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Excessives ! Destins de femmes incroyables du 19ème siècle de Louise Ebel

514ogHh4dgL._SX336_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : Hommage sous forme de portraits de sept femmes inspirantes, de modèles de non-soumission. Elles se prénomment Berthe, Henriette, Madeleine ou Geneviève, et on les disait excessives. Des salons cossus aux assommoirs de la Butte, ces sept femmes ont jeté leur exubérance à la face du monde, elles ont déchiré le papier avec leur plume passionnée, fait du beau leur pain quotidien et du caprice un art, et envoyé valser l’ordre établi. Elles ont posé des bombes, tailladé des fourrures, organisé des messes noires et semé les conquêtes. Tantôt misérables, tantôt incroyables, ces femmes ont tutoyé les sommets et oscillé avec panache – et un peu de nihilisme – entre grandeur et décadence, en partageant une même soif de devenir, une volupté du trop, un mépris du qu’en dira-t-on. En s’élevant contre une époque corsetée qui les maintenaient dans une incapacité, ces amazones ont été bien plus que des divas ou des excentriques, elles ont été de véritables pionnières de la libération des femmes. Elles l’ont simplement fait différemment, en peignant, en écrivant, en jouant et parfois juste en étant, et surtout en se permettant de voler aux hommes le feu sacré, celui de la création bien sûr, mais aussi celui de la liberté d’être. Voilà pourquoi, pour leurs excès, toutes ont été jugées. L’histoire a jugé leurs histoires anecdotiques, et ainsi, muses ou crampons, elles restent aujourd’hui prisonnières des notes de bas de pages des biographies de leurs illustres amants. Il est grand temps aujourd’hui de remettre en lumière les destins flamboyants de ces grandes funambules du réel qui, par leurs outrages, ont ouvert la voie aux héroïnes de notre temps. […]

~ Service presse ~

Je remercie Gilles Paris et son équipe ainsi que les éditions Favre pour l’envoi de ce livre.

Nous nous retrouvons pour une chronique sur un roman que j’ai pris plaisir à découvrir. En effet, j’étais fortement intéressée parce que l’auteure nous proposait de découvrir : sept portraits de femmes inspirantes qui ont été des modèles pour des générations et des générations.

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Portraits de femmes
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Excessives, elles le sont toutes à leur manière. Elles se nomment : Geneviève Lantelme, comédienne tapageuse et colérique, connue pour ses frasques et sa mort digne d’un roman policier. Henriette Maillat, infatigable épistolière, muse et compagne d’écrivains célèbres, grande passionnée, de loin la plus touchante. Berthe de Courrière, lié à Henriette Maillat car elles ont toutes deux inspiré le même personnage d’un livre de Huysmans, sataniste, femme émancipée, éminence grise, aussi too much que brillante. Parfaite figure de la sorcière. Madeleine Deslandes, auteure à succès, dandy au féminin, qui a vécu sa vie entière comme une oeuvre d’art, avec tout ce que cela a d’extrême. Minna Schrader, femme de lettres et modèle d’artiste qui fut le paroxysme de la vie de Bohème, mais aussi anarchiste, avant comme Camille Claudel de passer ses trente dernières années en asile. Gisèle d’Estoc, féministe, journaliste et sculptrice, adepte du travestissement, duelliste et grand amour de Maupassant. La plus rebelle.

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Ma lecture en quelques mots
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Il est difficile de parler de ce genre de livres. Je ne sais même pas si je peux appeler ça un roman. On est plutôt dans un documentaire pour moi. Un documentaire biographique pour être plus précise. Grâce à ces sept portraits, on se retrouve dans plusieurs sphères : la littérature, les arts mais aussi les lettres dans toutes leurs formes. On se retrouve vraiment dans une lecture plaisante que l’on a envie de découvrir par petites bouchées. Un portrait par jour pour ma part, c’est vraiment très intéressant.

J’ai beaucoup appris : sur les femmes présentées bien entendu mais aussi sur la société du 19ème siècle, la vision que l’on peut en avoir. Ces sept femmes, que je ne connaissais pas forcément m’ont permis d’appréhender les choses autrement.

Forcément, j’ai apprécié certains portraits plus que d’autres même si j’ai été globalement agréablement surprise. J’ai adoré Berthe et Geneviève : je les ai trouvées tellement extraverties et pleines de vie que j’ai lu leurs portraits d’une traite. C’était très intéressant.

Bien entendu, le problème avec ce genre de lecture, c’est un peu l’effet catalogue. Même si le contenu diffère selon les femmes, on est toujours dans le même rythme et cela peut des fois causer une petite indigestion. C’est pour cela que j’ai fait le choix de lire de temps en temps. J’ai pris plus de temps mais au moins, j’ai évité la panne de lecture !

