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Comme le premier mouvement de l’hiver de Virginie Vauthier

51oEt9C98YL._SX195_.jpgRésumé : Elise Nogard, une jeune femme de trente ans, revient de Normandie où elle a passé les fêtes de Noël en famille. Dans le train du retour vers Paris, elle rencontre Raphaëlle Lefebvre, normande elle aussi, avec qui elle sympathise. Une histoire d’amitié naît entre ces deux femmes qui se complètent. Elise est réservée, rêveuse et raisonnable ; Raphaëlle, excentrique, provocatrice et entreprenante. Son arrivée dans la vie d’Elise la chamboule. Elle change. D’abord par ses tenues vestimentaires, puis par l’assurance qu’elle gagne, et le grain de folie qu’elle peut mettre dans sa vie. Pourtant, Raphaëlle est parfois mystérieuse. Son comportement semble étrange à certains moments. Elise est persuadée que son amie a un passé douloureux et elle se donne tous les moyens pour la mettre en confiance. Elise la présente aux personnes qui lui sont chères et l’intègre à son quotidien. Sa vie en sera transformée.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Virginie Vauthier pour l’envoi de ce roman. Il est resté quelques temps dans ma liseuse parce que ma mémoire de moineau a encore frappé. En effet, en ouvrant ma tablette et en fouillant pour faire le point sur mes lectures restantes, j’ai trouvé ce roman. Et franchement, j’étais vraiment en alerte totale : Qui ? Quand ? Comment ? ENCOOOORE ! Non Pauline, non ! J’ai réparé mon erreur le plus vite et vous propose donc de vous livrer mon avis sur le roman de Virginie Vauthier.

~ Un thriller ? ~

Je vous avoue tout de suite que ma lecture n’a pas été de tout repos. Même si elle s’est lue rapidement, il y a eu quelques couacs. On peut commencer par l’aspect du genre. En effet, l’auteure parle de thriller. Honnêtement, je ne suis pas convaincue qu’il s’agisse d’un thriller ou alors voici une forme de thriller que je ne connaissais pas.

Je n’arrive même à classer ce roman qui est un roman noir, c’est certain mais il me manque quelques aspects du thriller pour dire que ce roman peut en faire partie. L’auteure nous raconte une histoire intéressante mais pas un thriller, enfin pas pour moi.

Je n’ai, malheureusement, pas ressenti cette ambiance pesante et lourde propre aux thrillers. Oui, j’ai bien senti que quelque chose de pas net se dessine mais pas quelque chose qui m’a fait frissonner. Si l’intention est là, malheureusement, cela m’a laissé une impression mitigée.

~ Personnages ~

Finalement, on n’a pas beaucoup de personnages puisqu’il s’agit d’une rencontre qui va venir bouleverser le quotidien d’une personne. On fait la rencontre d’Elise Nogard, une trentenaire qui vit à Paris mais qui se rend en Normandie pour passer du temps dans sa région d’origine. Elle fait la rencontre de Raphaëlle, une jeune femme sympathique avec qui elle va rapidement se lier d’amitié. Elle va, tout aussi rapidement, intégrer cette fille dans son quotidien.

Sans le vouloir, Elise fait entrer le loup la bergerie. Elise présente Raphaëlle a ses différents amis. Seulement, le problème arrive après : Raphaëlle est changeante, son caractère est particulièrement ambigu. Elle passe du rire aux larmes, elle est excentrique et assez dangereuse. A son contact, Elise commence à changer, elle si calme et réservée devient extravagante, change sa garde-robe et devient plus « fofolle ».

J’ai beaucoup apprécié le personnage de Brice. Brice est l’ami d’Elise. Ils ont fait leurs études universitaires ensemble. Cependant, malgré l’effervescence de la nouvelle venue dans la vie de son amie, Brice ne la sent pas cette Raphaëlle, elle est trop bizarre, trop mystérieuse. Elle cache forcément quelque chose.

On entre très facilement dans la vie d’Elise et franchement, j’ai trouvé cela assez simple. L’intrigue n’est pas originale pour moi. On assiste à un moment de la vie d’Elise qui finit par trouver le comportement de Raphaëlle un peu suspect.

~ L’intrigue ~

Comme je le dis ci-dessus, pour moi, cela a manqué d’un petit quelque chose pour que ma lecture passe de sympathique à géniale. Il manque de peps dans cette histoire. Il est difficile d’évoluer originalement dans ce genre d’intrigue, cependant, j’avoue que n’avoir qu’un point de vue n’a pas aidé à ce que je puisse adhérer totalement à ce que j’avais sous les yeux.

En effet, on sent la naïveté du personnage principal. Le fait de ne lire cette histoire qu’à travers ses yeux fait que l’on devine rapidement l’aboutissement de l’intrigue, dommage ! Je pense qu’ajouter différents points de vue aurait pu être une bonne idée mais cela ne reste que mon avis.

Facilement, on sent que Raphaëlle a un gros souci d’ordre psychologique et va devenir dangereuse. C’est dommage pour le lecteur de deviner la suite de l’intrigue parce qu’il y a des idées assez sympathiques dans ce roman. J’aurais aussi peut être un peu forcée sur les psychologies des personnages et surtout sur celle de notre principale intéressée.

~ La plume de l’auteure ~

C’est l’un des points positifs de ma lecture. J’ai découvert une plume sympathique qui m’a permis de faire une lecture rapide et fluide d’un texte qui ne m’a pas permis de m’épanouir totalement dans ma lecture. C’est plutôt surprenant d’ailleurs d’avoir tenu à finir ce roman pour cette jolie plume et aussi, bien entendu, pour savoir ce qui allait se passer.

~ Le mot de la fin ~

Comme vous avez dû le comprendre, cette lecture reste assez mitigée pour moi. Il y a du bon et du moins bon. L’idée de base est assez sympathique : une rencontre qui bouleverse la vie. Cependant, je n’irai pas jusqu’à dire qu’il s’agisse d’un thriller. C’est une lecture  qui se laisse rapidement et facilement lire mais qui, malheureusement, ne me restera pas en mémoire indéfiniment. La plume est très intéressante et je pense que je pourrais me laisser tenter par une autre découverte livresque.

