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Le bleu des capricornes : quand le passé s’appelle vengeance d’Alexandre Rabor

xcover-5769Résumé : Jamais Mathilde n’aurait pu croire que cette discussion, autour de ce chocolat chaud, aurait pu bouleverser sa vie, celle de Thomas son compagnon ainsi que celles de plusieurs autres personnes. Le bleu des capricornes, c’est l’histoire d’un engrenage qui va amener un homme à défier tout un village et cet homme aura pour seules armes ses souvenirs d’enfant.  Le bleu des capricornes est à la fois un thriller et une romance. C’est un roman avec du suspense où Mathilde et Thomas cherchent les clés de leurs passés respectifs afin de pouvoir, peut-être, conjuguer leur couple au futur. Le bleu des capricornes ou quand le passé s’appelle vengeance.

~ Service presse ~

On se retrouve aujourd’hui avec un roman qui m’a été proposée par l’auteur via SimPlement. Je remercie d’ailleurs Alexandre Rabor pour cette proposition. Le résumé me plaisait plutôt bien et je me suis laissée tenter, tout simplement.

Ce roman est un roman sympathique mais ma lecture m’a laissée sur ma faim. C’est un roman plein de bonnes intentions mais je pense que si on avait poussé un peu plus les choses, on aurait pu avoir quelque chose de plus fort et spectaculaire.

On fait la rencontre de Mathilde et de Thomas, un couple dans la vie qui va traverser quelques difficultés. En allant en thérapie de couple, Thomas va comprendre qu’il y a quelque chose dans son passé qui ne va pas. La psychologue lui propose de faire une séance d’hypnose pour essayer de débloquer la situation et Thomas va comprendre plusieurs choses sur son passé qui vont le pousser à venger sa famille.

Les personnages sont plutôt sympathiques même si pour moi, il m’a manqué quelque chose pour que je les adopte. Je suis restée spectatrice tout au long du roman et je pense que c’est ce qui m’a le plus embêté dans ma lecture. Thomas et Mathilde sont en couple et, comme je le disais au-dessus, ils rencontrent quelques soucis. J’ai trouvé qu’ils ne fonctionnaient pas en couple, en tant qu’individus pourquoi pas mais je n’ai pas trouvé d’alchimie à aucun moment entre eux. Je peux le comprendre à cause du contexte mais je n’ai pas su m’attacher à eux à cause de cela.

Le roman est trop rapide pour moi. Les chapitres sont courts, on va voguer entre la vie de Mathilde et la vie de Thomas trop rapidement pour moi, j’ai, personnellement, besoin de détails, de dialogues, de conversions. On a tout ça mais pas suffisamment pour que cela donne de l’ampleur aux personnages. Par exemple, les collègues de Mathilde : si à la base, c’est une bonne idée, dans le fond, on pourrait s’en passer. C’est traité d’une manière trop rapide pour qu’on s’attache aux personnages.

On va suivre Mathilde dans ses réflexions sur son couple et Thomas dans l’avancée de sa vengeance. Ce sont deux choses complètement différentes mais alternance fonctionne : cela permet de ne pas trop s’attarder sur les deux histoires. Le lecteur respire et n’est pas noyé sous le flot des informations.

En revanche, Thomas va se retrouver dans un village qui est lié à sa famille. J’ai beaucoup apprécié les descriptions des forêts et de l’ambiance qui se dégage de ce village. C’est vraiment très sympathique, j’ai beaucoup apprécié cette idée autour des capricornes et du passé de Thomas. L’introspection et la quête identitaire sont vraiment des thématiques très sympathiques. C’était intéressant de les relier à cette notion de vengeance. La touche fantastique m’a aussi bien plu. C’était très touchant.

Autre point qui m’a un peu perturbée : la plume. Pourquoi perturbée ? Parce qu’il y a des super moments poétiques, très bien travaillés et tournés puis, j’ai trouvé des petites choses qui m’ont un peu fait tiquer. La redondance des termes dans les dialogues est ce que j’ai retrouvé de plus lourd. Un exemple : « -Bon ben je rappellerai une autre fois !…. Non, je te rappellerai une autre fois ! Pas de problème.  A une autre fois ! » ou encore quelque chose du style « je vais tout vous envoyer par mail. Vous avez un mail ? Oui, j’ai un mail ». Je n’ai relevé que ces deux-là mais ce genre de redondance est très présent dans le roman. On a aussi des onomatopées présentes, c’est aussi quelque chose que je n’apprécie pas trouver dans mes lectures. Cela reste très personnel comme idée mais pour moi, ça alourdit la lecture… C’est vraiment dommage.

En définitive, même si j’ai souligné des petites choses qui ne m’ont pas plu, je reste persuadée que ce roman peut être très sympathique à la lecture. Il m’a manqué un peu de profondeur dans les personnages pour être complètement séduite par eux. La plume reste sympathique (notamment les descriptions) mais certaines choses sont, pour moi, à retravailler. Les thématiques sont sympathiques : une belle idée entre la vengeance et le passé. Il faut savoir laisser le passé pour pouvoir avancer.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Des thématiques que l’on ne trouve pas tout le temps : hypnose et vengeance
  • Des descriptions très agréables
  • La touche de fantastique

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Mes réceptions #08

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Bonjour tout le monde, j’espère que vous allez bien !
J’ai reçu ma paie… Qui dit paie dit… LIIIIVRES! Muahaha
C’est parti

– SP –

Je remercie Noir d’absinthe et Morgane pour le sublime roman « La captive de Dunkelstadt » que j’ai hâte de lire. On a aussi un roman de chez MEC éditions avec des chevaux… en croisant les doigts très forts parce que la thématique animale n’est pas ma tasse de thé mais le résumé à l’air sympathique. Je remercie aussi chaleureusement Hermine et audiolib pour l’envoi de deux romans audio : les guerres intérieures et là où chantent les écrevisses (que j’adooooore)

– Achats personnels – 

Alors là, on atteint des sommets! Bravo Pauline!
Oui… J’ai grandement craqué! Je ne pouvais pas passer à côté de Midnight sun, je remercie encore la gentille vintie qui me l’a vendu, il est niquel!  Tout est d’occasion sauf les deux romans de Lucinda Riley (mais je devais me mettre à jour, j’ai tous les tomes sortis ahahah) Le reste vient de Vinted (mais j’ai pas dépensé puisque j’avais vendu donc opération 0), de Noz, de la bouquinerie des Flandres ainsi que d’une brocante 😀

Et vous? ♥ 

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No way de Céline Jeanne

no-way-1358680-264-432Résumé : Accro au chocolat et aux parties d’échecs, fan de super héros, Teodora est une étudiante comme tant d’autres, du moins, elle aimerait bien… Difficile de ne pas attirer l’attention quand votre frère jumeau est un surdoué du sport, une étoile montante du foot et que vous habitez Barcelone. Elle déteste cet univers et tout ce qui va avec, les médias et les groupies en particulier. Elle a une certitude : sortir avec un sportif ? Jamais de la vie ! Plutôt dormir avec Marcelino, l’iguane de sa colocataire. Dante est l’attaquant vedette de l’équipe B du Barça, il espère pouvoir suivre les traces de Lionel Messi. Son enfance difficile dans un bidonville de Buenos Aires l’a marqué à vie. Il a connu la misère, le dénuement, et il veut mettre sa famille à l’abri du besoin. Pour toujours. Les filles ? Il les collectionne. Mais s’engager ? Jamais de la vie ! Il est parti de trop loin pour tout foutre en l’air. Sauf que… Ils devraient le savoir, on ne doit jamais dire jamais…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Alter Real pour l’envoi de ce roman en service presse. J’avais adoré la plume de Céline Jeanne dans Solo Tu, je n’ai donc pas hésité une seule seconde malgré le fait que la couverture ne soit pas forcément à mon goût.

On fait la rencontre de Teodora, Teo, qui est une jeune femme que j’ai beaucoup appréciée. Teo est un personnage frais, dynamique, qui sort des sentiers battus. En effet, elle adore les super-héros, les échecs et le chocolat. Sa naïveté d’enfant n’est pas une faiblesse, au contraire. C’est une jeune femme qui n’a pas sa langue dans sa poche malgré une volonté de ne pas trop se faire voir et de faire sa vie de son côté. Teo à un frère : Jaume. Si Teo est calme, réservée et plutôt responsable, son frère jumeau est tout le reste. Faisant partie de l’équipe B du Barça, il est extravagant et ne sait pas rester en place. Obligé de se vanter de ses exploits, il m’est apparu comme insupportable dès le début. Ultra protecteur envers sa sœur, les jumeaux vont faire des étincelles ! J’ai vraiment apprécié retrouver la thématique de la relation frère/sœur et surtout quand les personnages sont des jumeaux.

Dante est un jeune homme bien sous tous rapports. C’est un jeune homme sportif, un brin vantard mais il veut réussir ses études si son plan A ne fonctionne pas comme prévu. Footballeur talentueux, il veut percer dans cette profession. Sachant pertinemment que la carrière d’un footballeur peut être éphémère, il se donne toutes les possibilités pour réussir dans la vie. Dante va avoir une sacrée responsabilité au sein de l’équipe : prendre sous son aile un électron libre de son équipe pour prouver qu’il mérite sa place de capitaine. Sa rencontre avec Teo va être explosive et très drôle. Ces deux-là vont vous faire passer un très bon moment de lecture.

J’avoue que ma lecture n’est pas un coup de cœur même si j’ai passé un très bon momenttéléchargement de lecture ! J’ai beaucoup apprécié le fait qu’il y ait un équilibre certain entre les passions de Teo et de Dante. On n’est pas dans un roman 100% football même si celui-ci reste présent. Je trouve que la thématique est exploitée sans trop en faire et ça, c’est chouette parce que le football n’est pas forcément ma tasse de thé. Le caractère des personnages est aussi très bien construit. La plupart du temps, on n’est pas dans les stéréotypes de sportifs décérébrés même si Jaume peut vraiment nous faire penser à cette idée de sportif fêtard qui ne doit rien à personne. Néanmoins, j’ai beaucoup apprécié la manière dont l’auteure va venir contrebalancer ce caractère un peu fou avec le personnage de Dante qui sait ce que la difficulté veut dire : sa jeunesse il l’a passée à essayer de gagner de l’argent pour aider ses parents. Buenos Aires et ses bidonvilles était sa maison. Il est aussi un personnage qui porte un poids assez lourd sur ses épaules. Cela lui donne beaucoup d’ampleur au personnage. Dante est un personnage complexe et c’est aussi très sympathique d’en trouver dans des romances de ce genre.

Les personnages secondaires sont très intéressants aussi. J’ai beaucoup apprécié découvrir la colocataire de Teo, les membres de l’équipe de Dante… Bref, c’est un petit cocktail frais de caractères en tout genre qui vient bercer l’intrigue. C’est vraiment très agréable d’avoir un petit vivier de personnages secondaires comme celui-ci.

Là où, pour moi, les choses se sont un peu corsées, c’est avec les scènes érotiques. Même si je comprends tout à fait le fait que la manière dont on amène les choses et le vocabulaire choisi collent au personnage un peu volage de Dante, je n’ai pas du tout apprécié ces moments. Ce sont des moments trop crus, trop vulgaires et trop nombreux pour moi. L’énergie et le caractère de Teo viennent un peu chasser mon appréhension de ces moments mais ce ne sont pas mes préférés de l’histoire.

La plume de Céline Jeanne est une force incroyable. Elle a un don, c’est certain, pour apporter à son intrigue un côté original tout en parlant de thématiques importantes. C’est une intrigue fluide, forte et dynamique qui nous est proposée ici. Les personnages sont très bien travaillés et construits. J’ai trouvé que c’était vraiment le point fort de cette intrigue.

Comme d’habitude, Céline Jeanne nous propose une histoire avec de réelles thématiques importantes. C’est une romance très sympathique qui prend le temps, avec une certaine dose d’humour et qui vous permet de décrocher de votre quotidien. Plongez avec Teo & Dante au cœur de l’Espagne, au cœur du Barça et des super héros ! Bravo à l’auteure pour cette romance équilibrée, sans faille qui était très sympathique à découvrir.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le duo Dante/Teo que j’ai apprécié découvrir et voir évoluer
  • La thématique du football qui est très équilibrée dans l’intrigue, c’est très bien.
  • La plume de Céline Jeanne que j’adore !

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Mon père, ma mère, mes tremblements de terre de Julien Dufresne-Lamy

CVT_Mon-Pere-Ma-Mere-Mes-Tremblements-de-Terre_9297Résumé : « Est-ce que sur la table de chirurgie, mon père ressent le chaud, le froid ? Allez savoir. Dans la salle d’attente, ma mère porte sa chemise saharienne et le soleil blanc tape doucement sur les fenêtres. L’air est doux. Un air qui n’a rien à voir avec la mort, les drames. Ici, ce n’est pas un drame. C’est autre chose qui se passe. » Dans cette salle, Charlie, quinze ans, patiente avec sa mère. D’ici cinq heures, son père sortira du bloc. Elle s’appellera Alice. Durant ce temps suspendu, Charlie se souvient des deux dernières années de vie de famille terrassée. Deux années de métamorphose, d’émoi et de rejet, de grands doutes et de petites euphories. Deux années sismiques que Charlie cherche à comprendre à jamais. Sur sa chaise d’hôpital, tandis que les heures s’écoulent, nerveuses, avant l’arrivée d’Alice, Charlie raconte alors la transition de son père, sans rien cacher, ce parcours plus monumental qu’un voyage dans l’espace, depuis le jour de Pâques où d’un chuchotement, son père s’est révélée. Où pour Charlie, la terre s’est mise à trembler. Julien Dufresne-Lamy signe un cinquième roman doux et audacieux, profondément juste, sur la transidentité et la famille. La bouleversante histoire d’amour d’un clan uni qui, ensemble, apprend le courage d’être soi.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Belfond pour l’envoi du nouveau roman de Julien Dufresne-Lamy. Voilà un auteur que je lis depuis quelque temps maintenant. Julien Dufresne-Lamy est un auteur qui sait toujours me surprendre par la justesse de ses mots et de ses émotions. Encore une fois, l’auteur est parvenu à me faire perdre la notion du temps. J’ai dévoré le roman d’une seule traite.

Sujet ô combien actuel, on fait la rencontre de Charlie, un jeune homme qui voit son père se libérer de son enveloppe charnelle pour devenir Alice. Etre un homme ne convient pas à son père : elle veut être libre et être qui elle veut être, qui elle est, depuis toujours. Charlie est dans un tourbillon d’émotions depuis que son père a fait « exploser » la vie familiale tranquille qu’il a toujours connu : bon à l’école, camarade sympathique, une relation père-fils parfaite : Charlie va rapidement se prendre des claques mentales : école, brimades, propres réflexions… On va suivre Charlie et ses parents dans cette transformation qui va changer la vie de tous.

Ce que j’ai grandement apprécié dans cette intrigue, c’est que l’on va traiter la thématique de la transidentité sous toutes ses coutures. Si pour la personne concernée par ces changements cela est la meilleure décision de sa vie, pour sa famille et ses voisins, on n’est pas du tout dans la même acceptation de la situation.

Charlie ne va pas comprendre, Charlie est jeune, Charlie pense que son père va bousiller sa vie à se balader en talons aiguilles avec sa perruque. Au fil du temps, Charlie va essayer de comprendre par une approche scientifique, par des calculs, des notes qui marquent les changements de son père et la prise de son traitement. Aurélien/Alice est un père incroyable. Il partage énormément avec son fils. Cependant, j’ai eu un peu de mal avec son côté « je m’en fous de tout, je veux être ce que je suis » alors bien entendu, je n’ai absolument rien contre la thématique abordée dans le roman, bien au contraire. Cependant, je reste quand même dubitative sur une chose : comment peut-on oublier les répercussions que ces changements vont opérer sur son fils et sa femme ? Je l’ai trouvée très détachée de tout ça. On a l’impression qu’il n’y a plus que cela qui compte et j’avoue que j’ai été un peu frustrée par ça.

« Avant, je pensais que sous les meubles, on ne cachait que les armes du crime. Les affaires sales. Les bouteilles d’alcool ou les boite de capotes. Maintenant, c’est différent. J’ai compris qu’on pouvait même y cacher une vie. »

Véritable huis-clos familial, on va attendre avec Charlie et sa mère que son père subisse l’intervention qui lui permettra de devenir Alice pour de bon. On se retrouve dans une bulle d’interrogations, de tensions et d’émotions plus fortes les unes que les autres. A travers le personnage de Charlie, l’auteur va, sans aucune pudeur, écrire tout haut ce que les gens peuvent penser tout bas. J’ai adoré ça ! C’est le choc des idéaux, le choc des pensées qui se bousculent, bref, ça m’a beaucoup plu.

La plume de l’auteur est encore une fois formidable : pleine d’émotions mais aussi percutante, elle reste vraiment à la hauteur de mes attentes. On s’attache tellement à Charlie, on comprend tellement ses doutes et ses incertitudes. Au-delà tout ça, on comprend tout l’amour qui lie ces personnages.

Entre souvenirs chaleureux et véritables cataclysmes, Charlie va nous livrer une histoire passionnante avec un sujet d’actualité dont il faut parler. Véritable ode à l’acceptation, ce roman va vous toucher, j’en suis certaine.

« La jeune fille me souriait et dans son sourire, je ne comprenais pas encore qu’elle me disait : il faut accepter de ne pas comprendre les choses mais comprendre qu’elles existent. »

Bravo à l’auteur pour ce formidable roman qui est, sans doute, mon préféré de tous

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La plume de Julien Dufresne-Lamy que j’ai énormément appréciée, encore une fois.
  • Le personnage de Charlie.
  • La thématique très actuelle de la transidentité travaillée avec soin.

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Les hommes de nuit – Tome 01 : la rose de Marie L’Or Viollet

51acABLkEuLRésumé : 1700 : Marie est une belle jeune femme aux goûts raffinés, élevée par son père veuf. Elle a tout appris de la vie dans les livres. Mais ils doivent quitter leur pays, leur travail de libraire pour honorer un étrange contrat engagé par son père auprès d’un personnage singulier venu d’un autre continent. Après une longue et éprouvante traversée dans la cale d’un navire, au milieu d’une foule d’émigrés, Marie rencontre son étrange destin et devient une femme très peu ordinaire dans un monde où se partagent les rêves les plus fabuleux ainsi que des cauchemars insoupçonnés et terrifiants.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Evidence Editions pour l’envoi de ce roman. J’ai complètement flashé sur la couverture de ce roman et le résumé me tentait bien. Malheureusement, je ne peux pas avoir que de bonnes lectures et je ressors mitigée en tournant la dernière page de ce premier tome qui ne me donne, malheureusement, pas envie de poursuivre ma découverte.

La rose est un symbole très fort dans la littérature : symbole olfactif mais aussi celui de l’amour, la rose a tout de suite attirée mon attention ainsi que la période historique proposée dans ce premier tome.

On fait la rencontre de Marie, une jeune femme que j’ai beaucoup appréciée pour les qualités que ce personnage met en avant ainsi que ses défauts (ce qui est important pour moi, les personnages trop parfaits ont tendance à m’agacer). Marie va voir sa vie prendre un virage à 180° lorsque son père lui demande de faire ses bagages direction l’inconnu ! Marie va devoir tout quitter pour pouvoir honorer un étrange contrat que son père a signé… Marie va apprendre à vivre une autre vie, loin de son père et de ses romans. Une vie qui va lui proposer de voir les choses différents et de faire la rencontre des hommes de nuit.

Je trouve que le monde de la nuit comme il est représenté ainsi que les hommes de nuit est beaucoup trop lourd. Le tout est trop mystérieux. C’est trop compliqué pour moi : entre les règles, les secrets de cette caste de personnages et les secrets entre les personnages, ça fait trop de secret pour moi. Marie et le lecteur restent trop sans réponse. C’est vraiment dommage parce qu’on perd tout le tissu de l’univers pour mettre en place une romance dont la fin se laisse deviner assez rapidement.

Au niveau des personnages, on a quatre personnages qui vont se détacher des autres : Marie & Nicolas ainsi que Luc & Lucie. Luc & Lucie sont deux personnages qui vivent en osmose et dans une harmonie totale. Rien que les prénoms peuvent mettre sur la piste… Marie & Nicolas sont deux caractères plus trempés, qui se comprennent un peu moins que notre premier couple. Nicolas veut et exige beaucoup de choses. J’ai eu énormément de mal avec ce personnage : trop direct et possessif.  Il est très perturbé par la présence de Marie qui va éveille quelque chose en plus. Marie résiste, on est quand même au 18ème siècle. Elle veut se préserver des mœurs légères et va avoir du mal à « quitter » sa vie d’avant. On rencontre d’autres personnages aussi qui vont faire partie d’un panel de personnages secondaires intéressant.

Ayant déjà quelques soucis avec la thématique des hommes de la nuit, j’étais déjà dans une position délicate pour continuer ma lecture. En plus de cela, il faut ajouter quelques longueurs que l’on associe à une sorte de brouillard qui vient flouer un peu la vue d’ensemble. En contrepartie de ces petites longueurs qui font tourner en rond l’intrigue, on a une romance qui s’installe très vite. C’est assez paradoxal mais entre lenteur et rapidité, je n’ai pas su trouver mon équilibre. Dommage.

Il faut quand même noter que tout le fond historique nous met dans l’ambiance. On fait le tour des us et coutumes de l’époque. On n’est pas au château de Versailles, non, on est dans la violence, dans la vie de tous les jours. On ne se pavane pas en robe qui coûte les yeux de la tête. Le côté historique permet de s’immerger dans le roman. C’est sympathique. De plus, l’opposition des hommes de la nuit aux hommes de jour est assez intelligente. Ils s’opposent comme le noir et le blanc. J’ai aimé cette idée d’opposition mais aussi d’association (avec les prénoms par exemple Luc & Lucie).

Je pense que si vous aimez un monde fantastique avec une caste d’hommes de la nuit mélangé à une petite touche de romance), c’est un premier tome qui pourrait vous plaire. La plume de l’auteure est très agréable. Je pense que j’aimerai la découvrir une nouvelle fois dans un autre univers. Ce premier tome pose les bases d’une histoire qui manque un peu d’équilibre mais qui se laisse lire passer les petits couacs du départ. Ceci reste mon avis personnel et je reste certaine qu’il pourra plaire à des lecteurs qui aiment ce mélange de fantastique et de romance.

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Ce que je pense du monde de l’autoédition

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Coucou tout le monde, je vous retrouve aujourd’hui avec un article sur le monde de l’autoédition. Faisant partie du prix des auteurs inconnus, vous savez que je lis de l’autoédition avec plaisir ! J’ai découvert des pépites comme Claire Bertin, Shana Keers ou encore Christopher Evrard. Cependant, comme partout ailleurs, il y a du bon et du moins bon. J’ai décidé de vous parler de mon expérience de lectrice/blogueuse/chroniqueuse.
L’autopromotion est sans doute le premier point qui me vient à l’esprit. En effet, c’est très intéressant de voir comment les auteurs peuvent vendre leurs oeuvres. Il y a les intelligents : ceux qui font des groupes, qui font vivre d’autres groupes via les réseaux sociaux, ceux qui font un peu de pub et qui comptent sur les blogueurs/chroniqueurs pour leur filer un petit coup de main… Puis, il y a les autres: ceux qui rabâchent sans arrêt, qui gonflent tout le monde, qui publient encore, encore et encore jusqu’à ce que mort s’en suive. Sachez chers auteurs que plus vous me proposez de lire, de cliquer, de liker, moins je le fais 😀
Le livre en tant qu’objet est aussi important. On peut avoir du très bon, du très pro comme un truc qui tient debout par l’opération du saint esprit bourré de fautes et sans relecture. Cela me donne envie de tout jeter par la fenêtre. Je sais que tous les auteurs n’ont pas forcément les moyens de se lancer dans une production de manière financière. En attendant, quand je paye un roman 20€ j’attends d’avoir quelque chose de plus que correct entre les mains.
La proximité lecteur/auteur. Ça c’est très très chouette ! J’avoue que c’est vraiment très sympathique de pouvoir parler directement avec les auteurs. Quand vous passez sur la page dire merci, discuter en privé et de papoter un peu, cela me fait extrêmement chaud au cœur. J’ai pu tisser, avec certains d’entre vous, des liens très forts et c’est très agréable. C’est vrai qu’il est plus difficile de discuter avec des auteurs de « grosses ME ». Cette proximité me plait énormément.
Un bon tremplin pour l’édition. J’avoue que beaucoup d’entre vous rêvent d’être publié en ME ce que je comprends très bien. Puis, il y a les autres qui restent en AE parce que le chemin en ME ne s’est pas bien passé pour eux. Je trouve ça sympathique d’avoir le choix.
Tout le monde n’est pas auteur. Ca, c’est certainement le plus important pour moi. L’AE permet à tout le monde de publier son roman. Cependant, tout le monde n’est pas auteur et cela se ressent. Je suis désolée, je sais qu’écrire demande beaucoup de temps et d’investissement mais cela ne se fait pas à la légère. On ne s’invente pas auteur, ça se travaille.
La réaction des auteurs AE. Qu’on se le dise, j’ai certainement plus de retours sur mes lectures en AE qu’en ME. En attendant, les auteurs à l’égo surdimensionné qui me pètent un boulon pour un 03 étoiles, pour ma part, c’est 100% Auto édition. Faut savoir gérer chers auteurs 🙂

♥ 

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Et puis un jour on s’en fout et ça fait du bien de Virginie Sarah Lou

CVT_Et-puis-un-jour-on-sen-fout-et-ca-fait-du-bien-_9552Résumé : Lorsque Mathilde fait le bilan de ses vingt dernières années, elle ne peut s’empêcher de vider ses poumons dans un long soupir. Elle, la hippie un brin rebelle et globetrotteuse dans l’âme ne se voyait pas, deux décennies plus tard, enfermée dans un bureau à répondre aux mails et au téléphone huit heures par jour, accompagnée de Chantal, sa collègue commère en chef. Le destin est parti en sucette quelque part, mais où, quand, comment ? Heureusement, son blog de voyage participatif est là pour lui maintenir un semblant de rêve à défaut de les vivre, car sa vie sentimentale est également en berne. L’homme idéal, elle y a renoncé depuis longtemps. C’est comme ça, le grand Amour n’existe pas, c’est un gros mythe raconté aux enfants pour leur faire croire que la vie d’adulte est chouette. Preuve en est : ses ex. Même Marc, le père de ses enfants était un choix de raison. Franck, l’actuel petit ami ? Il est sympa, mais attend un peu trop de leur histoire sans saveur. Bref. Mathilde est seule face à elle-même et navigue dans cette existence sans surprise. C’est sans compter ce message intrigant, reçu un beau jour et qui modifiera peut-être – ou pas – la donne de son chemin de vie et celui de ses rêves enfouis. Une histoire FEEL GOOD sur le lâcher-prise, sur le vivre ses rêves, sa vie et sur les émotions qui nous dépassent contre lesquelles nous ne pouvons rien. Un ton drôle et décalé pour un livre rempli d’humanité, d’amour et d’espoir. Une écriture résolument tournée sur le développement personnel.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Virginie Sarah Lou pour l’envoi de ce roman. Sorti hier, j’ai décidé de suivre le mouvement de beaucoup de lecteurs en sortant ma chronique rapidement après la sortie. J’ai passé un bon moment de lecture avec le nouveau roman de l’auteure publiée chez les éditions Ramsay.