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Au sujet de la plume de Louise Ebel
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C’est très accrocheur, j’ai vraiment apprécié découvrir ces sept femmes à travers la plume de l’auteure. Je trouve que le livre objet est très sympathique. Au texte de Louise Ebel s’ajoutent des photos, des illustrations et c’est très plaisant. Cela permet de faire des pauses dans la lecture et cela la rend encore plus sympathique. La plume de l’auteure est très agréable, on croule sous les anecdotes et les détails qui nourrissent le texte de manière intense.

En définitive, on passe un bon moment de lecture et de découvertes à travers ses sept portraits qui se trouvent être très intéressants. On est vraiment dans une spirale d’événements qui nous tiennent en haleine. Malgré quelques longueurs, on est attiré par le destin de ses sept femmes dans un siècle où la femme n’a pas forcément une très bonne place. J’ai apprécié découvrir ces femmes pleines de ressources.

3 bonnes raisons de lire ce livre :

  • En apprendre plus sur sept femmes dans le 19ème siècle.
  • Cela change des romans que l’on peut trouver dans nos PAL.
  • La plume de Louise Ebel qui est très accrocheuse.

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8

Les chroniques du Shen Xiao : l’éveil du dragon de Benjamin Brin

xcover-4175.jpgRésumé : Aldwin Ryuu est un jeune homme de 18 ans qui rêve de s’engager dans la Marine Nationale. A son arrivée à Brest, il va faire la rencontre de Léna, une jeune femme mystérieuse qui va lui révéler qu’il fait partie d’un groupe de douze guerriers légendaires, les Gardiens du Sheng Xiao, autrement dit, les réincarnations des grands esprits du zodiaque asiatique. Ensemble, ces compagnons vont devoir lutter contre un ennemi ancestral et protéger la plus grande création de l’Empereur de Jade, l’humanité. Roman fantastique mêlant mythes et légendes asiatiques et réalité, l’éveil du Dragon vous plonge au cœur d’une aventure palpitante, remplie de créatures mythiques et de magie.

~ Service presse ~

Je remercie les éditions Plumes de Marmotte pour ce premier partenariat. Je vous le disais, il y a quelques semaines sur le blog, je suis partenaire de cette nouvelle maison d’édition très prometteuse. En effet, j’ai commencé mon aventure avec un roman qui n’est pas forcément ma tasse de thé. Dans un premier temps, la couverture m’a vraiment fait penser à univers de jeux vidéo. Forcément la culture chinoise est ultra présente : dans le titre et dans l’illustration de la couverture. Comme je vous le répète bien souvent, l’habit ne fait pas le moine. Ma réticence à ouvrir ce roman s’est vite évaporée.

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Un univers asiatique marquant
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Qu’on se le dise, je ne suis pas forcément calée au sujet culture asiatique. Je sais que beaucoup de lecteurs le sont mais franchement, ma connaissance s’arrête à la nourriture chinoise et à détective Conan. Vous voyez… Ce n’est pas franchement terrible.

Ce premier tome des aventures d’Aldwin Ryuu nous pose des bases franchement intéressantes. Je suis tombée sous le charme des légendes et mythes chinois. Ici, on s’intéresse aux animaux qui forment les bases de la culture mythologique chinoise : on croise donc un dragon, un rat, un bœuf, un tigre et bien d’autres encore qui vont devoir travailler ensemble pour contrer la menace qui pèse sur le monde.

J’ai trouvé cela très intéressant. On est vraiment immergé dans des mythes et des légendes que l’on ne connait pas forcément et cet apport de nouveauté dans ma lecture est vraiment très intéressant et a apporté un dynamisme très sympathique.

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Personnages
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Notre personnage principal s’appelle Aldwin Ryuu. Jeune homme tout à fait charmant, il est très agréable à découvrir. Rentrer dans la marine semble être son rêve : rigueur, sport et organisation. Cela lui convient très bien. Sauf que rien ne va se passer comme cela. Il va devoir battre des méchants, mais aussi combattre ses peurs et ses doutes. Aldwin va être confronté à des épreuves hors du commun mais aussi à des décisions qui ne seront pas faciles à prendre.

J’ai beaucoup apprécié le personnage de Léna qui permet à Aldwin de croire en l’impossible. Elle est une sorte de guide. Rapidement, un lien se crée entre les deux jeunes gens et cela ajoute une autre dimension au livre : celui de l’amitié et des sentiments.

Il faut se dire que les personnages ont une force personnelle mais c’est ensemble qu’ils deviennent forts et vraiment incroyables. On se retrouve dans une intrigue qui met en scène de nombreux personnages mais qui met aussi en exergue les qualités et les défauts des hommes. On trouve de jolies thématiques dans ce premier tome qui est vraiment à découvrir.

