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La guerre des patates – Céline Theeuws

41pJJ1m1m+L._SX195_.jpgRésumé : Grenaille est un village déserté. Les villageois ont peu à peu rejoint les villes, les commerces ont fermé et le maire ne sait plus que faire pour redonner vie à son hameau. Les familles Gros et Petit vivent non loin du centre-ville. Ces paysans cultivent la pomme de terre depuis des générations. La terre de la famille Gros n’est pas aussi fertile que celle de la famille Petit. Étienne Gros essaie depuis des années de produire autant de pommes de terre que son voisin. En vain. Son exploitation est au bord de la faillite. Quand un beau jour…Ce fermier va malgré lui faire une découverte extraordinaire pour sauver son exploitation. Il va créer une pomme de terre hors du commun. Cette découverte va bouleverser la vie du village, va aiguiser les appétits, mais aussi la jalousie. Quelles sont les propriétés de cette pomme de terre qui fera tourner toutes les têtes ? Ce fermier va-t-il réussir à s’en sortir ? Une chose est certaine, il fera effectivement une découverte extraordinaire, mais peut-être pas celle que l’on croit. C’est un roman. Un roman surprenant. Écrit dans un style parfois déroutant. Avec des personnages hauts en couleur et une bonne dose d’humour. Un chemin pour trouver la clé du bonheur.

Mon avis : Je remercie Céline pour l’envoi de son roman en service presse. J’ai déjà pu lire deux romans de cette auteure et à chaque fois, je me régale. Ici, il ne m’a pas fallu plus qu’une histoire de patate pour fondre de nouveau pour ce style si percutant.

Je vous avoue que Céline m’a contacté en « avant-première » (Ah oui, Céline me fait croire que je suis une VIP !^^), j’ai été séduite par le teaser proposé. Je ne suis pas allée plus loin dans mes recherches, je ne voulais pas me gâcher la surprise. J’ai découvert ce roman à l’aveuglette, je n’ai pas lu le résumé, je n’avais que la couverture pour me faire à l’idée de ce que je pourrais potentiellement avoir dans les mains. Quelle belle idée j’ai eu là !

On fait la rencontre des deux familles : les Gros et les Petit. Une famille dont tous les prénoms commencent par E et l’autre par F, même nombre de même, même caractéristiques. Une famille excelle dans la vente des patates, l’autre a du mal à garder la tête hors de l’eau. Jusqu’à ce que le fermier invente une patate magique qui va donner un sacré coup de fouet au village de Grenaille. Franchement, je ne voudrais pas vous gâcher le plaisir de la découverte de cette intrigue très originale. Je m’attendais à tout sauf à ça ! Qu’est-ce que j’ai ri.

Ce que j’ai apprécié par-dessus tout c’est retrouver la plume de Céline. Mon dieu, si je pouvais je me marierai avec les mots de Céline. Quelle douceur, quelle excellence, quel bonheur !!!! J’ai tellement été transporté dans l’histoire. Les mots sont toujours justes, poétiques, beaux. Franchement… Céline mérite tellement de trouver son lectorat. C’est un pur bonheur littéraire Vous savez que je ne parle pas souvent de découverte « littéraire » pour moi, seuls les auteurs classiques et les excellents auteurs dont la plume est merveilleuse sont qualifiés de « littéraires ». Ici, j’y vais les yeux fermés.

Les personnages sont tous très différents. Les psychologies sont détaillées, bien travaillées. On se prend rapidement de sympathie pour tous les personnages qu’on nous présente. Ils sont hauts en couleur.

Même si ce n’est pas mon histoire préférée de Céline, ce roman reste une découverte incroyable qui m’a fait rire, qui m’a fait passer une soirée merveilleuse.

Je ne le dis pas souvent mais : merci Céline d’avoir mis ce roman sur ma route.

Les – :

  • Aucun point négatif pour moi. Coup de total.

Les + :

  • Des personnages incroyables. Les psychologies détaillées m’ont séduite.
  • L’intrigue originale et drôle qui permet de passer un moment de lecture qui sort de l’ordinaire.
  • La bonne humeur qui se dégage de ce roman.
  • La plume de Céline qui fait de ses romans des œuvres littéraires.

Pour découvrir mes autres avis, c’est par ici.

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Le meurtre du commandeur : Livres 1 & 2 – Haruki Murakami

Livre 1 : Une idée apparaît.

Résumé : Peut-être un jour serais-je capable de faire le portrait du rien. De la même façon qu’un peintre avait été capable de dessiner Le Meurtre du Commandeur. Mais il me faudrait du temps avant d’y parvenir. Je devais faire du temps mon allié. Quand sa femme lui a annoncé qu’elle voulait divorcer, le narrateur, un jeune peintre en panne d’inspiration, a voyagé seul à travers le Japon. Et puis, il s’est installé dans la montagne dans une maison isolée, ancienne propriété d’un artiste de génie, Tomohiko Amada. Un jour, le narrateur reçoit une proposition alléchante : faire le portrait de Wataru Menshiki, un riche homme d’affaires. Tandis que celui-ci pose comme modèle, le narrateur a du mal à se concentrer. Quelque chose chez Menshiki résiste à la représentation. Une nuit, il découvre un tableau dans le grenier, une œuvre d’une grande violence, le meurtre d’un vieillard, comme tirée du Don Giovanni de Mozart. C’est Le Meurtre du Commandeur. Cette peinture obsède le narrateur. Et des choses étranges se produisent, comme si un autre monde s’était entrouvert. À qui se confier ? À Menshiki ? Mais peut-il vraiment lui faire confiance ? 

Livre 2 : La métaphore se déplace.

