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Blue Carla d’Oriane

ob_cceee0_blue-carla.jpgRésumé : « Quand je pénètre en ces lieux, je ne suis plus Clara. Je deviens Blue Carla. Et je suis, disons… une habituée. » Plusieurs nuits par mois, Blue Carla embrase le club libertin Erotica. En dehors, elle est Clara Doucet, une jeune femme qui se cherche encore, côté travail comme côté cœur. Ces deux mondes doivent rester séparés, il y va de son équilibre. Mais l’arrivée de Romain, aussi libertin que sulfureux, risque bien de briser ses précieuses frontières. Ce roman de format court vous fera vivre une expérience où « brève mais intense » prend tout son sens ! Passez la porte du club Erotica, Blue Carla vous guidera.

~ Service presse 📖 ~

Je remercie Oriane pour l’envoi de son roman. J’ai eu la chance de faire sa rencontre lors du salon d’Orchies l’année dernière et depuis, je prends plaisir à la découvrir personnellement mais aussi professionnellement. J’ai pu lire son roman De terre et de racines et je continue ma découverte avec ce roman court Blue Carla qui nous propose un virage à 180° dans l’univers proposé. On passe d’une dystopie à un roman érotique. Genre que j’affectionne peu (seulement quand c’est très bien écrit et pas à la limite de la pornographie constante), je n’ai pas pu dire non aux jolis yeux d’Oriane.

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Un genre qui me fait peur
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Vous le savez, l’érotique est un genre que j’affectionne peu. En effet, on trouve de tout. C’est plutôt sympathique puisque tous les lecteurs peuvent trouver leur bonheur dans ce genre mais, personnellement, j’ai du mal à lire le sexe. Brutaux, crus et assez vulgaires, certains romans m’ont fait sauter au plafond tant on banalise le sexe et la violence. Depuis quelques temps, j’esquive ce genre et je ne lis quasiment plus rien (sauf Shana Keers parce qu’elle est réellement douée pour ce genre). Oriane prend donc déjà un gros risque ici. De l’érotique, oui, mais à certaines conditions…

Soyez rassurés ! J’ai passé un bon moment de lecture. Je me suis plongée dans une lecture particulière puisqu’elle place l’érotisme et le libertinage au cœur de son intrigue. Ce que j’ai apprécié, c’est que l’auteure n’écrit pas le sexe pour faire vendre. On a un équilibre certain qui propose une belle idée et une romance contemporaine sympathique.

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Un roman court
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C’est plutôt une bonne idée ! J’avoue que j’ai apprécié le fait que le roman soit court. Ca évite d’ajouter des pages et des pages de descriptions en tout genre qui m’auraient rapidement lassée. Le format court est plutôt sympathique, on ne s’ennuie pas, on le lit d’une traite.

On fait la rencontre de Clara Doucet. Clara est une jeune femme belle, intelligente qui finit par trouver du travail. Elle a un équilibre certain dans sa vie qui lui permet de s’épanouir comme elle le souhaite. Clara a un secret. Ce secret ? Une fois toutes les deux semaines, Clara s’échappe et devient Blue Carla le temps d’une soirée érotique au club Erotica. (Clara/Carla sera nommée Clara tout au long de la chronique pour éviter de se mélanger les pinceaux ahah)

Ce qui devait arriver arriva. Les sphères professionnelle et personnelle se mélangent quand Romain, collègue de Clara se rend compte qu’ils sont tous les deux membres du club Erotica. Cela va créer des situations drôles, intéressantes et qui mettront Clara dans l’embarras.

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Le libertinage au cœur de l’intrigue
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J’ai apprécié le fait que Clara ne soit pas une nymphomane en puissance qui court après les garçons à poil. Non, pas du tout. Clara est une femme intelligente et intéressante. Via ses yeux, on se rend compte que le libertinage est une occupation « normale » pour elle.

Le libertinage, les clubs échangistes, l’érotisme, toutes ces thématiques sont encore taboues. En effet, il n’est pas conventionnel de parler d’intimité, de sexe. Ce sont des choses dont on ne parle pas, que l’on ne partage pas. Ici, on voit que ça ne prend, finalement, pas autant de temps que certaines autres passions dévorantes. C’est équilibré dans une vie qui va à 1000 à l’heure. Certains aiment les soirées sous les plaids et un bon film, d’autres, le libertinage. C’est ainsi, ça ne changera pas. La société dans laquelle on évolue banalise les horreurs de la vie mais cette thématique là reste encore assez taboue finalement… Oriane nous montre que tout peut être source de passion et d’amusement, il faut juste savoir doser.

Avec l’arrivée de Romain dans le récit, tout se bouscule. On est vraiment dans une situation très intense. Les émotions sont exacerbées par les sens, le jeu de lumière : entre cachettes et pénombre, on est dans un endroit qui semble hors du temps.

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La plume de l’auteure
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Comme je le disais plus haut, j’avais déjà eu l’occasion de rencontrer la plume de l’auteure via un autre roman. Si le changement de genre est radical, j’ai retrouvé cette plume pleine de richesses et de détails. On ne s’ennuie pas.

J’avoue que la lecture n’est pas un coup de cœur mais j’ai quand même bien apprécié mon immersion. Je n’ai pas vraiment de défaut à pointer du doigt. C’est juste que ce n’est pas un de mes genres de prédilection.

Pour ceux et celles qui aiment l’érotisme, le trouble des sens, l’amour au sens large du terme, les nouvelles expériences, ce roman court est fait pour vous.

