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La fille à ma place de Catherine Le Goff

519gW4+brRL._SX195_Résumé :  » Me noyer dans la masse, oublier qui je suis, humaine ou animale. Mouvement dans le mouvement, je me fonds dans la transe. Et au milieu du monde, à deux heures du matin, j’oublie que j’ai tué.  » Ainsi commence la cavale de Nin, dont la vie bascule en quelques minutes. L’acte qu’elle commet, faute d’avoir trop aimé, donne à sa vie une trajectoire inattendue. En danger, la voilà propulsée dans une fuite en France, en Italie et en Amérique ; elle y déploie des ressources insoupçonnées, brisant les secrets qui hantaient son passé. Dans sa fuite, elle s’adjoindra des alliés indéfectibles qui lui permettront de renaître à elle-même. Jalousie, peur de l’abandon, dédoublement de la personnalité, manipulation et changements d’identité, tels sont les thèmes de ce roman à suspense et plein d’émotions, qui nous sensibilise à nos possibles passages à l’acte. Identifier nos failles et tomber les masques demande du courage. Mais cela nous rend aussi plus humains et sereins. En montrant par la fiction comment chacun de nous peut un jour commettre un acte de folie, au gré des circonstances de la vie, l’auteure, psychologue et hypnothérapeute, nous apprend à mieux nous comprendre et à aider ceux que trop souvent on se contente de seulement condamner. La violence vient fréquemment de nos blocages affectifs.
Ce roman captive par sa tension et son intrigue. Il soulage également nos cœurs en nous encourageant à identifier les ressorts de notre sensibilité et panser nos blessures.

~ Service presse 📖 ~

Je remercie chaleureusement les éditions Favre ainsi que l’Agence Gilles Paris pour l’envoi de ce roman. Je vous le dis clairement, si j’ai craqué pour ce roman, c’est essentiellement pour la couverture que je trouve très belle. Le titre me plaisait beaucoup et je n’ai pas eu l’envie de résister, je n’ai donc pas résisté. Quand je l’ai reçu, j’ai jeté mon dévolu dessus. Pas très gros, ce roman a été lu rapidement et m’a proposé un moment de lecture agréable.

On fait la rencontre de Nin, une femme qui a tué. Elle a tué cette fille qui était l’amante de Jeff, son mari. Même si la relation entre Nin & Jeff ne tient plus qu’à un fil, Nin voit rouge et met un terme à cette relation adultérine de la pire manière qu’il soit… Elle tue cette femme et devient coupable de meurtre. La cavale est lancée, en même temps que l’intrigue.

Avec Nin, on va passer en revue sa vie, on va découvrir des pans de sa vie qu’elle a caché, des confessions, des souvenirs, des envies mais aussi ses craintes et ses doutes. A travers ses souvenirs et sa vie en cavale, on va faire la rencontre de son père, qu’elle connait sans connaitre après ces longues années d’absence, on fait aussi la rencontre d’autres personnages dont je tairai le nom et la place qu’ils ont dans l’intrigue pour ne pas trop vous en dire… Je pense que le résumé est assez gros et concis pour savoir ce qu’il en est sans que je doive en rajouter.

Le personnage de Nin est un personnage complexe. Je crois que je l’apprécie. Pour moi, elle est sur plusieurs fronts. Elle me plait à certains moments, elle me déplait à d’autres. Mais, globalement, c’est un personnage que j’ai apprécié même si je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’elle a pu dire ou faire.

Roman psychologique, il est très bien écrit. La plume est magnifique et nous propose de vrais moments de poésie dans cette histoire. Franchement, j’ai été séduite par les mots. Ici, la seule chose qui m’a freinée dans ma lecture, c’est la rapidité des événements. En effet, le roman n’est pas bien long, il fait moins de 200 pages. Mais il se passe énormément de choses et les ellipses temporelles sont présentes. Je ne suis pas forcément fan de ça. En quelques pages, plus de 5 ans sont balayés rapidement et il m’a manqué de détails pour pouvoir être complètement immergée dans ma lecture.

Je reste quand même agréablement surprise. La lecture est facile et agréable. On est très souvent dans l’émotion avec les personnages de Catherine Le Goff. La fin nous réserve de belles surprises. C’est ça que j’attendais. Je me suis installée dans cette lecture en me disant « oui… On voit bien la fin arriver » puis finalement non ! C’est chouette ! Je trouve que la fin est très belle, poétique et bien faite.

Au cœur de ce roman se retrouvent des thématiques comme l’amour, l’amitié, la jalousie, le courage, la famille. Toutes ces thématiques sont amenées joliment et aident toujours Nin a progressé dans son interrogation tout au long du roman.