Résumé : Alors que jusque-là je marchais normalement sur ce que je pensais être mon propre chemin, voilà que soudain celui-ci a disparu sous mes pas, et c’est comme si j’avançais simplement dans un espace vide sans connaître de direction, sans plus aucune sensation.
Une jeune fille a disparu. Une jeune fille dont le narrateur avait entrepris de faire le portrait. Une jeune fille aux yeux comme une flamme gelée. Une jeune fille qui l’intrigue et qui pourrait être liée à Menshiki. Il va rendre visite au vieux peintre Tomohiko Amada. Là, dans la chambre d’hôpital, apparaît le Commandeur. Le Commandeur est prêt à offrir sa vie pour que la jeune fille soit retrouvée. Il faut faire revivre la scène du tableau, le Commandeur doit être poignardé.  Le narrateur lui plante un couteau dans le cœur. Une trappe s’ouvre dans un coin de la chambre. Un personnage étrange en surgit, qui l’invite à entrer dans le passage souterrain. Le début d’un périple qui va conduire le narrateur au-devant des forces du mal… 

Mon avis : Je remercie les éditions Belfond et principalement le secteur étranger pour l’envoi de ces deux romans en service presse. Quelle belle surprise dans ma boite aux lettres ! Je peux déjà vous dire que les romans sont magnifiques. Ce sont de beaux objets qui ont ravis mon petit cœur de lectrice.

Un ami, il y a quelques années déjà, m’avait offert un roman de Murakami. Je vous avoue que je n’ai pas encore mis le nez dedans. C’est donc un saut dans l’inconnu que j’ai fait avec ce service presse. Je suis vraiment très heureuse d’avoir découvert l’univers de Murakami ainsi que sa plume. Quelle beauté ! Quelle densité !

Voilà une œuvre qui effleure la philosophie. On est dans un questionnement sur l’art. C’est intense, beau, on a envie d’en savoir plus. C’est très prenant. Je vous avoue que les débuts ont été difficiles parce que c’est dense. C’est un univers qui fourmille de petits détails et cela change de ce que j’ai l’habitude de lire habituellement mais quel pied ! Malgré cette petite longueur dès le départ, j’ai pris un plaisir intense à découvrir la plume de l’un des maîtres de la littérature.

On fait la rencontre d’un homme bien particulier. Fraîchement divorcé, il décide d’aller habiter dans la maison d’un grand peintre japonais. C’est un homme mystérieux, plus qu’original, il est assez particulier à déchiffrer. C’est un peintre qui devient rapidement portraitiste. J’ai pris plaisir à découvrir cet homme, ses mystères et ses secrets. Cependant, la chose qui le caractérise le plus, c’est sa solitude. En effet, on ressent cette solitude mais elle n’est pas forcément négative : on apprécie le silence, la réflexion. Personnellement, j’y étais.

Menshiki est un personnage très important pour l’histoire et pour le narrateur. En effet, ce voisin un peu fou va aider notre narrateur à retrouver cette étincelle artistique qui lui manquait depuis quelques temps. Le divorce de notre personnage principal force cette rencontre. Elle est à l’image du panel de personnages et de l’univers que l’on découvre : c’est une rencontre originale et pleine de mystère.

On touche des sujets assez sympathique : la Création, l’Art, l’Amour…  Et bien d’autres sujets vous attendent encore dans ces deux tomes. J’ai apprécié la présence de la musique classique. C’est aussi une quête identitaire : le narrateur essaye de se trouver, de trouver sa voie. C’est très prenant. La présence du passé et du présent est aussi à souligner. Ce que l’on peut souligner dans cette notion de passé présent, c’est la volonté de l’auteur à nous montrer que ce que nous avons pu faire dans notre passé à forcément une incidence sur notre présent. Ainsi, on se rend compte que l’on apprend de ses erreurs. J’ai apprécié ceci.

L’intrigue est assez expliquée dans les résumés pour que je vous en reparle. Je peux juste vous affirmer que cette histoire est belle, dense et pleine d’originalité. C’est percutant. Je pense que j’ai été bouleversée par cette histoire parce que la plume est magnifique. Elle est pleine de douceur, de beauté, de poésie. On s’installe confortablement dans cette histoire.

Le meurtre du commandeur est la peinture qui va remettre en question l’art de notre narrateur et lui permettre de voir un esprit. On voyage entre la réalité et le fantastique.

Je ne peux que vous dire de vous plonger dans ces deux romans. C’est une œuvre excellente.

Les – :

  • Quelques longueurs, surtout dans le premier roman. C’est certainement le fait de devoir poser le décor. Au moins, on ressent la solitude.

Les + :

  • J’ai découvert un auteur incroyable. J’ai bien envie de retenter l’expérience.
  • La plume magnifique qui nous fait voyager entre passé et présent mais aussi entre réalité et fiction.
  • La présence de notions comme l’Art, la peinture, l’amour et la musique.
  • Le panel de personnages énigmatique.

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Le chien qui souriait en repensant à sa vie – Lorenzo Morello

le-chien-qui-souriait-en-repensant-a-sa-vie.jpgRésumé : C’est vrai qu’un chien qui sourit en repensant à sa vie, ça peut sembler bizarre. Mais ne vous fiez pas trop vite aux apparences ! Tenez, moi par exemple, couché dans la salle d’attente du vétérinaire où prendra bientôt fin cette exaltante existence et malgré des douleurs à l’abdomen que je ne souhaiterais pas à mon pire ennemi, eh bien, je souris. En repensant à cette vie et à la précédente, à la carrière d’architecte qu’il m’a fallu abandonner pour celle, non moins prestigieuse, de chien de compagnie. Je souris en repensant à Martine, mon épouse devenue maîtresse. Surtout, je souris en repensant à Hugues, mon enfant pour qui, à défaut d’être un bon père, j’aurai été un bon chien.