Je ne suis pas hyper fan du feel-good. Bien entendu, à la lecture du titre, je savais très bien que j’allais avoir du feel-good entre les mains. J’aime bien la plume de l’auteure que j’ai déjà pu découvrir à travers d’autres romans donc je n’ai pas franchement hésité. Je suis certaine que vous vous demandez pourquoi je n’apprécie pas forcément le feel-good. En fait, j’ai essayé de répondre à cette question quand j’ai refermé ce roman. En effet, je reconnais bien volontiers que c’est un genre qui nous veut du bien, un genre qui va essayer de montrer que la vie peut avoir de très bons côtés et qui nous « pousse » à lâcher tout ce qui peut être néfaste dans la vie pour se retrouver vraiment. L’idée est plutôt sympathique mais j’ai souvent l’impression de prendre ma leçon en lisant ce genre. Même si l’idée est de « guider » le lecteur, j’ai toujours l’impression de me prendre un savon et c’est un peu dérangeant pour moi. Tous les romans feel good ne sont pas ainsi, à l’image de celui-ci, on peut vraiment passer un bon moment de lecture sans avoir ce couteau sous la gorge mais j’ai tellement eu cette sensation que je ne préfère plus me lancer dans le feel-good ou à de rares occasions.

On fait la rencontre de Mathilde, une femme qui fait le point sur sa vie et qui, rapidement, va se demander ce qui a pu se passer dans sa vie pour qu’elle en arrive à être coincée dans un bureau huit heures par jour. Véritable rebelle dans ses jeunes années et avalant des kilomètres de route, elle ne comprend pas comment elle a pu en arriver là.

Mathilde se rend compte qu’elle est devenue ce que la société attendait d’elle : un boulot alimentaire dans lequel elle ne s’épanouit pas, une maman et une épouse. Véritable objet de la société, elle fait le point sur sa vie et ce n’est pas joli joli.

L’ironie est poussée jusqu’au bout puisque Mathilde qui a envie de voyager le fait par procuration… Elle tient un blog sur les voyages mais ne parvient pas à voyager… Assez rigolote cette situation, non ? Antoine85 est un blogueur qui va entrer dans la vie de Mathilde comme un boulet de canon : entre discussions, blagues et discussions, Mathilde a envie de saisir l’opportunité qu’on lui tend…

Mathilde est un personnage très attachant. On se retrouve en elle, je pense, lorsque l’on a 40 ans. Je suis peut-être un peu trop jeune (quoi ! 27 ans, ce n’est pas vieux !) pour pouvoir regarder en arrière mais je comprends ce qui a pu pousser Mathilde à faire ces choix : l’envie d’une vie stable et d’être maman et épouse. Mathilde est un personnage profondément humain que j’ai apprécié découvrir. Elle est pétillante et va nous faire passer un bon moment de lecture.

Les personnages secondaires sont aussi très sympathiques. L’auteure brosse des portraits fins et détaillés. On s’attache très facilement au panel de personnages. C’est chouette. Il est difficile de parler de l’intrigue sans en dévoiler une bonne partie. Je ne peux que vous pousser à le lire si vous avez besoin d’une lecture qui booste, qui fait sourire voire même rire et qui fait du bien. Virginie Sarah Lou peut réconcilier les plus récalcitrants avec ce genre.

La plume de l’auteure est toujours aussi fluide et dynamique. Virginie Sarah Lou a compris ce qu’était un bon feel-good et a trouvé son style, son genre, ça fonctionne comme sur des roulettes. Ce n’est pas un coup de cœur pour moi mais cela reste lié au genre. J’ai passé un moment agréable de lecture et j’espère que vous en ferez de même…. Un appel au lâché prise qui fait du bien !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une véritable bouffée d’air qui nous permet de nous échapper du quotidien
  • Une plume que j’apprécie retrouver et qui me réconcilie un peu avec le genre « feel good »
  • Un personnage principal très humain qui force le respect

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Opération séduction à l’Otak’kafé de Chani Brooks

410A-HDWq5LRésumé : Il est sexy, il sera son colocataire. Elle est prête à tout pour le séduire mais c’est pas gagné! Fanny tente de gérer l’Otak’Kafé, un café-lecture dédié au manga hérité de sa cousine. Grande romantique et éternelle gentille, Fanny se laisse facilement berner. Heureusement qu’elle peut compter sur ses fidèles clientes, pas pour l’aider à sauver la boutique, mais pour conquérir son prince charmant : Yannis. Lorsqu’un soir, il échoue sur son canapé, Fanny décide de tout tenter pour le faire « atterrir » dans son lit. Les filles déjantées de l’Otak’Kafé ont un plan ! Mais les doux papillons devraient se méfier des princes qui brillent, les ailes de l’amour sont fragiles. Yannis est un séducteur rendu cynique par la vie. Il profite de la gentillesse de Fanny tout en ignorant ses tentatives pour le séduire. Car il sait qu’il va la blesser. Si encore il était capable d’admettre qu’il a besoin d’elle… désespérément.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Chani Brooks pour l’envoi de son roman. C’est toujours un plaisir pour moi lorsque les auteurs reviennent vers moi pour savoir s’il est possible que je lise de nouveau l’un de leurs romans. Je trouve cela toujours agréable de pouvoir les découvrir avec d’autres personnages, d’autres univers…

Ce roman est une comédie romantique très sympathique mais qui soulève quand même des thématiques assez lourdes. Les personnages sont agréables et j’ai apprécié que l’auteure sorte des sentiers battus grâce à l’évitement des stéréotypes en matière de personnages. Néanmoins, il y a quelques petites choses qui ne m’ont un peu ralentie dans ma lecture… Et si je vous en disais un peu plus ?

On fait la rencontre de Fanny, une jeune femme très sympathique qui va porter l’intrigue sur son dos. Fanny gère un café-lecture : l’Otak’kafé qu’elle a hérité de sa cousine. J’aime déjà beaucoup l’originalité de l’apport de la culture asiatique à travers des éléments du roman. C’est très sympathique parce que je n’en lis jamais. C’est plutôt cool ! Même si Fanny est un personnage que j’ai apprécié, pour moi, on a trop insisté sur son côté « trop bonne trop conne ». Elle est gentille, certainement un peu trop. Elle se laisse facilement avoir en voulant plaire à tout le monde… Ce n’est pas un souci pour moi d’avoir ce genre de personnages dans mes lectures mais j’ai eu l’impression qu’on me rabâchait ce trait de caractère très souvent. Elle m’a fait mal au cœur plus d’une fois. J’ai fini par la prendre en pitié et je pense que cela n’aurait pas été le cas si on avait moins exagéré ce côté-là de sa personnalité.

Fanny est entourée de fidèles clientes qui sont devenues des amies, c’est très agréable d’avoir ce genre de personnages secondaires. En effet, ils sont bien travaillés et nous proposent une opération séduction ! C’était assez comique. Yanis est le personnage masculin principal de l’histoire. C’est un homme qui est aux antipodes de Fanny : elle est pétillante, il est cynique, elle est romantique, il balaie les histoires d’amour d’un revers de main, elle aimerait bien que ça aille plus loin entre eux, lui la manipule pour parvenir à ses fins… Elle est lumière, il est ombre… Un joli feu d’artifice en perspective.

Je pense que c’est inutile de revenir de manière plus précise sur l’intrigue puisqu’elle est déjà bien détaillée dans le roman. En effet, il est inutile de parler des péripéties en détail pour éviter de vous spoiler. Chani Brooks a plus d’un tour dans son sac et je suis certaine que vous y trouverez votre compte si vous êtes fan des comédies romantiques et des mangas.

Chani Brooks est une auteure que j’apprécie tant elle fout des coups de pied dans les stéréotypes. J’ai été ravie de rencontrer un personnage comme Yanis : un métis. OUI ! Enfin du changement ! J’en avais un peu marre des bruns ténébreux, des blonds aux yeux bleus. Ca fait du bien d’avoir des personnages différents : que ça soit la couleur de peau, la morphologie, le QI, les caractères. Bref, on veut du neuf !!! Ca fait tellement de bien. J’aime beaucoup ça !

Chani Brooks nous emmène du côté du Japon avec des termes comme otaku (pour ceux qui veulent savoir ce que cela peut être, c’est en gros une personne fanatique des de la culture japonaise actuelle. Je pense que c’est la définition qui colle le plus au roman. Ainsi, vous allez mettre les pieds dans un univers qui va parler aux fans de la culture japonaise. Personnellement, ce n’est pas ce que je préfère mais cela ne m’a pas dérangé d’en avoir un peu plus sur cette culture que je ne connais pas très bien. C’est assez dérangeant pour moi de la restreindre aux mangas, aux sushis et aux dragons. De ce côté-là, c’était très enrichissant. On ne se perd pas étant donné que l’auteure apporte beaucoup d’explications. C’est sympa.

L’auteure nous fait rire, nous faire réfléchir et nous rend même tristes. C’est vraiment une comédie romantique sympathique mais qui a quand même un fond réflexif assez intéressant.  La plume de Chani Brooks est fluide et agréable. Je ne peux que vous recommander cette plume et les différents univers qu’elle peut proposer. En effet, on peut trouver un univers geek, faire un petit tour par le Québec et aussi par les démons et la noirceur de l’âme humaine. C’est très captivant.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un mélange sympathique des thématiques légères et d’autres plus dures
  • Un panel de personnages important et intéressant
  • Une plume sympathique

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Mes réceptions #07

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Coucou tout le monde, voici mes (nombreuses) réceptions de la semaine passée 🙂 
La définition « Explosion de la boîte aux lettres » prend tout son sens cette semaine… 
Je remercie donc les éditions Actu SF, les éditions des presses de la cité mais aussi atypique studio, Alter real, IS éditions, Belfond et Anne-Sophie Nédélec pour leur confiance et envois  

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Together – Tome 01: Ennemy de Sissie Roy

together-tome-1-ennemy-1307724-264-432Résumé : Les seules choses que Brian Lewis aime dans la vie sont sa caisse, les femmes qu’il collectionne et lui-même. Intransigeant, trop souvent arrogant, il utilise les gens comme bon lui semble. Cependant, il porte un amour fraternel à Mat, son meilleur ami qui est le seul à toujours avoir été là pour lui. S’il se fout bien de décevoir parents et amis, il tient mordicus à ne pas trahir Mat. Lorsque ce dernier lui apprend qu’Abby, sa petite sœur, viendra vivre avec eux, Brian n’est pas tout à fait d’accord et il ne se gênera pas pour le faire sentir à la nouvelle venue. À la demande de son ami, il accepte de garder un œil sur elle, mais ça implique de passer du temps avec elle. Mat ordonne à Brian de ne pas coucher avec sa frangine. À force de se côtoyer et de se connaître, il devient difficile pour les deux nouveaux colocataires de rester loin l’un de l’autre. Parviendront-ils à respecter l’ordre de Mat ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Evidence éditions pour l’envoi de ce roman en service presse. Pour tout vous dire, j’ai apprécié la douceur et la délicatesse qui se reflètent dans la couverture. J’avais très envie de découvrir la plume de Sissie Roy, j’ai donc sauté sur l’occasion.

Together est une saga qui compte (pour l’instant) 05 tomes. Ça peut faire peur, c’est clair. En attendant, le premier tome se lit si facilement que l’on a envie de rempiler sur la suite très rapidement. Il fait un peu moins de 500 pages mais on ne voit pas le temps passer.

On fait la rencontre d’Abby, une jeune femme à la dérive complète après une trahison sentimentale. Elle est complètement dévastée par la rupture qu’elle subit. Elle ne peut se retourner sur personne puisqu’elle ne peut plus faire confiance à sa meilleure amie. Seule avec sa mère, elle dépérit de jours en jours. Une seule solution s’impose : partir loin et laisser les démons du passé et essayer d’aller de l’avant. Abby va quitter sa mère, ses repères et partir rejoindre son frère Mat qu’elle ne connait pas très bien. Ce qu’elle ne sait pas encore, c’est que si Mat est dans les parages, son coloc et meilleur ami, Brian, n’est jamais bien loin…

J’ai apprécié ma lecture sans que cette dernière ne soit un coup de cœur. Si j’ai aimé les personnages, j’ai trouvé qu’il y en avait peut-être un peu de trop. Cette accumulation au niveau des situations épineuses additionnée au jeu du chat et de la souris a été un peu compliqué à gérer pour moi. J’avoue que j’ai levé les yeux au ciel de temps en temps. En revanche, le panel de personnages est très agréable. Les personnages sont variés : on a une jeune femme un peu naïve qui est beaucoup trop impulsive, un frère un peu trop protecteur et sa fiancée à l’écoute, on fait aussi la rencontre d’un ours mal léché qui va aussi nous en faire voir de toutes les couleurs, des jeunes hommes et des jeunes femmes en quête de chair fraîche et d’histoire d’un soir et je vous en passe. Les caractères sont très différents, les psychologies sont diverses et variées.

L’intrigue est complète. Pour un premier tome, les bases sont vraiment bien posées. On vit cette histoire avec Abby et on apprend à la découvrir et à la comprendre. J’aime énormément le fait qu’on est dans la phase de « reconstruction ». Cela apporte beaucoup de crédibilité à l’histoire même si je n’ai pas adhéré à tout ce que l’auteure a proposé, ce n’est pas pour autant que je n’ai pas apprécié ce que j’ai lu d’un point de vue global. S’ajoute aux thématiques un peu dures, une légèreté notable avec la colocation. En effet, Abby et Brian sont deux personnages aux antipodes : feux d’artifice garantis ! Cela vient vraiment dynamiser le roman.

Je ne connaissais pas la plume de Sissie Roy mais j’ai vraiment aimé ce que j’ai découvert : une plume fluide et dynamique qui pose un cadre sans en faire de trop. Les personnages proposent de réelles discussions sur les relations humaines et amoureuses. Ainsi, la thématique de la confiance, de l’amitié mais aussi de la famille sont présentes. J’espère en apprendre plus sur le duo Mat/Abby. On sent toute la colère et la frustration de ces deux enfants à avoir subi les décisions des grandes personnes.

Le duo Abby/Brian est aussi très intéressant. Au-delà du jeu du chat et de la souris, ce sont deux personnalités différentes mais brisées par la vie. J’ai apprécié découvrir Brian autrement que dans la colocation.

L’alternance des points de vue dans la narration apporte vraiment beaucoup. On ne se place pas que du côté d’Abby, le point de vue de Brian permet au lecteur de mieux cerner le personnage et de comprendre que ce n’est pas le « monsieur connard » qu’il prétend être.

En définitive, malgré quelques petits bémols, je sors relativement ravie de ma lecture et de ma découverte de la plume de Sissie Roy. Je signe pour la suite très rapidement !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un premier tome d’une saga New adult qui pose les bases.
  • Un panel de personnages très intéressant et coloré.
  • Une plume fluide et dynamique

4

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Les couloirs démoniaques de Jean-Marc Dhainaut

81EqADJjOtLRésumé : Le Foyer des Galibots, une maison de retraite paisible située dans le Nord de la France, ferma ses portes en 1992 après une effroyable série de morts mystérieuses. Des suicides, selon l’enquête. Détails troublants : certains pensionnaires avaient témoigné de présences effrayantes, et une aide-soignante avait affirmé avoir été attaquée par une force invisible. Alan Lambin, enquêteur en paranormal, sent que cet endroit, construit sur les ruines d’un hôpital exploré quinze ans plus tôt, a besoin de lui. A-t-il oublié la menace qui y rôde ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Taurnada et plus particulièrement Joël pour sa gentillesse et cet envoi qui signe un nouveau partenariat entre les éditions Taurnada et le blog !

J’ai mis beaucoup de temps à sortir ma chronique sur l’ultime enquête d’Alan Lamblin. Je pense que j’ai eu le cœur gros de quitter Alan, Mina & Paul. L’univers de Jean-Marc Dhainaut est fin et tellement original qu’on a envie d’avoir une nouvelle enquête sous la main pour la dévorer. Rare sont les romans que j’ai lus en numérique et que je veux absolument en papier : les romans de Jean-Marc Dhainaut auront leur place dans mes étagères, c’est certain.

On retrouve donc Alan & Mina accompagnés de leur ami Paul pour une dernière enquête. Cette enquête va les envoyer directement dans la bâtisse qui est un ancien foyer : les Galibots. A l’évocation du terme « galibot », bien entendu, vous savez que l’on va vivre une aventure dans mon coin ! Direction le nord de la France… bien que nous voyagerons aussi en Bretagne.

Le foyer des Galibots a fermé ses portes il y a quelques années : morts mystérieuses, présences de fantômes, d’esprits ou encore de forces invisibles… Pour couronner le tout, le foyer a été construit sur les ruines d’un hôpital qu’Alan a exploré quelques années auparavant ! Le cocktail parfait pour les fans de paranormal….

Je pense qu’avec les galeries hurlantes, cette aventure est ma préférée. Tout était présent pour que je passe un superbe moment avec mon trio préféré. On les suit des années après la dernière enquête d’Alan. Ce dernier semble effrayé, il ne veut plus forcément retourner sur le terrain mais sans vraiment donner d’explications sur ce qu’il a vu lors de sa dernière enquête.

J’ai apprécié les retrouver quelques années après. On avait un trio dans la fleur de l’âge, on les retrouve avec une soixantaine d’année, des problèmes de hanche et les cheveux grisonnants. Ce que j’ai apprécié, c’est le fait que l’auteur n’en a pas fait des caisses. Pas de maladie incurable, rien pour faire pleurer dans les chaumières. Comme tout le monde, ils vieillissent. Cependant, la fougue et le désir d’aller aider des gens n’a ni quitté Paul, ni Alan. Cependant, ce dernier semble en retrait, on essaye de comprendre pourquoi, de mettre le doigt sur ce qui effraie tant notre Alan national… Cela fait partie de l’intrigue et c’est très sympathique.  Ce qui est bien avec ces personnages, c’est qu’ils sont comme vous et moi. Ils sont humains : ils ont des qualités, des défauts et ça fait plaisir à lire. On se sent bien avec eujx.

«  […] la dernière enquête qu’il avait effectuée en 1987, dans cet endroit qu’il redoutait désormais, avait sonné le glas de sa carrière. Quelque chose l’avait fait renoncer et comprendre le risque d’un réel danger s’il poursuivait sa quête scientifique. Il avait compris que depuis toutes ces années on l’observait et on le suivait discrètement dans l’ombre. Et cette fois-là, à cet endroit dont son ami ne cesse de lui parler, quelque chose l’avait mis en garde. Il n’avait jamais voulu en discuter. Il avait jeté l’éponge, soulevant la consternation la plus totale de Paul et de Mina. »

Je ne lis pas beaucoup de paranormal. Néanmoins, je ne peux pas vous mentir : ceux-ci sont excellents. Je n’ai pas beaucoup de points de comparaison mais une fois que l’on est embarqué dans un univers et qu’on ne veut pas le quitter, je pense que cela est plutôt prometteur.

Jean-Marc Dhainaut a, encore une fois, réussi à me mettre une frousse intense. Tout est présent pour fiche la trouille au lecteur et j’ai beaucoup apprécié. Le foyer des Galibots regorge de secrets et à chaque claquement de porte ou bruit de pas, je me planquais sous ma couette, c’était délicieux ! (Oui, de temps en temps, se fiche une petite frousse, cela ne fait pas de mal).

La plume de Jean-Marc Dhainaut est toujours aussi fluide et dynamique. On ne se perd pas avec des mots compliqués. L’auteur a une plume abordable qui pourra plaire aux lecteurs plutôt novices comme aux plus aguerris dans le genre. J’ai beaucoup apprécié le cadre, les descriptions des lieux abandonnés. Cependant, ce que j’ai le plus apprécié reste le fait de retrouver les personnages que j’ai tant appréciés au fil de ma découverte des aventures d’Alan Lamblin. C’est avec une émotion certaine que j’ai refermé la dernière page de ce roman et que je mets un point final à cette chronique.

Bravo à Jean-Marc Dhainaut pour cette ultime quête, sans fausse note.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un trio improbable que j’ai apprécié retrouver.
  • Un cadre qui fout la frousse mais très bien travaillé.
  • Une plume que je lirai de nouveau avec grand plaisir.

notation

17

Une enquête magique de Seth Seppi Tome 02: Le phare du bout du monde de Nicki Thornton

514KvMqR7EL._SX331_BO1,204,203,200_Résumé : C’est par le plus grand des hasards que Seth se retrouve au phare de Serpentaire. Lui qui espérait des vacances tranquilles ne pouvait pas plus se tromper. À peine met-il un pied sur l’île que la propriétaire des lieux, une héritière loufoque, est assassinée. Pour découvrir le coupable, le jeune garçon ne peut compter que sur son fidèle chat noir, Belladone, et sur son étincelle de pouvoir, quand cette dernière ne lui explose pas à la figure. Car Seth en est sûr, une magie malveillante rampe dans les murs du phare, et s’il ne découvre pas rapidement celui qui l’a réveillée, les conséquences pourraient être… fatales. Embarquez pour le phare du bout du monde.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Michel Lafon pour l’envoi de ce roman. J’étais très heureuse de retrouver Seth dans ce deuxième tome. Il est clairement dans la lignée de ce que j’avais pu découvrir dans le premier tome. C’est vraiment sympathique.

Même si je pense qu’un lectorat plus jeune que moi apprécierait d’avantage cette lecture, je reste agréablement surprise par ce que j’ai pu lire. Seth signe son grand retour après l’avoir rencontré dans cet hôtel de la dernière chance. Clairement, je vous conseille de lire le premier tome, celui-ci ne peut pas, selon moi, être lu indépendamment si on veut une compréhension totale de l’intrigue.

Seth est un personnage que j’ai apprécié retrouver. C’est un bon petit gars qui évolue quand même bien entre le premier et le deuxième tome. On se laissait un peu dans une situation périlleuse. On se retrouve dans une intrigue différente mais qui va aussi le conduire tout droit dans une situation dangereuse. A croire qu’il attire les problèmes. Seth est un jeune homme profondément humain : il a des qualités et des défauts. Bien qu’il soit courageux, il a peut-être une fâcheuse tendance à baisser un peu les bras et à laisser faire la fatalité. J’ai apprécié que le personnage principal soit comme tout le monde. On peut s’identifier plus facilement à ce dernier.

Le seul « hic » que je peux trouver à cette intrigue c’est qu’elle reste un peu la même que dans le premier tome. Un meurtre dans un lieu clos, de la magie et une envie folle d’accuser Seth de ce meurtre. On change quelques personnages, le cadre et on repart. J’ai trouvé ça un peu simple.

L’aspect magique de l’intrigue m’a, en revanche, beaucoup plu ! En effet, si ce côté balbutiait un peu dans le premier, ici, on est servi ! On mélange cette thématique de la magie à un univers mystérieux et le tour est joué, le lecteur est happé du début à la fin de la lecture.

