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Améthyste d’Isabelle Bruffaert

51UrV2wPMvL.jpgRésumé : 1795.Quelque part en Bretagne. La jeune et belle Améthyste fuit son destin et poursuit des chimères. Elle refuse d’épouser le vieux baron auquel son oncle la destine, et elle veut gagner Paris pour participer à la libération du Dauphin Louis XVII, emprisonné à la Tour du Temple. En chemin, elle croise Baptiste de Kermaec et ses hommes. Sont-ils des bandits ou des gentlemen ? Le mystérieux et exaspérant Baptiste va-t-il l’aider ou l’empêcher de mener à bien ses desseins ? Qui est-il et que lui veut-il ? Face à cet homme déroutant, Améthyste fait front, mais la bataille ne sera pas aussi facile à remporter qu’avec les autres hommes…

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie les éditions Alter Real pour l’envoi de ce roman qui m’a permis de passer un bon moment de lecture en compagnie de nouveaux personnages que j’ai pris plaisir à découvrir.

Une romance historique

Comme vous le savez, j’adore ce genre. Souvent bercée par des auteures britanniques ou américaines, je ne lis que très peu de romances historiques françaises. Isabelle Bruffaert est parvenue à trouver un parfait équilibre entre romance et histoire. C’est plutôt surprenant…

L’intrigue et les décors

J’ai eu la chance de découvrir une romance à la Julia Quinn avec une toile de fond historique à la Jacquie Béal. Quel délice, c’est vraiment très sympathique parce que les deux genres cohabitent à merveille. J’ai trouvé cela très intéressant parce qu’ils s’équilibrent parfaitement. L’Histoire se matérialise sous nos yeux. Direction le 18ème siècle et particulièrement l’année 1795 qui marque le tournant dans la vie politique française. On y parle de libération, de révolution, le peuple gronde, rend menaçant la vie parisienne pour les nobles et les riches.

Voilà une période historique boudée par les romanciers. J’ai trouvé intéressant la manière dont l’auteure traite la période en question : à travers les yeux d’une femme qui rend l’intrigue très piquante.

Les personnages

Ici, on va forcément s’intéresser à un homme et une femme. Améthyste est une jeune femme pleine de surprise : belle, intelligente, courageuse et rebelle, Améthyste est un personnage qui dynamise le roman. Améthyste est une jeune fille qui n’a pas forcément eu une éducation comme une jeune fille devrait l’avoir au 18ème siècle. Elle a une sacrée longueur d’avance pour son temps. Elle veut être libre, ne pas se marier, libérer le dauphin est sa quête absolue voilà qui vient contrarier son oncle : issue de la noblesse, téléchargementelle doit se marier avec un vieil homme : un baron. Ainsi, on remarque très rapidement que malgré son rang, elle ne fait pas partie de ces nobles qui sont suffisants et qui traitent les gens venant des castes de la société inférieures avec médiocrité. Elle a ses convictions et les fait entendre. Terminé les jeunes femmes soumises à leurs époux, Améthyste veut vire sa vie comme elle l’entend !

Ainsi, grâce à ce personnage : l’auteur met en parallèle le mode de vie avant la révolution et après cette aire révolutionnaire. La révolution se met en route de différente manière : les mœurs des personnes mais aussi le ras-le-bol des différentes tranches de la société.

Alors qu’Améthyste rêve de liberté, elle fait la rencontre de Baptiste. Pour moi, ce personnage est très intéressant : aussi mystérieux que dangereux pour notre personnage féminin principal.

La plume et l’univers de l’auteure

C’est une très jolie découverte. J’ai trouvé que l’auteure apportait quelque chose que je n’avais pas retrouvé dans une romance historique depuis longtemps : de l’originalité ! Ainsi, j’ai pu retrouver une histoire intéressante qui traite d’un pan de l’Histoire de manière très intéressante.

La plume d’Isabelle Bruffaert est très belle. En effet, elle allie dynamisme, humour, intelligence et romance. Voilà un joli mélange qui m’a beaucoup plu.

Je pense que la seule chose qui m’a chiffonnée, c’est le fait que le roman soit trop court… J’aurais aimé en savoir beaucoup plu sur cette période historique !

