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Les royaumes démoniaques – Tome 2 : le feu des vivants de Christopher Evrard

51w7vRaUBzL._SX331_BO1,204,203,200_Résumé : « J’ai fait… tout ce que j’ai pu… » – Ciwen. Dans l’immensité de l’existence, peu de notions perdurent face à la tyrannie impitoyable du temps. Le sens des choses s’effrite, les valeurs se diluent, la morale s’évanouit. Que reste-t-il lorsque nous perdons nos repères ? Lorsque notre direction s’égare au gré de notre mortalité ? Le vide de nos cœurs ne se remplira jamais réellement, nous resterons éternellement sur notre faim tant que nous ne trouverons pas notre voie. La guerre, meurtrière bien que passagère, offre un exil bienvenu à notre esprit tiraillé par ses profondes distractions. Philosophie, spiritualité, ne sont que poussière lorsqu’elles rencontrent une âme en peine, ne pouvant lui offrir aucune réponse réconfortante. Le feu des vivants n’est pas une légende. Il est l’éternel guide, inextinguible, telle la majesté des Dragons et leur fournaise céleste. La roche des âges retrouvée, qui sera encore debout pour s’en servir ? Les ténèbres du passé ? Ou la promesse d’un avenir ?

~ Service presse 📖 ~

Je remercie Christopher pour l’envoi de son roman. J’étais ravie d’avoir eu le tome un entre les mains. Je suis encore plus ravie de pouvoir continuer mon aventure livresque en compagnie de Ciwen. Je dois vous avouer que j’ai un petit faible pour cette saga. J’avoue que je n’ai pas forcément beaucoup de lectures dans ce genre mais celle-ci me plait, j’accroche et ce deuxième tome est dans la continuité de ce que j’ai pu penser du premier. Je remercie aussi mon amie Kathleen pour cette lecture commune qui fut encore une fois une belle réussite ! ♥

C’est rigolo, avec Kathleen, ma chère Wolkaiw, on ne lit pas de la même façon. Si j’ai un rythme plus soutenu qu’elle en termes de nombre de livres, quand elle se plonge dans un roman, c’est pour ne plus en sortir avant d’avoir fini. Personnellement, j’adopte une autre position (oui, on a tous nos petits trucs, je ne blâme personne). Quand Kathleen me dit « ayé finiiiii » et que j’en suis à la page 125… C’est la panique. Vite, vite, vite ! Je plonge dans le roman et adopte la méthode Kathleen : je plonge pour ne plus en sortir. Honnêtement, je n’avais plus envie d’en sortir.

On quittait le premier tome sur les chapeaux de roue avec un cliffhanger digne des plus grands ! QUOIIII ? CIWEEEEEN T’ES OU MON POTE ? Impossible, il n’a tout de même pas fait ça ? Eh ben si ! C’était donc avec appréhension et empressement que j’avais envie de retrouver Ciwen. J’ai apprécié le fait que ce deuxième tome soit différent. Ici, on est plus dans l’humain, dans les relations. On découvre le passé de certains personnages qui vient éclairer l’histoire des autres. Ainsi, on nous propose des changements de narrateurs mais aussi d’époques. On n’est pas dans un récit chronologique. C’est plutôt bien mené : ça apporte du dynamisme à l’intrigue. Finalement, ici, même si on sent que la guerre se prépare, on est plus dans l’émotion, dans le souvenir que dans l’action qui arrive mais assez tardivement dans le roman.

Je trouve que la construction narrative est assez bien pensée. On ne s’ennuie pas dans ce deuxième roman. On accompagne les personnages dans leurs souvenirs et leurs passés. Ainsi, j’ai aimé en découvrir plus sur Ciwen mais aussi sur Taskem et sur Torhwa. De nouveaux personnages s’ajoutent à ceux que l’on connait déjà. Olivia fait aussi son apparition, j’ai apprécié la retrouver au même titre que Ciwen. Avec cette idée de mettre les relations en avant ainsi que les passés respectifs des personnages nous apportent une dimension beaucoup plus humaine. On ne voit plus Ciwen comme le gros bougon qu’il est. Il y a des relations qui m’ont plus plu que d’autres, c’est le jeu. On en a pour tous les goûts. J’ai aimé le récit de Taskem et cette relation pleine d’émotions. Ciwen nous raconte un pan de son passé avec un nouveau personnage. Cela nous permet de le voir sous un autre angle : celui de la sensibilité.

La plume de Christopher Evrard est toujours aussi mordante, dynamique. J’aime beaucoup. L’auteur donne une dimension incroyable à son roman. Il est un auteur que j’affectionne tant il me surprend. On a des punch lines incroyables qui m’ont beaucoup fait rire et quelques pages plus loin une poésie certaine dans la plume. J’aime beaucoup cela.

On va aussi parler de ce qui m’a fait tiquer… Ehhh oui, Pauline la chiante est de retour ! Pour le coup, je suis plutôt peinée pour l’auteur. La correction n’est pas terrible. En effet, je clame haut et fort que l’auteur n’y est pour rien mais clairement la correction n’est pas à la hauteur du contenu. J’ai pu en discuter avec Christopher : le roman est parti en correction mais vu les coquilles et les fautes basiques qu’il reste, je reste vraiment déçue pour l’auteur. C’est un roman qui mérite d’être lu. C’est un univers riche qui foisonne de bonnes idées.