En tout cas, je félicite Oriane pour cette rigueur implacable dans ses mots et ses romans. Il n’y a rien à redire, juste à apprécier la découverte et être ouvert d’esprit. Merci à elle pour cette piqûre de rappel : l’habit ne fait pas le moine.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un univers riche malgré le format court
  • Une plume sincère et délicate
  • Le personnage de Clara/Carla que j’ai apprécié

4

10

De terre et de racines – Oriane

61jcky1YdhL.jpgRésumé : Où se cache notre identité ? Sur nos terres, dans nos racines… ailleurs ? Au Grand Terrier, Gareth subit le rejet quotidien. Il ne s’imaginait pas sauver Corène, quitter son pays ou encore affronter les meurtriers « respectables » de son père. Pourtant, même loin des siens, il protégera Corène. Parce que sa culture et ses différences le fascinent et le troublent à la fois. L’alchimie se crée et il est bien décidé à comprendre… Pourquoi des gardiens terrons pourchassent-ils une jeune Silverine ? Exil, manipulation, mort ; le pire les menace. Hélas, plus question de reculer : il leur faut éclairer le passé pour enfin se définir. Découvrez une romance pleine de questionnements, d’innocence et de légèreté, quand deux héros venus de pays différents voient leurs repères chamboulés et l’ombre du passé les poursuivre.  A leur âge, on ne devrait pas s’inquiéter de demain. Mais plus encore, ressentir un tel amour. Comment vont-ils y survivre ?

Mon avis : Je remercie le Prix des Auteurs Inconnus pour l’envoi de ce roman. En effet, ce dernier signe ma participation dans la catégorie « young adult » du mois de mars.

J’ai rencontré l’auteure au salon du livre d’Orchies. Enfin…non, j’ai bugué comme une andouille devant son nom et la couverture de son roman. « Je connais ce titre… je l’ai déjà vu quelque part ». C’est Oriane qui m’a sorti de ma rêverie en me parlant du PAI. En plus d’une rencontre qui prête à sourire, j’ai eu la chance de rencontrer une auteure très sympathique, souriante et qui donne envie de lire son roman. Je suis donc partie plutôt confiante dans ma lecture.

Une histoire d’amour dans une intrigue SF

J’avoue, la SF est, pour moi, un genre bien particulier. En effet, on peut trouver tellement d’éléments divers et variés que je ne sais jamais à quoi m’attendre. Ce qui est bien ici, c’est la romance. Etant une fan de romances et de belles histoires d’amour compliquées, je fus ravie d’en trouver une dans cette histoire. J’ai trouvé agréable ce mélange des genres.

La découverte d’un monde imaginé intéressant

On fait la rencontre d’un monde imaginaire très sympathique. On a deux peuples créés41067534_10156785467017376_4907767977048276992_n de toutes pièces. On se retrouve avec, d’un côté, les Terrons, et de l’autre côté, les Silverains. Voilà deux peuples construits dans l’opposition. Les Terrons vivent sous terre, privés de lumière et d’eau. Ils utilisent des techniques ultra modernes pour vivre difficilement.  Les Silverains, eux, vivent à l’air libre, profitant et jouissant de la nature et des ressources de cette dernière. Leur vie est plus simple et radieuse.

Deux civilisations, deux manières de vivre, deux évolutions différentes s’offrent donc à nous. Ils ne se côtoient que très peu. Le strict minimum à vrai dire.

Un passé collectif mystérieux

Tout au long du roman, on se demande ce qui a bien pu arriver pour que les deux peuples vivent de ces manières complètement opposés. Pourquoi les Terrons vivent ainsi, de manière difficile, alors que les Silverains semblent avoir une vie beaucoup plus simple.

L’auteure dévoile intelligemment le passé qui relie les deux peuples. Tout au long du roman, on découvre et on comprend ce qui s’est passé. C’est un des côtés de l’histoire que j’ai beaucoup apprécié. On ne se noie pas dans la SF. C’est excellent.

Les personnages

Voici une romance très Shakespearienne dans sa construction. Les deux protagonistes qui tombent amoureux sont bien évidemment issus des deux peuples. Deux familles que tout oppose, des convictions différentes et une haine ancestrale. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à Roméo et Juliette. N’entendez pas, par cette comparaison, que la fin de l’histoire est funeste. Je fais un parallèle sur la provenance des personnages.

C’est ainsi que l’on fait la connaissance de Corène et Gareth. Deux personnages que tout semble opposer. Cependant, Gareth va protéger Corène. On ne sait pas trop ce qui le pousse à agir ainsi mais il est fasciné par cette personne qui représente tout ce qu’il n’est pas. C’est hyper intéressant à traiter dans ce genre de roman. On suit leur progression avec plaisir. Voilà deux personnages très agréables à suivre.

Les notions abordées

Là où l’auteure frappe fort, c’est dans la multiplicité des thèmes abordés. Ainsi, on parle de racisme, de discrimination, de différence. Il faut aussi souligner la quête identitaire. En effet, elle fait partie entière du roman. Le titre est évocateur « de terre et de racines » : j’ai directement pensé au fameux « tu es poussière et tu retourneras dans la poussière ». Voilà un beau message sur la différence et l’acceptation de cette dernière. Ajoutons à cela les notions universelles qui font mouche : l’amour, la mort, l’amitié et le jour est joué ! On se retrouve avec un roman que l’on apprécie découvrir du début à la fin.

La plume d’Oriane

Quel punch ! On sent le dynamisme de l’auteure à travers sa plume et ses mots. On ne s’ennuie pas un instant. Il y a eu quelques longueurs au début du roman pour moi mais une fois la mise en place faite, on rentre dans l’histoire qui devient rapidement captivante. J’ai trouvé le tout crédible.

Les – :

  • Quelques longueurs au départ mais rien de grave.

Les + :

  • Le monde inventé
  • La plume d’Oriane
  • Le duo Corène / Gareth
  • Les notions abordées
  • Le mélange des genres bien maîtrisé 

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