Les – :

  • J’aurais adoré quelques pages en plus… 

Les + :

  • Le duo de personnages.
  • La période historique traitée.
  • L’équilibre entre la romance et l’Histoire
  • La plume de l’auteure

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La confrérie des chats de gouttière : Tome 1 – L’orgueil de Jay d’Adeline Dias

51iF0brmuHLRésumé : La Confrérie des Chats de Gouttière est un groupe de cinq amis d’enfance dont les destins se croisent et se séparent pour mieux se retrouver. Lorsque Jérémy revient à Lille, dix ans après son départ pour les États-Unis, il n’est plus le chat errant qui a presque fui la France pour une vie meilleure. Homme d’affaires qui a réussi outre-Atlantique, il compte bien prouver au reste de la Confrérie qu’il a changé… et surtout à Charlotte, son ancienne petite amie.

~ Lecture détente ~

Mon avis : J’ai acheté ce premier tome lors de ma première rencontre avec Adeline lors d’un salon littéraire. Depuis, j’ai aussi acheté le deuxième tome lors de notre deuxième rencontre et le troisième au salon d’Orchies. Ayant les trois tomes entre les mains, j’ai foncé. J’ai donc pris le temps de découvrir le premier tome de cette saga au titre original. J’avoue que j’ai craqué pour cette jolie couverture.

Une romance toute mignonne

Ce qui m’a attiré dans ce résumé, c’est ce groupe d’amis qui perdure depuis longtemps. En effet, je suis plutôt fan de ce genre d’ambiance. Des amis qui se connaissent depuis toujours, sur le bout des doigts et qui se comprennent en un regard. Dans les groupes d’amis, il arrive souvent qu’il y ait des petites disputes, des histoires d’amour et des ras-le-bol qui se comprennent.

Ce premier tome se focalise sur Jérémy-dit Jay- et accessoirement sur Charlotte. Ancien couple, Jay a fui du jour au lendemain en laissant Charlotte et son cœur brisé.

Les personnages

Dans ce genre de roman, le plus important pour moi, ce sont les personnages. Bande d’amis, c’est le top du top. Ce que j’ai apprécié c’est que chacun apporte quelque chose, sur chaque tome on se focalise sur des personnages mais les autres restent très actifs. C’est très intéressant comme construction narrative. Adeline Dias parvient à créer une ambiance assez sympathique. Chacun à son caractère : Baptiste, Charlotte, Rodrigue, Jérémy et Benoit viennent donc dynamiser nos pages.

J’ai énormément apprécié Charlotte qui est une jeune femme très gentille, forte et courageuse. Cependant, j’ai trouvé Jérémy très imbu de lui-même. Il est un peu trop suffisant. J’avoue avoir eu du mal au départ. En se posant en victime, il n’a pas forcément su me plaire au départ. Puis, j’ai appris à le connaitre et à l’apprivoiser. Globalement, même si sur la fin il m’a moins déplu, il est le personnage qui n’a pas su me séduire.

La plume d’Adeline Dias

Je suis contente d’avoir pris le temps de vous présenter le premier tome de cette trilogie. Je suis vraiment contente d’avoir rencontré cette plume qui m’a beaucoup plus, cette romance toute mignonne est très sympathique. En plus d’avoir des personnages attachants, le cadre est Lille : le nord étant ma région, c’est avec plaisir que j’ai suivi leur histoire. Le tome deux ne va pas attendre très longtemps dans ma bibliothèque, c’est certain !

Les – :

  • Le personnage de Jay que j’ai eu du mal à apprivoiser.

