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Boudicca de Jean-Laurent del Socorro

boudicca-1430903-264-432Résumé : // Prix Imaginales 2018 des bibliothèques. Prix Imaginales 2018 de la meilleure illustration pour Yana Moskaluk \\

Angleterre, an I. Après la Gaule, l’Empire romain entend se rendre maître de l’île de Bretagne. Pourtant la révolte gronde parmi les Celtes, avec à leur tête Boudicca, la chef du clan icène. Qui est cette reine qui va raser Londres et faire trembler l’empire des aigles jusqu’à Rome ? À la fois amante, mère et guerrière mais avant tout femme libre au destin tragique, Boudicca est la biographie historique et onirique de celle qui incarne aujourd’hui encore la révolte. Après Royaume de vent et de colères, premier roman très remarqué qui a reçu le prix Elbakin.net 2015, Jean-Laurent Del Socorro fait son retour avec une héroïne symbole d’insoumission… « Il n’y a pas de honte à renoncer car seuls les dieux ne connaissent pas la peur. Je ne vous jugerai pas. Je vous pose simplement la question : serez-vous, aujourd’hui, à mes côtés ? »

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Actusf pour l’envoi de ce roman en service presse. Boudicca me tentait énormément, j’ai eu la chance de recevoir une magnifique collection. Boudicca était un roman plein de promesses : malgré quelques petits bémols, Boudicca reste une découverte agréable et surprenante.

Un petit point Wiki (oui, il vous avait manqué, je sais ! ^^) pour vous expliquer qui est Boudicca puisqu’elle est un personnage historique. Boadicée était l’épouse de Prasutagos, un roi celte qui avait prêté allégeance à Rome, dans l’espoir de préserver ainsi l’indépendance de son peuple. À sa mort, les Romains annexèrent néanmoins la totalité du royaume et confisquèrent les biens de la famille royale. Boadicée, sa veuve, fut fouettée en place publique, un châtiment réservé habituellement aux esclaves. Humiliée, celle-ci déclencha alors un soulèvement contre l’occupation romaine. À la tête d’une coalition de tribus bretonnes, elle lança une campagne militaire au sud de l’île, pillant et brûlant plusieurs villes dont Camulodunum et Londinium. Après avoir écrasé les Romains à la bataille de Camulodunum, l’armée bretonne fut cependant défaite de manière décisive à la bataille de Watling Street, et Boadicée mourut peu de temps après.

L’histoire est rondement menée, cela ne fait aucun doute. En revanche, cette lecture n’a pas été de tout repos pour moi. Il est vrai qu’avec ce roman, je sors des sentiers battus et je vais vers un genre que je ne connais pas très bien. Boudicca était une lecture agréable mais qui ne sera pas inoubliable pour moi. Je ne le cache pas : j’ai passé un bon moment de lecture mais j’ai dû me remettre l’histoire en tête avant de vous écrire ma chronique.

Jean-Laurent Del Socorro décide de couper son intrigue en trois parties bien distinctes et qui vont être des moments clés de la vie de Boudicca : on va la découvrir comme fille de roi, épouse et mère. J’ai trouvé l’idée sympathique : on découvre ce personnage dans les profondeurs. En effet, cela nous permet de comprendre comment et pourquoi elle en est arrivée au personnage historique que l’on décrit.

Si l’idée des trois parties était assez sympathique, j’ai trouvé que c’était un peu déséquilibré pour moi. J’ai beaucoup apprécié la première partie qui nous relate l’histoire de Boudicca en tant que fille de roi, puis j’ai trouvé que la partie réservée à sa vie maritale m’est complètement passée au-dessus de la tête, l’intrigue reprend un peu de rythme avec la troisième partie qui s’intéresse à son rôle de mère mais je pense que le mal était déjà fait : je n’ai pas su me remettre dans le rythme que me proposait la première partie. C’est vraiment dommage parce que l’idée était bonne.

Je reconnais avec grand plaisir que l’auteur a mis le paquet en termes de documentation. On en apprend beaucoup sur les us et coutumes de l’époque et j’ai trouvé cela très intéressant. J’ai aussi apprécié que le côté historique n’était pas forcément le seul à être mis en avant : en effet, on se retrouve avec une intrigue qui va nous dépeindre un personnage historique dans un cadre historique mais on va aussi découvrir un personnage humain qui va véhiculer des émotions et des valeurs. J’ai trouvé l’équilibre entre l’homme et l’histoire très délicat et très intéressant.

