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L’enfer au paradis de Céline Szudrowicz Meyer

téléchargementRésumé : La brigade de répression du trafic d’êtres humains infiltre le milieu de la nuit Lyonnais pour tenter de démanteler un réseau de prostitution international. Mais tout n’est pas si simple dans l’enfer de la traite des blanches. Le commandant Laurent devra alors travailler dur et mettre ses sentiments personnels de côté s’il veut faire avancer son enquête.

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois, très chaleureusement, l’auteure : Céline Szudrowicz Meyer pour sa gentillesse à mon égard ainsi que pour l’envoi de ce deuxième service presse que j’ai pu lire.

En effet, souvenez-vous, il y a quelques temps, je vous ai chroniqué et donné mon avis sur sa première nouvelle « C’est comme une obsession » que j’avais beaucoup aimé et qui m’avait beaucoup surprise. Ici, on retrouve Céline dans un genre tout à faire différent puisque « L’enfer au paradis » nous propulse directement dans l’univers très sombre du trafic d’êtres humains.

Je vous avoue que j’ai un petit peu moins accroché à cette lecture parce que c’est un univers complètement différent et qui ne me plait pas forcément mais cela n’a en rien empêché ma lecture et ma progression rapide à travers cet univers.

Dans un premier temps, ce qui m’a beaucoup aidé c’est d’arrêter de comparer les deux nouvelles de Céline qui sont diamétralement opposées : elles ne parlent pas de la même chose ni de la même manière, il fallait donc que j’arrête de comparer, ce que j’ai fait et c’était bien mieux !

On est au cœur d’une infiltration d’un milieu nocturne pas très net. On fait la rencontre de personnages malfaisants qui vendent des jeunes femmes aux plus offrants. Les policiers infiltrés sont de plus en plus proches de la vérité écœurante qui finira par éclater sous leurs yeux.

J’ai beaucoup apprécié le personnage d’Angèle qui représente la femme forte et moderne de notre génération : policière infiltrée, elle a beaucoup de sang froid et n’a pas froid aux yeux. En effet, elle connait ses limites et sait se mettre en danger quand il le faut.

J’ai encore une fois beaucoup apprécié le fait que l’auteure ne fasse pas que la rédaction de l’enquête qui est en train de se dérouler. J’ai apprécié le fait que l’on puisse se dégager un peu de l’ambiance très glauque de la situation pour respirer dans une sphère de la séduction, du jeu du chat et de la souris et aussi dans la sphère de l’amour. C’était assez sympathique et j’ai beaucoup aimé ce que j’ai lu à ce sujet.

Les personnages tiennent tous leurs promesses dans le sens où ils remplissent bien leurs rôles. Le seul point commun que j’ai pu trouvé aux deux nouvelles que j’ai pu lire de Céline est le travail en amont de l’auteure pour parvenir à ce résultat mais c’est surtout aussi le fait que l’on voit comment du côté policier de l’enquête l’action se déroule. J’ai trouvé ce point très intéressant durant ma lecture. C’est un aspect que je ne retrouve pas dans toutes mes lectures mais qui mériterai d’apparaître un peu plus.

Céline est encore une fois parvenue à me surprendre. A me faire apprécier un genre que je n’aurais pas cru être capable de lire jusqu’au bout. Le format « nouvelle » est assez bon dans ce genre de situation et employé, selon moi, à sa juste valeur. C’est très original.

Bref : encore une fois, je remercie Céline pour m’avoir donné la possibilité de découvrir son univers que je ne regrette pas d’avoir appris à connaître. Je réitérerai sans aucun soucis.

Ma note : 14/20

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Pense à moi – Emmanuelle Aublanc

gabriel-d-angel-arekin-une-adaptation-du-jeu-is-it-love-par-nisha-editions.jpgRésumé : Quand la douce Sara emménage à Monterey, elle est loin de s’imaginer qu’elle y rencontrera l’être le plus énigmatique qui soit. Simon, lui, ne s’embarrasse pas de sentiments. Il s’est même juré de ne pas s’intéresser à la nouvelle arrivée et pourtant… même hanté par ses propres démons, il s’en rapproche dangereusement et l’embarque dans une histoire déchirante et romantique. Il y a des relations qui bouleversent toute une vie…

Mon avis : Je remercie chaudement encore une fois Nisha Editions pour l’envoi de ce service presse qui a vraiment été pour moi une belle découverte riche en émotions.