Mon avis : Je remercie les éditions Poussière de Lune pour l’envoi de ce roman en service presse. Je suis heureuse d’avoir pu découvrir un roman de cette maison d’édition qui me faisait de l’œil depuis un moment. Les échanges sont gentils et chaleureux. Je me suis sentie très bien accueillie et cela fait un bien fou (oui, pour moi, il est important de le souligner).

J’ai donc fait une expérience de lecture avec ce roman qui me fait sortir de ma zone de confort. La couverture est sympathique mais ne nous aide pas forcément à comprendre ce qui peut nous attendre dans ce roman. Le résumé nous en dit un peu plus : on fait la rencontre d’un homme qui se tue dans un accident de voiture et qui se voit réincarné en chien.

Cela reste vague mais curieusement, j’ai été intriguée. Comment l’auteur peut s’en sortir11817149_1602012066727001_4484996094056945926_n avec une intrigue aussi simple ? La raison est évidente après la lecture : avec une bonne dose d’humour et de folie. C’est assez surprenant parce que d’habitude, j’ai du mal avec les romans dit « humoristiques » simplement parce que cela ne me fait pas rire du tout. Mais ici, même si je n’ai pas ri à gorge déployée, j’ai souri plusieurs fois.

Je vous avoue que lorsque j’ai refermé le roman, je ne pouvais pas dire tout de suite mon avis. C’était une belle lecture mais il m’a manqué un petit quelque chose pour que cela soit un coup de cœur. Je garderai l’histoire en tête un bon moment, cependant, je pense que le côté humoristique prend un peu trop le dessus pour moi et cela a fait que j’y ai plus ou moins cru à certains moments.

Le hasard fait bien les choses … En effet, quelle surprise de voir que ce père et mari décédé depuis plus d’un an retrouve sa famille en étant le toutou de la maison. Cela lui permet de garder un œil sur son fils Hugues et de voir comment sa veuve s’en sort sans lui.

C’est une belle histoire qui nous promet une belle lecture. On vit des épisodes assez surprenants avec ce chien. Le refuge, la SPA, la maison de Roger & Odette. Bref, on ne s’ennuie pas !

J’ai apprécié cette lecture. La plume de Lorenzo Morello est très sympathique, elle nous fait passer un moment de lecture assez agréable. On ne se prend pas la tête et l’intrigue prend un tournant qui nous rend curieux de savoir la suite. C’est intéressant.

Ce roman n’est pas forcément à prendre au sérieux. C’est un moment de détente incroyable, je n’ai pas vu les pages passer. Si jamais vous avez une panne de lecture ou simplement l’envie de lire un roman drôle, je ne peux que vous le conseiller.

Les – :

  • Un côté humoristique un peu trop présent.

Les + :

  • Un personnage principal pas comme les autres.
  • Une plume très sympathique à découvrir et à lire.
  • Une lecture sans prise de tête ! C’est agréable pour faire une pause.

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Le défilé des glaces – Nathalie Brunal

51zSEJldi6L.jpgRésumé : Rappelez-vous ! Dans le 1er tome, Anna et Roger sont mêlés à une sombre histoire survenue lors d’une tragique fête des fraises en Bretagne. Alors qu’ils retrouvent leur petit nid douillet parisien, voilà que Roger doit abandonner sa belle afin de seconder son directeur lors d’un gala de charité, organisé à Courchevel. Mais Anna le rejoint et tout va déraper encore ! Elle assiste d’ailleurs à la soirée en charmante compagnie, au grand dam de Roger. Fidèle à elle-même, elle va pimenter la semaine et exaspérer ce pauvre Roger qui n’aura pas le temps de s’ennuyer ! Et quand en plus, la malchance et la jalousie s’en mêlent, rien ne va plus ! Vous avez aimé une tragique fête des fraises ? Vous aimerez forcément ce deuxième opus, où l’on retrouve nos deux protagonistes attachants et déjantés !!

Mon avis : Je remercie Nathalie Brunal pour l’envoi de sa trilogie en service presse. Je reste sur les fesses. Vraiment, je ne sais pas comment ni pourquoi mais… Ce deuxième tome est lu depuis longtemps et il est passé à la trappe des chroniques. J’ai dû oublier de le noter et voilà le résultat ! C’est donc six mois après la chronique du premier tome La tragique fête des fraises que je vous parle du défilé des glaces. Je tenais donc à m’excuser auprès de Nathalie pour le temps et aussi à la remercier pour sa patience… Promis, la chronique du troisième tome ne va pas être aussi longue dans la durée…

Nous retrouvons, pour notre plus grand plaisir, Anna & Roger. C’est un couple d’amoureux complètement différent de ce que l’on peut voir habituellement. Vous savez à quel point j’aime quand ce n’est pas ordinaire à la condition que les personnages soient bien maitrisés. Ici, je n’ai pas eu à me plaindre ! J’ai passé un bon moment de lecture.

Ce que j’aime avec les romans de Nathalie Brunal c’est qu’ils sont parfaits pour des petits moments de plaisir. On se plait bien dans les histoires proposées et cela se lit bien et rapidement. C’est parfait pour faire une petite pause entre deux grosses lectures.

On retrouve notre couple d’amoureux chez eux. Roger doit laisser Anna pour seconder son patron lors d’un gala de charité. Anna décide de le rejoindre mais rien ne va se passer comme prévu : entre quiproquo, jalousie et malchance sont au programme.

Le résumé est assez tentant pour passer un moment de détente. Le couple est assez bien fait. On ne s’ennuie pas, les bêtises d’Anna énervent Roger mais celui-ci tient bon. J’ai trouvé la psychologie sympathique pour ce qui est des personnages. Ce couple ne se ressemble pas et cela donne quelque chose de détonant.

