4

Le choix de Marguerite de Rose Morvan

51ljbKcBIJLRésumé : 1815, dans la France de la Restauration, Marguerite, une jeune orpheline, coule des jours tranquilles auprès de sa tante Félicie, près de Montmorency. Son existence modeste est soudain bouleversée par un héritage inattendu qu’elle ne touchera qu’à une condition… héberger un inconnu. Cette cohabitation forcée lui fera découvrir les origines de sa naissance et l’obligera à faire des choix. Seront-ils les bons ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Something Else Editions pour avoir accédé à ma demande via Simplement. En effet, étant plutôt attirée par la romance historique, j’ai beaucoup apprécié le résumé et cette couverture que je trouve très jolie. En plus, j’ai beaucoup entendu parler de Rose Morvan sans avoir la possibilité de la découvrir. J’ai donc doublement satisfait ma curiosité en proposant mes services pour lire ce roman !

J’ai passé un très bon moment de lecture. Ce n’est pas un coup de cœur mais j’ai beaucoup apprécié ce que j’ai lu.

On fait la rencontre de Marguerite, une jeune femme au caractère certain qui ne se laisse pas forcément marcher sur les pieds. C’est bien la première fois que je vais dire ça, mais, j’ai eu un peu de mal à la cerner et à la comprendre. Si elle se montre douce, intelligente et agréable, elle s’emporte facilement et peut oublier les principes et les convenances quand ça ne va pas comme elle le voudrait. Si ce personnage évolue beaucoup, je n’ai su l’apprécier qu’après la deuxième moitié du roman. On fait aussi la rencontre de Joachim. Joachim apparait dans la vie de Marguerite comme un boulet de canon… En effet, ayant été abandonnée par son père et sa mère, Marguerite a été élevée par sa tante. Lors de la mort de son père, Célestin, elles sont toutes les deux convoquées chez le notaire. A la lecture du testament, Marguerite hérite d’une énorme surprise. Cette surprise ne pourra être à elle à une seule condition : héberger Joachim, grand ami de Célestin.

Forcée et contrainte, elle va faire vivre un petit enfer à Joachim. Dans un premier temps, elle est en colère : comment Joachim peut connaitre ce père qui l’a abandonnée ? Comment peut –elle héberger un inconnu ? Mais… Si elle veut en savoir plus sur sa famille, il est le seul qui peut répondre à ses questions. Sa tante refuse de lui parler de son père. Joachim habitera donc avec Marguerite et sa tante, pour le meilleur et aussi pour le pire…

Joachim a rééquilibré mon affection pour le duo de personnages principaux. En effet, j’ai beaucoup aimé Joachim qui a beaucoup à nous raconter mais qui est très intéressant et agréable. En effet, j’ai aimé cette volonté de ne pas s’imposer à Marguerite. Il reste en retrait, observe et essaye de faire comprendre à Marguerite qu’il n’est pas là pour lui faire du mal… On suit son évolution dans la maison et j’ai adoré cette volonté de rendre au jardin de la maison sa splendeur d’antan. Quelle belle idée de proposer à Joachim un paysage calme et naturel qui vient calmer ce personnage ayant fait la guerre pour Napoléon. Le calme après la tempête…

J’ai beaucoup aimé l’intrigue. J’ai aussi beaucoup apprécié le troisième personnage qui vient bercer l’intrigue. En effet, le notaire joue un rôle important dans cette histoire et j’ai beaucoup apprécié les joutes verbales entre lui et Joachim mais aussi entre Marguerite et Joachim. Cela vient donner du rythme et une crédibilité certaine à l’histoire. En parlant d’histoire, on sent tout le travail de documentation que l’auteure a dû faire pour l’inclure dans son roman. On y parle des guerres napoléoniennes. On évolue dans la France de la Restauration. On le sent, on y croit, on évolue avec un fond historique présent et que j’aime énormément. Cela, en plus d’ajouter du cachet à l’histoire, permet d’ancrer l’histoire dans l’Histoire. J’ai trouvé ça chouette.

L’auteure évite les stéréotypes de la romance historique avec brio. J’ai beaucoup apprécié le panel de personnages. Même si j’ai un peu moins apprécié le personnage de Marguerite, cela ne m’a pas empêché d’apprécier le panel dans sa globalité. Le roman ne souffre d’aucune longueur, ça se lit très vite et très bien.

Comme je vous le disais au début de la chronique, je ne connaissais Rose Morvan simplement de nom, il m’est arrivé d’échanger avec elle sur facebook via des amis en commun mais je n’avais aucun point de comparaison… et ce n’est pas plus mal ! J’aime beaucoup la plume de Rose Morvan et je lirai un autre roman de l’auteure avec plaisir et délice ! Les émotions sont au rendez-vous, la précision littéraire et historique aussi ! C’est ultra agréable quand on comprend que l’auteure sait de quoi elle parle. La seule chose qui m’a manquée, c’est un petit épilogue. La fin tombe un peu trop abruptement pour moi. J’aurais aimé avoir un peu plus à me mettre sous la dent par rapport à tous les personnages.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le cadre historique grandement mené et très riche. J’ai beaucoup aimé cette idée.
  • Le duo Joachim/Marguerite qui fonctionne très bien
  • Une plume intense et pleine d’émotions

notation

6

Mes réceptions #02

mailbox-507594_1920 (1)

Coucou tout le monde! On se retrouve avec de nouvelles réceptions cette semaine 🙂

100% SP numériques! 🙂

 

Je remercie N.R Davoust ainsi qu’Évidence Editions 🙂
J’avais englouti le premier tome de Hors-la-loi… J’ai mis le nez dans le deuxième tome hier soir… Je sens que ça va être lu aussi rapidement que le premier tome… J’ai craqué pour la couverture de l’âme coeur. J’avais beaucoup apprécié la plume de l’auteure à travers son roman Lola. J’ai donc décidé de sauter le pas (:

A la semaine prochaine les amis

19

Mes bons plans livresques

sunflower-3292932_1920 (1)

Coucou tout le monde! J’espère que vous allez bien sous cette chaleur incroyablement étouffante.
Certains d’entre vous me demandent, lors des book haul, si j’ai des bons plans financiers pour des achats livresques. Je me suis dit que ça pouvait intéresser beaucoup de lecteurs… Alors, j’ai décidé d’en faire un article.
J’ai une Wish list longue comme le bras mais j’ai appris à faire plusieurs choses : Acheter d’occasion, vendre des romans et ne pas emmagasiner des romans parce que je les trouve beaux.
J’achète bien plus d’occasion que neuf. 
Dans un premier temps, je cherche d’occasion, si je ne trouve pas d’occasion, je regarde sur Amazon UK (parce que oui, c’est beaucoup moins cher en VO qu’en français via amazon. Même si vous achetez de la VO sur Amazon FR, vous payez plus cher! :O).
Plusieurs sites internet très sympathiques pour l’occasion : Kiwibook est mon préféré. J’adore recevoir mes commandes. 🙂 C’est toujours soigné et je n’ai jamais été déçue par la qualité des romans. Ils ont du vécu, c’est certain mais ils sont très propres et pas abîmés. Autre site que j’aime beaucoup : Vinted. J’achète et je vends. J’ai pu compléter beaucoup de séries (comme les sagas France Loisirs que l’on commence parce qu’on doit acheter un bouquin mais ils n’ont plus le tome 02…). J’aime beaucoup l’idée de ce site qui est très sympathique.
Boutiques physiques mais dans lesquelles je trouve souvent des trésors : Noz ! La caverne des fins de série. Le seul soucis chez Noz c’est qu’on ne sait jamais ce que l’on va trouver et dans quel état… Mais j’ai déjà fait de sacrées bonnes affaires. Je vous conseille aussi de jeter un oeil dans les livres jeunesse… Franchement, ils sont géniaux et très peu chers… Histoire de compléter les bibliothèques de vos p’tits poulets… 🙂 J’aime aussi beaucoup Emmaüs, les romans sont souvent là depuis longtemps mais si on fouille, on a de jolies surprises. Romans à très bas prix, je suis toujours heureuse de pouvoir donner pour les autres aussi. Mon pêché mignon reste les brocantes. Je crie victoire quand j’ai des romans niquels et qui viennent de sortir pour 1 ou 2 euros. C’est vraiment top. Je passe du temps à flâner, je papote avec des lecteurs et surtout, je remplis mes étagères pour quasiment rien. Les vides bibliothèques sont aussi très intéressants!
Comme je le disais au dessus, le prix de certains romans en français me freine beaucoup. J’ai la chance de pouvoir lire en VO donc je le fais quand c’est plus abordable. Quand je vais en Angleterre, je file dans les charity shops (sorte de boutique comme Emmaüs… Vous connaissez peut être Oxfam…) qui se trouvent à tous les coins de rues… Même les librairies sont beaucoup moins chères qu’en France. Alors tant pis, je paye des frais de livraison et aussi pour le changement de monnaie mais au final, ça me revient bien moins cher… Une saga de 7 tomes m’a coûtée un peu moins de 70€ en VF, j’en aurais eu pour 140€ (je vous laisse faire le calcul…) Je vous invite vraiment à franchir le pas et à lire en anglais si vous le pouvez…

Je vous embrasse bien fort 

6

A la recherche de Karl Kleber de Daniel Sangsue

CVT_A-la-recherche-de-Karl-Kleber_3013Résumé : En juillet 1997, un professeur de littérature disparaît entre son domicile et l’université où il enseigne. Quinze ans après, un collègue enquête sur cette disparition. À partir de livres du disparu, de témoignages et du dossier de police, il suit différentes pistes. Elles le conduisent dans les milieux académiques, un bar parisien, une assemblée spirite, une station d’altitude, un buffet de gare bâlois et des fermes perdues de l’Aveyron. Qu’est-il arrivé à Karl Kleber ? A-t-il fui les réformes de l’université ? A-t-il fugué avec une étudiante ? Est-il encore vivant ou a-t-il été assassiné par un collègue ? L’enquêteur improvisé finit par découvrir le pot aux roses. Une enquête inspirée d’un fait divers réel (une disparition de notable jamais élucidée), écrite avec talent, humour et intelligence, qui captive et nous donne envie de redécouvrir les classiques, de Flaubert à Stendhal, ou de lire et retrouver l’univers des contemporains, tels Modiano ou Dicker. Un roman à clé aussi intriguant et stimulant qu’un jeu de piste littéraire. Ce roman policier, qui joue avec les genres du roman de disparition et du campus novel, est aussi un éloge de la littérature, dont il interroge les pouvoirs de révélation.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement l’agence Gilles Paris pour l’envoi ainsi que les éditions Favre. Je suis toujours ravie de pouvoir découvrir de nouveaux romans. Cette intrigue m’a particulièrement interpellée. En effet, la disparition d’un professeur entre son domicile et son lieu de travail… On pique ma curiosité au vif !

J’avoue que je m’attendais à une intrigue plus classique. J’ai beaucoup de mal quand on commence à assimiler des univers. On me parle de Flaubert, de Stendhal et de Modiano… Je ne vois pas trop comment on peut assimiler ces trois univers en un… Ma foi, je ne ferme pas la porte. Ayant étudié (certainement en surface) à la fac ces trois auteurs, j’étais très curieuse de voir ce que cela pouvait donner.

Finalement, il y a du bon et du moins bon. Je pense que je ne suis pas la plus calée en littérature mais je pense ne pas être la dernière non plus. Les références, sans forcément les connaitre sur le bout des doigts, je peux en connaitre quelque unes. Ici, c’est une pluie de références qui viennent noyer l’enquête. Ce qui relie le disparu et l’enquêteur est l’amour des livres et de la littérature. Pourquoi pas ! Assez original mais ça peut carrément fonctionner ! Personnellement, l’auteur m’a perdue dans les digressions littéraires en tout genre. Impossible pour moi de me concentrer sur l’enquête tant on reçoit d’informations qui ne sont pas forcément nécessaires. Il est vrai que le livre n’est pas bien épais mais j’ai été ennuyée par ça.

Autre chose à laquelle je ne m’attendais pas… L’enquête. Même si la mention de « dossier de police » peut faire penser qu’une enquête policière va s’installer dans le roman, je vous le dis, pour ceux qui recherchent une enquête policière, ce n’est pas le cas ici. C’est un professeur de littérature qui reprend le dossier et qui mène une enquête non professionnelle.

L’enquête reste très minime mais assez sympathique, cela nous envoie sur la piste des derniers jours de Karl Kleber… On aurait pu passer à côté de cette enquête si notre personnage principal n’était pas tombé sur la bibliothèque de Karl dans cette librairie… Comme un signe, c’est cette bibliothèque (et donc, par extension, la littérature) qui remet au goût du jour cette histoire de disparition. Ce sont les livres qui vont mettre Karl Kleber sous la lumière, une nouvelle fois.

Je pense que c’est le problème dans ce roman. L’auteur propose une réelle recherche sur une disparition. Mais laquelle ? Qu’est ce qui est finalement le plus important ? Retrouver la trace de Karl Kleber ou la mise en avant de l’amour de la littérature de notre personnage principal ? J’ai vraiment été déroutée par cette volonté de faire passer l’enquête au second plan. Ça fait complètement basculer l’intrigue.

J’ai beaucoup aimé le personnage principal qui nous propose une réelle réflexion sur la littérature. On ressent très bien l’amour qu’il porte aux mots, aux auteurs, aux œuvres littéraires. C’est très beau et sensible. La plume de Daniel Sangsue est très sympathique, c’est, avec le personnage principal, le point fort de ce roman.

Honnêtement, j’aurais aimé vous donner plus d’informations, j’aurais aimé vous faire une chronique plus complète mais, franchement, je crois que je n’ai pas tout saisi. C’est donc assez mitigée que je referme ce roman, c’est vraiment dommage parce que le résumé me tentait bien. L’intrigue avait tout pour me plaire mais le fait d’avoir placé l’enquête informelle au second plan ne m’a pas plu. Si j’avais eu envie de lire un classique, je l’aurais fait. Je ne comprends pas le pourquoi du comment. Même si on comprend bien que la littérature est un personnage à part entière, ce n’était pas ce que je voulais lire. Ici, on est dans la surenchère des références littéraires. Mais, finalement, on est dans le flou. On est dans du Modiano, c’est certain. On dit sans dire, on est dans le gris, dans l’ombre et la lumière…

Bravo à l’auteur pour sa plume et la construction de son personnage principal.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une digression certaine sur la littérature. Amateurs de cette thématique, ce roman est pour vous !
  • Une très jolie plume
  • La littérature qui est certainement l’un des personnages les plus intéressants.

3

22

PAL mensuelle août 2020

Glitter_c545b2266f

Salut mes p’tits coquelicots ensoleillés ! 🙂
On est le 07, j’suis à la bourre mais voici mes prévisions de lecture pour le mois d’août =)

Glitter_e10e0264ba

Glitter_9f4b7b3351

Glitter_a7fbd0ff4a

 

J’ai déjà lu deux romans… et je suis en pleine lecture d’un troisième =) Je réduis, au fil des mois, la voilure des SP même si avec la rentrée littéraire, ça risque de piquer un peu ^^
Joli mois d’août à tous et à toutes
14

Ce coin de paradis de Ludivine Delaune

516oFjE2X7LRésumé : Meilleures amies au lycée, Élisa et sa bande sont inséparables. À 18 ans, avec des rêves plein la tête et l’envie furieuse de les réaliser, elles ne s’imaginent pas que la vie va les éloigner… et pourtant, leur lien si précieux va s’étioler… 15 années plus tard, chacune construit sa vie, jusqu’au jour où Élisa reçoit un message inattendu… l’heure des retrouvailles a enfin sonné ! Entre passé et présent, souvenirs et rires, venez visiter ce coin de paradis où l’amitié surprend et résonne comme une douce mélodie ! « Cet été, Élisa et ses amies vous accueillent au Lilas Blanc pour partager un bon moment ! »

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Ludivine Delaune pour avoir accepté ma demande de service presse via Simplement. Ce craquage est purement un craquage estival… Connaissant la plume de l’auteure et en voyant cette couverture magnifique… Comment ne pas craquer ! Une ode à l’amitié ? Moi, je signe !

On fait la rencontre d’Elisa, notre personnage principal et surtout notre narrateur. J’ai beaucoup apprécié découvrir ce personnage. Elisa est celle qui me ressemble probablement le plus. Je me suis beaucoup identifiée à ce personnage : humble, pleine d’amour et de sagesse, j’ai beaucoup apprécié ce personnage qui n’est pas parfait, qui regrette certaines choses et qui aimerait pouvoir faire les choses autrement.

L’auteure décide d’alterner les années : 2005 et 2020. Quinze ans s’écoulent, quinze années qui ont changé les personnages. Ces cinq amies : Renée, Elisa, Kendra, Colombe et Manon semblent être les meilleures amies pour la vie. Cependant, la vie et ses aléas ont fait qu’elles prennent des distances jusqu’à ce qu’une proposition soit faite : retourner sur les traces du passé au Lilas Blanc, là où, quinze ans plus tôt, elles ont fêté l’obtention de leurs BAC. Les meilleures vacances de leurs vies… Mais, l’eau a coulé sous les ponts depuis, Elisa va faire le point sur sa vie, entourée de ses copines de toujours… Ludivine Delaune décide d’écrire sur ce qu’il y a de plus merveilleux dans la vie : l’amitié la plus pure qu’il soit. Celle qui pardonne tout.

Je pense que si j’ai su apprécier et m’identifier autant à Elisa et à cette histoire de manière générale, c’est parce que je l’ai vécue. En effet, après huit ans d’absence, une de mes meilleures amies aujourd’hui, est revenue vers moi. Un silence sans forcément de raison. Un silence quand même. Un silence qui a fait du mal mais qui, au final, a fait de notre amitié quelque chose de solide. Je comprends tellement Elisa sur cette idée de vouloir faire les choses autrement si elle le pouvait. Pourquoi ? Parce que j’ai ressenti cela plus d’une fois avant d’accepter ce trou dans mon amitié avec ma Meggan (coucou, si tu passes par ici ♥) et d’aller de l’avant. Aujourd’hui, je suis heureuse d’avoir fait ce choix et de pouvoir compter sur Megg aussi certainement qu’une sœur.

J’ai beaucoup apprécié les retrouvailles de ces cinq amies qui sont hautes en couleur ! Les personnages sont vraiment très attachants… J’ai aimé Claude, Cathy & Serge, j’ai adoré Elisa, Kendra et Colombe, Renée et Manon ne sont pas en reste non plus. Cette histoire est magnifique et j’ai adoré la découvrir !

La seule chose qui m’a un peu embêtée (oui, il en faut bien une… Quelle chiante je suis !), c’est que le mal-être d’Elisa se fait ressentir dès les premières lignes. On sent toute la souffrance qu’elle a ressentie dans son adolescence pour cet amour perdu… Je pensais que cela prendrai plus de place, qu’on aurait un peu de ressentiment vis-à-vis de ça. Il m’a manqué un peu de dispute en fait. Même si j’ai beaucoup apprécié ma lecture, j’ai trouvé les choses un peu simples. On a l’impression que tout est clair et limpide entre les cinq amies alors qu’il y a quand même eu quinze années de quasi silence radio.

J’ai beaucoup apprécié cette histoire. L’idée d’alterner les années est une bonne chose : on ressent bien l’évolution des personnages. On vit cette histoire très agréable avec ces cinq filles, toutes très différentes mais qui se complètent à merveille. Le personnage de Claude est très fort. J’ai tellement, mais tellement pensé à ma grand-mère. Merci à l’auteure pour ça, c’est la première fois que je lis quelque chose qui me fait penser à ma grand-mère sans avoir envie de pleurer. C’était beau, plein d’émotions, on se retrouve avec un roman qui se lit ultra vite et qui est plein de vie.

« Je n’étais pas préparée à cela, me sentir à ma place entourée de celles qui ont marqué ma vie, qui ont accompagné mes années de lycée, forgé la femme que je suis devenue. Dans cet habitacle, je retrouve ce coin de paradis, cet endroit sans entraves, hors du temps. Mes prunelles se remplissent de larmes de joie, mélangées à la nostalgie et au sentiment, ô combien frustrant, d’avoir perdu des années. »

Tout ne peut pas être parfait dans la vie, on vit, on rit, on pleure, on a mal, on se relève, on se casse la figure de nouveau… C’est ça, la vie. Les amis, les amours, les familles, ce sont nos forces et Ludivine Delaune nous en parle à merveille.

J’aime toujours autant la plume de Ludivine Delaune que je trouve vraie, sensible et naturelle. J’aime ces trois qualités là dans mes romans. Cela rend ma lecture unique et je n’oublierai pas ma lecture avant un bon bout de temps. Véritable ode à l’amitié, il est pour tous les âges : petits et grands vont aimer cette histoire ! Ca sent les vacances, la nostalgie des retrouvailles. Ce bond dans le passé permet de mieux appréhender l’avenir… C’est doux, c’est frais et tellement agréable… A lire sans modération.

03 bonnes idées de lire ce roman :

  • La thématique de base : Les retrouvailles de cinq amies.
  • La plume de l’auteure que j’ai grandement appréciée retrouver
  • Ce petit coin de paradis qui a été formidablement décrit ! Ca donne envie de se trouver un petit coin de paradis

4

23

Mes réceptions #01

mailbox-507594_1920 (1)

Coucou tout le monde,

On se retrouve aujourd’hui avec un nouveau rendez-vous plus pratique pour moi qu’un bookhaul mensuel. J’ai décidé de passé au rendez vous hebdomadaire.

-Services presse- 

-Librinova-

-Lectures personnelles-

-PDAI-

Merci à MEC éditions, aux éditions Belfond ainsi qu’à Joanne Richoux et Gulfstream éditions. 

10

Summer Mélodie de David Nicholls

téléchargement (4)Résumé : On n’oublie jamais son premier amour… Été 97. Les frères Gallagher chantent toujours ensemble, Lady Di vit ses derniers jours et Charlie Lewis, 16 ans, vient de finir ses années lycée. Le temps s’étire lentement entre la miteuse station-service où il officie quelques heures par semaine, ses balades à vélo dans la campagne et ses soirées avec son paternel dépressif. Mais une rencontre va tout changer. Fran Fisher, une beauté céleste, incandescente ; une tornade d’énergie et de charisme, qu’il croise un beau jour, au beau milieu d’un champ où il lit distraitement. Le coup de foudre est immédiat – pour lui, en tout cas. Comment la revoir ? Comment attirer son attention ? Tout ce que Charlie sait, c’est que Fran fait partie d’une troupe de théâtre amateur. La solution est évidente : Charlie doit se lancer sur les planches ! Jusqu’où le timide Charlie est-il prêt à aller pour conquérir le cœur de la belle ? Lui, le boy next door au jean troué, à la bande de copains sympa mais ô combien bruyante, qui n’a jamais déclamer autre chose que le menu du traiteur chinois, pourra-t-il jamais rivaliser avec les apprentis comédiens shakespeariens ? Osera-t-il seulement s’y confronter ? Été 97. Pour Charlie Lewis, tout devient possible…

~ Service presse ~

On fait la rencontre de Charlie Lewis, un jeune homme de seize ans en 1997. Il n’a pas forcément une vie facile : un père qui fait faillite professionnellement, une séparation parentale mais aussi fraternelle. Charlie est séparé de sa sœur et doit rester avec son père qui sombre dans les abysses de l’alcool et sa copine la dépression n’est pas très loin. Charlie est forcé à devenir un adulte avant l’heure. C’est malheureux mais c’est ainsi… Rapidement, il va traîner avec d’autres personnes qui ne sont pas forcément très recommandables. Avec la peur de retrouver son père mort d’une overdose, il est à la dérive personnellement et professionnellement…

Charlie décide d’arrêter de s’en faire pour son père qui est plongé dans une torpeur phénoménale. Charlie va lire, quitte le plus possible sa maison. Au gré de ses promenades, il va rencontrer Fran, une jeune femme qui travaille un rôle pour sa troupe de théâtre. Rapidement, les deux personnages vont s’apprécier et Charlie va intégrer la troupe de théâtre dans laquelle se trouve Fran. Charlie va faire beaucoup d’efforts pour retenir ses répliques et oublier les relations toxiques qu’il avait tissées.

« C’est pour ça que l’été est si triste – parce qu’il faudrait qu’on soit heureux. Moi, j’ai hâte de remettre mes collants et d’allumer le chauffage. En hiver, au moins, on a le droit d’être malheureux et on n’est pas censés gambader dans un champ de tournesols. »

La thématique principale est vaste et très sympathique. L’amour et les relations que ce sentiment peut entrainer. Dans un premier temps, on trouve l’amour parent/enfant. La relation entre Charlie et ses parents est chaotique. Entre un père présent physiquement mais à des kilomètres mentalement et une mère qui a préféré le laisser avec son père : se débarrasser de son fils et le priver de sa sœur est un acte très fort que Charlie n’oubliera pas. Dans un second temps, on a aussi l’amour au sens propre du terme, comme beaucoup d’entre nous l’entend : l’amour que Charlie ressent pour Fran. Cet amour qui nous fait vivre sur un nuage, qui ne nous fait plus toucher terre. Je trouve que l’auteur traite de cette thématique sous toutes les coutures et j’ai beaucoup apprécié la manière dont il met en avant toutes les relations possibles. L’amour n’est pas forcément quelque chose de positif, l’auteur nous souligne aussi le fait que l’amour peut être toxique.

L’auteur équilibre très bien cette intrigue. C’est un roman parfait pour l’été. J’ai beaucoup aimé le décor, le cadre, l’époque. On oscille entre nostalgie et tendresse, entre injustice et humour. On est dans la vraie vie : tout n’est pas tout rose ni tout noir, on a toute une palette de tonalité qui font que la vie est ce qu’elle est. C’est beau, c’est frais, c’est très beau à découvrir.

« Je me suis demandé si c’était là le grand danger des retrouvailles : découvrir qu’on n’occupe pas une place aussi essentielle dans la mémoire des autres que celle qu’ils occupent dans la nôtre. »

Charlie est dans une période de sa vie où il a un pied entre la vie d’adulte et l’autre dans sa vie d’adolescent. C’est un âge pivot qui peut être très difficilement appréhendé par beaucoup d’entre nous. Véritable ode à la vie, j’ai beaucoup apprécié ce roman. Il est vraiment très intéressant. L’auteur a une vision très douce et humaine de la vie. On ne se complait pas dans une vie peu crédible, on est dans la réalité qui fait mal mais qui fait aussi beaucoup de bien. Charlie prend des coups mais Charlie grandit et c’est ça qui est magnifique.

Je n’arrête pas de vous le dire : Roméo & Juliette est une histoire d’amour universelle qui rassemble les gens… La preuve en est… Quoi ? Comment ça qu’est-ce que je raconte ? Pour le savoir… lisez ce roman !

La plume de l’auteur est saisissante de réalisme. Elle est bourrée d’humanité et de douceur. On est vraiment entre l’amertume et le bonheur, c’est vraiment charmant. C’est riche, complet et plein de de surprise. J’ai beaucoup apprécié le personnage de Charlie et la manière dont Fran intervient dans sa vie. C’est vraiment un duo complet et saisissant de réalité. Franchement, c’est un très très bon roman. Il n’est pas un coup de cœur mais une lecture qui m’a beaucoup marquée. Bravo.

Un grand merci aux éditions Belfond pour l’envoi de ce roman 🙂

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le personnage de Charlie que j’ai beaucoup apprécié.
  • La plume de David Nicholls
  • Le cadre de la fin des années 1990

4

17

Bilan mensuel Juillet 2020

hello-july

Salut tout le monde! 🙂 

On se retrouve aujourd’hui pour faire le bilan mensuel de juillet. Mois particulièrement mouvementé pour moi, mais on s’en sort 🙂 

——————————————————————————————-
Bilan Livresque
——————————————————————————————-
Services presse, Prix et Comités
Lecture personnelle 

71I5Qb0SjDL

Petit mois pour moi… J’ai commencé une bêta lecture qui m’a plongée dans une léthargie profonde… J’ai frôlé la panne de lecture à force de vouloir forcer. Kathleen, pleine de sagesse, m’a dit de mettre de côté pour reprendre plus tard… J’ai donc pu lire 14 services presse, 02 livres pour librinova et 03 romans pour un comité de lecture ainsi qu’01 lecture personnelle.
——————————————————————————————-
Top & Flop
——————————————————————————————-
TOP
FLOP 
Si belles en ce mouroir et petites confidences sont les lectures que j’ai le moins appréciées, en revanche arrêt d’urgence est un véritable flop…
——————————————————————————————-
Les petits rendez-vous chez Satine =)
——————————————————————————————-

book-1210027_1920-1

sunset-698501_1920 (1)

cupcake-2749204_1920 (1)

A bientôt, je vous embrasse ♥

17

Si belles en ce mouroir de Marie Laborde

téléchargement (5)Résumé : Dans une résidence pour personnes âgées, Alexandrine, quatre-vingt-cinq ans, Gisèle, quatre-vingts ans et Marie-Thérèse, cent ans, fomentent des idées de vengeance contre des hommes qui les ont maltraitées : un mari, un voisin, un gendre. Les histoires du passé et les projets de meurtre s’entremêlent alors aux parties de Scrabble, promenades dans le parc, séances de kiné, bisbilles avec l’aide-soignante, déjeuners infects… et tout ce qui fait le quotidien des résidents. On rit de la mort, on s’indigne sans larmoyer, et l’on se révolte patiemment… Conjuguant récit à énigmes et satire sociale, Marie Laborde décrit, dans un style direct et avec un humour cinglant, les aléas du grand âge à travers le destin de ces trois héroïnes qui vont prouver qu’elles n’ont désormais plus rien à perdre.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement l’agence de Gilles Paris ainsi que les éditions François Bourin pour l’envoi de ce roman. Avec un sujet si actuel, je ne pouvais pas passer à côté de cette lecture. Travaillant aussi dans l’aide à domicile, c’était vraiment important pour moi de mettre mon nez dans ce roman.

