents points de vue tout au long de ce roman.

Les personnages

On fait la rencontre de personnages percutants, tous très différents. L’auteur a mis le paquet au niveau des psychologies. C’est bluffant. J’aurais le plaisir le plaisir de vous en reparler plus tard. Je souligne donc les psychologies précises qui se dessinent et qui nous permettent d’avoir des images nettes des personnages !

On fait donc une rencontre musclée avec Eric Raverdi, un jeune homme qui n’a pas une vie facile. En effet, c’est un drogué qui vogue entre réalité et illusion. Il est perdu et dangereux. C’est un personnage avec lequel j’ai eu du mal à m’entendre. L’auteur fait le choix d’un antihéros et c’est un choix que j’ai apprécié. Cependant, les penchants d’Eric pour les substances illicites ne m’a pas forcément permis de m’accrocher à lui. Via Eric, on fait aussi la rencontre de Katia, sa compagne, avec qui il discute. Ils se revendiquent être Bonnie et Clyde et nous emmène dans un road trip assez particulier qui va nous faire voyager. J’ai trouvé l’idée de voyage intéressante : on peut le prendre au pied de la lettre et le voir d’une manière géographique mais j’ai aussi trouvé un voyage un peu plus flou : celui entre la réalité et l’artificiel. On tangue entre les deux et cela nous permet de donner un sacré rythme au roman.

D’autres personnages sont aussi présents : On peut citer Annie et son fils, le charmant, Thomas.

Christine Cartier est la commandante en charge de l’enquête policière qui se met en place. Elle va souligner le travail incroyable de la police lors d’une enquête. On suit ses idées, ses hypothèses. J’ai apprécié ce personnage très intense et courageux. Elle est loin d’être bête et met son intelligence au service du bien. C’est assez sympathique.

L’intrigue

Elle nous permet de confronter deux mondes différents. Avec Eric et Katia, on est sur la route, on vit au jour le jour et on essaye de survivre. Avec l’affaire d’Aubigny, le commandant est confronté aux secrets de famille, à la richesse et aux manipulations liées au milieu dans lequel évoluait la victime. C’est très bien fait.

On nous propose un univers dérangeant. En effet, le lecteur n’est pas épargné par la dureté de la vie et la difficulté de certains à pouvoir vivre correctement, à s’en sortir tout simplement. L’auteur n’exagère pas la vie, au contraire, il a un regard un peu philosophique sur cette dernière. C’est assez surprenant d’ailleurs d’avoir cette vision dans ce genre mais c’est bien, cela prouve l’atypisme du roman.

J’ai aussi apprécié la confrontation de la modernité et de l’ancien. J’ai trouvé que dans la résolution de l’enquête, l’auteur nous a fait un joli rappel d’une technique chère à Agatha Christie : le commandant regroupe tous les suspects et le désigne dans un huis clos assez pesant et très bien ficelé. J’ai été surprise tout au long du roman.

La plume de Jean-Benjamin Jouteur

Quel délice. Je découvre un peu plus la littérature noire avec le roman de Jean-Benjamin Jouteur. C’est une plume qui ne cherche pas la fioriture. L’auteur nous expose les choses comme elles sont. On ne cherche pas à tourner autour du pot. C’est une plume directe, qui va droit au but et cela fait du bien. C’est percutant et cela nous permet de nous concentrer sur le plus important dans cette histoire.

Les – :

  • Un démarrage un peu long.

Les + :

  • La plume de l’auteur
  • L’intrigue et la surprise permanente de cette dernière
  • Le panel varié de personnages
  • Un excellent roman noir
  • L’enquête policière

4

10

Entre deux feux – Tome 1 : les chuchoteurs – Tiffany Schneuwly

2000_5cbf467839d3c.jpgRésumé : Eurielle mène une vie plus que confortable et a tout ce qu’il faut pour être heureuse… en apparence. Née dans une famille aisée, ses parents la laissent gérer son quotidien comme elle l’entend. L’univers d’Eurielle va cependant être complètement bouleversé par une improbable rencontre avec deux étranges personnages qu’elle seule semble voir. Qui sont-ils ? Que cherchent-ils ? En apprenant à mieux les connaître, Eurielle va découvrir qu’elle n’est pas la personne qu’elle croyait être…

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois les Editions Nouvelle Bibliothèque pour cette nouvelle découverte dans le secteur jeunesse.

Entre rêve et réalité

Ce roman est assez surprenant de prime à bord. Je vous avoue que je ne pensais pas retrouver cette thématique dans le secteur jeunesse. En effet, ici, on tombe dans un roman fantasy. En effet, on est en plein cœur d’une histoire d’ange.

