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La petite musique de Noël de Maryline Gaveriaux-Georges

xcover-2978.jpgRésumé : La magie de Noël n’opère pas sur certaines personnes… Elle, c’est Maelle, petite antiquaire au chômage, virée et plaquée par son patron, elle galère à retrouver du travail. Lui, c’est Charles et le travail, il n’en manque pas, même le soir de Noël car le violoniste soliste de l’Orchestre National de Paris est un homme aussi seul et malheureux qu’il est riche et célèbre. Entre ces deux-là, il ne peut rien y avoir, car ils n’appartiennent pas au même monde, n’est-ce pas ? Et pourtant, si la magie de Noël opérait…

~ Service presse 📱~

Je remercie Maryline Gaveriaux-Georges que j’ai rencontrée à Mons il y a quelques semaines. En effet, en voyant les couvertures de ses romans je me suis dit que je les avais déjà vues quelque part. Sur SimPlement pardi ! Après avoir promis à l’auteure de retrouver ses romans sur SimPlement, j’ai foncé sur le site pour faire la demande de ce roman de saison.

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Une romance mignonne
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C’est une lecture toute mignonne qui nous attend (oui, en ce moment, je fais beaucoup de lectures mignonnes, je vous l’accorde). Même si j’ai passé un bon moment de lecture, je n’ai pas ressenti de oumpf pour cette lecture. C’était très sympathique et frais mais rien de nouveau sous la lune. On se retrouve dans une belle histoire mais sans surprises pour moi.

On fait la rencontre de Maelle, une jeune femme intelligente et très sympathique. Dans une mauvaise passe, elle est hébergée par sa meilleure amie qui se fait du souci pour elle. Seulement, sa tristesse ne va être que de courte durée. En effet, son amie, agente immobilière, va lui dégoter un travail incroyable ! Mettre en vente et prendre soin des objets de la maison de son client qui veut vendre sa maison au plus vite. Héritée de son père, il n’y trouve aucun plaisir et veut s’en débarrasser. Cet homme ? Personne d’autre que notre Charles international !

Il y a quelques personnages secondaires. Je reste quand même un peu sur ma faim. Je n’ai pas forcément compris pourquoi la partie sur le collègue et meilleur ami de Charles est si développée alors que j’aurais tellement, mais tellement en savoir plus sur la relation entre les parents de Charles. Il en va de même pour l’apparition de la meilleure amie de Maelle qui n’est présente qu’épisodiquement, dommage !

Si d’habitude je lève les bras au ciel en courant partout parce que dans les histoires il y a trop de longueurs, ici, je reste sur ma faim. La base est très sympathique mais il m’a manqué un peu de détails quand même.

A eux deux, ils vont nous faire passer un petit moment de détente délicieusement tendre. C’est tout ce que l’on veut en cette période, non ?

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Musique, amours et désillusions
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On a de jolies thématiques qui se dessinent. La musique prend une grande place dans la vie de Charles qui est musicien et plus précisément violoniste. On se retrouve donc avec de jolies mélodies qui s’échappent de nos pages. Maelle, elle, s’intéresse aux objets, à leur histoire, à leur vécu mais aussi à leur restauration. Tous les deux sont des personnes charmantes, délicates et douées, dans leurs domaines respectifs.

Il y a des secrets de famille, des peines de cœur, mais aussi des rires, des joies et de jolies choses. On se balade dans cette vieille maison qui craque et qui semble être parfaite. Une question nous taraude donc : mais pourquoi Charles veut-il la vendre ? Nous voilà donc dans une intrigue simple mais avec des thématiques très sympathiques. J’aurais peut être apprécié découvrir un peu plus en détails cette maison qui semble si mystérieuse.

J’ai trouvé que l’intrigue était vraiment sympathique mais parfois, j’ai trouvé quelques facilités dans le texte. C’est vraiment le seul point qui m’a un peu déçue. En effet, il n’y a pas eu de surprise pour moi. Bien entendu, il y a quelques obstacles mais finalement rien de bien méchant.

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La plume de l’auteure
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Je suis contente d’avoir croisée la route de l’auteure à Mons et sa plume dans mes lectures. Le seul petit hic pour moi, c’est que j’ai reçu un format WORD à lire. Ce n’est ni pratique ni agréable. Je l’ai lu parce que je me suis engagée auprès de l’auteure mais franchement, je pense que, hors mes bêtas lectures et mon rôle dans les comités de lecture, je ne lirai plus ce format pour des services presse.

Hormis ce petit hic, la plume de l’auteure est fraîche et divertissante. Pour un premier essai avec cette plume, c’est plutôt concluant. On a des personnages attachants avec des psychologies fines et détaillées.

En définitive, je suis très heureuse d’avoir lu cette petite romance mignonne qui ouvre, officiellement, ma période de lectures de fin d’année. L’auteure nous donne ce que l’on attend à la lecture de la couverture et de la quatrième de couverture. Bravo à l’auteure pour cette belle plume.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un univers féérique qui ouvre le bal des lectures de fin d’année !
  • Deux personnages principaux attachants.
  • Des thématiques que j’ai apprécié trouver.

