8

Mes réceptions #16

mailbox-507594_1920-1
Hello tout le monde 🙂
J’espère que vous allez bien ! Ici, le temps est tout gris, c’est clair, l’automne est bien là! J’ai reçu quelques petits romans cette semaine, ça vous tente de les voir? 🙂 C’est parti!
Deux romans papiers et un roman numérique sont venus prendre place dans ma PAL.
Un grand merci à Alter Real éditions, City éditions et Eric Poupet, ainsi qu’à Agnès Rabotin pour leur générosité.
Et vous?
7

Une nuit à Carthage d’Annick Perez

CVT_Une-nuit-a-Carthage_6000Résumé : L’histoire commence à Beausite, banlieue de Tunis en 1947, au temps où Alice Barenti, 15 ans et demi, tombe folle amoureuse du mystérieux Neldo, agent-recruteur du Mossad en Afrique du Nord. Mais il y a aussi le jeune Paul Samama, affairiste en culotte courte ou presque, qui s’est juré de n’épouser qu’elle. Partagée entre Neldo l’idéaliste et Paul l’ambitieux, Alice traverse sa jeunesse à vélo, au milieu des rires et des cris d’une famille si nombreuse qu’on ne sait plus qui est qui, dans cette Tunisie qu’on dirait ensoleillée à jamais. Mais l’Histoire guette tous ces personnages comme au coin du bois, et avec la décolonisation, le paradis de Beausite est bel et bien perdu. L’exil pousse Alice et les siens vers la France aimée mais inconnue. Seulement son dilemme amoureux entre Neldo et Paul, traverse la Méditerranée avec elle et l’accompagnera jusqu’à son dernier souffle. Histoire d’une famille tune et d’un amour fou, Une Nuit à Carthage est un roman polyphonique, un joyeux foutoir, une ode à l’éternelle jeunesse. Ce roman au naturel et à la fluidité poignante est une saga romanesque où la vie et les drames éclaboussent à chaque page et les secrets aussi. Il a le souffle et la spontanéité de certains grands livres, de ceux dont le souvenir demeure longtemps après les avoir refermés.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Gilles Paris, son équipe ainsi que Balzac éditions pour l’envoi de ce roman dans le cadre d’un service presse.

J’avoue que j’avais besoin de dépaysement. De voir autre chose dans mes lectures que ces histoires qui, habituellement, bercent mes soirées. Une nuit à Carthage semblait être une bonne option pour partir quelque temps loin du nord de la France dans lequel je réside.

Récit sur fond historique, nous allons faire la rencontre d’Alice, la fille du maire de Beausite, ville de Tunisie dans la fin des années 1940 et début des années 1950. Alice vit une vie paisible et rencontre Neldo qui recrute de jeunes personnes pour le Mossad qui est une agence de renseignement d’Isräel. Complètement sous le charme et partageant ses idées, Alice est prête à tout quitter : famille, amis et vie paisible pour vivre cet idylle avec Neldo. Cependant… rien ne se passe comme prévu et Neldo disparait le soir de sa probable demande en mariage.

Je vous avoue que le démarrage a été un peu long. J’ai bien mis 60/70 pages à prendre un bon rythme de lecture et à me mettre dans l’ambiance de ce roman. Une fois cette difficulté passée, je n’ai pas lâché le roman avant de l’avoir terminé.

Alice va donc se marier à Paul, un « second choix » qui ne la satisfait pas pleinement puisqu’elle n’oubliera jamais Neldo. De ce mariage vont naitre deux petites filles dont la narratrice de ce roman qui va rapidement nous faire comprendre que sa mère n’a jamais oublié Neldo. C’est l’histoire d’un amour inachevé mais aussi d’une Tunisie touchée par l’exode et la décolonisation.

Ce que j’ai grandement apprécié dans ce roman, c’est l’ambiance générale qui se dégage. C’est un roman vivant. C’est une cacophonie de rires, de pleurs, de joies mais aussi de drames. Tantôt personnelles, tantôt historiques les anecdotes qui tissent cette histoire rendent l’aspect général de l’intrigue intéressant. On ne s’ennuie pas en compagnie de tous nos personnages. A travers plusieurs décennies, on va voir évoluer, grandir et vieillir ces personnages. C’est très intéressant.

On va lire une histoire qui s’étend sur plusieurs décennies, comme je vous le disais juste au dessus : plus précisément de 1947 à 2019. On va donc avoir l’avant décolonisation puis l’après. Au-delà de cette idée d’avant et d’après, nous avons aussi cette divergence dans les religions : la famille est juive. En parlant de cette famille, j’avoue que j’ai pris grand plaisir à la découvrir même si certaines petites choses m’ont fait défaut : il y a beaucoup de personnages. Ca grouille de noms, de caractères, ça fuse dans tous les sens et bien évidemment, je me suis un peu perdue en route. Rien de bien grave en soi mais j’ai dû relire certains passages pour comprendre et me souvenir de qui est qui. Cette famille est construite par beaucoup de membres bien différents. Cela donne de l’authenticité au roman et de la matière.

J’ai trouvé que l’on avait beaucoup d’informations sur « l’avant » fuite de la famille. Le contexte historique en Tunisie est assez compliqué. En effet, la décolonisation va faire du tort à la famille d’Alice puisqu’elle est contrainte à fuir cette terre pour retourner en France. France qui est un pays inconnu pour Alice. J’aurais apprécié avoir plus d’informations sur cette période de transition. En effet, je n’ai pas forcément eu assez à me mettre sous la dent sur l’impact de la décolonisation sur les personnalités, les caractères et les personnages de manière générale.

En définitive, ce roman est très sympathique. Il m’a permis de changer un peu de registre. Je me suis attachée à certains personnages et un peu moins à d’autres. La quantité de personnages ne m’a pas permis de retenir tout le monde. Au-delà d’une fresque familiale, on retrouve aussi une fresque sociale sur fond historique. C’est vraiment sympathique. La seule chose dommage c’est cette impression de trop peu sur l’impact du contexte historique sur les personnages de manière générale.  On a un bon équilibre entre la romance et les événements qui vont bercer Alice et sa famille.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une fresque familiale très belle
  • Un roman qui dépayse et une romance très belle 
  • Un panel de personnages intéressants

3.5

10

La captive de Dunkelstadt de Magali Lefebvre

519XkVAdxOL._SX195_Résumé : Émile Dupontel compte terminer son tour de l’Europe en beauté avant de devenir notaire, comme on l’attend de lui. Friand de frissons comme de bonnes histoires, il jette son dévolu sur le château de Dunkelstadt, dont l’architecture, digne d’un conte de fée macabre, a enfanté moult superstitions. Dans ces terres reculées, Émile était préparé à tout, sauf à tomber sous le charme de la belle Katarina, beauté sibylline, recluse entre les murs d’un édifice qui a tant à conter. Secrets chuchotés et échos sinistres ont beau hanter les couloirs, Émile est déterminé à faire la lumière sur le mystère de Dunkelstadt, quitte à s’y égarer lui-même… et à perdre Katarina.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Fleur d’absinthe pour l’envoi de ce roman. Je n’ai plus aucun souci à me faire avec la petite sœur de Noir d’absinthe. En effet, toutes les lectures que j’ai la chance de faire dans le cadre de mon partenariat avec Fleur d’absinthe sont toujours des succès. Ce roman ne fait pas exception à la règle ! La captive de Dunkelstadt est une histoire originale teintée d’une touche gothique et romantique. La couverture est juste magnifique et a attiré mon œil tout de suite. Je ne pouvais pas laisser passer cette petite merveille.

Emile Dupontel est un personnage assez ambivalent. Romantique dans l’âme, il nous montre toute la complexité d’un homme amoureux. Il a entrepris un voyage dans toute l’Europe pour fêter la fin de ses études. Avant d’entrer dans le monde professionnel Emile est allé partout, a visité de nombreux endroits et, pour terminer ce voyage, il pose ses bagages dans le petit village de Dunkelstadt. J’ai beaucoup apprécié ce personnage qui va, au-delà de la raison, essayer de comprendre ce qui se passe dans le château de ce village : mystère et créatures de la nuit vont venir peupler le périple d’Emile à Dunkelstadt. Persévérant, il va tout faire pour aider cette femme qui va faire battre son cœur.

Sa curiosité et probablement une force surnaturelle va le pousser à aller voir d’un peu plus près la source de tous les cauchemars sur village : le château et ses étranges propriétaires : une mère et sa fille qui vivent recluses dans ce château. Katarina, la jeune et belle demoiselle vivant avec sa mère va vite devenir l’objet de la fascination d’Emile.

J’ai beaucoup apprécié les personnages d’Emile et de Katarina avec qui j’ai vécu une belle histoire. Je vous avoue qu’il m’a manqué quelques pages même si j’ai apprécié la dimension fantastique de cette histoire, j’aurais aimé en savoir un peu plus sur le passé de la famille de Katarina et de cette mère mystérieuse et intrigante. Emile veut emmener Katarina loin de ce château de ses mystères. Cependant, il va se frotter à plusieurs obstacles sur son chemin.

Même si j’ai apprécié les personnages, j’avoue que ce n’est pas ce qui m’a le plus plu dans cette histoire. Magali Lefebvre a un don pour installer une ambiance pesante mais équilibrée. On sent bien que quelque chose ne va pas : le château va susciter de nombreuses interrogations. Les décors plantés sont sublimes. J’ai adoré visiter le château en compagnie d’Emile et de Katarina : les murs, les décorations choisies, l’histoire de ce château mais aussi sa malédiction. Le titre est assez évocateur : la captive de Dunkelstadt. On comprend qu’il va y avoir une intrigue autour du château et d’une des propriétaires. Je trouve que c’est savamment amené et expliqué.

Je trouve que le roman est très équilibré : entre romance et malédiction, le lecteur est rapidement happé par l’ambiance générale de ce roman. On ne peut s’empêcher de penser à Dracula dans la mise en place d’une ambiance pesante et inquiétante mais le lecteur est comme hypnotisé. La fin de ce roman est spectaculaire et j’ai apprécié l’épilogue. L’intrigue ne souffre qu’aucune longueur ni fausse note.  De nombreuses thématiques vont être abordées : l’amour sincère, l’amour imparfait, une vie de mensonges mais aussi de manière générale la thématique de la malédiction et tout ce qu’on est prêt à faire pour protéger les siens…. Bref, c’est un roman riche bien que court. L’auteure sait aller à l’essentiel sans oublier de véhiculer des émotions propre à la romance. C’est une très belle découverte que j’ai fait là !

En définitive, sublimé par une plume magnifique, cette intrigue va proposer de mettre en lumière une histoire d’amour originale et imparfaite. A travers des personnages humains et eux aussi imparfaits, l’auteure a su happer la lectrice que je suis rapidement. Avec une ambiance qui monte crescendo en pression, le château devient de plus en plus menaçant. Cette intrigue a mis mes nerfs à rude épreuve mais sans entrer dans l’horreur. L’auteure a su équilibrer son intrigue pour mon plus grand plaisir !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Les décors ! J’ai adoré la manière dont l’auteure a construit le château de Dunkelstadt
  • L’ambiance de ce roman. Cette romance sort des sentiers battus et ça fait terriblement plaisir !
  • La plume de l’auteure que j’ai trouvée équilibrée et dynamique

4.5

12

Des cendres renaîtra l’amour de Virginie T

119151674_776294746457332_2273801575404814856_oRésumé : Je m’appelle Beth Gracy. Ma vie n’a jamais été facile. Je me bats depuis des années pour élever seule ma fille Océane, quatorze ans, en pleine crise d’adolescence. Je voulais prendre un nouveau départ et j’ai pris comme un signe d’hériter du ranch de mon grand-père, le ranch du Phénix. C’était l’occasion de tourner la page et de repartir sur de nouvelles bases au Texas. Seulement rien ne se passe comme prévu. Ma fille m’en fait voir de toutes les couleurs, je n’y connais rien en élevage de vaches et les cow-boys du coin sont bien trop sexy. Je ne dois pas me laisser perturber par eux. Mais c’est difficile de rester sur le droit chemin que je me suis fixé quand c’est Luke Madew, le pompier le plus beau que j’ai jamais vu, qui me tourne autour.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Evidence Editions pour l’envoi de ce roman. J’avoue que j’ai vraiment craqué pour la couverture, une fois n’est pas coutume (rangez vos tomates !)

J’ai passé un bon moment de lecture en compagnie de la plume de Virginie T mais aussi de Beth, Océane et Luke. Si cette lecture a été assez agréable, elle comporte pour moi un point qui n’a pas été concluant pour moi.

Nous allons directement commencé par ce qui n’a pas été évident pour moi dans cette lecture. C’est beaucoup trop rapide. Le roman est assez court : je l’ai dévoré en une soirée. Ce roman fait 182 pages, il est par définition court. En revanche, lorsque l’on met en place une intrigue où on repart de zéro, où il y a une rencontre, une relation amoureuse et quelques péripéties pour tenir le lecteur en haleine, c’est beaucoup trop court. Je râle quand certains passages sont trop longs mais, ici, j’aurais aimé en avoir un peu à me mettre sous la dent. D’autant plus que ce que j’ai lu m’a beaucoup plu ! J’aurais tant apprécié en savoir un peu plus sur ce qu’Océane pouvait ressentir, sur le passé de Luke ou de celui de Jo. On a quelques informations mais sans plus et c’est vraiment dommage.

Voilà, j’ai râlé, on peut avancer maintenant dans la chronique en vous proposant ce que j’ai apprécié dans ma lecture ! Dans un premier temps, le cadre : un ranch ! J’ai trouvé ça très agréable et dépaysant. C’est vraiment sympathique de voyager (surtout en ce moment) : j’aurais aimé avoir plus de détails mais j’ai aussi apprécié la relation entre Océane, Neige et Eclair. C’est vraiment beau d’avoir une relation humain/cheval de cet acabit. Au-delà du ranch, j’ai apprécié le fait d’évoluer dans une petite ville où tout le monde se connait. On se sent proche de tout le monde et on retrouve cette ambiance si particulière que l’on retrouve dans les petites villes américaines. Ca dépayse complètement. Bien entendu, lorsque l’on parle de ranch, on parle aussi de nature : des plaines à perte de vue, des balades à cheval, l’air frais. On s’y croit et on s’y sent bien !

Dans un second temps, ce que j’ai le plus apprécié dans ce roman, ce sont les personnages. En effet, j’ai adoré la relation mère/fille que propose nt Beth et Océane. On sent bien toute la tension entre les deux femmes, l’incompréhension et la frustration. Océane est jeune, rebelle et ne comprend pas sa mère. Elle lui a pourri la vie en l’emmenant loin de la Nouvelle-Orléans et de son père. Beth avait besoin de repartir à zéro, en héritant du ranch de son grand-père, Beth prend la plus grosse décision de sa vie : refaire sa vie loin de son passé avec Nolan, le père d’Océane qu’on ne peut pas forcément qualifier d’homme idéal. Luke est pompier. C’est un jeune homme que j’ai beaucoup apprécié découvrir : intelligent, doux et taquin, il m’a vraiment beaucoup plu. Son frère Jo est son coéquipier et son meilleur ami, j’ai apprécié le duo qu’ils forment.

L’intrigue a de très bons points. J’ai apprécié les péripéties que l’auteure ajoute à son roman. Le fait que Luke soit pompier était une bonne idée même si j’aurais bien apprécié que l’on pousse un peu plus cette thématique. L’évolution d’Océane est aussi très agréable à découvrir. Elle est une adolescente, elle est un personnage attachiant. On avance de deux pas et on recule d’un mais on finit quand même par avancer ! J’ai aimé le recul des adultes sur la situation d’Océane qui sait qu’il y a des limites à son comportement. Colère, incompréhension, désobéissance, il n’y a pas de doute, la crise d’adolescence pointe le bout de son nez. Du haut de ses 14 ans, elle va se métamorphoser aux côtés des chevaux du ranch. Certaines thématiques sont assez sympathiques dans le sens où on ne les retrouve pas forcément dans toutes les lectures.

Si vous avez envie de vous évader le temps d’une soirée, cette lecture est faite pour vous. Au-delà du fait qu’il m’a manqué des détails et une intrigue un peu plus développée, je conseille cette lecture aux amoureux et amoureuses des jolies romances qui n’ont pas peur de la rapidité dans ce genre d’intrigue. De plus, la plume de Virginie T est très agréable et nous envoie directement aux Etats Unis, c’est chouette ! Fluide et dynamique, on ne perd pas de temps pour découvrir la nouvelle vie de Beth.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La relation Beth/Océane que j’ai trouvé très intéressante et très crédible.
  • Les décors plantés et le rapport à la nature
  • Les personnages qui sont le point fort de ce roman

Encore merci à Evidence Editions pour l’envoi de ce roman =) !

3.5

15

Double morale de Gaëlle Magnier

xcover-6401Résumé : Londres, 1895. Alors que le procès d’Oscar Wilde occupe les colonnes de la presse londonienne, la jeune Betty découvre une aristocratie hypocrite qui met à mal sa bonne éducation. En entrant au service des Trengove en tant que gouvernante, elle se rend rapidement compte qu’un secret pesant, lié à la présence de William Goodfeather – étudiant en arts à la Royal Academy – vient perturber l’équilibre de cette famille de bonne réputation. Lors d’une des célèbres soirées de Lady Trengove, Betty fait la connaissance du capitaine Ashby, qui partage son sentiment quant à la double morale de la noblesse anglaise…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Séma Editions pour cette jolie proposition via SimPlement. Il est inutile de revenir sur mon parcours sur cette plateforme mais je la conseille à tous. Elle est vraiment top !

De mémoire de Pauline, je pense qu’il s’agit de mon premier coup de cœur chez Séma. Je suis vraiment agréablement surprise de trouver cet ouvrage chez eux. C’est fantastique ! Je louchais déjà sur La dramaturge de Gaëlle Magnier mais ici, la tentation était trop grande et comme le dit si bien Oscar Wilde (en anglais bien évidemment mais une traduction s’impose ;)) « Le seul moyen de se délivrer d’une tentation, c’est d’y céder […] »

Je vais essayer de vous parler de tout ce que j’ai aimé dans ce roman qui est un sacré coup de cœur ♥. J’ai adoré la trame historique : le procès d’Oscar Wilde en toile de fond. Une thématique historique qui va apporter une autre dimension au roman : une dimension homosexuelle très controversée au 19ème siècle.

J’ai dévoré le roman. On fait la rencontre de Betty, une jeune femme qui va devoir se débrouiller dans la vie pour trouver un poste et gagner sa vie. C’est chose faite dans la demeure des Trengove. La famille Trengove cache des secrets et Betty, en tant que gouvernante, va se trouver au cœur d’un tumulte. Le personnage de Betty est très attachant. J’ai beaucoup apprécié le fait qu’elle soit courageuse, qu’elle ne se laisse pas impression par un titre ou un rang. Elle sait d’où elle vient et sait où elle veut aller. Au sein de la maisonnée, Betty va vite prendre ses marques. Elle va se faire apprécier de tout le monde. Cependant, elle va vite comprendre que quelque chose ne tourne pas rond entre ces deux patrons : Les Trengove sont distants et méfiants. Rapidement, le secret va éclater et propulser Betty dans une aventure dont elle sortira changée pour toujours.

Betty va faire la rencontre de plusieurs personnages qui vont venir bercer cette intrigue. Dans un premier temps, le capitaine Ashby qui va lui faire découvrir les plus belles choses de la vie. William Goodfeather, un jeune peintre qui va venir faire trembler la maisonnée des Trengove mais aussi Lady et Lord Trengove qui vont mettre en place une autre dimension dans cette intrigue.

Le titre « double morale » est assez mystérieux mais l’auteure nous apporte toutes les informations nécessaires à la compréhension de ce titre. J’ai trouvé ça brillant. On se rend rapidement compte que l’auteure sait de quoi elle parle. Ayant fait une thèse sur Oscar Wilde, elle vient apporter ses connaissances par parcimonie. Cela apporte vraiment beaucoup à cette romance historique. Ce roman ne peut pas se réduire à la classification « romance », on y trouve aussi une fresque sociale, un fond historique intéressant et aussi une aventure.

Une chose est certaine, ce roman m’a énormément plu avec tout ce qu’il apporte en termes d’informations et de péripéties. Les personnages sont très bien construits, l’intrigue rondement menée, les décors intelligemment plantés. Le tout étant sublimé par une plume incisive, intelligente et véhiculant les émotions d’une manière formidable. J’ai apprécié le parti pris de l’auteur sur les thématiques abordées et la manière dont les personnages réagissent face à ces dernières.

En définitive, je ne peux que vous conseiller de plonger dans ce roman qui sait captiver son lectorat. Je ne connaissais pas la plume de Gaëlle Magnier mais ce qui est certain c’est que je replongerai rapidement dans un autre univers proposé par l’auteure. La dramaturge me tente beaucoup. Je remercie une nouvelle fois les éditions Séma pour l’envoi et la proposition de lecture.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Les thématiques abordées dans la noblesse du 19ème siècle.
  • Le personnage de Betty que j’ai trouvé remarquable.
  • La plume de l’auteure que j’ai franchement adorée !

5

18

Put a ring on it: Tome 01 – Hold me today de Maria Luis

c-romance-hold-me-today-put-a-ring-on-it-1-maria-luis-webRésumé : Le fond du gouffre n’a jamais été aussi tentant. Du moins, c’est ce que je me dis alors que je négocie avec l’ennemi dans le but de le convaincre de rénover mon salon de coiffure. L’ennemi ? Nick Stamos, le frère aîné de ma meilleure amie. Il a le corps et le visage d’un dieu grec, mais sa personnalité aurait besoin d’un bon relooking aussi. Il est trop sérieux. Il suit les règles coûte que coûte. Et est-ce que j’ai mentionné le fait qu’il m’a déjà vue dans le plus simple appareil ? J’ai peut-être craqué sur lui pendant des années, mais le seul endroit où je veux le voir donner de sa personne désormais, c’est dans mon salon de coiffure. Sauf qu’il a besoin d’un service en retour… Une fausse petite amie. Et je suis assez inconsciente pour accepter.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Alter Real pour l’envoi de ce roman en service presse. J’avais envie de romance, j’avais besoin de romance. Le résumé était tentant, je n’ai pas hésité plus longtemps et j’ai fait la demande de ce service presse. Grand bien m’en fasse !

Alors là ! Quand il y a une intrigue qui mélange meilleur(e) ami(e), frères et sœurs et relations compliquées, je sors mon pop-corn et déguste les pages avec avidité. J’adore les complications, j’adore les bagarres avec ce petit goût d’interdit. C’est le genre d’intrigues dont j’ai besoin lorsque le temps n’est pas au beau fixe, que la vie n’est pas toujours simple et que j’ai besoin de me déconnecter.

Impossible de ne pas avoir la chanson de la grande Queen B dans la tête en lisant le titre de cette romance, non ? Alors, j’en remets une couche et j’espère que vous la chanterez toute la journée ! J

Je trouve que le résumé est assez parlant et qu’il n’y a pas besoin d’en ajouter à ce sujet. Simple et efficace, l’intrigue ne souffre pas de longueurs. La force de ce premier tome réside dans le duo de personnages principaux que l’on nous propose de découvrir.

Nick Stamos représente certainement l’archétype de l’homme parfait. J’ai découvert un personnage tellement beau et bien construit. Quand je dis qu’il est beau, il n’y a pas que physiquement parlant que ce jeune homme à certains atouts. J’ai beaucoup apprécié ne pas avoir un énième coureur de jupons qui, lorsqu’il parle, nous claque trois insultes sur une phrase. C’est vraiment très agréable. On sort des sentiers battus et j’aime ça. Pour une fois, c’est la figure féminine qui est un plus légère et j’ai trouvé ça très sympathique. Mina est notre personnage principal féminin qui va venir pimenter un peu tout ça.

Ce que j’ai apprécié, c’est le changement de comportement dès que ces deux personnages sont ensemble. En effet, ils se connaissent depuis des années puisque la sœur de Nick est la meilleure amie de Mina. Cela apporte une touche qui fait sourire : les réparties sont assez drôles. Mina n’a jamais été insensible au charme de notre dieu grec. Tiens… Encore quelque chose que j’ai apprécié ! Les origines grecques des personnages. Je trouve ça super chouette ! Cela vient apporter une petite touche d’exotisme et c’est très agréable. Cela permet, encore une fois, de sortir des sentiers battus. Nick va ainsi montrer une autre facette de lui qui ne laisse pas la lectrice que je suis de marbre.

