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Les galeries hurlantes de Jean Marc Dhainaut

512D1MgJiDL._SX304_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : Karine, dix ans, joue avec un ami imaginaire. Tout ce qu’elle sait, c’est son âge et qu’il n’aime pas Alan Lambin, le spécialiste en paranormal que son père, désemparé et dépassé par une succession de phénomènes étranges, a appelé à l’aide.Et si l’origine de tout cela se trouvait dans les anciennes galeries minières existant toujours sous ce village du Nord ? Le seul moyen d’accéder à ce dédale oublié de tous serait les sous-sols d’un hôpital abandonné et hanté par le souvenir de tous ceux qui y laissèrent leur vie, un matin d’hiver, treize ans plus tôt.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie du fond du cœur Joël pour l’envoi de ce roman ainsi que Jean-Marc Dhainaut pour ce formidable moment de lecture ! Les galeries hurlantes est la troisième aventure d’Alan Lambin, chasseur de fantômes. Bien que ça soit le troisième tome d’une saga, les aventures peuvent se lire indépendamment. Bien entendu, vous perdrez un peu en informations personnelles sur les personnages mais les intrigues sont toutes différentes et mise à part les personnages récurrents comme Alan et Mina vous n’avez pas de pertes d’informations en lisant les tomes dans le sens que vous voulez.

~ Quand Jean-Marc Dhainaut décide de jouer avec les nerfs du lecteur ~

Franchement, ce roman est le meilleur de tous pour moi. Je n’ai pas su lâcher ma lecture. Il fait partie des romans qui rentrent dans la catégorie « Mais pourquoi tu ne l’as pas lu avant Pauline !!! » Oui, navrée, j’aurais dû le faire plus tôt ! Pour se venger, l’auteur m’a filée la trouille de ma vie.

Fans d’urbex, préparez votre sac et votre lampe torche, on s’en va dans les mines du nord avec Alan. J’ai vraiment ressenti des frissons d’angoisse durant ma lecture. C’est vraiment incroyable parce que cela ne m’était jamais arrivé. Je pense que l’univers, les décors et l’histoire personnelle qui touche Eric, Karine et Rozenn (dit « la vieille ») sont un combo intéressant qui permet au lecteur de s’imprégner de cette ambiance effrayante et surnaturelle.

Mon cœur s’est arrêté plus d’une fois. L’auteur tire très bien les ficelles de son intrigue. J’ai trouvé qu’on parvenait à un juste milieu entre l’intrigue dite « professionnelle » (celle qui touche la famille d’Eric pour qui Alan intervient) et l’intrigue dite « personnelle » qui met plutôt en lumière la sphère privée d’Alan. Cet équilibre nous permet de ne pas nous ennuyer dans l’enquête paranormale exécutée mais aussi d’en savoir plus sur la vie personnelle d’Alan Lambin. C’est très sympathique.

~ Alan et les fantômes ~

J’apprécie toujours autant le personnage d’Alan. Il est très humain. Il marque la différence entre les gens qui veulent vraiment aider les personnes touchées par des actes paranormaux et ceux qui veulent juste escroquer. Ainsi, on a un personnage dont les valeurs sont très agréables à lire et à découvrir. Il a le cœur sur la main, un jugement bienveillant et ne cherche pas à enfoncer les personnages dans la tourmente.

L’intrigue, dans cette troisième aventure, permet au lecteur de découvrir la famille Delbique. Eric, veuf et père de Karine, rencontre des problèmes dans cette maison triste et parasitée, selon lui, par une présence qu’il ne parvient pas à expliquer de manière rationnelle.

Alan va rapidement avancer dans ses découvertes et va permettre à Eric de comprendre le présent par l’explication du passé de sa femme décédée, Sarah.

Dans les histoires de Jean-Marc Dhainaut, les morts sont tout aussi importants que les vivants. Ainsi, le panel de personnages s’élargit de manière considérable et nous permet de passer un moment de lecture très sympathique quand on aime le genre paranormal.

J’ai énormément apprécié Alan mais aussi Eric qui est un personnage très poignant. Il ne parvient plus à vivre correctement depuis la mort de sa femme et s’enfonce doucement dans la dépression. Alcool, cigarette, chômage : voilà l’équation parfaite pour mourir à petit feu. La seule chose qui le fait tenir ? Karine, sa fille.

