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The beast within : A Tale of Beauty’s Prince / L’histoire de la bête de Serena Valentino

téléchargement (1)Résumé : A cursed prince sits alone in a secluded castle. Few have seen him, but those who claim they have say his hair is wild and nails are sharp–like a beast’s! But how did this prince, once jovial and beloved by the people, come to be a reclusive and bitter monster? And is it possible that he can ever find true love and break the curse that has been placed upon him?

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C’est une histoire vieille comme le monde : celle d’un prince cruel transformé en Bête.
Et celle d’une belle jeune fille qui surgit dans sa vie. Le monstre est métamorphosé par la compassion de la jeune fille et l’amour qu’il ressent pour elle. Puis ils se marient et ont beaucoup d’enfants. Mais comme pour chaque histoire, il y a plusieurs versions. Qu’importe ce que l’on a pu dire ou écrire, une seule question demeure : qu’est-ce qui a changé le prince en la Bête que l’on connaît ? Voici l’une de ces histoires. Une histoire de bêtes, et, bien sûr, de belles.

~ Lecture détente 📖 ~

Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu de roman en anglais. Bien trop longtemps, j’ai pris un peu de temps à me remettre dans le bain… Mon dieu ! Bien fait pour moi. J’ai décidé de sortir ce roman de mes étagères. Cela faisait longtemps qu’il était dans mes prévisions de lecture, il était grand temps !

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Il était une fois
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C’est dingue ! J’ai beau avoir grandi depuis, l’effet « il était une fois » a toujours autant d’effet sur moi. Je me prépare à en prendre plein la vue. Ici, j’ai apprécié ce que j’ai lu et découvert sur le personnage emblématique de la Belle et la Bête. La Bête est un personnage que j’apprécie par le caractère qu’il cache sous sa couche de colère et de mauvaise humeur : attentionné et tendre.

Si j’avais beaucoup apprécié Miroir, miroir, ici, je garde un sentiment très mitigé sur cette lecture. Certaines choses sont bonnes et bien trouvées, mais d’autres restent assez creuses.

C’est l’histoire du Prince/La Bête qui nous est raconté. On se positionne avant Belle qui n’apparait que dans les derniers chapitres. On est dans la période de la jeunesse du Prince. On est au château qui est toujours aussi beau, grand et fastueux. La bibliothèque est à couper le souffle et fait de nombreux envieux. C’est un décor que j’ai pris plaisir à retrouver. C’est féerique et on sent vraiment ce que veut faire Disney : nous en mettre plein la vue.

Cependant, je pense que l’histoire est cousue de fils blancs et ne permet pas une lecture forcément hyper épanouissante…

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Déjà-vu !
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Rien de nouveau sous la lune. Franchement, à part un lien d’amitié qui m’a plu, rien n’a été surprenant pour moi. On pénètre dans la genèse de la malédiction du Prince. On apprend que Gaston est le meilleur ami du Prince. J’ai adoré cette idée. Mais c’est bien la seule qui m’a surprise. On est dans un schéma narratif sans surprise. Ce qui est expliqué sur le personnage d’Adam au début du film de 1993 est expliqué en long en large et en travers dans le roman : l’égoïsme qui le caractérise, la superficialité du personnage, le faste et la richesse avant tout ! Bref, rien de nouveau.

Il y a des figures féminines très présentes : Circée, Tulip, et les trois sœurs sorcières qui lancent la malédiction sur le prince. Puis après, on reprend les mêmes et on recommence : salut Madame Samovar, Salut Big Ben, Salut Lumière. J’ai vraiment eu l’impression que l’auteure a repris les caractères du film pour les mettre en livre. NOOOOON. Quelle déception !

Finalement, Gaston reste le personnage le plus changeant et le plus intéressant dans cette histoire. Le caractère jaloux, envieux de ce personnage et son retournement de camp (oui, bien sûr, on sait comment cela se termine pour lui) sont vraiment de bons éléments expliqués correctement et intelligemment.

En définitive, j’ai été déçue par ma lecture. Je m’attendais à autre chose. Le personnage de la Bête colle vraiment à ce que l’on connait par le film. La psychologie n’est pas forcément hyper développée, on se retrouve dans une histoire que l’on connait. Finalement, on n’a rien de nouveau à se mettre sous la dent.

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Livre objet, plume et intrigue
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Tout ça, c’est vraiment cousu de fils blancs. On tire, on tire, on tire chaque filon de cette histoire. Ce n’est vraiment pas nécessaire. On a l’impression d’avoir des redites, c’est d’une redondance extrême qui ne permet qu’une seule chose : apporter de la lenteur au texte. C’est vraiment dommage.

