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Toi, Pauline de Janine Boissard

41959aS8LRL._SX195_.jpgRésumé : Et revoilà Pauline, dont on fête aujourd’hui les dix-neuf ans. Son rêve de toujours ? Ecrire. Mais où trouvera-t-elle la confiance qui lui manque pour se lancer ? Dans les bras de Paul, son nouvel amour, et comme elle artiste blessé. Quant à l’inspiration, elle la trouvera au sein même de sa famille. Dans l’héroïsme de Claire, prenant la défense d’une grand-mère attaquée par des voyous dans le RER. Dans l’incroyable et courageux combat de Cécile, volant au secours d’une amie de collège victime de harcèlement. Et dans le cœur brisé de celle que tous croyaient si forte : Bernadette. C’est tout ça, La Marette.

Toi, Pauline est la suite (et la fin) des Quatre filles du docteur Moreau, nouvelle version de L’esprit de famille qui valut à Janine Boissard un immense succès.

Mon avis : Je remercie les éditions Fayard ainsi que Gilles Paris pour l’envoi de ce roman en service presse. J’avais eu la chance de lire Les quatre filles du docteur Moreau il y a quelques mois et j’étais ravie de retrouver Pauline (oui, le prénom fait beaucoup ! J) ainsi que sa famille.

Une plongée au cœur d’une famille très sympathique

C’était comme si j’avais quitté la Marette hier. Franchement, j’ai apprécié passer un nouveau moment au sein de cette famille. On comprend rapidement que c’est Pauline qui est le personnage principal de cette histoire. Cependant, j’ai trouvé qu’on manquait un peu de nouvelles des autres : j’ai trouvé dommage d’avoir la famille en retrait. J’ai apprécié suivre les aventures de Pauline mais j’ai trouvé que la grand-mère était un peu absente, ainsi que Béa et les personnages secondaires qui sont en retrait. Claire est présente de temps à autres, moins que les autres à mon goût. C’est dommage. Sinon, ma lecture a été très agréable.

Pauline, un personnage en constante évolution

Pauline est dans une situation particulière : elle est perdue. Entre son premier amour qui refait surface, sa volonté de devenir écrivaine ainsi que sa famille, ses études et tout le reste, Pauline est en constante interrogation.

Ce que j’ai aimé chez Pauline ainsi que chez tous les personnages, c’est le fait que tout est respectueux. On n’a pas une vulgarité dans le roman, tout est fait dans le respect et la volonté de ne pas blesser l’autre. Bref, j’ai trouvé ça chouette.

La famille Moreau

Quelle famille ! J’ai adoré les retrouver parce que je trouve que ma famille ressemble un peu à cette dernière. Pas tant dans la constitution de la famille mais par l’ambiance souvent joyeuse qui réside dans cette famille. On rit, on se prend le bec, on vit au rythme des événements qui éclosent dans le texte. On se rend compte que la famille, ce n’est pas toujours simple. Chacun essaye d’y trouver sa place et cela n’est pas toujours évident. C’est bien vrai ! Venant d’une famille nombreuse, par moments, certains prennent trop de place dans la vie privée des autres et cela devient problématique. Je ne peux que comprendre ce que Pauline traverse.

La plume de Janine Boissard

Ce n’est pas le premier roman de l’auteure que je découvre. J’avais déjà pu découvrir La lanterne des morts ainsi que les quatre filles du docteur Moreau. La plume est toujours aussi entrainante, l’univers très sympathique. Ce qui est bien c’est que la crédibilité des faits est totale. Janine Boissard écrit sur la vie des gens, sur la vie réelle, sur le quotidien des gens. C’est vraiment très intéressant.

Les – :

  • Certains personnages trop effacés par rapport à d’autres

Les + :

  • La plume de Janine Boissard
  • Le personnage de Pauline que j’ai adoré retrouver. C’est un personnage auquel j’ai su m’identifier.
  • Une immersion formidable dans une sacrée famille !

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Retrouvez mon avis sur le premier tome ! 

