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De sang et d’encre de Jacquie Béal

41qM2PJQHwL._SX195_.jpgRésumé : Dans le Périgord du XVIe siècle, les conflits entre catholiques et protestants font rage. Dans cette lutte sanglante, Landry et sa petite soeur voient leurs parents mourir sous leurs yeux. Les deux orphelins s’enfuient et trouvent refuge chez un imprimeur qui les prend sous sa protection. Landry devient colporteur et, au péril de sa vie, diffuse des livres emplis d’idées neuves et d’appels à la résistance. En chemin, le jeune homme découvre le goût de la liberté de vivre et de penser. Au milieu du chaos, Landry fait également une rencontre qui change sa vie : Mathilie, fille de gentilhomme et catholique. À ses côtés, il apprend que l’amour ne connaît pas de barrières sociales. Mais, dans la tourmente de l’Histoire, la conquête du bonheur a forcément un prix…

Mon avis : Je remercie Jacquie Béal ainsi que City Editions pour l’envoi de ce roman. J’étais très heureuse d’avoir cette jolie surprise dans ma boîte aux lettres. C’est très gentil, merci !

Une fresque historique importante

Jacquie Béal a l’habitude de nous balader dans toute l’histoire de la France. Ici, on se retrouve dans le 16ème siècle, en pleine guerre de religion. La vie y est compliquée, dangereuse et miséreuse. La guerre gronde dans toute la France. Il y a énormément de morts, de blessés, de veuves et d’orphelins. Bref, on se rend rapidement compte que la vie est ultra dangereuse. Jacquie Béal parvient, avec brio, à nous retranscrire cette ambiance de danger.

La religion et la croyance en un dieu est toujours un sujet très sensible. Au dela du fait que ce genre de guerre concerne beaucoup de population et de croyance, ce sont les guerres les plus barbares, sanglantes et meurtrières. On parle de massacres de population au nom de Dieu. Sujet très actuel, j’ai pris plaisir à découvrir cette fresque historique du 16ème siècle.

De plus, on peut ajouter que l’imprimerie à une incidence importante. En effet, on connait la presse de Gutenberg. Jacquie Béal met l’accent sur son importance. En effet, on peut comprendre que c’est un outil majeur pour les mentalités, l’ouverture d’esprit et cela permet à la population de se faire sa propre opinion sans être endoctrinée.

Un personnage principal attendrissant

Landry, Landry, Landry ! J’ai apprécié le fait que Jacquie Béal utilise ici une figure masculine pour porter l’intrigue de son roman. Cela nous change et cela fait du bien ! Landry est un jeune homme très courageux. Sous ses yeux, ses parents se font massacrés. Orphelin, il prend sa sœur sous le bras et essaye de se faire une place dans cette société très complexe. Un imprimeur devient son deuxième père et prend les deux enfants sous son aile. Landry devient alors colporteur et un vent de résistance souffle sur le roman.

Au-delà du fait d’être courageux et plein d’esprit, Landry va faire la rencontre de Mathilie, une jeune demoiselle très jolie dont il tombe amoureux au premier regard. Mathilie est catholique, respectable et très agréable.

Si Landry quitte la maison de ses parents en jeune homme, rapidement, par la complexité de la vie, devient un homme. Il est plus réfléchis, fort et courageux. Il apprend rapidement à avoir une culture plus vaste, il est libre de penser ce qu’il veut. Il recherche une certaine liberté.

J’ai pris énormément de plaisir à lire ce roman que j’ai trouvé très sympathique. J’ai trouvé que Landry était un personnage principal fort ! Franchement, j’ai apprécié suivre ce personnage dans ses aventures.

La plume de Jacquie Béal

Je trouve que Jacquie est une auteure très douée pour nous parler de faits historiques dans une aventure complètement inventée. En effet, on sent bien toute la documentation que Jacquie a dû faire pour retranscrire cette ambiance au plus juste.

Je pense que cela vient du fait que Jacquie ait touché à une période historique lourde et morbide mais j’ai trouvé quelques longueurs. J’ai préféré faire une petite pause dans ma lecture plutôt que de forcer et de me retrouver avec une jolie panne de lecture.

