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La bête du marais de Xavier Marie Bonnot

51zudjFACvL._SX195_.jpgRésumé : William Steinert, industriel allemand amoureux de la Provence, a disparu. Persuadée qu’il a été assassiné, sa riche épouse Ingrid sollicite les services de Michel De Palma, alias le Baron, commandant à la brigade criminelle de Marseille. Au repos forcé depuis qu’il a été grièvement blessé, le Baron accepte de jouer les privés. Banale affaire d’enlèvement et de séquestration ? Pas vraiment, puisque le cadavre de Steinert est repêché dans un marais et que, peu après, plusieurs autres corps sont retrouvés dans les eaux saumâtres de Camargue sauvagement mutilés par de gigantesques mâchoires. De Palma n’a qu’un seul indice – une plume de spatule blanche, oiseau rarissime – et une certitude : les liens de Steinert avec la Provence remontent à l’Occupation. Dans les marais de Camargue, la nuit, une étrange voix chante l’hymne des chevaliers de la Tarasque, monstre mythique dont le folklore provençal s’est emparé. Le début d’une affaire ténébreuse qui va mener De Palma aux frontières du réel…

~ Service presse 📖 ~

Je remercie chaleureusement les éditions Belfond ainsi que Claire pour ses mails toujours aussi sympathiques et pour sa gentillesse. Belfond fait partie de mes partenaires préférés : ils sont tout ce que j’aime : mélange des genres ainsi que des plumes diverses et variées qui nous proposent de sacrées aventures !

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Une nouvelle enquête du Baron
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J’ai eu le plaisir de reprendre du service avec le Baron (de son vrai nom Michel De Palma, mais franchement « le Baron » c’est la grande classe, non ?). Voici ma deuxième découverte avec le roman la bête du marais. Si la première enquête avait été sympathique, celle-ci fait monter la pression d’un cran. Je l’ai adorée !

L’intrigue proposée m’a plus plu. En effet, on repart dans le même coin : La Camargue, et plus précisément aux alentours de Tarascon, non loin d’Avignon. J’ai apprécié retrouver la fine équipe que nous propose Xavier Marie Bonnot lorsque le Baron contribue à une nouvelle enquête. Ainsi, on se retrouve avec Anne Moracchini et Maistre. J’apprécie le fait de retrouver un petit groupe de personnages connu qui nous permettent de nous replonger dans l’univers plus facilement.

Ici, on se retrouve avec des cadavres mutilés qui laissent supposer que ce sont des mâchoires d’un animal imposant et monstrueux qui seraient la cause de la mort de nos victimes. J’ai adoré le côté « monstrueux » de cette enquête policière qui va pousser notre équipe dans leurs retranchements.

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Le flair d’un bon enquêteur
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Michel de Palma est un personnage que j’apprécie. Il suit souvent son instinct. A juste titre, d’ailleurs ! Cette enquête ne lui dit rien qui vaille. Cependant, le flair de cet enquêteur est plus fort que tout. Quand la police conclut à la noyade, le Baron décide de faire sa propre enquête. Comment ? Pourquoi ? Le Baron et son équipe veulent comprendre.

Ce que j’apprécie plus particulièrement dans la figure de Michel De Palma, c’est ce qu’il dégage. Personnellement, il me fait penser à des enquêteurs un peu plus vieux. On nous propose un personnage qui donne une impression de mélange entre Simenon, Maigret, Columbo. Je trouve cela charmant. Une pointe d’ancien dans une intrigue récente, cela fait son petit effet.

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Folklore de la région
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J’adore quand l’intrigue propose des meurtres liés à une légende, une mascotte, une histoire. Ici, on va s’intéresse à la Tarasque, c’est-à-dire, la bête du marais. Elle est un personnage effroyable qui vit cette aventure avec nous au cœur de l’intrigue.

J’ai aimé découvrir cette légende que nous propose la région. Folklore régional très présent dans l’intrigue, il ajoute un côté un peu désuet, historique à cette dernière qui monte en puissance grâce à cela selon moi.

On nous invite aussi à en savoir plus sur Sainte Marthe. Personnage qui a terrassé la Tarasque il y a fort longtemps. Ainsi, on fait un bond dans le passé qui nous ramène à la Seconde Guerre Mondiale.

On nous propose quelque chose de différent mais de correct. Tout est crédible et probable. On ne s’ennuie pas du tout. Les péripéties sont rythmées, pleines d’actions et de suspens. C’est vraiment idéal pour le genre proposé par l’auteur.

Ce folklore est mélangé à d’autres thématiques que je n’aurais pas cru pouvoir associer dans une intrigue. Ainsi, le folklore régional se mélange à la Seconde Guerre Mondiale mais aussi au IIIème Reich, à la sorcellerie, à la magie, à la famille du crime organisé. Bref, on se retrouve avec une intrigue très bien ficelée sur ce fond historique très intéressant.