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9

Quelqu’un comme toi de Julie Rose

41HEJ0cpJkL.jpgRésumé : Emily partage son quotidien avec Bastien, l’homme de sa vie. Leur histoire dure depuis 10 ans. Douce et attentionnée, Emily a toujours été là pour lui. Elle a fait de leur couple sa raison d’être, parfois même au détriment de ses besoins et sentiments personnels. A l’occasion d’un nouvel emploi au sein d’une agence événementielle, elle rencontre Thomas, avec lequel elle va devoir travailler. Ce dernier, que sa réputation précède, est certes le meilleur dans son domaine mais il se révèle être également un homme redoutable et intransigeant. Pourtant, quelque chose en lui incite Emily à persévérer. Réussira-t-elle à aller au-delà des apparences pour comprendre cet homme et ses mystères ? Trouvera-t-elle l’énergie et les ressources pour affronter les obstacles auxquels elle sera confrontée ? Entre rebondissements et questionnements intérieurs, Emily n’est pas au bout de ses surprises.

~ Service presse 📱~

Je remercie M.E.C éditions pour l’envoi de ce roman qui signe ma deuxième lecture en partenariat. Nouveau partenariat pour Satine’s books ! Voilà une super bonne nouvelle.

M.E.C. éditions avaient su toucher mon cœur de lectrice avec Frost. Ici, je me suis plongée dans Quelqu’un comme toi de Julie Rose. Nouvelle auteure, nouvel univers, me voilà donc avec une nouvelle chronique à vous proposer. Même si ce n’est pas un coup de cœur, j’ai passé un très bon moment avec Emily et Thomas.

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De sacrés caractères
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Première chose qui m’a frappée dans ce roman ce sont les personnages. Clairement, il y a beaucoup de personnages secondaires mais franchement, Emily et Thomas cassent tout ! J’ai ri, mais j’ai ri ! J’ai aussi été contrariée, j’ai eu envie de les secouer très fort mais finalement, je les ai laissés en vie. Ce sont vraiment deux caractères très forts malgré le fait qu’ils s’opposent.

Emily est une mère Thérèsa en puissance. Elle veut la paix dans le monde et que tout le monde soit heureux, elle a tendance à voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide. Cependant, ce n’est pas parce qu’elle a une bonté d’âme incroyable qu’elle se laisse faire. Elle a un sacré caractère, franchement, il ne vaut mieux pas l’embêter.

Thomas est le personnage ours-grognon par excellence. Mon dieu, j’adore ! Il ne rend pas les choses faciles et j’ai trouvé ça très charmant. Sa manière d’agresser les gens est formidable. Il passe pour le connard de service et il aime ça ! Plutôt mourir que de se faire guider par son cœur. Sa solution ? Rien de plus simple, travailler, travailler et encore travailler.

Forcément, vous vous en doutez, leur rencontre va faire des étincelles et Emily va devenir l’assistance d’un chef de projet qui mérite la médaille du self control.

« Tête baissée, une main contre le mur, la tension se fait ressentir dans mes muscles, impossible de l’apaiser. Je retiens ma respiration, j’expire fortement jusqu’à ne plus avoir d’air dans les poumons. Rien n’y fait. Son regard froid me transperce, ses paroles mesquines me touchent. Je revois sa silhouette athlétique, ses bras virils. Mon sang se glace. Pourtant, j’ai chaud. J’étouffe, il faut que je sorte de cette douche. »

Il y a d’autres personnages secondaires que j’ai apprécié trouver. Ils font avancer l’histoire mais j’aurais apprécié en apercevoir certains un peu plus : je pense à Anne, la meilleure amie d’Emily qui n’est présente que de manière épisodique. Dommage, on ne ressent pas forcément la force de la relation. Il en va de même pour Yann ! J’ai adoré ce personnage qui marque le lien entre le passé et le présent. Sinon, Bastien est vraiment parfait pour le rôle qu’on lui propose.

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Une romance moderne
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J’ai trouvé l’idée sympathique. En soi, il n’est pas évident d’être original dans une romance. Cependant, je trouve que Julie Rose nous propose un univers très bien travaillé et très sympathique. On s’y installe avec plaisir. C’est un roman qui se lit très facilement et qui est contemporain. Le cadre est plutôt sympathique, on voyage entre Paris, Lyon et Bordeaux. On fait des rencontres, on est bousculé par des émotions. Au rythme de la vie d’Emily, on se retrouve propulsé dans des péripéties qui peuvent être drôles, sérieuses, sincères, pleines de bons sentiments. C’est très frais.

Au-delà de la simple romance, on a une réelle interrogation de la part d’Emily. Avec elle, on se pose les questions : qui est-elle ? Que veut-elle au plus profond d’elle-même ? Est-elle assez solide pour tout ce qu’elle veut faire dans la vie ? Toutes ces questions trouvent des réponses. J’ai apprécié cela.

On a aussi des thématiques intéressantes : est-ce qu’en amitié tout doit être dit ? Même si cela blesse les gens ? On a aussi la thématique de la sphère professionnelle. Bref, on est vraiment dans une histoire très sympathique à découvrir.