Si j’ai passé l’histoire et les personnages, je ne suis pas totalement immergée dans l’histoire. J’avoue que j’ai eu un peu de mal avec certains passages. Les personnages ne m’ont pas tous plu. Je pense que certains caractères étaient un peu trop trempés et la langue un peu trop déliée pour me plaire totalement. Cela reste une convenance personnelle…  J’ai aussi trouvé quelques longueurs. J’ai beaucoup aimé le message de fond, mais j’avoue que, pour moi, certains passages auraient pu être plus courts.

On fait la rencontre d’Alexandrine mais aussi de Gisèle et de Marie-Thérèse. Ces trois dames âgées vont faire la fête dans cet EHPAD. Ce roman nous propose de faire la découverte de ce monde qui a besoin d’aide. C’est vraiment très intéressant. L’auteure décide de prendre le point de vue de personnes âgées. J’ai beaucoup apprécié cela : si on peut souvent avoir l’avis de la famille qui vient visiter les gens ou du personnel soignant, on n’a pas souvent l’avis des principaux concernés !

Le message de fond reste assez clair. L’idée de ce genre d’habitation est chouette, c’est clair que pour certaines personnages âgées, être seule n’est pas forcément une bonne chose. On créé du lien, on vit en communauté dans la bienveillance et le respect… En tout cas sur le papier. A travers les regards de nos trois mamies, on n’est pas forcément dans cette optique… Même si la situation actuelle montre un personnel en or prêt à se mettre en quarantaine avec les personnes, ici, on n’est pas du tout dans la même ambiance.

« Ces dames et ces messieurs du personnel médical vous expliqueront qu’ils manquent de moyens. Or de nos jours le respect, la bienveillance et la courtoisie se payent : il faut de l’argent pour être civilisé, sans argent on est forcément irrespectueux, malveillant et grossier, n’est-ce pas. Il est vrai que pour assurer aux actionnaires des dividendes attractifs et dégager des marges phénoménales pour les propriétaires (qui comptent parmi les plus grosses fortunes de France), ce ne sont pas les seuls résidents qui sont pressurés comme des citrons : les employés sont sous payés, surexploités, surchargés de travail et, somme toute, obligés de maltraiter les résidents. »

L’auteure parvient à équilibrer son intrigue pour que l’on ne tombe pas dans le pathos pur et dur. Je pense que c’est cela qui fait que ce roman est si abordable et mémorable. Notre trio de mamies vaut le détour ! J’aime beaucoup le regard de ces personnages, ça fait du bien, ça donne du baume au cœur. Tout n’est pas toujours rose dans leur EHPAD mais, comme dans toute vie qui se respecte, on a des hauts et des bas, des moments de joie et des moments de tristesse. On a cette impression que les personnages font le point sur leurs vies. On partage leurs vies, leurs passés respectifs mais aussi les instants présents et les aléas de la vieillesse.

« Et je vous demande : est-ce que nous vie vaut la peine d’être vécue si notre mort ne fait pas couler une seule larme sur la joue d’une seule personne ? »

C’est avec beaucoup de délicatesse et d’humanité que l’auteure aborde ces thématiques si présentes dans l’actualité. Les personnages âgées sont à chérir et non à oublier. Croyez-moi, si mes grands-parents étaient encore là, j’en profiterai tellement.

En définitive, même si ce roman n’est pas un coup de cœur, j’ai apprécié faire la rencontre d’Alexandrine, Marie-Thérèse et Gisèle qui, avec leurs yeux grands ouverts et leurs cessions de commérage, nous proposent de découvrir un morceau de leurs vies. Le message reste très important. La plume de l’auteure est dynamique malgré un départ un peu en dent de scie pour moi (je pense que le début est un peu trop direct pour moi) et quelques longueurs, le récit reste intéressant et agréable.

03 bonnes raisons de plonger dans ce roman ;

  • Une thématique actuelle
  • Un trio de mamies déganté
  • Un message très important

notation 1

14

La vallée des rois de Véronique Fournier

51CgGcdYKgLRésumé : L’énervement était contagieux. Le soleil du Sahara lui-même, impitoyable dans le ciel sans nuages, ne parvenait pas à atténuer le suspense. Les fellahins qui apportaient des corbeilles de gravats de l’entrée de la tombe de Toutânkhamon accéléraient la cadence. Ils avaient atteint une seconde porte à neuf mètres de la première, au bout d’un corridor. Celle-ci aussi était scellée depuis trois mille ans. Qu’y avait-il derrière ? La tombe serait-elle vide, pillée depuis des siècles comme les autres ? Personne ne le savait. Sarouat Raman, le chef d’équipe enturbanné, gravit les seize degrés le séparant du niveau du sol. Son visage était couvert d’une couche de poussière comme de la farine. Empoignant sa jalabiya, il se dirigea vers l’auvent de la tente qui fournissait la seule parcelle d’ombre dans cette vallée accablée de soleil.— Je viens prévenir Votre Excellence que le corridor est complètement dégagé, annonça-t-il en s’inclinant légèrement. La seconde porte est parfaitement visible. Howard Carter leva les yeux de sa citronnade, cillant sous le chapeau noir qu’il s’entêtait à porter malgré la chaleur.— Très bien, Raman. Nous inspecterons cette porte dès que la poussière sera retombée.— J’attends vos instructions. Raman fit demi-tour et s’en fut.– Eh bien, vous n’êtes pas ordinaire, Howard, remarqua lord Carnarvon, baptisé George Édouard Standhope Molyneux Valentin. Comment pouvez-vous rester là à finir votre verre sans chercher à savoir ce qu’il y a derrière cette porte ?Carnarvon sourit et cligna de l’œil vers sa fille, lady Evelyn Valentin :— À présent, je comprends pourquoi Belzoni s’est servi d’un bélier quand il a découvert le tombeau de Séthi Ier.— Mes méthodes sont diamétralement opposées à celles de Belzoni, protesta Carter, et celles de Belzoni lui ont valu de trouver une tombe vide à l’exception du sarcophage. (D’instinct, le regard de Carter alla à l’entrée proche de la tombe de Séthi Ier.)

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions de la p’tite tartine pour l’envoi de ce roman via SimPlement. J’étais très curieuse de découvrir la plume de Véronique Fournier ainsi que l’intrigue. Etant plutôt férue de l’histoire égyptienne et de tout ce qui peut se rapporter à cette civilisation, je suis toujours curieuse de découvrir des intrigues basées sur cette thématique.

Je tiens tout de suite à préciser que la vallée des rois n’est pas un roman historique mais un roman contemporain. L’action se déroule à notre époque mais nous avons une sortie de mise en place d’une malédiction dans les années 1920. En effet, quelques mois après l’ouverture de la tombe de Toutânkhamon, quatre personnes ayant pris part à cette spectaculaire ouverture de tombe décèdent dans des circonstances mystérieusement louches… La malédiction des Pharaons resurgit des abysses….

Nous faisons la rencontre d’Hélène, un personnage que j’ai tout de suite beaucoup apprécié. En effet, Hélène est une jeune femme qui est égyptologue. Son métier la fascine bien qu’elle ne soit pas forcément comprise par ses proches. Hélène étudie l’Egypte avec beaucoup d’attention… Mais à un moment, la théorie ne suffit plus. Hélène décide de sauter le pas et s’envole pour le Caire et pour étudier sur place ce pays aussi fascinant qu’envoutant.

L’auteure ne perd pas de temps et nous propose une intrigue qui nous propulse tout de suite au cœur d’un drame : le meurtre froid d’un propriétaire d’une boutique. Ce propriétaire possédait une statuette aussi particulière que convoitée. Pour Hélène, la statuette de Séthi est liée au meurtre de cet homme… L’enquête se profile et commence à prendre forme. Rapidement, Hélène va se rendre compte que les autorités ne sont pas forcément des alliés dans cette enquête, elle va devoir faire attention. Le danger rode à tous les coins de rue.

Cette aventure est mouvementée et pleine de péripéties qui ne vont pas laisser le lecteur insensible. Je suis vraiment très contente d’avoir mis le nez dans ce roman qui regorge de surprise. Franchement, je ne pensais pas apprécier autant ma lecture. Ce thriller est très captivant.

Le point fort de ce roman est, sans aucun doute pour moi, le personnage d’Hélène. C’est une jeune femme très intelligente, elle réagit très vite et assemble les pièces du puzzle assez rapidement. J’ai beaucoup apprécié son côté humain qui est très important. En effet, on apprend qu’elle a des failles, des qualités mais aussi des défauts. C’est vraiment très sympathique. Hélène est un personnage fort mais qui montre aussi des failles et ça fait du bien ! En effet, on a un personnage qui ressemble aux lecteurs ! C’est vraiment très agréable. Hélène est sans aucun doute une révélation dans ce roman.

Ce thriller qui a pour fond l’une des cultures les plus intéressantes à mes yeux fonctionne très bien. Il n’y a pas de longueurs, on se retrouve avec une enquête trépidante entre les mains. La seule chose que j’ai à reprocher à ce roman, ce sont les personnages secondaires. En effet, j’ai l’impression qu’on a tellement mis le paquet pour nous donner un personnage aussi fort et important qu’Hélène que les autres sont peut-être un peu moins bien dessinés qu’Hélène. La psychologie fouillée et détaillée d’Hélène est beaucoup plus travaillée que celles des autres personnages, à mes yeux. J’ai donc eu plus de mal à m’attacher aux autres personnages. De plus, le danger étant partout autour d’Hélène, j’ai eu plus tendance à me méfier de tout le monde…

Autre point très important et qui sert le roman : la plume de Véronique Fournier que j’ai énormément appréciée. Je crois que les descriptions sont les moments que j’ai le plus aimés dans ce roman. Les détails, les sons, l’ambiance, on s’y croirait. C’était épatant ! J’ai vraiment adoré ces petites descriptions aussi riches et fouillées que le personnage d’Hélène. Je dois aussi souligner le fait que l’enquête ne souffre pas d’incohérences… C’est plutôt très agréable !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La force du personnage d’Hélène
  • La plume de l’auteure
  • Les descriptions des lieux que nous visitons et dans lesquels nous évoluons

notation 1

25

Book haul juillet 2020

book-1210027_1920 (1)

Salut tout le monde, j’espère que vous allez bien.

J’ai listé les romans que j’ai achetés et reçus ce mois-ci… Vous êtes prêts? Je vous avoue que, personnellement, j’suis pas prête à me féliciter! ^^ »

Mes achats 

Un bon +39 dans les dents! OUTCH ! Je remercie mon chéri, tous les Disney sont des cadeaux ainsi que les Hugo. J’ai aussi acheté les Pagnol et quelques romans chez Emmaüs (autant dire que je les ai eu pour une bouchée de pain) ainsi que les Charleston qui ont été trouvés chez Noz à -80%. Je continue ma découverte de la saga the seven sisters de Lucinda Riley en VO ainsi que 3 romans trouvés sur Vinted : Delicious, et la duologie de Georgia Caldera =)

Les services presse 

Librinova 

PDAI

 

Vous remarquerez que je n’ai pas beaucoup de SP ce mois-ci. C’est une volonté de ma part… J’ai décidé de lever un peu le pied de ce côté là =)

Et vous? Quels sont vos achats? ♥

23

Les trois vies de l’homme qui n’existait pas de Laurent Grima

51kZBFd5Q6LRésumé : Tino n’existe pas ! Tombé du ciel il y a près de trente-cinq ans, son père, un marginal sans nom porteur d’un lourd mystère, a oublié de le déclarer à l’État-Civil. Ils vivent tous deux à la périphérie de la civilisation et de ses dangers, sans autre identité que leur statut fragile de vendeurs nomades à la sauvette. Mais un jour, le patriarche meurt, laissant Tino seul face à un immense défi : s’inscrire dans le monde des hommes, en respectant la promesse qu’il lui avait faîte un jour de vivre plusieurs vies !

~ Lecture prix des auteurs inconnus 2019 ~

Je remercie chaleureusement Virginie et Julie pour l’organisation du prix des auteurs inconnus. C’est un réel plaisir pour moi de faire partie du jury depuis maintenant trois ans. C’est donc le moment pour moi de vous donner mon avis sur ma lecture dans la catégorie « Littérature blanche » pour le mois de juillet.

Le titre de ce roman est assez mystérieux. Comment peut-on vivre trois vies sans exister ? Tino est un homme qui n’existe pas. Il est sans être. Son père vivant en marge de la société ne l’a pas déclaré à l’Etat Civil après sa naissance. Aux yeux de l’Etat, Tino ou Antoine ou Günther n’existe pas. Véritable baroudeur, il sillonne les villes et les pays avec son père. La situation de leur vie ne leur permet pas d’être autre chose que des nomades. Nomades dans tous les sens du terme.

83635699_10216845068819798_5287050577543430144_n

Tino vit sans exister : il a des connaissances de passage mais pas d’amis réels. Il n’a pas de travail sauf des petits boulots à la sauvette. En d’autres termes, il vivote. Son père est son seul repère dans cette vie dont les contours sont toujours flous. A la mort de son père, Tino va devoir relever le défi d’apprendre à vivre seul… Tino, des fois, n’est pas Tino. Il a trois identités que son père utilisait à tour de rôle, selon les situations de leurs vies, selon la porte du monde imaginaire que son père voulait ouvrir. Tino n’a pas de mère, il ne sait pas qui elle est. Il est difficile pour lui de se projeter tant les questions l’assaille.

« C’est dans un ventre féminin que débutent nos vies terrestres. Quoi qu’on en dise, on en est marqué à jamais, et c’est un peu de ces « elles » qui nous permet de voler. Lamartine n’avait-il pas dit « qu’il y avait une femme à l’origine de toutes les grandes choses ? »

La vie de notre personnage principal va être mise à rude épreuve lorsque son père va mourir. Il va se retrouver seul au monde. Il va devoir aller de l’avant et pour cela, il doit faire face à une question « qui suis-je dans ce monde qui ne semble pas être le mien » ? Quand on vit seul, hors de la société, que l’on emprunte des prénoms, qu’on n’a pas de nom de famille… Que peut-on devenir ? A quoi aspire-t-on dans la vie ? C’est vraiment déroutant. Notre personnage principal va devoir avancer dans la vie et trouver sa place. L’homme est-il fait pour vivre seul ? L’homme est-il capable d’être heureux seul ? J’ai trouvé très intéressantes toutes les questions qui peuvent émerger de l’intrigue. J’ai vraiment aimé la thématique identitaire ainsi que la portée philosophique qui se dégage.

Tino est un personnage auquel on s’attache très rapidement, c’est la révélation de ce roman. J’ai beaucoup apprécié la manière dont l’auteur dégage les thématiques et nous propose un texte original et plein de qualités. Etre et ne pas être en même temps : vaste sujet.

J’avoue que ce n’est pas forcément ce que je lis habituellement, je n’avais pas forcément envie d’ouvrir ce roman. La magie opère mais il faut s’adapter au style de l’auteur ainsi qu’à la construction du roman. Pour moi, j’ai eu du mal, au départ, à comprendre où voulait en venir l’auteur. J’ai eu du mal à lire les cinquante premières pages puis, je me suis adaptée à cette originalité et j’ai pris plaisir à découvrir ce que j’avais sous les yeux. La narration à la première personne permet au lecteur de se sentir proche de notre personnage principal. On n’est pas spectateur mais on vit l’aventure de Tino avec lui et l’on devient, par extension, son premier véritable ami.

C’est avec beaucoup de douceur et un regard rempli d’humanité que l’auteur nous raconte cette histoire. Conte psychologique et philosophique, c’est une quête identitaire très sympathique qui vous attend. Tino nous apprend l’humanité, la possibilité de faire des erreurs, on est aussi dans un roman plein de générosité. C’est très agréable à lire. La plume de l’auteur est vraiment agréable, fluide et dynamique. Si j’ai eu un peu de mal à me mettre dans l’ambiance de ce roman, je suis ravie d’être passée au-delà de mes aprioris et d’avoir continué. C’est vraiment une belle surprise.

« Il y a quelque chose d’une relation charnelle entre un livre et son lecteur. Le premier contact d’abord, avec un titre qu’on lit la tête penchée en trahissant l’air de rien une ébauche d’inclination. Et puis le regard que l’on porte sur la couverture en cherchant dans une illustration les indices d’un plaisir. L’objet de ce désir qui naît et que l’on retourne sur la quatrième de couverture dans la quête d’un élan décisif, une bascule… L’acte de lire qui vient ensuite : le contact délicieusement rugueux avec les pages, et l’odeur de l’encre, intemporelle, universelle, qui accompagnent le voyage. Et puis les mots enfin, qui bercent, emportent et chavirent en faisant naître tous les mouvements possibles de l’immobilité. »

Au final, on se rend compte que, même si c’est important de savoir d’où l’on vient, le plus important est de savoir qui l’on est. On se retrouve avec une jolie leçon de vie.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un roman plein de tendresse et d’émotions
  • Une très jolie plume
  • Le personnage principal que l’on a envie de prendre sous son aile

Retrouvez le PDAI par ici :

notation 1

21

Les tribulations d’Esther Parmentier – Tome 1 : cadavre haché vampire fâché de Maëlle Desard

téléchargement (7)Résumé : Esther Parmentier, 19 ans, sorcière non répertoriée, est embauchée pour un premier stage dans une agence très spéciale… Délires assurés ! Esther Parmentier a quitté sa Bretagne natale pour un stage à Strasbourg dans une société informatique quand elle est repérée par l’Agence de Contrôle et de Détection des Créatures Surnaturelles. Car Esther est une sorcière. À peine remise de cette découverte, et des tests visant à déterminer ses capacités, Esther apprend qu’elle n’a pas plus de pouvoirs qu’une allumette mouillée. Sa note sur l’échelle des pouvoirs est historiquement basse : 2 sur 82. Mais Esther est dotée d’un caractère de cochon, de solides capacités de déduction et est capable de résister aux pouvoirs de séduction des Créatures. Malgré son faible score, l’Agence décide donc de l’embaucher comme stagiaire.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Rageot ainsi que Babelio pour cette masse critique. J’avoue que j’ai carrément craqué pour la couverture. J’ai eu un peu peur parce que tout ce que j’ai pu lire chez Rageot était en deçà de ce que j’attendais. Malgré une petite frayeur en début de lecture, je suis heureuse de vous dire que j’ai beaucoup apprécié ma lecture.

On fait la rencontre d’Esther Parmentier, une jeune femme de 19 ans qui est tout ce que l’on n’attend pas d’un personnage principal : elle n’a pas la langue dans sa poche, elle n’est ni mince, si fabuleusement belle, elle jure comme un charretier. Du haut de ses 19 ans, elle ne s’épanouit pas dans son stage. Sa vie va prendre un virage à 180° lorsqu’elle va apprendre que c’est une sorcière. Une sorcière de niveau 02. Le niveau 02 est inédit : on n’a jamais vu de sorcière plus nulle que ça.

« Je croisai mon reflet dans les miroirs de l’ascenseur et retins un gémissement. A dix-neuf ans, mon corps montrait une incapacité à gérer la moindre privation de sommeil qui forçait le respect. Comprendre : ma tronche aurait fait fuit la lèpre. »

D’un autre côté, on fait la rencontre de Loan, un vampire qui va devenir le référant d’Esther lors de son stage au sein de la ACDC (Agence de Contrôle et de Détection des Créatures surnaturelles). Loan est mystérieux, ne parle pas, ne sourit pas, il fait son boulot et c’est tout. Si Esther est une jeune femme qui a tendance à toujours mettre les deux pieds dans le plat, Loan maitrise tout. La seule chose qu’il ne maitrisera pas, c’est Esther, pour son plus grand malheur ! Le duo Esther/Loan fonctionne plutôt bien et nous offre une aventure rocambolesque.

Au départ, j’ai vraiment eu beaucoup de mal avec le style de l’auteure, enfin, c’est ce que je pensais. En fait, le style de l’auteure ne me dérange pas plus que cela, il est même frais et dynamique une fois que l’on plonge dans ce roman. En revanche, la manière dont parle Esther ne m’a pas du tout plu. Etant donné que c’est le personnage principal de ce premier tome… j’ai eu beaucoup de mal à m’y faire. Je me suis adaptée à partir de la moitié de l’histoire, le personnage d’Esther ne m’a pas forcément plu tout de suite. Au fil des pages, j’ai appris à la connaitre et ça s’est beaucoup mieux passé par la suite ! Il y a quelques longueurs dès le départ. Franchement, pour ne rien vous cacher, c’est assez dense au niveau de l’intrigue. Le premier tome pose les bases, c’est indéniable mais il faut aussi prendre en compte le fait qu’on nous propose vraiment un univers créé de toutes pièces. Personnellement, j’ai été un peu perdue avec l’ACDC et tout ce qui va avec… Je ne peux pas vous en dire de trop pour ne pas vous spoiler l’intrigue mais attachez vous quand même, on ne sait jamais.

On a beaucoup de références à des films/sagas que l’on connait. Esther tisse toujours des liens entre la réalité et la fiction à travers ces références et j’ai trouvé ça très sympathique. Quand l’intrigue se met en place, on se lance à corps perdu dans cette lecture et personnellement, j’ai bien aimé ! Ce premier tome est riche, dynamique et complètement barré ! Qu’est-ce que j’ai ri ! Je n’ai pas souri, je me suis marrée ! Ça n’arrive pas souvent mais l’imagination de Maëlle Desard semble être sans limite.

« Ma dégaine ne lui revenait pas – je ne pouvais lui en vouloir. Je devais ressembler à Hagrid en jupe juste sorti d’une rave party. La barbe en moins. »

L’auteure est parvenue à me faire apprécier un roman qui ne commençait pas forcément très bien. Avec les quelques longueurs du début et le caractère d’Esther, j’avais l’impression de courir vers le désastre… Mais le panel de personnages grandissant et s’étendant, j’ai vu Esther évoluer avec les autres et cela la rend beaucoup plus agréable. Il y a beaucoup de personnages secondaires mais j’ai grandement apprécié Mozzie, le fantôme et ses émoticones ! Quelle belle idée !

Même si l’intrigue se veut relativement jeune avec un personnage principal plutôt jeune, l’utilisation d’émojis ainsi qu’avec une intrigue mettant au cœur de l’intrigue les jeux en ligne et la disparition d’adolescents, je ne mettrai pas ce roman entre les mains des plus jeunes. On a quand même des cadavres, un langage assez coloré (même si cela ne fait plus peur aux jeunes) mais je pense qu’un adolescent de 16/18 ans pourrait adorer ce genre de lectures !

L’univers de Maëlle Desard est très riche. L’intrigue nous propose de faire la rencontre de beaucoup de créatures surnaturelles : les vampires, les sorcières et les loups garous mais aussi les fantômes et les banshees par exemple. On est vraiment dans un univers qui propose quelque chose de différent, de décalé. C’est très intéressant et sympathique d’avoir de la diversité.

Il faut quand même souligner le fait que je ne pense pas que tout le monde appréciera cette lecture, je pense que c’est soit on aime et on accroche au style, soit on n’adhère pas à ce que l’auteure propose. Personnellement, j’ai eu peur mais au final, je ressors vraiment très agréablement surprise ! Le style est fort, décalé et plein de surprises !

03 bonnes raisons de lire ce premier tome :

  • Un univers décalé et bourré d’humour
  • Une plume très rafraichissante et dynamique
  • Le panel de personnages (et Mozzie ♥)

notation 1

22

Contes et réécritures

sunset-698501_1920 (1)Salut tout le monde!

Vous le savez peut être … ou pas mais j’ai une appétence certaine pour les contes et les réécritures en tout genre. De près ou de loin, j’aime beaucoup découvrir les univers et les personnages qui reprennent les histoires qui ont bercé ma jeunesse.

Quelques classiques se cachent dans ma bibliothèque 

Les deux sagas qui m’ont fait connaitre les réécritures de contes et que j’aime beaucoup (j’ai fini celle d’Eloisa James mais pas encore celle de Chris Colfer)

Eloisa James réécrit, dans l’ordre, les histoires de : Cendrillon, La belle et la bête, la princesse au petit pois, le vilain petit canard et Raiponce. Elle est devenue l’une de mes références en romance historique après lecture de cette saga.

Regardez-moi ces couvertures!!! Elles sont magnifiques. C’est typiquement le genre de livres que je lis en VO pour l’accessibilité de la plume. On fait la connaissance d’Alex et Connor qui vont tomber au pays des contes… un délice pour l’imagination. Au top du top!

Chez Disney… 

Bien entendu, on ne peut pas parler de réécritures de contes sans parler de Disney. Je baigne dans l’univers Disney depuis toutes petites. J’aime beaucoup l’idée des Twisted Tales (je remercie encore mon chéri pour son formidable cadeau) ainsi que pour le travail de Serena Valentino avec sa saga Villains

J’aime beaucoup l’idée de connaitre l’autre côté de l’histoire. Le pourquoi du comment. On ne né pas naturellement méchant, on le devient. Alors voilà une très belle idée! Lectures VO pour moi

Je vous ai mis les couvertures colorées mais personnellement, je préfère celles en noir et blanc (et ce sont celles qui sont dans ma bibliothèque). Il ne me manque qu’Unbirthday puisqu’il ne sort qu’en septembre. L’idée des twisted tales est de changer un petit élément de l’histoire de base pour voir comment les choses changent et évoluent. Lectures VO très abordables! 🙂

D’autres sagas et one shots =)

Probablement la saga qui m’est le plus dur de commencer. Encore un cadeau du chéri national mais le côté robotique et dystopique est très compliqué pour moi ^^

51sIxavRa1L

Quand il s’agit de mon conte préféré je ne compte pas. Malgré un prix outrageusement onéreux, j’ai craqué. Il est ma prochaine lecture =)

Je n’ai lu que le premier tome des contes inachevés mais la suite sera lue =)

51Fsg1F9OhL._SX210_

Probablement la réécriture la plus WTF que j’ai pu lire. J’ai beaucoup ri mais bon sang… C’est assez dérangeant quand même ^^’ On pousse vraiment l’idée jusqu’au bout du bout. Certaines idées sont bonnes mais d’autres un peu tirées par les cheveux.

51VKsRtfIfL._SX303_BO1,204,203,200_

Et pour finir un petit roman que j’ai beaucoup apprécié =) Il se lit très bien et il est très chouette =)

Et vous? Quelles sont vos réécritures préférées? :)♥

25

Arrêt d’urgence de Bélinda Bauer

téléchargement (3)Résumé : En panne au bord de l’autoroute, Eileen laisse ses trois enfants dans la voiture pour aller appeler les secours. Sous une chaleur caniculaire, Jack, Joy et la petite Merry l’attendent en vain. La jeune femme, enceinte, a disparu. On la retrouve quelques jours plus tard, assassinée. Trois ans plus tard, Jack, 15 ans, s’occupe seul de ses deux petites sœurs et fait tout son possible pour les rendre heureuses, quand le hasard le place face à l’arme du crime de sa mère. Le danger n’a jamais été si proche…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Belfond ainsi que Babelio pour la masse critique, je suis toujours ravie de pouvoir mettre mon nez dans ce genre de roman. Je ne connaissais pas du tout la plume de Bélinda Bauer. C’est une auteure britannique dont la plume ne m’a pas laissée de marbre. A la lecture du résumé, j’étais très curieuse de voir ce que cela pouvait donner, c’est, malheureusement, une lecture plus que mitigée pour moi.

