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Ces auteurs que j’aime lire en fin d’année

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Salut tout le monde!

Il n’y a pas de doute.. La fin d’année s’est installée.

Le vent qui craque dans les branches, la pluie qui tombe sur les fenêtres, les bonnes odeurs de soupe… mais surtout, surtout, surtout : les livres! Il n’y a pas de doute, certains genres, certains auteurs et certains livres sont plus appréciables en fin d’année. Vous êtes prêts? Bien calés sous les plaids? On est parti!

Clarisse Sabard

J’ai adoré ces trois livres! Il m’en reste quelques uns à découvrir 🙂 Clarisse Sabard a un don pour créer des ambiances qui sont très cosy. J’adore.

Nora Roberts

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La reine des histoires qui font fondre le coeur! 🙂 Je n’ai lu « que » le premier tome de cette saga mais j’en garde un bon souvenir. J’espère pouvoir me replonger dans ces histoires rapidement =)

Jenny Colgan

Je ne le cache pas, Jenny Colgan a carrément sa place dans ce petit article 😀 J’ai eu le cup cake café sous la neige à Noël dernier, il a patiemment attendu jusqu’à cette année 😀

Lucinda Riley

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Source image : Amazon. Cliquez sur la photo pour en savoir plus 

THE Queen. Elle reste indétronable pour moi. J’ai laissé trainer le premier tome pendant des mois… Un plaid et un chocolat chaud plus tard, me voilà le nez dans le deuxième tome… C’est formidable ! ♥

Et voici les romans que j’aimerai découvrir en cette fin d’année…

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Le syndrome du spaghetti de Marie Vareille

61ws1nqu2lLRésumé : Quand la vie prend un virage aussi terrible qu’inattendu, comment se réinventer et garder espoir dans l’avenir? Léa a 16 ans, un talent immense et un rêve à réaliser. Entraînée par son père, qui est à la fois son modèle, son meilleur ami et son confident, elle avance avec confiance vers cet avenir tout tracé. À 17 ans, Anthony, obligé de faire face à l’absence de son père et aux gardes à vue de son frère, ne rêve plus depuis longtemps. Ils se sont croisés une fois par hasard ; ils n’auraient jamais dû se revoir. Pourtant, lorsque la vie de Léa s’écroule, Anthony est le seul à pouvoir l’aider à se relever. Leurs destinées s’en trouvent à jamais bouleversées.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Marie Vareille qui veille toujours à ce que je reçoive ses nouveaux romans. Merci beaucoup. Je suis toujours très touchée. Marie Vareille à une plume enchanteresse.

Clairement, on ne part pas avec ce que je préfère dans la littérature. A première vue, on part sur du Young Adult avec le basket comme thématique. Une jeune femme blanche, un jeune homme noir… J’ai eu peur de tomber dans le cliché. J’avais juste oublié une chose : c’est Marie Vareille. Et Marie Vareille excelle lorsqu’il s’agit de contourner le cliché pour nous proposer une intrigue riche, intéressante et envoutante.

On fait la rencontre de Léa, une jeune fille de 16 ans qui ne vit que pour une chose : faire partie de la WNBA. La ligue féminine de basketball américaine. Avec son père, elle travaille avec acharnement pour pouvoir réaliser son rêve et rendre fier son père qui n’a jamais lâché sa petite fille. Léa a une vie agréable : deux parents aimants, une sœur avec qui elle ne partage plus grand-chose mais qui reste sympathique.

D’un autre côté, on fait la rencontre d’Anthony, un jeune homme dont le parcours n’est pas aussi facile que celui de Léa. Il vit dans un quartier « qui craint », son frère fait des bêtises. Lorsque le jeune homme, basketteur talentueux fait une erreur, les portes se ferment et le basket n’est qu’un souvenir un peu brumeux.

La même envie sans avoir le même parcours. La même galère de voir son rêve exploser en plein vol. La croisée de ces deux chemins est belle, pleine d’émotions, de doutes et de craintes.

J’avoue que j’ai plus apprécié les moments sur Léa que sur Anthony. J’ai trouvé qu’ils fonctionnaient bien à deux mais l’histoire d’Anthony m’a moins touchée. Cela reste un avis personnel. Les personnages sont tous très bien traités. J’ai trouvé Léa touchante par son naturel et sa volonté de ne rien vouloir lâcher ni abandonner. Anthony est un jeune homme qui n’a pas forcément de chance non plus dans la vie. C’est vrai que sa vie n’est pas facile. Le basket est leur seul exutoire… Mais quand il faut savoir refreiner ses ardeurs et ses passions, c’est très compliqué, surtout pour des jeunes lycéens.

Ce que j’ai apprécié dans cette histoire, c’est que le basket, bien que présent, n’est pas forcément le nœud central de l’histoire. Il y a des crises familiales, amicales, existentielles. Il y a aussi de l’amour, des rires, de la joie mais aussi de la peine, de la rancœur, de la colère. C’est un savant mélange d’émotions qui fonctionne très bien. La remise en question d’un avenir tout tracé est compliquée. C’est un long chemin d’acceptation à parcourir. Léa et Anthony vont nous faire vivre un périple intense et incroyable au cœur de deux êtres blessés par la vie.

Il y a d’autres personnages : comme la sœur de Léa qui est dans une situation semblable à la sienne. Elle a mal au cœur pour plusieurs raisons que je vous laisserai découvrir. Il y a aussi les « problèmes normaux » d’une jeune fille de 16 ans : les tensions amoureuses, les jalousies, les problèmes amicaux… Tout ça vient bercer l’intrigue et c’est très intéressant. C’est ce qui rend ce roman adapté aux plus jeunes comme aux grands. C’est vraiment très intéressant. Il peut y avoir plusieurs degrés de lecture. Je suis persuadée que ce roman pourra parler de manière bien différente aux lecteurs et surtout qu’il pourra en aider plus d’un !

La plume de Marie Vareille est toujours aussi belle et accessible. On commence le roman sans vouloir le lâcher avant de connaitre la fin de l’histoire. Encore une fois, je suis surprise. Pour un roman que je n’aurais pas lu de moi-même, j’en ressors convaincue ! =)

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le personnage de Léa que j’ai trouvé humain et très beau.
  • La plume de Marie Vareille
  • Le courage des personnages. Voir ses rêves exploser en plein vol n’est pas chose aisée.

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Mes réceptions #11

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Bonjour tout le monde, cette semaine a été riche… Outch !
~ Services presse ~ 

Je remercie tous mes partenaires: Eric Poupet, Alter Real, Taurnada, Evidence Editions, Belfond, M.E.C ainsi que les auteurs. Je remercie aussi la masse critique Babelio. 
~ Achats personnels ~ 

Et quelques petits achats personnels 😀
Et vous?
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Ma vie de lectrice…

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Salut tout le monde 🙂 
Plusieurs personnes m’ont déjà demandée quel genre de lectrice je suis… Je vous propose de découvrir cela 😀 
Je suis une lectrice qui aime discuter avec les libraires, les auteurs ou encore les éditeurs. J’adore passer aux heures creuses pour discuter avec eux pendant quelques minutes sans déranger les autres clients… 😀 Je suis connue comme le loup blanc… Certains m’appelle même par mon surnom et me tutoie.  
Je ne suis pas une lectrice du matin… Franchement, j’adore lire mais le matin, j’ai du mal à me mettre dans mes lectures. J’ai plutôt tendance à lire l’après midi ou à veiller tard… 

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Je déteste les fins tristes. Je n’aime pas lire des romans qui font pleurer dans les chaumières. J’ai plutôt tendance à apprécier les happy end… Le drama très peu pour moi. 

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Je tiens à mes livres et reste en extase devant mes bibliothèques. J’adore les voir remplies de beaucoup de livres. Je suis admirative des personnes qui lisent et revendent. J’en suis incapable et clairement… Je n’en ai pas envie. J’achète beaucoup, je lis beaucoup. En revanche, je suis capable de revendre des romans qui ne m’ont pas plu. 

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Le meilleur endroit pour lire? Là où mon chéri se trouve. J’adore lire en ayant mon chéri à côté de moi. Il joue, je lis bien souvent. J’adore quand il est avec moi Alors souvent, Jonathan se retrouve avec ma tête sur les jambes, mes pieds sur ses jambes… M’enfin, le pauvre, il faut toujours qu’il y ait un contact. 

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J’ai toujours quelque chose à grignoter à côté de moi lorsque je lis. Souvent quelque chose de sucré comme une plaquette de chocolat… :p Une boisson chaude est aussi appréciable ! 😀 

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Je suis tellement énervée quand un résumé spoile un roman! Même si j’avoue ne pas savoir lire certains romans sans connaître la fin (ouais, je n’ai pas su lire Harry Potter et les reliques de la mort sans savoir la fin)… je m’auto spoile sans soucis mais merci de ne pas le faire à ma place! 

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J’adore recevoir de nouveaux partenaires. Je suis aussi contente que Mr Mouche lorsque je trouve des romans dans ma boite aux lettres 😀 
Et voilà, vous en savez un peu plus sur moi…
PS : Moi aimer Disney? JAMAIS
A bientôt 

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Ecarlate de Philippe Auribeau

ob_832a51_carlateRésumé : Providence, 1931. Une troupe de théâtre est sauvagement assassinée alors qu’elle travaillait à l’adaptation du roman La Lettre écarlate. Si la piste d’un ancien anarchiste italien semble évidente pour la police locale, l’équipe fédérale de Thomas Jefferson flaire des raisons bien plus obscures. Une ombre plane sur ce meurtre… et sur ceux qui mènent l’enquête. Après L’Héritage de Richelieu, roman de fantasy qui fait suite aux Lames de Cardinal de Pierre Pevel, Philippe Auribeau nous plonge dans un polar noir et fantastique dans l’univers du mythe de Cthulhu.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Actu SF pour l’envoi de ce roman. J’ai jeté mon dévolu sur ce roman le soir où je l’ai reçu… La couverture est juste magnifique. En plus, le point de départ est une œuvre littéraire (La lettre écarlate). J’étais curieuse de lire le rendu d’un mélange assez particulier : la Lettre écarlate et le mythe de Cthulhu.

Le mythe du Cthulhu, qu’est-ce que c’est ? Je sais que pour les lecteurs qui ne lisent pas forcément de la SFFF, cela peut paraitre un terme un peu farfelu. Voici donc un petit point info Wikipédia (qui a un article assez complet pour vulgariser la thématique). « Le mythe de Cthulhu est un univers de fiction collectif, développé par de multiples auteurs à partir de l’œuvre de l’écrivain américain Howard Phillips Lovecraft. Le monde du mythe de Cthulhu est un reflet du monde réel, mais où des entités extraterrestres — aussi puissantes qu’anciennes — cherchent à rétablir leur ancienne domination sur le globe terrestre. L’une d’entre elles est Cthulhu, qui apparaît dans la nouvelle L’Appel de Cthulhu (1928) et dont August Derleth a repris le nom pour désigner l’ensemble du « mythe ».

Ce roman est très bon ! Je ne connaissais pas du tout Philippe Auribeau mais j’ai adoré ce que j’ai découvert : la plume, l’univers, l’enquête… Bref, on ne s’ennuie pas une seule seconde.

On fait la rencontre de Thomas Jefferson (oui, comme le président) qui est membre du BOI (Bureau Of Investigation) qui est l’ancêtre du FBI (Federal Bureau of Investigation). Jefferson est envoyé sur une scène de crime particulièrement horrible : une troupe de théâtre a été littéralement massacrée sur scène lors d’une répétition de leur pièce de théâtre : La lettre écarlate. Une seule personne survit mais reste dans un état inquiétant.

Thomas Jefferson et son équipe (composée de son chauffeur et d’une détective privée) : Caleb Beauford et Diane Crane vont enquêter et essayer de comprendre qui et comment on a pu commettre un tel massacre. Honnêtement, l’auteur maitrise très bien les scènes sanglantes. Moi qui suis une petite nature, je n’ai jamais eu la sensation que l’auteur en faisait de trop : c’est équilibré et il y a des tripes là où il faut. Je pense que je suis un bon curseur pour celles et ceux qui seraient frileux pour cette lecture à cause de cela.

L’ambiance est très bonne. Nous sommes dans les années 1930 en Amérique. Nous avons donc encore ce regard particulier sur les hommes & femmes noirs. Nous sommes aussi en plein dans la prohibition. On a cette atmosphère particulière qui se dessine : le brouillard, ne pas vraiment savoir où l’on va, à qui on peut faire confiance… Bref, on est vraiment dans une enquête des années 30.

Les personnages sont très intéressants. Le trio principal est vraiment bien dessiné et se complète parfaitement. Il n’y a pas de différence entre Thomas, Caleb et Diane. Diane est acceptée sans aucun souci même si, dans ces années, la place de la femme peut être un sujet un peu tendu… Ajoutons à cela le fait que Caleb est noir et que Thomas fait partie d’une grande lignée et nous avons un trio atypique mais équilibré. Cependant, il ne faut pas oublier que l’on est dans les années 1930 : si le trio se traite avec respect et à égalité, il reste quand même des thématiques comme la xénophobie, le racisme, le machisme… Sinon, ce n’est pas drôle !

Nous avons aussi un panel de personnages secondaires qui se dessinent : principalement des suspects. Les personnages sont bien travaillés mais peut-être un peu attendus : le gardien italien, le directeur du théâtre… Je m’attendais à ce genre de caractères.

La narration va nous proposer de suivre le parcours de ces trois personnages dans cette enquête. J’ai adoré suivre Diane dans son enquête sur le passé d’un des personnages. Purée, j’ai adoré et détesté l’auteur en même temps sur cette période de lecture. De plus, l’ajout du mythe de l’homme noir vient ajouter une dimension fantastique très intéressante. En revanche, la fin m’a laissée perplexe. Je n’ai pas trop compris les dernières pages. Cela n’a pas gâché mon entrain pour ma lecture vu que c’est la fin mais j’avoue que je reste un peu sur ma faim pour le coup.

L’auteur fait le choix de chapitres courts qui vont dynamiser le roman. En effet, je trouve que le roman ne souffre d’aucune longueur. On va au principal sans oublier de mettre quelques détails pour épaissir un peu l’ambiance. C’est rondement mené par une plume fluide, dynamique et précise. Le style est bon et je relirai un roman de l’auteur sans aucun problème.

En définitive, malgré quelques personnages un peu attendus et une fin qui me laisse sur ma faim, je reste agréablement surprise par ma lecture. En effet, mélanger l’œuvre de Lovecraft avec La lettre écarlate est une idée formidable. Le côté fantastique s’ajoute par petites touches à l’intrigue de base. C’est très intelligent. L’atmosphère est fine et bien détaillée. On est vraiment dans une enquête des années 1930 qui est cassée par le trio atypique que l’auteur nous propose de découvrir. J’aime beaucoup l’idée de venir casser les stéréotypes des enquêteurs qui fument le cigare sous un lampadaire sous la pluie calfeutrés dans leurs impairs. C’est chouette ! L’enquête est très bien menée, il y a beaucoup d’actions, cela permet au lecteur de ne pas s’ennuyer. Bref, je recommande fortement !

Encore merci à ActuSF et à Jérôme pour l’envoi 🙂

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le mélange du mythe de Lovecraft avec une œuvre américaine classique
  • Le trio de personnages que j’ai beaucoup apprécié
  • L’enquête à proprement parler. Surtout la période de recherches avec Diane !

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Mes réceptions #10

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Salut tout le monde! Une nouvelle semaine (triste et froide ici) débute..! Voici mes réceptions de la semaine passée 🙂
~ Services presse ~ 

Que des services presse cette semaine pour moi 🙂
Merci à Marie Vareille et PKJ pour l’envoi, à Librinova, aux presses de la cité ainsi qu’aux éditions de l’opportun. ♥ 
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PAL Mensuelle Octobre 2020

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Coucou tout le monde, nous voilà reparti pour un nouveau mois. Cela ne fait plus aucun doute, l’automne est là. A moi les lectures sous le plaid, les gros pulls, les boissons chaudes et les Disney le dimanche matin. C’est ma saison préférée! Sauter dans les flaques d’eau, m’émerveiller des couleurs de la Nature, regarder la pluie tomber alors que je suis au chaud, quel bonheur ! On y va pour ma PAL du mois 🙂 

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Et vous? Quoi de prévu ? 😀 
S’ajoute, comme d’habitude, à tout cela, quelques romans pour des comités de lecture pour des ME. 

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Bilan mensuel septembre 2020

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Salut tout le monde! 🙂
On se retrouve avec mon bilan du mois de septembre. Il ne fut, ma foi, pas trop mal! 🙂
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Bilan Livresque
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Services presse, Prix et Comités

Lecture personnelle

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Nous avons donc 15 services presse, 2 livres en comité, 2 livres pour Librinova et les 2 derniers romans pour le prix des auteurs inconnus ainsi qu’une lecture détente. Pour un total de 22 romans =)
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Top & Flop
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TOP

J’ai eu plus de mal avec… 

Je me suis rendue compte que j’avais eu plus de mal à écrire mes chroniques ce mois-ci. J’ai réussi à boucler mon planning de lecture mensuel mais je ne suis pas parvenue à tout chroniquer. Cependant, je vais essayer de me faire une petite banque de chronique pour pouvoir en publier un peu plus… 🙂
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Les petits rendez-vous chez Satine =)
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A bientôt
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Une agate rouge sang de Frédérick Maurès

61pwu-9P2xLRésumé : Dans un petit village, quelque part en France, Marie-Louise, une vieille dame presque centenaire, disparaît en léguant à celui qui s’occupe de son jardin, Mathieu Lambert, un appartement qu’elle possédait à Paris et qui est demeuré inoccupé depuis 1943. Mathieu ne sait pas pourquoi il a hérité ce bien et va découvrir petit à petit les composantes du passé de sa bienfaitrice et, par voie de conséquence, de son propre passé. Construit à partir d’une succession d’allers-retours dans le temps, à différentes dates clés du passé, Une agate rouge sang tient le lecteur en haleine du début à la fin en lui permettant de démêler progressivement le fil de l’intrigue, chaque chapitre apportant une pièce supplémentaire à la reconstitution du puzzle.

~ Lecture prix des auteurs inconnus 2019 ~

Je remercie chaleureusement le prix des auteurs inconnus pour l’envoi de ce roman. Ce roman vient clore ma participation dans la catégorie « littérature blanche » et ma participation de manière générale pour le prix. On dit toujours qu’on garde le meilleur pour la fin… Cette fois-ci, c’est bien vrai !

On fait la rencontre de Mathieu Lambert, le jardinier de Madame Marie-Louise, qui vient rendre un dernier hommage à cette dame qui a marqué sa vie. Mathieu est un personnage que j’ai grandement apprécié de manière générale : calme, posé, réfléchi, j’aime ce genre de personnages.  Mathieu va hériter d’un bien immobilier de Marie-Louise ce qui va lui permettre d’éclairer sa vie ainsi que son passé. De plus, le fait d’avoir un personnage principal âgé m’a beaucoup plu. On est dans une intrigue richement pensée mettant en scène un Mathieu âgé qui va enfin mettre le doigt sur ce qu’il ne comprenait pas dans son passé.

Mathieu et Marie-Louise ne sont pas les seuls personnages que l’on rencontre dans cette83635699_10216845068819798_5287050577543430144_n histoire, mais, ils sont pour moi, les plus remarquables. En effet, j’ai grandement apprécié découvrir la vie de Marie-Louise à travers cette narration qui va faire des aller-retours entre le passé et le présent. Lorsque l’on dit qu’il faut connaître son passé pour comprendre le présent, c’est bien vrai. Frédérick Maurès nous propose une histoire où les secrets de famille sont présents, où la Seconde Guerre Mondiale est en toile de fond

A la lecture du résumé, quand j’ai lu que Mathieu héritait d’un appartement inoccupé depuis 1943, rapidement, je me suis dit que j’allais lire un roman sur la seconde guerre mondiale. En ce moment, cette thématique historique vient bercer mes lectures, je ne sais pas pourquoi. Cependant, ce n’est pas gênant ici tant l’auteur semble maîtriser ce qu’il dit. Les scènes sont très crédibles et on est propulsé au cœur de l’horreur de cette période historique. Bien entendu, les thématiques soulevées sont lourdes, je n’ai pas besoin de m’attarder là-dessus. Vous savez très bien ce que l’on peut trouver de lourd lors de cette période historique si particulière.