Les + :

  • L’ambiance qui s’émane du groupe d’amis que forme la confrérie.
  • La plume d’Adeline Dias
  • Le décor et l’ambiance du roman.
  • Une romance très sympathique
  • Des personnages avec un passé qui apportent tous quelque chose

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Le quartet des Smythe-Smith – Tome 1 : un goût de paradis de Julia Quinn    

51wpxpW8gBL._SX307_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : En ce printemps 1824, lady Honoria Smythe-Smith se morfond chez elle depuis que son frère Daniel, contraint à l’exil après un scandale retentissant, a laissé la maison vide et leur mère désespérée. Comment échapper à cette ambiance morose ? En se mariant ! Hélas, lors de la précédente saison, tous ses prétendants l’ont abandonnée sans un mot d’explication. Cette année, Honoria entend bien forcer le destin. Elle jette son dévolu sur le jeune Gregory Bridgerton et, lors d’une garden-party à Cambridge, met au point un plan infaillible pour l’attirer dans ses filets. Mais Marcus, son ami d’enfance, va tout faire capoter…

~ Lecture détente ~

Mon avis : Je remercie mon amie Dilshad pour l’envoi de cette saga. J’ai été gâtée lors d’un SWAP. Ainsi, j’ai pu découvrir un autre univers de Julia Quinn. ♥♥♥♥♥

Une romance historique sympathique

J’ai passé un très bon moment de lecture avec ce premier tome. Ce que j’ai apprécié c’est le fait de retrouver un autre univers de l’auteur dans ce roman. En effet, on retrouve des personnages de la saga « les chroniques des Bridgerton » (dont j’ai entamé la lecture, il faut aussi que je termine cette saga !).

On fait la rencontre de Honoria Smythe-Smith, la jeune sœur de Daniel. Daniel est un jeune homme qui sait ce qu’il fait. Fier, rigolo et intelligent, il devient rapidement la coqueluche de son collège. Collège dans lequel il rencontre Marcus qui deviendra rapidement son meilleur ami…

Dans ce roman, on se retrouve donc dans une romance en deux temps. En effet, Julia Quinn pose les bases dès le début de son roman. On entre dans la jeunesse de Marcus et de Daniel le temps de quelques pages. Puis, on se retrouve dix ans plus tard. Les temps ont changés, les mœurs aussi ainsi que les choses : Daniel est exilé suite à un comportement qui peut le mettre en danger s’il remet un pied en Angleterre.

Les personnages : la force du roman

J’avoue que j’ai beaucoup apprécié Honoria. Elle a un sacré caractère. Malgré une époque où la femme n’a pas forcément sa place, elle ne se laisse pas marcher sur les pieds et refuse de se taire. Honoria a un sacré humour, un franc-parler et une franchise terrible.

Marcus est un personnage très charismatique aussi. Jamais un mot plus haut que l’autre, il m’a fait penser à Monsieur Darcy sur quelques points. Il ne faut pas croire qu’il est coincé ou idiot : c’est un homme qui économise ses paroles, qui sait à qui il peut dire les choses. Avec un père absent et une mère décédée, il reste souvent seul, mis à part Daniel, il n’a pas d’amis. Lorsqu’il retrouve Honoria par hasard, Marcus replonge dans ces moments où il était quasiment un membre de la famille des Smythe-Smith.

Autre groupe de personnages assez intéressant : le quartet Smythe-Smith qui est un quartet assez connu. En effet, tous les ans, les jeunes femmes non mariées de la famille Smythe-Smith. Quartet musical, il reste franchement très mauvais. Tout le monde le sait mais personne ne dit rien. Les principales intéressées sont les premières à ne pas vouloir y participer mais le rituel familial doit perdurer. J’ai trouvé cette idée très rafraichissante et drôle. Là où on pouvait les prendre pour des personnes imbues d’elles même dans les romans des chroniques des Bridgerton, on se rend rapidement compte que les filles Smythe-Smith sont drôles et ont un sacré sens de la dérision !

L’intrigue

En soi, j’avoue avoir été un peu déçue. En effet, j’attendais beaucoup de la raison pour laquelle Daniel avait dû s’exiler. Je m’attendais à quelque chose de grave, puis finalement, j’ai été un peu déçue de la révélation. L’intrigue n’est pas hyper originale bien que l’auteure ait mis ses personnages en avant, encore une fois, je n’ai pas été surprise par le déroulement de l’histoire et par le schéma narratif… Dommage !

Cependant, je souligne le fait que pour une fois, ce n’est pas la force héroïque de l’homme qui fait chavirer les choses. Honoria est un personnage fort qui marque vraiment l’histoire par son caractère, bravo !