3 raisons de découvrir ce roman :

  • Une rencontre qui ne laisse pas le lecteur indifférent
  • Une plume sympathique
  • Le personnage de Brice

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L’étrange vie de Nobody Owens de Neil Gaiman

bm_10227_aj_m_9218.jpgRésumé : Nobody Owens est un petit garçon parfaitement normal. Ou plutôt, il serait parfaitement normal s’il n’avait pas grandi dans un cimetière, élevé par un couple de fantômes, protégé par Silas, un être étrange ni vivant ni mort, et ami intime d’une sorcière brulée vive autrefois. Mais quelqu’un va attirer Nobody au-delà de l’enceinte protectrice du cimetière : le meurtrier qui cherche à l’éliminer depuis qu’il est bébé. Si tu savais, Nobody, comme le monde des vivants est dangereux…

~ Lecture détente / lecture commune ~

Mon avis : Je remercie Kathleen de m’avoir permis de rentrer dans son antre… Ouais ! Non, c’est trop bizarre ! Merci à Wolkaiw et à son antre d’avoir fait cette lecture commune avec moi. En effet, je l’ai forcée à l’achat sur une brocante. « Prend le ! Je l’ai aussi on pourra faire une lecture commune ». Franchement, la couverture est sublime ! Je m’en serai voulu de ne pas l’avoir forcée 😀

~ Un petit gars pas comme les autres ~

La singularité du personnage principal est assez forte. Nobody est un petit garçon qui échappe de peu à un tueur venant d’une confrérie qui s’appelle « les Jack ».

Bon déjà, petit point, j’ai cherché pendant quelques minutes et relu le texte pour voir où on faisait mention d’un Jack Russell ! Mais non ! Il n’y a pas de chien ! C’est le nom du méchant ! Premier fou rire en dégustant des frites avec Kathleen lors de notre briefing.

Bref, reprenons notre présentation Nobody – Bod – est recueilli par des morts. En quelques secondes, un couple décide de prendre le nourrisson sous leurs ailes et lui permettre de fuir une mort imminente promise par Jack (peut être pouvons-nous penser à un lien avec Jack l’éventreur ? Possible mais, mis à part le goût du meurtre et le nom, on ne peut pas plus l’associer à l’éventreur qu’à Sparrow).

Bod grandit donc au sein d’un cimetière. Accompagnés de morts qui sillonnent les allées du cimetière une fois la nuit venue. Au fil des chapitres, on fait la rencontre de personnages qui vont, qui viennent ou qui restent le temps de la lecture. Ainsi, Bod va énormément apprendre avec ses professeurs-cadavres mais aussi au côté de Silas qui n’est, finalement, ni mort ni vivant.

Bod est un personnage que j’ai apprécié malgré quelques petites choses qui m’ont fait tiquer. En effet, il vit avec des personnages qui ont tous vécus à des époques différentes et qui ont eu des vies différentes. Ainsi, il pense, parle et réfléchis comme un adulte et non comme un enfant. Si, sur certains points, le jeune Nobody se montre naïf, d’un autre côté, il n’a pas l’innocence que l’on peut lier naturellement à un enfant. Certaines de ses réflexions m’ont parues un peu trop adultes pour être crédibles.

~ Une imagination débordante ~

On dédramatise énormément l’aspect nocturne. Le deuil, la morte, la perte sont vraiment vus d’un œil bienveillant qui permet aux adolescents de ne pas avoir une lecture trop lourde ni trop triste. C’est vraiment une belle idée.

On a de sacrées belles aventures qui sont très originales et qui sortent de l’ordinaire. En effet, Neil Gaiman nous propose de faire la rencontre de personnages sympathiques comme une sorcière sans pierre tombale, mais aussi d’un événement qui suspend le temps : une danse macabre, les premiers pas de Bod dans la vie des mortels. Bref, l’auteur a une imagination incroyable qui séduit les lecteurs très rapidement.

~ Structure du roman et livre objet ~

Dans un premier temps, il faut se l’avouer, cette couverture est magnifique. Je la trouve superbe (celle de Kathleen a des tâches suspectes derrière… Une sorte de marron qui, espérons-le, est la trace d’une tasse de café renversé…). L’intérieur est tout aussi beau, vraiment, il s’agit là d’un livre objet magnifique. Il y a de très jolies illustrations qui viennent ponctuer notre découverte du monde de Nobody.

Le roman se scinde en huit gros chapitres. A chaque chapitre, un épisode de la vie de Bod avec des personnages que l’on retrouve par parcimonie dans les autres chapitres. A chaque chapitre, une leçon d’apprise pour notre jeune Bod. Le roman est bourré de leçon de morales très intéressantes qui permettent à notre personnage principal de grandir, de réfléchir et de devenir la personne qu’il souhaite.

~ Relations et personnages secondaires ~

S’il y a bien un personnage que j’ai adoré rencontré, c’est Silas. Finalement, c’est un personnage très attachant malgré les distances qu’il essaye de mettre entre le lecteur et lui mais aussi entre lui et Bod. Il est là pour l’aider, mais il est en mission, ne pas s’attacher semble être quelque chose d’important pour lui. Cependant, on voit rapidement qu’il y a un lien étroit entre les deux hommes. Il devient, rapidement et finalement, plus une figure paternelle pour Bod que le père-cadavre qui l’a recueilli pour moi.

Silas est un personnage profond qui n’hésite pas à aider, secouer et essayer de comprendre Nobody pour l’aider à s’en sortir au mieux dans la vie.

« – Et alors ? Ce n’est jamais que la mort. C’est vrai, quoi, tous mes meilleurs amis sont morts.
– Oui. (Silas hésita). Ils le sont. Et ils en ont, pour la plupart, terminé avec le monde. Pas toi Tu es en vie, Bod. Cela veut dire que tu disposes d’un potentiel infini. Tu peux tout faire, tout fabriquer, tout rêver. Si u changes le monde, le monde changera. Le potentiel. Une fois que tu es mort, c’est terminé. Fini. Tu as fait ce que tu as fait, rêvé ton rêve, écrit ton nom. Tu peux être enterré ici, tu peux même te déplacer. Mais ce potentiel n’existe plus. »

~Dans l’entre deux ~

On sent bien que Nobody est coincé entre les morts et la vie. Entre sa famille et sa volonté de vouloir changer le monde. Rapidement, Nobody est en proie au doute et doit vivre des expériences pour prendre une décision : rester ou partir. La facilité ou l’aventure. Le regret ou la prise de risques. C’est une odyssée intéressante que nous propose ici l’auteur. C’est un voyage initiatique qui pousse un petit garçon à comprendre d’où il vient et qui il est. C’est vraiment un super roman pour les adolescents.

