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La vie est un cirque de Magne Hovden

41TpUT0itaL._SX195_Résumé : Un roman joyeux, tendre et attachant pour voir la vie en couleur ! Lise, trentenaire célibataire, travaille pour un fonds d’investissement et rêve de devenir l’associée de son patron froid et cynique. Sa vie va pourtant basculer le jour où un clown la demande à l’accueil. Un oncle dont elle ne connaissait pas l’existence, vient de mourir et lui lègue son cirque à Oslo. Une opportunité en or se dessine pour Lise qui voit dans la revente de ce patrimoine la possibilité de devenir la numéro deux de sa boîte. À la lecture du testament, elle fait la connaissance des neuf circassiens, loin d’être enthousiasmés par cette nouvelle. À la surprise de tous, il y a cependant une condition, et de taille, à l’héritage : Lise doit effectuer cinq représentations à la tête du cirque, costume pailleté, haut de forme et éléphante inclus…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Babelio pour l’envoi de ce surprenant roman via une masse critique. J’ai pris le temps ce week end de découvrir l’histoire de Lise, une jeune femme assez coriace qui se voit confier la direction d’un cirque. J’ai beaucoup apprécié ce roman tendre et agréable à découvrir.

Lise est une jeune femme qui m’est tout de suite apparue comme étant antipathique. Lise est une jeune femme qui vise le sommet et qui vise la deuxième place dans son entreprise. Etre la collaboratrice de son patron et toucher le pactole ! L’argent ne fait pas le bonheur mais Lise est bien heureuse d’avoir de rondelettes sommes sur son compte en banque.

La vie de Lise va changer lorsqu’elle va faire la rencontre d’un clown. Un clown qui vient lui annoncer que son oncle, qu’elle ne connait absolument pas, lui a légué son cirque. Un héritage ? La vénale Lise le veut à tout prix ! Lorsqu’elle comprend qu’elle va hériter d’un cirque, elle voit en ce lieu le pactole de sa vie ! Ce qui va pouvoir la hisser au rang de collaboratrice.

Lorsqu’elle assiste à l’enterrement de son oncle, elle tombe des nues. Qui sont ces gens complètement fous qui célèbrent la mort de cette manière. Son entrée dans le monde du cirque ne va pas être de tout repos. C’est la claque, le choc des cultures et des mentalités. Directrice d’un cirque ? Pendant 5 représentations pour pouvoir toucher son héritage. Lise ne va pas baisser les bras et va aller, coûte que coûte dans cette nouvelle aventure. Elle va pouvoir vendre ce taudis et viser la place qu’elle mérite depuis tant d’années.

Ce roman est une petite boule d’énergie et de tendresse. J’ai aimé cette idée d’avoir un personnage qui sort des normes et qui se dégage fortement des autres. J’avoue que Lise m’a tout de suite filé de l’urticaire : je n’ai pas aimé son comportement et sa mentalité. La souffrance et le deuil sont très présents dans ce roman mais sont traités d’une autre manière que ce à quoi on peut s’attendre.

Ce roman est vraiment une belle découverte tant Lise va se métamorphoser et proposer une histoire drôle et farfelue. Je ne lis pas souvent de littérature nordique pourtant j’adore cela !! Le rythme, la plume et le dynamisme sont vraiment très intéressants et vraiment chouettes.

J’ai mis mon nez dans ce roman sans parvenir à m’arrêter : il a été lu très rapidement et cela fait du bien d’avoir une histoire qui sort un peu des sentiers battus par les décors que l’on propose. Je ne vais pas dire que j’ai été surprise par ma lecture. Ca se lit bien mais cela ne montre aucune originalité quant à la construction du roman, son dénouement ou les caractères des personnages. Malheureusement, tout est convenu et on sait ce que l’on va lire. Personnellement je n’ai pas été surprise par ma lecture. Elle n’en reste pas moins agréable mais si vous souhaitez être surpris par la lecture, je ne vous conseille pas de vous lancer dans cette aventure.

Les personnages sont bien travaillés, notamment Lise mais j’avoue qu’ils sont un peu clichés. Ils viennent d’un cirque et cela ajoute du pep’s et une certaine dimension à l’intrigue mais il est vrai qu’il n’y a rien de surprenant. C’est dommage. Je retiens le personnage de Lise et son évolution.

En définitive, j’ai passé un bon moment de lecture. Cela se lit bien et vite. En revanche, il est important de noter que le roman n’a rien de surprenant dans sa composition. Les personnages sont attendus et l’intrigue se déroule sans grande surprise. L’univers du cirque rend le roman charmant mais il ne restera pas inoubliable. Un feel good sympathique qui remplit bien son job en soi.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • L’univers du cirque mis en avant
  • Le personnage de Lise
  • La plume de l’auteure

Merci à Babelio et à Pierre pour l’envoi de ce roman! 🙂 

3

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Bilans mensuels avril & mai 2021

Salut tout le monde! On est en juin, il est temps de faire le bilan du mois d’avril… Je crois. Je suis désolée, je n’ai eu le temps de rien ces dernières semaines. Comme je suis aussi à la bourre pour mai, je ferai les deux en un. 
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Bilan Livresque
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Services presse et Comités

Sur les mois d’avril et mai, j’ai donc lu 33 romans dont 2 pour un comité de lecture. J’ai écouté 7 romans audio. Je suis contente, mon grand rythme revient petit à petit =) 

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Les 03 meilleures lectures du mois…
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Avril
Mai
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J’attendais plus de… 
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Je vous embrasse ♥ 

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20.000 balles pour mourir de Jacky Goupil

41PMJeZoTxL._SX195_Résumé : POURQUOI UN SERIAL KILLER MET-IL 20 000 EUROS EN ESPÈCES DANS LES POCHES DE SES VICTIMES ? C’est bien ce que je me demande… « Je », c’est moi, le commissaire Stanislas Goupil. Accompagné de l’inspecteur Gédéon, l’homme qui rigole plus vite que son ombre, on enquête. Mais attention ! Nous, c’est pas le style à la British. Pas de loupe, pas de pipe, pas de bonnes manières. On serait plutôt du genre à foncer dans le tas avec nos grosses pompes à clous. À cogner aussi, bah oui, faut ce qu’il faut. Les vilains pas beaux, quand tu les interroges poliment, ils ne comprennent pas. Mais si tu questionnes avec une mandale, ils sont nettement plus bavards. Tu veux savoir pourquoi un taré distribue ses économies à des macchabées ? Pourquoi un mec échappe au cimetière en se cognant un doigt de pied ? Pourquoi j’ai envie de fracasser un chauffeur de taxi avec un parpaing ? Et pourquoi la petite Lorette adore nos parties de culbuto ? (ça c’est de la confidence intime, ne le répète pas.) Le mieux que t’as à faire, c’est d’entrer avec moi dans l’action. Et si en plus, t’as pas peur de la déconnade, tu ne regretteras pas le voyage ! Alors tu cliques tout de suite sur le bouton pour télécharger ou commander mon bouquin en papier. Pas de discussion, je t’attends !

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Jacky Goupil pour l’envoi de son roman via SimPlement. Ma curiosité a été attirée par la mention « feel good polar ». Je lis du feel good, je lis du polar, mais du feel good polar, je n’en ai jamais entendu parler. J’ai été piquée au vif, il fallait que je sache où voulait m’emmener l’auteur.

Je pense que Jacky Goupil a sorti un roman des sentiers battus. On se moque des normes, on avance comme on peut et comme on veut. Jacky Goupil propose un OVNI littéraire qui va rentrer dans la catégorie « on aime ou on n’aime pas ». C’est le genre de roman qui va diviser le lectorat. Si, sur certains aspects, j’ai apprécié et surtout admiré le travail de l’auteur, il y a d’autres points qui ne m’ont pas forcément plu à 100%

J’ai apprécié les références, j’ai aimé l’atypisme de l’intrigue, j’ai apprécié les personnages principaux. Mais j’avoue que le style, si percutant soit-il, ne m’a pas forcément convaincue. Lorsque je disais que c’est un roman qui passe ou qui casse, je parlais plus particulièrement du style. C’est vraiment intéressant mais je ne lirai pas ce genre de style tous les jours.

On fait la rencontre d’un duo improbable : le commissaire Stanislas Goupil et l’inspecteur Gédéon. Ces deux-là forment un duo exceptionnel. Si vous appréciez les romans style San Antonio, vous aimerez forcément ce roman. Il est vrai que je pouvais, lorsque j’étais chez mon papi et qu’un roman trainait, lire un roman pour passer le temps. Je n’ai jamais été embarquée par ces histoires même si elles se laissent lire facilement. Ici, la désinvolture, l’humour et le style fait penser au personnage de San Antonio. Goupil, ce rusé renard, se voit, avec son acolyte, positionner sur une affaire assez particulière : un serial killer sévit et laisse sur ses victimes 20.000 euros. L’enquête est lancée, accrochez-vous, ça décoiffe.

Le côté enquête m’a énormément plu. J’ai beaucoup apprécié l’idée de base et la manière dont elle est traitée. Les personnages sont très bien travaillés et ont une psychologie fine et détaillée, cela ne fait aucun doute. Goupil & Gédéon sont deux personnages que l’on prend plaisir à découvrir. C’est un duo très drôle et original qui porte l’intrigue à bout de bras. Le roman est à l’image de ce duo : il y a beaucoup d’humour et de second degré, c’est original et la dérision est bien présente. Il est clair que l’on rigole. On sourit et on s’amuse. Peut-être un peu trop pour moi : un polar reste quand même une enquête avec des meurtres et de la violence. Il est clair que l’OVNI littéraire que l’on a sous les yeux est captivant mais voilà, je pense que la dérision est trop présente pour moi. On tourne tout à la rigolade et j’ai eu du mal à occulter cela pour avancer dans ma lecture. C’est très atypique.

En revanche, j’ai beaucoup apprécié les références que j’ai trouvées. Je pense que j’ai dû en rater quelques-unes mais celles que j’ai trouvées sont sympathiques et originales. L’auteur s’amuse avec la langue française qu’il semble manier avec beaucoup de dextérité. La plume est de qualité et très incisive. Le travail de la langue a été scrupuleusement fait et cela fait plaisir à lire. On est vraiment dans une qualité certaine. Bravo à l’auteur pour cela.

En définitive, malgré un petit couac au niveau du style, j’ai apprécié la qualité de la plume et les personnages. L’intrigue est sympathique et originale. Véritable OVNI littéraire, 20.000 balles pour mourir est un roman que vous apprécierez si vous aimez San Antonio. Avec une plume magnifique et des personnages saisissants, Jacky Goupil signe ici un roman de qualité qui décoiffe.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Les multiples références littéraires qui pullulent dans ce roman.
  • Les personnages de Goupil et de Gédéon
  • La qualité de la plume de l’auteur

3.5

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Les anges d’acier – tome 01 : l’escadrille d’Aliénor Eusimarok

514Qgclg4QL._SY291_BO1,204,203,200_QL40_ML2_Résumé : Eastbourne, Sussex, avril 1943. Base RAF Beachy Head. À 18 ans, Félicien est le plus jeune pilote français intégrée à la RAF sur la base de Beachy Head car il possède son propre avion militaire. Pour conserver le manche de son appareil, et peut-être intégrer un jour l’escadrille de combat, il s’efforce de faire sa place via des missions sur la Grande Bretagne. Sauf que Félicien s’appelle en réalité Léontine, a 20 ans, et qu’une femme ne peut pas piloter au combat. Enfin, il parait. Face aux AS, les troublants « Saint Ange » et « Steel Bird », celui dont le nom de code est « Chérubin » parviendra-t-il à garder son secret ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Aliénor Eusimarok pour l’envoi de son roman. Je suis toujours contente de faire de nouvelles découvertes, surtout lorsqu’il s’agit d’en faire en romance historique. Grâce au groupe facebook de Thalie Perrot, Aliénor fait partie des auteurs que j’ai pris plaisir à découvrir.

Ce que j’apprécie particulièrement ici, c’est le cadre utilisé et l’originalité de ce dernier. En effet, Aliénor Eusimarok ne choisit pas la facilité puisqu’elle nous plonge dans une intrigue qui prend place lors de la seconde guerre mondiale. J’ai aimé l’angle pris, les décors, les idées. Cela change vraiment de ce que j’ai déjà pu lire en romance historique et franchement : cela fait du bien !

On fait la rencontre de Félicien qui cache un profond secret. Félicien est, en fait, Léontine. Léontine est une jeune femme de 20 ans qui fait partie de la RAF. Jeune pilote pour l’armée française, elle est sous couverture : tous les jours, elle cache ses formes et tout ce qui pourrait trahir sa féminité. Elle devient alors Félicien, un jeune pilote extrêmement doué. Accompagnée de sa cousine Penny, Léontine va faire tout ce qui est en son pouvoir pour vivre sa passion sans se faire découvrir.

Le cadre historique est assez bien trouvé je trouve. J’ai apprécié la manière dont Aliénor Eusimarok met en place la place de la femme dans ce monde. Tout est verrouillé. La femme n’a pas sa place dans ce monde d’homme : elle ne peut pas faire la guerre, elle ne peut pas se battre pour sa patrie. La femme est naturellement moins douée que l’homme. Léontine va mettre à mal cette manière de pensée. C’est un personnage fort et courageux. Il faut déjà avoir du cran pour se déguiser et prendre l’apparence d’un homme pour vivre de sa passion, mais il en faut encore plus pour évoluer dans un monde où l’on doit survivre.

L’auteure apporte assez de détails au niveau du contexte historique. On est littéralement plongé dans un monde incroyable. On se rend vraiment compte de tout le travail de documentation que l’auteure a fait pour son roman. C’est crédible et prenant. Pour ajouter de la crédibilité à son intrigue, l’auteure décide de partager la narration en trois points de vue : celui de Félicien, de Steel Bird et Saint Ange qui sont des personnages récurrents dans ce premier tome.

La plume d’Aliénor Eusimarok est incroyable. Fine et délicate, elle nous propose une intrigue fluide et dynamique. Elle ne souffre d’aucune longueur. Cela donne envie de découvrir le deuxième tome. Le cliff hanger à la fin de ce premier tome est juste incroyable. Lorsque je suis arrivée à la fin du roman, j’ai crié de frustration. Impossible. Comme l’auteure peut jouer ainsi avec mes nerfs ?! Ah la vilaine ! 😉

Entre France & Angleterre, nous allons suivre Léontine dans son aventure. J’ai trouvé l’équilibre assez sympathique. Il y a autant de place pour l’action que pour les émotions. J’ai aussi apprécié la construction narrative qui permet de mieux comprendre nos personnages principaux. Nous entrons vraiment dans l’intimité des personnages et la dimension psychologique est assez bien construite.

C’est une lecture très agréable que nous propose donc Aliénor Eusimarok. Je ne pensais pas que j’apprécierai autant ce premier tome. J’ai toujours un pied de recul lorsque l’intrigue est mise en place dans le cadre de la seconde guerre mondiale. C’est tellement vu et revu … Mais Aliénor Eusimarok est parvenue à me surprendre de la plus belle des façons.

En définitive, j’ai apprécié ma découverte et j’ai hâte d’avoir la suite entre les mains. C’est formidable de mettre en place des figures féminines aussi fortes dans un cadre aussi dur que celui de la seconde guerre mondiale. En toute honnêteté, je suis bluffée. C’est juste excellent : l’intrigue est forte et riche. La documentation est utilisée à bon escient. Bref, aucune fausse note pour moi. J’ai hâte de retrouver les personnages pour un deuxième tome ! Bravo à l’auteure pour ce formidable premier tome qui se montre à la hauteur de mes espérances.

03 bonnes raisons de lire ce premier tome :

  • Le personnage de Félicien/Léontine qui m’a énormément plu.
  • La plume de l’auteure qui nous fait voyager
  • La documentation incroyable et la richesse de l’historique dans cette intrigue

4.5

 

19

La Vecchia Signora de Carla Hay

48894221._SY475_Résumé : Apprendra-t-elle à se laisser aller ? Giulia, maman dévouée à son fils, consacre ses journées à son activité de traductrice. Une proposition de journalisme vient bousculer son quotidien et elle se promet de n’accepter que la réalisation d’une seule interview, afin de ne pas réveiller le passé. Maximiliano, footballeur star de son club en Serie A n’a que sa carrière en tête. Lui, les interviews font partie de son quotidien. Intrigué par cette femme qui ne répond pas à ses avances, il ne compte pas la laisser faire son travail dans les règles. Entre eux, les étincelles sont inévitables… Et pourquoi pas le désir ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Carla Hay pour l’envoi de son roman via la plateforme SimPlement. J’ai beaucoup apprécié l’appel au voyage dans un pays que j’aime beaucoup : l’Italie. On ne va pas se le cacher, en ce moment, voyager est quelque chose qui donne vachement envie. La situation sanitaire ne le permet pas vraiment alors plonger dans un roman est la solution idéale pour voyager en restant chez soi.

La vecchia signora est un premier tome très agréable à découvrir. Romance New Adult, elle a su me transporter assez facilement. Même si ma lecture n’est pas un coup de cœur, j’en ressors agréablement surprise.

Nous faisons la rencontre de Giulia. C’est un personnage féminin fort que j’ai beaucoup apprécié découvrir. En effet, au-delà d’être une super maman qui ferait tout pour son petit garçon, c’est avec une force et un courage désarmant qu’elle se bat contre les obstacles qui la vie lui met sur son chemin. Traductrice, elle travaille comme une acharnée pour que son fils ne manque de rien. La vie ne lui a certainement pas fait de cadeau mais elle avance et elle se bat. Giula est un personnage que j’ai beaucoup apprécié pour la force de caractère qu’elle a mais aussi pour ce qu’elle dégage. Elle ne se laisse pas faire et n’a pas froid aux yeux, elle est vraiment exceptionnelle. C’est un personnage féminin fort qui va porter à bout de bras cette intrigue.

Qui dit romance, dit forcément deuxième personnage principal. Je vous présente donc Maximiliano, un joueur de football célèbre qui va craquer sur Giulia lors d’une rencontre au café de sa sœur où Giulia a ses habitudes. Giula et Maximiliano c’est la rencontre de deux caractères bien trempés qui ne se laissent pas faire. Si Giulia va tout faire pour tenir ses promesses et protéger Marcus, son fils, elle va aussi devoir faire face au footballeur sur de lui qui ne lâche rien facilement. C’est une rencontre explosive qui va nous tenir en haleine tout au long du roman.

Ce que j’ai beaucoup apprécié dans cette lecture, c’est l’équilibre. On a un équilibre parfait dans tous les sens du terme. Les thématiques peuvent être dures et difficiles comme un peu plus légères et agréables. Cela permet de ne pas avoir un livre trop dur émotionnellement à lire. C’est vraiment très agréable. Les personnages ont tous les deux un passé à gérer dans leur présent. J’aime beaucoup le fait que les personnages ne sont pas parfaits mais qu’ils trainent des casseroles. C’est bien, cela rend l’intrigue plus humaine et plus crédible.

Les personnages sont aussi complémentaires. Si Giulia est plus réservée et réfléchie, Maximiliano est lui plus franc, plus direct et ne recule pas devant des refus éventuels. Les deux personnages, radicalement opposés, vont apprendre à composer ensemble et à écrire une histoire qui nous propose une belle évolution. Les deux personnages sont forts mais évoluent avec le temps. C’est vraiment agréable, on a l’impression de faire partie de leur histoire et d’avancer avec eux. Je trouve cela charmant.

Même si l’équilibre est ce que j’ai apprécié le plus dans ma lecture, j’ai aussi grandement apprécié ma découverte de la plume de Clara Hay. C’est vraiment une plume au service des diverses émotions que l’on peut rencontrer. C’est vraiment top. La plume est fluide et propose des thématiques différentes : le sport grâce au métier de Maximiliano, la difficulté qu’est d’être mère et d’être seule mais aussi le lâcher prise et savoir avancer malgré les blessures et les promesses du passé. C’est rondement mené et l’intrigue ne souffre pas de longueurs. Le fait d’avoir fait le choix de ne pas avoir des personnages parfaits est quelque chose de très bien aussi : cela permet au lecteur de s’identifier aux personnages et de les rendre plus humains. La romance est à l’image de nos personnages : imparfaite mais tellement chouette.

En définitive, Clara Hay nous propose une histoire vraiment excellente. Les décors italiens sont formidables et proposent vraiment une invitation au voyage que je n’ai pas pu refuser. J’ai apprécié nos deux personnages principaux et leurs différences de caractères et de vie. Je trouve cela charmant. La plume de l’auteure est au service des émotions et nous en fait une palette vraiment agréable. Quelle belle découverte ! Prenez le temps de plonger dans l’histoire de Giulia et de Maximilano, ça vaut le détour !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Deux personnages principaux forts mais très agréables à rencontrer
  • Une plume au service des émotions : tout ce que j’aime !
  • La romance imparfaite mais qui est très crédible. On s’identifie très facilement aux personnages.

4

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Renaissance – Tome 01 : la couronne aux larmes de sang de Jérôme Felin

41wIknA6plLRésumé : 1997 – Étienne Flandres débarque à Valognes, petite ville du Cotentin, pour y devenir professeur d’anglais au lycée. Il sympathise avec un de ses élèves, Léo. Mais, alors qu’il se trouve par hasard dans le bureau du proviseur, Sargent, il est mêlé à la découverte d’une peinture extraordinaire dans la chapelle du lycée, en travaux, appelée à devenir une bibliothèque.

Un homme y est représenté allongé, un pieu dans le cœur. On découvre bientôt un corps derrière le tableau, crucifié la tête en bas. Après la décapitation du contremaître et d’autres indices, Étienne comprend qu’un vampire est parmi eux. Il sauve de ses griffes un jeune enfant, Marcange, le fils du contremaître, et s’allie à Marey, un médecin pour abattre la mère, Aline, déjà transformée. Peu à peu, les deux hommes convainquent un autre médecin, Gardian, l’animateur du patrimoine, Desenclos, et Sargent lui-même. Ils mènent une croisade contre les vampires qui ont envahi la ville, qui sont tous particulièrement cruels et inventifs dans leur perversion. Léo se retrouve orphelin et se joint au groupe. Ils vont ainsi débusquer Montgomery, maître vampire, au prix d’une chasse dans les souterrains de Valognes. Montgomery, ayant assiégé par deux fois Valognes au XVIe siècle lors des guerres de religion, avait été neutralisé par son filleul, François d’Alençon, le dernier des Valois. Alors qu’Étienne déménage en fin d’année scolaire, emmenant Marcange et Léo, François, maître vampire à son tour, les observe de loin.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Evidence Editions pour l’envoi de ce roman. Je vous avoue que le résumé m’a énormément tenté. J’avais envie de plonger dans l’univers de Jérôme Felin. Double découverte pour moi puisqu’au-delà de découvrir l’univers proposé dans cette intrigue, je découvre aussi une nouvelle plume.

J’avoue que la thématique vampirique ne m’inspire plus autant qu’avant. Entre les lieux communs, les stéréotypes en tout genre, je trouve que la thématique s’est un peu essoufflée ces dernières années. J’ai vraiment fait un écart avec ce choix. Je suis heureuse de l’avoir fait ! J’ai beaucoup apprécié ce que j’ai lu. Ce premier tome a répondu à mes attentes.

On fait la rencontre d’Etienne. Un jeune homme qui prend son poste de professeur d’anglais dans la ville de Valognes. Petite ville tranquille, Etienne aspire au calme et à la quiétude d’une vie bien rangée. Personnage un peu morose, il n’en est pas moins attachant. Néanmoins, les choses ne vont pas se passer comme prévues. Il va vite déchanter. Etienne est un personnage que j’ai apprécié. Il est là où on ne l’attend pas forcément et ça c’est bien. J’avais peur d’avoir un personnage un peu déprimé tout au long du roman. Bien qu’il ne soit pas au top du top de sa forme, il reste quand même un personnage intéressant.

Roman typiquement fantastique, il nous propose donc de plonger dans le mythe du vampire dans toute sa noirceur. Ca fait aussi du bien, de temps en temps, de sortir de ma zone de confort. Ici, c’est chose faite. On va voyager entre le 16ème siècle et 1997. Au départ, je n’ai pas forcément compris où l’auteur nous emmenait. Je ne comprenais pas le rapport entre Etienne et le 16ème siècle. J’avoue que le début a été un peu long pour moi : j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire dès les premières pages. Il m’a fallu quelques chapitres pour faire la lumière sur ce que je ne comprenais pas et vraiment entrer dans l’histoire. Une fois que cela a été fait, j’avoue que j’ai adoré ma lecture. C’est vraiment ultra addictif. Lorsque c’est ainsi, on pardonne aisément les tâtonnements des premiers chapitres.

Il est vrai que les personnages sont assez nombreux mais ils permettent tous de faire avancer l’histoire. Il n’y a pas de rôle figuratif ici. Ils ont tous leur histoire et s’activent tous contre Montgomery, le vampire qui est à la base de tout ce chaos. Je préfère vous laisser découvrir par vous-même tous les personnages que l’auteur met en place. Vous avez déjà un petit aperçu dans le résumé.

L’impulsion de ce roman est donnée par Etienne pour moi. A partir du moment où l’éveil à lieu, Etienne se transforme véritablement et donne une force incroyable au roman et à l’intrigue. L’évolution de ce personnage est intéressante et grandiose. On a l’impression de voir éclore un nouveau personnage. C’est vraiment excellent !

A l’aide de flash-back, on va finir par faire le lien entre les deux époques et cela est vraiment très intelligent. Je trouve que la thématique vampirique est extrêmement bien renouvelée et cela est lié à ces flash-back.

Je trouve que la construction narrative de ce roman est très intelligente. Tout est fait pour que le lecteur soit immergé dans une histoire saisissante et captivante. Cependant, il faut quand même précisé qu’il n’est pas forcément facile à lire. Il y a des scènes violentes et sanglantes. Petite trouillarde que je suis, je ne l’ai pas lu la nuit. C’était pour moi impossible, je sais que j’en aurais fait des cauchemars : cela prouve aussi que l’auteur maitrise son sujet et sa plume.

En parlant de la plume, c’est vraiment une plume que j’ai pris plaisir à découvrir ! J’ai trouvé les descriptions saisissantes et fourmillantes de détails. Cela ajoute vraiment un plus à l’intrigue. On ne peut pas passer à côté de toutes les connotations historiques et artistiques. Cela donne aussi beaucoup plus d’ampleur au roman. C’est vraiment intéressant. Jérôme Felin prend le temps de mettre les choses en place mais cela est vraiment saisissant. Je trouve que l’auteur a su s’approprier les époques grâce à la délicatesse de sa plume qui est, au final, très littéraire. Cela fait plaisir. J’aime beaucoup avoir des plumes travaillées comme celle-ci de temps en temps.

En définitive, l’auteur nous propose un univers franchement captivant et très travaillé : les descriptions sont magnifiques, on traverse le temps d’une manière incroyable. La construction narrative est pensée et intelligente. Une syntaxe parfaite et richement ornée par un style littéraire et fluide. Les personnages sont aussi saisissants et très travaillés. J’ai apprécié ma découverte bien que la mise en route soit un peu longuette.

Chers lecteurs, allez-y !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un roman fantastique et noir qui permet de découvrir le mythe du vampire d’une nouvelle façon
  • La plume de l’auteur que j’ai beaucoup appréciée
  • Le personnage d’Etienne qui est une belle surprise !

4.5

23

Le mangeur d’âmes d’Alexis Laipsker

CVT_Le-mangeur-dames_3860Résumé :  » Il n’a pas crié. Ils ne crient jamais. « Certains secrets, pourtant bien gardés, s’avèrent parfois trop lourds à porter… Quand des disparitions d’enfants et des meurtres sanglants se multiplient dans un petit village de montagne sans histoire, une vieille légende nimbée de soufre ressurgit… Diligentés par leurs services respectifs, le commandant Guardiano et le capitaine de gendarmerie De Rolan sont contraints d’unir leurs forces pour découvrir la vérité.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Michel Lafon et Alexis Laipsker pour l’envoi de ce roman et la dédicace. Ca me fait toujours plaisir quand l’auteur prend le temps de m’écrire quelques mots.

Cette lecture m’a tentée pour la plume dans un premier temps. Je l’ai trouvé formidable dans le roman d’Alexis Laipsker Et avec votre esprit. Cela allait de soi pour moi, il fallait que je lise ce dernier roman.

On fait la rencontre de deux personnages principaux dans cette historie. Le commandant Elisabeth Guardiano et le capitaine de gendarmerie Franck De Rolan. Rien ne semblait pouvoir les unir mais c’est une enquête bien morbide qui va le faire.

Elisabeth est un personnage féminin fort. Elle est humaine et cela rend le personnage ultra crédible : elle a des forces et des faiblesses. C’est vraiment très intéressant de l’avoir travaillée ainsi. On sent rapidement qu’elle est investie d’une mission mais qu’elle a aussi un jardin secret qu’elle ne partage pas facilement. Elle n’a pas d’attache et ne s’attache pas facilement aux autres. Franck De Rolan est plus ouvert, moins secret et est un homme assez ouvert d’esprit. Il vient ajouter une petite dose de fraicheur  à l’intrigue. Franck essaye de tisser des liens professionnels avec Elisabeth qui essaye de s’abstenir de tous rapprochements même s’ils restent professionnels. J’ai trouvé que ce duo était assez original dans sa construction. Ils restent néanmoins deux personnages complémentaires et j’ai trouvé que cela fonctionnait bien.