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La plume de Julie Rose
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Grâce à ce nouveau partenariat, j’ai eu la chance d’étoffer encore un peu plus mon carnet d’auteurs. Ici, j’ai fait la rencontre de la plume de Julie Rose. On se retrouve vraiment dans une romance sympathique : la plume est chaleureuse, dynamique, vive. Elle est parfaite pour véhiculer des émotions et des sentiments divers. Cette histoire plaira beaucoup aux fans de romance contemporaine.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une plume intéressante et divertissante
  • Un duo de personnages principaux aux caractères très forts
  • Des thématiques intéressantes et des réflexions profondes

4

19

De miroir et d’amour de JC Staignier et de Julie-Anne B

51PAnBOA5RL._SX195_.jpgRésumé : Versailles, 15 mars 2010 La glace s’illumina d’une lueur jaune identique au reflet d’une chandelle. Emma inspira et posa la paume de la main sur le verre étamé. Sa vue se troubla. Un étrange picotement réchauffa l’extrémité de ses doigts et cette chaleur se diffusa dans son corps. Un vent léger souffla dans la pièce. Le miroir brilla de mille feux et l’éblouit. Elle ferma les yeux et se sentit happée par une force invisible. Puis, elle sombra dans l’inconscience… Versailles, le 15 mars 1680 — Quel jour sommes-nous ? demanda Emma d’une voix angoissée. — Le 15 mars. — Oui, mais de quelle année ? Blanche lança un coup d’œil inquiet vers son frère. — 1680. 1680 ? Impossible ! Et pourtant… Les jambes d’Emma tremblèrent et elle serait tombée si Tristan ne l’avait soulevée dans ses bras. — Plaise à Dieu qu’elle ne meure pas…, chuchota Blanche. Ce furent les derniers mots qu’Emma entendit avant de replonger dans l’inconscience.

~ Service presse 📱~

Je remercie les deux auteures pour leur demande si rigolote lors du salon Mon’s livres. J’ai vraiment pris plaisir à découvrir la souriante et pétillante Julie-Anne. Je tenais à remercier tout particulièrement JC pour ses mots, ces derniers temps, son attention ainsi que pour les petits cadeaux qu’elle m’a faits. Dans un petit sac pour « Miss Bigoudis » (qu’est ce que j’ai ri), j’ai reçu plein de jolies choses que je pourrais vous faire gagner. Alors merci à JC pour sa confiance renouvelée, merci à Julie-Anne pour ce sourire et merci aux éditions Gloriana qui publient De miroir et d’amour.

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Une histoire mignonne
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Cela est un roman à quatre mains ; Je connaissais la plume du JC que j’adore. Ce n’est pas du « JC pur » c’est certain, et ça m’a manqué. Là où l’auteure parvient toujours à me surprendre lors de mes lectures, ici, c’est une petite histoire mignonne avec une touche de fantastique qu’on me propose.

Loin d’être déçue de ma lecture, je l’ai trouvée parfaite pour un petit moment de détente. On est quand même loin de ce que je pensais trouver. C’est frais, divertissant et plaisant. On est dans une romance historique pure.

Je suis agréablement surprise par ce roman à quatre mains. C’est toujours avec crainte que je me lance dans ce genre de lecture. En effet, je peux adorer deux univers séparément mais pas forcément adorer lorsque les deux univers se mélangent.

L’histoire proposée est mignonne. Comme je le dis, on sait à quoi s’attendre et cela est assez bien réalisé.

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Et vice Versailles
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Les personnages sont très sympathiques. J’ai trouvé certains d’entre eux lisses, un peu trop attendus. Cependant, j’ai apprécié la richesse du personnage d’Emma qui est vraiment très rigolote, parfois, un peu sans le faire exprès. Ce que j’ai apprécié, c’est le fait qu’Emma a un tempérament de feu. Elle sait ce qu’elle dit, elle est intelligente, belle et rusée. Son expérience va bouleverser sa vie. En touchant un miroir, elle quitte notre monde, ses élèves, son amie pour retrouver le Versailles à l’époque du règne de Louis XIV.

Ce que nous propose nos deux auteurs est très sympathique. J’avoue que je n’ai pas forcément pris mon pied totalement pour des petits couacs, j’ai quand même passé un bon moment.

Au-delà de certains personnages trop lisses, j’ai trouvé quelques facilités dans l’histoire. De plus, je suis navrée, certains ne seront pas forcément d’accord avec moi mais personnellement, quand on parle du roi et que je vois « Louis » c’est juste quelque chose d’impossible pour moi. Je suis complètement d’accord pour la banalisation de l’histoire pour la rendre accessible à tous et à tous les âges mais non, s’il vous plait, Louis XIV, ce n’est pas simplement Louis…

J’ai aussi apprécié les personnages de Blanche et de Tristan qui sont frères et sœurs et avec qui j’ai apprécié vivre ma lecture. On est au cœur de la Cour de Versailles. J’ai apprécié que la fiction se mêle à l’histoire : on fait la rencontre de personnes qui ont réellement existés : au-delà de la présence de Louis XIV, on rencontre aussi La Montespan, Bontemps, le valet du roi et bien d’autres encore. C’est vraiment quelque chose que j’ai apprécié ! La romance pure est aussi très intéressante et pleine de bons sentiments.