Si j’ai apprécié ce couple qui vient bousculer nos habitudes, je vous avoue que j’ai eu un peu de mal à démarrer ma lecture. Rien de grave en soi mais je n’ai pas été surprise. Pour moi, il y avait un peu trop de détails et de répétitions dans l’intrigue. Même si cette dernière n’est pas ennuyante, je n’ai pas été surprise plus que cela. C’est dommage parce qu’on avait de bons éléments.

Rassurez-vous, ce n’est pas une déception, loin de là. Il m’a simplement manqué un petit quelque chose pour passer de « bonne lecture » à « superbe lecture ».

Je reste curieuse de savoir comment va se terminer cette trilogie. Je pense me plonger dans cette lecture le mois prochain, ou décembre grand maximum. Je verrai quand j’ai le temps de le caser dans mon programme.

Les – :

  • Quelques longueurs dues aux répétitions et détails trop présents pour moi.
  • Une intrigue sans surprise.

Les + :

  • La plume de Nathalie Brunal que j’ai apprécié retrouver.
  • Le couple Anna/Roger qui nous permet de passer un bon moment de lecture.
  • Les péripéties rencontrées dans ce second tome.

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Nomade des mers : Le tour du monde des innovations low-tech – Corentin de Chatelperron

514rf97ZzlL._SX375_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : Parcourir le monde  en autonomie et dans le respect de l’environnement, c’est le défi lancé par le jeune ingénieur Corentin de Chatelperron, en embarquant pour trois ans à bord du  Nomade des Mers ! Ce tour du monde en catamaran a pour but de repérer, à chaque escale du voyage, les plus ingénieuses des  low-tech, ces systèmes D accessibles et économiques, faciles à fabriquer et à réparer partout. Corentin en est convaincu  : ces inventions, simples et durables, ont un véritable potentiel  pour faire face aux grands enjeux écologiques du XXIe  siècle, tels que l’accès à l’eau potable, la lutte contre la déforestation ou le réchauffement climatique. Avec ce livre, revivez ce périple extraordinaire, découvrez les inventions les plus incroyables et apprenez même à les construire grâce à des fiches techniques très détaillées. Du Maroc au Brésil, de la Thaïlande à l’Indonésie en passant par le Cap-Vert ou Madagascar, embarquez, vous aussi, pour un tour du monde des innovations  low-tech !

Mon avis : Je remercie chaleureusement Gilles Paris et son équipe pour leur efficacité. C’est toujours un plaisir de travailler avec eux. Cela fait des années maintenant que j’ai la chance de pouvoir les côtoyer et c’est une équipe très sympathique. Je remercie aussi les éditions E/P/A pour ce premier partenariat que j’ai beaucoup apprécié.

Vous savez – ou peut-être pas – (je ne m’étale pas sur le sujet alors qu’il le faudrait peut-être plus) mais je me sens extrêmement concernée par la pollution et l’état dans lequel on met notre planète. Les gestes simples du quotidien sont entrés dans mes habitudes. J’aimerai laisser une terre belle et propre à mes enfants.

C’est donc avec plaisir et curiosité que j’ai demandé cet ouvrage en service presse. C’était une découverte fortement intéressante et franchement, je pense que tout le monde devrait l’avoir entre les mains. Ca remettrait les idées en place à certains.

On fait un beau voyage avec Corentin Chatelperron qui est un jeune ingénieur qui ne manque pas d’idée. Le but de cet ouvrage ? Montrer que l’on peut voyager partout dans le monde en respectant la nature et de manière écologie.

Le voyage dure trois ans, à bord du « nomade des mers ». C’est un bateau qui va vite devenir une seconde maison. Franchement, je m’y serai crue. C’est très intéressant. On fait la découverte d’inventions et innovations incroyables auxquelles jamais je n’aurais songé.

A travers ces innovations et inventions, on prend conscience que l’on peut se débrouiller facilement et à moindre cout. Pas besoin de dépenser des milliers d’euros pour traverser le monde en bateau.

A travers ce magnifique livre objet, on rencontre du monde. Des gens différents, des coutumes et traditions différentes qui m’ont fait rêver. J’ai vraiment trouvé que cet ouvrage était un bel aparté dans mes lectures.

C’est un livre qui fait du bien. Il est beau, il est plein d’illustrations et de belles idées. J’ai ressenti une bouffée d’espoir en refermant cet ouvrage. En effet, arrivera-t-on un jour à tous être d’accord ? Parviendrons-nous à polluer moins ? A être économique, écologique et à ne plus gaspiller ? En tout cas, ce roman me donne vraiment envie d’y croire.

On devrait vraiment tous l’avoir entre les mains : ce livre est une petite claque qui fait du bien. J’y étais, vraiment. C’est une très belle idée.

Les – :

  • J’ai lu cet ouvrage en plusieurs fois pour ne pas avoir d’indigestion. Il est assez conséquent.

Les + :

  • Un livre actuel. Il se lit et regarde facilement.
  • De belles innovations et inventions qui prouvent que tout est possible.
  • L’écologie, le monde et ses différentes cultures ainsi que la nature sont mis en avant, c’est top !
  • Les jolies illustrations.

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La dame du deuxième – Nora Samir

CVT_la-dame-du-deuxieme_4555Résumé : La vie semble soudainement sourire à Mélissandre. Une place in extremis aux Beaux-Arts et un appart luxueux dans un immeuble haussmannien à Paris. Son bonheur est troublé par une voisine au comportement étrange. Au fil du temps, percer le mystère de cette énigmatique « Dame du 2ème » va devenir une véritable obsession pour la jeune femme. Va-t-elle réussir à la croiser un jour, à lui parler, et peut être à découvrir son secret ?