J’ai été déstabilisée lors des premiers chapitres. En effet, les aller-retours entre passé et présent sont sympathiques mais ils mettent du temps à se mettre en place dans le sens où il faut tisser les liens entre les personnages, comprendre qui est qui et comment il fait avancer l’histoire. Une fois passé ces passages assez délicats, la lecture se fait rapidement. J’ai eu du mal à m’immerger dans l’histoire avec cette alternance au niveau des époques mais une fois dedans, on se sent bien.

On vogue entre le passé et le présent mais pas forcément dans un ordre chronologique. En effet, on se retrouve avec des sortes de réminiscences. Le lecteur va atterrir à un moment clé du passé marqué par un souvenir de Marie-Louise. Ainsi on a une impression de surgissement, le souvenir remonte à la mémoire et dans l’intrigue. C’est très intéressant de ne pas avoir un ordre chronologie. Cela marque une difficulté pour le lecteur mais on comprend où l’auteur veut en venir.

Avec cette fresque familiale et sociale, l’auteur va permettre au lecteur de se plonger dans une histoire trépidante, hurlante de crédibilité qui va permettre de se sentir bien dans cette lecture. Ce qu’on lit n’est pas évident mais permet quand même d’avoir un bon roman dans les mains qui est équilibré. Je regrette peut être un manque d’approfondissement de certains personnages. Si j’ai apprécié Mathieu et Marie-Louise, j’ai trouvé que Sarah, Benoit ou encore David manquaient de profondeur. Je ne me suis pas attachée à eux comme je l’ai fait avec les deux premiers. Ainsi, le roman est au service de ces personnes qui ont œuvré pour la Résistance, pour une France libre, pour la vie simplement. Cette difficulté dans les thématiques va être équilibrée par la présence de l’amitié, de l’amour et du courage de prendre des décisions qui vont changer la vie.

En définitive, je pense que c’est un très bon roman que nous propose Frédérick Maurès. Il a de bonnes bases et nous propose une intrigue sans faille ni longueur. C’est le plus important. La plume de l’auteur est très sympathique, fluide et dynamique. On sent tout le travail derrière ce premier roman et la réflexion qu’il apporte. Cela ne doit pas être évident d’écrire sur cette période sans faire de bourdes historiques. Je salue donc l’auteur pour son travail qui permet au lecteur de s’immerger dans une intrigue riche et détaillée. Les personnages de Mathieu et Maire-Louise sont très agréables et nous proposent une plongée dans une fresque familiale et historique prenante.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une intrigue crédible et très bien ficelée.
  • Une narration intéressante qui va alterner les chapitres entre passé et présent.
  • Un duo de personnages principaux très agréables.

4.5

Retrouvez le PDAI ici 

 

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Qu’une parenthèse de Gaëlle Ausserré

xcover-4335Résumé : Paris, printemps 1960. Hélène, quinze ans, découvre des lettres adressées à sa mère, Solange, pendant la guerre. Toutes les certitudes qu’elle a sur sa famille sont remises en question. Solange fait alors à sa fille le récit émouvant d’un épisode de sa vie qu’elle souhaitait oublier. En 1938, Solange est une jeune étudiante en médecine indépendante et solitaire lorsqu’elle fait la connaissance d’une famille qui va transformer son existence. Quand la guerre éclate, elle découvre l’Occupation, la peur, les arrestations, et, malgré tout, des amitiés inattendues. Au cœur de cette période troublée, elle est également contrainte de faire la paix avec son passé. Au travers des yeux de Solange, les secrets entourant sa vie se dévoilent peu à peu. Ce roman retrace l’histoire bouleversante d’une jeune femme poussée par la guerre dans ses retranchements, amenée à faire des choses dont elle se pensait incapable afin de protéger ceux qu’elle aime.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement l’auteure pour l’envoi de ce roman via la plateforme SimPlement. Un craquage purement esthétique. J’ai beaucoup apprécié la douceur qui se dégage des couleurs de cette couverture. J’aime beaucoup les romans où la thématique des lettres est présente. C’était donc une bonne idée de lecture pour moi.

Nous faisons le grand plongeon dans la Seconde Guerre Mondiale. Ainsi, nous allons pouvons assister à l’invasion des allemands mais aussi à la rafle du Vel d’Hiv par exemple. Nous allons être au cœur de cette période historique très dure et compliquée.

On va faire la rencontre d’une jeune fille : Hélène. Hélène est la fille de Solange qui va faire une incroyable et déroutante découverte sur sa famille. Ainsi, Solange va raconter sa vie durant la guerre ainsi que celle de Samuel, de Léna, de Léon et d’autres personnages qui vont venir bercer le roman.

J’ai beaucoup apprécié ma découverte. Je trouve que l’auteure a su retranscrire avec beaucoup d’émotions cette période historique si particulière. On n’est vraiment pas dans le jugement. On ressent ce que plusieurs peuples ont pu ressentir face à l’horreur de la guerre et surtout face aux atrocités d’Hitler.

On va suivre Solange dans son aventure, dans sa vie, dans les choix qu’elle a du faire. On s’attache très facilement à elle. On en fait une amie, une confidente, une sœur d’arme. On va vivre toute cette histoire avec elle, l’espoir au fond du cœur, croisant les doigts pour que tout redevienne comme avant… Même si on sait que c’est impossible après qu’un fléau pareil s’abatte sur la vie d’un peuple mais aussi sur les vies personnelles des personnages. Ainsi, nous allons pouvoir croiser plusieurs destins : des soldats au front, des juifs qui sont envoyés dans les camps, des gens qui attendent le retour de leurs familles. On va aussi devoir faire face au deuil et à l’horreur vécus par tous ces hommes et femmes.

Cette histoire nous permet de ne pas oublier ce que nos aïeuls ont vécu et c’est un texte chargé d’émotions. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à ma grand-mère et à mes arrière-grands-parents membres de la Résistance. Je ne peux qu’être fière d’eux. Quelle fierté ! Cela me rappelle tout ce qu’ils ont fait pour que l’on en soit là, aujourd’hui, à pouvoir être juif sans craindre la mort, à être arabe sans avoir peur des camps… Bref, c’est vraiment un beau message.

La plume de l’auteure est très sympathique. J’ai passé un moment de lecture sympathique. Les personnages sont intéressants. La seule chose qui ne m’a pas forcément touchée, c’est la rapidité des choses. Même si la guerre accélère forcément les choses, j’ai eu du mal à m’attacher à certains personnages parce qu’ils ne sont pas forcément détaillés comme je les aime. Ceci reste une affaire de goût cela dit.

En définitive, si j’ai aimé Solange et son histoire, je n’ai pas su m’attacher aux autres personnages qui ne font que « passer » dans l’histoire. La rapidité du texte fait qu’il m’a manqué un petit quelque chose pour que cette lecture soit un coup de cœur. Cependant, la romance est très jolie et pleine d’espoir. Cette romance historique est teintée d’amour, d’amitié et d’espoir. Nous ne sommes pas en reste historiquement parlant. La Seconde Guerre Mondiale est très présente et sert beaucoup à l’histoire. L’auteure, grâce à sa plume, nous propose de ne pas oublier l’Histoire de la France et de la Résistance.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La romance aussi jolie que poétique
  • Le personnage de Solange
  • La fresque historique présente

3.5

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Ma vie de chroniqueuse livresque

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Salut tout le monde, 
En ce moment, je fais le point sur ma vie personnelle mais aussi sur mon activité livresque. J’avais envie de vous en parler un peu. J’ai parlé des auto-édités, de la blogosphère, des auteurs et des ME, mais jamais de mon rôle, de moi, de la manière dont je perçois les choses et des choix que j’ai fait au fil du temps. 
Savoir dire « non » et « stop ». Il faut savoir que lorsque l’on commence sur la blogosphère, on est tout de suite tenté par les sacro-saints services presse. On demande, on tente, on n’a pas beaucoup de vues ni de likes donc pas beaucoup d’espoir. Et puis, on vous donne votre chance, on est heureux, les livres arrivent de tous les côtés et s’accumulent et on est devant une évidence : on s’est laissé bouffer par les services presse. Perte d’envie, pas le temps de lire des romans hors service presse et l’overdose de lecture arrive. J’ai appris, avec le temps à savoir dire non à certains auteurs/M.E et à dire stop à certains partenariats. J’ai toujours eu un grand coeur, je n’ai jamais voulu faire de mal à quelqu’un mais j’ai dû faire un choix et j’ai arrêté certains partenariats qui ne me convenaient plus. 
Savoir lâcher la pression. C’est clair, être chroniqueuse est un boulot chronophage. Je remercie d’ailleurs tous les partenaires qui me font confiance. Cependant, il faut savoir gérer une page, un blog, sans compter possiblement un tweeter, un Instagram et/ou une page Youtube en pensant à respecter le calendrier pour ne pas faire attendre tous les partenaires… Plus on grandit en terme de vues et de like, plus la pression se pose sur les épaules et ça fait, parfois, beaucoup à gérer. Des fois, je pause tout ce que j’ai en SP et je me lance dans une lecture qui me fait envie. Je fais une pause et ça me fait un bien fouuuuu ! Même si je prends quelques jours de retard, il n’y a pas mort d’homme
Faire sa vie de son côté. Même si j’adore la blogosphère et les amies que j’ai pu y rencontrer (coucou Dilshad, coucou Steph, coucou Julia et ma Kath [mais tu comptes pas, je te connais d’avant ahahah ]), j’aime bien pouvoir gérer mon bateau seule : proposer les articles qui me plaisent, faire mes chroniques comme je l’entends, changer les choses que je veux. Bref, mon blog, c’est mon petit coffre à chroniques et je travaille comme une folle pour vous parler de toutes mes lectures. J’ai aussi besoin de ce temps seul même si je demande souvent conseil aux copines  
Cancan land and co. Ahhh ! Comme partout, il y a des cancans partout. Et j’adore tellement ça ! Je sors le pop corn et je lis les conversations qui n’ont ni queue ni tête. Ca me fait tellement rire de voir tout le monde s’écharper parce qu’il y a des romans papiers chez Bidule et du numérique chez machin… Parce que tructruc a eu 300 visites et machin chouette en a eu que 200.  Ahhh quel bonheur de savoir que tout cela ne m’atteint pas… Merci de me faire rire autant! 
Apprécier chaque lecture, chaque moment de détente et sourire à la vie. Je terminerai par ce point. C’est tellement important : avoir un roman dans son sac, s’arrêter sur un banc, lire, prendre le soleil… Tout cela est tellement relaxant et je pense que c’est ce que je recherche dans mes lectures maintenant. Lire ce que j’aime, découvrir des plumes et des univers mais surtout savourer les mots et les lectures. J’ai appris, avec le temps, que la lecture n’est pas une course mais une gourmandise faite pour se régaler. Qu’on lise 1 livre ou 20 par mois, l’important reste cette sensation de bonheur
Au final, cela fait quasiment une année que j’ai levé le pied au niveau des services presse, que j’ai appris à dire non et ne plus avoir peur de décevoir mes partenaires parce que je refuse un roman. Je prends plus le temps d’apprécier mes lectures et les plumes que je découvre. Je lève toujours autant les yeux au ciel lorsque je vois des chroniqueuses s’écharper mais je suis toujours aussi contente de rencontrer de nouvelles personnes qui partagent ma passion. 
Vivez, riez, lisez.   
PS : Vous préférez quoi? Blogueuse ou chroniqueuse? J’avoue que je ne sais jamais 🙂 

 

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La race des orphelins d’Oscar Lalo

9782714493484ORIRésumé : Je m’appelle Hildegard Müller. Ceci est mon journal. Le Troisième Reich m’a enfantée. Je suis une oubliée de l’histoire. La seule race que les SS aient créée, c’est la race des orphelins. Qui est Hildegard Müller ? Le jour où il la rencontre, l’homme engagé pour écrire son histoire apprend qu’elle a 76 ans, qu’elle sait à peine lire, à peine écrire. Qu’elle ne connaît rien de ses parents, ne se souvient plus guère de son enfance. Il comprend que sa vie est irracontable mais vraie. Pourtant, Hildegard Müller est loin d’être amnésique. Elle est simplement coupable d’être née en 1943, de géniteurs inconnus mais bons aryens, dans un Lebensborn, ces pouponnières imaginées par le Troisième Reich pour multiplier la «race supérieure». Hildegard Müller devait être la gloire de l’humanité elle en est devenue la lie, et toutes les preuves de sa conception sont parties en fumée avant la Libération, sur ordre d’Himmler. J’ai besoin, avant de mourir, de dire à mes enfants d’où ils viennent, même s’ils viennent de nulle part. Oscar Lalo poursuit son hommage à la mémoire gênante, ignorée, insultée parfois, toujours inaccessible. Et nous plonge dans la solitude et la clandestinité d’un des secrets les mieux gardés de la Seconde Guerre mondiale.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Belfond pour l’envoi de ce roman. Quelle claque ! Ce roman est une claque humaine, sociale et historique. Ce roman est à lire de toute urgence.

Ce roman nous retrace la vie d’Hildegard Müller, fille du troisième Reich, fille des SS, fille d’Hitler. Née dans un Lebensborn, elle devait être la gloire et la fierté d’un pays, des décennies plus tard elle est encore la honte et l’infamie d’un pays déchu par une guerre mondiale.

« Je suis non seulement fille de l’Allemagne, mais je suis fille de Berlin. Comme Berlin, je suis une ville de débris. Une ville dont on a bombardé la mémoire. Une ville dont on a rasé l’histoire. Je suis née ruine. Je respire la poussière. C’est difficile de se construire sur des gravats. »

Le roman se construit de courts chapitres. On sent l’empressement, la peur d’oublier, la peur de ne pas savoir dire. Les souvenirs s’enchaînent, la lecture se fait d’une traite. C’est puissant. Ces chapitres qui peuvent faire trois lignes comme vingt sont la traduction d’une mémoire fuyante mais aussi d’une honte qu’on ne parvient pas à oublier. Etre une fille d’Hitler, d’Himler, de tous ces sauvages qui tuent au nom de je-ne-sais-quoi… Hildegard est un produit de son état, sans parent, sans éducation, elle se retrouve privée de tout, même de l’humanité des autres. L’économie de mots dans certains cas va aussi marquer l’indicible. Il n’y a pas de mots pour décrire ce que l’on peut ressentir.

Vraisemblablement teinté d’une tranche de l’Histoire, Hildegard va nous raconter comment elle a pu vivre ce fait de faire partie d’une patrie « déchue » durant l’Histoire. Comment elle se compare à Anne Franck et au peuple juif par extension. Les idées sont bonnes, les idées fusent, on voit ces enfants d’un autre œil après la lecture de ce roman.

« Les Juifs obligés de se cacher, et les enfants de SS qu’on cache, ça a commencé à peu près à la même époque. »

Hildegard va faire appel à un scribe qui va détailler sa vie. Elle parle, raconte et se souvient, lui essaye d’écrire et d’être le plus juste possible pour que les émotions de notre personnage prennent vie et vivent à travers ces pages. C’est tellement bien écrit, les émotions nous assaillent du début à la fin de ce roman. Ce roman se présente comme être le journal d’Hildegard. Cela donne beaucoup de force au roman. En effet, on est vraiment dans la confession, dans l’interrogation et dans la quête identitaire. C’est très prenant et riche en émotions.

« Mon scribe m’apprend qu’on appelle les Juifs « le peuple du livre ». Du coup, je comprends mieux l’autodafé organisé par Hitler devant l’Opéra de Berlin le 10 mai 1933. Un avant-goût d’Auschwitz. Cette nuit-là, les auteurs juifs sont partis en fumée. Tout le monde n’y a vu que du feu. »

Si Hitler a réussi à ravager un monde, il a aussi réussi à ravager une patrie qui va devenir la honte de l’Europe mais aussi du monde. Ils vont subir toute la colère et l’indignation des pays vainqueurs. Les enfants de SS vont devenir la pire honte du pays alors que la race arienne était la volonté des plus grands en Allemagne. Ce roman nous propose de voir aussi comment les allemands ont vécu cela. C’est très intéressant.

« Je suis une oubliée de l’Histoire, mais on ne m’oublie pas pour autant. Tout ça parce que je suis issue d’une institution qui ne manquait de rien, dans un pays qui manquait de tout. On oublie que je n’étais issue d’aucune famille. Le Troisième Reich m’a enfantée, mais le Troisième Reich n’est pas une famille. Je n’en finis pas d’être accusée de ce dont je suis victime. »

Je sais qu’il y a beaucoup de citations dans cette chronique. Mais franchement, je pense que je ne serai jamais à la hauteur pour parler de ce roman. La plume d’Oscar Lalo fourmille de vérité et d’émotions. A travers Hildegard, c’est la parole de milliers d’enfants qui ont grandi dans l’ombre et dans la honte que l’on entend. C’est vraiment formidable. Ce roman est la lumière de ses enfants de la honte. Ces enfants qu’on a fait disparaitre et qui restent une thématique que l’on ne voit pas très souvent dans nos lectures.

C’est une plume riche et dynamique qui va venir bercer ce roman. C’est vraiment très fort, très beau, très pur. On n’est absolument pas dans la surenchère des sentiments. On n’est pas là pour faire pleurer dans les chaumières. Le lecteur est assaillit par les émotions au travers du spectre d’Hildegard. C’est très intéressant. On va assister à la renaissance de ce personnage qui ne sait ni d’où elle vient ni où elle va. La libération de sa douleur est intense et nous propose une lecture riche humainement parlant.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Ces oubliés de la guerre, ces enfants de l’ombre que l’on met enfin en lumière.
  • La plume d’Oscar Lalo au service de l’Histoire.
  • Le personnage d’Hildegard que j’ai profondément respecté et apprécié

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Là où chantent les écrevisses de Delia Owens

téléchargementRésumé : Pendant des années, les rumeurs les plus folles ont couru sur « la Fille des marais » de Barkley Cove, une petite ville de Caroline du Nord. Pourtant, Kya n’est pas cette fille sauvage et analphabète que tous imaginent et craignent. A l’âge de dix ans, abandonnée par sa famille, elle doit apprendre à survivre seule dans le marais, devenu pour elle un refuge naturel et une protection. Sa rencontre avec Tate, un jeune homme doux et cultivé qui lui apprend à lire et à écrire, lui fait découvrir la science et la poésie, transforme la jeune fille à jamais. Mais Tate, appelé par ses études, l’abandonne à son tour. La solitude devient si pesante que Kya ne se méfie pas assez de celui qui va bientôt croiser son chemin et lui promettre une autre vie. Lorsque l’irréparable se produit, elle ne peut plus compter que sur elle-même…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Audiolib pour l’envoi de ce livre audio. Je suis aussi ravie de poursuivre ma collaboration avec Hermine qui est une personne chaleureuse dont la joie de vivre dépeint sur vous, même par mail ! 😉

Là où chantent les écrevisses est une superbe surprise. Un méga gros coup de cœur. On fait la rencontre de Kya, jeune fille qui vit dans un marais de la Californie du Nord. Kya est une sœur et une fille. Elle est aussi une fille dans l’ombre, montrée du doigt par les gens de la ville.

C’est une histoire vieille comme le monde mais la société et ses normes va encore frapper : des regards, des mots, du mépris… Comme d’habitude, la différence dérange. Kya est une jeune fille dont la famille part en miettes lorsque Ma’ s’en va, que ses frères et sœurs se font la mal et qu’elle reste seule avec son père alcoolique et violent. Puis, un jour, le silence est total : elle est abandonnée par tous.