~ L’univers de Neil Gaiman ~

Ce roman me faisait de l’œil et il m’a beaucoup plu. Il y a beaucoup d’aspects que j’ai appréciés découvrir. Notamment cette capacité à rassembler un lectorat large grâce à une plume universelle et des thématiques qui parlent à tout le monde.

Je relirai cette plume sans hésitation.

Encore merci à Kathleen ♥ (PS: la prochaine lecture, on se fera une lecture de ton âge. Je dois avoir du 14/15 ans dans mes étagères :D)

3 raisons de lire ce roman :

  • Un personnage principal très intéressant.
  • Avoir un pied dans le fantastique et un autre dans la réalité
  • Le livre, la plume et les illustrations.

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Grégoire et le vieux libraire de Marc Roger

téléchargement (1).jpgRésumé : Ancien libraire, monsieur Picquier s’est vu contraint de déménager 3 000 volumes dans son petit chez-lui. Oui mais voilà, il ne peut plus profiter seul de sa passion, puisque la maladie de Parkinson l’empêche de lire, et va donc devoir demander de l’aide à l’apprenti-cuisinier Grégoire, qui va découvrir avec ce vieux maître les joies de la lecture.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Pauline et les éditions Audio Lib pour l’envoi de ce service presse que j’ai pris plaisir à découvrir.

~ Relations ~

Voilà une thématique qui a une grande place, pour moi, dans ce roman. Mon écoute a été bercée par les différentes rencontres et relations qui se tissent dans cette intrigue. On fait la rencontre de Grégoire, un jeune homme qui travaille dans une maison de retraite. D’abord dans les cuisines, puis dans la laverie, rapidement, il devient la coqueluche des personnes âgées étant devenu un lecteur. Lorsque Grégoire fait la rencontre de Monsieur Picquier, Grégoire ne sait pas le virage que va prendre sa vie : il va tisser une relation incroyable avec ce vieil homme loufoque mais tellement érudit. Monsieur Picquier va apprendre à Grégoire à apprécier les livres, les mots, la diction, la place de la voix. Grégoire va devenir lecteur pour cet ancien libraire qui ne sait plus tenir de livres à cause de la maladie de Parkinson qui le ronge.

J’ai souri, ri franchement avec ce duo amical très surprenant ! Un vieux et un jeune qui refont la vie à coup de lectures, de discussions et d’avis bien tranchés. Tous deux très différents, ils sont très attachants. Grégoire devient les yeux, les bras, les jambes de cet homme qui se voit diminuer. Il l’aide à trouver sa voie, à aimer les livres, c’est un échange de bons procédés qui m’a beaucoup plu.

Grégoire fait aussi la rencontre d’autres pensionnaires qui se perdent dans ses mots, dans ses lectures qui leur font oublier leurs douleurs, leurs solitudes pour un joli moment tous ensemble. Ainsi, Grégoire, en plus d’être l’ami des personnes âgées, se prend d’amitié pour certains de ses collègues et tombe sous le charme de Dialika, une jolie infirmière avec qui il va vivre une belle histoire.

Les relations peuvent être humaines mais aussi matérielles. Je pense à monsieur Picquier et à ses livres. C’était tellement un joli moment d’écoute que je vous partage ces quelques lignes :

« Mes livres et mes archives sont à la fois ma garde, mes épouses et mes soldats, et en brûlant, leurs cendres mélangées aux miennes pourront servir d’engrais à un arbre, qui sait ? L’audace serait qu’on me disperse dans une usine à papier ! »

Les relations sont toutes très différentes, amour, haine, amitié, professionnelles, personnelles, tout y est pour que le lecteur s’épanouisse dans la lecture.

~ Vivre en étant âgé, une vérité difficile à ingérer ~

Autant pour les aidants que pour les aidés, c’est difficile de laisser une personne dans une maison de retraite. C’est vrai que c’est une thématique actuelle : prix cher, manque de personnel, mauvais traitements, on est frileux quand on quitte cet établissement. En plus de cette idée, c’est mon travail : je fais partie d’une équipe qui permet aux personnes âgées de rester chez elles le plus longtemps possible. L’aide à domicile est un sujet vaste et sérieux. Je profite donc de cette chronique pour saluer le travail de toutes les aides-soignantes, auxiliaires de vie et infirmières, en structure ou non, il faut le vivre pour le croire, ce travail est très fatigant.

Dialika est un personnage qui vient du Sénégal dans le roman et je voulais partager avec vous ce morceau du texte qui m’a beaucoup plu :

« Quand je lui pose la question, Dialika m’avoue être choquée par le sort qui nous est réservé quand on ne sert plus à rien dans notre société soi-disant avancée. Cette façon que nous avons de réunir nos anciens hors de la vie du village, du quartier où se trouvent leurs attaches matérielles et humaines, de les parquer hors-sol comme nous faisons, et surtout notre façon d’exploiter la fin de vie en créant des services comme on gère des produits. Pas un instant elle n’imagine vieillir en France. »

~L’intrigue, les personnages et la plume de Marc Roger ~

J’ai adoré découvrir cette nouvelle plume que j’ai beaucoup appréciée. En effet, Marc Roger tient une intrigue très sympathique. Bien que sérieuse, on se retrouve avec beaucoup de moments de rire, de tendresse et d’affection profonde. Les Bleuets est une grande famille et Grégoire semble tisser autour de lui un réseau de personnes âgées toutes aussi attendrissantes. Célestine m’a beaucoup plu, monsieur Picquier aussi.