Des humains sont associés aux animaux mythiques chinois et j’ai pris plaisir à tous les découvrir bien que le Dragon et le Tigre m’ont beaucoup plu ; Les psychologies sont fines et détaillées. Il y a beaucoup, beaucoup de personnages mais j’approuve ce choix. En effet, il faut poser les bases d’un univers qui garde encore des zones d’ombre. Je suis curieuse de voir ce que l’auteur nous réserve pour le tome 2.

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Ma lecture en quelques mots
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J’ai eu quelques moments de flottement, surtout au début en fait. J’ai mis quelques chapitres à vraiment me mettre dans l’ambiance et à m’installer dans ma lecture. Mais une fois que le coté culturel et mythologique se met en place, c’est fascinant. C’était quand même une superbe lecture qui m’a fait découvrir beaucoup de choses culturellement parlant. C’est vraiment très sympathique. Je me rends compte que j’apprécie de plus en plus les univers fantastiques qui se mêlent à des légendes et mythes culturels qui viennent de partout dans le monde. Benjamin Brin est très doué pour cela : en trois cents pages, j’ai eu l’impression d’avoir quitté ma maison, mon pays, mon continent. C’était très plaisant.

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Le plume de Benjamin Brin
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Je suis heureuse d’avoir croisé la route de cette plume. Voilà une plume tout terrain ! Ce que j’entends par là, c’est qu’elle s’adapte à tous les lecteurs. En effet, je trouve que petits et grands pourront être attirés par cette aventure.

Je suis ravie de m’être trompée. En effet, au premier regard, je ne me serai jamais arrêtée sur ce roman avec cette couverture que je trouve trop « jeune » et qui ne reflète pas forcément ce que je recherche dans mes lectures. Je me suis bien fourvoyée, pour mon plus grand plaisir !

Ce premier tome fourmille de détails. C’est ni trop long, ni trop court. On est vraiment dans une histoire plaisante qui peut potentiellement mettre le pied à l’étrier les jeunes lecteurs avec cet univers original qui respire la nouveauté par rapport à ce que l’on peut trouver en ce moment : on mélange la culture aux animaux mythiques, la magie à la réalité, bref, on ne s’ennuie pas dans ce premier tome. Vivement la suite.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un univers riche et original.
  • Une plume forte qui pourra plaire à tout type de lecteur.
  • La présence de nombreux animaux dans la légende culturelle asiatique.

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L’arpenteur de mondes de Jean-Christophe Chaumette

l-arpenteur-de-mondes.jpgRésumé : Après trois années passées à enquêter sur les voyants, gourous et autres magiciens, la journaliste Vigdis Gehrke est lasse de leurs élucubrations. Aussi s’efforce-t-elle d’oublier les inquiétants propos que lui tient un guérisseur australien de passage en France. Mais lorsqu’un effroyable massacre perpétré dans une ferme isolée est porté à sa connaissance, elle est amenée à s’interroger sur ce qui lui a été révélé. Et si l’Arpenteur de mondes, fléau de Dieu ou Bête de l’Apocalypse, venait réellement de surgir d’une autre dimension pour préparer la fin de l’espèce humaine ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Evidence éditions pour cette belle réception. J’ai tenté, pour la première fois, le « crazy book day » et j’adore le principe ! Contre une chronique dans le mois, la maison d’édition vous envoie le roman en papier. Oui, c’est un partenariat mais j’aime le fait que tout le monde à sa chance.

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L’arpenteur de mondes : entre horreur et terreur
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Je vous le dis clairement : âmes sensibles s’abstenir. J’aime sortir de mes zones de confort et repousser les limites. Ainsi, je viens, parfois, vous étonner avec des genres que vous ne voyez pas souvent sur le blog. L’arpenteur de mondes fait partie de ces romans que je n’aurais pas lu si on ne m’avait pas poussé dans ce sens. Wolkaiw m’a beaucoup parlé de l’auteur, c’est pour cette raison que je me suis lancée.

On vogue entre le réel et le fantastique, entre le chamanisme et les histoires bibliques. On a un certain équilibre qui nous propose une histoire où une enquête policière va croiser la route de l’Apocalypse via le personnage de l’arpenteur de mondes (le monsieur sur la couverture, vous voyez ?).

L’Arpenteur est un personnage vraiment très dur, horrible et terriblement effrayant. Dès le départ, j’ai dû m’accrocher à ma ceinture pour tenir le choc de la lecture. C’est un récit où l’horreur du monde est présente : entre meurtres, suicides et bêtise humaine, tout est présent pour que l’apocalypse ait lieu. Et oui, messieurs, dames, nous voilà dans le châtiment extrême pour ces hommes qui se sont détournés de la voie de Dieu. La prophétie est en marche… Gare à vous !