Le cadre est sympathique. Un phare abandonné par son personnel au beau milieu de nulle part. Une jeune millionnaire assassinée et un jeune Seth complètement perdu qui va devoir se sortir de cette épineuse situation. L’intrigue est sympathique agréable et portée par un cadre mystérieux qui pousse le lecteur a toujours vouloir en savoir plus. En plus d’un cadre plutôt chouette et addictif, on a un panel de personnage plutôt sympathique et qui sort un peu des sentiers battus. Je vous laisse la surprise de la découverte. C’est plutôt agréable et vient redynamiser l’intrigue qui, parfois, s’essouffle.

Je ne vais pas vous le cacher, la lecture est sympathique mais pas inoubliable pour la lectrice que je suis. Il y a eu quelques petites longueurs qui m’ont fait faire une pause. J’ai perdu un peu le fil de ma découverte sans que cela ne m’entraine dans une panne de lecture. C’est certain. La plume de Nicki Thornton est très sympathique et dynamique. Ce roman ne manque pas d’action.

En définitive, ce deuxième tome est dans la lignée du premier. On se retrouve dans un cadre atypique avec des personnages attachants. Même si, parfois, Seth m’a un peu ennuyée, il reste agréable. Malgré quelques longueurs, on se retrouve dans une ambiance mystérieuse qui va tenir en haleine les plus petits comme les plus grands lecteurs. La plume de l’auteure est toujours aussi sympathique.

03 bonnes raisons de lire ce deuxième tome :

  • Un cadre atypique
  • Une thématique magique agréable
  • Une plume chouette

3

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La pêche aux sortilèges de Nadège Fillion

la-peche-aux-sortilegesRésumé : Les parents de Morgane ont voulu se débarrasser d’elle pour l’été et l’ont envoyée dans un camp de pêche au Domaine du Lac. Alors que sa pire phobie est l’eau, elle tombe dans le lac et croit sa dernière heure venue, mais elle est sauvée de justesse de la noyade par Jasper. Outre son physique parfait, il semble différent et entouré de mystère. Morgane et lui développent immédiatement une attirance l’un pour l’autre, bien qu’ils ne cessent de se disputer. Tels des aimants qui s’attirent et se repoussent, Jasper lui révèle sa véritable nature et Morgane lui avoue qu’elle aussi est différente. S’ouvre alors un monde inattendu.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Evidence Editions pour l’envoi de ce roman en papier. J’ai beaucoup apprécié le livre objet. La couverture est magnifique et je tiens, encore une fois, à souligner la qualité de l’ouvrage. Il est aussi pratique qu’un format poche et agréable à la lecture comme un grand format. C’est vraiment le parfait équilibre qu’a trouvé la maison d’éditions.

On fait la rencontre de Morgane, une jeune femme en guerre contre ses parents. Elle va finir par être envoyée dans un camp de pêche au Domaine du Lac pour être séparée de ses parents. Morgane est un personnage que j’ai apprécié : en tant qu’adulte, on comprend par quoi elle est passée. En pleine crise d’adolescente, elle peine à trouver sa place. Elle est en colère et probablement frustrée parce qu’elle doit renoncer à son rêve Ca va se ressentir dans son comportement avec les autres.

Le camp est assez sympathique. J’aime beaucoup le fait que l’on n’ait pas quelque chose d’attendu entre les mains. Un camp de pêche, je n’avais jamais entendu parler de ça. J’ai trouvé l’idée vraiment très agréable. Ca donnait vraiment envie de découvrir le moindre recoin de ce cadre.

Jasper est le personnage principal masculin de cette histoire. Même si Morgane va se battre contre ses impressions et ses sentiments, ses actes et ses pensées reviennent inéluctablement vers lui. Que ça soit de manière négative ou positive, Jasper n’est jamais loin dans son esprit.

J’ai beaucoup apprécié ce duo de personnages. C’était vraiment très agréable de les voir tous les deux évoluer. J’ai trouvé cela chouette d’avoir des personnages plutôt jeunes et qui ne sont pas lisses. Ils ont des qualités et des défauts. Cela apporte beaucoup de crédibilité au roman et plus particulièrement aux personnages. En effet, c’est vraiment drôle de lire les situations cocasses dans lesquelles ils se mettent. La phobie aquatique de Morgane n’aide pas forcément les choses : cette peur viscérale de l’eau est vraiment quelque chose qui vient « ajouter du piment » à l’intrigue.

Je trouve que ce roman fantastique est un roman tout terrain. J’aime le fait que tout le monde peut s’approprier certaines thématiques, certains personnages, certaines situations. Les lecteurs les plus aguerris peuvent s’y plaire autant que les lecteurs qui mettent le pied à l’étrier. C’est un panel riche de lecteurs qui pourra profiter de cette intrigue agréable et qui se lit rapidement et facilement.

La dimension fantastique de ce roman est très intéressante aussi. Morgane va enfin comprendre qui elle est. Je trouve que c’est une thématique très importante pour les plus jeunes et les plus vieux lecteurs. Va s’en suivre des excès de colère et d’incompréhension répétitifs qui sont peut-être un peu trop nombreux pour moi. La magie a aussi une place importante dans ce roman et cela dès le titre : le mot « sortilèges » nous met directement sur la piste de ce qui peut se trouver dans ce roman. Nadège Fillion a de l’imagination à revendre. Je trouve son univers très travaillé et intéressant, le lecteur est directement propulsé dans un univers unique qui tient debout. C’est détaillé, frais et plein de surprises.

Au-delà des excès de colère et d’agressivité de Morgane que j’ai eu un peu de mal à gérer, j’ai aussi trouvé la fin trop abrupte. La lectrice que je suis aurait aimé plus de détails et quelques pages en plus m’auraient beaucoup plu.

La plume de Nadège Fillion est très agréable. Elle rend le roman dynamique et ce dernier ne souffre pas de longueurs. C’est vraiment un roman intéressant, sympathique qui vient bercer une après-midi lecture. Cela pourra plaire aux adolescents et aux adultes. Bravo à l’auteure pour ce très beau roman.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un duo improbable
  • Un univers que j’ai beaucoup apprécié découvrir
  • Une plume très sympathique

Encore merci à Évidence Editions pour l’envoi de ce roman en version papier.

4

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Printemps de funérailles d’Alexandre-Fritz Karol

9782491874049-200x303-1Résumé : Vingt ans. Vingt ans que s’éternise la guerre entre la Ligue de Skarland et l’Empire anscaride. Mais les arcano-technologues, les sorciers hérétiques à la botte de l’empereur Hagen, ont mis au point de nouvelles armes qui ne tarderont pas à écourter le conflit : les dragonnefs, vaisseaux volants capables de rayer une ville de la carte en quelques heures. Vingt ans aussi que Luther Falkenn court après les criminels. Comme policier, d’abord, et maintenant comme chasseur de primes. Mandaté par un richissime banquier nain pour mettre la main sur des documents volés particulièrement compromettants, il se rend à Solmost, où la Ligue fait face à une pression grandissante : soutenues par les dragonnefs, les armées de l’empereur approchent de la cité. Pas de quoi faciliter la tâche de Falkenn et de son acolyte Boniface, félin aux pouvoirs mystérieux, à la langue bien pendue et au caractère de cochon. D’autant que dans la folle course aux armements qui les oppose à l’empereur, les dirigeants de la Ligue s’apprêtent à commettre l’irréparable en libérant un pouvoir oublié. Et Falkenn, qui croyait traquer un vulgaire voleur, va devoir affronter un adversaire d’un tout autre calibre, revenu tout droit de l’au-delà.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Crin de Chimère pour l’envoi de ce roman. Vous commencez à me connaitre, vous savez, en voyant la couverture que je n’ai même pas cherché à lire le résumé. Bien évidemment, j’ai carrément craqué sur la couverture… faible que je suis !

Accrochez-vous, ce roman est une bombe atomique. Il frôle le coup de cœur. On va tout de suite commencer par le petit point qui fait que c’est un presque coup de cœur. J’ai mis une bonne cinquantaine de pages à me mettre dans l’histoire. J’ai décroché une fois, vers trente pages, j’ai calé à 50 pages samedi soir. Dimanche, n’ayant rien de prévu, j’ai pris ma liseuse et je n’ai plus lâché ce roman. Il m’a fallu un peu de temps pour m’installer dans ma lecture.

On fait la rencontre d’un duo particulièrement attachant et atypique. Luther Falkenn est un chasseur de prime et fin limier. Luther est le personnage principal de l’histoire. Il a un caractère assez particulier : il peut se montrer très froid et cynique mais il est aussi intelligent. Il a une classe folle. Ce petit côté british lui va à merveille. Luther est accompagné de Boniface : son chat aux yeux violets et aux pouvoirs magiques. Il fait partie du duo à part entière : il parle, un peu trop parfois, et nous propose des punch lines formidables qui m’ont fait éclater de rire. Luther et Boniface sont un duo complémentaire : Boniface va venir casser un peu la figure cynique et froide de Luther et Luther va amener un peu de sérieux dans cette enquête. Je les ai trouvés très attachants.

L’enquête va commencer par une demande d’un nain banquier. Luther va devoir retrouver Ambroise Galate, une comptable qui est en fuite avec des informations importantes qui pourraient, entre de mauvaises mains, faire exploser une dynastie toute entière. Rapidement, Luther va se rendre compte que cette disparition n’est que la face visible d’un iceberg qui va lui donner du fil à retordre. L’enquête est très intelligente et bien pensée. J’ai apprécié le fait d’être menée par le bout du nez à cause des fausses pistes, des mensonges, des faux indices, certains personnages nous baladent littéralement en long, en large et en travers. C’est très plaisant d’être surpris. J’ai adoré cela.

Autre chose que j’ai beaucoup appréciée : la plume de l’auteur. Je trouve qu’elle est très travaillée, elle possède un vocabulaire riche et elle se révèle être parfaite pour le genre. C’est un chouette mélange qui propose un dépaysement et un monde crée de toutes pièces qui est très sympathique. De plus, grâce à certains personnages, il y a une présence certaine d’humour qui vient donner quelques notes de légèreté appréciable dans un monde assez sombre.

Le cadre du roman est assez agréable à découvrir. L’enquête et l’aventure se déroulent dans la ville de Solmost. Je trouve que le cadre se prête aux intrigues britanniques victoriennes. L’univers est brumeux, il ne fait pas bon vivre à Solmost, ville portuaire grouillante de bandits et de personnes peu recommandables. L’univers grouille de détails, j’adore ! Cela donne vraiment l’impression d’évoluer dans les rues d’un vieux Londres du temps de Jack L’éventreur. C’est très prenant. J’ai beaucoup apprécié la construction des personnages ainsi que les descriptions des lieux. Qui dit création d’univers dit mise en place de son histoire, de sa géographie mais aussi de ses positions religieuses et politiques. Je trouve que l’auteur s’en est très bien sorti dans le sens où ces thématiques qui peuvent être un peu lourdes en termes d’explications passent très bien dans l’intrigue. Il n’y en a ni trop, ni trop peu, l’équilibre est parfait. Au-delà de ces thématiques, il y a une présence notable de la magie et de la technologie. J’ai beaucoup apprécié le choc de la mise en place de ces deux thématiques, on n’a pas l’habitude de les voir se côtoyer dans les intrigues (enfin pour ma part).

En définitive, même si ce roman est un petit pavé de 600 pages, on se retrouve avec un véritable page turner dans les mains. Malgré avoir eu un petit souci de démarrage, je suis conquise ! J’aime aussi énormément le fait d’avoir été surprise jusqu’à la dernière page de ma lecture. Les personnages sont parfaits et l’auteur parvient à garder un équilibre certain entre une enquête prenante et surprenante et un monde décrit dans les moindres détails. Bravo à l’auteur pour ce travail sublimé par une plume que j’ai trouvée formidable !

Merci à Crin de Chimère pour l’envoi !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un roman de fantasy français qui vaut le détour et qui se hisse auprès de romans connus et reconnus dans le genre.
  • Le duo Luther & Boniface
  • La plume de l’auteur

notation

27

Bilan mensuel Août 2020

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Coucou tout le monde, on se retrouve pour le bilan d’août 2020 ! 
Ce mois n’a pas été de tout repos autant personnellement que livresquement. J’ai essuyé une panne de lecture qui a bien duré 15 jours… L’enfer sur terre. 
J’ai beaucoup lu, sur les cinq derniers jours du mois, étrangement, j’ai su lire plus facilement sur liseuse que sur le format papier m’enfin, je dois avoir des périodes… On est parti! 
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Bilan Livresque
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Services presse, Prix et Comités
Lectures personnelles

Avec une panne de lecture, je ne m’en sors pas trop mal… On se retrouve donc avec 11 services presse, 03 romans pour librinova ainsi que 02 romans pour le PAI et 02 lectures détente (ça je suis ravie!) Ce qui porte le nombre de romans lus à 18 pour ce mois ci ! 🙂 

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Top & Flop
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TOP

FLOP

Un gros flop avec une destination rêvée. Les deux autres romans sont des avis plus mitigés. Il y a du bon et du moins bon. 
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Les petits rendez-vous chez Satine =)
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A bientôt

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La punition d’Hermès d’A. Derni

xcover-5753Résumé : Fragilisée par les évènements de sa vie, elle pense enfin avoir trouvé le bonheur, sauf que le jour de son mariage est aussi le jour le plus triste de sa vie quand son mari meurt. Commençant une nouvelle vie loin de tout, elle rencontre Seth qui l’emmène à la découverte d’une autre dimension où il utilise sa force pour combattre les forces du mal. Mais pourquoi donc Hermès a tué son mari ? Pourquoi les avoir manipulés pour qu’ils se lient ? Survivra-t-elle à ces nouvelles épreuves ?

~ Service presse ~

Je remercie A. Derni pour l’envoi de ce roman via Simplement. J’étais plutôt curieuse. Vous le savez, lorsqu’il y a, ne serait-ce qu’un clin d’œil à la mythologie, je m’y rends sans forcément lire le résumé. Ici, j’avoue que j’ai dû lire le résumé parce que la couverture est illisible pour moi. C’est tout noir et les détails ne ressortent pas forcément, c’est vraiment dommage. La couverture n’attire pas l’œil. Il y a des lecteurs, comme moi, qui vont au-delà de cette appréhension mais franchement, c’est dommage.

Je suis navrée, cela faisait longtemps que je n’avais pas écrit une chronique des bonnes intentions…

De manière générale, j’ai apprécié l’originalité de l’histoire mais certaines choses ne sont pas assez développées. Je sais qu’écrire un roman est un travail de longue haleine et il m’est toujours difficile de parler d’un roman en démarrant par dire que mon avis général reste mitigé mais je me dois d’être transparente sur ce sujet.

A.Derni a de l’imagination, cela est certain. J’ai aimé la manière dont la mythologie est mélangée au reste de l’intrigue.  Néanmoins, les choses sont traitées en surface ce qui entraîne forcément une sorte d’incompréhension de la part du lecteur. Ce roman ne manque pas de potentiel, c’est certain mais il y a un déséquilibre au niveau des proportions.

On fait la rencontre d’Annabelle, une jeune femme qui a vécu le meilleur et le pire de sa vie en une journée. Mariée à un homme qu’elle aime, elle le voit mourir le jour même. Je trouve que l’idée peut être bonne bien qu’excessive dans le pathos. A. Derni est talentueuse pour arracher les larmes à ses lecteurs, je vous l’avoue sans aucun souci. Si ce côté-là est très bien traité, je trouve qu’il l’est au détriment du reste de l’intrigue. Le côté émotionnel est très bien travaillé et donne beaucoup de profondeur au personnage d’Annabelle mais malheureusement, comme le reste de l’intrigue n’est pas aussi bien traité, cela forme le déséquilibre dont je vous parlais en début de chronique.

Je pense que le tout est trop complexe pour tenir en si peu de pages. L’auteure a de bonnes intentions, ça se sent tout de suite mais ça part un peu dans tous les sens tant l’imagination foisonne. La fantasy se mélange à la mythologie. La réalité bascule dans un autre monde. Si l’idée de repartir de zéro pour Annabelle est une chouette idée, je trouve le tout trop rapide. On ne comprend pas tout. Il m’est difficile de parler de cette intrigue tant elle est dense. Je peux, en revanche, vous dire que la musique à sa place dans cette histoire comme la romance. Les personnages ne sont pas forcément remarquables mais j’avoue qu’Annabelle est un personnage travaillé qui rend le lecteur curieux.

La plume de l’auteure est assez sympathique. On ne peut pas parler de longueurs ici, c’est certain. Si j’ai aimé certains points dans le roman, le style m’a posé quelques problèmes quand même. Il y a des erreurs de concordance des temps et quelques maladresses stylistiques. Cela ne reste que mon point de vue mais les intrigues qui utilisent les temps du passé rendent le roman plus lourd.

En définitive, je suis navrée pour cet avis mitigé. J’ai aimé l’originalité de l’intrigue. Je me répète mais l’auteure a une imagination débordante. Son univers mérite d’être découvert par les lecteurs mais il faudrait peut-être retravailler un peu la rapidité du roman ainsi que la concordance des temps. Bravo à l’auteure pour la touche de mythologie et la transmission des émotions et le personnage d’Annabelle est très sympathique.

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Mes réceptions #05

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Bonjour tout le monde,
J’ai été sage cette semaine, je n’ai reçu que deux romans que j’avais trouvés sur Vinted… (: 
J’avais très envie de tenter la saga The Shakespeare Sisters. J’ai trouvé les deux premiers tomes pour 08 euros. Clairement, on ne laisse pas passer ce genre d’occasions 😉 
Vous connaissez?

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Menthe royale : un prince (pas tout à fait) charmant de Johanna Laury

menthe-royale-un-prince-pas-tout-a-fait-charmant-1341035-264-432Résumé : Annabelle, 21 ans, jolie rouquine aux yeux vairons et à la maladresse légendaire, posera ses valises pour la première fois en Solvanie. Pour les nuls en géographie, je vais vous aider. Je plaisante ! Il s’agit du fruit de mon imagination, mais jouez le jeu. Visualisez l’Europe de l’est. Vous voyez l’Allemagne et les Pays-Bas ? Bon, maintenant, imaginez entre ces deux pays, une toute petite principauté à peine plus grande que le Liechtenstein. Vous y êtes ? Ah ! Super ! Représentez-vous maintenant notre jeune française, seule, dans la Capitale de ce magnifique pays, où elle y fera d’étonnantes et royales rencontres qui changeront à tout jamais sa vie, et l’image qu’elle se faisait du Prince (pas tout à fait) Charmant.

~ Service presse ~

Je remercie l’auteure pour sa proposition via SimPlement. J’avais craqué pour la couverture ainsi que le résumé pétillant que l’auteure nous proposait. J’ai donc pris beaucoup de plaisir à découvrir le roman de Johanna Laury.

On fait la rencontre d’Annabelle, un personnage haut en couleurs. Il est fort probable que son père soit Gaston Lagaffe et qu’elle ait du sang de Pierre Richard qui coule dans ses veines… C’est une jeune fille que l’on peut qualifier d’aimant à ennuis.

Suite au concours estival annuel avec Baptiste et Julie, ses deux amis, Annabelle se retrouve à passer ses vacances en Europe de l’Est. La Solvanie ouvre ses portes à notre personnage principal. Je dois avouer que j’ai apprécié le fait que l’auteure ait inventé de toutes pièces ce pays qui, soyons honnêtes, pourrait exister !

Le point fort de ce roman est, pour moi, le panel de personnages. En effet, il y en a beaucoup qui sont assez sympathiques. Bien que différents, ils apportent tous quelque chose à l’histoire. J’ai trouvé cela très intéressant et intelligent. On commence par Annabelle qui est le personnage principal de ce roman. Annabelle est un personnage féminin atypique et haut en couleurs. Cette fille est un feu d’artifice ! C’est un équilibre juste entre humour, maladresse, gentillesse et caractère de feu. Annabelle a son caractère et il ne faut pas l’ennuyer ! Si elle a quelque chose à dire, elle va le faire même si pour cela elle se met dans des situations incroyablement périlleuses. A peine arrivée en Solvanie, Annabelle va enchaîner les catastrophes à l’aéroport et devant sa maison de vacances. Elle va ainsi rencontre Albert et Brigit que j’ai beaucoup appréciés. Ils sont les gérants de la maison de vacances d’Annabelle et j’ai beaucoup apprécié la touche de fraicheur qu’ils ajoutent à l’intrigue. Karel & Karl sont les deux figures masculines de ce roman. J’ai trouvé que les deux frères étaient très intéressants. Ils sont aux antipodes mais se complètent. L’un est très naïf, l’autre est trop méfiant. L’un est d’une gentillesse incroyable, l’autre est arrogant et, par moments, méchant. Bref, Karl et Karel sont deux personnages que j’ai appréciés. Ce que l’auteure parvient à faire est assez chouette et, à mon grand désespoir, cela n’arrive pas assez souvent : elle donne une importance à tous ses personnages. Qu’ils soient principaux ou secondaires, j’ai trouvé chouette l’idée de ne mettre personne sur le côté.

Annabelle va tisser des relations très différentes les unes des autres mais je les trouve vraiment très sympathiques. La relation Karl/Annabelle m’a beaucoup plu mais ma préférée reste celle entre Annabelle et Karel. C’est vraiment sympathique.

Je ne vous le cache pas, ce roman n’est pas un coup de cœur même s’il est très agréable. Cette comédie romantique pétillante et très drôle va, de temps en temps, un poil trop vite. La mise en place de certaines relations va trop vite pour moi. Maintenant, cela reste un minuscule point mitigé pour moi. Je comprends l’intention de l’auteure mais ce n’est pas quelque chose que j’apprécie plus que cela. Bref ! Le second point fort de l’intrigue est certainement la plume de l’auteure ! Que cela soit dans l’action ou dans la description, l’auteure trouve toujours les mots justes, c’est très appréciable. Malgré une rapidité certaine au début du roman, j’avoue que je reste séduite pour la vitesse de croisière que l’on prend une fois les premières pages passées.

L’alternance des points de vue (celui d’Annabelle et de Karel) est très agréable aussi. Cela permet d’ajouter une certaine émotion au roman et on finit par mieux comprendre l’attitude de Karel par rapport à Annabelle. J’ai trouvé ça chouette. Cela permet aussi au lecteur de mieux comprendre le personnage dans son ensemble, c’est cohérent et ça ajoute de la profondeur à cette comédie romantique.

En définitive, malgré un petit souci au démarrage, je reste très contente de ma lecture. En effet, on se retrouve embarqué en Solvanie pour une aventure très intéressante qui va mêler l’amour, l’amitié et la royauté. Le personnage d’Annabelle est très intéressant, riche et atypique. On ne rencontre pas ce genre de personnage principal dans tous les romans. Un peu d’originalité fait du bien ! J’ai aussi rencontré une plume fouillée, riche et dynamique. Cela m’a permis de lire le roman dans son intégralité sans faire de pause.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un cadre original que j’ai apprécié
  • Un panel de personnages qui est la réelle force de ce roman
  • Une comédie romantique pétillante et pleine de belles surprises

4

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Irish Therapy de Mily Black

41ihmgL44DLRésumé : L’amour est la meilleure thérapie. Dans la vie de Salomé, il y a deux hommes : Auguste, son meilleur ami de toujours, et Jules, l’homme qui l’attire en secret. Lorsqu’elle perd le premier brutalement, c’est tout son monde qui s’écroule. Sans cette amitié, Salomé perd peu à peu goût à la vie. Jusqu’à ce que Jules, son collègue franco-irlandais, décide de prendre les choses en main. Armé de son sourire indécemment craquant et de son regard hypnotique, il a l’air déterminé à ne pas la laisser tomber. Et, même s’il n’a jamais semblé partager ses sentiments jusqu’à présent, il fait tout pour passer du temps avec elle et l’aider à retrouver sa joie de vivre. Salomé commence alors à douter : Jules agit-il par simple amitié ou ressent-il vraiment quelque chose pour elle ?

~ Lecture détente ~

Je vous avoue, j’ai été charmée par le titre. Ce n’est pas forcément le genre de lecture que je lis le plus mais j’ai fondu pour ce résumé et ce titre. Quelle faiblesse ! Roman qui se lit rapidement, l’histoire de Salomé est très forte. On y va ? C’est parti !

Salomé est une jeune femme que j’ai beaucoup appréciée. En effet, elle subit la pire des choses : elle perd Auguste, son meilleur ami de 23 ans à cause d’une maladie. C’est avec une grande justesse que Salomé nous fait comprendre qu’Auguste était plus que son meilleur ami, c’était son âme-sœur.

« Tout le monde croit, à tort, que deux âmes sœurs sont forcément des gens voués à s’aimer, se marier et repeupler une planète qui compte déjà beaucoup trop d’habitants. Aucun ne songe que cela peut aussi être deux personnes qui partagent la même âme sans pour autant rêver d’être en couple. »

J’ai beaucoup apprécié cette subtilité dans les relations. Je comprends totalement Salomé parce que ça m’est déjà arrivé. On se sent tellement bien dans ce genre de relation. Pas besoin de discuter pour se dire les choses : les gestes, les postures, les intonations de la voix, cela suffit à se comprendre. Auguste était sa personne comme Cristina est celle de Meredith.