Mon avis : Je remercie sincèrement Nora Samir de m’avoir contacté pour la lecture de sa nouvelle. En effet, via Simplement.pro, j’ai pu découvrir la nouvelle la dame du deuxième qu’elle proposait.

C’est une lecture étrange que j’ai fait. Je reconnais les bonnes intentions de l’auteure, cependant, je suis passée à côté de ma lecture. J’ai relevé des points positifs mais beaucoup de choses incohérentes aussi malheureusement.

Le résumé est tentant, alléchant, plein de promesses. Je reconnais que l’intrigue est bien trouvée. C’était une bonne idée.

On fait la rencontre de Mélissandre. Un personnage que j’ai beaucoup apprécié. Elle est étudiante aux Beaux-Arts à Paris. Elle est une jeune femme tourmentée, abandonnée plusieurs fois : par sa mère, son amie, ses parents. Elle traîne une tristesse avec elle depuis toutes ces années. C’est un personnage que j’ai aimé découvrir.

Les personnages secondaires sont sympathiques aussi. J’ai apprécié Madame Armand, la concierge, avec qui Mélissandre noue une relation amicale que j’ai grandement appréciée. J’ai aussi aimé Grizzli, le petit chat d’une voisine de Mélissandre. J’ai aimé le fait que l’auteure souligne l’importance de la présence des animaux dans la vie des humains. Ils sont une source de réconfort et de joie et c’était bien de le dire.

Ce qui fait que je suis passée à côté de cette nouvelle ce sont les fautes d’orthographe, les incohérences, les maladresses dans les expressions. Il y a un souci au niveau de la ponctuation, des majuscules. La plume est trop « parlée » pour moi. J’ai eu l’impression que l’on retranscrivait une discussion comme on peut en avoir une au comptoir d’un bar. C’est trop « naturel » : la plume ne m’a pas séduite plus que cela.

De plus, même si le format « nouvelle » marque aussi une rapidité extrême, j’ai trouvé qu’ici tout allait trop vite : en quelques pages, Mélissandre rencontre un homme, se fait jeter par celui-ci et tente de se suicider… Waouh… On passe à côté de beaucoup de choses à cause de cette rapidité : Melchior fait un passage express dans la vie de la jeune fille, j’aurais aimé avoir plus de détails parce que, pour moi, ce personnage ne sert à rien à part faire du mal. Dommage.

De plus, je trouve dommage de ne pas avoir mis plus que cela l’accent sur cette obsession dont on nous parle dans le roman. Même s’il y a des interrogations et quelques recherches par rapport à « la dame du deuxième », je n’ai pas trouvé l’expression de l’obsession comme je la recherchais.

C’est dommage. Je pense que cette nouvelle mériterait d’être retravaillée de fond en comble. L’idée est bonne mais il y a des petites choses à revoir dans la syntaxe, la structure et l’orthographe de cette dernière. On a une intrigue qui peut être explosive en étant reprise : malheureusement, on comprend bien vite qui est la dame du deuxième… J’aurais aimé plus de surprises.

C’est toujours délicat pour moi de parler d’un roman ou d’une nouvelle ainsi. Je reconnais la volonté de l’auteure à vouloir nous transporter. Il y a de bonnes choses tout de même.

Les – :

  • De gros problèmes d’orthographe, de syntaxe et d’expressions linguistiques.
  • Une rapidité trop extrême qui marque le manque de crédibilité.
  • Une fin sans surprise.
  • Une plume qui mérite d’être retravaillée.

Les + :

  • Les personnages de Mélissandre et de Madame Armand ainsi que la relation qu’elles tissent au fil du temps.
  • Le petit Grizzli et la cause défendue derrière cette petite boule de poil.
  • Une bonne idée dans l’intrigue qui mériterait d’être reformulée.

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(Bon, j’ai pas encore le truc mais je mets 2 tasses et demi) 

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Les jours de silence – Phillip Lewis

CVT_Les-jours-de-silence_9097.jpgRésumé : Appalaches, années 1950 à 2000. Alors qu’il s’était promis de ne jamais revenir dans son village natal, Henry Aster, bientôt père et apprenti écrivain décide de retourner vers le foyer familial et sa mère vieillissante…Installé avec sa femme et leurs enfants dans une maison superbe mais maudite, il tente d’écrire le roman de sa vie. Le décès de sa mère l’anéantit. Son fils tentera de lui redonner goût à la vie mais il disparaît avec son manuscrit. Bouleversé par le départ de son père, Henry Jr s’enfuit à son tour à la recherche de celui-ci… « À sa façon, Les Jours de silence offre le plaisir des romans d’autrefois, ce mélange d’intimité et d’ampleur, et cette certitude que les familles sont des destinées à part entière. La prose, si joliment détaillée, est de celle qui vous emporte dans le récit… Voilà un roman qui porte la marque d’un indéniable talent. » The New York Times

Mon avis : Je remercie chaleureusement les éditions Belfond avec qui je suis devenue partenaire. J’étais vraiment choquée mais très heureuse par cette belle nouvelle. Je commence ce partenariat avec le roman « les jours de silence » de Phillip Lewis. Je suis heureuse d’avoir pu découvrir ce roman ainsi que cette plume que je ne connaissais pas.

Comme vous le savez, si vous me suivez, j’ai essuyé une sacrée panne de lecture. Plus ou moins dix jours sans savoir enchainer plus de dix pages… C’était vraiment très ennuyant ! J’avais envie mais lorsque j’ouvrais le roman… Pas moyen de lire. Je ne sais pas si cela vous est déjà arrivé mais seigneur, que c’est ennuyant !