En définitive, avec ce roman court, intense où la psychologie est mise en avant, on ne s’ennuie pas. Il m’a manqué quelques détails pour pouvoir être pleinement satisfaite de ma lecture mais j’ai passé un agréable moment de lecture avec l’histoire racontée. La plume de Catherine Le Goff m’a beaucoup plu et touchée à plusieurs moments. Les personnages sont beaux, j’ai apprécié Nin et le voyage qu’elle fait. Le voyage est autant identitaire que géographique. On voyage entre la France, les Etats Unis mais aussi l’Italie. Tous les voyages sont porteurs d’événements marquants qui font avancer Nin dans la vie. Nin est un personnage que l’on comprend bien que ses choix restent discutables.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une quête identitaire et une interrogation profonde sur notre personnage principal
  • La plume de Catherine Le Goff
  • Le voyage proposé

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Rendez-vous avec ma star – Intégrale d’Alexandra Lanoix

51DSyXv901LRésumé : Nina est une jeune vétérinaire londonienne d’une trentaine d’années. Elle et son amie Beth sont de grandes fans depuis des années de la star internationale anglaise Tom Bradley. Celui-ci est au top de sa carrière, beau, charmant et… de nouveau libre. Même si le rêve de Nina est de rencontrer un jour son idole celle-ci s’y refuse, car elle a trop peur de se frotter à la réalité. Beth qui l’a déjà vu à plusieurs reprises la pousse à franchir le pas. Nina est en couple avec Jeremy et a les pieds sur terre, et ne se résout pas à vouloir même ne serait-ce qu’à l’entrevoir. Elle est bien consciente que ce genre d’homme ne fait pas partie de son monde et qu’une barrière existe entre les gens connus et leurs fans.  Cependant, un jour la chose la plus improbable va arriver. Nina, à cause de sa maladresse, croisera Tom Bradley dans des circonstances qui ne pourraient pas laisser envisager une suite entre eux et pourtant

~ Service presse 📱 ~

Je remercie chaleureusement Alexandra Lanoix pour l’envoi de son intégrale. Ayant déjà eu la chance de lire plusieurs romans de l’auteure, j’ai accepté de lire l’intégrale (qui correspond à trois tomes) de Rendez-vous avec ma star.

Je vous avoue que ma lecture n’est pas un coup de cœur. Déjà, le titre qui appelle clairement à trouver des thématiques que je ne côtoie jamais : les groupies, les stars et le monde people. Si la couverture est représentative de ce que l’on trouve dans le roman, j’avoue que j’ai pu passer à côté de certaines choses.

On commence parce qui m’a dérangé, pour finir parce que j’ai le plus apprécié. Il y a des thématiques trop adolescentes pour moi. J’ai passé l’âge des filles fan d’un acteur et qui s’imaginent leurs stars préférées dans des situations du quotidien. Dès le départ, j’étais sceptique. Cependant, l’auteure à su me rassurer rapidement puisque j’ai pu rapidement passer au-delà de mes appréhensions. L’auteure tire bien les ficelles de son intrigue et j’ai apprécié d’être surprise par certains points.

En revanche, le nombre de pages sur ma liseuse est juste énorme : plus de 1600 pages. J’ai eu peur en voyant le nombre s’afficher. C’est vrai qu’il s’agit d’une intégrale de trois tomes mais je me suis demandé ce que l’auteure pourrait bien inventer. Il s’agit quand même de trois tomes de plus de 500 pages si l’on fait une moyenne. Sur une rencontre avec sa star, qu’est ce qu’on peut bien trouver ? On trouve des thématiques comme l’amitié, l’amour, la vie… Plutôt sympathique sur le papier. Ces thématiques générales font que la lecture reste globalement plaisante. Néanmoins, pour moi, il y a des passages qui mériteraient d’être raccourcis. Il y a quelques longueurs et péripéties qui pourraient être enlevés. Si l’auteure a su marquer la surprise à la fin du premier tome, je reste sceptique sur les longueurs dans cette première partie. Je pense qu’un tome sur cette thématique, c’est trop important quantitativement parlant. Cela ne reste que mon avis en revanche.

Je ne peux même pas dire que c’est un roman pour adolescent vu qu’il contient des scènes de sexe. Il y en a pas mal même si Alexandra Lanoix les maitrise parfaitement. Il n’y a rien de vulgaire (sauf quand c’est nécessaire pour les bienfaits de l’histoire en général). C’est du New Adult. Je pense que j’ai juste eu du mal avec les thématiques trop jeunesse pour moi.

J’ai apprécié le personnage de Nina, notre héroïne. Elle a les pieds sur terre et un sacré sens de l’humour. Elle n’est pas une femme vénale, si elle tombe sous le charme de son idole, rapidement elle se rend compte que ce qui la gène le plus dans cette histoire, c’est la célébrité de Tom qui est encombrante et propose des situations assez gênantes pour elle. Lorsque sortir faire des courses ou diner en ville devient une mission sous couverture, cela devient problématique. J’ai trouvé que cet aspect de la célébrité était très bien géré par l’auteure.

