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Le sang de nos pères de Guy Morant

cover-4996Un polar haletant et un thriller politique. Ils n’auraient jamais dû mourir ainsi. Ils se croyaient à l’abri de la haine et de la violence qui régnaient dehors. À l’abri derrière leurs clôtures, sous la protection de la police, ils ne couraient aucun danger. Mais ils baignent à présent dans leur propre sang, elle éventrée comme un animal, lui, le député, abattu d’une balle. Leurs enfants ont disparu. Les gendarmes convoquent le capitaine Alaric Autier, de la crim’ de Versailles. Ils veulent comprendre pourquoi le tueur a laissé dans la bouche de la femme une coupure de journal évoquant une affaire du policier. Malgré lui, Autier est happé par ce drame. Il se jette dans une course pour retrouver les enfants, entre un suspect qui s’exprime par énigmes et des gendarmes peu coopératifs. Deux semaines plus tôt, Karine, une journaliste de webtélé, assiste à la mort de son mentor, dans des circonstances troublantes. Alors qu’elle lance l’alerte pour provoquer une enquête, sa vie s’écroule, et elle est précipitée dans un monde où elle ne peut se fier à personne. Une femme en fuite, des enfants disparus : deux drames apparemment sans rapport. Et pourtant…

Troisième enquête du groupe Autier après Effondrements et Embrasements, Le sang de nos pères explore un ensemble de thèmes contemporains, comme la réputation à l’âge des réseaux sociaux, le poids des médias sur les enquêtes policières ou le cyber harcèlement. Mais le passé est aussi de la partie, sous la forme de trois lettres qui suscitaient autrefois tous les fantasmes : SAC — le Service d’action civique.

~ Service presse ~

« Lire un Guy Morant » va devenir une expression aussi célèbre que « Purée, je dois bosser Molière pour les cours » ou encore « Trop bien, Conan Doyle est au programme ». Guy Morant,, c’est un nom qui va faire exploser les ventes et les cœurs de ses lecteurs. Vous verrez, on en reparlera dans quelques années. Lire un Guy Morant, c’est comme retrouver un ami perdu depuis quelque temps et que l’on prend grand plaisir à retrouver. Lire un Guy Morant, c’est lire une plume excellente, une histoire aussi visuelle qu’haletante. Lire un Guy Morant, c’est, pour moi, me plonger dans une histoire en ayant la quasi-certitude de dévorer une histoire et de me régaler. Si vous n’avez pas encore compris où je voulais en venir, les cinq prochains mots vont vous mettre sur la piste : coup de cœur en vue.

Avec cette troisième enquête, je confirme ce que je pensais lors de mes précédentes lectures : Guy Morant est talentueux. Aucune fausse note pour ma part, c’est un véritable coup de cœur. Ils sont plutôt rares en ce moment, surtout hors romance. Je n’ai que très peu de coup de cœur dans ce genre-là.

L’intrigue est vraiment très sympathique. Elle est très moderne. Les thématiques abordées sont des choses que l’on retrouve dans notre quotidien : cyber-harcèlement, politiques, des lanceurs d’alerte mais aussi les réseaux sociaux et la place que prend Internet de manière générale dans nos vies. L’intrigue commence sur les chapeaux de roues : on commence avec la mort d’un homme, simplement puis, l’intrigue s’intensifie, prend un nouveau virage et marque l’ampleur de l’horreur humaine. On a le pire comme le meilleur de l’homme.

On se retrouve dans une intrigue où deux histoires se déroulent. On ne comprend pas, dans un premier temps, comment ces deux scènes de crime peuvent se rejoindre, Guy Morant nous surprend encore une fois en nous proposant une fin d’enquête explosive. Ajoutons à cela une alternance de points de vue, cela apporte un peu de fraicheur et de dynamisme à l’histoire. Avec les crimes commis, cela fait du bien de pouvoir « respirer » un peu.

J’ai pris énormément de plaisir à passer un moment de lecture avec Alaric Autier. Encore une fois, ce personnage brillamment construit marque l’esprit du lecteur par sa gentillesse, son envie de faire les choses de manière correcte et son intelligence. Je trouve qu’Alaric est une force tranquille, il observe, il comprend vite, tire ses conclusions mais se garde bien de garder ce qu’il pense pour lui. Il ne faut pas trop en dire : être juste et équilibré, c’est exactement ce qu’est Alaric.

On retrouve aussi l’équipe d’Alaric. Je les aime beaucoup, ils sont tout ce que j’aime : le respect, l’amitié et l’envie d’avancer ensemble. Ainsi, j’ai adoré retrouver Clémentine, Joseph et tous les autres.

Il est inutile de vous vendre encore les mérites de l’auteur, je pense que vous avez du comprendre ce que j’en pense. Le sang de nos pères est certainement l’intrigue la plus forte des trois. Je trouve qu’elle marque une différence avec ce que l’on a pu découvrir du personnage principal. En effet,  celui-ci se dévoile un peu plus. On entre un peu plus dans son intimité, j’aime ça. On comprend un peu mieux son attitude, on le cerne mieux.

