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La résurrection de Sherlock Holmes – C. Doyle

CVT_Resurrection-de-Sherlock-Holmes_5536Quatrième de couverture: En 1891, Sherlock Holmes disparaît à l’issu d’un combat mortel contre le professeur Moriarty. Tout le monde le croit mort, mais contraint par son éditeur et ses lecteurs, Arthur Conan Doyle est contraint de le ressusciter et écrit les treize nouvelles de ce recueil.

Mon avis: Vous devez certainement vous en douter, c’était un délice incroyable de retrouver Sherlock Holmes après sa « fausse mort ».
Malheureusement, ce n’est pas un coup de cœur… Surtout pour une raison bien particulière : le format « nouvelles ».
Donc même si je fus ravie de retrouver mon couple d’enquêteurs préférés, j’ai eu beaucoup de mal à me mettre dans cette lecture.

En effet, le format nouvelles ne me plait pas forcément. Cependant, j’y ai quand même trouvé certains petits points positifs mais aussi quelques petites choses qui ne m’ont pas forcément beaucoup plu.

Le fait d’avoir sous les yeux des nouvelles variées qui mettent en scène différents personnages était sympathique mais le soucis c’est qu’avec un format nouvelles, les histoires sont très courtes (environ trente pages) ce qui ne m’a absolument pas permis de me mettre dans un rythme de lecture confortable. Je n’ai pas non plus retrouvé la force de déduction de Sherlock et son cheminement intellectuel. Je l’ai retrouvé partiellement selon les nouvelles. Par moment, j’ai trouvé des déductions un peu hasardeuses, inattendues. Avec un effet un peu « cheveux sur la soupe ».

Cependant, j’ai apprécié le panel varié de personnages éclectiques que Conan Doyle nous livre, ce qui m’a permis d’aérer ma lecture et de la trouver bien agréable malgré les petits points négatifs que je viens de soulever. J’ai pu apprécier beaucoup de personnages assez fantasques et d’autres sont un peu moins bien passés mais ce n’était pas forcément dérangeant dans le sens où je savais que trente pages plus tard, je n’allais plus en entendre parler.

Le fait aussi d’avoir un recueil de treize nouvelles permet de ne pas s’ennuyer, les treize nouvelles sont toutes différentes les unes des autres et c’est très plaisant! Ca permet à tous les lecteurs de se retrouver dans différentes nouvelles. Je trouve ça très pertinent et très bien d’avoir mis un panel varié de nouvelles.

J’ai aussi apprécié retrouver les histoires avec le point de vue de Watson, ce qui permet d’humaniser le personnage de Sherlock Holmes. Il nous livre les qualités mais aussi les défauts de son estimé collègue. De plus, ce n’est pas négligeable d’avoir le point de vue de Watson puisque l’on peut plus facilement s’identifier à ses hypothèses qu’à celles de Sherlock!

Chose essentielle: Dans plusieurs nouvelles, on retrouve quand même des personnages récurrents comme Holmes et Watson (forcément) mais aussi notre bon vieux Lestrade et un autre agent de police Hopkins : ça nous permet d’avoir des repères  et de ne pas être complètement perdu!

Je vous avoue que j’avais un peu peur de retrouver le style de Conan Doyle pour ce livre particulièrement parce que je sais qu’il avait été « contraint » de faire ressusciter Sherlock. J’avais peur de retrouver un style essoufflé mais pas du tout! Ce fut une belle surprise pour moi de retrouver l’un de mes auteurs préférés. C’est un beau retour aux sources policières et aux histoires rocambolesques! La plume humoristique et dynamique de Conan Doyle n’a pas pris une ride!

En bref: Une série de nouvelles qui n’est pas forcément le type de format que je préfère mais c’était une très bonne lecture! J’étais ravie de retrouver Watson et Holmes pour une série d’aventures incroyables!

Ma note : 17/20

Lu dans le cadre des challenges Les monstrueux de la PAL 2 & XIXème siècle!

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Le signe des quatre – C. Doyle

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Voici la chronique du signe des quatre de Conan Doyle; Lecture commune faite avec Saruwa’s reading, une blogeuse avec qui j’ai eu l’occasion de pas mal discuté. En tout cas, j’espère que cette lecture commune ne sera pas la dernière 😉

Quatrième de couverture : Chaque année, la jeune Mary Morstan, dont le père, officier dans l’armée des Indes, a disparu voilà longtemps, reçoit par la poste le présent d’une perle. Le jour où une lettre lui fixe un mystérieux rendez-vous, elle demande au célèbre Sherlock Holmes de l’y accompagner… Cependant que le bon Dr Watson est conquis par le charme de la jeune fille, nous nous enfonçons dans une des plus ténébreuses énigmes qui se soient offertes à la sagacité du détective.

Mon Avis : Nous arrivons au 221 B Baker Street durant une des célèbres périodes d’ennui et de réflexion de Sherlock Holmes. Nous voyons à travers le point de vue de John Watson, médecin et meilleur ami de notre bon vieux Sherlock.

Une affaire assez intéressante et bien évidemment très bien ficelée.