La plume de Julia Quinn

Encore une fois, je suis rentrée très rapidement dans l’histoire. Cette plume est charmante et sans prétention. On se sent vraiment bien dans son univers. C’est rempli de douceur, cela nous fait passer un joli moment de lecture.

Les – :

  • Pas de surprise dans le déroulement de l’intrigue, dommage !

Les + :

  • Les personnages qui sont la force du roman
  • La plume de Julia Quinn qui est prenante.
  • La présence de la famille Smythe-Smith

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Le messager de Leslie Poles Hartley

51d3v2wi5ZL._SX195_Résumé : Il faisait très chaud cet été-là et tous les spectateurs du grand film de Losey garderont à jamais le souvenir de tous ces personnages engoncés dans cette campagne anglaise torride. Le lecteur du beau roman de Leslie Hartley (1895-1972) s’apercevra avec une surprise vite muée en délectation, que le grand cinéaste a illustré page après page cette triste et dramatique histoire d’amour, manquent les yeux de Julie Christie, mais reste le récit pudique, subtil et prenant d’un  » Bildung roman  » qui aurait pu séduire Stevenson comme Henry James.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie les éditions Belfond pour l’envoi de ce roman que j’ai pris plaisir à découvrir dans la collection Vintage des éditions. Je trouve cela très sympathique comme pratique. Ainsi, on peut se replonger facilement dans des romans classiques. C’est une idée très sympathique.

Un roman sur la différence

Ce roman traite de différentes thématiques mais celle de la différence n’est pas à négliger bien au contraire. La différence est présente à plusieurs niveaux : elle se voit entre les deux amis Léon et Marc puisqu’ils ne viennent pas de la même strate sociale mais aussi entre deux jeunes personnes qui tombent amoureuses.

On fait la rencontre de Léon et de Marc. Marc est un jeune homme de l’aristocratie anglaise. Léon est son ami qui lui, ne connait pas le faste de la noblesse anglaise de cette époque. Léon devient rapidement le messager naïf d’une histoire d’amour entre la sœur de Marc et Ted, un jeune homme de ferme.

J’ai mis du temps à écrire ma chronique. Cela fait une semaine que je suis dessus. J’avoue que d’habitude, je suis plutôt du genre à apprécier ce contexte historique et géographique mais ici, cela n’a pas pris comme je l’aurais souhaité. Je suis passée un peu à côté. Finalement, je n’ai pas grand-chose à dire sur le roman…

Un roman purement anglais

On se retrouve vraiment dans un contexte que j’adore : l’aristocratie anglaise. La noblesse anglaise et ses étiquettes ! Il y a tellement à dire là-dessus. C’est vraiment ce que j’ai apprécié dans ce roman. L’ambiance et la pudeur de cette aristocratie anglaise qui est parfois injuste.

Les plumes anglaises se reconnaissent… Enfin, je le sens tout de suite. Ici, on est en plein dedans. Descriptions, drame familiaux, plume mordante et efficace, bref, c’est vraiment la plume et le style anglais qui ont sauvés ma lecture.

L’intrigue reste simple et agréable mais pas de quoi fouetter un chat. On est vraiment dans un roman dans lequel je ne me suis pas trouvée à l’aise, je suis restée spectatrice dans cette histoire, je n’ai pas su partager l’histoire avec les personnages. Je pense que cela est dû au fait que, dès le départ, j’ai eu du mal à me lancer dans la lecture. J’ai trouvé les premiers chapitres trop longs.

Les personnages

Léon m’a beaucoup plu, sa naïveté est assez drôle et apporte son lot de péripéties. Sans le vouloir il devient le spectateur et le messager d’une romance interdite entre la sœur de Marc et d’un fermier du village. Si Léon m’a plu, les autres personnages sont un peu ternes pour moi.

En définitive, le roman ne m’a pas déplu à 100% mais ce n’est pas non plus un coup de cœur. Je pense que je ne garderai pas en mémoire cette lecture très longtemps. Cependant, j’ai vu qu’il y avait des adaptations cinématographiques… Pourquoi pas ne pas essayer ? 😉

Les – :

  • Un début trop long
  • Un roman qui ne m’a pas déplu mais qui ne m’a pas plu non plus…
  • Quelques personnages trop ternes

Les + :

  • Le cadre géographique et historique
  • L’ambiance de l’aristocratie anglaise de l’époque
  • Un roman purement anglais, style que j’adore
  • La différence entre riches et pauvres qui est un incontournable des classiques !