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Plumes et intrigue
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Comme je le dis plus haut, cette histoire est mignonne. Même s’il m’a manqué quelque chose, j’ai trouvé un certain plaisir à découvrir cet univers et cette plume. J’ai retrouvé le côté assez fou de Julie Anne. J’ai eu peur à chaque page tournée, connaissant JC, d’avoir encore mon cœur qui lâche. Merci seigneur, j’ai survécu.

Mis à part cette appellation de « Louis » qui m’a fait sortir la fumée du nez, j’ai trouvé les plumes très sympathiques. J’aurais peut être apprécié en savoir plus sur Blanche à la fin du roman. J’ai trouvé que l’intrigue était facile mais très bien travaillée et construite.

Je pense que ce roman se suffit à lui-même. C’est un one shot sympathique qui plaira à de nombreuses lectures.

Merci en tout cas pour ce bon moment de lecture.

3 raisons de découvrir ce roman (+1 raison bonus) :

  • Versailles, thématique et période historique que j’adore
  • Retrouver la plume de JC et de découvrir celle de Julie-Anne
  • Les personnages d’Emma et de Blanche
  • (+1) Cette formidable couverture que j’adore

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9

L’obscène oiseau de la nuit de José Donoso

41tW21-fI3L._SX195_.jpgRésumé : Mais qu’y faire ? On dit que plus rien n’est comme dans le temps. Pourtant, cette Maison reste semblable à elle-même, avec cette persistance des choses inutiles. Maintrnant, il n’y a plus que trois sœurs là où toute une congrégation veillait autrefois sur la commodité des pénitents, pour que leur âme pût voler sans entraves matérielles vers les plus pures régions de l’extase.

Sur les terres de la Chimba, au Chili, une Maison de sorcières, d’accoucheuses, de pleureuses. Un narrateur fou, polymorphe, insaisissable. Un monde hallucinatoire, vertigineux, fascinant.

Déconstruisant tous les codes de la narration, José Donoso, figure de proue du nouveau roman latino-américain dans les années 1960/1970, joue avec les esthétiques et sublime la mort, la vieillesse et le monstrueux pour donner à voir une autre réalité, comme une fenêtre ouverte sur nos terreurs inconscientes.

Citée par le journal El Mundo comme l’un des meilleurs romans hispanophones du 20ème siècle, une curiosité virtuose, qu’on lit comme on entre dans un foudroyant délire.

~ Service presse 📚 ~

Je remercie une nouvelle fois la maison d’édition Belfond pour l’envoi de son roman. J’ai été ravie de pouvoir me plonger dans un univers intéressant remis au goût du jour par la collection vintage. Classique de la littérature hispanophone du 20ème siècle, j’ai pu découvrir l’univers de José Donoso ainsi que sa plume. Je ressors de cette lecture échevelée, j’ai du mal à reprendre mon souffle. C’est le genre de roman qu’il faut lire plusieurs fois pour en comprendre le plus possible. Véritable classique de la littérature, j’ai eu un peu de mal à mettre le pied à l’étrier. Une seule question m’a assaillie tout au long du roman : mais dans quoi je me suis embarquée ?

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Les normes et les codes du beau mis à mal
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On va essayer de ne pas rentrer dans le domaine du questionnement philosophique mais ici, le beau comme on peut se le définir prend un virage à 180°. C’est vraiment spectaculaire. Déjà en tant qu’individu, on n’a pas tous la même définition du beau. Mais ici, José Donoso nous propose d’immerger dans un monde où la monstruosité, la déformation et la folie sont « normaux ». J’entends par là que la normalité (un être normalement constitué d’un point de vue scientifique et humain) est pointée du doigt. Ainsi, un des personnages difformes et rejeté par sa famille se voit devenir quelqu’un de beau dans un village créé de toutes pièces par son père pour le protéger de la méchanceté du monde. Mais qui devient cruel quand on pense être le plus beau et le plus équilibré de la terre ? Je vous le donne dans le mille.

On est dans un monde où toutes nos conceptions de la vie sont mises à mal. On reconstruit tout. C’est plutôt un exercice compliqué dans le sens où, malheureusement, qu’on le veuille ou non, nous sommes habitués à certaines normes. Ici, les yeux du lecteur doivent s’acclimater à quelque chose de « bizarre » ou encore d’ « étrange » parce que ce n’est pas que l’on a d’habitude sous le nez. Cette partie-là de l’histoire m’a  beaucoup plu. On est vraiment dans quelque chose de nouveau, qui nous bouscule et qui nous force à concevoir et à penser autrement.

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Le nouveau roman : qu’est-ce que c’est ?
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J’ai apprécié retrouver le nouveau roman dans une lecture qui sort du cadre scolaire. Notion compliquée et simple à la fois, c’est mon copain Wikipédia qui vient vous l’expliquer en quelques lignes.

Le nouveau roman vient rejeter plusieurs notions :

Le rejet du personnage : Que le roman puisse prétendre créer et faire connaître un « personnage » cohérent, dans toutes ses dimensions, de sa naissance à sa mort, paraît aberrant aux Nouveaux Romanciers.

Le rejet du point de vue omniscient : Le point de vue « surplombant » d’un narrateur tout-puissant et omniscient est énergiquement rejeté ; le narrateur, souvent multiple, parfois indécidable, ne peut donner qu’un point de vue partiel, et partial.