L’intrigue, en elle-même, est assez dure. C’est violent, il y a du sang et des petits morceaux de chair partout. Ajoutons à cela une intrigue qui met en scène des enfants. Je ne vais pas vous le cacher, cette intrigue est dure. A plusieurs reprises, j’ai eu de gros pincements au cœur. Je trouve, cependant, que l’auteur est parvenu à maintenir un certain équilibre dans cette intrigue. Bien entendu, rien n’est dédramatisé : on parle de meurtres et de kidnapping d’enfants. Rien de bien drôle dans tout cela. Mais je trouve que le personnage de Franck vient vraiment permettre au lecteur de respirer entre les découvertes macabres qu’il fait à travers sa lecture.

La fin reste spectaculaire. Je ne m’attendais pas à cela. J’ai trouvé l’idée franchement belle et poétique dans un sens. On est vraiment confronté à l’horreur la plus totale. De toute façon, dès qu’il s’agit d’enfant, la tragédie est horrible. On le sait, on le sent et on essaye d’y faire face. C’est vraiment terrible mais ça remet les idées en place. Je pense qu’il faut être un excellent auteur pour réussir à me faire lire des intrigues pareilles.

Vous savez que je ne plonge pas facilement dans ce genre d’intrigues. Quand on touche aux enfants, c’est toujours très compliqué pour moi. Néanmoins, je suis en totale confiance avec Alexis Laipsker. Sa plume est franche, directe et dynamique. Elle possède aussi une grande palette d’émotions qu’elle véhicule à merveille. En effet, je pense que pour avoir, au final, un équilibre quasi parfait comme celui proposé dans ce roman, il faut savoir travailler les émotions. C’est vraiment agréable. L’intrigue avance mais n’est pas forcément ultra pesante malgré tout. La construction du duo est aussi très intéressante. Elisabeth & Franck portent vraiment l’intrigue sur leurs frêles épaules. C’est vraiment intelligent !

En définitive, ce roman est une petite pépite qui va vous proposer une enquête qui ne vous laissera pas de marbre. Il est vrai qu’elle soulève des thématiques dures et pesantes : le kidnapping d’enfant, les meurtres mais le tout emballé avec en toile de fond la légende du « mangeur d’âmes ». J’ai trouvé l’idée intéressante et très crédible. Ca ajoute une autre dimension à l’intrigue et cela est très intéressant.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le duo de personnages : Franck & Elisabeth. Je les ai trouvés atypiques et attachants. Le duo fonctionne très bien.
  • L’équilibre parfait entre l’action et l’émotion dans ce roman
  • La plume de l’auteur que j’adore !

4.5

20

Et pour le pire de Noël Boudou

41so4Qk2ukL._SX195_Résumé : Bénédicte et Vincent auraient pu vieillir paisiblement ensemble. Malheureusement, le destin en a décidé autrement, il y a vingt ans… Vingt ans. Vingt ans à attendre… à attendre que les assassins de sa femme sortent de prison. Depuis vingt ans, Vincent Dolt n’a qu’une seule idée en tête : venger sa douce Bénédicte… Depuis vingt ans, seule la haine le maintient en vie. Mais une vengeance n’est jamais simple, surtout à 86 ans. Il a vécu le meilleur, il se prépare au pire…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Taurnada et Joël pour l’envoi de ce roman. Je suis toujours contente de me plonger dans un nouveau roman de ces éditions. Je découvre la plume de Noël Boudou avec ce roman. Je ne vous le cache pas, j’ai craqué sur le résumé de ce roman. Un vieillard qui a soif de vengeance : comment l’esprit peut combattre les affres de la vieillesse ? Noël Boudou va nous proposer une intrigue qui nous propose de comprendre comment la vengeance peut être l’aboutissement d’une vie.

On fait la rencontre de Vincent : un homme âgé de 86 ans. Ca fait 20 ans qu’il rumine et qu’il essaye de vivre avec l’absence de sa chère et tendre Bénédicte. Sa femme qui lui a été enlevée de la plus brutale et violente des façons. Seulement, Vincent sait que la fin est proche : sa délivrance arrive ! Les assassins de sa femme vont sortir, leur peine est purgée. Une peine bien insuffisante au goût de Vincent qui ne rêve que de vengeance et de meurtre.

D’autres personnages principaux font leur apparition : Bao et France, les voisins de Vincent qui vont rapidement devenir un repère pour Vincent qui n’est habité que par la colère et la vengeance. Vincent va partir à la quête de réponses à travers cette intrigue. Aidé par Omont, Bao et France, il va faire la lumière sur cette histoire qui doit trouver son point final. Il ne faut pas oublier Bénédicte qui vit grâce aux souvenirs de Vincent. Il est son gardien, celui qui va essayer de faire pour qu’elle trouve la paix. Il va remuer ciel et terre pour que sa vengeance se mette en place. Bénédicte n’est plus là mais son souvenir est dans toutes les pages de ce roman.

Il est clair que ce roman ne doit pas être mis entre les mains de tout le monde. En effet, on se retrouve avec une intrigue sombre, violente mais aussi profondément humaine même si l’on côtoie le pire de l’âme humaine. Ce roman est violent, il est dur mais il est aussi la preuve que l’homme peut être surpris même dans les plus durs moments de sa vie. Une main tendue, une promesse, un verre de vin. C’est aussi beau que cela est terrifiant.

Noël Boudou met le pire et le meilleur de l’homme dans son intrigue. Noël Boudou m’a fait frissonner de plaisir et de rage. Je suis passée par toutes les émotions avec ce roman. Taurnada ne signe, apparemment, que d’excellents romans. Les personnages sont très bien construits, j’ai vraiment apprécié Vincent qui, malgré ses 86 ans, son vocabulaire ordurier et son côté grognon est un personnage très attachant. J’ai aussi aimé Bao, cette force de la nature et sa force de caractère. France est aussi une femme et une épouse pleine de surprise. J’ai beaucoup apprécié sa convivialité, sa loyauté et sa franchise.

Ce roman est une réelle bonne surprise. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre : il est vrai que le résumé est alléchant mais j’avais aussi peur de tomber dans la violence, le sang, la mort. Mais, à la surprise générale, j’ai avalé ce roman en une soirée. C’est vraiment formidable. Je ne pensais pas trouver autant de nuance et de sensibilité dans une intrigue comme celle-ci. C’est vraiment intéressant et très surprenant.

Le livre objet est très maniable. J’adore le format poche proposé par les éditions Taurnada. Il est propre, aéré et se lit tellement bien. Je n’ai pas peur d’abîmer mon roman et cela est très agréable.

La plume de Noël Boudou est vraiment excellente ! Elle rythme l’intrigue, elle est fluide et dynamique. On ne s’ennuie jamais dans ce roman. Je ne pensais pas pouvoir m’attacher à une intrigue comme celle-ci mais Noël Boudou fait la différence. Ce roman est excellent et je vous conseille de le lire !

Encore merci aux éditions Taurnada pour l’envoi de ce roman.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Vincent et Bao : deux personnages masculins extrêmement bien pensés et construits
  • L’intrigue en elle-même : parfait équilibre qui permet de lire une intrigue ni trop sombre, ni trop légère
  • La plume de Noël Boudou que j’ai trouvé brillante.

4.5

14

Hopeless romantic – Tome 03: Fear de Sissie Roy

410HxJXcZOLJe vous invite à ne pas lire la chronique si vous avez l’intention de vous lancer dans la lecture de cette trilogie. Certains détails, présents dans le résumé et par extension dans ma chronique, pourraient vous gâcher certaines surprises.

Résumé : Quand les démons du passé et la folie se mêlent au bonheur. Lacey et James ont enfin pu trouver la paix. Ensemble, ils ont pu établir le parfait équilibre entre être parents d’une petite fille de trois ans et vivre de leur passion pour la musique. Malheureusement pour eux, une personne n’est pas d’accord avec leur succès et décide d’y mettre son grain de sel en kidnappant leur bébé. L’enquête n’est pas évidente et laissera des séquelles sur le couple. Ils se répètent qu’ensemble ils pourront surmonter cette épreuve difficile. Qui peut bien les détester à ce point ? Où est leur fille ? Que lui est-il arrivé ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Evidence Editions pour l’envoi de ce roman qui signe le dernier tome de la trilogie de Sissie Roy. En effet, j’ai eu la chance de découvrir la plume de l’auteure et je voulais aller jusqu’au bout de ma découverte avec ce troisième tome. Mon avis est à l’image de ce que je peux penser de la trilogie : elle est très sympathique dans son ensemble, bien que certains points ne m’aient pas convaincue à 100%

J’ai apprécié retrouver Lacey et James qui sont deux personnages attachants. Si au départ, tout n’était pas rose entre eux deux, Lacey et James ont traversés tellement d’épreuves que leur amour est devenu une évidence.

Là où j’ai eu un peu plus de mal, c’est avec cette impression d’accumulation. Le premier tome propose une péripétie finale qui nous met en feu jusqu’à la lecture du deuxième tome. Dans ce troisième tome, on se retrouve avec un kidnapping. J’ai eu du mal à y croire. On a l’impression que tout leur tombe sur la tête. Il est évident qu’aucune histoire d’amour n’est rose, mais je trouve que ce qui arrive à nos personnages est un peu trop spectaculaire pour être totalement crédible. Mis à part cela, j’ai trouvé ce troisième tome à la hauteur de mes espérances. La fin est belle et très agréable.

Il est clair que, pour moi, la force de ce roman réside dans la plume de l’auteure que je trouve très belle. En effet, elle véhicule à merveille les émotions. La palette est large et nous permet de plonger dans l’univers de Lacey et de James qui est bercé par la musique mais aussi par l’amour sous toutes ses formes. L’auteure décide de mettre en page des thématiques assez fortes : le deuil, la famille, l’amour mais aussi la trahison et les déconvenues. Je trouve que cela forme un cocktail assez agréable et détonnant. Il est vrai que les péripéties sont surprenantes malgré qu’elles soient trop nombreuses pour moi. Ceci reste un avis personnel, je vous rassure.

Je suis persuadée que les lectrices et les lecteurs de New Romance trouveront leur compte dans cette trilogie qui reste globalement très agréable. On avance dans la vie avec ces deux personnages qui grandissent, évoluent et tentent de prendre leur envol malgré tout ce qui peut se passer dans leurs vies. La vie n’est pas évidente et est semée d’embûches, c’est exactement ce qui se passe dans ce roman. Ces deux personnages incarnent cette thématique.

L’intrigue prend un tournant dramatique et oppressant lorsqu’un corbeau s’amuse à menacer Lacey et James. J’ai beaucoup apprécié cette idée assez innovante et qui permet de sortir un peu de la romance moderne comme on la trouve dans la plupart des intrigues. Cela permet vraiment de mettre les nerfs à rude épreuve et de tester les limites des personnages. J’ai trouvé l’idée vraiment intéressante et intelligemment mise en place dans cette intrigue.

La plume de Sissy Roy est vraiment très belle. Elle permet de véhiculer une palette d’émotions très large. J’aime beaucoup. Je relirai avec grand plaisir une saga ou un one shot de l’auteure. Je suis contente d’être allée au bout de ma lecture et de ma découverte. J’ai fait la rencontre de personnages attachants et atypiques. C’est le principal pour moi.

En définitive, même si cette saga n’est pas parfaite à mes yeux, j’en garde un bon souvenir. Les thématiques diverses et variées La plume est très belle et s’associe à une intrigue qui propose de belles surprises malgré une impression d’accumulation.

03 bonnes raisons de lire cette saga :

  • La thématique de la musique que j’aime retrouver dans mes lectures
  • La plume de Sissie Roy
  • Lacey et James : deux personnages intéressant et richement construits

4

17

Comme une aurore dans la brume d’Aurélie Depraz

41DussyqPIL._SX195_Résumé : Sørjevik, Norvège, 871. Haakon est furieux. Son jarl et meilleur ami, Loken, lui a imposé de s’occuper de la captive qu’ils ont repêchée en pleine mer du Nord jusqu’à ce qu’ils aient pu obtenir sa rançon. Or, la naufragée refuse de décliner son identité et sa beauté éveille en lui autant de souvenirs douloureux que son caractère l’insupporte. L’hiver approche. Si elle ne parle pas maintenant, toute tentative de rançonnage sera reportée et il devra la surveiller jusqu’au printemps. Et ça, c’est strictement hors de question. Parce qu’elle est intenable, caractérielle et… aussi désirable qu’interdite. Quant à la jeune femme, elle semble bien décidée à ne pas lui rendre la tâche facile, à bien plus d’un égard…

Un voyage au cœur des fjords du Rogaland, au temps des grandes expéditions vikings, des guerres entre clans et royaumes scandinaves et de l’exploration maritime des nouvelles voies du nord.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Aurélie Depraz pour sa confiance. En effet, je suis vraiment heureuse de pouvoir découvrir de nouvelles plumes surtout lorsqu’elles proposent de la romance historique. Aurélie Depraz propose une plongée dans le monde viking. Voici une découverte qui sort tout droit du groupe de romance historique dont je vous vante les mérites assez souvent.

Nous sommes donc propulsés en 871. En Norvège et plus particulièrement au cœur des fjords du Rogaland. Aélis est une jeune femme sauvée par Loken et ses hommes. Ils l’ont repêchée à moitié morte dans les eaux froides de la Norvège.

Aélis devient alors une belle occasion pour Loken et ses hommes. Si c’est une esclave, elle va pouvoir être utile, si elle ne l’est pas, elle sera une formidable rançon. Loken est persuadé qu’elle n’est pas une esclave malgré les marques de torture qu’elle porte sur son dos. Quoi qu’il en soit, tant qu’Loken n’aura pas percé ce mystère à jour, Aélis reste avec lui. Il la met sous la garde rapprochée de Haakon qui est sous ses ordres. Loken est le jarl et on lui doit obéissance.

Aélis est un personnage que j’ai grandement apprécié. C’est une jeune femme pleine de ressources : elle va rester muette. Elle préfère ça à vendre un indice sur son identité ! S’ils ne savent pas qui elle est, ils ne peuvent rien faire. Elle n’est pas idiote… bien au contraire ! Aélis ne cède pas à la panique et ne se laisse pas faire. C’est, d’ailleurs, ce qui va la rendre insupportable aux yeux de Haakon qui va devoir la surveiller et la garder en vie le temps que le jarl prenne sa décision. Haakon est un personnage très intéressant ! J’ai beaucoup apprécié apprendre à le connaitre. Il se dévoile petit à petit et cela m’a beaucoup plu.

La tension entre Aélis et Haakon est palpable. On sent bien qu’ils vont se mener la vie dure. Ce sont deux caractères de feu qui vont entrer en collision pour nous proposer un feu d’artifice formidable du début à la fin de ce roman. L’auteure utilise les mots de manière à ce que tout soit palpable : la tension, l’attirance, la colère mais aussi la passion. On a une palette d’émotions qui se met en place dans l’intrigue. C’est très appréciable.

J’ai beaucoup apprécié l’évolution des deux personnages au fil des pages. En effet, les personnages sont vraiment bien travaillés et les psychologies détaillées, ce qui offre au lecteur la possibilité de comprendre les personnages mais aussi de se rendre compte de leurs évolutions personnelles. Les apparences peuvent trompeuses, je me suis d’ailleurs fait avoir avec Haakon qui s’est dévoilé au fil des pages. En toute honnêteté, je me suis bien trompée sur son cas, je n’aurais pas mis un centime sur lui. Une fois les premiers chapitres passés, je me suis laissée happée par l’intrigue.

J’ai aussi fait la découverte de la plume d’Aurélie Depraz. Elle est fluide et dynamique. Elle permet au lecteur de se plonger très rapidement dans une intrigue qui ne souffre ni de longueur ni de lourdeur. C’est assez important dans un roman de manière générale mais cela l’est encore plus lorsque l’on parle de romance historique. En effet, la romance historique est doublement compliquée à mettre en place : la romance et l’historique sont deux genres qui sont difficiles à appréhender. Je vous rassure l’auteure s’en sort haut la main ! En effet, la romance et l’historique sont parfaitement équilibrés dans cette intrigue qui ne s’essouffle pas. Le monde des vikings est un monde que je ne connais pas très bien. Je ne le rencontre quasiment pas dans mes lectures (et si je l’ai fait, c’était il y a longtemps et je n’en garde aucun souvenir). J’ai appris beaucoup de choses grâce au roman d’Aurélie Depraz qui vient dépoussiérer et alimenter ma culture sur ce sujet. On apprend des choses sans se prendre une leçon d’histoire en pleine figure, c’est très intéressant. La romance, elle, est très belle et bien mise en scène. Elle est très crédible tant l’auteure prend le temps d’installer les choses.

En définitive, j’ai beaucoup apprécié Aélis et Haakon qui sont deux forces de la nature. J’ai beaucoup apprécié les descriptions et les personnages qui sont fortement détaillés. J’ai aimé la mise en place d’une intrigue romantique qui prend son temps pour exister avec crédibilité aux yeux des lecteurs. La plume de l’auteure est très belle, fluide et dynamique. De plus, je salue le travail de documentation pour rendre l’histoire vraisemblable. L’équilibre est parfait dans ce roman.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le duo de personnages que j’ai beaucoup apprécié
  • La découverte du monde des vikings
  • La plume de l’auteure

4

Ebook livre broché
Illustration couverture : © Marine MANLAY
Crédit photos : © Serge Daubasse

17

Neuf parfaits étrangers de Liane Moriarty

61HPmVLZ0iLRésumé : Neuf citadins stressés, prêts pour un break dans une sublime station thermale. Le Tranquillum House leur propose, grâce à une approche révolutionnaire, de renouer avec l’énergie positive pour prendre un nouveau départ. Coupés du monde extérieur, délestés de leurs portables, tous s’attendent avec impatience à une transformation totale. Au fur et à mesure de la cure, entre méditation, tai chi et techniques de bien-être, les langues se délient, les secrets enfouis resurgissent, les animosités aussi. On leur avait promis la quiétude et le renouveau, c’est le lâcher-prise qui s’installe… mais pas celui auquel ils s’attendaient.

Avec l’humour et la subtilité qui ont fait son succès, Liane Moriarty, l’auteur du Secret du mari et de Petits secrets, grands mensonges, traque les vérités cachées derrière les apparences et la quête parfois absurde du changement à tout prix. Du grand art.

~ Service presse audio ~

Je remercie chaleureusement Audio Lib et Hermine pour l’envoi de cette nouvelle écoute. J’avais apprécié une écoute de Liane Moriarty alors lorsque j’ai vu qu’un nouveau audio livre était disponible, je n’ai pas réfléchi bien longtemps…

Si j’avais beaucoup apprécié le roman A la recherche d’Alice Love, celui-ci est un peu en dessous de ce que j’attendais. En effet, Neuf parfaits étrangers était une idée prometteuse mais pour moi, il y a eu beaucoup trop de longueurs, j’ai attendu l’action. C’est vraiment dommage parce que l’idée de base était bonne et bien pensé.

On fait la rencontre de neuf étrangers qui vont se partager l’intrigue : un chapitre, un personnage. Cela donne du dynamisme et permet de découvrir tous les personnages en profondeur. On fait la rencontre de Napoléon, Heather et Zoe qui sont une famille et qui doivent faire face à une douleur terrible, Ben et Jessica qui sont un couple de millionnaires, Frances qui est une auteure sur le déclin, Lars un homme un peu perdu, Carmel qui est une femme qui doit faire faire à son divorce et à ce corps qu’elle ne supporte plus et Tony.

Le cadre est assez atypique : Tranquillum House est une station termale qui va proposer une approche assez particulière. Masha, la propriétaire de cette station et son personnel vont accueillir, pour dix jours, ces personnages qui ne sont pas au bout de leurs peines. Pleine de surprises, ce séjour va devenir un souvenir cuisant pour tout le monde.

J’ai apprécié certains personnages, d’autres un peu moins. Frances m’a beaucoup plu. Certainement parce que c’est une auteure de romance. Elle est un peu décalée pour son âge et sort des normes. J’ai trouvé ça charmant. Zoe m’a aussi plu, cette jeune femme est assez intelligente et agréable bien que, par moments, j’ai eu envie de la calmer avec ses réflexions un peu inappropriées. Les autres personnages ne m’ont ni plus ni déplus à vrai dire. Je suis un peu restée de marbre.

L’intrigue prend un tournant intéressant lorsque Masha dévoile son visage et ses intentions auprès de son personnel soignant et que les neuf personnes qui séjournent à Tranquillum House comprennent dans quelle situation ils sont. Néanmoins, je trouve que l’intrigue reste assez fébrile. C’est long, très long. J’ai attendu le point d’impact, j’ai attendu que l’intrigue prenne un tournant fou mais rien. La fin me reste en travers de la gorge avec un « tout ça pour ça ». Aucune surprise pour moi malheureusement !

Ce roman n’est pas un échec cuisant, il ne faut pas exagérer mais j’en attendais beaucoup plus que cela. En effet, j’ai apprécié l’idée de base, ces étrangers qui vont apprendre à se connaitre et que le lecteur va découvrir tout au long du récit. Tranquillum House est aussi un cadre charmant et atypique que j’ai pris plaisir à découvrir. Le côté psychologique de l’intrigue est aussi très présent et permet vraiment de comprendre les personnages. C’était aussi très intéressant.

Colette Sodoyez prête sa voix à l’histoire. C’était très agréable. J’ai, je pense, plus apprécié ma découverte grâce à l’interprétation que Colette Sodoyez en fait. La narration, à la troisième personne, est rondement menée et permet au lecteur d’être spectateur mais un spectateur actif : il n’est pas dans la contemplation et c’est assez agréable. Je pense que j’écouterai un nouveau livre audio avec Colette Sodoyez.

En définitive, je ne garderai pas un souvenir formidable de cette histoire bien que l’écoute fut vraiment très intéressante. L’idée de base était très intéressante aurait pu avoir plus de surprise et de profondeur. La plume de l’auteure reste quand même un très bon point positif et le côté psychologique est rondement mené.

03 bonnes raisons d’écouter ce roman :

  • Un cadre parfait
  • Frances et Zoe, deux personnages que j’ai appréciés
  • La plume de l’auteure

3

12

Entre les orages, le soleil brille d’Amélie B

51u7zOF2axSRésumé : Chouchou est une jeune professeure mutée dans un village breton. Quitter l’effervescence parisienne pour la tranquillité d’une vie en bord de mer va challenger son couple. Jasmine vit dans le noir sans contact avec l’extérieur depuis la fin d’une relation amoureuse. Malgré l’aide d’une psychiatre, elle peine à trouver un sens à sa vie. Juliette se rend en train au rendez-vous mystère fixé par son ex. Elle y rencontre Jean-Philippe, un compagnon de voyage très divertissant. Trois femmes fortes, trois vies malmenées, trois récits bouleversants avec un point commun : l’envie de surmonter la tempête émotionnelle qui bat dans leur cœur.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Amélie B pour la chance qu’elle m’a donnée en lisant ce roman en avant-première. Roman lu depuis quelque temps déjà, j’ai pris un peu de temps pour prendre du recul. C’est ce que je fais lorsque j’ai une bombe atomique entre les mains. Les avis à chaud, c’est bien mais j’ai aussi, de temps en temps, besoin de prendre du temps et du recul pour vraiment comprendre ce que j’ai ressenti à la lecture d’un roman. Amélie B est une auteure que je suis maintenant depuis quelques temps : je prends toujours autant de plaisir à découvrir ses romans. J’ai commencé avec le prix des auteurs inconnus et la fille aux cheveux roses et je n’ai pas arrêté. Quel plaisir à chaque fois. Ici, ce roman est différent mais ô combien touchant. Une pépite qui me fait prononcer les trois mots magiques : coup de cœur.

Nous faisons la rencontre de trois jeunes femmes : Chouchou, Jasmine et Juliette. Ce sont trois femmes dont les vies ne sont pas faciles. Elles vivent toutes les trois des situations différentes : Chouchou est mutée en Bretagne et son compagnon n’est pas forcément à l’aise avec l’idée, Jasmine vit seule, recluse chez elle et tente de chasser les démons qui hantent son âme et Juliette part rejoindre son mystérieux rendez-vous.

Je vous avoue qu’au début, je me suis demandée où l’auteure voulait nous emmener. En effet, je ne trouvais pas le point, la thématique ou encore le lien qui unissait les trois femmes. Ces trois destins semblent si différents mais pourtant… Il est vrai que, comme souligné dans le résumé, elles vivent toutes les trois une « tempête émotionnelle » mais cela s’arrête là, rien d’autre ne peut les unir.

J’ai adoré Chouchou, c’est un personnage que j’ai trouvé vrai, fort et vraiment dynamique. Elle ne baisse pas les bras, fait tout pour que Noah, son conjoint, soit le mieux possible dans cette nouvelle vie en Bretagne. Chouchou et Noah vont traverser les tempêtes d’un couple. Noah est un personnage attachant mais il peut se montrer injuste et un peu égoïste. Il a tendance à fuir le conflit et à s’enfermer dans une bulle où personne ne peut entrer lorsque quelque chose ne va pas. En Bretagne, dans le petit village où ils vont habiter, Chouchou va s’épanouir aux côtés de Rémy mais aussi de Céleste. Noah va avoir plus de mal. J’ai trouvé assez intelligent de faire évoluer deux personnes complètement opposées dans leur épanouissement dans le même endroit : la tension monte et cela donne beaucoup de dynamisme à l’intrigue.

Jasmine est un personnage plus sombre, elle vit vraiment une situation que personne n’envie. Elle est un personnage touchant mais qui ne se laisse pas approcher. J’ai eu beaucoup de mal à l’amadouer. Sa sœur, Ariel, va être un personnage fort et ô combien important. Lorsque je vous dis que les personnages secondaires ont une force sans nom, Ariel en est le parfait exemple. Jasmine est au fond du trou, dans le noir complet et ne parvient pas à avancer et à retrouver la lumière. Elle est touchante mais complètement perdue : elle ne parvient pas à oublier le passé pour aller de l’avant. J’ai beaucoup apprécié suivre ce personnage.

Juliette est le personnage doux et plein d’incertitudes. On la retrouve dans un train. Elle fait la rencontre de JP, un homme qui va lui raconter sa vie et à qui elle va se confier. Anxieuse et terriblement stressée, elle ne peut pas rater son rendez-vous mystère. Elle ne peut pas arriver en retard, elle nous fait comprendre que sa vie en dépend. Cela rend le lecteur curieux et donne une nouvelle impulsion à ce roman.

Le roman se divise donc en trois voix : celle de Chouchou, celle de Jasmine et celle de Juliette. Tour à tour, elles nous racontent leurs vies, elles nous expliquent qui elles sont et comment elles en sont arrivées là. J’ai trouvé l’idée formidable.

Bon, j’avoue, lorsque le dernier tiers de la lecture a commencé, j’ai commencé à comprendre certaines petites choses. Même si la fin m’a carrément surprise, j’avais une vague idée, quelques petites hypothèses qui se sont validées mais j’étais quand même bien loin de ce que l’auteure nous réservait pour la fin.

Amélie B, avec cette plume formidable, va encore une fois, nous livrer un morceau de vie avec beaucoup de délicatesse et de fraîcheur. Elle nous prouve que des thématiques dures et profondes peuvent être traitées avec beaucoup de douceur et d’émotions. On ne tombe pas dans le pathos. On vit cette aventure avec tous les personnages et, clairement, je n’avais pas envie de quitter la Bretagne et les filles. C’était vraiment un exceptionnel roman. Une belle claque et une merveilleuse découverte.

Amélie B signe un roman formidable, avec une palette d’émotions fantastique : j’ai pleuré, j’ai souri, j’ai eu peur… Bref, c’est vraiment un roman exceptionnel ! Je n’ai pas assez de mots pour vous expliquer ce que j’ai pu ressentir à la lecture de ce roman mais il faut le lire. Vraiment.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Trois femmes fortes qui traversent des tempêtes et qui se livrent, à cœur ouvert, aux lecteurs.
  • La plume d’Amélie B qui a, une nouvelle fois, ravagée mon cœur
  • Les décors choisis et les descriptions qui donnent envie d’aller visiter la Bretagne.

5

17

La passeuse de Mots – Livre 01 d’Alric et Jennifer Twice

51fm3D3Y8bL._SX195_Résumé : Dans le royaume de Hélios, les mots ont un pouvoir. Celui de créer, d’équilibrer, puis de détruire le monde. Lorsqu’on les prononce, aucun retour en arrière n’est possible. Arya, une jeune fille de la capitale, est passionnée de livres. Elle en dévore chaque mot. Mais elle est loin de se douter qu’elle est la clé pour sauver son royaume, le seul qui ait restreint l’utilisation de la magie grâce à un traité. Un traité qui ne plaît pas aux rebelles, prêts à tout pour l’éradiquer. À l’aube des changements qui s’annoncent, les Mots se réveillent pour établir l’ordre dans le chaos, la vérité dans l’illusion.  Ils attendent leur Appel. Celui de la Passeuse de Mots.

~ Masse critique Babelio ~

Je tiens à remercier chaleureusement Babelio pour l’envoi de ce roman via la masse critique. Je sais ô combien la chance d’avoir pu être sélectionné pour ce titre.

De ma mémoire de lectrice, je crois que je n’ai jamais abandonné un roman. Jamais sauf aujourd’hui. J’ai le cœur lourd, si vous saviez ! Ce roman est une grosse pavasse de 750 pages. Ca ne me fait pas peur, j’ai l’habitude de lire des gros romans avec des univers de fantasy sans aucun souci. Le souci ici, c’est que le roman est cousu de fils blancs.