En revanche, les réactions de Beth, la meilleure amie de Nina, m’ont rapidement énervée. J’avais juste une envie : la claquer dans le mur. Elle est puérile, bête et parfois même méchante. Lorsque Ian la remet à sa place, franchement, j’ai eu envie de faire une standing ovation. Ravi, l’ami et partenaire professionnel de Nina est aussi sympathique. Je ne dis pas qu’il pourrait devenir mon ami mais il apporte de la fraicheur au roman. Néanmoins, on pourra quand même noter que lorsqu’il s’agit de la gent féminine, Ravi nous propose des réactions plutôt gamines… Dommage ! On fait aussi la rencontre de personnages comme Ian, Maggie et bien évidemment la superstar Tom Bradley. J’ai apprécié ce personnage qui montre deux facettes de sa vie : Tom la célébrité et Tom l’homme simple. Avec Nina, ils vont plonger tête la première dans un monde sans pitié. Malgré sa volonté de la protéger, Tom ne va pas toujours pouvoir être là pour Nina. On a un panel de personnages riche. Ils sont maitrisés et les psychologies sont détaillées. J’apprécie ce point aussi.

La plume d’Alexandra Lanoix est toujours aussi sympathique à découvrir. J’ai commencé cette intégrale vendredi soir, j’ai terminé cette nuit. J’avoue que c’était une sacrée lecture. Il y a eu des hauts mais aussi des bas. Cependant, le style de l’auteure permet une lecture agréable malgré les bémols que j’ai pu y trouver.

En définitive, j’ai apprécié découvrir encore une fois une nouvelle histoire d’Alexandra Lanoix. Je ne suis pas totalement séduite par ma lecture mais je retrouve les points forts que j’aime chez Alexandra Lanoix : une plume séduisante et des personnages dont les psychologies sont fines et détaillées ce qui permet de les aimer… ou pas ! Cependant, les thématiques sont peut-être trop enfantines pour moi : les groupies, les stars et tout ce qui va avec ne me conviennent pas forcément. Cependant, l’histoire d’amour entre Nina et Tom reste belle et semée d’obstacles en tout genre que l’on ne voit pas ailleurs puisqu’elles peuvent être liées à la célébrité de Tom.

3 bonnes raisons de lire cette intégrale :

  • Un univers qui mêle paillettes et célébrité. Pour les fans de ces thématiques, c’est le pied.
  • Une plume agréable qui véhicule beaucoup d’émotions.
  • Un panel de personnages riche.

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D’or et d’émeraude d’Eric Holstein

62098Résumé : Simon, 25 ans, arrive en Colombie sur les traces de ses ancêtres. Quatre cents ans plus tôt, Gonzalo Jiménez de Quesada pose, pour sa part, le pied sur l’Altiplano, la terre ancestrale des Indiens muiscas. Ils ne se connaissent pas et pourtant, leurs destins sont liés… Récit intime dans la Colombie d’aujourd’hui et d’hier, D’or et d’émeraude pose un regard décalé sur le monde, entre uchronie et utopie. Un livre d’une beauté rare, qui a reçu le prix Bob Morane à sa sortie. « Éric Holstein nous livre avec D’or et d’émeraude une belle et dense réflexion sur la façon dont le temps efface les petites histoires des hommes, pour en faire l’Histoire avec sa majuscule. » Culturopoing

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Je remercie chaleureusement les éditions Actu SF pour l’envoi de ce roman dans leur collection Helios. Helios est une collection que j’apprécie beaucoup puisqu’elle permet de rééditer les classiques de la SFFF. Depuis maintenant quelques temps, j’apprivoise ce vaste genre. J’avais envie de continuer mes découvertes avec d’or et d’émeraude d’Eric Holstein.

Entre utopie et uchronie, ce roman se veut percutant. Pour remettre tout le monde dans le bain, je vous rappelle ce qu’est une uchronie : c’est un récit d’évènements fictifs qui se basent sur un point de départ historique. Une utopie est un idéal social ou politique qui ne tient pas compte de la réalité. Ainsi, Eric Holstein nous propose un récit qui vogue entre les deux thématiques qui se rejoignent facilement.

Notre personnage principal, Simon est un jeune homme vivant en France mais qui veut découvrir ses racines. Ainsi, il débarque à Bogota, en Colombie pour marcher sur les traces de ses ancêtres mais aussi pour en savoir plus sur lui-même. Rapidement, quelque chose va le frapper et nous aussi par la même occasion : le choc des cultures. Entre la France et la Colombie, effectivement, il y a quelques écarts de richesses, de liberté mais surtout de cultures. C’est avec intelligence et dextérité que l’auteur nous montre ces différences. On se balade en Colombie, c’est assez intéressant et dépaysant. On sent que l’auteur connait bien son sujet. Avec Simon, on découvre les lieux qui ont bercés son enfance comme l’orphelinat. On est vraiment dans l’aspect personnel de cette histoire. Ce n’est pas le seul aspect mais je l’ai trouvé nécessaire et intéressant. En effet, cela permet au lecteur de ne pas se noyer dans la densité de l’intrigue qui arrive doucement.