Il y a aussi le rejet de l’intrigue et de toute forme de réalisme. Je vous invite à aller voir de vous-même. Vous comprendrez ainsi aisément que l’auteur inscrit totalement son roman dans ce genre précis.

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Intrigue, plume et narration
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Ici, c’est vraiment un exercice littéraire fouillé qui pourrait rendre hommage à ce livre. Personnellement, je ne peux pas dire que la lecture de ce roman soit un coup de cœur, en effet, on se retrouve vraiment dans un endroit exotique et pleins de mystères : même les personnages ont cette part de bizarrerie (sans parler de physique) dans leurs comportements. On ne sait pas trop où l’auteur veut nous emmener. Je ne sais pas comment expliquer mon avis sur le roman. Je pense que l’auteur peut être satisfait !

J’ai beaucoup pensé à Blas de Roblès durant ma lecture. J’ai surtout pensé à Là où les tigres sont chez eux. C’est exotique à souhait autant dans les décors que dans la manière de traiter le sujet. On reste vraiment dans l’aventure étrange. On se demande vraiment ce que peut être ce roman.

Notre Narrateur, El Mudito est un personnage bien singulier : déformé, sourd et muet, il nous offre une possibilité de nous infiltrer dans son esprit, dans sa folie. Personnage aussi important que notre narrateur, la Maison : un dédale de pièces, de couloirs où l’on se perd facilement. El Mudito y travaille.

Le résumé nous parle de polymorphisme et franchement, c’est carrément ça. Le « je » devient un « nous » qui passe au « tu » puis au « ils » bref, on est dans un enchevêtrement de réalités qui n’ont qu’un point commun : les pensées du personnage principal. C’est fouillé, innovent mais complètement fou. C’est un risque à prendre quand on écrit un roman aussi révolutionnaire : on perd le lecteur. C’est certainement une volonté de la part de l’auteur mais franchement, il a bien réussi son coup, j’étais complètement perdue.

A un moment, j’ai pris le parti de faire le vide dans mon esprit, de chasser toutes mes appréhensions sur le roman et c’est là que je suis enfin partie au Chili pour vivre cette expérience. Elle n’est pas de tout repos mais franchement intéressante.

Pour pouvoir clairement parler de ce roman, il faudrait le lire. Cependant, je tiens à le dire tout de suite, ce n’est pas un roman à mettre entre toutes les mains des lecteurs. Si je n’avais pas déjà fait l’expérience d’un roman OVNI en cours de littérature, j’aurais certainement abandonnée ma lecture : c’est dense, fou et follement intelligent. Ca part dans tous les sens, au rythme des conversations et des souvenirs de notre narrateur.

3 bonnes raisons de lire le roman :

  • Des personnages hors normes dans tous les sens du terme
  • Un univers complètement inattendu et innovant
  • Un roman OVNI qui fait partie des classiques du 20ème siècle.

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Contrat avec un geek – Intégrale de Chani Brooks

51NYNAZrVoL.jpgRésumé : Jessica est une chimiste de génie qui n’a qu’un but: ne jamais dépendre d’un homme. Un chat, du chocolat et un Star Wars à la télé suffisent pour rendre une femme heureuse. Ça avec une partie de jambes en l’air de temps en temps, sans engagement. Sa théorie tient la route jusqu’à ce que sa startup se retrouve en faillite. Tomasi, un ancien camarade de lycée, accepte de lui prêter de l’argent mais pas sans contreparties. Ce geek qui cartonne dans le jeu vidéo lui propose un «petit contrat entre amis». Son jeu pimenté risque fort de bouleverser les convictions de Jessica… Contrat avec un geek est une romance new adult parisienne sexy et humoristique entre comédie romantique et new romance. Savourez une histoire d’amour qui sonne vrai avec cette geek romance envoûtante!

Intégrale de la saga «Contrat avec un Geek» comprenant:
– Niveau 1: « Amis & Sexy Alchimie »
– Niveau 2: « Colocs & Câlins Volés »
– Niveau 3: « Sex Friends & Charming Geek »
– Niveau 4: « Amants & Attachiants »
– Niveau 5: « Ennemis & Infini (et au-delà) »
– Le lien secret vers les bonus, backstories et scènes coupées!

Plus de 1200 pages pour rire et vibrer! Testez 😉

~ Service presse 📱~

Je remercie Chani Brooks pour l’envoi de son intégrale. J’ai pris du temps, mon dieu oui, pour terminer ma lecture. C’est une intégrale énorme qui vous attend si vous plongez dans ce roman. Longue lecture qui a ses points positifs mais aussi quelques points négatifs. C’est parti !

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Geek is the new sexy
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Thématique ultra contemporaine, la geek attitude est assez présente dans cette intégrale. On se retrouve vraiment dans un roman qui traite de cette thématique que l’on retrouve dans la personnalité des personnages ainsi que dans l’intrigue. J’ai apprécié les nombreuses références à cet univers. On a de nombreuses références dans de multiples domaines qui sont possiblement dans le genre geek.

On fait une plongée dans un univers du style The Big Bang Theory que j’adore.