On fait la rencontre de la famille Bright. En panne sur l’autoroute, Eileen laisse ses trois enfants dans la voiture le temps d’aller jusqu’à la borne d’urgence appeler un dépanneur. Jack, son fils de 12 ans à l’époque, commence à paniquer en ne la voyant pas revenir. Sa mère est enceinte, elle pourrait être blessée. En arrivant à la borne d’urgence, la panique l’envahit encore plus : le téléphone pend dans le vide, sa mère est introuvable… Une disparition qui se transformera en meurtre quelques jours plus tard. Jack se retrouve face à un mur : il va devoir s’occuper de Joy et Merry, ses deux petites sœurs de 9 et 2 ans.

Arrêt d’urgence est un polar qui ne perd pas de temps. J’avoue que je n’ai pas eu la trouille, je n’ai pas eu de sensations fortes. Je ne pense pas que l’on puisse parler de thriller… Après, chacun y va de sa définition. Au moins, je peux vous dire qu’il y a une enquête policière ! Boucle d’Or, le célèbre cambrioleur que l’on ne parvient pas à prendre la main dans le sac.

« Tout le monde savait que les cambrioleurs se faisaient rarement pincer. La Gazette était pleine de crimes que la police n’avait pas réussi à élucider. Un cambrioleur se baladait dans la nature depuis si longtemps que la police lui avait même donné un surnom – Boucles d’Or, parce qu’il dormait dans les lits et se servait dans les frigos des maisons dans lesquelles il s’introduisait. Et si les forces de police ne parvenaient pas à l’attraper, lui, Catherine doutait qu’elles fassent des investigations poussées pour coincer celui qui avait renversé son désodorisant. »

Jack est un personnage que j’ai beaucoup apprécié. Pauvre gamin ! Il grandit et murit de manière express. Voulant tout faire pour ne pas se voir être séparé de ses deux petites sœurs, ils vont vivre secrètement ou éviter les services sociaux. J’ai aussi eu mal au cœur pour lui, Jack se sent terriblement coupable de ne pas avoir pu aider sa mère, de ne pas avoir pu la sauver. C’est vraiment poignant. Jack est le point fort de ce roman, sans aucune hésitation pour moi. Il est courageux.

« Les rêves disparaissaient, mais le cauchemar de la réalité continuait. Il avait parfois du mal à distinguer les premiers du second car, éveillé ou endormi, Jack était hanté par le passé et ses variantes incomplètes. Il arrivait que ses souvenirs soient tellement sombres qu’il ne parvenait pas à les discerner et il ne voulait pas essayer. »

 La narration externe était certainement ce qui m’a le plus dérangée dans ma lecture. En effet, on se retrouve vraiment spectateur de tout ce qui se passe et j’aurais aimé pouvoir être plus proche des enfants Bright. La narration se partage entre deux intrigues : celle de Jack et de ses sœurs et celle de Catherine While qui reçoit la visite d’un mystérieux cambrioleur qui lui laisse un mot « J’aurais pu vous tuer ». Quoi de plus terrifiant ? Déjà, là, j’ai eu un peu de mal à comprendre la volonté de Catherine à ne pas vouloir faire de vague. Un truc pareil m’arrive, je suis en deux minutes chez les policiers.

La manière dont les deux intrigues vont se réunir est très intéressante. J’ai trouvé ça très intéressant. En parlant de police, nous avons une enquête policière. Franchement, c’est vraiment dommage parce que je n’y ai pas cru un seul instant. Les dialogues sont cousus de fils blancs, c’est vraiment particulier. J’ai eu l’impression d’avoir Laurel et Hardy sous les yeux. C’était à la limite du cliché et du ridicule. Franchement, la police est tournée au ridicule par des personnages incapables et un peu trop naïfs. Je n’ai pas adhéré à ces passages-là. De plus, c’est plutôt malheureux mais on voit la fin arriver très (trop ?) rapidement. On comprend très rapidement qui est le tueur.

La plume de Bélinda Bauer reste quand même très intéressante. On est dans une intrigue originale mais qui, malheureusement, souffre de longueurs et de passages que l’on aurait pu éviter. Si j’ai aimé la forme de ce roman, le fond est un peu plus compliqué pour moi. C’est déstabilisant : c’est assez rare que j’aime plus une plume que le contenu d’un roman. Je pense que je lirai un autre roman de l’auteure quand l’occasion se présentera.

Vous l’aurez donc compris, je suis complètement passée à côté de ma lecture. Si j’ai beaucoup apprécié Jack, je suis passée à côté des autres personnages et plus particulièrement les personnages liés à l’enquête policière… C’est bourré de clichés et de stéréotypes. Dommage ! Les deux seuls bons points de ce roman résident dans la plume et dans le personnage de Jack.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une plume typiquement britannique à découvrir
  • Le personnage de Jack
  • … Rien d’autre ne me vient à l’esprit. 

notation 2

 

10

Sensual Bachata de Charlie Genet

41DiKKalWsLRésumé : Noé, jeune homme au passé secret, est féru de bachata. Lorsqu’il croise Suzanne, championne de danses latines, au détour d’une soirée, l’osmose musicale est parfaite. Pourtant, la jeune femme disparaît… Un an plus tard, le destin les réunit, mais Suzanne, meurtrie par les violents et tragiques événements du Bataclan, n’est plus que l’ombre d’elle-même. De son côté, victime de ses addictions, Noé espère encore préserver ce qui lui reste. … Et si danser ensemble les sauvait de leurs démons ?

~ Lecture prix des auteurs inconnus 2019 ~

Je remercie chaleureusement Virginie et Julie pour m’avoir fait de nouveau confiance. En effet, pour la troisième année consécutive, je suis membre du jury pour le Prix des Auteurs Inconnus. Sensual Bachata était un roman très attendu ici. C’était l’un des extraits qui m’avait le plus plu lors de la sélection. Quand j’ai reçu le roman, j’étais très contente et j’ai dévoré le roman en quelques heures. Si le roman est une très belle découverte, j’avoue que certains petits points m’ont un peu fait tiquer. Préparez-vous à entrer dans la danse !

Première chose que j’ai appréciée : j’ai découvert la bachata (maintenant, j’ai plein de vidéos dans mes différents fils d’actualité mais bon, au moins, j’ai vu des vidéos ahah). La bachata qu’est-ce que c’est ? Un petit point Wiki ? C’est parti ! La bachata est un rythme dansant originaire de République dominicaine, plein de folklore. On peut le considérer comme un mélange de boléro (surtout, le boléro rythmique) avec d’autres influences musicales d’origine africaine et avec d’autres styles comme le son,le Kompa haïtien, le merengue, le cha-cha-cha et le tango. On est bien avancé tiens… Je vous invite à regarder des petites vidéos sur Youtube pour avoir une idée. Ce qu’il faut savoir, c’est que Charlie Genet est très douée pour les descriptions… C’est une plume très visuelle qui nous emmène très rapidement dans le monde de la danse et plus particulièrement dans le monde de la bachata.

On fait la rencontre de Suzanne, une jeune femme à la dérive depuis la mort d’un être cher lors des attentats du Bataclan. J’ai beaucoup apprécié retrouver cette thématique. En effet, je trouve que c’est aussi important d’avoir des événements aussi tragiques dans 83635699_10216845068819798_5287050577543430144_ndes romances. Cela permet d’ancrer la romance dans la réalité mais aussi de donner un côté plus grave à l’intrigue qui rend la romance encore plus forte. Suzanne est un personnage que j’ai beaucoup apprécié. En effet, on a une jeune femme têtue, qui est dans une situation que je ne souhaite à personne. On a juste envie de la serrer dans nos bras et d’essayer de la sortir de la situation dans laquelle elle se trouve.

On fait aussi la rencontre de Noé, un personnage que j’ai détesté au départ. Imbu de sa personne, beau gosse et vantard, Noé représentait tout ce que je peux détester chez un homme. Cependant, il m’a beaucoup surprise : son évolution est formidable et le rend beaucoup plus humain. Si je ne l’ai pas apprécié dans un premier tiers de la romance, j’ai trouvé qu’il était beaucoup plus sensible et adorable dans les deux derniers tiers de cette romance.

Le duo Noé/Suzanne est très intéressant. En effet, j’ai beaucoup apprécié l’alchimie qu’il y a entre ces deux êtres. Leur binôme de danse met le feu au plancher. Ils sont tellement beaux à lire et à voir. J’ai complètement été immergée dans le monde de Charlie Genet. En effet, le fait que sa plume soit très visuelle m’a permis d’imaginer très facilement les scènes de danse. Bien entendu, Suzanne et Noé vont se rapprocher même si au départ, Suzanne n’était pas forcément pour. Noé a su trouver les bons mots et avoir les bons gestes pour que Suzanne se sente en confiance, c’était très beau à découvrir.

La plume de Charlie Genet nous offre un cocktail d’émotions intenses : on passe du rire aux larmes, de la colère à la tendresse, de la sensualité à la violence… C’est vraiment très fort de ce côté-là. Là où j’ai peut-être été un peu moins sensible, c’est sur l’accumulation des addictions. En effet, on se retrouve avec deux personnages complètement brisés par la vie. Suzanne a toute la partie « descente aux enfers » après avoir perdu un proche dans la fusillade de Bataclan mais Noé doit, lui aussi, faire face à ses addictions. Je pense que j’ai été un peu noyée dans tous ses addictions. On a l’impression que l’on ne va pas s’en sortir. En plus de ces soucis-là, s’ajoutent des problèmes financiers et des problèmes familiaux et amicaux. Personnellement, c’est un peu trop pour moi. J’aurais certainement préféré me concentrer sur certaines thématiques et ne pas forcément m’éparpiller avec tous les points soulevés dans ce roman.

Cela n’enlève rien à la qualité de la plume et à la finesse des mots employés par l’auteure. Charlie Genet a un talent fou et j’ai grandement apprécié faire la connaissance de Noé & Suzanne. Il faut aussi souligner la qualité des personnages secondaires comme Juan ou encore Barts. Cela prouve que l’auteure a soigné les psychologies de tous ses personnages et cela se ressent. De plus la narration nous propose de découvrir le point de vue des deux personnages principaux. Cela rend le récit beaucoup plus vivant et dynamique.

La danse est la thématique principale mais se traduit de différentes manières : elle peut être une thérapie comme pour Suzanne qui l’utilise pour combattre ses démons et reprendre une vie normale, elle est aussi un moyen pour Noé de se libérer des frustrations de son quotidien. La danse est une liberté certaine, un médicament pour d’autres. La danse est aussi un moyen d’unir ces deux âmes brisées. J’ai beaucoup apprécié toutes ces facettes de la danse.

« Les derniers accords courent dans mes veines. Une caresse mélodique me parcourt, avant que je rejoigne Suzy, les mains tendues. Nous sommes liés par un fil invisible, si fin qu’il semble fragile. Il pourrait se briser d’une minute à l’autre, la musique sur le point de s’arrêter. Pourtant, je tente de le sauver, je ne veux pas perdre cette communion entre nous Je m’accroche à son regard, garde ses doigts dans les miens, nous sommes unis dans un porté au ras du sol, dans une sphère intime. »

En définitive, j’ai beaucoup apprécié ma lecture. J’ai aimé la profondeur des personnages principaux. J’ai aimé la plus visuelle de l’auteure qui rend parfaitement justice à la sensualité de la danse sans en faire de trop. La plume est fluide, dynamique et pleine de jolies surprises. J’ai aussi apprécié trouver des thématiques plus importantes et sérieuses comme la fusillade du Bataclan qui a brisé tant d’âmes et de cœurs. Cela ajoute une dimension plus grave au roman. J’ai adoré.

Retrouvez le PAI par ici :

03 bonnes raisons de découvrir ce roman : 

  • La place de la danse dans le roman. C’est très intéressant. 
  • La plume de Charlie Genet formidable vecteur d’émotions
  • Le duo Noé/Suzanne

notation

27

Evil thing de Serena Valentino

Résumé : Cruella De Vil is the perfect villain: stylish, witty, relentless…and possibly cursed. From her lonely childhood, to her iconic fashion choices, to that fateful car crash (you know the one), Cruella tells all in this marvelous memoir of a woman doomed. Even the cruelest villains have best friends, true loves, and daring dreams. Now it’s Cruella’s turn to share hers. This latest novel by the author of the wildly popular and darkly fascinating Villains series brings readers a tale told by the Evil Thing herself-a tale of the complicated bonds of female friendship, of mothers and daughters, and of burning, destructive desire. After all, nothing is as simple as black and white.

——–

Cruella De Vil est la méchante parfaite: élégante, pleine d’esprit, implacable … et peut-être maudite. De son enfance solitaire, à ses choix de mode emblématiques, à cet accident de voiture fatidique (vous connaissez celui-là), Cruella raconte tout dans cette merveilleuse histoire d’une femme condamnée. Même les méchants les plus cruels ont des meilleurs amis, de véritables amours et des rêves audacieux. C’est maintenant au tour de Cruella de partager son histoire. Ce dernier roman de l’auteur de la série Villains, extrêmement populaire et très fascinante, apporte aux lecteurs un récit raconté par Cruella elle-même – c’est un récit relatant des liens compliqués sur l’amitié féminine, entre mère et fille mais aussi sur le désir brûlant et destructeur. Après tout, rien n’est aussi simple que le noir et blanc.

~ Lecture détente VO ~

Bonjour tout le monde, je vous retrouve aujourd’hui pour une nouvelle lecture qui entre dans le cadre de la saga Villains de Serena Valentino. Vous m’excuserez pour la traduction qui peut être un peu bancale à certains moments mais ce n’est pas forcément ce que j’apprécie faire le plus dans la langue anglaise ahahah. J’ai décidé de me lancer dans la lecture de ces romans en VO parce qu’en France, ils sont publiés plus tardivement que dans les pays anglophones et en plus, c’est de l’anglais « facile ». Il est abordable pour les gens qui lisent en anglais peu importe le niveau (bon, si vous êtes débutants ça va prendre du temps mais franchement, ça se fait).

Cruella est probablement ma méchante préférée. J’aime aussi Ursula (prochaine lecture de cette saga) mais Cruella est dans mon cœur depuis très longtemps. Je ne le cache pas, je suis une grande fan de Disney, ça a bercé mon enfance et je n’ai jamais décroché (quoi ? Même à 50 ans je regarderai encore Bernard et Bianca, c’est comme ça). Ma dernière lecture de la saga a été un peu particulière parce que je n’ai pas adhéré à tout ! En effet, l’histoire de la Bête m’avait un peu laissée de marbre… J’ai reçu Cruella lundi soir, j’ai terminé hier après-midi. Quel délice ! Je n’ai pas su lâcher le roman avant d’avoir le fin mot de l’histoire.

Cruella est une jeune fille qui adore sa maman. Véritable modèle pour elle, son but dans la vie est de rendre sa maman heureuse. Mais quand on dit que l’argent ne fait pas le bonheur, ce n’est pas pour rien. Sa maman lui accorde 1 heure par jour, tous les jours. Elle noie sa fille sous des cadeaux mais pas sous des preuves d’amour… Rapidement, on comprend que la mère reste très distante avec sa fille, que son amour passe par les cadeaux mais que les sentiments ne sont pas ou peu présents. Cruella aime sa maman plus que tout. Ce roman est vraiment très intéressant du côté psychologique. J’aime beaucoup connaitre les autres côtés de ces personnages. Ils ne sont pas QUE méchants, ils sont des personnes, ils étaient des enfants. J’aime le fait de comprendre comment on peut en arriver là. Ici, la raison du pétage de plomb de Cruella réside en un mot, cinq lettres, deux syllabes : « maman »

Tout autour de Cruella, on retrouve ses « fantômes ». Les fantômes sont les serviteurs que l’on ne voit jamais dans la demeure des De Vil mais qui sont ô combien efficaces. J’ai beaucoup apprécié trouver la gouvernante et Cruella Mrs Picket ainsi que la cuisinière. Encore une fois, j’ai été charmée par le panel de personnages principaux mais aussi secondaires. Ils sont tous agréables et les psychologies sont fines et détaillées.

Ce que j’ai grandement aimé, c’est de retrouver des piqûres de rappel. Ainsi, Anita fait son apparition rapidement. Anita est la meilleure amie de Cruella. Anita est la gentillesse incarnée. Belle, intelligente et ayant la tête sur les épaules, l’amitié qui les lie va être mise à mal plus d’une fois. En grandissant, Cruella va bien porter son prénom malheureusement. Au nom de l’amour qu’elle ressent pour sa mère Cruella va aller loin, toujours plus loin dans la bêtise et la cruauté. On va aussi retrouver Perdita, ce dalmatien qui, à la base était le chien de Cruella est aussi présente dans l’histoire. J’ai aimé comprendre comment Anita va devenir sa propriétaire.

La vie de Cruella n’est pas un long fleuve tranquille. De son plus jeune âge jusqu’à ce fatidique accident incluant les 101 dalmatiens, elle va vivre le cœur brisé par cette mère qui la rejette et par une histoire d’amour qui va lui faire vivre un tas d’émotions. Le deuil amical est aussi une sacrée épreuve pour elle. En grandissant, Cruella va devenir vindicative, cruelle et méchante mais elle ne se résume pas qu’à cela seulement.

Je trouve que c’est le roman de Serena Valentino le plus abouti dans cette saga. Je trouve qu’elle se détache vraiment du contexte Disney. Il est là, bien entendu, sinon le charme n’opèrerait pas mais il reste en filigrane, il ne dérange pas. On n’a pas du Disney à 100%. Plus psychologique que les autres, j’ai aimé plonger au cœur de l’histoire de Cruella et de son passé. La plume de Serena Valentino est agréable et sympathique. Intéressante, elle est fluide et dynamique. Le roman ne souffre pas de longueurs et nous permet de passer un moment de lecture très agréable.

J’adorerai trouver un roman sur le Docteur Faciier (la princesse et la grenouille), Médusa (Bernard et Bianca), Le prince Jean (Robin des bois) ainsi que sur Lady De Trémaine (Cendrillon). On ne sait jamais… si Serena Valentino passe par ici…

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un anglais facile et très abordable. J’ai aimé replongé dans la langue anglaise.
  • Cruella ; un personnage hauts en couleur qui cache de nombreuses blessures
  • Les petits rappels de l’histoire telle qu’on la connait via Disney

notation

téléchargement téléchargement (1)

21

My mysterious protector de Nadège Fillion

my-mysterious-protector-1331069-264-432Résumé : Le monde de Sarah s’est écroulé depuis qu’on a retrouvé le cadavre de son frère, Ethan, dans le lac derrière chez elle. Les enquêteurs en ont déduit que c’était un bête accident. Alors qu’elle sombre dans la dépression, un mystérieux inconnu débarque et lui annonce qu’Ethan était un agent secret et que sa dernière mission a mal tourné. La mafia russe aurait envoyé un tueur à gages pour lui régler son compte, et elle est devenue la cible numéro un des ennemis de son frère. Obligée de fuir, elle n’a d’autre choix que de faire confiance à ce mystérieux protecteur. Entre attirance, amitié, vengeance et trahison, le danger rôde à chaque instant…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Evidence Editions pour l’envoi papier de ce roman. Je suis vraiment très heureuse de recevoir des surprises comme celle-ci. My mysterious protector est une très belle surprise. Je vous avoue que, comme c’était un envoi surprise, je n’avais donc pas fait la demande de ce SP. Quand j’ai lu le résumé, j’ai eu peur. Ce n’est pas ce que je lis habituellement : mafia, agent secret… Mouaiiis. Et bien figurez vous que je me suis largement trompée sur ce roman. J’ai beaucoup apprécié l’histoire !

On fait la rencontre de Sarah qui est à la dérive depuis quelques mois. Son frère, Ethan, dont elle était très proche s’est suicidé dans le lac derrière la propriété de ses parents. Meurtre ? Suicide ? Sarah ne sait plus quoi penser et ne parvient pas à avancer depuis l’annonce du décès de son frère. Alors qu’elle est au plus mal, Sarah va ouvrir la porte à un collègue d’Ethan : Darel. Darel va lui révéler quelque chose de surprenant : son frère n’était pas celui qu’il prétendait être. C’était un agent secret qui mentait tout le temps à ses proches pour ne pas les mettre en danger. Sa mort n’était donc pas un accident, c’était volontaire.

Darel & Sarah vont vivre une aventure aussi dangereuse qu’instructive, aussi forte que difficile, aussi belle qu’effrayante. J’ai beaucoup apprécié ma lecture parce que les thématiques sont savamment mélangées et équilibrées. Personnellement, vous me parlez de mafia, de russe et d’agent secret, j’ai l’impression d’être dans un vieux roman d’espionnage style S.A.S et, en toute honnêteté, ce n’est pas franchement ma tasse de thé. Le tour de force de l’auteure réside dans cette manière de mélanger toutes les thématiques du roman d’espionnage à une personnalité féminine moderne et qui vient mettre un bon coup de pied dans tous les stéréotypes que l’on peut avoir sur ce genre de roman. Ajoutons à cela une petite touche de romance moderne et nous avons un savant mélange qui tient le lecteur en haleine jusqu’au bout.

Dans ce roman, on voyage beaucoup. On ne prend pas le temps de se poser, le danger rode, il faut bouger. Il y a un sacré dynamisme dans ce roman grâce à ce mouvement perpétuel. Le dynamisme réside aussi dans le duo Darel/Sarah. Sarah est une jeune femme pleine de dynamisme : dès qu’elle peut, elle se fourre dans des ennuis incroyables. Elle n’écoute pas, n’en fait qu’à sa tête et met son « équipe » dans des situations périlleuses qui pourraient leur coûter la vie. Plusieurs fois, Darel va mettre sa vie en danger pour éviter que Sarah ne meurt. La loyauté de Darel envers Ethan est intense et très belle. Il ferait tout pour son ami.

Darel est accompagné d’autres agents secrets qui vont tout faire pour que Sarah reste saine et sauve. J’ai trouvé l’idée agréable. Même si on a des personnages secondaires très attachants, l’attirance physique entre Darel & Sarah vient pimenter l’intrigue. J’ai trouvé cela très sympathique. Darel est un personnage mystérieux qui ne laisse rien transparaitre de ses émotions ou de ce qu’il peut penser. Insondable, il va vivre avec Sarah une aventure incroyable.

Ce que j’ai le plus apprécié dans ce roman, c’est l’originalité de l’intrigue. L’auteure n’est fait pas de trop. En effet, on se retrouve avec une plume très agréable, bourrée d’humour et d’émotions. J’ai trouvé que l’auteure parvenait, avec une extrême justesse, à nous faire ressentir la tristesse et la détresse de Sarah face à la perte de son frère. J’ai aussi aimé l’idée de la musique et de la guitare, cela a apporté beaucoup de douceur au personnage de Sarah qui peut aussi paraitre distante et un peu froide par moments.  Dynamique et fluide, la plume est le reflet de cette intrigue dans laquelle on ne perd pas de temps. En revanche, j’ai eu quelques petits moments où cela a été trop rapide pour moi. C’est le seul petit bémol de cette histoire. Des fois, il m’a manqué un peu de détails dans l’histoire. Ca allait un peu trop vite.

Il faut aussi parler du livre objet. Franchement, le format est génial. Entre le poche et le grand format, je l’ai trouvé très agréable. En plus d’avoir une histoire chouette entre les mains, le support est ultra agréable. La qualité du papier et la souplesse du format sont à souligner. Je trouve que c’est le format le plus sympathique. Je n’ai pas eu peur de l’abimer, je l’ai pris avec moi au boulot pour lire pendant ma pause déjeuner. Bref, je trouve que c’est un formidable travail et qu’il est important de le souligner. Bravo à Evidence Editions pour leur travail !

En définitive, j’ai adoré ma lecture ! Pourtant, à la lecture du résumé, ce n’était pas gagné. Il faut dire que les thématiques liées aux romans d’espionnage ne me tentent pas plus que cela. Nadège Fillion est parvenue à me faire oublier mes aprioris grâce à une plume pleine de surprise et de malice. Sautez le pas et passez un bon moment de lecture avec Sarah & Darel !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • L’auteur met un bon coup de pied dans les stéréotypes liés au roman d’espionnage en mélangeant romance et modernité aux thématiques de base.
  • Le duo Sarah/Darel que j’ai pris plaisir à découvrir
  • La plume de l’auteure : dynamique et rafraîchissante

4

15

Le secret de Prespa – Tome 1 : Résister de Léticia Joguin-Rouxelle

le-secret-de-prespa-tome-1-resister-tea-9782378162207_0

Résumé : Au cœur de l’Olympe, Héra et Zeus vivent un amour passionné depuis la nuit des temps. Mensonges, trahison, tromperies et magie sont pourtant les lois qui règnent dans ce monde divin. Une simple légende de nos livres d’histoire, pensez-vous ? C’est ce qu’imagine Taïla, enfermée dans un mariage sordide et sans amour, allant même jusqu’à penser que la folie la guette lorsque son prénom semble résonner partout autour d’elle. Et si elle était la clé de cet univers mystique et mythologique ? Et si sa destinée était de le sauver ? Quels sombres secrets va-t-elle-y découvrir ? Plongez avec elle et Cheyenne dans une quête au cœur du mystérieux Prespa, lieu aussi féerique que dangereux…

~ Service presse ~

Je remercie les éditions Something Else pour l’envoi de ce premier tome. Je vous l’avoue, j’ai craqué dès que j’ai vu Héra et Zeus. Cette histoire n’est pas du tout ce à quoi je m’attendais. Etant férue de mythologie, j’avais envie de me plonger dans un univers qui allait me proposer une immersion totale dans ce monde avec une histoire originale et intéressante. Si j’ai apprécié ma lecture, elle n’est pas un coup de cœur. Rien de grave, bien entendu, il en faut pour tous les goûts !

J’ai beaucoup apprécié l’intrigue qui nous propose de voguer entre réalité et fiction. On est avec les dieux, on est directement propulsé à Prespa, monde dirigé par Artémis qui est la mère des nymphes. Calli est une nymphe qui appartient corps et âme à Artémis : elle brûle d’amour pour Artémis, elle se voue corps et âme à la vie qu’Artémis veut pour elle. Seulement, Zeus rode dans les parages et tombe sous le charme de Calli. Elle résiste, elle ne veut rien de lui, rien des hommes. Cependant, Zeus est un rusé renard qui ne renonce pas devant l’obstacle. La mythologie n’est pas toute rose, elle nous offre des épisodes d’inceste, de guerre, de violence et de ruse. Nous en avons un bon extrait ici.

Comme je vous le dis ci-dessus, j’ai adoré l’intrigue et la toile de fond. Le seul gros bémol dans ce premier tome, c’est que je n’ai pas su m’attacher aux personnages. En effet, même si Taïla est un personnage fort et qui ne vit pas, elle non plus, dans un monde tout rose, je n’ai pas su l’apprécier à sa juste valeur. Je suis restée de marbre face à tout cela. Pour tout vous dire, je pense que je ne m’attendais pas du tout à ce que la réalité prenne le dessus sur la mythologie. Je pensais me retrouver dans un monde purement fantastique/fantasy. Le mélange peut être séduisant mais je n’avais pas pensé que je lirai la cruauté et la terreur d’un quotidien qui, malheureusement, touche de nombreuses femmes.

J’ai trouvé que l’auteure a eu une très bonne idée avec le changement de points de vue. Ainsi, on peut découvrir l’histoire avec les points de vue de Taïla, Trévor, Cheyenne mais aussi Mathilde par exemple. Cela ajoute plusieurs dimensions à cette histoire. Taïla est, malheureusement, l’objet d’une malédiction, d’une prophétie et on se rend compte de la folie de certaines personnes pour arriver à leurs fins. Cela fait froid dans le dos.

Les plaintes et les gémissements de ces esprits auraient donné la chair de poule à n’importe qui. Contrairement à ce que l’on pense, l’Enfer n’est pas brûlant, il y fait même un froid glacial. On dirait même que cet endroit est inhabité car tout semble déserté, dévasté.

J’ai aimé les apartés mythologiques qui expliquent comment on en est arrivé là. C’est vraiment très plaisant. L’auteure a fait un sacré travail pour parvenir à aller de la réalité à la mythologie et inversement. C’est un travail de longue haleine teinté d’une imagination débordante. C’est chouette à découvrir. Si la dimension « réelle » ne m’a pas plus tentée que cela, j’ai beaucoup apprécié la partie mythologique. J’ai retrouvé certains personnages que j’ai déjà pu croiser au fil de mes lectures et d’autres que je ne connaissais pas. C’est très plaisant.

Je trouve que prendre appui sur la mythologie pour ouvrir un monde construit de toute pièce est très intéressant et intelligent. Cela ouvre beaucoup de portes et j’aime cette idée. C’est chouette.