J’ai donc attendu un peu avant d’ouvrir ce roman. J’avais peur de passé complètement à côté de ma lecture. J’ai commencé ma lecture avec une petite appréhension mais tout s’est bien passé. J’ai passé un moment de lecture assez sympathique qui m’a permis de m’évader dans les Appalaches. C’est une région du monde que je ne connaissais que de nom. Impossible pour moi de la situer (oui, j’ai un niveau terriblement nul en géographie) ou de vous en parler. Ce roman m’a rendu curieuse, j’ai un peu fouiller sur le net et franchement, c’est une région magnifique !

Parlons un peu de ma lecture. Même si j’ai passé un bon moment de lecture, il y a un moment pivot dans ce roman qui marque un essoufflement. C’est donc une lecture que j’ai aimé mais qui ne fera pas partie de mon top ce mois-ci.

Henry Junior est le narrateur de cette histoire. On se retrouve donc ici avec un homme qui nous raconte l’histoire de son grand-père, de son père et par extension sa propre histoire. Henry Senior est un homme qui aime lire, le paria de sa ville puisque lire est un défaut. C’est quelque chose d’étrange qui ne fait pas partie du quotidien de la population. On se retrouve donc avec une famille au père atypique qui remet tout en cause dans la manière d’élever sa famille.

Le manoir qu’ils habitent est chargé d’histoire. On soulèvera le fait qu’il soit marqué par le fait qu’une famille entière y a trouvé la mort. Lorsque Henry Senior trouve la mort, la famille surprise et à l’agonie souffre en silence. On assiste au déchirement d’une famille qui ne partage plus rien. On fait donc alors le rapprochement avec le titre « les jours de silence ». C’est vraiment dommage parce que c’est la mort d’Henry qui marque ce pivot dans le texte et qui fait que le roman s’essouffle. Avec la disparition de ce personnage, une touche de je-ne-sais-quoi s’envole avec et rend le roman un peu plus lourd, moins digeste. On sent une longueur qui va s’étirer jusqu’à la fin du roman.

L’idée est bonne. Je ne regrette pas ma lecture. La notion de deuil soulevée ici est intense, lourde, on voit bien qu’ils ne parviennent pas à reprendre le dessus sur cette douleur intense qui ne semble pas s’estomper. J’ai apprécié la manière dont l’auteur traite de cette notion.

La plume de Phillip Lewis est belle. Je ne la connaissais pas mais je retenterai l’aventure, c’est certain. Si vous aimez les histoires de famille, les endroits chargés d’histoire et les grands espaces, je ne peux que vous recommander ce roman qui saura vous plaire.

Les – :

  • Le deuil qui marque un essoufflement dans le roman.
  • La disparition d’Henry Senior qui fait disparaître quelque chose dans l’intrigue et dans l’intensité du roman.

Les + :

  • Henry Junior qui est un personnage que j’ai apprécié.
  • La plume de Phillip Lewis que j’ai aimé. Elle est pleine de délicatesse et de poésie.
  • L’espace géographique décrit dans ce roman qui m’a fait voyager.

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La daronne – Hannelore Cayre

9782367626789-001-T.jpegRésumé : « Alors que j’entamais ma nouvelle carrière, Philippe, mon fiancé flic, prenait son poste comme commandant aux stups de la 2e DPJ. — Comme ça on se verra plus souvent, m’a-t-il dit, réjoui, en m’annonçant la nouvelle deux mois auparavant, le jour de sa nomination. J’étais vraiment contente pour lui, mais à cette époque je n’étais qu’une simple traductrice-interprète judiciaire et je n’avais pas encore une tonne deux de shit dans ma cave. » Comment, lorsqu’on est une femme seule, travailleuse avec une vision morale de l’existence… qu’on a trimé toute sa vie pour garder la tête hors de l’eau… qu’on a servi la justice sans faillir, traduisant des milliers d’heures d’écoutes téléphoniques avec un statut de travailleur au noir… on en arrive à franchir la ligne jaune ? Rien de plus simple, on détourne une montagne de cannabis d’un Go Fast et on le fait l’âme légère, en ne ressentant ni culpabilité ni effroi, mais plutôt… disons… un détachement joyeux. Et on devient la Daronne.

Mon avis : Je remercie Pauline et Audio Lib pour l’envoi de ce service presse. C’est une histoire qui prête à sourire puisqu’il s’agit d’une erreur. Je ne m’étais pas positionnée pour écouter ce roman. Ce fut donc une surprise générale de voir ce roman dans mon enveloppe (que j’attends toujours avec énormément d’impatience, mes virées voiture sont beaucoup plus chouettes avec mes livres audio, c’est vraiment top !)

Vous connaissez l’adage « métro – boulot – dodo » ? Ici, on est plutôt dans le mode « pleurer – boulot – dodo ». On fait la rencontre d’une femme de 50 ans environ. Elle travaille pour la justice. Elle écoute, pendant de longues heures des conversations interminables pour les retranscrire. C’est un métier qui est lassant mais elle doit faire face à l’institut qui prend soin de sa mère malade, à ses filles qui sont loin d’elle et à ce compagnon qui fait triste figure face à son mari décédé.

Même si la couverture du roman est assez sombre, il y a une bonne dose d’humour dans ce roman. Décalé et subtil, il pourra plaire à grand nombre d’entre vous.

La situation cocasse qui se dessine sous nos yeux est assez simple : la Daronne prend place lors d’une sordide histoire de drogue. J’ai beaucoup apprécié l’ironie que l’on rencontre tout au long du roman.

La Daronne est un personnage que j’ai beaucoup apprécié. Elle est différente. Elle a un regard assez surprenant sur la vie. Elle qui a œuvré pour le bien, pour la justice, pour la morale, se retrouve dans une situation périlleuse, à vendre du cannabis à toutes les petites frappes de son quartier en vivant sous le même toit que son fiancé qui travaille dans la police.