« L’air doux du marais enveloppait ses épaules d’un châle de soie. Les rayons lui montrèrent un chemin inattendu entre les pins, où les ombres se dédoublaient comme les vers d’un poème. Elle marchait telle une somnambule tandis que la lune émergeait nue de l’eau et escaladait les chênes de branche en branche. L’épaisse boue était baignée de lumière, et des centaines de lucioles constellaient les bois. »

L’histoire se met en place, comme la vie de Kya. Kya, a dix ans et va devoir se débrouiller seule, sans argent, dans une cabane en ruine qui tient debout par l’opération du saint esprit. Mais Kya vit dans son marais et c’est le principal pour elle. Elle ne va pas se laisser avoir, elle ne va pas se laisser faire par cette vie qui a décidé de lui en faire voir de toutes les couleurs. Qu’est-ce que j’ai aimé ce personnage ! Kya est un personnage aux multiples facettes qui subit la nature humaine. Elle est la solitude incarnée. Le souci en vivant en marge de la société, c’est aussi de ne pas savoir forcément se comporter avec les gens, de se cacher des services sociaux, de ne pas savoir lire et écrire… Kya va devoir se battre dans la vie pour survivre. A dix ans, on ne sait rien de la vie. Mais Kya semble avoir 30 ans tant sa maturité est présente. Quand on n’a pas le choix, on y va.

Autre personnage que j’ai pris tellement plaisir à rencontrer : la nature. La faune et la flore sont les amis de Kya. Elle observe, elle dessine, elle collectionne. Ainsi, on parle des oiseaux, des plumes, des insectes, du marais, de l’océan. Bref, la Nature est un personnage à part entière dans ce roman.

« Les feuilles d’automne ne tombent pas, elles volent. Elles prennent leur temps, errent un moment, car c’est leur seule chance de jamais s’élever dans les airs. »

Les figures masculines sont très présentes dans ce roman. Certainement plus que les figures féminines. Ce qui m’a frappée, c’est le fait que les personnages passent. Ils sont tous des déceptions pour Kya : son père et ses frères qui la laissent livrée à elle-même mais aussi Tate, ce jeune homme qui va aider Kya, qui va apprendre à l’apprivoiser et à lire mais qui va finir par partir… Il y a aussi Chase qui va faire de la vie de Kya un véritable enfer. Jumping & Mable sont un couple qui va aider Kya autant qu’ils le peuvent et devenir des substituts de parents. La jeune fille va toujours finir par être déçue par les gens. C’est ce que j’ai apprécié dans cette lecture : d’un côté, on a Kya : la pureté, la naïveté et la gentillesse incarnée contre le mépris de la société, la haine des gens face à la différence et à l’inconnu. C’est révoltant.

Tate est un personnage que j’ai beaucoup apprécié par sa manière de voir les choses qui est assez similaire à celle de Kya. Il est le seul qui voit une jeune fille et non « la fille des marais ». Il la voit comme elle est : pure et douce. C’est un duo de personnages qui fonctionne très bien et qui nous propose de beaux moments en compagnie de Dame Nature. Tate est la seule figure masculine (avec un personnage secondaire) à revenir voir Kya. Il est le seul qui essaye de réparer les choses.

« Un marais n’est pas un marécage. Le marais, c’est un espace de lumière, où l’herbe pousse dans l’eau, et l’eau se déverse dans le ciel. Des ruisseaux paresseux charrient le disque du soleil jusqu’à la mer, et des échassiers s’en envolent avec une grâce inattendue – comme s’ils n’étaient pas faits pour rejoindre les airs – dans le vacarme d’un millier d’oies des neiges. »

L’intrigue va prendre un tour inattendu qui va marquer encore plus la vie de Kya et la rendre encore plus solide. Kya est un personnage remarquablement beau et intelligent. Qu’est-ce que je l’ai aimé !

La narration est aussi sympathique. Elle va s’étendre entre les années 1950 et 1970. On doit comprendre le passé pour appréhender le présent. Ainsi, on va diviser la vie de Kya en deux : les premières années seules et de l’autre côté sa vie d’adulte. Les deux parties de cette narration vont finir par se retrouver. La narration est externe mais la plume de l’auteure permet d’inclure le lecteur dans l’histoire. On est complètement immergé dans l’univers du marais.

Le point le plus fort de ce roman est sans aucun doute la plume. Quelle délicatesse ! Que d’émotions ! Quelle beauté ! C’est une plume que j’ai adoré découvrir et que je lirai de nouveau sans aucun doute. On est dans un tourbillon d’émotions lié aux thématiques abordées. Les personnages sont bien détaillés et campés. Les psychologies sont fines, c’est un véritable délice. La plume nous permet aussi de nous immerger dans les Etats Unis des années 1950-1970. L’attitude des « blancs » face aux « noirs », l’interdiction d’entrer dans des restaurants pour certaines personnes… C’est très intéressant, c’est facette de l’histoire est traitée d’une manière intelligente qui ne rend pas le récit trop lourd. L’équilibre est parfait.

« Puis, dans les ornières et les flaques de boue près de la tour, ils découvrirent en détail des myriades de petites histoires : un raton laveur et ses quatre petits étaient passés par là, un escargot avait tissé une dentelle de bave, interrompu par l’arrivée d’un ours, et une tortue d’eau s’était vautrée dans la fange fraîche, son corps laissant la forme d’une petite assiette creuse. »

En définitive, ce roman est un coup de cœur. J’ai aimé les deux périodes de la vie de Kya. J’ai adoré ce personnage plein de vie et d’intelligence. Le regard que l’auteur pose sur la société est très intéressant. La plume est pleine d’émotions et c’est probablement le meilleur livre audio que j’ai écouté depuis le début de mon partenariat avec Audiolib. Merci beaucoup.

03 bonnes raisons de lire/écouter ce roman :

  • Le marais et la place de la nature dans ce roman.
  • Le duo Kya/Tate
  • Les thématiques de la faune, de la flore et de la société des années 1950/1970

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Mes réceptions #08

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Bonjour tout le monde, j’espère que vous allez bien !
J’ai reçu ma paie… Qui dit paie dit… LIIIIVRES! Muahaha
C’est parti

– SP –

Je remercie Noir d’absinthe et Morgane pour le sublime roman « La captive de Dunkelstadt » que j’ai hâte de lire. On a aussi un roman de chez MEC éditions avec des chevaux… en croisant les doigts très forts parce que la thématique animale n’est pas ma tasse de thé mais le résumé à l’air sympathique. Je remercie aussi chaleureusement Hermine et audiolib pour l’envoi de deux romans audio : les guerres intérieures et là où chantent les écrevisses (que j’adooooore)

– Achats personnels – 

Alors là, on atteint des sommets! Bravo Pauline!

Oui… J’ai grandement craqué! Je ne pouvais pas passer à côté de Midnight sun, je remercie encore la gentille vintie qui me l’a vendu, il est niquel!  Tout est d’occasion sauf les deux romans de Lucinda Riley (mais je devais me mettre à jour, j’ai tous les tomes sortis ahahah) Le reste vient de Vinted (mais j’ai pas dépensé puisque j’avais vendu donc opération 0), de Noz, de la bouquinerie des Flandres ainsi que d’une brocante 😀

Et vous? ♥ 

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Mon père, ma mère, mes tremblements de terre de Julien Dufresne-Lamy

CVT_Mon-Pere-Ma-Mere-Mes-Tremblements-de-Terre_9297Résumé : « Est-ce que sur la table de chirurgie, mon père ressent le chaud, le froid ? Allez savoir. Dans la salle d’attente, ma mère porte sa chemise saharienne et le soleil blanc tape doucement sur les fenêtres. L’air est doux. Un air qui n’a rien à voir avec la mort, les drames. Ici, ce n’est pas un drame. C’est autre chose qui se passe. » Dans cette salle, Charlie, quinze ans, patiente avec sa mère. D’ici cinq heures, son père sortira du bloc. Elle s’appellera Alice. Durant ce temps suspendu, Charlie se souvient des deux dernières années de vie de famille terrassée. Deux années de métamorphose, d’émoi et de rejet, de grands doutes et de petites euphories. Deux années sismiques que Charlie cherche à comprendre à jamais. Sur sa chaise d’hôpital, tandis que les heures s’écoulent, nerveuses, avant l’arrivée d’Alice, Charlie raconte alors la transition de son père, sans rien cacher, ce parcours plus monumental qu’un voyage dans l’espace, depuis le jour de Pâques où d’un chuchotement, son père s’est révélée. Où pour Charlie, la terre s’est mise à trembler. Julien Dufresne-Lamy signe un cinquième roman doux et audacieux, profondément juste, sur la transidentité et la famille. La bouleversante histoire d’amour d’un clan uni qui, ensemble, apprend le courage d’être soi.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Belfond pour l’envoi du nouveau roman de Julien Dufresne-Lamy. Voilà un auteur que je lis depuis quelque temps maintenant. Julien Dufresne-Lamy est un auteur qui sait toujours me surprendre par la justesse de ses mots et de ses émotions. Encore une fois, l’auteur est parvenu à me faire perdre la notion du temps. J’ai dévoré le roman d’une seule traite.

Sujet ô combien actuel, on fait la rencontre de Charlie, un jeune homme qui voit son père se libérer de son enveloppe charnelle pour devenir Alice. Etre un homme ne convient pas à son père : elle veut être libre et être qui elle veut être, qui elle est, depuis toujours. Charlie est dans un tourbillon d’émotions depuis que son père a fait « exploser » la vie familiale tranquille qu’il a toujours connu : bon à l’école, camarade sympathique, une relation père-fils parfaite : Charlie va rapidement se prendre des claques mentales : école, brimades, propres réflexions… On va suivre Charlie et ses parents dans cette transformation qui va changer la vie de tous.

Ce que j’ai grandement apprécié dans cette intrigue, c’est que l’on va traiter la thématique de la transidentité sous toutes ses coutures. Si pour la personne concernée par ces changements cela est la meilleure décision de sa vie, pour sa famille et ses voisins, on n’est pas du tout dans la même acceptation de la situation.

Charlie ne va pas comprendre, Charlie est jeune, Charlie pense que son père va bousiller sa vie à se balader en talons aiguilles avec sa perruque. Au fil du temps, Charlie va essayer de comprendre par une approche scientifique, par des calculs, des notes qui marquent les changements de son père et la prise de son traitement. Aurélien/Alice est un père incroyable. Il partage énormément avec son fils. Cependant, j’ai eu un peu de mal avec son côté « je m’en fous de tout, je veux être ce que je suis » alors bien entendu, je n’ai absolument rien contre la thématique abordée dans le roman, bien au contraire. Cependant, je reste quand même dubitative sur une chose : comment peut-on oublier les répercussions que ces changements vont opérer sur son fils et sa femme ? Je l’ai trouvée très détachée de tout ça. On a l’impression qu’il n’y a plus que cela qui compte et j’avoue que j’ai été un peu frustrée par ça.

« Avant, je pensais que sous les meubles, on ne cachait que les armes du crime. Les affaires sales. Les bouteilles d’alcool ou les boite de capotes. Maintenant, c’est différent. J’ai compris qu’on pouvait même y cacher une vie. »

Véritable huis-clos familial, on va attendre avec Charlie et sa mère que son père subisse l’intervention qui lui permettra de devenir Alice pour de bon. On se retrouve dans une bulle d’interrogations, de tensions et d’émotions plus fortes les unes que les autres. A travers le personnage de Charlie, l’auteur va, sans aucune pudeur, écrire tout haut ce que les gens peuvent penser tout bas. J’ai adoré ça ! C’est le choc des idéaux, le choc des pensées qui se bousculent, bref, ça m’a beaucoup plu.

La plume de l’auteur est encore une fois formidable : pleine d’émotions mais aussi percutante, elle reste vraiment à la hauteur de mes attentes. On s’attache tellement à Charlie, on comprend tellement ses doutes et ses incertitudes. Au-delà tout ça, on comprend tout l’amour qui lie ces personnages.

Entre souvenirs chaleureux et véritables cataclysmes, Charlie va nous livrer une histoire passionnante avec un sujet d’actualité dont il faut parler. Véritable ode à l’acceptation, ce roman va vous toucher, j’en suis certaine.

« La jeune fille me souriait et dans son sourire, je ne comprenais pas encore qu’elle me disait : il faut accepter de ne pas comprendre les choses mais comprendre qu’elles existent. »

Bravo à l’auteur pour ce formidable roman qui est, sans doute, mon préféré de tous

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La plume de Julien Dufresne-Lamy que j’ai énormément appréciée, encore une fois.
  • Le personnage de Charlie.
  • La thématique très actuelle de la transidentité travaillée avec soin.

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Les hommes de nuit – Tome 01 : la rose de Marie L’Or Viollet

51acABLkEuLRésumé : 1700 : Marie est une belle jeune femme aux goûts raffinés, élevée par son père veuf. Elle a tout appris de la vie dans les livres. Mais ils doivent quitter leur pays, leur travail de libraire pour honorer un étrange contrat engagé par son père auprès d’un personnage singulier venu d’un autre continent. Après une longue et éprouvante traversée dans la cale d’un navire, au milieu d’une foule d’émigrés, Marie rencontre son étrange destin et devient une femme très peu ordinaire dans un monde où se partagent les rêves les plus fabuleux ainsi que des cauchemars insoupçonnés et terrifiants.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Evidence Editions pour l’envoi de ce roman. J’ai complètement flashé sur la couverture de ce roman et le résumé me tentait bien. Malheureusement, je ne peux pas avoir que de bonnes lectures et je ressors mitigée en tournant la dernière page de ce premier tome qui ne me donne, malheureusement, pas envie de poursuivre ma découverte.

La rose est un symbole très fort dans la littérature : symbole olfactif mais aussi celui de l’amour, la rose a tout de suite attirée mon attention ainsi que la période historique proposée dans ce premier tome.

On fait la rencontre de Marie, une jeune femme que j’ai beaucoup appréciée pour les qualités que ce personnage met en avant ainsi que ses défauts (ce qui est important pour moi, les personnages trop parfaits ont tendance à m’agacer). Marie va voir sa vie prendre un virage à 180° lorsque son père lui demande de faire ses bagages direction l’inconnu ! Marie va devoir tout quitter pour pouvoir honorer un étrange contrat que son père a signé… Marie va apprendre à vivre une autre vie, loin de son père et de ses romans. Une vie qui va lui proposer de voir les choses différents et de faire la rencontre des hommes de nuit.

Je trouve que le monde de la nuit comme il est représenté ainsi que les hommes de nuit est beaucoup trop lourd. Le tout est trop mystérieux. C’est trop compliqué pour moi : entre les règles, les secrets de cette caste de personnages et les secrets entre les personnages, ça fait trop de secret pour moi. Marie et le lecteur restent trop sans réponse. C’est vraiment dommage parce qu’on perd tout le tissu de l’univers pour mettre en place une romance dont la fin se laisse deviner assez rapidement.

Au niveau des personnages, on a quatre personnages qui vont se détacher des autres : Marie & Nicolas ainsi que Luc & Lucie. Luc & Lucie sont deux personnages qui vivent en osmose et dans une harmonie totale. Rien que les prénoms peuvent mettre sur la piste… Marie & Nicolas sont deux caractères plus trempés, qui se comprennent un peu moins que notre premier couple. Nicolas veut et exige beaucoup de choses. J’ai eu énormément de mal avec ce personnage : trop direct et possessif.  Il est très perturbé par la présence de Marie qui va éveille quelque chose en plus. Marie résiste, on est quand même au 18ème siècle. Elle veut se préserver des mœurs légères et va avoir du mal à « quitter » sa vie d’avant. On rencontre d’autres personnages aussi qui vont faire partie d’un panel de personnages secondaires intéressant.

Ayant déjà quelques soucis avec la thématique des hommes de la nuit, j’étais déjà dans une position délicate pour continuer ma lecture. En plus de cela, il faut ajouter quelques longueurs que l’on associe à une sorte de brouillard qui vient flouer un peu la vue d’ensemble. En contrepartie de ces petites longueurs qui font tourner en rond l’intrigue, on a une romance qui s’installe très vite. C’est assez paradoxal mais entre lenteur et rapidité, je n’ai pas su trouver mon équilibre. Dommage.

Il faut quand même noter que tout le fond historique nous met dans l’ambiance. On fait le tour des us et coutumes de l’époque. On n’est pas au château de Versailles, non, on est dans la violence, dans la vie de tous les jours. On ne se pavane pas en robe qui coûte les yeux de la tête. Le côté historique permet de s’immerger dans le roman. C’est sympathique. De plus, l’opposition des hommes de la nuit aux hommes de jour est assez intelligente. Ils s’opposent comme le noir et le blanc. J’ai aimé cette idée d’opposition mais aussi d’association (avec les prénoms par exemple Luc & Lucie).

Je pense que si vous aimez un monde fantastique avec une caste d’hommes de la nuit mélangé à une petite touche de romance), c’est un premier tome qui pourrait vous plaire. La plume de l’auteure est très agréable. Je pense que j’aimerai la découvrir une nouvelle fois dans un autre univers. Ce premier tome pose les bases d’une histoire qui manque un peu d’équilibre mais qui se laisse lire passer les petits couacs du départ. Ceci reste mon avis personnel et je reste certaine qu’il pourra plaire à des lecteurs qui aiment ce mélange de fantastique et de romance.

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Ce que je pense du monde de l’autoédition

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Coucou tout le monde, je vous retrouve aujourd’hui avec un article sur le monde de l’autoédition. Faisant partie du prix des auteurs inconnus, vous savez que je lis de l’autoédition avec plaisir ! J’ai découvert des pépites comme Claire Bertin, Shana Keers ou encore Christopher Evrard. Cependant, comme partout ailleurs, il y a du bon et du moins bon. J’ai décidé de vous parler de mon expérience de lectrice/blogueuse/chroniqueuse.
L’autopromotion est sans doute le premier point qui me vient à l’esprit. En effet, c’est très intéressant de voir comment les auteurs peuvent vendre leurs oeuvres. Il y a les intelligents : ceux qui font des groupes, qui font vivre d’autres groupes via les réseaux sociaux, ceux qui font un peu de pub et qui comptent sur les blogueurs/chroniqueurs pour leur filer un petit coup de main… Puis, il y a les autres: ceux qui rabâchent sans arrêt, qui gonflent tout le monde, qui publient encore, encore et encore jusqu’à ce que mort s’en suive. Sachez chers auteurs que plus vous me proposez de lire, de cliquer, de liker, moins je le fais 😀
Le livre en tant qu’objet est aussi important. On peut avoir du très bon, du très pro comme un truc qui tient debout par l’opération du saint esprit bourré de fautes et sans relecture. Cela me donne envie de tout jeter par la fenêtre. Je sais que tous les auteurs n’ont pas forcément les moyens de se lancer dans une production de manière financière. En attendant, quand je paye un roman 20€ j’attends d’avoir quelque chose de plus que correct entre les mains.
La proximité lecteur/auteur. Ça c’est très très chouette ! J’avoue que c’est vraiment très sympathique de pouvoir parler directement avec les auteurs. Quand vous passez sur la page dire merci, discuter en privé et de papoter un peu, cela me fait extrêmement chaud au cœur. J’ai pu tisser, avec certains d’entre vous, des liens très forts et c’est très agréable. C’est vrai qu’il est plus difficile de discuter avec des auteurs de « grosses ME ». Cette proximité me plait énormément.
Un bon tremplin pour l’édition. J’avoue que beaucoup d’entre vous rêvent d’être publié en ME ce que je comprends très bien. Puis, il y a les autres qui restent en AE parce que le chemin en ME ne s’est pas bien passé pour eux. Je trouve ça sympathique d’avoir le choix.
Tout le monde n’est pas auteur. Ca, c’est certainement le plus important pour moi. L’AE permet à tout le monde de publier son roman. Cependant, tout le monde n’est pas auteur et cela se ressent. Je suis désolée, je sais qu’écrire demande beaucoup de temps et d’investissement mais cela ne se fait pas à la légère. On ne s’invente pas auteur, ça se travaille.
La réaction des auteurs AE. Qu’on se le dise, j’ai certainement plus de retours sur mes lectures en AE qu’en ME. En attendant, les auteurs à l’égo surdimensionné qui me pètent un boulon pour un 03 étoiles, pour ma part, c’est 100% Auto édition. Faut savoir gérer chers auteurs 🙂

♥ 

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Et puis un jour on s’en fout et ça fait du bien de Virginie Sarah Lou

CVT_Et-puis-un-jour-on-sen-fout-et-ca-fait-du-bien-_9552Résumé : Lorsque Mathilde fait le bilan de ses vingt dernières années, elle ne peut s’empêcher de vider ses poumons dans un long soupir. Elle, la hippie un brin rebelle et globetrotteuse dans l’âme ne se voyait pas, deux décennies plus tard, enfermée dans un bureau à répondre aux mails et au téléphone huit heures par jour, accompagnée de Chantal, sa collègue commère en chef. Le destin est parti en sucette quelque part, mais où, quand, comment ? Heureusement, son blog de voyage participatif est là pour lui maintenir un semblant de rêve à défaut de les vivre, car sa vie sentimentale est également en berne. L’homme idéal, elle y a renoncé depuis longtemps. C’est comme ça, le grand Amour n’existe pas, c’est un gros mythe raconté aux enfants pour leur faire croire que la vie d’adulte est chouette. Preuve en est : ses ex. Même Marc, le père de ses enfants était un choix de raison. Franck, l’actuel petit ami ? Il est sympa, mais attend un peu trop de leur histoire sans saveur. Bref. Mathilde est seule face à elle-même et navigue dans cette existence sans surprise. C’est sans compter ce message intrigant, reçu un beau jour et qui modifiera peut-être – ou pas – la donne de son chemin de vie et celui de ses rêves enfouis. Une histoire FEEL GOOD sur le lâcher-prise, sur le vivre ses rêves, sa vie et sur les émotions qui nous dépassent contre lesquelles nous ne pouvons rien. Un ton drôle et décalé pour un livre rempli d’humanité, d’amour et d’espoir. Une écriture résolument tournée sur le développement personnel.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Virginie Sarah Lou pour l’envoi de ce roman. Sorti hier, j’ai décidé de suivre le mouvement de beaucoup de lecteurs en sortant ma chronique rapidement après la sortie. J’ai passé un bon moment de lecture avec le nouveau roman de l’auteure publiée chez les éditions Ramsay.