On fait la rencontre d’Arya, une jeune fille qui est pâtissière. Lorsqu’elle ne travaille pas, elle plonge dans de multiples univers grâce à ses romans qu’elle dévore par milliers. Arya est notre personnage principal qui va se retrouver dans une situation hautement périlleuse lors que la ville dans laquelle elle vit avec ses parents et ses frères et sœurs. Arya est vraiment la force de ce roman, celle qui m’a permis de tenir pendant 500 pages. J’ai aimé sa force de caractère, son humilité et la rage qui l’anime lorsque tout est ravagé dans sa vie et dans sa ville. Arya va devenir une passeuse de mots.

L’idée était sympathique, j’ai apprécié le panel de personnages qui est la seule chose qui trouve grâce à mes yeux. Je n’ai pas pour habitude d’être aussi froide et directe, j’en conviens mais ici, je suis plutôt bien déçue. J’ai lu les 500 premières pages, j’en ai sauté 225 pour connaitre la fin histoire de ne pas avoir passé autant de temps sur un roman pour « rien ».

Le roman est sans surprise, une fois que l’idée de la passeuse de mots est passée, je n’ai rien trouvé d’intéressant. On est dans la description, l’action a sa place mais malheureusement, lorsque l’on est trop dans la contemplation, on s’y perd. Le roman propose de découvrir le royaume d’Hélios, donc effectivement, la description doit se faire. En revanche, on n’a quasiment que cela. Malgré la narration à la première personne du singulier, l’action ne prend pas d’ampleur et il n’y a rien de dynamique. C’est vraiment dommage.

Je n’ai ressenti aucune émotion pourtant certaines péripéties s’y prêtaient. Je n’ai pas été touchée par les plumes, je n’ai rien ressenti à par un ennui constant.

Malheureusement, c’est un gros bide pour moi. Cela faisait très longtemps que cela ne m’était pas arrivé. Il est inutile pour moi d’aller plus loin dans cette chronique. Je pense que ce que j’ai dit est assez clair. J’espère que vous le lirez et que vous viendrez me dire tout le bien que vous en avez pensé. La diversité dans la lecture est très importante ! Alors, je vous en prie : contredisez moi ! =)

Une étoile pour Arya et une autre pour la magnifique couverture.

2

14

La dynastie des Sambourg – Tome 01 d’Alexandrine Solane

Résumé : Au centre de l’Europe médiévale du XIIIème siècle, le royaume des Sambourg étale sa puissance et provoque la papauté par ses péchés. Lorsqu’Alizée, sublime et incandescente jeune femme, découvre qu’elle possède le Don, elle est exilée sur l’île des initiés et devient prêtresse du Culte de la Déesse. Mais pour valider son adoubement, Alizée doit subir une épreuve qui changera son destin, ainsi que celui d’une longue lignée de Sambourg. Cette malédiction l’oblige à défier les lois divines pour vivre un amour interdit, cependant, passionnel et sans limite.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Emilie de plumes de Mimi éditions pour l’envoi de ce premier roman qui scelle le début de notre partenariat. Ce sont des éditions qui me faisaient de l’œil depuis quelque temps. J’étais donc hyper heureuse de recevoir la proposition d’Emilie.

J’ai découvert le premier tome de la dynastie des Sambourg grâce au groupe de romance historique tenu par mon amie Nathalie (NDLR Perrot). Je suis donc ravie de pouvoir vous donner mon avis sur ce premier tome.

Je pense que l’on va commencer par le petit point qui m’a chiffonnée. En effet, pour ne pas vous gâcher une partie de l’intrigue et de la surprise, je ne vous dirai pas clairement ce qui m’a gênée. On va dire que j’aurais préférée être avertie par une thématique dans cette romance. La thématique en question n’est pas du tout mon style. Je ne suis pas forcément très à l’aise avec cela. L’amour interdit reste très vague et peut vraiment proposer différentes perspectives et hypothèses. Clairement, j’aurais préféré savoir. Maintenant, je respecte totalement la volonté de ne pas en parler pour ne pas gâcher la surprise. Je vous annonce simplement que si vous souhaitez en savoir plus à cause d’une hésitation d’achat, je peux vous éclairer mais cela sera en message privé.

C’est un roman de fantasy puisqu’il s’agit d’un royaume qui est inventé de toute pièce. Je vous avoue que j’ai laissé l’information de côté, je pensais que c’était de l’historique mais non. C’est de la fantasy. J’avoue que dans ce genre de roman, j’aime avoir des détails dans les décors, dans les us et coutumes et j’ai eu un peu de mal à m’immerger complètement dans l’univers parce que j’étais un peu en « manque » de détails de ce côté-là.

Le premier tome est en deux parties. Personnellement, j’ai fait le choix de lire les deux parties l’une après l’autre. Il y a un côté attirant dans cette lecture. Je pense que la saga familiale m’a énormément plu. En effet, ce premier tome tourne autour de Richard et d’Alizée. Deux personnages forts qui vont être séparés par le Don d’Alizée. Un don fantastique qui lui permet d’avoir des visions. Cependant, ce don peut être dangereux s’il n’est pas maîtrisé : c’est pour cette raison qu’Alizée va être séparée de ses parents et de Richard pendant quelques années. Avec sa tante Sylvia, elle va se retrouver sur une île des initiés pour apprendre à utiliser son don et les us et coutumes des prêtresses.   Elle va rencontrer Sarra sa grande amie qui va être pour elle comme la sœur qu’elle n’a jamais eu.

J’ai beaucoup apprécié les personnages que l’on va rencontrer tout au long du premier tome. Ils sont nombreux, ont tous leurs caractères, leurs forces et leurs faiblesses. J’ai apprécié la force de caractère d’Alizée qui va tout faire pour protéger les siens. Dolorès est aussi un personnage que j’ai beaucoup apprécié tant elle a une rage qui la ronge. Elle va être brillante et forte. Les personnages féminins sont tous brossés dans le détail. Les femmes sont toutes différentes mais permettent d’avancer dans l’intrigue. On comprend les actes même si on n’est pas forcément d’accord avec ces derniers. Cela me permet de revenir sur la notion de viol dans ce premier tome : je peux comprendre l’idée d’avoir utilisé ce siècle pour dépeindre ces scènes plus « banales » au 13ème siècle que de nos jours. En revanche, cette idée où le personnage féminin se fait violenter et violer pour au final ressentir des frissons de plaisir, j’ai eu un peu de mal.  Cela ne reste que mon avis personnel.

J’ai apprécié la plume de l’auteure qui est percutante et qui permet d’entrer dans une saga familiale intense et sans longueur. On ne s’ennuie pas, on vit cette folle histoire avec les personnages et à travers plusieurs générations. C’est vraiment très prenant et la fin du premier tome me laisse sur un cliffhanger de folie qui donne envie de lire le deuxième tome.

En définitive, même s’il y a eu quelques petits points qui n’ont pas forcément eu l’effet escompté sur moi, cette romance est très agréable à lire. La plume offre un dynamisme certain et une lecture attrayante. L’auteure me prouve encore une fois que ce n’est pas parce que certaines choses ne sont pas à mon goût que tout le roman ne me plaira pas. Le panel de personnages est très intéressant et étoffé. Cette romance médiévale et appartenant à la fantasy est pleine de surprises. Je vous conseille de vous plonger dans l’univers de la dynastie des Sambourg. Je lirai le deuxième tome avec plaisir.

03 bonnes raisons de lire ce premier tome :

  • La saga familiale proposée
  • La plume de l’auteure
  • Les personnages d’Alizée et de Dolorès

3.5

10

Je déteste mon boss (passionnément) de Juliette Sachs

51YC0CmMWXLRésumé : Avoir son ennemi d’adolescence pour patron… quel enfer ! Lorsqu’Anaïs s’est retrouvée face à son nouvel employeur pour la première fois, elle a cru à une mauvaise blague. Comment expliquer, sinon, que le garçon qui lui a brisé le cœur au lycée se retrouve sous ses yeux des années plus tard ? Elle, qui vient d’être embauchée comme cuisinière dans une petite auberge loin de tout, n’imaginait pas un seul instant que le gérant pourrait être son Guillaume. Pourtant c’est bien lui et, avec ces cheveux noirs de jais et ce regard déstabilisant, cet idiot est encore plus irrésistible qu’avant… Bien que toujours aussi agaçant. Pourquoi persiste-t-il à nier le passé ? Il l’a humiliée, elle ne le lui a jamais pardonné. Autant le reconnaître ! D’autant qu’ils n’ont maintenant plus aucun moyen de s’éviter. Et il est hors de question qu’Anaïs se laisse de nouveau marcher sur les pieds ! 

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Juliette Sachs pour l’envoi de son roman et sa confiance renouvelée. Grâce à elle, j’ai pu lire son roman publié chez Harlequin.

Juliette Sachs m’a encore surprise. Elle a encore frappé là où je ne l’attendais pas. Encore une fois, je suis charmée par la plume de l’auteure. Elle a fait d’une intrigue simple, une intrigue drôle, fraîche et très agréable à découvrir.

Nous faisons la rencontre d’Anaïs, une jeune femme qui est à la dérive. En plein divorce, elle prend le large et décide de changer de vie, de prendre l’air. Elle accepte un job de chef dans les cuisines d’une auberge. Quelle n’est pas sa surprise lorsqu’elle se rend compte que son patron n’est personne d’autre que Guillaume ! Le garçon dont elle était amoureuse au lycée, qui s’est littéralement foutu de sa poire tout au long du lycée.

Guillaume et Anaïs vont vivre une histoire assez complexe. Ils ne semblent pas avoir les mêmes souvenirs de la période du lycée : lui était un garçon assez connu, beau et séduisant. Elle était une jeune fille effacée, qui n’avait pas confiance en elle et qui a été réduite à une moins que rien lorsque Guillaume s’en est pris à elle. Elle n’est que mépris pour ce gars. Lui semble avoir occulté toute cette période.

Ils sont deux personnages attachants et drôles. On retrouve cette notion d’humour chère à l’auteure. Juliette Sachs va, une nouvelle fois, nous emporter dans une intrigue rafraichissante mais qui traite de thématiques assez costaudes quand même. Effectivement, on parle de harcèlement scolaire (même si l’idée n’est pas aussi dramatique que dans certains romans, on est quand même dans l’évocation de cela), la rancœur, les peines et déceptions amoureuses. Ils vont représenter la thématique de la seconde chance, du pardon et de l’envie d’avancer. Il n’est pas facile d’oublier le passé et de pardonner les erreurs mais ces deux personnages vont nous surprendre et le lecteur est suspendu à la plume de l’auteure.

L’intrigue, aussi simple soit elle, est très efficace. En effet, on se retrouve avec des personnages très bien travaillés dont les psychologies sont fines et détaillées. Ce travail de fond permet de s’attacher très rapidement aux personnages mais aussi de vouloir savoir la suite de leurs aventures. De plus, le cadre proposé par Juliette Sachs est très intéressant. En effet, j’ai trouvé que la région mise en avant était vraiment magnifique. L’ayant déjà visitée, je me suis vue propulsée dans les décors. C’est très agréable. De plus, le travail d’Anaïs m’a donnée faim tout au long de ma lecture.

Le panel de personnages est vraiment le point fort de cette intrigue. J’ai trouvé que les personnages secondaires avaient tous une place dans l’histoire et qu’aucun d’entre eux ne servait de potiche. J’ai trouvé que c’était juste, finement joué et qu’ils permettaient tous de faire avancer l’intrigue à un moment ou à un autre de l’intrigue. J’aime beaucoup la manière dont l’auteure réfléchit par rapport à la construction de l’intrigue.

J’ai pris grand plaisir à retrouver la plume de Juliette Sachs qui devient une valeur sûre de mes étagères. On retrouve ce côté pétillant, doux et un peu fou. On sourit, on rit, on se met à la place des personnages. C’est profondément humain et cela fait du bien. L’auteure nous embarque, le temps d’une lecture, dans un univers fin et détaillé qui donne envie de savoir la suite des aventures d’Anaïs et Guillaume. Le passé se mélange au présent, les adultes prennent une vague de souvenirs en pleine figure et cela donne vraiment des situations assez sympathiques bien qu’enfantines.

En définitive, j’ai beaucoup apprécié la lecture du nouveau roman de Juliette Sachs. J’ai pris plaisir à retrouver cette plume que j’aime de plus en plus. Bravo à l’auteure pour ce moment de lecture très agréable.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un duo de personnages assez attachant
  • La plume de Juliette Sachs que j’aime beaucoup
  • Les thématiques abordées : l’équilibre est parfait entre légèreté et sérieux

4

17

L’illusion de Maxime Chattam

9791035404635-001-TRésumé : Bienvenue à Val Quarios, petite station de ski familiale qui ferme ses portes l’été. Ne reste alors qu’une douzaine de saisonniers au milieu de bâtiments déserts. Hugo vient à peine d’arriver, mais, déjà, quelque chose l’inquiète. Ce sentiment d’être épié, ces « visions » qui le hantent, cette disparition soudaine… Quels secrets terrifiants se cachent derrière ces murs ? Hugo va devoir affronter ses peurs et ses cauchemars jusqu’à douter de sa raison… Bienvenue à Val Quarios, une « jolie petite station familiale » où la mort rôde avec la gourmandise d’une tempête d’été.

~ Service presse audio ~

Je remercie chaleureusement les éditions Audiolib pour l’envoi de ce nouveau roman audio. Je remercie chaleureusement Hermine pour tous ses gentils petits mots et son dynamisme. J’adore travailler ainsi J

Comme vous le savez certainement, Maxime Chattam et moi, nous ne sommes pas de grands amis. J’ai tenté plusieurs romans : un d’horreur (le Signal) qui a été un bide complet et le premier tome de sa saga Autre Monde qui a été une découverte sympathique mais pas inoubliable. Avec ce nouveau titre, j’ai décidé de lui donner une dernière chance. Il faut croire qu’il a tremblé de peur puisque mon écoute le fait un peu remonter et lui permet de sortir de la case « auteurs que je ne lirai plus ».

Bienvenue à Val Quarios, une station familiale de ski qui propose aux vacanciers de passer un agréable moment. Nous faisons la rencontre de Hugo, un trentenaire qui tente d’oublier sa vie d’acteur raté, son échec amoureux et sa vie qui part à la dérive. Hugo est un personnage que l’on a envie de prendre sous son aile. J’ai eu un peu de mal avec lui dans le sens où je ne suis pas parvenue à l’apprécier dans la totalité. En effet, il a une trentaine d’années mais, par moments, réagit comme un enfant. J’avais plutôt l’impression d’avoir un personnage d’une dizaine d’années de moins. Dans sa globalité, ce personnage est costaud et porte l’intrigue sur ses épaules.

Hugo va faire la rencontre de plusieurs personnages intéressants qui vont l’aider dans cette intrigue : Lily, une jeune femme qui travaille au sein de Val Quarios depuis quelque temps. Lily est un personnage que j’ai apprécié mais dont les réactions m’ont, parfois, un peu déroutée aussi. Je l’ai rapidement cernée.

Val Quarios est un endroit mystérieux : disparitions, morts, ambiance lugubre… Lily raconte et explique à Hugo que la station appartient à Lucien Straffa : le plus illustre magicien de la terre. Hugo va se documenter et essayer de comprendre ce qui est arrivé à sa collègue Alice, disparue du jour au lendemain sans raison apparente. Hugo se lance à la poursuite de Straffa, persuadé que tout ce mystère émane de l’illustre magicien.

Globalement, j’ai bien aimé ma découverte. J’ai trouvé que l’enquête d’Hugo proposait une bulle d’air dans l’horreurLogoAudiolib qui, finalement, n’est pas hyper présente sur toute l’intrigue mais s’accentue vers la fin de l’histoire pour nous proposer une fin déroutante, détonante et surprenante. Personnellement, si j’avais quelques soupçons sur les tenants et les aboutissants de certains points, la fin reste quand même assez forte. Ce que j’ai trouvé dommage, c’est que l’angoisse passe par des thématiques un peu attendues : Satan, les araignées et une angoisse grandissante grâce à une paranoïa qui s’installe de plus en plus. De plus, il y a quelques longueurs pour moi : l’enquête est un peu trop longue. Hugo fait du sur place et le l’auditeur aussi. J’ai trouvé cela dommage parce qu’il y a un moment où je me suis ennuyée.

Je reste quand même relativement surprise par cette découverte qui m’a plu. On n’est pas dans l’horreur et le gore pur et dur. On a une enquête, une réflexion et un univers qui vont nous permettre de nous immerger dans cette station familiale qui va finir par nous révéler ses secrets. Les apparences sont trompeuses et Maxime Chattam nous le prouve encore une fois.

La plume est intéressante et fluide. Je pense que je pourrais, à l’occasion, me laisser tenter une nouvelle fois par une histoire de ce célèbre auteur. Ce livre audio est vraiment excellent ! La voix de Charles Morillon est excellente : elle nous permet de nous plonger dans une histoire forte et angoissante. J’ai trouvé de la justesse dans les différentes intonations. Charles Morillon fait vivre les personnages d’une manière incroyable. La narration externe permet au lecteur de vivre l’histoire en tant que spectateur mais cela ne m’a pas dérangée du tout

En définitive, l’illusion est un roman qui m’a permis de découvrir une autre facette de la plume de Maxime Chattam. En effet, il n’est pas impossible que je me retrouve avec un nouveau roman entre les mains. Encore merci à Audio lib pour leur confiance.

 03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un personnage principal fort
  • Une histoire qui permet une enquête et un bon moment de lecture
  • L’ambiance ni trop gore ni trop horrifique. L’équilibre est juste et permet une fin surprenante.

4

14

Boudicca de Jean-Laurent del Socorro

boudicca-1430903-264-432Résumé : // Prix Imaginales 2018 des bibliothèques. Prix Imaginales 2018 de la meilleure illustration pour Yana Moskaluk \\

Angleterre, an I. Après la Gaule, l’Empire romain entend se rendre maître de l’île de Bretagne. Pourtant la révolte gronde parmi les Celtes, avec à leur tête Boudicca, la chef du clan icène. Qui est cette reine qui va raser Londres et faire trembler l’empire des aigles jusqu’à Rome ? À la fois amante, mère et guerrière mais avant tout femme libre au destin tragique, Boudicca est la biographie historique et onirique de celle qui incarne aujourd’hui encore la révolte. Après Royaume de vent et de colères, premier roman très remarqué qui a reçu le prix Elbakin.net 2015, Jean-Laurent Del Socorro fait son retour avec une héroïne symbole d’insoumission… « Il n’y a pas de honte à renoncer car seuls les dieux ne connaissent pas la peur. Je ne vous jugerai pas. Je vous pose simplement la question : serez-vous, aujourd’hui, à mes côtés ? »

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Actusf pour l’envoi de ce roman en service presse. Boudicca me tentait énormément, j’ai eu la chance de recevoir une magnifique collection. Boudicca était un roman plein de promesses : malgré quelques petits bémols, Boudicca reste une découverte agréable et surprenante.

Un petit point Wiki (oui, il vous avait manqué, je sais ! ^^) pour vous expliquer qui est Boudicca puisqu’elle est un personnage historique. Boadicée était l’épouse de Prasutagos, un roi celte qui avait prêté allégeance à Rome, dans l’espoir de préserver ainsi l’indépendance de son peuple. À sa mort, les Romains annexèrent néanmoins la totalité du royaume et confisquèrent les biens de la famille royale. Boadicée, sa veuve, fut fouettée en place publique, un châtiment réservé habituellement aux esclaves. Humiliée, celle-ci déclencha alors un soulèvement contre l’occupation romaine. À la tête d’une coalition de tribus bretonnes, elle lança une campagne militaire au sud de l’île, pillant et brûlant plusieurs villes dont Camulodunum et Londinium. Après avoir écrasé les Romains à la bataille de Camulodunum, l’armée bretonne fut cependant défaite de manière décisive à la bataille de Watling Street, et Boadicée mourut peu de temps après.

L’histoire est rondement menée, cela ne fait aucun doute. En revanche, cette lecture n’a pas été de tout repos pour moi. Il est vrai qu’avec ce roman, je sors des sentiers battus et je vais vers un genre que je ne connais pas très bien. Boudicca était une lecture agréable mais qui ne sera pas inoubliable pour moi. Je ne le cache pas : j’ai passé un bon moment de lecture mais j’ai dû me remettre l’histoire en tête avant de vous écrire ma chronique.

Jean-Laurent Del Socorro décide de couper son intrigue en trois parties bien distinctes et qui vont être des moments clés de la vie de Boudicca : on va la découvrir comme fille de roi, épouse et mère. J’ai trouvé l’idée sympathique : on découvre ce personnage dans les profondeurs. En effet, cela nous permet de comprendre comment et pourquoi elle en est arrivée au personnage historique que l’on décrit.

Si l’idée des trois parties était assez sympathique, j’ai trouvé que c’était un peu déséquilibré pour moi. J’ai beaucoup apprécié la première partie qui nous relate l’histoire de Boudicca en tant que fille de roi, puis j’ai trouvé que la partie réservée à sa vie maritale m’est complètement passée au-dessus de la tête, l’intrigue reprend un peu de rythme avec la troisième partie qui s’intéresse à son rôle de mère mais je pense que le mal était déjà fait : je n’ai pas su me remettre dans le rythme que me proposait la première partie. C’est vraiment dommage parce que l’idée était bonne.

Je reconnais avec grand plaisir que l’auteur a mis le paquet en termes de documentation. On en apprend beaucoup sur les us et coutumes de l’époque et j’ai trouvé cela très intéressant. J’ai aussi apprécié que le côté historique n’était pas forcément le seul à être mis en avant : en effet, on se retrouve avec une intrigue qui va nous dépeindre un personnage historique dans un cadre historique mais on va aussi découvrir un personnage humain qui va véhiculer des émotions et des valeurs. J’ai trouvé l’équilibre entre l’homme et l’histoire très délicat et très intéressant.

La plume de Jean-Laurent Del Socorro est très plaisante et rend justice au personnage qu’est Boudicca. Même si ma lecture a été en dent de scie en termes de rythme, en définitive, je garde un bon souvenir du personnage historique mis en scène ici. La lecture ne sera pas inoubliable mais m’a permis d’en savoir plus sur une période historique très bien mise en scène dans cette intrigue grâce à un formidable travail de documentation. Bravo à l’auteur pour cela.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un personnage féminin historique mis en avant, j’adore l’idée
  • Une documentation riche qui permet de s’immerger dans une époque très rapidement
  • Une plume agréable et fluide

3

20

Aquarel – Tome 01 : initiation de Mélissa Scanu

xcover-4765Résumé : Sur notre planète, la majeure partie des profondeurs marines reste inexplorée. Il n’est donc pas étonnant que des créatures méconnues y résident. Parmi elles, les sirins et sirènes. Cachés des humains en pleine mer, ils vivent tels des poissons, en toute quiétude. Malgré tout, depuis quelques décennies, les plus téméraires d’entre eux ont évolué en s’approchant des côtes, découvrant et s’inspirant de la civilisation terrienne. C’est ainsi qu’Iris, une jeune serveuse réservée et très sensible, rencontre l’un de ces êtres : Estran. Après avoir franchi les barrières de la différence, les épreuves de la vie rapprochent ces deux âmes. Ainsi débute une histoire entre terre et océan. Sachant que la mer reste mystérieuse, Iris a-t-elle bien fait d’y laisser voguer son cœur ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Livresque éditions pour l’envoi de ce roman via SimPlement. Vous savez maintenant que je ne résiste pas à l’appel des sirènes. Le roman de Mélissa Scanu m’a tapée dans l’œil.

J’ai fait une agréable découverte grâce à ce roman. En effet, Mélissa Scanu nous propose de faire la rencontre d’Iris et d’Estran. Deux êtres qui n’auraient jamais dû se rencontrer mais qui vont, par la force du destin, se rencontrer et se découvrir.

J’ai beaucoup apprécié le personnage d’Iris. C’est une jeune femme que j’ai pris d’amitié tout de suite : elle prône des valeurs qui me plaisent. Elle n’a pas peur de faire des heures pour gagner sa vie, elle a du courage et ne baisse pas les bras. Elle est introvertie et ne dira jamais rien même si elle est dans une situation gênante pour elle. Elle ne renonce pas facilement. Estran n’est pas humain : c’est un sirin (le masculin de sirène). C’est un personnage mystérieux et audacieux. Ensemble, ils forment un duo assez surprenant mais très intense. J’ai trouvé qu’ils étaient la vraie force de ce roman.

J’avais un peu peur de me retrouver avec Ariel & Polochon mais pas du tout ! L’univers est très travaillé et très crédible. On n’oublie pas que les sirènes sont avant tout des créatures légendaires marines. Elles ne sont pas que des gentilles petites sirènes qui jouent avec les dauphins. Bien au contraire ! L’auteure fait du peuple des sirènes un peuple construit, avec une histoire et des valeurs auxquelles on adhère ou non.

J’ai beaucoup apprécié la thématique de la pollution et de l’impact de l’homme sur le monde marin. J’ai trouvé que c’était intelligemment mis en place dans l’intrigue et que l’on ne se prenait pas une leçon moralisatrice.

L’intrigue est vraiment bien ficelée, j’ai apprécié toute ma lecture. Cette dernière n’est pas un coup de cœur mais elle reste une très belle découverte. Je suis pressée d’avoir la suite entre les mains. La plume de l’auteure est, elle aussi, très agréable. J’ai apprécié ma double découverte. Les points forts sont, pour moi, le duo de personnages que j’ai trouvé fort et très intéressant mais aussi l’univers marin que l’auteure construit avec beaucoup d’intelligence.

J’ai toujours eu un faible pour le monde marin et les créatures légendaires que l’on y trouve. Les sirènes sont des créatures fascinantes lorsqu’elles sont bien dessinées et utilisées. C’est ce que je trouve très bien fait ici. L’auteure rend son intrigue très crédible ! Même si cela reste une intrigue fantastique, elle est très fine : la romance n’est pas une romance « coup de foudre » comme les appelle, l’auteure prend le temps d’amorcer les choses et de proposer quelque chose de très intéressant. De plus, on va vraiment avoir une grande place pour la psychologie des personnages. C’est très immersif. Il y a quand même de la place pour l’action mais j’ai aussi apprécié en avoir une aussi pour cette psychologie qui m’a énormément plu. On s’attache aux personnages et on a envie d’en savoir plus sur eux. Personnellement, je suis pressée de les retrouver dans le tome 02.

En définitive, j’ai apprécié ma lecture et suis pressée de retrouver les personnages dans le tome 02. La plume de Mélissa Scanu est très belle et immersive.  Bravo à elle pour ce monde et la construction de l’intrigue.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La création de l’univers marin. J’ai beaucoup apprécié toutes les précisions que l’auteure apporte au monde des sirènes et des Aquarel
  • Le duo Iris /Estran que j’ai beaucoup apprécié découvrir
  • La plume de l’auteure que j’ai beaucoup appréciée. Elle est fine et fluide, c’est chouette !

4

21

Nos âmes perdues d’Ellen Stuart

142576180_823375835199653_5568834727668194075_oRésumé : Deux êtres brisés peuvent-ils renaître ensemble ? Après un tragique accident qui lui a laissé des séquelles aussi bien physiques que psychologiques, Hanna McAlister tente de se reconstruire. Mais ses camarades ne lui rendent pas la tâche facile. Entre moqueries et harcèlement, elle s’enferme un peu plus chaque jour dans sa bulle. Mais lors de sa rentrée en terminale, Hanna fait la connaissance d’Holden Scott, beau garçon au charme ténébreux qui porte les stigmates d’un sombre passé. Derrière le sourire enjôleur, Hanna perçoit les failles d’Holdent. Entre les deux adolescents, l’attirance est bien réèlle. Vont-ils pouvoir s’aider à retrouver le goût de vivre ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions de l’opportun pour la chance qu’ils m’ont donnée : j’ai pu lire le roman nos âmes perdues d’Ellen Stuart.

Nous faisons la rencontre d’Hanna et d’Holden. Ce sont nos personnages principaux. Ils sont profondément humains : ils ont des passés douloureux, d’horribles blessures et une histoire à raconter. Hanna, c’est cette jeune fille qui, jour après jour, essaye de se reconstruire et de rendre à la vie les coups qu’elle a reçus. Holden est, en apparence, plus sûr de lui qu’Hanna mais il n’en reste pas moins un personnage attachant au passé trouble et cabossé.

L’intrigue est forte, les thématiques abordées la rendent dure et intéressante. On va parler de handicap, de boulimie mais aussi de harcèlement scolaire. La vie n’est pas simple, à travers le spectre des personnages de ce roman, nous nous en rendons bien compte. C’est une histoire percutante et pleine de sens.

Cette lecture n’est pas un coup de cœur parce qu’il y a eu quelques petits points qui ne m’ont pas forcément touchée : l’intrigue met un certain temps à se mettre en place. Je ne sais pas comment expliquer mais pendant les cent premières pages, j’ai eu l’impression de tourner en rond, de ne pas accrocher à ce que je lisais, de ne pas comprendre où l’auteure voulait en venir. Puis, passé le cap des cent premières pages, l’auteure donne une impulsion à son roman qui démarre vraiment. Néanmoins, il faut quand même tenir compte de cela : 100 pages pour se mettre en jambes, c’est beaucoup quand même. Il en va de même pour la plume. Je ne comprends toujours pas le comment du pourquoi mais j’ai l’impression que l’auteure se « lâche » une fois ces cent premières pages passées.