« Les fantômes se nourrissent de la morosité, de la tristesse et nous entraînent dans leur cercle vicieux. Si vous cessez de les nourrir, ils disparaissent. »

~ La plume de l’auteur ~

Encore une fois, c’est un carton plein pour Jean-Marc Dhainaut qui parvient à me convaincre, de plus en plus, de son talent incroyable pour les histoires de fantômes. La plume est juste et droite. On ne passe pas par quatre chemins pour dire ce qu’il en est. Les personnages sont tous très bien étoffés et jouent tous très bien leurs rôles. La psychologie détaillée des personnages permet une immersion encore plus réelle pour le lecteur.

Ce que j’ai grandement apprécié, c’est de retrouver les paysages du nord ! Nordiste dans l’âme, je reste attachée à mon patois, mes habitations et les décors que la région propose. Cela ne fait aucun doute que si Jean-Marc Dhainaut est si talentueux, c’est aussi parce qu’il est nordiste !

Les mines, le coup de grisou ainsi que les corons des mines sont présents et j’ai adoré ça ! Le folklore est bien présent pour un dépaysement total. De plus, le fait d’être dans les années 1980 rajoute un petit côté nostalgique à l’intrigue. C’est super chouette.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Il s’agit de la meilleure des trois aventures.
  • Les décors du nord sont très sympathiques.
  • Le talent de Jean-Marc Dhainaut.

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Les prières de sang – Jean Marc Dhainaut

CVT_Les-Prieres-de-sang_6439.jpgRésumé : Alan Lambin, spécialiste en paranormal, est appelé à enquêter dans un vieux monastère ayant accueilli autrefois quatre templiers en fuite. Depuis, ses murs semblent dissimuler un lourd secret solidement gardé par des âmes hostiles. Les parchemins ne mentent pas, ni ces cris que chacun peut entendre la nuit dans les sombres couloirs du monastère. Et dire que tout a commencé parce qu’une étudiante a acheté un jour une armoire ayant appartenu aux moines. Une armoire qui n’avait pas perdu la mémoire…

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois Joël des éditions Taurnada pour l’envoi de ce service presse. Grâce à cette lecture, je poursuis mes aventures paranormales en compagnie d’Alan Lambin. Si vous vous souvenez, j’avais commencé avec La maison bleu horizon ainsi que la nouvelle Alan Lambin et le fantôme au crayon. Si la plume de Jean Marc Dhainaut était à confirmer pour moi, ici, je suis servie. J’ai passé un excellent moment de lecture.

J’ai beaucoup apprécié l’évolution que l’on perçoit entre les tomes. Si Alan évoluait plus ou moins tout seul dans le premier tome, ici, il prend l’enquête en cours avec son assistante Mina. J’ai trouvé l’idée très bonne, elle donne un second souffle à l’intrigue qui, à la longue, pourrait sembler redondante.

Le fait d’inclure un personnage féminin dans ces enquêtes ajoute un je-ne-sais-quoi qui transforme notre Alan national solitaire en un duo détonant : il y a une complémentarité certaine entre ces deux personnages là. Mina, la médium et Alan, le chasseur de fantôme effrayé par ce qu’il ne peut maîtriser par lui-même.

L’intrigue est très intéressante pour cette nouvelle aventure : on se retrouve avec un mélange de genres littéraires : l’historique puisque l’on parle de templiers, de monastères et que nous remontons dans le passé mais aussi le fantastique avec la quête fantomatique et spirituelle à laquelle on assiste.

J’ai apprécié l’ajout d’une romance en toile de fond. En effet, on comprend rapidementtéléchargement qu’Alan est attiré par Mina et que Mina ne pense qu’à Alan… Toute une histoire me direz-vous ! Même si j’ai apprécié cette romance pudique qui se tisse sous nos yeux, je l’ai, peut-être, trouvé un tantinet longuette. La relation entre Alan & Mina a aussi un côté apaisant : elle vient un peu rompre la lourdeur de l’ambiance due à l’enquête en cours. C’est une petite bulle d’air frais dans notre quête de savoir et de vérité.

Les références musicales qui nous bercent tout au long du roman sont sympathiques. J’ai adoré trouvé les Moody Blues avec Night in white satin ou encore Simon & Garfunkel avec The Sound of silence. C’était une chose efficace et sympathique qui m’a ramené tout de suite dans la période durant laquelle se déroule le troisième tome des aventures d’Alan Lambin.

Les personnages secondaires sont remarquables. Je pense à Céline, aux frères Oscar & Laurent que j’ai bien appréciés aussi. Le monastère fait, pour moi, partie des personnages à part entière : les pierres parlent pour mon plus grand plaisir. L’intrigue se déroule, la plupart du temps, dans ce lieu chargé d’histoires en tout genre, c’est une découverte que j’ai appréciée faire.