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La plume de Xavier-Marie Bonnot
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J’ai pris plaisir à retrouver la plume de Xavier-Marie Bonnot qui nous propose une découverte alléchante et haletante. En effet, je ne me suis pas ennuyée une seule minute dans ce roman qui tient le lecteur en haleine.

Ces bonds dans le passé, ces vas-et-viens entre le passé et le présent apportent beaucoup de rythme et nous prouve encore une fois que le passé aide à comprendre le présent. C’est vraiment très intéressant.

Sa plume nous propose de belles descriptions et une utilisation excellente du vocabulaire. Voici donc une enquête qui vous fera frissonner et qui vous propose un excellent moment de détente avec le Baron.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un mélange des thématiques que j’ai énormément apprécié ! C’est très original.
  • Une intrigue sur fond de folklore : j’adore !
  • Un personnage principal très bien tenu.

notation

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La première empreinte – Xavier Marie Bonnot

51CK2T9EY9L._SX195_Résumé : Elle déboutonna son angoisse pour vaincre l’obscurité. Au fond de sa chambre, un reflet de lune cendre dans le blanc vitreux d’un œil barbare. Une forme monstrueuse s’avança. Silhouette de l’au-delà du temps, grande et épaisse dans la lumière froide. Et puis, l’étrange prière. » Je suis le chasseur Que les esprits te guident dans la nuit Que ta chair fortifie le premier homme « .Le commandant Michel De Palma se trouve pris dans une enquête sans précédent dans les annales de la police marseillaise : une préhistorienne retrouvée noyée dans la calanque de Sugiton, un tueur barbare qui signe ses meurtres d’une main en négatif et une étoile filante du milieu marseillais, fils d’un ancien touilleur de morphine base, retrouvé, lui aussi, noyé dans la même calanque.Le lien entre tout ça ? Il se trouve dans une caverne préhistorique dont l’entrée se fait par – 38 mètres, dans les eaux froides de Sugiton. Au début des années 90, un plongeur téméraire y a découvert des bisons, des chevaux et des mains en négatif, les premières empreintes, et une gravure dans le calcaire :  » l’homme tué « , l’image la plus ancienne du meurtre dans l’histoire de l’humanité…

Mon avis : Je remercie chaleureusement les éditions Belfond pour l’envoi de ce roman qui signe un moment de lecture agréable. J’ai eu la chance d’avoir entre les mains un thriller très sympathique à découvrir avec son lot de surprises.

Une enquête très originale

Ici, on fait la rencontre d’un serial killer assez original. Si tous les morts ont un lien entre eux, mis à part le fait qu’ils soient tous tués par la même personne, c’est cette empreinte laissée sur les lieux du crime. Une main. On se dit que cela pourra être un bon indice, une manière rapide de mettre la main sur l’assassin mais non.

On est au cœur au cœur de la police marseillaise. On évolue dans un cadre assez beau malgré l’horreur des actes décrits. Xavier Marie Bonnot fait le pari de mettre cette enquête entre les mains du commandant Michel De Palma.

On suit l’enquête suite au meurtre d’une femme qui étudie la préhistoire. Retrouvée noyée dans une calanque, elle est le point de départ à une série de meurtres assez sordides. On a bien envie de savoir ce qui a bien pu se passer pour que les cadavres pleuvent de cette manière.

Le commandant Michel de Palma

J’ai trouvé ce personnage assez saisissant. Le commandant, qui entame la fin de la carrière. Le « baron » est le personnage principal de notre histoire. Je l’ai trouvé un peu stéréotypé mais j’ai apprécié faire mon enquête avec lui. En effet, j’ai eu l’impression d’avoir un personnage comme Colombo, Navarro ou je ne sais qui d’autre.

Un début un peu difficile

Je vous avoue, j’ai eu du mal à m’installer confortablement dans ma lecture. Les meurtres sont mis en lien dans ce roman mais j’avoue que le début a été longuet. Le temps que tout se mette à sa place, que l’on comprend où l’auteur veut nous amener, il s’est bien passé, pour moi, une bonne cinquantaine de pages.

L’Histoire au cœur du roman

J’ai pris ma leçon d’Histoire, j’ai appris certaines choses sur une période que je connais peu voire pas du tout. J’ai, bien entendu, appris comme vous, à l’école quelques dates importantes mais rien de plus. Ici, j’ai été ravie d’en apprendre un peu plus sur cette période historique. Cela ajoute quelque chose d’assez intéressant au roman.

La plume de l’auteur

Voilà une belle redécouverte ! En effet, j’avais déjà eu la chance de lire un roman de l’auteur. Un roman très sympathique, dynamique et une enquête rondement menée avec des personnages très bien campés ! Je n’ai rien à redire là-dessus. Bravo !