Je salue le travail de l’auteure, notamment sur la profondeur des personnages principaux. Ils sont vrais, purs et vraiment humains. J’aime beaucoup ce genre de personnages. La plume prend de l’ampleur et devient très forte au fil des pages. On est bouleversé par les émotions et on se prend la cruauté et la violence des hommes en plein visage. C’est fort et crédible.

La romance qui se dessine prend le temps. C’est ce qu’il faut à ces deux personnages : prendre le temps de se découvrir, prendre le temps de s’apprendre, prendre le temps de se reconstruire et de s’accepter. C’est vraiment très difficile mais Hanna et Holden représentent cette force et cette volonté de croire encore en l’homme. L’espoir est toujours là même si cela peut être compliqué.

Je salue le travail de l’auteure et sa plume qui mérite de s’épanouir comme une jolie fleur au printemps. Les personnages sont forts et vraiment très bien construits. Bravo pour ce roman fort en émotions avec des thématiques fortes.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Hanna et Holden sont deux personnages forts aux passés sombres et difficiles
  • Des thématiques fortes et dures qui sont très bien utilisées dans ce roman
  • La plume de l’auteure

3.5

19

Le destin des cœurs perdus – Tome 05 : La malédiction de Castel Dark de JC Staignier

51JWNMfDr9S._SY346_Résumé : Des plaines anglaises au royaume de France, découvrez le cinquième et dernier tome d’une saga historique envoûtante où les passions rivalisent avec les mystères, les tragédies et les vengeances. Pour la toute dernière fois, les descendants Kane et Percival vous emmèneront dans un voyage inoubliable à leurs côtés. Au cœur de cette époque médiévale cruelle et sanguinaire, l’amour trouvera-t-il enfin son chemin ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement JC Staignier pour sa confiance qui a perduré dans les années. JC est devenue une valeur sûre de mes étagères : sa plume fine et délicate a tout de suite retenu mon attention. C’est avec un énorme pincement au cœur que j’ai lu le mot « fin ». JC a encore une fois signé un roman fort et délicat à la fois, dur mais juste et aussi beau que dévastateur. Je n’ai pas pour habitude de lancer des fleurs, vous le savez : JC, pour la dernière fois, je me lance dans mon avis d’un de tes tomes de ta saga. J’ai envie de pleurer de joie mais en même temps de tristesse. C’est ce qui se passe lorsque l’on quitte des personnages que l’on côtoie depuis quelques années maintenant.

La saga, dans sa globalité, est un énorme coup de cœur. J’aime l’angle choisi, j’aime la plume, j’ai tout ce qui s’y passe. Il est vrai que, parfois, l’auteure joue avec nos nerfs et nos cœurs : il ne se passe pas que des choses faciles mais la vie est ainsi : il faut savoir rebondir et encaisser. Je trouve que les personnages, dans leur globalité, sont tous des reflets de cette vision de la vie. Cela apporte beaucoup de crédibilité à l’intrigue.

J’ai trouvé que cette saga familiale et historique était fantastique. Ce tome 5 vient boucler la boucle et nous proposer une intrigue riche et captivante. Nous retrouvons donc avec délice la famille Kane et la famille Percival. J’ai apprécié retrouver Clayton et Aelis. Ce sont deux personnages qui portent l’intrigue et qui nous proposent de sacrées aventures ! J’aime le fait que le panel de personnages est riche et varié : cela apporte beaucoup de couleurs et de dynamisme à l’intrigue. On va en apprécier certains, en adorer d’autres et en détester certains.

Je trouve que JC a mis la barre très haute pour ce dernier roman : tout est présent pour que l’on termine notre saga sur un feu d’artifice d’émotions. C’est une explosion de surprises qui permet une lecture fluide, attrayante et captivante. Bravo à l’auteure pour ce florilège de péripéties. Ce que j’apprécie aussi beaucoup dans cette saga, c’est le détail : les décors, les descriptions, le cadre : tout est pensé, réfléchi et mis en place pour que l’on puisse se projeter dans l’univers sans aucun problème.

L’historique se mêle avec brio au fantastique. Une touche de romance, de mystère et de trahison vient se greffer à cette intrigue ô combien savoureuse. Il m’est plutôt difficile de parler de l’intrigue sans vous dévoiler une partie. Il y a de multiples intrigues. On a un pied dans l’ancien et dans le nouveau : on se retrouve avec des personnages que l’on connait et que l’on prend plaisir à retrouver et d’autres que l’on prend plaisir à découvrir. J’ai aimé, tout au long de la saga, cette notion de rappel des ancêtres. J’aime le fait qu’ils soient encore là sans forcément être tout le temps présents. Belle et riche idée que notre amie JC a eu là !

J’ai trouvé que les chapitres bonus étaient drôles et bien pensés. J’ai ri, j’ai souri et mon cœur a fondu lorsque j’ai aperçu le mot « fin ».

Cette saga sera probablement une saga que je relirai avec grand plaisir dans quelque temps. Ayant tous les tomes en main, je vais pouvoir me faire plaisir et repartir au début de toute cette épopée familiale que j’ai tant apprécié.

Aujourd’hui, il m’est difficile de mettre des mots sur ce que je peux ressentir. JC a été l’une des premières auteures à me faire confiance. Elle a été prévenante, gentille et tellement amicale. Je n’oublierai jamais ses mots de réconfort, merci beaucoup. Sa plume est exceptionnelle : pleine d’émotions, de fluidité et de dynamisme. Les décors sont somptueux, le voyage entre France et Angleterre est encore savoureux. Les personnages sont forts, riches en détails et les psychologies détaillées. Mention spéciale pour Auriane qui a failli passer par la fenêtre à plusieurs reprises.

Réel page turner, ce tome 5 est l’apothéose de la saga, la cerise sur le gâteau, le point final qu’il fallait. Bravo JC !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La palette d’émotions véhiculées dans cette saga familiale. Foncez !
  • Les personnages que j’ai appréciés découvrir et retrouver pour certains
  • La plume de l’auteure que j’adore

02 raisons de plus de lire cette saga :

  • Le voyage entre France et Angleterre, ainsi que la riche documentation qui fait briller de justesse cette saga
  • L’auteure est EXCEPTIONNELLE.

« À votre tour, regardez vers le ciel, mais n’oubliez jamais : seuls ceux qui veulent y croire peuvent tout apercevoir. »

5

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Nos vagues à l’âme de Julie Thomières

nos_vagues_a_l_ame-1424910-264-432Résumé : Une nuit. Une simple nuit a tout changé. D’amis, Michigan et Jade sont devenus amants, et leur relation a éclaté. Jade ne pouvant assumer cette attirance irrépressible, fuit sans un mot. Un an après, la blessure de Michigan est encore à vif, et c’est d’un mauvais œil qu’il voit le retour de Jade. Ce dernier revient pour coacher l’équipe de natation handisport de Chicago. Michigan est bien décidé à ne pas le laisser entrer dans sa vie. Ils ne partageront que le sport, rien de plus. Hors de question de souffrir à nouveau. Les retrouvailles sont houleuses, la distance qui les sépare paraît infranchissable, mais les braises de leur passion brûlent toujours. Un second souffle est-il possible pour ressusciter la flamme ? Spin off du roman « Entre les vagues« .

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Alter Real pour l’envoi de ce roman. Je suis ravie d’avoir pu me plonger dans le spin off du roman entre les vagues de Julie Thomières que j’avais particulièrement apprécié.

On fait de nouveau un plongeon dans l’univers du handisport avec de nouveaux personnages. C’est une romance M/M (je le précise tout de suite pour les lecteurs et lectrices frileux(ses) avec cette sous-catégorie de la romance. Je suis vraiment heureuse d’avoir lu ce roman. On fait donc la rencontre de Michigan et Jade qui sont deux jeunes hommes qui sont devenus amants. Malheureusement, la relation n’a pas su résister au choc de la fuite de Jade. Michigan doit avaler cette histoire, accepter l’échec de cette relation et aller de l’avant. Il est évident que la thématique de la rupture est mise en place ici. Néanmoins, aller de l’avant et essayer d’oublier une personne est une chose beaucoup plus facile à faire lorsque la personne n’est plus là.

Tout va se bousculer pour Michigan lorsque Jade revient pour coacher l’équipe de natation. Jade va de nouveau bouleverser l’existence de Michigan qui a gardé une rancœur absolue envers Jade (ce que je peux aisément comprendre).

Ce que j’ai le plus apprécié dans cette lecture, c’est le panel de personnage qui est très intéressant. Je trouve que la dimension psychologique est très bien amenée et travaillée. Les personnages sont forts, construits et la psychologie est détaillée. Cela amène beaucoup de profondeur. J’ai aimé le fait qu’ils ne soient pas traités comme des gens parfaits : ils sont humains avec leurs qualités et leurs défauts.

Les thématiques abordées ne sont pas évidentes mais sont très bien traitées. En effet, j’ai apprécié trouver la thématique lié à Jade. Je n’en dirai pas plus pour ne pas vous spoiler l’intrigue mais j’ai aimé cela ainsi que le compte à rebours qui met un peu de suspense dans ce roman. J’ai trouvé ces deux idées remarquables. C’est aussi avec bonheur que j’ai retrouvé Lison et Tristan.

La seule chose que j’ai, finalement, à reprocher à ce roman, c’est le léger manque d’équilibre entre les personnages. Si le côté de Michigan est très développé, j’ai trouvé que l’on restait dans le flou par rapport à Jade. En effet, même si l’effet de surprise et l’intrigue autour de ce personnage peut expliquer ces contours un peu flous, je suis un peu restée sur ma faim par rapport à cela.

La plume de Julie Thomières est toujours aussi belle, fine et délicate. Je trouve qu’elle a une plume d’une rare élégance qui nous embarque dans l’intrigue très facilement et rapidement. C’est une histoire d’amour compliquée que nous propose Julie Thomières. En effet, j’ai trouvé que l’histoire était crédible et proposait une réelle réflexion. J’aime beaucoup les romances qui ne restent pas en surface et proposent une réflexion immersive. C’est très intéressant et cela m’a permis de changer un peu de registre. La thématique du handisport m’a aussi plu. J’aurais aimé en savoir un peu plus.

En définitive, l’auteure a su me toucher une nouvelle fois avec cette romance forte et très belle. La profondeur des personnages m’a beaucoup plus bien que j’ai senti un léger déséquilibre entre les personnages de Michigan et de Jade. La plume de l’auteure est magnifique et pleine d’émotions. Ce spin off peut se lire indépendamment du roman entre les vagues mais je vous conseille quand même de lire les deux romans.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le plaisir de retrouver l’univers de Julie Thomières
  • La plume de l’auteure ♥♥♥
  • Le panel de personnages très bien travaillé.

4

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Le cloître des vanités de Manon Segur

xcover-7346Résumé : 1231, Occitanie… Cela fait plus de mille ans que le cloître des vanités attire des âmes gangrenées par le désir et le désespoir. Sernin le bâtisseur, démon à la fois cruel et raffiné, règne en maître dans cette cour ensorcelée. Il a façonné Albeyrac, la fière cité Languedocienne entourant son piège et goûte à présent une retraite bien méritée mêlée de torture, de meurtres et de dégustation de souvenirs volés…Hélas, l’arrivée d’un groupe de prêcheurs Albigeois va tout changer à proximité de son garde-manger. Les Parfaits et Parfaites de la secte cathare risquent de lui saccager son arme favorite par leur foi. Les pouvoirs du démon s’affaiblissent à leur approche, l’empêchant de se débarrasser d’eux par voie directe. Pour ne rien arranger, une des croyantes commence à attirer son attention d’une manière encore inédite, étrangement douloureuse…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Crin de chimère éditions pour l’envoi de ce roman en service presse. J’ai vraiment été attirée par cette magnifique couverture. Chez Crin de Chimère, je fais plein de découvertes qui me permettent de sortir de ma zone de confort. Des fois c’est top, des fois, la lecture est un peu en dents de scie. Ici, la lecture a été plutôt bonne même si elle n’est pas un coup de cœur.

Notre personnage principal est un personnage atypique : en effet, l’anti héros par excellence. Sernin le bâtisseur est un démon. L’atmosphère gothique est très fine et délicate, elle fait de son personnage principal un démon froid, cruel mais raffiné et délicat.

Ce que j’ai le plus apprécié dans ce roman, c’est l’ambiance qui émane des pages. Je ne suis pas forcément d’accord avec la cruauté d’un démon mais avouez qu’un démon sympathique et agréable, on n’en croise pas très souvent ! Le démon reste fidèle à son caractère et à ce qu’il est. Néanmoins, la torpeur et la lassitude de Sernin vont être mises à rude épreuves lorsqu’il va rencontrer certains de nos personnages.

La difficulté de la chronique résulte dans le fait que je ne peux pas trop vous parler de l’intrigue sans trop en dire. Le côté psychologique est vraiment mis en avant et tellement travaillé ! J’ai vraiment apprécié l’aspect du roman. Le cloître des vanités est le lieu de Sernin. Le terme « cloître » est assez péjoratif et fait peur, on pense tout de suite à la noirceur, à l’angoisse et c’est exactement ce que l’on ressent à la lecture de ce roman. Plus les pages passent, plus l’ambiance s’assombrit. Le cloître des vanités fait référence à la vanité de l’homme. Depuis des siècles et des siècles, l’homme est vaniteux. J’ai trouvé très intelligent de la part de l’auteure d’utiliser les vanités de l’homme pour le piéger.

Ce roman historique est très équilibré est permet d’avoir une vision d’une période historique que je ne connaissais pas. 13ème siècle, Occitanie, les prêcheurs albigeois et la cathédrale Saint Joseph vont être les éléments qui vont faire basculer Sernin et lui proposer une vision de la vie différente de ce qu’il a pu vivre jusqu’à présent.

La manière dont l’auteure traite des thématiques choisies est vraiment intéressante et agréable. Je trouve ce roman très psychologique et je trouve que c’est la force de ce roman. Au-delà de l’équilibre entre la réalité et la fiction, entre l’historique et le fantastique.

Le panel de personnages est très intéressant et il permet d’avoir une panoplie de personnages et de psychologies très intéressantes. Certains personnages m’ont plu, d’autres un peu moins. J’avoue que j’ai apprécié Hermine malgré des débuts un peu compliqués (j’ai eu un peu de mal avec son caractère). Contre toute attente, le personnage de Sernin m’a plu : pas dans sa totalité parce que sa cruauté et sa violence m’ont fait froid dans le dos mais j’ai apprécié l’évolution du personnage et la perception de la vie. Les autres personnages sont aussi remarquables. Les psychologies sont tellement différentes qu’elles apportent toutes une touche à l’intrigue et cela est très agréable.

Au-delà de l’atmosphère gothique que j’ai grandement appréciée et du panel de personnages que j’ai apprécié dans sa globalité, j’ai beaucoup apprécié la plume de l’auteure que j’espère retrouver dans un autre roman rapidement. Même si cette histoire n’est pas un coup de cœur, elle reste forte en émotions et en sentiments. A travers ses mots, l’auteure nous parle des vices de l’âme humaine et des faiblesses des hommes. C’est intelligent et très agréable à lire.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Des décors vraiment incroyablement beaux et riches
  • Un panel de personnages intéressant. Ces derniers sont travaillés en profondeur.
  • La plume de l’auteure que j’ai grandement appréciée.

4

21

Anergique de Célia Flaux

81FeYCrO8YLRésumé : Angleterre XIXe siècle. Lady Liliana Mayfair est une garde royale, mais aussi une lyne capable de manipuler la magie. Elle et son compagnon Clement partent en Inde sur les traces d’une voleuse d’énergie. Leur unique piste : Amiya, la seule victime à avoir survécu à la tueuse. De Surat à Londres, la traque commence. Mais qui sont véritablement les proies ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Actu SF pour l’envoi de ce roman qui est une très belle découverte ! Quelle couverture! Quelle beauté!!! J’ai beaucoup apprécié le résumé. L’Angleterre et le 19ème siècle ? Le tout mélangé à une dose de magie et de fantastique ? Il ne m’en a pas fallu plus pour me lancer dans cette lecture !

On fait la rencontre de Lady Liliana Mayfair : c’est une garde royale. A contre-courant de sa famille, elle refuse le rang social et le statut que son père essaye de lui assigner : celui d’unenotable  anglaise faisant partie de la haute société. Liliana va devenir une garde royale (travailler pour la Reine) et faire sa vie avec Clément, un jeune homme qui ne partage pas la noblesse de sa compagne. De plus Liliana se refuse à sa nature de lyne.

Clément va recevoir des nouvelles inquiétantes de son ami Amiya. Colonie Anglaise, l’Inde est alors étroitement liée à l’Angleterre. Sans hésitation, Clément et Liliana vont aller porter secours à Amiya hanté par une lyne violeuse qui a failli lui ôter la vie en plus pompant toute son énergie.

Dans ce roman, il y a deux classes sociales : les lynes et les dénas. Les lynes sont capables d’utiliser la magie mais ne peuvent pas la produire tandis que les dénas produisent de la magie mais ne peuvent pas l’utiliser. Ainsi, une relation de dépendance lie les gens. Si au départ, je pensais que cela allait se dessiner comme une situation d’esclavage, j’ai eu peur de ne pas apprécier. Célia Flaux nous propose une intrigue vraiment exceptionnelle qui va échapper à tous les stéréotypes auxquels je m’attendais.

Ce roman est une très belle surprise : la construction narrative est assez intéressante ici. On se retrouve avec le point de vue de différents personnages. Cela nous permet d’avoir le point de vue de Liliana mais aussi celui d’Amiya. J’ai trouvé cela très agréable : on a le point de vue d’un déna et d’une lyne, d’un homme qui vit en Inde et d’une jeune anglaise. Un personnage au service des autres et un personnage au service de la reine qui est socialement différente de l’autre personnage. C’est vraiment une idée intelligente qui permet d’avoir une vue d’ensemble sur la société en général.

Le passé d’Amiya est vraiment très intense à découvrir. Amiya est un personnage qui essaye de vivre malgré la peur viscérale qui lui ronge la vie. Lorsqu’il était enfant, il s’est fait violer par une lyne mal intentionnée. Amiya est le seul survivant de cette lyne. Grâce à une chance inouie, elle n’a pas pu finir son travail et a laissé un peu d’énergie dans le corps d’Amiya. Depuis, il n’est plus que l’ombre de lui-même. Il a peur tous les jours et essaye de vivre malgré ces cauchemars qui lui pourrissent la vie.

La traque de cette lyne par Liliana, Clément et Amiya va les emmener de Surat à Londres au 19ème siècle. C’est vraiment très intéressant et captivant. J’ai apprécié la description des décors qui m’ont fait voyager dès les premières pages. J’ai adoré les trois personnages dont je vous ai parlés. J’ai aussi beaucoup beaucoup beaucoup apprécié la plume de l’auteure que j’ai trouvé dynamique, fluide et vraiment pleine de belles surprises. Elle a su me toucher, m’émouvoir mais aussi me prendre par la main pour partir à l’aventure. J’aime ce genre de plume tout terrain qui sait s’y prendre pour captiver le lecteur très rapidement.

Il y a un équilibre entre l’action et le reste de l’intrigue. Il y a aussi un équilibre entre les personnages qui ne se tirent pas vers le bas mais qui apportent tous quelque chose à l’intrigue. C’est vraiment très intéressant. Le traitement des thématiques est vraiment intelligent et très agréable. Le mélange entre l’historique et le fantastique est aussi très agréable et nous propose une intrigue originale et vraiment formidable.

03 bonnes raisons de lire ce roman :
  • Le dépaysement total que j’ai adoré !
  • L’originalité de l’intrigue et la construction d’un monde formidable
  • La plume de l’auteure que j’ai beaucoup appréciée

4.5

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Hide out de Lily Arnould

Résumé : Les apparences sont parfois trompeuses… Ville de Charlotte en Caroline du Nord. April, jeune femme réservée, mène une vie paisible, auprès de sa mère et de son frère. Un travail qu’elle aime dans une petite librairie, des amis qu’elle adore ; tout semble parfait. En apparence… Ézéchiel, 28 ans, est une star déchue du football américain. Sa vie est aux antipodes de celle d’April ! Drogue, sexe, alcool… tout est bon pour tenter d’oublier ses problèmes. Et pourtant ! Ces deux âmes perdues, ces deux passés cabossés, ces deux vies que tout oppose vont entrer en collision ! Les masques tombent, des points communs apparaissent, deux secrets inavouables se côtoient. April et Ézéchiel seront-ils capables de tout se dire ? De tout s’avouer ? De tout se pardonner ? Passionnée de lecture, Lily Arnould ouvre en 2015 son blog de chroniques littéraires : Histoires de plumes. Elle se lance ensuite à son tour dans l’aventure de l’écriture et publie ses premiers textes sur Wattpad. Eternelle rêveuse et romantique dans l’âme, elle espère offir à ses lecteurs des histoires qui les font vibrer. Ainsi naît Hide out, son premier roman, qui connaît le succès avec plus de 320 000 vues sur la plateforme.

~ Service presse ~

Je remercie les éditions de l’opportun pour l’envoi de ce roman ô combien surprenant.

En toute franchise, j’ai décidé de lire Hide out parce que j’avais besoin de quelque chose de différent. Ces derniers temps, je me plonge souvent dans les mêmes romans et j’avais besoin d’une impulsion pour me faire sortir de cette boucle.

Avec Hide Out, je m’attendais à une romance moderne du genre « New Adult ». Même si bien évidemment nous retrouvons les codes de NA, je me suis retrouvée avec un roman ultra complémentaire et vraiment très bien pensé.

On fait la rencontre d’April, une jeune femme qui a un passé assez compliqué et parsemé de blessures que le temps ne parvient pas à guérir. April tient une librairie et essaye de vivre malgré tout. Elle parvient à trouver un équilibre entre son travail et ses amis qui sont devenus un de ses piliers. On fait aussi la rencontre d’Ezéchiel : un jeune homme de 28 ans qui est aux antipodes d’April : entre drogues et violences, Ezéchiel n’est fidèle qu’à lui-même : les femmes sont des jouets, la vie est une saleté et il ne fait que ce qu’il veut. Dans les problèmes jusqu’au cou, Ezéchiel est un jeune homme imbu de lui-même. Vous vous doutez que ma rencontre avec Ezéchiel n’a pas été de tout repos. Je vais être claire : c’est un personnage que je n’ai pas apprécié.

J’ai trouvé qu’April venait vraiment équilibrer ce duo. Il est évident que les personnages ont des caractères vraiment travaillés et pointus mais je n’ai juste pas su apprécier Ezéchiel. Ce sont des choses qui arrivent : j’ai aimé son parcours, l’évolution de ce personnage qui n’a pas su toujours prendre les bonnes décisions. C’est juste que l’on n’a pas su s’entendre. En revanche, j’ai apprécié April et son passé. C’est une jeune femme fragile et délicate, elle est intelligente et ne manque pas de courage. Elle est vraiment, selon moi, la force de ce roman. Le personnage d’April nous permet d’avoir une femme forte et sensée à la tête de ce roman, cela fait plaisir à lire !

Là où l’auteure a fait fort, c’est dans le choix de ses thématiques : j’ai aimé que l’auteure nous propose une romance originale dans les péripéties qu’elle offre. C’est pensé, réfléchi et pour la première fois depuis bien longtemps, je me suis autant accrochée au panel de personnages qu’à l’intrigue. J’ai trouvé que le tout était harmonieux malgré le fait que je sois passée à côté d’un des personnages principaux.

Clairement, ce roman est une belle découverte et je suis heureuse de l’avoir lu. J’ai découvert une plume très agréable et dynamique. J’ai aussi apprécié l’idée de l’auteure d’insuffler quelque chose de neuf dans le genre de la romance. C’est vraiment très intéressant.

En définitive, c’est donc une intrigue sans faille que j’applaudis ici. Malgré le fait que le personnage d’Ezéchiel ne m’a pas plu, j’ai trouvé que la plume de l’auteure et ses idées sont remarquables et permettent de lire ce roman d’une traite et rapidement. On a envie de connaitre la suite dès le départ de la lecture. Bravo à l’auteure pour ce roman très sympathique.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le personnage d’April
  • La plume de l’auteure
  • Les thématiques mises en avant dans ce roman.

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Armance de Morgane Pinon

armance-1372225-264-432Résumé : Florian vient d’hériter de la fortune de sa tante Marie. Sur un coup de tête, il décide de tout abandonner derrière lui pour fuir la vie parisienne, au profit d’un manoir de l’époque victorienne. Il souhaite restaurer la demeure pour lui redonner sa grandeur d’antan et proposer à ses clients des chambres d’hôtes garantissant un voyage dans le temps réussi. Après quelques mois, les travaux avancent bien jusqu’au jour où l’État impose un confinement pour limiter la propagation d’un virus sur le pays. Florian se retrouve désormais seul dans cette grande bâtisse et bien incapable de finir le chantier en cours par ses propres moyens. Tout à fait par hasard, il accède à une pièce secrète dissimulée derrière un miroir. Le jeune homme y trouve plusieurs objets qui n’ont pas vu le jour depuis plus de 150 ans. Parmi ces vieilleries se trouve un journal intime rédigé par Armance de Bellieu. Pour occuper son temps, Florian se prend au jeu de découvrir quels secrets pouvait bien cacher cette jeune femme du passé…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Morgane Pinon pour son envoi. J’ai été comme attirée par ce roman. J’ai vu la couverture, j’ai lu le résumé : il me le fallait ! Morgane a su apaiser ma rage très rapidement et je l’en remercie pour ça. Il y a des romans comme ça où l’on est certain d’apprécier l’histoire : Armance en est une parfaite illustration. J’ai adoré ce roman, c’est un véritable coup de cœur.

La seule question que je me pose reste celle-ci : peut-on vraiment parler de romance historique ? Pour moi, non. Effectivement, on retrouve une partie de l’intrigue qui se déroule 150 ans plus tôt mais une bonne partie de l’intrigue se déroule de nos jours. Du coup, je n’ai pas envie de vous « induire en erreur » : cette romance va se diviser en deux époques : celle dans laquelle nous évoluons et le 19ème siècle.

On fait la connaissance de Florian, un jeune homme qui, grâce à l’héritage de sa tante Marie, décide d’acheter un manoir en Bretagne. Somptueux manoir victorien, il réserve beaucoup de secrets à son propriétaire. Lors des rénovations, Florian va rencontrer quelques problèmes : le gros méchant confinement. Tout va être à l’arrêt et Florian va se retrouver seul dans cette vaste demeure.

Je sais, vous êtes étonnés de lire que j’ai lu un roman qui parle du confinement. Vous savez certainement que je suis complètement réfractaire à tout cela. Comme d’habitude, je n’ai pas lu le résumé dans sa totalité, donc cette partie de l’intrigue m’était inconnue, de plus, j’avoue que j’ai été très surprise de la manière dont l’auteure utilise ce confinement : on n’en parle pas plus que cela, c’est vraiment un contexte. Le confinement sert à planter le décor et à expliquer pourquoi Florian erre seul dans les pièces du manoir. C’est grâce à ces périodes d’errance qu’il va trouver la pièce secrète dans laquelle se trouvent les journaux intimes d’Armance.

J’ai trouvé la symbolique du miroir assez agréable et poétique : on traverse le miroir pour connaitre le passé. Ce miroir qui va renvoyer le reflet du passé et qui va permettre de révéler les cicatrices de la vie d’une femme blessée. Ainsi, grâce à cette pièce secrète, Florian va plonger dans le passé de la famille Bellieu.

Parallèlement, à travers la lecture de Florian, nous allons faire la rencontre d’Armance. Nous allons la suivre de sa tendre enfance jusqu’à la fin de sa vie. Nous allons vivre avec elle les deuils qui vont jalonner sa vie, son histoire d’amour, son évolution dans la vie : de la jeune fille à la jeune femme puis à l’épouse.

J’ai vraiment trouvé les deux périodes de cette intrigue équilibrées : on passe autant de temps avec Florian qu’avec Armance. J’ai trouvé que l’intrigue était vraiment forte et porteuse de beaucoup de belles choses. J’ai beaucoup apprécié le personnage de Florian qui, sous ses apparences d’homme voulant avancer seul dans la vie, il a un cœur énorme. J’ai aimé sa combativité, sa curiosité et ses valeurs. Armance est aussi un personnage que j’ai beaucoup apprécié pour son courage, son intelligence mais aussi son dévouement. J’ai aussi apprécié les personnages de Moïra et de Sarah qui incarnent l’avenir et le passé. Le panel de personnages est riche et très bien travaillé. Il rend l’intrigue vraiment crédible et permet de dynamiser le tout avec des caractères différents.

La plume de Morgane Pinon est délicate et pleine de générosité. On passe vraiment un excellent moment en compagnie de ces deux personnages, de ces deux époques qui sont réunies par l’envie de vivre et de comprendre les choses. J’ai aimé la palette d’émotions proposée par l’auteure, j’ai aimé la plume, j’ai aimé les personnages. Bref, j’ai tout apprécié. L’auteure a su combler mon cœur de lectrice en frappant dans le mille avec ce roman qui me fait revoir un peu ma copie sur la thématique du confinement dans mes lectures.