Je ne suis pas hyper fan du feel-good. Bien entendu, à la lecture du titre, je savais très bien que j’allais avoir du feel-good entre les mains. J’aime bien la plume de l’auteure que j’ai déjà pu découvrir à travers d’autres romans donc je n’ai pas franchement hésité. Je suis certaine que vous vous demandez pourquoi je n’apprécie pas forcément le feel-good. En fait, j’ai essayé de répondre à cette question quand j’ai refermé ce roman. En effet, je reconnais bien volontiers que c’est un genre qui nous veut du bien, un genre qui va essayer de montrer que la vie peut avoir de très bons côtés et qui nous « pousse » à lâcher tout ce qui peut être néfaste dans la vie pour se retrouver vraiment. L’idée est plutôt sympathique mais j’ai souvent l’impression de prendre ma leçon en lisant ce genre. Même si l’idée est de « guider » le lecteur, j’ai toujours l’impression de me prendre un savon et c’est un peu dérangeant pour moi. Tous les romans feel good ne sont pas ainsi, à l’image de celui-ci, on peut vraiment passer un bon moment de lecture sans avoir ce couteau sous la gorge mais j’ai tellement eu cette sensation que je ne préfère plus me lancer dans le feel-good ou à de rares occasions.

On fait la rencontre de Mathilde, une femme qui fait le point sur sa vie et qui, rapidement, va se demander ce qui a pu se passer dans sa vie pour qu’elle en arrive à être coincée dans un bureau huit heures par jour. Véritable rebelle dans ses jeunes années et avalant des kilomètres de route, elle ne comprend pas comment elle a pu en arriver là.

Mathilde se rend compte qu’elle est devenue ce que la société attendait d’elle : un boulot alimentaire dans lequel elle ne s’épanouit pas, une maman et une épouse. Véritable objet de la société, elle fait le point sur sa vie et ce n’est pas joli joli.

L’ironie est poussée jusqu’au bout puisque Mathilde qui a envie de voyager le fait par procuration… Elle tient un blog sur les voyages mais ne parvient pas à voyager… Assez rigolote cette situation, non ? Antoine85 est un blogueur qui va entrer dans la vie de Mathilde comme un boulet de canon : entre discussions, blagues et discussions, Mathilde a envie de saisir l’opportunité qu’on lui tend…

Mathilde est un personnage très attachant. On se retrouve en elle, je pense, lorsque l’on a 40 ans. Je suis peut-être un peu trop jeune (quoi ! 27 ans, ce n’est pas vieux !) pour pouvoir regarder en arrière mais je comprends ce qui a pu pousser Mathilde à faire ces choix : l’envie d’une vie stable et d’être maman et épouse. Mathilde est un personnage profondément humain que j’ai apprécié découvrir. Elle est pétillante et va nous faire passer un bon moment de lecture.

Les personnages secondaires sont aussi très sympathiques. L’auteure brosse des portraits fins et détaillés. On s’attache très facilement au panel de personnages. C’est chouette. Il est difficile de parler de l’intrigue sans en dévoiler une bonne partie. Je ne peux que vous pousser à le lire si vous avez besoin d’une lecture qui booste, qui fait sourire voire même rire et qui fait du bien. Virginie Sarah Lou peut réconcilier les plus récalcitrants avec ce genre.

La plume de l’auteure est toujours aussi fluide et dynamique. Virginie Sarah Lou a compris ce qu’était un bon feel-good et a trouvé son style, son genre, ça fonctionne comme sur des roulettes. Ce n’est pas un coup de cœur pour moi mais cela reste lié au genre. J’ai passé un moment agréable de lecture et j’espère que vous en ferez de même…. Un appel au lâché prise qui fait du bien !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une véritable bouffée d’air qui nous permet de nous échapper du quotidien
  • Une plume que j’apprécie retrouver et qui me réconcilie un peu avec le genre « feel good »
  • Un personnage principal très humain qui force le respect

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Opération séduction à l’Otak’kafé de Chani Brooks

410A-HDWq5LRésumé : Il est sexy, il sera son colocataire. Elle est prête à tout pour le séduire mais c’est pas gagné! Fanny tente de gérer l’Otak’Kafé, un café-lecture dédié au manga hérité de sa cousine. Grande romantique et éternelle gentille, Fanny se laisse facilement berner. Heureusement qu’elle peut compter sur ses fidèles clientes, pas pour l’aider à sauver la boutique, mais pour conquérir son prince charmant : Yannis. Lorsqu’un soir, il échoue sur son canapé, Fanny décide de tout tenter pour le faire « atterrir » dans son lit. Les filles déjantées de l’Otak’Kafé ont un plan ! Mais les doux papillons devraient se méfier des princes qui brillent, les ailes de l’amour sont fragiles. Yannis est un séducteur rendu cynique par la vie. Il profite de la gentillesse de Fanny tout en ignorant ses tentatives pour le séduire. Car il sait qu’il va la blesser. Si encore il était capable d’admettre qu’il a besoin d’elle… désespérément.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Chani Brooks pour l’envoi de son roman. C’est toujours un plaisir pour moi lorsque les auteurs reviennent vers moi pour savoir s’il est possible que je lise de nouveau l’un de leurs romans. Je trouve cela toujours agréable de pouvoir les découvrir avec d’autres personnages, d’autres univers…

Ce roman est une comédie romantique très sympathique mais qui soulève quand même des thématiques assez lourdes. Les personnages sont agréables et j’ai apprécié que l’auteure sorte des sentiers battus grâce à l’évitement des stéréotypes en matière de personnages. Néanmoins, il y a quelques petites choses qui ne m’ont un peu ralentie dans ma lecture… Et si je vous en disais un peu plus ?

On fait la rencontre de Fanny, une jeune femme très sympathique qui va porter l’intrigue sur son dos. Fanny gère un café-lecture : l’Otak’kafé qu’elle a hérité de sa cousine. J’aime déjà beaucoup l’originalité de l’apport de la culture asiatique à travers des éléments du roman. C’est très sympathique parce que je n’en lis jamais. C’est plutôt cool ! Même si Fanny est un personnage que j’ai apprécié, pour moi, on a trop insisté sur son côté « trop bonne trop conne ». Elle est gentille, certainement un peu trop. Elle se laisse facilement avoir en voulant plaire à tout le monde… Ce n’est pas un souci pour moi d’avoir ce genre de personnages dans mes lectures mais j’ai eu l’impression qu’on me rabâchait ce trait de caractère très souvent. Elle m’a fait mal au cœur plus d’une fois. J’ai fini par la prendre en pitié et je pense que cela n’aurait pas été le cas si on avait moins exagéré ce côté-là de sa personnalité.

Fanny est entourée de fidèles clientes qui sont devenues des amies, c’est très agréable d’avoir ce genre de personnages secondaires. En effet, ils sont bien travaillés et nous proposent une opération séduction ! C’était assez comique. Yanis est le personnage masculin principal de l’histoire. C’est un homme qui est aux antipodes de Fanny : elle est pétillante, il est cynique, elle est romantique, il balaie les histoires d’amour d’un revers de main, elle aimerait bien que ça aille plus loin entre eux, lui la manipule pour parvenir à ses fins… Elle est lumière, il est ombre… Un joli feu d’artifice en perspective.

Je pense que c’est inutile de revenir de manière plus précise sur l’intrigue puisqu’elle est déjà bien détaillée dans le roman. En effet, il est inutile de parler des péripéties en détail pour éviter de vous spoiler. Chani Brooks a plus d’un tour dans son sac et je suis certaine que vous y trouverez votre compte si vous êtes fan des comédies romantiques et des mangas.

Chani Brooks est une auteure que j’apprécie tant elle fout des coups de pied dans les stéréotypes. J’ai été ravie de rencontrer un personnage comme Yanis : un métis. OUI ! Enfin du changement ! J’en avais un peu marre des bruns ténébreux, des blonds aux yeux bleus. Ca fait du bien d’avoir des personnages différents : que ça soit la couleur de peau, la morphologie, le QI, les caractères. Bref, on veut du neuf !!! Ca fait tellement de bien. J’aime beaucoup ça !

Chani Brooks nous emmène du côté du Japon avec des termes comme otaku (pour ceux qui veulent savoir ce que cela peut être, c’est en gros une personne fanatique des de la culture japonaise actuelle. Je pense que c’est la définition qui colle le plus au roman. Ainsi, vous allez mettre les pieds dans un univers qui va parler aux fans de la culture japonaise. Personnellement, ce n’est pas ce que je préfère mais cela ne m’a pas dérangé d’en avoir un peu plus sur cette culture que je ne connais pas très bien. C’est assez dérangeant pour moi de la restreindre aux mangas, aux sushis et aux dragons. De ce côté-là, c’était très enrichissant. On ne se perd pas étant donné que l’auteure apporte beaucoup d’explications. C’est sympa.

L’auteure nous fait rire, nous faire réfléchir et nous rend même tristes. C’est vraiment une comédie romantique sympathique mais qui a quand même un fond réflexif assez intéressant.  La plume de Chani Brooks est fluide et agréable. Je ne peux que vous recommander cette plume et les différents univers qu’elle peut proposer. En effet, on peut trouver un univers geek, faire un petit tour par le Québec et aussi par les démons et la noirceur de l’âme humaine. C’est très captivant.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un mélange sympathique des thématiques légères et d’autres plus dures
  • Un panel de personnages important et intéressant
  • Une plume sympathique

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Mes réceptions #07

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Coucou tout le monde, voici mes (nombreuses) réceptions de la semaine passée 🙂 
La définition « Explosion de la boîte aux lettres » prend tout son sens cette semaine… 
Je remercie donc les éditions Actu SF, les éditions des presses de la cité mais aussi atypique studio, Alter real, IS éditions, Belfond et Anne-Sophie Nédélec pour leur confiance et envois  

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Together – Tome 01: Ennemy de Sissie Roy

together-tome-1-ennemy-1307724-264-432Résumé : Les seules choses que Brian Lewis aime dans la vie sont sa caisse, les femmes qu’il collectionne et lui-même. Intransigeant, trop souvent arrogant, il utilise les gens comme bon lui semble. Cependant, il porte un amour fraternel à Mat, son meilleur ami qui est le seul à toujours avoir été là pour lui. S’il se fout bien de décevoir parents et amis, il tient mordicus à ne pas trahir Mat. Lorsque ce dernier lui apprend qu’Abby, sa petite sœur, viendra vivre avec eux, Brian n’est pas tout à fait d’accord et il ne se gênera pas pour le faire sentir à la nouvelle venue. À la demande de son ami, il accepte de garder un œil sur elle, mais ça implique de passer du temps avec elle. Mat ordonne à Brian de ne pas coucher avec sa frangine. À force de se côtoyer et de se connaître, il devient difficile pour les deux nouveaux colocataires de rester loin l’un de l’autre. Parviendront-ils à respecter l’ordre de Mat ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Evidence éditions pour l’envoi de ce roman en service presse. Pour tout vous dire, j’ai apprécié la douceur et la délicatesse qui se reflètent dans la couverture. J’avais très envie de découvrir la plume de Sissie Roy, j’ai donc sauté sur l’occasion.

Together est une saga qui compte (pour l’instant) 05 tomes. Ça peut faire peur, c’est clair. En attendant, le premier tome se lit si facilement que l’on a envie de rempiler sur la suite très rapidement. Il fait un peu moins de 500 pages mais on ne voit pas le temps passer.

On fait la rencontre d’Abby, une jeune femme à la dérive complète après une trahison sentimentale. Elle est complètement dévastée par la rupture qu’elle subit. Elle ne peut se retourner sur personne puisqu’elle ne peut plus faire confiance à sa meilleure amie. Seule avec sa mère, elle dépérit de jours en jours. Une seule solution s’impose : partir loin et laisser les démons du passé et essayer d’aller de l’avant. Abby va quitter sa mère, ses repères et partir rejoindre son frère Mat qu’elle ne connait pas très bien. Ce qu’elle ne sait pas encore, c’est que si Mat est dans les parages, son coloc et meilleur ami, Brian, n’est jamais bien loin…

J’ai apprécié ma lecture sans que cette dernière ne soit un coup de cœur. Si j’ai aimé les personnages, j’ai trouvé qu’il y en avait peut-être un peu de trop. Cette accumulation au niveau des situations épineuses additionnée au jeu du chat et de la souris a été un peu compliqué à gérer pour moi. J’avoue que j’ai levé les yeux au ciel de temps en temps. En revanche, le panel de personnages est très agréable. Les personnages sont variés : on a une jeune femme un peu naïve qui est beaucoup trop impulsive, un frère un peu trop protecteur et sa fiancée à l’écoute, on fait aussi la rencontre d’un ours mal léché qui va aussi nous en faire voir de toutes les couleurs, des jeunes hommes et des jeunes femmes en quête de chair fraîche et d’histoire d’un soir et je vous en passe. Les caractères sont très différents, les psychologies sont diverses et variées.

L’intrigue est complète. Pour un premier tome, les bases sont vraiment bien posées. On vit cette histoire avec Abby et on apprend à la découvrir et à la comprendre. J’aime énormément le fait qu’on est dans la phase de « reconstruction ». Cela apporte beaucoup de crédibilité à l’histoire même si je n’ai pas adhéré à tout ce que l’auteure a proposé, ce n’est pas pour autant que je n’ai pas apprécié ce que j’ai lu d’un point de vue global. S’ajoute aux thématiques un peu dures, une légèreté notable avec la colocation. En effet, Abby et Brian sont deux personnages aux antipodes : feux d’artifice garantis ! Cela vient vraiment dynamiser le roman.

Je ne connaissais pas la plume de Sissie Roy mais j’ai vraiment aimé ce que j’ai découvert : une plume fluide et dynamique qui pose un cadre sans en faire de trop. Les personnages proposent de réelles discussions sur les relations humaines et amoureuses. Ainsi, la thématique de la confiance, de l’amitié mais aussi de la famille sont présentes. J’espère en apprendre plus sur le duo Mat/Abby. On sent toute la colère et la frustration de ces deux enfants à avoir subi les décisions des grandes personnes.

Le duo Abby/Brian est aussi très intéressant. Au-delà du jeu du chat et de la souris, ce sont deux personnalités différentes mais brisées par la vie. J’ai apprécié découvrir Brian autrement que dans la colocation.

L’alternance des points de vue dans la narration apporte vraiment beaucoup. On ne se place pas que du côté d’Abby, le point de vue de Brian permet au lecteur de mieux cerner le personnage et de comprendre que ce n’est pas le « monsieur connard » qu’il prétend être.

En définitive, malgré quelques petits bémols, je sors relativement ravie de ma lecture et de ma découverte de la plume de Sissie Roy. Je signe pour la suite très rapidement !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un premier tome d’une saga New adult qui pose les bases.
  • Un panel de personnages très intéressant et coloré.
  • Une plume fluide et dynamique

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Une enquête magique de Seth Seppi Tome 02: Le phare du bout du monde de Nicki Thornton

514KvMqR7EL._SX331_BO1,204,203,200_Résumé : C’est par le plus grand des hasards que Seth se retrouve au phare de Serpentaire. Lui qui espérait des vacances tranquilles ne pouvait pas plus se tromper. À peine met-il un pied sur l’île que la propriétaire des lieux, une héritière loufoque, est assassinée. Pour découvrir le coupable, le jeune garçon ne peut compter que sur son fidèle chat noir, Belladone, et sur son étincelle de pouvoir, quand cette dernière ne lui explose pas à la figure. Car Seth en est sûr, une magie malveillante rampe dans les murs du phare, et s’il ne découvre pas rapidement celui qui l’a réveillée, les conséquences pourraient être… fatales. Embarquez pour le phare du bout du monde.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Michel Lafon pour l’envoi de ce roman. J’étais très heureuse de retrouver Seth dans ce deuxième tome. Il est clairement dans la lignée de ce que j’avais pu découvrir dans le premier tome. C’est vraiment sympathique.

Même si je pense qu’un lectorat plus jeune que moi apprécierait d’avantage cette lecture, je reste agréablement surprise par ce que j’ai pu lire. Seth signe son grand retour après l’avoir rencontré dans cet hôtel de la dernière chance. Clairement, je vous conseille de lire le premier tome, celui-ci ne peut pas, selon moi, être lu indépendamment si on veut une compréhension totale de l’intrigue.

Seth est un personnage que j’ai apprécié retrouver. C’est un bon petit gars qui évolue quand même bien entre le premier et le deuxième tome. On se laissait un peu dans une situation périlleuse. On se retrouve dans une intrigue différente mais qui va aussi le conduire tout droit dans une situation dangereuse. A croire qu’il attire les problèmes. Seth est un jeune homme profondément humain : il a des qualités et des défauts. Bien qu’il soit courageux, il a peut-être une fâcheuse tendance à baisser un peu les bras et à laisser faire la fatalité. J’ai apprécié que le personnage principal soit comme tout le monde. On peut s’identifier plus facilement à ce dernier.

Le seul « hic » que je peux trouver à cette intrigue c’est qu’elle reste un peu la même que dans le premier tome. Un meurtre dans un lieu clos, de la magie et une envie folle d’accuser Seth de ce meurtre. On change quelques personnages, le cadre et on repart. J’ai trouvé ça un peu simple.

L’aspect magique de l’intrigue m’a, en revanche, beaucoup plu ! En effet, si ce côté balbutiait un peu dans le premier, ici, on est servi ! On mélange cette thématique de la magie à un univers mystérieux et le tour est joué, le lecteur est happé du début à la fin de la lecture.