L’auteure parvient facilement à équilibrer l’érotisme et la sensualité avec le reste de l’intrigue. Cela permet d’avoir une romance ancrée dans une réalité certaine mais cela laisse aussi une porte ouverte sur l’intrigue qui va proposer des thématiques assez modernes et originales. Je vous laisse lire ce premier tome pour que vous puissiez le découvrir.

J’ai apprécié pouvoir découvrir les personnages séparément mais aussi ensemble. L’alternance des points de vue permet de faire connaissance avec Nick et Mina mais aussi de comprendre un peu mieux certaines choses. Je trouve qu’ici, l’alternance des points de vue se justifie et permet d’avancer dans la lecture. Véritable page turner, j’ai trouvé que ce roman tenait ses promesses : on se sent bien, on lit quelque chose d’agréable et de bien construit.

La plume de l’auteure est une véritable découverte pour moi et j’avoue que je l’ai appréciée. C’est fluide, dynamique et moderne. Je pense que beaucoup de lecteurs et lectrices seront sous le charme de ces deux personnages qui sont vraiment la force et le moteur de ce roman. Ils apportent une touche de pep’s et de couleur tant ils sont différents. Mina va dynamiser un peu le récit tandis que Nick va nous permettre d’avoir une certaine stabilité dans la lecture.

En définitive, j’ai apprécié ma lecture qui n’est pas un coup de cœur mais qui reste très agréable. Je conseille ce premier tome et je lirai certainement la suite avec plaisir.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un duo coloré et très intéressant
  • Une plume dynamique et fluide
  • On sort des sentiers battus et ça fait du bien

Encore merci aux éditions Alter Real

4

18

Anne de Green Gables de Lucy Maud Montgomery

mock-up-Anne-de-green-gables-scaledRésumé : Nouvelle traduction d’Anne, la maison aux pignons verts. Cheveux désespérément roux, visage constellé de taches de rousseur, Anne Shirley est une petite fille curieuse, pleine d’énergie, souvent perdue dans ses pensées, parfois d’une gravité solennelle, sans aucun doute intemporelle. Difficile de résister à ce petit bout d’humanité de onze ans parfaitement imparfaite, héroïne d’une série de romans qui a su conquérir des millions de lecteurs à travers le monde, Anne de Green Gables, écrit par Lucy Maud Montgomery, et dont le premier tome parut en 1908. Orpheline à l’esprit vif, à l’imagination sans bornes et qui adore employer de « grands mots », Anne se retrouve par erreur chez Marilla et Matthew Cuthbert qui attendaient un garçon pour les aider à la ferme. Féministe involontaire, romantique impénitente, elle est impulsive, dramatique, maligne, drôle, et telle une authentique naïve, elle va bousculer le calme et la monotonie de la vie à Green Gables, en semant partout joies et rêveries, en dénichant la beauté dans les moindres recoins, en ne s’exprimant qu’en points d’exclamation, même dans « les affres du désespoir ». Parce que l’existence d’Anne a aussi une face sombre, hantée par la mort de ses parents et les abandons, qui lui donne son énergie folle, parfois hallucinée, et qui rend son idéalisme et son indignation si poignants et si convaincants. Si le regard d’Anne transcende le monde sur lequel il se pose, Anne de Green Gables, c’est la transformation magique, presque mystique, que seul l’amour peut opérer sur les hommes et les femmes. C’est l’histoire d’une petite fille qui parvient à se faire aimer de tous et de nous les premiers. Écrit par une femme à une époque où tout était contre elle, refusé par de nombreux éditeurs, rangé dans une boîte à chapeaux pendant des années avant d’être exhumé et enfin publié avec un succès immédiat, adapté des dizaines de fois (cinéma, théâtre, radio, et récemment sur Netflix, « Anne with an E ») et aimé par des générations et des générations de lecteurs (vendu à plus de soixante millions d’exemplaires), Anne de Green Gables de Lucy Maud Montgomery est un hymne à la joie, à la persévérance et au pouvoir de l’imagination. Magnifiquement écrit, construit autour d’une héroïne parfaitement imparfaite, féministe involontaire et romantique impénitente, ce roman empreint de poésie, d’humour et de douceur est bien plus que la vie d’une orpheline qui va bousculer le calme et la monotonie de son nouveau foyer. C’est un autre monde, fait de couleurs chatoyantes, d’une nature enchanteresse et d’idées saugrenues qui se déploie à travers les yeux de l’incroyable Anne Shirley. Littérature solaire et intemporelle, Anne de Green Gables est une parenthèse magique, un souffle chargé d’énergie et d’enthousiasme, un élan à vivre pleinement nos amitiés et nos passions.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Monsieur Toussaint Louverture ainsi que Babelio pour l’envoi de ce roman. La maison aux pignons verts était une de ces lectures que je voulais faire. Un bon classique que je voulais lire. J’ai donc sauté sur l’occasion lorsque Babelio me l’a proposé.

Dans un premier temps, sachez que l’objet livre est juste magnifique. J’ai mis mon nez dans  Anne with a E  qui est une adaptation cinématographique de ce roman sur Netflix. J’avais beaucoup apprécié même si, par moments, Anne me sort par les yeux avec ses monologues, ses réflexions et son attitude. Le roman est magnifique, très agréable à lire et formidablement mis en forme. Le livre est aussi attirant que son contenu.

J’avais cette crainte avec ma lecture. Cependant, j’ai beaucoup plus apprécié Anne dans ce roman. Anne Shirley est une petite fille pleine de vie mais aussi pleine de rêve. Pour elle, la fiction dépasse la réalité. Elle voudrait un monde rose, plein de poésie, de lectures et d’imagination. Cependant, lorsqu’elle arrive chez les Cuthberth, elle va se prendre une réalité en pleine figure qui va faire mal. Orpheline, elle arrive dans la maison aux pignons verts par erreur. Attendant un garçon de ferme, les Cuthberth vont la découvrir. Anne la bavarde, Anne et ses monologues, Anne est sa poésie, les hyperboles et sa vision rêveuse de la vie.

Le regard de notre jeune protagoniste sur la vie de manière générale est assez formidable. En effet, elle essaye de trouver le bon chez chacun d’entre nous. Je suis certaine qu’elle parviendrait à pardonner les pires choses que les hommes sont capables de faire.

Rapidement, Anne va être aimée de tout le monde. Le lecteur est spectateur de ce changement. Petit à petit, elle va entrer dans la famille Cuthberth et aussi dans leurs cœurs.

J’ai beaucoup apprécié ce classique qui peut être lu par les plus jeunes et les plus adultes. La plume est abordable, l’intrigue aussi. C’est un très bon classique que je recommande chaudement. C’est un roman dans lequel on peut trouver un côté initiatique. En effet, Anne va devoir se frotter à des obstacles et à des idées reçues. Je trouve que la manière dont elle fait face est pleine d’émotions et de force. Le personnage d’Anne mériterait vraiment de pouvoir être étudié en cours de littérature. Ses monologues sont formidablement littéraires. Qu’on soit d’accord ou non avec Anne, on ne peut pas ne pas l’apprécier ne serait-ce qu’un peu.

« Il y a tellement d’Anne différentes en moi. Parfois, je me dis que c’est pour ça que je suis si pénible. Si j’étais une seule et unique Anne, ce serait vraiment beaucoup plus simple – mais aussi bien moins intéressant. »

Les personnages secondaires sont riches, fouillés et charmants. On s’attache à tout le monde. Même s’ils ont leurs qualités et leurs défauts, j’ai trouvé Matthew et sa sœur adorables. J’ai apprécié l’évolution de tous les personnages.

La plume est belle, délicate et véhicule toutes les émotions sans faille. J’ai trouvé l’idée bonne. Bon, je ne vais pas vous cacher que certains passages sont un peu longs pour moi. Les monologues sont des monologues un peu trop détaillés pour moi. Mises à part ces longueurs, j’avoue que j’ai fortement été surprise par ma lecture. Quelle belle découverte !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une plongée au cœur de la maison aux pignons verts et dans un classique qui mérite d’être lu !
  • Le panel de personnages que j’ai apprécié découvrir. Ils sont riches et fouillés. J’aime ça !
  • Les décors et les descriptions faites au travers les yeux d’Anne.

4.5

16

Ghost Love de Loïc Le Borgne

51V+D8hO+hLRésumé : La vie de Mathis a pris un tournant bien sombre depuis que son frère s’est tué en voiture. Oscillant entre soirées alcoolisées avec sa bande d’amis et job étudiant au journal du coin, son été s’étire dans la chaleur et la culpabilité. Il dérive jusqu’à Éléonore, jeune femme pleine de charme et de mystères. Ses goûts, ses paroles, ses passions s’accordent à merveille à ceux du jeune homme, bien qu’elle refuse tout contact physique… Sans cesse ramené au manoir abandonné du coin, Mathis s’embarque dans une histoire qui le dépasse, mais qui pourrait bien l’aider à panser quelques plaies.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Jérôme et les éditions Naos pour l’envoi de ce roman que j’attendais avec tellement d’impatience ! J’ai plongé dans Ghost Love comme si je n’avais rien à perdre. J’ai eu raison ! Quelle belle découverte ! Quelle lecture !

Comme vous le savez, dès qu’il y a une romance, je fonce. Ici, on trouve une romance fantastique et franchement, elle est très bien maitrisée ! L’auteur a trouvé l’équilibre parfait entre réalité et fiction mais aussi entre romance et action.

On fait la rencontre de Mathis, un jeune homme très attachant. Il a perdu son frère dans un accident de voiture : son meilleur ami, sa famille, son repère. La vie sans son frère est différente et compliquée. Sa vie est morne jusqu’à ce qu’il fasse la rencontre d’Eléonore. Elle vient éclairer la vie de Mathis au point qu’il en oublie ses soucis. Elle est belle, hors du commun et tellement différentes des filles fades que Mathis côtoie. Pigiste dans un journal le temps d’un été, Mathis va se battre avec Eléonore pour qu’un promoteur ne détruise pas le manoir de sa ville, là où il a l’habitude de trainer avec ses amis.

J’ai beaucoup apprécié le personnage de Mathis qui est un jeune homme blessé par la vie mais surtout calme et réfléchi. J’aime ce genre de personnage. J’ai beaucoup apprécié Eléonore pour le côté mystérieux qu’elle apporte à l’intrigue. Il m’est difficile de vous parler de l’intrigue sans vous en dévoiler une partie. Je vous conseille donc, si vous êtes un lecteur ou une lectrice adepte de la romance fantastique, de plonger dans cet univers.

On a aussi une dimension historique qui se met en place avec le personnage d’Alice Heine. Deuxième femme du prince Albert 1er de Monaco. Elle finira recluse dans son château reniée. Elle va finir par s’entourer des plus grands esprits français : entre littérature et philosophie, Alice Heine s’entoure de noms qui ne nous sont pas inconnus : Hugo, Proust… Elle a inspiré plus d’un de ces auteurs qui sont devenus ses amis. C’est son château que les jeunes de notre époque vont essayer de sauver d’un parc d’attraction.  J’ai beaucoup apprécié cette thématique du sauvetage du patrimoine. En effet, je trouve que cela n’est pas assez présent dans nos lectures. De plus, c’est très original de retrouver cette thématique dans une romance dite paranormale. J’ai trouvé cela très bien amené et construit. L’impulsion de la dimension fantastique se fait avec Eléonore et Alice Heine. Bien entendu avec le titre, on sait très bien que l’on va parler de fantôme mais je ne vous en dis pas plus…

Si j’ai apprécié la dimension fantastique de ce roman, j’ai trouvé quand même deux petits points qui ne m’ont pas forcément convaincue à 100%. Dans un premier temps, j’ai trouvé la séance de spiritisme assez attendue. En effet, Mathis et ses amis se lancent dans une partie d’ « esprit es-tu là ? » au début de l’intrigue. J’ai trouvé cette idée un peu trop attendue malheureusement. Dans un second temps, pour moi, la romance s’installe de manière trop rapide et abrupte dans cette histoire. Cela arrive trop rapidement pour que ce soit totalement crédible.

La plume de Loïc Le Borgne est très agréable. Je trouve que le roman ne souffre pas de longueur. Il se lit très rapidement et de manière très agréable. J’avoue qu’au départ, je me suis demandée où l’auteur allait nous amener. J’ai fait une petite pause au bout de 50 pages… Une fois la lecture reprise, j’ai mis mon nez dans ce roman sans pouvoir arrêter ma lecture. J’ai complètement adoré la dimension historique.

En définitive, j’ai beaucoup apprécié ma lecture. Les personnages de Mathis, Eléonore et Alice sont très agréables. Je les trouve bien construits et ils apportent de la matière à l’intrigue. De plus, l’intrigue est très équilibrée : entre romance et fantastique, j’ai apprécié le fait que l’on soit ni noyé par l’un ni par l’autre. J’ai apprécié le contexte historique ainsi que les personnages qu’il amène. Malgré quelques facilités, on se trouve dans une ambiance romantique que j’ai beaucoup appréciée. La plume de Loïc Le Borgne vient sublimer l’ensemble. Bravo à l’auteur pour ce roman tout en finesse et délicatesse.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un panel de personnages très sympathique. J’ai adoré Eléonore, Mathis et Alice.
  • Le contexte historique est très agréable. Cela apporte beaucoup au roman.
  • La thématique de la sauvegarde du patrimoine que j’ai trouvé intelligemment amenée et très originale dans ce genre de littérature.

4

11

Mes réceptions #14

mailbox-507594_1920-1

Hello, on se retrouve pour mes réceptions de la semaine dernière =)
~ Services presse ~ 

~ Achat personnel ~

téléchargement

Et voilà pour moi ! Je remercie chaleureusement les éditions Crin de Chimère et Catherine Beaugrand
Et vous qu’avez vous acheté de beau? ♥ 
21

Bilan mensuel d’octobre 2020

Salut tout le monde ! 🙂

pumpkin-spice-latte-3750036_1920 (1)

On se retrouve un peu tardivement, j’en suis navrée, pour le bilan mensuel d’octobre. La fin d’année est rude, éprouvante et je n’ai malheureusement plus autant de temps pour le blog. Mais ne vous en faites pas! Je lis toujours autant (: Il faut juste que je revois mon organisation.
——————————————————————————————-
Bilan Livresque
——————————————————————————————-
Services presse et Comités

Voici donc 17 lectures en service presse ainsi qu’une lecture pour un comité de lecture. Pas de lectures personnelles pour moi ce mois-ci, on fera mieux en novembre 😀

——————————————————————————————-
Top & Flop
——————————————————————————————-

TOP

J’ai lu mieux…

——————————————————————————————-
Les petits rendez-vous chez Satine =)
——————————————————————————————-

coffee-3678109_1920 (1)hirsch-643340_1920 (1)mailbox-507594_1920 (1)

10111213 

A bientôt 🙂
12

Mademoiselle Déjazet d’Anne Sophie Nédélec

xcover-5431Résumé : Pénétrez dans les coulisses du théâtre du XIXè siècle…Treizième enfant d’une famille modeste, Virginie Déjazet débute sur les planches à l’âge de cinq ans, sans se douter du destin exceptionnel qui l’attend. Tout de suite, le théâtre devient sa passion et son mode de vie. De scènes provinciales en salles parisiennes, elle trace peu à peu son chemin au milieu des intrigues de coulisses et des rivalités du Boulevard du Crime. Son physique androgyne, qui la destine à interpréter les rôles de jeunes garçons dans les vaudevilles, ne l’empêche pas de multiplier les conquêtes amoureuses. Femme de tête et femme de cœur, Virginie Déjazet se forge une devise « Bien faire et laisser dire ». Mais comment rester soi-même dans un milieu où la concurrence est rude et se joue dans le lit des directeurs de théâtre ? Côtoyant l’élite intellectuelle de l’époque et parvenue au sommet de sa gloire, Virginie Déjazet achète son propre théâtre, lance Victorien Sardou, encourage Rachel et Sarah Bernhardt… avant d’être balayée par les soubresauts d’un siècle tourmenté.

Le rideau n’attend plus que vous pour se lever sur l’histoire vraie de Virginie Déjazet, la petite comédienne qui tutoya les étoiles…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Anne Sophie Nédélec pour l’envoi de son roman. En effet, j’ai carrément craqué pour ce résumé. Cela faisait longtemps que je n’avais pas plongé dans une biographie.

Connaissez-vous Virginie Déjazet ? Personnellement, avant de lire ce roman, je ne la connaissais pas. En sortant de ma lecture, j’ai l’impression qu’elle est une amie proche… Preuve que ce roman fonctionne très bien !

De nature curieuse, je suis allée faire un petit tour sur notre ami wiki… Voilà les quelques mots introductifs que l’on peut trouver sur cette femme : « Pauline Virginie Déjazet née le 30 août 1798 à Paris et morte le 1er décembre 1875 à Belleville, est une actrice française. Elle a donné son nom au théâtre Déjazet, dont elle fut la propriétaire de 1859 à 1870. » Bien entendu, cette introduction va laisser place à des kilomètres d’explications mais qui peuvent paraitre un peu trop scolaires. Je vous propose de plonger avec moi dans l’univers d’Anne-Sophie Nédélec, une auteure qui va mettre en lumière ce personnage formidable d’une manière intelligente et merveilleuse.

On va faire la rencontre de Virginie Déjazet, une femme dont la carrière est toujours présente mais les années les plus glorieuses sont passées. Virginie à 70 ans. Elle est toujours là où elle se sent le mieux : sur les planches. Actrice, cette amoureuse du théâtre va remonter le fil de ses souvenirs et de sa vie en compagnie de son lectorat. Quelle délicieuse manière de nous parler de soi ! Les souvenirs : lointains, plus proches, nets ou flous, on va partir d’un petit point, d’une petite anecdote pour se plonger dans la vie de cette femme qui a eu une vie formidable et trépidante.

« Notre époque… Quelle époque ? J’ai vieilli, mais je veux être encore de mon temps ! Je ne suis pas de ces personnes âgées qui se complaisent dans l’évocation des vieux souvenirs, relisant encore et toujours les plus belles pages de leur vie jusqu’à ce qu’elles soient si bien délavées qu’ils doivent les réécrire en trempant leur plume à l’encre dorée de leur imagination. Le « c’était mieux avant » n’est pas pour moi. »

Rapidement, on comprend que Virginie est une petite fille qui baigne dans l’Art : danse, comédie, théâtre, cette jeune femme va grandir, connaitre les difficultés du métier d’actrice et va s’acharner pour arriver à décrocher des rôles plus prestigieux, de plus grande envergure, avant de devenir une célèbre actrice.  Sa vie n’a pas été simple, on le comprend mais Virginie apparait comme une personne forte et courageuse qui ne baisse jamais les bras. C’est un personnage fort qui va mener à bout de bras l’intrigue de sa vie.

On va aussi comprendre que l’on ne peut pas réduire Virginie à son métier. Elle est aussi animée par la passion. Ainsi, on va la connaitre aussi à travers le spectre des hommes qui ont bercé sa vie. L’âge d’or de Virginie Déjazet va lui permet de susciter l’émoi, la tentation, la séduction. Superbe femme, elle va connaitre la gloire. Les années passant, elle va comprendre que ces rôles qu’elle aimait tant ne lui correspondent plus forcément.

La célébrité ne fait pas tout. Virginie Déjazet va l’apprendre en vieillissant. Elle, toujours bien accompagnée, va se retrouver, au fil des ans, à perdre des amis qu’elle pensait sincères et proches. Cette biographie romancée est une belle leçon de vie. On sent toute l’humilité qui anime Virginie Déjazet. C’est toujours sur le ton de la confidence que le lecteur va apprendre à connaitre cette actrice. On a l’impression d’être autour d’un bon thé fumant et de discuter avec une amie, une vieille connaissance sur qui l’empreinte du temps n’a pas eu  d’incidence. C’est beau, émouvant et sincère.

A travers le personnage de Virginie Déjazet, j’ai aussi fait la rencontre de la plume d’Anne-Sophie Nédélec que je ne connaissais pas. J’ai adoré. Clairement. Cette biographie ne souffre d’aucune fausse note : aucune longueur, aucune faute (que c’est appréciable !) ainsi qu’une plume maitrisée qui va nous propulsé avec une facilité déconcertante dans cette fin du 18ème siècle au cœur de la vie de Virginie Déjazet.

Au-delà d’en apprendre plus sur notre personnage principal, le contexte artistique et historique est mis en avant et cela n’est pas pour me déplaire. Le monde de l’art est rude et semé d’embûches. Le monde du théâtre ne fait pas exception à la règle. C’est dur, cruel mais aussi beau et fort. C’est vraiment un aspect de ce roman que j’ai beaucoup apprécié. N’oublions pas non plus la place de la femme dans ce siècle qui ne la voit que comme une femme au foyer, une mère nourricière ou une prostituée. C’est très intéressant d’avoir un regard sur cet aspect social dans cette histoire.

Bravo à l’auteure pour cette œuvre. C’était une parenthèse intéressante et très belle. En ces temps incertains, c’est plus qu’appréciable !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • J’ai découvert Virginie Déjazet : j’ai apprécié ma rencontre !
  • La plume de l’auteure que j’ai trouvé belle et poétique
  • Le contexte historique et social apporté par cette histoire

4

29

Fallait pas de Jocelyne Bacquet

xcover-6265Résumé : Quel écrivain en mal d’éditeur ne s’est pas dit à lui-même ou sur le ton de la blague au cours d’une conversation entre amis, qu’il ne comprenait vraiment pas que l’on refuse partout son manuscrit, pourtant si parfait ? Ou qu’il irait personnellement étrangler le prochain éditeur qui oserait lui envoyer une réponse négative ? Mais de là à passer à l’acte, il y a un fossé aux tailles abyssales, que le personnage de ce livre ne va pas hésiter à franchir. Comment passer du statut d’écrivain à celui d’ennemi public numéro un ? Beaucoup plus simple qu’on ne pourrait le croire… Le méchant de service emmènera dans son sillage deux inspecteurs qui vivaient jusque-là aux antipodes l’un de l’autre, une libraire à la mémoire étonnante, un agent peu banal, mais aussi un chien attentif, quelques chats psychopathes, des boîtes de biscuits, un bébé émouvant et une réceptionniste aux facettes multiples, le tout évoluant au milieu de relents de vengeance et de rancœur.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Jocelyne Bacquet pour l’envoi de son roman. J’étais ravie de recevoir ce roman dont le résumé est juste… Exceptionnel ! J’aime beaucoup l’originalité de ce résumé. Comme j’évolue dans ce monde en tant que bloggeuse, j’ai trouvé l’idée très bonne.

L’auteure, dès le départ, nous propose une construction que l’on a déjà vu mais que je n’aime pas forcément. On va alterner entre le point de vue de notre tueur et d’un autre côté celui des enquêteurs. J’avoue que j’ai une forte préférence pour suivre une enquête policière seulement du côté des enquêteurs. J’ai plutôt tendance à fuir ce genre de construction parce que je n’aime pas être du côté des vilains tueurs. Ici, j’ai été agréablement surprise par le travail de Jocelyne Bacquet qui propose un roman réfléchi, intelligent et bien écrit. Ces chapitres où l’on suit le meurtrier sont assez bien ficelés. J’ai toujours une préférence pour une construction dite « classique » mais cela m’a moins dérangée que d’habitude.

Du côté des personnages, j’ai eu du mal à m’attacher à notre tueur mais j’ai apprécié cette thématique de la vengeance et surtout de voir comment le mal peut s’emparer de quelqu’un. Le refus de trop et notre personnage bascule dans la folie. Même si je ne cautionne aucunement ses actes, j’ai trouvé que l’auteure a pris un angle intéressant et proposant une évolution assez intéressante de ce personnage qui m’a dégoutée de plus en plus. C’est original. En revanche, je me suis beaucoup attachée aux personnages qui viennent bercer l’enquête. J’espère retrouver nos attachants enquêteurs dans une nouvelle intrigue policière.

L’auteure brode son intrigue d’une manière intéressante. Dans un roman policier, il vaut mieux avec une histoire sans longueur. Ce n’est pas une chose évidente parce qu’il faut poser le cadre, l’ambiance et expliquer la genèse des personnages. Jocelyne Bacquet y est parvenue au  haut la main ! Le roman ne souffre d’aucune longueur. De plus, le rythme est haletant grâce à ce changement de point de vue ainsi qu’aux chapitres courts et incisifs. C’est vraiment ce qu’il faut pour une enquête policière. En tant que lectrice, j’ai été happée jusqu’au bout de ma lecture.