J’ai trouvé cette idée ultra novatrice et au cœur de notre vie. C’est plutôt bon et je vous invite à lire cette intégrale pour cet aspect.

En revanche, il y a quand même un gros point noir à cette intégrale. Le jeu du chat et de la souris reste pour moi une idée aussi rabâchée que le triangle amoureux et j’en ai marre de la croiser dans mes lectures. C’est certainement la faute à pas de chance mais franchement, ça m’a bien ralenti dans ma lecture. Parce que là, le truc, c’est que j’ai eu plus de 1000 pages où on a des « oui », des « non », des « peut-être » et deux personnes qui tournent autour du pot et qui ne savent pas sur quel pied danser !

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Une intégrale
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Si l’intégrale est une très bonne idée en soi (on n’attend pas pour avoir la suite), j’avoue que je pense que j’aurais plus apprécié en lisant un tome par ci et un autre par là. Je ne vous cache pas que j’ai fait des pauses. Sinon, c’était le naufrage assuré.

J’ai fait le choix de vous donner les titres des tomes de l’intégrale pour la simple et bonne raison qu’ils sont assez pratiques. On sait ce qu’on lit et quelle période de l’histoire on a. On passe par tous les chemins de cette relation et par toutes les émotions.

Contrat avec un geek est une romance. La seule chose que j’ai a reproché à ce niveau-là, c’est que la romance se fait attendre. On oscille entre les chats, la thématique (au sens large du terme) geek mais aussi avec cette romance.

On fait la rencontre de Jessica, une jeune femme, scientifique accomplie qui est une fan de Star Wars. Elle est pétillante, drôle et très intelligente. J’ai vraiment beaucoup apprécié ce personnage qui ajoute un pep’s phénoménal à l’histoire. Ce que j’ai le plus apprécié ? C’est que la lectrice que je suis a su rapidement s’identifier à ce personnage. Les références sont top et j’adore son caractère : malgré la froideur du personnage, on se retrouve vraiment avec un personnage qui a une sacrée carapace à percer. C’est très sympathique de trouver autre chose qu’une bombe atomique qui fait baver tous les hommes sur son passage.

Tomasi, lui, est un jeune homme qui conçoit des jeux vidéo. Il gagne très bien sa vie. C’est aussi un personnage que j’ai grandement apprécié. Il vient casser les codes du personnage principal masculin dans une romance new adult. Tomasi est un jeune homme très intelligent et qui n’a pas froid aux yeux.

Ils se rencontrent à un barbecue de retrouvailles. J’ai trouvé que l’idée était top et qu’elle sortait des sentiers battus. Ce que l’auteure met en avant me plait beaucoup : c’est la vraie vie. Les personnages sont vrais, réalistes et ça fait du bien ! De la crédibilité !!!!

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La plume de Chani Brooks
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J’ai passé un bon moment de lecture avec cette plume. Ce n’est pas la première fois que je lis la plume de Chani Brooks et je suis contente d’avoir renouvelée l’expérience. On se retrouve dans un univers frais, drôle, riche et divertissant.

Ce roman sert vraiment à ça : se divertir. Il n’y a pas de grande morale à tirer, pas de lecture entre les lignes. Cette romance est légère et elle nous fait du bien !

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un univers gai et coloré grâce aux références littéraires et autres très sympathiques
  • Une plume très fraîche qui nous divertit beaucoup
  • Deux personnages principaux très intéressants

3

19

Marraine d’Emilie Chevallier Moreux

ob_127f4f_couv15090433.jpgRésumé : Il était une fois, une bonne fée qui se penchait sur le berceau des nouveau-nés afin de les inonder de bienfaits pour les siècles des siècles. Et comme le dirait si bien Ric, l’un de ses petits protégés : trop bonne, trop conne ! Mais quelle mouche a piqué Marraine Perrault pour qu’elle prenne pareils filleuls sous son aile ? Entre Peau d’Âne la mère maquerelle, Aurore la top-modèle siliconée, Cendrillon la veuve noire et Riquet l’alcoolique notoire, on ne peut pas dire que l’affaire soit une réussite. Pour couronner le tout, ses pupilles risquent fort de se dresser entre elle et ce bellâtre slave qui lui est – littéralement – tombé dessus dans un centre commercial new-yorkais. Parviendra-t-elle à se débarrasser de ces obligations qui l’accablent depuis si longtemps pour enfin trouver chaussure à son pied ? Pas si facile, quand on fait un petit 36…

~ Service presse 📱 ~

Je remercie les éditions Noir d’Absinthe pour l’envoi de ce roman. Fan de cette maison d’édition, j’ai accepté directement sans forcément réfléchir ni lire le résumé (comme d’habitude). La surprise reste complète de cette manière. Marraine d’Emilie Chevallier est un roman dont j’ai pu parler avec l’auteure au salon du livre de Mons et j’ai adoré ça ! Auteure souriante, dynamique et très agréable, elle reste à l’image de son livre : une très belle surprise !