Si ce roman m’a plu pour le côté romance, je n’ai pas apprécié la totalité de l’histoire. En effet, je n’ai pas compris comment et pourquoi Jules apparaît dans la vie de Salomé. Comment un quasi inconnu (enfin, c’est un supérieur au travail canon) va finir par aider Salomé à aller mieux. Je reste un peu sceptique sur le début de la relation. J’ai trouvé le duo très agréable à voir évoluer mais j’ai eu un peu de mal à le trouver crédible au départ.

Salomé va se confier à Auguste sur l’attirance qu’elle éprouve envers Jules, ce bel irlandais, qui travaille dans la société pour laquelle elle est stagiaire. J’ai apprécié la voir évoluer aussi professionnellement que personnellement. Cela permet de ne pas forcément se focaliser sur la peine de Salomé.

J’ai, en revanche, été très touchée par la perte de Salomé. Auguste laisse un grand vide dans son cœur et la pente est très difficile à remonter pour elle. J’ai aimé la manière dont Jules essaye de l’aider à faire son deuil et à aller de l’avant. Je trouve que l’auteure a trouvé les mots justes pour toucher son lectorat.

Véritable page turner, ce roman est très agréable à lire. On voyage entre le sud de la France, la Bretagne et l’Irlande. J’espérais secrètement faire un petit tour chez nos amis irlandais, j’ai donc été séduite par ce voyage initiatique. Réelle quête de soi, Salomé va essayer de trouver le moyen de renaître de ses cendres et d’apprendre avec la moitié d’elle, que représentait Auguste, en moins. C’est très intéressant de lire le processus d’acceptation du deuil.

Si j’ai apprécié ma lecture, elle me laisse un goût de trop peu dans la bouche. Effectivement, même si on a le fin mot de l’histoire pour Salomé, j’ai trouvé que c’était un peu trop abrupt. J’aurais aimé plus de souvenirs d’Auguste et Salomé et surtout quelques mots de plus sur Lysandre et sa famille. Même si on comprend comme se termine l’histoire pour elle, j’ai trouvé que cela n’était pas forcément équilibré vu la place que prend ce personnage dans une partie de l’intrigue. Je pense qu’il y a matière à creuser par rapport au personnage de Lysandre.

C’est, pour moi, la première fois que je me plonge dans l’univers de Mily Black et c’est une très belle réussite. En effet, j’ai beaucoup apprécié la plume de l’auteure qui est un subtil mélange de tendresse et d’émotions. On passe un bon moment avec Salomé et Jules. Ce roman pourra plaire à un sacré nombre de lectrices, cela ne fait aucun doute !

En définitive, Mily Black, au-delà d’une jolie romance nous propose une réelle réflexion sur le deuil d’un être cher. Salomé va devoir apprendre à se reconstruire sans une partie d’elle. Jules est la personne sur qui elle va pouvoir s’appuyer et se reposer le temps de reprendre des forces. Le voyage géographique et intérieur de Salomé est très intéressant, j’ai beaucoup apprécié ma découverte malgré les quelques petits bémols que j’ai pu souligner. Je relirai, avec plaisir, la plume de Mily Black.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une romance sur fond dramatique
  • L’équilibre de la plume de l’auteure qui permet de ne pas sombrer dans un roman trop dur à lire
  • Le personnage de Salomé que j’ai beaucoup apprécié

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Mes réceptions #04

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Hello ! Voici les réceptions de la semaine =)

Services presse & lectures PDAI

Lectures détentes 

Je remercie les copines pour les torses nus. Il fallait juste dire que j’étais pas fan de ces couvertures pour en avoir quelques uns à lire… 😉 Merci à tout le monde pour les envois ♥
Et vous? Quoi de beau côté lecture ? ♥ 

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Reine de beauté d’Amy K Green

9782714482051ORIRésumé : Dans la lignée de La Vérité sur l’affaire Harry Quebert, un premier roman noir d’une grande finesse psychologique ; une réflexion grinçante sur la bonne société puritaine américaine, qui, sous la perfection de ses apparences, cache une obsession névrotique pour l’innocence de la jeunesse. La communauté de Wrenton, dans le Maine, est sous le choc : le corps de Jenny Kennedy, reine de beauté de treize ans, vient d’être retrouvé à l’orée des bois, dans une chemise de nuit rose, un bouquet de fleurs à la main. Le coupable ? Tous désignent un garçon simplet, fervent amateur de concours de miss. Seule Virginia, la demi-sœur de la victime, récuse cet avis. Si elle détestait sa cadette presque autant qu’elle déteste la famille parfaite recomposée par son père, elle n’en connaissait pas moins les secrets troubles de la belle adolescente. Des secrets qui les unissaient malgré elles… Pourquoi remuer le passé quand tout le monde semble s’accorder sur un coupable ? Pourquoi prendre le risque de souffrir, encore ? Mais Virginia veut savoir. À tout prix. Quitte à révéler le vice sous la blancheur des façades à bardeaux blancs de ce village paisible. Quitte à pénétrer sur le terrain de chasse du plus terrible des prédateurs…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditons Belfond pour l’envoi de ce roman. Thriller glaçant, j’ai beaucoup apprécié ma lecture. Après ma dernière lecture chez Belfond qui avait été un petit échec (souvenez-vous d’arrêt d’urgence…) J’ai pris un peu de temps pour me lancer de nouveau dans la lecture d’un thriller après cette lecture. J’avais trop peur d’être encore imprégnée de cette lecture.

Je suis ravie de vous dire que Reine de beauté est un très bon roman, j’irai même jusqu’à vous dire que c’est un excellent roman. Il frôle le coup de cœur mais cette histoire est très prenante. Quelle découverte ! Reine de beauté est avant tout une histoire qui va montrer l’envers du décor d’une Amérique puritaine où les apparences sont extrêmement trompeuses. On peut se cacher derrière une famille polie, une pelouse entretenue à merveille, un mari charmant mais que se passe-t-il une fois la porte de la jolie maison fermée ? Amy K Greene va vous l’expliquer et en même temps vous captiver par une histoire glaçante de vérité.

Jenny Kennedy, notre victime est le produit de sa société. Reine de beauté à 13 ans, elle est retrouvée morte à l’orée d’un bois avec une mise en situation macabre qui va donner l’impulsion à l’enquête. Jenny Kennedy a une demi-sœur : Virginia. Virginia est persuadé que le coupable désigné n’est pas le bon. Jenny n’est pas ce que l’enquête reflète, Jenny n’est pas en paix car son assassin court toujours. Voici le point de départ de notre histoire. Nous allons suivre Virginia dans son enquête et sa course pour trouver la vérité et rendre justice à sa demi-sœur.

Les gens allaient être ravis que la justice venge la jolie petite fille, cette gamine fabriquée de toutes pièces, qui n’avait rien à voir avec l’adolescente assassinée. Je me demandais ce que Jenny aurait pensé de tout ça. Je ne connaissais pas bien ma sœur. Cela ne faisait aucun doute. J’étais là, à crier à tout le monde d’arrêter de la réduire à une poupée, alors que c’est aussi comme ça que je l’avais toujours vue. Je n’avais jamais essayé de la connaître.

J’ai beaucoup apprécié le personnage de Virginia. C’est une personne très humaine qui a des défauts mais aussi des qualités. J’ai aimé cette vulnérabilité et cette envie de faire les choses bien sans forcément y parvenir. Virginia est un personnage auquel on peut s’identifier tant ses failles nous parlent. Elle pourrait avoir tout ce qu’elle souhaite mais il lui manque un petit quelque chose pour y parvenir. On ressent toute sa force et son courage mais on ne parvient pas à la cerner au début de l’histoire. Que veut-elle vraiment ? Elle dit elle-même qu’elle n’a jamais pris le temps de comprendre et de connaître Jenny mais l’inverse reste aussi très vrai. Les deux sœurs se côtoient sans vraiment chercher à se comprendre et à être deux sœurs dans la vraie vie. Ce n’est qu’un titre… Quel dommage !

C’était Virginia, parée d’une tenue extralarge, peu flatteuse. Jenny n’arrivait pas à la cerner. Sa sœur faisait toujours les choses sans raison. Elle n’était pourtant pas trop bête pour décrocher un travail stable. Elle n’était pas trop moche pour trouver un petit copain. Elle n’était pas trop rasoir pour se faire des amis. Mais elle n’avait rien. C’était exaspérant.

Au-delà du meurtre et de l’enquête que j’ai trouvée vraiment chouette, j’avoue que j’ai beaucoup apprécié la thématique de la famille. La famille de Jenny est au cœur de l’implosion. On découvre Jenny à travers son histoire et son meurtre. On se rend compte que ses parents la contrôle complètement. Elle n’est pas elle-même, elle n’est qu’une marionnette et reine de beauté. C’est vraiment très intéressant de voir comment on peut en arriver là. J’ai trouvé que cette thématique a été traitée en profondeur. Entre les deux sœurs, entre Jenny et ses parents mais aussi la relation entre Virginia et ses parents et c’est vraiment très appréciable de voir comment on peut être différent les uns avec les autres.

À  treize ans, elle était à des années-lumière de pouvoir faire de sa vie ce qu’elle voulait. Pouvait-elle rester enfermée dans sa chambre jusqu’à ses dix-huit ans ? Mais pour quoi faire, ensuite ? Entrer à l’université ? Ses parents accepteraient-ils de lui payer des études ailleurs que dans leur État, accepteraient-ils qu’elle aille dans un endroit si éloigné qu’ils ne pourraient pas venir lui rendre visite en voiture ? Les chances étaient minces. Elle avait besoin de liberté, sur le plan familial comme sur le plan financier.

Ce thriller est psychologique. J’aime énormément toutes les thématiques abordées tant elles le sont avec finesse : la famille mais aussi l’adolescence, la pédophilie, mais aussi la manipulation mentale. C’est soigné, fin et précis. C’est délicieusement intelligent. J’ai aussi apprécié la place des femmes dans ce roman est très intéressant. Je trouve que l’idée de l’auteure est très intelligente : le roman se sépare en deux voix. On distingue la voix de Virginia qui va mener l’enquête sur la mort de sa sœur et la voix de Jenny qui nous accompagne quelques jours avant sa mort. Je n’avais jamais lu un roman qui proposait de voir le point de vue de la victime. C’est très prenant et cela apporte un côté très original à l’intrigue. La vérité n’est pas facile à déceler au fil de l’intrigue. Il y a beaucoup de personnages qui gravitent autour de la famille Kennedy. J’ai aimé le rebondissement de l’intrigue qui ne souffre d’aucune longueur.

La plume d’Amy K Green est très sympathique. J’aime beaucoup sa vision du monde et la manière dont elle démonte, pièce par pièce, l’Amérique puritaine. C’est une satire de la société aux petits oignons.

Il y a beaucoup à dire sur ce roman mais il m’est difficile d’en parler sans vous dévoiler une partie de l’intrigue. Si vous souhaitez découvrir un thriller qui englobe la sphère familiale et des thématiques lourdes comme la pédophilie et l’emprise mentale. C’est très intéressant et addictif.

En revanche… je dois le souligner, le roman est parsemé de mots manquants et de fautes… Quel dommage!

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une enquête qui tangue entre le professionnel et le personnel
  • Un panel de personnages riches et varié
  • La critique de l’Amérique puritaine

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Ces ME dont les couvertures sont magnifiques

Coucou tout le monde

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On se retrouve ce soir pour vous parler des maisons d’éditions qui nous pondent de magnifiques couvertures 
Si on commençait par une de mes ME partenaires que j’adore ? *-* Noir d’absinthe ! Voici mes trois couvertures préférées 😀 
Nous continuons notre petit bout de chemin avec Lumen éditions. J’en ai quelques uns dans mes bibliothèques dont la trilogie des Library Jumpers 🙂 
Je suis aussi fan des couvertures proposées par Crin de Chimère qui est un partenaire plus récent mais qui m’a montré, à plusieurs reprises, la qualité de ses oeuvres. J’ai un gros faible pour Printemps de funérailles que je vais bientôt commencer =)
Impossible pour moi de ne pas nommer Evidence Editions qui nous font des couvertuuuures si jolies *-* 
J’ai aussi un gros faible pour les éditions Pan (anglais). On change clairement de registre ici mais c’est tellement beau et reposant. Je vous l’accorde, ça respire l’esprit britannique mais j’adore tellement ça. Ce sont des couvertures que j’adore. 
Gloriana éditions sont aussi très fortiches !! 🙂 J’ai beaucoup aimé « de miroir et d’amour » et certains titres me font crever d’enviiiiie *-* 
Et vous? Vous avez des préférences? Je suis certaine que lorsque certains noms de ME vont être citées, je vais encore me dire « mais ouiiiii » et un autre article verra le jour… 😉 
Je souligne aussi le fait que j’adooooore le travail de Tiphs… 🙂 
Je vous embrasse  

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Catharsis – Tome 01 : Disputatio de Patrice Quélard

95064253_10217807087229657_3300304289594867712_nRésumé : Occitanie, début du XIIIe siècle. L’hérésie cathare gagne du terrain. Est-elle une cause à défendre, ou un fléau à abattre ? Dans un récit choral teinté d’inexorable, les uns affûtent leurs arguments, les autres leurs lames. Et si beaucoup ont déjà choisi leur camp, il n’y aura pas de place pour les indécis.

~ Lecture Prix des Auteurs Inconnus 2019 ~

Je remercie chaleureusement Virginie et Julie pour l’organisation du prix. C’est toujours un plaisir de découvrir de nouveaux romans dans le cadre de ma participation au prix des auteurs inconnus. Ce mois-ci, je me suis attaquée à Catharsis Disputatio de Patrice Quélard qui nous amène directement en Occitanie au début du 13ème siècle.

Roman historique et premier tome d’une fresque médiévale, Disputatio est riche, dense et intelligemment construit. Nous évoluons entre les années 1204 et 1207. En Occitanie, la guerre gronde. La guerre entre les cathares considérés comme des hérétiques et l’Eglise catholique romaine. L’Occitanie est la région située sur un isthme entre la mer Méditerranée et l’océan Atlantique, s’étalant des Alpes aux Pyrénées et au Massif central.

 Bien entendu, comme dans tout roman historique qui se respecte, le fond historique est très important. Cela peut rendre quelque peu la lecture indigeste mais lorsque l’auteur fait cela de manière intelligente, le fond historique se fond dans l’intrigue et ne pose aucun souci. Je vous avoue que les premières pages ont été compliquées. Les trente premières pages sont vraiment longues, les phrases sont construites de manière alambiquée, j’étais complètement perdue. Ça a jeté un petit froid sur mon envie de lire ce roman. Quand on sait qu’il est assez conséquent en termes de pages… J’ai eu un peu peur. Finalement, j’ai essayé d’aller un petit peu plus loin et cette sensation de lourdeur s’est effacée. Un style plus dynamique, moins léthargique qui m’a permis d’avancer dans ma lecture.

On mélange l’Histoire à une intrigue fictive. C’est très intéressant tant les deux pans de83635699_10216845068819798_5287050577543430144_n cette histoire fusionnent pour nous donner une fresque sociale et historique très intéressante et agréable à découvrir. Le 13ème siècle n’est pas une période que je lis énormément. J’avoue que la période médiévale me séduit moins que la période qui s’étale du 17 au 19ème siècle mais j’apprécie la découvrir de temps à autre.

Le côté fictif de l’histoire va se mettre en place grâce aux personnages qui vont nous proposer de vivre avec eux durant cette période de l’Histoire. Ainsi, on se retrouve avec plusieurs groupes de personnages : des représentants de l’Eglise, une famille qui est propriétaire d’une boutique de luxe ainsi que des personnages travaillant pour des Seigneurs sans foi ni loi. Tous les personnages présents dans cette histoire marquent plusieurs choses : l’impact d’une guerre sur toute une population : petits ou grands, riches ou pauvres, paysans ou seigneurs, tout le monde est touché par la guerre. Ce roman choral nous dévoile avec beaucoup de détails plusieurs histoires qui vont nous permettre de nous immerger dans le quotidien de ces personnages.

Patrice Quélard marque aussi le fait que les guerres se font souvent au nom de deux thématiques vieilles comme le monde : le pouvoir et la religion. Tuer au nom de Dieu, tuer pour le pouvoir, c’est bien souvent ces deux thématiques que l’on retrouve dans les guerres. Ainsi, on ne peut s’empêcher de faire de lien avec des guerres plus actuelles que celle dont on parle dans ce premier tome. A la lecture de ce roman, on se rend compte de tout le côté actuel de ce roman. Une réflexion se pose alors à nous : L’Homme est-il voué à toujours faire les mêmes erreurs ? Faut-il vraiment que tout finisse dans le sang puisque l’on est voué à recommencer encore et encore les mêmes guerres ?

Après une mise en route assez compliquée et lente, nous sommes bercés par un rythme ronronnant. Le style est très intéressant et agréable. Je ne parlerai pas de fluidité ici mais plutôt d’intelligence. Oui, c’est une plume très intelligente que l’on découvre dans ce roman. Je tiens à tirer mon chapeau à Patrice Quélard qui a du faire un travail de longue haleine pour en arriver à ce résultat. Quel résultat ? Une plume dont les mots sont choisis avec une extrême délicatesse, un rendu érudit qui nous propose un style que l’on ne croise pas tous les jours. Patrice Quélard, grâce à la qualité de sa plume, apporte une touche historique en plus à ce premier tome. Bravo. Je salue tout le travail de documentation de l’auteur pour rendre ce premier tome aussi crédible. Patrice Quélard soigne et détaille ses descriptions. A mon goût peut être un peu trop mais cela reste une histoire de goûts personnels.

Pour moi, si cette lecture a été, finalement, agréable, il m’a manqué quelque chose pour me permettre d’avoir une lecture sans défaut sous les yeux : le manque d’émotions. Je ne me suis attachée à aucun personnage. J’ai pris plaisir à découvrir leurs histoires respectives mais je ne peux pas vous dire que j’en ai préféré un. Non, ils sont tous au même stade. C’est très important pour moi de pouvoir m’accrocher à des personnages, cela colore ma lecture. Ici, les paysages sont restés ternes à cause de ce manque d’émotions. On reste spectateur. C’est vraiment dommage.

En définitive, c’est une intrigue très intéressante avec laquelle j’ai eu un peu de mal au démarrage. Rapidement, mes craintes se sont estompées. Nous avons une fresque sociale et politique assez intéressante menée par des personnages divers et variés qui marquent la présence de la religion, de la population et du pouvoir. Ce roman médiéval historique est très intéressant et pourra plaire aux fans du genre. La plume est intelligente et permet de faire un petit lien avec des faits plus actuels. Le lecteur peut, éventuellement, proposer un questionnement autour des thématiques de l’Homme et de la Guerre mais aussi du Pouvoir et de la Religion. Il m’a juste manqué un peu d’émotions. J’ai aussi noté quelques descriptions un peu trop longues à mon goût. Bravo à l’auteur pour son travail.

03 bonnes raisons de lire ce roman : 

  • Une fresque historique, sociale et politique assez intéressante 
  • Le travail de recherche qui donne une intrigue de qualité
  • Le questionnement que le lecteur peut faire 

Retrouvez le PDAI par ici :

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Mes réceptions #03

Bonjour tout le monde ! 🙂 

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On se retrouve aujourd’hui pour les réceptions de la semaine 🙂 
Deux services presse numériques =)

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J’ai reçu une proposition via Simlement pour le roman d’Alexandre Rabor. Le résumé était assez sympathique et m’a rendue curieuse… Cry Baby est le petit dernier chez les éditions de l’Opportun, j’ai beaucoup apprécié cette couverture 🙂  
Passez une bonne journée ♥

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Ce qui m’ennuie dans mes lectures… #2

Salut tout le monde, 

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Il s’avère que Madame JC Staigner me provoque. Elle me provoque avec sa réponse à mon premier article du genre. 
Il est temps de vous dévoiler encore quelques petites choses que je n’aime pas dans mes lectures ! 
~ Le livre objet ~ 
Les couvertures torses nus. Ah oui !!! La grande mode des torses luisants et appétissants… mais… il parait que ça donne envie… il parait. Personnellement, il m’arrive d’en lire mais c’est parce que j’ai une réelle envie de découvrir le roman via son résumé. Alors les filles (et les garçons!) on aime ou pas? 🙂 
Les couvertures avec des animaux. Désolée mais ça, j’peux pas. Je n’ai rien contre les animaux mais un hamster dans une voiture de barbie en couverture de roman… Clairement pas pour moi. 
La thématique de la maladie. Encore plus lorsque cela touche les enfants. De manière générale, les enfants et moi… On n’est pas très copains lorsqu’il s’agit de maladie et de kidnapping. 
~ Style, écriture et rythme ~ 
Le franglais et les mots à la mode… Vous le savez maintenant, l’anglais fait partie de ma vie depuis de nombreuses années, ceci n’est pas un secret. J’adore lire l’anglais et le français. Mais quand je lis des choses du style « je suis en mode trop happy » ou encore « C’est tellement la loose de faire ça »… Je ne comprends pas pourquoi on ne met pas tout en français. Je comprends très bien que c’est d’actualité mais moi, ça me donne envie de brûler la ville entière. Je déteste ça, je trouve que ça donne un côté immature à la plume et ça ne passe pas :/ . Pire que le franglais, les abréviations et les modes à la mode : « mdr », « lol » (quand des messages style textos sont utilisés dans le roman, ça ne me dérange pas de trop), « genre », « non mais c’est genre pas possible »… Je ne supporte pas ça ! C’est vraiment dommage de venir gâcher une intrigue en proposant un vocabulaire actuel. Je pense que les jeunes lecteurs peuvent être séduits mais dans des romans pour adulte, ce n’est pas possible pour moi. J’ai de plus en plus de mal. 
Les méandres de la conjugaison… Vaste sujet..! Mais personnellement quand le roman commence au passé simple (c’est déjà compliqué) et que ça passe au présent et qu’on repasse au passé, qu’on n’utilise pas la concordance des temps, personnellement, ça me met en rogne. Et, auteurs, s’il vous plait : il ria, ça n’existe pas. Ca me fait beaucoup rire mais ça me fait bondir et rire en même temps. 
L’arme fatale : la virgule. Messieurs, dames ! La virgule à plein de petits copains comme les POINTS. Je rigole toute seule quand, lorsque je lis un roman, je me retrouve avec un nombre incalculable, que dis-je, monumentale, de virgules! Les phrases à rallooooooonge. NOOOOON. Ca alourdit tellement le texte. Alors oui, bien entendu, il faut en utiliser mais pourquoi en utiliser autant ? S’il vous plait, reprenez vos virgules et mettez des points 😀 
Petit bonus (on remerciera JC encore une fois) : ce qui m’ennuie avec les auteurs 😀 
Qu’on vienne me voir comme si de rien n’était « vous avez chroniqué mon roman il y a deux ans, j’en sors un nouveau ». Oui mais dans l’intervalle, je n’ai eu aucune nouvelle, même pas un merci pour la chronique, même pas un partage ou un mot personnel. Je ne réponds pas à ce genre d’invitations. Même si le roman a été apprécié, je pars du principe que c’est, au delà d’une transaction, un moyen de discuter, ne serait-ce qu’une fois ou deux, avec l’auteur. 
L’hôtel du cul tourné lorsque la chronique ne plait pas. J’adore qu’on parle de moi dans mon dos et qu’on n’ait pas la franchise de me dire ce qu’il en est. « Merci pour ton avis, je prends en note, ça me permet d’avancer » – « non mais tu te rends compte? La nana, elle ose me dire que je ne sais pas bien faire ci ou ça… Jamais je ne la recommanderai » 
Ah oui… Petite chose aussi qui m’ennuie. Je m’appelle Satine’s books pas Satine books, Pas Satine book pas Satinesbooks bref, juste Satine’s books 😀 
Je vous embrasse, à très vite ♥ 

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Rose du prof de l’être

ERouKtRXsAAWWBZRésumé : Rose Larsène est retrouvée morte dans les toilettes du lycée Ronsard. C’est le troisième décès au même endroit en sept ans. Face à ce troublant hasard, Arthur Octobre, enquêteur renommé mais aussi ancien élève de cet établissement, va devoir lutter contre ses vieux démons pour faire éclater la vérité avec l’aide de son coéquipier Timo Lenormand…

Cet hommage au genre policier, réflexion sur les notions de culpabilité et d’échec, n’est pas seulement une suite d’Ève mais aussi le début d’une nouvelle aventure. 

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement IS éditions pour leur proposition via SimPlement. J’ai trouvé la couverture très belle et pleine de charme. Le résumé m’a plu. J’avais, il y a quelque temps, fait la demande pour le roman « Eve » mais n’ayant pas eu de réponse, j’ai sauté sur l’occasion de lire le roman qui découle de cette histoire.

Je vous le dis, parce que je n’aimerai pas que vous soyez déçu, si vous avez l’intention de lire Eve, lisez le avant. Si on reprend certains points de ce roman dans Rose, on a vraiment les grandes lignes d’Eve du début à la fin. En gros, on sait qui a tué et pourquoi. Bref, petit avertissement.

Ce petit roman est très sympathique. Dans la construction et dans la qualité de l’intrigue. Je ne connaissais pas le prof de l’être mais sa plume est pleine de sensibilité et de bon sens.