J’ai apprécié l’originalité de l’angle pris et de mettre en avant la folie de l’homme face à la pire des choses à encaisser : le refus et le rejet. C’est difficile de gérer ces deux choses. C’est dans la nature humaine de se sentir humilié dans ces moments. L’auteure va pousser cette idée jusqu’à son paroxysme. Comme quoi, les écrivains ne sont pas tous des petits anges !

Je ne vais pas vous dire que je n’ai pas aimé le roman de Jocelyne Bacquet, je n’ai pas envie de finir enterrée dans la forêt près de chez moi… Non, je rigole. Je ne vous dirais pas que je ne l’ai pas apprécié, ça serait mentir. J’ai eu un peu de mal à me lancer dans les premiers chapitres mais une fois cette alternance de point de vue apprivoisée, j’ai trouvé cela très agréable et intéressant. La plume de Jocelyne Bacquet est très dynamique et fluide. Je trouve qu’elle porte le roman d’une manière très intéressante ! Comme dans chaque enquête, il y a un panel de personnages conséquents, j’avoue que je n’ai pas retenu tous les noms mais certains personnages sont marquants. La rencontre avec notre sociopathe est assez directe mais pourquoi pas !

Je tire mon chapeau à l’auteure pour ce roman, j’ai beaucoup apprécié l’originalité des thématiques, du traitement de ces dernières. J’ai aussi grandement apprécié le coup de pied que Jocelyne Bacquet vient mettre à la construction un peu poussiéreuse des personnages et de l’enquête policière. On est surpris et propulsé dans un tourbillon d’originalité.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un panel de personnages intéressants
  • Une plume très sympathique
  • Un cadre et une ambiance très bien construits

4.5

23

Forêt lointaine de Claire Elder

51vNRJhaMxL._SX331_BO1,204,203,200_Résumé : « Depuis ma fenêtre, je l’observe, alors qu’il sort de la forêt et traverse le pré à grandes enjambées, humant le vent, souriant d’avance de son sourire de loup … » Ainsi débute l’histoire, celle de deux enfants heureux et libres. Ils grandissent dans une nature foisonnante et généreuse en lisière de forêt et s’aiment d’un amour interdit. La vie va brutalement les emporter loin l’un de l’autre et les mener jusqu’à l’extrême. Alors qu’ils sont devenus adultes, artistes, et parents, et que des milliers de kilomètres les séparent, elle va les jeter. « La forêt lointaine » est une histoire où s’entremêlent les destins chahutés de trois générations de personnages passionnés et purs, liés par un secret.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Claire Elder pour l’envoi de ce service presse. Roman en auto édition, Forêt lointaine est un roman qui m’a plu. Il n’est pas un coup de cœur mais j’ai pris plaisir à découvrir l’histoire et la plume de Claire Elder.

Je vais commencer par le livre objet : si la couverture est très jolie, le roman n’est vraiment pas pratique pour des yeux comme les miens. En effet, c’est écrit assez petit et il y a peu de marge sur les côtés. Je ne suis pas forcément à l’aise avec cette idée d’avoir l’impression que les mots débordent des pages.

J’ai trouvé le travail de Claire Elder remarquablement intelligent ! En effet, au départ, on est un peu perdu, on ne sait pas trop où l’auteure nous emmène. On fait la rencontre d’Anne et de Fred, qui sont intimement liés à Léonard, Fran & Malo. Ces trois personnages font partie des vies de nos deux protagonistes principaux. D’emblée, il y a beaucoup de personnages, on ne se fixe pas sur une histoire… Puis, petit à petit, le lecteur comprend et le lecteur apprécie. Je ne vous cache pas le fait que j’ai mis un peu de temps à m’installer dans ma lecture parce que j’ai pris du temps pour appréhender l’univers. Après avoir arrêté de me poser des questions, j’ai plongé dans cette histoire où passés et présents s’entremêlent. Autre personnage très important dans ce roman : la forêt. Elle est belle, majestueuse et semble magique et enchantée.

On va suivre la vie d’Anna et Fred qui vont vivre un amour interdit. La vie n’est pas tendre avec eux et va leur jouer plusieurs « mauvais tours ». Jamais ils n’oublieront cette histoire, cet amour impossible qui pourtant va bouleverser leurs vies. Entre souvenirs et faits, entre passé et présent, l’auteure nous embarque dans une histoire pleine d’émotions et bouleversante. Comme je vous le disais, on va aussi faire la connaissance de Fran, la fille d’Anna qui va tenter de percer les secrets de sa mère mais aussi de Milo, le fils de Fred.

Forêt lointaine, c’est un roman où s’entrecroisent les mini-intrigues et propose une fresque familiale haletante, pleine de surprises et d’émotions. C’est un roman qui m’a agréablement surprise malgré un début un peu hésitant.

Je peux vous dire que la plume de Claire Elder est magnifique. Quelle délicatesse ! Quelle finesse dans le choix des mots ! Quelle poésie. Forêt lointaine prend les traits d’une bulle enchantée. Mon dieu mais quelle merveilleuse idée ! L’auteure nous embarque dans son histoire avec une facilité déconcertante grâce à cette plume qui permet de s’évader. J’ai vogué entre émotions et onirisme grâce à des descriptions fouillées, minutieuses et magnifiques. La thématique de l’art va être utilisée très intelligemment.

Le poids des secrets est aussi très important et présent dans ce roman. On se rend compte de la dangerosité de tous ces secrets qui peuvent pourrir et rendre des relations difficiles voire toxiques. L’amour peut être furieux quand il s’y met. Il consume les êtres et peut pousser à se retrancher dans un inconscient pour ne plus avoir à souffrir d’une réalité qui ne convient pas à son cœur. Cette histoire c’est celle d’Anna et Fred, c’est aussi celle de France et de Milo, ça peut être votre histoire. Tout le monde est touché, on se retrouve dans un tourbillon d’idées et ça fuse dans tous les sens. Bravo à l’auteure pour avoir proposé un roman qui est marqué par une originalité certaine et porté par une plume magnifique.

En définitive, je ne peux que vous pousser à plonger dans cette merveilleuse histoire qui n’a rien d’un conte de fée. Un amour impossible, des secrets lourds à porter, une fresque familiale intéressante et originale. Bref, Claire Elder, avec sa plume poétique et magnifique, vient nous marquer entre réalité et onirisme. C’est beau, pur. L’auteure nous propose de découvrir l’Amour sous toutes ses coutures. C’est très intéressant. L’amour est beau mais l’amour peut aussi faire mal. C’est ce que l’on va découvrir à travers nos personnages qui sont tous brossés et travaillés de manière incroyable. La forêt et ses descriptions sont magnifiques. Je ne peux que vous pousser à lire ce roman qui nous donne, de nouveau, foi en l’auto édition. Une petite pépite qui ne mérite que d’être publiée ! Bravo à l’auteure pour son remarquable travail.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Les personnages qui sont vraiment le point fort de ce roman.
  • Une plume magnifique qui nous transporte ailleurs grâce aux 1000 émotions véhiculées.
  • Les différentes thématiques abordées et l’angle pris pour parler d’amour.

4.5

20

Au-delà des collines de Marie Nocenti

téléchargementRésumé : 2036. Un virus inconnu déferle sur la Terre. Plus virulent qu’Ebola, plus mortel que la Grippe Espagnole, plus contagieux que le Covid-19, il plonge le monde entier dans le chaos. Mary, une jeune femme rescapée, tente de survivre à la pandémie en ralliant l’ouest des États-Unis dans l’espoir de trouver une communauté épargnée par la sauvagerie humaine. Faisant face à de multiples mauvaises rencontres, fusillades et attaques d’animaux sauvages, elle n’aura de cesse d’affronter les multiples dangers sur son chemin afin d’atteindre son but… « Au-delà des collines » est une fresque sauvage qui induit une réflexion sur les fondements des sociétés des pays riches et la démesure de notre civilisation. Dans une atmosphère post-apocalyptique, l’histoire est toutefois portée par un vent d’espoir.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Harald et IS Editions pour l’envoi de ce roman. Ce fut une délicate attention qui m’a beaucoup touchée. Vous vous êtes certainement demandé si je n’étais pas tombée sur la tête lorsque vous avez lu le résumé. Une dystopie… Je le crie assez haut et fort : ce genre n’est pas pour moi. Mais ici, j’ai, au-delà du fait que l’auteure me tentait déjà avec son autre roman, apprécié l’idée que ce roman poussait à la réflexion sur le fondement des sociétés des pays riches.

J’avoue que je ne suis pas forcément à l’aise avec les virus. Surtout en ce moment. Ce n’est pas une thématique que j’apprécie retrouver dans mes lectures parce que je ne suis pas le genre de lectrice à apprécier trouver des virus qui tuent, qui ravagent et qui déciment des populations entières. Ce roman proposait clairement d’aller au-delà du virus, dans un endroit où il n’existait pas. On fait la rencontre de Mary, une jeune femme qui a eu la chance de ne pas mourir de ce virus. C’est un personnage qui a souffert, qui a connu de très près la maladie, la mort, la perte. Bref, quand tout est noir, c’est difficile de ne pas s’attacher à ce personnage. C’est exactement ce qu’il se passe ici. On prend Mary sous notre aile et on décide de la suivre dans son périple.

2036 un futur proche. Ça fout les jetons de se dire que, dans la situation actuelle, on pourrait vivre ça. Finalement, seulement 16 ans nous séparent de cette intrigue. Ca remet un peu les idées en place. Face à la maladie, tout le monde devrait être au même stade. La mort ne fait pas attention aux comptes en banque et aux richesses personnelles…

L’ambiance de ce roman est assez sympathique et surprenante. On se balade dans des décors dignes du Far-West. C’est assez surprenant dans le sens où ces décors se prêtent plus facilement à une intrigue dans le passé plutôt que dans le futur. Mary enfourche son cheval et va voir si l’herbe est plus verte ailleurs. Il m’est plutôt difficile de parler de cette intrigue tant le résumé en dit suffisamment. En effet, on va suivre Mary dans sa quête d’un monde meilleur. C’est vers l’Ouest des Etats-Unis pour essayer de trouver un endroit épargné par la maladie mais aussi par la cruauté des Hommes.

Son périple va être appréciable tant il est criant de vérité. En effet, on se retrouve avec une intrigue profondément humaine : dans le bon et dans le mauvais sens du terme. Mary est un personnage incroyable et très humaine. Elle veut croire qu’il y a du bon en chaque être humain, qu’il y a quelque chose à sauver sur cette terre gangrénée par la méchanceté et la maladie. Mais on a aussi des antagonistes qui vont venir lui mettre des bâtons dans les roues et bien évidemment s’interroger sur la nature profonde du monde qui l’entoure.

Le côté post apocalyptique est bien présent, forcément. J’avoue que c’est la chose que j’ai le moins apprécié dans ce roman mais il ne m’a pas non plus empêché d’avancer dans ma lecture à un bon rythme. Je me suis rapidement focalisée sur le personnage de Mary et de son aventure. J’ai aussi énormément apprécié les décors proposés. C’est assez captivant tant on n’a pas l’habitude de voir ces décors dans une histoire futuriste.

Je l’ai déjà dit et je le dis de nouveau parce que mon expérience vient me confirmer ce que je pensais : je ne lirai plus de roman, pour le moment, qui parle de virus, de contamination et de tout ce qui peut se rapporter et rapprocher du Covid 19. C’est très réel, trop anxiogène pour moi. Je suis allée jusqu’au bout de ma lecture parce que je trouve que l’auteure nous propose quelque chose de très équilibré mais je me sens mal à l’aise avec ce genre de thématique, tout simplement.

La plume est fluide, l’univers dynamique. Je trouve que le roman ne souffre pas de longueurs. Les personnages sont bien travaillés et bien pensés. J’avoue que j’ai eu un gros coup de cœur pour le personnage de Mary. En effet, la situation qu’elle traverse est compliquée et on a envie de la prendre sous notre aile. C’est très intéressant d’avoir une bouée à qui/quoi s’accrocher pendant la lecture. Elle m’a bien aidée à travers cet univers post apocalyptique. La fresque sociale décrite est hurlante de vérité et permet au lecteur de se poser de sacrées questions en compagnie de Mary. J’adore !

Bravo à l’auteure pour ce travail

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un cadre original pour un roman post apocalyptique.
  • Le personnage de Mary que j’ai beaucoup apprécié
  • La crédibilité de l’histoire

3.5

20

Umbra luna : Tome 01 : la révolte magique de Nina Davis

81dRwu+tYEL.__BG0,0,0,0_FMpng_AC_UL320_SR226,320_Résumé : L’Ordre secret d’Umbra Luna recence les créatures surnaturelles et étudie tous les phénomènes magiques. Jenna, spécialiste des auras, travaille au département des énergies. Lorsqu’elle est envoyée en mission en Irlande, elle est loin d’imaginer ce qui l’y attend. Sous couverture en tant qu’étudiante à l’université de Cork, elle rencontre William, séduisant professeur d’art à l’aura ténébreuse. Très vite, elle le soupçonne de ne pas être qui il prétend mais se retrouve piégée. Un seul choix possible : s’allier à cet homme énigmatique et terrifiant pour survivre. De nombreuses vies sont en jeu, et Jenna ne peut plus rester dans l’ombre, même s’il lui faut affronter de très anciennes et terribles puissances. Et faire face à l’attirance magnétique irrépressible qui la pousse vers William. Série précédemment publiée sous le titre « Lumina Tenebris ». Version retravaillée.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Alter Real pour m’avoir permis de découvrir le premier tome de la saga Umbra Luna de Nina Davis. Ici, j’ai été charmé par le résumé. En effet, la couverture est un peu trop chargée à mon goût. J’ai quand même été au-delà de ce que je pouvais penser de ce torse nu… J’ai trouvé le résumé tentant, il en dit suffisamment sans en dire de trop… Bref, il ne m’en a pas fallu plus comme vous devez vous en douter !

Umbra Luna est une société secrète qui a pour but de recenser toutes les créatures surnaturelles qui existent ainsi que tout ce qui touche à la magie. En effet, la moindre manifestation magique est étudiée. C’est via Umbra Luna que nous allons rencontrer Jenna, une jeune sorcière talentueuse qui travaille dans cette société secrète depuis quelques années. Son patron, David, est un sale type. Détestable à souhait, lorsqu’il comprend qu’il n’obtiendra pas ce qu’il veut de la jeune demoiselle, il l’envoie, en Irlande, étudier un phénomène magique important et inconnu. C’est donc sous couverture estudiantine que Jenna va intégrer l’université de Cork et rencontre William, un professeur particulièrement intrigant…

J’ai beaucoup apprécié l’angle pris pour raconter cette histoire. J’avais peur que cela soit trop surnaturel, je ne suis pas forcément fan des intrigues où un chasseur part à la traque de quelqu’un ou quelque chose. C’est ce que je craignais avec cette histoire mais j’ai rapidement été soulagée de voir que je n’étais pas du tout dans ce genre d’histoire. Le fait que Jenna travaille sous couverture dans une université permet d’avoir un axe assez léger qui permet de respirer et de ne pas s’embourber dans une histoire de créatures.

L’Irlande est une très bonne idée tant la culture et le folklore de ce pays est propice à la découverte de créatures en tout genre. J’ai vraiment trouvé l’idée excellente. Vous savez, sans doute maintenant, que j’ai un gros coup de cœur pour le Royaume Uni et particulièrement pour l’Irlande qui est un pays que j’aime énormément pour sa culture, sa richesse mais aussi son folklore. Quel bonheur de retrouver cette thématique dans une de mes lectures.

Bien entendu, le mystère qui se dégage de William va attirer notre petite sorcière. Ils vont se rapprocher et une certaine romance va naitre entre les deux personnages. J’ai toujours peur que la romance empiète sur un univers comme celui-ci. En effet, une saga fantastique est riche en termes de découverte et de création. Il est souvent compliqué d’équilibrer la découverte d’un nouvel univers et d’une romance. Ici, j’ai été agréablement surprise par le fait que la romance « reste dans son coin » et ne vient pas éclipser le reste de l’histoire. C’est vraiment très intéressant. La romance est sympathique et vient se fondre dans tout le reste de l’intrigue de ce premier tome, c’est très agréable.

Au-delà du monde incroyablement coloré et agréable que j’ai découvert, j’ai apprécié la quête identitaire à laquelle doit faire face Jenna. En effet, sa vie a déjà dû prendre un virage à 180° avec son intégration à Umbra Luna mais, une fois de plus, après certaines révélations, ses convictions et ses certitudes vont être mises à mal une nouvelle fois. J’aime énormément lorsque les personnages principaux de mes lectures ont une psychologie détaillée et ne se contentent pas d’être seulement là physiquement.

Une chose est certaine : je lirai le tome 02 sans aucun doute. Je ne connaissais pas la plume de Nina Davis mais je suis ravie d’être tombée dessus. Alter Real a le don pour dénicher de petites perles et cette plume en fait partie. C’est fluide, dynamique et très agréable. Je trouve que le roman ne souffre pas de longueurs et se lit très bien. Les thématiques sont agréables et équilibrées, l’intrigue rondement menée par des personnages fins et détaillés. J’ai une petite préférence pour Jenna et William (forcément !) mais j’ai beaucoup apprécié le fait que l’auteure mette le folklore irlandais en avant. C’est vraiment un beau et savant mélange que l’on nous propose ici. Le roman n’est pas un coup de cœur mais j’ai, quand même, passé un super moment de lecture !

03 bonnes raisons de lire ce premier tome :

  • Une plongée au cœur de l’Irlande et de l’université de Cork
  • La romance ultra équilibrée avec le reste de l’intrigue
  • Les thématiques abordées que j’ai adorées !

Je remercie une nouvelle fois les éditions Alter Real pour ce partenariat que j’aime tant ! Merci pour votre confiance et votre dévouement. Vous êtes formidables.

4

16

Le mystère de Twelve Bens de Pierre Ganchegui

téléchargementRésumé : Alvin a choisi la lande irlandaise pour son calme, sa verdure, son silence. Quand son amie disparaît et des phénomènes étranges se produisent, la lande devient plus sombre et plus menaçante… D’écrivain de livres policiers, Alvin devient enquêteur à part entière …

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Pierre Ganchegui pour sa gentillesse et sa patience. En effet, j’ai un peu bidouillé dans les dates et une lecture promise pour septembre a été faite en octobre. J’en suis encore navrée. En plus, comme la découverte fut agréable, il est encore plus frustrant de l’avoir laissé trop patienter dans ma bibliothèque virtuelle.

Clairement, le mystère de Twelve Bens est un roman assez agréable. Premier roman de Pierre Ganchegui, j’avoue que certains petits points ne m’ont pas forcément plu à 100% mais tout cela reste perfectible.

Je pense que je suis partie avec une idée dans la tête et j’ai vite compris que je m’étais trompée. En effet, dans le résumé, on nous parle de « la lande irlandaise ». Personnellement, quand on parle de « mystère » et de « lande », je me suis mise dans la tête d’avoir une enquête policière digne de Sherlock Holmes avec le chien des Baskerville (oui, le cerveau humain fait des liens incroyables). Rapidement, j’ai compris que je n’allais pas avoir une enquête policière ainsi.

Pour ceux et celles qui ne connaissent pas Twelve Bens, un petit point Wiki s’impose ! « Les Twelve Bens ou Twelve Pins (en irlandais Na Beanna Beola) sont un ensemble de monts dans le Connemara. Les 12 montagnes portent les noms irlandais suivants (entre parenthèses la forme anglicisée) : Binn Bhán (Benbaun) ; Binn Chorr (Bencorr) ; Binn Dubh (Bencollaghduff) ; Binn Bhraoin ; Binn Doire Chláir (Derryclare) ; Binn Gabhar (Ben Gower) ; Meacanach ; Binn Fraoigh ; An Chailleach ; Binn Breac (Benbrack) ; Binn Leitrí (Benlettery) ; Binn Glean Uisce (Benglenisky). Ces montagnes sont très fréquentées pour la randonnée, l’escalade, la course en montagne et la chasse. Elles sont un des indéniables attraits touristiques du Connemara. »

Alvin est un personnage sympathique. J’ai eu un peu de mal avec lui au départ. Une fois qu’il se décide à enquêter et à essayer de comprendre ces bruits étranges, ces disparitions et ce qui se passe au cœur de Twelve Bens, il a commencé à susciter mon attention. J’ai trouvé qu’Alvin était dessiné comme un personnage britannique. Je l’ai trouvé agréable avec son chien Orton. Il forme un duo assez sympathique.

J’avoue qu’il y a un bon panel de personnages présents. En revanche, je n’ai pas trouvé qu’il y en avait qui sortait du lot à part Alvin et Orton. En effet, même s’ils sont bien travaillés et utilisés, je n’ai pas forcément su m’identifier à ces personnages même si j’ai apprécié découvrir l’histoire dans son ensemble.

C’est une histoire qui va mélanger l’espionnage à l’histoire de cet endroit mais aussi des disparitions inquiétantes. C’est vraiment un mélange sympathique que je ne pensais pas retrouver ici. Le mélange entre suspense, mystère et espionnage est très bien équilibré. L’auteur n’en fait pas de trop et cela rend son premier ouvrage très abordable. Honnêtement, je ne suis pas fan de la thématique de l’espionnage dans mes lectures. J’ai toujours l’impression de plonger dans l’univers de SAS. Ici, je suis contente d’avoir fait comme à mon habitude et avoir accepté sans forcément lire attentivement le résumé.

Maintenant, j’avoue que certains moments sont trop longs pour moi. En effet, je suis malheureusement restée spectatrice dans ce roman. Pourtant, il ne manque pas d’actions mais j’ai eu un peu de mal avec la plume. Je pense que c’est un peu trop irrégulier. La plume est sympathique mais parfois, il y a certains moments où tout s’enchaîne, on est pris dans un tourbillon d’événements et de surprises et puis, tout à coup… pouf, ça redescend et on est pris dans un moment où c’est plus compliqué de s’accrocher. Ainsi, mon rythme a été en dents de scie.

Ce premier roman est très intéressant et promet de belles surprises. Je trouve que l’auteur a su nous proposer un roman original avec des thématiques bien travaillées. J’ai aussi apprécié voyager à Belfast, sur les plaines d’Irlande. Ca m’a fait plaisir de retrouver ce pays que j’apprécie tant. Les descriptions sont très fines. La touche de fantastique est très appréciable aussi. Elle apporte une autre dimension au roman et cela prouve aussi l’imagination sans limite de l’auteur. Je suis certaine qu’il a encore pas mal d’histoires sous le pied à nous proposer. Cela promet de belles futures découvertes ! Même si ce n’est pas un coup de cœur, cette découverte a été sympathique.

En définitive, pour un premier roman, il n’est vraiment pas mal du tout ! La plume est agréable bien que quelques longueurs et moments plats sont à souligner. Le personnage d’Alvin vient épicer un peu l’intrigue. J’ai beaucoup apprécié le mélange et l’équilibre des thématiques. Merci à l’auteur pour l’envoi de son roman !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un roman qui se passe en Irlande, j’ai pris plaisir à (re)découvrir les lieux.
  • Le personnage d’Alvin
  • Le mélange des thématiques

3

24

Ces auteurs que j’aime lire en fin d’année

coffee-3678109_1920 (1)

Salut tout le monde!

Il n’y a pas de doute.. La fin d’année s’est installée.

Le vent qui craque dans les branches, la pluie qui tombe sur les fenêtres, les bonnes odeurs de soupe… mais surtout, surtout, surtout : les livres! Il n’y a pas de doute, certains genres, certains auteurs et certains livres sont plus appréciables en fin d’année. Vous êtes prêts? Bien calés sous les plaids? On est parti!

Clarisse Sabard

J’ai adoré ces trois livres! Il m’en reste quelques uns à découvrir 🙂 Clarisse Sabard a un don pour créer des ambiances qui sont très cosy. J’adore.