Le cadre est sympathique. Un phare abandonné par son personnel au beau milieu de nulle part. Une jeune millionnaire assassinée et un jeune Seth complètement perdu qui va devoir se sortir de cette épineuse situation. L’intrigue est sympathique agréable et portée par un cadre mystérieux qui pousse le lecteur a toujours vouloir en savoir plus. En plus d’un cadre plutôt chouette et addictif, on a un panel de personnage plutôt sympathique et qui sort un peu des sentiers battus. Je vous laisse la surprise de la découverte. C’est plutôt agréable et vient redynamiser l’intrigue qui, parfois, s’essouffle.

Je ne vais pas vous le cacher, la lecture est sympathique mais pas inoubliable pour la lectrice que je suis. Il y a eu quelques petites longueurs qui m’ont fait faire une pause. J’ai perdu un peu le fil de ma découverte sans que cela ne m’entraine dans une panne de lecture. C’est certain. La plume de Nicki Thornton est très sympathique et dynamique. Ce roman ne manque pas d’action.

En définitive, ce deuxième tome est dans la lignée du premier. On se retrouve dans un cadre atypique avec des personnages attachants. Même si, parfois, Seth m’a un peu ennuyée, il reste agréable. Malgré quelques longueurs, on se retrouve dans une ambiance mystérieuse qui va tenir en haleine les plus petits comme les plus grands lecteurs. La plume de l’auteure est toujours aussi sympathique.

03 bonnes raisons de lire ce deuxième tome :

  • Un cadre atypique
  • Une thématique magique agréable
  • Une plume chouette

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Bilan mensuel Août 2020

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Coucou tout le monde, on se retrouve pour le bilan d’août 2020 ! 
Ce mois n’a pas été de tout repos autant personnellement que livresquement. J’ai essuyé une panne de lecture qui a bien duré 15 jours… L’enfer sur terre. 
J’ai beaucoup lu, sur les cinq derniers jours du mois, étrangement, j’ai su lire plus facilement sur liseuse que sur le format papier m’enfin, je dois avoir des périodes… On est parti! 
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Bilan Livresque
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Services presse, Prix et Comités
Lectures personnelles

Avec une panne de lecture, je ne m’en sors pas trop mal… On se retrouve donc avec 11 services presse, 03 romans pour librinova ainsi que 02 romans pour le PAI et 02 lectures détente (ça je suis ravie!) Ce qui porte le nombre de romans lus à 18 pour ce mois ci ! 🙂 

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Top & Flop
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TOP

FLOP

Un gros flop avec une destination rêvée. Les deux autres romans sont des avis plus mitigés. Il y a du bon et du moins bon. 
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Les petits rendez-vous chez Satine =)
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A bientôt

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Mes réceptions #05

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Bonjour tout le monde,
J’ai été sage cette semaine, je n’ai reçu que deux romans que j’avais trouvés sur Vinted… (: 
J’avais très envie de tenter la saga The Shakespeare Sisters. J’ai trouvé les deux premiers tomes pour 08 euros. Clairement, on ne laisse pas passer ce genre d’occasions 😉 
Vous connaissez?

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Mes réceptions #04

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Hello ! Voici les réceptions de la semaine =)

Services presse & lectures PDAI

Lectures détentes 

Je remercie les copines pour les torses nus. Il fallait juste dire que j’étais pas fan de ces couvertures pour en avoir quelques uns à lire… 😉 Merci à tout le monde pour les envois ♥
Et vous? Quoi de beau côté lecture ? ♥ 

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Reine de beauté d’Amy K Green

9782714482051ORIRésumé : Dans la lignée de La Vérité sur l’affaire Harry Quebert, un premier roman noir d’une grande finesse psychologique ; une réflexion grinçante sur la bonne société puritaine américaine, qui, sous la perfection de ses apparences, cache une obsession névrotique pour l’innocence de la jeunesse. La communauté de Wrenton, dans le Maine, est sous le choc : le corps de Jenny Kennedy, reine de beauté de treize ans, vient d’être retrouvé à l’orée des bois, dans une chemise de nuit rose, un bouquet de fleurs à la main. Le coupable ? Tous désignent un garçon simplet, fervent amateur de concours de miss. Seule Virginia, la demi-sœur de la victime, récuse cet avis. Si elle détestait sa cadette presque autant qu’elle déteste la famille parfaite recomposée par son père, elle n’en connaissait pas moins les secrets troubles de la belle adolescente. Des secrets qui les unissaient malgré elles… Pourquoi remuer le passé quand tout le monde semble s’accorder sur un coupable ? Pourquoi prendre le risque de souffrir, encore ? Mais Virginia veut savoir. À tout prix. Quitte à révéler le vice sous la blancheur des façades à bardeaux blancs de ce village paisible. Quitte à pénétrer sur le terrain de chasse du plus terrible des prédateurs…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditons Belfond pour l’envoi de ce roman. Thriller glaçant, j’ai beaucoup apprécié ma lecture. Après ma dernière lecture chez Belfond qui avait été un petit échec (souvenez-vous d’arrêt d’urgence…) J’ai pris un peu de temps pour me lancer de nouveau dans la lecture d’un thriller après cette lecture. J’avais trop peur d’être encore imprégnée de cette lecture.

Je suis ravie de vous dire que Reine de beauté est un très bon roman, j’irai même jusqu’à vous dire que c’est un excellent roman. Il frôle le coup de cœur mais cette histoire est très prenante. Quelle découverte ! Reine de beauté est avant tout une histoire qui va montrer l’envers du décor d’une Amérique puritaine où les apparences sont extrêmement trompeuses. On peut se cacher derrière une famille polie, une pelouse entretenue à merveille, un mari charmant mais que se passe-t-il une fois la porte de la jolie maison fermée ? Amy K Greene va vous l’expliquer et en même temps vous captiver par une histoire glaçante de vérité.

Jenny Kennedy, notre victime est le produit de sa société. Reine de beauté à 13 ans, elle est retrouvée morte à l’orée d’un bois avec une mise en situation macabre qui va donner l’impulsion à l’enquête. Jenny Kennedy a une demi-sœur : Virginia. Virginia est persuadé que le coupable désigné n’est pas le bon. Jenny n’est pas ce que l’enquête reflète, Jenny n’est pas en paix car son assassin court toujours. Voici le point de départ de notre histoire. Nous allons suivre Virginia dans son enquête et sa course pour trouver la vérité et rendre justice à sa demi-sœur.

Les gens allaient être ravis que la justice venge la jolie petite fille, cette gamine fabriquée de toutes pièces, qui n’avait rien à voir avec l’adolescente assassinée. Je me demandais ce que Jenny aurait pensé de tout ça. Je ne connaissais pas bien ma sœur. Cela ne faisait aucun doute. J’étais là, à crier à tout le monde d’arrêter de la réduire à une poupée, alors que c’est aussi comme ça que je l’avais toujours vue. Je n’avais jamais essayé de la connaître.

J’ai beaucoup apprécié le personnage de Virginia. C’est une personne très humaine qui a des défauts mais aussi des qualités. J’ai aimé cette vulnérabilité et cette envie de faire les choses bien sans forcément y parvenir. Virginia est un personnage auquel on peut s’identifier tant ses failles nous parlent. Elle pourrait avoir tout ce qu’elle souhaite mais il lui manque un petit quelque chose pour y parvenir. On ressent toute sa force et son courage mais on ne parvient pas à la cerner au début de l’histoire. Que veut-elle vraiment ? Elle dit elle-même qu’elle n’a jamais pris le temps de comprendre et de connaître Jenny mais l’inverse reste aussi très vrai. Les deux sœurs se côtoient sans vraiment chercher à se comprendre et à être deux sœurs dans la vraie vie. Ce n’est qu’un titre… Quel dommage !

C’était Virginia, parée d’une tenue extralarge, peu flatteuse. Jenny n’arrivait pas à la cerner. Sa sœur faisait toujours les choses sans raison. Elle n’était pourtant pas trop bête pour décrocher un travail stable. Elle n’était pas trop moche pour trouver un petit copain. Elle n’était pas trop rasoir pour se faire des amis. Mais elle n’avait rien. C’était exaspérant.

Au-delà du meurtre et de l’enquête que j’ai trouvée vraiment chouette, j’avoue que j’ai beaucoup apprécié la thématique de la famille. La famille de Jenny est au cœur de l’implosion. On découvre Jenny à travers son histoire et son meurtre. On se rend compte que ses parents la contrôle complètement. Elle n’est pas elle-même, elle n’est qu’une marionnette et reine de beauté. C’est vraiment très intéressant de voir comment on peut en arriver là. J’ai trouvé que cette thématique a été traitée en profondeur. Entre les deux sœurs, entre Jenny et ses parents mais aussi la relation entre Virginia et ses parents et c’est vraiment très appréciable de voir comment on peut être différent les uns avec les autres.

À  treize ans, elle était à des années-lumière de pouvoir faire de sa vie ce qu’elle voulait. Pouvait-elle rester enfermée dans sa chambre jusqu’à ses dix-huit ans ? Mais pour quoi faire, ensuite ? Entrer à l’université ? Ses parents accepteraient-ils de lui payer des études ailleurs que dans leur État, accepteraient-ils qu’elle aille dans un endroit si éloigné qu’ils ne pourraient pas venir lui rendre visite en voiture ? Les chances étaient minces. Elle avait besoin de liberté, sur le plan familial comme sur le plan financier.

Ce thriller est psychologique. J’aime énormément toutes les thématiques abordées tant elles le sont avec finesse : la famille mais aussi l’adolescence, la pédophilie, mais aussi la manipulation mentale. C’est soigné, fin et précis. C’est délicieusement intelligent. J’ai aussi apprécié la place des femmes dans ce roman est très intéressant. Je trouve que l’idée de l’auteure est très intelligente : le roman se sépare en deux voix. On distingue la voix de Virginia qui va mener l’enquête sur la mort de sa sœur et la voix de Jenny qui nous accompagne quelques jours avant sa mort. Je n’avais jamais lu un roman qui proposait de voir le point de vue de la victime. C’est très prenant et cela apporte un côté très original à l’intrigue. La vérité n’est pas facile à déceler au fil de l’intrigue. Il y a beaucoup de personnages qui gravitent autour de la famille Kennedy. J’ai aimé le rebondissement de l’intrigue qui ne souffre d’aucune longueur.

La plume d’Amy K Green est très sympathique. J’aime beaucoup sa vision du monde et la manière dont elle démonte, pièce par pièce, l’Amérique puritaine. C’est une satire de la société aux petits oignons.

Il y a beaucoup à dire sur ce roman mais il m’est difficile d’en parler sans vous dévoiler une partie de l’intrigue. Si vous souhaitez découvrir un thriller qui englobe la sphère familiale et des thématiques lourdes comme la pédophilie et l’emprise mentale. C’est très intéressant et addictif.

En revanche… je dois le souligner, le roman est parsemé de mots manquants et de fautes… Quel dommage!

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une enquête qui tangue entre le professionnel et le personnel
  • Un panel de personnages riches et varié
  • La critique de l’Amérique puritaine

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Ces ME dont les couvertures sont magnifiques

Coucou tout le monde

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On se retrouve ce soir pour vous parler des maisons d’éditions qui nous pondent de magnifiques couvertures 
Si on commençait par une de mes ME partenaires que j’adore ? *-* Noir d’absinthe ! Voici mes trois couvertures préférées 😀 
Nous continuons notre petit bout de chemin avec Lumen éditions. J’en ai quelques uns dans mes bibliothèques dont la trilogie des Library Jumpers 🙂 
Je suis aussi fan des couvertures proposées par Crin de Chimère qui est un partenaire plus récent mais qui m’a montré, à plusieurs reprises, la qualité de ses oeuvres. J’ai un gros faible pour Printemps de funérailles que je vais bientôt commencer =)
Impossible pour moi de ne pas nommer Evidence Editions qui nous font des couvertuuuures si jolies *-* 
J’ai aussi un gros faible pour les éditions Pan (anglais). On change clairement de registre ici mais c’est tellement beau et reposant. Je vous l’accorde, ça respire l’esprit britannique mais j’adore tellement ça. Ce sont des couvertures que j’adore. 
Gloriana éditions sont aussi très fortiches !! 🙂 J’ai beaucoup aimé « de miroir et d’amour » et certains titres me font crever d’enviiiiie *-* 
Et vous? Vous avez des préférences? Je suis certaine que lorsque certains noms de ME vont être citées, je vais encore me dire « mais ouiiiii » et un autre article verra le jour… 😉 
Je souligne aussi le fait que j’adooooore le travail de Tiphs… 🙂 
Je vous embrasse  

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Mes réceptions #03

Bonjour tout le monde ! 🙂 

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On se retrouve aujourd’hui pour les réceptions de la semaine 🙂 
Deux services presse numériques =)

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J’ai reçu une proposition via Simlement pour le roman d’Alexandre Rabor. Le résumé était assez sympathique et m’a rendue curieuse… Cry Baby est le petit dernier chez les éditions de l’Opportun, j’ai beaucoup apprécié cette couverture 🙂  
Passez une bonne journée ♥

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Ce qui m’ennuie dans mes lectures… #2

Salut tout le monde, 

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Il s’avère que Madame JC Staigner me provoque. Elle me provoque avec sa réponse à mon premier article du genre. 
Il est temps de vous dévoiler encore quelques petites choses que je n’aime pas dans mes lectures ! 
~ Le livre objet ~ 
Les couvertures torses nus. Ah oui !!! La grande mode des torses luisants et appétissants… mais… il parait que ça donne envie… il parait. Personnellement, il m’arrive d’en lire mais c’est parce que j’ai une réelle envie de découvrir le roman via son résumé. Alors les filles (et les garçons!) on aime ou pas? 🙂 
Les couvertures avec des animaux. Désolée mais ça, j’peux pas. Je n’ai rien contre les animaux mais un hamster dans une voiture de barbie en couverture de roman… Clairement pas pour moi. 
La thématique de la maladie. Encore plus lorsque cela touche les enfants. De manière générale, les enfants et moi… On n’est pas très copains lorsqu’il s’agit de maladie et de kidnapping. 
~ Style, écriture et rythme ~ 
Le franglais et les mots à la mode… Vous le savez maintenant, l’anglais fait partie de ma vie depuis de nombreuses années, ceci n’est pas un secret. J’adore lire l’anglais et le français. Mais quand je lis des choses du style « je suis en mode trop happy » ou encore « C’est tellement la loose de faire ça »… Je ne comprends pas pourquoi on ne met pas tout en français. Je comprends très bien que c’est d’actualité mais moi, ça me donne envie de brûler la ville entière. Je déteste ça, je trouve que ça donne un côté immature à la plume et ça ne passe pas :/ . Pire que le franglais, les abréviations et les modes à la mode : « mdr », « lol » (quand des messages style textos sont utilisés dans le roman, ça ne me dérange pas de trop), « genre », « non mais c’est genre pas possible »… Je ne supporte pas ça ! C’est vraiment dommage de venir gâcher une intrigue en proposant un vocabulaire actuel. Je pense que les jeunes lecteurs peuvent être séduits mais dans des romans pour adulte, ce n’est pas possible pour moi. J’ai de plus en plus de mal. 
Les méandres de la conjugaison… Vaste sujet..! Mais personnellement quand le roman commence au passé simple (c’est déjà compliqué) et que ça passe au présent et qu’on repasse au passé, qu’on n’utilise pas la concordance des temps, personnellement, ça me met en rogne. Et, auteurs, s’il vous plait : il ria, ça n’existe pas. Ca me fait beaucoup rire mais ça me fait bondir et rire en même temps. 
L’arme fatale : la virgule. Messieurs, dames ! La virgule à plein de petits copains comme les POINTS. Je rigole toute seule quand, lorsque je lis un roman, je me retrouve avec un nombre incalculable, que dis-je, monumentale, de virgules! Les phrases à rallooooooonge. NOOOOON. Ca alourdit tellement le texte. Alors oui, bien entendu, il faut en utiliser mais pourquoi en utiliser autant ? S’il vous plait, reprenez vos virgules et mettez des points 😀 
Petit bonus (on remerciera JC encore une fois) : ce qui m’ennuie avec les auteurs 😀 
Qu’on vienne me voir comme si de rien n’était « vous avez chroniqué mon roman il y a deux ans, j’en sors un nouveau ». Oui mais dans l’intervalle, je n’ai eu aucune nouvelle, même pas un merci pour la chronique, même pas un partage ou un mot personnel. Je ne réponds pas à ce genre d’invitations. Même si le roman a été apprécié, je pars du principe que c’est, au delà d’une transaction, un moyen de discuter, ne serait-ce qu’une fois ou deux, avec l’auteur. 
L’hôtel du cul tourné lorsque la chronique ne plait pas. J’adore qu’on parle de moi dans mon dos et qu’on n’ait pas la franchise de me dire ce qu’il en est. « Merci pour ton avis, je prends en note, ça me permet d’avancer » – « non mais tu te rends compte? La nana, elle ose me dire que je ne sais pas bien faire ci ou ça… Jamais je ne la recommanderai » 
Ah oui… Petite chose aussi qui m’ennuie. Je m’appelle Satine’s books pas Satine books, Pas Satine book pas Satinesbooks bref, juste Satine’s books 😀 
Je vous embrasse, à très vite ♥ 

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Rose du prof de l’être

ERouKtRXsAAWWBZRésumé : Rose Larsène est retrouvée morte dans les toilettes du lycée Ronsard. C’est le troisième décès au même endroit en sept ans. Face à ce troublant hasard, Arthur Octobre, enquêteur renommé mais aussi ancien élève de cet établissement, va devoir lutter contre ses vieux démons pour faire éclater la vérité avec l’aide de son coéquipier Timo Lenormand…

Cet hommage au genre policier, réflexion sur les notions de culpabilité et d’échec, n’est pas seulement une suite d’Ève mais aussi le début d’une nouvelle aventure. 

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement IS éditions pour leur proposition via SimPlement. J’ai trouvé la couverture très belle et pleine de charme. Le résumé m’a plu. J’avais, il y a quelque temps, fait la demande pour le roman « Eve » mais n’ayant pas eu de réponse, j’ai sauté sur l’occasion de lire le roman qui découle de cette histoire.

Je vous le dis, parce que je n’aimerai pas que vous soyez déçu, si vous avez l’intention de lire Eve, lisez le avant. Si on reprend certains points de ce roman dans Rose, on a vraiment les grandes lignes d’Eve du début à la fin. En gros, on sait qui a tué et pourquoi. Bref, petit avertissement.

Ce petit roman est très sympathique. Dans la construction et dans la qualité de l’intrigue. Je ne connaissais pas le prof de l’être mais sa plume est pleine de sensibilité et de bon sens.

Une fille est morte dans un lycée. Rose Larsène : une élève, une meilleure amie, une fille, une petite amie mais aussi une voisine. Rose Larsène était connue de tous, d’une manière différente. Rose, cette si gentille fille pleine de vie s’est suicidée dans les toilettes de son lycée. C’est un acte non isolé, c’est même le troisième suicide dans les mêmes circonstances.

Chapitre après chapitre, points de vue après points de vue, la vérité éclate sous nos yeux. Une vérité dérangeante, une vérité cruelle, une vérité qui scotche le lecteur à sa lecture. Rose est le genre de roman qu’on lit d’une traite tant on veut savoir ce qui se passe.

Au cœur de l’intrigue se pose une question : est-ce un suicide ? L’équipe d’enquêteurs est certaine que ça n’en est pas un. Ainsi, au fil des pages, on a plusieurs points de vue. Professeurs, élèves, amis, police… J’ai beaucoup aimé la multitude de points de vue. Ca apporte beaucoup au roman. Notamment la thématique de l’adolescence. C’est une période assez compliqué pour les jeunes : on cherche qui on est, ce que l’on veut, le collège/lycée est au cœur de la vie d’un adolescent. Centre névralgique de l’intrigue, on y évolue au fil des avis.