Une fille est morte dans un lycée. Rose Larsène : une élève, une meilleure amie, une fille, une petite amie mais aussi une voisine. Rose Larsène était connue de tous, d’une manière différente. Rose, cette si gentille fille pleine de vie s’est suicidée dans les toilettes de son lycée. C’est un acte non isolé, c’est même le troisième suicide dans les mêmes circonstances.

Chapitre après chapitre, points de vue après points de vue, la vérité éclate sous nos yeux. Une vérité dérangeante, une vérité cruelle, une vérité qui scotche le lecteur à sa lecture. Rose est le genre de roman qu’on lit d’une traite tant on veut savoir ce qui se passe.

Au cœur de l’intrigue se pose une question : est-ce un suicide ? L’équipe d’enquêteurs est certaine que ça n’en est pas un. Ainsi, au fil des pages, on a plusieurs points de vue. Professeurs, élèves, amis, police… J’ai beaucoup aimé la multitude de points de vue. Ca apporte beaucoup au roman. Notamment la thématique de l’adolescence. C’est une période assez compliqué pour les jeunes : on cherche qui on est, ce que l’on veut, le collège/lycée est au cœur de la vie d’un adolescent. Centre névralgique de l’intrigue, on y évolue au fil des avis.

J’ai aimé avoir au cœur de l’intrigue cette idée de changement. C’est vraiment intéressant de voir comment un auteur adulte (me semble-t-il ;)) peut percevoir les adolescents. C’est tellement crédible. On a un panel de personnages très intéressant.

La plume de l’auteur est fluide et simple. En rien cela n’est une critique, bien au contraire. Je suis certaine que beaucoup de lecteurs vont s’intéresser à ce roman et à l’œuvre du prof de l’être. Les phrases sont courtes et permettent un rythme assez prenant. On ne s’ennuie pas, il n’y a pas de longueurs qui viennent ralentir le roman.

En définitive, c’est une bonne découverte que j’ai fait. Une intrigue originale dans sa construction, une enquête policière très sympathique qui permet d’avancer rapidement dans notre lecture. J’aime beaucoup l’idée de la mise en place de la thématique de l’adolescence qui est étudiée de manière profonde. Le prof de l’être utilise une plume simple et fluide qui permet, elle aussi, une avancée rapide dans la lecture. Ce roman n’est pas un coup de cœur mais reste une lecture agréable.

Je remercie chaleureusement IS éditions pour la proposition.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • L’alternance des points de vue que j’ai beaucoup appréciée
  • Les thématiques fortes abordées dans ce roman
  • L’originalité de la fin

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Orageuse de Joanne Richoux

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Fêtes et virées en voiture ne suffisent pas à égayer les longues journées d’été de Violette. Depuis son retour à Saint-Crépin, la jeune fille ne se sent plus à sa place. Tous au village semblent avoir oublié son étrange disparition, trois mois plus tôt. Pas elle : le pays des Muses la hante. Un monde où les fleurs chantent, où la musique est reine et les garçons à croquer. Dans l’esprit de Violette, les questions se multiplient. Pourquoi devient-elle sensible à l’électricité ? Que fait Arpège, son premier amour ? Les Muses auraient-elles encore besoin d’elle ? Désirs enfouis ou réel danger, qu’importe ! Violette doit trouver le moyen de repasser de l’autre côté…

~ Service presse ~

Parce que lorsque j’ai un roman de Joanne Richoux entre les mains, j’arrête ma lecture en cours et je fonce. Orageuse est un roman aussi électrisant que la foudre. Orageuse est la « suite » de Désaccordée. Orageuse est le point final à une histoire qui mériterait tant de tomes… Lewis Carroll n’a qu’à bien se tenir, Joanne Richoux prend la relève !

On retrouve notre chère Violette que l’on quittait sur un final incroyable. J’ai fait un sitting, j’ai proposé à Joanne d’aller chez GulfStream négocier un second tome. On ne pouvait pas laisser Violette comme ça, de retour dans son monde sans Arpège, dans ce monde où la magie n’existe pas, où elle va devoir affronter ses erreurs et ce cœur brisé par l’absence de son premier amour.

Violette est un personnage juste et crédible. Elle ne prend pas toujours les bonnes décisions, elle a un tempérament de feu, se laisse guider par ses émotions. C’est une jeune fille ! C’est normal de penser avec son cœur plutôt qu’avec sa tête… Puis, Violette évolue, se dessine alors une jeune femme qui va devoir prendre des risques et des décisions pour que tous puissent vivre en harmonie. Violette n’a plus le même entrain, sa vie, qui lui semblait intéressant et sympathique, ses choix quasiment tracés dans sa tête, tout ça a volé en éclat lorsqu’elle a dû rentrer du monde des Muses.

« J’étais la seule à être paumée. La seule à faire semblant de grandir. C’est que tout me paraissait si… bizarre. Gamine, je me figurais que ce truc abstrait, grandir, ça inclurait des paquets de certitudes. Sans compter porter des tailleurs et bosser dans des buildings géants, allumés même la nuit. Troquer le tailleur, le soir venu, pour une robe cocktail en lamé or. Je croyais que grandir, c’était la vie des pubs de parfum. Je m’étais trompée. »

Le monde des muses n’est plus ce qu’il était. Le tonnerre gronde, quelque chose de menaçant pèse sur ce monde si parfait. Le monde des Muses n’est plus le même. Terminé les petits enchantements que l’on trouvait dans Désaccordée. Les personnages ont évolués en l’absence de Violette. On va encore avec de jolies trouvailles dans ce monde imaginaire mais ce n’est plus avec un regard d’enfant que l’on aperçoit tout cela. On évolue dans un monde onirique mais on sent que quelque chose cloche. Violette doit trouver le moyen de tout remettre dans l’ordre. Je me suis, une nouvelle fois, promenée avec plaisir dans ce monde formidable qui reste très coloré même s’il montre une facette dangereuse et incertaine. Orageuse porte bien son nom : l’orage est palpable, près à éclater à n’importe quel moment. C’est une course contre la montre qui se met doucement mais surement en place dans ce roman.

Violette va devoir se poser les bonnes questions. Au-delà de la quête qui attend Violette, il y a tout un cheminement personnel qui se dessine. La quête initiatique est importante. Qui est-elle vraiment ? Que veut-elle vraiment ? Que doit-elle faire pour retrouver un semblant de vie normale ? Toutes ces questions vont finir par trouver des réponses.

Ce que j’ai le plus apprécié, c’est d’avoir un panel de personnages large. On retrouve certains personnages que l’on avait déjà rencontrés dans Désaccordée et on fait la connaissance d’autres. Ils ont toujours des noms que j’aime beaucoup. Tout est en rapport à la musique, la nature. Bien entendu, la question de l’Homme et de la Nature est présente. J’aime beaucoup avoir ce questionnement sur le rapport de l’homme avec la nature. Au-delà d’un fait actuel, c’est un vaste sujet. On se retrouve donc avec un traitement incroyable de cette thématique. L’harmonie qui existe entre la nature et le monde des muses est épatante ! L’auteure retranscrit cela à merveille.

Il est inutile que je revienne sur la plume de l’auteure. Bon, ok, il faut quand même que je le dise. Joanne Richoux a une plume formidable. Comme à chaque fois, lorsque j’ai refermé le roman, j’étais en panique. Quoi ??? Déjà ! Impossible ! Cette plume, ce rythme, cette imagination ! Purée mais c’est juste parfait. L’univers de Joanne Richoux correspond tellement à ce que l’on peut apercevoir dans cette duologie. C’est beau, ça crépite d’idées loufoques, ça fait rêver. Le rythme des phrases, tantôt longues, tantôt courtes met en relief toutes les émotions de Violette et on vit avec intensité notre plongée au cœur du monde des muses.

Encore merci à Joanne Richoux pour sa confiance.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Retrouver, avec délice, le monde des muses.
  • Violette un personnage haut en couleur qui se révèle être aussi intelligente que rayonnante.
  • La plume de Joanne Richoux qui est incontestablement l’une des plumes belles que je n’ai jamais lue.

Je me demande encore pourquoi je mets des notes aux romans de l’auteure. A chaque fois, ils ont l’air d’être faits pour moi. A chaque fois, je me prends une claque monumentale… Incontestablement, cette duologie reste ma préférée dans l’oeuvre entière de l’auteure. A lire et à relire.

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Le choix de Marguerite de Rose Morvan

51ljbKcBIJLRésumé : 1815, dans la France de la Restauration, Marguerite, une jeune orpheline, coule des jours tranquilles auprès de sa tante Félicie, près de Montmorency. Son existence modeste est soudain bouleversée par un héritage inattendu qu’elle ne touchera qu’à une condition… héberger un inconnu. Cette cohabitation forcée lui fera découvrir les origines de sa naissance et l’obligera à faire des choix. Seront-ils les bons ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Something Else Editions pour avoir accédé à ma demande via Simplement. En effet, étant plutôt attirée par la romance historique, j’ai beaucoup apprécié le résumé et cette couverture que je trouve très jolie. En plus, j’ai beaucoup entendu parler de Rose Morvan sans avoir la possibilité de la découvrir. J’ai donc doublement satisfait ma curiosité en proposant mes services pour lire ce roman !

J’ai passé un très bon moment de lecture. Ce n’est pas un coup de cœur mais j’ai beaucoup apprécié ce que j’ai lu.

On fait la rencontre de Marguerite, une jeune femme au caractère certain qui ne se laisse pas forcément marcher sur les pieds. C’est bien la première fois que je vais dire ça, mais, j’ai eu un peu de mal à la cerner et à la comprendre. Si elle se montre douce, intelligente et agréable, elle s’emporte facilement et peut oublier les principes et les convenances quand ça ne va pas comme elle le voudrait. Si ce personnage évolue beaucoup, je n’ai su l’apprécier qu’après la deuxième moitié du roman. On fait aussi la rencontre de Joachim. Joachim apparait dans la vie de Marguerite comme un boulet de canon… En effet, ayant été abandonnée par son père et sa mère, Marguerite a été élevée par sa tante. Lors de la mort de son père, Célestin, elles sont toutes les deux convoquées chez le notaire. A la lecture du testament, Marguerite hérite d’une énorme surprise. Cette surprise ne pourra être à elle à une seule condition : héberger Joachim, grand ami de Célestin.

Forcée et contrainte, elle va faire vivre un petit enfer à Joachim. Dans un premier temps, elle est en colère : comment Joachim peut connaitre ce père qui l’a abandonnée ? Comment peut –elle héberger un inconnu ? Mais… Si elle veut en savoir plus sur sa famille, il est le seul qui peut répondre à ses questions. Sa tante refuse de lui parler de son père. Joachim habitera donc avec Marguerite et sa tante, pour le meilleur et aussi pour le pire…

Joachim a rééquilibré mon affection pour le duo de personnages principaux. En effet, j’ai beaucoup aimé Joachim qui a beaucoup à nous raconter mais qui est très intéressant et agréable. En effet, j’ai aimé cette volonté de ne pas s’imposer à Marguerite. Il reste en retrait, observe et essaye de faire comprendre à Marguerite qu’il n’est pas là pour lui faire du mal… On suit son évolution dans la maison et j’ai adoré cette volonté de rendre au jardin de la maison sa splendeur d’antan. Quelle belle idée de proposer à Joachim un paysage calme et naturel qui vient calmer ce personnage ayant fait la guerre pour Napoléon. Le calme après la tempête…

J’ai beaucoup aimé l’intrigue. J’ai aussi beaucoup apprécié le troisième personnage qui vient bercer l’intrigue. En effet, le notaire joue un rôle important dans cette histoire et j’ai beaucoup apprécié les joutes verbales entre lui et Joachim mais aussi entre Marguerite et Joachim. Cela vient donner du rythme et une crédibilité certaine à l’histoire. En parlant d’histoire, on sent tout le travail de documentation que l’auteure a dû faire pour l’inclure dans son roman. On y parle des guerres napoléoniennes. On évolue dans la France de la Restauration. On le sent, on y croit, on évolue avec un fond historique présent et que j’aime énormément. Cela, en plus d’ajouter du cachet à l’histoire, permet d’ancrer l’histoire dans l’Histoire. J’ai trouvé ça chouette.

L’auteure évite les stéréotypes de la romance historique avec brio. J’ai beaucoup apprécié le panel de personnages. Même si j’ai un peu moins apprécié le personnage de Marguerite, cela ne m’a pas empêché d’apprécier le panel dans sa globalité. Le roman ne souffre d’aucune longueur, ça se lit très vite et très bien.

Comme je vous le disais au début de la chronique, je ne connaissais Rose Morvan simplement de nom, il m’est arrivé d’échanger avec elle sur facebook via des amis en commun mais je n’avais aucun point de comparaison… et ce n’est pas plus mal ! J’aime beaucoup la plume de Rose Morvan et je lirai un autre roman de l’auteure avec plaisir et délice ! Les émotions sont au rendez-vous, la précision littéraire et historique aussi ! C’est ultra agréable quand on comprend que l’auteure sait de quoi elle parle. La seule chose qui m’a manquée, c’est un petit épilogue. La fin tombe un peu trop abruptement pour moi. J’aurais aimé avoir un peu plus à me mettre sous la dent par rapport à tous les personnages.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le cadre historique grandement mené et très riche. J’ai beaucoup aimé cette idée.
  • Le duo Joachim/Marguerite qui fonctionne très bien
  • Une plume intense et pleine d’émotions

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Mes réceptions #02

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Coucou tout le monde! On se retrouve avec de nouvelles réceptions cette semaine 🙂

100% SP numériques! 🙂

 

Je remercie N.R Davoust ainsi qu’Évidence Editions 🙂
J’avais englouti le premier tome de Hors-la-loi… J’ai mis le nez dans le deuxième tome hier soir… Je sens que ça va être lu aussi rapidement que le premier tome… J’ai craqué pour la couverture de l’âme coeur. J’avais beaucoup apprécié la plume de l’auteure à travers son roman Lola. J’ai donc décidé de sauter le pas (:

A la semaine prochaine les amis

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Mes bons plans livresques

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Coucou tout le monde! J’espère que vous allez bien sous cette chaleur incroyablement étouffante.
Certains d’entre vous me demandent, lors des book haul, si j’ai des bons plans financiers pour des achats livresques. Je me suis dit que ça pouvait intéresser beaucoup de lecteurs… Alors, j’ai décidé d’en faire un article.
J’ai une Wish list longue comme le bras mais j’ai appris à faire plusieurs choses : Acheter d’occasion, vendre des romans et ne pas emmagasiner des romans parce que je les trouve beaux.
J’achète bien plus d’occasion que neuf. 
Dans un premier temps, je cherche d’occasion, si je ne trouve pas d’occasion, je regarde sur Amazon UK (parce que oui, c’est beaucoup moins cher en VO qu’en français via amazon. Même si vous achetez de la VO sur Amazon FR, vous payez plus cher! :O).
Plusieurs sites internet très sympathiques pour l’occasion : Kiwibook est mon préféré. J’adore recevoir mes commandes. 🙂 C’est toujours soigné et je n’ai jamais été déçue par la qualité des romans. Ils ont du vécu, c’est certain mais ils sont très propres et pas abîmés. Autre site que j’aime beaucoup : Vinted. J’achète et je vends. J’ai pu compléter beaucoup de séries (comme les sagas France Loisirs que l’on commence parce qu’on doit acheter un bouquin mais ils n’ont plus le tome 02…). J’aime beaucoup l’idée de ce site qui est très sympathique.
Boutiques physiques mais dans lesquelles je trouve souvent des trésors : Noz ! La caverne des fins de série. Le seul soucis chez Noz c’est qu’on ne sait jamais ce que l’on va trouver et dans quel état… Mais j’ai déjà fait de sacrées bonnes affaires. Je vous conseille aussi de jeter un oeil dans les livres jeunesse… Franchement, ils sont géniaux et très peu chers… Histoire de compléter les bibliothèques de vos p’tits poulets… 🙂 J’aime aussi beaucoup Emmaüs, les romans sont souvent là depuis longtemps mais si on fouille, on a de jolies surprises. Romans à très bas prix, je suis toujours heureuse de pouvoir donner pour les autres aussi. Mon pêché mignon reste les brocantes. Je crie victoire quand j’ai des romans niquels et qui viennent de sortir pour 1 ou 2 euros. C’est vraiment top. Je passe du temps à flâner, je papote avec des lecteurs et surtout, je remplis mes étagères pour quasiment rien. Les vides bibliothèques sont aussi très intéressants!
Comme je le disais au dessus, le prix de certains romans en français me freine beaucoup. J’ai la chance de pouvoir lire en VO donc je le fais quand c’est plus abordable. Quand je vais en Angleterre, je file dans les charity shops (sorte de boutique comme Emmaüs… Vous connaissez peut être Oxfam…) qui se trouvent à tous les coins de rues… Même les librairies sont beaucoup moins chères qu’en France. Alors tant pis, je paye des frais de livraison et aussi pour le changement de monnaie mais au final, ça me revient bien moins cher… Une saga de 7 tomes m’a coûtée un peu moins de 70€ en VF, j’en aurais eu pour 140€ (je vous laisse faire le calcul…) Je vous invite vraiment à franchir le pas et à lire en anglais si vous le pouvez…

Je vous embrasse bien fort 

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A la recherche de Karl Kleber de Daniel Sangsue

CVT_A-la-recherche-de-Karl-Kleber_3013Résumé : En juillet 1997, un professeur de littérature disparaît entre son domicile et l’université où il enseigne. Quinze ans après, un collègue enquête sur cette disparition. À partir de livres du disparu, de témoignages et du dossier de police, il suit différentes pistes. Elles le conduisent dans les milieux académiques, un bar parisien, une assemblée spirite, une station d’altitude, un buffet de gare bâlois et des fermes perdues de l’Aveyron. Qu’est-il arrivé à Karl Kleber ? A-t-il fui les réformes de l’université ? A-t-il fugué avec une étudiante ? Est-il encore vivant ou a-t-il été assassiné par un collègue ? L’enquêteur improvisé finit par découvrir le pot aux roses. Une enquête inspirée d’un fait divers réel (une disparition de notable jamais élucidée), écrite avec talent, humour et intelligence, qui captive et nous donne envie de redécouvrir les classiques, de Flaubert à Stendhal, ou de lire et retrouver l’univers des contemporains, tels Modiano ou Dicker. Un roman à clé aussi intriguant et stimulant qu’un jeu de piste littéraire. Ce roman policier, qui joue avec les genres du roman de disparition et du campus novel, est aussi un éloge de la littérature, dont il interroge les pouvoirs de révélation.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement l’agence Gilles Paris pour l’envoi ainsi que les éditions Favre. Je suis toujours ravie de pouvoir découvrir de nouveaux romans. Cette intrigue m’a particulièrement interpellée. En effet, la disparition d’un professeur entre son domicile et son lieu de travail… On pique ma curiosité au vif !

J’avoue que je m’attendais à une intrigue plus classique. J’ai beaucoup de mal quand on commence à assimiler des univers. On me parle de Flaubert, de Stendhal et de Modiano… Je ne vois pas trop comment on peut assimiler ces trois univers en un… Ma foi, je ne ferme pas la porte. Ayant étudié (certainement en surface) à la fac ces trois auteurs, j’étais très curieuse de voir ce que cela pouvait donner.

Finalement, il y a du bon et du moins bon. Je pense que je ne suis pas la plus calée en littérature mais je pense ne pas être la dernière non plus. Les références, sans forcément les connaitre sur le bout des doigts, je peux en connaitre quelque unes. Ici, c’est une pluie de références qui viennent noyer l’enquête. Ce qui relie le disparu et l’enquêteur est l’amour des livres et de la littérature. Pourquoi pas ! Assez original mais ça peut carrément fonctionner ! Personnellement, l’auteur m’a perdue dans les digressions littéraires en tout genre. Impossible pour moi de me concentrer sur l’enquête tant on reçoit d’informations qui ne sont pas forcément nécessaires. Il est vrai que le livre n’est pas bien épais mais j’ai été ennuyée par ça.

Autre chose à laquelle je ne m’attendais pas… L’enquête. Même si la mention de « dossier de police » peut faire penser qu’une enquête policière va s’installer dans le roman, je vous le dis, pour ceux qui recherchent une enquête policière, ce n’est pas le cas ici. C’est un professeur de littérature qui reprend le dossier et qui mène une enquête non professionnelle.

L’enquête reste très minime mais assez sympathique, cela nous envoie sur la piste des derniers jours de Karl Kleber… On aurait pu passer à côté de cette enquête si notre personnage principal n’était pas tombé sur la bibliothèque de Karl dans cette librairie… Comme un signe, c’est cette bibliothèque (et donc, par extension, la littérature) qui remet au goût du jour cette histoire de disparition. Ce sont les livres qui vont mettre Karl Kleber sous la lumière, une nouvelle fois.

Je pense que c’est le problème dans ce roman. L’auteur propose une réelle recherche sur une disparition. Mais laquelle ? Qu’est ce qui est finalement le plus important ? Retrouver la trace de Karl Kleber ou la mise en avant de l’amour de la littérature de notre personnage principal ? J’ai vraiment été déroutée par cette volonté de faire passer l’enquête au second plan. Ça fait complètement basculer l’intrigue.

J’ai beaucoup aimé le personnage principal qui nous propose une réelle réflexion sur la littérature. On ressent très bien l’amour qu’il porte aux mots, aux auteurs, aux œuvres littéraires. C’est très beau et sensible. La plume de Daniel Sangsue est très sympathique, c’est, avec le personnage principal, le point fort de ce roman.

Honnêtement, j’aurais aimé vous donner plus d’informations, j’aurais aimé vous faire une chronique plus complète mais, franchement, je crois que je n’ai pas tout saisi. C’est donc assez mitigée que je referme ce roman, c’est vraiment dommage parce que le résumé me tentait bien. L’intrigue avait tout pour me plaire mais le fait d’avoir placé l’enquête informelle au second plan ne m’a pas plu. Si j’avais eu envie de lire un classique, je l’aurais fait. Je ne comprends pas le pourquoi du comment. Même si on comprend bien que la littérature est un personnage à part entière, ce n’était pas ce que je voulais lire. Ici, on est dans la surenchère des références littéraires. Mais, finalement, on est dans le flou. On est dans du Modiano, c’est certain. On dit sans dire, on est dans le gris, dans l’ombre et la lumière…

Bravo à l’auteur pour sa plume et la construction de son personnage principal.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une digression certaine sur la littérature. Amateurs de cette thématique, ce roman est pour vous !
  • Une très jolie plume
  • La littérature qui est certainement l’un des personnages les plus intéressants.

3

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PAL mensuelle août 2020

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Salut mes p’tits coquelicots ensoleillés ! 🙂
On est le 07, j’suis à la bourre mais voici mes prévisions de lecture pour le mois d’août =)

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J’ai déjà lu deux romans… et je suis en pleine lecture d’un troisième =) Je réduis, au fil des mois, la voilure des SP même si avec la rentrée littéraire, ça risque de piquer un peu ^^
Joli mois d’août à tous et à toutes
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Ce coin de paradis de Ludivine Delaune

516oFjE2X7LRésumé : Meilleures amies au lycée, Élisa et sa bande sont inséparables. À 18 ans, avec des rêves plein la tête et l’envie furieuse de les réaliser, elles ne s’imaginent pas que la vie va les éloigner… et pourtant, leur lien si précieux va s’étioler… 15 années plus tard, chacune construit sa vie, jusqu’au jour où Élisa reçoit un message inattendu… l’heure des retrouvailles a enfin sonné ! Entre passé et présent, souvenirs et rires, venez visiter ce coin de paradis où l’amitié surprend et résonne comme une douce mélodie ! « Cet été, Élisa et ses amies vous accueillent au Lilas Blanc pour partager un bon moment ! »

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Ludivine Delaune pour avoir accepté ma demande de service presse via Simplement. Ce craquage est purement un craquage estival… Connaissant la plume de l’auteure et en voyant cette couverture magnifique… Comment ne pas craquer ! Une ode à l’amitié ? Moi, je signe !

On fait la rencontre d’Elisa, notre personnage principal et surtout notre narrateur. J’ai beaucoup apprécié découvrir ce personnage. Elisa est celle qui me ressemble probablement le plus. Je me suis beaucoup identifiée à ce personnage : humble, pleine d’amour et de sagesse, j’ai beaucoup apprécié ce personnage qui n’est pas parfait, qui regrette certaines choses et qui aimerait pouvoir faire les choses autrement.

L’auteure décide d’alterner les années : 2005 et 2020. Quinze ans s’écoulent, quinze années qui ont changé les personnages. Ces cinq amies : Renée, Elisa, Kendra, Colombe et Manon semblent être les meilleures amies pour la vie. Cependant, la vie et ses aléas ont fait qu’elles prennent des distances jusqu’à ce qu’une proposition soit faite : retourner sur les traces du passé au Lilas Blanc, là où, quinze ans plus tôt, elles ont fêté l’obtention de leurs BAC. Les meilleures vacances de leurs vies… Mais, l’eau a coulé sous les ponts depuis, Elisa va faire le point sur sa vie, entourée de ses copines de toujours… Ludivine Delaune décide d’écrire sur ce qu’il y a de plus merveilleux dans la vie : l’amitié la plus pure qu’il soit. Celle qui pardonne tout.