Je vous avoue que lorsque j’ai lu le résumé, j’ai eu peur. Ce n’est pas forcément le genre de lecture que j’apprécie particulièrement. La couverture porte à confusion : c’est une histoire qui se lit ou s’écoute vite. On est vite emporté par cette histoire qui ne nous laisse pas indifférent.

On a, face à nous, une plume incroyablement intelligente : elle est bourrée d’humour comme j’ai déjà pu le souligner mais aussi d’originalité qui donne à ce roman un côté décalé que j’ai énormément apprécié.

La Daronne est un roman prisé et on comprend vite pourquoi ! En plus d’être en marge de ce que l’on peut habituellement lire sur les histoires de drogue, c’est une histoire actuelle qui nous permet d’avoir un œil différent sur la société. On soulève donc le problème des EHPAD et de leur prix qui vous fait sortir les yeux de la tête, qui nous force à prendre de lourdes décisions qui peuvent avoir de graves conséquences sur nos vies. On parle aussi de drogue, forcément mais aussi de la routine des gens, des vies qui se croisent mais ne se touchent jamais. De cette routine envahissante qui nous pousse à regarder ailleurs, bref, je ne peux que vous le conseiller.

Je ne suis même pas certaine d’avoir la capacité de le classer dans un genre tellement je ne suis pas habituée à lire des histoires comme celle-ci.

Les – :

  • Une couverture qui ne rend pas forcément justice à l’histoire. Je pense qu’un lectorat comme moi pourrait passer à côté de ce roman à cause de cela.

Les + :

  • La Daronne, un personnage haut en couleur.
  • L’intrigue qui mêle drame, humour et actualité.
  • L’œil vif de l’auteure sur la société.
  • L’humour et l’ironie présents dans ce texte.

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Je suis un des leurs – David Ruiz Martin

60361997_2279046562141856_8699508012403916800_n.jpgRésumé : Lorsque Raúl Pontes, journaliste désabusé et mal dans sa peau, apprend l’existence d’un grand-père passé pour mort depuis trente ans, son sang ne fait qu’un tour. Qui est cet homme et pourquoi a-t-il disparu aussi longtemps ? Persuadé que ce nouveau coup est l’oeuvre de ses soeurs et de son irresponsable mère, un seul choix s’offre alors à lui : celui de pousser la porte de ce passé occulte. Horacio, ce grand-père au comportement amer lui demande alors une faveur étrange : retrouver son amour il y a plus de soixante-dix-ans, lors de la guerre civile espagnole. C’est sceptique que, finalement, Raúl accepte, ignorant que c’est un pan entier de sa propre histoire qu’il s’apprête à déterrer. Ses indices le mèneront jusque dans les rues bondées de la capitale espagnole, en plein coeur du Madrid historique et de sa ferveur perpétuelle… …mais le pousseront, aussi, bien plus loin, aux limites de l’insoutenable, où se mêlent les oeuvres d’amour et de mort d’une guerre civile injuste et fratricide. Lancé sur les traces de cet amour impossible, Raúl ignore que cette plongée fulgurante dans ce pays rongé par le souvenir ébranlera ses convictions et les fondements mêmes de sa propre existence.

~ Edit : ce roman a été publié en maison d’édition. Il sort le 15 mai 2019. Félicitations à David Martin pour cette belle aventure qu’il signe avec les éditions Nouvelle Bibliothèque. Le texte a été revu et corrigé. Bref, il n’y a plus de raison de ne pas foncer! ~ 

Mon avis : Je remercie vivement David pour l’envoi de son dernier roman. J’avais déjà pu tester la plume de David Ruiz Martin à travers son roman « Que les murs nous gardent ». J’avais bien apprécié ma découverte qui fut un presque coup de cœur. C’est donc avec envie et entrain que je me suis lancée dans cette lecture.

Ce roman est sous le signe des rencontres entre générations. On vogue entre passé et présent entre la vie de Raul et celle de son grand-père. C’est une rencontre touchante qui nous fait voyager entre les périodes : entre la Seconde Guerre mondiale et le présent dans lequel vit Raul.

Raul est un personnage que j’ai apprécié malgré sa singularité : c’est un personnage très attachant. En effet, on se retrouve face à un homme perdu, désabusé. Il donne l’impression d’avoir perdu le fil de sa vie. Il erre dans sa vie comme une âme en peine. J’ai tout de suite eu l’envie de le prendre sous mon aile.

On fait la rencontre du grand père de Raul en même temps que lui. En effet, il vient d’apprendre son existence. C’est vraiment une belle idée. En plus d’avoir une quête identitaire dans ce roman, on se retrouve face à une famille qui est sur le bord de l’explosion : secrets de famille en tout genre et animosité sont présents dans ce roman. J’ai beaucoup apprécié ce mélange.

Si j’avais apprécié la plume de David Ruiz Martin dans le premier roman que j’ai u de lui, ici, j’ai fondu pour elle. David a mis la barre très haute : en effet, c’est plein de subtilité, de douceur, de beauté. Quelle belle évolution ! Je suis sous le charme de cette plume très réaliste qui nous plonge dans une Espagne blessée, ravagée, on s’y croirait.

En effet, on plonge dans le passé de l’Espagne. On a plutôt tendance à oublier le passé des pays dans lesquels on ne vit pas. Ici, on se prend une grosse claque : on vit la désolation, les malheurs, la dureté de ces moments difficiles vécus aux différentes périodes de l’histoire.

Franchement, ce roman est un coup de cœur pour moi. Il est différent. C’est un coup de cœur différent : un qui fait mal mais qui fait du bien en même temps. C’est assez surprenant et prenant comme lecture. La plume de David vient sublimer tout cela. C’est un roman qui vous ravage la tête et le cœur.

Les – :

  • Aucun point négatif pour moi : coup de cœur total !