L’auteure nous propose une fin assez sadique. On a envie de savoir comment cela va se passer et ce qu’il va advenir de Taïla. En effet, jouet du destin, elle ne comprend pas ce qui lui arrive. Comment a-t-elle fait pour en arriver là ? Pourquoi n’a-t-elle pas écouter les prédictions de son amie Cheyenne ? Comment croire qu’elle est la descendante d’une nymphe ? Toutes ces questions vont venir percuter et bousculer ce premier tome. La fin donne envie de se plonger dans le deuxième tome. Personnellement, même si je n’ai pas été séduite par la totalité de ce premier tome, j’ai bien envie de savoir où l’auteure va nous emmener.

Je tiens aussi à souligner la qualité de la plume de Léticia Joguin-Rouxelle. Fluide et dynamique, elle permet de ne pas subir de longueurs dans ce premier tome. J’aurais peut-être apprécié avoir un peu plus de détails sur le monde mythologique (surtout sur les décors que j’aime énormément). Je trouve aussi très original le fait de se focaliser sur Artémis et ses amazones, brillante idée !

03 bonnes raisons de se lancer dans la lecture de ce premier tome :

  • L’originalité de l’utilisation de la mythologie dans cette intrigue
  • La plume de l’auteure que j’ai trouvée fluide et dynamique
  • Une fin surprenante qui laisse présager une immersion plus importante dans la mythologie

notation 1

12

Du soleil sur ma vie de Claire Bertin

105385935_2870626406397029_8823245983031633988_nRésumé : Je m’appelle Anne, je suis sage-femme. Mon boulot, c’est ma vie. Je vis presque dans l’hôpital où j’exerce le plus beau métier du monde. Quand je n’y suis pas, je passe mon temps libre avec Gaby, ma voisine de palier, en pyjama pilou et grosses chaussettes. Il semblerait que je travaille trop ! Alors, un soir, verres de Chardonnay à la main, ma voisine et moi réservons un séjour de luxe en Guadeloupe. Je l’ignore encore : la décision prise ce soir-là va changer le cours de mon existence. Et si le soleil pouvait briller pour moi aussi ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Claire Bertin pour l’envoi de ce roman. Je suis toujours très heureuse de lire un nouveau roman de cette auteure. Si j’avais bien apprécié la duologie 20 ans de l’auteure, ici, je suis ravie d’avoir partagé ce moment de lecture avec Anne.

Ce que j’ai beaucoup apprécié dans cette lecture, c’est le fait que l’on reconnaisse vraiment Claire dans ce qu’on lit. En effet, pour avoir papoté à de nombreuses reprises avec elle, des termes comme  « ma bichette » ou encore la manière dont Anne voit le monde représente totalement Claire. J’ai beaucoup apprécié partager cet instant avec Claire, comme si je rentrais dans son monde, c’est vraiment très intéressant et agréable.

Claire nous envoie directement sous le soleil de la Guadeloupe ! Le temps de quelques jours de vacances bien mérités pour la charmante Anne, une sage-femme au cœur d’or. Qu’est-ce que j’ai aimé ce personnage. Cela m’a fait beaucoup de bien ! C’est un roman plein d’émotions, bienveillant, qui m’a retourné le cœur (dans le bon sens du terme). Je félicite l’auteure pour ce joli voyage en Guadeloupe mais aussi au cœur de la vie d’Anne que j’ai pris plaisir à découvrir dans l’exercice de son métier mais aussi dans sa sphère intime et privée.

La Guadeloupe ! Pas de doute en ce moment, ça fait rêver : ça sent le monoï, on entend le bruit des vagues, on fait un tour de bananeu mais aussi des excursions. Il ne faut pas oublier le plus important : on rencontre des gens. On brasse une population de vacanciers qui sont là en même temps qu’Anne et Gaby (sa meilleure amie et voisine). J’ai beaucoup apprécié Marcel & Fabien. Ce sont deux personnages aux antipodes mais tellement rafraîchissants, j’ai beaucoup apprécié ce que l’auteure en fait. Même s’ils restent des personnages secondaires, ils ne sont pas là pour jouer les plantes vertes : bien au contraire ! De temps en temps, on fait trouve quelques piqûres de rappel pour ne pas les oublier, j’ai trouvé ça très chouette !

Du soleil sur ma vie n’est pas qu’un récit de voyage. On va bien au-delà de ça. Véritable hymne aux sages-femmes, j’ai trouvé très agréable le regard porté sur la profession à travers le personnage d’Anne. J’ai vraiment eu un petit coup de cœur pour ce personnage qui représente tout ce que j’aime : honneur, loyauté mais aussi la bonne humeur et la bonté. Elle a le cœur sur la main et ça se découvre très rapidement. J’ai trouvé qu’Anne était un personnage haut en couleur. C’est vraiment une très belle découverte. Autour d’Anne gravite un nombre certain de personnages dont Gaby, sa meilleure amie. Si je l’ai trouvé plus en retrait et peut être un peu moins en raccord avec ce que je peux apprécier au niveau du caractère, elle se montre pétillante et dynamique. Ca vient remettre un coup de fouet après le retour des vacances !

L’intrigue est en deux temps. En effet, si on se prélasse sous le soleil de la Guadeloupe dans un premier temps, on reprend vite la route du travail et de la routine française avec Anne dans un second temps ! L’auteure ne laisse pas le temps au lecteur de s’ennuyer. Je n’ai pas vu le temps passer. Pour tout vous dire, j’ai commencé les premières pages du roman via mon ordinateur (je n’aime pas trop ce support pour lire) et prise dans l’engrenage, j’ai terminé ma lecture d’une traite ne lâchant pas mon ordinateur.

Je pense que la force de Claire réside dans sa plume et dans la simplicité de ses intrigues. On se reconnait dans ce que l’auteure expose. Anne est un personnage dans chacun d’entre nous peut se retrouver. Il y a un panel de personnages riche qui permet de trouver ce que l’on aime. Le panel de lecteur s’élargit grandement grâce à cette idée. Claire écrit avec son cœur (enfin, pas vraiment, mais dans l’idée, c’est vrai !), on ressent vraiment un tourbillon d’émotions. J’ai aimé l’histoire d’amour, j’ai aimé le voyage, j’ai aimé le questionnement d’Anne, j’ai aussi aimé mon immersion dans le monde des naissances et du métier de sage-femme. C’est la magie Bertin ! On se sent bien, en paix et tranquilles dans cette histoire.

Bien que je n’aie clairement pas la tête à penser à cette stupide histoire avec lui, son comportement de ce matin prouve que le monde n’est pas manichéen. On peut se comporter comme un connard un jour, et faire preuve d’empathie le lendemain. L’être humain est complexe et quelque part, ça me rassure. Il y a du bon en chacun de nous.

Véritable page turner, je ne peux que vous le conseiller en cette période de l’année. Vous me direz, même en hiver, je vous le conseillerai : il réchauffera votre cœur à coup sûr ! Plein de bienveillance, ce roman vous montrera la profondeur du personnage d’Anne et l’humanité qui se dégage de ce personnage et, de manière générale, de l’univers de l’auteure. Claire Bertin décide de parler de la vie, la vraie vie. On est dans une réalité intense. On nous parle de la vie faite de bonheurs mais aussi de malheurs. La manière dont on côtoie cette réalité est faite pour que l’on comprenne, que l’on accepte que tout n’est pas toujours rose. L’auteure fait grandir ses personnages et nous fait passer un moment intéressant et bourré d’émotions en tout genre. A lire de toute urgence !

Je tiens aussi à féliciter Claire pour la qualité de sa plume. Quelle évolution depuis le premier tome de 20 ans !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • On nous parle de la vie comme on peut la vivre. Cela fait du bien de pouvoir se projeter dans une histoire dans ce genre.
  • Le personnage d’Anne que j’aime énormément.
  • La qualité de la plume de Claire Bertin qui ne cesse de m’épater et m’étonner.

5

14

Ange du destin de Mady Flynn

41QFOTLZ9NLRésumé : Margaux a 18 ans lorsqu’elle perd la vie dans un tragique accident de voiture. Jeune, insouciante et aimée de tous, elle pensait avoir la vie devant elle. C’était sans compter sur le destin et ce qu’il lui réserve… Une seconde chance ! Réincarnée en ange, Margaux est invisible pour la plupart des humains mais pas pour Valentin. Le jeune homme, qui rêve de partir pour un tour du monde en camping-car, voit ses projets chamboulés. Deux mondes les séparent et leur amour naissant devra surmonter de nombreuses épreuves. Réussiront-ils à dépasser les frontières qui les séparent ? Parviendront-ils à changer le cours du destin et quel sera le prix à payer ? Un chemin semé d’embûches les attend…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement MEC éditions pour l’envoi de ce roman. J’ai eu la chance de pouvoir le découvrir grâce à mon partenariat. Une fois n’est pas coutume (la bonne blague), j’ai craqué pour la couverture. J’adore les anges, j’adore les histoires avec les anges, il était donc naturel pour moi de lire cette histoire.

D’un côté, on fait la rencontre de Margaux, une jeune femme de 18 ans qui est morte. Un accident de voiture, un pont et c’est le décès assuré. Cela fait trois ans qu’elle erre, qu’elle fait du stop, qu’elle essaye de se sortir de ce pont où elle revient toujours. Bloquée dans cet entre-deux, Margaux va essayer de s’en sortir.

D’un autre côté, on fait la rencontre de Valentin, un jeune homme qui tombe en panne en camping-car juste devant le pont de Margaux. Invisible aux yeux de la plupart des humains, elle ne l’est pas aux yeux de Valentin. S’en suit, forcément, une rencontre qui va bouleverser la vie de ces deux jeunes gens.

J’ai beaucoup apprécié cette histoire. L’équilibre entre la romance et le fantastique est très bon. Je trouve que l’ambiance est vraiment très sympathique. En effet, je trouve que les thématiques sont assez difficiles : le deuil, l’acceptation, la maladie. Ce sont des sujets très présents dans l’intrigue mais ils sont traités avec beaucoup de douceur et d’émotions. L’amour naissant entre Margaux & Vincent est très agréable à lire, l’auteure prend le temps de poser les choses et rend l’histoire très crédible à mes yeux. J’ai aimé la manière dont l’auteure traite de la thématique de l’amour impossible : on ne tourne pas en rond, on ne joue pas au chat et à la souris. On est en face de deux jeunes personnes qui avancent de trois pas, qui reculent de temps en temps d’un pas ou deux par hésitation. La réalité de cette relation rend l’ensemble très agréable.

« Je soulève ma robe jusqu’au niveau de mes mollets et regarde le spectacle de mes pieds qui avancent. C’est ridicule et pourtant c’est mon rêve depuis trois ans. Comme une personne hospitalisée qui fixerait la vie d’un parc juste en dessous de sa fenêtre, s’imaginant de pouvoir un jour y poser le pied.       J’avance dans le flou le plus total, personne ne m’a dicté ce que je devais faire. Personne ne m’a jamais expliqué qui j’étais et quel était mon rôle sur Terre. J’ai dû assister à mon propre accident, au défilé des pompiers et des voitures de police. Personne ne m’a dit pourquoi j’ai dû rester près de ma voiture en flammes pour finir par comprendre toute seule que ma vie était finie. On utilise souvent ces mots : ma vie est finie. Ça a été le cas pour moi. Et aujourd’hui, je renais. Pour la première fois, je me sens vivante aux côtés d’un homme qui note finalement l’étrangeté de mon comportement »

J’ai aimé le personnage de Margaux. Cet ange qui vit dans un entre-deux sans vraiment comprendre son rôle sur terre va nous retourner le cerveau et vous proposer une très jolie histoire. J’ai aimé la lire raconter son passé, envisager un avenir, s’il y en a un de possible. Sa rencontre avec Sarah va la faire avancer et évoluer, elle va pouvoir essayer de trouver des réponses à ses questions, c’est assez sympathique parce que ça fait avancer l’histoire, on ne stagne pas dans les malheurs de Margaux et de Valentin. Le duo qu’il forme est équilibré. J’ai aimé beaucoup de situations qui prêtent à sourire. L’invisibilité de Margaux fait que certains humains prennent Valentin pour un zinzin qui parle tout seul, j’adore. Ca m’a fait sourire plus d’une fois. Ils évoluent comme deux personnes complémentaires, on ressent toute la force de leur amour, j’adore !

Le personnage de Sarah est le seul personnage secondaire notable dans ce roman. C’est un personnage intéressant qui vient marquer un peu plus le côté fantastique de l’intrigue. Sarah est, elle aussi, un ange. On va un peu plus comprendre leur fonctionnement et leur rôle sur terre. Sarah est une jeune femme bien plus âgée que Margaux en âge angélique, elle va prendre Margaux sous son aile pour essayer de lui faire comprendre la dangerosité de cette relation et son caractère impossible.

La seule petite chose qui m’a manquée, c’est un épilogue. Quelque chose à se mettre sous la dent pour avoir un petit regard quelques années plus tard, c’est vraiment la seule chose que je peux reprocher à ce roman qui, pour moi, est excellent. Il est fort et intense. Les lecteurs qui aiment les romances fantastiques vont adorer, j’ai trouvé cela chouette.

Il faut aussi parler de la plume de Mady Flynn qui est très jolie. Pleine d’émotions, le lecteur va être chamboulé par tout ce qu’il va lire et découvrir. C’est vraiment une plume dynamique et fluide. Les chapitres se lisent rapidement et le roman est une petite douceur à se mettre sous la dent.

03 raisons de lire ce roman : 

  • Le duo Margaux/Valentin 
  • La plume de Mady Flynn 
  • L’univers proposé et son originalité 

notation

15

Urbex sed lex de Christian Guillerme

téléchargement (6)Résumé : Contre une belle somme d’argent, quatre jeunes passionnés d’urbex sont mis au défi de passer une nuit dans un sanatorium désaffecté. Ils vont relever le challenge, mais, une fois sur place, ils vont se rendre compte qu’ils ne sont pas seuls dans cet immense endroit abandonné… Et très vite comprendre qu’ils n’auraient jamais dû accepter cette proposition. JAMAIS !

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Joël ainsi que les éditions Taurnada pour l’envoi de ce roman. J’étais très curieuse. J’avoue que c’était un titre alléchant. L’urbex est une aventure qui peut faire peur, j’avais hâte de voir ce que l’auteur pouvait en faire. Même si la lecture fut agréable, j’avoue que cela reste en deçà de ce que je pensais avoir entre les mains.

Contraction de « urban exploration » l’urbex est une activité qui se répand de plus en plus et qui propose de visiter des lieux abandonnés par l’homme. Ce n’est pas forcément une activité légale : certains lieux peuvent être interdits voire dangereux (et même les deux !).

J’ai été assez frustrée par ce roman. Il était tellement prometteur. J’avais envie de lire quelque chose de court, de rythmé, qui impose une tension dès le départ. J’avoue que sur ces points, l’auteur nous gâte. En revanche… le reste m’a laissée un peu perplexe. Je ne sais pas ce qui s’est passé mais franchement, je suis passée à côté des personnages et de l’intrigue en soi. J’ai adoré la forme mais un peu moins le fond.

Je suis dégoutée parce que j’attendais cette lecture comme une enfant à Noël, j’avais tellement envie de découvrir la plume de l’auteur et surtout d’avoir de l’urbex dans ma lecture. Finalement, j’ai compris que l’urbex n’était qu’un prétexte. On évolue dans des décors d’Urbex mais cela ne va pas plus loin. J’aurais tellement aimé en savoir plus sur l’exploration en soi, la manière dont c’est perçu, comment on peut trouver des lieux. Une sorte de petit guide dans l’intrigue.

S’il m’a manqué cette petite dose d’urbex, on se retrouve vraiment dans une ambiance très tendue. Le sanatorium est extrêmement bien détaillé et décrit. J’ai, tout de suite, été mise sous pression. A chaque page tournée, j’avais la trouille de voir surgir quelqu’un. C’est très bien exécuté.

Vous viviez tranquillement dans vos quotidiens étriqués, avec vos rêves formatés, vos petites envies, sans véritablement connaître la peur, la vraie, celle qui peut faire vomir, mais aussi celle qui rend vivant ! Et d’un seul coup… Boum !!! Vous vous retrouvez projetés dans un univers et dans un combat qui n’est pas le vôtre.

Malheureusement, je n’ai pas su m’attacher à notre quatuor de personnages. Si j’ai un peu plus apprécié Fabrice et Carine, Chloé et Théo m’ont moins séduite. Dans l’ensemble, je suis restée à distance de mes personnages. J’avais tellement peur que l’un d’entre eux se fasse massacrer que j’ai préféré prendre tout de suite mes distances pour rendre plus digeste ma lecture. C’est un quatuor de personnages agréable et assez varié. Les caractères ne sont pas les mêmes mais j’ai apprécié découvrir les différentes facettes de ces personnages.

Je dois vous avouer que j’ai adoré la plume de l’auteur. Le style est dynamique, il marque une rapidité certaine que j’ai adoré ! Franchement, c’est un rythme haletant qui ne laisse pas la place aux longueurs. C’est limite si on a le temps de respirer. Je pense qu’avec ce genre d’intrigue, c’est ce qu’il faut. On court comme des fous pour essayer de sauver sa peau, c’est plutôt sympathique. Je remercie aussi l’auteur pour la taille du roman. C’est court ! Yes ! Pas de longueur, on ne vit pas sur nos acquis, on entre rapidement dans le vif du sujet et on commence à comprendre le pourquoi du comment même si certaines questions peuvent rester en suspend (cela n’empêche pas la bonne compréhension du texte).

Les urbexers ressentaient une peur indicible, un état de frayeur qu’ils pensaient ne jamais pouvoir atteindre. Ils se retrouvaient projetés dans un film d’horreur ou dans un escape game grandeur nature, mais en infiniment plus effrayant. L’environnement leur sautait au visage à chaque détour de couloir, de cloison, de cage d’escalier… Tous les graffitis leur donnaient l’impression, avec la vitesse, de vouloir les mordre dans un kaléidoscope de couleurs démentes et baveuses.

Si je suis passée à côté des personnages et j’ai été déçue par le manque d’Urbex en tant que tel, je reste quand même agréablement surprise par ma lecture. Ce n’est pas un coup de cœur mais j’avoue que c’est une lecture qui pourra clairement plaire à beaucoup de lecteur. Mention spéciale pour la plume de l’auteur qui reste le point fort de ce roman pour moi. Je prendrai beaucoup de plaisir à la rencontrer dans une autre intrigue. Les descriptions sont à couper le souffle, j’ai grandement apprécié cela. C’est une découverte agréable. La mise sous tension se fait dès le départ : oppression et stress vont régaler les fans du genre !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Les descriptions faites. Elles sont tellement réelles que l’on s’y croirait.
  • La plume de l’auteur que j’ai beaucoup apprécié
  • L’intrigue originale grâce à la pointe d’urbex

3

18

Des paillettes dans le sable d’Enolla Brunetti

412GV2M1uGL._SX195_Résumé : Ça vous est déjà arrivé à vous, ce moment dans la vie où vous avez l’impression que tout part en vrille ? Eh bien, c’est le cas d’Anna, 30 ans. Ça démarre par un réveil en fin d’après-midi, dans son salon alors qu’elle devait préparer l’anniversaire de sa mère, puis ça s’enchaine : une panne de voiture, son conjoint qui la trompe, sa mère qui disparait mystérieusement, l’accident, la rupture. Elle se retrouve alors seule, face à elle-même, à faire le point sur sa vie. Elle rêvait d’être pâtissière et de fonder une famille : c’est foutu ! Heureusement, sa famille va la secouer sérieusement. Elle décide alors de reprendre sa vie en main. Elle se retrouve ainsi, malgré elle, dans une folle aventure épaulée par Antony, un charmant pâtissier malheureusement marié et papa d’une petite fille. Sur les routes, entre les landes et la Bretagne, au gré des plages au sable pailleté, elle voyage sur les traces de son passé dévoilant un peu plus les mystères sur sa famille et ses origines. Jusqu’à LA révélation. Rien ne sera plus jamais comme avant. Comment assumer ce qu’elle va apprendre ? Que faire de ses sentiments naissant pour cet homme déjà pris ? Est-elle vraiment capable de changer de vie ? De reprendre des études pour réaliser son rêve ? Son amour pour Antony trouvera-t-il une issue ? C’est l’histoire d’une vie qui éclate pour mieux se reconstruire, mais également une histoire d’amour et de réalisation. Anna, pétillante, sensible et timide va nous prouver que quoi qu’il arrive, il faut tout faire pour réaliser ses rêves.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Enolla Brunetti pour l’envoi de son roman via SimPlement. Je suis aussi très touchée d’avoir reçu ce roman en papier. Je sais à quel point l’investissement peut être important pour les auteurs. Merci pour ce geste.

On fait la rencontre d’Anna. Une jeune femme de 30 ans qui a une vie sans aucun problème. Elle voit sa vie changer suite à la découverte d’un adultère. Sa vie va s’effondrer. Comme si cela ne suffisait pas, sa mère disparait mystérieusement. Elle est aussi victime d’un accident. Cette accumulation va créer une sacrée dynamique dans la lecture. En effet, à chaque page tournée, je me demandais ce qui allait lui tomber sur la tête ! J’ai beaucoup apprécié la manière dont elle va tomber dans les abysses.

Anna doit se reprendre en main, à trente ans, tout est encore possible. A l’aide de sa famille et d’Antony, un jeune homme incroyablement bon, à l’écoute et très prévenant. J’ai beaucoup apprécié les discussions entre Antony et Anna. Il va lui montrer que tout est possible. Etant pâtissier, il va être un sacré pilier pour Anna qui a toujours voulu exercer cette profession. Entre rêve et réalité, entre mauvaises passes et belles surprises, entre rires et larmes, ce roman est une tranche de vie incroyable que j’ai beaucoup apprécié découvrir.

On s’attache très rapidement aux personnages, notamment à Anna & Antony qui vont venir bercer toute notre intrigue. J’ai aimé le fait que ces deux personnages se complètent. Anna est une jeune femme qui a besoin d’aide dans la vie. Elle fait partie de ces gens qui ont besoin de voir que les gens croient en elle. Antony est un fonceur, il bosse et bosse et bosse. S’il en est là aujourd’hui, c’est à lui qu’il le doit. J’ai beaucoup apprécié ce duo de personnages qui fait grandement avancer l’intrigue.

Les thématiques proposées sont aussi très fortes. Enolla Brunetti est assez douée : elle va nous faire avancer dans une histoire sympathique, pleine de douceur en nous proposant des thématiques assez lourdes : adultère, changement de vie, deuil. Bien entendu, ce genre d’histoire va mêler passé et présent. Pourquoi la mère d’Anna a disparu ainsi de sa vie ? Pourquoi ces mystères ? Au fil de son aventure, Anna va découvrir un passé familial trouble dont les révélations vont être folles et fortes. Elles vont venir exploser l’équilibre naissant dans la vie d’Anna.

C’était très intéressant de suivre l’évolution d’Anna au fil des pages. En effet, elle va prendre sa vie en main et prouver que l’on peut s’en sortir même quand on est au plus bas. C’est vraiment très intéressant. Ca fait du bien à lire. Le roman est plutôt court, ça se lit rapidement.

Je tiens aussi à féliciter l’auteure pour la qualité de son roman. Le livre objet est très agréable à découvrir. C’est très sympathique.

La plume est aussi très agréable. C’est une jolie découverte pour moi. Elle rend la lecture dynamique et fluide, il n’y a pas de longueur. Bien au contraire, j’ai, dans la première moitié du roman, j’ai ressenti une certaine rapidité dans l’exécution des actions. On se retrouve rapidement au cœur d’une tempête qui ravage la vie d’Anna et j’avoue que j’ai mis un peu de temps avant de trouver mon rythme. Mis à part ce petit couac, je suis ravie de vous dire que ma lecture a été très agréable. Au service des émotions, la plume d’Enolla Brunetti est vraiment douce. L’épilogue m’a serrée le cœur mais j’ai eu une sensation d’accomplissement intense à la fin de ma lecture. Je n’ai pas fermé le roman à regret. La fin est juste, équilibrée et nous donne l’impression de quitter proprement et correctement nos protagonistes. Bravo pour cela.

En définitive, c’est une histoire très agréable que je vous propose de découvrir aujourd’hui. En effet, on se retrouve avec Anna, une jeune femme qui va tout faire pour renouer avec une vie pleine de surprise et de bonheur. Antony est un personnage attachant qui vient compléter à merveille le personnage qu’est Anna. On voyage, on voit du pays, on se sent bien. La plume de l’auteure est riche et pleine de douceur. Cela permet au lecteur de passer un bon moment de lecture.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le personnage d’Anna et sa constante évolution.
  • Les thématiques abordées que l’auteure lie à merveille
  • La plume d’Enolla Brunetti que j’ai trouvée très touchante

4

19

Ces blogueurs & booktubeurs que je suis

cupcake-2749204_1920 (1)

Coucou tout le monde,
On se retrouve pour faire un petit tour d’horizon sur les blogs que j’aime lire. Plus récemment, c’est sur Youtube que j’ai fait de jolies trouvailles 🙂

Les chronalyses de Wolkaiw – Elo dit – les lectures de la diablotine 

Les vieilles copines. Trois blogueuses avec qui je partagerai l’heure du thé avec grand plaisir ! 🙂
Wolkaiw est mon amie depuis plusieurs années maintenant. On a traversé quelques cours de FAC ensemble, de nombreuses brocantes, de nombreux restaurants mais aussi de nombreuses tasses de thé. C’est aussi une de mes demoiselles d’honneur pour le mariage. Son blog regorge d’analyses (oui, à ce stade, on ne parle même plus de chroniques) littéraires fouillées, riches et tellement belles! ♥
Elo dit est un blog que j’adore lire. Talentueuse, pétillante et dynamique, j’adore son entrain et sa volonté à mettre les auteurs en avant. Julia est une belle personne. Je l’adore! ♥
Les lectures de la Diablotine est une femme exceptionnelle. Son blog, rempli de merveilleuses chroniques, me plait beaucoup. J’aime suivre ses avis détaillés. Dilshad a une oreille formidable. Avec elle, on parle beaucoup de nos tracas de blogueuses et de nos envies d’aller plus loin sur nos blogs ♥

Light & smell – Les lectures de Marinette – A books catcher – Histoires de livres

Audrey, de Light & smell, est une blogueuse formidable. On se retrouve dans une sphère d’élégance, de beauté et de confort. Les avis sont tellement bien écrits et tellement complets, c’est beau à lire!
Les lectures de Marinette est un blog que j’aime beaucoup aussi découvrir. J’aime la spontanéité de cette blogueuse très dynamique et pétillante. Ses avis sont à lire à coup sur =)
A books catcher est le petit dernier que je viens de découvrir. C’est une véritable source de petites pépites. La fraîcheur et le dynamisme qui se dégagent de ce blog sont de véritables sources d’inspiration. 🙂 J’adore!
Histoires de livres est une blogueuse tellement gentille et tellement adorable. J’aime énormément ses avis (même si un par semaine, c’est trop peu pour contenter mon appétit ! :p)
Côté youtube, j’ai découvert 04 youtubeurs que j’aime beaucoup!

Pikiti bouquine – Nina Quill – Prends un livre et détends-toi – Alex lit en Prada

Pikiti bouquine que je trouve rafraichissante et très agréable à écouter
Nina Quill que j’aime pour son humour et sa touche très personnelle qui la rend très attachante
Prends un livre et détends-toi. Ludo est un rayon de soleil livresque. J’aime beaucoup sa manière de s’approprier les livres et d’en parler.
Alex bouquine en Prada est ma dernière trouvaille. Agréable et ô combien rigolote, j’adoooore écouter et regarder ses avis livresques.

 

Et voilà =)

18

Le lieutenant et la dame blanche de Coralie Winka

713bea25qCLRésumé : Lorsque les Allemands envahissent la zone sud en novembre 1942, Angélique a dix-sept ans. Elle s’occupe seule de la ferme familiale et de sa grand-mère qui est gravement malade. Croulant sous le poids des tâches et des responsabilités, elle trouve une aide inespérée en la personne du lieutenant Ulrich von Brackenstein, un jeune officier de la Wehrmacht, qui vient réquisitionner une parcelle de forêt appartenant à la famille. Son comportement correct et son charme ont très vite raison des réticences d’Angélique à côtoyer l’occupant. Elle accepte de l’affronter aux échecs en guise de remerciements. C’est le début d’une histoire d’amour interdite.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Coralie Winka pour sa confiance et sa proposition. J’adore lire des romances historiques et j’avoue que la période de la seconde guerre mondiale est, en ce moment, au cœur de mes lectures dans ce genre. Après la promesse de l’apiculteur, j’ai plongé dans l’univers de ce formidable roman.