Grégoire m’a touchée en plein cœur. Ce personnage est touchant : jeune homme de dix-neuf ans un peu perdu dans cette vie où sa mère ne lui parle pas plus que cela, il peine à avancer. Sans diplôme, trainé dans la boue à l’école, ce jeune homme déteste la lecture tant cela lui rappelle les humiliations scolaires. Avec monsieur Picquier il va rapidement apprendre à lire différemment, prendre plaisir à découvrir les mots et les œuvres d’auteurs singuliers et célèbres.

C’est un livre qu’il faut lire tant il est libérateur. Terminé les fausses idées sur les gâteux des maisons de retraite. Les Bleuets tremblent, rigolent, swinguent ! Radio Bleuet se met en place, le temps de quelques pages, j’ai tellement ri, j’ai tellement pris conscience que les personnes âgées veulent encore rire, s’occuper, s’amuser !

Les dialogues entre les personnages sont très rigolos aussi. Monsieur Picquier apprend à Grégoire à prendre la bonne intonation, son souffle alors que Grégoire apprend à Monsieur Picquier ce qu’est un selfie. Beaucoup de situations similaires bercent le récit et l’intrigue.

Il y a un franc-parler certain dans la plume de Marc Roger. Ainsi Monsieur Picquier n’a pas peur d’utiliser des mots comme « couilles », « baiser » et bien d’autres mots fleuris de la sorte. J’ai apprécié ce système qui creuse encore plus le fossé entre nos idées reçues sur les personnes âgées et ce qu’elles sont réellement.

Ainsi, on se rend rapidement compte qu’une personne âgée n’est pas seulement une personne qui attend dans le couloir de la mort. Non, c’est bien plus que cela. C’est une personne qui a une histoire, un passé, des moments de joie, de tristesse et beaucoup de choses à dire. J’ai trouvé cela saisissant. C’était bien de le rappeler pour les personnes qui peuvent oublier cela.

~Le mot de la fin ~

C’est donc une histoire sympathique que je vous propose de découvrir ici. Le côté intergénérationnel est très plaisant et permet de mieux comprendre le désarroi des personnes qui vivent en maison de retraite : la solitude et la tristesse qui peuvent bien souvent les envahir.

Seul petit bémol pour moi dans cette histoire, c’est le manque d’informations sur l’après. En effet, je pense qu’un petit épilogue m’aurait beaucoup plu. J’ai eu une impression de trop peu finalement, la fin est trop tranchante pour moi.

« C’est quoi cette société, toute cette technicité, si l’on n’est pas foutus ni capables de se tenir la main quand on a peur comme on a peur quand il s’agit de mourir ? Y’a pas de diplôme pour ça. »

3 raisons de découvrir ce roman

  • Des relations intergénérationnelles très belles et qui portent à sourire. Mention spéciale pour Grégoire et Monsieur Picquier
  • Un regard sur le livre, le mot et les écrivains très intéressant
  • Les stéréotypes brisés sur les personnes âgées ! J’ai adoré !

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Kachina – Tome 1 : un enfant du silence de Tina Joey Anderson

xcover-3355.jpgRésumé : Kachina est une Immortelle un peu insociable. A prime abord, elle a tout de la jeune fille contemporaine, pourtant, elle a vu le jour, dans les Grandes Plaines à l’est des montagnes Rocheuses, à la fin du XVIIIe siècle. Elle estime avoir tout perdu, le jour funeste où son destin croisa celui d’un vampire. Depuis, Kachina vit son immortalité comme une errance, se méfiant des joies d’une rencontre éphémère, s’érigeant sans cesse des remparts contre la gaieté envahissante de sa collègue Sélèna, ou la tendresse débordante de son ami Dénis. Plus de deux cent ans après sa mutation en vampire, elle va rencontrer Nicolas, un jeune homme de vingt-trois ans, lui-même englué dans un passé douloureux, mais qui va remettre en question tout ce que Kachina croyait pouvoir ressentir.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie chaleureusement Tina Joey Anderson pour l’envoi de son roman via la plateforme SimPlement qui regorge de romans en tout genre. Je ressors de cette lecture avec un sentiment particulier. La suite, je veux la savoir, mais je ne pense pas me plonger rapidement dans la suite des événements. Roman proposant une histoire de fantasy bitlit, c’est un genre particulièrement dangereux pour moi.

~ Kachina : un pas dans la mythologie ~

Kachina est le personnage principal de notre histoire, certes. Cependant, on peut aussi trouver une définition toute autre de ce terme. C’est assez intéressant de relier cette thématique au personnage principal féminin de notre histoire.

Les kachinas sont des esprits dans la mythologie des Indiens Hopis et Zuñis du Nouveau-Mexique et de l’Arizona, au Sud-Ouest des États-Unis. Esprits du feu, de la pluie, du serpent, ou encore esprits farceurs, espiègles, bienfaisants ou malfaisants… Une sorte d’inventaire du monde visible et invisible. Six mois par an, à l’occasion de fêtes rituelles, ces esprits s’incarnent dans des danseurs masqués et costumés. Des poupées de bois peintes de vives couleurs, également nommées kachinas et représentant ces danseurs, sont offertes aux enfants, à l’issue des fêtes, pour qu’ils se familiarisent avec le monde des esprits. Si vous voulez plus de renseignements, vous pouvez suivre le lien wikipédia qui est très riche.

~ Les personnages ~

On fait la rencontre de Kachina qui est une Immortelle, donc bien entendu, un vampire. Elle fait partie d’un clan de vampires appelé les Arténis et qui règnent avec respect sur le monde des vampires. Kachina est un vampire qui reste profondément humain. Elle ne veut s’accrocher à personne, reste dans son coin et n’a qu’une poignée d’amis.

Ce que j’ai apprécié dans ce personnage, c’est son mauvais caractère. En effet, Kachina se protège comme elle le peut. Lorsqu’elle sent le danger, elle agit étrangement et devient un peu dangereuse à son tour.

Kachina est un personnage torturé. Elle n’accepte pas son statut d’immortelle. En effet, elle regrette une seule chose : ne pas pouvoir mourir et retrouver sa famille. Cette errance de ville en ville et de siècle en siècle est très lourde à porter pour elle. On se retrouve donc avec un personnage qui ressasse son passé. Elle essaye de se souvenir mais n’y parvient pas forcément. Elle n’a plus les visages mais entend encore les voix de ses parents.