Je pense que si j’ai su apprécier et m’identifier autant à Elisa et à cette histoire de manière générale, c’est parce que je l’ai vécue. En effet, après huit ans d’absence, une de mes meilleures amies aujourd’hui, est revenue vers moi. Un silence sans forcément de raison. Un silence quand même. Un silence qui a fait du mal mais qui, au final, a fait de notre amitié quelque chose de solide. Je comprends tellement Elisa sur cette idée de vouloir faire les choses autrement si elle le pouvait. Pourquoi ? Parce que j’ai ressenti cela plus d’une fois avant d’accepter ce trou dans mon amitié avec ma Meggan (coucou, si tu passes par ici ♥) et d’aller de l’avant. Aujourd’hui, je suis heureuse d’avoir fait ce choix et de pouvoir compter sur Megg aussi certainement qu’une sœur.

J’ai beaucoup apprécié les retrouvailles de ces cinq amies qui sont hautes en couleur ! Les personnages sont vraiment très attachants… J’ai aimé Claude, Cathy & Serge, j’ai adoré Elisa, Kendra et Colombe, Renée et Manon ne sont pas en reste non plus. Cette histoire est magnifique et j’ai adoré la découvrir !

La seule chose qui m’a un peu embêtée (oui, il en faut bien une… Quelle chiante je suis !), c’est que le mal-être d’Elisa se fait ressentir dès les premières lignes. On sent toute la souffrance qu’elle a ressentie dans son adolescence pour cet amour perdu… Je pensais que cela prendrai plus de place, qu’on aurait un peu de ressentiment vis-à-vis de ça. Il m’a manqué un peu de dispute en fait. Même si j’ai beaucoup apprécié ma lecture, j’ai trouvé les choses un peu simples. On a l’impression que tout est clair et limpide entre les cinq amies alors qu’il y a quand même eu quinze années de quasi silence radio.

J’ai beaucoup apprécié cette histoire. L’idée d’alterner les années est une bonne chose : on ressent bien l’évolution des personnages. On vit cette histoire très agréable avec ces cinq filles, toutes très différentes mais qui se complètent à merveille. Le personnage de Claude est très fort. J’ai tellement, mais tellement pensé à ma grand-mère. Merci à l’auteure pour ça, c’est la première fois que je lis quelque chose qui me fait penser à ma grand-mère sans avoir envie de pleurer. C’était beau, plein d’émotions, on se retrouve avec un roman qui se lit ultra vite et qui est plein de vie.

« Je n’étais pas préparée à cela, me sentir à ma place entourée de celles qui ont marqué ma vie, qui ont accompagné mes années de lycée, forgé la femme que je suis devenue. Dans cet habitacle, je retrouve ce coin de paradis, cet endroit sans entraves, hors du temps. Mes prunelles se remplissent de larmes de joie, mélangées à la nostalgie et au sentiment, ô combien frustrant, d’avoir perdu des années. »

Tout ne peut pas être parfait dans la vie, on vit, on rit, on pleure, on a mal, on se relève, on se casse la figure de nouveau… C’est ça, la vie. Les amis, les amours, les familles, ce sont nos forces et Ludivine Delaune nous en parle à merveille.

J’aime toujours autant la plume de Ludivine Delaune que je trouve vraie, sensible et naturelle. J’aime ces trois qualités là dans mes romans. Cela rend ma lecture unique et je n’oublierai pas ma lecture avant un bon bout de temps. Véritable ode à l’amitié, il est pour tous les âges : petits et grands vont aimer cette histoire ! Ca sent les vacances, la nostalgie des retrouvailles. Ce bond dans le passé permet de mieux appréhender l’avenir… C’est doux, c’est frais et tellement agréable… A lire sans modération.

03 bonnes idées de lire ce roman :

  • La thématique de base : Les retrouvailles de cinq amies.
  • La plume de l’auteure que j’ai grandement appréciée retrouver
  • Ce petit coin de paradis qui a été formidablement décrit ! Ca donne envie de se trouver un petit coin de paradis

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Mes réceptions #01

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Coucou tout le monde,

On se retrouve aujourd’hui avec un nouveau rendez-vous plus pratique pour moi qu’un bookhaul mensuel. J’ai décidé de passé au rendez vous hebdomadaire.

-Services presse- 

-Librinova-

-Lectures personnelles-

-PDAI-

Merci à MEC éditions, aux éditions Belfond ainsi qu’à Joanne Richoux et Gulfstream éditions. 

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Summer Mélodie de David Nicholls

téléchargement (4)Résumé : On n’oublie jamais son premier amour… Été 97. Les frères Gallagher chantent toujours ensemble, Lady Di vit ses derniers jours et Charlie Lewis, 16 ans, vient de finir ses années lycée. Le temps s’étire lentement entre la miteuse station-service où il officie quelques heures par semaine, ses balades à vélo dans la campagne et ses soirées avec son paternel dépressif. Mais une rencontre va tout changer. Fran Fisher, une beauté céleste, incandescente ; une tornade d’énergie et de charisme, qu’il croise un beau jour, au beau milieu d’un champ où il lit distraitement. Le coup de foudre est immédiat – pour lui, en tout cas. Comment la revoir ? Comment attirer son attention ? Tout ce que Charlie sait, c’est que Fran fait partie d’une troupe de théâtre amateur. La solution est évidente : Charlie doit se lancer sur les planches ! Jusqu’où le timide Charlie est-il prêt à aller pour conquérir le cœur de la belle ? Lui, le boy next door au jean troué, à la bande de copains sympa mais ô combien bruyante, qui n’a jamais déclamer autre chose que le menu du traiteur chinois, pourra-t-il jamais rivaliser avec les apprentis comédiens shakespeariens ? Osera-t-il seulement s’y confronter ? Été 97. Pour Charlie Lewis, tout devient possible…

~ Service presse ~

On fait la rencontre de Charlie Lewis, un jeune homme de seize ans en 1997. Il n’a pas forcément une vie facile : un père qui fait faillite professionnellement, une séparation parentale mais aussi fraternelle. Charlie est séparé de sa sœur et doit rester avec son père qui sombre dans les abysses de l’alcool et sa copine la dépression n’est pas très loin. Charlie est forcé à devenir un adulte avant l’heure. C’est malheureux mais c’est ainsi… Rapidement, il va traîner avec d’autres personnes qui ne sont pas forcément très recommandables. Avec la peur de retrouver son père mort d’une overdose, il est à la dérive personnellement et professionnellement…

Charlie décide d’arrêter de s’en faire pour son père qui est plongé dans une torpeur phénoménale. Charlie va lire, quitte le plus possible sa maison. Au gré de ses promenades, il va rencontrer Fran, une jeune femme qui travaille un rôle pour sa troupe de théâtre. Rapidement, les deux personnages vont s’apprécier et Charlie va intégrer la troupe de théâtre dans laquelle se trouve Fran. Charlie va faire beaucoup d’efforts pour retenir ses répliques et oublier les relations toxiques qu’il avait tissées.

« C’est pour ça que l’été est si triste – parce qu’il faudrait qu’on soit heureux. Moi, j’ai hâte de remettre mes collants et d’allumer le chauffage. En hiver, au moins, on a le droit d’être malheureux et on n’est pas censés gambader dans un champ de tournesols. »

La thématique principale est vaste et très sympathique. L’amour et les relations que ce sentiment peut entrainer. Dans un premier temps, on trouve l’amour parent/enfant. La relation entre Charlie et ses parents est chaotique. Entre un père présent physiquement mais à des kilomètres mentalement et une mère qui a préféré le laisser avec son père : se débarrasser de son fils et le priver de sa sœur est un acte très fort que Charlie n’oubliera pas. Dans un second temps, on a aussi l’amour au sens propre du terme, comme beaucoup d’entre nous l’entend : l’amour que Charlie ressent pour Fran. Cet amour qui nous fait vivre sur un nuage, qui ne nous fait plus toucher terre. Je trouve que l’auteur traite de cette thématique sous toutes les coutures et j’ai beaucoup apprécié la manière dont il met en avant toutes les relations possibles. L’amour n’est pas forcément quelque chose de positif, l’auteur nous souligne aussi le fait que l’amour peut être toxique.

L’auteur équilibre très bien cette intrigue. C’est un roman parfait pour l’été. J’ai beaucoup aimé le décor, le cadre, l’époque. On oscille entre nostalgie et tendresse, entre injustice et humour. On est dans la vraie vie : tout n’est pas tout rose ni tout noir, on a toute une palette de tonalité qui font que la vie est ce qu’elle est. C’est beau, c’est frais, c’est très beau à découvrir.

« Je me suis demandé si c’était là le grand danger des retrouvailles : découvrir qu’on n’occupe pas une place aussi essentielle dans la mémoire des autres que celle qu’ils occupent dans la nôtre. »

Charlie est dans une période de sa vie où il a un pied entre la vie d’adulte et l’autre dans sa vie d’adolescent. C’est un âge pivot qui peut être très difficilement appréhendé par beaucoup d’entre nous. Véritable ode à la vie, j’ai beaucoup apprécié ce roman. Il est vraiment très intéressant. L’auteur a une vision très douce et humaine de la vie. On ne se complait pas dans une vie peu crédible, on est dans la réalité qui fait mal mais qui fait aussi beaucoup de bien. Charlie prend des coups mais Charlie grandit et c’est ça qui est magnifique.

Je n’arrête pas de vous le dire : Roméo & Juliette est une histoire d’amour universelle qui rassemble les gens… La preuve en est… Quoi ? Comment ça qu’est-ce que je raconte ? Pour le savoir… lisez ce roman !

La plume de l’auteur est saisissante de réalisme. Elle est bourrée d’humanité et de douceur. On est vraiment entre l’amertume et le bonheur, c’est vraiment charmant. C’est riche, complet et plein de de surprise. J’ai beaucoup apprécié le personnage de Charlie et la manière dont Fran intervient dans sa vie. C’est vraiment un duo complet et saisissant de réalité. Franchement, c’est un très très bon roman. Il n’est pas un coup de cœur mais une lecture qui m’a beaucoup marquée. Bravo.

Un grand merci aux éditions Belfond pour l’envoi de ce roman 🙂

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le personnage de Charlie que j’ai beaucoup apprécié.
  • La plume de David Nicholls
  • Le cadre de la fin des années 1990

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Bilan mensuel Juillet 2020

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Salut tout le monde! 🙂 

On se retrouve aujourd’hui pour faire le bilan mensuel de juillet. Mois particulièrement mouvementé pour moi, mais on s’en sort 🙂 

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Bilan Livresque
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Services presse, Prix et Comités

Lecture personnelle 

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Petit mois pour moi… J’ai commencé une bêta lecture qui m’a plongée dans une léthargie profonde… J’ai frôlé la panne de lecture à force de vouloir forcer. Kathleen, pleine de sagesse, m’a dit de mettre de côté pour reprendre plus tard… J’ai donc pu lire 14 services presse, 02 livres pour librinova et 03 romans pour un comité de lecture ainsi qu’01 lecture personnelle.
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Top & Flop
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TOP

FLOP 

Si belles en ce mouroir et petites confidences sont les lectures que j’ai le moins appréciées, en revanche arrêt d’urgence est un véritable flop…
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Les petits rendez-vous chez Satine =)
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A bientôt, je vous embrasse ♥

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Si belles en ce mouroir de Marie Laborde

téléchargement (5)Résumé : Dans une résidence pour personnes âgées, Alexandrine, quatre-vingt-cinq ans, Gisèle, quatre-vingts ans et Marie-Thérèse, cent ans, fomentent des idées de vengeance contre des hommes qui les ont maltraitées : un mari, un voisin, un gendre. Les histoires du passé et les projets de meurtre s’entremêlent alors aux parties de Scrabble, promenades dans le parc, séances de kiné, bisbilles avec l’aide-soignante, déjeuners infects… et tout ce qui fait le quotidien des résidents. On rit de la mort, on s’indigne sans larmoyer, et l’on se révolte patiemment… Conjuguant récit à énigmes et satire sociale, Marie Laborde décrit, dans un style direct et avec un humour cinglant, les aléas du grand âge à travers le destin de ces trois héroïnes qui vont prouver qu’elles n’ont désormais plus rien à perdre.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement l’agence de Gilles Paris ainsi que les éditions François Bourin pour l’envoi de ce roman. Avec un sujet si actuel, je ne pouvais pas passer à côté de cette lecture. Travaillant aussi dans l’aide à domicile, c’était vraiment important pour moi de mettre mon nez dans ce roman.

Si j’ai passé l’histoire et les personnages, je ne suis pas totalement immergée dans l’histoire. J’avoue que j’ai eu un peu de mal avec certains passages. Les personnages ne m’ont pas tous plu. Je pense que certains caractères étaient un peu trop trempés et la langue un peu trop déliée pour me plaire totalement. Cela reste une convenance personnelle…  J’ai aussi trouvé quelques longueurs. J’ai beaucoup aimé le message de fond, mais j’avoue que, pour moi, certains passages auraient pu être plus courts.

On fait la rencontre d’Alexandrine mais aussi de Gisèle et de Marie-Thérèse. Ces trois dames âgées vont faire la fête dans cet EHPAD. Ce roman nous propose de faire la découverte de ce monde qui a besoin d’aide. C’est vraiment très intéressant. L’auteure décide de prendre le point de vue de personnes âgées. J’ai beaucoup apprécié cela : si on peut souvent avoir l’avis de la famille qui vient visiter les gens ou du personnel soignant, on n’a pas souvent l’avis des principaux concernés !

Le message de fond reste assez clair. L’idée de ce genre d’habitation est chouette, c’est clair que pour certaines personnages âgées, être seule n’est pas forcément une bonne chose. On créé du lien, on vit en communauté dans la bienveillance et le respect… En tout cas sur le papier. A travers les regards de nos trois mamies, on n’est pas forcément dans cette optique… Même si la situation actuelle montre un personnel en or prêt à se mettre en quarantaine avec les personnes, ici, on n’est pas du tout dans la même ambiance.

« Ces dames et ces messieurs du personnel médical vous expliqueront qu’ils manquent de moyens. Or de nos jours le respect, la bienveillance et la courtoisie se payent : il faut de l’argent pour être civilisé, sans argent on est forcément irrespectueux, malveillant et grossier, n’est-ce pas. Il est vrai que pour assurer aux actionnaires des dividendes attractifs et dégager des marges phénoménales pour les propriétaires (qui comptent parmi les plus grosses fortunes de France), ce ne sont pas les seuls résidents qui sont pressurés comme des citrons : les employés sont sous payés, surexploités, surchargés de travail et, somme toute, obligés de maltraiter les résidents. »

L’auteure parvient à équilibrer son intrigue pour que l’on ne tombe pas dans le pathos pur et dur. Je pense que c’est cela qui fait que ce roman est si abordable et mémorable. Notre trio de mamies vaut le détour ! J’aime beaucoup le regard de ces personnages, ça fait du bien, ça donne du baume au cœur. Tout n’est pas toujours rose dans leur EHPAD mais, comme dans toute vie qui se respecte, on a des hauts et des bas, des moments de joie et des moments de tristesse. On a cette impression que les personnages font le point sur leurs vies. On partage leurs vies, leurs passés respectifs mais aussi les instants présents et les aléas de la vieillesse.

« Et je vous demande : est-ce que nous vie vaut la peine d’être vécue si notre mort ne fait pas couler une seule larme sur la joue d’une seule personne ? »

C’est avec beaucoup de délicatesse et d’humanité que l’auteure aborde ces thématiques si présentes dans l’actualité. Les personnages âgées sont à chérir et non à oublier. Croyez-moi, si mes grands-parents étaient encore là, j’en profiterai tellement.

En définitive, même si ce roman n’est pas un coup de cœur, j’ai apprécié faire la rencontre d’Alexandrine, Marie-Thérèse et Gisèle qui, avec leurs yeux grands ouverts et leurs cessions de commérage, nous proposent de découvrir un morceau de leurs vies. Le message reste très important. La plume de l’auteure est dynamique malgré un départ un peu en dent de scie pour moi (je pense que le début est un peu trop direct pour moi) et quelques longueurs, le récit reste intéressant et agréable.

03 bonnes raisons de plonger dans ce roman ;

  • Une thématique actuelle
  • Un trio de mamies déganté
  • Un message très important

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La vallée des rois de Véronique Fournier

51CgGcdYKgLRésumé : L’énervement était contagieux. Le soleil du Sahara lui-même, impitoyable dans le ciel sans nuages, ne parvenait pas à atténuer le suspense. Les fellahins qui apportaient des corbeilles de gravats de l’entrée de la tombe de Toutânkhamon accéléraient la cadence. Ils avaient atteint une seconde porte à neuf mètres de la première, au bout d’un corridor. Celle-ci aussi était scellée depuis trois mille ans. Qu’y avait-il derrière ? La tombe serait-elle vide, pillée depuis des siècles comme les autres ? Personne ne le savait. Sarouat Raman, le chef d’équipe enturbanné, gravit les seize degrés le séparant du niveau du sol. Son visage était couvert d’une couche de poussière comme de la farine. Empoignant sa jalabiya, il se dirigea vers l’auvent de la tente qui fournissait la seule parcelle d’ombre dans cette vallée accablée de soleil.— Je viens prévenir Votre Excellence que le corridor est complètement dégagé, annonça-t-il en s’inclinant légèrement. La seconde porte est parfaitement visible. Howard Carter leva les yeux de sa citronnade, cillant sous le chapeau noir qu’il s’entêtait à porter malgré la chaleur.— Très bien, Raman. Nous inspecterons cette porte dès que la poussière sera retombée.— J’attends vos instructions. Raman fit demi-tour et s’en fut.– Eh bien, vous n’êtes pas ordinaire, Howard, remarqua lord Carnarvon, baptisé George Édouard Standhope Molyneux Valentin. Comment pouvez-vous rester là à finir votre verre sans chercher à savoir ce qu’il y a derrière cette porte ?Carnarvon sourit et cligna de l’œil vers sa fille, lady Evelyn Valentin :— À présent, je comprends pourquoi Belzoni s’est servi d’un bélier quand il a découvert le tombeau de Séthi Ier.— Mes méthodes sont diamétralement opposées à celles de Belzoni, protesta Carter, et celles de Belzoni lui ont valu de trouver une tombe vide à l’exception du sarcophage. (D’instinct, le regard de Carter alla à l’entrée proche de la tombe de Séthi Ier.)

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions de la p’tite tartine pour l’envoi de ce roman via SimPlement. J’étais très curieuse de découvrir la plume de Véronique Fournier ainsi que l’intrigue. Etant plutôt férue de l’histoire égyptienne et de tout ce qui peut se rapporter à cette civilisation, je suis toujours curieuse de découvrir des intrigues basées sur cette thématique.

Je tiens tout de suite à préciser que la vallée des rois n’est pas un roman historique mais un roman contemporain. L’action se déroule à notre époque mais nous avons une sortie de mise en place d’une malédiction dans les années 1920. En effet, quelques mois après l’ouverture de la tombe de Toutânkhamon, quatre personnes ayant pris part à cette spectaculaire ouverture de tombe décèdent dans des circonstances mystérieusement louches… La malédiction des Pharaons resurgit des abysses….

Nous faisons la rencontre d’Hélène, un personnage que j’ai tout de suite beaucoup apprécié. En effet, Hélène est une jeune femme qui est égyptologue. Son métier la fascine bien qu’elle ne soit pas forcément comprise par ses proches. Hélène étudie l’Egypte avec beaucoup d’attention… Mais à un moment, la théorie ne suffit plus. Hélène décide de sauter le pas et s’envole pour le Caire et pour étudier sur place ce pays aussi fascinant qu’envoutant.

L’auteure ne perd pas de temps et nous propose une intrigue qui nous propulse tout de suite au cœur d’un drame : le meurtre froid d’un propriétaire d’une boutique. Ce propriétaire possédait une statuette aussi particulière que convoitée. Pour Hélène, la statuette de Séthi est liée au meurtre de cet homme… L’enquête se profile et commence à prendre forme. Rapidement, Hélène va se rendre compte que les autorités ne sont pas forcément des alliés dans cette enquête, elle va devoir faire attention. Le danger rode à tous les coins de rue.

Cette aventure est mouvementée et pleine de péripéties qui ne vont pas laisser le lecteur insensible. Je suis vraiment très contente d’avoir mis le nez dans ce roman qui regorge de surprise. Franchement, je ne pensais pas apprécier autant ma lecture. Ce thriller est très captivant.

Le point fort de ce roman est, sans aucun doute pour moi, le personnage d’Hélène. C’est une jeune femme très intelligente, elle réagit très vite et assemble les pièces du puzzle assez rapidement. J’ai beaucoup apprécié son côté humain qui est très important. En effet, on apprend qu’elle a des failles, des qualités mais aussi des défauts. C’est vraiment très sympathique. Hélène est un personnage fort mais qui montre aussi des failles et ça fait du bien ! En effet, on a un personnage qui ressemble aux lecteurs ! C’est vraiment très agréable. Hélène est sans aucun doute une révélation dans ce roman.

Ce thriller qui a pour fond l’une des cultures les plus intéressantes à mes yeux fonctionne très bien. Il n’y a pas de longueurs, on se retrouve avec une enquête trépidante entre les mains. La seule chose que j’ai à reprocher à ce roman, ce sont les personnages secondaires. En effet, j’ai l’impression qu’on a tellement mis le paquet pour nous donner un personnage aussi fort et important qu’Hélène que les autres sont peut-être un peu moins bien dessinés qu’Hélène. La psychologie fouillée et détaillée d’Hélène est beaucoup plus travaillée que celles des autres personnages, à mes yeux. J’ai donc eu plus de mal à m’attacher aux autres personnages. De plus, le danger étant partout autour d’Hélène, j’ai eu plus tendance à me méfier de tout le monde…

Autre point très important et qui sert le roman : la plume de Véronique Fournier que j’ai énormément appréciée. Je crois que les descriptions sont les moments que j’ai le plus aimés dans ce roman. Les détails, les sons, l’ambiance, on s’y croirait. C’était épatant ! J’ai vraiment adoré ces petites descriptions aussi riches et fouillées que le personnage d’Hélène. Je dois aussi souligner le fait que l’enquête ne souffre pas d’incohérences… C’est plutôt très agréable !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La force du personnage d’Hélène
  • La plume de l’auteure
  • Les descriptions des lieux que nous visitons et dans lesquels nous évoluons

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Book haul juillet 2020

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Salut tout le monde, j’espère que vous allez bien.

J’ai listé les romans que j’ai achetés et reçus ce mois-ci… Vous êtes prêts? Je vous avoue que, personnellement, j’suis pas prête à me féliciter! ^^ »

Mes achats 

Un bon +39 dans les dents! OUTCH ! Je remercie mon chéri, tous les Disney sont des cadeaux ainsi que les Hugo. J’ai aussi acheté les Pagnol et quelques romans chez Emmaüs (autant dire que je les ai eu pour une bouchée de pain) ainsi que les Charleston qui ont été trouvés chez Noz à -80%. Je continue ma découverte de la saga the seven sisters de Lucinda Riley en VO ainsi que 3 romans trouvés sur Vinted : Delicious, et la duologie de Georgia Caldera =)

Les services presse 

Librinova 

PDAI

 

Vous remarquerez que je n’ai pas beaucoup de SP ce mois-ci. C’est une volonté de ma part… J’ai décidé de lever un peu le pied de ce côté là =)

Et vous? Quels sont vos achats? ♥

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Les trois vies de l’homme qui n’existait pas de Laurent Grima

51kZBFd5Q6LRésumé : Tino n’existe pas ! Tombé du ciel il y a près de trente-cinq ans, son père, un marginal sans nom porteur d’un lourd mystère, a oublié de le déclarer à l’État-Civil. Ils vivent tous deux à la périphérie de la civilisation et de ses dangers, sans autre identité que leur statut fragile de vendeurs nomades à la sauvette. Mais un jour, le patriarche meurt, laissant Tino seul face à un immense défi : s’inscrire dans le monde des hommes, en respectant la promesse qu’il lui avait faîte un jour de vivre plusieurs vies !

~ Lecture prix des auteurs inconnus 2019 ~

Je remercie chaleureusement Virginie et Julie pour l’organisation du prix des auteurs inconnus. C’est un réel plaisir pour moi de faire partie du jury depuis maintenant trois ans. C’est donc le moment pour moi de vous donner mon avis sur ma lecture dans la catégorie « Littérature blanche » pour le mois de juillet.

Le titre de ce roman est assez mystérieux. Comment peut-on vivre trois vies sans exister ? Tino est un homme qui n’existe pas. Il est sans être. Son père vivant en marge de la société ne l’a pas déclaré à l’Etat Civil après sa naissance. Aux yeux de l’Etat, Tino ou Antoine ou Günther n’existe pas. Véritable baroudeur, il sillonne les villes et les pays avec son père. La situation de leur vie ne leur permet pas d’être autre chose que des nomades. Nomades dans tous les sens du terme.

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Tino vit sans exister : il a des connaissances de passage mais pas d’amis réels. Il n’a pas de travail sauf des petits boulots à la sauvette. En d’autres termes, il vivote. Son père est son seul repère dans cette vie dont les contours sont toujours flous. A la mort de son père, Tino va devoir relever le défi d’apprendre à vivre seul… Tino, des fois, n’est pas Tino. Il a trois identités que son père utilisait à tour de rôle, selon les situations de leurs vies, selon la porte du monde imaginaire que son père voulait ouvrir. Tino n’a pas de mère, il ne sait pas qui elle est. Il est difficile pour lui de se projeter tant les questions l’assaille.