C’était la première fois que je rencontrais la plume d’Emmanuelle Aublanc. Je ne suis pas déçue par la douceur de cette dernière. En effet, j’ai trouvé que la plume de l’auteure était très agréable : douce quand il fallait, plus dure quand c’était nécessaire. Il y a beaucoup de poésie qui se dégage des mots d’Emmanuelle Aublanc et je pense que c’est nécessaire pour l’histoire qu’elle nous propose de découvrir.

On fait la rencontre de Sara, une jeune femme qui vient de s’installer dans la petite ville de Monterey. Elle parvient à se faire des amis, à avoir un équilibre dans sa vie et à combler un peu le manque de son ancienne vie à New York. Elle a quitté New York, la famille de son père avec qui elle a beaucoup de liens très forts pour suivre sa mère et son nouveau mari dans leurs nouvelles vies.

Parallèlement, on fait la rencontre de Simon. Un jeune homme qui fait partie d’une petite bande d’amis dans laquelle se retrouve Sara grâce à Mia, une jeune fille avec qui elle devient très rapidement une amie. Simon est un personnage très arrogant au premier abord. On apprend à le découvrir et rapidement, il fait fondre notre petit cœur.

On évolue dans un monde d’adolescents. J’ai aimé retourner dans cette ambiance de fêtes, de soirées un peu trop arrosées et des chichis entre adolescents. Ca m’a fait rire parce que l’auteure a vraiment su capter l’ambiance de cette période de nos vies, je suis retournée quelques années en arrière.

J’ai beaucoup apprécié apprendre à connaître ces deux personnages qui n’étaient pas 14102321_869552063176273_1970639135923634263_nforcément des personnages que j’apprécie (dans leurs caractères) aux premiers abords. Ils ont beaucoup évolué et j’ai aimé lire leurs aventures. Je me suis laissée happée par l’histoire et par les mots.

L’intrigue que nous propose Emmanuelle Aublanc est un peu similaire à celle que nous propose Twiny B dans « Our Last Days » pour ceux qui l’ont lu. On est dans une histoire qui tourne autour d’un grave secret qui finit par nous exploser à la figure. C’était assez fort et dur à lire mais je ressors grandis de cette expérience livresque.

L’intrigue est rondement menée, l’auteure parvient à nous embarquer dans une bulle d’amour qui peut tout vaincre. L’auteure nous prouve que l’amour est plus fort que tout et que Sara et Simon font tout ce qui est en leur pouvoir pour pouvoir vivre cet amour.

Le message véhiculé par Emmanuelle Aublanc est fort, intense et nous prend à la gorge. Si vous êtes friands d’émotions en tout genre, ce roman est fait pour vous.

En bref, c’est une histoire forte, belle et remplie d’émotions. C’est une histoire prenante que l’auteure nous livre. J’ai beaucoup aimé me plonger dans cette ambiance.

Ma note : 16/20

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Un printemps à Blossom Street – Debbie Macomber

5103xZu712L._SX309_BO1,204,203,200_Résumé : Blossom Street, c’est une petite rue de Seattle, encore préservée et pleine de charme. Un endroit où il fait bon vivre, et où le quotidien a un parfum de bien-être. Blossom Street, c’est aussi tout un univers. L’univers de Lydia, une femme attachante et un exemple de courage, celui de Carol, qui s’apprête à affronter les difficultés de la maternité, de Jacqueline, dont le couple est en crise et qui rejette sa belle-fille, et d’Alix, qui a du mal à donner un sens à sa vie d’adulte. Dans ce roman, Debbie Macomber nous fait partager la vie de ces quatre femmes que tout sépare et oppose, mais qui vont se retrouver indissolublement liées les unes aux autres. De cette alchimie, où alternent scènes dramatique et cocasses, intenses et émouvantes, douces-amères et drôles, ironiques et chaleureuses, naissent ces petits riens de la vie qui se transforment en un récit extraordinairement attachant.