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Quand les contes subissent un léger lifting
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Amis de l’humour noir, des lectures second degré et d’aventures, vous allez être servis. Les figures de contes qui ont bercés vos soirées d’enfant ont décidé de se refaire une beauté. Marraine la bonne fée est une jeune femme moderne et intelligente qui ne supporte plus ses petits rejetons. Cendrillon, Aurore, Peau d’Ane et Riquet à la Houppe deviennent des petits citadins dont les défauts sont plus visibles que les qualités. J’ai adoré cette revisite qui ne nous sert pas de la guimauve. C’est très original, ça se lit vite et ça se lit sans faim. C’est juste très très très bon. Noir d’Absinthe nous sort donc encore une fois une petite pépite qui plaira à son lectorat.

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Marraine la bonne fée version 2.0
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Marraine Perrault est un personnage que j’ai adoré découvrir ! On vogue entre le passé et le présent. On se retrouve donc avec une histoire dense et poignante qui dérive sur quelque chose de bien plus original et drôle. « Trop bonne, trop conne » pourrait être tatoué sur le front de Marraine. Elle est trop gentille, trop généreuse, elle a un trop gros cœur.

L’histoire est donc axée sur le point de vue de Marraine. Si dans les contes originaux, Marraine la bonne fée ne vit que de belles choses, l’auteure prend le parti de nous montrer l’envers du décor, les qualités et les défauts des personnages que l’on affectionne. C’est complètement barré, j’adore l’idée !

Le caractère de ce personnage subit une évolution incroyable et drastique. Dans les moments du passé, elle est clairement comme on peut l’imaginer : gentille, douce et généreuse cependant, dans les moments plus modernes, Marraine se montre dure, plus stricte et complètement saoulée par ses quatre protégés.

On fait la rencontre des quatre protégés et personnellement, je les ai trouvés infects. On a des personnages en pleine crise adolescente : on se fout de tout, on ne pense qu’à sa petite personne et à son propre intérêt… c’est ultra moderne et frais.

La touche fantastique se retrouve dans le personnage de Marraine qui est une fée (bravo Pauline, un bon point pour toi !). La magie est présente mais pas non plus trop présente. On la retrouve par petites touches et c’est vraiment très sympathique. Le fait de ne pas avoir de la magie à toutes les pages nous permet de rendre le tout plus actuel, crédible. Le caractère des personnages est aussi très moderne.

La personnalité du personnage de Marraine m’a peut-être moins plu dans le monde contemporain. C’est assez paradoxal parce que j’ai préféré les passages dans le présent à ceux du passé.

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L’univers d’Emilie Chevallier Moreux
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J’ai grandement apprécié l’histoire que nous propose l’auteure. C’est vraiment une intrigue intéressante : c’est piquant, plein d’humour (noir ou non) et accessible à un large lectorat. Ceux qui ont l’habitude de lire des réécritures de contes seront amusés parce que l’on propose : c’est novateur et bourré d’originalité, ceux qui ne sont pas forcément fans des réécritures pourront se complaire dans un univers en aucun cas guimauve et bisounours.

La plume d’Emilie Chevallier Moreux est vraiment très belle et drôle. Elle a un équilibre parfait entre ce qu’il faut dire ou non. L’écriture est fluide et légère mais porteuse de messages intéressants qui pourront toucher les lecteurs sans aucun doute.

Chaque belle histoire cache des défauts. Rien n’est tout rose dans la vie et l’auteure le montre à merveille. C’est vraiment une lecture que je ne peux que vous conseiller. Ca se lit très rapidement et très bien.

On est plongé rapidement dans l’univers qui nous parle de thématiques très importantes : l’amour bien sûr, traité sous toutes les coutures dans le roman mais aussi l’esprit de famille, la générosité, le sens du sacrifice et la bonté. On retrouve certaines thématiques des contes et des clins d’œil à ce genre mais tout est revisité de manière à ce que le lecteur ait quelque chose d’original entre les mains.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le point de vue de l’intrigue. On se place du côté de Marraine Perrault qui nous livre une version acidulée de sa vie
  • Les thématiques abordées ainsi que les clins d’œil au genre qu’est le conte.
  • Une plume que j’adore et espère relire le plus vite possible.

notation

12

Black Hills – Paha Sapa de Christian Carlier

51zmPgYLCEL._SX195_.jpgRésumé : Au milieu du 19e siècle, aux États-Unis, l’avancée des colons blancs atteint la région des Black Hills et des grandes plaines. Le soir de ses fiançailles, la jeune Emma London, issue de la bourgeoisie de Chicago, est enlevée par une bande de Sioux Lakotas. Emmenée de force au village indien, Emma y restera prisonnière durant près de huit mois : huit mois de révolte et de confrontation avec ses ravisseurs, mais aussi de découverte d’un peuple paradoxalement attachant, au cœur duquel naîtra un improbable amour. Écartelée entre ses origines et une société qui la fascine, Emma va devoir choisir. Ce choix ne se fera pas sans danger…

~ Service presse 📱~

Je remercie les éditions plumes solidaires pour m’avoir proposé ce service presse via SimPlement. A la lecture du résumé, j’ai été attirée par la couverture et ce titre. C’est assez mystérieux. Je reste quand même frileuse lorsque je vois des sujets comme celui-ci : les colons blancs et les indiens. Ca risque de faire des étincelles et je ne savais pas si j’allais apprécié. Mais comme il faut un début à tout, je me suis lancée dans la lecture de ce roman qui fut fort intéressant.