On évolue dans deux mondes différents et qui semblent être aux antipodes. J’ai apprécié cela. C’est vraiment très sympathique d’avoir pu découvrir ce roman jeunesse qui soulève des thématiques intéressantes d’une manière agréable.

Eurielle

Le personnage principal est celui d’Eurielle une jeune fille assez singulière. Elevée dans la richesse d’une famille plus qu’aisée, elle se retrouve bien souvent seule. Ici, l’auteure parvient à illustrer à merveille l’adage « l’argent ne fait pas le bonheur ». Eurielle est bien souvent seule dans sa cage dorée. Eurielle rêve d’une autre vie. Eurielle est un personnage saisissant. Je ne pensais pas que j’aurais pu autant m’attacher à ce personnage. Son courage, sa force et son caractère ont eu raison de mon petit cœur.

L’intrigue

J’ai passé un moment de lecture agréable. En effet, on se retrouve dans des situationstéléchargement assez particulières. Eurielle va commencer à sentir que quelque chose ne va pas. Elle va rencontrer des êtres étranges qui vont lui faire changer la perception de ce qu’elle pense être la réalité et le monde. Des anges, des anges !!!!! J’avoue que je ne lis pas énormément de romans où l’on trouve ce genre de créatures : des vampires, des loups garous, je connais mais les anges, c’est plutôt rare. J’aime bien quand on me bouscule dans mes habitudes littéraires.

L’intrigue est assez intense, on ne s’ennuie pas du tout tant les péripéties s’enchaînent sans faille. La seule chose que je pourrais reprocher à ce roman c’est le fait que, par moments, c’est un peu trop rapide. Je n’ai pas eu le temps d’assimiler quelque chose qu’autre chose me tombe dessus. C’est vraiment le seul bémol que je pourrais trouver à ma lecture.

Je trouve que ce roman est parfait pour les plus jeunes. En effet, on a un sacré univers qui se dessine sous nos yeux. Je trouve que les décors et les personnages sont très sympathiques. J’ai apprécié le personnage d’Erwan ainsi que Nolann. Le roman avancé est onirique, on a envie d’y aller et de voir ce que l’on va y trouver.

Les thématiques traitées

Ici, j’ai trouvé que l’auteure avait vraiment fait un traitement assez intéressant des thématiques abordées. Déjà, Eurielle vit dans un contexte familial assez intense : c’est une jeune fille adoptée qui a perdu sa mère adoptive et qui se retrouve avec un père et une belle-mère qui ne partagent pas grand-chose avec elle. La vision d’Eurielle sur sa famille est intéressante. Dans notre monde actuel, il est important de montrer à l’enfant qu’une famille peut être différente d’un foyer à l’autre.

On trouve aussi les sujets comme l’amitié, l’amour, la solitude, la vie et la mort. J’ai apprécié le fait que l’auteure souligne le fait qu’il faut savoir s’accepter comme on est mais surtout savoir se dire « c’est la vie, c’est comme ça, je ne l’ai pas choisi mais je ne peux pas faire autrement ». L’auteure apprend ainsi au lecteur à avancer dans la lecture comme on peut avancer dans la vie.

C’est une très belle leçon que l’on tire de ce roman, une jolie manière de traiter de choses qui ne sont pas faciles à vivre ni à lire lorsque l’on est jeune.

La plume

Je trouve que ce premier tome est très bien formé. En effet, on sent bien que l’auteure en garde un peu sous la semelle pour la suite de son histoire, on laisse pas mal de choses en suspension mais j’ai bien envie de découvrir ce que l’auteure nous réserve. Le premier tome de la saga nous plante le décor et les psychologies des personnages. La plume est très intéressante. Je trouve qu’elle est très bien pour le genre dans lequel elle évolue : poétique, elle est aussi à la portée des jeunes. C’est très sympathique à découvrir !

Les – :

  • Une impression de rapidité par moments.

Les + :

  • Les personnages et surtout Eurielle
  • Les anges, ça faisait longtemps que je ne les avais pas rencontrés !
  • La plume de l’auteure
  • Les thématiques abordées.