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Mojunsha – Tome 1 : Panthère-des-ténèbres de Sara Pintado

51cVxad5hSL.jpgRésumé : Plus de huit cents ans après la chute des Rois-Panthères, les Kunji constituent la caste la plus méprisée du Royaume Mojun. Leurs tentatives pour renverser la dynastie des Mojunsha se sont toutes soldées par des échecs. Japsaro, descendant des Rois-Panthères, passe un pacte terrible avec Panthère-des-ténèbres, l’un des Avatars du Grand Dieu, afin de rendre aux Kunji leur prestige d’antan. Est-il cependant prêt à tous les sacrifices que lui demande Panthère-des-ténèbres en échange de son soutien ? Et surtout, sert-il vraiment sa cause ou n’est-il qu’un pion dans les luttes des Avatars du Grand Dieu ?

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Dorian ainsi que les éditions Noir d’absinthe pour l’envoi de ce premier tome assez prometteur.

Un univers fantasy dépaysant

Je ne pensais pas m’immerger dans cet univers si rapidement. Dès les premiers chapitres, j’ai plongé dans un univers assez incroyable. C’est super dépaysant. J’ai eu l’impression de plonger au cœur de la jungle indienne (bon, c’est un peu moins mignon que le livre de la jungle) mais j’ai eu cette impression tout au long du roman, j’ai voyagé entre les lianes et les dangers de la jungle d’un côté et dans un somptueux palais du royaume Mojun qui révèle bien des surprises.

Je vous assure : je vous présente 500 pages de dépaysement, d’un univers bien ficelé qui vous promet de jolies surprises.

De nombreux personnages

Bon, j’ai eu du mal sur ce point au départ. Si certains personnages m’ont plu, j’ai eu du mal avec les prénoms aux consonances particulières. Entre Aysso, Japsaro, Neyro, Shandaro et tous les autres noms, je me suis perdue. Les personnages récurrents ne m’ont pas posés problème mais ceux qu’on voyait un peu moins, j’ai eu plus de mal à me souvenir de qui était qui et quelle était sa fonction dans le roman. Des fois, j’ai dû revenir en arrière de quelques pages pour me souvenir.

Les personnages sont bien campés. Ils ont tous une utilité et j’avoue que j’ai apprécié ce monde où les Avatars du grand Dieu et les hommes se mélangent. Ainsi, on se rend compte que les hommes ne sont pas forcément décisionnaires de tout ce qui les impactent. J’ai aussi apprécié le fait que les hommes peuvent parler avec leur propre Avatar : ainsi Shandaro, le Mojunsha qui règne sur le royaume durant notre lecture peut discuter avec élephant-de-lumière pour avoir son avis et/ou son aide. C’était plutôt très sympathique.

L’intrigue

Pour moi, l’auteure a été très intelligente dès le départ. On a une friction dans le royaume entre le Mojunsha et les Kunji, le peuple le plus détesté du royaume. Les « pieds-trempés » sont montrés du doigt par tout le monde. La révolte gronde et Shandaro va devoir faire quelque chose, rapidement, pour sauver son royaume du retour du Roi du nord, roi des Kunji.

En plus de cette notion de guerre de royaume que l’on retrouve dans tous les romans fantasy, Sara Pintado ajoute une notion qui ne m’a pas laissé insensible : une histoire d’amour ! Si Japsaro n’aime pas Shandaro c’est avant tout pour avoir volé le cœur d’Aysso la Mojunshahi –femme de Shandaro.

Ainsi, on suit l’histoire sur plusieurs années : on voit les personnages évoluer et devenir adultes.

On alterne les points de vue : on passe du point de vu de Shandaro/Aysso/Neyro (le royaume) à celui de Japsaro et ses proches (les Kunji). Cela donne du rythme au roman et  nous permet aussi de laisser les personnages quelques temps pour ne pas s’ennuyer.