Je vous conseille ce roman sans hésitation et sans modération. Bravo à l’auteure pour ce roman que j’ai adoré et qui restera en mémoire un très long moment : peut être qu’on retrouvera mes carnets de lecture dans 150 ans et que l’on comprendra à quel point ce roman m’a touchée.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Les décors que j’ai vraiment adorés.
  • Les personnages d’Armance et de Florian
  • La plume de l’auteure

5

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Toi et moi contre le reste du monde de Célia Haden

130766941_381614619732394_8329933297857993865_oRésumé : Ben et Inès ne sont que des adolescents lorsque leur relation prend brutalement fin, sans aucune explication. Lorsque Ben réapparaît des années plus tard, Inès a tenté de se relever, entourée de sa meilleure amie et ses amis, mais sans réellement parvenir à l’oublier. Le pouvoir de son regard captivant et la sensation de sa peau contre la sienne sont toujours ancrés dans sa tête et dans son cœur. Bien que son corps semble prêt à l’accueillir à nouveau, Inès ne peut lutter contre les doutes qui l’assaillent. Inès ne sait plus qui elle est, ce qu’elle souhaite et où est sa place dans cette nouvelle relation. Quel avenir peuvent-ils prétendre après tant de non-dits ? Et si la solution était de s’éloigner à nouveau de lui, pour apprendre à s’aimer elle-même ? Si s’aimer et se pardonner elle, pour l’aimer lui, était un mal nécessaire pour que leur amour puisse survivre ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions MEC pour l’envoi de ce roman en service presse. Roman qui me tentait pour son résumé, j’avoue que j’ai bien apprécié cette lecture. Elle n’est pas un coup de cœur mais cela reste une lecture très agréable.

On fait la rencontre d’Inès et de Ben. Ce sont deux personnages attachants qui nous permettent de nous immerger dans une histoire assez sympathique à découvrir. Inès et Ben ont été ensembles durant leur adolescence. Ils se sont quittés de la pire des manières qu’ils soient : sans aucune explication. La trahison, la colère et l’incompréhension habitent Inès qui ne comprend pas l’attitude de Ben. Quelques années plus tard, Ben revient à la surface et Inès va devoir gérer ce retour qui va de nouveau bouleverser sa vie.

L’intrigue est simple et efficace. J’ai beaucoup apprécié les personnages d’Inès et de Ben. Je les ai trouvés vrais et crédibles. Cette histoire est vraiment belle et terriblement humaine. C’est ce qui m’a le plus plu. En effet, j’ai trouvé que la reconstruction d’Inès était vraiment belle et terriblement vraie. En partant comme Ben l’a fait, il a complètement explosé cette jeune femme : elle manque de confiance en elle et ne sait plus faire autrement que de se méfier des gens.

L’amour est un sentiment très fort : il peut construire une vie mais aussi la démolir en quelques instants. J’ai apprécié comme l’auteure appréhendait cette thématique : elle ne montre pas que les bons côtés d’une relation amoureuse. J’ai aussi aimé la manière dont l’auteure mettait l’amitié en avant grâce aux amis d’Inès.

Inès et Ben sont des personnages vraiment intéressants : en effet, en un éclair, un regard et tout le monde autour d’eux s’arrêtent de tourner. Inès ne compte pas s’en arrêter là. Ces deux protagonistes représentent une histoire d’amour dans tout ce qu’il y a de plus pur mais aussi de plus compliqué. L’amour n’est pas simple, l’histoire d’Inès et de Ben non plus. Quand le passé ressurgit, le présent se complique et l’intrigue prend une tournure que j’ai appréciée.

Même si j’ai trouvé que l’idée de base n’était pas forcément originale, j’ai vraiment trouvé que l’auteure avait de belles idées : c’est une très belle histoire riche en émotions. Les personnages sont la réelle force de ce roman ainsi que la plume que j’ai trouvée très sympathique. J’ai trouvé le côté psychologique très bien amené. Il apporte une véritable force au roman.

La plume de l’auteure est très agréable comme je le dis ci-dessus. Elle est très belle, forte et dynamique. Le roman ne souffre pas de longueurs. La plume nous propose une immersion totale dans l’histoire d’amour de Ben et d’Inès.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une histoire d’amour crédible et très humaine.
  • Un panel de personnages vraiment très intéressant
  • La plume de l’auteure qui est accessible et au service des émotions

4

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Bilan mars 2021

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Salut tout le monde ! On se retrouve (tardivement) pour le bilan de mars 2021. J’ai fait de belles découvertes mais je me suis aussi un peu cassé la figure lol.
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Bilan Livresque
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Services presse et Comités

J’ai eu la chance de me plonger dans un roman pour un comité de lecture aussi. Nous somme donc à 15 lectures/écoutes pour le mois de mars. Je suis heureuse d’avoir pu reprendre un rythme convenable.
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Les 03 meilleures lectures du mois…
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J’attendais plus de… 
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Je vous embrasse bien fort, on se retrouve dans deux semaines pour le bilan d’avril
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L’appel des éléments – Tome 03 : le déferlement de Stéphane Melin

couv32417077Résumé : Les masques tombent et l’échiquier est enfin révélé. Brisés et divisés, les Élus voient leurs chances de réussite s’amenuiser face aux divinités qui se sont jouées d’eux. Pourtant, forts de leurs nouvelles alliances, ils trouveront le courage de poursuivre le combat, même s’ils devront pour cela franchir le seuil de la mort. Que devront-ils encore sacrifier pour rentrer chez eux et profiter d’une paix éternelle?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Stéphane Melin pour l’envoi de ce roman en service presse. Ayant eu les deux premiers tomes de la saga, je ne me voyais pas refuser l’appel du troisième tome. C’est vraiment une saga entrainante qui n’a pas fini de me surprendre du début du premier tome à la fin du troisième.

J’ai beaucoup apprécié la manière dont le troisième tome commence vraiment lorsque le deuxième tome s’arrête, on est directement plongé dans le feu de l’action et j’ai trouvé ça vraiment sympathique ! C’est dynamique et agréable à lire. Même si cette idée de tout de suite replonger dans l’univers sans faire de chichi est sympathique pour le lecteur, ça l’est un peu moins pour nos personnages qui se retrouvent dans une situation assez périlleuse voire même assez désagréable. Très rapidement, c’est dans une ambiance de violence et de rage que nous retrouvons. Nos protagonistes se retrouvent face à une désillusion totale : comment faire pour ne pas se laisser abattre face à des événements aussi cruels ? Comment croire qu’il est possible de gagner contre le Chaos désormais ? Tant de sacrifices pour ne pas savoir si tout cela va être possible.

Clairement, on reste sur la même impression que les deux premiers tomes. C’est bon, vraiment bon. On sent que Stéphane Melin a voulu de la précision. Les personnages sont bien construits. Psychologiquement, on se retrouve avec un panel de personnages très réussi. En effet, l’auteur prend le parti de proposer des situations difficiles à supporter et à encaisser. On est en pleine guerre, cela ne fait que commencer. Qui dit guerre dit violence, mort, horreur. C’est assez compliqué de vous parler du panel de personnages : on en retrouve certains que l’on a rencontrés dans les deux premiers tomes. En toute honnêteté, il y a eu beaucoup de bouleversements mais ils restent le point fort de la saga de Stéphane Melin. On se sent bien près d’eux et on vit vraiment l’histoire avec eux. Je trouve que ce tome trois est le plus psychologique de la saga. On va vraiment vivre et subir toute cette violence avec eux.

Ce troisième et dernier tome va nous mettre de sacrés coups, j’ai mis un peu de temps pour avancer : j’avais envie de savoir la fin mais j’avais aussi peur de la connaitre. C’était vraiment particulier comme lecture pour moi. Je suis heureuse d’avoir été jusqu’au bout de la saga de Stéphane Melin mais le tome deux m’a vraiment laissée sur les fesses. J’ai eu un peu de mal à aller jusqu’au bout tant j’avais peur de m’attacher aux personnages.

Stéphane Melin a une très belle plume : ce que j’ai le plus apprécié, c’est le fait que la plume nous propose des exercices compliqués : l’action est ultra présente, on est toujours dans une dynamique assez folle mais on a aussi les émotions qui sont là et exacerbées par l’environnement et la fragilité des personnages. On est dans un troisième roman qui s’ouvre sur de la colère et du désespoir. La colère fait faire n’importe quoi lorsqu’elle est aveuglante.

Stéphane Melin a su, avec brio, mélanger les émotions à l’action. On est dans une spirale d’événements et notre cœur chavire entre toutes les émotions que l’on découvre au travers des pages. Le monde créé est juste sublime et j’ai beaucoup apprécié les décors et les descriptions proposés par l’auteur.

C’est le tome le plus humain et le plus crédible. Stéphane Melin signe son meilleur tome et nous permet de finir notre lecture en apothéose. Merci pour sa confiance.

03 bonnes raisons de lire cette saga :

  • Un panel de personnages riche et très intéressant.
  • Une plume excellente au service de l’action et des émotions
  • Un monde riche et très intéressant

4

16

Les Erainn Tome 02 – Le souffle d’infinité de Thalie Perrot

71KlDf-Nq9LRésumé : Sean Erainn est de retour à Saint-Malo. Trois ans après le mariage de son frère Rory avec Cordélia de Montrésor, il vient rencontrer son neveu. C’est dans la demeure de son aîné que Sean fait la connaissance de Madeline Kerradec, une jeune femme très belle, mais auréolée de mystère qui a, de surcroît, un passé trouble. Pourtant, il se sent irrésistiblement attiré par elle. Décidé plus que jamais à découvrir qui se cache derrière la carapace de la jeune femme, il est loin d’imaginer dans quelles aventures il va être entraîné.Leur attirance saura-t-elle survivre aux embûches que le destin s’acharne à mettre sur leur chemin ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement M.E.C Editions pour l’envoi de ce roman. Il me tardait de vous parler de ce roman. Si vous vous souvenez bien, j’avais eu un réel coup de cœur pour l’univers de Thalie Perrot à travers son premier tome « Attractif enchantement » qui proposait de découvrir la famille Erainn à travers Rory et la famille de Montrésor à travers le personnage de Cordélia. J’avais beaucoup apprécié ma découverte et la manière dont Thalie Perrot avait, avec brio, mélangé le folklore irlandais à la romance historique.

Le tome 02 de la saga Erainn permet de mettre en lumière Sean, le frère de Rory. Sean est un personnage que j’ai beaucoup apprécié tant il dégage les qualités que j’aime trouver chez mes personnages principaux masculins : l’écoute, la gentillesse, l’abnégation aussi. Sean a tendance à vouloir chercher le meilleur en chacun des êtres qu’il rencontre. Il a tendance à voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide. J’aime cela. Sean n’en est pas pour autant mièvre et naïf. Il sait que le monde n’est pas rose, il sait que la vie n’est pas un long fleuve tranquille mais il préfère être bon qu’être une brute.

Sean va tomber sous le charme de Madeline. La fille Kerradec qui a dû vivre avec une mère absente et un père vivant dans l’ombre du spectre de sa femme qui a été kidnappé. Madeline apparait dans le premier tome ainsi que ses parents. Yves et Gwenaëlle Kerradec sont la parfaite illustration d’un couple amoureux dans lequel l’un ne peut vivre sans l’autre. Madeline est une jeune femme qui a connu les pires atrocités : entraves, violences, horreur, angoisses… Tout cela fait de Madeline une jeune femme à part qui va nous prouver que les apparences sont trompeuses. Elle m’a beaucoup fait penser à Elizabeth Swann : un caractère bien trempé, une envie de savoir les choses et cette absence de crainte lorsqu’il s’agit de braver les convenances de la société pour arriver à ses fins.

Je pourrais aisément comprendre que Sean apparaisse comme le stéréotype de l’homme parfait. Néanmoins, je trouve que Sean est un personnage très bien construit quand on pense à ce que l’auteure a voulu mettre en place. Même si j’ai eu des débuts un peu compliqués avec Madeline, j’ai aussi compris où l’auteure voulait en venir. J’ai accepté cette part d’ombre chez Madeline. Il est assez rare de trouver cette noirceur chez un personnage féminin, cela dénote mais cela fait du bien. Après tout ce qu’elle a vécu, Madeline ne croit plus en rien et encore moins en l’amour. Comment pourrait-il en être autrement ? L’auteure a décidé de nous proposer des personnages atypiques. La situation l’est aussi, pour mon plus grand plaisir !

Madeline et Sean vont fonctionner comme deux personnages aux antipodes : l’un bienveillant et solaire, l’autre plongée dans une noirceur et dans la tristesse. Néanmoins, les opposés s’attirent et vont nous proposer une romance historique d’aventure vraiment palpitante.

L’auteure met vraiment en avant ce jeu d’ombre et de lumière. Si on peut l’apercevoir à travers le duo Sean/Madeline, on va aussi pouvoir le comprendre à travers d’autres relations. Lorsque je vous parlais de « romance historique d’aventure » je voulais souligner le fait que l’auteure va venir mettre un bon coup de pied dans les codes de ce genre qu’est la romance historique. Ici, il n’y a pas de bal, de grands châteaux, de carnets de bals et des premiers émois. Rien de tout ça.

Il y a la thématique du voyage. Ce voyage géographique que l’on va faire, cette balade aussi riche en émotions qu’effrayante sur le bateau des Paoli. C’est aussi un voyage personnel. L’aventure apparaît aussi comme une quête identitaire, un voyage initiatique. Madeline doit en passer par là pour comprendre qui elle est et d’où elle vient.

On va se plonger sans aucune difficulté dans une nouvelle aventure avec notre famille préférée : les Erainn. Ils sont le fil conducteur de cette saga : Thalie Perrot n’en oublie aucun et nous propose de retrouver les personnages du premier tome. Il est vrai qu’elle garde certains codes de ce genre souvent boudé mais ô combien riche. Néanmoins, l’auteure prend le parti de nous proposer quelque chose d’original ! Son œuvre est une œuvre pivot et visionnaire qui va dépoussiérer le genre de la romance historique ! Comment ? Rien de plus simple pour Thalie ! Une bonne dose de piraterie, de caractère bien trempé et de folklore. On retrouve le folklore celtique qui m’avait beaucoup plu dans le premier tome avec la banshee. La famille Erainn est très soudée. Rory et Liam ne vont pas perdre un instant pour porter secours à Sean qui va se retrouver dans une situation assez délicate. Avec Madeline, ils vont apprendre à se comprendre et à se voir sous un jour différent : et si l’ombre et la lumière pouvait cohabiter dans une seule personne ? Et si… Et si… Et si… Tant de questions qui vont trouver des réponses à travers la plume et les mots de Thalie Perrot.

Il y a tant d’émotions et de délicatesse à travers cette plume. La générosité de Thalie se ressent dans le personnage de Sean mais aussi à travers Madeline qui va être là où on ne s’y attend pas. Sur le bateau des frères Paoli, elle va comprendre d’où elle vient, elle va en apprendre plus sur cette mère qui lui manque tant dans sa vie et va apprendre à accepter son passé. Le message que Thalie véhicule est très beau : apprendre à accepter d’où l’on vient pour choisir où l’on va. L’auteure va savoir faire vivre une relation mère/fille entre Gwenaëlle et Madeline alors qu’elle n’a quasiment pas existé. A travers les mots des protagonistes, on va se rendre compte de la générosité de Gwenaëlle et de sa manière de voir les choses : elle est la lumière qui manque à Madeline. Elle est la source de la noirceur de manière indirecte. Son absence marque une noirceur dans son âme. L’ombre et la lumière, cette idée est poétique et mise en place tout au long du roman à travers différentes relations et différents personnages.

Là où l’auteure a choisi de dérouter son lectorat, j’y ai vu du génie. Là où certaines et certains d’entre vous y verront de l’incompréhension, j’y vois un grain de folie et une réelle envie de construire une intrigue sans faille. Là où certaines et certains seront déroutés par l’aventure dans la romance historique, moi j’y vois une bouffée d’air frais dans un genre qui commençait, pour moi, à se répéter. J’ai tellement hâte d’avoir le troisième tome entre les mains.

C’est donc un nouveau coup de cœur pour moi. Avant que quelqu’un ose mettre ça sur le dos de l’amitié qui m’unit à Thalie, je n’ai qu’une chose à vous dire : la complaisance, chez moi, n’existe pas. Il parait que je suis crainte sur la toile, que les auteurs tremblent quand ils savent que je vais les chroniquer : c’est bien comme ça. Je n’ai rien à cacher et encore moins à Thalie. Elle signe un deuxième tome terriblement différent mais ô combien riche. Je la remercie pour sa confiance et son amitié. Thalie, n’ait jamais peur d’écrire, tu as un talent fou.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La plume de Thalie Perrot, toujours aussi formidable, belle et douce. Merci pour ce moment parfait ! J’avais besoin d’avoir un être solaire comme Sean pour changer un peu de la morosité du quotidien
  • Le coup de pied fichu aux codes poussiéreux de la romance historique
  • La thématique filée de l’ombre et la lumière à travers tout le roman. Bravo !

5

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Sur la terre comme au ciel de Christian Signol

9791035403959-001-TRésumé : « Être au plus près de la nature entretient l’espoir et redonne vie.» Dans la campagne berrichonne, Ambroise est garde d’un parc naturel, devenu le paradis des oiseaux. C’est un homme simple et amoureux de la faune, qu’il protège grâce à sa connaissance immémoriale de la nature. Mais Ambroise est accablé par la disparition de son fils, Vincent, parti au Canada dix ans plus tôt. Récit d’une renaissance, ode à la beauté et au mystère du monde, le nouveau roman de Christian Signol convoque des thèmes chers à l’auteur d’une oeuvre qui célèbre la nature et dénonce le danger qui la menace. Sur la terre comme au ciel est l’histoire poignante d’un père et d’un fils séparés par le destin. L’un n’a jamais quitté la terre qui l’a vu naître, cet univers immuable auquel il est viscéralement attaché et dont il connaît les moindres secrets. L’autre, poussé comme un oiseau migrateur vers un ailleurs plein de promesses, est parti au Canada à la découverte des grands espaces et n’a plus donné de nouvelles depuis dix ans. Jusqu’au drame qui, peut-être, les ramènera l’un vers l’autre. Christian Signol a ce talent pour évoquer l’immensité du ciel, les étés flamboyants et les aubes limpides. Des étangs du Touvois aux grands espaces du Nord québécois, ce récit pudique est un hymne au pouvoir consolateur d’une nature

~ Service presse audio ~

Je remercie chaleureusement Hermine et les éditions Audiolib pour cette découverte. Christian Signol est un auteur que je n’ai jamais lu ni écouté. Faisant partie, pour moi, des auteurs que l’on retrouve souvent chez des lecteurs assez âgés, je n’ai jamais osé sauter le pas. Un peu comme Françoise Bourdin ou Janine Boissard (que j’ai pris plaisir à découvrir), j’ai décidé de me laisser porter par la plume de l’auteur histoire de voir si je pouvais être attirée par l’une de ses intrigues. Sur la terre comme au ciel est une très belle histoire entre un père et son fils, entre le ciel et la terre, entre les hommes et la nature. C’est une histoire qui m’a sincèrement touchée.

Ambroise est un vieil homme qui essaye de finir sa vie paisiblement là où il se sent bien : dans son parc naturel dont il est le garde. Il vit toute l’année avec les animaux mais surtout avec les oiseaux qu’il aime par-dessus tout. Seulement, Ambroise n’est pas heureux comme il le devrait. Un mystère persiste dans sa vie : Vincent, son fils, parti au Canada pour vivre de son métier d’ornithologue, ne lui parle plus depuis des années. Pourquoi ? Comment ? Est-il vivant ? Est-il mort ? Tant de question assaillent Ambroise jusqu’à ce que la vérité lui explose en plein visage : Vincent est vivant mais complètement amnésique.

Ambroise va devoir apprendre à vivre avec ce fils différent, comme un bébé à qui il faudrait tout apprendre : manger, boire, dormir. Petit à petit, Ambroise va montrer à Vincent les oiseaux, le parc naturel mais aussi la barque, les vastes étendues, les oiseaux qui viennent quelque temps se reposer avant de repartir pour d’autres continents. Vincent et Ambroise vont de nouveau apprendre à vivre ensemble pour le meilleur mais aussi pour les moments les moins évidents.

Ce que j’ai grandement apprécié dans cette intrigue, c’est le rapport entre Ambroise et la Nature. Il règne un profondLogoAudiolib respect entre ces deux-là. En effet, j’ai beaucoup apprécié la manière dont Ambroise s’approprie le parc, c’est sa maison, son havre de paix. Il en est le gardien sacré et pourrait se sacrifier pour que les oiseaux se sentent ici chez eux. C’est vraiment magnifique. Au-delà de la relation particulière entre Ambroise et la Nature, j’ai aussi grandement apprécié comment Ambroise utilisait cette nature et plus particulièrement les oiseaux pour faire naitre la flamme du souvenir dans les yeux de son fils. Vincent va, petit à petit, se souvenir et nous parler de sa vie au Canada. Ce récit est magnifique et très crédible. J’ai vraiment beaucoup apprécié cette histoire pour toutes les émotions qu’elle nous véhicule.

Sur la terre comme au ciel est une magnifique histoire. Les thématiques sont variées et toutes très bien travaillées : au-delà des oiseaux et de la nature, il y a cette relation père-fils que j’ai trouvé magnifique. Il y a aussi de la romance qui vient bercer l’intrigue et la rendre plus douce. Le parcours de Vincent vers la guérison est beau et fort. Il a des qualités et des faiblesses et cela le rend profondément humain et attachant. Ambroise reste mon personnage préféré tant il est simple, doux et extrêmement généreux.

La plume de Christian Signol est vraiment très agréable. Il y a vraiment une douceur qui se dégage des mots, j’irai même dire que c’est très poétique. Les personnages sont dessinés avec beaucoup de soin. Daniel Nicodème est la personne qui nous lit ce roman. Quelle voix ! Je trouve qu’elle est faite pour ce texte. J’ai trouvé qu’elle était belle, juste et qu’elle collait parfaitement au personnage d’Ambroise qui est notre narrateur. C’est vraiment une très belle histoire.

A titre personnel, j’ai beaucoup pensé à ma grand-mère qui me disait toujours « Lis du Signol ma petite-fille, on passe toujours un bon moment ». Comme d’habitude, elle avait raison ma mamie. J’ai décidé de faire plus de place à cet auteur dans mes étagères en mémoire de ma grand-mère. Elle n’est plus là mais grâce à ce genre de lecture, j’ai l’impression qu’elle lit avec moi. Rien que pour ça, merci.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La relation Ambroise-Vincent qui va nous faire vivre une relation père-fils merveilleuse et parfaitement imparfaite. Ca la rend vraiment très belle
  • La place des oiseaux et de la Nature dans ce roman
  • La plume de Christian Signol et toutes les émotions véhiculées

4.5

14

Une arête dans la gorge de Christophe Royer

CVT_Une-Arete-dans-la-gorge_6100Résumé : Mutée depuis peu à la Criminelle de Lyon, le commandant Nathalie Lesage, mise à l’écart par sa supérieure, va devoir se battre pour trouver sa place… Très vite, une série de meurtres atroces va la plonger dans les entrailles et les arcanes de la Ville des Lumières, lui réservant de bien sombres surprises… Un thriller haletant où vont s’entrechoquer assassinats violents, sociétés secrètes, Histoire et sciences dans un Lyon ésotérique…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Taurnada pour l’envoi de ce roman en service presse.

J’avais apprécié le premier roman de l’auteur mais cela n’avait pas été non plus une lecture complètement faite pour moi. J’ai eu quelques soucis à m’immerger dans l’intrigue qui proposait des thématiques vraiment trop fortes pour moi. J’avais vraiment apprécié le personnage de Nathalie Lesage et j’avais tenu grâce à ce personnage féminin fort.

Lorsque Joël m’a proposée la lecture d’une arête dans la gorge, j’ai eu peur de me lancer. Et si je me retrouvais dans la situation du dernier roman de l’auteur ? Et si je n’aimais pas ? Et si ? Puis… Je me suis lancée, j’ai fait taire toutes ces questions et j’ai donné de nouveau une chance à l’auteur. Qu’est-ce que j’ai bien fait ! J’ai adoré ma lecture !

On retrouve Nathalie Lesage. Elle a complètement arrêté de travailler dans son service à Paris. Après 18 mois d’absence, elle est de retour sur le terrain à Lyon, à La criminelle plus précisément où sa venue n’est pas attendue. On a forcé le passage et ça, Pauline Clément n’apprécie pas. Pour se venger, elle va isoler Nathalie et lui coller un bleu dans les pattes : Cyrille.

Contre toute attente, Cyrille va se trouver être un atout redoutable qui va permettre à Nathalie de pouvoir se créer une ambiance de travail pas si nulle que ça.

Un meurtre d’une extrême violence va être découvert. La criminelle de Lyon est mise sur l’affaire : Nathalie va se jeter corps et âme dans cette enquête : un meurtre, puis deux, puis trois vont se succéder. Tous d’une extrême violence, tous de la même main : un tueur en série sévit et Nathalie va tout faire pour l’arrêter le plus vite possible.

L’intrigue va se diviser en plusieurs chapitres assez courts qui sont très bien rythmés. La plupart des chapitres sont réservés à l’enquête mais on va aussi suivre le tueur. Ici, cela ne m’a pas dérangé puisque l’on ne découvre pas l’identité du tueur grâce à ces chapitres. En effet, c’est l’enquête qui va nous apprendre son nom, son identité et tout ce qui va permettre de l’identifier. Les chapitres qui vont mettre en place le narrateur/tueur vont plutôt servir à comprendre le pourquoi du comment. C’était assez intéressant.

Nathalie va vite comprendre que les victimes sont liées entre elle par une thématique que j’adore retrouver dans mes lectures : la franc maçonnerie. Je n’en dirai pas plus pour ne pas vous gâcher une bonne partie de l’intrigue mais j’ai beaucoup apprécié découvrir un Lyon ésotérique. Grâce à ma meilleure amie qui habite Lyon, j’ai reconnu des noms comme celui de La Croix Rousse. J’ai apprécié déambuler dans la ville qui regorge de secrets. On aperçoit Lyon sous un angle différent et cela m’a énormément plu.

Nathalie va aussi devoir faire un travail personnel : chasser ses démons. Sa dernière enquête la grandement affectée. Elle doit apprendre à avancer et à faire une croix sur sa vie passée à Paris. Elle va retrouver son amie Diane qui travaille avec elle mais Joanne, sa compagne est d’une jalousie maladive, Nathalie a l’impression que son amie n’est plus que l’ombre d’elle-même. Elle va aussi faire la rencontre de Raphaël, un policier qui travaille aux stups et qui va aussi l’aider dans son enquête.

Clairement, ce roman passe à un cheveu du coup de cœur. Pour la simple et bonne raison que j’ai vu clair dans le jeu d’un personnage dès le départ. J’aurais apprécié une dernière cabriole pour me surprendre. Mais cela n’est vraiment pas grave.

J’ai beaucoup apprécié la plume de Christophe Royer ainsi que toutes les recherches qu’il a inclus dans son roman. On sent vraiment tout le travail de recherche et j’ai vraiment apprécié cela. La plume est efficace et fluide : la lecture se fait sans encombre et le récit est vraiment intéressant. Je suis certaine de lire la prochaine enquête de Nathalie Lesage.

03 bonnes raisons de lire ce roman :
  • Une enquête qui va nous plonger au cœur de la ville de Lyon et de ses secrets
  • Le personnage de Nathalie que j’ai apprécié pour sa force de caractère et sa volonté à faire les choses de manière correcte.
  • La plume de l’auteur que j’ai grandement appréciée aussi et toutes les recherches historiques qui sont vraiment poussées. 

4.5

12

Le cas Victor Sommer de Vincent Delareux

xcover-7027Résumé : « Un récit à mi-chemin entre les Évangiles et « Psychose » d’Alfred Hitchcock. Une réussite ! » — Amélie Nothomb

À 33 ans, Victor Sommer mène une vie discrète et monotone qui lui pèse. Secrètement, il aspire à devenir « quelqu’un » aux yeux du monde. Cette ambition est toutefois entravée par sa mère, une vieille infirme autoritaire et possessive qui l’empêche de proprement exister. Mais voilà qu’un jour, cette dernière disparaît sans laisser de traces. Livré à lui-même, son fils va devoir faire face à ce monde qu’il n’a jamais appris à connaître. Une fois l’angoisse de la disparition passée, Victor va s’accommoder de cette indépendance nouvelle et la mettre à profit pour enfin réaliser son fantasme : à l’avenir, il existera davantage que quiconque. À ses risques et périls. Car sa mère, sans doute, n’est pas aussi loin qu’il le pense…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Vincent Delareux pour l’envoi de son roman via SimPlement. J’aimais beaucoup le charme désuet de la couverture, le résumé était assez intéressant. Je n’ai pas beaucoup hésité avant de me lancer dans ma lecture.

En parlant de lecture, cette dernière a été assez rapidement, sur la liseuse, les 450 pages sont passées assez rapidement. Le cas Victor Sommer est un roman qui est sympathique, agréable à lire mais qui n’est malheureusement pas un coup de cœur pour moi. Je vous explique pourquoi tout de suite.

Nous faisons la rencontre de Victor, un homme d’une trentaine d’années qui vit chez sa mère. Sa mère est une personne manipulatrice et très fourbe : elle fait tout pour que son fils n’ait pas besoin de quitter le cocon familial. Maman a besoin de son petit garçon. Clairement : cette relation m’a dérangée. C’est limite incestueux et la mère de Victor m’a glacé le sang. Comment en tant que parent on peut faire passer ses propres envies avant celles de son enfant ? Comment parvient-on à rendre son fils si dépendant à soi-même ? Victor a 33 ans, il n’a jamais travaillé, n’a jamais eu de relation sentimentale, bref, Victor dénote dans le monde dans lequel il vit.