Jean Marc Dhainaut est parvenu à me surprendre. C’était une fin extrêmement riche en émotions. Elle est à l’image du récit : belle, originale et pleine de bonnes intentions. La plume de Jean Marc Dhainaut fait partie de mes préférées dans le genre fantastique. C’est un auteur que je prends plaisir à lire et à découvrir à chaque fois sous un jour nouveau ! Cependant (mais oui, il y a toujours un petit truc ), j’ai juste eu du mal avec les sortes de phrases annonciatrices que l’on trouve dans ce tome du genre « Elle ne savait pas encore à quel point ceci était important » (inventé celui-ci) mais ce genre de phrases me plombent un peu dans ma lecture…

Je salue un travail riche, produit et construit d’une manière impeccable et saisissante !

Les – :

  • Le fait que Alan et Mina taisent un peu trop longtemps leurs sentiments. Une petite lassitude de ce côté.
  • Les phrases qui annoncent ce qui va se passer pour faire monter le suspens mais qui ne me plaisent pas.

Les + :

  • Un décor richement travaillé.
  • Un mélange des genres très sympathique.
  • Une plume riche et intéressante.
  • Un duo remarquable que j’ai apprécié découvrir.
  • Un dépaysement total : la Bretagne dans les années 1980 !

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Alan Lambin et le fantôme au crayon – Jean Marc Dhainaut

CVT_Alan-Lambin-et-le-fantome-au-crayon-visuel_322Résumé : 6 ans avant La Maison bleu horizon, Alan Lambin était déjà confronté à l’impensable.
Une enquête inédite explorant le monde du paranormal avec sensibilité et émotion…

Mon avis : Je remercie de nouveau les éditions Taurnada pour lesquelles j’ai reçu ce Service Presse. C’est avec grand plaisir que je me suis lancée dans la lecture de cette nouvelle. Oui, depuis peu j’essaye de me réconcilier avec le genre ce qui explique pourquoi vous en voyez de plus en plus sur mon blog. Je ne suis pas mécontente de m’être laissée tenter par celle-ci.

Dans un premier temps, je voulais vous parler de la couverture de cette nouvelle qui m’a beaucoup plus, je l’ai trouvé en adéquation avec le thème de cette nouvelle. J’ai trouvé l’esquisse du portrait très belle, très poétique et c’est une manière forte intéressante de nous mettre, au premier coup d’œil, dans le vif du sujet.

Dans un second temps, souvenez-vous, j’avais beaucoup apprécié le roman de Jean Marc Dhainaut qui avait pour personnage principal : Alan Lambin. On le retrouvait alors dans le roman « La maison bleu horizon » qui m’avait beaucoup plu. C’est vraiment un plaisir de trouver de nouveau la plume de l’auteur qui m’avait tant plus dans ce premier roman.

On le retrouve ici à ses débuts, lorsque c’est un jeune spécialiste des apparitions en tout genre. Il est confronté à un fantôme assez particulier.

Encore une fois, l’auteur n’a eu aucun mal à me transporter dans son univers malgré le peu de pages que j’ai eu à me mettre sous la dent : en effet, j’ai trouvé cela assez sympathique d’être replongé dans l’univers des apparitions, des fantômes, des secrets de famille et des vieilles maisons qui craquent. J’ai adoré y retourner.

J’ai beaucoup apprécié en apprendre plus sur le personnage d’Alan qui m’est apparu comme étant beaucoup plus humain, moins froid que dans le roman dans lequel je l’avais découvert.

L’intrigue est lancée : On retrouve une mère complètement perdue, en effet, elle n’a plus aucune nouvelle de son enfant disparu depuis quelques temps. Elle est complètement désemparée et ne parvient pas à reprendre goût à la vie. Le fantôme au crayon nous permet donc de comprendre ce qui est arrivé à ce petit garçon et d’aider sa mère à faire face à la réalité des faits : son fils est mort. C’est une triste réalité très compliquée à accepter. Cependant, on se rend rapidement compte qu’il vaut mieux avoir la vérité sous les yeux, même si elle fait si mal que l’on a du mal à respirer plutôt que de vivre dans le doute et la crainte de la nouvelle. J’ai trouvé cet aspect très bien traité dans ce roman.

C’est avec grand plaisir que j’ai retrouvé la plume de Jean Marc Dhainaut : en effet, elle est chargée d’émotions. On retrouve cette particularité qui fait que l’on se retrouve dans un univers bien particulier qui nous offre beaucoup de choses. C’est une nouvelle pleine d’émotions : on parvient à vivre les évènements avec Alan et cette pauvre femme qui ne veut que la vérité.