C’est une lecture très agréable, très juste, qui nous propose une plongée au cœur des années de guerre. En effet, étant nordiste, le réseau de résistance était particulièrement déployé dans la région. Ayant eu des arrières grands-parents résistants et grands-parents résistants, j’ai tout de suite adoré ma lecture

On fait la rencontre d’Angélique, une jeune femme de 17 ans, qui vit la guerre dans le sud de la France. Angélique s’occupe de la ferme familiale et de sa grand-mère très malade. Angélique va voir s’installer les allemands au cœur de son village et commencer à prendre leurs aises comme s’ils étaient chez eux et que tout leur appartenait. Ce sentiment de colère et d’injustice ne va pas quitter Angélique. En effet, lorsqu’elle va faire la rencontre du lieutenant Ulrich Von Brackenstein, leurs échanges vont faire des étincelles.

Là où l’auteure frappe fort, c’est en mettant en scène cette relation « interdite ». En effet, plus le temps passe, plus la relation entre Angélique et Ulrich change et devient amoureuse. Cette passion est magnifique. Dans le respect et l’amour, ces deux jeunes gens vont apprendre à se connaitre et à ne plus savoir se quitter. De nombreuses questions viennent bercer l’intrigue : comment une jeune française résistante va pouvoir tomber sous le charme d’un lieutenant allemand ? Comment va-t-elle faire pour échapper à l’acharnement de sa patrie ? Comment échapper à la tonte, au jugement et à l’accusation de « collaboration horizontale »?

Honnêtement, j’ai beaucoup apprécié la manière dont l’auteure amène le sujet. C’est très intéressant. Même si le résumé est assez explicite, j’ai trouvé que c’était très intelligent. On comprend pourquoi, on n’est pas du tout dans le jugement. On comprend pourquoi Angélique tombe sous le charme d’Ulrich et inversement. Il n’est pas question de nationalité, il s’agit juste de deux cœurs qui battent l’un pour l’autre. Je n’ai pas plus aimé Angélique qu’Ulrich. Ce duo de personnages évolue vraiment en harmonie et propose un bel équilibre. C’est beau, c’est frais, ça donne envie de tomber amoureux.

Bien entendu, une partie de l’intrigue est forcément liée à cet interdit : un allemand ne peut aimer une française et inversement. Mais l’auteur va au-delà de ça : un allemand n’est pas forcément un nazi et une française n’est pas forcément une collabo. On va au-delà de ça. C’est très beau. Une autre partie de l’intrigue est très intéressante aussi : elle met en avant la dangerosité d’une relation pareille : trahison, jalousie, délation. Jusqu’où nous sommes capables d’aller par amour ?

Je tiens aussi à féliciter l’auteure pour avoir mis en lumière une partie de l’Histoire dont on ne parle pas forcément. On a tendance à mettre tous les allemands dans le même paquet. On les voit tous comme les soldats d’Hitler. Cependant, il faut aussi penser au fait que la politique d’Hitler n’était pas forcément acceptée par tout le monde. Bien entendu, la patrie reste la patrie. Servir son pays est un devoir. Néanmoins, l’auteure apporte quelques nuances salvatrices que j’ai énormément appréciées. Cela fait du bien de lire que tout n’est pas noir ou blanc mais qu’il existe aussi du gris qui permet d’arriver au pardon, aux regrets et à un nouveau départ. Il existe encore des cœurs purs, des cœurs qui voient au-delà des apparences. Lorsque l’on mélange cette vision au fond historique incroyable, cela nous offre une petite pépite à lire.

L’idée de cette romance historique interdite m’a beaucoup plu. En effet, on met de côté l’idée de l’homme riche et de la femme pauvre. L’interdit n’est pas de ce goût-là, il est beaucoup plus profond. Il souligne la cruauté de l’homme et sa capacité à juger sans comprendre. J’aime beaucoup l’idée d’avoir de l’originalité avec cette thématique. J’ose le dire : c’était du jamais vu pour moi. J’ai passé un excellent moment avec cette intrigue surprenante et pleine de d’émotions. La plume de Coralie Winka est très sympathique, dynamique et fluide. En effet, on est vraiment pris dans une spirale d’émotions. La palette est variée : on passe du rire aux larmes, des petits bonheurs aux vives inquiétudes dues à la période historique dans laquelle on évolue.

Je félicite chaleureusement l’auteure pour la qualité de son texte ainsi que pour la plume que j’ai beaucoup appréciée. Je suis aussi scotchée par les recherches qui représentent un boulot titanesque. Bravo.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • L’originalité de la relation amoureuse
  • La plume de l’auteure que j’ai beaucoup appréciée
  • La fresque sociale et historique mise en avant

notation

20

Puisque tu m’aimes de Janine Boissard

téléchargement (2)Résumé : Nous sommes à Montsecret, petite bourgade de Basse-Normandie. Les villageois sont en émoi. Quel inconscient, quel criminel s’amuse-t-il à mettre le feu lors de repas de noces, au risque de faire de nombreuses victimes innocentes ? Voilà plusieurs fois qu’il sévit. Les gendarmes sont sur les dents. Lou, 17 ans, est jeune pompier volontaire. Son ami de cœur, Stan, photographe et profileur. Ils ont décidé de mener l’enquête, épaulés par l’oncle de Lou, chef d’une caserne voisine, héros admiré de tous. Un terrible danger les guette.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Gilles Paris et son équipe pour l’envoi de ce roman. Je suis toujours contente de découvrir les romans de Janine Boissard. Romancière qui plait à un vaste panel de lecteur, je suis toujours agréablement surprise parce que je lis. J’avoue que j’attendais beaucoup de Puisque tu m’aimes et que, finalement, j’en garde une impression assez mitigée…

On fait la rencontre de Lou, une jeune fille de 17 ans que j’ai beaucoup appréciée et qui est, pour moi, la grande force de ce roman. En effet, elle est vraiment une jeune femme posée, réfléchie, intelligente. Elle a un sacré flair et un humour que j’ai grandement aimés. Si Lou est dans le coin, Stan n’est pas très loin. Stan est un jeune homme un peu en décalage par rapport aux jeunes de son âge. On se retrouve vraiment avec un tandem assez intéressant. Lou & Stan vont avancer ensemble dans une enquête et vont se compléter dans leurs réflexions.

Mise à part Lou, j’ai aimé retrouver la thématique des sapeurs-pompiers dans ce roman. Janine Boissard leur rend un très bel hommage. C’est une dimension de l’intrigue que j’ai énormément appréciée.

Honnêtement, je crois que ce sont les seuls deux points que j’ai aimés dans cette histoire. J’ai pris un peu de temps pour écrire cette chronique parce que je ne savais pas comment en parler sans être injuste. J’étais un peu blasée à la fin de ma lecture. Un bon « tout ça, pour ça ?! » m’est sorti de la bouche. Je n’ai pas compris. Je n’ai vraiment pas compris le pourquoi du comment. Dès le départ (enfin la première partie du roman), on a les tenants et les aboutissants de ce roman.

L’intrigue part un peu dans tous les sens : dans un premier temps, Lou décide de réconcilier Axelle et son père Philippe qui est l’oncle de Lou. Fille et père sont brouillés depuis la mort de la femme de Philippe (et donc de la mère d’Axelle). Lou & Stan vont tout faire pour les rabibocher. D’un autre côté, un criminel sévit et lance des incendies lorsque de jeunes mariés font la fête. Il va de soi que Stan & Lou vont aussi mettre leur nez dans cette histoire. Bref, on a des petites intrigues qui se mettent en place. Ce que je trouve dommage, c’est qu’on ne laisse pas forcément énormément de place à la surprise et à l’originalité. Si le cadre pouvait être chouette, je suis passée à côté de ma lecture à cause d’un manque d’action et d’aboutissement. Dommage !

J’ai trouvé que tout était un peu flou. On ne sait pas trop où l’on va. Tout est esquissé sans être approfondi. On sent une sorte de facilité qui, malheureusement, fait que l’intrigue s’essouffle très rapidement. Si la première partie de ma lecture était sympathique, la deuxième a été plus rude pour moi. Je suis arrivée à la fin de ma lecture en étant soulagée d’avoir tourné la dernière page. J’en suis la première déçue : Janine Boissard est une valeur sûre de mes étagères. Comme quoi, rien n’est jamais totalement acquis !

On retrouve certaines choses qui sont chères à Janine Boissard. Un cadre familial présent. J’aurais juste apprécié avoir plus de détails sur les relations entre son oncle Philippe et son père décédé par exemple. On arrive sur le fait sans franchement comprendre ce qui se passe. Si Lou a su me séduire, je ne peux pas en dire autant du reste des personnages. J’ai eu cette impression de trouver un bout de ficelle, de tirer dessus pour voir où cela pouvait me conduire pour comprendre, au final, que ce bout de ficelle ne mène nulle part. Une fois, deux fois, trois fois… C’est lassant.

Si j’ai été séduite par le personnage de Lou et par la thématique des pompiers, la chose que j’ai le plus apprécié, c’est la plume de Janine Boissard. Pour une fois, le fond à fait défaut mais pas la forme (plutôt rare chez moi). C’est ce qui a indéniablement sauvé ma lecture. J’ai retrouvé cette plume familière, véhiculant les émotions d’une main de maître. Je n’ai juste pas apprécié l’histoire.

En définitive, c’est une petite déception. Je reste sur ma faim. Janine Boissard a fait de bien meilleurs romans. Merci d’avoir fait cette petite piqûre de rappel qui nous prouve ô combien les pompiers ont un métier difficile mais tellement nécessaire. Lou est un personnage très intéressant qui véhicule beaucoup d’émotions aussi. Du haut de ses 17 ans, elle voit la vie en ayant un pas dans l’adolescence et un autre dans le monde d’adulte. C’est plutôt sympathique.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La thématique des sapeurs-pompiers qui est une très bonne idée.
  • La plume de Janine Boissard
  • Le personnage de Lou

notation 2

29

Bilan mensuel juin 2020

sunset-174276_1920 (1)

Salut tout le monde ! 🙂

On se retrouve aujourd’hui pour le bilan mensuel. Juin a été chargé. Franchement, je n’ai rien vu passer (même pas mon faux mariage ahahahah).

——————————————————————————————-
Bilan Livresque
——————————————————————————————-

Niveau lecture, ça s’est plutôt bien passé. J’ai lu raisonnablement. Cependant, mes lectures personnelles sont complètement passées à la trappe.

SP, prix & comité 
Lecture personnelle

téléchargement (1)

Nous voilà donc avec un total de 22 livres dont 1 lecture personnelle et 3 romans pour Librinova
——————————————————————————————-
Top & Flop
——————————————————————————————-
TOP
Trois histoires bien différentes. Deux romances historiques au top ainsi qu’un roman qui m’a énormément plu tant la place de la femme dans ce roman fait bouger les choses =)
J’ai été moins convaincue par… 
Ces trois romans ont des qualités. Je pense sincèrement qu’ils trouveront leurs lectorats. Cependant, je reste mitigée sur ces lectures. Rien de bien grave, je ne suis pas la reine du monde. Je leur souhaite une belle et longue vie!
——————————————————————————————-
Les rendez-vous de juin
——————————————————————————————-

pathway-2289978_1920 (1)

red-poppies-5206943_1920 (1)

cinema-5069314_1920 (1)

castle-1483681_1920 (1)

admission-2974645_1920 (1)

popcorn-1085072_1920 (1)

bed-1846251_1920 (1)

cafe-3537801_1920 (1)

book-1210027_1920 (1)

19

Si c’est pas sûr, c’est quand même peut être de Magali Discours

book-6134Résumé : 2005 : Une troupe de théâtre de rue a posé ses valises sur un bout de trottoir. Une installation bancale de bric et de broc, des chansons, un brin de poésie et des kilomètres de souvenirs éclairent la grande histoire à la lumière d’une vie qui dura près d’un siècle, celle de Papé né d’une guerre en 1917. Dans le public de ce road movie à la française, Florence trouvera peut-être quelques vérités sur sa propre existence.

~ Lecture pour le Prix des Auteurs Inconnus 2019 ~

Je remercie le Prix des Auteurs Inconnus pour l’envoi de ce roman qui est ma deuxième lecture dans la catégorie « littérature blanche ». Quelle belle surprise !

Honnêtement, je ne suis pas forcément très fan de ce genre de titre qui veut tout et rien dire. Je ne suis pas non plus fan de la couverture qui, pour moi, ne rend pas forcément justice à ce superbe roman. Je n’arrête pas de le dire mais l’habit ne fait pas le moine et je suis heureuse de ne pas être restée sur mon apriori sur ce roman.

La thématique de la valise est assez intéressante. Elle est présente sur la couverture mais aussi dans les chapitres de ce roman. On a des descriptions de valises qui viennent bercer le récit. La valise est synonyme de voyage : ici, on a deux sortes de voyages. Le voyage géographique mais aussi historique. En effet, Magali Discours décide de nous faire voyager au gré des années de Papé, un personnage que l’on rencontre. Le voyage donc. La couverture nous propose aussi, par ses couleurs, de plonger dans des souvenirs. Cette volonté de mettre la couverture en noir et blanc nous propose aussi la thématique du souvenir. C’est très intéressant. La valise et le souvenir… Vastes sujets !

Plongez avec moi dans la vie de Papé au rythme des aventures de Lisa, Mehdi, Serena et Pablo… Ce que j’ai beaucoup apprécié dans ma lecture, c’est cette envie que l’auteure a de nous montrer la vie. Pas LA vie de star, de personne privilégiée. La vie tout simplement. Celle que l’on vit avec des rires et des larmes, des joies et des bonheurs, des hauts et des bas. Cette histoire est un hymne à la vie.

Cette histoire nous propose de découvrir une troupe de théâtre de rue qui va mettre en scène la vie de Papé. Papé est un homme qui a vécu de formidables choses mais aussi des choses horribles. C’est vraiment très agréable de découvrir sa vie. En effet, mélangés à la fiction, on a des dates et événements historiques qui permettent d’ancrer cette histoire dans la réalité. Ainsi, on est baladé dans cette deuxième moitié du 20ème siècle. On va voyager et avoir un regard différent sur les événements qui ont pu bercer la France (exemple : mai 68, l’élection de Mitterrand…) Je trouve ça très sympathique.

J’ai apprécié le lien indéfectible entre le passé et le présent. Papé qui a vécu jusque 2003 83635699_10216845068819798_5287050577543430144_nrencontre le chemin de Lisa, Mehdi, Serena et Pablo. Ce sont des jeunes qui font partie d’une troupe de théâtre de rue. Ils voyagent dans toute la France pour partager leurs spectacles. Ils reviennent toujours au même endroit, le bar de Jocelyne où Papé se trouve aussi. C’est cette troupe qui va présenter la vie de Papé. Pour cela, ils vont faire des recherches, remonter le fil de la vie de Papé pour essayer de trouver tout ce qu’ils peuvent sur cet homme qui croit en eux.

On brasse beaucoup de personnages dans ce roman, ça bouge, ça vit, ça fait du bien. Le panel de personnages est divers et varié mais qu’est-ce qu’il est bien traité ! J’ai apprécié rencontrer tous les personnages dans les deux époques. C’était riche et plein d’émotion. J’ai beaucoup apprécié le personnage de Papé qui vient unir ces deux périodes de l’intrigue. J’ai aimé le fait que le passé a besoin du présent pour qu’il ne soit pas oublié. Les vivants sont les porteurs de parole des morts. C’est très agréable de se dire qu’il faut avoir les deux parties pour pouvoir avancer. J’ai aimé aussi l’idée du théâtre et de la mise en scène. J’ai trouvé l’idée très sympathique.

Roman que l’on peut qualifier de « tranche de vie », Si c’est pas sûr c’est quand même peut être remet les choses en place. Il est bourré d’émotions en tout genre. On se rend compte de la futilité de certaines choses qui peuvent bercer nos vies. Papé nous propose une vie bien remplie mais qui n’est pas forcément un long fleuve rose tranquille où se baignent des licornes. On est dans la vie, la vraie. C’est dur, drôle, triste. C’est la vie.

Si un mot devrait coller au roman de Magali Discours, c’est certainement « humanité ». « Humanité » pour ce que l’on nous propose de découvrir, « humanité » pour la plume pleine d’émotions et de réalité, « humanité » pour le panel de personnages que l’on découvre. On s’y sent bien, on peut facilement se reconnaitre dans certains passages.

Si ce roman est une très belle découverte, il reste quand même deux petites choses qui m’ont fait tiquer. Il faut être vraiment bien assidu dans la lecture et concentré avec les différentes périodes durant lesquelles l’action évolue. J’ai été un peu perdue au départ. J’ai noté aussi quelques répétitions. Il est, cependant, clair que le style de l’auteure est très agréable. L’histoire se lit vite et très bien. La plume de l’auteure est fine, dynamique et propose un récit gorgé de nostalgie très intelligemment construit. Bravo à l’auteure pour ce roman.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Découvrir la vie de Papé entre Italie et France.
  • La plume de l’auteure, très agréable.
  • J’ai aimé le regard de l’auteur sur la vie en général

4

Retrouvez le PDAI par ici:

28

Challenge de l’été 2020

cafe-3537801_1920 (1)
Hello tout le monde ! 🙂
J’ai décidé de me lancer un petit challenge de l’été. Pas de pression, je lis ce que je peux et ce que je veux 🙂
Le but ? Sortir 10 romans sur la période estivale de ma PAL. J’ai choisi dix thématiques. C’est parti ! 🙂
Lire un roman dont l’action se passe dans une librairie/bibliothèque
Je choisis La petite librairie des coeurs brisés d’Annie Darling (merci à ma sisteurz ♥)
415n7MVznML
Lire un roman en anglais
Je choisis le tome 1 de la saga The seven sisters de Lucinda Riley
unnamed
Lire un romann adapté en série ou film
Je choisis, sans aucune hésitation la première intégrale de Virgin River de Robyn Carr
61bwWB5K-YL
Lire une suite de saga
Je choisis de lire le tome 02 de la Faucheuse de Neal Shusterman
téléchargement
Lire un roman offert
Je choisis de sortir de ma PAL un roman offert par mon petit chéri. The Villains – Ursula de Serena Valentino
41i-lPFjaiL
Lire une romance
Je choisis de lire la librairie des rêves suspendus d’Emily Blaine
téléchargement (1)
Lire un roman dans lequel un personnage porte mon prénom
J’ai trouvé vous faites quoi pour Noël ? de Carène Ponte. Parfait pour la saison ! x)
téléchargement (1)
Commencer une saga
Je pense me laisser tenter par le premier tome de la saga Le voleur de voix de Jean-Nicholas Vachon
91TWjvdszIL
Lire une réécriture de conte
J’ai trouvé Cendrillon et moi de Danielle Teller
81kwSJORDTL
Lire un roman steampunk
Je choisis de sortir le tome 02 des ferrailleurs d’Edward Carey
téléchargement (2)
20

Booktag de A à Z

bed-1846251_1920 (1)

Booktag de A à Z !

Salut tout le monde, je suis de retour avec un petit tag très sympathique que je vous invite à reprendre, je l’ai trouvé sur la chaine youtube de Nina Quill(que j’adore regarder!)

A pour Auteur – Auteur dont tu as lu le plus de livres :  Je pense qu’il s’agit de Julia Quinn qui fait des sagas à rallonge. Du coup, je pense qu’elle remporte le prix !
B pour « Best » – La meilleure « suite » de série : Je pense à Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban qui est le troisième tome de la saga de JK Rowling. C’est certainement le roman le plus cool de la saga !
C pour « Current » – Lecture en cours : Je suis en pleine lecture d’Urban sed lex de Christian Guillerme publié chez Taurnada
D pour « Drink » – La boisson qui accompagne tes lectures. Je bois de tout mais j’avoue qu’un bon thé ou infusion reste ma boisson préférée pour accompagner mes lectures.
E pour « E-book » – E-books ou romans papier ? Roman papier, définitivement. Je lis quand même en numérique mais je trouve ça beaucoup moins charmant.
F pour « Fictif » – Un personnage fictif avec lequel tu serais effectivement sortie au lycée : Edward Cullen, sans hésitation ahah
G pour « Glad » – Un roman auquel tu es contente d’avoir donné une chance : Les royaumes démoniaques de Christopher Evrard
H pour « Hidden » – Un roman que tu considères comme un joyau caché : un mariage anglais de Claire Fuller que j’ai adoré
I pour « Important » – Un moment important dans ta vie de lectrice : Quand j’ai décidé de me lancer (pour la deuxième fois) dans la blogosphère. Depuis maintenant quatre ans, je me bats comme une folle pour lire, chroniquer et vous donner envie d’en savoir plus sur toutes les lectures qui bercent ma vie de lectrice. J’adore vous proposer des articles divers et variés. C’est chouette !
J pour « Juste » – Le roman que tu viens juste de finir J’ai terminé le lieutenant et la dame blanche de Coralie Winka publié chez Glorianna
K pour « Kind » – Le genre de romans que tu ne liras jamais : La dystopie, sans aucun doute. Je déteste ça.
L pour « Long » – Le roman le plus long que tu aies jamais lu : Je pense, de mémoire, que c’est Harry Potter et l’ordre du phénix de JK Rowling
M pour « Major » – Le roman qui t’a causé le plus gros « book hangover » (« trop plein » livresque – tu ne pouvais plus rien lire après ça) : Le plus récent reste Eden de Monica Sabolo
N pour « Nombre » – Le nombre de bibliothèques que tu possèdes : 5 😀
O pour « One » – Un roman que tu as lu plusieurs fois : le chien des Baskerville de Conan Doyle
P pour « Préféré » – Ton endroit préféré pour lire : Mon lit, sans hésitation
Q pour « Quote » – Une citation, d’un livre que tu as lu, qui t’inspire ou qui te fait ressentir plein d’émotions : « Je suis le maître de mon destin, je suis le capitaine de mon âme » du poème Invictus de William Ernest Henley
R pour « Regret » – Un regret de Lecteur : Ne pas avoir assez de temps pour lire autant que je le souhaite ?
S pour « Série » – Une série que tu as commencée mais jamais finie (et dont tous les livres sont sortis) : Percy Jackson de Rick Riordan
T pour « Trois » – Trois de tes livres préférés de tous les temps : Vaste sujet ! Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban de JK Rowling, Hésitation de Stephenie Meyer et le chien des Baskerville de Conan Doyle.
U pour « Unapologetic » – Quelque chose dont tu n’éprouves absolument aucun remords d’être fan(girl) : Goooooo Twilight !  (en livres)
V pour « Very » – Un roman dont tu attends la sortie avec grande impatience, plus que celle des autres Cruella de la série Villains de Serena Valentino (attente du moment :p)
W pour « Worst » – Ta pire habitude livresque : Quand j’aime le tome 1, j’achète tous les tomes suivants pour être certaine de tout avoir dans mes étagères…
X pour « X » – Commence à compter en haut à gauche de ton étagère (la plus proche) et prends le 27ème livre : L’intégrale de Narnia de CS Lewis
Y pour « Your » – Ton dernier livre acheté : The seven sisters de Lucinda Riley
Z pour « ZzZ » – Le livre qui ta volé ton ZzZ (le dernier livre qui t’a tenue éveillée bien trop tard la nuit) : Il s’agit de Park Avenue Summer de Renée Rosen

Et vous? Dites moi tout 😀

13

Jalouse, moi ? Pourtant, j’ai une vie passionnante ! d’Alice Nevoso

418GS6zIkSL._SX195_

Résumé : Clara a 38 ans, un bouledogue nommé Pharaon, et un travail de comptable dans une société qui vend des frigidaires. Elle aime les jeux de grattage, le dessin, les vêtements à paillettes et les hommes aux yeux clairs. Aux yeux de ses parents, elle a raté sa vie puisque : 1/ Elle n’a jamais visité Prague ni Riga… 2/ Elle a rompu avec son petit copain et ne peut pas avoir d’enfants. 3/ Elle n’est pas propriétaire de son logement (avec un père agent immobilier, ça fait désordre !). La sœur de Clara, elle, est une beauté volcanique qui foudroie tous les hommes et qui a tout réussi dans  la vie : ses études, sa carrière et même son divorce. Depuis son adolescence, Clara a un rêve : devenir dessinatrice de bande dessinée et entrer dans le cercle très fermé des artistes. Quand elle s’inscrit à un atelier de bande-dessinée, elle rencontre Bastien, un séduisant brun aux yeux clairs. Mais sa sœur,  encore une fois, se dressera devant son chemin. Clara parviendra-t-elle à assumer son côté artiste et glamour et osera-t-elle enfin être heureuse ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Alice Nevoso. Je suis très touchée lorsque des auteurs prennent le temps de s’intéresser à mon travail et encore plus lorsqu’ils me proposent de lire leur roman en service presse. C’est ce qu’Alice a fait et je l’en remercie. Je pense que mon expérience de lectrice et, par prolongement, de blogueuse/chroniqueuse me permet, chaque jour d’y voir plus clair. Si le genre feel-good ne me rebute pas, je ne suis plus aussi réceptive qu’avant. Je trouve ça sympathique, agréable mais ça ne va pas plus loin pour moi. Ce mois-ci, c’est la troisième chronique que j’écris en me disant que je ne prends plus autant de plaisir à découvrir ce genre.

Malheureusement pour ce roman, il va suivre un peu la même direction que deux autres romans lus ce mois-ci. Sympathique lecture mais sans plus. Je n’ai pas sauté au plafond, je ne me suis pas tordue de rire mais cela ne m’empêche pas d’avoir passé un moment agréable.

On fait la rencontre de Clara qui a 38 ans. J’ai eu beaucoup de mal avec Clara, dès le départ. Pourquoi ? Si dans le roman, il est souligné qu’il est normal d’être jalouse de sa sœur. Déjà, là, ça me pose problème. Jalouse ? Vraiment. Qu’on puisse ressentir un petit sentiment d’envie, je peux le comprendre, en revanche, de la jalousie, j’ai un peu plus de mal. Je trouve que le terme est fort. Après, ceci est ma conception de la relation entre sœur mais jamais je ne pourrais être jalouse de ma sœur. Au-delà de ce sentiment que je ne comprends pas, j’ai trouvé que Clara se plaignait beaucoup (peut-être que ça fait partie du package… je ne sais pas). Quand j’ai lu le résumé et que j’ai vu un personnage plus âgé que ceux que je peux découvrir habituellement dans mes lectures, j’étais plutôt contente. Finalement, je n’ai pas trouvé de grandes différences avec un personnage de 25/30 ans puisque Clara reste un peu immature pour son âge.

Ce roman est très facile à lire. La plume de l’auteure est très abordable et dynamique. Il ne souffre pas de longueur et nous propose de faire la connaissance de Clara particulièrement mais beaucoup de personnages gravitent autour de Clara : Margot, sa formidable sœur que Clara jalouse pour sa famille, sa beauté, son travail, sa classe naturelle. Il y a quelques scènes qui portent à sourire, d’autres qui révoltent un peu (je pense surtout à la position de Clara dans sa famille).

On a des thématiques qui se dessinent et qui peuvent pousser le lecteur à s’interroger. En effet, à 38 ans, Clara a l’impression de ne pas avoir réussi sa vie parce qu’elle n’est pas propriétaire, qu’elle est célibataire, sans enfant, avec un job alimentaire. De plus, le regarde de sa famille sur sa condition (de manière générale) est effrayant. Cela pousse quand même à s’interroger sur la société actuelle. Faut-il être propriétaire pour être heureux ? Le regard de la société sur les personnes célibataires et/ou sans enfant peut aussi être cruel. Puis… le point qui m’a le plus chagriné… La famille de Clara. J’ai beaucoup de mal à assimiler (je sais que ça existe, pas d’inquiétude, je ne vis pas dans un monde de bisounours) le fait que des parents peuvent établir une hiérarchie dans l’attachement des enfants. Comment on peut montrer que l’on est plus fier d’un de ces enfants et laisser le moins apprécié dans son coin ? Quelle horreur. J’ai aimé ce soulèvement de questions internes dans ce roman, c’est très agréable et ajoute une autre dimension, qui m’a plus plu.

La vie de Clara va prendre un autre tournant… L’arrivée de Bastien dans sa vie va tout changer, elle va se redécouvrir et se découvrir à travers le regard de ce jeune homme. Je trouve que ce personnage vient un peu détendre l’atmosphère assez pesante pour moi. C’est un personnage piquant qui va ajouter une bonne dose d’humour et de douceur. C’est très sympathique.

L’épilogue est particulier, j’aurais aimé en savoir plus sur la relation Margot/Clara. Finalement, ça reste en suspension pour moi. On n’en sait pas plus que ce que l’auteure propose et pour moi, c’est ultra frustrant. Mais cela correspond bien à l’état d’esprit de Clara : advienne que pourra ! On verra bien.