4

13

Ce n’était qu’une simple promesse – Yann Déjaury

41s8+kx2uYL._SX322_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : 1995, Bretagne, six amis passent leurs vacances ensemble. Grande insouciance, petits bonheurs, l’envie de ne jamais se séparer et une promesse scellée dans le granit: celle de se retrouver dans 20 ans, qu’importent les aléas. 2015, la vie les a rattrapés et, le jour venu, un seul a tenu son engagement. Malgré cet acte manqué, il organise un séjour ludique dans une demeure somptueuse. Simple assouvissement de curiosité de ce que chacun est devenu ou douce envie de retrouver leur connivence perdue ? De non-dits en secrets, sa véritable motivation bouleversera leur existence à jamais.

∼ Service presse ∼

Mon avis : Je remercie Yann Déjaury pour l’envoi de son roman via SimPlement. C’est, pour moi, une très belle découverte. Je ne connaissais l’auteur que de nom et l’occasion de découvrir sa plume avec son nouveau roman me tentait énormément.

Un roman qui a tout pour plaire

Dès le résumé, je me suis dit « c’est pour moi ! » ! J’adore ce genre de roman où l’on rencontre une bande d’amis et où les mystères et secrets commencent à se dévoiler des années plus tard. De plus, la région dont on parle est assez séduisante. J’adore la Bretagne et en plus Eric, l’un des personnages habite le nord de la France. C’était vraiment des petits détails qui ont fait que ma lecture m’a énormément plu.

Deux époques, deux ambiances, une lecture binaire

J’ai trouvé l’idée assez sympathique. En effet, tout est en deux temps dans cette histoire. On a deux époques : 1995 et 2015, deux ambiances différentes entre l’adulesence comme j’aime appeler cette période on l’on est de jeunes adultes et la vie d’adulte. On est aussi dans deux sphères différentes : d’un côté, on a tout ce qui se passe dans l’effusion, la joie, l’insouciance de la jeunesse et de l’autre la vie plus calme et rangée des adultes qui semblent avoir perdu leur fougue d’antan.

C’était assez intelligent de la part de l’auteur de traiter ses deux périodes en les alternant. En effet, on se retrouve à voguer entre le passé et le présent parce que l’un explique l’autre. C’est très sympathique.

Mystère dans l’intrigue : le lecteur en ébullition

L’auteur traite l’intrigue d’une manière très intéressante. En effet, on se retrouve avec une mystérieuse invitation à tous se retrouver. Une promesse à la Patrick Bruel « on se retrouvera dans 20 ans ». Une simple promesse qui n’a pas été oublié par quelqu’un du groupe. On se demande qui, comment et pourquoi ? C’était assez sympathique d’essayer de chercher quel personnage essaye de nous flouer. Je ne m’attendais pas à cette fin, toute en finesse et poésie.

Ce que j’apprécie aussi dans la plume de Yann Déjaury, c’est le fait que l’on colle à la réalité. L’auteur nous rappelle sournoisement que la vie est la vie, que les malheurs n’épargnent personne mais que ce n’est pas une raison pour ne pas profiter des bonheurs qui sont sur nos chemins. J’ai trouvé cela très beau et poétique.

Les personnages

On se retrouve avec une multitude de personnages. Cependant, j’ai été plus proche d’Eric. C’est un personnage fort et courageux. De plus, on suit l’histoire à travers son regard.

On suit une bande d’amis tout au long du roman. On les voit jeunes, vieux, sans et avec souci. Personnellement, il y a quelques caractères qui ne m’ont pas correspondus et avec qui j’ai eu du mal mais rien de bien important : il en faut pour tous les goûts ! Je trouve que cela illustre aussi bien le fait que dans les bandes d’amis, il y a toujours des complications et que tous les caractères ne se ressemblent pas, ce qui rend difficile les relations, par moments.

La plume

La plume de Yann Déjaury est une plume à suivre. C’est doux, poétique et vraiment très intéressant. Le travail de la plume et la construction narrative sont très intelligents. Franchement, dès le départ, on s’engouffre dans une histoire qui nous tient en haleine jusqu’à la fin. On ne lâche pas l’histoire.

Les – :

  • Certaines attitudes des personnages (tout à fait personnel).

Les + :

  • L’idée binaire qui nous suit à chaque pas dans le roman.
  • Le mystère qui plane autour de l’intrigue
  • La plume de Yann Déjaury
  • L’idée de la bande d’amis qui se retrouve. J’adore !
  • Le voyage entre la Bretagne, le nord de la France et la Suisse.