Mon avis : J’ai enfin pu lire un roman pour vider ma PAL ! Quel bonheur. J’étais contente d’ouvrir le challenge « Les monstrueux de la PAL  session 2017 » mais je n’avais pas encore le temps d’ouvrir un roman. Voilà, mon erreur est réparée.

J’avais lu un premier tome de cette saga que nous propose Debbie Macomber. En effet, j’ai beaucoup apprécié me replonger dans l’univers de Blossom Street. Je ne pense pas avoir lu les romans dans le bon ordre mais peu importe, j’ai été ravie de retrouver cette auteure ainsi que le monde de Blossom Street.

On rencontre Lydia, une jeune femme courageuse qui a survécu à un cancer. Elle ne veut plus être la fille malade, elle décide donc de se lancer dans un projet fou qui est le rêve de sa vie : ouvrir un magasin de tricot et de laine. Elle se lance corps et âme dans son projet qui se voit florissant.

Elle propose des cours de tricot : ces derniers vont réunir trois femmes très différentes : Carol, une femme quarantenaire, qui rêve de fonder une famille mais qui voit sa vie parsemée d’obstacles et qui ne peut donc pas tomber enceinte. Jacqueline, une femme austère et très froide en apparence qui rejette sa belle fille qui lui a pris son fils et qui attend un bébé et aussi Alix, une adolescente qui a du mal à se faire une place dans sa vie. Entre adolescente et adulte, il est difficile de faire les bons choix du premier coup.

J’apprécie toujours autant ces destins croisés. On sait très bien que tout les oppose et que rien n’est fait pour qu’elles se rencontrent mais le destin fait qu’elles se rencontrent. Elles se découvrent, s’entre aident et se chamaillent.

585J’ai beaucoup apprécié aussi le fait que les chapitres soient plus ou moins courts : on alterne les points de vues, les histoires, c’est très plaisant. On ne s’ennuie pas. On voit ainsi les quatre femmes évoluer ensemble mais aussi séparément. On vit avec elles leurs joies et leurs soucis mais on espère, au final, que tout va s’arranger.

Debbie Macomber est, selon moi, une valeur sûre dans ce genre de romans. C’est très agréable. C’est une lecture parfaite pour l’été voire le printemps. Elle donne du baume au cœur et c’est une lecture très belle et douce. Ca se lit très facilement !

Je suis ravie d’avoir lu ce roman et j’espère pouvoir me replonger assez rapidement dans le troisième tome de cette trilogie.Roman lu dans le cadre « Les monstrueux de la PAL session 2017 »

Ma note : 16/20

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Le destin des initiés tome 1 : mémoires d’une sorcière – Romane Taguchi

Le destin des initiés T1Résumé : Julie est une jeune Française qui vit à Kyôto depuis son enfance. Elle mène une existence sans histoires entre son travail et ses amis. Mais depuis la mort de sa mère quelques mois auparavant, elle souffre de cauchemars inexpliqués. Un jour, elle rencontre Jeanne-Marie, une vieille dame sympathique venue visiter la ville. Dès lors, sa vie va prendre un tournant totalement inattendu, et elle va pénétrer dans un univers à la fois fascinant et effrayant dont elle ne soupçonnait même pas l’existence, celui de la magie. Julie décide de se rendre en France pour lever définitivement le voile qui obscurcissait sa vision depuis toujours. Là-bas, elle tentera de mieux comprendre ses racines afin de mieux faire face à sa nouvelle vie. Elle découvre les pouvoirs dont elle est dotée, ainsi que la vérité sur ses origines, sa mère, son père décédé lorsqu’elle était enfant dans un tragique accident, et le reste de sa famille… Au Japon et en France, argent, pouvoir, machinations, amours et secrets de famille vous entraînent dans l’univers captivant de la Magie et de Ses représentants : les Initiés.

Mon avis : Je remercie chaleureusement deux bloggeuses qui ont des blogs que j’apprécie particulièrement : Kerry pour sa gentillesse lors de l’envoi de ce très beau Service Presse et Amélia avec qui j’ai fait une lecture commune pour ce premier tome du « destin des initiés ». C’était une très belle expérience.