En définitive, si cette lecture est mitigée pour moi, je tiens à préciser que la lecture reste facile à lire. La plume de l’auteure vient dynamiser cette spirale de péripéties. Je n’ai pas franchement apprécié le personnage de Clara mais j’ai été, plus d’une fois, de tout cœur avec elle. Cette lecture va vous proposer une palette d’émotions et de sentiments vraiment large. On va passer du sourire à la tristesse, de la joie à l’injustice. Des thématiques modernes et originales se dessinent aussi : on parle de bandes dessinées, d’art, de dessins mais aussi de culture. C’est très sympathique. L’auteure décide aussi de mettre en avant un panel assez intéressant au niveau des relations : on a un couple d’amoureux et jeunes parents, on a aussi la relation entre parents enfants, entre sœurs mais aussi la relation de Clara qu’elle a avec elle-même. C’est une dimension sympathique.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un feel good qui pourra plaire aux fans du genre
  • Des thématiques modernes et variées mises en avant
  • Le personnage de Bastien

3

16

Les effluves indélébiles de Tom Lavallée

téléchargement (1)Résumé : Dans un petit bourg de campagne, quatre jeunes trentenaires vivent au rythme des traditions locales, entre soirées arrosées et matinées embrumées. Chacun reste bien à sa place, de sorte que rien ni personne ne dépasse. La routine est un anesthésique puissant et bienfaiteur, pour qui préfère oublier les affres du passé. Quand, au hasard d’une sortie en ville, Vince découvre un roman faisant le récit de leur traumatisme commun, la machine bien huilée des interactions de la clique se grippe. Les tourments refont alors surface. De fil en aiguille, Brioche, La Biche, Vince et Rousine vont devoir sortir de leur torpeur, s’ouvrir les uns aux autres et partager cette peine qui les ronge depuis des années. Et toujours ces questions, qui les obsèdent : où est-il, le monstre à l’origine de leur malheur ? Qui est-il, celui qui a fauché leur ami d’enfance et par là-même volé leur insouciance ? Si onze années ont passé, la colère est intacte. Les relents du passé ne s’effacent jamais vraiment.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Tom Lavallée pour sa proposition. En effet, j’ai eu la joie de trouver un message dans ma boite mail me proposant une lecture de son premier roman. Honnêtement, j’espère que ce ne sera pas le dernier. Voilà une lecture frappante, marquante et bourrée de réalisme. Ce roman est percutant, cela ne fait aucun doute. Pour tout vous dire, je ne m’attendais pas à cela.

On fait la rencontre de quatre jeunes trentenaires : Vince, Brioche (Charles), La Biche (Benoît) et Rousine (Antoine). Ce sont quatre amis de toujours qui vivent dans un petit village en pleine campagne. Ce qui est déjà frappant, c’est que j’avais l’impression d’avoir des cinquantenaires en face de moi et non des trentenaires. Leur rythme de vie, leurs activités, tout cela m’a fait penser à des personnes plus proches des 50 ans que des 30. Je pense que c’est voulu mais c’est assez percutant. Vince, Brioche, La Biche et Rousine sont des amis de toujours, ils étaient 5, ils ne sont plus que 4. Un des leurs a été frappé par la mort il y a 11 ans. Qui ? Pourquoi ? Comment ? Le mystère plane depuis 11 ans.

C’est un roman qui a un rythme tranquille. On entre dans la routine des personnages. On les retrouve chez eux, on apprend à les connaitre individuellement et en groupe. Ainsi, les caractères et les psychologies se dessinent. On en apprend plus sur le malheur qui les a tous touché : la mort de Yoan. On va vraiment s’immerger dans le quotidien des personnages.

J’ai adoré le fait que l’auteur mette en avant cette vie à la campagne qui a un rythme bien différent de celui de la ville. Tous les vendredis, les quatre amis se retrouvent chez Brigitte pour leur beuverie hebdomadaire. Tous les week-ends ils noient leurs souvenirs et leur tristesse dans l’alcool. Après 11 ans de silence sur la mort de Yoan, la vie des quatre garçons va prendre un autre tournant. Révélations et confessions vont tomber, c’est l’hécatombe ! Comment vont-ils réagir en découvrant les mystères planant autour de la mort de Yoan et surtout sur l’identité du chauffard ?

Cette routine qui s’est installée au fil des ans est plutôt marquante. En effet, personne ne parle de cette nuit fatidique. Tout le monde fait comme si tout allait bien dans la vie mais finalement, tout le monde panse ses blessures dans son coin, n’osant pas parler de la peine que leur inflige la mort de Yoan. Quand la vie s’effondre après la disparition d’un  pilier, on cherche une bouée à laquelle s’accrocher. Les garçons vont le faire par le biais de la musique, de la nourriture, de l’écriture ou encore de la lecture. Le travail de deuil est important, ici, il brille par son absence. Personne n’a su faire son deuil.

La quantité d’alcool que ces hommes ingurgitent est juste énorme. Ce sont des alcooliques et ça m’a fait beaucoup de peine de les voir s’infliger ça, encore et encore. Je pense que c’est un acte qui traduit leur tristesse. On a envie de prendre les quatre hommes sous notre aile. On a envie de les aider et de leur promettre que ça ira mieux.

En définitive, ce roman est atypique. Roman noir mais rempli d’espoir. C’est particulier, cela ajoute une dimension très agréable. Je suis vraiment sous le charme de cette plume porteuse d’espoir. L’amitié qui lie ces cinq hommes est très forte. Même Yoan est présent malgré le fait que ça soit le grand absent de cette histoire. J’ai particulièrement apprécié cette idée de vie à la campagne, dans un petit village. On se rend compte que c’est assez anxiogène dans certains cas. En effet, dans un bourg, on sait tout sur tout le monde, quand on ne voit pas quelqu’un, on en parle à la boulangère, au docteur, on se renseigne. C’est vraiment particulier. On ne peut pas forcément avoir de petits secrets. Ces quatre personnages principaux sont tous attachants avec leurs blessures, leurs défauts mais aussi leurs qualités. J’ai beaucoup aimé Charles qui m’a touchée. Cette intrigue est sublimée par une plume touchante, déversant des flots d’émotions et nous proposant une plongée incroyable dans un quotidien rural bluffant de réalisme.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Les personnages principaux attachants et atypiques
  • La thématique de la vie rurale : on y trouve les particularités de cette vie. L’auteur nous dépeint les difficultés de cette vie mais aussi ce qu’il y a de positif, c’est très agréable.
  • Les révélations sur la mort de Yoan. J’ai adoré

4

14

Super papa, grosses galères et maman s’éclate ! de Mariana

41u6JQzmBkL._SY346_Résumé : Quelle femme n’a pas pensé à laisser mari ou conjoint au moins une fois ? Mais serait-il capable de gérer maison, enfant, boulot en plus de la reconquête de sa femme ? C’est ce que nous allons découvrir avec Charline et Éric. Nous suivons les galères d’un homme, les mésaventures d’un papa ou les envies de liberté d’une femme et d’une mère. Mais, aussi, la transformation en super héros d’un homme aux yeux de son fil, de femme éteinte en femme de caractère et pleins d’autres surprises. Découvrez cette séparation qui se transforme en une expérience rocambolesque ou comment une histoire d’amour peut commencer par la fin. Quand y’en a marre… elle se barre ! Charline quitte son mari et ses deux enfants en pleine nuit. Elle rêve de tranquillité et de repos, mais la vie en décide autrement. Éric découvre un lit vide au petit matin. Lui qui a toujours tout délégué à son épouse va devoir apprendre à gérer ses enfants, s’occuper d’une maison… Bref, à survivre ! Découvrez les aventures et mésaventures de nos héros, à qui rien ne sera épargné pour le meilleur et pour le pire !

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Mariana pour sa confiance. En effet, étant partenaire pour l’année.  Après avoir lu et sorti mes chroniques d’âmes en otage en octobre 2019, le complexe de la bonne fée en décembre 2019, la petite tache rouge en avril 2020, nous voici avec ce nouveau roman au long titre (évocateur, quand même ^^) Super papa, grosses galères et maman s’éclate !

Je vous avoue, j’ai eu peur. Ce n’est vraiment pas le genre de titre qui me plait ni même le résumé. J’ai lu parce que je mets un point d’honneur à respecter mes partenariats comme vous le savez. Ma lecture a été, finalement, surprenante.

On fait la rencontre de Charline et d’Eric. Un couple qui connait quelques petits problèmes dans la vie. En effet, Eric ne fait plus attention à Charline qui n’est plus sa femme : elle est mère, dame de ménage, taxi, cuisinière mais Eric ne voit plus sa femme. Que faire ? Charline décide de partir. Elle va laisser sa famille en plan pour faire réagir son mari et lui montrer que son absence va se faire remarquer.

L’idée de base est originale mais malheureusement, ça n’ira pas plus loin pour moi. J’ai trouvé certains clichés, des choses un peu attendues et franchement, ce n’est pas vraiment ce que je recherche dans mes lectures. Le style est frais, dynamique, drôle. Ca va plaire à beaucoup de lectrices, c’est certain. Peut-être que je n’ai pas su m’identifier aux personnages : je suis fiancée, je ne vis pas encore avec mon cher et tendre et je n’ai pas d’enfants. Alors, peut-être que cela fait que je ne suis pas plus que cela attirée par l’intrigue parce que je n’ai jamais vécu.

Je reconnais bien volontiers que l’histoire est agréable et se lit rapidement. Mais la construction narrative amène beaucoup de répétitions. On alterne les points de vue : Eric & Charline. On est sur le même chapitre à chaque fois, on le voit des deux points de vue. C’est à risque à prendre en termes de construction narrative. Personnellement, je ne suis pas fan. De manière générale, on répète trop souvent les mêmes choses.

J’ai quand même apprécié les thématiques. Le ras-le-bol de Charline est tout à fait compréhensible. Je ne pensais pas qu’on pouvait encore réagir ainsi, en tant qu’homme et époux. C’est juste un manque de respect incroyable et c’est ultra réducteur pour la femme. Bonniche et poule pondeuse. Ô joie. Encore une fois, Mariana prend un sujet d’actualité à bras le corps et nous propose une version dynamique et pleine d’humour d’un sujet qui peut s’avérer dramatique. Mariana s’en sort très bien.

Eric et Charline sont deux personnages que j’ai aimés suivre. Je trouve juste qu’Eric se remet rapidement en question. Il comprend que sa femme est partie, qu’il va être dans la mouise totale jusqu’au coup et après… malgré quelques petits couacs, il s’en sort bien rapidement. J’aurais aimé le voir galérer un peu plus avec ses enfants, histoire de bien remuer le couteau dans la plaie. Charline est une femme courageuse. Je pense que beaucoup de femmes, dans sa situation, n’auraient pas forcément eu le courage de quitter le cocon familial. Avec cette idée de quitter provisoirement le domicile familial, Charline va aussi se redécouvrir autrement que comme une maman. Elle va reprendre sa vie en main, prendre du temps pour elle et se redécouvrir physiquement et moralement. C’est vraiment très agréable de lire la transformation de cette femme.

En revanche, je vous préviens, il y a des scènes érotiques. Malheureusement, pour moi, cet aspect du roman ne m’a pas plu. Je trouve que cela n’apporte rien à l’intrigue. Ceci reste une affaire de goûts ^^

L’auteure décide aussi d’épargner les enfants. Parce que personnellement, j’ai compris le fait que Charline puisse partir et laisser son mari… mais ses enfants ? Impensable ! Puis, finalement, Mariana construit son roman de manière intelligente et nous propose quand même de voir Charline en tant que Maman. Même si physiquement, elle n’habite plus à la maison, elle reste très présente pour sa famille. Bravo pour y avoir pensé !

La plume de Mariana est très agréable. Comme d’habitude, elle apporte beaucoup. Ce sont des petites lectures sympathiques à faire entre deux grosses lectures. Même si celle-ci ne m’a pas totalement transportée, je suis heureuse d’avoir pu lire ce nouveau roman. Bravo à l’auteure pour ce roman frais et sympathique à découvrir

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le traitement des thématiques. J’ai aimé avoir des « lourds sujets » comme celui de la place de la femme dans la société actuelle et le regard qu’un homme peut avoir sur sa femme au fil des années de mariage.
  • L’originalité de l’idée de base.
  • La plume de l’auteure.

notation 1

18

L’ombre aux yeux rouges Tome 1 : la forêt d’Helmsley de Maëva Delattre

51pzjf4e7mLRésumé : 1875. Helmsley. Une affaire macabre touche le Yorkshire. Des personnes disparaissent sans laisser d’autres traces qu’un mort ou un disparu derrière eux. Les murmures s’élèvent. La légende est désignée. Et Katarina Kingsley, jeune fille de bonne famille, sourit face aux rumeurs. Jusqu’au jour où, à l’arrivée des très attendus et richissimes amis de ses parents, les De La Courtepiert, sa vie bascule. Quelque chose ou quelqu’un semble l’épier… Il y a des fantômes qu’il aurait mieux valu ne jamais réveiller…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Evidence éditions pour l’envoi de ce premier tome en service presse. Je vous propose de découvrir le premier tome de la trilogie de Maëva Delattre. J’ai terminé de lire ce roman fin mai mais il a fallu que je me calme un peu avant de vous écrire la chronique. Ce premier tome est un tome qui pose les bases, c’est une petite pépite victorienne. Franchement, je suis sous le charme. Après réflexion, j’ai décidé de ne pas mettre la note maximale à ce roman, parce qu’il y a deux petits points qui m’ont fait un peu tiquer (mais rien de bien méchant). Ce premier tome frôle le coup de cœur de peu. C’est un excellent premier tome et il m’a fallu un peu de temps pour me remettre les idées en place avant de vous en parler.

On fait la rencontre de Katarina Kingsley, une jeune femme qui va dénoter un peu avec la période historique dans laquelle elle vit. Avide de liberté, elle se rebelle très facilement face à la rigueur de ses parents. Il ne faut pas oublier que nous sommes au 19ème siècle, en Angleterre et plus particulièrement dans le Yorkshire (région que j’adore, d’ailleurs). Le 19ème siècle, en Angleterre, dans une famille riche comme celle des Kingsley, ce sont les bals, les mondanités, les promesses de mariage pour unir des familles… Mais Katarina ne l’entend pas de cette oreille. Quand elle comprend les plans de ses parents et leur volonté de la marier à un homme qu’elle ne connait pas, elle s’enfuit. S’en est trop pour elle. Elle s’engouffre dans la forêt d’Helmsley qui borde sa demeure et plonge au cœur de cette forêt si mystérieuse et secrète.

Si cette intrigue est une romance paranormale, j’ai trouvé un équilibre très intéressant. En effet, quand on parle de romance fantastique, on a plutôt tendance à oublier le reste. Souvent, lorsqu’une romance est au cœur de l’intrigue, on a tendance à oublier tout le background. On est focalisé sur les personnages et leurs actions. Ici, on n’oublie pas l’ère victorienne et j’adore ça ! Rien qu’à regarder la couverture, on comprend. Les décors sont très intéressants, ils reflètent vraiment cette période. On se retrouve aussi avec des us et coutumes de l’époque. C’est vraiment charmant. Un des points forts de ce premier tome reste les descriptions. Oh purée !!! C’est juste formidable. On y croit, on se balade dans un manoir magnifique, les demeures sont somptueuses décrites et décorées… On s’y sent bien, on a envie de se balader dans cet univers.

Pourquoi est-ce que je parle de surnaturel ? Lors de sa fuite dans la forêt, Katarina va tomber sur un vieux manoir. Elle va y rencontrer un homme mystérieux qui va lui proposer l’hébergement contre ses services dans la maison (un peu comme un majordome). Elle va accepter mais rapidement, elle va se rendre compte que certaines choses et certains comportements ne sont pas normaux au sein de ce manoir. L’intrigue va nous proposer, au-delà de la romance, une sorte d’enquête. Katarina va s’interroger sur des disparitions, des gens qui ne donnent plus de nouvelles et que personne ne semble avoir croisé depuis quelque temps. A cet univers qui sent la mort, s’ajoute aussi une dimension surnaturelle avec une présence de fantômes.

La plume de Maëva Delattre nous propose aussi de découvrir un univers sombre, riche et très mystérieux. Tout au long du roman, on sent une présence surnaturelle. Plus on avance dans la lecture, plus on sent que quelque chose ne va pas. Katarina va devoir passer de sacrées étapes dans sa vie. Elle va vivre énormément d’événements dont certains qui m’ont fait froid dans le dos. Si certains peuvent lever les yeux au ciel face à cette idée d’accumulation, il n’en est rien ici : l’auteure équilibre très très bien son roman. Le cadre victorien nous donne cette envie d’en savoir plus, le côté fantastique/surnaturel nous donne envie de partir en courant. Donc… d’un côté le lecteur veut savoir, veut avancer dans la lecture et d’un autre, l’instinct du lecteur souffle à l’oreille de partir en courant. C’est délicieux ! Cet équilibre se retrouve aussi dans le traitement des thématiques. Le suspens, le côté légendaire et cette aura mystique qui flotte autour des personnages et dans l’ambiance générale et la romance sont vraiment bien équilibrés. Je tiens même à dire que les lecteurs les plus frileux avec la romance pourraient vraiment se plaire dans cet univers. La romance n’est pas ce que l’on retrouve le plus dans ce roman. Elle est présente mais pas forcément au cœur de l’intrigue.

Pour les deux petits points qui m’ont un peu dérangée dans ma lecture, je reviens rapidement dessus : les surnoms donnés tout au long du roman m’ont un peu ennuyée. Je ne les ai simplement pas aimés. De plus, comme ce premier tome pose les bases d’un univers qui semble dense, il y a quelques longueurs. C’est certainement aussi dû à l’aspect contemplatif du roman. On en prend plein les yeux mais il ne faut pas oublier qu’une plume descriptive est forcément plus lente dans le déroulement des actions.

En définitive, j’ai adoré le personnage de Katarina, cette jeune femme libre et rebelle qui va se mettre dans une situation incroyable. La plume de l’auteure est une véritable merveille. Je pense que le cadre victorien est fait pour elle. On sent tout le travail derrière le roman et cela fait plaisir à voir.

Je lirai le tome 2 sans hésitation (pas tout de suite, par manque de temps mais il est dans le top de ma WL)

03 bonnes raisons de lire ce premier tome :

  • Le cadre sublime dans lequel on évolue.
  • Le personnage de Katarina
  • La plume de l’auteure

notation

12

Le jour de ton arrivée d’Isabel Komorebi

51btqnAM5JL

Résumé

*Amour * Étoiles * Poésie * Métaphysique*
_____________________________________
« Je m’endors sur une pensée, sur une certitude. Pour moi, l’amour n’est pas sur Terre, l’amour est dans les étoiles. »
_____________________________________

« Dans un monde à bout de souffle, un garçon et une fille se croisent, ouvrent leurs cœurs, se chérissent. Ils n’auraient jamais dû se rencontrer, mais l’univers en a décidé ainsi. Car la fille à un message pour le garçon. Un message d’avenir, un message d’amour. Acceptera-t-il de l’écouter et de s’offrir à la promesse apportée par la nuit ? »

« L’amour, c’est le cri de l’aurore. L’amour, c’est l’hymne de la nuit. »Victor Hugo

Le Monde. Lui. Elle. La Nuit.

Je l’ai remarqué il y a longtemps déjà.
Lui, le garçon toujours de côté. Celui qui ne veut pas se faire remarquer. Celui qui veut se faire ignorer. Celui qui ne veut pas parler.
Il ne regarde jamais devant lui, le garçon aux yeux sans cesse rivés au sol. La vie et le temps semblent glisser sur lui comme un jour de pluie. Gris, triste, mélancolique.
***
Il me parle de son enfance.
Il ne retient même pas ses larmes, n’est pas gêné de se laisser aller à sa douleur devant moi. On m’avait pourtant prévenue que les hommes se retenaient, qu’ils n’aimaient pas montrer leurs chagrins, que ça les faisait se sentir faibles, inférieurs. C’est idiot. En quoi ouvrir son cœur et parler de ses souffrances serait-il une marque de faiblesse ?
Le cœur a besoin de se relever. Il a besoin d’être rempli, il a besoin d’aimer. Il n’oublie pas, il ne remplace pas. Jamais. Mais il peut grossir. Encore. Encore. Encore. Pour accueillir. Pour se rengorger. Pour se fortifier. Pour exalter.
Le cœur grossit.
Encore. Encore.
Pour aimer.
Pour aimer sans limite.
Pour aimer jusqu’à l’infini, jusqu’à l’éternel.

Lui : le garçon cassé.
Elle : la fille des étoiles vêtue de couleurs.
La Nuit : la promesse de quelque chose de différent, de plus puissant, de plus grand.

~ Lecture prix des auteurs inconnus 2019 ~

Je remercie chaleureusement Julie & Virginie pour leur confiance. En effet, je suis, pour la troisième année consécutive, membre du jury du PAI. Voici ma deuxième lecture pour la catégorie « romance » pour le prix des auteurs inconnus 2019

Je ne vous le cache pas, cette lecture était très attendue ici. Elle faisait partie de ma sélection. J’étais trèèèèès curieuse de mettre le nez dans ce roman. Le résumé m’a serré le cœur, j’ai tout de suite été tentée par cette plume poétique et très belle.

Ma lecture a été un peu en deçà de ce que j’espérais mais elle reste quand même particulièrement belle et porteuse de messages très intéressants. Je suis heureuse d’avoir mis le nez dans l’univers proposé par l’auteure mais je ne m’attendais simplement pas à ça.

C’est une lecture courte, prenante et pleine d’émotions. Ca se lit bien, ça se lit vite, on ne se pose pas de question et on se laisser bercer par les mots de l’auteure.

On fait la rencontre de Lui et d’Elle. Lui, c’est un garçon ravagé par la tristesse et la peine. Lui, c’est un ciel gris. Lui, c’est la tristesse. Elle fait partie d’Eux. Elle est intéressante, Elle est mystérieuse. Elle est sa bouée de sauvetage, la seule personne qui pourra lui proposer un avenir meilleur. Elle est un personnage que j’ai apprécié autant que Lui. Finalement, savoir comment ces personnages s’appellent n’est pas très utile. Parce qu’Elle & Lui peuvent être vous & moi. C’est un couple de personnages qui est fort, unit et qui nous propose une grande et belle balade au cœur de leur amour. C’est magnifique, c’est beau, c’est puissant.

L’auteure est très douée. La langue française est sublimée par les mots, la poésie et la

83635699_10216845068819798_5287050577543430144_n
manière dont l’auteure va nous montrer toute l’étendue de son talent. C’est clairement le point fort de ce roman pour moi : la plume de l’auteure. L’amour prend vie sous ses mots. La profondeur des sentiments est très bien retranscrite. C’est vraiment à couper le souffle. Le jour de ton arrivée est l’histoire d’Elle & de Lui. C’est l’histoire d’un amour profond, sincère basé sur l’écoute, la tendresse et la passion amoureuse sous toutes ses formes. De plus, l’alternance des points de vue dans ce roman est très sympathique. Au delà du fait que cela ajoute du dynamisme à la lecture, on peut découvrir les deux personnages ainsi que l’évolution de leurs sentiments. J’ai trouvé que cette alternance était vraiment très agréable.

Là où j’ai eu un peu plus de mal, c’est avec le mélange des genres. Si cette romance est très belle, les petites touches de fantasy ne m’ont pas forcément convaincue. Je pense que j’aurais été plus à l’aise sans ces petites touches. Cela ne freine pas la lecture mais propose une vision différente de leur histoire et j’ai été un peu désarçonnée par cela.

Le roman propose aussi des thématiques comme l’écologie. On s’interroge sur l’avenir de notre planète. On est vraiment dans une idée de conte, de quelque chose de beau à raconter. C’est très sympathique. Si la dimension fantasy ne m’a pas tentée, j’ai aimé cette idée d’apprentissage. On est dans cette idée de partage, d’une transmission. Quelle est la place de l’Amour dans ce monde qui semble s’éteindre ? Que faire pour vivre dans un monde où tout semble partir dans tous les sens ? Ce conte prend une dimension philosophique très intéressante.

J’ai quand même trouvé quelques répétitions dans le texte, c’est à noter. Cela a ralenti un peu mon rythme de lecture bien que cette lecture ne soit pas bien longue. Je pense que l’auteure a visé juste avec son roman et sa longueur. Il est très équilibré : autant dans le dosage des thématiques que dans la longueur du texte. Il est très bien. Le style est percutant : phrases courtes, incisives, pleines d’émotions. J’adore.

En définitive, bien que les touches de fantasy ne m’aient pas convaincue, j’avoue que je suis sous le charme de cette romance originale et poétique. La plume est très belle et véhicule beaucoup d’émotions. On est dans une romance sincère, belle et pure. Elle & Lui sont des personnages qui peuvent être, finalement, tout le monde. J’ai aimé cette idée de ne pas nommer les personnages tout au long de cette histoire, on s’approprie, ainsi, bien mieux les identités, les caractères, les émotions dans le texte. Le roman d’Isabel Komorebi est intense, il s’apparente à un conte philosophique qui nous propose de réelles réflexions. Bravo.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Elle & Lui, deux personnages que j’ai grandement appréciés.
  • La plume de l’auteure : un pur délice.
  • L’idée d’apprentissage et de transmission qui m’a bien plu.

Retrouvez le PAI par ici :

4

31

Ces films qui ne me donnent pas envie de lire les romans

popcorn-1085072_1920 (1)

Troisième et dernière fois que je fais mon cinéma. Je ne pense pas refaire un article sur les romans/adaptations cinématographiques tout de suite. Il fallait qu’on parle aussi du cheminement inverse. Beaucoup d’entre nous disent qu’il faut lire avant de regarder. J’en ai fait les frais avec quelques films. Je sais que pour certains, je vais me faire taper sur les doigts (désolée ma Julia, ne m’en veut pas trop ahahah).
Je vais commencer par le trio de films pour lequel je vais me faire frapper… 😀 Je ne suis pas adepte de la dystopie. Ces trois intrigues ne me plaisent pas du tout. La mort, la violence, la trahison, non. Impossible pour moi. Je sais que cela a cartonné mais je n’y parviens pas. Les personnages ne me plaisent pas et même en y ajoutant un peu de romance, ça ne me convient pas. J’ai fait l’effort de regarder les premiers volets parce que « mais si Pop’s, tu vas adorer » Ben Pop’s n’a pas aimé du tout. Merci à ma soeurette.
J’ai tenté les âmes vagabondes… Je n’ai même pas été jusqu’au bout. J’ai trouvé ça, navrée pour le terme que je vais employer, nul. Simplement. Je n’ai pas lu After parce que ce n’est pas mon truc, je ne lirai jamais After après avoir vu cette adaptation. J’ai fait l’impasse sur 50 nuances de Grey. Mais j’ai voulu faire plaisir à ma soeur mais franchement, je n’ai pas apprécié du tout. Pour Sublimes Créatures et Millénium, ça se laisse regarder pour moi, mais sans plus.

138979

J’ai mal au coeur de mettre Inferno dans cette sélection. Mais j’avoue qu’après avoir vu le film, je n’ai pas eu envie de me plonger dans le roman (seul roman de cette sélection que j’ai dans ma PAL). Je sais que je le lirai, mais je n’ai pas non plus une envie incroyable de le sortir. J’ai trouvé l’intrigue assez facile et malheureusement, la situation dans laquelle est Robert Langdon pas forcément au top. Ca se laisse regarder mais j’avoue que des trois adaptations, celle ci est celle que j’aime le moins.

019006

Le plus gros n’importe quoi est décerné à La Tour Sombre. Première fois de ma vie que je me suis endormie au cinéma. Impossible pour moi d’aimer cette histoire de pistoleros (rien que le nom me fait marrer). J’ai détesté ce film. Pourtant le casting est chouette mais rien n’y fait.

Et vous? Des films qui vous ont fait hurler?

12

Le destin des cœurs perdus – Tome 4 : la sœur maudite de JC Staignier

51RCDyShsbL._SX195_Résumé : De la France à l’Angleterre, découvrez le destin entremêlé des familles Kane et Percival. Dans cette épopée médiévale, trois sœurs que tout oppose en apparence prouveront que l’amour filial peut vaincre toutes les épreuves. « Quel est l’idiot qui lui avait raconté que seuls l’argent et le pouvoir dominaient le monde ? L’amour dominait le monde. »

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement JC Staignier pour sa confiance. JC est une amie fidèle, sincère et franchement drôle. Notre amitié a grandi au fil de ses mots, au fil de mes chroniques aussi. C’est une auteure qui prend le temps de vous connaitre. En tant que lecteur/chroniqueuse, j’adore ça. Elle est très abordable et franchement, il faut lire cette saga. Elle a un effet magique. Si on en parlait, d’ailleurs ?

Le tome 4 de la saga de JC Staignier me prouve encore une fois que je me suis trompée en faisant la chronique du 3ème tome. En effet, je pensais qu’on ne pouvait pas mettre la barre plus haut, qu’on ne pouvait pas installer plus de suspense et de tension à la fin d’un tome. Et à chaque fois, je me trompe. Je me mets de doigt dans l’œil jusqu’au coude.