Lorsque Victor va essayer de trouver un travail et d’avoir une relation avec une jolie demoiselle, tout va partir en vrille très rapidement. La mère de Victor va lui faire comprendre que tout ce qui lui arrive est de sa faute et qu’il ne peut que s’en prendre à lui-même : Maman l’avait bien dit de rester à la maison.

Victor consulte toutes les semaines son psychologue. Tous les jeudis, Victor va beaucoup parler de sa mère et de son comportement. Il va aussi évoquer son père qu’il n’a pas connu : il ne vit qu’à travers un souvenir d’une vieille photo qu’il a aperçu étant enfant et à travers un couteau suisse que Victor garde précieusement.

Suite à une dispute, la mère de Victor va disparaître : Victor s’inquiète. Il attend, il a honte, il est rongé par les remords. Où est passée sa mère ? Pourquoi ne lui fait-elle pas de signe, pourquoi ne rentre-t-elle pas à la maison ? On va suivre Victor à travers son histoire personnelle. C’est plutôt sympathique.

La chose qui fait que je n’ai pas eu de coup de cœur pour ce roman c’est la chute que j’ai vu arriver dès la moitié du roman. Dès la disparition, j’ai soulevé l’hypothèse que ce pouvait être ça et je ne me suis malheureusement pas trompée. Le suspense est bien présent mais l’effet de surprise éventé. Dommage.

La plume est entrainante et fluide. L’intrigue est dynamique et ne manque pas d’intérêt. J’ai vraiment trouvé intéressante l’approche psychologique de ce roman. La manière dont l’auteur va mélanger la réalité au subconscient de notre personnage est très intelligente. La création de la relation entre Victor et sa mère est aussi incroyable : c’est malsain et révoltant mais l’auteur la retranscrit très bien à travers ses mots.

En définitive, même si j’ai vu la fin venir à la moitié du roman, je suis contente d’avoir découvert la plume de Vincent Delareux à travers ce roman noir et psychologique. Il nous emmène dans le fin fond des abysses de l’âme humaine. La plume de l’auteur est agréable et très fluide, la lecture se fait sans accroche. Bravo à l’auteur pour ce roman qui ne manque pas de charme à sa manière.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le rendu de la relation entre Victor et sa mère. Je trouve que l’auteur maitrise vraiment bien le sujet.
  • L’intérêt psychologique de l’intrigue
  • La plume de l’auteur

4

27

Je suis ta nuit de Loïc Le borgne

imageRésumé : La France, un été, quelque part dans les années 80. Pendant un banal concours de casse-bouteilles, six enfants découvrent un cadavre mutilé, sans lèvres, sans sexe et sans doigts. Et ce n’est que le premier d’une longue série. Pierre et sa bande de copains inséparables sont obligés d’enterrer leur enfance et certains de leurs proches alors que le Puits et l’homme au chapeau haut-de-forme s’emparent peu à peu de leur innocence.

Avec Je suis ta nuit, Loïc Le Borgne nous offre un véritable page-turner de l’angoisse.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions ActuSF qui me permettent de poursuivre la découverte d’auteurs en tout genre. J’ai rencontré la route de Loïc Le Borgne avec Ghost Love. Je suis ta nuit est bien différent mais ô combien intéressant et intrigant. Si j’ai poussé les portes de l’angoisse avec ce roman, j’en ressors assez satisfaite de ma lecture.

Ce n’est clairement pas le genre de lecture que j’affectionne le plus, ce n’est clairement pas le genre de lecture que je ferais souvent. Néanmoins, Loïc Le Borgne a su me bousculer dans mes habitudes de lecture et pour cela, il mérite une médaille. Je vous avoue que la couverture m’a attirée : ces ombres, cette angoisse qui ressort de cette couverture m’a tout de suite attirée.

Nous décollons pour la Bretagne et plus particulièrement pour le village de Duaraz, dans les années 1980. On oublie les consoles, les ordinateurs et les smartphones, les gamins trainent ensemble, discutent font des bêtises de gosses. L’insouciance à l’état pur. Pierre, notre narrateur va nous expliquer comme sa vie et celles de ces cinq amis a basculé.

Si ce roman peut évoquer un retour à l’enfance, il n’est en aucun cas fait pour un lectorat jeune. Comme une madeleine de Proust, les enfants des années 1980 vont retrouver des références à leur génération : Goldorak, Star Wars… Loïc Le Borgne signe ici un roman qui va parler de ce basculement : comment un enfant insouciant, naïf et crédule va basculer dans l’horreur, la mort et l’angoisse. La figure de l’enfant est certainement présente pour exacerber cette notion d’insouciance qui va voler en éclat mais certainement pas pour inciter les enfants à lire ce roman.

Pierre et ses amis (Francis-Emmanuel, Maël, Mélanie, Karl, Sébastien), vont découvrir un cadavre mutilé. Comme indiqué dans le résumé, le cadavre n’a plus de doigt, de lèvre ni de sexe. Comble de l’horreur pour les enfants qui essayent de faire comme s’ils n’avaient rien vu. Après cet épisode, Pierre et ses amis vont se rendre compte que quelque chose n’est pas normal : les gens qu’ils connaissent agissent étrangement, ils sont menaçants et les animaux deviennent très agressifs. Maël, le chef de cette petite bande va nous parler d’une sorte de croque mitaine. Il a pris pour cible les enfants qui vont vivre une horrible expérience.

Ces six enfants vont connaitre un été terrible. L’auteur nous propose un panel de personnages très détaillé : c’est assez intéressant d’avoir tous ces caractères. En effet, ils évoluent tous, grandissent tous et prennent des chemins différents, j’ai apprécié ces personnages même si certains sont plus appréciables que d’autres (cela est normal et varie selon le lecteur). Personnellement, je me suis beaucoup attachée au personnage de Pierre. C’est notre narrateur qui revient sur cet été qui l’a changé à tout jamais. Dans ce genre de roman, je fonctionne ainsi : je ne m’attache à personne, j’ai trop peur que le personnage meurt atrocement. Du coup, je savais que Pierre allait s’en sortir, alors je n’ai pas hésité. Il a été ma bouée de sauvetage dans cette mer d’angoisse et face au Bonhomme de nuit.

Ce que j’ai apprécié dans ce roman, c’est le climat qui s’installe doucement sans basculer dans le gore. On joue avec nos nerfs, on a peur, on angoisse, petit à petit, on bascule dans la folie sans plonger dans les rivières de sang. Effectivement il y a du sang, des meurtres mais c’est soutenable pour une lectrice comme moi qui a peur de son ombre. J’ai apprécié la manière dont l’auteur installe cette ambiance.

Je trouve que Loïc Le Borgne s’en sortait très bien : la plume est vraiment bien dosée. C’est juste ce qu’il faut pour que le lecteur plonge facilement dans sa lecture. La fin est belle, je l’ai même trouvée poétique. Je ne m’attendais pas à ce genre de choses dans ce genre de littérature et j’ai vraiment été agréablement surprise. Je ne pensais pas être le bon public mais je me suis trompée. En refermant le roman, je me suis rendue compte que j’avais apprécié ma lecture même si elle diffère de ce que j’ai l’habitude de lire. Comme je le dis souvent, l’habit ne fait pas le moine et en voici encore une belle illustration.

Amis aimant les ambiances angoissantes et n’ayant pas peur de se faire quelques petites frayeurs, n’hésitez pas à plonger dans ce roman de Loïc Le Borgne qui nous dépeint ce passage à l’âge adulte (un peu prématuré) avec beaucoup de finesse et d’émotions.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le panel de personnages que j’ai trouvé assez bien brossé
  • La plume de l’auteur que j’ai, une fois de plus, trouvé très agréable
  • Le cadre des années 1980

4

22

L’impossible pardon de Martine Delomme

9782258164130ORIRésumé : Rédactrice en chef adjointe d’un journal local indépendant, Marion pensait simplement recevoir un client de Romain, son mari tonnelier, lors de ce dîner improvisé. Mais celui qui franchit sa porte n’est autre que Fabien, l’homme qu’elle a aimé et qui a disparu il y a huit ans. Alors que Marion et son petit garçon, Lucas, sept ans, ont retrouvé un bonheur paisible, revoir Fabien réveille en elle des sentiments qu’elle croyait enfouis. Lorsque des soupçons de fraude pèsent sur la coopérative vinicole locale, la vie de Marion bascule. Au premier plan de cette scandaleuse affaire, la courageuse journaliste sortira-t-elle indemne de ce tourbillon de dangers et d’émotions ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Presses de la cité pour l’envoi de ce roman. Issu de la collection « terres de France », je ne savais pas à quoi m’attendre. Moi qui n’ai pas forcément l’habitude de ce genre de littérature, j’ai été très agréablement surprise.

On fait la rencontre de Marion, une jeune femme qui n’a pas eu la vie facile. Quittée subitement par l’homme de sa vie, elle s’est retrouvée seule face à son avenir. Enceinte, elle a dû passer sa grossesse seule à ne pouvoir compter que sur elle et sa famille. Fabien a littéralement disparu de sa vie, elle ne savait même pas s’il était encore vivant ou non. Marion a fait face et quelques années plus tard, elle est mariée à Romain qui a adopté Lucas, son petit garçon de sept ans.

Fabien lui n’est pas mort, il a quitté sa vie d’avant à cause d’un secret familial qui a éclaté et salit l’image de la famille. Les portes de la politique se sont fermées laissant Fabien seul et honteux. Il a préféré laisser Marion seule et ne pas être un poids pour elle. Fabien va changer de route et devenir l’heureux possesseur de vignes en Italie. Il lui manque quelque chose dans sa vie : Marion. Il donnerait n’importe quoi pour revenir en arrière et ne pas faire les mêmes choix. Néanmoins, la vie est parfois drôlement faite. Romain, le mari de Marion et Fabien son ex-compagnon sont des collaborateurs et Marion se prend son passé en pleine figure lorsque Fabien fait irruption dans sa cuisine alors qu’il est invité à manger par Romain.

Marion va devoir se poser les bonnes questions. Elle n’a pas oublié Fabien mais elle ne peut pas non plus oublier tout le mal qu’il lui a fait. Fabien va faire la rencontre de Lucas et va tout de suite comprendre qu’il est son fils. C’est sa copie parfaite. Fabien va tout faire pour avoir une place dans la vie de Lucas et dans celle de Marion… Cependant, comment faire pour ne pas blesser Romain qui pensait le père de Lucas décédé ?

Ce roman m’a beaucoup plus parce qu’il ne s’arrête pas seulement aux blessures du passé enfouies au plus profond dulogo-presses-de-la-citc3a9 cœur et blablabla. Cette soupe-là, j’en ai assez. J’ai trouvé que l’auteure abordait plusieurs thématiques et que cela fonctionnait plutôt bien : on touche au monde journalistique avec Marion qui est dans la profession, dans le milieu viticole puisque Romain & Fabien travaillent dans ce domaine mais on a aussi une touche de personnel avec l’histoire que partagent ces trois personnages. J’ai eu peur qu’à un moment, l’auteure prenne le chemin du triangle amoureux mais elle s’est rapidement éloignée de cette idée pour mon plus grand plaisir.

Je ne m’attendais pas à ce que l’histoire prenne ce tournant et que l’Histoire prenne place dans ce roman qui réserve beaucoup de belles surprises. J’ai pris ce roman en me disant que ça me permettrait de faire une pause entre deux gros romans. Une lecture tranquille et sans prise de tête. Je me suis bien trompée ! Je me suis même trompée sur toute la ligne. L’enquête de Marion va la pousser dans ses retranchements et dans les côtés les plus sombres de l’industrie du vin.

Martine Delomme m’a énormément surprise, à tel point que je n’ai pas su lâcher le roman sans avoir le fin mot de l’histoire. Si nos trois personnages sont les principaux, l’auteure ne lésine pas sur le panel de personnages secondaires pour ménager l’effet de surprise.

J’ai aussi apprécié en connaître d’avantage sur le monde de la viticulture. J’ai trouvé que l’auteure apportait beaucoup de détails sans nous donner de leçon, c’est vraiment très intéressant. J’ai eu envie de me poser sur une terrasse dans le sud de la France et de boire un bon verre de vin plus d’une fois ! Elle m’a vraiment transportée dans cette histoire. Sa plume est vraiment belle et fraîche. J’ai apprécié la rencontrer et je pense que je me laisserai séduire par d’autres romans.

En définitive, ce roman est une vraie bouffée d’air frais. Le style est sympathique, le roman se lit bien. Il n’est pas un coup de cœur mais reste très agréable à découvrir. J’ai apprécié le portrait de Marion qui est une femme forte et qui va tout faire pour découvrir le fin mot de l’histoire. Elle est une femme courageuse et qui va nous montrer qu’elle ne reculera devant rien pour l’avenir de son fils. J’ai trouvé les personnages très intéressants. Les décors sont vraiment beaux et nous proposent une excursion intéressante. Bravo à l’auteure pour ce roman.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Différentes thématiques intéressantes : le journalisme et la viticulture. On ajoute aussi une sphère intime qui vient dynamiser le tout.
  • La plume de l’auteure que j’ai beaucoup appréciée.
  • Les décors proposés : j’ai aimé me balader avec Fabien dans ses vignes et dans l’entreprise de Romain

4

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Jolies filles de Robert Bryndza

Jolies-fillesRésumé : Le corps d’une ravissante jeune femme vient d’être découvert, à demi-nu et lacéré de blessures mortelles, dans une benne à ordures de la banlieue londonienne. Arrivée sur place avec son amant et ex-coéquipier, l’agent Peterson, l’inspectrice Erika Foster est sous le coup d’une double émotion : la révolte face à cette épouvantable scène de crime et la frustration. Car officiant désormais à la brigade des stup, elle n’est pas censée s’occuper de cette affaire… Mais impossible pour la flic de rester sur la touche. Enquêtant clandestinement, Erika découvre un lien avec une autre affaire similaire, survenue quelques mois plus tôt, où la très jolie victime présentait les mêmes incisions. Autre point commun : les deux femmes étaient inscrites sur un site de dating et pensaient avoir rencontré l’homme idéal. Comment démasquer ce prince charmant insaisissable, aux multiples profils ? Erika le sait : l’assassin a deux pas d’avance sur la police. C’est lui qui mène la danse, au rythme des cadavres. Et quand un nouveau corps est retrouvé dans une poubelle, Erika comprend qu’elle va devoir apprendre à valser, avant de pouvoir frapper à son tour…

~ Service presse ~

Enfin ! J’ai pu me plonger dans la nouvelle enquête d’Erika Foster que j’adore suivre ! Jolies filles est le nouveau roman de Robert Bryndza. Je remercie chaleureusement les éditions Belfond pour m’avoir permis de lire cette nouvelle intrigue !

J’ai pris beaucoup de plaisir à retrouver Erika Foster dans cette nouvelle enquête. Petite piqûre de rappel, Erika est notre personnage principal dans cette saga. Elle est inspectrice et travaille dans la police depuis de nombreuses années. Erika a un tempérament de feu : elle s’agace très vite, monte très rapidement dans les tours et n’a pas sa langue dans sa poche. Erika est un personnage dynamique qui sait porter sur ses épaules l’intrigue sans aucun souci. Erika a un sacré caractère, personnellement, des fois, j’ai eu un peu de mal à la comprendre dans son comportement. Cela ne m’a pas empêchée de passer un bon moment avec cette nouvelle enquête.

Le roman va se diviser en deux « parties » : la première regroupe l’enquête en soi ainsi que la vie personnelle d’Erika. Erika est dans la tourmente depuis quelques temps : elle a perdu son mari, policier comme elle. Elle est en plein deuil même si cela fait maintenant deux ans qu’elle a perdu son cher et tendre. Cependant, Erika est tiraillée entre le souvenir de son mari et son attirance pour son nouvel amant. Elle a cette culpabilité qui lui serre l’estomac. Erika va faire du grand Erika. Elle va s’incruster sur la scène de crime de son amant (James Peterson). On lui demande de partir mais elle n’en a rien à faire et va mener son enquête. Son flair infaillible va la mener sur une piste…

L’intrigue va nous permettre de suivre notre tueur en série en direct. Nous allons avoir accès à ses pensées les plus sincères. J’ai beaucoup de mal avec cette idée. Je sais qu’elle se répand de plus en plus et que ce roman n’est pas isolée dans sa construction mais je trouve que ça m’enlève une bonne partie de la surprise mais surtout le « charme » du thriller si je peux appeler ça ainsi. J’aime bien suivre l’enquête, suivre les pistes, découvrir petit à petit le portrait du tueur et me rendre compte que je l’avais déjà croisée dans les chapitres précédents et que je me suis fait avoir en beauté sur son identité. Ici, c’est vrai que cela ajoute une dimension psychologique mais cela me plait moins.

Notre serial killer est complètement fêlé mais son approche est vieille comme le monde. On va remettre au goût du jour l’idée des petites annonces sentimentales. Ici, on va se cacher derrière un écran à la recherche de jolies filles qui sont en quête du grand amour et du prince charmant. Les petites annonces sont remplacées par les sites de rencontre mais le système reste le même.

Ce roman ne va pas remplacer Liquide inflammable dans mon cœur. Ca reste la meilleure enquête d’Erika selon moi. C’est une affaire de goûts certainement mais je n’ai pas du tout été surprise par cette intrigue. C’était sympathique à lire, ça se lit bien mais cela restera « sans plus » pour moi. L’intrigue est simple mais efficace.

Je suis toujours aussi admirative pour le travail de l’auteur et pour la traduction. Je suis certaine que la prochaine intrigue m’émoustillera un peu plus !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le retour d’Erika malgré son fichu caractère
  • La psychologie des personnages que j’ai appréciée découvrir ou retrouver
  • L’enquête en soi que j’ai trouvé sympathique bien qu’attendue

3

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Le chant des aquadèmes : le peuple des ponts de Jean Lavie

xcover-5125Résumé : Saint-Colomban-les-Vignes, 1278, le 3 août. Les travaux de construction du pont allaient bon train jusqu’au jour où Thomas, jeune moine pontifice, rapporte les nouvelles d’une succession de noyades inquiétantes sans que la grève ne retourne aucun cadavre. Serait-ce la malemort ? Quelques temps après le jeune homme s’éprend de Maud, une belle et jeune paysanne curieusement attirée par le pont déserté car jugé maudit par certains. L’histoire dit que lorsqu’ils sont bâtis par les hommes au-dessus des rivières, des lacs et des étangs, les ponts abritent d’étranges créatures connues sous le nom d’Aquadèmes.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement La Compagnie Littéraire pour leur proposition. Simplement regorge de belle surprise et ce roman en fait partie !

On fait la rencontre de plusieurs personnages dans ce roman. C’est assez singulier mais j’ai apprécié ce que j’ai lu. Autant dans le fond que dans la forme, ce roman m’a plu. On voyage beaucoup géographiquement de l’Italie à l’Inde en passant par la France et les Etats-Unis mais aussi dans les siècles. On voyage et cela est très plaisant. Ce que j’ai le plus apprécié dans ce roman, c’est l’originalité de l’intrigue. Le peuple des ponts ! Quelle belle idée !

On va suivre Thomas, un jeune moine qui va nous rapporter des faits étranges : il y a eu de nombreuses noyages mais pas de cadavres. Un pont maudit par les paysans. Ponts maudits par la légende. Les aquadèmes existent et Jean Lavie va nous raconter une histoire sur ce peuple surprenant.

La dimension fantastique est vraiment très aboutie. Elle colle avec beaucoup de crédibilité avec la réalité. On se retrouve dans des paysages que l’on connait. J’ai trouvé intelligent de commencer l’intrigue au 13ème siècle. C’est un siècle qui est vraiment propice à la construction des légendes et des mythes. Les populations sont très crédules et naïves : des noyés, des mystères, des craintes : voici le trio parfait pour faire naitre le peuple des ponts.

L’auteur va mélanger deux genres que j’apprécie énormément : l’historique et le fantastique. Ainsi, il nous propose une histoire vraiment sympathique sur fond d’acceptation, de tolérance et de l’ouverture d’esprit. J’ai apprécié découvrir un panel de personnages riche qui va se diviser en deux parties : ceux qui acceptent l’existence des autres formes de vie et ceux qui ne l’acceptent pas. Thomas et Maud sont nos personnages principaux. Ils sont vraiment originaux et tellement incroyables.

Thomas, ce jeune moine va tomber sous le charme de Maud, cette paysanne qui va lui montrer le monde différemment. A travers les siècles, Thomas et Maud vont essayer de rallier le peuple des aquadèmes et le monde des humains.

Cette histoire est vraiment très sympathique et va aborder plusieurs thématiques : au-delà des thèmes abordés, on va retrouver une pointe d’ésotérisme mais aussi une bonne dose de philosophie et de religion. C’est vraiment très agréable à lire. La construction de l’intrigue m’a fait penser à Dan Brown mais aussi à Olivier Peru ou encore à Tolkien. La construction de la fresque historique est très bien pensée.

A travers les siècles, on va découvrir des peuples et des pays dont la mentalité évolue. On ne pense bien évidemment plus au 21ème siècle comme on pouvait penser au 13ème. Le monde évolue, la population aussi, les croyances sont aussi différentes. J’ai aimé le fait que l’auteur nous propose une belle leçon de vie : même si les siècles passent, si les croyances changent, la mentalité des gens peut toujours être la même : étroitesse d’esprit, la peur devant l’inconnu et du changement. Bref, on est vraiment dans une volonté de nous apprendre des choses sans être moralisateur.

La plume de Jean Lavie est très belle : le roman ne souffre pas de longueur. Les mots sont choisis avec une grande minutie et cela se ressent tout au long du roman. J’ai beaucoup apprécié les descriptions et les caractères de personnages. Tout est brossé avec beaucoup d’attention. Vous savez que j’adore ça. De plus, j’aime beaucoup la recherche qui se dégage de l’intrigue.

En définitive, même si ce roman n’est pas un coup de cœur, j’ai beaucoup apprécié mon immersion au cœur du roman de Jean Lavie. J’ai aimé l’originalité de ce roman et la facilité avec laquelle on le lit.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Thomas et Maud que j’ai appréciés
  • La plume de l’auteur
  • L’intrigue et son originalité

4

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Rien n’est noir de Claire Berest

9791035402877-001-TRésumé : « À force de vouloir m’abriter en toi, j’ai perdu de vue que c’était toi, l’orage. Que c’est de toi que j’aurais dû vouloir m’abriter. Mais qui a envie de vivre abrité des orages ? Et tout ça n’est pas triste, mi amor, parce que rien n’est noir, absolument rien. » Frida parle haut et fort, avec son corps fracassé par un accident de bus et ses manières excessives d’inviter la muerte et la vida dans chacun de ses gestes. Elle jure comme un charretier, boit des trempées de tequila, et elle ne voit pas où est le problème. Elle aime les manifestations politiques, mettre des fleurs dans les cheveux, parler de sexe crûment, et les fêtes à réveiller les squelettes. Et elle peint. Frida aime par-dessus tout Diego, le peintre le plus célèbre du Mexique, son crapaud insatiable, fatal séducteur, qui couvre les murs de fresques gigantesques.

~ Service presse audio ~

Je remercie chaleureusement Audiolib pour l’envoi de ce livre audio. Biographie de Frida Kahlo, cette écoute fut surprenante, époustouflante, un véritable coup de cœur.

Vous le savez maintenant, il y a des personnages que j’adore retrouver dans mes écoutes. J’aime beaucoup Frida Kahlo et son art en général. Ici, c’est une biographie qui va nous plonger au cœur de la vie intime de Frida. Quelle formidable découverte ! J’avoue qu’au départ, je me suis demandée ce que j’avais dans les oreilles : il faut s’adapter au rythme et à l’intrigue. Je pensais que j’avais un OVNI littéraire entre les oreilles puis, après avoir réfléchi, je me suis rendue compte que ce n’était pas un OVNI littéraire : c’est Frida Kahlo qui est hors norme et qui rend l’ouvrage hors norme.

« Quelle différence entre l’amitié et l’amour ? Il faut dire je t’aime quand on a le temps. Après on oublie, après on part, après on meurt. »

La vie de Frida est une vie de violence et de passion. Un accident de tram va faire basculer sa vie. On parle même d’un « viol de tram » : un accident de tram arrive et une barre de métal vient transpercer Frida dans sa chair et dans son intimité. Résultat des courses : elle passe des mois allongée à l’hôpital. Cet accident va changer la vie de Frida à tout jamais. Elle vivra percluse de douleurs tout au long de sa vie.

Frida est une femme passionnée. Elle sait ce qu’elle veut et peut, par moments, être un peu fantasque. Je ne la comprends pas tout838_lesdeuxfridas le temps mais le personnage est formidable. C’est plein de couleur et de vie. Frida va passer sa vie à faire la fête et à faire ce qu’elle aime.

Frida va rencontrer le chemin de Diego Rivera : l’homme de sa vie, sa passion la plus ardente. Diego et Frida sont deux caractères de feu qui vont se déchirer et s’aimer tout au long de leurs vies. Ils vivent comme ils s’aiment.

J’ai beaucoup aimé en savoir plus sur la vie de Frida Kahlo, comment elle en est arrivée là. La vie de Frida et de Diego n’est pas un long fleuve tranquille. On va voyager entre Mexico, la France ainsi que les Etats Unis. Frida ne sera bien que dans son village natal : Coyoacán. Elle va rencontrer le chemin de personnes illustres comme André Breton et ses comparses. Elle va vite détester la vie des riches et des célébrités. Elle ne sera bien qu’avec son époux, ses quelques amis et son art. Rapidement, elle va détester sa vie à Paris, ces Etats Unis pédants et tout le protocole qui suit. Elle va apparaître comme un clown avec Diego : ils dénotent dans ce public. Frida n’a pas sa langue dans sa poche, elle a aussi une vision du monde colorée et très différente de ce que les normes proposent.

« À force de vouloir m’abriter en toi, j’ai perdu de vue que c’était toi, l’orage. Que c’est de toi que j’aurais dû vouloir m’abriter. Mais qui a envie de vivre abrité des orages ? »

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Inutile de vous parler de la beauté de la plume de Claire Berest après cette citation, n’est-ce pas ? Claire Berest est dotée de plusieurs casquettes : elle a écrit ce roman mais c’est aussi elle qui le lit. Si au départ, j’ai eu un peu de mal avec le rythme de lecture de Claire Berest, je suis retombée sur mes pattes rapidement. Elle prête sa voix au personnage fantasque de Frida Kahlo et c’était vraiment beau, coloré, dynamique. J’ai aimé découvrir Coyoacán, la vie de la famille de Frida, les us et coutumes. A travers les yeux de Frida on se rend compte de l’importance des petites choses de la vie. Claire Berest nous raconte avec subtilité et émotions la vie de cette illustre peintre. La lecture est très agréable. L’écoute se fait sans difficulté ainsi que la compréhension. La voix de Claire Berest est belle, posée et traduit très bien les émotions.

478710040_smallJ’ai aimé le caractère biographique de cette écoute, j’adore apprendre en écoutant. J’ai visité plusieurs sites internet, j’ai regardé les tableaux évoqués dans l’intrigue. J’ai une petite préférence pour Les deux Frida ainsi que Le suicide de Dorothy Hale. J’ai apprécié découvrir pourquoi et comment l’œuvre est arrivée sur les toiles de Frida.

Frida va mourir comme elle a vécu : avec grandeur. Elle va vivre la fin de sa vie en essayant de faire ce qu’elle fait le mieux : vivre. Frida ne sera pas pleinement heureuse. Diego et ses conquêtes, elle ne comprendra jamais. Elle va s’adonner à ses plaisirs coupables aussi mais sans vraiment en profiter. Elle fait ce qu’il faut, ce qu’on attend d’elle mais elle va vivre dans l’ombre de son mari et de son égo assez longtemps avant qu’elle ne comprenne qu’elle aussi à des choses à dire et à peindre. Si Frida est appréciée pour son authenticité, sa facilité à jurer comme un homme et à se comporter comme elle l’entend, elle ne va pas toujours être comprise dans son art ni dans ses actions.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • J’ai adoré en apprendre plus sur la vie de Frida Kahlo
  • L’aspect artistique mis en avant
  • La plume de l’auteure ainsi que l’écoute très agréable

Viva la vida !

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4.5

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Hopeless romantic – Tome 02 : pain de Sissie Roy

41KkDuIAnHL._SX342_SY445_QL70_ML2_Si vous souhaitez vous lancer dans la lecture du premier tome, je ne vous conseille pas de lire cette chronique si son résumé.

Résumé : À la suite de l’accident ayant causé la mort de plusieurs membres du groupe Hopeless romantic et de sa relation avec Lacey, James n’est plus que l’ombre de lui-même. Il boit trop, fume trop, et provoque colère et scandale partout où il passe. Lorsqu’il tombe sur Lacey lors d’une fête, il revoit ses priorités et tente de redevenir celui qu’elle aimait il n’y a pas si longtemps. Malheureusement pour lui, la jeune femme traîne un mal de vivre que seul Tristan Bennett semble pouvoir apaiser. Toutefois, James ne baissera pas les bras et se battra pour la reconquérir, car elle est toute sa vie. Parviendra-t-elle à trouver la paix et se pardonner d’être vivante alors que son groupe est mort ? Est-ce qu’elle réussira à vivre enfin heureuse avec celui qu’elle aime vraiment ? Une question s’impose, Tristan ou James.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Evidence Editions pour l’envoi de ce deuxième tome. J’avais beaucoup apprécié ma lecture du premier roman. J’étais plutôt curieuse de voir ce que l’auteure nous réservait pour le deuxième tome.