« Une entité maléfique voyage d’un monde à l’autre, dans l’infinité des dimensions qui s’entrecroisent au sein de l’Univers. La haine, la souffrance et la mort l’attirent comme le sang attire une lamproie. Et comme une lamproie, elle colle sa gueule à sa victime et la vide, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien. Elle existe depuis la nuit des temps, et sa puissance est incommensurable. Notre tâche, madame Gehrke, est de s’opposer à elle. »

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Personnages et univers
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Je suis fascinée, vraiment. Comment l’auteur a pu construire un monde ainsi ? Comment a-t-il pu faire pour ne pas se tromper et nous faire découvrir le monde de ce roman. L’intrigue est forte, les thématiques sont vraiment intéressantes. L’auteur parvient à surprendre le lecteur en l’amenant là où l’on ne s’y attend pas. Ainsi, des thématiques originales, que je n’avais jamais pensé trouvés dans un même roman se dessinent : ainsi, on parle de mondes virtuels, de jeux vidéo mais aussi de prophéties, de religion, d’enquête policière. Bref, on est dans un monde vaste, plein d’énigmes et cela m’a permis de voyager dans un univers vraiment intense et délicieusement surprenant.

Si j’ai eu peur face à ce monde rempli d’horreur, les personnages m’ont énormément plu ! Une élite se forme autour de nous et se glisse dans l’intrigue : une élite qui est la seule à pouvoir mettre fin à cette entité maléfique qui plonge la planète dans le chaos. Ainsi, notre équipe se compose de quatre personnages : Le veilleur, le messager, le maître de combat et l’archiviste. Cette histoire est une quête, une aventure qui happe le lecteur. C’est une sacrée course contre la montre qui nous tient en haleine.

Si je mets de côté les scènes trop violentes à mon goût et trop détaillés, j’ai passé un bon moment de lecture. Je ne vous parle pas beaucoup des personnages parce qu’il y en a beaucoup et que je ne veux pas vous gâcher une partie de l’intrigue en vous dévoilant les noms de notre mystérieuse élite sauveuse du monde.

L’univers soulève bien évidemment la question sociétale et humaine : Que sont devenus les hommes ? Comment ont-ils pu se détourner autant du regard de dieu et ne plus faire de ce Dieu qu’une infime partie d’eux.

On est aussi dans un roman qui soulève la question des racines en soulignant à de multiples fois des nationalités différentes, des pays différents, des continents différents mais aussi des mondes différents. On a un pied dans le réel et l’autre dans le fantastique. C’est vraiment très intéressant.

Si l’Arpenteur est un personnage qui vient semer le chaos, on se rend aussi compte qu’il n’est pas le seul à faire peur, à semer le trouble et la terreur autour de lui. Je parle d’un personnage qui m’a beaucoup plu dans le rôle qu’il a : Damon Harriman, le PDG de l’entreprise « Virtual Worlds ». Rien que son nom, dans la sonorité, vient nous indiquer qu’il n’a pas les cornes, mais que cet homme est un démon incarné.

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Le mot de la fin
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Si L’arpenteur de mondes n’est pas forcément un roman vers lequel je me serai retournée seule, je suis ravie d’avoir mis le nez dedans. De temps en temps, cela fait du bien de sortir des sentiers battus. Grâce à sa plume, Jean Christophe Chaumette nous propose un voyage dans le temps, dans les mondes différents. On se pose différentes questions tant humaines que mystiques. Les thématiques abordées sont très intéressantes : entre religion et chamanisme, on se retrouve dans un large univers, riche et plein de surprises. Jean Christophe Chaumette nous propose une plongée dans un monde horrifique où le temps est compté pour que le monde soit sauvé par une élite intéressante, variée et pleine de ressources. Bravo !

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une élite intéressante que j’ai apprécié découvrir au cours de ma lecture
  • Un mélange de thématique que j’ai adoré découvrir
  • Un univers littéraire fascinant

4

15

Les ombres d’Esver de Katia Lanero Zamora

124858634.jpgRésumé : Amaryllis a 16 ans et n’a jamais connu que la maison où elle est née, le domaine d’Esver, reculé, magnifique, mystérieux. Dans ce manoir qui tombe en ruines où elle vit seule avec sa mère austère, elle étudie la botanique avec l’espoir d’en faire son métier… Le jour où elles reçoivent une lettre du père annonçant la vente du domaine et le mariage forcé d’Amaryllis à un de ses associés, tout bascule. Pour échapper à ce destin, malgré les ombres qui hantent ses nuits, la jeune fille répondra-t-elle à l’aventure fantastique qui se cache derrière les portes fermées d’Esver ?

~ Service presse ~

Je remercie les éditions Actu SF pour l’envoi de ce roman. J’ai pris du temps pour lire ce roman dont la couverture me plaisait beaucoup. J’avais envie de prendre mon temps pour plonger dans cet univers.

Ma lecture s’est bien passée, un peu mouvementée au début mais finalement, j’ai réussi à trouver mon rythme et cela s’est bien passé.

