20

Les quatre gars – Claire Renaud

téléchargement (1).jpgRésumé : Il y a mon papi, mon père, mon frère, Yves et moi, 9 ans, Louis. On vit à Noirmoutier – on récolte du sel. La mer nous éblouit. Chez nous, ça ne parle pas, ça rit un peu. Il faut dire que les femmes sont parties ; depuis, papa vite comme un ours, papi parle au fantôme de mamie et Yves est accro à la drague et à la muscu. ET MOI ? Ben moi, j’aimerai croire que cette vie, on peut faire mieux, que « presque » la vivre.

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois Lucie des éditions Sarbacane pour l’envoi de ce nouveau service presse. Je redécouvre la plume de Claire Renaud que j’ai découvert avec « Où sont les filles ? » Ici, on ne peut pas ne pas faire le rapprochement avec ce premier roman qui était plutôt réservé aux filles. Ici, contrairement à « où sont les filles ? » on a une famille exclusivement composée de garçons de tout âge : avec un grand-père, un père et les deux fils.

La solitude des hommes n’est pas volontaire. Le grand-père, Pierre-Marie, souffre du décès de sa femme. Il lui parle, on voit qu’il souffre de son absence. Il refuse de côtoyer d’autres femmes. Jean-Marie est le père d’Yves, d’un naturel bourru, il s’avère être très dur par moment avec ses enfants. Il ne se remet pas du départ de sa femme et le fait, en quelque sorte, payer à ses fils. En parlant de ses fils, je vous présente Louis-Marie, le petit jeune avec qui on vit l’histoire et Yves-Marie, son grand-frère accro à la musculation pour devenir un super guerrier.

Même si l’on remarque que la famille ne fonctionne pas forcément toujours correctement, le fait que l’on trouve «Marie » dans tous les prénoms marque quand même une sorte de solidité, d’union entre les membres de la famille Dégâts.

Louis est un jeune garçon plein de ressources qui souffre de la situation familiale. En effet, il aimerai une certaine harmonie, que la joie de vivre revienne et que les rires raisonnent de nouveau dans cette maison qui a perdu son sourire. Louis n’hésite pas à forcer le destin par moment. Il veut retrouver son père comme il était avant que sa mère ne parte sans se retourner et sans revenir.

Louis est un petit garçon de neuf ans qui, par moment, doit faire face à des responsabilités d’adulte. C’est vraiment un petit garçon plein de courage qui ne recule devant rien pour pouvoir sortir sa famille de cette situation.

J’ai adoré la relation de Louis Marie avec Pierre-Marie, son papi. En effet, c’est une relation très forte, qui apporte beaucoup au roman selon moi et qui marque la force de l’amour entre un grand-père et son petit-fils qui se serrent les coudes.

L’absence pèse vraiment dans l’atmosphère du roman. C’est vraiment lourd mais la plume de l’auteure vient rafraichir tout cela ! En effet, là où l’on aurait pu avoir des moments de latence, de profond désespoir, on se retrouve avec une plume bourrée d’humour et des personnages hauts en couleur qui nous permettent d’avoir une lecture fluide et très belle.

J’ai passé un agréable moment de lecture avec ce roman jeunesse qui est parvenu à me transporter le temps de quelques pages qui passent très vite.

On se rend compte du talent de l’auteur qui a une plume très vive et assez attachante. Elle va faire le bonheur de beaucoup d’enfants, j’en suis persuadée. J’apprécie aussi beaucoup le fait que le roman souligne et soulève des notions importantes dans notre société actuelle. Ainsi, on met le pied à l’étrier de beaucoup d’enfants qui ne se rendent pas forcément compte de l’importance de ces notions.

Ma note : 16/20

10

Où sont les filles – Claire Renaud et Eglantine Ceulemans

téléchargement.jpgRésumé : Ondine vit avec sa sœur Marine, sa mère Océane et sa grand-mère Pélagie. Entre filles, tranquilles. Jusqu’au jour om Ondine remarque un garçon, à l’école. Beau, mystérieux, inaccessible… Comment l’aborder ? Elle est comme une poule devant un couteau ! En se couchant le soir, elle lance une petite prière à qui peut l’entendre… Le lendemain, au réveil, elle s’aperçoit qu’il n’y a plus une seule fille sur Terre !! Non, plus une seule. Sœur, mère, grand-mère, copines et maîtresses, elles ont été transformées en garçons… et ne se rendent compte de rien ! Est-ce un coup du mystérieux Misteress Smith, étrange personnage coiffé d’un haut-de-forme qui est apparu dans sa chambre tel un génie de la lampe.

Mon avis : Je remercie Lucie de la maison d’édition Sarbacane pour l’envoi de ce service presse qui m’a fait sourire. En effet, je suis repartie à l’école primaire.

J’ai trouvé l’idée de départ très bonne. En effet, Ondine vit avec sa mère, sa sœur et sa grand-mère. On exclut complètement les hommes et les garçons de sa vie personnelle. Il est donc normal de la voir patauger comme une folle lorsqu’elle remarque un garçon dans la cour de récréation. Elle est submergée par les questions et se demande comment attirer l’attention de ce garçon. A la maison, elle ne trouve pas vraiment de réponse à ses questions puisque les garçons sont quelques peu bannis de la maisonnée et des pensées des filles.

J’ai trouvé la question de la mixité importante dans ce roman et c’est peut être ce qui manque un peu. Puisque par la suite, on se rend compte quand même que l’on est dans un monde exclusivement masculin, mise à part Ondine. On se retrouve, d’un coup de baguette magique, dans un monde où il n’y a que des garçons. Ainsi Ondine est « obligée » de comprendre comment fonctionne un garçon. Elle se rend compte que les garçons ne sont pas les monstres décrits par sa sœur. Elle se rend compte que parler à un garçon, devenir amie avec lui n’est pas si difficile et insurmontable que cela. J’ai trouvé l’idée bonne.

Elle se retrouve dans la confrontation des deux mondes grâce/à cause de Misteress Smith qui apparait comme étant nu magicien. Il permet de soulever la question de la mixité, de la différence entre garçon et fille. J’ai trouvé le personnage ambivalent, multi genre ce qui est bien. Cependant, j’ai trouvé qu’il était en surface, on aurait pu un peu plus creuser ce personnage qui semblait bon, à la base mais, j’ai quand même eu un gout de trop peu.

Le personnage d’Ondine, qui est le personnage principal est assez charmant. Elle m’a beaucoup fait rire par la naïveté et sa soif de découverte du monde, de l’autre genre. Ce personnage détaillé va permettre à beaucoup de petites filles de s’y identifier.

Je dois vous avouer que c’est un roman qui soulève beaucoup de questions qui s’imposent dans la société de nos jours : on parle de mixité, d’égalité des sexes, de la possibilité d’avoir des amitiés mixtes mais aussi des différences entre les garçons et les filles. J’ai trouvé cela top !

Mis à part quelques petits « points négatifs » comme un léger manque de profondeur du personnage du magicien, j’ai passé un bon moment de lecture.

La plume de l’auteure est parfaite pour l’exercice « jeunesse ». Je suis ravie d’avoir pu découvrir son univers et sa plume avec ce roman très frais, drôle, dynamique qui plaira beaucoup aux jeunes. Je pense que le public visé reste les enfants entre 8 et 11 ans. Après, rien ne vous empêche de vous plonger dans ce court roman qui permettra de vous évader quelques heures et retrouver la naïveté enfantine.

Ma note : 16/20