La sœur maudite nous permet d’en savoir plus sur Liseron, la fille de William et Kennocha. On nous propose aussi de faire un petit bout de chemin avec d’autres personnages comme Aude, Isolde ou encore Aelis. Ce sont des personnages dont les noms vous sont peut-être familiers. C’est tout à fait normal. On retrouve aussi William et Lalie ou encore Clayton.

Ce que j’aime le plus dans ce tome tient en plusieurs points :

  • L’évolution du personnage de Liseron. Honnêtement, j’avais envie de la claquer dans le mur dans le troisième tome. Je l’ai trouvée vraiment hautaine, vindicative et pleine de préjugés. Puis… On apprend à mieux la connaitre dans ce tome et j’avoue que c’est vraiment très plaisant de constater son évolution. JC décide de nous la présenter de manière plus approfondie, de nous montrer d’autres facettes de sa personnalité. On en apprend plus sur elle, on a envie de la prendre sous notre aile. Liseron est vraiment LA révélation de ce quatrième tome.
  • Le traitement de la thématique de l’amour dans tout ce qu’il y a de plus beau et de plus terrible. L’amour physique, l’amour spirituel, l’amour qui scelle deux âmes. La question de savoir survivre sans sa moitié est soulevée de manière forte et pleine d’émotions.
  • La volonté de l’auteure d’ancrer son récit dans la réalité. J’ai trouvé judicieux d’avoir des petits rappels historiques que tout le monde connait. Par exemple, on nous parle de la légère brûlure de Jeanne d’Arc. Cela a été retentissant dans tout le pays. J’ai adoré cette idée. On y croit, c’est chouette.

JC nous a fait du JC tout craché. La facilité avec laquelle on reprend le cours de l’histoire est déconcertante. L’auteure ne va pas ménager son lectorat, encore une fois, dès le départ, le sang coule. Au moins, on est rapidement remis en condition. Ce que j’aime c’est que l’auteure n’en fait pas de trop : ce n’est pas l’utilisation du sang pour rendre le tout encore plus gore et violent, non, pas du tout. Tout est équilibré. Si le sang coule, c’est parce que la période historique le veut, cela ajoute beaucoup de crédibilité à l’histoire. Bravo !

On ne peut pas remettre en cause le talent de JC Staignier. Je suis toujours autant charmée par les émotions qui sont véhiculées. On passe du rire aux larmes en un clin d’œil. Les personnages sont tous très bien ficelés et bien construits, cependant, avec l’auteure, j’ai l’habitude, je ne m’attache à personne en particulier. J’adore suivre leurs aventures, mais j’ai trop peur qu’ils meurent tous, alors je les aime de loin. Je reconnais leurs qualités mais je ne me ferai plus avoir (vilaine JC !) La plume de JC est vraiment très agréable. Le vocabulaire utilisé est précis et nous permet de s’immerger dans la période historique choisie. Je trouve que c’est tout à fait crédible.

Il m’est difficile de vous parler de l’intrigue tant elle est riche. Je ne souhaite pas vous gâcher un pan de l’histoire. Mais vous savez tout le bien que j’en pense.

Je sais que l’on peut retrouver JC au 17ème siècle avec la saga « de miroir et d’amour » mais honnêtement, vu l’originalité de sa saga Le destin des cœurs perdus, je serai très curieuse de voir ce qu’elle pourrait nous concocter avec une période historique comme celle du 18ème / 19ème siècle en Angleterre par exemple. L’univers de l’auteure est original et atypique. Comme d’habitude, je me suis régalée ! Le roman ne souffre pas de longueur. Il se lit bien, vite, sans hésitation ni doute. On veut savoir, on veut avoir le mot de la fin.

En définitive, je suis encore une fois avec mon panneau, à vous le brandir sous le nez : lisez cette saga. Elle conviendra à ceux qui sont frileux avec l’histoire, puisque c’est une saga familiale : le nombre de personnages pourra vous faire passer un excellent moment de lecture en oubliant un peu le côté historique. Ceux qui ne sont pas forcément très fan de romance vont être aux anges : on a du sang, de la violence, de la mort qui côtoient l’amour, l’amitié et la famille. On est vraiment dans une saga atypique et originale. Le tout est sublimé par une plume formidable, une imagination débordante et des descriptions à couper le souffle.

Bravo, ma chère JC. Tu fais encore preuve de sagesse et d’équilibre. C’est formidable.

3 bonnes raisons de lire ce tome (et le reste de la saga) :

  • Les personnages. Ils sont nombreux mais tous différents. Cela apporte beaucoup à la saga et permet aux lecteurs de tous trouver leurs comptes.
  • La plume de JC : très belle, juste et débordante d’imagination.
  • Les décors et la période historique.

5

12

Touche pas à mon cœur d’Oriane

cover-touche-pas-mon-coeur-finalRésumé : Mathieu parviendra-t-il à percer les secrets de Chloé ? Chloé veut être une femme libre et autonome. Pas question de se retrouver flanquée d’un mec qui lui dicte ce qu’elle peut faire ou pas ! Mais son passé tumultueux n’est jamais très loin. Dépassée par la situation, Chloé n’arrive pas à surmonter les événements. Mathieu, un mec croisé par hasard quelques jours auparavant, lui offre son aide, mais la jeune femme se met à douter. Elle ne veut pas dépendre d’un riche comme lui, qui en plus rêve d’une histoire à l’eau de rose… Mais quelle autre possibilité lui reste-t-il ? Oriane détourne avec brio les clichés de romance pour traiter des traumatismes dus aux violences féminines. Une véritable montagne russe émotionnelle ! À PROPOS DE L’AUTEURE : Romancière belge, Oriane a écrit une vingtaine de romans. Elle aime s’inspirer de faits réels et de son vécu, tout en exploitant un imaginaire riche. Elle publie Touche pas à mon cœur ! en partenariat avec le Collectif contre les Violences Familiales et l’Exclusion (CVFE), qui milite dans le domaine des droits des femmes et de l’égalité.

~ Service presse  ~

Je remercie chaleureusement les éditions So Romance pour m’avoir permis de lire le nouveau roman d’Oriane. J’ai découvert Oriane via le prix des auteurs inconnus et j’avais plutôt bien apprécié De terre et de racines. J’ai eu la chance d’avoir pu la voir évoluer dans un tout autre registre que le young adult avec Blue Carla qui est une romance érotique. Ici, Oriane poursuit son petit bout de chemin avec Touche pas à mon cœur : une romance new adult qui va mettre un sacré coup de pied dans le tas des clichés et stéréotypes que l’on peut trouver en romance.

C’est parti pour mon avis (Oriane, ne stresse pas, tout va bien se passer).

Je vous avoue que ma lecture n’est pas un coup de cœur mais elle reste très bonne. Il y a quelques petites choses qui font que ce n’est pas un 20/20 mais mon appréciation générale reste top.

Je salue le travail de l’auteure pour l’originalité que l’on côtoie tout au long du roman. En effet, j’ai aimé que l’auteure prenne cette romance comme un terrain de jeu. Aucun Kevin, James ou Chris ici. Aucune grande ville romantique (bien que Liège soit très agréable), pas de romance sous la neige, pas de cœur brisé… Oriane réinvente la romance en nous proposant une intrigue 100% belge. J’adore. Mes voisins ! Ça m’a tellement fait plaisir de retrouver leurs expressions (bravo aussi pour le lexique très sympathique pour ne pas se perdre). On (re)découvre la ville de Liège qui est le terrain de l’histoire. Moi, personnellement, ça m’a fait un bien fou. Connaissant un peu la ville, je m’imaginais très bien en train d’évoluer avec nos personnages.

Nos personnages… parlons-en ! On fait la rencontre de Chloé. Chloé est le feu et la glace, la joie et la tristesse, le calme et l’impulsivité. Je reconnais bien volontiers que ce personnage peut être sympathique tant elle ne représente pas l’héroïne de romance comme on peut en trouver de manière générale mais c’était un caractère un peu trop fort pour moi. En effet, elle m’a très rapidement tapée sur le système. C’est une battante, une fille courageuse qui n’a pas eu la vie facile, c’est clair et net. Cependant, il m’en faut un peu plus pour m’attacher à un personnage. Mon agacement s’est un peu apaisé une fois qu’elle nous parle de son passé mais dans l’ensemble, je l’ai trouvé trop impulsive, un vrai lion. On a intérêt à filer droit avec elle. D’un autre côté, on fait la rencontre de Mathieu, un jeune homme assez sympathique. J’avoue qu’il a un peu équilibré le duo Chloé/Mathieu et que cela m’a rendu ma lecture plus digeste. Mathieu est un jeune homme tout à fait équilibré : pas un fils à papa qui claque tout l’argent de son père (ben quoi, c’est pas parce qu’on a de l’argent qu’on est obligé de le claquer à tout va, non ? J), pas un petit égoïste qui va coucher avec tout ce qui bouge, rien de tout ça. Mathieu a un sacré caractère, un boulot stable et une envie certaine d’avancer dans la vie et de faire ses preuves.

Ce que j’ai beaucoup apprécié, c’est le fait que l’auteure fasse une romance incroyable avec du banal. Elle a su doser toute son intrigue pour tenir le lecteur en haleine (j’ai lu ce roman sur une soirée en débordant un peu sur ma nuit). C’est juste très sympathique comme idée ! On a une romance francophone qui va au-delà des stéréotypes et des clichés qu’on peut aisément nous proposer dans les lectures. J’adore l’idée !

Là où Oriane va aussi frapper fort, c’est dans les thématiques abordées. Principalement une : la violence féminine. J’ai trouvé que l’auteure en parlait avec justesse sans trop en faire. C’est une thématique importante mais elle ne vous saute pas au visage à toutes les pages, c’est plutôt intelligent. Une romance est un moment de détente, même si certaines sont parfois dures, il ne faut pas trop en faire. Ici, c’est savamment mélangé au reste. On a aussi la volonté de Chloé à rester indépendante et ne pas dépendre de quelqu’un. Il est hors de question pour elle de se faire entretenir. C’est une jeune femme pleine de ressources qui ne va pas reculer devant les problèmes. A chaque problème, sa solution.

On a aussi un panel de personnages secondaires. On peut penser à Alex, le frère de Mathieu. C’est un jeune homme ambitieux qui, parfois, fait de l’ombre à son frère. Ainsi va s’installer une autre petite intrigue que je vous laisse découvrir.

La plume d’Oriane est juste et je trouve que la romance lui convient très bien. Pleine de malice et d’intelligence, cette plume saura, à coup sûr, plaire aux lectrices et lecteurs tentés par le new adult. Bravo pour joli moment de lecture équilibré, qui chasse les stéréotypes, qui propose aussi des thématiques plus dures et moins faciles que d’autres.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Les personnages très bien travaillés que nous propose l’auteure.
  • L’intrigue 100% Belge. J’adore !
  • Ce coup de pied fichu aux stéréotypes

4

18

Consolament de Céline Rosenheim

41ckBnE6ouL._SX195_Résumé : Le duché de Nebleim connaît des heures sombres. Tandis qu’épidémies et catastrophes naturelles se succèdent, les prémices d’une guerre avec la principauté d’Histrionie se dessinent. Malgré cette situation difficile, la duchesse Ermessende espère la lumière. Les Parfaits affirment que la Terre, cette création du Diable, vacille sous les assauts de la foi véritable et que l’apocalypse viendra bientôt délivrer les âmes de leurs tourments. Dans ce monde au bord du précipice, Ermessende de Nebleim et ses vassaux se préparent à livrer bataille, tandis que dans les villes et les campagnes, chacun tente de surmonter les épreuves… jusqu’au jugement dernier.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Séma éditions pour l’envoi de ce roman en service presse. Cela faisait longtemps que je n’avais pas plongé dans un roman de Séma. Clairement, je ne vais pas vous le cacher, j’ai complètement craqué pour cette couverture. Vous savez qu’en ce moment, je fuis un peu la fantasy. Je ne parviens plus à me plonger dans ce genre d’univers. Je suis certaine que cela me passera ! Ici, j’ai pris du temps pour le sortir de ma PAL. J’avais peur de ne pas apprécier puisque la période n’est pas forcément la plus propice pour des découvertes de fantasy.

Ce roman, bien qu’étant de la fantasy est bien plus profond que ça. C’est un roman original qui est parvenu à me faire passer un bon moment de lecture bien qu’un peu dense (en même temps, si on ne peut pas reprocher la densité à un genre, c’est bien la fantasy, non ? ). Consolament est une fantasy qu’on peut qualifier d’historique. Les thématiques mises en avant ne sont pas forcément celles auxquelles on ne pense pas forcément dès le début.

La religion est très présente dans ce roman. Elle ne sert pas de toile de fond pour l’histoire, elle est au cœur de l’intrigue. Tout au long du roman, on nous explique le fonctionnement de cette religion. On a vraiment un panorama assez vaste sur la religion.  Cela donne beaucoup d’ampleur à la thématique mais aussi d’avoir une vision globale sur la religion. C’est plutôt bien pensé.

L’originalité se trouve dans deux points pour moi. Consolament est un roman fantasy car il ne s’appuie pas sur l’action. Là où la fantasy peut nous emmener dans des aventures, dans des quêtes qui durent pendant des tomes et des tomes, ici, il n’en est rien. On n’a pas beaucoup d’actions, on est plutôt dans la réflexion et la découverte… C’était déroutant. Déroutant bien mais déroutant quand même. Pourquoi déroutant ? Parce qu’on parle de guerre. On pense rapidement à de l’action, à des morts, du sang mais on va plutôt s’intéresser à cette volonté de pouvoir, au fait que les paysans, soldats et autres personnages qui viennent bercer l’intrigue n’ont pas le choix. Ils doivent faire la guerre mais aussi au sort des populations. Bien évidemment, la guerre est présente mais il n’y a pas que cela, et ça, c’est très intéressant. On a l’impression d’avoir un duché maudit quand on pense à tout ce qui va pouvoir arriver dans les villages faisant partie du duché… C’est juste très sympathique dans l’idée. Horrible dans les faits, je le reconnais.

La guerre va se dérouler entre la duchesse Ermessende à la tête du duché de Nebleim et Louis III à la tête de la principauté d’Histrionie. Ermessende est la duchesse qui règne suite à la mort de son mari. Louis III n’apprécie pas forcément l’idée d’avoir une voisine qui règne. Pourquoi ne pas attaquer pour avoir un petit bout de terrain sur lequel régner en plus ? La guerre est déclarée. Ermessende n’a pas le choix : la guerre est le seul moyen de survivre. Entre guerre de pouvoir mais aussi divergences d’opinions religieuses… Il n’y a plus de pitié.

L’intrigue va être lancée dès le prologue : la Terre est dirigée par le Diable. Les hommes sont des anges déchus qui attendent leur baptême pour arriver à leurs fins. J’ai eu beaucoup de mal à tout enregistrer, c’est vraiment costaud. Dans le duché de Nebleim, on trouve des « parfaits ».. La religion cathare est la religion qui place les hommes comme des anges déchus errant sur la Terre, ils attendent de recevoir le Consolament qui est un baptême qui va leur permettre d’atteindre leurs buts pour lutter contre le Mal. Pas très clair ? Pourtant j’ai fait de mon mieux… Un petit point Wiki ? C’est parti ! 

« Le consolamentum (ou consolament en occitan) est la pratique rituelle majeure du catharisme, qui s’est développé dans le Midi de la France entre la deuxième moitié du 12e siècle et la fin du 13e siècle. C’est une forme de baptême, mais elle ne se fait pas au nom de la Sainte-Trinité mais au nom du Christ seul puisque la doctrine des Cathares professe une divinité unifiée. C’est un baptême spirituel par opposition au baptême d’eau de Jean le Baptiste. Il est donné par imposition des mains selon des rites qui rappellent ceux de l’église primitive, moins les éléments matériels (eau, onction, huile) que le catharisme ne reconnait pas vu qu’il pense que le monde matériel a été créé par le Diable. »

L’histoire va se diviser en plusieurs points de vue. Le panel de personnages est très important. C’est vraiment un point particulier pour moi : on a plein de points de vue qui viennent structurer la narration. Personnellement, pour moi, c’était un peu trop. En effet, on se retrouve avec trop de noms, trop de personnages, trop de gens à découvrir. En moins de 200 pages, c’est assez compliqué pour moi. Mais, si je dois retenir deux personnages, je choisis Guillaume et la duchesse Ermessende sans hésitation. J’ai beaucoup apprécié les psychologies et histoires de ces personnages.

La société a une place très importante dans ce roman. En effet, on va beaucoup s’intéresser aux relations humaines. Par exemple, on va pouvoir faire la connaissance de paysans face aux catastrophes naturelles. La place de la femme dans la société médiévale est aussi soulignée. En effet, la duchesse se retrouve dans une position particulière : une femme qui règne, c’est déjà compliqué. Il va falloir qu’elle s’impose, qu’elle prouve qu’elle sait régner. Elle va vite être fragilisée par plusieurs choses. On a une touche de féminisme assez sympathique mélangée à la thématique du pouvoir.

L’auteure choisit de mettre en avant l’Histoire. C’est pour ça que l’originalité est très présente dans ce roman. Le tout prend le dessus sur l’action dans ce roman. Honnêtement, ce roman est une bonne découverte mais c’est un sacré morceau. Forcément, il faut un peu de temps pour s’immerger dans cet univers mais aussi pour digérer toutes ses informations. Il faut le savoir, ce roman n’est pas forcément à mettre entre les lecteurs qui recherchent de l’action. L’Histoire prend beaucoup de place.

Ce roman n’est pas indigeste. Je trouve que l’auteure équilibre bien les choses grâce à sa plume et à la manière dont les thématiques sont abordées. Là où l’on peut penser que l’auteure en fait de trop, on se rend compte que tout est justifié. On peut se dire que c’est trop, que cette impression de malédiction est un peu trop mais finalement, on se rend compte que c’est une sorte d’action divine. Tout trouve toujours une justification. C’est chouette.

Je suis désolée, la chronique est plutôt dense et part un peu dans tous les sens mais honnêtement, ça reflète bien le roman. Il ne faut pas mal le prendre. Quand je dis que ça part dans tous les sens, c’est surtout dans la narration (ce qui m’a perdue, je vous l’avoue sans honte). Ce changement de points de vue donne une impression de tourbillon, on a beaucoup d’informations à digérer en peu de temps.

Bref, je reconnais bien volontiers la qualité de la plume de l’auteure, c’est un régal ! C’est équilibré, juste et impressionnant. Le vocabulaire utilisé est soutenu mais en total adéquation avec l’époque durant laquelle se déroule l’intrigue. Je la félicite pour le travail de recherches incroyable. Ça doit être monstrueusement chronophage. Je lui tire mon chapeau. J’ai apprécié ce savant équilibre entre l’historique et la fantasy.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • J’ai adoré le fait que la fantasy soit ancrée dans une période historique.
  • Le traitement des personnages : ils sont tous complets. Même si je ne me suis pas attachée à beaucoup de monde, j’ai apprécié la qualité des portraits.
  • La plume et le travail de recherche de l’auteure.

4

18

Park Avenue Summer de Renée Rosen

9782714481160ORIRésumé : Quand Mad Men rencontre Le Diable s’habille en Prada. Ode à la féminité et à l’affirmation de soi, un roman d’apprentissage inspirant et savoureux qui rend hommage à l’une des icônes féministes les plus fantasques et les plus glamour du XXe siècle. En acceptant le poste de secrétaire de la toute nouvelle rédac’ chef de Cosmopolitan, Alice n’imaginait pas qu’elle allait faire la rencontre de sa vie. Petite provinciale de vingt-et-un ans tout juste débarquée de son Ohio natal, elle se retrouve ainsi face à une figure du New York des sixties : Helen Gurley Brown, auteure du sulfureux best-seller Sex and the Single Girl. Mais cette grande visionnaire n’a pas que des amis dans la presse et elle se trouve en réalité sur un siège éjectable. Alice ne va pas tarder à découvrir que sa rebelle patronne fait l’objet d’une cabale acharnée, menée par ses collègues masculins bien décidés à démontrer que la place d’une femme est davantage dans la cuisine qu’à la tête d’un magazine. Parler à une nouvelle génération de femmes, débarrasser la presse de ses vieilles figures patriarcales est un défi de taille. Fascinée par Helen, Alice est prête à tout pour l’aider à inventer une  » Cosmo Girl  » fière, sûre d’elle, libérée de tout carcan puritain. Qu’importent les coups bas. Et les coups au cœur…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Belfond pour l’envoi de ce roman. J’étais ravie de pouvoir le lire. Sans vous mentir, je l’ai commencé hier et je l’ai terminé cette nuit, j’ai été happée par ma lecture. Si le début m’a laissée un peu perplexe, c’est avec une grande surprise que j’ai lu la suite avec avidité.

La référence au roman (ou film) Le diable s’habille en Prada est vraiment intéressante. On fait la rencontre d’Alice Weiss, une jeune femme fraichement débarquée à New York pour pouvoir vivre de sa passion : la photographie. Tout ne se passe pas comme elle l’entend mais sa vie va prendre un tournant assez particulier lorsqu’elle va travailler pour la grande Helen Gurley Brown. Ce que j’ai beaucoup apprécié, c’est que même si Alice est un personnage de fiction, Helen Gurley Brown est une grande figure des années 1960. Par bien des manières, Helen Gurley Brown va surprendre son lectorat, son entourage et toutes les personnes qui n’ont pas cru en elle.

Personnellement, le personnage d’Alice peut être comparé un peu au personnage d’Andy dans le diable s’habille en Prada. En effet, j’ai trouvé qu’elle avait la même envie de réussir dans la vie mais en ayant cette volonté de pouvoir rester soi-même et de ne pas céder à l’appel de la mode. Pourquoi ? Parce qu’Alice va se retrouver au cœur du journal Cosmopolitan dirigé par Helen Gurley Brown. Elle va travailler en étroite collaboration avec elle. J’ai aimé le lien qui unit ces deux femmes. On referme la parenthèse et la comparaison avec le diable s’habille en Prada.

J’ai énormément aimé Alice. C’est une jeune femme pleine de surprises mais qui garde les pieds sur terre. C’est très important pour moi que les personnages ne s’oublient pas au détriment d’une passion, d’un travail. Etre juste et équilibré est important dans nos vies. Alice est ce genre de personnages, elle n’a plus sa mère qui est décédée, son père, depuis qu’il s’est mis en couple avec Faye, est un peu plus distant. Alice a décidé de partir loin de son Ohio, elle va prendre son courage à deux mains et rejoindre la grosse pomme.

Ce roman a clairement une visée féministe. Il ne faut pas croire qu’Helen Gurley Brown est une féministe comme les autres. Elle va donner une image de la femme qui va donner des sueurs froides aux plus grandes féministes de l’époque. A travers Cosmopolitan, elle va créer une Cosmo Girl : une femme sexy, qui n’oublie pas son indépendance et sa force. La femme est belle, la femme est intelligente, la femme est à l’égal de l’homme. Dans le roman, plusieurs visions vont apparaitre à travers différents personnages qui vont proposer de se faire son propre avis. Même si on n’apprécie pas forcément la personne qu’est Helen Gurley Brown et les idées qu’elle propose, on ne peut pas ne pas dire que cette femme ne révolutionne pas l’image de la femme moderne. Elle va révolutionner Cosmopolitan, parler aux femmes, avec des femmes, pour les femmes. Elle va savoir équilibrer les choses et proposer un magasine qui va être exceptionnel.

Ce roman est vraiment très intéressant, j’ai beaucoup apprécié Helen et Alice. Franchement, ce sont deux figures féminines qui sont différentes mais qui se complètent beaucoup. A l’image de sa pensée féministe, Alice n’appartient pas à Helen. Alice est libre, Alice va découvrir la vie New yorkaise et se retrouver à la croisée des chemins.

C’est une petite pépite. Même si j’ai eu un peu de mal au démarrage, une fois qu’Alice est installée à son nouveau poste, j’ai pris un rythme de croisière et je n’ai pas su fermer le roman avant d’avoir le fin mot de l’histoire.

Si la femme a un rôle important dans l’histoire, l’homme reste aussi présent. En effet, personne ne croit en Helen. Tout le monde pense, dans son dos, qu’elle a été mise à ce poste pour que le bateau coule de manière élégante. Pour donner une fin convenable à Cosmopolitan. Personne n’a pensé qu’elle pourrait redresser la barre… Quel dommage. Dans ce monde, à cette époque, les hommes ont le pouvoir. Les hommes font ce qu’ils veulent. Alice a pu apprendre, à ses dépens, que la femme ne peut qu’être un objet, une manipulation de plus ou de moins dans ce monde professionnel.

C’est le prix à payer quand on est une visionnaire. J’ai trouvé cela très bien amené dans le roman. Au-delà de ces thématiques soulevées dans ce roman, j’ai adoré la plume de l’auteure que je ne connaissais pas. Il est certain que les éditions Belfond ont un sacré flair pour trouver des petites pépites. Ce roman fait partie des romans que je regrette d’avoir pris autant de temps à sortir de ma PAL SP. Je suis certaine qu’il m’aurait fait sortir de ma panne de lecture du mois dernier… Bref ! A lire et à relire, sans modération.

En définitive, c’est avec un regard profond parfois bienveillant, parfois terriblement juste que l’on plonge dans un univers professionnel qui est sans pitié. C’est un tremplin pour Alice qui va beaucoup apprendre grâce à Helen. J’ai beaucoup apprécié ce duo féminin qui fonctionne très bien. La visionnaire qu’est Helen est un personnage incroyable qui rend justice à cette femme qui a su mettre un bon coup de pied dans la fourmilière.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le duo Alice/Helen que j’ai aimé
  • Cette plongée dans un monde professionnel sans pitié
  • La vision féministe et l’impulsion donnée par Helen

notation

29

Ce que je lisais étant petite.

architecture-3119812_1920 (1)

Salut tout le monde!

J’ai décidé de vous montrer les personnages qui ont bercés mon enfance et mon adolescence. Bon, je me suis arrêtée vers mes 15 ans parce qu’après, c’était trop compliqué de tout vous présenter ^^’

Enfance 

Mes parents étaient des adeptes des brocantes. Du coup, c’étaient des collections complètes qui m’attendaient quand ils revenaient de leurs promenades. J’ai ainsi pu découvrir les belles histoires, les Monsieur Madame, la collection des Barbie, les collections je lis déjà et j’aime lire aussi. J’étais une grande fan de Tom Tom & Nana ainsi que le petit Nicolas (incontournable). J’ai aussi adoré trouver Elmer et Arc-en-ciel dans mes bibliothèques. Certains de ces livres sont dans des cartons, j’ai tout gardé pour mes futurs enfants. =) Bien sur, j’avais énormément de Disney dans ma bibliothèque. Que de bons souvenirs! =) Honnêtement, je suis encore fan des illustrations des anciennes belles histoires

Ma période 11-15 ans 

J’ai commencé à m’intéresser à Versailles et plus principalement à l’époque du Roi Soleil. Ma professeure (que j’adorais tellement) de français m’a poussé à lire Complots à Versailles, à la poursuite d’Olympe d’Annie Jay. J’ai enchaîné avec la longue saga les colombes du roi soleil. Mon adolescence a été aussi bercée par la culture anglaise : j’ai découvert Conan Doyle avec le chien des Baskerville (qui reste encore mon préféré). J’ai aussi pu lire Peggy Sue, les orphelins Baudelaire et Narnia (les deux derniers sont dans ma PAL, j’aimerai les relire). Pour décompresser, j’aimais lire des BD mettant en scène Garfield et Titeuf. J’étais en CM2 quand j’ai mis le nez dans Harry Potter, depuis, j’ai encore le nez dedans ♥

Et vous? Quels personnages ont marqué vos jeunes années? 🙂 Dites moi tout !

15

Cours après moi la poisse ! Zut, elle est devant de Florina l’irlandaise

téléchargementRésumé : Le journal, un peu fou d’une poissarde ou les tribulations de la probable fille du grand blond avec une chaussure noire. On pourrait la décrire comme la petite rousse aux pieds nus. Et le premier qui dit Zora, je le mords ! D’infimes accidents en immenses bévues, je me demande continuellement comment je suis en vie. Je cours vite, enfin pas assez, vu que ma guigne a inlassablement deux trains d’avance sur moi. Ici, l’humour est de mise, la poisse OK, mais toujours en riant.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Florina l’Irlandaise pour l’envoi de son roman en papier. C’était sympathique de découvrir l’auteure dans un nouveau genre. En effet, loin de Féerélia et de la fantasy, Cours après moi la poisse ! Zut, elle est devant est plutôt un roman feel-good assez sympathique.