Nora Roberts

ob_1d5c5f89d95d7c4b233090dabdc1d2d6_index

La reine des histoires qui font fondre le coeur! 🙂 Je n’ai lu « que » le premier tome de cette saga mais j’en garde un bon souvenir. J’espère pouvoir me replonger dans ces histoires rapidement =)

Jenny Colgan

Je ne le cache pas, Jenny Colgan a carrément sa place dans ce petit article 😀 J’ai eu le cup cake café sous la neige à Noël dernier, il a patiemment attendu jusqu’à cette année 😀

Lucinda Riley

fb8abfeb-d340-4578-ac92-3e0699e190c8.__CR0,0,970,300_PT0_SX970_V1___

Source image : Amazon. Cliquez sur la photo pour en savoir plus 

THE Queen. Elle reste indétronable pour moi. J’ai laissé trainer le premier tome pendant des mois… Un plaid et un chocolat chaud plus tard, me voilà le nez dans le deuxième tome… C’est formidable ! ♥

Et voici les romans que j’aimerai découvrir en cette fin d’année…

12

L’éveil de l’ombre – Tome 02 : la relique de Tiphaine Levillain

CVT_Lveil-de-lOmbre-Tome-2--La-Relique_9211Résumé : Cette fois-ci, Jill, Betty et Niklas savent enfin où se rendre pour empêcher l’Ombre d’arriver à ses fins : Salem. Malgré les récentes révélations sur les Filles de la Nature et la Lumière, le trio de chasseurs d’Ombre est plus fort et plus soudé que jamais. La course contre la montre se poursuit, alors que de nouveaux mensonges sont mis à jour et que l’Ombre les talonne de près. L’avenir de l’humanité n’a jamais été aussi proche de basculer dans les ténèbres… Des pluies sanglantes s’abattront-elles bientôt sur Terre ?

~ Service presse ~

Je remercie Tiphaine Levillain pour sa gentille proposition via SimPlement. C’est toujours un plaisir de plonger dans l’univers de cette autrice qui sait captiver l’attention de son lecteur. J’avais beaucoup apprécié la lecture du premier tome, j’ai donc accepté très très très rapidement la demande sur SimPlement.

En route vers Salem ! Passage obligatoire lorsque l’on parle de sorcières, non ? Tiphaine Levillain laissait nos personnages dans un état peu enviable à la fin du premier tome. Vous vous souvenez de Betty ? Notre personnage principal. On la retrouve bouleverser, ne sachant plus trop où donner de la tête. Elle se pose des milliers de questions. Betty est toujours accompagnée de Jill et de Niklas. Ensemble, ils forment un trio improbable mais qui détonne. C’est très sympathique de les retrouver.

J’ai toujours un petit faible pour Betty qui est le personnage le plus remarquable pour moi. En effet, elle évolue beaucoup, elle redouble de courage et de volonté… C’est un personnage que j’adore pour les valeurs qu’elle véhicule mais aussi pour son caractère profondément humain. C’est une personne qui a des qualités et des défauts, elle fait des erreurs aussi, c’est très bien d’avoir ce genre de personnage dans les lectures. Jill est aussi un personnage que j’ai apprécié pour le côté « bad ass » qu’elle apporte au roman. Elle ne semble avoir peur de rien et de pas avoir froid aux yeux. Elle gère dans des situations où je serai partie en courant… Bref, c’est un personnage qui apporte un côté piquant au trio et à l’intrigue. Niklas est la touche masculine dans ce roman. On ne peut pas se passer de lui. Je trouve qu’il sert de relais entre les filles qui ne se comprennent pas toujours. Il essaye de temporiser et de faire pour que tout le monde soit « content » (le plus possible vu la situation dans laquelle ils sont).

Ce tome deux est dans la continuité de ce que nous avons pu découvrir dans le premier tome. Cependant, celui-ci nous permet d’avancer un peu plus dans l’histoire et de trouver une ambiance plus profonde, plus sombre, plus dangereuse. L’auteure est très intelligente dans sa démarche d’écriture. Elle nous propose de revoir les grandes lignes du premier tome dans ce deuxième opus. Bien sûr, il est bien mieux de lire le premier tome pour comprendre l’histoire dans sa totalité mais j’ai aimé ces petits rappels. J’ai lu le premier tome il y a quelque temps et j’avoue que ces petits rafraichissements de ma mémoire ont été salutaires.

L’intrigue prend de l’ampleur avec la présence des Filles de la Nature et j’ai aimé ça ! L’auteure a une imagination qui fourmille d’idées et j’avoue que ce tome deux est spectaculaire ! Ca explose dans tous les sens, à chaque page, on a envie de savoir la suite… Bref, on ne s’ennuie pas une seule seconde. Le troisième tome s’annonce épique. On retrouve ce combat entre le bien et le mal : entre l’Ombre et la Lumière. C’est très bien mené, j’ai adoré cette idée. On retrouve aussi des orbes, des hounds, bref, on est plongé très facilement de nouveau dans l’univers de l’auteure.

La narration se partage entre les points de vue de Jill et de Betty. On fait aussi face au regard de Jenna. Cette narration à la troisième personne du singulier n’est pas gênante dans le sens où nous avons différents points de vue qui viennent étoffer l’univers de l’auteure.

Ce que j’apprécie avec l’auteure c’est que, grâce à sa plume, elle nous embarque très facilement dans son monde. C’est vraiment très intéressant de voir avec quelle facilité elle nous prend par la main et nous emmène dans un univers qui est rondement mené et bien bâti. En effet, on se retrouve dans des batailles sans merci, des révélations assez spectaculaires, des personnages avec un pied dans l’ombre et un pied dans la lumière… Bref, on ne s’ennuie pas !

Je n’irai pas jusqu’au coup de cœur mais cette lecture est ultra agréable. Elle est fluide, ça fuse dans tous les sens et cela donne vraiment envie de savoir la suite. Tiphaine Levillain prouve, une nouvelle fois, qu’elle a de l’imagination à revendre et qu’elle a du talent. Bravo à elle !

03 bonnes raisons de lire ce deuxième tome :

  • Une suite à la hauteur de mes attentes en tant que lectrice
  • Le personnage de Betty que j’aime de plus en plus (et le trio qui fonctionne bien)
  • La plume de l’auteure qui est une valeur sûre pour moi maintenant

4.5

16

Dieu aime les rousses de Martine-Marie Muller

dieu-aime-les-rousses-tea-9782258192256_0Résumé : Au domaine du Paradou, perché sur une falaise normande, les d’Hocquelus ont fait du bonheur un art de vivre. Fous de jardins et d’une fantaisie inégalable, ils ont jugé artistique d’adopter trois fillettes d’une rousseur toute préraphaélite. Morag, Felicity, Bonnie. On parle anglais à table, on travaille dans les sept jardins, on reçoit des artistes. Mais, en août 1939, un peintre célèbre est assassiné au Paradou. Et l’inspecteur chargé de l’enquête n’est autre que l’ancien fiancé de Morag. Qui est le coupable ? Dora, l’épouse et artiste brimée ? Jiddu, l’Indien énigmatique ? Ou la « reine mère », prête à se débarrasser de ce gêneur comme d’un arbre mort qui masquerait la vue sur la mer ? La déclaration de guerre et l’étrange disparition de Morag et Jiddu vont retarder la découverte de l’assassin. Et celle des secrets de la famille… Un univers à la Agatha Christie, une plume teintée d’humour et d’excentricité.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Presses de la cité pour l’envoi de ce roman. Premier roman qui scelle un partenariat qui semble me réserver de belles surprises. Roman classé dans la collection « terres de France », il m’a surprise. En effet, je n’ai pas l’habitude de lire ce genre de roman. Je crois que l’on peut parler de « roman de terroir ». Pour ne rien cacher, c’était un gros crash test. Lorsque j’ai ouvert ma boite aux lettres et que j’ai vu le pavé que ce roman était, j’ai eu peur… Puis finalement, je me suis plongée dedans lors de ma pause déjeuner pour ne plus le lâcher le soir à la maison…

Dieu aime les rousses met en avant une famille excentrique, colorée et pleine d’esprit. J’ai beaucoup apprécié ma lecture dans la région normande. La famille Hocquelus est une famille géniale. J’ai beaucoup apprécié les trois jeunes filles : Morag, Felicity et Bonnie mais aussi Fergus et Aïda. On est dans un mélange des cultures assez sympathique, l’art du jardinage mais aussi de la peinture. L’art, de manière générale, est présent dans ce roman qui va vous proposer une enquête haletante.

Les Hocquelus coulent des jours heureux dans leur domaine du Paradou. C’est une famille formidable qui a décidé d’adopter trois petites filles rousses. A cinq, ils construisent un havre de paix dans lequel il fait bon vivre… Jusqu’au jour où le crime sonne à la porte et tue un célèbre peintre qui avait l’habitude de venir dans le domaine. Cette famille est atypique mais m’a beaucoup plu. Elle est riche par la culture des jardins mais aussi la culture artistique et linguistique qu’ils imposent. On parle anglais à table, on travaille dur, on cultive ses talents. C’est chouette.

« Je veux une rousse. Agée de sept ans. Pas un bébé, pas une toute petite. Je n’ai plus l’âge. Et en bonne santé. Rousse. Nous sommes rousses. Nous sommes l’oriflamme des facéties du démon. Nous arborons la couleur du scandale. »

Un crime a lieu dans le domaine du Paradou et tout désigne un personnage en particulier. Une ambiance particulièrement étoffée et travaillée s’installe alors dans cette intrigue sans faille. J’aime beaucoup l’idée d’une ambiance à la « Agatha Christie ». C’est vrai qu’on peut y penser. Cependant, le roman ne se réduit pas à cette idée. En effet, la plume de l’auteure est teintée d’humour et d’humanité. J’aime beaucoup ce mélange.

Les points forts de ce roman résident dans les personnages et dans les descriptions du cadre dans lequel on évolue. En effet, on a un panel assez large de personnages qui se dessine. Entre la famille, les personnages liés à l’enquête ainsi que les personnages liés au peintre mort, nous avons beaucoup de personnages même si certains retiennent plus notre attention que d’autres. J’ai beaucoup apprécié Morag et Felicity. D’ailleurs, la narration de ce roman est bercée par l’intrigue qui s’intéresse à l’enquête et des extraits du journal de Félicity qui revient sur les moments forts de la famille Hocquelus.  De plus, l’enquête va intimement se lier à la famille Hocquelus puisque l’enquêteur en charge de cette histoire est l’ancien fiancé de Morag.

Les descriptions sont très fines, travaillées et très belles. C’est très intéressant. On se sent bien au domaine du Paradou en essayant de comprendre la raison de ce meurtre et les coupables. J’ai aussi apprécié ces va-et-vient entre le passé et le présent. Ainsi, on comprend mieux comment les personnages en sont arrivés là. La toile historique est aussi importante. On est en plein dans l’annonce de la Seconde Guerre Mondiale. C’est un pan de l’intrigue très bien amené dans l’histoire et cela apporte une nouvelle dimension au roman.

L’approche artistique est très agréable, elle aussi. On se plonge dans un univers qui mêle les thématiques historique, artistique, familiale et policière. C’est vraiment très sympathique. Finalement, ce mélange permet une immersion totale dans ce roman dont les pages se tournent très facilement.

La plume est dynamique et fluide. J’avoue que j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’intrigue. Une fois passées les cinquante premières pages, on est propulsé dans une ambiance géniale.

En définitive, nous plongeons dans un roman très intéressant dont les personnages sont très agréables. Une enquête s’installe au sein du domaine du Paradou et nous propose un moment de lecture intense et très intelligent. On se balade entre les époques et entre les souvenirs grâce à Félicity. Dieu aime les rousses est un roman intense qui mêle les thématiques toutes plus travaillées les unes que les autres. Le tout est sublimé par une plume formidable que j’ai pris plaisir à découvrir. Bravo pour ce très beau roman.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le panel de personnages et surtout Morag et Félicity
  • La thématique de la peinture que j’ai beaucoup appréciée
  • L’enquête digne des plus grands

4

26

Le syndrome du spaghetti de Marie Vareille

61ws1nqu2lLRésumé : Quand la vie prend un virage aussi terrible qu’inattendu, comment se réinventer et garder espoir dans l’avenir? Léa a 16 ans, un talent immense et un rêve à réaliser. Entraînée par son père, qui est à la fois son modèle, son meilleur ami et son confident, elle avance avec confiance vers cet avenir tout tracé. À 17 ans, Anthony, obligé de faire face à l’absence de son père et aux gardes à vue de son frère, ne rêve plus depuis longtemps. Ils se sont croisés une fois par hasard ; ils n’auraient jamais dû se revoir. Pourtant, lorsque la vie de Léa s’écroule, Anthony est le seul à pouvoir l’aider à se relever. Leurs destinées s’en trouvent à jamais bouleversées.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Marie Vareille qui veille toujours à ce que je reçoive ses nouveaux romans. Merci beaucoup. Je suis toujours très touchée. Marie Vareille à une plume enchanteresse.

Clairement, on ne part pas avec ce que je préfère dans la littérature. A première vue, on part sur du Young Adult avec le basket comme thématique. Une jeune femme blanche, un jeune homme noir… J’ai eu peur de tomber dans le cliché. J’avais juste oublié une chose : c’est Marie Vareille. Et Marie Vareille excelle lorsqu’il s’agit de contourner le cliché pour nous proposer une intrigue riche, intéressante et envoutante.

On fait la rencontre de Léa, une jeune fille de 16 ans qui ne vit que pour une chose : faire partie de la WNBA. La ligue féminine de basketball américaine. Avec son père, elle travaille avec acharnement pour pouvoir réaliser son rêve et rendre fier son père qui n’a jamais lâché sa petite fille. Léa a une vie agréable : deux parents aimants, une sœur avec qui elle ne partage plus grand-chose mais qui reste sympathique.

D’un autre côté, on fait la rencontre d’Anthony, un jeune homme dont le parcours n’est pas aussi facile que celui de Léa. Il vit dans un quartier « qui craint », son frère fait des bêtises. Lorsque le jeune homme, basketteur talentueux fait une erreur, les portes se ferment et le basket n’est qu’un souvenir un peu brumeux.

La même envie sans avoir le même parcours. La même galère de voir son rêve exploser en plein vol. La croisée de ces deux chemins est belle, pleine d’émotions, de doutes et de craintes.

J’avoue que j’ai plus apprécié les moments sur Léa que sur Anthony. J’ai trouvé qu’ils fonctionnaient bien à deux mais l’histoire d’Anthony m’a moins touchée. Cela reste un avis personnel. Les personnages sont tous très bien traités. J’ai trouvé Léa touchante par son naturel et sa volonté de ne rien vouloir lâcher ni abandonner. Anthony est un jeune homme qui n’a pas forcément de chance non plus dans la vie. C’est vrai que sa vie n’est pas facile. Le basket est leur seul exutoire… Mais quand il faut savoir refreiner ses ardeurs et ses passions, c’est très compliqué, surtout pour des jeunes lycéens.

Ce que j’ai apprécié dans cette histoire, c’est que le basket, bien que présent, n’est pas forcément le nœud central de l’histoire. Il y a des crises familiales, amicales, existentielles. Il y a aussi de l’amour, des rires, de la joie mais aussi de la peine, de la rancœur, de la colère. C’est un savant mélange d’émotions qui fonctionne très bien. La remise en question d’un avenir tout tracé est compliquée. C’est un long chemin d’acceptation à parcourir. Léa et Anthony vont nous faire vivre un périple intense et incroyable au cœur de deux êtres blessés par la vie.

Il y a d’autres personnages : comme la sœur de Léa qui est dans une situation semblable à la sienne. Elle a mal au cœur pour plusieurs raisons que je vous laisserai découvrir. Il y a aussi les « problèmes normaux » d’une jeune fille de 16 ans : les tensions amoureuses, les jalousies, les problèmes amicaux… Tout ça vient bercer l’intrigue et c’est très intéressant. C’est ce qui rend ce roman adapté aux plus jeunes comme aux grands. C’est vraiment très intéressant. Il peut y avoir plusieurs degrés de lecture. Je suis persuadée que ce roman pourra parler de manière bien différente aux lecteurs et surtout qu’il pourra en aider plus d’un !

La plume de Marie Vareille est toujours aussi belle et accessible. On commence le roman sans vouloir le lâcher avant de connaitre la fin de l’histoire. Encore une fois, je suis surprise. Pour un roman que je n’aurais pas lu de moi-même, j’en ressors convaincue ! =)

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le personnage de Léa que j’ai trouvé humain et très beau.
  • La plume de Marie Vareille
  • Le courage des personnages. Voir ses rêves exploser en plein vol n’est pas chose aisée.

4

20

L’hypothèse du lézard d’Alan Moore

41cjvO0ynPLRésumé : La moitié de son visage était en porcelaine. Assise à son balcon, mâchonnant distraitement les fleurs bleues anémiques qu’elle avait cueillies dans la jardinière de la fenêtre, Som-Som considérait la cour de la Maison sans Horloges. Dépourvu de décorations et circulaire, l’espace reposait sous elle comme un puit sombre et stagnant. Les dalles noires, polies par le passage de nombreux pieds jusqu’à atteindre un lustre impavide, évoquaient davantage une eau tranquille que de la pierre, vues d’en haut.

~ Service presse ~

Je remercie Actu SF pour l’envoi. L’hypothèse du lézard est une nouvelle d’Alan Moore datant de 1987 qui est remis au goût du jour par ActuSF Graphic. Cette nouvelle est illustrée par Cindy Canévet.

Je ne vous le cache pas (comme d’habitude) ce que j’ai grandement apprécié ici, c’est la couverture. Regardez-moi la beauté de cette dernière ! J’ai eu la bonne surprise de trouver beaucoup d’illustrations dans cette nouvelle. Elle est richement illustrée et nous propose vraiment une très agréable surprise. C’est beau, c’est tellement beau ! Autre chose : j’ai tout de suite été attirée par la poésie qui se dégage du résumé. C’était très tentant.

Même si c’est une nouvelle et que ce n’est pas forcément un genre que j’apprécie plus que cela, je vous avoue que je me suis lancée dans cette lecture sans trop savoir où je mettais les pieds… C’est un retour en demi-teinte pour moi. J’ai dû lire deux fois la nouvelle pour la comprendre. Ma liseuse ne prenant pas en charge le format, j’ai dû la découvrir via mon ordinateur. Ce n’est clairement pas la meilleure manière de découvrir ce genre d’ouvrage… Bref.

On plonge directement dans un univers particulier : un bordel à Liavek, une ville fictive, qui va nous proposer un cadre particulier et une atmosphère dense et pesante. On fait la rencontre de la jeune Som-Som, Som-Som est amenée dans la maison sans horloge par sa mère, enfin, elle est vendue. On va suivre, sur plusieurs années ce singulier personnage pris au piège dans ce bordel. J’ai eu l’impression d’avoir un cabinet des curiosités vivant. Ce lieu est très connu à Liavek tant il est différent.

Som-Som est un personnage singulier. La pauvre. Franchement, ce qu’elle subit est vraiment terrible. Elle devient un personnage fort et courageux. On n’est pas du tout dans le pathos. Elle commence tout doucement sa vie dans ce bordel. Jusqu’au jour où Madame Ouish, la grande patronne, va lui annoncer qu’elle va porter le masque brisé. Privée de parole, son silence pèse lourd. Elle voit et elle entend tout. Elle devient la gardienne des secrets de ce lieu si particulier.

Le panel de personnages est assez dense et varié. On a Madame Ouish mais aussi Foral Yatt & Raura Chin. Avec ces personnages et à travers le personnage de Som-Som, on va explorer la thématique de la relation amoureuse et la place de l’ambition dans cette relation. C’est assez intéressant.

J’avoue que je me suis perdue dans les limbes de cette histoire. Je me suis mélangée les pinceaux plus d’une fois entre les noms des personnages et ce qui se passait… Ce fut confus.

Le souci, c’est ce que j’ai su m’attacher à aucun personnage. Je suis vraiment navrée d’écrire ça mais j’ai eu une impression de « trop, c’est trop ». Ce que je veux dire par là, c’est que je n’ai pas tout compris tant la langue est travaillée… Un manque de compréhension. J’ai confondu les personnages, l’ambiance est pesante, lourde… Cette ambiance fait écho au personnage de Som-Som qui est coincée dans ce corps sans pouvoir en sortir. En tant que lectrice, je me suis sentie coincée dans un texte qui ne me convenait pas. C’est vraiment étrange. Je pense que c’est le genre de texte qui passe ou qui casse… Malheureusement, je me suis un peu cassée la figure.

La plume est très travaillée, peut-être un peu trop pour moi. J’ai eu l’impression de voguer entre rêve et réalité. J’ai dû lire le texte deux fois pour prendre quelques notes. Clairement, le roman a été lu jusqu’au bout grâce au personnage de Som-Som ainsi qu’aux illustrations. Elles sont magnifiques.

2.5

15

Le second couplet de Guillaume Loup Bergé

cover-6166Résumé : Et si une simple chanson pouvait changer votre vie ? Hippolyte, employé de banque, s’étiole dans une capitale où il ne trouve de réconfort qu’auprès des distributeurs de billets. La veille des vacances de printemps, il reçoit un étrange paquet d’un expéditeur anonyme. Judith, elle, a fui à des centaines de kilomètres, son fils sous le bras, dans un village de bord de mer où elle ne projette plus que des films. Là, les beaux jours ne peuvent effacer les blessures d’un sort qui s’acharne. Le second couplet raconte la quête du père, la découverte du jazz, le deuil de la mère face à l’océan, et la rencontre de deux êtres qui tentent de dénouer les fils du passé. Hippolyte et Judith ont-ils droit à une seconde chance ? Ou bien l’histoire se répète-t-elle toujours, comme le refrain d’une mauvaise chanson ? Pour compléter la lecture, le roman est agrémenté de chansons et d’ambiances sonores accessibles grâce à des QR codes.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Largo Editions pour l’envoi de ce roman. Je suis ravie d’avoir eu la chance de recevoir ce roman via SimPlement. Je ne peux que vous conseiller de vous inscrire sur ce site. On fait de magnifiques découvertes ! Le second couplet fait partie de ces découvertes. C’était vraiment une très bonne lecture.

Un mot sur le livre objet. J’ai eu la chance de le découvrir en roman papier. Honnêtement, il est très agréable. C’est un semi-poche et il a la qualité d’un grand format pour moi : la lecture y est aérée et les pages sont très délicates. Le roman est flexible et manipulable sans l’abîmer. Quel bonheur ce genre de romans.

On fait la connaissance de notre personnage principal : Hippolyte, ou Hipp pour les plus intimes. Hippolyte a une vie bien rangée : un super travail, une même piaule d’étudiant depuis des années, il a de l’argent de côté grâce à son job mais reste un peu triste. Célibataire endurci, il a une sorte de relation avec Lorraine, la fille de son patron. Il se voit confier une tache assez délicate par son patron… En même temps, il reçoit un colis anonyme qui va l’emmener sur les traces de son passé et de sa vie.

J’ai beaucoup apprécié le fait que la musique ait une place dans cette histoire. Je m’attendais à en apprendre plus sur le jazz vu qu’on nous parle de découverte mais finalement, c’est vraiment une découverte pour Hippolyte. Je veux dire que le jazz est là pour ouvrir les yeux d’Hippolyte. Enfin, moi, j’entends le terme « découverte » en ce sens : une découverte de sa vie, une quête initiatique. Cela permet à Hippolyte de faire le point sur sa vie et de savoir ce qu’il veut vraiment. Judith est le personnage féminin qui va venir bousculer sa vie et ses attentes. C’est un personnage que j’ai bien apprécié malgré le fait qu’on ne sait pas grand-chose sur elle. Elle est intéressante mais j’aurais préféré un personnage un peu plus fouillé.

On va suivre Hippolyte durant quelques jours. C’était une promenade très sympathique. Moi qui a passé un week-end pluvieux et triste, ça m’a permis de larguer les amarres. La plume de l’auteur est très délicate et fluide. Elle permet une immersion totale et rapide dans cet univers. J’ai aimé la mer, la balade en voiture, j’ai aimé les repas, les sorties… Bref, c’est vraiment très sympathique.

Il n’y a aucune fausse note par rapport aux fautes. Que c’est agréable de ne pas avoir de faute ni de coquille ! Je salue le travail de la maison d’édition pour le livre objet et la qualité de la langue (et bien sur l’auteur, ça part quand même de son talent !)

Il faut aussi savoir qu’il y a des QR codes que vous pouvez flasher dans le roman pour écouter la musique dont on parle dans l’intrigue. J’ai trouvé ça sympathique et innovant ! J’adore ce genre de choses. Bon, j’avoue que comme j’ai lu dans mon lit, j’ai eu peur de me prendre mon téléphone dans la figure. Je n’ai pas tout flashé mais une bonne partie quand même. Pour les lecteurs qui aiment lire avec un fond sonore musical, je trouve l’idée très sympathique.

Il est vrai que le jazz est un genre musical que l’on ne voit pas souvent dans les romans (je vous conseille le court roman d’Alicia Alvarez qui le met en scène d’une manière fantastique et très sympathique). C’est donc assez agréable d’avoir un peu de neuf à se mettre sous la dent.