Le point historique de ce roman se trouve dans les racines de Simon et dans le peuple dont il est issu : les Muiscas qui sont un peuple indien.  Qu’est ce qui fait tourner la tête des hommes ? L’or bien entend ainsi que les richesses en tout genre. Et pour parvenir à s’enrichir, rien n’est trop horrible. Violence, torture, mort… Ainsi, on fait aussi la rencontre de Gonzalo Jiménez de Quesada.

La narration nous propose de points de vue différents si on suit Simon dans sa quête identitaire, on suit aussi Gonzalo Jiménez de Quesada. C’est un explorateur espagnol qui, au nom de la couronne de Dieu, va tout faire pour récupérer les territoires indiens. La guerre des territoires ne se fait pas dans le calme et la gentillesse, vous devez vous en douter… On est vraiment dans une ambiance particulièrement sombre. Devant les meurtres en masse, les Muiscas n’ont pas d’autres choix que de résister à l’envahisseur… Je trouve que le contexte historique est très bien choisi. On ne le voit pas forcément tout le temps dans les lectures et cette aventure reste exotique et dépaysante.

On garde une vision très humaniste dans ce roman. On comprend bien que les Muiscas ne sont pas forcément contre les explorateurs. Il y a un profond respect et une volonté d’avoir une harmonie certaine au sein du peuple. J’ai apprécié retrouver cette vision du monde. J’ai aussi aimé le fait que l’on retrouve la magie dans cette histoire, c’est un savant mélange qui nous propose quelques rebondissements bienvenus dans cette intrigue.

La construction narrative est très intéressante. En effet, j’ai apprécié la manière dont les deux histoires finissent par se croiser. On est vraiment pris dans un tourbillon d’aventure entre le passé et le présent et franchement, c’est assez sympathique à lire.

Ma lecture n’est pas un coup de cœur, j’ai pris du temps à me plonger dans ce roman. Il y a quelques longueurs au départ. Cependant, une fois passées les cinquante premières pages environ, on se retrouve dans un univers intense et riche. Mis à part Simon que j’ai apprécié, j’avoue que je suis restée à distance des autres personnages (je pense que c’est aussi cela qui m’a ralentie dans ma lecture). Cependant, beaucoup d’idées sont bonnes, j’ai apprécié retrouver les thématiques et ce côté historique. La visée humaniste est assez bien construite aussi.

La plume de l’auteur nous propose un sacré voyage. Que ce soit dans le temps où dans des espaces géographiques différents, Eric Holstein nous envoie dans une autre réalité, un autre monde. J’ai adoré avancer péniblement dans la jungle lourde et humide. Le danger rode partout et c’est vraiment très appréciable. Le voyage est intense bien qu’il ne soit pas toujours facile.

En définitive, ce roman construit en trois parties distinctes nous propose une belle plongée au cœur de la Colombie du XVIème et du XXIème siècle. On notera la présence de l’aventure et de la magie au cœur de cette quête identitaire et de cette plongée au cœur d’un peuple indien. Bravo.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un dépaysement savoureux
  • Une plume au service d’un récit intense
  • Un contexte géographique et historique que l’on ne voit que très peu dans nos lectures

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10

Scission de Stéphanie Delecroix

41EzE43ALrL._SX195_Résumé : Roxane quitte Paris pour un nouveau départ en Bretagne. Elle fait la connaissance de Léonardo lors d’une promenade sur la plage. Entre eux, l’attirance est réciproque et ils ne peuvent lutter contre l’attraction qui les pousse l’un vers l’autre. Peu à peu, la jeune femme essaie de reprendre confiance en elle grâce à cet amour naissant. Un soir, les deux amoureux s’endorment côte à côte, au réveil, Roxane fait face à un parfait inconnu. Ceci n’est pas un récit fantastique.

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Je remercie Stéphanie Delecroix pour l’envoi de son roman. Je suis toujours ravie de voir qu’un auteur revient vers moi pour une nouvelle proposition de lecture car la chronique d’un autre roman a plu. C’est génial, j’adore faire des découvertes de ce style.

J’ai découvert l’univers de l’auteure grâce à son roman Frost publié chez M.E.C éditions (sous un autre nom) et lorsque Stéphanie m’a proposé de lire son autre roman, j’ai accepté. J’ai bien fait. La lecture n’est pas un coup de cœur, mais, j’ai passé un moment de lecture agréable et étonnant.