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Un fond historique très plaisant
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Voici une culture qui m’a toujours donné envie de me plonger dans cette période de l’histoire. La culture des indiens d’Amérique a toujours été pour moi une source de curiosité insatiable. Ici, j’ai tout de suite été intriguée par le titre : Black Hills, littéralement « collines noires ». Olala, déjà, cette appellation me pousse à en savoir davantage sur ces fameuses Black Hills qui semblent regorger de secrets. Paha Sapa reste la traduction de « Black Hills » en Lakota. Voici ce que notre ami Wikipédia en dit : « Les Black Hills sont une chaîne de montagnes située dans la partie occidentale de l’État américain du Dakota du Sud. […] Le nom de Black Hills, traduit littéralement du Lakota, vient du fait qu’elles apparaissent sombres quand on les observe d’une certaine distance. Les Black Hills sont considérées comme sacrées par les Sioux Lakotas. […] La présence d’Amérindiens sur place semble attestée 7 000 ans avant l’ère chrétienne. Les Arikaras s’y seraient installés vers les années 1500, suivis par les Cheyennes, les Crows, les Kiowas et les Pawnees. Au xviiie siècle, les Lakotas arrivent de l’actuel Minnesota et en chassent les autres tribus, revendiquant cette terre, qu’ils surnomment HeSapa, les « montagnes noires », pour eux-mêmes. Les premiers colons trouvent l’expression Paha Sapa, les « collines noires », plus faciles à prononcer et réduisent ainsi ce qui était des montagnes en des collines.

J’ai beaucoup apprécié l’apport de la culture indienne dans ce roman. Il est vrai que j’en vois rarement dans mes lectures et c’est vraiment dommage. La thématique de la colonisation apparaît et des problèmes qu’elle engendre. Après ma lecture de ce roman, j’ai envie de me replonger dans une histoire qui propose le même cadre.

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Personnages et intrigue
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L’originalité, pour moi, se trouve dans le contexte historique et surtout dans la manière dont est traitée l’histoire. Le personnage d’Emma London est un personnage que j’ai apprécié parce qu’elle représente vraiment ce dont l’homme à le plus peur : l’inconnu et la différence.

C’est un personnage qui devient emblématique dans ce roman. Elle incarne vraiment une bivalence intéressante. Issue de la bourgeoisie, elle n’oublie pas d’où elle vient : entre révolte et confrontation, Emma est une jeune femme qui ne le laisse pas faire et qui affronte sa peur. Mais, d’un autre côté, elle est aussi cette femme qui apprend, qui essaye de comprendre et qui, pendant huit mois, se confronte à la culture indienne. J’ai énormément apprécié cela chez elle.

D’autres personnages viennent bercer l’intrigue. Que ce soit des visages pâles ou des indiens, ils sont nombreux et permettent vraiment d’installer le lecteur dans des communautés, on a vraiment des tribus et villages qui viennent se construire dans l’intrigue. J’adore !

L’intrigue nous met, parfois, quelques claques. En effet, souvent rattachés au terme de « sauvages », les indiens d’Amérique sont méconnus. L’intrigue nous permet de nous poser la question de savoir qui sont les vrais sauvages dans cette histoire. Les indiens, proches de la nature, avec une culture et des traditions qui leur sont propres ou les colonisateurs blancs qui détruisent tout sur leur passage pour une supériorité qui n’a pas lieu d’être ? J’ai beaucoup apprécié les réflexions que l’intrigue engendre.

Ce sont, donc, des personnages, venant des deux civilisations, qui s’affrontent. Colère, violence et rage sont de rigueur dans ce roman. On est vraiment à la croisée des chemins avec cette incompréhension grandissante entre ces peuples. Le personnage d’Emma va venir temporiser tout cela.

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La plume de l’auteur
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J’ai apprécié le fait que l’auteur ne vienne pas idéaliser les indiens. On les montre tels qu’ils sont. Avec leurs défauts, leurs qualités, leurs cultures et leurs traditions. On ne les victimise pas mais on ne les diabolise pas non plus. C’est un équilibre parfait qui se ressent lors de la lecture.

Les descriptions sont à couper le souffle. J’ai vraiment apprécié ces grandes étendues décrites avec soin et délicatesse. C’est très beau, cela permet de couper avec les scènes un peu plus violentes.

Roman qui se sépare en quatre parties reflétant des événements importants de la vie d’Emma, on voit toute son évolution à travers ces parties. C’est très intelligent. Ainsi, on a une sorte d’ordre chronologique en même temps que l’évolution d’Emma et cela apporte quelque chose au roman pour moi.

Le fait de mêler fiction et historique est intelligent. Cela atténue un peu la dure réalité de la guerre, de la violence et de tout ce que les hommes ont pu endurer au nom des territoires et de la vengeance.

Ce roman est une belle découverte. Ce n’est pas un coup de cœur pour moi à cause d’un démarrage un peu longuet pour moi. Si le style est plaisant, il a quand même fallu un petit temps d’adaptation pour moi.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La culture des indiens d’Amérique mise en avant !
  • Le personnage d’Emma que j’ai adoré pour les valeurs qu’elle véhicule
  • Le fond historique mélangé à la fiction

notation 1