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Les quatre filles du docteur Moreau – Janine Boissard

51qNJl2F4BL._SX195_.jpgRésumé : Elles sont quatre sœurs, entre douze et vingt-deux ans. Claire la princesse, qui rêve d’être mannequin ; Bernadette l’indomptable, passionnée par la défense des arbres, ces seigneurs ; Pauline qui rêve d’écrire et Cécile, la poison, incorrigible accro à son portable. Elles ont un père médecin, une mère «écouteuse» et vivent à La Marette, une maison entourée d’un jardin, non loin de la ville. On y rit, on y pleure, on s’y brouille et s’y réconcilie, mais avent tout on s’y sent bien. Avec Les quatre filles du docteur Moreau, Janine Boissard fait revivre L’esprit de famille, saga culte des années soixante-dix, en lui donnant les couleurs d’aujourd’hui. Poussez la porte de La Marette, entrez dans cette famille. C’est la vôtre

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois Gilles Paris et son équipe ainsi que les éditions Fayard pour l’envoi de ce roman en service presse. En effet, j’avais commencé ma découverte de Janine Boissard grâce à la lanterne des morts et à dis t’en souviendras-tu ? Je poursuis mon aventure livresque avec Les quatre filles du docteur Moreau qui est une réécriture de la saga familiale que l’auteure avait écrit dans les années 1970 : l’esprit de famille.

J’ai grandement apprécié le fait que l’auteure choisisse de réecrire l’histoire en l’actualisant plutôt que d’écrire une suite plus de quarante ans après la parution de sa saga. Dans le commentaire que l’on peut lire avant la lecture du roman, Janine Boissard nous explique pourquoi elle a fait ce choix plutôt qu’un autre. J’ai trouvé son explication judicieuse et très intelligente. Au lieu d’écrire la suite, elle a préféré remettre son histoire au goût du jour en l’actualisant. J’ai aimé ceci.

Ce que j’ai aussi grandement apprécié c’est le fait d’avoir pu lire ce roman en lecture commune (LC) avec mon amie Dilshad que vous connaissez surement sous son pseudo : les lectures de la Diablotine. C’est toujours sympathique de faire des découvertes livresques avec des copines.

Nous faisons donc la rencontre d’une famille haute en couleurs. Nous avons le père : monsieur docteur Moreau et sa femme. Ces gens ont quatre filles entre douze et vingt-deux ans : Claire qui essaye de percer dans le mannequinat. Elle prend les gens de haut et fait sa princesse. Pauline, une jeune fille qui rêve d’écriture, d’amour et de liberté, Bernadette, une jeune femme qui est fan d’écologie et qui ferai tout pour défendre les arbres et la nature. Et Cécile, la « poison », la plus jeune accro au portable qui ne sait pas se mêler de ses affaires.

Nous suivons les histoires qui bercent cette famille à travers les yeux de Pauline. On a beaucoup de « petits problèmes » familiaux que l’on suit. On se rend rapidement compte que la vie chez les Moreau n’est pas de tout repos. C’est vraiment très sympathique, on a vraiment l’impression de faire partie de cette famille.

On suit aussi les problèmes de Pauline et de sa première relation amoureuse qui n’est pas simple du tout. C’est assez prenant. D’un côté, j’ai eu envie de la soutenir et de l’autre côté, j’ai voulu la secouer pour lui remettre les idées en place.

Je suis curieuse de savoir si l’auteure nous prévoit une suite. En tout cas une chose est certaine, j’ai apprécié mon voyage à la Marette. C’est une petite lecture sympathique qui nous permet de passer un agréable moment en compagnie de tous ces personnages.

La plume de Janine Boissard est toujours aussi douce. On n’a pas de choses violentes dans ses romans. On est propulsé dans des histoires vraies mais toujours traitées avec respecte, douceur et délicatesse.

Après une petite discussion avec Diablotine, nous avons eu le même sentiment sur ce roman. Un léger sentiment d’agacement face au personnage du poison mais un moment très agréable de lecture. ♥

Les – :

  • Le personnage de « La poison » que je n’ai pas su apprécier malheureusement.

Les + :

  • Avoir rééecrit l’histoire en l’actualisant est une belle idée.
  • L’amour que l’on perçoit entre tous les membres de la famille.
  • Un décor que j’ai grandement apprécié.
  • Une plume que j’aime lire.

