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Dieu aime les rousses de Martine-Marie Muller

dieu-aime-les-rousses-tea-9782258192256_0Résumé : Au domaine du Paradou, perché sur une falaise normande, les d’Hocquelus ont fait du bonheur un art de vivre. Fous de jardins et d’une fantaisie inégalable, ils ont jugé artistique d’adopter trois fillettes d’une rousseur toute préraphaélite. Morag, Felicity, Bonnie. On parle anglais à table, on travaille dans les sept jardins, on reçoit des artistes. Mais, en août 1939, un peintre célèbre est assassiné au Paradou. Et l’inspecteur chargé de l’enquête n’est autre que l’ancien fiancé de Morag. Qui est le coupable ? Dora, l’épouse et artiste brimée ? Jiddu, l’Indien énigmatique ? Ou la « reine mère », prête à se débarrasser de ce gêneur comme d’un arbre mort qui masquerait la vue sur la mer ? La déclaration de guerre et l’étrange disparition de Morag et Jiddu vont retarder la découverte de l’assassin. Et celle des secrets de la famille… Un univers à la Agatha Christie, une plume teintée d’humour et d’excentricité.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Presses de la cité pour l’envoi de ce roman. Premier roman qui scelle un partenariat qui semble me réserver de belles surprises. Roman classé dans la collection « terres de France », il m’a surprise. En effet, je n’ai pas l’habitude de lire ce genre de roman. Je crois que l’on peut parler de « roman de terroir ». Pour ne rien cacher, c’était un gros crash test. Lorsque j’ai ouvert ma boite aux lettres et que j’ai vu le pavé que ce roman était, j’ai eu peur… Puis finalement, je me suis plongée dedans lors de ma pause déjeuner pour ne plus le lâcher le soir à la maison…

Dieu aime les rousses met en avant une famille excentrique, colorée et pleine d’esprit. J’ai beaucoup apprécié ma lecture dans la région normande. La famille Hocquelus est une famille géniale. J’ai beaucoup apprécié les trois jeunes filles : Morag, Felicity et Bonnie mais aussi Fergus et Aïda. On est dans un mélange des cultures assez sympathique, l’art du jardinage mais aussi de la peinture. L’art, de manière générale, est présent dans ce roman qui va vous proposer une enquête haletante.

Les Hocquelus coulent des jours heureux dans leur domaine du Paradou. C’est une famille formidable qui a décidé d’adopter trois petites filles rousses. A cinq, ils construisent un havre de paix dans lequel il fait bon vivre… Jusqu’au jour où le crime sonne à la porte et tue un célèbre peintre qui avait l’habitude de venir dans le domaine. Cette famille est atypique mais m’a beaucoup plu. Elle est riche par la culture des jardins mais aussi la culture artistique et linguistique qu’ils imposent. On parle anglais à table, on travaille dur, on cultive ses talents. C’est chouette.

« Je veux une rousse. Agée de sept ans. Pas un bébé, pas une toute petite. Je n’ai plus l’âge. Et en bonne santé. Rousse. Nous sommes rousses. Nous sommes l’oriflamme des facéties du démon. Nous arborons la couleur du scandale. »

Un crime a lieu dans le domaine du Paradou et tout désigne un personnage en particulier. Une ambiance particulièrement étoffée et travaillée s’installe alors dans cette intrigue sans faille. J’aime beaucoup l’idée d’une ambiance à la « Agatha Christie ». C’est vrai qu’on peut y penser. Cependant, le roman ne se réduit pas à cette idée. En effet, la plume de l’auteure est teintée d’humour et d’humanité. J’aime beaucoup ce mélange.

Les points forts de ce roman résident dans les personnages et dans les descriptions du cadre dans lequel on évolue. En effet, on a un panel assez large de personnages qui se dessine. Entre la famille, les personnages liés à l’enquête ainsi que les personnages liés au peintre mort, nous avons beaucoup de personnages même si certains retiennent plus notre attention que d’autres. J’ai beaucoup apprécié Morag et Felicity. D’ailleurs, la narration de ce roman est bercée par l’intrigue qui s’intéresse à l’enquête et des extraits du journal de Félicity qui revient sur les moments forts de la famille Hocquelus.  De plus, l’enquête va intimement se lier à la famille Hocquelus puisque l’enquêteur en charge de cette histoire est l’ancien fiancé de Morag.

Les descriptions sont très fines, travaillées et très belles. C’est très intéressant. On se sent bien au domaine du Paradou en essayant de comprendre la raison de ce meurtre et les coupables. J’ai aussi apprécié ces va-et-vient entre le passé et le présent. Ainsi, on comprend mieux comment les personnages en sont arrivés là. La toile historique est aussi importante. On est en plein dans l’annonce de la Seconde Guerre Mondiale. C’est un pan de l’intrigue très bien amené dans l’histoire et cela apporte une nouvelle dimension au roman.

L’approche artistique est très agréable, elle aussi. On se plonge dans un univers qui mêle les thématiques historique, artistique, familiale et policière. C’est vraiment très sympathique. Finalement, ce mélange permet une immersion totale dans ce roman dont les pages se tournent très facilement.

La plume est dynamique et fluide. J’avoue que j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’intrigue. Une fois passées les cinquante premières pages, on est propulsé dans une ambiance géniale.