Nous faisons la connaissance de Julie. C’est une jeune femme française qui a suivi, de manière forcée, sa mère s’installer au Japon. Elle est belle, intelligente, pétillante. C’est vraiment un personnage principal que j’ai beaucoup apprécié grâce à sa personnalité douce et forte à la fois mais aussi à cause de son histoire personnelle qui n’est pas des plus simples. Depuis quelques mois, elle est orpheline. Elle avait perdu son père lorsqu’elle était enfant dans un accident et la vie ne lui faisant pas de cadeau, sa mère décède de la même manière des années plus tard.

Ce qui m’a beaucoup plu et surprise c’est le cadre de l’histoire. Je connais très mal le Japon (hormis les vieux stéréotypes que l’on peut avoir nous, pauvres européens que nous sommes). J’ai beaucoup apprécié découvrir les décors, les paysages, la culture et les traditions. C’est vraiment très sympathique comme cadre et j’ai trouvé que l’auteure avait marqué beaucoup de points de ce côté.

J’ai aussi beaucoup apprécié l’intrigue : en effet, l’idée des sorcières et des Initiés m’a beaucoup plu. En effet, j’ai réellement pris beaucoup de plaisir à lire et découvrir les mystères que cachait le passé de Julie.

Tous les personnages que l’on côtoie sont vraiment atypiques et tous très différents. J’apprécie beaucoup le personnage de Julie ainsi que celui de Carole que l’on rencontre à travers les souvenirs de son amie et de sa fille. De plus, le fait que tous les personnages aient leur importance est quelque chose de très agréable à lire. Personne n’est là pour faire potiche. L’auteure parvient à utiliser ses personnages de manière remarquable.

L’intrigue est rondement ficelée.  On est partagé entre la France et le Japon et l’on comprend vite que la patrie de cœur de Julie a une grande place dans sa vie et que même si elle ne peut pas oublier la France, le Japon reste une grande partie de sa vie. J’ai vraiment trouvé le fait de partir à la trace de ses souvenirs perdus très sympathiques. On a pu se promener dans les villes françaises ainsi que dans les villes japonaises de manière très agréable.

Je ne connaissais pas la plume de Romane. C’est vraiment très intéressant de découvrir ce genre de prodigieux talent. J’ai hâte d’avoir la suite dans les mains !

Je remercie encore Amélia qui m’a repris sur la culture chinoise et japonaise que j’ai un peu tendance à confondre. A nos petits échanges sur notre lecture commune. J’ai aussi beaucoup appris sur son voyage au Japon qui ne va pas tarder à arriver ainsi que sur l’amour qu’elle porte à la culture japonaise =)

Voici quelques questions que j’ai posé à Amélia lors de notre lecture. Vous pouvez retrouver son article concernant ce roman par ici.

♥♥ Contrairement à moi, tu as une belle connaissance de la culture et des traditions japonaises. Trouves-tu que les descriptions de Romane Taguchi sont réalistes ? Est-ce qu’elles t’ont plu ? ♥♥

Je ne suis toujours pas allée au Japon (j’y vais en Avril 2018) mais j’ai bien retrouvé la plupart de mes connaissances sur le sujet. C’est un pays qui m’attire beaucoup et lire ces descriptions très détaillées m’a énormément plu. Surtout celles de l’onsen. Ces bains font partis de ma liste d’endroit à visiter et Romane Taguchi m’a fait rêver. Après cette lecture, je suis encore plus impatiente de m’y rendre !

♥♥J’ai trouvé qu’il y avait un bel équilibre entre la France et le Japon. Qu’en as-tu pensé géographiquement et culturellement parlant ? ♥♥

Pour le coup, j’ai clairement vu un contraste, plus qu’un équilibre. Surtout au niveau de la sécurité. On a le Japon où Julie sort la nuit, se promène seule, sans peur d’agression. Et puis elle arrive en France, elle garde les mêmes habitudes mais elle va vite déchanter. Parce qu’en France, la sécurité est bien moins importante que celle du Japon. Le tout est une histoire de culture, c’est certain. Il semble que les pays asiatiques soient plus sûrs que les occidentaux. Alors pas un équilibre, un vrai contraste. Comme une façon de la part de l’auteur de nous rappeler à quel point ces deux pays sont si différents.