« C’est dans un ventre féminin que débutent nos vies terrestres. Quoi qu’on en dise, on en est marqué à jamais, et c’est un peu de ces « elles » qui nous permet de voler. Lamartine n’avait-il pas dit « qu’il y avait une femme à l’origine de toutes les grandes choses ? »

La vie de notre personnage principal va être mise à rude épreuve lorsque son père va mourir. Il va se retrouver seul au monde. Il va devoir aller de l’avant et pour cela, il doit faire face à une question « qui suis-je dans ce monde qui ne semble pas être le mien » ? Quand on vit seul, hors de la société, que l’on emprunte des prénoms, qu’on n’a pas de nom de famille… Que peut-on devenir ? A quoi aspire-t-on dans la vie ? C’est vraiment déroutant. Notre personnage principal va devoir avancer dans la vie et trouver sa place. L’homme est-il fait pour vivre seul ? L’homme est-il capable d’être heureux seul ? J’ai trouvé très intéressantes toutes les questions qui peuvent émerger de l’intrigue. J’ai vraiment aimé la thématique identitaire ainsi que la portée philosophique qui se dégage.

Tino est un personnage auquel on s’attache très rapidement, c’est la révélation de ce roman. J’ai beaucoup apprécié la manière dont l’auteur dégage les thématiques et nous propose un texte original et plein de qualités. Etre et ne pas être en même temps : vaste sujet.

J’avoue que ce n’est pas forcément ce que je lis habituellement, je n’avais pas forcément envie d’ouvrir ce roman. La magie opère mais il faut s’adapter au style de l’auteur ainsi qu’à la construction du roman. Pour moi, j’ai eu du mal, au départ, à comprendre où voulait en venir l’auteur. J’ai eu du mal à lire les cinquante premières pages puis, je me suis adaptée à cette originalité et j’ai pris plaisir à découvrir ce que j’avais sous les yeux. La narration à la première personne permet au lecteur de se sentir proche de notre personnage principal. On n’est pas spectateur mais on vit l’aventure de Tino avec lui et l’on devient, par extension, son premier véritable ami.

C’est avec beaucoup de douceur et un regard rempli d’humanité que l’auteur nous raconte cette histoire. Conte psychologique et philosophique, c’est une quête identitaire très sympathique qui vous attend. Tino nous apprend l’humanité, la possibilité de faire des erreurs, on est aussi dans un roman plein de générosité. C’est très agréable à lire. La plume de l’auteur est vraiment agréable, fluide et dynamique. Si j’ai eu un peu de mal à me mettre dans l’ambiance de ce roman, je suis ravie d’être passée au-delà de mes aprioris et d’avoir continué. C’est vraiment une belle surprise.

« Il y a quelque chose d’une relation charnelle entre un livre et son lecteur. Le premier contact d’abord, avec un titre qu’on lit la tête penchée en trahissant l’air de rien une ébauche d’inclination. Et puis le regard que l’on porte sur la couverture en cherchant dans une illustration les indices d’un plaisir. L’objet de ce désir qui naît et que l’on retourne sur la quatrième de couverture dans la quête d’un élan décisif, une bascule… L’acte de lire qui vient ensuite : le contact délicieusement rugueux avec les pages, et l’odeur de l’encre, intemporelle, universelle, qui accompagnent le voyage. Et puis les mots enfin, qui bercent, emportent et chavirent en faisant naître tous les mouvements possibles de l’immobilité. »

Au final, on se rend compte que, même si c’est important de savoir d’où l’on vient, le plus important est de savoir qui l’on est. On se retrouve avec une jolie leçon de vie.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un roman plein de tendresse et d’émotions
  • Une très jolie plume
  • Le personnage principal que l’on a envie de prendre sous son aile

Retrouvez le PDAI par ici :

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Les tribulations d’Esther Parmentier – Tome 1 : cadavre haché vampire fâché de Maëlle Desard

téléchargement (7)Résumé : Esther Parmentier, 19 ans, sorcière non répertoriée, est embauchée pour un premier stage dans une agence très spéciale… Délires assurés ! Esther Parmentier a quitté sa Bretagne natale pour un stage à Strasbourg dans une société informatique quand elle est repérée par l’Agence de Contrôle et de Détection des Créatures Surnaturelles. Car Esther est une sorcière. À peine remise de cette découverte, et des tests visant à déterminer ses capacités, Esther apprend qu’elle n’a pas plus de pouvoirs qu’une allumette mouillée. Sa note sur l’échelle des pouvoirs est historiquement basse : 2 sur 82. Mais Esther est dotée d’un caractère de cochon, de solides capacités de déduction et est capable de résister aux pouvoirs de séduction des Créatures. Malgré son faible score, l’Agence décide donc de l’embaucher comme stagiaire.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Rageot ainsi que Babelio pour cette masse critique. J’avoue que j’ai carrément craqué pour la couverture. J’ai eu un peu peur parce que tout ce que j’ai pu lire chez Rageot était en deçà de ce que j’attendais. Malgré une petite frayeur en début de lecture, je suis heureuse de vous dire que j’ai beaucoup apprécié ma lecture.

On fait la rencontre d’Esther Parmentier, une jeune femme de 19 ans qui est tout ce que l’on n’attend pas d’un personnage principal : elle n’a pas la langue dans sa poche, elle n’est ni mince, si fabuleusement belle, elle jure comme un charretier. Du haut de ses 19 ans, elle ne s’épanouit pas dans son stage. Sa vie va prendre un virage à 180° lorsqu’elle va apprendre que c’est une sorcière. Une sorcière de niveau 02. Le niveau 02 est inédit : on n’a jamais vu de sorcière plus nulle que ça.

« Je croisai mon reflet dans les miroirs de l’ascenseur et retins un gémissement. A dix-neuf ans, mon corps montrait une incapacité à gérer la moindre privation de sommeil qui forçait le respect. Comprendre : ma tronche aurait fait fuit la lèpre. »

D’un autre côté, on fait la rencontre de Loan, un vampire qui va devenir le référant d’Esther lors de son stage au sein de la ACDC (Agence de Contrôle et de Détection des Créatures surnaturelles). Loan est mystérieux, ne parle pas, ne sourit pas, il fait son boulot et c’est tout. Si Esther est une jeune femme qui a tendance à toujours mettre les deux pieds dans le plat, Loan maitrise tout. La seule chose qu’il ne maitrisera pas, c’est Esther, pour son plus grand malheur ! Le duo Esther/Loan fonctionne plutôt bien et nous offre une aventure rocambolesque.

Au départ, j’ai vraiment eu beaucoup de mal avec le style de l’auteure, enfin, c’est ce que je pensais. En fait, le style de l’auteure ne me dérange pas plus que cela, il est même frais et dynamique une fois que l’on plonge dans ce roman. En revanche, la manière dont parle Esther ne m’a pas du tout plu. Etant donné que c’est le personnage principal de ce premier tome… j’ai eu beaucoup de mal à m’y faire. Je me suis adaptée à partir de la moitié de l’histoire, le personnage d’Esther ne m’a pas forcément plu tout de suite. Au fil des pages, j’ai appris à la connaitre et ça s’est beaucoup mieux passé par la suite ! Il y a quelques longueurs dès le départ. Franchement, pour ne rien vous cacher, c’est assez dense au niveau de l’intrigue. Le premier tome pose les bases, c’est indéniable mais il faut aussi prendre en compte le fait qu’on nous propose vraiment un univers créé de toutes pièces. Personnellement, j’ai été un peu perdue avec l’ACDC et tout ce qui va avec… Je ne peux pas vous en dire de trop pour ne pas vous spoiler l’intrigue mais attachez vous quand même, on ne sait jamais.

On a beaucoup de références à des films/sagas que l’on connait. Esther tisse toujours des liens entre la réalité et la fiction à travers ces références et j’ai trouvé ça très sympathique. Quand l’intrigue se met en place, on se lance à corps perdu dans cette lecture et personnellement, j’ai bien aimé ! Ce premier tome est riche, dynamique et complètement barré ! Qu’est-ce que j’ai ri ! Je n’ai pas souri, je me suis marrée ! Ça n’arrive pas souvent mais l’imagination de Maëlle Desard semble être sans limite.

« Ma dégaine ne lui revenait pas – je ne pouvais lui en vouloir. Je devais ressembler à Hagrid en jupe juste sorti d’une rave party. La barbe en moins. »

L’auteure est parvenue à me faire apprécier un roman qui ne commençait pas forcément très bien. Avec les quelques longueurs du début et le caractère d’Esther, j’avais l’impression de courir vers le désastre… Mais le panel de personnages grandissant et s’étendant, j’ai vu Esther évoluer avec les autres et cela la rend beaucoup plus agréable. Il y a beaucoup de personnages secondaires mais j’ai grandement apprécié Mozzie, le fantôme et ses émoticones ! Quelle belle idée !

Même si l’intrigue se veut relativement jeune avec un personnage principal plutôt jeune, l’utilisation d’émojis ainsi qu’avec une intrigue mettant au cœur de l’intrigue les jeux en ligne et la disparition d’adolescents, je ne mettrai pas ce roman entre les mains des plus jeunes. On a quand même des cadavres, un langage assez coloré (même si cela ne fait plus peur aux jeunes) mais je pense qu’un adolescent de 16/18 ans pourrait adorer ce genre de lectures !

L’univers de Maëlle Desard est très riche. L’intrigue nous propose de faire la rencontre de beaucoup de créatures surnaturelles : les vampires, les sorcières et les loups garous mais aussi les fantômes et les banshees par exemple. On est vraiment dans un univers qui propose quelque chose de différent, de décalé. C’est très intéressant et sympathique d’avoir de la diversité.

Il faut quand même souligner le fait que je ne pense pas que tout le monde appréciera cette lecture, je pense que c’est soit on aime et on accroche au style, soit on n’adhère pas à ce que l’auteure propose. Personnellement, j’ai eu peur mais au final, je ressors vraiment très agréablement surprise ! Le style est fort, décalé et plein de surprises !

03 bonnes raisons de lire ce premier tome :

  • Un univers décalé et bourré d’humour
  • Une plume très rafraichissante et dynamique
  • Le panel de personnages (et Mozzie ♥)

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Contes et réécritures

sunset-698501_1920 (1)Salut tout le monde!

Vous le savez peut être … ou pas mais j’ai une appétence certaine pour les contes et les réécritures en tout genre. De près ou de loin, j’aime beaucoup découvrir les univers et les personnages qui reprennent les histoires qui ont bercé ma jeunesse.

Quelques classiques se cachent dans ma bibliothèque 

Les deux sagas qui m’ont fait connaitre les réécritures de contes et que j’aime beaucoup (j’ai fini celle d’Eloisa James mais pas encore celle de Chris Colfer)

Eloisa James réécrit, dans l’ordre, les histoires de : Cendrillon, La belle et la bête, la princesse au petit pois, le vilain petit canard et Raiponce. Elle est devenue l’une de mes références en romance historique après lecture de cette saga.

Regardez-moi ces couvertures!!! Elles sont magnifiques. C’est typiquement le genre de livres que je lis en VO pour l’accessibilité de la plume. On fait la connaissance d’Alex et Connor qui vont tomber au pays des contes… un délice pour l’imagination. Au top du top!

Chez Disney… 

Bien entendu, on ne peut pas parler de réécritures de contes sans parler de Disney. Je baigne dans l’univers Disney depuis toutes petites. J’aime beaucoup l’idée des Twisted Tales (je remercie encore mon chéri pour son formidable cadeau) ainsi que pour le travail de Serena Valentino avec sa saga Villains

J’aime beaucoup l’idée de connaitre l’autre côté de l’histoire. Le pourquoi du comment. On ne né pas naturellement méchant, on le devient. Alors voilà une très belle idée! Lectures VO pour moi

Je vous ai mis les couvertures colorées mais personnellement, je préfère celles en noir et blanc (et ce sont celles qui sont dans ma bibliothèque). Il ne me manque qu’Unbirthday puisqu’il ne sort qu’en septembre. L’idée des twisted tales est de changer un petit élément de l’histoire de base pour voir comment les choses changent et évoluent. Lectures VO très abordables! 🙂

D’autres sagas et one shots =)

Probablement la saga qui m’est le plus dur de commencer. Encore un cadeau du chéri national mais le côté robotique et dystopique est très compliqué pour moi ^^

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Quand il s’agit de mon conte préféré je ne compte pas. Malgré un prix outrageusement onéreux, j’ai craqué. Il est ma prochaine lecture =)

Je n’ai lu que le premier tome des contes inachevés mais la suite sera lue =)

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Probablement la réécriture la plus WTF que j’ai pu lire. J’ai beaucoup ri mais bon sang… C’est assez dérangeant quand même ^^’ On pousse vraiment l’idée jusqu’au bout du bout. Certaines idées sont bonnes mais d’autres un peu tirées par les cheveux.

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Et pour finir un petit roman que j’ai beaucoup apprécié =) Il se lit très bien et il est très chouette =)

Et vous? Quelles sont vos réécritures préférées? :)♥

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Arrêt d’urgence de Bélinda Bauer

téléchargement (3)Résumé : En panne au bord de l’autoroute, Eileen laisse ses trois enfants dans la voiture pour aller appeler les secours. Sous une chaleur caniculaire, Jack, Joy et la petite Merry l’attendent en vain. La jeune femme, enceinte, a disparu. On la retrouve quelques jours plus tard, assassinée. Trois ans plus tard, Jack, 15 ans, s’occupe seul de ses deux petites sœurs et fait tout son possible pour les rendre heureuses, quand le hasard le place face à l’arme du crime de sa mère. Le danger n’a jamais été si proche…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Belfond ainsi que Babelio pour la masse critique, je suis toujours ravie de pouvoir mettre mon nez dans ce genre de roman. Je ne connaissais pas du tout la plume de Bélinda Bauer. C’est une auteure britannique dont la plume ne m’a pas laissée de marbre. A la lecture du résumé, j’étais très curieuse de voir ce que cela pouvait donner, c’est, malheureusement, une lecture plus que mitigée pour moi.

On fait la rencontre de la famille Bright. En panne sur l’autoroute, Eileen laisse ses trois enfants dans la voiture le temps d’aller jusqu’à la borne d’urgence appeler un dépanneur. Jack, son fils de 12 ans à l’époque, commence à paniquer en ne la voyant pas revenir. Sa mère est enceinte, elle pourrait être blessée. En arrivant à la borne d’urgence, la panique l’envahit encore plus : le téléphone pend dans le vide, sa mère est introuvable… Une disparition qui se transformera en meurtre quelques jours plus tard. Jack se retrouve face à un mur : il va devoir s’occuper de Joy et Merry, ses deux petites sœurs de 9 et 2 ans.

Arrêt d’urgence est un polar qui ne perd pas de temps. J’avoue que je n’ai pas eu la trouille, je n’ai pas eu de sensations fortes. Je ne pense pas que l’on puisse parler de thriller… Après, chacun y va de sa définition. Au moins, je peux vous dire qu’il y a une enquête policière ! Boucle d’Or, le célèbre cambrioleur que l’on ne parvient pas à prendre la main dans le sac.

« Tout le monde savait que les cambrioleurs se faisaient rarement pincer. La Gazette était pleine de crimes que la police n’avait pas réussi à élucider. Un cambrioleur se baladait dans la nature depuis si longtemps que la police lui avait même donné un surnom – Boucles d’Or, parce qu’il dormait dans les lits et se servait dans les frigos des maisons dans lesquelles il s’introduisait. Et si les forces de police ne parvenaient pas à l’attraper, lui, Catherine doutait qu’elles fassent des investigations poussées pour coincer celui qui avait renversé son désodorisant. »

Jack est un personnage que j’ai beaucoup apprécié. Pauvre gamin ! Il grandit et murit de manière express. Voulant tout faire pour ne pas se voir être séparé de ses deux petites sœurs, ils vont vivre secrètement ou éviter les services sociaux. J’ai aussi eu mal au cœur pour lui, Jack se sent terriblement coupable de ne pas avoir pu aider sa mère, de ne pas avoir pu la sauver. C’est vraiment poignant. Jack est le point fort de ce roman, sans aucune hésitation pour moi. Il est courageux.

« Les rêves disparaissaient, mais le cauchemar de la réalité continuait. Il avait parfois du mal à distinguer les premiers du second car, éveillé ou endormi, Jack était hanté par le passé et ses variantes incomplètes. Il arrivait que ses souvenirs soient tellement sombres qu’il ne parvenait pas à les discerner et il ne voulait pas essayer. »

 La narration externe était certainement ce qui m’a le plus dérangée dans ma lecture. En effet, on se retrouve vraiment spectateur de tout ce qui se passe et j’aurais aimé pouvoir être plus proche des enfants Bright. La narration se partage entre deux intrigues : celle de Jack et de ses sœurs et celle de Catherine While qui reçoit la visite d’un mystérieux cambrioleur qui lui laisse un mot « J’aurais pu vous tuer ». Quoi de plus terrifiant ? Déjà, là, j’ai eu un peu de mal à comprendre la volonté de Catherine à ne pas vouloir faire de vague. Un truc pareil m’arrive, je suis en deux minutes chez les policiers.

La manière dont les deux intrigues vont se réunir est très intéressante. J’ai trouvé ça très intéressant. En parlant de police, nous avons une enquête policière. Franchement, c’est vraiment dommage parce que je n’y ai pas cru un seul instant. Les dialogues sont cousus de fils blancs, c’est vraiment particulier. J’ai eu l’impression d’avoir Laurel et Hardy sous les yeux. C’était à la limite du cliché et du ridicule. Franchement, la police est tournée au ridicule par des personnages incapables et un peu trop naïfs. Je n’ai pas adhéré à ces passages-là. De plus, c’est plutôt malheureux mais on voit la fin arriver très (trop ?) rapidement. On comprend très rapidement qui est le tueur.

La plume de Bélinda Bauer reste quand même très intéressante. On est dans une intrigue originale mais qui, malheureusement, souffre de longueurs et de passages que l’on aurait pu éviter. Si j’ai aimé la forme de ce roman, le fond est un peu plus compliqué pour moi. C’est déstabilisant : c’est assez rare que j’aime plus une plume que le contenu d’un roman. Je pense que je lirai un autre roman de l’auteure quand l’occasion se présentera.

Vous l’aurez donc compris, je suis complètement passée à côté de ma lecture. Si j’ai beaucoup apprécié Jack, je suis passée à côté des autres personnages et plus particulièrement les personnages liés à l’enquête policière… C’est bourré de clichés et de stéréotypes. Dommage ! Les deux seuls bons points de ce roman résident dans la plume et dans le personnage de Jack.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une plume typiquement britannique à découvrir
  • Le personnage de Jack
  • … Rien d’autre ne me vient à l’esprit. 

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Sensual Bachata de Charlie Genet

41DiKKalWsLRésumé : Noé, jeune homme au passé secret, est féru de bachata. Lorsqu’il croise Suzanne, championne de danses latines, au détour d’une soirée, l’osmose musicale est parfaite. Pourtant, la jeune femme disparaît… Un an plus tard, le destin les réunit, mais Suzanne, meurtrie par les violents et tragiques événements du Bataclan, n’est plus que l’ombre d’elle-même. De son côté, victime de ses addictions, Noé espère encore préserver ce qui lui reste. … Et si danser ensemble les sauvait de leurs démons ?

~ Lecture prix des auteurs inconnus 2019 ~

Je remercie chaleureusement Virginie et Julie pour m’avoir fait de nouveau confiance. En effet, pour la troisième année consécutive, je suis membre du jury pour le Prix des Auteurs Inconnus. Sensual Bachata était un roman très attendu ici. C’était l’un des extraits qui m’avait le plus plu lors de la sélection. Quand j’ai reçu le roman, j’étais très contente et j’ai dévoré le roman en quelques heures. Si le roman est une très belle découverte, j’avoue que certains petits points m’ont un peu fait tiquer. Préparez-vous à entrer dans la danse !

Première chose que j’ai appréciée : j’ai découvert la bachata (maintenant, j’ai plein de vidéos dans mes différents fils d’actualité mais bon, au moins, j’ai vu des vidéos ahah). La bachata qu’est-ce que c’est ? Un petit point Wiki ? C’est parti ! La bachata est un rythme dansant originaire de République dominicaine, plein de folklore. On peut le considérer comme un mélange de boléro (surtout, le boléro rythmique) avec d’autres influences musicales d’origine africaine et avec d’autres styles comme le son,le Kompa haïtien, le merengue, le cha-cha-cha et le tango. On est bien avancé tiens… Je vous invite à regarder des petites vidéos sur Youtube pour avoir une idée. Ce qu’il faut savoir, c’est que Charlie Genet est très douée pour les descriptions… C’est une plume très visuelle qui nous emmène très rapidement dans le monde de la danse et plus particulièrement dans le monde de la bachata.

On fait la rencontre de Suzanne, une jeune femme à la dérive depuis la mort d’un être cher lors des attentats du Bataclan. J’ai beaucoup apprécié retrouver cette thématique. En effet, je trouve que c’est aussi important d’avoir des événements aussi tragiques dans 83635699_10216845068819798_5287050577543430144_ndes romances. Cela permet d’ancrer la romance dans la réalité mais aussi de donner un côté plus grave à l’intrigue qui rend la romance encore plus forte. Suzanne est un personnage que j’ai beaucoup apprécié. En effet, on a une jeune femme têtue, qui est dans une situation que je ne souhaite à personne. On a juste envie de la serrer dans nos bras et d’essayer de la sortir de la situation dans laquelle elle se trouve.

On fait aussi la rencontre de Noé, un personnage que j’ai détesté au départ. Imbu de sa personne, beau gosse et vantard, Noé représentait tout ce que je peux détester chez un homme. Cependant, il m’a beaucoup surprise : son évolution est formidable et le rend beaucoup plus humain. Si je ne l’ai pas apprécié dans un premier tiers de la romance, j’ai trouvé qu’il était beaucoup plus sensible et adorable dans les deux derniers tiers de cette romance.

Le duo Noé/Suzanne est très intéressant. En effet, j’ai beaucoup apprécié l’alchimie qu’il y a entre ces deux êtres. Leur binôme de danse met le feu au plancher. Ils sont tellement beaux à lire et à voir. J’ai complètement été immergée dans le monde de Charlie Genet. En effet, le fait que sa plume soit très visuelle m’a permis d’imaginer très facilement les scènes de danse. Bien entendu, Suzanne et Noé vont se rapprocher même si au départ, Suzanne n’était pas forcément pour. Noé a su trouver les bons mots et avoir les bons gestes pour que Suzanne se sente en confiance, c’était très beau à découvrir.

La plume de Charlie Genet nous offre un cocktail d’émotions intenses : on passe du rire aux larmes, de la colère à la tendresse, de la sensualité à la violence… C’est vraiment très fort de ce côté-là. Là où j’ai peut-être été un peu moins sensible, c’est sur l’accumulation des addictions. En effet, on se retrouve avec deux personnages complètement brisés par la vie. Suzanne a toute la partie « descente aux enfers » après avoir perdu un proche dans la fusillade de Bataclan mais Noé doit, lui aussi, faire face à ses addictions. Je pense que j’ai été un peu noyée dans tous ses addictions. On a l’impression que l’on ne va pas s’en sortir. En plus de ces soucis-là, s’ajoutent des problèmes financiers et des problèmes familiaux et amicaux. Personnellement, c’est un peu trop pour moi. J’aurais certainement préféré me concentrer sur certaines thématiques et ne pas forcément m’éparpiller avec tous les points soulevés dans ce roman.

Cela n’enlève rien à la qualité de la plume et à la finesse des mots employés par l’auteure. Charlie Genet a un talent fou et j’ai grandement apprécié faire la connaissance de Noé & Suzanne. Il faut aussi souligner la qualité des personnages secondaires comme Juan ou encore Barts. Cela prouve que l’auteure a soigné les psychologies de tous ses personnages et cela se ressent. De plus la narration nous propose de découvrir le point de vue des deux personnages principaux. Cela rend le récit beaucoup plus vivant et dynamique.

La danse est la thématique principale mais se traduit de différentes manières : elle peut être une thérapie comme pour Suzanne qui l’utilise pour combattre ses démons et reprendre une vie normale, elle est aussi un moyen pour Noé de se libérer des frustrations de son quotidien. La danse est une liberté certaine, un médicament pour d’autres. La danse est aussi un moyen d’unir ces deux âmes brisées. J’ai beaucoup apprécié toutes ces facettes de la danse.

« Les derniers accords courent dans mes veines. Une caresse mélodique me parcourt, avant que je rejoigne Suzy, les mains tendues. Nous sommes liés par un fil invisible, si fin qu’il semble fragile. Il pourrait se briser d’une minute à l’autre, la musique sur le point de s’arrêter. Pourtant, je tente de le sauver, je ne veux pas perdre cette communion entre nous Je m’accroche à son regard, garde ses doigts dans les miens, nous sommes unis dans un porté au ras du sol, dans une sphère intime. »

En définitive, j’ai beaucoup apprécié ma lecture. J’ai aimé la profondeur des personnages principaux. J’ai aimé la plus visuelle de l’auteure qui rend parfaitement justice à la sensualité de la danse sans en faire de trop. La plume est fluide, dynamique et pleine de jolies surprises. J’ai aussi apprécié trouver des thématiques plus importantes et sérieuses comme la fusillade du Bataclan qui a brisé tant d’âmes et de cœurs. Cela ajoute une dimension plus grave au roman. J’ai adoré.