Je ne suis quand même pas sortie de cette lecture à 100% convaincue. Ce n’est pas un coup de coeur mais j’ai quand même passé un bon moment.
Je m’explique : Je me suis un peu perdue dans toutes ces explications et dans cette histoire racontée. Malgré un humour anglais très présent (qui est un des points forts du roman) je n’ai pas eu le déclic que j’ai déjà eu en lisant des aventures de Sherlock Holmes. De plus je trouve l’histoire d’amour entre John et Mary étrange, elle arrive comme ça, sans grande explication, et se déroule sans grand explication non plus! Ca m’a un peu dérangé.

Nous avons quand même à faire à une enquête étonnante. La logique de Holmes nous échappe, c’est ce que m’a toujours séduite..! Comme d’habitude nous avons le droit à une fin étonnante!

En bref, j’ai fait une bonne découverte. Une enquête agréable, avec une écriture toujours aussi envoûtante et aérée. Un humour omni-présent qui fait un bien fou.

Lecture faite en lecture commune mais aussi pour le challenge XIXème siècle.

Ma note : 14/20

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Le chien des Baskerville – Arthur Conan Doyle

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Grâce au rendez-vous : Si tu lisais pour moi ? J’ai eu le plaisir de me replonger dans mon roman de Doyle préféré : le chien des Baskerville. Je suis tombée sous le charme de mon cher Sherlock.

Quatrième de couverture : Un chien diabolique parcourt une lande désolée du Devonshire et Sir Henry, dernier héritier des Baskerville, commence à croire qu’il va subir le sort tragique de ses ancêtres, victimes d’une étrange malédiction. Sherlock Holmes, toujours rationnel, ne croit pas aux mystères et il envoie son ami Watson observer le pays et ses habitants. Il découvre des serviteurs silencieux, un criminel en fuite, un chasseur de papillons et d’autres personnages étonnants. Le célèbre détective devra finalement affronter un ennemi d’une intelligence redoutable.

Mon Avis : Comme vous vous en doutez, ce livre est un véritable coup de coeur.

Dans un premier temps, on peut remarquer que les personnages sont peu nombreux mais ont tous des caractères très différents. Entre le couple de serviteurs au comportement étrange, le criminel en liberté sur la lande. Le frère et la soeur qui vivent sur la lande : le mystère plane!

Dans ce roman, Sherlock Holmes n’est pas présent pendant une certaine partie du livre. Doyle nous laisse donc seuls avec John Watson, le médecin acolyte de Sherlock. Nous vivons donc le mystère à travers les yeux de Watson. Un personnage un peu naïf et de bonne foi. Il est rare qu’il ait raison sur toute la ligne. C’est d’ailleurs un des jeux préférés de Holmes de se jouer de son partenaire et de moquer gentiment de Watson. Il est donc étrange de ne pas voir Sherlock Holmes au manoir des Baskerville pour élucider l’affaire.

Le cadre du roman est lugubre. La lande est décrite d’une manière sombre et effrayante. Le manoir des Baskerville est décrit de la même manière. Ce qui nous donne le sentiment d’être mal à l’aise. Le mystère est dans l’enquête, dans les lieux et bien évidemment dans le comportement des personnages. Le fait qu’un criminel en liberté n’arrange rien à la situation.

J’ai lu beaucoup chroniques sur ce livre qui disaient que le fait qu’il y ait peu de personnage nous aidait à comprendre qui était le meurtrier beaucoup plus vite que d’habitude. Moi je ne suis pas d’accord, je ne vois pas comment on aurait pu trouver la solution à un mystère aussi tordu sans les explications de Sherlock Holmes. Des soupçons peut-être mais résoudre le mystère ça me paraît un peu trop ! 🙂 [ encore une fois, ce n’est QUE MON AVIS ]

J’ai trouvé sympathique de voir Watson sans Sherlock Holmes. Même si durant l’absence de Sherlock Holmes j’ai bien senti qu’il me manquait quelque chose. Watson a su nouer des liens avec Sir Henry et le Docteur Mortimer. Sir Henry est un personnage très simple et très positif qui ressemble un peu à Watson (dans son comportement). Le duo Watson/Henry est assez intéressant même s’il n’est pas forcément à cent pour cent rentable. ^^ Avec la venue de Sherlock Holmes, nous voilà propulsé au coeur du mystère: un tourbillon d’informations nous arrive en pleine figure. Et il vaut mieux s’accrocher parce que personnellement je ne m’attendais pas du tout à cette fin.
Durant la progression du roman nous avons l’impression de voir Watson évoluer dans un cadre qui ne lui est pas familier. Mais Sherlock Holmes vient encore une fois nous prouver que le problème n’était pas en voie d’être résolu avec les supputations de Watson. En arrivant au même point, ils ne sont pas du tout arriver aux mêmes conclusions. J’ai trouvé ça assez amusant de voir la complicité de Watson et de Holmes que je n’avais pas forcément remarqué dans les autres romans de Doyle.

Pour résumer : un cadre lugubre + des personnages que l’on voit dans une certaine difficulté + le mystère du chien géant d’une malédiction = Un moment délectable avec notre enquêteur préféré 🙂

Lu dans le cadre du rendez-vous : Si tu lisais pour moi ? Et dans le cadre du challenge « La littérature fait son cinéma ».

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Ma  note : 20/20