♥♥Les relations sont très importantes dans ce premier tome. Quels sont les liens et relations que tu as préférés dans cette lecture ? ♥♥

J’avoue que mon côté fleur bleue m’a beaucoup fait apprécié les liens entre Julie et Ryosuke. S’ils se connaissent depuis tout petit, ils continuent de se découvrir et de s’appréhender. Ils sont amis d’enfance, se considère presque comme étant de la même famille. Enfin… presque. Julie qui le voyait jusque-là comme un petit cousin, commence à changer d’opinion. Elle pose un regard nouveau sur lui, le voit comme un homme. Tout ça se déroule dans la première partie, au Japon. Alors même si sa virée en France a un peu mis de côté ce lien, il était toujours présent en trame de fond. Avec son retour au Japon, on se le prend de plein fouet, découvrant une nouvelle facette de ces deux personnages timides et réservés.

Ma note : 19/20

 

14

Victoire de Patricia Ricordel

téléchargement.jpgRésumé : Victoire, interpellée par quatre mots lus sur un panneau publicitaire, échoue à La Réunion au sein d’une église évangéliste. Là, elle croise la route de Timothée Damour, un gourou au grand cœur et Colette, sa fidèle collaboratrice qui vont bouleverser le cours de sa vie. Cette jeune femme, enfant de la balle, fan de Céline Dion, dépendante aux jeux de hasard et allergique à la prière, parviendra-t-elle à échapper à ses créanciers ? C’est une histoire de hasards ou de coïncidences, de petits cailloux semés sur un chemin qui ne mène jamais où l’on croit. Victoire, une héroïne intense et volcanique à l’image de l’île où se déroule l’intrigue : La Réunion. C’est un roman frais et pétillant, émouvant et drôle à la fois, avec des personnages attachants, qui donne envie d’être créateur de sa destinée. Patricia RICORDEL est chanteuse et comédienne. Après 25 ans passés sur les planches des théâtres de France et de Navarre, elle décide de consacrer les 25 prochaines années au moins, à l’écriture qu’elle chérit depuis longtemps. Son expérience, en tant qu’auteure, se limite à ce jour à la publication de textes de chansons. En 2015, elle crée un blog dans lequel elle publie de courtes histoires. Elle est la fondatrice du 1er Festival Virtuel de La Nouvelle en 2016. La même année, elle obtient un 1er Prix pour un texte à l’occasion d’un concours. À la suite de ce premier roman « Victoire », un recueil de nouvelles verra bientôt le jour.

Mon avis : Je remercie grandement l’auteure : Patricia Ricordel pour l’envoi rapide de son roman Victoire. J’ai eu la chance de pouvoir découvrir ce roman et un univers qui m’était encore inconnu.

On fait la rencontre de Victoire. Victoire est une jeune femme un peu perdue qui ne sait plus par quel bout prendre sa vie qui n’est pas très glorieuse : elle enchaîne les erreurs. Elle se retrouve dans une réunion où se scandent des « Amen » à tout va. Elle déteste ces prières, cette ambiance qu’elle veut très vite quitter mais elle est retenue par Colette, une femme qui travaille là bas et qui deviendra rapidement une amie voire même un pilier.

J’ai beaucoup apprécié la référence du prénom que l’on peu facilement lié à l’univers que l’héroïne principale chérit : le casino. En effet, Victoire est malchanceuse, elle a perdu beaucoup d’argent aux jeux et se cachent des créanciers à qui elle doit beaucoup d’argent.

J’ai aimé la relation qui se tisse entre Colette et Victoire. On sent que la sincérité et l’amitié s’installent pour une durée illimitée entre les deux femmes. J’ai trouvé cette relation belle et très exploitable, ce que fait l’auteure à merveille.

Le personnage de Timothée Damour est lui aussi à part entière. J’ai eu beaucoup de mal, au départ, avec ce personnage hautain et mystérieux. Je l’ai trouvé détestable à souhait : comme si il savait tout sur tout et sur tout le monde. Je déteste ce genre de personnes. Mais j’ai appris à le connaître au fil des pages et ma lecture n’en fut que plus enrichissante.

Je dois vous avouer que le milieu de la nuit, du casino ne me tente pas beaucoup. J’ai eu un peu de mal avec cet aspect du roman mais mon malaise s’est très vite évaporé.