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Un univers gothique que j’ai apprécié découvrir
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Si vous me suivez depuis quelques temps, vous savez que les demeures mystérieuses et pleines de secrets sont mes favorites. Ici, on associe les murs de la bâtisse où vivent Amaryllis et sa mère à une passion, un travail plutôt rare dans nos lectures : la botanique.

Esver est un domaine plein de secrets. Si les murs pouvaient parler, ils nous raconteraient de sacrées histoires. Ce que j’apprécie grandement dans ce roman, c’est que l’auteure laisse beaucoup de place à l’imagination. On se balade dans les pièces du manoir, on visite, on tremble, on se rassure : c’est vraiment un terrain très sympathique à découvrir et observer.

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Mère et fille : deux personnages en opposition
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Amaryllis est un personnage jeune. Cependant, du haut de ses seize ans, elle est très mature et intelligente. Face au caractère et au comportement de sa mère, elle devient une jeune fille forte et intelligente. Elle ne manque pas de courage.

Sa mère, Gersande, est tout son contraire. Méchante, elle passe à côté des rêves et des espoirs de sa fille pour faire passer ses envies avant tout. La botanique n’intéresse pas Amaryllis mais sa mère la prépare depuis des années aux concours d’entrées dans les meilleures écoles. Elle ne pense qu’à elle et à sa fleur. J’ai trouvé les personnages très bien construits avec des psychologies vraiment très différentes mais très intéressantes aussi. On se demande comment ces deux personnages radicalement opposés peuvent trouver une sorte d’équilibre pour se supporter chaque jour.

Amaryllis et sa mère sont construites sur un système d’opposition : l’une rêve de trouver une solution pour rester sur leur domaine, l’autre rêve de fuir le domaine pour partir à l’aventure. Quand l’une aime le calme, l’autre apprécie le dynamisme d’une aventure. L’une est froide et réservée, l’autre ne demande qu’à être aimée…. C’est assez intéressant, cela permet de mettre en lumière le personnage principal de cette aventure : Amaryllis.

La seule chose qui semble les unir : le manoir d’Esver qui fait partie des personnages pour moi. Mystérieux et en ruine, il fait partie des codes du roman gothique. On a quelques indices sur le passé du manoir, son faste d’antan et ce qu’il est maintenant : des ruines et de la poussière. On sent bien qu’il y a eu un avant et un après un accident fatidique. Quelque chose qui a perturbé la vie des habitants du manoir, quelque chose qui fait que la salle à manger est restée avec un repas subitement interrompu et qu’elle sert plus de serre que de salle à manger où la convivialité est partie depuis bien longtemps.

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La touche fantastique
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Si j’ai aimé l’univers proposé et les personnages, j’avoue que j’ai pris un peu de temps avant de m’installer confortablement dans ma lecture. Le début est assez long, on suit mère et fille dans leur quotidien sans vraiment comprendre ce que l’on fait là. Si l’intrigue prend un peu plus d’ampleur quand Amaryllis découvre qu’elle va être mariée de force à une connaissance de son père absent depuis très longtemps, j’ai eu du mal à trouver le genre fantastique dans cette intrigue.

Le fantastique arrive dans le roman mais pas dès le début et je pense qu’une fois que ce côté fantastique se met en place, on se retrouve avec une intrigue très intéressante et intrigante. Poussons les portes et mettons un pied dans cet univers fantastique…

Avec l’arrivée de la quête, Amaryllis apparait comme étant la personne qui peut sortir sa famille d’une fâcheuse situation. Elle est confrontée à ses propres démons mais aussi à des créatures mythiques que l’on peut avoir déjà rencontré dans des récits mythologiques et/ou fantastiques.

On entre dans un monde parallèle qui peut nous faire penser à plusieurs mondes. C’est peut-être là que l’auteure m’a un peu perdue. On ne sait pas bien où l’on est et où l’on va. Si le côté fantastique m’a plu sur certains points (surtout les créatures), je n’ai pas forcément apprécié le monde dessiné en parallèle d’Esver alors que j’ai vraiment adoré ce manoir et ses secrets.

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Les thématiques abordées
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J’apprécie le roman gothique, j’avoue que j’ai plus l’habitude d’avoir des siècles précis lors de mes lectures de ce genre. Ici, on est dans un univers gothique mais on aborde des thématiques assez intéressantes, surtout une : la femme. La place de la femme dans la société, la violence conjugale, l’objet qu’elle peut être dans le couple, la question de la femme et des études, bref, j’ai trouvé cela intelligent.

Autre thématique que j’ai su souligner dans cette intrigue : la famille. La présence d’une sphère familiale très forte. Le poids d’une mère sur la vie de sa fille. C’est vraiment très intéressant.