Il y a des thématiques, en romance, qui me font très peur. Je ne supporte pas être mise devant la mort d’enfants, la maladie ou les familles en péril à cause d’une mort inévitable. Je recherche dans mes lectures des moments de quiétude et de bonheur. Cela semble impossible avec ces thématiques. Pourtant, Stéphanie Delecroix m’a prouvé le contraire. En effet, j’ai accepté (encore une fois !!!) de lire un roman sans lire le résumé. Quand j’ai fouillé un peu sur les sites de lecture pour voir de quoi on parlait, ça a été la douche froide. Nooon !!! Comment je vais faire ? Allé Pauline ! Lance toi et on verra …. AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH ** bruit de chute **

On fait la rencontre de Roxane qui est notre personnage principal. C’est une jeune femme que l’on a envie de prendre rapidement sous notre aile. On sent tout de suite sa détresse et sa naïveté. Pourtant, sa rencontre avec Léonardo semble simple, rapide. Finalement, on se demande ce qui ne va pas puisque tout semble aller pour le mieux. Puis, le drame arrive… La mémoire qui joue des tours… Qui est l’homme allongé à côté d’elle ? L’histoire commence, accrochez-vous ! J’avoue que le personnage de Léonardo est très fort. Que ça soit physiquement ou émotionnellement, le mec vous retourne en moins de deux secondes…

Vous parler de l’intrigue m’est compliqué pour deux raisons : la première est que le résumé suffit amplement. La deuxième est que je n’ai en aucun cas envie de spoiler. C’est tellement inattendu et peu vu dans les intrigues des romans proposés en ce moment que je ne voudrais pas vous gâcher cette surprise.

Il faut savoir que la lecture est une romance et comme le précise Stéphanie dans l’intrigue, ce n’est pas un récit fantastique. La romance est très présente et l’histoire amoureuse proposée entre Roxane et Léonardo est magnifique : elle est douce, pure, pleine de bons sentiments. Roxane est un personnage qui cache un lourd passé. Son passé rend le lecteur curieux : Comment peut-on tout laisser derrière soi ? Comment est-on capable de quitter une ville, sa famille, ses amis et sa vie pour partir vers l’inconnu, vers le néant, là où tout est à recommencer ? Plus on avance dans la lecture, plus on comprend, plus on est surpris.

L’histoire nous propose une jolie morale. Il faut nettoyer sa vie, son passé pour pouvoir repartir d’un bon pied. Il faut savoir regarder son passé en se disant « oui, j’ai fait des erreurs, oui, il y a des choses qui n’ont pas été correctement faites. Mais il faut que j’aille de l’avance et que je laisse le poids du passé derrière moi ». Ce n’est pas facile, je suis passée par là. Je me sens chanceuse de ne pas avoir autant de soucis que Roxane et surtout des choses moins lourdes à gérer mais dire adieu, se retourner et être sereine, ce n’est pas évident. Alors merci à Stéphanie Delecroix de le rappeler si joliment à travers son roman.

La plume de Stéphanie est très belle, j’adore. C’est vrai que Frost a été une vraie révélation pour moi mais Scission est un roman fort, poignant et terriblement beau. Il est peut être un peu trop fort pour moi mais franchement, il plaira aux lecteurs et lectrices qui aiment les romances fortes et pleines d’émotions. Il faut savoir que tout n’est pas facile à lire mais que tout est nécessaire à la compréhension de l’histoire.

En définitive, accrochez-vous. La lecture n’est pas de tout repos. Cependant, nous trouvons une plume magnifique, des personnages attachants et tous utiles. Les personnages secondaires sont aussi importants que Roxane et Léonardo et cela fait plaisir à lire ! Le roman est équilibré et propose de réelles surprises dans l’intrigue. Cela rend ce roman unique. Il y a tant d’émotions véhiculées dans ce roman que l’on a l’impression d’avoir fait un grand huit dix fois d’affilée. Bravo à l’auteure pour ce beau roman.

 3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une intrigue pleine de surprise
  • Roxane et Léonardo, deux personnages forts
  • Une plume formidable

4

10

La vallée des carnutes de Jean-Pierre Deséchalliers

CVT_La-vallee-des-Carnutes_1531Résumé : La vie est douce en pays carnute en cette fin du second siècle avant notre ère, au centre de ce qui deviendra un jour la Gaule, le commerce des céréales y enrichit désormais plus que les batailles et les butins. Cette quiétude est brutalement troublée par une série de morts aux circonstances effrayantes. Quel animal est sorti des enfers, et pourquoi ? Le druide Andanatos, autorité judiciaire incontestée, va devoir comprendre et dénouer l’écheveau, tandis que les menaces s’accumulent de toute part sur la Celtique. À l’est, les hordes cimbres et teutonnes s’apprêtent à déferler sur les riches campagnes celtes, tandis qu’au nord, des tribus belges ont retrouvé le chemin des pillages. Le jeune seigneur Donotalos, missionné par les druides, voit dans tous ces événements l’occasion de sortir de cette paix qui l’ennuie et d’être digne de sa glorieuse lignée. Il y trouvera plus encore.