J’apprécie l’intention de l’auteure, franchement, à la lecture, on se dit que ce n’est pas possible d’être un aimant à poisse comme ça. C’est un roman qui fait sourire, même rire parfois. Je pense que de ce côté-là, le pari est gagné pour l’auteure. Tout est pris avec sérénité et humour, l’auteure a un recul incroyable sur sa vie. Savoir relativiser à ce point mérite un titre de sagesse.

Ça m’est personnel, mais il y a des éléments dans ce livre qui font que je suis un peu passée à côté de ma lecture. En effet, en refermant le roman, j’étais un peu mitigée. Plusieurs choses m’ont dérangée. J’ai eu cet effet un peu catalogue en fait. Il y a tellement de péripéties et de poisse que ça donne un effet catalogue. Cependant, je ne remets pas en cause le côté autobiographique du roman et d’ailleurs, quand on se rend compte que tout ça est arrivé à Florina l’Irlandaise, c’est plutôt un miracle qu’elle soit là où elle est aujourd’hui.

Le format « journal intime » est compliqué à gérer pour moi. J’aime avoir une proximité avec la narratrice/autrice mais je ne suis pas forcément une lectrice qui aime avoir le genre de relation « amicale » avec le narrateur de manière général. L’auteure se livre, à cœur ouvert, cela ne fait aucun doute, au lecteur. Il y a une sorte d’intimité qui se crée entre la narratrice et ses lecteurs qui peuvent avoir l’impression de lire les confidences d’une copine et de rire avec elle. Malheureusement, je n’aime pas lire des « mdrr » et trouver des smiley dans mes lectures. Je suis un peu trop rigide dans mes lectures pour apprécier cela. En revanche, cela est très moderne. Cela pourra plaire à un large lectorat, j’en suis certaine.

C’est une lecture sympathique mais malheureusement, cela n’ira pas plus loin pour moi. C’est frais, c’est agréable et dynamique. Il m’a manqué un petit quelque chose pour que l’intrigue prenne de l’ampleur. Ceux qui aiment les feel good vont se régaler je pense. J’en lis de temps en temps mais ce n’est pas forcément ce que j’apprécie le plus dans mes lectures.

Ce roman se lit rapidement, j’ai pris une après-midi. Les chapitres courts permettent au lecteur de respirer entre tous ces moments de poisse et ces péripéties. C’est très intelligent d’avoir construit cela comme ça. De plus, les émotions sont très bien soulignées. On a de la joie, des rires mais aussi de la colère et un sentiment d’injustice qui naît. C’est plutôt chouette. J’ai aussi apprécié le fait qu’il n’y ait pas d’apitoiement. C’est vraiment agréable de ne pas avoir un personnage qui pleure tout le temps sur son sort (même si clairement, il y a de quoi).

Le message de Florina reste quand même très positif ! Elle prend la vie du bon côté, savoure ce qu’elle peut, les moments d’amour et d’amitié qu’elle vit. Quand quelque chose lui tombe sur la tête, elle va de l’avant et fait tout pour trouver des solutions aux problèmes qui surviennent. Comme on dit, il faut savoir rire de tout et Florina excelle en la matière.

En définitive, malgré ce sentiment d’effet catalogue et les smiley, je ne suis pas mécontente d’avoir mis le nez dans cette lecture. Même si ce n’est pas le genre de lecture que j’adore, cours-moi après la poisse ! Zut, elle est devant est un roman frais et sympathique. On nous offre une belle tranche de vie avec un message qui fait du bien. On se rend compte qu’au lieu de voir le verre à moitié vide, il est mieux de le voir à moitié plein. C’est un récit autobiographique que j’ai apprécié dans l’ensemble. Malgré le fait qu’elle soit un aimant à poisse, Florina l’Irlandaise reste une auteure qui possède une plume très intéressante et qui semble être douée pour les exercices de style. Je recommande ce roman à ceux qui veulent rire, qui veulent lire un roman frais et agréable. Si vous avez des problèmes, que vous souhaitez vous évader, c’est l’histoire qu’il vous faut. Bravo à l’auteure pour être sortie de son monde de fantasy.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • L’aspect autobiographique que j’aime trouver dans mes lectures.
  • Une tranche de vie assez agréable à découvrir
  • Une « morale » qui serait bien de se rappeler à chaque épreuve de la vie.

3

13

Nos cœurs noyés d’Amélie Hanser

51BD46Xy6ML._SY346_Résumé : Un amour de vacances peut-il devenir éternel ? C’est décidé ! Mathieu va quitter sa bonne ville de Lyon pour s’installer à Paris avec sa petite amie, Virginie. Trop diffcile de continuer d’entretenir cette relation à distance. Mais au dernier moment, alors que Mathieu vient d’arriver à Paris, Virginie le quitte brutalement. Sans domicile fixe ni emploi, Mathieu doit vite trouver une solution pour se construire une nouvelle vie qui commence dans le chagrin. Désespéré, il est accepté, le temps d’un été, un job dans un club vacances à La Réunion. Le voici parti pour un nouvel horizon! Là-bas, il rencontre Élisa, si belle et si mystérieuse. Elle semble cacher un lourd secret, ce qui n’empêche pas Mathieu de tomber fou amoureux d’elle. C’est le début d’une renaissance pour le trentenaire meurtri par sa triste aventure parisienne. Mais Mathieu parviendra-t-il à apprivoiser Élisa ? Réussira-t-il à lever le voile sur le secret que lui cache Élisa ? Et, surtout, leur amour survivra-t-il aux vacances ?

~ Service presse ~

Je remercie les éditions de l’opportun pour l’envoi de ce roman. Un merci particulier à Théa qui gère les services presse avec bienveillance et gentillesse.

Lorsque j’ai vu le nom de l’auteure, j’ai tout de suite été tentée. J’avais lu la trilogie fantasy d’Amélie Hanser que j’avais bien aimé. J’ai tout de suite accroché au style et aux personnages. Ici, on ne parle pas de fantasy mais de romance. J’étais ravie de pouvoir découvrir Amélie Hanser dans un autre registre.

Même si la lecture est sympathique, elle n’est pas un coup de cœur malheureusement. Il y a eu un gros point noir pour moi qui m’a fait perdre l’engouement de base. On en reparle un peu plus bas dans la chronique. Laissez-moi d’abord pour présenter les personnages principaux.

On fait la rencontre de Mathieu, un jeune trentenaire qui a tout lâché pour rejoindre sa copine sur Paris. Au revoir Lyon, bonjour la pollution et l’amabilité parisienne… Seulement, voilà. Virginie décide de le quitter une fois qu’il pose les pieds dans l’appartement dans lequel il devait vivre. Il se retrouve sans domicile, sans emploi et célibataire en un clin d’œil. Mathieu est au plus mal, que faire de sa vie ? Après quelque temps de flottement, il va choisir de partir l’histoire d’un été. Changer d’air, changer de boulot, changer d’ambiance. Direction la Réunion pour un job de maitre-nageur dans un club vacances !

D’un autre côté, on fait la rencontre d’Elisa, une jeune femme qui vit à la Réunion et qui a un travail dans le même club vacances. Elisa est une jeune femme pétillante, gentille mais mystérieuse. Dès les premiers moments où Elisa apparait dans l’intrigue, on sent qu’elle cache quelque chose. Elle a un poids sur les épaules.

Le dépaysement est total. En effet, les descriptions sont très sympathiques et nous permettent vraiment de décrocher avec la routine. J’ai lu ce roman pendant le confinement… Ca fait beaucoup de bien au moral.

Il faut le dire, le duo Elisa/Mathieu fonctionne bien. C’est une jolie romance que nous propose l’auteure. C’est certain. Maintenant, je ne vous cache rien, vous le savez. J’ai nettement préféré le duo qu’Elisa forme avec sa sœur. La sœur d’Elisa travaille, elle aussi, dans le club vacances dans lequel se trouve Elisa & Mathieu. Gentille, pétillante et complètement folle, elle prouve rapidement à Mathieu qu’elle n’a peur de rien, quitte à se mettre en danger. Dès l’arrivée de la petite sœur, j’ai eu peur : peur d’un triangle amoureux. Je remercie l’auteure de m’avoir épargné ça. Je ne me sentais vraiment pas capable de supporter un triangle amoureux ici. On comprend que les sœurs partagent le même secret, la même peine. En revanche, j’ai trouvé hyper intéressant le fait que cette peine n’est pas forcément vécue de la même manière. J’ai trouvé ça brillant ! Ainsi, on comprend que la tristesse et la peine peuvent être appréhendées et vécues différemment selon les personnes. Ça a ajouté beaucoup de profondeur aux personnages, c’est top.

Là où j’ai été un peu déçue, c’est sur la romance. J’ai beaucoup apprécié les personnages de ce roman mais franchement, la romance entre Mathieu & Elisa est beaucoup trop rapide. Le roman se lit en quelques heures, il n’est pas bien gros. Pour moi, il y a un sérieux manque de crédibilité. Soit on surfe sur la vague de « l’amourette de vacances » soit on est dans un autre style de romance, plus profonde, qui prend plus de temps à se mettre en route. Ici, on est entre les deux, comme si on n’avait pas su faire de choix entre deux types de relations. Personnellement, j’ai été gênée. J’ai bien aimé ma lecture jusqu’au moment où j’ai compris que le roman se terminait ainsi. Malheureusement, la romance manque de crédibilité à mes yeux.

En définitive, je reste sur ma faim. Je suis déçue par la fin du roman. La lecture sentait bon le soleil, les vacances et la mer. J’ai adoré partir à La Réunion avec Mathieu et faire la rencontre d’Elisa. La plume d’Amélie Hanser est très jolie, fluide et agréable. Le roman se lit vite. Malgré le manque de crédibilité pour moi. La lecture reste sympathique. Je tiens aussi à souligner le fait que ce sentiment de rapidité n’engage que moi. Si vous souhaitez découvrir une petite lecture sympathique pour l’été, ce roman est fait pour vous. Si, en revanche, vous avez besoin de temps pour avoir un développement dans la romance et dans la relation, je ne vous le conseille pas.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Il est parfait pour l’été. Le dépaysement est total. La Réunion ouvre ses portes et nous propose ses délicieux paysages qui donnent envie de partir en vacances.
  • Les personnages de Mathieu & d’Elisa que j’ai bien appréciés. Ce sont deux personnages agréables dont les passés respectifs apportent une petite touche de douceur à l’intrigue
  • La plume d’Amélie Hanser que j’ai apprécié retrouver. C’est une petite lecture fluide et agréable qui nous est proposée.

3

17

L’envol du papillon de Nadine Deconinck-Cabelduc

l-envol-du-papillon-1314200-264-432Résumé : L’arrivée d’Élisa d’Albret dans la haute société française provoquera de nombreux troubles… Élisa d’Albret est dévastée : ses parents l’envoient vivre une année complète chez sa tante, la comtesse de Bressac, qu’elle n’a plus vue depuis dix-sept ans. La jeune femme devra quitter la simplicité et la félicité des plages de la Guadeloupe pour apprendre les us et coutumes de la haute noblesse française du milieu du XIXe siècle. Alexandre de Noyal, jeune comte plus fasciné par les aventures que par les bals et les mariages, est chargé d’escorter la jeune femme du port au château de Bressac. Dès le premier regard, les jeunes gens sentent une attraction indéniable… mais qu’ils devront refréner : Alexandre n’est autre que le promis de Mathilde de Bressac, la cousine d’Élisa… Nadine Deconinck-Cabelduc signe une magnifique romance historique. Elle réunit tous les ingrédients pour vous assurer un beau moment : des personnages attachants au caractère bien trempé, un grand réalisme et respect du contexte historique, une histoire d’amour passionnante, des robes et des décors fastueux, le tout lié par une écriture addictive !

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions So Romance pour ce premier partenariat via SimPlement. L’envol du papillon m’a tout de suite plu pour cette jolie couverture. Lorsque j’ai lu « romance historique », j’ai craqué directement et j’ai demandé s’il était possible de le lire. Quelle riche et belle idée j’ai eu là ! L’envol du papillon est une excellente découverte.

On rencontre Elisa d’Albret, une jeune femme singulière que j’ai beaucoup appréciée. Elisa est une jeune femme qui fait partie de la haute société mais qui vit en Guadeloupe, son père a décidé d’épouser une femme issue de la basse société. Il préfère quitter sa famille pour aller s’épanouir en Guadeloupe. Elisa grandit avec son père, sa mère mais aussi Eulalie sa dame de compagnie et son petit-fils, Donatien, son meilleur ami qu’elle tient en haute estime.

D’un autre côté, on fait la rencontre d’Alexandre de Noyal. La famille de Noyal possède des liens étroits avec la famille des De Bressac. Mathilde de Bressac est promise à Alexandre de Noyal. Ce mariage arrangé est convenu depuis la naissance de Mathilde, peu importe l’avis d’Alexandre, c’est le moyen d’unir les deux familles. Néanmoins, un problème va rapidement se poser : Alexandre n’aime pas Mathilde et ne compte pas l’épouser, n’en disconvienne à son père.

Les parents d’Elisa l’envoient en France, pour qu’elle fasse la découverte de sa famille laissée derrière elle lors de leur départ en Guadeloupe. Par la même occasion, elle fera la découverte des mondanités, des joies de la haute société. Elle n’en a franchement pas envie, les mondanités, les bals, les minauderies, très peu pour elle. Elisa adore avoir les pieds dans l’eau, courir dans le sable, être au contact de la nature. Elle est simple, veut une vie simple et pleine de bonheur. Lorsqu’elle va faire la rencontre d’Alexandre, sa vie va être chamboulée…

L’intrigue de base est très sympathique. J’ai beaucoup apprécié le fait que l’auteure évite le cliché du triangle amoureux. En effet, rapidement, on va comprendre qu’Alexandre aime Elisa et non Mathilde mais que Mathilde est amoureuse d’Alexandre et qu’Elisa réfrène ses sentiments pour éviter de blesser sa cousine. J’ai aimé cette honnêteté dans les personnages, cette volonté à ne pas faire de mal. Le triangle amoureux est dévastateur mais j’ai trouvé que l’auteure évitait vraiment les clichés à ce sujet, c’est déjà une très bonne chose.

Autre chose que j’ai grandement apprécié : l’esclavage. C’est l’une des premières, et rares, romances historiques sur fond historique. Etrange non ? Ce que je veux dire par là c’est que les romances historiques que je lis s’inscrivent souvent dans le genre « historique » parce qu’elles se déroulent entre le 17ème et 19ème siècle (grosso modo) mais ici, en plus de s’inscrire dans la fin du 19ème siècle, on va toucher à autre chose : à l’Histoire mais aussi à la politique. Ainsi, on va parler d’esclavage, des personnes noires, du racisme. L’idée de placer la Guadeloupe dans le cœur d’Elisa mais aussi au cœur de l’intrigue permet de traiter de la thématique au sens large du terme. L’Histoire ne prend pas trop de place mais reste dans un coin de la tête du lecteur, c’est une très riche et belle idée !

Le panel de personnages est très intéressant et varié. Il y a matière à faire un second tome en s’intéressant de plus près à Paul, par exemple ou encore Mathilde. Cela peut être très sympathique.

La seule chose qui fait que le roman n’est pas un coup de cœur mais une excellente lecture, c’est ce sentiment d’une légère rapidité dans l’évolution des événements. Même si on souligne qu’au premier regard Alexandre et Elisa sont sous le charme, il m’a manqué un peu de matière. J’ai trouvé que les sentiments étaient un peu trop vite exprimés sans avoir le background de ce qui va avec ses sentiments. Les moments seuls sont rares, j’ai trouvé qu’il manquait de moments de découverte. Ils ne prennent pas forcément le temps de se connaitre en profondeur et c’est ce qui m’a manqué ici. C’est la seule chose que j’ai à redire pour ce roman.

Cette romance historique m’a beaucoup plu. C’est vraiment très sympathique et agréable. J’aime tellement ce que j’ai lu. Ça sent bon la mer, le soleil mais aussi les bals, les rencontres, l’amour. Je suis vraiment ravie d’avoir rencontré le chemin d’Elisa et d’Alexandre qui sont deux personnages travaillés, dont les caractères diffèrent de ce que l’on peut trouver habituellement. Ajoutons à cela des thématiques intéressantes et originales et je suis aux anges.

La plume de l’auteure est très agréable. Franchement, je suis sous le charme des mots de l’auteure. Je lirai un roman de Nadine Deconinck-Cabelduc avec certitude et grand plaisir.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un paysage atypique dans les romances historiques : la Guadeloupe qui donne des envies de voyage
  • Le duo Elisa/Alexandre que j’ai beaucoup apprécié
  • La plume de l’auteure : formidable et très agréable

notation

21

Ces adaptations cinématographiques que j’ai aimées

admission-2974645_1920 (1)

Salut tout le monde, on se retrouve pour un petit rendez vous inverse de celui que je vous ai proposé il y a quelques jours. Si on parlait de ces adaptations cinématographiques que j’ai appréciées ? 🙂

Les films 

Vipere_au_poing

Je vous propose de plonger dans l’univers d’Hervé Bazin et de Vipère au poing avec Catherine Frot (que j’ai trouvé brillante dans le rôle de Fol’coch). Roman que j’ai tellement aimé lire… J’ai trouvé l’adaptation très sympathique à regarder. L’ambiance lourde et pesante mise en place principalement par le personnage de Flo’Coch est très bien traduite dans ce film.

tous-les-matins-du-monde-3_421617

Je vous propose maintenant de faire un tour dans la famille Sainte Colombe avec Tous les matins du monde, roman de Pascal Quignard. J’ai adoré étudier ce roman en cours. L’adaptation cinématographique est formidable. J’ai toujours eu beaucoup de mal avec la famille Depardieu (père et fils me sortent par les yeux). Ici, j’ai su passer au dessus pour la qualité du film mais aussi pour Pierre Marielle qui est exceptionnel dans ce roman. Si vous aimez les films sur fond historique et qui mettent au coeur de l’intrigue la musique (à l’aide de la viole de gambe ici), il est fait pour vous.

giphy (4)

Les liaisons dangereuses est une de mes adaptations préférées. J’ai adoré Glenn Close et John Malkovich qui interprètent à merveille la marquise de Merteuil et Valmont. Film de 1988, il ne prend pas une ride et je prends autant de plaisir à relire ce roman qu’à regarder ce film pour la millième fois.

Crime-lOrient-Express-Kenneth-Branagh_0_1398_931

Autre classique que j’ai beaucoup aimé. Le crime de l’orient express (roman d’Agatha Christie) réalisé par Kenneth Branagh. Le casting est excellent : Penélope Cruz, Johnny Depp mais aussi Michelle Pfeiffer ou encore Judi Dench. J’ai trouvé l’adaptation à couper le souffle, c’est spectaculaire. L’ambiance est vraiment aussi palpable et intense que dans le roman. C’est vraiment une très belle adaptation. J’attends mort sur le nil avec impatience =)

giphy

Impossible pour moi de ne pas mettre Harry Potter dans cette sélection. En effet, je sais qu’en terme de comparaison livre/film, les films ne sont pas forcément les meilleurs. En revanche, on ne peut pas enlever la qualité des films. Le monde magique, les décors, les personnages… Je trouve que tout cela mérite qu’on se pose deux minutes pour parler de la saga cinématographique Harry Potter. Je rejoins mes camarades sur les pertes incroyables entre les films et les livres (je trouve que celui qui prend le plus cher est Harry Potter et la coupe de feu talonné de près par Harry Potter et l’ordre du Phoenix) mais je prends tellement de plaisir à me replonger dans les films…

giphy (6)

Qui dit Harry Potter dit Seigneur des anneaux. Depuis des années ses romans et livres vont de pair. Je suis contente de pouvoir dire que le seigneur des anneaux à sa place dans ma sélection. J’adore, tout simplement, ce que Peter Jackson a fait de cette trilogie. L’univers est riche, très travaillé et nous propose une immersion totale dans l’univers de Tolkien. Si je n’ai pas accroché plus que cela au Hobbit, j’avoue que pour le seigneur des anneaux, c’est l’inverse.

giphy (5)

Qui pouvait proposer un univers aussi riche et coloré que l’univers de Roald Dahl que Tim Burton? Franchement, c’est un des meilleurs Tim Burton qui se laisse regarder sans faim. C’est vraiment chouette. L’univers est riche, fouillé et complètement farfelu. Le duo Depp/Highmore fonctionne très bien. Charlie et la chocolaterie est vraiment une adaptation que j’adore voir et revoir =)

giphy (2)1003534

Je traite Da Vinci Code et Anges et Démons ensemble. J’ai sensiblement le même avis sur les deux films. Tom Hanks est un acteur que j’aime énormément. Je trouve qu’il peut jouer n’importe quel rôle avec brio et intelligence. Mon personnage préféré reste Robert Langdon. J’aime beaucoup ces deux films parce qu’ils sont hyper captivants. Dès la musique qui marque le début du film jusqu’à la fin, je reste scotchée à mon écran. J’ai eu la même chose avec mes lectures: on est pris par les thématiques. Le premier film propose la quête du Saint Graal et le deuxième une plongée au coeur du Vatican après la mort du pape. Pour ceux qui aime ce style de films, foncez! =)

Les séries

giphy (1)
Côté série, je ne pouvais pas passer à côté d’Outlander, j’ai eu la chance de pouvoir plonger dans le premier livre. C’est intense, chargé mais je trouve que la série rend particulièrement bien hommage au roman de Diana Gabaldon. J’aime le duo Claire/Jamie puis il faut dire que Jamie est assez sympathique à regarder, non? 🙂

giphy (3)

Dernier petit de la sélection. J’ai choisi Sherlock. Le choix peut paraître un peu fou mais je vous explique. Je trouve que Benedict Cumberbatch représente très bien le personnage de Sherlock. C’est vraiment l’interprétation de ce personnage ici dont je parle. La série est vraiment très sympathique mais assez loin du schéma classique des oeuvres de Conan Doyle.

 

Et vous? Quelles sont vos adaptations préférées? ♥ 

21

Le sourire des fées de Laure Manel

6129hbDb80LRésumé :  » Rose l’a dit à Lou : il faut croire encore au bonheur. Elle a toujours eu le don pour apporter de la joie à partir de presque rien. Un joli paysage, une belle lumière, le parfum d’une pivoine, le goût du chocolat noir attrapé avec la langue sur le fouet à pâtisserie, un bon repas, un fou rire qui tire les larmes, respirer à pleins poumons, danser, jouer… Ce sont ces petites doses de bonheur à pratiquer au quotidien. C’est à cela qu’il faut s’accrocher.  » Jamais il n’y a eu plus d’urgence à aimer.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Michel Lafon ainsi que Camille pour leur remarquable travail ainsi que leur générosité. J’ai eu la chance de pouvoir poursuivre ma rencontre de Laure Manel que j’avais trouvé excellente dans l’ivresse des libellules.

Ici, ma lecture n’a pas été de tout repos mais j’en sors agréablement surprise. Ce roman a été un roman en deux temps pour moi. Dans un premier temps, je ne comprenais pas trop les volontés de l’auteure. Je ne comprenais pas vraiment où j’étais emmenée, où j’allais arriver. Puis, finalement, j’ai pris ce roman comme l’auteure me le proposait : j’ai savouré les petits moments de vie que Laure Manel a décidé de mettre en avant.

On fait la rencontre de Hermance, Rose, Antoine & Lou. Ce sont des personnages que les fans de l’auteure ont déjà pu rencontrer dans le roman la mélancolie du kangourou. Je vous rassure, ne le sachant pas, j’ai lu ce roman avant de lire l’autre (qui attend sagement dans ma PAL) et j’ai pu comprendre l’histoire sans aucun problème.

Les personnages principaux sont très bons. J’ai énormément aimé les différentes psychologies que l’on rencontre. Lou est une enfant qui grandit au fil des pages. C’est vraiment une petite fille pleine de vie. Hermance est la grand-mère d’Antoine et l’arrière-grand-mère de Lou. Rose est la compagne d’Antoine et la belle-mère de Lou. Ces quatre personnages vivent ensemble et cela fait plaisir à lire. La vie dans « le chalet du bonheur » est pleine de surprise. On a d’autres personnages que l’on rencontre au fil des chapitres. J’ai aimé faire la rencontre des amis d’Antoine et de Rose, de la famille d’Antoine, de ses beaux-parents, de son frère mais aussi de ses parents. On se retrouve dans une histoire familiale qui est belle et pleine de poésie.

Ma petite préférence reste pour le personnage de Rose que j’ai aimé voir évoluer en tant que personne mais aussi dans son couple avec Antoine. C’est une femme extrêmement belle physiquement et intérieurement. Elle reste la bonté et la gentillesse. Tout ce que j’aime chez mes personnages féminins principaux.

La manière dont l’auteure nous apporte les thématiques dans cette intrigue est assez singulière mais très appréciable. En effet, on a des chapitres courts qui se focalisent sur une petite chose simple de la vie. Ainsi, on va pouvoir découvrir la fabuleuse tarte aux pommes d’Hermance, les randonnées d’Antoine, la fougue de Lou, cette petite fille pleine de vie ainsi que Rose et sa sagesse à toute épreuve. Les chapitres courts, s’intéressants aux petites choses qui remplissent notre quotidien m’ont beaucoup fait penser à Philippe Delerm et à la première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules. J’ai beaucoup apprécié cette idée d’apprécier et de savourer l’instant présent. J’aime retrouver cette thématique dans mes lectures.

Le seul « problème » que j’ai rencontré durant ma découverte du nouveau roman de Laure Manel, c’est cette explosion d’émotions. Pour moi, c’était un peu de trop. On va crescendo dans des événements qui font mal, qui ne sont pas annonciateurs de bonnes choses et j’ai eu cette impression que ça ne s’arrêterait jamais. J’ai eu les larmes aux yeux, j’ai eu la boule d’émotions coincée dans la gorge. Premier gros événement triste, j’étais en train de lire en me disant « tu peux gérer Pauline, souffle, ça va aller » et j’ai continué et là, on me remet un événement compliqué à gérer, et encore un. J’ai eu cette sensation de tomber dans un puits sans fond. Clairement, on est obligé d’avoir le cœur gros et de lire ce roman avec toutes ces émotions qui nous assaillent. Ça reste vraiment un point de vue personnel : je n’ai pas l’habitude d’avoir des romans qui font pleurer entre les mains. Sauf si vous êtes inhumain, vous verserez forcément votre petite larmichette. Ce n’est pas une mauvaise chose, ça m’ouvre de nouvelles perspectives dans mes lectures mais être chamboulé comme ça, c’est très compliqué pour moi.

Il ne faut pas se leurrer, le roman de Laure Manel est bon, ce n’est pas mon préféré mais sa plume me plait toujours autant. Elle est belle, poétique et nous emmène tellement facilement dans l’univers proposé. C’est déstabilisant mais tellement grisant.

En définitive, même si ce roman m’a bousculée, je reste surprise par ce que j’ai pu lire et découvrir. Malgré ce trop-plein d’événement pour moi, je reste heureuse d’avoir découvrir le sourire des fées et je lirai la mélancolie du kangourou sans aucun doute.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La poésie qui se dégage de ces instants présents
  • Le quatuor de personnages principaux que j’ai adoré
  • La plume de Laure Manel, une petite pépite

4

11

La promesse de l’apiculteur de Fiona Valpy

41XahAqSySL._SX195_Résumé : Le cœur brisé après la mort brutale de son mari, Abi prend un emploi d’été au château de Bellevue. La propriété campagnarde résonne des voix du passé et Abi se retrouve happée par l’histoire et les secrets d’Eliane, une femme qui a vécu là autrefois. En 1938, Eliane s’occupait des ruches de la propriété. Elle y est tombée amoureuse et croyait en un avenir radieux. Mais l’Histoire avait d’autres projets pour la jeune apicultrice qui a rejoint la Résistance… au risque de tout perdre. 70 ans plus tard, grâce à cette histoire étrangement similaire à la sienne, Abi marche dans les pas d’Eliane et retrouve goût à la vie. Même dans les pires moments, il y a toujours de l’espoir. Surtout quand, telles les abeilles, on fait partie d’une communauté où l’amitié permet de surmonter toutes les tragédies.

~ Lecture détente ~

J’ai plongé dans le roman La promesse de l’apiculteur avec envie. Voilà un roman que ma grand-mère m’a offert il y a quelques temps. J’ai plongé dans ce roman il y a quelques semaines, c’était une lecture agréable.

Je comprends pourquoi ma grand-mère l’a choisi. Pour son histoire, pour la guerre, pour la résistance et pour cette sensation de vie volée. Ce roman, tissé sur fond de guerre, est très agréable à lire.

On fait la rencontre d’Abi, une jeune femme qui a vécu beaucoup de choses dans sa vie. Des choses moches, qu’on apprend au fur et à mesure des pages. D’un autre côté, on fait la rencontre d’Eliane, un personnage que l’on va rencontrer dans les deux moments de l’histoire : dans le passé et dans le présent.