Les – :

  • Un début un peu longuet

Les + :

  • Un personnage principal sympathique
  • Une période historique mise en avant de manière intéressante
  • Une enquête assez originale aussi
  • Une plume très sympathique aussi

4

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Le dernier violon de Menuhin – Xavier Marie Bonnot        

9782714478061Résumé : Rodolphe Meyer a été un célèbre violoniste. Le public l’adulait, les critiques l’encensaient. Il a été, il n’est plus. L’alcool a vaincu l’artiste. Reclus, il vit en compagnie du prestigieux Lord Wilton, qui fut jadis le violon de Yehudi Menuhin, modèle absolu de Rodolphe. Un héritage va précipiter le destin de Meyer. Émilie, sa grand-mère, lui lègue une ferme isolée, dans l’Aveyron, au pays de Victor, l’enfant sauvage immortalisé par François Truffaut. Au lendemain de l’enterrement d’Émilie, en pleine tourmente de neige, une panne de voiture piège Meyer dans la propriété ancestrale. En état de déréliction, le violoniste interroge son enfance volée par un père ambitieux, les secrets de sa mère, les rencontres avec le génial Menuhin, ses succès et ses échecs. Jusqu’au jour où Victor apparaît. Le faune a pris l’apparence de Rodolphe. Il est son double, sa part sauvage, celle que le musicien doit détruire pour ne pas perdre son âme.

Mon avis : Une nouvelle fois, je remercie chaleureusement Gilles Paris et Jules pour leur formidable travail et surtout pour leur écoute, conseils et temps ! Merci beaucoup pour ce partenariat qui me tient particulièrement à cœur ! Je remercie aussi les édition Belfond pour le roman que j’ai reçu grâce à eux.

J’avais reçu deux nouveautés de cette maison d’édition : Le mal des ardents et le dernier violon de Menuhin. Je vous avoue avoir enchaîné les deux tellement j’étais pressée de découvrir ces deux univers singuliers et bien différents. Si j’ai eu un beau coup de cœur avec le mal des ardents, je ressors de cette lecture avec un sentiment d’un roman qui m’a beaucoup plu mais qui manquait d’un petit quelque chose pour avoir le même sentiment qu’avec le mal des ardents. Mais honnêtement, je ne vais pas comparer l’incomparable. Le seul point commun c’est la Maison d’Edition et le fait que je les ai reçus en même temps ! Soit.

J’ai tout de suite été attiré par la couverture que j’ai trouvé belle et poétique. De plus, lorsque l’on parle de musique dans la littérature, on ne peut pas me faire plus plaisir en liant deux arts que j’apprécie énormément (certainement autant l’un que l’autre). Moi qui apprécie beaucoup la musique et surtout le piano et le violon… Je n’ai pas pu faire autrement que de me ruer sur ce roman qui était plein de promesse. L’évocation du talentueux Menuhin m’a complètement séduite.

Nous faisons la rencontre de Rodolphe Meyer, grand violoniste qui s’est laissé embarqué dans les affres de l’alcool très rapidement. Violoniste plus talentueux que beaucoup, il avait un avenir prometteur, se hissant au sommet des plus grands violonistes mais il a décidé de tout arrêter.

On le rencontre dans une situation compliquée et douloureuse puisqu’il est dans une6d5e0a4443ae8251033796daab027cc8_400x400 période de deuil. Emilie, sa grand-mère est morte : comme son frère, son père et sa mère. Rodolphe décide de faire un point sur sa vie qui est aux abords exceptionnelle. On se rend compte très vite que l’excellence à un prix : celui de toujours devoir se dépasser, celui de grandir rapidement, celui de ne pas avoir une enfance et une jeunesse sous le signe de l’insouciance. Toutes ces années ont laissé à Rodolphe amertume, rancœur et ressentiments sur toute cette vie. Je pense que c’est ce qui m’a posé quelque peu problème : je n’ai pas pu pleinement apprécié ce personnage un peu trop sombre et malheureux pour moi. J’aurais voulu une petite note d’espoir mais nous n’avons que cette solitude exacerbée par la mort de sa grand-mère qui gangrène Rodolphe depuis toujours.

Au dela du message véhiculé par le personnage de Rodolphe sur le fait que la vie d’artiste est dure et que pour être reconnu comme un génie, on le paye quasiment de sa vie, on a aussi un énorme questionnement sur la vie et plus particulièrement sur la mort et sur l’héritage qu’on laisse derrière nous une fois que l’on quitte à tout jamais notre vie.

J’ai beaucoup apprécié la plume de l’auteur que j’ai trouvé très belle et géniale. En effet, on est très vite embarqué dans cet univers dont on ne ressort, selon moi, pas indemne. On se questionne avec Rodolphe et c’est très agréable de quitter la littérature dont j’ai l’habitude pour ce genre de roman que j’apprécie beaucoup.

Ma note : 18/20