Autre chose qui m’a un peu chiffonnée : les prénoms. Le problème du premier tome se répercute sur le deuxième : On a des consonnances qui se mélangent. Même si je comprends « l’originalité » des prénoms dans le genre fantasy, moi je suis perdue, j’ai pris du temps à me remémorer qui est qui.

En définitive, entre Ciwen, nains, et créatures en tout genre, Christopher Evrard nous propose une intrigue sans aucune faiblesse qui m’a beaucoup plu. Il me tarde de savoir la suite de cette histoire. Si cet opus cible plus les relations tissées entre les personnages et la mise en place d’une guerre qui gronde en toile de fond, je suis conquise par la plume de l’auteur. Bravo à lui !

3 bonnes raisons de lire ce deuxième tome :

  • Un univers riche dans la continuité du premier tome.
  • La plume de Christopher Evrard que j’aime beaucoup
  • Le panel de personnages que j’affectionne particulièrement

Ciwen, je te laisse le mot de la fin ?

« Tu es p’t-être le roi dragon, mais tu peux être le roi de mon cul pour ce que j’en ai à foutre ». Ciwen

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Les royaumes démoniaques – Tome 1 : la roche des âges de Christopher Evrard

51VpF6i-KEL._SX331_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : « Mes erreurs sont tout ce qu’il me reste. » – Ciwen. L’horreur et la violence côtoient la féerie et la beauté. La magie et les combats forgent la réalité au jour le jour. Tandis que les légendes et mythes résonnent dans l’inconscient collectif comme des promesses d’un jour meilleur, telle la mystique Roche Des Âges que Ciwen, un mage de foudre, recherche désespérément. Dans une existence où le macabre est un lot quotidien… Quel est le sens de la vie ? Quelle signification donner à des concepts comme l’amour et la haine, ou la guerre et la paix ? Comment les définir, et les dépasser ? Tant d’éternelles énigmes qui se posent à chaque instant, depuis la nuit des temps. Les réponses apparaissent toujours dans le noir, telles des lucioles fuyantes…

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie l’auteur pour l’envoi de son roman via SimPlement ainsi que mon amie Kathleen d’avoir glissé mon prénom dans une conversation. Cela fait toujours chaud au cœur de voir que l’on pense à nous !

~ Une appréhension vite passée ~

Je vous avoue que j’ai eu du mal à me lancer dans ma lecture. J’ai eu du mal à me dire « Allez Pauline ! Choisis celui-ci ! ». Pour quelle raison ? Parce que j’avais un peu peur de plonger dans l’univers que l’auteur nous propose de découvrir. Je ne suis pas une grande lectrice de fantasy à vrai dire. J’adore le fantastique, les grands classiques comme la trilogie du seigneur des anneaux mais j’avoue qu’après, c’est toujours un genre qui me fait défaut. Je ne suis pas forcément super fan des gros monstres qui viennent tout dégommer sur leur passage… Alors quand j’ai vu la couverture, j’ai prié pour ma chapelle !

Je me suis lancée dans ma lecture vendredi soir, je l’ai terminée dimanche matin (sachant que samedi, je n’ai pas eu beaucoup le temps de lire). Je l’ai dévoré !!! Une fois que je posais le roman pour faire autre chose, il n’y avait pas possibilité pour moi de le faire. Je reprenais le livre et lisais quelques pages. C’est une lecture très additive.

~ Un monde incroyable : décors, intrigue et personnages ~

Bon, ma lecture n’est pas un coup de cœur mais elle reste très très très bonne ! Le monde que nous propose de découvrir Christopher Evrard est juste incroyable.

On fait la rencontre de Ciwen, un homme assez bourru finalement mais au cœur loyal et grand. Ciwen est LE personnage que j’ai adoré découvrir. C’est un personnage qui a beaucoup de valeurs mais qui traine aussi un lourd passé qui l’empêche d’avancer correctement. Il n’a qu’un but, trouver la roche des âges pour un avenir meilleur et pouvoir enfin vivre en paix.

« Je voulais simplement savoir s’il existait d’autres mondes, confia Ciwen, et le cas échéant comment les rejoindre. Je ne me suis jamais senti à ma place ici, Torhwa. » L’araignée ne trouvait pas cela très surprenant. « Tu m’as enseigné tellement de choses ; grâce à toi, je peux me défendre, je peux m’en sortir, et c’est exactement ce que je compte faire. C’est dans ce but que je veux utiliser la roche des âges. Quand je regarde ce monde, je ne vois qu’un gigantesque tombeau dans lequel on déambule en s’entretuant les uns les autres. Nous ne sommes que des âmes en peine attendant la mort, attendant la fin, priant pour qu’elle arrive rapidement, en silence, sans prévenir, sans souffrir… »