La plume de Jean-Laurent Del Socorro est très plaisante et rend justice au personnage qu’est Boudicca. Même si ma lecture a été en dent de scie en termes de rythme, en définitive, je garde un bon souvenir du personnage historique mis en scène ici. La lecture ne sera pas inoubliable mais m’a permis d’en savoir plus sur une période historique très bien mise en scène dans cette intrigue grâce à un formidable travail de documentation. Bravo à l’auteur pour cela.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un personnage féminin historique mis en avant, j’adore l’idée
  • Une documentation riche qui permet de s’immerger dans une époque très rapidement
  • Une plume agréable et fluide

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La guerre des trois rois de Jean-Laurent Del Socorro et illustré par Marc Simonetti

41Nw5vflKhL._SX195_Résumé : Royaume de France, XVIe siècle. Les guerres de Religion font rage entre le roi Henri III de France, le duc de Guise et Henri de Navarre le protestant. Le roi de France se réfugie dans Paris, protégé par la Compagnie du chariot, une bande de lansquenets avec à leur tête Axelle, leur nouvelle capitaine. Le roi décide en dernier recours de faire appel au pouvoir alchimique de l’Artbon pour maintenir son pouvoir. Mais peut-on user impunément de la magie de la Pierre d’équilibre ? Avec La Guerre des trois rois, Jean-Laurent Del Socorro nous replonge dans l’univers de fantasy historique de son premier roman : Royaume de vent et de colères.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions ActuSF pour ce nouvel envoi. Nouvelle découverte graphique, j’ai bien plus apprécié la guerre des trois rois que l’hypothèse du lézard. J’avais peur de plonger dans un nouvel univers après mon aventure lézardesque quelques semaines plus tôt. J’ai été agréablement surprise par ma découverte de l’univers de Jean-Laurent Del Socorro.

Il faut déjà vous parler de l’objet livre qui est magnifique. Les illustrations de Marc Simonetti sont magnifiques et nous permettent de nous immerger encore plus dans l’idée d’une intrigue se passant dans la Renaissance. J’ai pensé aux œuvres de David et de Delacroix tout au long de ma lecture. On alterne entre esquisses, portraits et bien d’autres. L’auteur et l’illustrateur ont fait un sacré travail. Les illustrations sont nombreuses et permettent d’avoir un bel objet entre les mains.

La guerre des trois rois est en fait la guerre des trois Henri : Henri III de France,  Henri de Navarre et Henri Ier de Guise aussi connu sous le nom du Duc de Guise. Pour quelles raisons ? Comme d’habitude, une guerre pour un pour de terre, pour les religions. Rien de nouveau sous le soleil. Vous m’excuserez le fait de passer rapidement sur ce point historique mais franchement, c’est tellement dense que je vous invite à aller jeter un œil sur des articles très intéressants que vous trouverez sur le net sans aucune difficulté.

Le début a été un peu long. En fait, j’ai eu du mal à trouver mon rythme entre les illustrations et le texte. C’est tellement précis et beau que je me suis arrêtée souvent pour admirer. J’ai perdu le fil du texte plus d’une fois. C’est assez perturbant. Cependant, une fois le rythme pris, je me suis laissée prendre au jeu et c’est très agréable.

Le problème des novellas c’est que c’est court. Trop court pour la lectrice que je suis. C’est vraiment un genre à double tranchant pour moi : soit ça me suffit parce que l’histoire ne m’a pas plu plus que cela ou alors, je plonge dans un univers qui me plait et je reste sur ma faim. Une novella qui propose un pan historique ? C’était couru d’avance pour moi : j’ai cruellement manqué de détails pour pouvoir m’immerger totalement dans cette histoire. C’est dommage ! J’aurais tellement aimé en savoir plus sur les personnages de manière générale. Personnellement, je ne me suis pas attachée aux personnages tant ils sont brossés très rapidement. J’ai trouvé l’histoire sympathique mais malheureusement, je ne pourrais pas aller plus loin que ça.

Clairement, ce roman graphique est bon. Je trouve qu’il est agréable en tant que livre objet. J’irai même jusqu’à dire que sur ce point, il est magnifique. Cependant, je reste sur ma faim sur le texte en soit. En revanche, j’ai beaucoup apprécié la touche de fantasy qui s’incruste dans l’historique de l’intrigue. J’aime beaucoup l’alchimie et je trouve que je ne la rencontre pas assez dans mes lectures. Je suis donc à l’affut de cette thématique en ce moment. De plus, j’ai trouvé que les descriptions étaient fortes et permettaient au lecteur de s’immerger dans la lecture. J’ai adoré l’ambiance qui se dégage de ce roman.

En définitive, même si je ne suis pas convaincue à 100% par le texte, il faut rendre à César ce qui est à César : le livre objet est magnifique. Les illustrations sont magnifiques et finement travaillées. Cependant, je ne suis pas parvenue à m’attacher aux personnages. L’intrigue historique m’a plu mais laissée sur ma faim mais j’ai apprécié la présence de l’alchimie dans le récit.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une ambiance particulièrement bien travaillée grâce à de fortes descriptions
  • Le mélange historique et fantasy qui m’a plu
  • Le livre objet : magnifique pièce !

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