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La plume de l’auteure
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Quelle plume envoûtante. Bravo à l’auteure qui a su construire des personnages très intéressants et fins. Le décor proposé est vraiment incroyable et doit être découvert. Je renouvellerai la lecture d’un des romans de l’auteure.

3 raisons de lire ce roman :

  • Un univers gothique intéressant
  • Un personnage principal plein de surprises
  • Un traitement de thématiques intéressantes

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Le diable danse à Bleeding Heart Square d’Andrew Taylor

51zY+uNN1BL._SX210_Résumé : Dans la lignée de Testament à l’anglaise de Jonathan Coe, une relecture très moderne du roman d’atmosphère à la Agatha Christie, orchestrée avec une précision et une virtuosité diaboliques par le nouvel enfant chéri des lettres anglaises. 1934. Londres. Lydia Langstone fuit la haute société anglaise et un mari violent pour trouver refuge dans une petite pension de famille sise Bleeding Heart Square. Privée des privilèges que lui conférait son statut social, elle tente de renouer avec une vie plus modeste, plus indépendante aussi. Mais très vite Lydia se trouve confrontée à d’étranges événements. Qui est cet homme qui semble surveiller nuit et jour les allées et venues dans la maison ? Qu’est devenue Miss Penhow, l’ancienne propriétaire de la pension, mystérieusement disparue ? Pourquoi un journaliste, de retour des Indes, veut-il à tout prix la retrouver ? Enfin, qui envoie des morceaux de cœur en décomposition à Joseph Serridge, le dernier pensionnaire à avoir vu Miss Penhow vivante ? Selon la légende londonienne, le diable danse à Bleeding Heart Square, cette fois il serait plutôt tapi dans l’ombre, en silence, attendant son heure. Avec ce récit à la construction géniale, Andrew Taylor conjugue l’atmosphère si particulière des romans anglais et une efficacité toute moderne. Maître de la manipulation, il entraîne le lecteur dans un labyrinthe fabuleux, jusqu’à un retournement final totalement imprévisible. Une révélation !

~ Lecture détente ~

Je ne sors pas souvent les couteaux, ni la hache, ni la horde de paysans furieux armés jusqu’aux dents. Mais là, non ! Paaaaardon ??? On ose mettre que le roman est une relecture moderne d’atmosphèèèèère à la Agatha Christiiiiie ? Non. Impossible. Jamais de la vie.

J’ai envie de crier. Vous voyez pourquoi je crie au scandale quand je vois ce genre d’annonce ? « Digne de Stephen King », « comparé à Conan Doyle » ou encore « Le nouvel Oscar Wilde ». Ça met la barre tellement haute que la chuuuuute est encore plus difficile et douloureuse. Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas étalée comme une crêpe.

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Un thriller qui a du mal à démarrer
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Je déteste être méchante, je déteste faire du mal aux auteurs. Mais franchement, la seule chose dont j’étais capable après ma lecture, c’est de remercier le seigneur d’être arrivée à la fin de ce roman. Il fait plus de 600 pages et franchement, c’était très long. Je n’ai jamais eu autant de mal à me mettre dans une lecture. Il a fallu attendre 400 pages environ pour que je prenne un rythme de lecture autre que celui que j’avais : c’est-à-dire 15/20 pages par jour. J’ai forcé un peu les choses en espérant ne pas provoquer une panne de lecture.

Je n’ai pas compris grand-chose dans ce roman. Je n’ai absolument pas compris les tenants et les aboutissants du bouquin. On nous fait tout un foin de ces cœurs pourris qui sont envoyés de manière anonyme à un des personnages du roman. Je m’attendais à quelque chose de fou, d’incroyable, de formidable… mais non. On se retrouve avec un final décevant et un fâcheux goût amer en bouche : « tout ça pour ça ».

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Une intrigue qui ne m’a pas surprise plus que cela
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Le plus gros problème de ce roman, c’est le fait que c’est beaucoup trop long. C’est vraiment trop, trop, trop long. J’ai trouvé que l’on mettait trop de temps à faire le lien entre les différentes parties et intrigues dans ce roman.

On part d’un point central : la disparition de Miss Penhow. Chaque lettre débute un chapitre. Une lettre issue de son journal intime. On vit quelques bouts de sa vie avec elle : on se rend rapidement compte que quelque chose cloche jusqu’à ce que sa disparition. D’un autre côté, on fait la rencontre de Lydia Langstone : une jeune femme qui quitte son mari, le faste de sa maison et cette vie tranquille parce que la violence a atteint une telle hauteur dans son couple, qu’elle n’en peut plus.

Le personnage de Lydia était un personnage assez intéressant. Au départ, je l’ai trouvé pleine de courage. En effet, à cette époque de l’année, quitter son mari et envisager le divorce est quelque chose de fort et de courageux. Dans une société archaïque, elle est vue comme un paria. Même sa famille insiste pour qu’elle retourne auprès de ce mari violent mais elle résiste. Elle va trouver refuge chez son père à Bleeding Heart Square.