4

10

Le doux parfum des marguerites – Amélie B.

couverture rectoRésumé : Hannah a tout pour être heureuse : un père bienveillant, une grand-mère aimante, une amie pétillante, un quotidien confortable à Saint-Tropez, et une passion dévorante : le surf. Seul l’amour manque à ce tableau presque parfait… jusqu’à ce qu’elle rencontre Mathias, jeune trentenaire récemment installé en ville. Sous des airs durs et une humeur changeante, il cache une gentillesse qui séduit immédiatement la jeune fille. Mais… Mathias est-il aussi sincère qu’il le prétend ? Lors d’un voyage en amoureux, Hannah va découvrir avec horreur ses véritables intentions …

∼ Service presse ∼

Mon avis : Je remercie Amélie B pour la confiance renouvelée. En effet, depuis que j’ai pu me plonger dans son roman pour le Prix des Auteurs Inconnus, j’ai eu la chance de pouvoir discuter avec elle. Cela nous a permis de mieux nous connaitre et de créer un partenariat très sympathique. Ainsi, j’ai encore quelques romans à découvrir de l’auteure. J’ai pu, ici, plonger dans son dernier, excellent, roman : Le doux parfum des marguerites.

Un mélange des genres très sympathique

J’ai eu du mal à savoir genrer ce roman. En effet, on tangue entre romance et suspense. Et finalement, je trouve que cette qualification lui va bien. Ce roman est une bouffée d’air frais. Il est juste parfait pour cet été, à la plage. Il est, à l’image de sa couverture, coloré, pétillant mais aussi mystérieux et impossible à deviner. Bref, on ne s’ennuie pas un instant.

Les personnages

Je pense qu’Amélie B est une auteure qui mise énormément sur ses personnages dans ses romans. Ils sont toujours forts, courageux et dans des situations assez compliquées. Hannah ne déroge pas à cette règle puisqu’elle fait partie des personnages de cette histoire que j’ai le plus apprécié par sa psychologie et son côté mystérieux. En effet, au départ, je ne pensais pas pouvoir m’attacher à cette fille : riche, qui a tout ce qu’elle veut, qui ne travaille pas parce que papa est riche, bref, je ne pensais absolument pas pouvoir comprendre ce personnage. J’ai été très surprise de voir ce que l’auteure fait à ce personnage. En effet, on se rend rapidement compte que Hannah est une jeune femme à qui la vie n’a pas fait de cadeaux. Même si elle a un père aimant, une grand-mère très présente dans son cœur, elle a aussi une mère qui n’a jamais pris ses responsabilités, une vie amoureuse très compliquée. C’est une jeune femme fragile qui est très naïve et qui n’aspire qu’à une chose : trouver l’amour et un équilibre dans sa vie.

Il y a beaucoup de personnages secondaires dont je ne vous parlerai pas en détail par souci de ne pas vous spoiler une partie de l’intrigue. Cependant, je peux souligner la relation assez intense qu’il y a entre Hannah et sa mamie. Je me suis sentie proche d’elles deux parce que je vis la même chose avec ma mamie.

Entre amour et amitié, Hannah va devoir apprendre à faire confiance et surtout à savoir lâcher du lest et comprendre les autres.

L’intrigue

En soi l’intrigue est très intéressante. En effet, j’ai trouvé que le voyage à Ibiza était une formidable manière d’amener un personnage qui vit d’une manière très différente d’Hannah. En effet, il y a un choc des cultures et des classes sociales. Si Hannah n’a pas besoin de regarder ses comptes en banque, certains doivent le faire et l’auteure souligne cela à merveille.

L’intrigue n’est pas sombre. Au contraire, Amélie B trouve encore une fois une manière incroyable de traiter de sujets compliqués comme la confiance, la famille, l’amour. On se retrouve dans une lecture confortable qui nous tient en haleine. Véritable page turner, le doux parfum des marguerites saura séduire de nombreux lecteurs.

La plume d’Amélie B

Qu’est-ce qu’elle est belle, qu’est-ce que c’est fort, beau et puissant. Franchement, je ne peux qu’apprécier ce que j’ai lu. La seule petite frustration c’est la présence de la mamie d’Hannah que j’aurais voulu plus importante. En effet, Hannah en parle avec énormément d’amour et de douceur mais il m’a manqué la présence physique de la grand-mère que j’aurais apprécié plus importante.