Là où j’ai moins apprécié le personnage, c’est en tant que vampire. Encore une créature magnifique, encore une créature belle à faire tourner les têtes, encore des yeux envoutants… Franchement, c’est un peu répétitif. N’existe-t-il pas d’autres caractéristiques vampiriques ?

« Esclave de son image, elle se savait connue au sein de la résidence comme le loup blanc. Tous la dévoraient des yeux, sans exception. Sauf que les Enfants du silence semblaient souffrir d’un manque de savoir-vivre, doublé parfois de stupidité. Dans les couloirs, certains sifflaient d’un air admiratif dans son dos. […]. Mais elle n’aimait pas ça. Dès son arrivée chez les Arténis, elle avait tout mis en oeuvre pour laisser entendre qu’elle n’était pas là pour se faire des amis. Le fait d’ignorer ouvertement les Enfants du silence était devenu pour elle le rouage d’une machine bien rodée. Les Mi-mortels qu’elle croisait en cour de mission se réduisaient dans son esprit qu’à leur simple matricule. Une manière de ne prendre aucun risque. Maintenant, très peu osaient lui parler. »

On fait aussi la rencontre de quelques personnages récurrents : Séléna, Dénis, Roland mais aussi Cédrych et Nicolas. Si certains sont les amis de Kachina, d’autres ne le sont pas. Je vous laisse le découvrir par vous-même. Kachina prend soin de sa famille et devient une personne peu abordable. Cependant, elle a un grand cœur et ferait tout pour ses amis.

~ L’intrigue ~

Si j’ai apprécié les psychologies des personnages, j’ai moins apprécié l’intrigue. Elle reste originale tant elle contourne certains stéréotypes.

On a plusieurs clans de vampires : les immortels ceux qui sont 100% vampires de père et de mère. D’un autre côté, on a les mi- mortels : un des deux parents et vampire et l’autre est humain. Cette dernière catégorie est rejetée par les Immortels qui les considèrent comme une race inférieure. Un peu comme les moldus et les sangs-de-bourbe dans l’univers d’Harry Potter.

Une mission va rassembler des Immortels et des mi-mortels : ainsi, Kachina et ses amis vont devoir collaborer avec Nicolas, un mi-mortel. Une mission à haut risque tant physiquement que moralement pour Kachina qui va, bien évidemment, tomber sous le charme du beau jeune homme. Un goût d’interdit, de restriction et de danger plane donc sur ce premier tome.

~ La plume de Tina Joey Anderson ~

J’ai fait une jolie découverte. Cette plume est pleine de douceur et d’inspirations diverses. On sent un amour certain pour la culture indienne (les indiens d’Amérique). J’ai trouvé beaucoup de sagesse dans ce premier tome. Le comportement de Kachina reste très humain et véhicule de belles valeurs comme la justice, l’envie de faire les choses correctement et ne pas être qu’un être sanguinaire.

Sur certains chapitres, nous avons des citations qui marquent les inspirations très différentes qui bercent la vie de l’auteure : Nietzsche, Disney, Desperate Housewive mais aussi le blasonnement et bien d’autres sources d’inspiration sont présentes dans ce texte. Ce que j’ai trouvé dommage c’est de ne pas en avoir à tous les chapitres et surtout certaines citations en français et d’autres en anglais. J’aurais préféré tout avoir dans les langues d’origine ou tout en français.

~Le mot de la fin ~

En conclusion, on peut dire que j’ai passé un moment de lecture agréable avec ce premier tome qui reste perfectible à mes yeux. J’attends beaucoup du tome deux que je lirai dans quelques temps. Je pense que la bitlit est un genre un peu dangereux pour moi parce que j’en ai trop lu et que je suis rapidement blasée par les idées que j’ai déjà lues dans certaines histoires. Après, je sais que l’on ne peut pas toujours éviter les stéréotypes, je l’entends, bien entendu. Cependant, je pense que l’effet Twilight et Le journal d’un vampire a laissé trop de traces sur moi. Je deviens un peu plus tatillonne là-dessus.

3 raisons de lire ce roman :

  • Une culture indienne très présente.
  • Un premier tome qui présage un tome 2 intéressant.
  • Un panel de personnages intéressant

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Casanova de Matteo Strukul

41eapQnb8dL._SX195_.jpgRésumé : Saurez-vous résister au plus grand séducteur et à la plus belle ville du monde ?1755, Venise. Après avoir parcouru l’Europe pendant dix ans, Giacomo Casanova revient enfin dans sa ville natale, si chère à son cœur. Acclamé par les habitants, l’enfant rebelle de la Sérénissime enchaîne les coups d’éclat et ne perd pas la moindre occasion de se faire remarquer. Notamment par la comtesse Margarethe von Steinberg qui lui lance un défi : séduire la jeune Francesca Erizzo avant qu’elle ne se marie. Un défi que le célèbre séducteur accepte comme un jeu… sauf qu’il n’a pas prévu les sentiments que la jeune fille éveillerait en lui, ni les manigances des hautes instances de la cité des Doges qui n’ont plus qu’un objectif : mettre Casanova aux fers avant qu’il pervertisse les mœurs vénitiennes.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie les éditions Michel Lafon pour l’envoi de ce roman ainsi que Camille qui est toujours présente pour répondre à mes questions. Merci beaucoup ! J’avoue que je n’ai pas cherché bien loin avant de faire la demande de ce service presse. C’est typiquement le genre de couverture que j’aime : mystérieuse, sublime et grâce à ce masque de mascarade, nous plongeons directement à Venise. Le titre évocateur nous propose de rencontrer un personnage que l’on connait : Casanova, le bourreau des cœurs.

~ Le mythe de Casanova ~

Expression devenue populaire, le personnage de Casanova est devenu un mythe. Cependant, Giacomo Casanova est un homme qui a réellement existé au 18ème siècle. Avant d’être considéré comme un séducteur par la gente féminine, il s’inscrit dans des activités comme la musique et l’écriture. Il laisse une œuvre littéraire intéressante et assez conséquente à la fin de sa vie.