~ Service presse ~

Je remercie vivement Jean-Pierre Deséchalliers pour l’envoi de son roman via la plateforme SimPlement. Je me suis extasiée devant l’élégante simplicité de sa couverture. J’adore. C’est simple, beau et efficace. Sans prétention, la couverture est à l’image de ce roman. Elle nous invite à passer un bon moment et c’est exactement ce qui se passe. Si ce roman n’est pas un coup de cœur, j’y ai porté un intérêt particulier.

Nous sommes dans un roman historique qui s’inscrit dans une période que l’on ne croise pas si souvent que le siècle de Louis XIV ou les années de guerre mondiales. En effet, ici, nous atterrissons sur les terres qui deviendront la Gaule au 2ème siècle avant JC. Nous sommes bien loin du faste et de la splendeur du royaume de France comme nous le connaissons à travers les âges. Ici, on plonge directement dans l’univers historique des Carnutes. Cette période n’est pas sans nous rappeler nos deux fidèles amis gaulois fans de potion magique et de sangliers. J’avoue que cela fait du bien. En effet, c’est une période que je ne croise vraiment pas souvent dans mes lectures, du coup, je suis ravie d’avoir un peu de changement à me mettre sous la dent.

Ce qui frappe, dans un premier temps, c’est la multitude de personnages. On le sait dès le début puisque l’auteur nous met un petit index au début du roman pour que l’on puisse s’y retrouver plus facilement. Rapidement, j’ai remercié l’auteur d’avoir pensé à ce petit index. Les noms se ressemblent, les consonances. On ne sait plus qui est qui. J’avoue qu’il m’a fallu du temps pour entrer dans ma lecture et que, par moments, j’ai dû relire des passages pour être certaine de tout comprendre. L’index propose aussi de retrouver les noms des lieux, des personnages et de leurs fonctions. C’est plutôt sympathique.

L’ambiance reste pesante et mystérieuse. Quelle est la cause de cette ambiance ? Une créature rode. Elle effraye les populations. Rapidement décrite, j’ai eu l’impression d’avoir un chien des Baskerville version carnute. J’ai adoré ! Franchement, c’est plutôt sympathique comme sensation. On cherche le pourquoi du comment. Si cette créature n’est pas le seul élément de l’intrigue, on la retrouve quand même du début à la fin et c’est très prenant.

On suit les histoires de plusieurs personnages comme Donotalos qui sont remarquables mais le druide Andanatos reste mon préféré. J’ai beaucoup apprécié ce personnage. L’auteur nous propose aussi de plonger dans le quotidien des peuples carnutes. Il n’y a pas que les us et coutumes qu’on nous propose de découvrir, on découvre aussi le contexte politique dans lequel les peuples évoluent.  Il y a plusieurs points, comme la bête, des invasions, qui viennent bercer l’intrigue. Cela apporte beaucoup de dynamisme. Et franchement, c’est ce qu’il faut dans un roman qui se veut historique. On ne lâche pas le roman avant de l’avoir terminé. Que c’est bon !

La plume de l’auteur est épatante. Franchement, elle se hisse au niveau des plus grands noms que l’on peut lier aux romans ou biographies historiques. On sent réellement toute la passion que l’auteur peut avoir pour cette période historique. La plume est belle, délicate et tellement intéressante. Je peux que j’aurais pu lire un roman sur n’importe quel sujet avec une plume pareille.

En définitive, malgré le nombre incroyable de personnages proposés dans cette lecture, je reste agréablement surprise par cette lecture. En effet, j’avais un peu peur de me lancer par rapport au contexte historique. Cela me fait toujours peur : l’effet catalogue n’est jamais loin. C’est avec une incroyable finesse que Jean-Pierre Deséchalliers parvient à contourner tous les obstacles et les pièges du genre historique. En plus de cela, le contexte est plaisant car rare dans les lectures. Je félicite l’auteur pour son travail ainsi que la plume qui traduit de manière incroyable et intense sa passion pour cette période historique.

Je remercie une nouvelle fois Jean-Pierre Deséchalliers pour l’envoi de son roman ainsi que pour sa gentillesse et sa patience.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un contexte historique plutôt rare dans les lectures.
  • Une plume incroyable qui impose un dynamisme incroyable.
  • Un index très utile

4

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L’hôtel de la dernière chance de Nicki Thornton

514kNCfJAvL._SX195_Résumé : L’hôtel de la Dernière Chance est un endroit très particulier ; le jardin y est probablement enchanté, les murs ne se contentent pas d’avoir des oreilles, ils peuvent aussi parler, et le garçon de cuisine, Seth Seppi, a empoisonné par mégarde le sorcier le plus important du pays ! Mais si le jeune garçon est le suspect numéro 1, le bâtiment grouille de magiciens aux pouvoirs tous plus loufoques les uns que les autres… et chacun avec une excellente raison de faire le coup ! Pour prouver son innocence, Seth, seulement aidé de Belladone son chat noir, devra éveiller le brin de magie qui sommeille en lui et démasquer le véritable coupable avant qu’il ne soit trop tard.