Si j’ai trouvé ce que l’auteur dessinait avec ce personnage est vite tombé à plat. Elle m’a rapidement ennuyé avec ses états d’âme. La femme forte qu’elle est se laisse submerger par les émotions trop souvent et trop longtemps. De plus, c’est bien beau d’être une femme forte mais si elle n’est pas accompagnée, elle ne sait rien faire de ses dix doigts.

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La plume de l’auteur
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La comparaison aux plus grands auteurs britanniques n’est vraiment pas vraie ni utile. Je trouve que cela nuit au roman. Personnellement, j’en attendais énormément et finalement, cela est rapidement tombé à plat. Quel dommage !

La plume reste correcte mais rien de transcendant.

En définitive : je suis réellement déçue par ce roman. Cela faisait très longtemps que je n’ai pas eu une déception aussi cuisante sous les yeux. Je ne le conseille pas mais je serai ravie de discuter avec des gens qui l’ont lu.

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Bilan mensuel de novembre 2019

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Hello tout le monde, il est temps de faire le bilan du mois de novembre. Quel mois!
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Bilan Livresque 
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J’ai passé un mois d’octobre en dents de scie. Globalement, ça a été mais j’ai eu de belles découvertes et de grosses déceptions. J’ai lu 15 romans (dont trois beaux pavés) et écouté 3 romans pour un total de 18 livres.
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Top & Flop 
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Voilà trois livres que j’ai pris plaisir à découvrir et qui ont su me plaire.
Pauline a l’école des fées reste un roman que je mets à part. Cependant, dans l’appréciation de mes lectures, il reste en deçà des autres. L’obscène oiseau de la nuit est si particulier que je ne sais toujours pas quoi en penser. Le diable danse à bleeding heart square est une déception phénoménale dont je vous parlerai probablement demain.
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Que me réserve décembre ? 
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Noël à la petite boulangerie est le choix de mes lecteurs. Il sera donc mon roman challenge pour ce mois-ci. Je n’ai pas avancé un iota dans mes lectures en VO. On verra si j’ai le temps…
Je vais aussi prendre quelques minutes pour écrire quelques lignes (en essayant de ne pas pleurer) pour rendre hommage à ma mamie. Il y a des gens, comme ça, ils prennent une sacrée place dans votre vie. Ma mamie était mon pilier, mon roc, ma personne. Elle était la mamie gâteau mais aussi la mamie conseil, la mamie bisous, la mamie sagesse, ma mamie tout simplement. J’essaye de me remettre de la perte que j’ai vécu il y a quinze jours. C’est très dur : lui dire adieu, c’est aussi renoncer à nos conversations, nos tasses de café, ne pas l’avoir à mon mariage tout près de moi. Malheureusement, je ne suis pas encore prête à entendre que le temps fera les choses, qu’elle restera toujours près de moi. Alors mamie, si tu as été mon roc pendant toutes ces années, soit mon ange gardien, ma plus belle étoile. Je t’aime mamie et merci pour tout. Ma mamie a été la première personne a réellement croire en moi et à m’avoir donné le goût pour la lecture. J’oublierai jamais tout ça mamie, jamais. ♥ 

Passez de belles fêtes les amis, je vous retrouve en 2020. ♥ 

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Les nouvelles aventures de Carnacki Saison 1 de Frédéric Livyns

xcover-4144.jpgRésumé : Carnacki, le légendaire détective du surnaturel créé par William Hope Hodgson revient dans de nouvelles aventures. À travers les six épisodes de cette première saison, vous vous mesurerez, avec lui, à de démoniaques entités qui vous feront passer des nuits blanches. Repris par l’auteur belge Frédéric Livyns, lauréat à trois reprises du Prix Masterton, ce Sherlock Holmes du surnaturel vous emmènera aux portes de la peur ; à vous de décider si vous souhaitez les franchir ou non.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Evidence éditions pour l’envoi de ce roman. En effet, j’ai vu passer cette première saison sur SimPlement et je n’ai pas pu résister pour trois raisons : la couverture que j’adore, l’auteur qui me surprend toujours et la curiosité de découvrir qui est Carnacki inconnu au bataillon.