J’ai aimé avoir au cœur de l’intrigue cette idée de changement. C’est vraiment intéressant de voir comment un auteur adulte (me semble-t-il ;)) peut percevoir les adolescents. C’est tellement crédible. On a un panel de personnages très intéressant.

La plume de l’auteur est fluide et simple. En rien cela n’est une critique, bien au contraire. Je suis certaine que beaucoup de lecteurs vont s’intéresser à ce roman et à l’œuvre du prof de l’être. Les phrases sont courtes et permettent un rythme assez prenant. On ne s’ennuie pas, il n’y a pas de longueurs qui viennent ralentir le roman.

En définitive, c’est une bonne découverte que j’ai fait. Une intrigue originale dans sa construction, une enquête policière très sympathique qui permet d’avancer rapidement dans notre lecture. J’aime beaucoup l’idée de la mise en place de la thématique de l’adolescence qui est étudiée de manière profonde. Le prof de l’être utilise une plume simple et fluide qui permet, elle aussi, une avancée rapide dans la lecture. Ce roman n’est pas un coup de cœur mais reste une lecture agréable.

Je remercie chaleureusement IS éditions pour la proposition.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • L’alternance des points de vue que j’ai beaucoup appréciée
  • Les thématiques fortes abordées dans ce roman
  • L’originalité de la fin

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Orageuse de Joanne Richoux

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Fêtes et virées en voiture ne suffisent pas à égayer les longues journées d’été de Violette. Depuis son retour à Saint-Crépin, la jeune fille ne se sent plus à sa place. Tous au village semblent avoir oublié son étrange disparition, trois mois plus tôt. Pas elle : le pays des Muses la hante. Un monde où les fleurs chantent, où la musique est reine et les garçons à croquer. Dans l’esprit de Violette, les questions se multiplient. Pourquoi devient-elle sensible à l’électricité ? Que fait Arpège, son premier amour ? Les Muses auraient-elles encore besoin d’elle ? Désirs enfouis ou réel danger, qu’importe ! Violette doit trouver le moyen de repasser de l’autre côté…

~ Service presse ~

Parce que lorsque j’ai un roman de Joanne Richoux entre les mains, j’arrête ma lecture en cours et je fonce. Orageuse est un roman aussi électrisant que la foudre. Orageuse est la « suite » de Désaccordée. Orageuse est le point final à une histoire qui mériterait tant de tomes… Lewis Carroll n’a qu’à bien se tenir, Joanne Richoux prend la relève !

On retrouve notre chère Violette que l’on quittait sur un final incroyable. J’ai fait un sitting, j’ai proposé à Joanne d’aller chez GulfStream négocier un second tome. On ne pouvait pas laisser Violette comme ça, de retour dans son monde sans Arpège, dans ce monde où la magie n’existe pas, où elle va devoir affronter ses erreurs et ce cœur brisé par l’absence de son premier amour.

Violette est un personnage juste et crédible. Elle ne prend pas toujours les bonnes décisions, elle a un tempérament de feu, se laisse guider par ses émotions. C’est une jeune fille ! C’est normal de penser avec son cœur plutôt qu’avec sa tête… Puis, Violette évolue, se dessine alors une jeune femme qui va devoir prendre des risques et des décisions pour que tous puissent vivre en harmonie. Violette n’a plus le même entrain, sa vie, qui lui semblait intéressant et sympathique, ses choix quasiment tracés dans sa tête, tout ça a volé en éclat lorsqu’elle a dû rentrer du monde des Muses.

« J’étais la seule à être paumée. La seule à faire semblant de grandir. C’est que tout me paraissait si… bizarre. Gamine, je me figurais que ce truc abstrait, grandir, ça inclurait des paquets de certitudes. Sans compter porter des tailleurs et bosser dans des buildings géants, allumés même la nuit. Troquer le tailleur, le soir venu, pour une robe cocktail en lamé or. Je croyais que grandir, c’était la vie des pubs de parfum. Je m’étais trompée. »

Le monde des muses n’est plus ce qu’il était. Le tonnerre gronde, quelque chose de menaçant pèse sur ce monde si parfait. Le monde des Muses n’est plus le même. Terminé les petits enchantements que l’on trouvait dans Désaccordée. Les personnages ont évolués en l’absence de Violette. On va encore avec de jolies trouvailles dans ce monde imaginaire mais ce n’est plus avec un regard d’enfant que l’on aperçoit tout cela. On évolue dans un monde onirique mais on sent que quelque chose cloche. Violette doit trouver le moyen de tout remettre dans l’ordre. Je me suis, une nouvelle fois, promenée avec plaisir dans ce monde formidable qui reste très coloré même s’il montre une facette dangereuse et incertaine. Orageuse porte bien son nom : l’orage est palpable, près à éclater à n’importe quel moment. C’est une course contre la montre qui se met doucement mais surement en place dans ce roman.

Violette va devoir se poser les bonnes questions. Au-delà de la quête qui attend Violette, il y a tout un cheminement personnel qui se dessine. La quête initiatique est importante. Qui est-elle vraiment ? Que veut-elle vraiment ? Que doit-elle faire pour retrouver un semblant de vie normale ? Toutes ces questions vont finir par trouver des réponses.

Ce que j’ai le plus apprécié, c’est d’avoir un panel de personnages large. On retrouve certains personnages que l’on avait déjà rencontrés dans Désaccordée et on fait la connaissance d’autres. Ils ont toujours des noms que j’aime beaucoup. Tout est en rapport à la musique, la nature. Bien entendu, la question de l’Homme et de la Nature est présente. J’aime beaucoup avoir ce questionnement sur le rapport de l’homme avec la nature. Au-delà d’un fait actuel, c’est un vaste sujet. On se retrouve donc avec un traitement incroyable de cette thématique. L’harmonie qui existe entre la nature et le monde des muses est épatante ! L’auteure retranscrit cela à merveille.

Il est inutile que je revienne sur la plume de l’auteure. Bon, ok, il faut quand même que je le dise. Joanne Richoux a une plume formidable. Comme à chaque fois, lorsque j’ai refermé le roman, j’étais en panique. Quoi ??? Déjà ! Impossible ! Cette plume, ce rythme, cette imagination ! Purée mais c’est juste parfait. L’univers de Joanne Richoux correspond tellement à ce que l’on peut apercevoir dans cette duologie. C’est beau, ça crépite d’idées loufoques, ça fait rêver. Le rythme des phrases, tantôt longues, tantôt courtes met en relief toutes les émotions de Violette et on vit avec intensité notre plongée au cœur du monde des muses.

Encore merci à Joanne Richoux pour sa confiance.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Retrouver, avec délice, le monde des muses.
  • Violette un personnage haut en couleur qui se révèle être aussi intelligente que rayonnante.
  • La plume de Joanne Richoux qui est incontestablement l’une des plumes belles que je n’ai jamais lue.

Je me demande encore pourquoi je mets des notes aux romans de l’auteure. A chaque fois, ils ont l’air d’être faits pour moi. A chaque fois, je me prends une claque monumentale… Incontestablement, cette duologie reste ma préférée dans l’oeuvre entière de l’auteure. A lire et à relire.

5

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Le choix de Marguerite de Rose Morvan

51ljbKcBIJLRésumé : 1815, dans la France de la Restauration, Marguerite, une jeune orpheline, coule des jours tranquilles auprès de sa tante Félicie, près de Montmorency. Son existence modeste est soudain bouleversée par un héritage inattendu qu’elle ne touchera qu’à une condition… héberger un inconnu. Cette cohabitation forcée lui fera découvrir les origines de sa naissance et l’obligera à faire des choix. Seront-ils les bons ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Something Else Editions pour avoir accédé à ma demande via Simplement. En effet, étant plutôt attirée par la romance historique, j’ai beaucoup apprécié le résumé et cette couverture que je trouve très jolie. En plus, j’ai beaucoup entendu parler de Rose Morvan sans avoir la possibilité de la découvrir. J’ai donc doublement satisfait ma curiosité en proposant mes services pour lire ce roman !

J’ai passé un très bon moment de lecture. Ce n’est pas un coup de cœur mais j’ai beaucoup apprécié ce que j’ai lu.

On fait la rencontre de Marguerite, une jeune femme au caractère certain qui ne se laisse pas forcément marcher sur les pieds. C’est bien la première fois que je vais dire ça, mais, j’ai eu un peu de mal à la cerner et à la comprendre. Si elle se montre douce, intelligente et agréable, elle s’emporte facilement et peut oublier les principes et les convenances quand ça ne va pas comme elle le voudrait. Si ce personnage évolue beaucoup, je n’ai su l’apprécier qu’après la deuxième moitié du roman. On fait aussi la rencontre de Joachim. Joachim apparait dans la vie de Marguerite comme un boulet de canon… En effet, ayant été abandonnée par son père et sa mère, Marguerite a été élevée par sa tante. Lors de la mort de son père, Célestin, elles sont toutes les deux convoquées chez le notaire. A la lecture du testament, Marguerite hérite d’une énorme surprise. Cette surprise ne pourra être à elle à une seule condition : héberger Joachim, grand ami de Célestin.

Forcée et contrainte, elle va faire vivre un petit enfer à Joachim. Dans un premier temps, elle est en colère : comment Joachim peut connaitre ce père qui l’a abandonnée ? Comment peut –elle héberger un inconnu ? Mais… Si elle veut en savoir plus sur sa famille, il est le seul qui peut répondre à ses questions. Sa tante refuse de lui parler de son père. Joachim habitera donc avec Marguerite et sa tante, pour le meilleur et aussi pour le pire…

Joachim a rééquilibré mon affection pour le duo de personnages principaux. En effet, j’ai beaucoup aimé Joachim qui a beaucoup à nous raconter mais qui est très intéressant et agréable. En effet, j’ai aimé cette volonté de ne pas s’imposer à Marguerite. Il reste en retrait, observe et essaye de faire comprendre à Marguerite qu’il n’est pas là pour lui faire du mal… On suit son évolution dans la maison et j’ai adoré cette volonté de rendre au jardin de la maison sa splendeur d’antan. Quelle belle idée de proposer à Joachim un paysage calme et naturel qui vient calmer ce personnage ayant fait la guerre pour Napoléon. Le calme après la tempête…

J’ai beaucoup aimé l’intrigue. J’ai aussi beaucoup apprécié le troisième personnage qui vient bercer l’intrigue. En effet, le notaire joue un rôle important dans cette histoire et j’ai beaucoup apprécié les joutes verbales entre lui et Joachim mais aussi entre Marguerite et Joachim. Cela vient donner du rythme et une crédibilité certaine à l’histoire. En parlant d’histoire, on sent tout le travail de documentation que l’auteure a dû faire pour l’inclure dans son roman. On y parle des guerres napoléoniennes. On évolue dans la France de la Restauration. On le sent, on y croit, on évolue avec un fond historique présent et que j’aime énormément. Cela, en plus d’ajouter du cachet à l’histoire, permet d’ancrer l’histoire dans l’Histoire. J’ai trouvé ça chouette.

L’auteure évite les stéréotypes de la romance historique avec brio. J’ai beaucoup apprécié le panel de personnages. Même si j’ai un peu moins apprécié le personnage de Marguerite, cela ne m’a pas empêché d’apprécier le panel dans sa globalité. Le roman ne souffre d’aucune longueur, ça se lit très vite et très bien.

Comme je vous le disais au début de la chronique, je ne connaissais Rose Morvan simplement de nom, il m’est arrivé d’échanger avec elle sur facebook via des amis en commun mais je n’avais aucun point de comparaison… et ce n’est pas plus mal ! J’aime beaucoup la plume de Rose Morvan et je lirai un autre roman de l’auteure avec plaisir et délice ! Les émotions sont au rendez-vous, la précision littéraire et historique aussi ! C’est ultra agréable quand on comprend que l’auteure sait de quoi elle parle. La seule chose qui m’a manquée, c’est un petit épilogue. La fin tombe un peu trop abruptement pour moi. J’aurais aimé avoir un peu plus à me mettre sous la dent par rapport à tous les personnages.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le cadre historique grandement mené et très riche. J’ai beaucoup aimé cette idée.
  • Le duo Joachim/Marguerite qui fonctionne très bien
  • Une plume intense et pleine d’émotions

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Mes réceptions #02

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Coucou tout le monde! On se retrouve avec de nouvelles réceptions cette semaine 🙂

100% SP numériques! 🙂

 

Je remercie N.R Davoust ainsi qu’Évidence Editions 🙂
J’avais englouti le premier tome de Hors-la-loi… J’ai mis le nez dans le deuxième tome hier soir… Je sens que ça va être lu aussi rapidement que le premier tome… J’ai craqué pour la couverture de l’âme coeur. J’avais beaucoup apprécié la plume de l’auteure à travers son roman Lola. J’ai donc décidé de sauter le pas (:

A la semaine prochaine les amis

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Mes bons plans livresques

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Coucou tout le monde! J’espère que vous allez bien sous cette chaleur incroyablement étouffante.
Certains d’entre vous me demandent, lors des book haul, si j’ai des bons plans financiers pour des achats livresques. Je me suis dit que ça pouvait intéresser beaucoup de lecteurs… Alors, j’ai décidé d’en faire un article.
J’ai une Wish list longue comme le bras mais j’ai appris à faire plusieurs choses : Acheter d’occasion, vendre des romans et ne pas emmagasiner des romans parce que je les trouve beaux.
J’achète bien plus d’occasion que neuf. 
Dans un premier temps, je cherche d’occasion, si je ne trouve pas d’occasion, je regarde sur Amazon UK (parce que oui, c’est beaucoup moins cher en VO qu’en français via amazon. Même si vous achetez de la VO sur Amazon FR, vous payez plus cher! :O).
Plusieurs sites internet très sympathiques pour l’occasion : Kiwibook est mon préféré. J’adore recevoir mes commandes. 🙂 C’est toujours soigné et je n’ai jamais été déçue par la qualité des romans. Ils ont du vécu, c’est certain mais ils sont très propres et pas abîmés. Autre site que j’aime beaucoup : Vinted. J’achète et je vends. J’ai pu compléter beaucoup de séries (comme les sagas France Loisirs que l’on commence parce qu’on doit acheter un bouquin mais ils n’ont plus le tome 02…). J’aime beaucoup l’idée de ce site qui est très sympathique.
Boutiques physiques mais dans lesquelles je trouve souvent des trésors : Noz ! La caverne des fins de série. Le seul soucis chez Noz c’est qu’on ne sait jamais ce que l’on va trouver et dans quel état… Mais j’ai déjà fait de sacrées bonnes affaires. Je vous conseille aussi de jeter un oeil dans les livres jeunesse… Franchement, ils sont géniaux et très peu chers… Histoire de compléter les bibliothèques de vos p’tits poulets… 🙂 J’aime aussi beaucoup Emmaüs, les romans sont souvent là depuis longtemps mais si on fouille, on a de jolies surprises. Romans à très bas prix, je suis toujours heureuse de pouvoir donner pour les autres aussi. Mon pêché mignon reste les brocantes. Je crie victoire quand j’ai des romans niquels et qui viennent de sortir pour 1 ou 2 euros. C’est vraiment top. Je passe du temps à flâner, je papote avec des lecteurs et surtout, je remplis mes étagères pour quasiment rien. Les vides bibliothèques sont aussi très intéressants!
Comme je le disais au dessus, le prix de certains romans en français me freine beaucoup. J’ai la chance de pouvoir lire en VO donc je le fais quand c’est plus abordable. Quand je vais en Angleterre, je file dans les charity shops (sorte de boutique comme Emmaüs… Vous connaissez peut être Oxfam…) qui se trouvent à tous les coins de rues… Même les librairies sont beaucoup moins chères qu’en France. Alors tant pis, je paye des frais de livraison et aussi pour le changement de monnaie mais au final, ça me revient bien moins cher… Une saga de 7 tomes m’a coûtée un peu moins de 70€ en VF, j’en aurais eu pour 140€ (je vous laisse faire le calcul…) Je vous invite vraiment à franchir le pas et à lire en anglais si vous le pouvez…

Je vous embrasse bien fort 

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A la recherche de Karl Kleber de Daniel Sangsue

CVT_A-la-recherche-de-Karl-Kleber_3013Résumé : En juillet 1997, un professeur de littérature disparaît entre son domicile et l’université où il enseigne. Quinze ans après, un collègue enquête sur cette disparition. À partir de livres du disparu, de témoignages et du dossier de police, il suit différentes pistes. Elles le conduisent dans les milieux académiques, un bar parisien, une assemblée spirite, une station d’altitude, un buffet de gare bâlois et des fermes perdues de l’Aveyron. Qu’est-il arrivé à Karl Kleber ? A-t-il fui les réformes de l’université ? A-t-il fugué avec une étudiante ? Est-il encore vivant ou a-t-il été assassiné par un collègue ? L’enquêteur improvisé finit par découvrir le pot aux roses. Une enquête inspirée d’un fait divers réel (une disparition de notable jamais élucidée), écrite avec talent, humour et intelligence, qui captive et nous donne envie de redécouvrir les classiques, de Flaubert à Stendhal, ou de lire et retrouver l’univers des contemporains, tels Modiano ou Dicker. Un roman à clé aussi intriguant et stimulant qu’un jeu de piste littéraire. Ce roman policier, qui joue avec les genres du roman de disparition et du campus novel, est aussi un éloge de la littérature, dont il interroge les pouvoirs de révélation.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement l’agence Gilles Paris pour l’envoi ainsi que les éditions Favre. Je suis toujours ravie de pouvoir découvrir de nouveaux romans. Cette intrigue m’a particulièrement interpellée. En effet, la disparition d’un professeur entre son domicile et son lieu de travail… On pique ma curiosité au vif !

J’avoue que je m’attendais à une intrigue plus classique. J’ai beaucoup de mal quand on commence à assimiler des univers. On me parle de Flaubert, de Stendhal et de Modiano… Je ne vois pas trop comment on peut assimiler ces trois univers en un… Ma foi, je ne ferme pas la porte. Ayant étudié (certainement en surface) à la fac ces trois auteurs, j’étais très curieuse de voir ce que cela pouvait donner.

Finalement, il y a du bon et du moins bon. Je pense que je ne suis pas la plus calée en littérature mais je pense ne pas être la dernière non plus. Les références, sans forcément les connaitre sur le bout des doigts, je peux en connaitre quelque unes. Ici, c’est une pluie de références qui viennent noyer l’enquête. Ce qui relie le disparu et l’enquêteur est l’amour des livres et de la littérature. Pourquoi pas ! Assez original mais ça peut carrément fonctionner ! Personnellement, l’auteur m’a perdue dans les digressions littéraires en tout genre. Impossible pour moi de me concentrer sur l’enquête tant on reçoit d’informations qui ne sont pas forcément nécessaires. Il est vrai que le livre n’est pas bien épais mais j’ai été ennuyée par ça.

Autre chose à laquelle je ne m’attendais pas… L’enquête. Même si la mention de « dossier de police » peut faire penser qu’une enquête policière va s’installer dans le roman, je vous le dis, pour ceux qui recherchent une enquête policière, ce n’est pas le cas ici. C’est un professeur de littérature qui reprend le dossier et qui mène une enquête non professionnelle.

L’enquête reste très minime mais assez sympathique, cela nous envoie sur la piste des derniers jours de Karl Kleber… On aurait pu passer à côté de cette enquête si notre personnage principal n’était pas tombé sur la bibliothèque de Karl dans cette librairie… Comme un signe, c’est cette bibliothèque (et donc, par extension, la littérature) qui remet au goût du jour cette histoire de disparition. Ce sont les livres qui vont mettre Karl Kleber sous la lumière, une nouvelle fois.

Je pense que c’est le problème dans ce roman. L’auteur propose une réelle recherche sur une disparition. Mais laquelle ? Qu’est ce qui est finalement le plus important ? Retrouver la trace de Karl Kleber ou la mise en avant de l’amour de la littérature de notre personnage principal ? J’ai vraiment été déroutée par cette volonté de faire passer l’enquête au second plan. Ça fait complètement basculer l’intrigue.