Néanmoins, je prends toujours autant de plaisir à lire et à découvrir l’univers de Jacquie Béal. Je n’ai que ces quelques mots à dire : vivement le prochain ! Bravo pour cette fabuleuse aventure

Les – :

  • Quelques longueurs dues, à mon goût, à la période historique.

Les + :

  • Le personnage de Landry
  • L’évolution incroyable du personnage tout au long du roman.
  • La manière dont l’auteure traite le côté historique dans son roman
  • La plume de Jacquie Béal.

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La dame d’Aquitaine – Jacquie Béal

couv-dame-aquitaine.jpgRésumé : Périgord, 1637. Altaïre de Claviérac est élevée dans une grande liberté, bien loin des règles de bienséance de la noblesse. Indépendante et farouche, elle monte à cheval comme un garçon, jure comme un homme d’armes, chante comme un troubadour et rêve d’épopées comme un chevalier… Mais l’Histoire est en marche. Les violences de la Fronde vont tout bouleverser et, à la mort de ses parents, Altaïre est forcée de quitter le monde de l’enfance pour se soumettre aux règles strictes qui régissent l’éducation des jeunes filles. Sous la tutelle d’un oncle auquel elle ne veut pas se soumettre, elle est envoyée au couvent. Mais bien vite, on nourrit d’autres projets pour elle et un mariage lui est imposé. Son destin paraît scellé, mais Altaïre ne renonce jamais : la liberté et le bonheur doivent se conquérir…

Mon avis : Je remercie Jacquie Béal pour l’envoi de son roman ainsi que City éditions. J’ai pris un énorme plaisir à retrouver l’univers de Jacquie Béal que j’ai déjà pu croiser avec le roman le temps de l’insoumise que j’avais adoré.

J’ai fait la connaissance d’Altaïre de Claviérac. C’est jolie jeune femme est notre personnage principal. J’ai beaucoup apprécié la rencontrer et la suivre dans sa jeunesse jusqu’à ses 18 ans. C’est une jeune femme charmante qui m’a permis de passer un agréable moment de lecture. Altaïre est une jeune fille qui a soif de liberté et d’indépendance. Cependant, elle est née à la mauvaise époque, sans parent, elle est confiée à son oncle puis à son futur époux. Elle est obligée de se plier aux volontés de ces deux hommes.

On se rend rapidement compte de la difficulté de la vie du XVIIème siècle et encore plus pour les femmes qui n’ont clairement pas leur mot à dire sur la vie qu’elle mène. Altaïre est une jeune femme qui ne supporte que difficilement le fait de ravaler sa fierté. C’est vraiment une fille forte et courageuse.

Les relations maritales sont aussi mises sous les projecteurs. En effet, Altaïre et son mari ne se marient pas par amour ni par conviction. Elle devient sa femme parce qu’elle n’a pas le choix. Elle doit se marier parce que son oncle l’a dit, c’est tout. Ils se découvrent au fil des pages, comme nous. C’était assez plaisant d’avoir les us et coutumes de l’époque dans ces pages.

Comme vous le savez déjà peut-être, je suis une fan du XVIIème siècle et surtout du faste de Versailles et de la grandeur de Louis XIV. Ici, on est loin du château et des manipulations. Ce fond historique m’a beaucoup plu, j’ai découvert autre chose et c’est très plaisant de voir que malgré le fait que l’époque soit la même, la manière de vie diffère selon les catégories sociales et les régions. On vit l’époque de la Fronde avec nos personnages, c’était très intéressant.

Dans les statuts sociaux, Jacquie Béal nous prouve que même s’il est dur d’être une femme, il est aussi dur d’être un homme. Il y a beaucoup de responsabilités à gérer.

Avec la dame d’Aquitaine, Jacquie Béal signe un roman très intéressant mais qui reste en deça de ce que j’ai pu vivre avec le temps de l’insoumise. Même si j’ai apprécié Altaïre, je n’ai pas su m’y attacher plus que cela. Personnage agréable mais parfois déroutant : elle est changeante et parfois, on aperçoit la petite fille qu’elle est restée.

La plume de Jacquie Béal est très belle. La passion historique de l’auteure se sent dans ses mots. On est plongé dans l’ambiance et l’atmosphère dès les premières pages ! Dynamisme, rigueur et beauté sont trois mots qui qualifient l’excellente plume de Jacquie que je remercie encore une fois du fond du cœur pour sa confiance renouvelée.