J’ai beaucoup apprécié la plongée dans la vie d’Hippolyte et ce qui en ressort par la suite. Il y a des décisions qu’il faut prendre même si elles ne sont pas évidentes. Hippolyte est un personnage que j’ai beaucoup apprécié pour sa générosité même s’il n’est pas forcément très expressif. On sent que c’est une bonne personne.

En définitive, c’est clairement le personnage d’Hippolyte qui porte le roman à bout de bras. J’ai aimé cette aventure et cette remise en question. Même si Judith ne m’a pas fait décoller, elle reste un personnage agréable à découvrir. La thématique de la musique est importante pour donner l’impulsion à l’aventure. J’ai apprécié découvrir les musiques dont l’auteur parlait ainsi que la plume de l’auteur.

J’insiste sur la qualité du roman en tant que livre objet mais aussi sur la qualité de l’œuvre en terme de correction et de mise en page. Bravo !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La découverte d’un personnage très sympathique.
  • La plume de l’auteur
  • La thématique du jazz

4

25

Mes réceptions #11

mailbox-507594_1920 (1)
Bonjour tout le monde, cette semaine a été riche… Outch !
~ Services presse ~ 

Je remercie tous mes partenaires: Eric Poupet, Alter Real, Taurnada, Evidence Editions, Belfond, M.E.C ainsi que les auteurs. Je remercie aussi la masse critique Babelio. 
~ Achats personnels ~ 

Et quelques petits achats personnels 😀
Et vous?
15

Cry Baby de Capucine B

Cry-babyRésumé : L’amour peut-il guérir les pires blessures ? Brandon travaille comme serveur dans une boîte de nuit branchée de Chicago. Il vit dans un appartement avec sa soeur, Lia, qui tente de survivre mais qui, sans la générosité de Brandon, ne pourrait s’assumer financièrement. Une mère trop protectrice, un père qui a fait de la prison, une soeur dépendante : la vie de Brandon n’est pas de tout repos et le jeune homme a tendance à s’oublier pour aider les siens. Ashley est correctrice dans une maison d’édition. Abandonnée par ses parents et hantée par ses vieux démons, elle doit apprendre à laisser son passé de côté pour pouvoir avancer et enfin toucher du doigt le bonheur. Chicago va-t-elle être le théâtre d’une nouvelle romance ? La rencontre de Brandon et Ashley est-elle une chance ? S’ils s’aiment passionnément, vont-ils être capables de construire une histoire solide et épanouissante ? Capucine B. a toujours écrit de petites histoires, d’abord pour ses amies, au collège, puis pour elle-même. Passionnée de lecture et d’écriture depuis son enfance, elle suit aujourd’hui des études de communication. Son imagination débordante et l’amour des mots lui ont permis d’écrire Cry Baby, son premier roman.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions de l’opportun pour l’envoi de ce roman en service presse. Je vous avoue, sans honte, que j’ai clairement craqué pour la couverture de ce roman. Cette couverture est magnifique. J’adore les couleurs !

On fait la rencontre de deux âmes perdues et déchirées. D’un côté, on a Brandon, un jeune homme très courageux qui m’a énormément plu. C’est un jeune homme qui va aider les siens même si pour cela, il doit s’oublier. Il ne peut vivre pleinement parce qu’il pense à sa sœur Lia qui n’est pas tendre avec lui… Mais aussi sa mère qui ne le laisse pas respirer, un père qui a fait de la prison. De l’autre côté, on fait la rencontre d’Ashley, une jeune femme qui travaille dans une maison d’édition et qui vit beaucoup de mauvaises choses dans la vie : l’abandon de ses parents et une relation amoureuse toxique…

Je ne vous le cache pas : ce roman est une grosse pavasse… Le roman fait plus de 800 pages. Ca peut effrayer plus d’un lecteur, c’est clair. Je pense en rassurer plus d’un en disant que le temps passe quand même assez rapidement.

Je ne vous le cache pas, j’ai adoré les personnages de Brandon et Ashley. J’ai trouvé que ces deux âmes tellement belles ensemble… Malgré le fait que je trouve que la romance arrive trop vite pour moi, j’ai trouvé qu’au fil des pages, elle était belle et crédible. De plus, la narration à la première personne du singulier permet de vivre cette histoire au plus proche des personnages. J’ai aussi adoré le fait qu’il y ait une alternance des points de vue. C’est bien, dans ce cas, d’avoir les points de vue des deux protagonistes.

La romance, même si elle s’installe trop vite pour moi, reste très bien traitée. En effet, on n’a pas d’excédent de guimauve et de rose à paillette. On a des thématiques dures mais qui est très bien assimilées au reste de l’intrigue. En effet, la présence d’une relation toxique est très intéressante. Cela souligne encore plus la crédibilité dont je vous parle. Au-delà de la relation toxique, on a la thématique de l’abandon qui s’installe mais aussi des choses plus sympathiques comme l’amitié, la complicité, la découverte de l’autre… C’est un très bon équilibre.

En revanche, j’ai trouvé les personnages secondaires un peu fades. Dommage, parce que Cole était assez sympathique mais ce personnage s’essouffle vite. Je suis complètement passée à côté du personnage de Becky qui ne me correspond pas du tout. C’est vraiment dommage parce que les personnages principaux sont très bien travaillés. En même temps, cela n’a pas beaucoup d’incidence parce qu’ici, c’est la romance le cœur de l’intrigue. Il est clair que si vous ne voulez pas une romance pure et dure, il vaut mieux passer votre chemin.

En définitive, je suis globalement surprise par ma lecture qui propose la rencontre de deux âmes sœurs. La romance est très prenante malgré une petite rapidité au départ, l’auteure a su prendre son temps dans un second temps et proposer une histoire d’amour crédible. Le personnage d’Ashley est très compliqué : elle a besoin d’amour et de reprendre confiance en elle. Brandon donne toute sa vie pour les autres en s’oubliant… La rencontre va être percutante. Les émotions sont très présentes dans l’intrigue : on passe du rire aux larmes, de la joie à la tristesse… bref on ne s’ennuie pas. Même si je n’ai pas plus apprécié que cela les personnages secondaires, j’ai adoré la psychologie d’Ashley et de Brandon. La plume de l’auteure est une découverte très sympathique, je lirai cette plume de nouveau sans aucun problème.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une romance très crédible
  • Un duo très intéressant
  • Une plume agréable

3.5

25

Ma vie de lectrice…

hirsch-643340_1920 (1)

Salut tout le monde 🙂 
Plusieurs personnes m’ont déjà demandée quel genre de lectrice je suis… Je vous propose de découvrir cela 😀 
Je suis une lectrice qui aime discuter avec les libraires, les auteurs ou encore les éditeurs. J’adore passer aux heures creuses pour discuter avec eux pendant quelques minutes sans déranger les autres clients… 😀 Je suis connue comme le loup blanc… Certains m’appelle même par mon surnom et me tutoie.  
Je ne suis pas une lectrice du matin… Franchement, j’adore lire mais le matin, j’ai du mal à me mettre dans mes lectures. J’ai plutôt tendance à lire l’après midi ou à veiller tard… 

giphy

Je déteste les fins tristes. Je n’aime pas lire des romans qui font pleurer dans les chaumières. J’ai plutôt tendance à apprécier les happy end… Le drama très peu pour moi. 

giphy (1)

Je tiens à mes livres et reste en extase devant mes bibliothèques. J’adore les voir remplies de beaucoup de livres. Je suis admirative des personnes qui lisent et revendent. J’en suis incapable et clairement… Je n’en ai pas envie. J’achète beaucoup, je lis beaucoup. En revanche, je suis capable de revendre des romans qui ne m’ont pas plu. 

giphy (3)

Le meilleur endroit pour lire? Là où mon chéri se trouve. J’adore lire en ayant mon chéri à côté de moi. Il joue, je lis bien souvent. J’adore quand il est avec moi Alors souvent, Jonathan se retrouve avec ma tête sur les jambes, mes pieds sur ses jambes… M’enfin, le pauvre, il faut toujours qu’il y ait un contact. 

giphy (5)

J’ai toujours quelque chose à grignoter à côté de moi lorsque je lis. Souvent quelque chose de sucré comme une plaquette de chocolat… :p Une boisson chaude est aussi appréciable ! 😀 

giphy (7)

Je suis tellement énervée quand un résumé spoile un roman! Même si j’avoue ne pas savoir lire certains romans sans connaître la fin (ouais, je n’ai pas su lire Harry Potter et les reliques de la mort sans savoir la fin)… je m’auto spoile sans soucis mais merci de ne pas le faire à ma place! 

giphy (6)

J’adore recevoir de nouveaux partenaires. Je suis aussi contente que Mr Mouche lorsque je trouve des romans dans ma boite aux lettres 😀 
Et voilà, vous en savez un peu plus sur moi…
PS : Moi aimer Disney? JAMAIS
A bientôt 

15

I will marry you de Marie Ves et Millie Jappe

116417806_287598975800626_6501814243259417783_oRésumé : Alice est une femme indépendante qui vit dans son pays aux merveilles. Ce qu’elle aime dans la vie se résume à son chien, ses cours de yoga, sa passion pour les vertus des pierres et des plantes. Léo est un homme ambitieux qui ne croit que ce qu’il voit. Dans sa vie, il n’y a pas de place pour le hasard, en dehors de sa passion pour les comics, il se concentre sur son job de programmeur informatique. Il est aussi maniaque qu’elle est bordélique. Il est aussi terre à terre qu’elle est rêveuse. Il pense stabilité et avenir, elle veut vivre au jour le jour sans se soucier du lendemain. Leurs convictions et leurs modes de vie si différents seront-ils des barrières trop solides à l’attirance qu’ils éprouvent l’un pour l’autre ?

~ Service presse ~

Je remercie M.E.C éditions pour l’envoi de ce roman. J’étais curieuse de savoir ce que cette romance pouvait donner. J’aime beaucoup la couverture. C’est très frais et cela sent bon la romance… On est parti pour mon avis !

On fait la rencontre de deux jeunes gens : Alice et Léo. Alice est tout le contraire de Léo. Indépendante, courageuse, elle a une passion certaine pour tout ce qui touche aux pierres et aux plantes. Calme et zen, Alice vit dans son monde avec son chien Riquiqui le Saint Bernard. Léo est un jeune homme qui a beaucoup d’ambition professionnelle, il va toujours plus loin, toujours plus haut (et pas toujours plus fort, on n’est pas dans Fort Boyard, oh !). Léo adore les comics, on va dire que c’est un « geek ». Ces deux personnages évoluent dans un monde parallèle. Rien ne semble pouvoir les rassembler mais… Le destin va se charger de tout chambouler dans leurs existences.

J’ai apprécié la narration qui va permet d’alterner les points de vue entre Léo et Alice. Le fait d’avoir choisi la première personne du singulier permet de mieux s’immerger dans les univers des personnages. C’est sympathique.

Clairement, l’idée de base me semblait sympathique. Je n’ai pas non plus ressenti un engouement de malade mais c’était une lecture qui pouvait être sympathique entre deux gros pavés, par exemple. Puis, je suis de nature très curieuse, donc, je me suis plongée dans cette lecture en me disant que ça allait le faire. Résultat ? C’était sympathique mais certains petits points ne m’ont pas forcément plu plus que cela.

Dans un premier temps, il y a trop de références «geek ». En effet, on est inondé sous les références. Je pense à la série The Big Bang Theory par exemple qui est citée assez souvent. Je ne suis pas fan de cette idée dans le sens où je ne suis pas certaine qu’un geek va toujours faire des références à cela. Cela donne un côté hyper gamin au personnage de Léo et franchement, pour côtoyer des vrais «geek », je vous assure que c’est très réducteur. C’est dommage. En revanche, j’ai apprécié en découvrir plus sur la lithothérapie.

Alice est un personnage que j’ai apprécié dans son ensemble. Si j’ai eu du mal avec le personnage de Léo, avec Alice c’était agréable. En revanche, j’ai plus apprécié le duo que les personnages traités de manière indépendante. Léo et Alice ont leurs caractères propres. Ca fait des étincelles. La répartie est au rendez-vous et c’est avec beaucoup d’humour que l’on découvre les péripéties de ces deux personnages. C’était vraiment très drôle. J’avoue que ça a rééquilibré mon ressenti sur ce roman. J’ai trouvé que les échanges étaient frais, fluides, dynamiques et modernes. L’histoire d’amour est semée d’embûches et d’obstacles. On se retrouve avec deux personnages qui sont très têtus et qui ne reviennent pas facilement sur ce qu’ils disent ou leurs convictions. C’est une histoire pleine d’émotions diverses. Je suis certaine que beaucoup de lectrices et lecteurs pourraient être séduits.

On n’est pas en reste au niveau des personnages secondaires. J’ai beaucoup apprécié la maman de Léo qui est une maman dite chiante mais qui veut le bonheur de son fils. C’est d’ailleurs elle l’instigatrice de la rencontre entre Alice et Léo. Elle apporte une bonne touche d’humour à ce roman et c’est très sympathique. Il y a aussi Olivier, le meilleur ami de Léo. Bon, j’ai été moins touchée par lui mais je trouve que ce personnage est aussi sympathique.

Les plumes sont très sympathiques et fraiches. Le rendu de ce roman à quatre mains est très intéressant. Il prouve que, même si un personnage ne nous plait pas plus que cela, ce n’est pas pour autant qu’on ne peut pas apprécier le roman. J’aime beaucoup ça !

En définitive, ma lecture a été agréable. J’ai eu quelques petits soucis avec les nombreuses références et avec le personnage de Léo qui soulève, pour moi, trop de stéréotypes par rapport au profil geek et c’est dommage. Alice est aussi un personnage sympathique mais sans plus. En revanche, le duo Léo/Alice est explosif et très drôle et permet de rebondir rapidement dans l’intrigue. Ceci est assez agréable. J’ai aussi apprécié les plumes des auteures.

03 bonnes raisons pour lire ce roman :

  • La répartie dont les deux personnages principaux sont dotés.
  • Les personnages secondaires qui sont sympathiques et le duo Léo/Alice
  • Les plumes agréables et fluides des auteures.

3

16

Fête de famille fatale de Juliette Sachs

9782824616834-475x500-1Résumé : Pour sa première réunion de famille en compagnie de Marc, son nouveau petit-ami, et de ses beaux-parents coincés, Camille a tout prévu : les cours de bridge pour plaire à belle-maman et les bouquins de philosophie pour impressionner beau-papa. Evidemment, rien ne se passe comme prévu ! Les choses se corsent encore lors de la fête du village. Alors qu’elle sert une coupe de champagne à l’un des pensionnaires de la maison de retraite, il s’écroule, mort. Pour se disculper, une seule solution pour Camille : démasquer elle-même l’assassin. Mais qui essaye par tous les moyens de lui faire porter le chapeau ? Et pourquoi l’ancienne petite-amie de Marc est-elle aussi envahissante et insupportable ? Autant de mystères à résoudre si Camille veut sauver ces fêtes de famille… sa peau !

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Juliette Sachs pour sa proposition, Eric Poupet et City Editions pour l’envoi de ce roman.

J’ai eu la chance de faire la rencontre de Camille à travers le premier volet de ses aventures chez Alter Real : On n’attire pas les hirondelles avec du vinaigre. C’était une très belle découverte qui m’avait laissé un sentiment de lecture très agréable. Je conseille d’ailleurs souvent ce roman. Fête de famille fatale est la suite des aventures de Camille. Il peut se lire indépendamment du premier volet mais il y a quelques petites anecdotes qui vous seront peut-être inconnues. Rien de bien méchant en soi !

Ce roman est un cosy mystery à la française qui va mélanger meurtre, famille et une bonne dose d’humour. En effet, ce roman se lit très rapidement tant la plume est entrainante et Camille attachante. Même si la fin ne m’a pas surprise, cela ne m’a pas empêché de passer un très bon moment de lecture sous mon plaid.

On retrouve Camille, notre jeune journaliste et enquêtrice à ses heures perdues, avec Marc, son conjoint. Les deux amoureux vont passer les fêtes de fin d’année chez les parents de Marc dans une vieille bâtisse qui tombe en décrépitude malgré les efforts de la famille de Marc pour garder cet héritage dans la famille. Camille est toujours aussi pétillante, maladroite et très drôle. Marc, notre Georges Clooney national, est lui, un personnage que j’ai aussi apprécié. Calme et drôle, je trouve qu’il vient parfaitement compléter le caractère de Camille. Ils forment un couple très agréable et moderne.

Camille va faire la rencontre de la famille de Marc qui est aux antipodes de sa famille. Ils sont cultivés, joueurs de bridge. Son beau-père relate très souvent la vie de ses philosophes préférés et sa belle-mère raconte l’Histoire du monde dès qu’elle le peut. Déformations professionnelles obligées, ses beaux-parents ne sont pas forcément les gens les plus intéressants du monde. Camille va devoir apprendre à composer avec eux et aussi avec le cousin de Marc, un jeune homme qui va venir dynamiser un peu la maisonnée.  De bourdes en bourdes, Camille va nous proposer une aventure assez mouvementée…

« T’as pété le service en porcelaine de mémé Huguette ? P’tain, si c’était moi qui avais fait cette erreur, je me serais fait défoncer par mes vieux. »

Camille est un aimant à malchance. Lors d’une soirée pour les fêtes de fin d’année, Camille va assister à l’empoisonnement d’un vieux monsieur. Comble du comble, Camille va être suspectée de cet empoisonnement. Ni une, ni deux, Camille va faire ce qu’elle sait faire de mieux ! Mener l’enquête officieusement pour se sauver de cette mauvaise passe….

Camille est un personnage qui va beaucoup évoluer durant ce roman. J’aime beaucoup ce qui se dégage de ce personnage. Elle est franche, courageuse et intelligente. Elle ne manque pas d’humour mais ce que je préfère chez elle (et aussi chez Marc), c’est le fait qu’elle soit humaine : elle a des qualités et des défauts, cela la rend profondément humaine et ça fait du bien. Marc & Camille n’ont rien de sophistiqué. Ils sont naturels, ils ne se prennent pas la tête et avancent ensemble. C’est très agréable d’avoir ce genre de personnages principaux.

L’intrigue est donc lancée. On rigole, on sourit, on est concentré sur cette enquête. Ce meurtre tombe de nulle part… Camille va devoir creuser pour tenter de comprendre ce qui a bien pu se passer. C’est vraiment très agréable. On vit cette histoire de très près grâce à une narration à la première personne du singulier. C’est vraiment prenant. On a envie de savoir la fin de cette histoire.

La plume de Juliette Sachs est très sympathique. Franchement, je pense qu’elle a trouvé son style et son rythme. Je suis ravie de savoir que j’ai encore un de ses romans à lire dans ma PAL. Le style est frais, la narration est aussi très intéressante. Certains moments sont bourrés d’humour et ça fait plaisir ! Juliette va nous proposer des répliques vraiment très piquantes et qui portent à sourire.

« Un Coca ? Et pourquoi pas un lait-fraise, tant qu’il y est ? J’ai débarqué dans la maison de l’enfer ! Non seulement ils n’ont pas de bière dans le frigo, mais en plus ils imaginent qu’une boisson sans alcool pourrait être une compensation valable. »

En définitive, j’ai beaucoup apprécié ma lecture même si j’ai deviné la fin de l’enquête assez facilement. Ce roman a répondu à mes attentes. Marc & Camille sont deux personnages bien campés que j’ai apprécié retrouver.  J’ai aimé le cadre, les descriptions, les lieux. La pointe d’humour omniprésente et les psychologies des personnages m’ont beaucoup touchée. La plume est très sympathique et commence à me rendre accro aux romans de l’auteure… Je recommande pour des lecteurs avides de lectures rapides dans un cadre charmant.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le personnage de Camille, c’est certain.
  • La plume de Juliette Sachs
  • Le cadre de ce roman

4.5

15

Ecarlate de Philippe Auribeau

ob_832a51_carlateRésumé : Providence, 1931. Une troupe de théâtre est sauvagement assassinée alors qu’elle travaillait à l’adaptation du roman La Lettre écarlate. Si la piste d’un ancien anarchiste italien semble évidente pour la police locale, l’équipe fédérale de Thomas Jefferson flaire des raisons bien plus obscures. Une ombre plane sur ce meurtre… et sur ceux qui mènent l’enquête. Après L’Héritage de Richelieu, roman de fantasy qui fait suite aux Lames de Cardinal de Pierre Pevel, Philippe Auribeau nous plonge dans un polar noir et fantastique dans l’univers du mythe de Cthulhu.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Actu SF pour l’envoi de ce roman. J’ai jeté mon dévolu sur ce roman le soir où je l’ai reçu… La couverture est juste magnifique. En plus, le point de départ est une œuvre littéraire (La lettre écarlate). J’étais curieuse de lire le rendu d’un mélange assez particulier : la Lettre écarlate et le mythe de Cthulhu.

Le mythe du Cthulhu, qu’est-ce que c’est ? Je sais que pour les lecteurs qui ne lisent pas forcément de la SFFF, cela peut paraitre un terme un peu farfelu. Voici donc un petit point info Wikipédia (qui a un article assez complet pour vulgariser la thématique). « Le mythe de Cthulhu est un univers de fiction collectif, développé par de multiples auteurs à partir de l’œuvre de l’écrivain américain Howard Phillips Lovecraft. Le monde du mythe de Cthulhu est un reflet du monde réel, mais où des entités extraterrestres — aussi puissantes qu’anciennes — cherchent à rétablir leur ancienne domination sur le globe terrestre. L’une d’entre elles est Cthulhu, qui apparaît dans la nouvelle L’Appel de Cthulhu (1928) et dont August Derleth a repris le nom pour désigner l’ensemble du « mythe ».

Ce roman est très bon ! Je ne connaissais pas du tout Philippe Auribeau mais j’ai adoré ce que j’ai découvert : la plume, l’univers, l’enquête… Bref, on ne s’ennuie pas une seule seconde.

On fait la rencontre de Thomas Jefferson (oui, comme le président) qui est membre du BOI (Bureau Of Investigation) qui est l’ancêtre du FBI (Federal Bureau of Investigation). Jefferson est envoyé sur une scène de crime particulièrement horrible : une troupe de théâtre a été littéralement massacrée sur scène lors d’une répétition de leur pièce de théâtre : La lettre écarlate. Une seule personne survit mais reste dans un état inquiétant.

Thomas Jefferson et son équipe (composée de son chauffeur et d’une détective privée) : Caleb Beauford et Diane Crane vont enquêter et essayer de comprendre qui et comment on a pu commettre un tel massacre. Honnêtement, l’auteur maitrise très bien les scènes sanglantes. Moi qui suis une petite nature, je n’ai jamais eu la sensation que l’auteur en faisait de trop : c’est équilibré et il y a des tripes là où il faut. Je pense que je suis un bon curseur pour celles et ceux qui seraient frileux pour cette lecture à cause de cela.

L’ambiance est très bonne. Nous sommes dans les années 1930 en Amérique. Nous avons donc encore ce regard particulier sur les hommes & femmes noirs. Nous sommes aussi en plein dans la prohibition. On a cette atmosphère particulière qui se dessine : le brouillard, ne pas vraiment savoir où l’on va, à qui on peut faire confiance… Bref, on est vraiment dans une enquête des années 30.

Les personnages sont très intéressants. Le trio principal est vraiment bien dessiné et se complète parfaitement. Il n’y a pas de différence entre Thomas, Caleb et Diane. Diane est acceptée sans aucun souci même si, dans ces années, la place de la femme peut être un sujet un peu tendu… Ajoutons à cela le fait que Caleb est noir et que Thomas fait partie d’une grande lignée et nous avons un trio atypique mais équilibré. Cependant, il ne faut pas oublier que l’on est dans les années 1930 : si le trio se traite avec respect et à égalité, il reste quand même des thématiques comme la xénophobie, le racisme, le machisme… Sinon, ce n’est pas drôle !

Nous avons aussi un panel de personnages secondaires qui se dessinent : principalement des suspects. Les personnages sont bien travaillés mais peut-être un peu attendus : le gardien italien, le directeur du théâtre… Je m’attendais à ce genre de caractères.

La narration va nous proposer de suivre le parcours de ces trois personnages dans cette enquête. J’ai adoré suivre Diane dans son enquête sur le passé d’un des personnages. Purée, j’ai adoré et détesté l’auteur en même temps sur cette période de lecture. De plus, l’ajout du mythe de l’homme noir vient ajouter une dimension fantastique très intéressante. En revanche, la fin m’a laissée perplexe. Je n’ai pas trop compris les dernières pages. Cela n’a pas gâché mon entrain pour ma lecture vu que c’est la fin mais j’avoue que je reste un peu sur ma faim pour le coup.