J’ai beaucoup aimé le personnage principal qui nous propose une réelle réflexion sur la littérature. On ressent très bien l’amour qu’il porte aux mots, aux auteurs, aux œuvres littéraires. C’est très beau et sensible. La plume de Daniel Sangsue est très sympathique, c’est, avec le personnage principal, le point fort de ce roman.

Honnêtement, j’aurais aimé vous donner plus d’informations, j’aurais aimé vous faire une chronique plus complète mais, franchement, je crois que je n’ai pas tout saisi. C’est donc assez mitigée que je referme ce roman, c’est vraiment dommage parce que le résumé me tentait bien. L’intrigue avait tout pour me plaire mais le fait d’avoir placé l’enquête informelle au second plan ne m’a pas plu. Si j’avais eu envie de lire un classique, je l’aurais fait. Je ne comprends pas le pourquoi du comment. Même si on comprend bien que la littérature est un personnage à part entière, ce n’était pas ce que je voulais lire. Ici, on est dans la surenchère des références littéraires. Mais, finalement, on est dans le flou. On est dans du Modiano, c’est certain. On dit sans dire, on est dans le gris, dans l’ombre et la lumière…

Bravo à l’auteur pour sa plume et la construction de son personnage principal.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une digression certaine sur la littérature. Amateurs de cette thématique, ce roman est pour vous !
  • Une très jolie plume
  • La littérature qui est certainement l’un des personnages les plus intéressants.

3

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PAL mensuelle août 2020

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Salut mes p’tits coquelicots ensoleillés ! 🙂
On est le 07, j’suis à la bourre mais voici mes prévisions de lecture pour le mois d’août =)

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J’ai déjà lu deux romans… et je suis en pleine lecture d’un troisième =) Je réduis, au fil des mois, la voilure des SP même si avec la rentrée littéraire, ça risque de piquer un peu ^^
Joli mois d’août à tous et à toutes
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Ce coin de paradis de Ludivine Delaune

516oFjE2X7LRésumé : Meilleures amies au lycée, Élisa et sa bande sont inséparables. À 18 ans, avec des rêves plein la tête et l’envie furieuse de les réaliser, elles ne s’imaginent pas que la vie va les éloigner… et pourtant, leur lien si précieux va s’étioler… 15 années plus tard, chacune construit sa vie, jusqu’au jour où Élisa reçoit un message inattendu… l’heure des retrouvailles a enfin sonné ! Entre passé et présent, souvenirs et rires, venez visiter ce coin de paradis où l’amitié surprend et résonne comme une douce mélodie ! « Cet été, Élisa et ses amies vous accueillent au Lilas Blanc pour partager un bon moment ! »

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Ludivine Delaune pour avoir accepté ma demande de service presse via Simplement. Ce craquage est purement un craquage estival… Connaissant la plume de l’auteure et en voyant cette couverture magnifique… Comment ne pas craquer ! Une ode à l’amitié ? Moi, je signe !

On fait la rencontre d’Elisa, notre personnage principal et surtout notre narrateur. J’ai beaucoup apprécié découvrir ce personnage. Elisa est celle qui me ressemble probablement le plus. Je me suis beaucoup identifiée à ce personnage : humble, pleine d’amour et de sagesse, j’ai beaucoup apprécié ce personnage qui n’est pas parfait, qui regrette certaines choses et qui aimerait pouvoir faire les choses autrement.

L’auteure décide d’alterner les années : 2005 et 2020. Quinze ans s’écoulent, quinze années qui ont changé les personnages. Ces cinq amies : Renée, Elisa, Kendra, Colombe et Manon semblent être les meilleures amies pour la vie. Cependant, la vie et ses aléas ont fait qu’elles prennent des distances jusqu’à ce qu’une proposition soit faite : retourner sur les traces du passé au Lilas Blanc, là où, quinze ans plus tôt, elles ont fêté l’obtention de leurs BAC. Les meilleures vacances de leurs vies… Mais, l’eau a coulé sous les ponts depuis, Elisa va faire le point sur sa vie, entourée de ses copines de toujours… Ludivine Delaune décide d’écrire sur ce qu’il y a de plus merveilleux dans la vie : l’amitié la plus pure qu’il soit. Celle qui pardonne tout.

Je pense que si j’ai su apprécier et m’identifier autant à Elisa et à cette histoire de manière générale, c’est parce que je l’ai vécue. En effet, après huit ans d’absence, une de mes meilleures amies aujourd’hui, est revenue vers moi. Un silence sans forcément de raison. Un silence quand même. Un silence qui a fait du mal mais qui, au final, a fait de notre amitié quelque chose de solide. Je comprends tellement Elisa sur cette idée de vouloir faire les choses autrement si elle le pouvait. Pourquoi ? Parce que j’ai ressenti cela plus d’une fois avant d’accepter ce trou dans mon amitié avec ma Meggan (coucou, si tu passes par ici ♥) et d’aller de l’avant. Aujourd’hui, je suis heureuse d’avoir fait ce choix et de pouvoir compter sur Megg aussi certainement qu’une sœur.

J’ai beaucoup apprécié les retrouvailles de ces cinq amies qui sont hautes en couleur ! Les personnages sont vraiment très attachants… J’ai aimé Claude, Cathy & Serge, j’ai adoré Elisa, Kendra et Colombe, Renée et Manon ne sont pas en reste non plus. Cette histoire est magnifique et j’ai adoré la découvrir !

La seule chose qui m’a un peu embêtée (oui, il en faut bien une… Quelle chiante je suis !), c’est que le mal-être d’Elisa se fait ressentir dès les premières lignes. On sent toute la souffrance qu’elle a ressentie dans son adolescence pour cet amour perdu… Je pensais que cela prendrai plus de place, qu’on aurait un peu de ressentiment vis-à-vis de ça. Il m’a manqué un peu de dispute en fait. Même si j’ai beaucoup apprécié ma lecture, j’ai trouvé les choses un peu simples. On a l’impression que tout est clair et limpide entre les cinq amies alors qu’il y a quand même eu quinze années de quasi silence radio.

J’ai beaucoup apprécié cette histoire. L’idée d’alterner les années est une bonne chose : on ressent bien l’évolution des personnages. On vit cette histoire très agréable avec ces cinq filles, toutes très différentes mais qui se complètent à merveille. Le personnage de Claude est très fort. J’ai tellement, mais tellement pensé à ma grand-mère. Merci à l’auteure pour ça, c’est la première fois que je lis quelque chose qui me fait penser à ma grand-mère sans avoir envie de pleurer. C’était beau, plein d’émotions, on se retrouve avec un roman qui se lit ultra vite et qui est plein de vie.

« Je n’étais pas préparée à cela, me sentir à ma place entourée de celles qui ont marqué ma vie, qui ont accompagné mes années de lycée, forgé la femme que je suis devenue. Dans cet habitacle, je retrouve ce coin de paradis, cet endroit sans entraves, hors du temps. Mes prunelles se remplissent de larmes de joie, mélangées à la nostalgie et au sentiment, ô combien frustrant, d’avoir perdu des années. »

Tout ne peut pas être parfait dans la vie, on vit, on rit, on pleure, on a mal, on se relève, on se casse la figure de nouveau… C’est ça, la vie. Les amis, les amours, les familles, ce sont nos forces et Ludivine Delaune nous en parle à merveille.

J’aime toujours autant la plume de Ludivine Delaune que je trouve vraie, sensible et naturelle. J’aime ces trois qualités là dans mes romans. Cela rend ma lecture unique et je n’oublierai pas ma lecture avant un bon bout de temps. Véritable ode à l’amitié, il est pour tous les âges : petits et grands vont aimer cette histoire ! Ca sent les vacances, la nostalgie des retrouvailles. Ce bond dans le passé permet de mieux appréhender l’avenir… C’est doux, c’est frais et tellement agréable… A lire sans modération.

03 bonnes idées de lire ce roman :

  • La thématique de base : Les retrouvailles de cinq amies.
  • La plume de l’auteure que j’ai grandement appréciée retrouver
  • Ce petit coin de paradis qui a été formidablement décrit ! Ca donne envie de se trouver un petit coin de paradis

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Mes réceptions #01

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Coucou tout le monde,

On se retrouve aujourd’hui avec un nouveau rendez-vous plus pratique pour moi qu’un bookhaul mensuel. J’ai décidé de passé au rendez vous hebdomadaire.

-Services presse- 

-Librinova-

-Lectures personnelles-

-PDAI-

Merci à MEC éditions, aux éditions Belfond ainsi qu’à Joanne Richoux et Gulfstream éditions. 

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Summer Mélodie de David Nicholls

téléchargement (4)Résumé : On n’oublie jamais son premier amour… Été 97. Les frères Gallagher chantent toujours ensemble, Lady Di vit ses derniers jours et Charlie Lewis, 16 ans, vient de finir ses années lycée. Le temps s’étire lentement entre la miteuse station-service où il officie quelques heures par semaine, ses balades à vélo dans la campagne et ses soirées avec son paternel dépressif. Mais une rencontre va tout changer. Fran Fisher, une beauté céleste, incandescente ; une tornade d’énergie et de charisme, qu’il croise un beau jour, au beau milieu d’un champ où il lit distraitement. Le coup de foudre est immédiat – pour lui, en tout cas. Comment la revoir ? Comment attirer son attention ? Tout ce que Charlie sait, c’est que Fran fait partie d’une troupe de théâtre amateur. La solution est évidente : Charlie doit se lancer sur les planches ! Jusqu’où le timide Charlie est-il prêt à aller pour conquérir le cœur de la belle ? Lui, le boy next door au jean troué, à la bande de copains sympa mais ô combien bruyante, qui n’a jamais déclamer autre chose que le menu du traiteur chinois, pourra-t-il jamais rivaliser avec les apprentis comédiens shakespeariens ? Osera-t-il seulement s’y confronter ? Été 97. Pour Charlie Lewis, tout devient possible…

~ Service presse ~

On fait la rencontre de Charlie Lewis, un jeune homme de seize ans en 1997. Il n’a pas forcément une vie facile : un père qui fait faillite professionnellement, une séparation parentale mais aussi fraternelle. Charlie est séparé de sa sœur et doit rester avec son père qui sombre dans les abysses de l’alcool et sa copine la dépression n’est pas très loin. Charlie est forcé à devenir un adulte avant l’heure. C’est malheureux mais c’est ainsi… Rapidement, il va traîner avec d’autres personnes qui ne sont pas forcément très recommandables. Avec la peur de retrouver son père mort d’une overdose, il est à la dérive personnellement et professionnellement…

Charlie décide d’arrêter de s’en faire pour son père qui est plongé dans une torpeur phénoménale. Charlie va lire, quitte le plus possible sa maison. Au gré de ses promenades, il va rencontrer Fran, une jeune femme qui travaille un rôle pour sa troupe de théâtre. Rapidement, les deux personnages vont s’apprécier et Charlie va intégrer la troupe de théâtre dans laquelle se trouve Fran. Charlie va faire beaucoup d’efforts pour retenir ses répliques et oublier les relations toxiques qu’il avait tissées.

« C’est pour ça que l’été est si triste – parce qu’il faudrait qu’on soit heureux. Moi, j’ai hâte de remettre mes collants et d’allumer le chauffage. En hiver, au moins, on a le droit d’être malheureux et on n’est pas censés gambader dans un champ de tournesols. »

La thématique principale est vaste et très sympathique. L’amour et les relations que ce sentiment peut entrainer. Dans un premier temps, on trouve l’amour parent/enfant. La relation entre Charlie et ses parents est chaotique. Entre un père présent physiquement mais à des kilomètres mentalement et une mère qui a préféré le laisser avec son père : se débarrasser de son fils et le priver de sa sœur est un acte très fort que Charlie n’oubliera pas. Dans un second temps, on a aussi l’amour au sens propre du terme, comme beaucoup d’entre nous l’entend : l’amour que Charlie ressent pour Fran. Cet amour qui nous fait vivre sur un nuage, qui ne nous fait plus toucher terre. Je trouve que l’auteur traite de cette thématique sous toutes les coutures et j’ai beaucoup apprécié la manière dont il met en avant toutes les relations possibles. L’amour n’est pas forcément quelque chose de positif, l’auteur nous souligne aussi le fait que l’amour peut être toxique.

L’auteur équilibre très bien cette intrigue. C’est un roman parfait pour l’été. J’ai beaucoup aimé le décor, le cadre, l’époque. On oscille entre nostalgie et tendresse, entre injustice et humour. On est dans la vraie vie : tout n’est pas tout rose ni tout noir, on a toute une palette de tonalité qui font que la vie est ce qu’elle est. C’est beau, c’est frais, c’est très beau à découvrir.

« Je me suis demandé si c’était là le grand danger des retrouvailles : découvrir qu’on n’occupe pas une place aussi essentielle dans la mémoire des autres que celle qu’ils occupent dans la nôtre. »

Charlie est dans une période de sa vie où il a un pied entre la vie d’adulte et l’autre dans sa vie d’adolescent. C’est un âge pivot qui peut être très difficilement appréhendé par beaucoup d’entre nous. Véritable ode à la vie, j’ai beaucoup apprécié ce roman. Il est vraiment très intéressant. L’auteur a une vision très douce et humaine de la vie. On ne se complait pas dans une vie peu crédible, on est dans la réalité qui fait mal mais qui fait aussi beaucoup de bien. Charlie prend des coups mais Charlie grandit et c’est ça qui est magnifique.

Je n’arrête pas de vous le dire : Roméo & Juliette est une histoire d’amour universelle qui rassemble les gens… La preuve en est… Quoi ? Comment ça qu’est-ce que je raconte ? Pour le savoir… lisez ce roman !

La plume de l’auteur est saisissante de réalisme. Elle est bourrée d’humanité et de douceur. On est vraiment entre l’amertume et le bonheur, c’est vraiment charmant. C’est riche, complet et plein de de surprise. J’ai beaucoup apprécié le personnage de Charlie et la manière dont Fran intervient dans sa vie. C’est vraiment un duo complet et saisissant de réalité. Franchement, c’est un très très bon roman. Il n’est pas un coup de cœur mais une lecture qui m’a beaucoup marquée. Bravo.

Un grand merci aux éditions Belfond pour l’envoi de ce roman 🙂

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le personnage de Charlie que j’ai beaucoup apprécié.
  • La plume de David Nicholls
  • Le cadre de la fin des années 1990

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Bilan mensuel Juillet 2020

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Salut tout le monde! 🙂 

On se retrouve aujourd’hui pour faire le bilan mensuel de juillet. Mois particulièrement mouvementé pour moi, mais on s’en sort 🙂 

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Bilan Livresque
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Services presse, Prix et Comités

Lecture personnelle 

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Petit mois pour moi… J’ai commencé une bêta lecture qui m’a plongée dans une léthargie profonde… J’ai frôlé la panne de lecture à force de vouloir forcer. Kathleen, pleine de sagesse, m’a dit de mettre de côté pour reprendre plus tard… J’ai donc pu lire 14 services presse, 02 livres pour librinova et 03 romans pour un comité de lecture ainsi qu’01 lecture personnelle.
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Top & Flop
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TOP

FLOP 

Si belles en ce mouroir et petites confidences sont les lectures que j’ai le moins appréciées, en revanche arrêt d’urgence est un véritable flop…
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Les petits rendez-vous chez Satine =)
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A bientôt, je vous embrasse ♥

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Si belles en ce mouroir de Marie Laborde

téléchargement (5)Résumé : Dans une résidence pour personnes âgées, Alexandrine, quatre-vingt-cinq ans, Gisèle, quatre-vingts ans et Marie-Thérèse, cent ans, fomentent des idées de vengeance contre des hommes qui les ont maltraitées : un mari, un voisin, un gendre. Les histoires du passé et les projets de meurtre s’entremêlent alors aux parties de Scrabble, promenades dans le parc, séances de kiné, bisbilles avec l’aide-soignante, déjeuners infects… et tout ce qui fait le quotidien des résidents. On rit de la mort, on s’indigne sans larmoyer, et l’on se révolte patiemment… Conjuguant récit à énigmes et satire sociale, Marie Laborde décrit, dans un style direct et avec un humour cinglant, les aléas du grand âge à travers le destin de ces trois héroïnes qui vont prouver qu’elles n’ont désormais plus rien à perdre.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement l’agence de Gilles Paris ainsi que les éditions François Bourin pour l’envoi de ce roman. Avec un sujet si actuel, je ne pouvais pas passer à côté de cette lecture. Travaillant aussi dans l’aide à domicile, c’était vraiment important pour moi de mettre mon nez dans ce roman.

Si j’ai passé l’histoire et les personnages, je ne suis pas totalement immergée dans l’histoire. J’avoue que j’ai eu un peu de mal avec certains passages. Les personnages ne m’ont pas tous plu. Je pense que certains caractères étaient un peu trop trempés et la langue un peu trop déliée pour me plaire totalement. Cela reste une convenance personnelle…  J’ai aussi trouvé quelques longueurs. J’ai beaucoup aimé le message de fond, mais j’avoue que, pour moi, certains passages auraient pu être plus courts.

On fait la rencontre d’Alexandrine mais aussi de Gisèle et de Marie-Thérèse. Ces trois dames âgées vont faire la fête dans cet EHPAD. Ce roman nous propose de faire la découverte de ce monde qui a besoin d’aide. C’est vraiment très intéressant. L’auteure décide de prendre le point de vue de personnes âgées. J’ai beaucoup apprécié cela : si on peut souvent avoir l’avis de la famille qui vient visiter les gens ou du personnel soignant, on n’a pas souvent l’avis des principaux concernés !

Le message de fond reste assez clair. L’idée de ce genre d’habitation est chouette, c’est clair que pour certaines personnages âgées, être seule n’est pas forcément une bonne chose. On créé du lien, on vit en communauté dans la bienveillance et le respect… En tout cas sur le papier. A travers les regards de nos trois mamies, on n’est pas forcément dans cette optique… Même si la situation actuelle montre un personnel en or prêt à se mettre en quarantaine avec les personnes, ici, on n’est pas du tout dans la même ambiance.

« Ces dames et ces messieurs du personnel médical vous expliqueront qu’ils manquent de moyens. Or de nos jours le respect, la bienveillance et la courtoisie se payent : il faut de l’argent pour être civilisé, sans argent on est forcément irrespectueux, malveillant et grossier, n’est-ce pas. Il est vrai que pour assurer aux actionnaires des dividendes attractifs et dégager des marges phénoménales pour les propriétaires (qui comptent parmi les plus grosses fortunes de France), ce ne sont pas les seuls résidents qui sont pressurés comme des citrons : les employés sont sous payés, surexploités, surchargés de travail et, somme toute, obligés de maltraiter les résidents. »

L’auteure parvient à équilibrer son intrigue pour que l’on ne tombe pas dans le pathos pur et dur. Je pense que c’est cela qui fait que ce roman est si abordable et mémorable. Notre trio de mamies vaut le détour ! J’aime beaucoup le regard de ces personnages, ça fait du bien, ça donne du baume au cœur. Tout n’est pas toujours rose dans leur EHPAD mais, comme dans toute vie qui se respecte, on a des hauts et des bas, des moments de joie et des moments de tristesse. On a cette impression que les personnages font le point sur leurs vies. On partage leurs vies, leurs passés respectifs mais aussi les instants présents et les aléas de la vieillesse.

« Et je vous demande : est-ce que nous vie vaut la peine d’être vécue si notre mort ne fait pas couler une seule larme sur la joue d’une seule personne ? »

C’est avec beaucoup de délicatesse et d’humanité que l’auteure aborde ces thématiques si présentes dans l’actualité. Les personnages âgées sont à chérir et non à oublier. Croyez-moi, si mes grands-parents étaient encore là, j’en profiterai tellement.