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Dis, t’en souviendras-tu ? – Janine Boissard

CVT_DIS-TEN-SOUVIENDRAS-TU_7598.jpgRésumé : Que se passe-t-il lorsque le poids des secrets est si lourd à porter? Au cœur de la Provence, Aude tente de dénouer les fils de sa vie : qu’est-il arrivé à son mari ? Pourquoi ses souvenirs lui échappent ? Drames, mystères et affaires familiales se déploient dans le nouveau roman de Janine Boissard. Aude a 23 ans, elle est l’épouse d’un parfumeur connu à Grasse. Et voilà que ce matin, elle se retrouve à l’hôpital, privée d’une partie de sa mémoire. Elle apprend qu’on l’a retrouvée, inanimée, sur un chemin désert. Non loin, la voiture de son mari, portières ouvertes, vide. Quel leur est-il arrivé? Avec l’aide d’un psychiatre, elle va tenter de recouvrer sa mémoire. Mais le veut-elle vraiment? Avec le retour de ses souvenirs, ne devra-t-elle pas faire face à une redoutable vérité? Un suspense haletant et une belle histoire d’amour dans les paysages parfumés de la Haute Provence.

Mon avis : Je remercie Gilles Paris, Jules ainsi que les éditions Plon pour l’envoi de ce service presse. J’avais pu découvrir la plume de Janine Boissard lors de ma lecture de « La lanterne des morts » l’année dernière. Ayant passé un superbe moment, j’ai décidé avec grand plaisir de me replonger dans l’univers de cette auteure.

Ici, je me suis lancée dans la lecture de « Dis, t’en souviendras-tu ? »  Je vous avoue que pour le coup, c’est un coup de foudre pour la couverture qui m’a fait basculer. Elle est pleine de couleurs, elle sent le printemps et le renouveau. Ce qui colle beaucoup à l’histoire puisque l’on fait la rencontre d’Aude qui est en plein questionnement puisqu’elle ne sait plus vraiment qui elle est, ni qui est son mari. Elle ne sait que ce qu’on lui dit sur une partie de sa vie.

Elle sait qu’elle est mariée à un homme célèbre, riche et très intelligent. Il est un Nez très célèbre. Aude essaye de comprendre ce qui lui arrive, de comprendre pourquoi elle ne se souvient plus. Par-dessus tout, on suit le parcours d’Aude pour retrouver sa vie et la vérité suite à cet accident qui lui a pris une partie de sa mémoire. Son mari ayant disparu, toute l’intrigue tourne autour de ce mystérieux accident.

J’ai beaucoup apprécié le personnage d’Aude. Elle est douce, calme et gentille. C’est vraiment un personnage excellent dans le sens où je trouve qu’elle a un caractère certain et qu’elle n’abandonne pas. Elle a un courage exceptionnel pour essayer de retracer sa vie.

L’intrigue en soi n’a rien d’original mais la plume de l’auteure parvient à apporter un je ne sais quoi qui fait que la magie opère très rapidement. On est pris dans l’intrigue dès les premières pages et on ne lâche l’histoire qu’une fois le roman terminé.

Je ne peux que vous le conseiller si vous êtes une lectrice qui aime les mystères familiaux et psychologiques mais aussi les romans teintés d’une petite touche d’amour. Ici, Janine Boissard nous prouve que ce mélange est intelligent, exceptionnel et dégage une douceur certaine malgré les turbulences des péripéties de ce roman.

Les + :

  • Le parcours d’Aude qui nous est relaté d’une manière incroyable.
  • Le personnage principal féminin qui sort des sentiers battus.
  • Une plume belle, dynamique et douce.
  • Une couverture qui est en lien avec le texte en plus d’être sublime.

Les – :

  • Certaines petites longueurs lors des échanges entre Aude et son psychologue.