On retrouve Lacey dans une situation vraiment terrible : elle est la seule survivante de son groupe. Lacey est vide : elle a perdu ses amis, sa sœur, sa famille. C’est très compliqué pour elle. Elle se demande pourquoi elle a su se tirer de cet accident et pas les autres. Pourquoi elle ? Elle a ce poids sur la conscience depuis bien trop longtemps mais elle se refuse de vivre sa vie. Elle préfère rester dans les regrets. Elle se refuse de jouer de la musique et de monter sur scène : tout cela n’a plus aucun sens pour elle.

James n’en mène pas large non plus. En effet, James est au plus bas lui aussi depuis que sa relation avec Lacey a volé en éclat. Il n’est plus que l’ombre de lui-même. La musique ne l’intéresse plus, l’alcool et les bagarres sont beaucoup plus tentants. Séparé depuis trop longtemps de Lacey, une rencontre avec la jolie demoiselle va pourtant lui remettre les idées en place : Lacey est la femme de sa vie et il fera tout pour la conquérir de nouveau.

J’ai apprécié cette idée d’une vie brisée et de devoir apprendre de nouveau à faire confiance à l’autre. J’ai aimé trouver une Lacey qui avait des choses à dire et des choses à faire. On se retrouve avec un personnage féminin fort qui est intelligente mais qui sait aussi écouter son cœur.

James va commencer à voir d’un mauvais œil l’arrivée de Tristan dans la vie de Lacey. A la tête d’un label musical, il est un homme que James ne peut pas voir en peinture. Il lui fait d’ailleurs bien sentir : rancune de cœur un jour, rancune de cœur toujours ! Tristan va alors intégrer le panel des personnages principaux de ce tome. Sissie Roy décide de nous proposer un triangle amoureux. Lacey va devoir choisir entre son cœur et la raison, entre deux hommes qu’elle estime, elle va devoir faire son choix. Ce dernier ne va être facile.

Comme vous le savez, je ne suis pas excessivement fan du jeu du chat et de la souris ainsi que format triangle amoureux. Même si les personnages sont forts, j’aurais apprécié quelque chose d’autre. Lacey vogue entre les deux hommes. Elle ne sait vraiment pas ce qu’elle souhaite. Elle va trouver des choses chez Tristan et chez James.

Personnellement, j’ai adoré le personnage de James. Il fonce dans le tas, il ne s’offusque pas des quand dira-t-on. Il va vraiment montrer une facette de lui que j’ai appréciée. Ce n’est pas parce que c’est un gros dur qu’il n’a pas de sentiments, qu’il ne ressent rien. J’ai beaucoup apprécié la douceur qui se dégage de ce personnage lorsqu’il se bat pour Lacey.

La présence de la musique est aussi importante : ici, elle va être libératrice. Elle va permettre d’avancer dans la vie, elle va aussi permettre à Lacey d’ouvrir les yeux sur sa relation avec sa mère mais aussi avec son père. La musique est ce qui relie Lacey à James mais aussi à Hopeless romantic. Si au départ, elle va faire peur à Lacey mais aussi à James, elle va aussi être la voie de la rédemption. L’espoir au bout de ce couloir d’angoisse et de tristesse.

En définitive, malgré la présence d’un triangle amoureux, j’étais heureuse de retrouver Lacey et James. J’aime toujours autant la présence de la thématique de la musique. La plume de l’auteure est toujours aussi belle. J’aime beaucoup la manière dont l’auteure écrit : c’est dynamique, détendu et moderne. C’est chouette. Le tome trois m’attend avec impatience dans ma liseuse !

03 bonnes raisons de lire cette saga :

  • Le duo Lacey/James qui est vraiment très bon
  • La plume de l’auteure que j’aime beaucoup
  • L’univers de la musique mis en avant ainsi que la place qu’elle prend dans l’intrigue

4

14

Objet de toutes les convoitises de Françoise Bourdin

9782714493880ORIRésumé : À la mort de son grand-père, Alexander Leander, comte de Donagh, devient l’unique héritier de l’immense fortune familiale. À 35 ans, il est un aristocrate accompli et l’un des avocats d’affaires les plus recherchés de la City. Tandis que son idylle avec Dimitri, danseur étoile, nourrit les pages people des magazines, Alexander s’éprend en secret de Mark, son jeune associé. Mark forme un couple heureux avec la douce Joyce. Pourquoi céderait-il à un improbable coup de cœur ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Belfond pour l’envoi de ce roman dans le cadre de notre partenariat. Françoise Bourdin est le genre d’auteure que je ne pensais jamais lire. A force de voir ses titres dans les étagères de ma mamie, je me disais que ce n’était pas forcément pour moi. J’avais oublié à quel point ma grand-mère avait bon goût ! Ainsi, Françoise Bourdin et son monde m’ouvrent leurs portes.

Je ne vais pas vous le cacher : ce roman n’est pas un coup de cœur mais il a au moins eu le mérite de me divertir le temps de ma lecture. C’est un roman que j’ai lu très rapidement. En effet, il est assez court. Au départ, j’ai eu un peu peur par l’afflux des thématiques : une romance interdite, des liens très forts entre un patron et un collaborateur mais aussi la présence de l’aristocratie britannique. J’ai eu un peu peur que cela fasse beaucoup pour le nombre de pages proposé. J’ai trouvé que l’auteure s’en sortait plutôt bien.

Nous nous retrouvons à Londres. En présence d’Alexander Leander comte de Donagh. J’ai trouvé cette idée assez intéressante : on a l’habitude d’associer l’aristocratie britannique (ou tout court même) à une époque comme le 19ème siècle. Il est plutôt rare de la voir associée à un monde contemporain. Idée plutôt intéressante. Rien ne nous est épargné : élégance, camouflage des émotions et des sentiments, règles strictes. Bref, l’aristocratie est belle et bien en place. Notre cher Lord est un jeune avocat brillant mais surtout un jeune héritier à la tête d’une fortune incroyable.

Mark est un jeune époux amoureux de sa femme Joyce. Mark est un collaborateur d’Alexander. Rapidement, Mark va comprendre qu’Alexander nourrit des sentiments bien plus que professionnels à son égard. Alexander est en couple avec Dimitri mais il est terriblement tenté par Mark, ce jeune homme qui réveille en lui de doux sentiments. Dimitri va vivre l’éloignement d’Alexander avec beaucoup de peine, il ne comprend pas pourquoi Alexander met ces barrières entre eux. Joyce, la femme de Mark va aussi être de la partie : c’est le seul personnage qui ne m’a pas convaincue. Je l’ai trouvé insipide et un peu idiote. Elle est vraiment niaise et se fait passer pour la femme un peu bêbête qui va venir flatter Alexander.

La narration se sépare en trois points de vue : Mark, Dimitri et Joyce qui vont avoir un œil différent sur Alexander. L’un pour son attirance, l’un pour l’éloignement et l’autre pour un œil un peu naïf. Ceci apporte différentes facettes au personnage d’Alexander. On le perçoit sous différents angles.

Cette romance particulière et originale est assez sympathique. Elle ne révolutionne pas le genre mais permet de passer un bon moment de lecture en compagnie de ces personnages. Comme je le dis ci-dessus, j’ai apprécié les personnages masculins mais suis passée complètement à côté du personnage de Joyce qui m’a rapidement tapée sur le système. Rien de bien grave en soi.

La plume de Françoise Bourdin est agréable. Je trouve que le début est un peu long à se mettre en place mais une fois passée cette difficulté, nous nous retrouvons avec une intrigue crédible. J’ai juste trouvé un peu dommage que l’auteure mette l’accent sur le côté manipulateur et froid d’Alexander. Il y en a peut être un peu trop de ce côté.

En définitive, j’ai apprécié ma lecture bien que l’auteure en a, selon moi, fait un peu trop vis-à-vis du côté manipulateur d’Alexander. J’ai trouvé l’intrigue sympathique et la romance assez intéressante. C’est assez original. Je suis restée de marbre face au personnage de Joyce mais j’ai apprécié Mark et Dimitri. Alexander est un personnage bien brossé mais avec lequel j’ai pris un peu de distance mais cela est dû au caractère brossé par l’auteure. La plume est fluide et dynamique et permet au lecteur d’accrocher aux mots de l’auteure.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le panel de personnages masculins que j’ai apprécié
  • La plume sympathique que j’ai appréciée découvrir
  • L’aristocratie dans une intrigue contemporaine, belle idée !

3.5

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Secret Bikers de Céline B

xcover-7052Résumé : Tyler a intégré depuis quelques années le club des bikers du Hoana Hell qui sont devenus sa famille. Et comme dans toutes les familles, il y a des secrets… Bien qu’il est très proche de Joshua, Président du club et son frère de cœur, celui-ci ne lui a jamais rien révélé. Pourtant, une nouvelle venue va aiguiser sa curiosité et menacer l’équilibre du club. A qui profitent tous ces secrets ? Et une fois qu’il saura, saura-t-il garder le silence ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Evidence Editions pour l’envoi de ce roman en service presse. Je sors un peu de mes sentiers battus avec cette histoire de Bikers. De temps en temps, j’aime bien me diversifier un peu et de voir ce qui se passe ailleurs. J’ai donc fait la rencontre de la plume de Céline B et de Tyler.

Tyler est un homme qui fait partie du club de bikers « Hoana Hell ». J’ai beaucoup apprécié le fait que ce club fonctionne comme une famille. C’est vraiment particulier mais assez chouette. On s’entend comme des frères et sœurs : on n’est pas d’accord sur tout, on se dispute, on se rabiboche mais le plus important : on s’aime et on fait tout les uns pour les autres.

Deborah est une jeune femme qui a vu son monde complètement bouleversé. Son passé est douloureux. Elle a décidé de prendre le taureau par les cornes et changer de vie après ce qu’elle a du faire pour survivre. Deborah est un personnage que j’ai apprécié pour tout ce qu’elle dégage. Si on la prend au départ pour une « femme victime », elle n’en est rien. Elle est déterminée à passer à autre chose, à ne plus avoir peur de son passé. Elle veut se venger et elle ne reculera devant rien pour y parvenir. Avocate de profession, elle est déterminée à ce que justice soit faite. Elle s’attaque à un club de Bikers assez dangereux : les Black Horses. Elle va gagner une bataille mais la victoire sera de courte durée : les menaces pleuvent et Deborah va se retrouver à vivre de manière proche des Hoana Hell pour sa propre sécurité.

Joshua est le président des Hoana Hell. Il prend sous son aile Deborah qu’il connait depuis des années. Il n’a pas toutes les clés pour comprendre ce que vit Deborah qui reste très secrète sur ce qu’elle a vécu. Il sait simplement que c’est fort, c’est violent et que cela a complètement bousillé la vie de son amie. Si l’intrigue tourne principalement autour de Deborah, on y trouve aussi des questions sur les autres personnages. Joshua va nous éclairer sur son passé, sur ses années d’absence auprès de Deborah. On va percer les mystères autour du personnage de Deborah.

Tyler est aussi un personnage que j’ai apprécié. Il ne comprend pas pourquoi son ami est assez proche de l’avocate qui les aide. Il ne comprend pas pourquoi sa sécurité et la vie de Deborah et de ses proches sont si importantes pour lui. Joshua, si discret sur son passé va devoir la jouer fine pour ne pas trahir la confiance de Deborah. Tyler va, petit à petit, comprendre cette femme et lui faire de la place dans sa vie.

En toute honnêteté, je m’attendais à une ambiance un peu plus sombre. Je m’attendais à une intrigue plus dure par rapport à la thématique des Bikers. On est, au final, avec un roman qui va proposer quelque chose de dur et de violent mais plus par rapport à Deborah. J’ai trouvé original que l’on « inverse la tendance » parce que la douceur vient plus de Tyler & de Joshua alors qu’ils sont « les gros durs » de l’intrigue. J’ai trouvé ça surprenant.

Je ne connaissais pas la plume de Céline B mais j’avoue que j’ai été très agréablement surprise. Je pense que Secret Bikers est un roman fait pour les lectrices et les lecteurs comme moi : ceux qui n’aiment pas trop la violence mais qui aiment quand même les péripéties et l’action en général. J’ai trouvé qu’il y avait des choses intéressantes dans ce roman. J’ai aimé l’action et le dynamisme qui se dégagent de cette intrigue. J’ai même trouvé que, par moments, tout était un peu trop rapide. J’ai eu l’impression qu’il y avait des passages un peu trop faciles à passer.

En définitive, entre romance et action, nous avons un véritable plongeon dans les passés respectifs de nos personnages. C’était intense, intéressant et vraiment très agréable. Malgré quelques petits passages un peu trop rapides à mon goût, je reste agréablement surprise par ma lecture.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le panel de personnages forts que j’ai trouvé intéressant. Je me suis attachée à Deborah. C’est un personnage équilibré et vraiment très agréable. Elle m’a surprise.
  • La plume de l’auteure très fluide et dynamique
  • Le cadre et la thématique des Bikers que je ne connais pas assez bien mais je suis contente d’avoir mis un petit pied dans ce monde

4

6

Is Tarlah de Gaya Tameron

couv2087268Résumé : Rien ne va plus dans la vie de Benjamin. Après avoir rencontré Cathy, une femme exceptionnelle, pendant ses vacances à Lacanau, il est obligé de la quitter pour retrouver une vie qu’il déteste, dans la grisaille de Paris. Cathy a dû renoncer à Benjamin. Leurs univers semblent incompatibles. Et pour cause, il vit sur la terre et elle vit sous l’eau. Mais quand une marée noire déferle sur les côtes de l’Atlantique, Cathy n’a pas le choix : pour sauver son peuple, les Sirénéens, elle a besoin d’une aide extérieure. Et elle se tourne vers Benjamin. Ensemble, ils vont unir la terre et la mer pour mener le plus dur des combats : celui de la survie de leurs espèces et de l’amour. Et si la solution n’était pas là où on l’attendait ? Une histoire haletante entre survie de l’espèce, amour, magie et suspense.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Alter Real pour l’envoi de ce roman. Is Tarlah m’a convaincue avec cette merveilleuse couverture mais aussi par le résumé prometteur. J’adore tout ce qui va toucher aux créatures aquatiques.

Malheureusement, cette lecture ne m’a pas convaincue. Cela arrive de temps en temps et je ne m’attarderais pas forcément très longtemps. Cela ne sert à rien de remuer le couteau dans la plaie. Mais je vous dois quelques explications.

Tout va beaucoup trop vite dans ce roman. Il est déjà court, on se retrouve donc avec peu de pages mais surtout beaucoup trop de choses. On fait la rencontre de Cathy et de Benjamin. L’un vit sur terre, l’autre sur dans la mer. Leur histoire d’amour semble impossible mais on finit toujours par trouver un moyen. Cela n’est pas encore le problème majeur du roman. Une romance impossible peut être chouette. Ici, le souci c’est que tout va beaucoup trop vite. En quelques pages, Cathy et Benjamin sont fous amoureux. Les personnages sont très sympathiques mais cela n’ira pas plus loin pour moi.

J’ai trouvé les personnages un peu trop « gentils ». Je ne sais pas trop comment expliquer le pourquoi du comment mais ce roman pourrait cartonner chez les plus jeunes si on enlevait les scènes érotiques. J’ai vraiment l’impression qu’il manque un petit quelque chose pour que la magie opère.

En revanche, j’ai beaucoup apprécié l’univers et les descriptions de ce roman. L’auteure est très douée. Je ne lui retirerai jamais cela. J’ai déjà rencontré sa plume et j’adore la plume de Gaya Tameron. C’est juste que, pour le coup, je m’attendais à autre chose. Les thématiques sont chouettes : l’écologie, l’amour, les différences. Je trouve ça vraiment très sympathique, c’est seulement une affaire de goûts je pense. J’ai besoin d’avoir un cadre posé clairement dans mes lectures. J’ai trouvé des Sirénéens m’a plu mais je n’ai pas eu assez de détails. Quand on construit un monde comme celui-ci, j’ai besoin d’avoir les traditions, les personnages, une immersion dans un peuple que je ne connais pas. Je n’ai pas eu ça ici et je pense que c’est cela qui m’a perdue.

Comme je le dis, je ne retire vraiment pas à l’auteure le fait qu’elle a une belle plume. J’ai juste eu un souci avec cette construction et cette intrigue. On a l’impression de lire un conte de fées des temps modernes avec une très belle morale écologique en fond d’intrigue.

Je n’ai pas pour habitude de faire une chronique rapide mais ici, je n’ai pas grand-chose à dire. Je pense que le roman pourra plaire aux plus jeunes mais en enlevant les scènes érotiques. J’ai apprécié les descriptions et la volonté de créer un peuple. J’ai aussi apprécié la morale écologique et le traitement de cette question tout au long du roman. Cependant, la romance est trop rapide, elle est trop vite mise en place et les personnages ne m’ont pas plus plu que cela. J’ai manqué de détails sur les Sirénéens. Malgré une plume formidable, je pense que ce roman n’était simplement pas fait pour moi. Ce sont des choses qui arrivent.

3

17

Bilan mensuel février 2021

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Salut tout le monde! On se retrouve aujourd’hui pour faire le bilan du mois de février. Un mois riche en émotions mais un mois qui était sympathique quand même.
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Bilan Livresque
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Services presse et Comités

Ajoutons à cela deux lectures pour un comité et trois lectures audio (Harry Potter, forcément) nous sommes à 16 lectures ce mois ci. Je suis plutôt contente, je commence à récupérer un bon rythme de lecture ♥ 
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Les 03 meilleures lectures du mois…
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J’attendais plus de… 
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J’ai pris beaucoup de temps pour réfléchir. J’ai cru que j’allais laisser tomber le blog. J’ai vraiment eu une période de ras le bol mais finalement, elle est passée. Je suis contente d’avoir pris le temps de faire le point et de ne pas avoir pris de décisions trop hâtives. Je ne savais pas si je voulais vraiment continuer à donner mon avis. Puis miracle, quelques personnes sont venues me voir et me demander pourquoi on ne me voyait plus dans le coin. Après quelques discussions et jolies preuves d’amitié, j’ai remis le pied à l’étrier et j’ai réussi à trouver un rythme. Vous savez cet équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Je pense que le souci était là… Ma vie professionnelle a pris trop de place ces derniers temps et ma vie personnelle s’est noyée complètement dans les plannings, dans les réunions et dans les rendez-vous. J’ai donc revu tout cela. Le soir est réservé aux chroniques, à la lecture et à ma famille. C’est bien mieux ainsi
Je suis aussi allée à la mer, j’ai respiré un grand coup. Ca m’a fait tellement de bien. J’ai aussi repris un peu ma vie en main : nourriture saine et équilibrée, sport (un peu, faut pas déconner) et des sorties (même si ces dernières sont pour les magasins de bricolages et de meuble). La famille et les amis, il n’y a rien de mieux. J’ai aussi fait mon premier baby sitting entre filleule et marraine, c’était chouette de se retrouver entre nanas.
Nous avons aussi pris la décision de décaler le mariage en septembre. C’est flou, ça fait suer mais on croise les doigts pour que tout aille bien. ♥ 
A bientôt tout le monde
Un merci particulier à Isa, Nathalie et Laura pour leur soutien
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Poison florilegium d’Annalena McAfee

téléchargement (1)Résumé : Londres, de nos jours. A soixante ans, Eve est une femme accomplie. Peintre renommée spécialisée dans la reproduction florale, elle vit dans une magnifique maison de Londres avec son mari Kristof, un architecte aussi célèbre qu’elle. Malgré cette apparence de succès, elle souffre d’un manque de reconnaissance et ne supporte plus le monde de l’art dont elle ne comprend plus les codes. Bien décidée à prouver qu’elle n’est pas dépassée et que ses œuvres ne sont pas seulement de gentilles natures mortes, elle se lance dans une entreprise ambitieuse et titanesque : peindre des fleurs vénéneuses et carnivores sur de gigantesques panneaux. Cette œuvre, intitulée Poison Florilegium, sera son chef d’œuvre !

Dans son atelier, c’est l’effervescence, tous ses assistants sont sur le pied de guerre et parmi eux, un nouveau venu, Luka, jeune homme mystérieux et sensible, qui ne tarde pas à devenir son amant en dépit des trente ans qui les séparent. De plus en plus obsédée par son travail, folle de passion pour Luka dont le comportement est pourtant bien étrange, Eve ne va pas tarder à perdre pied…

Après Le Doux Parfum du scandale, Annalena McAfee nous livre un roman subtil et haletant sur le monde de l’art, son sexisme et ses excès. Le portrait saisissant d’une femme au bord du gouffre…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Belfond pour l’envoi de ce roman. J’étais vraiment curieuse de lire ce roman qui propose de faire un tour dans le domaine des arts et plus particulièrement dans le domaine de la peinture. On mélange cela à une romance assez atypique et des plantes carnivores et il ne m’en a pas fallu plus pour vouloir plonger mon nez dans cette histoire !

J’ai passé un bon moment de lecture avec ce roman. Il est vraiment atypique. On a un thriller qui s’installe doucement mais surement. Ce qui rend ce roman atypique, c’est le choix des thématiques que l’on ne croise pas dans toutes nos lectures. Le poison des plantes vénéneuses va se distiller dans les lignes, dans les mots et dans les actions de nos personnages.

On fait la rencontre d’Eve, une artiste de 60 ans qui va faire le point sur sa vie. Elle profite d’un voyage en métro pour faire le point sur sa vie. Il n’y a aucun remord ni regret dans son bilan. Il y a simplement de la nostalgie : comment a-t-elle pu passer de cette jeune artiste débarquant à New-York avec une envie incommensurable de décrocher la lune et les étoiles à la femme de Kristof, cet architecte très connu ? Comment a-t-elle pu passer de la lumière à l’ombre ? Comment en est-elle arrivée là ? J’ai beaucoup apprécié le personnage d’Eve : c’est original d’avoir un personnage principal âgé d’une soixantaine d’années. La plupart du temps, je rencontre des personnages plus jeunes. J’ai aimé cette volonté de sortir le meilleur de soi-même. Avec son œuvre poison florilegium, elle va signer la plus grande et belle œuvre de sa carrière !

Luke arrive dans l’équipe d’Eve. Il va chambouler la vie de l’artiste et va tout de suite lui faire voir la vie autrement. Elle n’est plus « la femme de quelqu’un » : elle est une femme désirable, belle et incroyable. Luke va lui faire vivre une relation intense. Cependant, tout n’est jamais rose entre les gens… On va vite se rendre compte que Luke va chambouler la vie d’Eve mais pas seulement dans sa manière de se voir…

J’ai beaucoup apprécié ce que j’ai lu. En effet, j’ai trouvé la thématique des plantes carnivores ultra bien trouvée ! J’ai aimé cette idée du danger. Parce que finalement, c’est lorsque l’on se sent en danger que l’on rebondit, que l’on trouve cette force au creux de notre ventre pour avancer et se sortir d’une situation dangereuse. On mélange ça à une romance qui ne va pas nous mener dans le chemin que l’on connait. L’auteure va changer un peu les codes et cela est assez intéressant. En revanche, la seule chose que je regrette ici, c’est le fait que l’auteure sème un peu trop d’indices à travers son intrigue et l’on découvre un peu trop facilement ce qui va se passer.

La tension est palpable tout au long de l’intrigue. J’ai trouvé l’idée originale et l’intrigue prend véritablement de l’ampleur à partir d’une bonne centaine de pages. Le temps que l’intrigue s’installe et que l’enquête commence à se mettre en place. L’auteure va vraiment proposer quelque d’intéressant et d’original : que ce soit dans le choix des thématiques ou même dans la construction de son roman. La plume est agréable et la lecture se fait sans embûche. Je n’ai pas grand-chose à dire sur le style : il est passe partout mais cela ne l’empêche pas d’être sympathique. En revanche, j’ai apprécié les références artistiques et culturelles tout au long de ce roman. J’ai aussi apprécié la piqûre de rappel sur le monde de l’art et du sexisme ambiant mais aussi ses excès dans ce monde.

En définitive, malgré un style passe-partout ainsi qu’une fin que l’on voit venir bien avant la dernière page, j’ai apprécié ma lecture dans son ensemble : le panel de personnages est très intéressant. J’ai apprécié les thématiques et les risques pris par l’auteure pour sortir des codes.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La thématique des plantes vénéneuses que j’ai adorée !
  • Le personnage principal : Eve qui est très surprenante.
  • La présence de l’art de manière générale

3.5

15

Les voleurs de curiosités de Jess Kidd

41p7Lp-sQvL._SX195_Résumé : « Londres n’est-il pas l’endroit idéal pour cacher une enfant remarquable ? Et dans la mesure où elle est remarquable, eh bien, Londres ne manquera pas d’acquéreurs potentiels. » Londres, 1863. Bridie Devine, détective spécialisée dans les cas délicats, fait face à l’affaire la plus complexe et la plus insolite de toute sa carrière. Christabel Berwick, l’héritière d’un baronet, a été kidnappée. Mais Christabel n’est pas une enfant ordinaire. Son existence a été cachée aux yeux de tous et ses étranges talents semblent effrayer son entourage autant qu’ils attirent l’attention des collectionneurs de curiosités. Ne ménageant pas ses efforts pour retrouver l’enfant, Bridie entre dans un monde de chirurgiens déments et de saltimbanques mercenaires. Aidée dans sa quête par le fantôme tatoué d’un boxeur mélancolique qu’elle seule peut voir et par une femme de chambre à la carrure impressionnante, la jeune femme suit pas à pas les traces laissées par les ravisseurs, s’exposant ainsi à un passé qu’elle a tenté d’oublier.

Résurrectionniste, chimiste excentrique, créature aquatique légendaire : autant de personnages qui hantent les pages de ce roman lyrique et gothique où le spectacle est roi, mais qui fait la part belle à une enquête digne des plus grandes énigmes policières.

~ Masse critique Babelio ~

Je remercie chaleureusement Babelio pour l’envoi de ce roman. La couverture est sublime, c’est juste formidable. Le résumé était ultra alléchant ! Je n’ai pas attendu plus longtemps pour faire une demande de partenariat. Impensable de passer à côté de ce genre de roman !

Vous le savez maintenant : il y a des mots magiques pour moi ! « 19ème siècle », « Angleterre » ainsi que « détective » en font partie. J’aime énormément ce que l’on me propose ici. Une enquête sur fond de fantastique. J’ai tout de suite été happée par notre détective mais aussi par l’enquête.

On fait la rencontre de Bridie Devine, une veuve qui s’est reconvertie comme détective privée. Elle a un vécu certain. Elle est humaine et c’est ce qui me plait le plus ! Elle a ses qualités et ses défauts, elle a eu des succès mais aussi des défaites. Qu’est-ce que j’ai apprécié cette femme ! Elle m’a énormément plu. Elle est vive, intelligente, pleine de bon sens un peu brute de décoffrage mais on lui pardonne.

On a vraiment un joli mélange entre enquête policière, mythologie, us et coutumes irlandais mais aussi mais aussi de la médecine au 19ème siècle. C’était assez captivant comme lecture. Je trouve que l’auteure a trouvé le parfait équilibre entre l’enquête policière et la touche de fantastique et de folklore. C’est l’équilibre parfait pour toucher le lecteur et attiser la curiosité de ce dernier.

Le décor planté est parfait pour l’enquête et pour l’époque. Un Londres brumeux, une ambiance lourde, feutrée. On avance à pas de loup de peur de tomber dans un piège. L’auteure fait preuve de beaucoup de détails dans ses descriptions. C’est vraiment très intéressant et cela apporte une certaine épaisseur au roman et à l’enquête. Vous l’aurez compris, je suis conquise !

Je suis aussi fan du panel de personnages. Au-delà de Bridie, on fait la rencontre de son acolyte Ruby qui est un fantôme. Plutôt atypique, non ? Personnellement, je ne l’ai pas rencontré beaucoup de fois dans mes lectures l’acolyte fantôme. J’ai aussi apprécié découvrir la thématique des salons de collectionneurs privés et des créatures légendaires aquatiques. C’est vraiment tout ce que j’aime. Grâce à ces thématiques, on va souligner la noirceur de l’âme des hommes et tout ce dont ils sont capables pour posséder les plus grandes richesses du monde. Argent, pouvoir et supériorité sont au programme !

Christabel est l’objet de tous les désirs. Petite fille arrachée à son papa, elle vit cachée depuis qu’elle est née. On va vite comprendre pourquoi. Christabel est l’une de ces raretés que l’on est prêt à payer très cher pour posséder.

Il m’est difficile de vous parler de l’intrigue tant elle est dense et regorge de surprises. Je ne peux que vous inciter à plonger dans cette lecture si vous aimez les enquêtes victoriennes qui vont proposer de découvrir des taudis comme la noirceur de la haute société. Je ne peux que vous conseiller ce roman.