Les – :

  • Le léger manque de la présence de la mamie de Hannah

Les + :

  • La plume d’Amélie B. ♥
  • Le personnage d’Hannah que j’ai adoré et qui m’a beaucoup surpris.
  • L’intrigue
  • La relation entre petite-fille et grand-mère

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Hot experiences – Shana Keers

41a93h5xVeL.jpgRésumé : Si Tarah compare Douglas à un iceberg incandescent, ce n’est pas pour rien. D’humeur changeante, son homme est tantôt glacial, tantôt enflammé, mais toujours impétueux, et c’est comme ça qu’elle l’aime. Alors, le jour de son emménagement avec lui, elle est consciente que son existence ne sera pas de tout repos. Cependant, elle est sereine. Son passé est derrière elle et Sabrina, l’ex de Douglas, n’est plus qu’un lointain souvenir. Elle peut enfin accéder au bonheur. Seulement, la chambre conjugale qu’il lui a interdit pendant de nombreuses semaines, ne ressemble pas au sanctuaire auquel elle s’attendait. Son esprit se met à divaguer et elle doute. Tarah sait qu’elle ne réfléchit pas assez avant de parler, pourtant, une question franchit la barrière de sa bouche et, au vu de la réaction de Douglas, elle décide de ne pas en rester là. Elle veut comprendre ce qui cloche. Elle le doit. Et le seul moyen d’y parvenir est de lui proposer l’expérience intégrale. Elle a conscience de s’aventurer sur un terrain volcanique. Cependant, elle ignore que la réalité de cette « hot expérience » sera bien au-delà de tout ce qu’elle imaginait.

NOTE IMPORTANTE DE L’AUTEURE AVANT LECTURE : Hot Experiences est un tome intermédiaire à Night Experiences, son intrigue débute donc au milieu de celle de Night Experiences avec les mêmes protagonistes et dans les mêmes lieux. Pour une bonne compréhension de Hot Experiences, il est donc IMPÉRATIF de lire Night Experiences avant de vous lancer dans la lecture de celui-ci.

∼ Service Presse ∼

Je remercie Shana Keers pour sa confiance. En effet, depuis un peu plus d’un an, j’ai la chance d’être partenaire avec l’auteure. Ainsi, je découvre un genre qui me rebute un peu, un univers et une plume qui me plaisent beaucoup.

Le genre

Je ne peux absolument pas dire qu’ici je n’ai pas été prévenue. Si Night experiences m’avait énormément plu, j’ai trouvé que ce roman intermédiaire était une excellente idée. Je l’ai bien apprécié. Je savais très bien ce que j’allais lire grâce au titre assez évocateur, au résumé mais surtout grâce à l’avertissement de l’auteure. Bien entendu, ici, l’exploration du désir et des sens est aux premières loges. Du sexe, il y en a. On fait le tour des room qui étaient restées un peu à l’écart dans le roman Night experiences. J’avoue que le sujet ne me plaisait pas tant que cela mais, encore une fois, l’auteure a su me surprendre par la manière dont elle traite le sujet.

Je pense que Shana Keers est une plume à lire pour les frileux dans le genre New Adult. Franchement, je sais que jamais ce ne sera un genre que j’adorerai mais grâce à mes découvertes à travers les différents univers proposés par l’auteure, je suis moins rebutée.

La construction narrative

Là, j’ai été scotchée ! Franchement, ce que Shana nous propose ici, c’est un sacré travail ! Pour nous, petit lecteur, c’est juste un tome intermédiaire. Pour un auteur, c’est faire coïncider les scènes, les personnages, les actions, les émotions. Je n’ai relevé aucune incohérence ! Je salue le travail gigantesque de relecture… Bravo !

Trouver un équilibre

Ce que j’ai grandement apprécié dans ce roman c’est qu’il n’y a pas QUE le sexe. Bien entendu, c’est une part majeure de ce roman mais cependant, j’ai retrouvé les personnages que j’appréciais énormément : que ce soit des personnages principaux ou secondaires. J’ai principalement apprécié retrouver Tarah qui m’avait énormément plu ainsi que Douglas. Franchement, j’ai apprécié le côté mystérieux de Douglas, il cache quelque chose et Tarah va tout faire pour comprendre ce qui se passe. Bref, j’ai trouvé la construction des personnages très intéressante et très bien faite.

La plume de Shana Keers

Ce qui est bien avec Shana c’est de ressentir ce travail phénoménal d’écriture. Chaque mot est précis, choisi avec soin. C’est beau. Shana n’est pas une auteure à sortir des romans à la pelle mais je trouve que cela se ressent dans la qualité de la plume et de ses mots.

Les – :

  • Le genre NA. Après, j’ai apprécié découvrir ce roman qui me permet de voir le NA d’une autre manière. En attendant, cela reste à petite dose.

Les + :

  • La plume de Shana Keers qui reste parfaite pour faire ses premiers pas dans le genre. La poésie et la délicatesse de la plume me plait énormément.
  • La psychologie des personnages et le plaisir de les retrouver
  • La construction narrative.

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