L’auteur fait le choix de chapitres courts qui vont dynamiser le roman. En effet, je trouve que le roman ne souffre d’aucune longueur. On va au principal sans oublier de mettre quelques détails pour épaissir un peu l’ambiance. C’est rondement mené par une plume fluide, dynamique et précise. Le style est bon et je relirai un roman de l’auteur sans aucun problème.

En définitive, malgré quelques personnages un peu attendus et une fin qui me laisse sur ma faim, je reste agréablement surprise par ma lecture. En effet, mélanger l’œuvre de Lovecraft avec La lettre écarlate est une idée formidable. Le côté fantastique s’ajoute par petites touches à l’intrigue de base. C’est très intelligent. L’atmosphère est fine et bien détaillée. On est vraiment dans une enquête des années 1930 qui est cassée par le trio atypique que l’auteur nous propose de découvrir. J’aime beaucoup l’idée de venir casser les stéréotypes des enquêteurs qui fument le cigare sous un lampadaire sous la pluie calfeutrés dans leurs impairs. C’est chouette ! L’enquête est très bien menée, il y a beaucoup d’actions, cela permet au lecteur de ne pas s’ennuyer. Bref, je recommande fortement !

Encore merci à ActuSF et à Jérôme pour l’envoi 🙂

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le mélange du mythe de Lovecraft avec une œuvre américaine classique
  • Le trio de personnages que j’ai beaucoup apprécié
  • L’enquête à proprement parler. Surtout la période de recherches avec Diane !

4

16

Le secret descendance de Philippe Raxhon

xcover-5735Résumé : Alors que l’historienne Laura Zante, invitée par des ufologues américains, est confrontée à un document troublant concernant le crash d’un ovni à Roswell en 1947, une mission qui risque de lui faire perdre pied, son compagnon François Lapierre est reçu en grande pompe à Buenos Aires par l’Académie nationale d’histoire de la République argentine. Le célèbre historien français ignore que des révélations stupéfiantes concernant Laura Zante l’attendent, et qu’elles le conduiront à vivre un enfer. Entre le désert du Nouveau-Mexique et la pampa argentine, entre les enjeux de la guerre froide et les tourments des desaparecidos d’une dictature sanglante, les démons du passé ne dorment jamais longtemps.

Après Le Complot des Philosophes (La Source S), et La Solution Thalassa, le troisième volet des aventures du couple d’historiens est peut-être le plus âpre pour les protagonistes, celui où la procédure critique montre ses limites et l’amour ses illusions. Parce que, dans l’histoire de l’humanité, la mémoire qui pèse le plus lourd, au final, c’est celle de chacun d’entre nous.

~ Service presse ~

Philippe Raxhon est certainement l’un des auteurs dont je prends beaucoup de plaisir à recevoir un roman. J’attends la suite des aventures de Laura Zante et de François Lapierre avec beaucoup d’impatience. Encore une fois, le charme a opéré et je suis ravie de ce que j’ai pu découvrir !

On retrouve donc notre fameux couple de personnages que j’apprécie rencontrer depuis maintenant trois tomes. Philippe Raxhon prend le parti de relater une histoire d’amour qui n’est pas parfaite. Tant mieux ! Cela ajoute de la crédibilité à ce couple qui traverse une petite zone de turbulence. Un léger déséquilibre va se former entre Laura et François. En effet, François part en Argentine pour son travail : il va être accueilli en grande pompe par l’académie nationale, Laura, elle, est complètement perdue professionnellement. C’est une situation compliquée quand son conjoint brille par son intelligence et son travail. Ted va faire son apparition dans l’univers de Philippe Raxhon, c’est un personnage clé qui va remettre en cause certaines choses que Laura pensaient claires et nettes. Cela permet une interrogation personnelle profonde et une quête identitaire assez intéressante.

Ce que j’apprécie le plus dans ma découverte, de manière générale, dans l’univers de l’auteur, c’est le fait que l’on s’intéresse à des faits historiques que l’on ne rencontre pas souvent dans nos lectures. Cela change de la thématique de la Guerre (et plus particulièrement de la Seconde Guerre Mondiale, tout ce qui est lié à Versailles et à Louis XIV ainsi que la vie de Jésus. Je fais une overdose de ces thématiques dans mes lectures. Ici, l’auteur va nous proposer deux pans historiques bien distincts : avec Laura, on part à Roswell, aux Etats Unis, pour tenter de faire la lumière sur le crash d’un O.V.N.I dans cette ville en 1947. De l’autre côté, en Argentine, François va mettre le doigt dans un engrenage très dangereux…. Les deux histoires m’ont plu parce que je ne connaissais pas du tout ces faits historiques. Je trouve ça très agréable d’apprendre en lisant. La partie sur l’ufologie est très intéressante et le côté farfelu de cette thématique est assez sympathique.

Philippe Raxhon est très doué pour nous proposer une intrigue qui va mêler l’Histoire et l’histoire. Il a l’art de savoir raconter les faits historiques sans endormir son lectorat. C’est vraiment très sympathique à lire : on n’est pas dans la redondance. Au contraire, on a une plume fluide et dynamique. Le mélange des genres est très intelligemment construit ! Entre thriller et faits historiques, on se retrouve dans une intrigue qui va aussi nous proposer une trame un peu plus personnelle et qui va mettre en scène nos deux personnages. On va aussi pouvoir avoir droit à des thématiques plus actuelles comme la place de la femme dans un monde d’hommes et le harcèlement sexuel. De plus, les faits historiques sont vraiment banalisés et ne viennent pas alourdir le texte, Philippe Raxhon explique clairement et facilement tout ce qui se passe dans ce roman.

Je ne peux que vous conseiller de lire les deux premiers tomes de cette saga. Honnêtement, vous pouvez lire ce roman sans lire les romans précédents mais vous allez peut être perdre un peu de substance, surtout sur la relation personnelle entre François et Laura.

En définitive, je salue une intrigue sans faille, un travail de recherche énorme et une plume fascinante. J’ai toujours le même entrain lorsqu’un roman de Philippe Raxhon tombe entre mes mains. Il m’est, comme d’habitude, difficile de parler de l’intrigue sans vous en dévoiler une partie (et je suis certaine que le résumé suffit amplement pour vous, chers lecteurs). J’ai adoré retrouver mon duo Laura & François. Plus vrais que nature, ils permettent d’ajouter une dimension plus personnelle voire intime au roman et cela se mélange à merveille avec l’Histoire et la fiction. J’ai passé, comme d’habitude, un moment de lecture délicieux, qui ne souffre pas de longueur ni de monotonie.

A lire de toute urgence pour les fans de Dan Brown. Vous comprendrez assez rapidement que Philippe Raxhon se hisse à la hauteur de ce monumental auteur.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Laura et François : un couple de personnages que j’ai pris plaisir à retrouver. J’ai aimé ce roman qui va faire évoluer leur relation et qui va permettre d’ajouter une dimension très crédible au roman.
  • La plume de Philippe Raxhon, incontestablement puissante et addictive.
  • L’univers et les faits historiques ! Aucune somnolence à l’horizon.

4.5

16

Mes réceptions #10

mailbox-507594_1920 (1)

Salut tout le monde! Une nouvelle semaine (triste et froide ici) débute..! Voici mes réceptions de la semaine passée 🙂
~ Services presse ~ 

Que des services presse cette semaine pour moi 🙂
Merci à Marie Vareille et PKJ pour l’envoi, à Librinova, aux presses de la cité ainsi qu’aux éditions de l’opportun. ♥ 
18

L’âme cœur de Sandra Duhot

xcover-5823Résumé : Constance, Adam et Sarah se lient d’une pure et profonde amitié sur les bancs de l’université. Quelques années plus tard, au moment de s’engager dans leur vie d’adulte, ils ne peuvent concevoir de rompre l’attachement si particulier qui les unit. Persuadés de pouvoir se contenter d’un simple compromis, chacun se fait la promesse de se revoir tous les quatre ans en un lieu spécifique, choisi à tour de rôle. Constance s’envole alors pour les États-Unis, où elle convole en justes noces. Adam part pour la Grèce afin d’y intégrer la célèbre école française d’archéologie. Sarah, professeure à la Sorbonne, s’installe à Paris et renoue avec ses racines provençales qui vont la conduire de Vauvenargues au nord d’Aix-en-Provence jusqu’aux calanques de Marseille et lui révéler le douloureux secret de sa naissance. Entre chassés croisés amoureux, souffrances conjugales et retrouvailles chargées de vaines promesses, chacun tente de trouver le bonheur. Mais comment être heureux loin de ses convictions profondes en niant l’essentiel : le lien indéfectible qui unit ces trois êtres à la vie, à la mort ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Evidence Editions pour l’envoi de ce roman en service presse. J’avais déjà croisé la route de la plume de Sandra Duhot, c’était donc, pour moi, un plaisir de tenter l’expérience de nouveau avec une nouvelle histoire, un nouveau genre et un nouvel univers.

Ce roman est très agréable. Je l’ai lu sur une soirée tellement j’étais happée par l’histoire. On fait la rencontre de Constance, Adam et Sarah. Trois personnages qui vont être les personnages principaux de cette intrigue. Ces trois personnages vont rapidement devenir de véritables amis. Très proches, ils commencent leurs études ensemble. Ils sont inséparables et se connaissent comme leur poche. C’est une belle relation qui se tisse au fil des pages et des années.

Rapidement, les ambitions professionnelles vont faire surface. Cela va commencer doucement : ils vont choisir des orientations différentes, des options universitaires différentes, puis les chemins vont se séparer un peu plus : les carrières professionnelles vont prendre un virage à 180° lorsque Constance va quitter la France pour les Etats-Unis et y faire sa vie, qu’Adam va intégrer un programme d’archéologie en Grèce et que Sarah va commencer sa vie de professeur universitaire en France, à la Sorbonne.

Honnêtement, d’habitude, j’ai toujours une préférence dans un trio. Ici, j’ai trouvé très intelligent le faire de pouvoir traiter ces personnages comme une entité unique mais aussi savoir les séparer et les « rencontrer » de manière isolée. Cela permet de mieux les découvrir et les cerner. C’est vraiment très sympathique. Ainsi, on s’attache à eux et on va les voir évoluer dans leurs vies personnelles et professionnelles. C’est le trio que j’ai grandement apprécié dans l’ensemble. Ils sont très attachants. Ces personnages marquent le fait que l’amitié, sous sa forme la plus forte et intense, va rapidement migrer vers un amour certain. Ils deviennent une véritable famille les uns pour les autres.

C’est pour cette raison que tous les quatre ans, les amis se retrouvent dans un lieu qu’ils choisissent à tour de rôle pour se retrouver. Une parenthèse accueillie avec bonheur à chaque fois. Il est toujours difficile de reprendre le cours de la vie et du quotidien mais j’ai trouvé l’idée belle et sensible. Ils sont là les uns pour les autres et j’adore cette idée.

La narration externe va se diviser en plusieurs chapitres et plusieurs années. Si cette narration va permettre de suivre les trois personnages, on va passer un peu plus de temps avec Sarah qui est très touchante. On a rapidement envie de la prendre sous notre aile et de l’aider du mieux que l’on peut. On va aussi avoir la thématique du passé qui est très présente. En effet, il va falloir comprendre et accepter son passé pour pouvoir avancer. Ce n’est pas donné à tout le monde. Je pense que j’aurais préférée une narration à la première personne avec une alternance des points de vue. En effet, on apprécie ce que l’on lit mais on n’est pas forcément dans le vif de l’action.

« La qualité première d’une amitié vraie n’était-elle pas précisément de trouver le bon dosage entre une écoute attentive, un partage des expériences et une entraide désintéressée de tous les instants ? Les conseils prodigués devaient rester des conseils et l’orientation des choix laissée à l’appréciation de la personne concernée. En cela, l’amitié se différenciait de l’amour qui, avec le temps, pouvait être dévoyé vers une forme de possession et d’autoritarisme des partenaires, ces derniers oubliant, volontairement ou involontairement, le sens profond de l’amour »

Au-delà de ces thématiques abordées, Sandra Duhot m’a surprise plus d’une fois. C’est vraiment très sympathique et cela rend la lecture prenante et inoubliable. Franchement, c’est un très bon roman : une jolie ode à l’amitié qui ravira plus d’un lecteur. On soulève des thématiques dures et difficiles mais l’équilibre est parfait. La plume de Sandra Duhot est très fluide, elle véhicule les émotions d’une manière subtile et poétique. Les descriptions sont très jolies, l’auteure sait de quoi elle parle et ça se sent. On est propulsé dans une histoire qui nous propose de jolis voyages.

En définitive, voici une superbe découverte ! Je suis ravie d’avoir remis le nez dans l’univers de Sandra Duhot. Les personnages sont bien campés, les descriptions très bien maitrisées ainsi qu’une plume qui nous propose des thématiques difficiles et une jolie ode à l’amitié, la vraie.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une histoire qui met l’amitié en avant. Je suis vraiment sous le charme de cette amitié.
  • Le trio de personnages mis en avant, c’est top !
  • Les descriptions très bien faites et crédibles.

4

18

PAL Mensuelle Octobre 2020

coollogo_com-7698299

Coucou tout le monde, nous voilà reparti pour un nouveau mois. Cela ne fait plus aucun doute, l’automne est là. A moi les lectures sous le plaid, les gros pulls, les boissons chaudes et les Disney le dimanche matin. C’est ma saison préférée! Sauter dans les flaques d’eau, m’émerveiller des couleurs de la Nature, regarder la pluie tomber alors que je suis au chaud, quel bonheur ! On y va pour ma PAL du mois 🙂 

Pumpkin-Vector-Illustration-Free-JPG-Graphic-Cave-1080x565

Glitter_08c57aa14f

Glitter_48a13b9888

Glitter_91aed804e3

Et vous? Quoi de prévu ? 😀 
S’ajoute, comme d’habitude, à tout cela, quelques romans pour des comités de lecture pour des ME. 

Pumpkin-Vector-Illustration-Free-JPG-Graphic-Cave-1080x565

18

Bilan mensuel septembre 2020

dolomites-2897602_1920 (1)
Salut tout le monde! 🙂
On se retrouve avec mon bilan du mois de septembre. Il ne fut, ma foi, pas trop mal! 🙂
——————————————————————————————-
Bilan Livresque
——————————————————————————————-
Services presse, Prix et Comités

Lecture personnelle

61Csme4bhfL

Nous avons donc 15 services presse, 2 livres en comité, 2 livres pour Librinova et les 2 derniers romans pour le prix des auteurs inconnus ainsi qu’une lecture détente. Pour un total de 22 romans =)
——————————————————————————————-
Top & Flop
——————————————————————————————-

TOP

J’ai eu plus de mal avec… 

Je me suis rendue compte que j’avais eu plus de mal à écrire mes chroniques ce mois-ci. J’ai réussi à boucler mon planning de lecture mensuel mais je ne suis pas parvenue à tout chroniquer. Cependant, je vais essayer de me faire une petite banque de chronique pour pouvoir en publier un peu plus… 🙂
——————————————————————————————-
Les petits rendez-vous chez Satine =)
——————————————————————————————-

mailbox-507594_1920 (1)

6789 

road-1072823_1920 (1)
autumn-4579561_1920 (1)

A bientôt
12

Une agate rouge sang de Frédérick Maurès

61pwu-9P2xLRésumé : Dans un petit village, quelque part en France, Marie-Louise, une vieille dame presque centenaire, disparaît en léguant à celui qui s’occupe de son jardin, Mathieu Lambert, un appartement qu’elle possédait à Paris et qui est demeuré inoccupé depuis 1943. Mathieu ne sait pas pourquoi il a hérité ce bien et va découvrir petit à petit les composantes du passé de sa bienfaitrice et, par voie de conséquence, de son propre passé. Construit à partir d’une succession d’allers-retours dans le temps, à différentes dates clés du passé, Une agate rouge sang tient le lecteur en haleine du début à la fin en lui permettant de démêler progressivement le fil de l’intrigue, chaque chapitre apportant une pièce supplémentaire à la reconstitution du puzzle.

~ Lecture prix des auteurs inconnus 2019 ~

Je remercie chaleureusement le prix des auteurs inconnus pour l’envoi de ce roman. Ce roman vient clore ma participation dans la catégorie « littérature blanche » et ma participation de manière générale pour le prix. On dit toujours qu’on garde le meilleur pour la fin… Cette fois-ci, c’est bien vrai !

On fait la rencontre de Mathieu Lambert, le jardinier de Madame Marie-Louise, qui vient rendre un dernier hommage à cette dame qui a marqué sa vie. Mathieu est un personnage que j’ai grandement apprécié de manière générale : calme, posé, réfléchi, j’aime ce genre de personnages.  Mathieu va hériter d’un bien immobilier de Marie-Louise ce qui va lui permettre d’éclairer sa vie ainsi que son passé. De plus, le fait d’avoir un personnage principal âgé m’a beaucoup plu. On est dans une intrigue richement pensée mettant en scène un Mathieu âgé qui va enfin mettre le doigt sur ce qu’il ne comprenait pas dans son passé.

Mathieu et Marie-Louise ne sont pas les seuls personnages que l’on rencontre dans cette83635699_10216845068819798_5287050577543430144_n histoire, mais, ils sont pour moi, les plus remarquables. En effet, j’ai grandement apprécié découvrir la vie de Marie-Louise à travers cette narration qui va faire des aller-retours entre le passé et le présent. Lorsque l’on dit qu’il faut connaître son passé pour comprendre le présent, c’est bien vrai. Frédérick Maurès nous propose une histoire où les secrets de famille sont présents, où la Seconde Guerre Mondiale est en toile de fond

A la lecture du résumé, quand j’ai lu que Mathieu héritait d’un appartement inoccupé depuis 1943, rapidement, je me suis dit que j’allais lire un roman sur la seconde guerre mondiale. En ce moment, cette thématique historique vient bercer mes lectures, je ne sais pas pourquoi. Cependant, ce n’est pas gênant ici tant l’auteur semble maîtriser ce qu’il dit. Les scènes sont très crédibles et on est propulsé au cœur de l’horreur de cette période historique. Bien entendu, les thématiques soulevées sont lourdes, je n’ai pas besoin de m’attarder là-dessus. Vous savez très bien ce que l’on peut trouver de lourd lors de cette période historique si particulière.

J’ai été déstabilisée lors des premiers chapitres. En effet, les aller-retours entre passé et présent sont sympathiques mais ils mettent du temps à se mettre en place dans le sens où il faut tisser les liens entre les personnages, comprendre qui est qui et comment il fait avancer l’histoire. Une fois passé ces passages assez délicats, la lecture se fait rapidement. J’ai eu du mal à m’immerger dans l’histoire avec cette alternance au niveau des époques mais une fois dedans, on se sent bien.

On vogue entre le passé et le présent mais pas forcément dans un ordre chronologique. En effet, on se retrouve avec des sortes de réminiscences. Le lecteur va atterrir à un moment clé du passé marqué par un souvenir de Marie-Louise. Ainsi on a une impression de surgissement, le souvenir remonte à la mémoire et dans l’intrigue. C’est très intéressant de ne pas avoir un ordre chronologie. Cela marque une difficulté pour le lecteur mais on comprend où l’auteur veut en venir.

Avec cette fresque familiale et sociale, l’auteur va permettre au lecteur de se plonger dans une histoire trépidante, hurlante de crédibilité qui va permettre de se sentir bien dans cette lecture. Ce qu’on lit n’est pas évident mais permet quand même d’avoir un bon roman dans les mains qui est équilibré. Je regrette peut être un manque d’approfondissement de certains personnages. Si j’ai apprécié Mathieu et Marie-Louise, j’ai trouvé que Sarah, Benoit ou encore David manquaient de profondeur. Je ne me suis pas attachée à eux comme je l’ai fait avec les deux premiers. Ainsi, le roman est au service de ces personnes qui ont œuvré pour la Résistance, pour une France libre, pour la vie simplement. Cette difficulté dans les thématiques va être équilibrée par la présence de l’amitié, de l’amour et du courage de prendre des décisions qui vont changer la vie.

En définitive, je pense que c’est un très bon roman que nous propose Frédérick Maurès. Il a de bonnes bases et nous propose une intrigue sans faille ni longueur. C’est le plus important. La plume de l’auteur est très sympathique, fluide et dynamique. On sent tout le travail derrière ce premier roman et la réflexion qu’il apporte. Cela ne doit pas être évident d’écrire sur cette période sans faire de bourdes historiques. Je salue donc l’auteur pour son travail qui permet au lecteur de s’immerger dans une intrigue riche et détaillée. Les personnages de Mathieu et Maire-Louise sont très agréables et nous proposent une plongée dans une fresque familiale et historique prenante.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une intrigue crédible et très bien ficelée.
  • Une narration intéressante qui va alterner les chapitres entre passé et présent.
  • Un duo de personnages principaux très agréables.

4.5

Retrouvez le PDAI ici 

 

18

Qu’une parenthèse de Gaëlle Ausserré

xcover-4335Résumé : Paris, printemps 1960. Hélène, quinze ans, découvre des lettres adressées à sa mère, Solange, pendant la guerre. Toutes les certitudes qu’elle a sur sa famille sont remises en question. Solange fait alors à sa fille le récit émouvant d’un épisode de sa vie qu’elle souhaitait oublier. En 1938, Solange est une jeune étudiante en médecine indépendante et solitaire lorsqu’elle fait la connaissance d’une famille qui va transformer son existence. Quand la guerre éclate, elle découvre l’Occupation, la peur, les arrestations, et, malgré tout, des amitiés inattendues. Au cœur de cette période troublée, elle est également contrainte de faire la paix avec son passé. Au travers des yeux de Solange, les secrets entourant sa vie se dévoilent peu à peu. Ce roman retrace l’histoire bouleversante d’une jeune femme poussée par la guerre dans ses retranchements, amenée à faire des choses dont elle se pensait incapable afin de protéger ceux qu’elle aime.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement l’auteure pour l’envoi de ce roman via la plateforme SimPlement. Un craquage purement esthétique. J’ai beaucoup apprécié la douceur qui se dégage des couleurs de cette couverture. J’aime beaucoup les romans où la thématique des lettres est présente. C’était donc une bonne idée de lecture pour moi.

Nous faisons le grand plongeon dans la Seconde Guerre Mondiale. Ainsi, nous allons pouvons assister à l’invasion des allemands mais aussi à la rafle du Vel d’Hiv par exemple. Nous allons être au cœur de cette période historique très dure et compliquée.

On va faire la rencontre d’une jeune fille : Hélène. Hélène est la fille de Solange qui va faire une incroyable et déroutante découverte sur sa famille. Ainsi, Solange va raconter sa vie durant la guerre ainsi que celle de Samuel, de Léna, de Léon et d’autres personnages qui vont venir bercer le roman.

J’ai beaucoup apprécié ma découverte. Je trouve que l’auteure a su retranscrire avec beaucoup d’émotions cette période historique si particulière. On n’est vraiment pas dans le jugement. On ressent ce que plusieurs peuples ont pu ressentir face à l’horreur de la guerre et surtout face aux atrocités d’Hitler.

On va suivre Solange dans son aventure, dans sa vie, dans les choix qu’elle a du faire. On s’attache très facilement à elle. On en fait une amie, une confidente, une sœur d’arme. On va vivre toute cette histoire avec elle, l’espoir au fond du cœur, croisant les doigts pour que tout redevienne comme avant… Même si on sait que c’est impossible après qu’un fléau pareil s’abatte sur la vie d’un peuple mais aussi sur les vies personnelles des personnages. Ainsi, nous allons pouvoir croiser plusieurs destins : des soldats au front, des juifs qui sont envoyés dans les camps, des gens qui attendent le retour de leurs familles. On va aussi devoir faire face au deuil et à l’horreur vécus par tous ces hommes et femmes.

Cette histoire nous permet de ne pas oublier ce que nos aïeuls ont vécu et c’est un texte chargé d’émotions. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à ma grand-mère et à mes arrière-grands-parents membres de la Résistance. Je ne peux qu’être fière d’eux. Quelle fierté ! Cela me rappelle tout ce qu’ils ont fait pour que l’on en soit là, aujourd’hui, à pouvoir être juif sans craindre la mort, à être arabe sans avoir peur des camps… Bref, c’est vraiment un beau message.