La plume de Sara Pintado

Je ne connaissais pas cette plume mais je l’ai apprécié. On peut aussi saluer le travail d’imagination de Sara Pintado qui nous monte un univers de toutes pièces. En passant par les décors, les personnages, le royaume, bref, je suis admirative. Il n’y a pas de faux raccords pour moi.

Je pense que, comme pour chaque premier tome, il y a quelques longueurs. J’ai trouvé, en effet, que certains passages étaient un peu longuets. Mais bon, je pardonne, il faut poser les bases du roman, planter le décor et ce n’est pas forcément évident.

Je salue donc un travail fastidieux qui fonctionne bien avec une petite touche de mystique, de magique qui vient sublimer le travail de l’auteure. Bravo !

Les – :

  • Un peu trop de personnages à mon goût, je me suis un peu perdue
  • Quelques petites longueurs, le temps de planter le décor.

Les + :

  • Les personnages principaux sont très bien campés. J’ai adoré Aysso et Neyro
  • La plume de l’auteure
  • L’utilisation d’avatars animaux qui viennent ajouter une touche de magie et de légende au texte.
  • Un premier tome dépaysant ! Je me suis baladée dans des décors que je ne connaissais pas et que j’ai pris plaisir à découvrir.

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La vie rêvée des chaussettes orphelines de Marie Vareille

téléchargement.jpgRésumé : En apparence, Alice va très bien (ou presque). En réalité, elle ne dort plus sans somnifères, souffre de troubles obsessionnels compulsifs et collectionne les crises d’angoisse à l’idée que le drame qu’elle a si profondément enfoui quelques années plus tôt refasse surface. Américaine fraîchement débarquée à Paris, elle n’a qu’un objectif : repartir à zéro et se reconstruire. Elle accepte alors de travailler dans une start-up dirigée par un jeune PDG fantasque dont le projet se révèle pour le moins… étonnant : il veut réunir les chaussettes dépareillées de par le monde. La jeune femme ne s’en doute pas encore, mais les rencontres qu’elle va faire dans cette ville inconnue vont bouleverser sa vie. Devenue experte dans l’art de mettre des barrières entre elle et les autres, jusqu’à quand Alice arrivera-t-elle à dissimuler son passé ?

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Marie Vareille qui, comme à chaque sortie d’un de ses nouveaux romans, me fait l’extrême plaisir de m’envoyer un exemplaire dédicacé. Merci Marie, vraiment. Je remercie aussi les éditions Charleston pour leur générosité.

Un roman bouleversant

Je ne vous le cache pas plus longtemps, ce roman est un véritable coup de cœur. La douceur qui s’émane de la couverture m’a énormément plu. L’originalité du titre, du résumé et la plume de Marie Vareille ont fini de me convaincre.

Je l’ai commencé hier, je l’ai terminé il y a une heure. Cependant, j’avais vraiment besoin de vous en parler rapidement tellement mon cœur à fait un bond, à plusieurs reprises.

Une rencontre incroyable

J’ai fait la rencontre d’Alice. Une jeune femme qui va plutôt bien si on laisse de côté les médicaments, les tocs et les crises d’angoisse. Tout de suite, on a envie de la prendre sous son aile. De lui faire un énorme câlin et de lui dire que tout va bien se passer.

Alice est une jeune femme américaine qui a migré vers l’Angleterre pour finir sur Paris. Ainsi, à travers ce roman, on suit la vie d’Alice. Dans ses extraits de journal intime, elle se livre sur sa jeunesse, sa vie avec sa mère, l’abandon de son père, l’amour infini qu’elle porte à sa sœur… Bref, ce roman alterne les périodes de passé (Amérique/Londres) et de présent (Paris).

Ce roman souligne la présence de plusieurs personnages : Jeremy, Chris, Victoire et Reda ses collègues dans une étrange start-up. On fait aussi la connaissance d’amis comme Angela qui reste proche de son amie par e-mail. Tout ce petit monde donne du rythme à cette histoire que j’ai appréciée découvrir.