~ Service presse ~

Je remercie les éditions Michel Lafon ainsi que Camille pour l’envoi de ce roman. J’ai tout de suite fait la demande de ce roman : la couverture m’a beaucoup plu. J’adore les couleurs et le mystère qui se dégage de cette bâtisse. Les bois lugubres et ce chat… Oui, ce roman semblait très prometteur.

J’avoue que ma lecture ne s’est pas si bien passée que ce que j’aurais pensé. J’ai trouvé qu’il y avait de l’originalité avec les personnages mais qu’on n’allait pas forcément au bout des choses. J’ai eu comme un gout de trop peu dans la bouche, on est resté en surface.

Seth Sippi est notre personnage principal dans cette histoire. Orphelin, il est au service de Monsieur & Madame Miche. Monsieur et Madame Miche sont deux personnages horribles. Maltraitance psychologique, méchanceté, ils prennent Seth pour le cuisinier mais aussi pour le serveur et pour faire de nombreuses tâches dans l’hôtel dont ils sont propriétaires. Seth est douée, c’est un petit gars qui a appris la cuisine avec son père. Il vit avec son petit chat Belladone et essaye de s’en sortir. Son rêve ? Quitter ce maudit hôtel.

Rapidement, le roman va basculer dans une enquête mêlant magie et mystère. Cependant, j’ai trouvé qu’il manquait quand même une bonne dose de magie. Les personnages présents sont pour certains des magiciens mais finalement on ne va pas beaucoup plus loin dans l’utilisation de cette thématique. On en apprend un peu sur le monde des magiciens mais pas plus que cela. On reste dans le flou.

Les personnages vont rapidement proliférer. En effet, nous sommes dans un hôtel. On crée une sorte de va-et-vient constant dans le roman. Cela donne du rythme. J’ai adoré cela. Cela permet aussi au lecteur de s’attacher à des personnages et à en aimer moins que d’autres…

C’est un roman qui aurait pu plaire aux plus jeunes comme aux plus vieux. Je ne dis pas qu’il ne peut pas plaire à un lectorat plus âgé mais finalement, ici, on va plutôt s’adresser à des lecteurs novices qui n’ont pas forcément de référence dans ce genre précis. Non, ce n’est pas comparable à des univers magiques comme Harry Potter ou Narnia. Ce n’est pas non plus comparable à des univers où des enquêtes policières sont au cœur de l’intrigue. Il reste inclassable pour moi puisque l’on reste en surface. Il n’est ni à 100% policier, ni à 100% fantastique…

L’intrigue reste bien construite, il y a des idées qui sont très intéressantes. J’ai apprécié les relations qui se font et se défont. Les secrets qui sont dévoilés. Cette enquête, menée par Seth, pour savoir qui a tué le Docteur Thalomius est prenante. J’avoue que je me suis prise au jeu de cette enquête en voulant savoir qui était le réel coupable de la mort d’un des sorciers les plus célèbres du monde. Cependant, il nous manque quand même quelques éléments pour bien comprendre l’intrigue dans sa totalité. Je ne suis pas partisane de toujours avoir les pieds sur terre mais on ne peut pas tout expliquer par la magie. Dommage pour ce point !

La plume de l’auteur est très sympathique. Il n’y a pas de longueur. Le rythme est facile à garder et la lecture démarre assez rapidement. On se retrouve rapidement dans les cuisines avec Seth à l’aider à nettoyer les casseroles. J’ai, personnellement, adoré ce petit gars ainsi que son petit chat. C’est un excellent duo qui va tenter, par tous les moyens, de prouver que Seth n’est pas le coupable mais une victime dans cette histoire.

En définitive, on se retrouve avec un premier tome riche qui propose une belle entrée en matière bien que, pour moi, on reste en surface sur la thématique la plus importante dans ce roman : la magie. L’enquête prend le dessus sur cette thématique, je trouve cela dommage mais cette lecture reste quand même intéressante. Je lirai la suite sans aucun doute. Je recommande quand même ce roman pour les jeunes lecteurs. Vous allez apprécier !

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le personnage de Seth et sa psychologie que j’aime beaucoup
  • L’univers et les décors de l’hôtel de la dernière chance
  • La plume de l’auteur qui reste très sympathique et intéressante.

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Pas de trois de Gwladys Viscardi

517tuMENKNL._SX311_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : En fuite après avoir commis l’irréparable, la belle Emma, égarée, épuisée, finit par trouver refuge au sein de bois inconnus, où les ondes paisibles du lac et les lentes allées et venues des cygnes ne suffisent à adoucir la perte de sa vie passée. Le Prince Rawdon, vain et solitaire, rencontre la jeune femme lors d’une partie de chasse et tombe immédiatement sous son charme. Mais dans la forêt, le danger rôde. L’enchanteur qui y a élu sa demeure, perçoit Emma comme une menace à de secrets desseins et, furieux, jette sur elle une cruelle malédiction. Cygne le jour, humaine la nuit, projetée au sein d’enjeux qui la dépassent, tout salut semble impossible, si ce n’est la mystérieuse, ténébreuse, et non moins inquiétante Eva. Et si la fille de l’enchanteur pouvait se révéler une alliée inattendue ?