Malheureusement pour lui, ou heureusement, cela dépend de la manière dont on se place dans cette histoire, il est considéré comme étant le prototype du « libertin des mœurs » par le clergé. Dès son plus jeune âge, il est un homme à femmes, il libère ses pulsions et tensions pour atteindre le paroxysme de l’érotisme avec ses conquêtes.

Voici donc un mythe que je ne connaissais pas forcément très bien, j’en attendais beaucoup et j’avoue que j’ai été un peu déçue par ma lecture. Je m’attendais à être surprise, bousculée sur mes certitudes sur ce personnage. Finalement, c’est un goût un peu amer que me laisse cette lecture. En effet, la surprise n’est pas là et mon étonnement sur ce personnage est plutôt négatif que positif.

~ Venise : la ville des amours par excellence ~

Je vais commencer par un point qui m’a énormément plu. Les décors et la ville de Venise. On sait que la ville de Venise est considérée comme étant la ville de tous les amours. Ici, on a une description parfaite de cette ville qui, finalement, ne l’est pas. En effet, on se retrouve avec une partie de la ville plutôt tranquille, on y vit paisiblement en couple ou en famille. Il y a aussi l’autre côté de cette ville, plus sombre, plus dangereuse entre les trahisons, les mésalliances et les mensonges. Les passions y sont libertines, érotiques. On y trouve aussi un côté secret. C’était très intéressant.

La manière dont l’auteur amène son personnage à évoluer dans ce genre de décors est tout bonnement incroyable. On a une impression assez intéressante : je me suis retrouvée dans des décors dignes d’Alexandre Dumas : combat de capes et d’épées, de complots pour assassiner les personnes hautement placées. Bref, on ne s’ennuie pas une seule seconde dans la ville de Venise.

~ Et si on parlait « personnages »  ~

Les personnages, parlons-en ! J’ai trouvé qu’il y en avait qui étaient très intéressants dans la manière dont ils ont été construits. Pleins de promesses, ils m’ont intriguée. Certains m’ont même déçue.

Commençons par Casanova. Giacomo revient après 10 ans d’errance. Pour se sauver, il a fui Venise, son passé est assez obscur mais on prend plaisir à découvrir ce qui s’est passé. Son retour sonne le glas pour certains : cet homme est un mystère, un poids, une menace. Il y a une atmosphère assez sombre qui s’émane de lui.

« Tout ce qu’il touchait devenait aussitôt mort et gémissements. Certes, le peuple l’aimait, les femmes étaient folles de lui, les cercles d’artistes et de lettrés le voyaient comme un rebelle, un antihéros, et donc un modèle. »

On sent vraiment l’homme menaçant tout au long du texte. Et j’avoue que de ce côté-là, j’ai été servie. C’est un homme dangereux et on s’en rend bien compte tout au long du texte. C’est un homme qui n’hésite pas à manigancer les pires complots pour obtenir ce qu’il désire.

Francesca est un personnage assez bien construit. Figure assumée, elle ne manque pas de courage et est décrite comme étant une femme forte, qui n’est pas l’objet du désir des hommes et qui sait dire non. Elle n’est pas considérée comme étant l’archétype de la femme facile et soumise à son mari. Bien au contraire ! Elle est l’objet d’une machination particulière : un pari entre la comtesse allemande Margarethe von Steinberg et Giacomo Casanova. J’avoue que déjà là, j’ai tiqué. Cette partie de l’intrigue n’est pas sans me rappeler Les liaisons dangereuses et le pari entre la marquise de Merteuil et le vicomte de Valmont.

Là où ça n’a pas collé pour moi, c’est le comportement de Francesca qui n’est pas du tout conforme au caractère que l’on nous décrit. Le fait que la femme (en général dans le texte) soit une sorte de kleenex qu’on balance dans le caniveau après utilisation ne m’a pas forcément plu. Je m’attendais à quelque chose de différent, qui viendrait un peu casser le mythe de ce rustre de Casanova. La place de la femme reste inférieure à celle de l’homme dans cette histoire et j’avoue que je n’ai pas été très réceptive à cette idée.

~ Un voyage ~

Ce qui sauve le roman à mes yeux, en plus des somptueux décors proposés par l’auteur, c’est le voyage historique. En effet, on voyage dans l’histoire, l’auteur prend le temps de planter des décors assez sympathiques et qui collent à la réalité du siècle dans lequel on évolue.

On nous explique certains conflits, certaines situations historiques et franchement, cela ajoute un côté réaliste à cette fiction.

~La plume de Matteo Strukul ~

J’ai apprécié une fiction autour d’un personnage historique que l’on ne connait peu voire pas du tout. Cela reste très crédible puisque l’auteur se cale sur des événements qui sont vraiment arrivés. J’ai apprécié ce côté.

L’auteur parvient à garder quelques secrets sur la fin. Finalement, on se rend compte que Casanova est un personnage apprécié par certains habitants et détesté par d’autres. Les complots pleuvent, les menaces de mort contre lui aussi mais il se bat jusqu’au bout pour comprendre ce qu’il en est.

La plume est vive, atypique et très sympathique à découvrir. J’ai adoré les décors et l’ambiance, un peu moins certains personnages mais dans l’ensemble, j’ai passé une lecture agréable mais pas transcendante.

3 raisons de découvrir ce roman

  • Le mythe de Casanova exploité
  • Le fond historique et les décors plantés
  • La plume de l’auteur assez sympathique

3

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Mon prince ne viendra pas (tant pis, je ferai sans) d’Alex Kin

41qaAyT3lWL._SY346_.jpgRésumé : Clothilde en est persuadée : elle est victime d’une terrible malédiction. Sinon, comment expliquer pourquoi le destin ne met sur sa route que des tocards ? Mais désormais, c’est terminé. Elle ne permettra plus à aucun homme de s’approcher pour ensuite lui briser le cœur. Après tout, quand on abandonne ses illusions, on ne peut plus être déçu. Et puis, de toute manière, elle a bien assez à faire avec ses amies, l’organisation d’un mariage, ses voisins et une révolution des croissants. Ajouter à cela son nouveau travail, elle n’a pas le temps de s’ennuyer. Il faut dire que la vie de bureau n’est pas toujours de tout repos. Alors ce n’est pas cet homme mystérieux qui va la faire changer d’avis. Sûrement pas. Une comédie romantique pour celles qui ne croient plus au prince charmant… et pour les autres !