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Mais qui est Carnacki ?
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Si vous êtes dans la même situation que moi, vous ne savez pas qui est Carnacki. Oui, moi, j’étais très curieuse de savoir. Comme vous le savez, j’ai fait appel à mon ami… Qui ? Mon ami Wiki !!! Ahahah (week end oblige, désolée, je craque un peu). Voici quelques informations sur notre personnage principal dans cette intrigue : « Thomas Carnacki est un personnage de fiction, créé par William Hope Hodgson. Carnacki est le protagoniste d’une série de six histoires publiées entre 1910 et 1912 dans The Idler et The New Magazine. Thomas Carnacki est un détective de l’occulte, spécialiste reconnu pour son efficacité dans la lutte contre les revenants et autres entités cosmiques. Il vit dans un appartement à Cheyne Walk, à Londres. Le narrateur des histoires est un ami de Carnacki, Dodgson, qui suit le détective dans ses enquêtes. […] Cinq aventures paraissent entre janvier et juin 1910 dans The Idler. Quatre autres furent refusées pour, semble-t-il, des questions de calibrage. Et la revue cessa de paraître définitivement en mars 1911. Une sixième histoire paraît en janvier 1912 dans The New Magazine. Ces histoires furent publiées en 1913 dans un intégral Carnacki, the Ghost-Finder. »

Bon, clairement, j’ai tout de suite pensé à mon cher Sherlock et à mon petit Watson adoré. Hormis le fait que Carnacki soit une sorte de détective du paranormal, j’ai trouvé qu’il était dessiné comme Sherlock Holmes (dont je vous invite à découvrir les aventures, c’est formidable).

On a donc un personnage masculin principal très intelligent, il m’a séduite dès la première nouvelle que j’ai lu et qui reste, pour moi, la meilleure de cette première saison. J’ai apprécié découvrir ce personnage dont la psychologie fine et détaillée m’a beaucoup plu.

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Un recueil de nouvelles
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Pour chaque enquête, une nouvelle. Six enquêtes, six nouvelles qui vont nous pousser au-delà des limites de la raison. On se retrouve avec des situations spectrales et paranormales. Frédéric Livyns est un auteur que j’affectionne beaucoup pour la manière dont il sait me transporter dans des univers que je ne pensais pas possible d’apprécier. J’ai toujours été séduite par ce que j’ai pu lire de cet auteur, il était donc impensable pour moi de ne pas me lancer dans cette lecture.

Encore une fois, je me suis lancée dans une lecture les yeux fermés et j’ai découvert que c’était un recueil de nouvelles. En soi, ce n’est pas dérangeant parce que j’ai pu découvrir l’étendue des facultés de Thomas Carnacki mais cela reste frustrant dans le sens où je me sens bien plus à l’aise dans une aventure unique qui me transporte beaucoup plus.

On va dire que pour un premier pas dans l’univers de Thomas Carnacki made in Frédéric Livyns, c’est bon, très bon même.

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Les enquêtes  
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Clairement, j’ai apprécié les six aventures même si la première reste ma préférée. J’ai fait la rencontre des acolytes de Carnacki mais il reste un des seuls personnages que l’on a tout au long de notre lecture : on se balade dans différentes histoires qui proposent différentes intrigues. On est dans une dynamique intéressante et cela permet au lecteur de ne pas s’ennuyer. J’ai apprécié cela. Ce que j’ai beaucoup aimé aussi, c’est le fait que Carnacki n’est pas un personnage qui se la joue : il reste très humble même si des fois, il doit répéter les choses et les éclaircir. A aucun moment, je n’ai trouvé ce personnage pompeux.

Ce recueil n’est pas à mettre entre les mains de n’importe quel lecteur. Il y a des scènes de violence et qui ne sont pas à laisser lire par des yeux d’enfants. Il vaut mieux le préciser. Si vous êtes de nature très peureuse (franchement, je suis une mauviette et j’ai beaucoup apprécié, pour vous placer sur l’échelle du trouillomètre…) il ne vaut mieux pas le lire mais si vous appréciez vous faire de petites peurs et être dans des univers où les choses peuvent nous échapper, vous pouvez vous lancer avec plaisir dans cette nouvelle lecture que nous propose évidence éditions.

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La plume de Frédéric Livyns
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Quand j’ai vu que l’auteur sortait encore un roman cette année, j’ai ri. Avec une amie, quelques jours avant on se disait « mais il sort beaucoup de livres quand même par an ». Ehhh oui. J’ai ri en voyant cette première saison mais je savais, au plus profond de moi-même, que je céderai. Quand on n’aime, on ne compte pas, non ? Et bien voilà. Je n’ai pas compté, j’ai foncé et j’ai adoré !

La plume de Frédéric Livyns prouve encore une fois ce que je n’arrête pas de vous dire : c’est une plume exceptionnelle. Elle est dynamique et pleine d’émotions. Si j’ai pris plaisir à découvrir l’auteur dans des lectures plus horrifiques et sanglantes, j’ai aussi apprécié le découvrir dans des aventures plus surnaturelles que gores.

3 bonnes raisons de lire cette saison :

  • Un personnage principal masculin désuet mais très charmant
  • Une plume que j’ai adoré retrouver dans un nouvel exercice
  • Un univers riche et intéressant

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