Il faut quand même le souligner, le livre objet est magnifique. Encore une fois, lesThe_Beast_Within_A_Tale_of_Beauty%27s_Prince_alternate.png éditions en VO sont beaucoup plus jolies que les françaises, nah ! Quand vous enlevé la couverture papier du roman, la tête d’Adam apparait. Cela permet de faire un sacré avant/après! J’adore le livre objet. C’est aussi une bonne idée de commencer par ce genre de romans lorsque l’on n’est pas super fortiche en anglais. L’écriture est simple et les mots sont compréhensibles dans leur ensemble sans utiliser le dictionnaire à outrance.

La plume de Serena Valentino est belle et pleine de douceur. En effet, on se retrouve dans un univers féerique, plein de magie. C’est un roman signé Disney, pour faire court.

Il me reste le roman sur Ursula, Mère Goëthel ainsi que Maléfique à découvrir. A voir ce que cela donne.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le personnage de Gaston qui reste le plus surprenant
  • L’univers très beau que l’on nous propose
  • Les figures féminines présentes dans le roman

notation 2

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Fairest of all : A tale of the Wicked Quinn – Serena Valentino

fairest_of_allRésumé : La méchante reine n’a pas toujours été mauvaise. Après la mort de la mère de Blanche-Neige, elle épouse le roi et devient souveraine. Entre l’amour de son époux et la petite fille qu’elle affectionne comme sa propre enfant, elle s’épanouit pleinement, jusqu’au jour où le roi meurt à la guerre. Elle est seule, à la merci d’un miroir maudit lui rappelant sans cesse une enfance détestable…

Mon avis : Je vous avoue que j’ai craqué pour la couverture. Je la trouve magnifique. En plus, lorsque l’on enlève la couverture du roman, la méchante sorcière nous lance un beau sourire d’édenté qui fait bien peur. En cette période, ma lecture était parfaitement choisie donc. Couverture sombre et tentatrice, à l’image de la Reine.

Etant une très grande et vieille fan des Disney c’est avec grand plaisir que je me suis plongée en immersion de l’autre côté du miroir pour comprendre et savoir comment la méchante reine a pu en arriver là.

Ce fut déjà une belle façon de me replonger dans une langue que j’adore : l’anglais. En effet, j’ai décidé de lire cette saga en anglais. D’autres tomes sont déjà parus (sur Ursula de la Petite Sirène et sur la Bête de la Belle et la Bête) et je ne pouvais pas patienter leur parution en français. Sachez quand même que ce premier tome est disponible en français sous le nom de  « Miroir, miroir ».

J’ai passé un très bon moment. J’en ai presque oublié que je lisais l’histoire de la méchante Reine tant elle a pu aimer, protéger Blanche Neige des horreurs de ce monde.

On découvre son histoire, son passé. Une mère aimante décédée à sa naissance. Un père cruel, méchant qui la rabaisse plus bas que terre. Elle vit dans la crainte des coups de son père qui passe plus de temps avec ses miroirs qu’avec elle tant elle le dégoûte.

Son histoire change lorsque le Roi l’épouse et fait d’elle une reine aimée du peuple, de sa belle-fille et de son époux. Elle n’est que gentillesse et tendresse.

Je l’ai trouvé très touchante. Ce qui rend la transformation et sa descente aux enfers fairest-of-all-23encore plus repoussante et répugnante. Le fait de lire son histoire l’a beaucoup humanisé à mes yeux.

J’ai trouvé Blanche-Neige aussi douce et ayant un cœur pur. Elle ne comprend pas et n’arrive pas à en vouloir à sa « Momma ». On rencontre aussi les trois sœurs très étranges. Elles sont effrayantes et complètement folles. J’ai bien aimé leur présence qui apporte beaucoup. Vérona est aussi un personnage important dans l’entourage de la reine. Elle est belle, pure, intelligente et loyale à l’image de Blanche Neige.

J’ai trouvé les relations très bien ficelées. Que ce soit entre la Reine et son marie, le roi et Blanche, Vérona et la reine, le miroir et la reine ou encore Blanche et Vérona. Tout a un sens et à plus d’une fois j’ai poussé des « AHHHHH ! Mais oui ! Mais bien sur ! » J’ai trouvé l’intrigue rondement menée et des petits détails très bien trouvés comme le fait que le père de la reine travaillait les miroirs pour gagner sa vie.

L’auteure vend du rêve made in Disney mais sans forcément nous prendre pour des enfants ce qui rend ce roman très intéressant pour les plus âgés d’entre nous qui aiment encore cet univers fantastique. J’ai hâte de me lancer dans les deux autres romans qui devraient bientôt arriver chez moi.

Serena Valentino a su humaniser un monstre et rendre ma lecture très agréable.

Ma note : 16/20