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Alex Kin pour l’envoi de son roman via la plateforme SimPlement. J’étais très contente d’avoir le roman entre les mains. J’ai eu un léger moment de flottement en me rendant compte qu’il faisait un peu moins de 500 pages. Pour une comédie romantique, j’avoue que j’ai rarement vu si gros. Intriguée, j’ai commencé ma lecture avec quelques appréhensions. Finalement, j’ai passé un très bon moment de lecture en compagnie de Clothilde.

~ Une romance qui se fait attendre ~

On fait la rencontre de Clothilde, une jeune femme charmante et souriante. Elle est un personnage féminin principal parfait pour une comédie romantique moderne. Humour décapant, la capacité à se mettre dans des situations incroyables, elle est vraiment pétillante et nous permet de passer un très bon moment de lecture.

J’avoue que, pour moi, le démarrage a été assez long. Le jeu du chat et de la souris ne m’a pas permis d’entrer rapidement dans ma lecture. C’est pour cette raison que j’ai mis un peu plus de temps que prévu pour lire ce roman. En effet, on fait aussi la rencontre d’Hugo qui travaille dans la nouvelle entreprise de Clothilde. Hugo est le patron mais Clothilde s’en rend compte après avoir accepté un rendez-vous.

A partir de là, Clothilde refuse toute relation avec Hugo et tente de mettre des distances entre elle et son patron. Elle est intègre et j’aime ça ! J’ai commencé à réellement apprécier ma lecture passé les cent cinquante premières pages environ.

~ Des personnages explosifs et surprenants ~

Mis à part ce petit problème de démarrage, j’ai pu lire le reste de mon roman très rapidement. Je pense qu’en une soirée et demie c’était plié. J’ai adoré Clothilde et son caractère détonnant. Elle est drôle, fraiche et à tendance à être très maladroite

« Après son départ, je ne sais plus où me mettre. Je suis mortifiée. Mes collègues essayent de dédramatiser la situation en blaguant sur l’incident. Jacques m’interdit de m’approcher à nouveau d’une piste, de peur que je décime toute son équipe. Tic et Tac sont morts de rire et racontent à qui veut l’entendre à quel point je suis dangereuse. Héloïse semble désormais me trouver totalement inoffensive. C’est vrai, qui pourrait avoir peut d’une greluche maladroite dans mon genre ? »

Elle m’a beaucoup fait rire. Elle se met dans des situations incroyables tout au long de la lecture. Néanmoins, on se rend compte que cette fille a un cœur en or et qu’elle ferait tout pour sa famille et ses amis. Elle a juste peur de l’amour. Ainsi, souvent, on la trouve sur la défensive vis-à-vis de la situation qu’elle vit.

Les personnages secondaires sont assez sympathiques. Je n’ai pas forcément su m’attacher plus à l’un qu’à l’autre mais dans la généralité, l’auteure nous propose un panel intéressant. En effet, on a des collègues de travail, des amis, des voisins. Tous les âges sont présents et cela fait plaisir. On a des enfants, des adultes, des jeunes adultes et des personnes âgées. C’est plutôt très sympathique.

~ Contournement des stéréotypes ~

L’auteure a été intelligente sur ce coup là. Les romances sont souvent des trames narratives dont on ne sait pas forcément se défaire. Résultat ? Lassitude, yeux levés au ciel avec des « ahlala mais c’est du déjà-vu ! ». L’auteure brode autour de son personnage principal plusieurs intrigues. Cela nous permet d’alterner nos mini-intrigues et cela fait du bien ! En effet, on se retrouve avec une nouvelle vie professionnelle, une vie de quartier à sauver en aidant les Petit et leur boulangerie contre la mairie, le mariage de Vi (sa meilleure amie) à organiser. J’ai trouvé que le rythme de lecture était plus intense ainsi. On ne s’englue pas dans une romance gnan-gnan qui nous laisse un goût amer dans la bouche. Ici, c’est frais, drôle et divertissant. Je n’en demande pas plus à une romance moderne.

~ La plume d’Alex Kin ~

Si vous me suivez sur la page facebook du blog, vous avez pu apercevoir un extrait de ma lecture qui m’a franchement fait rire. La plume d’Alex Kin est très accessible. Un public large est touché et franchement, que l’on soit une jeune adulte, une mère de famille ou une personne un peu plus âgée, on apprécie se détendre avec un roman comme celui proposé ici. C’est une très jolie découverte qui aborde des choses avec humour mais aussi avec sérieux. Ainsi, on se retrouve à gérer des peines de cœur qui nous font réfléchir, une personne qui vient tourmenter ses collègues au travail, la vie de parents divorcés et la volonté des parents séparés de faire vivre une vie « normale » à leur fille.

~ Le mot de la fin ~

En définitive, on se retrouve avec une plume très sympathique qui est au service d’une intrigue intelligemment construite. Malgré le démarrage un peu périlleux, j’ai passé un très bon moment de lecture. Je suis ravie d’avoir découvert ce que l’auteure pouvait nous proposer. Les personnages sont explosifs et m’ont bien fait rire ! Entre humour et sérieux, l’équilibre est parfait. On suit Clothilde dans sa nouvelle vie et cela fait du bien. Mention spéciale pour les mini-intrigues dans l’intrigue. On ne s’ennuie pas et l’on évite les stéréotypes.

3 raisons de plonger dans le roman :

  • Des personnages très sympathiques à découvrir.
  • Une plume bourrée de qualité.
  • La fin des stéréotypes dans la romance.

4

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Le cauchemar des Brackford de Maxence Valmont

51ymycjh-zL._SX195_.jpgRésumé : Jusqu’où iriez-vous pour satisfaire vos ambitions ? Patricia Brackford, star du cinéma muet, est quant à elle prête à tout. S’abandonnant aux plus ignobles stratagèmes, elle vivra jusqu’à la folie la pièce écrite par elle. Mais attention, si l’amour n’est pas toujours éternel, l’exquise vengeance se déguste avec lenteur sur le long terme. Un thriller sans concessions dans l’univers feutré de la haute bourgeoisie anglaise de 1927. Une insoutenable plongée dans Le Cauchemar des Brackford !