La plume de l’auteure est très sympathique. J’ai passé un moment de lecture sympathique. Les personnages sont intéressants. La seule chose qui ne m’a pas forcément touchée, c’est la rapidité des choses. Même si la guerre accélère forcément les choses, j’ai eu du mal à m’attacher à certains personnages parce qu’ils ne sont pas forcément détaillés comme je les aime. Ceci reste une affaire de goût cela dit.

En définitive, si j’ai aimé Solange et son histoire, je n’ai pas su m’attacher aux autres personnages qui ne font que « passer » dans l’histoire. La rapidité du texte fait qu’il m’a manqué un petit quelque chose pour que cette lecture soit un coup de cœur. Cependant, la romance est très jolie et pleine d’espoir. Cette romance historique est teintée d’amour, d’amitié et d’espoir. Nous ne sommes pas en reste historiquement parlant. La Seconde Guerre Mondiale est très présente et sert beaucoup à l’histoire. L’auteure, grâce à sa plume, nous propose de ne pas oublier l’Histoire de la France et de la Résistance.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La romance aussi jolie que poétique
  • Le personnage de Solange
  • La fresque historique présente

3.5

32

Ma vie de chroniqueuse livresque

road-1072823_1920 (1)

Salut tout le monde, 
En ce moment, je fais le point sur ma vie personnelle mais aussi sur mon activité livresque. J’avais envie de vous en parler un peu. J’ai parlé des auto-édités, de la blogosphère, des auteurs et des ME, mais jamais de mon rôle, de moi, de la manière dont je perçois les choses et des choix que j’ai fait au fil du temps. 
Savoir dire « non » et « stop ». Il faut savoir que lorsque l’on commence sur la blogosphère, on est tout de suite tenté par les sacro-saints services presse. On demande, on tente, on n’a pas beaucoup de vues ni de likes donc pas beaucoup d’espoir. Et puis, on vous donne votre chance, on est heureux, les livres arrivent de tous les côtés et s’accumulent et on est devant une évidence : on s’est laissé bouffer par les services presse. Perte d’envie, pas le temps de lire des romans hors service presse et l’overdose de lecture arrive. J’ai appris, avec le temps à savoir dire non à certains auteurs/M.E et à dire stop à certains partenariats. J’ai toujours eu un grand coeur, je n’ai jamais voulu faire de mal à quelqu’un mais j’ai dû faire un choix et j’ai arrêté certains partenariats qui ne me convenaient plus. 
Savoir lâcher la pression. C’est clair, être chroniqueuse est un boulot chronophage. Je remercie d’ailleurs tous les partenaires qui me font confiance. Cependant, il faut savoir gérer une page, un blog, sans compter possiblement un tweeter, un Instagram et/ou une page Youtube en pensant à respecter le calendrier pour ne pas faire attendre tous les partenaires… Plus on grandit en terme de vues et de like, plus la pression se pose sur les épaules et ça fait, parfois, beaucoup à gérer. Des fois, je pause tout ce que j’ai en SP et je me lance dans une lecture qui me fait envie. Je fais une pause et ça me fait un bien fouuuuu ! Même si je prends quelques jours de retard, il n’y a pas mort d’homme
Faire sa vie de son côté. Même si j’adore la blogosphère et les amies que j’ai pu y rencontrer (coucou Dilshad, coucou Steph, coucou Julia et ma Kath [mais tu comptes pas, je te connais d’avant ahahah ]), j’aime bien pouvoir gérer mon bateau seule : proposer les articles qui me plaisent, faire mes chroniques comme je l’entends, changer les choses que je veux. Bref, mon blog, c’est mon petit coffre à chroniques et je travaille comme une folle pour vous parler de toutes mes lectures. J’ai aussi besoin de ce temps seul même si je demande souvent conseil aux copines  
Cancan land and co. Ahhh ! Comme partout, il y a des cancans partout. Et j’adore tellement ça ! Je sors le pop corn et je lis les conversations qui n’ont ni queue ni tête. Ca me fait tellement rire de voir tout le monde s’écharper parce qu’il y a des romans papiers chez Bidule et du numérique chez machin… Parce que tructruc a eu 300 visites et machin chouette en a eu que 200.  Ahhh quel bonheur de savoir que tout cela ne m’atteint pas… Merci de me faire rire autant! 
Apprécier chaque lecture, chaque moment de détente et sourire à la vie. Je terminerai par ce point. C’est tellement important : avoir un roman dans son sac, s’arrêter sur un banc, lire, prendre le soleil… Tout cela est tellement relaxant et je pense que c’est ce que je recherche dans mes lectures maintenant. Lire ce que j’aime, découvrir des plumes et des univers mais surtout savourer les mots et les lectures. J’ai appris, avec le temps, que la lecture n’est pas une course mais une gourmandise faite pour se régaler. Qu’on lise 1 livre ou 20 par mois, l’important reste cette sensation de bonheur
Au final, cela fait quasiment une année que j’ai levé le pied au niveau des services presse, que j’ai appris à dire non et ne plus avoir peur de décevoir mes partenaires parce que je refuse un roman. Je prends plus le temps d’apprécier mes lectures et les plumes que je découvre. Je lève toujours autant les yeux au ciel lorsque je vois des chroniqueuses s’écharper mais je suis toujours aussi contente de rencontrer de nouvelles personnes qui partagent ma passion. 
Vivez, riez, lisez.   
PS : Vous préférez quoi? Blogueuse ou chroniqueuse? J’avoue que je ne sais jamais 🙂 

 

16

La race des orphelins d’Oscar Lalo

9782714493484ORIRésumé : Je m’appelle Hildegard Müller. Ceci est mon journal. Le Troisième Reich m’a enfantée. Je suis une oubliée de l’histoire. La seule race que les SS aient créée, c’est la race des orphelins. Qui est Hildegard Müller ? Le jour où il la rencontre, l’homme engagé pour écrire son histoire apprend qu’elle a 76 ans, qu’elle sait à peine lire, à peine écrire. Qu’elle ne connaît rien de ses parents, ne se souvient plus guère de son enfance. Il comprend que sa vie est irracontable mais vraie. Pourtant, Hildegard Müller est loin d’être amnésique. Elle est simplement coupable d’être née en 1943, de géniteurs inconnus mais bons aryens, dans un Lebensborn, ces pouponnières imaginées par le Troisième Reich pour multiplier la «race supérieure». Hildegard Müller devait être la gloire de l’humanité elle en est devenue la lie, et toutes les preuves de sa conception sont parties en fumée avant la Libération, sur ordre d’Himmler. J’ai besoin, avant de mourir, de dire à mes enfants d’où ils viennent, même s’ils viennent de nulle part. Oscar Lalo poursuit son hommage à la mémoire gênante, ignorée, insultée parfois, toujours inaccessible. Et nous plonge dans la solitude et la clandestinité d’un des secrets les mieux gardés de la Seconde Guerre mondiale.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Belfond pour l’envoi de ce roman. Quelle claque ! Ce roman est une claque humaine, sociale et historique. Ce roman est à lire de toute urgence.

Ce roman nous retrace la vie d’Hildegard Müller, fille du troisième Reich, fille des SS, fille d’Hitler. Née dans un Lebensborn, elle devait être la gloire et la fierté d’un pays, des décennies plus tard elle est encore la honte et l’infamie d’un pays déchu par une guerre mondiale.

« Je suis non seulement fille de l’Allemagne, mais je suis fille de Berlin. Comme Berlin, je suis une ville de débris. Une ville dont on a bombardé la mémoire. Une ville dont on a rasé l’histoire. Je suis née ruine. Je respire la poussière. C’est difficile de se construire sur des gravats. »

Le roman se construit de courts chapitres. On sent l’empressement, la peur d’oublier, la peur de ne pas savoir dire. Les souvenirs s’enchaînent, la lecture se fait d’une traite. C’est puissant. Ces chapitres qui peuvent faire trois lignes comme vingt sont la traduction d’une mémoire fuyante mais aussi d’une honte qu’on ne parvient pas à oublier. Etre une fille d’Hitler, d’Himler, de tous ces sauvages qui tuent au nom de je-ne-sais-quoi… Hildegard est un produit de son état, sans parent, sans éducation, elle se retrouve privée de tout, même de l’humanité des autres. L’économie de mots dans certains cas va aussi marquer l’indicible. Il n’y a pas de mots pour décrire ce que l’on peut ressentir.

Vraisemblablement teinté d’une tranche de l’Histoire, Hildegard va nous raconter comment elle a pu vivre ce fait de faire partie d’une patrie « déchue » durant l’Histoire. Comment elle se compare à Anne Franck et au peuple juif par extension. Les idées sont bonnes, les idées fusent, on voit ces enfants d’un autre œil après la lecture de ce roman.

« Les Juifs obligés de se cacher, et les enfants de SS qu’on cache, ça a commencé à peu près à la même époque. »

Hildegard va faire appel à un scribe qui va détailler sa vie. Elle parle, raconte et se souvient, lui essaye d’écrire et d’être le plus juste possible pour que les émotions de notre personnage prennent vie et vivent à travers ces pages. C’est tellement bien écrit, les émotions nous assaillent du début à la fin de ce roman. Ce roman se présente comme être le journal d’Hildegard. Cela donne beaucoup de force au roman. En effet, on est vraiment dans la confession, dans l’interrogation et dans la quête identitaire. C’est très prenant et riche en émotions.

« Mon scribe m’apprend qu’on appelle les Juifs « le peuple du livre ». Du coup, je comprends mieux l’autodafé organisé par Hitler devant l’Opéra de Berlin le 10 mai 1933. Un avant-goût d’Auschwitz. Cette nuit-là, les auteurs juifs sont partis en fumée. Tout le monde n’y a vu que du feu. »

Si Hitler a réussi à ravager un monde, il a aussi réussi à ravager une patrie qui va devenir la honte de l’Europe mais aussi du monde. Ils vont subir toute la colère et l’indignation des pays vainqueurs. Les enfants de SS vont devenir la pire honte du pays alors que la race arienne était la volonté des plus grands en Allemagne. Ce roman nous propose de voir aussi comment les allemands ont vécu cela. C’est très intéressant.

« Je suis une oubliée de l’Histoire, mais on ne m’oublie pas pour autant. Tout ça parce que je suis issue d’une institution qui ne manquait de rien, dans un pays qui manquait de tout. On oublie que je n’étais issue d’aucune famille. Le Troisième Reich m’a enfantée, mais le Troisième Reich n’est pas une famille. Je n’en finis pas d’être accusée de ce dont je suis victime. »

Je sais qu’il y a beaucoup de citations dans cette chronique. Mais franchement, je pense que je ne serai jamais à la hauteur pour parler de ce roman. La plume d’Oscar Lalo fourmille de vérité et d’émotions. A travers Hildegard, c’est la parole de milliers d’enfants qui ont grandi dans l’ombre et dans la honte que l’on entend. C’est vraiment formidable. Ce roman est la lumière de ses enfants de la honte. Ces enfants qu’on a fait disparaitre et qui restent une thématique que l’on ne voit pas très souvent dans nos lectures.

C’est une plume riche et dynamique qui va venir bercer ce roman. C’est vraiment très fort, très beau, très pur. On n’est absolument pas dans la surenchère des sentiments. On n’est pas là pour faire pleurer dans les chaumières. Le lecteur est assaillit par les émotions au travers du spectre d’Hildegard. C’est très intéressant. On va assister à la renaissance de ce personnage qui ne sait ni d’où elle vient ni où elle va. La libération de sa douleur est intense et nous propose une lecture riche humainement parlant.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Ces oubliés de la guerre, ces enfants de l’ombre que l’on met enfin en lumière.
  • La plume d’Oscar Lalo au service de l’Histoire.
  • Le personnage d’Hildegard que j’ai profondément respecté et apprécié

5

20

Cuba libre de Céline Jeanne

41doT1xKw+L._SX195_Résumé : Cristina est Cubaine, Ethan est Américain… Leur rencontre improbable va-t-elle faire naître une belle histoire d’amour ? Un roman aux multiples rebondissements… Une rencontre peut tout changer. À cause d’une rupture des ligaments, les rêves d’Ethan, espoir du football américain, ont été brisés à tout jamais. Son monde a explosé, ses repères se sont envolés, il a perdu pied et a abusé des antidouleurs jusqu’à l’overdose. Après une cure de désintoxication, il est contraint de rejoindre sa mère partie se ressourcer à Cuba. Ethan n’espère rien de ce voyage, mais ce qu’il découvre sur cette île pourrait bien changer sa vie. Parce que là-bas, il rencontre Cristina, une beauté cubaine qui l’attire irrésistiblement et le met à l’épreuve. Cristina se bat au quotidien pour survivre dans une société en pleine évolution. La jeune femme porte sur ses épaules le poids des dettes de son frère, ancien toxicomane, et semble hantée par ses propres démons. Elle est belle, sportive, convoitée, notamment par El Faro, un puissant dealer qui, dans l’ombre, fait sa loi à La Havane. Il veut la posséder à tout prix. Elle, elle veut juste survivre et garder sa liberté. Et puis, elle croise Ethan : il est arrogant, séduisant et tourmenté, mais aussi loyal, courageux et obstiné. Il l’exaspère, la défie, mais l’apaise aussi. Ils viennent de deux univers différents et n’auraient jamais dû se rencontrer. Mais le destin en a décidé autrement… La puissance du lien qui les attire l’un vers l’autre sera-t-elle suffisante pour leur permettre d’échapper à leur passé ? Ethan saura-t-il se construire un avenir avant de se briser définitivement ? Cristina pourra-t-elle sortir indemne de ce monde qui veut la dévorer ?

~ Lecture prix des auteurs inconnus 2019 ~

Je remercie chaleureusement le prix des auteurs inconnus pour leur travail. En effet, je suis très heureuse de faire partie du jury depuis quelques années. Cette année se clôt dans la catégorie « romance » avec le roman de Céline Jeanne : Cuba Libre.

Je ne vais pas vous mentir, Céline Jeanne est une auteure que j’aime beaucoup. Elle prend toujours un cadre hispanique dans ses romances et j’avoue que ça me plait : en effet, cela change de ce que l’on peut trouver dans les lectures actuelles et c’est plutôt très sympathique ! J’aime beaucoup la plume de l’auteure ainsi que sa volonté à donner du corps et du fond à ses romances. Elles portent toujours des thématiques fortes et mettent en valeur les femmes. Ça, c’est très important pour moi.

Ici, nous faisons la rencontre de Cristina, une jeune femme habitant à Cuba. Cuba est une île assez paradisiaque sauf pour ceux qui y vivent. Elle rime avec pauvreté, drogues et réseaux de délinquants. Au service des touristes ignobles dans un hôtel de l’île, Cristina essaye de gagner sa vie pour faire vivre sa famille et d’étudier en même temps. Nous rencontrons aussi Ethan, un jeune américain qui a dépassé les limites : son rêve d’être un jour un sportif de haut niveau est derrière lui. Il a essayé de se guérir à coups d’antidouleurs : une mauvaise idée qui le conduit à l’overdose et à la cure de désintoxication. Il doit rejoindre sa mère qui est en vacances à Cuba. La rencontre avec Cristina est inévitable et formidable. Une histoire incroyablement intense qui va nous proposer de lire une relation amoureuse qui semble impossible et pourtant…

Si l’idée de base m’a beaucoup plu, je dois aussi souligner la seule chose qui ne m’a pas83635699_10216845068819798_5287050577543430144_n émoustillée que ça : le résumé. C’est beaucoup trop long et révélateur. A la fin de ma lecture, j’ai été lire le résumé du second tome… C’est aussi spoilant que le résumé du premier tome. Je trouve ça dommage parce que le résumé en dit de trop. C’est vraiment dommage. Bien entendu, l’auteure nous réserve des surprises mais je trouve quand même ça dommage.

La Havane est l’endroit où habite Cris. C’est idyllique sur la carte postale mais nous découvrons rapidement que vivre là-bas n’a rien d’idyllique. En plus d’avoir sur les épaules la pression de devoir subvenir aux besoins de sa famille, elle doit aussi garder un œil sur son frère qui n’est pas en reste lorsque l’on parle de faire des bêtises ! Elle a toujours peur qu’il retombe dans ses travers et j’avoue que j’ai eu mal au cœur pour elle à plusieurs reprises. Cette situation n’est pas normale bien que nécessaire. Elle renonce à tout pour sa famille, elle s’oublie complètement et c’est dommage. Cris est une athlète. C’est la seule chose à laquelle elle ne renonce pas. Elle est tellement douée qu’elle a attiré des gens autour d’elle : des mauvaises personnes qui lui veulent du mal. L’intrigue est plutôt chouette de ce côté-là. C’est très sympathique.

Ethan est américain, il vient à Cuba pour « les bons côtés ». Il est un touriste et ne voit que le luxe que l’île met en place pour les touristes aussi mal élevés que mal polis. Ethan est un jeune homme que j’ai appris à apprécier au fil de mal lecture. Il est, pour moi, imbuvable au début du roman. Néanmoins, il évolue rapidement et change au contact de Cristina. C’est très agréable. J’aime beaucoup l’idée. Ethan avait besoin d’un coup de main et c’est Sainte Cristina qui va le lui donner. Ethan a aussi un côté rassurant pour Cristina qui a beaucoup de mal à faire confiance aux hommes depuis quelque temps. Ils ont un effet bénéfique l’un sur l’autre et cela rend la relation qui se tisse encore plus jolie.

Les passés de ces personnages vont entrer en collision et permettre à l’auteure de soulever des thématiques assez intéressantes. Au-delà de ces passés et vies très différentes, on va aussi assister au choc des cultures, des traditions et du mode de vie de ces deux personnages qui semblent être aux antipodes. Le fossé entre ces deux personnages semble trop important pour être franchi : Cristina, la fille forte mais fragile, blessée par la vie, Ethan, le jeune homme qui ne cache pas qui il est mais qui ne sait pas comment faire pour franchir tous les obstacles entre eux deux.

La narration permet de vivre l’intrigue pleinement. En effet, en choisissant la première personne du singulier, l’auteure permet aux lecteurs de s’immerger complètement dans cette intrigue. C’est assez intelligent et cela apporte de la profondeur aux personnages et à ce qu’ils vivent.

La plume de Céline Jeanne est toujours aussi belle, juste et fluide. Elle est sincère et propose de pénétrer dans une intrigue aux multiples thématiques qui vont, elles aussi, donner beaucoup de profondeur à l’intrigue. C’est très agréable et dépaysant d’avoir une romance qui se déroule à la Havane.

Je félicite Céline Jeanne pour son travail de qualité qui permet au lecteur de passer un moment de lecture très agréable et sans longueur. Je suis toujours ravie de m’immerger dans un roman de l’auteure. Cuba Libre n’est pas l’exception : il est à lire ainsi que sa suite dans laquelle je me plongerai avec plaisir dans quelque temps.

Cuba Libre vient donc clore ma participation à la catégorie « romance » avec brio.

Retrouvez le PDAI par ici :

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un dépaysement total grâce à la Havane.
  • Le choc des cultures et le choc social que l’on nous propose de découvrir
  • Le duo Cristina/Ethan

4

23

Hors la loi – Tome 02 : Clay de N.R. Davoust

xcover-5790Résumé : Automne 1858, Colorado. Clayton Hobbs est devenu l’homme certainement le plus recherché de l’état. Il continue cependant sa route sans se préoccuper de l’avenir. Lorsque ses pas l’amènent dans une petite ville paumée, il sait que ce ne sera qu’une étape de plus dans sa vie. Il n’avait seulement pas prévu de se faire gruger par une petite demoiselle aussi futée qu’un renard et glissante qu’une anguille. Il n’avait pas prévu, non plus, de redevenir mercenaire, mais pour elle, aucun doute, il fera une exception. L’avis de recherche promet une petite récompense, mais plus que tout, il veut la ramener saine et sauve. Chose assez compliquée quand on a une bande de malfrats aux trousses.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement N.R Davoust pour l’envoi de ce roman. J’avais adoré le premier tome et je me suis jetée corps et âme dans ce second tome. Si dans le premier tome on s’intéressait à Vaughn, ici, c’est Clay qui est notre cible.

Nous laissions Clay dans le premier tome. On ne savait pas vraiment ce qui allait se passer pour lui mais l’auteure a eu la merveilleuse idée d’en faire la figure principale de ce tome. Clay Hobbs est un personnage que j’ai beaucoup apprécié pour son caractère et sa manière de voir les choses.

N.R Davoust plante son intrigue dans le Colorado du 19ème siècle. En effet, nous nous trouvons en 1858 et nous retrouvons Clay qui sillonne ces villes sans rien attendre de la vie, il ne s’attache ni aux lieux ni aux personnes, il avance seul. Il vit au jour le jour et tente de survivre. J’ai trouvé que le personnage collait vraiment très bien aux hommes de cette période historique. On s’imagine tellement la poussière volant partout, la chaleur, les saloons, les règlements de compte. Bref, il faut être sans foi ni loi pour survivre et Clay est un personnage parfait pour ce roman.

Si Clay est persuadé de ne passer qu’à Sérénité, comme d’habitude, il va rapidement se tromper. On fait la rencontre d’Eden, une jeune femme au caractère bien trempé qui ne va pas se laisser faire par les hommes. Quel caractère ! Eden est une jeune femme qui gagne sa vie comme elle le peut : elle joue au poker et roule les hommes en un clignement d’œil qui n’y voient que du feu.

Le duo qu’ils vont former est détonnant et permet au lecteur de s’attacher à eux très facilement. Eden ne se laisse pas faire mais Clay est un homme un peu bourru qui ne s’attache pas et qui se moque d’un peu tout. C’est un homme solitaire qui a, peut-être, perdu un peu les codes de la société. Le lecteur est pris dans un tourbillon d’événements qui le tient en haleine jusqu’à la fin de l’histoire. Durant ces péripéties, j’ai été ravie de retrouver Vaughn et Cassie.

Le duo est assez frais et très dynamique. Eden va devoir faire face à ce qu’elle ressent pour Clay tout en essayant de garder la tête haute. Clay, lui, va devoir gérer la présence d’Eden dans sa vie et, en même temps, accepter le fait que quelqu’un puisse tenir à lui et que cela peut être réciproque.

L’auteure nous propose une romance historique qui sort des sentiers battus. Les décors sont très bien travaillés. Tout est en finesse : que cela soit les descriptions ou les psychologies des personnages, tout est très détaillé. L’intrigue est très bien ficelée et tient debout sans aucun souci. C’est vraiment très sympathique à lire tant cela sort des sentiers battus. Le far west est une période peu exploitée en littérature et encore plus en romance historique, je suis donc toujours ravie de lire cette période dans un genre de j’affectionne.

N.R. Davoust avait su me happer avec son premier tome. Je suis ravie de vous dire que le deuxième est dans la continuité du premier. On se sent bien dans cette aventure. On vit tout cela avec les personnages qui sont vraiment très attachants. L’équilibre est parfait entre les personnages, l’intrigue et les décors. L’auteure a rassemblé tout ce qui était important pour que cela fonctionne à la perfection.

La plume de N.R. Davoust est toujours aussi dynamique, fluide et passionnante. Je pense que je ne vais pas trop me mouiller en vous disant de plonger dans cette saga si vous aimez la période du far west et de l’Amérique sauvage avec une touche de romance qui ne prend pas trop le dessus sur l’intrigue. C’est vraiment intelligemment construit avec un brin de séduction. C’est un très bon équilibre qui nous tient en haleine jusqu’à la dernière page. Bravo à l’auteure pour ce superbe deuxième tome !

03 bonnes raisons de lire ce deuxième tome :

  • Les personnages de Clay et d’Eden. (J’ai aussi été ravie de retrouver Clay & Vaughn)
  • La plume de l’auteure.
  • L’univers du far west mis en place dans cette saga

notation

xcover-3374

18

Là où chantent les écrevisses de Delia Owens

téléchargementRésumé : Pendant des années, les rumeurs les plus folles ont couru sur « la Fille des marais » de Barkley Cove, une petite ville de Caroline du Nord. Pourtant, Kya n’est pas cette fille sauvage et analphabète que tous imaginent et craignent. A l’âge de dix ans, abandonnée par sa famille, elle doit apprendre à survivre seule dans le marais, devenu pour elle un refuge naturel et une protection. Sa rencontre avec Tate, un jeune homme doux et cultivé qui lui apprend à lire et à écrire, lui fait découvrir la science et la poésie, transforme la jeune fille à jamais. Mais Tate, appelé par ses études, l’abandonne à son tour. La solitude devient si pesante que Kya ne se méfie pas assez de celui qui va bientôt croiser son chemin et lui promettre une autre vie. Lorsque l’irréparable se produit, elle ne peut plus compter que sur elle-même…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Audiolib pour l’envoi de ce livre audio. Je suis aussi ravie de poursuivre ma collaboration avec Hermine qui est une personne chaleureuse dont la joie de vivre dépeint sur vous, même par mail ! 😉

Là où chantent les écrevisses est une superbe surprise. Un méga gros coup de cœur. On fait la rencontre de Kya, jeune fille qui vit dans un marais de la Californie du Nord. Kya est une sœur et une fille. Elle est aussi une fille dans l’ombre, montrée du doigt par les gens de la ville.