J’ai trouvé l’idée du dessin très belle sur la fin. Elle nous insuffle un message d’espoir et de repos tant mérité pour cette femme.

A mon avis, Jean Marc Dhainaut nous prouve que son personnage principal est plein de ressources et que ce dernier peut vraiment devenir un acteur récurrent des récits de Jean Marc Dhainaut. J’aimerai beaucoup avoir d’autres aventures de ce personnage et d’en découvrir plus sur lui, cela serai vraiment très sympathique.

Encore merci pour la découverte de cette nouvelle qui me permet de faire un pas en avant avec ce genre que je boudais depuis quelques années.

Ma note : 16/20

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La maison bleu horizon de Jean Marc Dhainaut

518e-2k7nRL._SX195_Résumé : Janvier 1985. Tout commence par un message laissé sur le répondeur d’Alan Lambin, enquêteur spécialiste en phénomènes de hantises. Une maison, dans un village de la Somme, semble hantée par un esprit qui effraie la famille qui y vit. En quittant sa chère Bretagne, Alan ignore encore l’enquête bouleversante qui l’attend et les cauchemars qui vont le projeter au cœur des tranchées de 1915. Bloqué par une tempête de neige, sous le regard perçant d’un étrange corbeau, Alan réussira-t-il à libérer cette maison de ce qui la tourmente ?

Mon avis : Je remercie Joël de Taurnada Éditions pour sa gentillesse. En effet, il m’a gentiment demandé si je pouvais lire le roman « La maison bleu horizon » de Jean Marc Dhainaut. De plus, je suis ravie de connaitre une nouvelle maison d’édition.

On fait la rencontre d’Alan Lambin, un détective ou enquêteur spécialisé dans les enquêtes paranormales. Dès qu’il y a une présence, des choses paranormales qui se passent, Alain propose ses services pour aider la présence à partir en paix. En parlant de paix, elle n’est plus d’actualité dans une belle maison bourgeoise dans la région de la Somme. Effectivement, la famille Annereaux se trouve bien embêtée depuis quelques temps.

En effet, Hélène, la mère de famille, Peggy et Thomas, les enfants ainsi que Mélanie, la domestique de la maison, entendent des bruits, des cris, des claquements de portes, des cris ainsi que des présences au sein de leur nouvelle maison depuis le départ pour un stage du père de famille dont ils n’arrivent pas à avoir de nouvelles. Alain trouve cette histoire assez intéressante et pour calmer les angoisses de la famille, il décide de quitter sa région pour aller les apaiser.

On est propulsé dans une ambiance de folie. J’ai beaucoup apprécié ce que j’ai lu. Honnêtement, je suis toujours un peu craintive avec les romans qui mêle le fantastique et le paranormal/l’horreur. J’ai toujours peur d’avoir peur (je déteste ça hahaha). Ici, l’ambiance est excellente : il y a ce qu’il faut pour que l’on ait envie de suivre cette histoire avec avidité. Ce n’est ni trop lourd ni trop peu. On est en huit clos dans cette maison avec une famille qui ne sait plus quoi penser.

Le petit Thomas est un personnage que j’ai beaucoup apprécié. Il est jeune, il a peur et veut rester le plus possible avec sa maman pour qu’elle le rassure. J’ai trouvé qu’il apportait une touche de douceur à cette atmosphère saturée de paranormal et très tendue.

Peggy, la plus grande des enfants, voit Alain comme un escroc. Elle est en pleine crise d’adolescence et est assez compliquée à gérer. C’est excellent. J’aime beaucoup ce personnage qui crache tous les stéréotypes que l’on peut avoir des enquêteurs paranormaux au visage de la personne visée. Elle ne manque pas d’humour et de cynisme, j’ai beaucoup apprécié ce personnage.

Alain mène l’enquête et se retrouve face à des secrets de familles qui remontent bien des décennies avant l’installation de la famille Annereaux.  On est propulsé avec Alain dans un univers historique que l’on connait tous la guerre. J’ai trouvé ce côté de l’histoire très prenant.

L’auteur parvient à mêler le côté historique au côté fantastique avec brio. C’est vraiment très prenant. La touche de paranormal est très intéressante et apporte beaucoup à ce roman que j’ai dévoré. L’intrigue proposée est très alléchante.

J’ai de la chance d’avoir eu que de bons romans dans ce genre entre les mains. C’est parfait pour débuter et délicieux pour les lecteurs qui ont une bonne connaissance de ce genre.

Ma note : 18/20