Retrouvez le PAI par ici :

03 bonnes raisons de découvrir ce roman : 

  • La place de la danse dans le roman. C’est très intéressant. 
  • La plume de Charlie Genet formidable vecteur d’émotions
  • Le duo Noé/Suzanne

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Evil thing de Serena Valentino

Résumé : Cruella De Vil is the perfect villain: stylish, witty, relentless…and possibly cursed. From her lonely childhood, to her iconic fashion choices, to that fateful car crash (you know the one), Cruella tells all in this marvelous memoir of a woman doomed. Even the cruelest villains have best friends, true loves, and daring dreams. Now it’s Cruella’s turn to share hers. This latest novel by the author of the wildly popular and darkly fascinating Villains series brings readers a tale told by the Evil Thing herself-a tale of the complicated bonds of female friendship, of mothers and daughters, and of burning, destructive desire. After all, nothing is as simple as black and white.

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Cruella De Vil est la méchante parfaite: élégante, pleine d’esprit, implacable … et peut-être maudite. De son enfance solitaire, à ses choix de mode emblématiques, à cet accident de voiture fatidique (vous connaissez celui-là), Cruella raconte tout dans cette merveilleuse histoire d’une femme condamnée. Même les méchants les plus cruels ont des meilleurs amis, de véritables amours et des rêves audacieux. C’est maintenant au tour de Cruella de partager son histoire. Ce dernier roman de l’auteur de la série Villains, extrêmement populaire et très fascinante, apporte aux lecteurs un récit raconté par Cruella elle-même – c’est un récit relatant des liens compliqués sur l’amitié féminine, entre mère et fille mais aussi sur le désir brûlant et destructeur. Après tout, rien n’est aussi simple que le noir et blanc.

~ Lecture détente VO ~

Bonjour tout le monde, je vous retrouve aujourd’hui pour une nouvelle lecture qui entre dans le cadre de la saga Villains de Serena Valentino. Vous m’excuserez pour la traduction qui peut être un peu bancale à certains moments mais ce n’est pas forcément ce que j’apprécie faire le plus dans la langue anglaise ahahah. J’ai décidé de me lancer dans la lecture de ces romans en VO parce qu’en France, ils sont publiés plus tardivement que dans les pays anglophones et en plus, c’est de l’anglais « facile ». Il est abordable pour les gens qui lisent en anglais peu importe le niveau (bon, si vous êtes débutants ça va prendre du temps mais franchement, ça se fait).

Cruella est probablement ma méchante préférée. J’aime aussi Ursula (prochaine lecture de cette saga) mais Cruella est dans mon cœur depuis très longtemps. Je ne le cache pas, je suis une grande fan de Disney, ça a bercé mon enfance et je n’ai jamais décroché (quoi ? Même à 50 ans je regarderai encore Bernard et Bianca, c’est comme ça). Ma dernière lecture de la saga a été un peu particulière parce que je n’ai pas adhéré à tout ! En effet, l’histoire de la Bête m’avait un peu laissée de marbre… J’ai reçu Cruella lundi soir, j’ai terminé hier après-midi. Quel délice ! Je n’ai pas su lâcher le roman avant d’avoir le fin mot de l’histoire.

Cruella est une jeune fille qui adore sa maman. Véritable modèle pour elle, son but dans la vie est de rendre sa maman heureuse. Mais quand on dit que l’argent ne fait pas le bonheur, ce n’est pas pour rien. Sa maman lui accorde 1 heure par jour, tous les jours. Elle noie sa fille sous des cadeaux mais pas sous des preuves d’amour… Rapidement, on comprend que la mère reste très distante avec sa fille, que son amour passe par les cadeaux mais que les sentiments ne sont pas ou peu présents. Cruella aime sa maman plus que tout. Ce roman est vraiment très intéressant du côté psychologique. J’aime beaucoup connaitre les autres côtés de ces personnages. Ils ne sont pas QUE méchants, ils sont des personnes, ils étaient des enfants. J’aime le fait de comprendre comment on peut en arriver là. Ici, la raison du pétage de plomb de Cruella réside en un mot, cinq lettres, deux syllabes : « maman »

Tout autour de Cruella, on retrouve ses « fantômes ». Les fantômes sont les serviteurs que l’on ne voit jamais dans la demeure des De Vil mais qui sont ô combien efficaces. J’ai beaucoup apprécié trouver la gouvernante et Cruella Mrs Picket ainsi que la cuisinière. Encore une fois, j’ai été charmée par le panel de personnages principaux mais aussi secondaires. Ils sont tous agréables et les psychologies sont fines et détaillées.

Ce que j’ai grandement aimé, c’est de retrouver des piqûres de rappel. Ainsi, Anita fait son apparition rapidement. Anita est la meilleure amie de Cruella. Anita est la gentillesse incarnée. Belle, intelligente et ayant la tête sur les épaules, l’amitié qui les lie va être mise à mal plus d’une fois. En grandissant, Cruella va bien porter son prénom malheureusement. Au nom de l’amour qu’elle ressent pour sa mère Cruella va aller loin, toujours plus loin dans la bêtise et la cruauté. On va aussi retrouver Perdita, ce dalmatien qui, à la base était le chien de Cruella est aussi présente dans l’histoire. J’ai aimé comprendre comment Anita va devenir sa propriétaire.

La vie de Cruella n’est pas un long fleuve tranquille. De son plus jeune âge jusqu’à ce fatidique accident incluant les 101 dalmatiens, elle va vivre le cœur brisé par cette mère qui la rejette et par une histoire d’amour qui va lui faire vivre un tas d’émotions. Le deuil amical est aussi une sacrée épreuve pour elle. En grandissant, Cruella va devenir vindicative, cruelle et méchante mais elle ne se résume pas qu’à cela seulement.

Je trouve que c’est le roman de Serena Valentino le plus abouti dans cette saga. Je trouve qu’elle se détache vraiment du contexte Disney. Il est là, bien entendu, sinon le charme n’opèrerait pas mais il reste en filigrane, il ne dérange pas. On n’a pas du Disney à 100%. Plus psychologique que les autres, j’ai aimé plonger au cœur de l’histoire de Cruella et de son passé. La plume de Serena Valentino est agréable et sympathique. Intéressante, elle est fluide et dynamique. Le roman ne souffre pas de longueurs et nous permet de passer un moment de lecture très agréable.

J’adorerai trouver un roman sur le Docteur Faciier (la princesse et la grenouille), Médusa (Bernard et Bianca), Le prince Jean (Robin des bois) ainsi que sur Lady De Trémaine (Cendrillon). On ne sait jamais… si Serena Valentino passe par ici…

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un anglais facile et très abordable. J’ai aimé replongé dans la langue anglaise.
  • Cruella ; un personnage hauts en couleur qui cache de nombreuses blessures
  • Les petits rappels de l’histoire telle qu’on la connait via Disney

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My mysterious protector de Nadège Fillion

my-mysterious-protector-1331069-264-432Résumé : Le monde de Sarah s’est écroulé depuis qu’on a retrouvé le cadavre de son frère, Ethan, dans le lac derrière chez elle. Les enquêteurs en ont déduit que c’était un bête accident. Alors qu’elle sombre dans la dépression, un mystérieux inconnu débarque et lui annonce qu’Ethan était un agent secret et que sa dernière mission a mal tourné. La mafia russe aurait envoyé un tueur à gages pour lui régler son compte, et elle est devenue la cible numéro un des ennemis de son frère. Obligée de fuir, elle n’a d’autre choix que de faire confiance à ce mystérieux protecteur. Entre attirance, amitié, vengeance et trahison, le danger rôde à chaque instant…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Evidence Editions pour l’envoi papier de ce roman. Je suis vraiment très heureuse de recevoir des surprises comme celle-ci. My mysterious protector est une très belle surprise. Je vous avoue que, comme c’était un envoi surprise, je n’avais donc pas fait la demande de ce SP. Quand j’ai lu le résumé, j’ai eu peur. Ce n’est pas ce que je lis habituellement : mafia, agent secret… Mouaiiis. Et bien figurez vous que je me suis largement trompée sur ce roman. J’ai beaucoup apprécié l’histoire !

On fait la rencontre de Sarah qui est à la dérive depuis quelques mois. Son frère, Ethan, dont elle était très proche s’est suicidé dans le lac derrière la propriété de ses parents. Meurtre ? Suicide ? Sarah ne sait plus quoi penser et ne parvient pas à avancer depuis l’annonce du décès de son frère. Alors qu’elle est au plus mal, Sarah va ouvrir la porte à un collègue d’Ethan : Darel. Darel va lui révéler quelque chose de surprenant : son frère n’était pas celui qu’il prétendait être. C’était un agent secret qui mentait tout le temps à ses proches pour ne pas les mettre en danger. Sa mort n’était donc pas un accident, c’était volontaire.

Darel & Sarah vont vivre une aventure aussi dangereuse qu’instructive, aussi forte que difficile, aussi belle qu’effrayante. J’ai beaucoup apprécié ma lecture parce que les thématiques sont savamment mélangées et équilibrées. Personnellement, vous me parlez de mafia, de russe et d’agent secret, j’ai l’impression d’être dans un vieux roman d’espionnage style S.A.S et, en toute honnêteté, ce n’est pas franchement ma tasse de thé. Le tour de force de l’auteure réside dans cette manière de mélanger toutes les thématiques du roman d’espionnage à une personnalité féminine moderne et qui vient mettre un bon coup de pied dans tous les stéréotypes que l’on peut avoir sur ce genre de roman. Ajoutons à cela une petite touche de romance moderne et nous avons un savant mélange qui tient le lecteur en haleine jusqu’au bout.

Dans ce roman, on voyage beaucoup. On ne prend pas le temps de se poser, le danger rode, il faut bouger. Il y a un sacré dynamisme dans ce roman grâce à ce mouvement perpétuel. Le dynamisme réside aussi dans le duo Darel/Sarah. Sarah est une jeune femme pleine de dynamisme : dès qu’elle peut, elle se fourre dans des ennuis incroyables. Elle n’écoute pas, n’en fait qu’à sa tête et met son « équipe » dans des situations périlleuses qui pourraient leur coûter la vie. Plusieurs fois, Darel va mettre sa vie en danger pour éviter que Sarah ne meurt. La loyauté de Darel envers Ethan est intense et très belle. Il ferait tout pour son ami.

Darel est accompagné d’autres agents secrets qui vont tout faire pour que Sarah reste saine et sauve. J’ai trouvé l’idée agréable. Même si on a des personnages secondaires très attachants, l’attirance physique entre Darel & Sarah vient pimenter l’intrigue. J’ai trouvé cela très sympathique. Darel est un personnage mystérieux qui ne laisse rien transparaitre de ses émotions ou de ce qu’il peut penser. Insondable, il va vivre avec Sarah une aventure incroyable.

Ce que j’ai le plus apprécié dans ce roman, c’est l’originalité de l’intrigue. L’auteure n’est fait pas de trop. En effet, on se retrouve avec une plume très agréable, bourrée d’humour et d’émotions. J’ai trouvé que l’auteure parvenait, avec une extrême justesse, à nous faire ressentir la tristesse et la détresse de Sarah face à la perte de son frère. J’ai aussi aimé l’idée de la musique et de la guitare, cela a apporté beaucoup de douceur au personnage de Sarah qui peut aussi paraitre distante et un peu froide par moments.  Dynamique et fluide, la plume est le reflet de cette intrigue dans laquelle on ne perd pas de temps. En revanche, j’ai eu quelques petits moments où cela a été trop rapide pour moi. C’est le seul petit bémol de cette histoire. Des fois, il m’a manqué un peu de détails dans l’histoire. Ca allait un peu trop vite.

Il faut aussi parler du livre objet. Franchement, le format est génial. Entre le poche et le grand format, je l’ai trouvé très agréable. En plus d’avoir une histoire chouette entre les mains, le support est ultra agréable. La qualité du papier et la souplesse du format sont à souligner. Je trouve que c’est le format le plus sympathique. Je n’ai pas eu peur de l’abimer, je l’ai pris avec moi au boulot pour lire pendant ma pause déjeuner. Bref, je trouve que c’est un formidable travail et qu’il est important de le souligner. Bravo à Evidence Editions pour leur travail !

En définitive, j’ai adoré ma lecture ! Pourtant, à la lecture du résumé, ce n’était pas gagné. Il faut dire que les thématiques liées aux romans d’espionnage ne me tentent pas plus que cela. Nadège Fillion est parvenue à me faire oublier mes aprioris grâce à une plume pleine de surprise et de malice. Sautez le pas et passez un bon moment de lecture avec Sarah & Darel !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • L’auteur met un bon coup de pied dans les stéréotypes liés au roman d’espionnage en mélangeant romance et modernité aux thématiques de base.
  • Le duo Sarah/Darel que j’ai pris plaisir à découvrir
  • La plume de l’auteure : dynamique et rafraîchissante

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Le secret de Prespa – Tome 1 : Résister de Léticia Joguin-Rouxelle

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Résumé : Au cœur de l’Olympe, Héra et Zeus vivent un amour passionné depuis la nuit des temps. Mensonges, trahison, tromperies et magie sont pourtant les lois qui règnent dans ce monde divin. Une simple légende de nos livres d’histoire, pensez-vous ? C’est ce qu’imagine Taïla, enfermée dans un mariage sordide et sans amour, allant même jusqu’à penser que la folie la guette lorsque son prénom semble résonner partout autour d’elle. Et si elle était la clé de cet univers mystique et mythologique ? Et si sa destinée était de le sauver ? Quels sombres secrets va-t-elle-y découvrir ? Plongez avec elle et Cheyenne dans une quête au cœur du mystérieux Prespa, lieu aussi féerique que dangereux…

~ Service presse ~

Je remercie les éditions Something Else pour l’envoi de ce premier tome. Je vous l’avoue, j’ai craqué dès que j’ai vu Héra et Zeus. Cette histoire n’est pas du tout ce à quoi je m’attendais. Etant férue de mythologie, j’avais envie de me plonger dans un univers qui allait me proposer une immersion totale dans ce monde avec une histoire originale et intéressante. Si j’ai apprécié ma lecture, elle n’est pas un coup de cœur. Rien de grave, bien entendu, il en faut pour tous les goûts !

J’ai beaucoup apprécié l’intrigue qui nous propose de voguer entre réalité et fiction. On est avec les dieux, on est directement propulsé à Prespa, monde dirigé par Artémis qui est la mère des nymphes. Calli est une nymphe qui appartient corps et âme à Artémis : elle brûle d’amour pour Artémis, elle se voue corps et âme à la vie qu’Artémis veut pour elle. Seulement, Zeus rode dans les parages et tombe sous le charme de Calli. Elle résiste, elle ne veut rien de lui, rien des hommes. Cependant, Zeus est un rusé renard qui ne renonce pas devant l’obstacle. La mythologie n’est pas toute rose, elle nous offre des épisodes d’inceste, de guerre, de violence et de ruse. Nous en avons un bon extrait ici.

Comme je vous le dis ci-dessus, j’ai adoré l’intrigue et la toile de fond. Le seul gros bémol dans ce premier tome, c’est que je n’ai pas su m’attacher aux personnages. En effet, même si Taïla est un personnage fort et qui ne vit pas, elle non plus, dans un monde tout rose, je n’ai pas su l’apprécier à sa juste valeur. Je suis restée de marbre face à tout cela. Pour tout vous dire, je pense que je ne m’attendais pas du tout à ce que la réalité prenne le dessus sur la mythologie. Je pensais me retrouver dans un monde purement fantastique/fantasy. Le mélange peut être séduisant mais je n’avais pas pensé que je lirai la cruauté et la terreur d’un quotidien qui, malheureusement, touche de nombreuses femmes.

J’ai trouvé que l’auteure a eu une très bonne idée avec le changement de points de vue. Ainsi, on peut découvrir l’histoire avec les points de vue de Taïla, Trévor, Cheyenne mais aussi Mathilde par exemple. Cela ajoute plusieurs dimensions à cette histoire. Taïla est, malheureusement, l’objet d’une malédiction, d’une prophétie et on se rend compte de la folie de certaines personnes pour arriver à leurs fins. Cela fait froid dans le dos.

Les plaintes et les gémissements de ces esprits auraient donné la chair de poule à n’importe qui. Contrairement à ce que l’on pense, l’Enfer n’est pas brûlant, il y fait même un froid glacial. On dirait même que cet endroit est inhabité car tout semble déserté, dévasté.

J’ai aimé les apartés mythologiques qui expliquent comment on en est arrivé là. C’est vraiment très plaisant. L’auteure a fait un sacré travail pour parvenir à aller de la réalité à la mythologie et inversement. C’est un travail de longue haleine teinté d’une imagination débordante. C’est chouette à découvrir. Si la dimension « réelle » ne m’a pas plus tentée que cela, j’ai beaucoup apprécié la partie mythologique. J’ai retrouvé certains personnages que j’ai déjà pu croiser au fil de mes lectures et d’autres que je ne connaissais pas. C’est très plaisant.

Je trouve que prendre appui sur la mythologie pour ouvrir un monde construit de toute pièce est très intéressant et intelligent. Cela ouvre beaucoup de portes et j’aime cette idée. C’est chouette.

L’auteure nous propose une fin assez sadique. On a envie de savoir comment cela va se passer et ce qu’il va advenir de Taïla. En effet, jouet du destin, elle ne comprend pas ce qui lui arrive. Comment a-t-elle fait pour en arriver là ? Pourquoi n’a-t-elle pas écouter les prédictions de son amie Cheyenne ? Comment croire qu’elle est la descendante d’une nymphe ? Toutes ces questions vont venir percuter et bousculer ce premier tome. La fin donne envie de se plonger dans le deuxième tome. Personnellement, même si je n’ai pas été séduite par la totalité de ce premier tome, j’ai bien envie de savoir où l’auteure va nous emmener.

Je tiens aussi à souligner la qualité de la plume de Léticia Joguin-Rouxelle. Fluide et dynamique, elle permet de ne pas subir de longueurs dans ce premier tome. J’aurais peut-être apprécié avoir un peu plus de détails sur le monde mythologique (surtout sur les décors que j’aime énormément). Je trouve aussi très original le fait de se focaliser sur Artémis et ses amazones, brillante idée !

03 bonnes raisons de se lancer dans la lecture de ce premier tome :

  • L’originalité de l’utilisation de la mythologie dans cette intrigue
  • La plume de l’auteure que j’ai trouvée fluide et dynamique
  • Une fin surprenante qui laisse présager une immersion plus importante dans la mythologie

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Du soleil sur ma vie de Claire Bertin

105385935_2870626406397029_8823245983031633988_nRésumé : Je m’appelle Anne, je suis sage-femme. Mon boulot, c’est ma vie. Je vis presque dans l’hôpital où j’exerce le plus beau métier du monde. Quand je n’y suis pas, je passe mon temps libre avec Gaby, ma voisine de palier, en pyjama pilou et grosses chaussettes. Il semblerait que je travaille trop ! Alors, un soir, verres de Chardonnay à la main, ma voisine et moi réservons un séjour de luxe en Guadeloupe. Je l’ignore encore : la décision prise ce soir-là va changer le cours de mon existence. Et si le soleil pouvait briller pour moi aussi ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Claire Bertin pour l’envoi de ce roman. Je suis toujours très heureuse de lire un nouveau roman de cette auteure. Si j’avais bien apprécié la duologie 20 ans de l’auteure, ici, je suis ravie d’avoir partagé ce moment de lecture avec Anne.

Ce que j’ai beaucoup apprécié dans cette lecture, c’est le fait que l’on reconnaisse vraiment Claire dans ce qu’on lit. En effet, pour avoir papoté à de nombreuses reprises avec elle, des termes comme  « ma bichette » ou encore la manière dont Anne voit le monde représente totalement Claire. J’ai beaucoup apprécié partager cet instant avec Claire, comme si je rentrais dans son monde, c’est vraiment très intéressant et agréable.

Claire nous envoie directement sous le soleil de la Guadeloupe ! Le temps de quelques jours de vacances bien mérités pour la charmante Anne, une sage-femme au cœur d’or. Qu’est-ce que j’ai aimé ce personnage. Cela m’a fait beaucoup de bien ! C’est un roman plein d’émotions, bienveillant, qui m’a retourné le cœur (dans le bon sens du terme). Je félicite l’auteure pour ce joli voyage en Guadeloupe mais aussi au cœur de la vie d’Anne que j’ai pris plaisir à découvrir dans l’exercice de son métier mais aussi dans sa sphère intime et privée.

La Guadeloupe ! Pas de doute en ce moment, ça fait rêver : ça sent le monoï, on entend le bruit des vagues, on fait un tour de bananeu mais aussi des excursions. Il ne faut pas oublier le plus important : on rencontre des gens. On brasse une population de vacanciers qui sont là en même temps qu’Anne et Gaby (sa meilleure amie et voisine). J’ai beaucoup apprécié Marcel & Fabien. Ce sont deux personnages aux antipodes mais tellement rafraîchissants, j’ai beaucoup apprécié ce que l’auteure en fait. Même s’ils restent des personnages secondaires, ils ne sont pas là pour jouer les plantes vertes : bien au contraire ! De temps en temps, on fait trouve quelques piqûres de rappel pour ne pas les oublier, j’ai trouvé ça très chouette !

Du soleil sur ma vie n’est pas qu’un récit de voyage. On va bien au-delà de ça. Véritable hymne aux sages-femmes, j’ai trouvé très agréable le regard porté sur la profession à travers le personnage d’Anne. J’ai vraiment eu un petit coup de cœur pour ce personnage qui représente tout ce que j’aime : honneur, loyauté mais aussi la bonne humeur et la bonté. Elle a le cœur sur la main et ça se découvre très rapidement. J’ai trouvé qu’Anne était un personnage haut en couleur. C’est vraiment une très belle découverte. Autour d’Anne gravite un nombre certain de personnages dont Gaby, sa meilleure amie. Si je l’ai trouvé plus en retrait et peut être un peu moins en raccord avec ce que je peux apprécier au niveau du caractère, elle se montre pétillante et dynamique. Ca vient remettre un coup de fouet après le retour des vacances !

L’intrigue est en deux temps. En effet, si on se prélasse sous le soleil de la Guadeloupe dans un premier temps, on reprend vite la route du travail et de la routine française avec Anne dans un second temps ! L’auteure ne laisse pas le temps au lecteur de s’ennuyer. Je n’ai pas vu le temps passer. Pour tout vous dire, j’ai commencé les premières pages du roman via mon ordinateur (je n’aime pas trop ce support pour lire) et prise dans l’engrenage, j’ai terminé ma lecture d’une traite ne lâchant pas mon ordinateur.

Je pense que la force de Claire réside dans sa plume et dans la simplicité de ses intrigues. On se reconnait dans ce que l’auteure expose. Anne est un personnage dans chacun d’entre nous peut se retrouver. Il y a un panel de personnages riche qui permet de trouver ce que l’on aime. Le panel de lecteur s’élargit grandement grâce à cette idée. Claire écrit avec son cœur (enfin, pas vraiment, mais dans l’idée, c’est vrai !), on ressent vraiment un tourbillon d’émotions. J’ai aimé l’histoire d’amour, j’ai aimé le voyage, j’ai aimé le questionnement d’Anne, j’ai aussi aimé mon immersion dans le monde des naissances et du métier de sage-femme. C’est la magie Bertin ! On se sent bien, en paix et tranquilles dans cette histoire.

Bien que je n’aie clairement pas la tête à penser à cette stupide histoire avec lui, son comportement de ce matin prouve que le monde n’est pas manichéen. On peut se comporter comme un connard un jour, et faire preuve d’empathie le lendemain. L’être humain est complexe et quelque part, ça me rassure. Il y a du bon en chacun de nous.

Véritable page turner, je ne peux que vous le conseiller en cette période de l’année. Vous me direz, même en hiver, je vous le conseillerai : il réchauffera votre cœur à coup sûr ! Plein de bienveillance, ce roman vous montrera la profondeur du personnage d’Anne et l’humanité qui se dégage de ce personnage et, de manière générale, de l’univers de l’auteure. Claire Bertin décide de parler de la vie, la vraie vie. On est dans une réalité intense. On nous parle de la vie faite de bonheurs mais aussi de malheurs. La manière dont on côtoie cette réalité est faite pour que l’on comprenne, que l’on accepte que tout n’est pas toujours rose. L’auteure fait grandir ses personnages et nous fait passer un moment intéressant et bourré d’émotions en tout genre. A lire de toute urgence !

Je tiens aussi à féliciter Claire pour la qualité de sa plume. Quelle évolution depuis le premier tome de 20 ans !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • On nous parle de la vie comme on peut la vivre. Cela fait du bien de pouvoir se projeter dans une histoire dans ce genre.
  • Le personnage d’Anne que j’aime énormément.
  • La qualité de la plume de Claire Bertin qui ne cesse de m’épater et m’étonner.

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