Ce roman est un véritable coup de cœur. Christabel a su m’enchanter. La plume de l’auteure est fluide et pleine de charme. L’enquête est crédible et sans longueur. On se retrouve vraiment avec une intrigue sans faille qui m’a énormément plu. Ajoutons à cela un panel de personnages riche et intéressant et le tour est joué.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une originalité incroyable ! J’ai adoré trouvé les créatures légendaires aquatiques mais aussi le floklore irlandais. Le tout mélangé à une enquête policière intense.
  • Le duo Ruby / Bridie
  • Les descriptions de l’univers proposé par l’auteure

5

17

Mission anti dépression d’Erika Arribard

140375761_404858927407963_9106765735872462853_oRésumé : Lorsque Brooke se fait larguer, son monde s’écroule. Grâce à sa meilleure amie, elle ne vivra pas sa rupture seule devant une comédie romantique accompagnée d’un pot de glace, mais devra réaliser la liste de 10 défis : La mission anti-dépression qu’elles ont créée plus jeunes…Malheureusement, le passé et les secrets de Brooke pourraient bien revenir à la surface et se mettre en travers de cette mission. Et si dans cette histoire Cupidon n’était pas le gentil ? Brooke réussira-t-elle à se réconcilier avec l’amour ? Mensonges et trahison viendront s’en mêler.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement M.E.C Editions pour l’envoi de ce roman. J’ai craqué sur cette jolie couverture pleine de fraîcheur.

On fait la rencontre de Brooke, une jeune femme qui vient de se faire larguer par Paul avec qui elle était en couple depuis quelque temps. Brooke est une jeune femme pétillante avec qui je me suis bien entendue dès le départ. Elle essaye de se sortir de cette rupture mais Paul revient toujours au galop : souvenirs, les chemins qui se croisent ainsi que les regards. Tout semble être fait pour que Brooke ne parvienne pas à l’oublier.

Cependant, il ne faut pas oublier quelqu’un dans l’équation : sa meilleure amie ! Elle va lui faire rappeler leur pacte de jeunes filles ! La liste « mission anti dépression » qui va lui permettre de réaliser 10 défis pour ne pas sombrer dans les romances à l’eau de rose, dans les pyjamas pilou-pilou et dans l’antre du chocolat. C’était une idée assez sympathique je trouve ! Qu’en pensez-vous ?

Clairement, j’ai passé un bon moment de lecture même si cette dernière est en deux temps : la première partie a été mitigée pour moi. Vous savez que je ne vous cache rien ! J’ai vu les défis défiler sous mes yeux à une vitesse préoccupante. Je me demandais comment l’auteure allait s’en sortir pour la fin de son roman. Je n’étais même pas au tiers du nombre de pages de ma liseuse que six défis avaient déjà eu lieu. Ça allait beaucoup trop vite pour moi. Je ne vous cache pas qu’à un moment, j’ai eu peur de mon appréciation générale… Puis, tout à coup, l’ambiance change ! Un cupidon mystérieux fait son apparition : menaces, coups bas et grandes péripéties sont au rendez-vous et nous voilà vraiment sur les rails !

Cette petite lecture pleine de fraicheur va se transformer en une lecture avec une ambiance un peu plus feutrée. On ne tend pas vers le thriller quand même : pas de sang, pas de violence mais juste une romance new adult qui prend un peu d’ampleur. J’ai aimé en savoir un peu plus sur le passé de Brooke bien que je n’en ai pas eu assez à mon goût. J’ai apprécié voir son passé et son présent entrer en collision ! C’était vraiment très sympathique.

Le panel de personnages est assez intéressant ! Nos personnages masculins principaux sont assez agréables : Jackson et Paul sont aux antipodes mais cela permet aussi au lecteur de mieux connaitre et comprendre Brooke. Si j’ai adoré Brooke, sa meilleure amie ne m’a pas totalement convaincue. Extravagante et trop entreprenante, j’ai eu un peu plus de mal à l’apprécier à sa juste valeur. Je reconnais aisément qu’elle est là pour sa copine mais les amitiés qui prennent trop de place et d’aisance, je ne suis pas fan. Ceci reste un avis personnel, bien entendu.

L’auteure décide de partager son roman en court chapitres. Il y a plusieurs personnages qui se disputent l’intrigue. C’est assez sympathique d’avoir le point de vue de plusieurs personnages sur la même histoire.

J’ai aussi fait la rencontre de la plume d’Erika Arribard. J’ai trouvé cette rencontre fort sympathique ! C’est une plume fluide et très agréable à lire.

En définitive, malgré un départ un peu mitigé pour moi, mission anti dépression est une lecture qui s’avère être agréable à découvrir. Brooke est notre personnage principal qui va porter l’intrigue à bout de bras. Cette romance new adult a son lot de surprises. C’est plutôt très intéressant et donne un coup d’originalité à cette intrigue. La plume de l’auteure est très sympathique et agréable. A découvrir pour les lecteurs et lectrices qui apprécient une lecture légère et surprenante.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le personnage de Brooke que j’ai apprécié
  • L’originalité de l’intrigue et le tournant qu’elle prend
  • Cupidon et ses mystères.

3.5

16

Le vallon des lucioles d’Isla Morley

CVT_Le-Vallon-des-lucioles_2036Résumé : 1937, Kentucky. Clay Havens et Ulys Massey, deux jeunes photographe et journaliste, sont envoyés dans le cadre du New Deal réaliser un reportage sur un coin reculé des Appalaches. Dès leur arrivée, les habitants du village les mettent en garde sur une étrange famille qui vit au cœur de la forêt. Il n’en faut pas plus pour qu’ils partent à leur rencontre, dans l’espoir de trouver un sujet passionnant. Ce qu’ils découvrent va transformer à jamais la vie de Clay et stupéfier le pays entier. À travers l’objectif de son appareil, se dévoile une jeune femme splendide, Jubilee Buford, dont la peau teintée d’un bleu prononcé le fascine et le bouleverse. Leur histoire sera émaillée de passion, de violence, de discorde dans une société américaine en proie au racisme et aux préjugés. Inspiré par un fait réel, ce roman est une bouleversante histoire d’amour et un hymne à la différence. Isla Morley a grandi en Afrique du Sud puis s’est installée aux Etats-Unis où elle vit aujourd’hui. Son premier roman, Come Sunday, a obtenu le Janet Heidinger Prize, prestigieux prix littéraire féminin. Le Vallon des lucioles est son premier roman à paraître en France.

~ Masse critique Babelio ~

Je remercie chaleureusement Babelio pour l’envoi de ce roman via leur évènement masse critique. J’ai eu la chance de plonger dans le roman d’Isla Morley.

C’est un roman que j’ai beaucoup apprécié pour les messages qu’il diffère. On se retrouve en 1937, au Kentucky plus particulièrement à Chance, petit village dans le fin fond de l’Etat. Clay et Ulys sont nos personnages principaux. A la recherche d’un article passionnant à mettre en place, ils vont faire la rencontre de Jubilee, une jeune femme magnifique mais ô combien différente.

J’ai beaucoup pensé au roman là où chantent les écrevisses de Delia Owens dans les thématiques qu’ils traitent : la différent, le racisme ainsi que la peur de l’inconnu. Il est tellement plus facile de détester ce qui nous fait peur et ce que l’on ne connait pas que de comprendre et d’essayer d’avancer avec la différence à nos côtés. J’ai aussi pensé à ce roman pour le rapport de l’homme à la Nature. La famille Jubilee est la famille atypique, qui vit reclus dans le vallon des lucioles. Cette famille atypique est rejetée par la société parce que les enfants ont la peau bleue qui s’explique par une anomalie générique : la méthémoglobinémie. La population préfère penser à de la sorcellerie (vous me direz, c’est plus facile niveau compréhension).

Les personnages sont très bien décrits et pensés. Ils sont tous différents mais cela apporte vraiment une épaisseur au roman. J’ai beaucoup apprécié Jubilee ainsi que Clay. Ils portent le roman à eux deux. J’ai trouvé Ulys un peu plus en retrait mais il apporte aussi un certain charme à ce roman. Néanmoins, j’ai eu envie de les secouer plus d’une fois tant les choses mettent du temps à se mettre en place. J’ai trouvé qu’à certains moments, une léthargie s’emparait du panel de personnages.

Le pan historique de cette intrigue est très agréable tant on ne le croise pas souvent dans les lectures. On est en pleine lutte contre une énorme crise financière économique et politique. Le pays est sans dessus dessous et on essaye de garder la tête hors de l’eau quoi qu’il arrive.

Le point fort de ce roman, c’est le fait de mêler la romance (plusieurs histoires se dessinent mais je vais vous laisser découvrir cela) crédible à une réalité certaine. On a vraiment un roman ultra crédible qui vient nous mettre des claques tant les réactions des hommes peuvent être racistes, violentes et pleines de haine.

Le roman se divise en deux années : 1937 et 1972. J’ai trouvé que le roman était long à démarrer. J’ai cru que je n’allais jamais m’en sortir mais finalement, j’ai trouvé cette impulsion qui me manquait au début.

En définitive, si j’ai apprécié la relation entre Jubilee et Clay que j’ai trouvé vraiment belle et juste, j’ai eu du mal avec le début de ce roman. J’ai trouvé qu’il était long à démarrer. J’ai bien du atteindre les 100 premières pages avant de vraiment trouver de l’intérêt à ce roman. La chose qui m’a gênée, dans ce roman, c’est le fait que j’ai tous les éléments pour que ce roman me plaise : un rapport à la Nature présent, une non compréhension entre la population et la famille Jubilee mais aussi une touche de romance. J’ai aimé cette plongée dans le vallon des lucioles mais la magie n’a pas opéré totalement. Je pense que j’ai eu un peu de mal avec la plume de l’auteure. Je dirai que c’est un roman « des bonnes intentions ». Il y a de bons éléments mais aussi des choses qui peuvent être perfectibles.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le duo Jubilee/Clay
  • Le rapport à la Nature très fort
  • Le contexte historique

3.5

16

La robe : une odyssée de Catherine Le Goff

La-robe-Une-odyeeRésumé : Un roman tissé autour d’une robe qui traverse l’Histoire et les histoires de femmes et d’hommes. En traversant les époques, ce vêtement devient personnage principal et essentiel, bouleversant les vies et les destins. Un livre captivant fait d’intrigues et d’émotions. Qu’est-ce qu’une robe ? Un objet, un vêtement, mais pas seulement. Dans La robe, elle devient le témoin d’événements qui ont marqué l’Histoire et d’aventures pour des femmes et des hommes pour qui elle a compté. En traversant ainsi plus d’un siècle, passant de main en main, cette robe devient le personnage central du nouveau roman de Catherine Le Goff, existant au-delà de la vie de l’homme et déclenchant tour à tour des vocations, des rencontres amoureuses ou des tournants dans leur destin. Vêtement qui sublime, mais également qui permet de cacher et qui relie intimement des personnages n’ayant rien d’autre en commun que cette robe. De Jeanne, la petite chevrière aux talents insoupçonnés, à Paul le couturier parisien accompli, puis à Sarah l’intellectuelle juive déportée, Jana et Dienster, aux existences contrariées par la guerre froide, ou encore Oprah, la chanteuse de jazz dans le New York contemporain… autant de personnages hauts en couleurs dont les destins s’entrelacent autour d’une robe.  » Elle avança timidement face au miroir en pied. Ce qu’elle vit la bouleversa. Cette frontière entre la fermière et la bourgeoise qui lui parut jusqu’ici infranchissable venait de disparaître grâce à quelques morceaux de tissus. Dans le reflet de la glace, la petite Auvergnate qui gardait les troupeaux avait fait place à une femme du monde. « 

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Gilles Paris et son agence pour l’envoi de ce roman en service presse.

J’avais beaucoup apprécié la plume de Catherine Le Goff dans son précédent roman. J’avais beaucoup apprécié l’intrigue. Quand j’ai vu que le dernier roman de cette auteure était présent dans le catalogue, je n’ai pas cherché plus loin que le titre et j’ai foncé. Grand bien me fasse ! L’expérience de lecture se montre une nouvelle fois assez sympathique.

On fait la rencontre de la Robe. Assez singulier d’avoir pour personnage principal une robe me direz-vous… En attendant, ça fonctionne très bien ! L’idée de base est de suivre la Robe à travers toutes les époques qu’elle traverse. Elle est portée par plusieurs femmes à travers les siècles. J’ai trouvé l’idée percutante et loufoque, il ne m’en a pas fallu plus pour lire ce roman. Quand on parle d’Odyssée, je trouve le terme très bien choisi ! Pour prendre l’exemple du voyage d’Ulysse, une odyssée est un long voyage plein de rebondissements et de péripéties. Je trouve que cela fonctionne très bien ici !

Cette lecture n’est pas un coup de cœur pour la simple et bonne raison que j’ai trouvé que cela s’essoufflait en cours de route. En effet, j’ai apprécié suivre cette robe à travers plusieurs personnages, plusieurs décennies, plusieurs faits historiques. Cependant, j’ai trouvé que l’histoire perdait un peu de son intérêt au fil des pages. J’ai trouvé l’idée bonne mais un peu redondante peut être.

L’idée de mettre en avant un objet du quotidien en tant que personnage principal est assez sympathique. Néanmoins, cela ajoute un effet un peu catalogue au panel de personnages. Je m’explique : la robe passe de main en main. Elle est soit volée, léguée, prêtée, bref cette robe passe de main en main, de culture en culture et d’année en année. On va rencontrer des personnages comme Jeanne et Paul, Ruth, Gerta, Jana, ou encore Sarah. La liste des personnages que je viens de faire est non exhaustive mais j’avoue que je n’ai su m’attacher à personne en particulier. J’ai eu une légère préférence pour Jeanne. Je n’ai pas grand-chose à dire sur le panel de personnages. En effet, je n’ai pas eu assez de temps pour m’attacher à eux.

J’ai trouvé la plume de Catherine Le Goff toujours aussi agréable et fluide à lire. Elle décide ici de mettre en avant des périodes historiques à travers l’Odyssée d’un vêtement. C’est une robe de haute couture qui travers la première guerre mondiale mais aussi la deuxième, elle va aussi voir le mur de Berlin. Elle va voyager à travers la France, l’Allemagne et les Etats Unis. Je ne reviendrais pas plus que cela sur l’intrigue, je trouve que le résumé en dit assez.

En définitive, même si j’ai trouvé quelques petites choses à redire comme l’effet catalogue des personnages ainsi qu’un petit essoufflement, je reste contente d’avoir plongé une nouvelle fois dans l’univers de Catherine Le Goff qui nous propose une odyssée particulière et inspirante. J’ai apprécié l’originalité de cette intrigue, j’ai aimé le voyage géographique mais aussi le voyage temporel qui retrace des évènements historiques forts. La plume est agréable et fluide, cela permet une compréhension totale de l’intrigue.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une robe en personnage principal ! Quelle idée originale
  • Une plume fluide et dynamique
  • Le voyage qu’il soit géographique ou temporel

3.5

18

Je t’attendrai de l’autre côté du lac de Julie Bradfer

125383844_772070256996878_6213241843004586945_oRésumé : Une simple rencontre peut-elle guérir les plaies les plus profondes ? Sarah et June sont les meilleures amies du monde depuis leur plus tendre enfance. Passionnées de musique, elles souhaitent entrer ensemble au conservatoire de Boston après leur bac. Mais la mort tragique de Sarah remet tout en cause. Le monde de June s’écroule : elle ne veut plus entendre la moindre note de musique, renonce au conservatoire et quitte sa ville natale, direction Pine Lake ! Pine Lake est une petite ville de Colombie-Britannique où vit le grand-père de June, Richard qui accepte de l’héberger. Entre les séances de groupe de soutien et les petits boulots, June fait la rencontre d’Asher, un jeune homme silencieux et plutôt distant. Tout comme June, Asher est tourmenté par une passion reniée, un deuil douloureux et de lourds secrets familiaux… Leurs blessures respectives vont-elles se refermer au contact de l’autre ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Nisha éditions pour l’envoi de ce roman. J’ai craqué pour la couverture que je trouve magnifique. Elle m’a directement tapée dans l’œil.

On fait la rencontre de June une jeune fille qui est vraiment dans une situation vraiment très compliquée. Sarah et June sont les meilleures amies du monde. Elles font tout ensemble depuis leur plus tendre enfance mais Sarah a décidé de faire quelque chose sans June mais qui va la démolir de l’intérieur. Sarah s’est donné la mort en laissant June toute seule avec ses questions et son désarroi. June essaye d’avancer mais cela n’est plus possible d’avoir les mêmes rêves sans Sarah. Elle l’a quitté et à emporter avec elle sa joie de vivre et sa passion pour la musique.

June a décidé de partir voir son grand-père. Richard vit à Pine Lake. Une petite ville en Colombie Britannique au Canada. J’ai beaucoup apprécié le voyage. Le Canada est un pays que je croise rarement dans mes lectures et pourtant, il est vraiment un pays magnifique que j’apprécie beaucoup.

June va essayer de refaire sa vie après cette bombe atomique qui a tout éclaté sur son passage. June souffre, sa mère ne comprend pas pourquoi elle met sa vie professionnelle entre parenthèses alors qu’elle est très douée pour la musique. June et sa mère ne se comprennent plus. Richard est un homme un peu bourru mais au grand cœur. Il va essayer d’aider June à reprendre sa vie en main même si cela ne va pas être facile.

June va se trouver un petit boulot à la bibliothèque de Pine Lake et va tisser des liens avec Asher. Asher est un jeune homme plein de mystère. On va vitre comprendre que si June doit panser ses blessures, elle n’est pas la seule dans ce cas ! Ces deux personnages ont un passé terriblement lourd à porter. Au fur et à mesure des pages, ils vont se rapprocher et tisser une belle relation.

J’ai beaucoup apprécié le duo June/Asher. Je trouve qu’ils sont vraiment très bien travaillés. Ces deux psychologies sont fines et détaillées et cela donne beaucoup de relief et de crédibilité aux personnages. J’ai aimé en apprendre plus sur le passé de June mais j’ai une petite préférence pour la vie d’Asher. C’est un personnage qui ne cesse de se sacrifier pour les autres et j’ai apprécié comprendre comment il en était arrivé là.

June est un personnage doux et compliqué mais j’ai apprécié suivre son aventure au Canada. J’ai aimé la manière spéciale dont elle tirait Asher vers le haut et inversement. On a vraiment cette impression d’avoir deux âmes sœurs en perdition qui se rencontrent enfin pour permettre à nos deux personnages d’enfin pouvoir respirer et voir la vie du bon côté.

La seule chose que j’ai à reprocher à ce roman, c’est le fait de nous proposer l’histoire de plusieurs personnages comme le frère d’Asher et Olivia, une amie de Dan et Asher. On les suit un peu, on comprend pourquoi eux aussi ont eu des tracas dans leurs vies. L’auteure propose un épilogue mais malheureusement, je trouve qu’il est trop centré sur Asher et June. On n’entend pas forcément parler du père d’Asher même s’il n’est pas souvent évoqué j’aurais aimé savoir ce qu’il en était de lui. Il en va de même pour Richard pour la relation de June avec sa maman. C’est vraiment dommage, c’est la seule chose que j’ai pu relever de « négatif » dans ce roman.

La plume de Julie Bradfer est magnifique. Elle est pleine d’images et de couleurs, ça nous fait du bien ! J’ai aussi grandement apprécié les descriptions proposées par l’auteure. Les lieux ont l’air magnifique et cela fait vraiment du bien. J’ai été propulsée dans un univers que j’ai adoré découvrir. Bravo à l’auteure pour ce formidable roman dont les thématiques sont fortes mais très bien traitées : l’amitié, l’amour, l’acceptation, le deuil. Ce sont des choses qui ne sont pas évidentes à vivre mais l’auteure s’en sort avec justesse.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le couple Asher/June que j’ai beaucoup aimé.
  • La plume de l’auteure que j’ai découvert avec grand plaisir
  • Les descriptions de Pine Lake et des alentours ♥

4.5

16

Mes chers fantômes d’Elodie Hesme

126134188_10157496496110969_8327415808480777942_oRésumé : Perchée sur ses talons, Barbara court à travers les rues d’Aubusson ouvrir son salon de beauté. Ici personne ne s’étonne plus des frasques de l’esthéticienne, de sa vie rock’n’roll aux nuits plus longues que les jours. Rien ne semble pouvoir contrarier sa course folle contre le temps jusqu’à ce qu’Ava, morte depuis un an, lui joue une sonate pour piano de Beethoven ! Est-ce la folie qui la guette ? Barbara n’a d’autre choix que d’accepter l’évidence : elle est médium et doit aider les morts à trouver le repos éternel. L’occasion pour elle de faire enfin la paix avec son propre passé.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Michel Lafon pour l’envoi de ce roman. Mes chers fantômes avait un résumé qui me tentait beaucoup. Je me suis donc lancée, il y a quelque temps dans cette lecture.

Cette lecture a été un véritable chambardement émotionnel pour moi. Je ne m’attendais pas du tout à être transportée de la sorte. C’est vraiment très beau.

On fait la rencontre de Barbara, une jeune femme qui m’a beaucoup touchée. En effet, Barbara a une vie formidablement explosive. Rock’n’roll et rebelle attitude, notre esthéticienne de compétition vit sa vie à 100 à l’heure. Elle m’a épuisée ! Quelle fougue, quel dynamisme !

Elle vit une vie très rythmée et n’a pas le temps de s’ennuyer. Oui, mais voilà… Le souci reste toujours le même : quand on vit une vie comme celle-ci, on se retrouve toujours avec un moment où ça explose. Ava, une jeune femme morte depuis plusieurs mois va lui jouer un morceau de piano. Une révélation : Barbara est capable de voir les morts et de pouvoir les aider à trouver le chemin de la paix et du repos éternel.

J’ai trouvé l’idée de base très originale. Franchement, c’est assez loufoque. Barbara est une personne qui doit apprendre à se canaliser un peu. C’est une pile électrique. Grâce à sa nouvelle mission, Barbara va pouvoir faire un point sur sa vie et sur ce passé dont il faut savoir apprendre à se libérer.

Autour de Barbara – Barbie – on va trouver son meilleur ami Sylvain – Sly- ainsi qu’Angélique et Aline. Ce sont des personnages bien vivants. J’ai beaucoup apprécié le panel de personnages que nous propose Elodie Hesme. Effectivement, on ne va pas traiter la thématique de la mort avec des larmoiements. On est vraiment dans un roman bourré d’humour. Il n’oublie pas de nous proposer une palette d’émotions très fortes. Je trouve que l’auteure a une plume vraiment très agréable : elle est équilibrée.

Ainsi, on va passer du « rire aux larmes » en quelques pages. Je mets l’expression entre guillemets parce que je n’ai pas pleuré mais j’ai été touchée par le personnage de Barbie qui peut paraitre un peu superficielle. Au départ, j’ai eu un peu de mal à apprivoiser Barbara. Elle est très énergique et j’ai eu du mal avec cette rapidité dans ma lecture. Puis, peu à peu, j’ai apprécié à découvrir notre Barbara nationale et j’ai vraiment pris du plaisir à la suivre dans ses aventures.

Avec l’aide de Sylvain, Barbara va essayer de comprendre ce don de médium. Elle ne comprend pas pourquoi ni comment elle sait voir les morts. Elle va comprendre qu’aider ces âmes tourmentées, c’est aussi s’aider soi-même. Ainsi, on va aussi déterrer les secrets de Barbara et de sa vie privée. Sa sphère familiale va apparaitre et nous allons découvrir un autre pan de la vie de Barbara. C’est vraiment très touchant de comprendre comment Barbara est venue ce qu’elle est maintenant.

On va toucher des thématiques assez sympathiques : apprendre à s’accepter, à aimer les autres et à s’aimer soi-même. C’est vraiment très sympathique.

En définitive, j’ai trouvé l’idée très sympathique. Même si j’ai eu un peu de fil à retordre avec Barbara au départ, j’ai trouvé que l’auteure avait vraiment fait quelque chose de très beau. C’est vraiment chouette. Barbara est un personnage qui va se découvrir à travers son don de médium. Les fantômes vont l’aider autant qu’elle va les aider et j’aime beaucoup ça. Le panel de personnages est varié et intéressant et cette intrigue est sublimée par une plume au service des émotions. C’est vraiment un très beau roman que je vous conseille si vous êtes friands de psychologies fines et détaillées et d’une intrigue avec un côté un peu loufoque mais qui fonctionne très bien.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Partez à la découverte du personnage de Barbara ! Elle en vaut la peine
  • La plume de l’auteure que j’ai trouvée pleine d’émotions
  • L’intrigue. J’ai apprécié ce don de médium

4

14

Une vie en héritage d’Alison Lawson

51Mz70mq1oL._SX326_BO1,204,203,200_Résumé : En Angleterre, la vie de Johanna, une trentenaire française, a basculé le jour où son mari Augustin a disparu dans un terrible accident d’avion. En Chine, Jia-Li élève seule sa petite fille et s’inquiète pour son avenir. Au-delà des frontières et des préjugés, le destin va les réunir et révéler en elles des ressources insoupçonnées.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Alison Lawson pour l’envoi de son roman qui fut accompagné de gourmandises. J’ai fait un petit bond dans le passé en les mangeant. Comment ne pas penser à l’Angleterre ? Que de bons souvenirs pour moi ! J’ai hâte de pouvoir y retourner en tout cas.

Alison Lawson signe ici son premier roman. Je l’ai trouvé remarquable. Tout fonctionne, j’ai adoré le panel de personnages et les thématiques. Il est peut-être temps de rentrer dans les détails et de vous en dire plus…

On fait la rencontre de Johanna. C’est une jeune française venue s’expatrier en Angleterre. Johanna est un personnage que l’on apprécie tout de suite. En effet, elle est gentille, douce et agréable. On fait sa rencontre au pire moment de sa vie : Johanna est en deuil, elle vient de perdre l’amour de sa vie, Augustin, dans un tragique accident d’avion. Johanna essaye tant bien que mal de passer les plus durs moments de sa vie… Mais Augustin ne va pas lui faciliter la tâche. En effet, Augustin, en héritage, va lui livrer un terrible secret qu’il a porté toute sa vie sans en parler à personne. Voulant faire la lumière sur ce secret, Johanna décide de prendre le taureau par les cornes et de se rendre là où il faut pour percer le dernier mystère que lui a légué son mari. L’intrigue est plutôt simple mais réserve beaucoup de surprises.

Le panel de personnages est assez maigre mais les trois personnages principaux sont vraiment très intéressants. Elles sont trois femmes, trois femmes différentes venant de trois horizons différents : Johanna, Lise et Jia-Li. Entre France, Grande-Bretagne et Chine, Johanna va probablement vivre le plus beau voyage de sa vie. Comme je le disais, j’ai beaucoup apprécié le personnage de Johanna à laquelle je me suis beaucoup identifiée. Elle essaye de survivre dans son océan de peine et de tristesse. Pauvre Johanna ! J’ai toujours eu cette envie de lui tendre la main pour l’aider à affronter cette difficile période de sa vie. On fait aussi la rencontre de Lisa, l’amie au grand cœur. Johanna et Lisa sont des amies avec un grand A. J’ai beaucoup apprécié la relation qu’elles ont tissé au fil des années. Lisa est un petit vent de fraicheur dans cette intrigue. Elle va venir « dédramatiser » un peu la situation en proposant son aide à Johanna. On fait aussi la rencontre de Jia-Li, une jeune femme qui vit à l’autre bout du monde, en Chine. Elle est aussi dans la tourmente. Certainement pas pour les mêmes raisons que Johanna mais elle ne sait pas comment sa vie va tourner. En effet, elle doit élever seule sa fille et ne sait pas comment faire pour avoir un avenir concret et correct. Ces trois femmes sont liées et vont nous proposer une intrigue riche en saveurs et en couleurs.

Le voyage qu’entreprend Johanna va la conduire en Chine et va lui permettre de comprendre. Ce voyage est pour moi initiatique. Johanna va apprendre et comprendre. Ce voyage va lui permettre d’avancer et de mieux se comprendre. Pour gagner la bataille il faut savoir se pardonner et s’écouter, c’est la chose la plus dure à faire. Johanna va rencontrer des obstacles, des embuches sur son chemin mais va tout faire pour relever la tête. C’est très prenant.

Ce que j’ai aussi apprécié, c’est que l’auteure semble savoir de quoi elle parle. Elle nous abreuve de magnifiques descriptions, elle nous emmène dans des contrées lointaines. J’ai apprécié retrouver ce que j’aimais en Angleterre. L’auteure s’empreigne vraiment des us et coutumes des pays dans lesquels nous voyageons et au-delà de la manière intelligente dont elle traite cette thématique, cela permet à l’intrigue d’être encore plus crédible. J’ai trouvé ces petits détails charmants et pittoresques. A travers ses trois figures féminines, l’auteure va aussi nous proposer une palette d’émotions vraiment très intéressantes et criantes de vérité. J’ai vraiment beaucoup apprécié cette facette de l’histoire aussi. Si nous parlons des choses que j’ai appréciées, il faut aussi parler des petits points qui m’ont fait tiquer. Ici, il n’y en a qu’un mais qui a quand même son importance : la fin du roman. Pour moi, elle manque de détails et est trop abrupte. On a l’impression que l’on pose un élément et qu’il nous manque des détails pour tout comprendre.

La plume est délicate est fine. Elle permet de traiter des thématiques assez lourdes de sens : le deuil, l’acceptation de cette absence qui pèse, la force de l’amitié aussi. C’est très prenant.

En définitive, je trouve qu’Alison Lawson s’en est très bien sortie avec ce premier roman. Malgré une fin trop abrupte pour moi, j’ai apprécié les trois figures féminines qui portent le récit à bout de bras. J’ai apprécié le voyage géographique et émotionnel. Ce roman regorge de bonnes idées qui sont sublimées par une plume délicate et soignée. Je lirai le prochain roman avec grand plaisir !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le voyage que l’on entreprend avec Johanna
  • Le personnage de Johanna que j’ai tout de suite apprécié
  • Les descriptions et les us et coutumes des pays que l’on traverse

4