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Séma éditions pour l’envoi de ce roman et Alicia qui m’a permis de lire ce roman. J’avais envie de découvrir ce que pouvait donner ce mystérieux titre ainsi que ce résumé alléchant. J’ai passé un bon moment de lecture.

~ Patricia Brackford : un personnage étonnant ~

Patricia Brackford est un personnage que j’ai détesté tout au long du roman. Elle incarne tout ce que je n’apprécie pas chez les hommes ; vaniteuse, hautaine, méchante, manipulatrice et malhonnête. Elle fait partie de ces personnages que l’on adore détester. Elle est là, elle brille par sa présence et sa méchanceté.

J’ai apprécié le basculement du personnage au fil de la lecture. A partir du moment où Maxence Valmont fait basculer son récit vers le fantastique et l’horreur, le personnage sombre dans un état complètement incroyable. Cela donne une seconde impulsion au roman et j’ai adoré ce moment pivot dans le texte.

Patricia est sûre d’elle. Aimant à hommes, elle se sait belle et désirable. Seulement voilà, grande star du cinéma muet, le cinéma parlant ne veut pas d’elle ! Sa voix n’est pas assez forte, belle, imposante. Ainsi, elle se retrouve reléguée en seconde zone. Son mari, riche à souhait ne pouvant rien faire, elle se décide à se venger.

~ Un milieu social et une période historique intéressants ~

On est dans une intrigue historique durant la fin des années 1920 début des années 1930. C’est une période que je connais très peu et je vous avoue que ce petit roman m’a bien donné envie de retenter l’expérience avec un roman plus long dans cette ambiance. C’est une ambiance assez particulière, c’est une période qui a son charme.

De plus, le milieu dans lequel on évolue ajoute une autre ambiance au roman : l’aristocratie anglaise. Si Patricia est devenue célèbre, elle n’en reste pas moins une femme entretenue par son mari et son immense fortune qu’il a gagnée à la sueur de son front.

Les descriptions des décors m’ont beaucoup plu. Je m’y suis crue. C’est vraiment, pour moi, l’un des points forts de ce roman. L’auteur met le paquet et ça se ressent dès les premières pages.

« Un long couloir, bordé d’une trentaine de colonnes où reposaient des bustes de philosophes antiques et de politiciens illustres la séparait du salon français. À l’extrémité de la galerie, une grande tapisserie des Gobelins déployait avec ostentation une scène de chasse sous Louis XIV. De nombreux tableaux intimistes ponctuaient majestueusement le parcours des visiteurs. »

On dit toujours que chez les riches, il se passe toujours des choses bizarres. Dans la police, bien souvent, les enquêtes policières révèlent des mises en scène incroyables pour tuer quelqu’un. Histoire d’argent, de tromperie ou de secrets de famille, les riches sont très inventifs ! Maxence Valmont nous prouve que cette hypothèse est plutôt vraie.

~ Un roman qui vire vers l’horreur et le fantastique ~

Je n’ai pas cessée d’être surprise dans ce roman. Pourtant il se lit relativement vite (120 pages environ de mémoire). C’est vrai que j’aurais apprécié quelques pages en plus pour vraiment m’imprégner du côté plus sombre de l’histoire. Si les décors sont incroyablement plantés, j’ai trouvé que la seconde partie du roman était légèrement trop rapide à mon goût.

J’ai trouvé que l’idée de base était vraiment top. Une femme maléfique qui veut tout mais ne rien perdre. Ainsi, on voit à quel point les gens peuvent devenir complètement malades pour une chose qu’ils convoitent tant.

Si dans ses actions, on voit Patricia exploser en plein vol et se rapprocher de plus en plus de la folie, psychologiquement parlant, je reste sur ma faim. En effet, on voit à quel point elle sombre dans la folie grâce à ses actes mais je pense que j’aurais apprécié savoir un peu plus ce qu’elle pensait lors de ses agissements.

~ Amour et manipulation ~

Personnellement, je vis dans un monde tout beau tout rose. Je ne comprends pas comment on peut jouer avec les sentiments des gens et les manipuler. Ici, c’est exactement ce qui se passe. Patricia n’hésite pas une seule seconde à blesser et manipuler la gente masculine qui gravite autour d’elle pour avoir ce qu’elle veut. Avant tout autre chose, Patricia est l’archétype de la veuve noire. Elle veut de l’argent, vivre sur le dos des hommes et toujours rester au top. La séduction, c’est son terrain de jeu et cela se sent.

D’un autre côté, on à John Brackford, le mari de Patricia qui se bat pour rester la tête hors de l’eau. J’ai beaucoup apprécié ce personnage humble et intelligent. Il est plus doux, tempéré et calme que sa femme. Ce sont vraiment deux personnes très différentes qui forment un couple ici. J’ai beaucoup apprécié la relation entre John et son majordome Charles. Comme un père avec son fils, Charles fera tout pour aider John et inversement. C’est vraiment très sympathique d’avoir des relations saines d’un côté et d’un autre côté les relations perverses. Ainsi, le fossé entre mari et femme se creuse. On a une sorte de dichotomie entre le bien et le mal.

~ La plume de Maxence Valmont ~

J’ai beaucoup apprécié le nom de famille de l’auteur qui m’a directement renvoyé aux Liaisons dangereuses de Chloderlos de Laclos et de ce monde de relations humaines, de la haute société,  de manipulations et d’amour biaisé au profit de paris, d’argent et de jeux… Mais attendez ? Je crois que l’on tient quelque chose là, non ? J’ai apprécié pouvoir faire un lien entre Patricia et Madame de Merteuil même si Madame de Merteuil reste indétrônable dans mon cœur. (Si vous n’avez jamais lu ce roman, il fait partie des classiques à lire de toute urgence !).

La plume de Maxence Valmont reste très belle. Elle est ni trop fastidieuse ni trop pompeuse. Elle est juste et équilibrée. L’utilisation des mots est bien pensée et cela ajoute de la profondeur à ce roman.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une ambiance intéressante à découvrir.
  • Une histoire où folie et horreur sont au rendez-vous.
  • Un couple si différent qu’il en est très intéressant.

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