Seulement voilà, si dès les premiers chapitres il parvient à trouver l’objet de sa convoitise, tout ne va pas se passer comme prévu, bien entendu ! Et c’est là où l’auteur frappe fort. Il contourne quasiment tous les stéréotypes de la fantasy et brise les codes. Terminé la quête où l’on rencontre plein de personnages qui s’ajoutent à l’équipe des gentils, Ciwen se débrouille seul, il dégage toutes les personnes qui sont susceptibles de le détourner de son but ultime. Franchement, avoir un personnage aussi badass en tant que personnage principal me plait beaucoup ! C’est vraiment un personnage qui tient l’intrigue à bout de bras. De plus, on sent vraiment que Ciwen n’est pas à sa place dans ce monde. Sa volonté de trouver un havre de paix est renforcée par le fait qu’il ne sait pas communiquer avec les humains. En effet, il est ami avec des créatures mais pas avec des hommes. Il y a une sorte de méprise : les hommes puissants qui écrasent les peuples pour s’enrichir sont des personnes méprisables qui méritent d’avoir la gorge tranchée pour lui. C’est assez surprenant. On sent la colère du personnage à travers les pages et la violence dont il fait preuve.

Le monde dans lequel évolue Ciwen est peuplé d’êtres maléfiques et de créatures incroyables. Si j’ai pu rencontrer des personnages que la fantasy adore, j’ai aussi découvert des créatures que l’on ne voit pas souvent : ainsi fées, araignée géante et créatures aquatiques vivent dans un monde où les lycanthropes et les elfes évoluent aussi.

Olivia est un personnage que j’ai apprécié dans les premiers chapitres. Volontaire, débrouillarde et très intelligente, elle ne lâche rien. Elle est très têtue et cela la met dans des situations peu enviables par moments. J’ai trouvé qu’elle était moins brillante une fois retournée vivre avec son peuple. Par la suite, j’ai préféré suivre les aventures de Ciwen que les siennes. Ils forment un duo intéressant.

Les personnages secondaires sont aussi très sympathiques, l’auteur nous fait évoluer dans différentes régions du monde, ainsi on court dans les royaumes d’Irthanor, d’Ilgar mais aussi dans celui de Yammar, on rencontre Torhwa, Olivia, et d’autres personnages que j’ai appréciés découvrir. Cependant, je n’ai pas su retenir tous les noms. En effet, il y en a beaucoup et franchement, vu l’originalité de ces derniers, ils sont trop nouveaux pour que je m’en souvienne. Il y a beaucoup de prénoms qui commencent par la lettre « T » ce qui souligne encore plus ma confusion.

Les décors sont vraiment très sympathiques. On évolue dans des décors somptueux. La forêt à l’air tellement belle, elle respire la vie et j’aurais bien voulu aller y faire un tour (bon, sans les gros méchants monstres).

Le message que l’on peut tirer de ce premier tome est assez universel mais terriblement vrai. Il faut se battre pour avoir ce que l’on veut, ce que l’on souhaite le plus ardemment. Chaque acte à ses conséquences. Malheureusement pour le personnage principal, la quête de la roche des âges est une quête qui va déséquilibrer les forces du bien et du mal. Ainsi, cette quête va faire basculer le monde comme Ciwen et les autres personnages de ce premier tome le connaissent.

De plus, la notion de la quête identitaire est présente. Ciwen ne sait pas qui il est. Il a des bribes de souvenirs et d’informations qui vont nous suivre tout au long du roman. C’est assez intéressant et cela permet au lecteur d’attendre la suite avec impatience.

Petit plus : les illustrations qui viennent ponctuer notre lecture. Elles sont vraiment très belles.

~ La plume de Christopher Evrard ~

C’est une plume très sympathique à découvrir. Elle ajoute un je-ne-sais-quoi à l’intrigue qui est très plaisant. En effet, j’ai trouvé que les mots étaient précis, concis et qu’on allait toujours droit au but. C’est très intéressant et épuré. Je trouve que c’est quelque chose d’important dans la fantasy. Les longues descriptions précises ne sont pas présentes et franchement, cela aère vraiment beaucoup le roman. Cela le rend beaucoup plus attirant et additif. La mise en page est aérée et permet de s’installer confortablement dans une lecture qui nous emmène loin de notre monde.

Je trouve que la plume est très accessible, tellement riche mais aussi poignante et forte. C’est vraiment parfait pour les lecteurs comme moi. En effet, lorsque l’on est frileux avec un genre, avoir un texte accessible est plutôt une très bonne chose. Cela peut aussi permettre de mettre un pied à l’étrier aux jeunes auteurs ou aux novices dans ce genre. C’est top de pouvoir toucher autant de monde.

Vous l’aurez compris, j’ai énormément à dire sur ce premier tome qui est très riche et qui, finalement, est une très belle surprise! J’ai hâte d’avoir la suite entre les mains.

3 raisons de lire ce roman

  • Un personnage principal bad ass qui est vraiment ultra intéressant et fascinant.
  • Un univers riche, construit de toutes pièces qui est épatant.
  • Une plume qui a su me convaincre rapidement.

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