Ma note : 19/20

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La lanterne des morts – Janine Boissard

9782213704531-001-X_0.jpegRésumé : Lila et Adèle sont sœurs. Belle, brillante, passionnée, Lila ne rêve que de mener la grande vie. Hélas elle est victime de bipolarité, cette terrible maladie où le meilleur côtoie le pire. Adèle est douce, tendre, responsable. Les années passant, de lourds soupçons pèsent sur Lila. Autour d’elle, plusieurs événements tragiques, toujours liés à des affaires d’argent. Mais sans jamais la moindre preuve. Voyant sa sœur s’attaquer à celui qu’elle aime, les yeux d’Adèle s’ouvrent enfin. Menant une discrète enquête, elle découvre la vérité. Mais cela suffira-t-il à sauver Vivien ? C’est dans les beaux paysages du Périgord Noir, où flottent les arômes de truffe et de bon vin, que se passe cette histoire de famille comme Janine Boissard excelle à les raconter, mêlée d’un suspense qui ne faiblit jamais.

Mon avis : Je remercie Gilles Paris, les éditions Fayard ainsi que Jules qui fait un travail spectaculaire en chouchoutant les partenaires. Alors un grand merci Jules !

J’ai souvent entendu parler de Janine Boissard sans pour autant lire ses romans. J’ai sauté sur l’occasion quand j’ai vu que je pouvais le demander en Service Presse. Mon erreur est réparée, maintenant, laissez-moi vous parler de ce roman « La lanterne des morts ».

Ce fut une lecture rapide. Le roman est très agréable en tant que livre objet : j’ai trouvé la couverture très belle et assez mystérieuse. Voilà un très bon point de départ je trouve.

On se retrouve dans une région de la France que je ne connaissais pas : le Périgord et plus précisément le Périgord Noir. Région viticole et truffière, les paysages décrits sont sublimes. Ils passent les saisons, les mois et même les années sans que je n’ai perdu une miette des descriptions des décors.

On rencontre Lila et Adèle qui sont sœurs. Lila est l’aînée bipolaire qui mène une vie insouciante et belle. Elle est belle, elle plait aux hommes et elle le sait. Son caractère effronté, rebelle et insouciant plait. Lila plait à tout le monde, que ce soit les hommes et les femmes. En effet, Lucette lui voue un véritable culte.  Adèle est plus jeune mais aussi plus responsable. Elle porte sur son dos le poids des erreurs de sa sœur et la mort de ses parents. Malheureusement, après le décès de son père, elle hérite du domaine qu’elle gère toute seule avec l’aide de son personnel : Gaston et Lucette. L’amour entre les deux sœurs est bien présent mais des fois, étouffé.

On a des personnages mi secondaires mi principaux intéressants : Vivien, le voisin et ami footer-logo-fayarddes deux sœurs. Il habite le château et possède le domaine viticole d’à côté. Les deux familles sont proches. Adèle est mieux perçue que Lila. Elle est beaucoup plus fiable.

Après des années d’absences, Lila revient au manoir et Adèle déchante très vite : sa sœur a changé, elle est étrange.

J’ai beaucoup apprécié l’évolution du duo Adèle/Vivien mais surtout l’évolution d’Adèle. On la voit comme une petite fille au début du roman qui grandit et se responsabilise au fil des pages. C’est très appréciable.

Le comportement de Lila est très dévastateur : en plus de la relation qu’elle entretient avec sa sœur, sa maladie dévaste aussi la relation qu’elle a avec Vivien. J’ai trouvé qu’Adèle avait bien fait de parler à sa sœur. La maladie est parfois un merveilleux prétexte pour lui excuser les bêtises qu’elle fait.

Plus la lecture se passe, plus on découvre les mystères qui planent autour de la famille, de l’ex-belle famille de Lila qui elle aussi se pose des questions : Adèle creuse et découvre les effroyables vérités sur sa sœur. Jusqu’au bout on est surpris. C’est vraiment très bon !

Le mystère plane du début à la fin du roman, c’est très appréciable. Un bon roman plein de suspens. Plus ma lecture passait plus je me disais « mais, ce n’est pas possible ! ». L’auteure pousse l’intrigue jusqu’à l’explosion. J’ai vraiment été surprise par cette lecture. C’est vraiment très bon.

Je suis contente d’avoir découvert cette auteure. Je renouvellerai l’expérience sans aucun problème.

Ma note : 16/20