En définitive, je n’ai qu’une chose à vous dire : si vous n’avez pas encore mis le nez dans le travail soigné, informé et tellement minutieux de Guy Morant, foncez. Un policier à la française campé par Alaric Autier, un personnage qui va devenir emblématique. J’ai hâte de retrouver encore beaucoup d’enquêtes avec ce personnage. Guy Morant est un auteur que j’aime énormément. Je suis fière d’être une fidèle lectrice. Il est devenu une valeur sûre dans mes étagères. Bravo à lui pour ce brillant troisième roman.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Retrouver le personnage d’Alaric Autier. J’aime beaucoup l’idée d’avoir un personnage récurent à la Maigret.
  • La plume de Guy Morant que j’adore
  • Les thématiques et la manière dont elles sont traitées dans cette nouvelle enquête.

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Effondrements de Guy Morant

51+S+izwJgL._SX331_BO1,204,203,200_Résumé : Une jeune fille écrasée, trois suspects, pas de scène de crime. Deux pêcheurs autour d’un cadavre, la forêt de Rambouillet pour seul témoin. La victime n’est pas une jeune femme ordinaire, mais la fille d’un politicien sulfureux. Son corps a été littéralement broyé. Par quoi ? Par qui ? Pourquoi ? C’est ce que le groupe de la crim’ mené par Alaric Autier va tenter de comprendre, en huit journées d’une enquête sous haute pression. Entre mensonges et coups bas, on dirait que tout le monde a quelque chose à cacher, dans cette affaire où les existences et les destins menacent de s’effondrer. Effondrements a pour décor les Yvelines cossues, où les policiers s’intéressent à un centre de formation survivaliste. Roman très documenté, proche du véritable travail d’un groupe de la police criminelle, il met en scène des personnages et des lieux s’inspirant de personnes et de lieux réels. Loin des clichés du polar, il place le lecteur en plein cœur d’une enquête soumise aux pressions de la hiérarchie et des médias.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Guy Morant pour l’envoi de son roman. J’ai eu un sacré coup de cœur pour l’univers et la plume de Guy. J’ai un peu fait les choses à l’envers en lisant la deuxième enquête avant la première. Mais une chose est certaine, je lirai la troisième dans l’ordre ! Youpi.

Guy Morant représente, pour moi, l’auteur policier à la française. Rassurant, une plume fiable et formidable, une intrigue digne des meilleurs policiers. J’aime beaucoup cette plume très visuelle, on s’y voit, on y croit. J’ai vraiment beaucoup apprécié cette lecture et cela confirme ce que je pensais déjà lors de ma découverte de cet auteur durant le PDAI 2018 : cette lecture était faite pour moi, elle m’a attendue bien sagement jusqu’à ce que je plonge dans l’univers de Guy.

Alaric Autier est un personnage que j’apprécie. Il va facilement tenir l’intrigue sur ses épaules. Sincère, droit, humain, il est un personnage entier qui vit, qui fait des erreurs et qui apprend. Il n’est ni ange, ni démon, il est humain et ça fait du bien de s’attacher à ce genre de personnages. Alaric Autier est un homme intelligent qui sait réfléchir rapidement. Profondément bon, il est assez clairvoyant et propose de nous faire découvrir une enquête palpitante. J’étais heureuse de le trouver dans la deuxième enquête, mon plaisir a redoublé lors de cette lecture et je serai ravie de pouvoir le retrouver dans la troisième enquête. C’est un personnage qui souligne le travail de Guy Morant à merveille.

Ce qui est plutôt difficile avec le genre policier, c’est de maintenir le lecteur en haleine jusqu’à la fin. Même si cet aspect est primordial, il ne faut pas oublier que l’intrigue doit tenir debout, elle doit être construite intelligemment pour éviter de comprendre le dénouement trop vite. Ici, on se frotte dès le départ à d’épineux problèmes : il n’y a ni arme, ni scène de crime. La victime, fille d’un politicien connu pour ses sulfureuses incartades a littéralement été broyée. Alaric Autier et son équipe avancent péniblement.

L’auteur fait apparaitre des sources assez intéressantes. Qui ? Quoi ? Comment ? Pourquoi ? Ces questions qui vont faire naitre plusieurs pistes intéressantes : la politique, bien évidemment mais aussi la secte. On nous parle de vengeance, de crimes sordides, de manipulations politiques, médiatiques… Qui dit politique dit statuts sociaux importants. On se retrouve donc avec des personnages qui vont mettre des bâtons dans les roues des enquêteurs. Il se passe quelque chose et l’équipe d’Alaric Autier va tenter de percer ces mystères…  Les grandes thématiques qui font les beaux jours des romans policiers sont bien présentes pour nous emmener dans une enquête épatante.

Marion Vallée, notre victime, va nous permettre d’avancer dans l’enquête, de retracer son passé, sa vie et de percer ses secrets. Il y a beaucoup de personnages dans cette première enquête, j’aime beaucoup cette idée de brasser du monde pour confondre l’assassin avec les victimes, les témoins et tous les personnages qui vont venir bercer cette histoire. J’ai un gros coup de cœur pour Alaric Autier, c’est vraiment un personnage complet qui me correspond beaucoup.