Les – :

  • Un petit quelque chose qui rend Altaïre attachante mais sans plus.

Les + :

  • La mise en lumière des relations maritales, des situations sociales ainsi que des habitudes de vie à travers les us et coutumes de l’époque.
  • La plume de Jacquie Béal que j’ai énormément apprécié.
  • La difficulté d’être une femme à l’époque.

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Le temps de l’insoumise – Jacquie Béal

513k0dtbK0L._SY346_Résumé : Périgord XIVe siècle. Dans une Aquitaine divisée par la guerre qui oppose la France et l’Angleterre, la jeune Ysolda n’a connu que la brutalité de son père, un homme sans cœur qui n’hésite pas à prostituer ses filles et à les battre lorsqu’elles se montrent rebelles. Alors que l’épidémie de Peste Noire ravage le pays, Ysolda refuse sa misérable condition et s’enfuit. Inculte, la jeune femme est terrorisée par les légendes, les monstres et les esprits de la forêt dont elle a entendu parler dans son enfance. Mais un jour, elle découvre l’atelier d’un libraire. Elle n’aura alors de cesse de percer les mystères de l’enluminure et de l’écriture. Dans ce siècle d’hommes, Ysolda connaîtra un destin exceptionnel, et, en quête d’amour et de liberté, tracera enfin son chemin vers le bonheur.

Mon avis : Je remercie Jacquie Béal ainsi que City Editions pour l’envoi de ce Service Presse. J’ai été ravie de découvrir le monde d’Ysolda.

On fait la rencontre d’Ysolda dès le début du premier chapitre. On a la description de sa famille. On est mis dans le bain directement avec une mère et une sœur qui se prostituent pour le père qui est violent, alcoolique et tellement injuste avec Ysolda.

Ysolda rêve d’une vie meilleure, d’une vie loin de ses brigands qui viennent dans l’auberge de son père, loin de ce père qui bat sa famille, qui ne veut que l’argent sans forcément faire attention à sa famille. La sœur d’Ysolda est « du côté » de son père. On se retrouve dans une famille qui ne partage pas grand-chose, où il n’y a ni amour ni fraternité. En bref, c’est vraiment une famille triste et morne. On prend tout de suite Ysolda sous notre aile de ce fait.

Ysolda fuit après les confessions de sa mère, elle part à la recherche de son identité. J’ai adoré cela ! J’aime beaucoup le côté historique de ce genre de roman mais quand il est doublé d’une quête identitaire, c’est le bonheur pour moi.

On se balade dans le Périgord médiéval qui est dépeint avec beaucoup de détails et de minutie. Le livre contient un glossaire, une liste de lieu et de vocabulaire assez sympathique puisqu’il permet de nous guider, nous repérer et de comprendre certains points. C’est vraiment très utile.

Dans ce roman, on mélange les genres et les strates de la société. J’ai adoré ce mélange qui permet d’être plongé dans un univers unique et fantastique ! On est vraiment happé dans un univers dans lequel on se plait d’évoluer.

La culture médiévale est très présente. On voit bien une trame légendaire se dessiner sous nos yeux pour mon plus grand plaisir. Je pensais avoir un roman simplement historique sous les yeux mais non ! Grâce à ce côté légendaire, on se rend rapidement compte que cela ajoute une petite touche de magie qui vient casser les codes de ces romans historiques. C’est vraiment excellent.

L’intrigue est rondement menée, elle ne possède aucune faille et nous permet de suivre une histoire avec engouement et envie. On veut savoir ce qu’il va advenir d’Ysolda, si elle va trouver toutes les réponses à ses questions. En bref, c’est tellement prenant que je n’ai pas su refermer le livre avant d’avoir les mots finaux sous les yeux.

Tout m’a plu dans ce roman, c’est vraiment une excellente découverte ! Grâce à ce roman, je me suis aussi retrouver face à une nouvelle plume très efficace. Elle nous plonge directement dans l’univers de Jacquie Béal avec tant de beauté que l’on en a le souffle coupé.

Voici donc un nouveau coup de cœur pour cette nouvelle année !

Ma note : 20/20