Je suis heureuse d’avoir fait cette lecture qui m’a permis de m’épanouir dans un espace géographique que je connais que très peu : celui de la Réunion. Et d’évoluer dans un univers que je n’apprécie pas : celui des jeux d’argent.

L’intrigue en bonne, rondement menée et les personnages sont assez forts pour  nous tenir en haleine jusqu’à la fin du roman.

Je pense que beaucoup de lecteurs pourront apprécier cet univers proposé par Patricia Ricordel dont la plume est très belle. Je pense que c’est aussi un point qui m’a permis de tenir jusqu’à la fin de ma lecture malgré les petites longueurs que j’ai pu trouver à certains moments mais en soit, rien de bien important.

Un petit plus pour le fait que Victoire soit une fan de Céline Dion. Petite anecdote qui m’a bien fait sourire.

Ma note : 14/20

10

Les disparus de Karia – Episode 2 : l’autel de Moloch – Anthony Holay

004941123Résumé : Les mystères de la ferme s’épaississent tandis que Kenan se rapproche de son adversaire. Le Redresseur de Foi ne s’attendait toutefois pas à de telles difficultés. Dans ce dernier épisode, plongez dans les méandres des ténèbres. Un dénouement toujours plus angoissant !

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois Céline et Marine de Nutty Sheep pour l’envoi parfait de ce nouveau service presse. Ce dernier vient clore la mini-saga « Les Disparus de Karia ». En effet, elle est composée de deux épisodes assez courts mais intenses.

On retrouve donc notre redresseur de foi préféré : Kenan. Il est à la poursuite du démon qui hante le village dans lequel il est. Avec Alrune, il essaye de comprendre, de se protéger du démon qui vit apparemment dans une ville maison délabrée un peu plus loin.

J’ai trouvé le revirement de situation assez surprenant. J’avais envie d’y croire jusqu’au bout. C’est vraiment très agréable de se faire surprendre de cette manière par l’histoire et les mots de l’auteur.

J’ai trouvé cet épisode aussi intéressant que le premier. Le premier était plus axé sur la réflexion, le dénouement de ce mystère. Celui-ci est plutôt axé sur l’action et c’est assez plaisant à lire.

Les personnages sont plus intenses, plus réfléchis et c’est vraiment un bon moment de lecture. Kenan est un homme très intelligent qui a la capacité à réfléchir très vite dans les situations de crise. Il n’en n’oublie pas la raison de sa venue malgré le danger qui est à son point culminant. Personnellement, j’aurais plutôt hurlé et prié le bon dieu mais bon, heureusement pour les enfants disparus, je ne suis pas Kenan !

Alrune se révèle être un personnage très intéressant ainsi que très important dans ce deuxième épisode. Elle est un personnage pivot qui nous permet de comprendre ce qui s’est passé dans cette maison, dans ce village, dans cette région. C’est un personnage que j’ai assez apprécié de manière générale. J’ai beaucoup apprécié son histoire.

Les personnages secondaires sont tout aussi importants que les personnages principaux,Fantasy c’est assez intéressant comme approche. Chacun à le droit à son heure de gloire et j’ai trouvé ça très sympathique de s’intéresser à chaque personnage de plus près ainsi qu’à leur psychologie. Dans un épisode aussi court (70 pages environ), il est assez rare que l’on parvienne à avoir des personnages aussi détaillés.

J’ai aussi bien aimé le culte pour le dieu Moloch. Un dieu du mal qui recherche des démons sur terre pour le servir. J’ai apprécié ce point sur la divinité mais j’aurais bien aimé qu’elle soit un peu plus développé, qu’on en sache plus. Cela laisse un gout de trop peu dans la lecture et c’est dommage parce que cela avait l’air d’être un point assez intéressant dans l’histoire.

L’intrigue reste très sympathique. J’ai trouvé qu’elle était vraiment bonne et rondement menée par l’auteur. Les personnages sont bons et efficaces, ce qui nous permet de passer un bon moment de lecture.

Je pense qu’Anthony Holay est un auteur qui mérite d’être connu et que ses romans sont vraiment bons.

Avec une intrigue sans faille, une plume additive et des personnages assez pointus, on se retrouve avec une histoire vraiment très sympathique. Je vous conseille donc de lire cette mini-saga qui est assez prenante.

Ma note : 17/20