L’intrigue

J’avoue qu’elle est plutôt singulière : une petite strat-up française qui décide de mettre une application en route pour retrouver les chaussettes orphelines partout dans le monde, pourquoi pas ! Voici un peu d’originalité dans ce monde de brutes.

J’ai apprécié le regard que Marie pose sur Paris. J’avoue que j’ai un peu le même. On voyage dans les souvenirs mais aussi en Amérique. C’est très intéressant.

On est dans une histoire où les personnages ont chacun leur histoire. Ainsi, on aborde des sujets importants et intéressants : on a l’amitié, l’amour bien sûr mais aussi la recherche de son identité et de ses réelles volontés. C’est vraiment un roman superbe ! Cette métaphore de la paire de chaussettes porte à sourire mais à une forte portée: en effet, on se retrouve dans un monde où une paire de chaussettes a été séparée alors qu’elle n’aurait pas du l’être. La force de ce lien est si magnifiquement expliquée dans le roman que l’on se prend au jeu très rapidement.

Les émotions au rendez-vous

Je ne pensais pas que je serai si bouleversée en refermant le livre. Rien de triste, de sombre, tout est traité avec une fraîcheur et un recul nécessaire pour traiter d’une histoire comme celle que nous propose Marie Vareille. Réaction à chaud me direz-vous, néanmoins, je peux vous assurer que je proposerai à n’importe qui de découvrir cette histoire, elle est merveilleuse. Je ne regrette pas d’avoir mis de côté mes lectures en cours pour lire celle-ci.

On rit, on pleure, on sourit, on a le cœur gros… Tant d’émotions en un roman. Je pense que ce roman restera très longtemps dans ma mémoire.

La plume de Marie Vareille

Je n’arrêterai jamais de le dire, je suis Marie depuis longtemps, depuis son premier roman édité et franchement, je ne regrette pas mon choix de lui laisser une grande place dans mes étagères. Je suis fan de cette plume, de cette volonté de nous raconter des histoires réalistes, qui peuvent arriver à n’importe qui. La force de cette plume tient dans sa simplicité. Elle s’adresse à tous les lecteurs, elle n’est pas élitiste et c’est ce qui fait son charme !

La construction de l’intrigue est saisissante. On se retrouve vraiment dans une histoire formidable. J’ai vraiment été surprise, je ne peux que vous conseiller de vous plonger dans cette histoire.

Les – :

  • Rien, voici un coup de cœur très fort et riche en émotions.

Les + :

  • La plume de Marie Vareille.
  • Le personnage d’Alice
  • Les surprises proposées par l’auteure dans l’intrigue
  • L’alternance entre les épisodes Bruce Willis et présent.
  • L’histoire et ce qu’elle véhicule

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La faucheuse – Tome 1 de Neal Shusterman

CVT_La-Faucheuse_6195.jpgRésumé : Les commandements du Faucheur : Tu tueras. Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation. Tu accorderas une année d’immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue. Tu tueras la famille de ceux qui t’ont résisté. « MidAmérique, milieu du 3e millénaire. Dans un monde où la maladie a été éradiquée, on ne peut plus guère mourir qu’en étant tué aléatoirement (« glané ») par un faucheur professionnel. Citra et Rowan sont deux adolescents qui ont été sélectionnés pour devenir apprentis-Faucheurs ; et, bien qu’ils aient cette vocation en horreur, ils vont devoir apprendre l’art de tuer et comprendre en quoi cette mission est bel et bien une nécessité. Mais seul l’un des deux adolescents sera choisi comme apprenti à part entière, et lorsqu’il devient clair que la première tâche du vainqueur sera de glaner la vie du perdant, Citra et Rowan se retrouvent dressés l’un contre l’autre bien malgré eux… » Best-seller aux États-Unis, ce premier tome de la trilogie La Faucheuse est déjà en cours d’adaptation par les studios Universal.

~ Lecture détente ~

Mon avis : Je remercie mon chéri pour ce joli cadeau. Accompagné du tome 2 depuis décembre dans mes étagères, j’ai décidé de commencer cette saga. Vu l’engouement autour de ce roman, j’étais bien curieuse de savoir. J’ai lu, j’ai su, j’ai survécu.