En définitive, même si ce roman n’est pas un coup de cœur, j’ai apprécié faire la rencontre d’Alexandrine, Marie-Thérèse et Gisèle qui, avec leurs yeux grands ouverts et leurs cessions de commérage, nous proposent de découvrir un morceau de leurs vies. Le message reste très important. La plume de l’auteure est dynamique malgré un départ un peu en dent de scie pour moi (je pense que le début est un peu trop direct pour moi) et quelques longueurs, le récit reste intéressant et agréable.

03 bonnes raisons de plonger dans ce roman ;

  • Une thématique actuelle
  • Un trio de mamies déganté
  • Un message très important

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La vallée des rois de Véronique Fournier

51CgGcdYKgLRésumé : L’énervement était contagieux. Le soleil du Sahara lui-même, impitoyable dans le ciel sans nuages, ne parvenait pas à atténuer le suspense. Les fellahins qui apportaient des corbeilles de gravats de l’entrée de la tombe de Toutânkhamon accéléraient la cadence. Ils avaient atteint une seconde porte à neuf mètres de la première, au bout d’un corridor. Celle-ci aussi était scellée depuis trois mille ans. Qu’y avait-il derrière ? La tombe serait-elle vide, pillée depuis des siècles comme les autres ? Personne ne le savait. Sarouat Raman, le chef d’équipe enturbanné, gravit les seize degrés le séparant du niveau du sol. Son visage était couvert d’une couche de poussière comme de la farine. Empoignant sa jalabiya, il se dirigea vers l’auvent de la tente qui fournissait la seule parcelle d’ombre dans cette vallée accablée de soleil.— Je viens prévenir Votre Excellence que le corridor est complètement dégagé, annonça-t-il en s’inclinant légèrement. La seconde porte est parfaitement visible. Howard Carter leva les yeux de sa citronnade, cillant sous le chapeau noir qu’il s’entêtait à porter malgré la chaleur.— Très bien, Raman. Nous inspecterons cette porte dès que la poussière sera retombée.— J’attends vos instructions. Raman fit demi-tour et s’en fut.– Eh bien, vous n’êtes pas ordinaire, Howard, remarqua lord Carnarvon, baptisé George Édouard Standhope Molyneux Valentin. Comment pouvez-vous rester là à finir votre verre sans chercher à savoir ce qu’il y a derrière cette porte ?Carnarvon sourit et cligna de l’œil vers sa fille, lady Evelyn Valentin :— À présent, je comprends pourquoi Belzoni s’est servi d’un bélier quand il a découvert le tombeau de Séthi Ier.— Mes méthodes sont diamétralement opposées à celles de Belzoni, protesta Carter, et celles de Belzoni lui ont valu de trouver une tombe vide à l’exception du sarcophage. (D’instinct, le regard de Carter alla à l’entrée proche de la tombe de Séthi Ier.)

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions de la p’tite tartine pour l’envoi de ce roman via SimPlement. J’étais très curieuse de découvrir la plume de Véronique Fournier ainsi que l’intrigue. Etant plutôt férue de l’histoire égyptienne et de tout ce qui peut se rapporter à cette civilisation, je suis toujours curieuse de découvrir des intrigues basées sur cette thématique.

Je tiens tout de suite à préciser que la vallée des rois n’est pas un roman historique mais un roman contemporain. L’action se déroule à notre époque mais nous avons une sortie de mise en place d’une malédiction dans les années 1920. En effet, quelques mois après l’ouverture de la tombe de Toutânkhamon, quatre personnes ayant pris part à cette spectaculaire ouverture de tombe décèdent dans des circonstances mystérieusement louches… La malédiction des Pharaons resurgit des abysses….

Nous faisons la rencontre d’Hélène, un personnage que j’ai tout de suite beaucoup apprécié. En effet, Hélène est une jeune femme qui est égyptologue. Son métier la fascine bien qu’elle ne soit pas forcément comprise par ses proches. Hélène étudie l’Egypte avec beaucoup d’attention… Mais à un moment, la théorie ne suffit plus. Hélène décide de sauter le pas et s’envole pour le Caire et pour étudier sur place ce pays aussi fascinant qu’envoutant.

L’auteure ne perd pas de temps et nous propose une intrigue qui nous propulse tout de suite au cœur d’un drame : le meurtre froid d’un propriétaire d’une boutique. Ce propriétaire possédait une statuette aussi particulière que convoitée. Pour Hélène, la statuette de Séthi est liée au meurtre de cet homme… L’enquête se profile et commence à prendre forme. Rapidement, Hélène va se rendre compte que les autorités ne sont pas forcément des alliés dans cette enquête, elle va devoir faire attention. Le danger rode à tous les coins de rue.

Cette aventure est mouvementée et pleine de péripéties qui ne vont pas laisser le lecteur insensible. Je suis vraiment très contente d’avoir mis le nez dans ce roman qui regorge de surprise. Franchement, je ne pensais pas apprécier autant ma lecture. Ce thriller est très captivant.

Le point fort de ce roman est, sans aucun doute pour moi, le personnage d’Hélène. C’est une jeune femme très intelligente, elle réagit très vite et assemble les pièces du puzzle assez rapidement. J’ai beaucoup apprécié son côté humain qui est très important. En effet, on apprend qu’elle a des failles, des qualités mais aussi des défauts. C’est vraiment très sympathique. Hélène est un personnage fort mais qui montre aussi des failles et ça fait du bien ! En effet, on a un personnage qui ressemble aux lecteurs ! C’est vraiment très agréable. Hélène est sans aucun doute une révélation dans ce roman.

Ce thriller qui a pour fond l’une des cultures les plus intéressantes à mes yeux fonctionne très bien. Il n’y a pas de longueurs, on se retrouve avec une enquête trépidante entre les mains. La seule chose que j’ai à reprocher à ce roman, ce sont les personnages secondaires. En effet, j’ai l’impression qu’on a tellement mis le paquet pour nous donner un personnage aussi fort et important qu’Hélène que les autres sont peut-être un peu moins bien dessinés qu’Hélène. La psychologie fouillée et détaillée d’Hélène est beaucoup plus travaillée que celles des autres personnages, à mes yeux. J’ai donc eu plus de mal à m’attacher aux autres personnages. De plus, le danger étant partout autour d’Hélène, j’ai eu plus tendance à me méfier de tout le monde…

Autre point très important et qui sert le roman : la plume de Véronique Fournier que j’ai énormément appréciée. Je crois que les descriptions sont les moments que j’ai le plus aimés dans ce roman. Les détails, les sons, l’ambiance, on s’y croirait. C’était épatant ! J’ai vraiment adoré ces petites descriptions aussi riches et fouillées que le personnage d’Hélène. Je dois aussi souligner le fait que l’enquête ne souffre pas d’incohérences… C’est plutôt très agréable !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La force du personnage d’Hélène
  • La plume de l’auteure
  • Les descriptions des lieux que nous visitons et dans lesquels nous évoluons

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Book haul juillet 2020

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Salut tout le monde, j’espère que vous allez bien.

J’ai listé les romans que j’ai achetés et reçus ce mois-ci… Vous êtes prêts? Je vous avoue que, personnellement, j’suis pas prête à me féliciter! ^^ »

Mes achats 

Un bon +39 dans les dents! OUTCH ! Je remercie mon chéri, tous les Disney sont des cadeaux ainsi que les Hugo. J’ai aussi acheté les Pagnol et quelques romans chez Emmaüs (autant dire que je les ai eu pour une bouchée de pain) ainsi que les Charleston qui ont été trouvés chez Noz à -80%. Je continue ma découverte de la saga the seven sisters de Lucinda Riley en VO ainsi que 3 romans trouvés sur Vinted : Delicious, et la duologie de Georgia Caldera =)

Les services presse 

Librinova 

PDAI

 

Vous remarquerez que je n’ai pas beaucoup de SP ce mois-ci. C’est une volonté de ma part… J’ai décidé de lever un peu le pied de ce côté là =)

Et vous? Quels sont vos achats? ♥

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Les trois vies de l’homme qui n’existait pas de Laurent Grima

51kZBFd5Q6LRésumé : Tino n’existe pas ! Tombé du ciel il y a près de trente-cinq ans, son père, un marginal sans nom porteur d’un lourd mystère, a oublié de le déclarer à l’État-Civil. Ils vivent tous deux à la périphérie de la civilisation et de ses dangers, sans autre identité que leur statut fragile de vendeurs nomades à la sauvette. Mais un jour, le patriarche meurt, laissant Tino seul face à un immense défi : s’inscrire dans le monde des hommes, en respectant la promesse qu’il lui avait faîte un jour de vivre plusieurs vies !

~ Lecture prix des auteurs inconnus 2019 ~

Je remercie chaleureusement Virginie et Julie pour l’organisation du prix des auteurs inconnus. C’est un réel plaisir pour moi de faire partie du jury depuis maintenant trois ans. C’est donc le moment pour moi de vous donner mon avis sur ma lecture dans la catégorie « Littérature blanche » pour le mois de juillet.

Le titre de ce roman est assez mystérieux. Comment peut-on vivre trois vies sans exister ? Tino est un homme qui n’existe pas. Il est sans être. Son père vivant en marge de la société ne l’a pas déclaré à l’Etat Civil après sa naissance. Aux yeux de l’Etat, Tino ou Antoine ou Günther n’existe pas. Véritable baroudeur, il sillonne les villes et les pays avec son père. La situation de leur vie ne leur permet pas d’être autre chose que des nomades. Nomades dans tous les sens du terme.

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Tino vit sans exister : il a des connaissances de passage mais pas d’amis réels. Il n’a pas de travail sauf des petits boulots à la sauvette. En d’autres termes, il vivote. Son père est son seul repère dans cette vie dont les contours sont toujours flous. A la mort de son père, Tino va devoir relever le défi d’apprendre à vivre seul… Tino, des fois, n’est pas Tino. Il a trois identités que son père utilisait à tour de rôle, selon les situations de leurs vies, selon la porte du monde imaginaire que son père voulait ouvrir. Tino n’a pas de mère, il ne sait pas qui elle est. Il est difficile pour lui de se projeter tant les questions l’assaille.

« C’est dans un ventre féminin que débutent nos vies terrestres. Quoi qu’on en dise, on en est marqué à jamais, et c’est un peu de ces « elles » qui nous permet de voler. Lamartine n’avait-il pas dit « qu’il y avait une femme à l’origine de toutes les grandes choses ? »

La vie de notre personnage principal va être mise à rude épreuve lorsque son père va mourir. Il va se retrouver seul au monde. Il va devoir aller de l’avant et pour cela, il doit faire face à une question « qui suis-je dans ce monde qui ne semble pas être le mien » ? Quand on vit seul, hors de la société, que l’on emprunte des prénoms, qu’on n’a pas de nom de famille… Que peut-on devenir ? A quoi aspire-t-on dans la vie ? C’est vraiment déroutant. Notre personnage principal va devoir avancer dans la vie et trouver sa place. L’homme est-il fait pour vivre seul ? L’homme est-il capable d’être heureux seul ? J’ai trouvé très intéressantes toutes les questions qui peuvent émerger de l’intrigue. J’ai vraiment aimé la thématique identitaire ainsi que la portée philosophique qui se dégage.

Tino est un personnage auquel on s’attache très rapidement, c’est la révélation de ce roman. J’ai beaucoup apprécié la manière dont l’auteur dégage les thématiques et nous propose un texte original et plein de qualités. Etre et ne pas être en même temps : vaste sujet.

J’avoue que ce n’est pas forcément ce que je lis habituellement, je n’avais pas forcément envie d’ouvrir ce roman. La magie opère mais il faut s’adapter au style de l’auteur ainsi qu’à la construction du roman. Pour moi, j’ai eu du mal, au départ, à comprendre où voulait en venir l’auteur. J’ai eu du mal à lire les cinquante premières pages puis, je me suis adaptée à cette originalité et j’ai pris plaisir à découvrir ce que j’avais sous les yeux. La narration à la première personne permet au lecteur de se sentir proche de notre personnage principal. On n’est pas spectateur mais on vit l’aventure de Tino avec lui et l’on devient, par extension, son premier véritable ami.

C’est avec beaucoup de douceur et un regard rempli d’humanité que l’auteur nous raconte cette histoire. Conte psychologique et philosophique, c’est une quête identitaire très sympathique qui vous attend. Tino nous apprend l’humanité, la possibilité de faire des erreurs, on est aussi dans un roman plein de générosité. C’est très agréable à lire. La plume de l’auteur est vraiment agréable, fluide et dynamique. Si j’ai eu un peu de mal à me mettre dans l’ambiance de ce roman, je suis ravie d’être passée au-delà de mes aprioris et d’avoir continué. C’est vraiment une belle surprise.

« Il y a quelque chose d’une relation charnelle entre un livre et son lecteur. Le premier contact d’abord, avec un titre qu’on lit la tête penchée en trahissant l’air de rien une ébauche d’inclination. Et puis le regard que l’on porte sur la couverture en cherchant dans une illustration les indices d’un plaisir. L’objet de ce désir qui naît et que l’on retourne sur la quatrième de couverture dans la quête d’un élan décisif, une bascule… L’acte de lire qui vient ensuite : le contact délicieusement rugueux avec les pages, et l’odeur de l’encre, intemporelle, universelle, qui accompagnent le voyage. Et puis les mots enfin, qui bercent, emportent et chavirent en faisant naître tous les mouvements possibles de l’immobilité. »

Au final, on se rend compte que, même si c’est important de savoir d’où l’on vient, le plus important est de savoir qui l’on est. On se retrouve avec une jolie leçon de vie.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un roman plein de tendresse et d’émotions
  • Une très jolie plume
  • Le personnage principal que l’on a envie de prendre sous son aile

Retrouvez le PDAI par ici :

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Les tribulations d’Esther Parmentier – Tome 1 : cadavre haché vampire fâché de Maëlle Desard

téléchargement (7)Résumé : Esther Parmentier, 19 ans, sorcière non répertoriée, est embauchée pour un premier stage dans une agence très spéciale… Délires assurés ! Esther Parmentier a quitté sa Bretagne natale pour un stage à Strasbourg dans une société informatique quand elle est repérée par l’Agence de Contrôle et de Détection des Créatures Surnaturelles. Car Esther est une sorcière. À peine remise de cette découverte, et des tests visant à déterminer ses capacités, Esther apprend qu’elle n’a pas plus de pouvoirs qu’une allumette mouillée. Sa note sur l’échelle des pouvoirs est historiquement basse : 2 sur 82. Mais Esther est dotée d’un caractère de cochon, de solides capacités de déduction et est capable de résister aux pouvoirs de séduction des Créatures. Malgré son faible score, l’Agence décide donc de l’embaucher comme stagiaire.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Rageot ainsi que Babelio pour cette masse critique. J’avoue que j’ai carrément craqué pour la couverture. J’ai eu un peu peur parce que tout ce que j’ai pu lire chez Rageot était en deçà de ce que j’attendais. Malgré une petite frayeur en début de lecture, je suis heureuse de vous dire que j’ai beaucoup apprécié ma lecture.

On fait la rencontre d’Esther Parmentier, une jeune femme de 19 ans qui est tout ce que l’on n’attend pas d’un personnage principal : elle n’a pas la langue dans sa poche, elle n’est ni mince, si fabuleusement belle, elle jure comme un charretier. Du haut de ses 19 ans, elle ne s’épanouit pas dans son stage. Sa vie va prendre un virage à 180° lorsqu’elle va apprendre que c’est une sorcière. Une sorcière de niveau 02. Le niveau 02 est inédit : on n’a jamais vu de sorcière plus nulle que ça.

« Je croisai mon reflet dans les miroirs de l’ascenseur et retins un gémissement. A dix-neuf ans, mon corps montrait une incapacité à gérer la moindre privation de sommeil qui forçait le respect. Comprendre : ma tronche aurait fait fuit la lèpre. »

D’un autre côté, on fait la rencontre de Loan, un vampire qui va devenir le référant d’Esther lors de son stage au sein de la ACDC (Agence de Contrôle et de Détection des Créatures surnaturelles). Loan est mystérieux, ne parle pas, ne sourit pas, il fait son boulot et c’est tout. Si Esther est une jeune femme qui a tendance à toujours mettre les deux pieds dans le plat, Loan maitrise tout. La seule chose qu’il ne maitrisera pas, c’est Esther, pour son plus grand malheur ! Le duo Esther/Loan fonctionne plutôt bien et nous offre une aventure rocambolesque.

Au départ, j’ai vraiment eu beaucoup de mal avec le style de l’auteure, enfin, c’est ce que je pensais. En fait, le style de l’auteure ne me dérange pas plus que cela, il est même frais et dynamique une fois que l’on plonge dans ce roman. En revanche, la manière dont parle Esther ne m’a pas du tout plu. Etant donné que c’est le personnage principal de ce premier tome… j’ai eu beaucoup de mal à m’y faire. Je me suis adaptée à partir de la moitié de l’histoire, le personnage d’Esther ne m’a pas forcément plu tout de suite. Au fil des pages, j’ai appris à la connaitre et ça s’est beaucoup mieux passé par la suite ! Il y a quelques longueurs dès le départ. Franchement, pour ne rien vous cacher, c’est assez dense au niveau de l’intrigue. Le premier tome pose les bases, c’est indéniable mais il faut aussi prendre en compte le fait qu’on nous propose vraiment un univers créé de toutes pièces. Personnellement, j’ai été un peu perdue avec l’ACDC et tout ce qui va avec… Je ne peux pas vous en dire de trop pour ne pas vous spoiler l’intrigue mais attachez vous quand même, on ne sait jamais.

On a beaucoup de références à des films/sagas que l’on connait. Esther tisse toujours des liens entre la réalité et la fiction à travers ces références et j’ai trouvé ça très sympathique. Quand l’intrigue se met en place, on se lance à corps perdu dans cette lecture et personnellement, j’ai bien aimé ! Ce premier tome est riche, dynamique et complètement barré ! Qu’est-ce que j’ai ri ! Je n’ai pas souri, je me suis marrée ! Ça n’arrive pas souvent mais l’imagination de Maëlle Desard semble être sans limite.

« Ma dégaine ne lui revenait pas – je ne pouvais lui en vouloir. Je devais ressembler à Hagrid en jupe juste sorti d’une rave party. La barbe en moins. »

L’auteure est parvenue à me faire apprécier un roman qui ne commençait pas forcément très bien. Avec les quelques longueurs du début et le caractère d’Esther, j’avais l’impression de courir vers le désastre… Mais le panel de personnages grandissant et s’étendant, j’ai vu Esther évoluer avec les autres et cela la rend beaucoup plus agréable. Il y a beaucoup de personnages secondaires mais j’ai grandement apprécié Mozzie, le fantôme et ses émoticones ! Quelle belle idée !

Même si l’intrigue se veut relativement jeune avec un personnage principal plutôt jeune, l’utilisation d’émojis ainsi qu’avec une intrigue mettant au cœur de l’intrigue les jeux en ligne et la disparition d’adolescents, je ne mettrai pas ce roman entre les mains des plus jeunes. On a quand même des cadavres, un langage assez coloré (même si cela ne fait plus peur aux jeunes) mais je pense qu’un adolescent de 16/18 ans pourrait adorer ce genre de lectures !

L’univers de Maëlle Desard est très riche. L’intrigue nous propose de faire la rencontre de beaucoup de créatures surnaturelles : les vampires, les sorcières et les loups garous mais aussi les fantômes et les banshees par exemple. On est vraiment dans un univers qui propose quelque chose de différent, de décalé. C’est très intéressant et sympathique d’avoir de la diversité.

Il faut quand même souligner le fait que je ne pense pas que tout le monde appréciera cette lecture, je pense que c’est soit on aime et on accroche au style, soit on n’adhère pas à ce que l’auteure propose. Personnellement, j’ai eu peur mais au final, je ressors vraiment très agréablement surprise ! Le style est fort, décalé et plein de surprises !

03 bonnes raisons de lire ce premier tome :

  • Un univers décalé et bourré d’humour
  • Une plume très rafraichissante et dynamique
  • Le panel de personnages (et Mozzie ♥)

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