Au-delà de la construction des personnages et de leurs psychologies très complètes, ce qui me plait le plus, c’est la plume de Guy Morant. L’ambiance s’installe doucement, au même rythme que l’intrigue. Si au départ, j’ai eu peur des quelques lenteurs, elles ont rapidement été oubliées grâce à une intrigue intéressante, surprenante et trépidante.

Avec une sublime couverture et une histoire qui m’a tenue en haleine du début à la fin, je persiste et signe : Guy Morant est un auteur français à suivre pour la qualité de ses textes et son imagination débordante cruellement réaliste. Bravo !

3 bonnes raisons de plonger dans ce roman :

  • Une enquête qui reprend les codes du genre policier en y ajoutant quelques touches très intéressantes.
  • Le personnage d’Alaric Autier qui va devenir emblématique.
  • La plume de Guy Morant et les descriptions. Ce sont les passages que j’ai le plus aimés.

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Black Circle with Utensils Restaurant Logo

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Embrasements – Guy Morant

CVT_Embrasements_4937.jpgRésumé : Alors qu’il roule vers une scène de crime, le capitaine Alaric Autier tombe sur un entrepôt en feu. À l’intérieur, on signale le cadavre d’un pendu, qu’il faut préserver des flammes. Alaric décide d’affronter l’incendie, mais il doit vite quitter les lieux. Il s’en va, refusant de répondre aux questions de l’Officier de police judiciaire, car la scène de crime l’attend. Sans le savoir, il vient de donner à son chef de service le moyen de le faire tomber.

Mon avis : Je remercie Guy Morant pour l’envoi de son roman via SimPlement ainsi que pour sa gentillesse. En effet, j’ai été touchée par sa proposition. Via le Prix des Auteurs Inconnus, j’avais craqué pour son roman « effondrements » qui n’a malheureusement pas été retenu (malgré le fait que j’ai brûlé des cierges et fait mes prières). J’étais vraiment triste et déçue parce qu’il était vraiment le premier dans ma sélection et de LOIN par rapport aux autres que j’avais choisi. Quand j’ai vu sur SimPlement que l’auteur proposait son roman, j’ai foncé, mais trop tardL. J’ai quand même eu la chance de pouvoir échanger avec l’auteur qui m’a gentiment proposé de mettre un exemplaire de sa deuxième enquête de côté le temps que je puisse m’organiser. Quel bonheur !

Rencontre avec Alaric Autier

Comme je vous le disais au-dessus, j’ai apprécié rencontrer Alaric Autier. Même si ce roman signe une deuxième enquête, elle se lit indépendamment de la première enquête que je n’ai pas encore lue.

Alaric Autier est un capitaine dans la police. Personnage intègre, intelligent et réfléchi, il m’a énormément plu. C’est une réelle force dans ce roman. Accompagné des personnages secondaires, il nous permet de vivre une enquête trépidante rythmée qui nous tient en haleine du début à la fin du roman.

Les personnages sont très bien maîtrisés. J’ai apprécié les découvrir sous différentes facettes : en effet, on les retrouve dans la sphère professionnelle mais aussi personnelle. Ainsi, on parvient à toujours avoir ce fil rouge de l’enquête qui est toujours présent mais on en apprend un peu plus sur la vie personnelle des protagonistes.

Une enquête policière à la hauteur

Purée, cela faisait longtemps que je n’avais pas apprécié un bon policier comme celui que nous propose Guy Morant ici ! J’ai mis du temps à l’ouvrir (j’ai accumulé un sacré retard !) mais une fois le nez dedans, je n’ai pas pu m’arrêter. Les pages se sont envolées, les mots se sont lus si facilement… J’ai lu de 14.00 à 18.00 (en sautant le goûter !) et cela ne m’a posé aucun problème. J’ai tout mis en sourdine, j’ai adoré ma lecture !

L’enquête est captivante : un corps pendu, momifié prend feu dans un entrepôt. Je me demande bien où Guy Morant est allé chercher des idées pareilles mais cela tient debout du début à la fin de la lecture. On sent bien que l’auteur a dû travailler énormément en amont pour pouvoir nous servir une enquête d’une si grande qualité. La cohérence est excellente, on y croit du début à la fin.

La plume de Guy Morant

Quel délice ! Franchement, j’ai apprécié ma lecture. Je pense vraiment que Guy Morant va connaitre un succès fou auprès de son lectorat. Je ne peux que lui souhaiter de trouver une maison d’édition à la hauteur de son talent. Je suis persuadée qu’il ira loin, très loin. Guy Morant nous livre un roman captivant, il nous sert une enquête plausible, très bien montée avec les détails qui impressionnent le lecteur.

Les – :

  • Absolument rien, j’ai adoré ma lecture !

Les + :

  • Le personnage d’Alaric
  • L’enquête
  • L’intrigue
  • Le travail de l’auteur et sa plume

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