~ Service presse 📱 ~

Je remercie chaleureusement Gwladys Viscardi pour sa gentillesse et sa patience. En effet, j’avais repéré son travail et quelques-uns de ses romans via SimPlement et j’avoue que je me suis laissée tenter par celui-ci. Avec une couverture pareille, il était compliqué de passer à côté, non ?

Nous sommes dans une réinterprétation libre du lac des cygnes. Personnellement, j’adore l’idée ! Si les contes sont souvent adaptés et réinterprétés, je n’avais encore jamais vu le lac des cygnes passer à la casserole. J’ai donc été séduite, rien qu’à la lecture de ce résumé si alléchant…

La couverture nous met déjà sur la voie : un personnage en blanc, l’autre en noir. La dualité s’installe. Cygne le jour, humaine la nuit, Emma essuie les foudres d’un enchanteur via cette horrible malédiction. Dans la posture des personnages, on sent aussi toute une ambiguïté, quelque chose qui marque l’œil du lecteur : une femme qui s’exposé, menton haut, yeux rivés droit devant et l’autre de profil, qui laisse apercevoir un visage assez hautain et un sourire qui semble si faux…

L’ambiance est très révélatrice de ce que l’on va trouver. On plonge dans un monde digne des contes. Cette ambiance particulière où l’on retrouve certains éléments du conte : les bois terrifiants, un enchanteur qui vient semer la zizanie mais aussi l’archétype du prince et des personnages inquiétants… Gwladys Viscardi nous propose donc de revisiter le lac des cygnes d’une manière surprenante et prenante.

Eva et Emma sont deux personnages dont les consonances sont proches mais dont les caractères sont assez différents. J’ai plus tendance à apprécier les personnages calmes et doux alors j’ai beaucoup aimé Emma. Cependant, sa naïveté a mis mes nerfs à rude épreuve. Eva est beaucoup plus piquante, mordante, pleine de malice. Elle prend facilement plus de place qu’Emma qui est plus effacée. Cependant, je trouve qu’elles fonctionnent bien ensemble, elles se complètent d’une manière charmante et cela donne beaucoup de poids aux personnages dans le roman. Le prince Rawdon est le stéréotype pur et dur du bellâtre qui ne sert finalement pas à grand-chose à part mettre en avant nos deux personnages féminins. J’ai eu l’impression de voir Gaston (les biscotos en moins) débouler dans mon histoire : féru de chasse, il adore casser des figures et ne voit pas plus loin que le bout de son nez… J’ai apprécié de prendre ce point de vue. Ainsi, il sert à une chose : souligner les psychologies d’Emma & d’Eva. C’est plutôt intelligent et innovant : pour une fois que ce sont les femmes qui ne sont pas reléguées au second plan dans ce genre précis, cela fait du bien.

Si j’ai apprécié les personnages et leurs constructions, je dois vous avouer que la plume n’est pas forcément au niveau de tous les lecteurs. En effet, on se retrouve avec un style très riche. Le vocabulaire est assez soutenu. Cela ne m’a pas dérangé mais cela apporte une nouvelle dimension au roman que les lecteurs les moins aguerris ne pourraient pas apprécier. C’est souvent ce qui se passe avec ce genre de plume : ça passe ou ça casse.  Personnellement, je n’ai pas été dérangée par cet aspect, mais il est quand même à noter. Néanmoins, j’ai eu plus de mal avec la longueur de certains passages. C’est une plume très descriptive. Le bon côté des plumes descriptives c’est le fait que le cadre est somptueux et bien posé, le mauvais côté, ce sont les longueurs. Ici, ça n’a pas raté pour moi. Il y a eu des moments de latence, malheureusement. J’ai mis un petit temps avant d’entrer dans l’histoire.

L’intrigue est plutôt très bien construite. J’attendais de voir ce que l’auteure allait faire de cette histoire qu’est le lac des cygnes. Ce que j’ai apprécié, c’est le fait de retrouver les grandes lignes de cette histoire mais tout en apportant une légère différente. Si la dualité du bien et du mal, du noir et du blanc dans l’histoire menait forcément à la violence, la dispute et la guerre, ici, Emma et Eva sont plutôt dans l’idée d’alliance pour avancer. On ne les oppose pas, on les unit. Et franchement, j’ai adoré l’idée ! Bravo.

Je remercie une nouvelle fois l’auteure pour cette belle découverte qui m’a transporté au cœur d’une réécriture délicieuse et innovante. Bravo !

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un univers très travaillé
  • Emma & Eva, deux personnages féminins très appréciables
  • Une plume riche et intense

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