C’est une histoire vieille comme le monde mais la société et ses normes va encore frapper : des regards, des mots, du mépris… Comme d’habitude, la différence dérange. Kya est une jeune fille dont la famille part en miettes lorsque Ma’ s’en va, que ses frères et sœurs se font la mal et qu’elle reste seule avec son père alcoolique et violent. Puis, un jour, le silence est total : elle est abandonnée par tous.

« L’air doux du marais enveloppait ses épaules d’un châle de soie. Les rayons lui montrèrent un chemin inattendu entre les pins, où les ombres se dédoublaient comme les vers d’un poème. Elle marchait telle une somnambule tandis que la lune émergeait nue de l’eau et escaladait les chênes de branche en branche. L’épaisse boue était baignée de lumière, et des centaines de lucioles constellaient les bois. »

L’histoire se met en place, comme la vie de Kya. Kya, a dix ans et va devoir se débrouiller seule, sans argent, dans une cabane en ruine qui tient debout par l’opération du saint esprit. Mais Kya vit dans son marais et c’est le principal pour elle. Elle ne va pas se laisser avoir, elle ne va pas se laisser faire par cette vie qui a décidé de lui en faire voir de toutes les couleurs. Qu’est-ce que j’ai aimé ce personnage ! Kya est un personnage aux multiples facettes qui subit la nature humaine. Elle est la solitude incarnée. Le souci en vivant en marge de la société, c’est aussi de ne pas savoir forcément se comporter avec les gens, de se cacher des services sociaux, de ne pas savoir lire et écrire… Kya va devoir se battre dans la vie pour survivre. A dix ans, on ne sait rien de la vie. Mais Kya semble avoir 30 ans tant sa maturité est présente. Quand on n’a pas le choix, on y va.

Autre personnage que j’ai pris tellement plaisir à rencontrer : la nature. La faune et la flore sont les amis de Kya. Elle observe, elle dessine, elle collectionne. Ainsi, on parle des oiseaux, des plumes, des insectes, du marais, de l’océan. Bref, la Nature est un personnage à part entière dans ce roman.

« Les feuilles d’automne ne tombent pas, elles volent. Elles prennent leur temps, errent un moment, car c’est leur seule chance de jamais s’élever dans les airs. »

Les figures masculines sont très présentes dans ce roman. Certainement plus que les figures féminines. Ce qui m’a frappée, c’est le fait que les personnages passent. Ils sont tous des déceptions pour Kya : son père et ses frères qui la laissent livrée à elle-même mais aussi Tate, ce jeune homme qui va aider Kya, qui va apprendre à l’apprivoiser et à lire mais qui va finir par partir… Il y a aussi Chase qui va faire de la vie de Kya un véritable enfer. Jumping & Mable sont un couple qui va aider Kya autant qu’ils le peuvent et devenir des substituts de parents. La jeune fille va toujours finir par être déçue par les gens. C’est ce que j’ai apprécié dans cette lecture : d’un côté, on a Kya : la pureté, la naïveté et la gentillesse incarnée contre le mépris de la société, la haine des gens face à la différence et à l’inconnu. C’est révoltant.

Tate est un personnage que j’ai beaucoup apprécié par sa manière de voir les choses qui est assez similaire à celle de Kya. Il est le seul qui voit une jeune fille et non « la fille des marais ». Il la voit comme elle est : pure et douce. C’est un duo de personnages qui fonctionne très bien et qui nous propose de beaux moments en compagnie de Dame Nature. Tate est la seule figure masculine (avec un personnage secondaire) à revenir voir Kya. Il est le seul qui essaye de réparer les choses.

« Un marais n’est pas un marécage. Le marais, c’est un espace de lumière, où l’herbe pousse dans l’eau, et l’eau se déverse dans le ciel. Des ruisseaux paresseux charrient le disque du soleil jusqu’à la mer, et des échassiers s’en envolent avec une grâce inattendue – comme s’ils n’étaient pas faits pour rejoindre les airs – dans le vacarme d’un millier d’oies des neiges. »

L’intrigue va prendre un tour inattendu qui va marquer encore plus la vie de Kya et la rendre encore plus solide. Kya est un personnage remarquablement beau et intelligent. Qu’est-ce que je l’ai aimé !

La narration est aussi sympathique. Elle va s’étendre entre les années 1950 et 1970. On doit comprendre le passé pour appréhender le présent. Ainsi, on va diviser la vie de Kya en deux : les premières années seules et de l’autre côté sa vie d’adulte. Les deux parties de cette narration vont finir par se retrouver. La narration est externe mais la plume de l’auteure permet d’inclure le lecteur dans l’histoire. On est complètement immergé dans l’univers du marais.

Le point le plus fort de ce roman est sans aucun doute la plume. Quelle délicatesse ! Que d’émotions ! Quelle beauté ! C’est une plume que j’ai adoré découvrir et que je lirai de nouveau sans aucun doute. On est dans un tourbillon d’émotions lié aux thématiques abordées. Les personnages sont bien détaillés et campés. Les psychologies sont fines, c’est un véritable délice. La plume nous permet aussi de nous immerger dans les Etats Unis des années 1950-1970. L’attitude des « blancs » face aux « noirs », l’interdiction d’entrer dans des restaurants pour certaines personnes… C’est très intéressant, c’est facette de l’histoire est traitée d’une manière intelligente qui ne rend pas le récit trop lourd. L’équilibre est parfait.

« Puis, dans les ornières et les flaques de boue près de la tour, ils découvrirent en détail des myriades de petites histoires : un raton laveur et ses quatre petits étaient passés par là, un escargot avait tissé une dentelle de bave, interrompu par l’arrivée d’un ours, et une tortue d’eau s’était vautrée dans la fange fraîche, son corps laissant la forme d’une petite assiette creuse. »

En définitive, ce roman est un coup de cœur. J’ai aimé les deux périodes de la vie de Kya. J’ai adoré ce personnage plein de vie et d’intelligence. Le regard que l’auteur pose sur la société est très intéressant. La plume est pleine d’émotions et c’est probablement le meilleur livre audio que j’ai écouté depuis le début de mon partenariat avec Audiolib. Merci beaucoup.

03 bonnes raisons de lire/écouter ce roman :

  • Le marais et la place de la nature dans ce roman.
  • Le duo Kya/Tate
  • Les thématiques de la faune, de la flore et de la société des années 1950/1970

5

18

Le bleu des capricornes : quand le passé s’appelle vengeance d’Alexandre Rabor

xcover-5769Résumé : Jamais Mathilde n’aurait pu croire que cette discussion, autour de ce chocolat chaud, aurait pu bouleverser sa vie, celle de Thomas son compagnon ainsi que celles de plusieurs autres personnes. Le bleu des capricornes, c’est l’histoire d’un engrenage qui va amener un homme à défier tout un village et cet homme aura pour seules armes ses souvenirs d’enfant.  Le bleu des capricornes est à la fois un thriller et une romance. C’est un roman avec du suspense où Mathilde et Thomas cherchent les clés de leurs passés respectifs afin de pouvoir, peut-être, conjuguer leur couple au futur. Le bleu des capricornes ou quand le passé s’appelle vengeance.

~ Service presse ~

On se retrouve aujourd’hui avec un roman qui m’a été proposée par l’auteur via SimPlement. Je remercie d’ailleurs Alexandre Rabor pour cette proposition. Le résumé me plaisait plutôt bien et je me suis laissée tenter, tout simplement.

Ce roman est un roman sympathique mais ma lecture m’a laissée sur ma faim. C’est un roman plein de bonnes intentions mais je pense que si on avait poussé un peu plus les choses, on aurait pu avoir quelque chose de plus fort et spectaculaire.

On fait la rencontre de Mathilde et de Thomas, un couple dans la vie qui va traverser quelques difficultés. En allant en thérapie de couple, Thomas va comprendre qu’il y a quelque chose dans son passé qui ne va pas. La psychologue lui propose de faire une séance d’hypnose pour essayer de débloquer la situation et Thomas va comprendre plusieurs choses sur son passé qui vont le pousser à venger sa famille.

Les personnages sont plutôt sympathiques même si pour moi, il m’a manqué quelque chose pour que je les adopte. Je suis restée spectatrice tout au long du roman et je pense que c’est ce qui m’a le plus embêté dans ma lecture. Thomas et Mathilde sont en couple et, comme je le disais au-dessus, ils rencontrent quelques soucis. J’ai trouvé qu’ils ne fonctionnaient pas en couple, en tant qu’individus pourquoi pas mais je n’ai pas trouvé d’alchimie à aucun moment entre eux. Je peux le comprendre à cause du contexte mais je n’ai pas su m’attacher à eux à cause de cela.

Le roman est trop rapide pour moi. Les chapitres sont courts, on va voguer entre la vie de Mathilde et la vie de Thomas trop rapidement pour moi, j’ai, personnellement, besoin de détails, de dialogues, de conversions. On a tout ça mais pas suffisamment pour que cela donne de l’ampleur aux personnages. Par exemple, les collègues de Mathilde : si à la base, c’est une bonne idée, dans le fond, on pourrait s’en passer. C’est traité d’une manière trop rapide pour qu’on s’attache aux personnages.

On va suivre Mathilde dans ses réflexions sur son couple et Thomas dans l’avancée de sa vengeance. Ce sont deux choses complètement différentes mais alternance fonctionne : cela permet de ne pas trop s’attarder sur les deux histoires. Le lecteur respire et n’est pas noyé sous le flot des informations.

En revanche, Thomas va se retrouver dans un village qui est lié à sa famille. J’ai beaucoup apprécié les descriptions des forêts et de l’ambiance qui se dégage de ce village. C’est vraiment très sympathique, j’ai beaucoup apprécié cette idée autour des capricornes et du passé de Thomas. L’introspection et la quête identitaire sont vraiment des thématiques très sympathiques. C’était intéressant de les relier à cette notion de vengeance. La touche fantastique m’a aussi bien plu. C’était très touchant.

Autre point qui m’a un peu perturbée : la plume. Pourquoi perturbée ? Parce qu’il y a des super moments poétiques, très bien travaillés et tournés puis, j’ai trouvé des petites choses qui m’ont un peu fait tiquer. La redondance des termes dans les dialogues est ce que j’ai retrouvé de plus lourd. Un exemple : « -Bon ben je rappellerai une autre fois !…. Non, je te rappellerai une autre fois ! Pas de problème.  A une autre fois ! » ou encore quelque chose du style « je vais tout vous envoyer par mail. Vous avez un mail ? Oui, j’ai un mail ». Je n’ai relevé que ces deux-là mais ce genre de redondance est très présent dans le roman. On a aussi des onomatopées présentes, c’est aussi quelque chose que je n’apprécie pas trouver dans mes lectures. Cela reste très personnel comme idée mais pour moi, ça alourdit la lecture… C’est vraiment dommage.

En définitive, même si j’ai souligné des petites choses qui ne m’ont pas plu, je reste persuadée que ce roman peut être très sympathique à la lecture. Il m’a manqué un peu de profondeur dans les personnages pour être complètement séduite par eux. La plume reste sympathique (notamment les descriptions) mais certaines choses sont, pour moi, à retravailler. Les thématiques sont sympathiques : une belle idée entre la vengeance et le passé. Il faut savoir laisser le passé pour pouvoir avancer.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Des thématiques que l’on ne trouve pas tout le temps : hypnose et vengeance
  • Des descriptions très agréables
  • La touche de fantastique

3

19

Mes réceptions #08

mailbox-507594_1920 (1)

Bonjour tout le monde, j’espère que vous allez bien !
J’ai reçu ma paie… Qui dit paie dit… LIIIIVRES! Muahaha
C’est parti

– SP –

Je remercie Noir d’absinthe et Morgane pour le sublime roman « La captive de Dunkelstadt » que j’ai hâte de lire. On a aussi un roman de chez MEC éditions avec des chevaux… en croisant les doigts très forts parce que la thématique animale n’est pas ma tasse de thé mais le résumé à l’air sympathique. Je remercie aussi chaleureusement Hermine et audiolib pour l’envoi de deux romans audio : les guerres intérieures et là où chantent les écrevisses (que j’adooooore)

– Achats personnels – 

Alors là, on atteint des sommets! Bravo Pauline!

Oui… J’ai grandement craqué! Je ne pouvais pas passer à côté de Midnight sun, je remercie encore la gentille vintie qui me l’a vendu, il est niquel!  Tout est d’occasion sauf les deux romans de Lucinda Riley (mais je devais me mettre à jour, j’ai tous les tomes sortis ahahah) Le reste vient de Vinted (mais j’ai pas dépensé puisque j’avais vendu donc opération 0), de Noz, de la bouquinerie des Flandres ainsi que d’une brocante 😀

Et vous? ♥ 

21

No way de Céline Jeanne

no-way-1358680-264-432Résumé : Accro au chocolat et aux parties d’échecs, fan de super héros, Teodora est une étudiante comme tant d’autres, du moins, elle aimerait bien… Difficile de ne pas attirer l’attention quand votre frère jumeau est un surdoué du sport, une étoile montante du foot et que vous habitez Barcelone. Elle déteste cet univers et tout ce qui va avec, les médias et les groupies en particulier. Elle a une certitude : sortir avec un sportif ? Jamais de la vie ! Plutôt dormir avec Marcelino, l’iguane de sa colocataire. Dante est l’attaquant vedette de l’équipe B du Barça, il espère pouvoir suivre les traces de Lionel Messi. Son enfance difficile dans un bidonville de Buenos Aires l’a marqué à vie. Il a connu la misère, le dénuement, et il veut mettre sa famille à l’abri du besoin. Pour toujours. Les filles ? Il les collectionne. Mais s’engager ? Jamais de la vie ! Il est parti de trop loin pour tout foutre en l’air. Sauf que… Ils devraient le savoir, on ne doit jamais dire jamais…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Alter Real pour l’envoi de ce roman en service presse. J’avais adoré la plume de Céline Jeanne dans Solo Tu, je n’ai donc pas hésité une seule seconde malgré le fait que la couverture ne soit pas forcément à mon goût.

On fait la rencontre de Teodora, Teo, qui est une jeune femme que j’ai beaucoup appréciée. Teo est un personnage frais, dynamique, qui sort des sentiers battus. En effet, elle adore les super-héros, les échecs et le chocolat. Sa naïveté d’enfant n’est pas une faiblesse, au contraire. C’est une jeune femme qui n’a pas sa langue dans sa poche malgré une volonté de ne pas trop se faire voir et de faire sa vie de son côté. Teo à un frère : Jaume. Si Teo est calme, réservée et plutôt responsable, son frère jumeau est tout le reste. Faisant partie de l’équipe B du Barça, il est extravagant et ne sait pas rester en place. Obligé de se vanter de ses exploits, il m’est apparu comme insupportable dès le début. Ultra protecteur envers sa sœur, les jumeaux vont faire des étincelles ! J’ai vraiment apprécié retrouver la thématique de la relation frère/sœur et surtout quand les personnages sont des jumeaux.

Dante est un jeune homme bien sous tous rapports. C’est un jeune homme sportif, un brin vantard mais il veut réussir ses études si son plan A ne fonctionne pas comme prévu. Footballeur talentueux, il veut percer dans cette profession. Sachant pertinemment que la carrière d’un footballeur peut être éphémère, il se donne toutes les possibilités pour réussir dans la vie. Dante va avoir une sacrée responsabilité au sein de l’équipe : prendre sous son aile un électron libre de son équipe pour prouver qu’il mérite sa place de capitaine. Sa rencontre avec Teo va être explosive et très drôle. Ces deux-là vont vous faire passer un très bon moment de lecture.

J’avoue que ma lecture n’est pas un coup de cœur même si j’ai passé un très bon momenttéléchargement de lecture ! J’ai beaucoup apprécié le fait qu’il y ait un équilibre certain entre les passions de Teo et de Dante. On n’est pas dans un roman 100% football même si celui-ci reste présent. Je trouve que la thématique est exploitée sans trop en faire et ça, c’est chouette parce que le football n’est pas forcément ma tasse de thé. Le caractère des personnages est aussi très bien construit. La plupart du temps, on n’est pas dans les stéréotypes de sportifs décérébrés même si Jaume peut vraiment nous faire penser à cette idée de sportif fêtard qui ne doit rien à personne. Néanmoins, j’ai beaucoup apprécié la manière dont l’auteure va venir contrebalancer ce caractère un peu fou avec le personnage de Dante qui sait ce que la difficulté veut dire : sa jeunesse il l’a passée à essayer de gagner de l’argent pour aider ses parents. Buenos Aires et ses bidonvilles était sa maison. Il est aussi un personnage qui porte un poids assez lourd sur ses épaules. Cela lui donne beaucoup d’ampleur au personnage. Dante est un personnage complexe et c’est aussi très sympathique d’en trouver dans des romances de ce genre.

Les personnages secondaires sont très intéressants aussi. J’ai beaucoup apprécié découvrir la colocataire de Teo, les membres de l’équipe de Dante… Bref, c’est un petit cocktail frais de caractères en tout genre qui vient bercer l’intrigue. C’est vraiment très agréable d’avoir un petit vivier de personnages secondaires comme celui-ci.

Là où, pour moi, les choses se sont un peu corsées, c’est avec les scènes érotiques. Même si je comprends tout à fait le fait que la manière dont on amène les choses et le vocabulaire choisi collent au personnage un peu volage de Dante, je n’ai pas du tout apprécié ces moments. Ce sont des moments trop crus, trop vulgaires et trop nombreux pour moi. L’énergie et le caractère de Teo viennent un peu chasser mon appréhension de ces moments mais ce ne sont pas mes préférés de l’histoire.

La plume de Céline Jeanne est une force incroyable. Elle a un don, c’est certain, pour apporter à son intrigue un côté original tout en parlant de thématiques importantes. C’est une intrigue fluide, forte et dynamique qui nous est proposée ici. Les personnages sont très bien travaillés et construits. J’ai trouvé que c’était vraiment le point fort de cette intrigue.

Comme d’habitude, Céline Jeanne nous propose une histoire avec de réelles thématiques importantes. C’est une romance très sympathique qui prend le temps, avec une certaine dose d’humour et qui vous permet de décrocher de votre quotidien. Plongez avec Teo & Dante au cœur de l’Espagne, au cœur du Barça et des super héros ! Bravo à l’auteure pour cette romance équilibrée, sans faille qui était très sympathique à découvrir.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le duo Dante/Teo que j’ai apprécié découvrir et voir évoluer
  • La thématique du football qui est très équilibrée dans l’intrigue, c’est très bien.
  • La plume de Céline Jeanne que j’adore !

4

16

Mon père, ma mère, mes tremblements de terre de Julien Dufresne-Lamy

CVT_Mon-Pere-Ma-Mere-Mes-Tremblements-de-Terre_9297Résumé : « Est-ce que sur la table de chirurgie, mon père ressent le chaud, le froid ? Allez savoir. Dans la salle d’attente, ma mère porte sa chemise saharienne et le soleil blanc tape doucement sur les fenêtres. L’air est doux. Un air qui n’a rien à voir avec la mort, les drames. Ici, ce n’est pas un drame. C’est autre chose qui se passe. » Dans cette salle, Charlie, quinze ans, patiente avec sa mère. D’ici cinq heures, son père sortira du bloc. Elle s’appellera Alice. Durant ce temps suspendu, Charlie se souvient des deux dernières années de vie de famille terrassée. Deux années de métamorphose, d’émoi et de rejet, de grands doutes et de petites euphories. Deux années sismiques que Charlie cherche à comprendre à jamais. Sur sa chaise d’hôpital, tandis que les heures s’écoulent, nerveuses, avant l’arrivée d’Alice, Charlie raconte alors la transition de son père, sans rien cacher, ce parcours plus monumental qu’un voyage dans l’espace, depuis le jour de Pâques où d’un chuchotement, son père s’est révélée. Où pour Charlie, la terre s’est mise à trembler. Julien Dufresne-Lamy signe un cinquième roman doux et audacieux, profondément juste, sur la transidentité et la famille. La bouleversante histoire d’amour d’un clan uni qui, ensemble, apprend le courage d’être soi.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Belfond pour l’envoi du nouveau roman de Julien Dufresne-Lamy. Voilà un auteur que je lis depuis quelque temps maintenant. Julien Dufresne-Lamy est un auteur qui sait toujours me surprendre par la justesse de ses mots et de ses émotions. Encore une fois, l’auteur est parvenu à me faire perdre la notion du temps. J’ai dévoré le roman d’une seule traite.

Sujet ô combien actuel, on fait la rencontre de Charlie, un jeune homme qui voit son père se libérer de son enveloppe charnelle pour devenir Alice. Etre un homme ne convient pas à son père : elle veut être libre et être qui elle veut être, qui elle est, depuis toujours. Charlie est dans un tourbillon d’émotions depuis que son père a fait « exploser » la vie familiale tranquille qu’il a toujours connu : bon à l’école, camarade sympathique, une relation père-fils parfaite : Charlie va rapidement se prendre des claques mentales : école, brimades, propres réflexions… On va suivre Charlie et ses parents dans cette transformation qui va changer la vie de tous.

Ce que j’ai grandement apprécié dans cette intrigue, c’est que l’on va traiter la thématique de la transidentité sous toutes ses coutures. Si pour la personne concernée par ces changements cela est la meilleure décision de sa vie, pour sa famille et ses voisins, on n’est pas du tout dans la même acceptation de la situation.

Charlie ne va pas comprendre, Charlie est jeune, Charlie pense que son père va bousiller sa vie à se balader en talons aiguilles avec sa perruque. Au fil du temps, Charlie va essayer de comprendre par une approche scientifique, par des calculs, des notes qui marquent les changements de son père et la prise de son traitement. Aurélien/Alice est un père incroyable. Il partage énormément avec son fils. Cependant, j’ai eu un peu de mal avec son côté « je m’en fous de tout, je veux être ce que je suis » alors bien entendu, je n’ai absolument rien contre la thématique abordée dans le roman, bien au contraire. Cependant, je reste quand même dubitative sur une chose : comment peut-on oublier les répercussions que ces changements vont opérer sur son fils et sa femme ? Je l’ai trouvée très détachée de tout ça. On a l’impression qu’il n’y a plus que cela qui compte et j’avoue que j’ai été un peu frustrée par ça.

« Avant, je pensais que sous les meubles, on ne cachait que les armes du crime. Les affaires sales. Les bouteilles d’alcool ou les boite de capotes. Maintenant, c’est différent. J’ai compris qu’on pouvait même y cacher une vie. »

Véritable huis-clos familial, on va attendre avec Charlie et sa mère que son père subisse l’intervention qui lui permettra de devenir Alice pour de bon. On se retrouve dans une bulle d’interrogations, de tensions et d’émotions plus fortes les unes que les autres. A travers le personnage de Charlie, l’auteur va, sans aucune pudeur, écrire tout haut ce que les gens peuvent penser tout bas. J’ai adoré ça ! C’est le choc des idéaux, le choc des pensées qui se bousculent, bref, ça m’a beaucoup plu.

La plume de l’auteur est encore une fois formidable : pleine d’émotions mais aussi percutante, elle reste vraiment à la hauteur de mes attentes. On s’attache tellement à Charlie, on comprend tellement ses doutes et ses incertitudes. Au-delà tout ça, on comprend tout l’amour qui lie ces personnages.

Entre souvenirs chaleureux et véritables cataclysmes, Charlie va nous livrer une histoire passionnante avec un sujet d’actualité dont il faut parler. Véritable ode à l’acceptation, ce roman va vous toucher, j’en suis certaine.

« La jeune fille me souriait et dans son sourire, je ne comprenais pas encore qu’elle me disait : il faut accepter de ne pas comprendre les choses mais comprendre qu’elles existent. »

Bravo à l’auteur pour ce formidable roman qui est, sans doute, mon préféré de tous

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La plume de Julien Dufresne-Lamy que j’ai énormément appréciée, encore une fois.
  • Le personnage de Charlie.
  • La thématique très actuelle de la transidentité travaillée avec soin.

notation