Une approche de la thématique de la mort assez surprenante

C’était le gros point qui me faisait peur. Inutile de lire le résumé pour comprendre ce qu’on allait principalement trouver dans ce roman : la mort à toutes les pages. Je ne pensais pas apprécier le roman à ce point et sur ce point ! Neal Shusterman a de la suite dans les idées ! Il approche la mort, joue avec elle, la manipule. On s’habitue très rapidement à tous ces glanages (équivalent de fauchage pour nous). Ainsi, on rencontre les faucheurs : ces êtres qui sont sur terre dans un seul but : celui de réduire le nombre d’habitants pour que la planète ne soit pas surpeuplée. Grâce à eux, la Terre est une planète qui tourne rond : plus de maladie, de famine, de pauvreté.  Le glanage reste essentiel et important. Les gens vivent donc dans la crainte de rencontrer un faucheur au coin de la rue.

Les personnages

Il y en a beaucoup, beaucoup, beaucoup. Néanmoins, les quatre principaux ont retenus mon attention : Citra & Rowan mais aussi Maître Farraday & Maître Curie.

Citra & Rowan sont deux jeunes apprentis que Maitre Farraday a recrutés pour les former. Tout au long du roman, on suit leur initiation au métier de faucheur. Il y a beaucoup de péripéties qui font que leurs chemins se croisent et se séparent. C’est assez prenant mine de rien. On se retrouve vraiment dans une situation assez sympathique. Citra et Rowan sont deux jeunes adolescents qui ont une maturité incroyable et une morale sans pareille. Même si au départ, devenir faucheur les rebute, Maitre Farraday est un personnage que j’ai apprécié par la sagesse qui émane de lui. Oui, il doit tuer des gens. Il faut bien que quelqu’un le fasse, alors il le fait. Il apprend tout ce qu’il faut à ces deux apprentis. L’honneur, le sens du devoir et le respect des personnes.

J’avoue que j’ai eu du mal avec le personnage de Rowan. Je l’ai trouvé indécis, un peu lourdingue par moments. Cependant, son évolution est incroyable et vers la fin du roman, j’ai commencé à l’apprécier. C’est plutôt encourageant pour la suite des aventures ! Citra est le personnage que j’ai le plus apprécié, elle est vive, drôle et intelligente. Elle n’oublie pas que c’est une affaire sérieuse mais reste convaincue par ses propres valeurs.

J’ai trouvé que les personnages étaient très intéressants, tous très différents. Ainsi, on peut croiser des personnages qui ne font pas l’unanimité comme maître Goddard assoiffé de mort.

La communauté des faucheurs se révèle être hétéroclite : tous les faucheurs ne réalisent pas leurs taches de la même manière. Ainsi, on peut voir des scènes plutôt choquantes et d’autres moins grâce à la manière dont la mort est abordée dans ce premier tome.

L’intrigue

J’ai été bluffée. Franchement, je ne pensais pas que j’apprécierai ce roman ainsi. Ce n’est pas un coup de cœur mais une très bonne lecture !  Le roman essuie, pour moi, quelques longueurs mais cela n’enlève en rien le plaisir que j’ai pris en découvrant ce roman. Je n’ai rien vu venir. La fin se termine de manière à ce que l’on ne soit pas frustré. Pas de cliffhanger (et ça c’est bien, cela me permet de mettre un peu de temps entre la lecture du premier et du deuxième tome) présent. La fin est spectaculaire. Dame Anastasia nous donne un super spectacle final. Franchement, vous ne serez pas déçus !

La plume de Neal Shusterman

L’auteur est parvenu à faire quelque chose de formidable : me faire apprécier un roman fantasy futuriste ! Franchement, chapeau bas l’artiste ! Ce n’était pas gagné.

Plume incisive, qui ne tourne pas autour du pot, me voilà prête pour le second tome !

Les – :

  • Quelques longueurs.
  • Le personnage de Rowan qui met un peu de temps à sortir du lot

Les + :

  • Les personnages de Citra et de Maître Frraday
  • L’intrigue et le monde proposé
  • La manière dont la mort est appréhendée
  • Un très bon page turner !

4