En définitive, nous plongeons dans un roman très intéressant dont les personnages sont très agréables. Une enquête s’installe au sein du domaine du Paradou et nous propose un moment de lecture intense et très intelligent. On se balade entre les époques et entre les souvenirs grâce à Félicity. Dieu aime les rousses est un roman intense qui mêle les thématiques toutes plus travaillées les unes que les autres. Le tout est sublimé par une plume formidable que j’ai pris plaisir à découvrir. Bravo pour ce très beau roman.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le panel de personnages et surtout Morag et Félicity
  • La thématique de la peinture que j’ai beaucoup appréciée
  • L’enquête digne des plus grands

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Orcam Tome 1 – Laura Muller

51cFnl+CXkL._SX195_.jpgRésumé : Orcam, un monde parallèle à la Terre où règne la magie des quatre éléments. À la veille de leurs dix-sept ans, les triplés Lihanna, Erin et Iain MacCormac sont sur le point de voir leurs vies d’adolescents insouciants, basculer. Lihanna le sait, ils ont un destin. Même si ce dernier ne fait pas vraiment partie de ses priorités. Parce que… et bien : elle n’a que dix-sept ans ! Pourtant sur Orcam, ce monde qui ne l’a pas vue naître, ce destin est loin d’être anodin. Il est lié à une prophétie : à dix-huit ans, les Trois Sang-Mêlés nés sur Terre sauveront le monde d’Orcam d’une terrible malédiction. Alors que Lihanna ne se sent pas encore prête à endosser de telles responsabilités, son dix-septième anniversaire sonne pourtant la fin de son adolescence dorée et la tâche pour sauver son nouveau monde s’annonce encore plus compliquée qu’elle ne l’avait imaginée. Heureusement pour elle, il reste une année avant sa majorité. Un an pour s’entraîner, pour comprendre sa véritable destinée et – surtout – pour faire le bon choix.Car, au final, la prophétie mentionne aussi que les Trois doivent choisir. Vont-ils réellement sauver Orcam ? Ou bien le détruire ?

Mon avis : Je remercie Laura Muller qui m’a gentiment fait la proposition de lecture de ce roman via le site simplement.pro. Je suis très heureuse d’avoir pu le lire dans le sens où je voyais la publicité très souvent sur Facebook. Pour tout vous dire, il était noté dans ma wish list. Quand j’ai vu cette notification, j’ai remercié le ciel et j’ai sauté sur l’occasion. Un grand merci à Laura et à Simplement.pro.

Dans un premier temps, je suis complètement amoureuse de la couverture de ce roman. J’aime les couleurs, la poésie qui se dégage de la couverture mais aussi le mystère environnant avec le personnage de dos. Ca donne vraiment envie d’en savoir plus sur ce que l’on va découvrir dans ce premier tome.

On fait la rencontre des triplés MacCormac : Lihanna, Erin et Iain. J’ai beaucoup apprécié ce trio. En effet, même s’ils sont des triplés, j’ai beaucoup apprécié le fait que les personnages ne sont pas forcément dans une relation intense comme on peut souvent le voir chez les jumeaux et les triplés. On les dissocie facilement, ils ont leurs propres caractères et j’apprécie grandement cette dissociation. Cependant, il y a aussi une association puisque les trois adolescents sont aussi acteurs d’une prophétie qui pourra sauver ou détruire le monde d’Orcam.

Ce que j’ai aussi apprécié c’est l’hésitation qui rend humain les personnages. En effet, l’hésitation de Lihanna est tout a fait normal. On lui dit qu’elle va pouvoir sauver un monde, ou le détruire. Elle a donc de grosses responsabilités pour une adolescente de 16 ans. J’ai apprécié cette nuance dans le texte. Dans ce cas, elle peut compter sur son frère et sa sœur. Il faut aussi souligner que le narrateur que l’on a est Lihanna. On suit l’histoire via ses yeux.

Au niveau des personnages, on a forcément la famille MacCormac. Mais aussi des personnages intéressants qui apportent beaucoup à l’intrigue et aux actions du roman : je pense à Morgane, Liam ou Jack.

Le monde d’Orcam est un monde que j’ai apprécié puisqu’il offre de nombreuses possibilités. J’ai aimé le fait que l’on aurait pu se croire sur Terre tant les détails prêtent à confusion. Il y a une étendue de possibles qui s’offre à nous, lecteurs. C’est très appréciable.

On entre donc dans un monde où se côtoient différentes populations, magies en tout genre et pouvoirs exceptionnels. C’est renversant. J’ai beaucoup apprécié découvrir le monde d’Orcam.

La seule petite chose qui m’a un peu ralentie dans ma lecture et c’est vraiment un détail à l’appréciation du lecteur c’est le fait que l’on puisse lire dans les pensées des personnages. Des fois, ça tourne un peu en rond et alourdi quelque peu le roman. Je pense à la romance entre Lihanna et Liam qui est assez redondante.

La plume de Laura Muller est très bonne, elle est dynamique, fluide et permet une belle entrée en matière dans le monde d’Orcam.

Les + :

  • Un nouveau monde que j’ai pris plaisir à découvrir.
  • Un trio qui m’a beaucoup plus : le jeu sur l’association et la dissociation des triplés est assez sympathique à lire.
  • La plume de l’auteure que j’ai apprécié.
  • La couverture dont je suis amoureuse.

Les – :

  • Quelques longueurs dues aux pensées que l’on découvre au long du roman.
  • De légères redondances.

Ma note : 

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