Les + :

  • Le voyage entre le passé et le présent.
  • Le personnage de Raul.
  • Le mélange entre les secrets de famille et la crise identitaire que traverse notre personnage principal.
  • La merveilleuse plume de David Ruiz Martin.

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Miroir, mon beau miroir – Amélia Varin  

9782378120641.jpgRésumé : Le bonheur, même éphémère, est toujours bon à prendre. Ces quelques fragments de joie, Léa, une jeune lycéenne victime de harcèlement scolaire, les a pris. Elle les a conservés dans un coin de son âme, veillant à ce que rien ne les atteigne. Et puis… après la joie vient l’amour. Et de l’amour naît la douleur… inexorable

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois Violette et Meg des éditions Alter Real pour l’envoi de ce nouveau service presse. Vous savez que lorsqu’il s’agit d’un format « nouvelle » je suis toujours en retrait. Je ne sais jamais si je vais apprécier ou non. Cependant, lorsque j’ai vu que c’était une nouvelle d’Amélia Varin, je n’ai pas hésité à demander cette lecture une seule seconde.

On fait la rencontre de Léa et Julie. Ce sont deux jeunes filles qui sont dans la même classe au lycée. Si pour Julie, la vie est plutôt facile, Léa a du mal à se faire accepter par ses camarades mais elle a aussi du mal à s’accepter elle-même. Ce sont deux amies qui ont deux caractères opposés : Julie est une jeune fille indépendante, qui n’a besoin que d’elle-même pour avancer. Elle n’hésite pas à prendre la défense de Léa lorsqu’elle est seule contre une bande de garçons débiles. Elle est belle, mince et fait tourner les têtes des garçons. Léa est tout le contraire, elle a du mal à se trouver jolie à cause de son corps. Ce corps qu’elle n’aime pas, ces formes qu’elle ne trouve pas harmonieuses. Bref, Léa se tait et subit les moqueries de ses camarades sans rien dire.

On sent vraiment qu’il y a une sale ambiance dans sa classe. On retrouve tous les stéréotypes que l’on peut trouver dans les salles de toutes les classes du monde : on a les filles qui font tourner la tête des garçons et qui font tout pour garder leur place de leader. Le genre de filles superficielles qui ont besoin de rabaisser les gens pour se sentir supérieur. On retrouve aussi les garçons beaux, forts, sportifs qui n’acceptent pas les différences et qui brisent ceux qui sont différents. Puis les « outcast » ceux qui vivent leurs vies dans leur coin en espérant ne pas trop attirer l’attention sur eux. Ils veulent simplement que la journée se passe sans encombre. Léa fait partie de cette dernière catégorie selon moi. D’une timidité maladive, je suis persuadée que si j’avais été dans sa classe, j’aurais été la première à aller vers elle, enfin soit, passons à la suite.

Ludovic arrive en cours d’année, dès que Léa le voit, elle le trouve beau, gentil bref, elle tombe rapidement amoureux de lui et cela n’échappe pas à sa copine Julie qui la pousse à s’ouvrir et à vivre ce sentiment à fond. Léa commence à s’ouvrir, à sourire et cela fait plaisir à lire. Cependant, la joie et le bonheur ne sont pas longtemps au rendez-vous. Suite à une énième humiliation, Léa n’en peut plus et s’enfuit pour se cacher…

Je ne peux que vous pousser à lire cet ouvrage. En effet, ce n’est pas bien long mais cela est intense. Amélia Varin nous amène encore une fois sur le chemin du harcèlement scolaire mais ici c’est sur la différence physique. Après cette lecture, j’ai pris du temps pour faire un point sur ma scolarité : même s’il y a eu quelques obstacles liés à mon surpoids à ce moment de ma vie, je me sens chanceuse d’avoir pu évoluer dans une sphère scolaire qui m’a accepté : j’ai eu de nombreux camarades et amis et en lisant le texte d’Amélia, je me suis sentie bien, chanceuse même si tout n’a pas été tout rose.

La plume d’Amélia reste toujours aussi efficace, simple et belle. On ne tourne pas autour du pot, c’est assez sympathique.

La fin de la nouvelle me laisse un peu sur ma faim. J’avoue que j’aurais aimé en savoir plus sur le ressenti de Léa, sur la manière dont elle pouvait appréhender cette nouvelle vie. J’aurais aussi apprécié un point de vue externe : celui de ses camarades qui l’ont poussé dans ses retranchements mais aussi le point de vue de Julie sur la manière dont elle pourrait aider son amie.

Les – :

  • La fin et ma volonté à en savoir plus sur l’après accident.

Les + :

  • La couverture que j’ai bien appréciée par sa simplicité. Le parallèle entre cet adage que l’on lie aux contes de fées et le contenu de la nouvelle est bien trouvé.
  • Le personnage de Léa que j’ai eu envie de protéger.
  • La manière dont Amélia nous montre le harcèlement scolaire sous une autre forme que celles qu’elle a déjà exploité.
  • La plume de ma chère Amélia que j’aime toujours autant.
  • L’amitié entre Julie et Léa.

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Et soudain, la vie bascule – Perrine Marche

511p+LQQ7eL._SX195_.jpgRésumé : Maeva est une jeune adolescente de treize ans pleine de vie. Elle déborde d’énergie et pratique intensément le sport depuis quelques années. Elle a commencé à l’âge de cinq ans, emplie de motivation et talentueuse, elle a intégré une section Sport Études ayant pour objectif d’accéder au plus haut niveau, c’est-à-dire le pôle France. Ses disciplines de prédilection sont le hand-ball, et l’athlétisme, c’est bien plus qu’une passion, c’est sa raison de vivre. Un jour, elle surprend une conversation entre sa mère et sa grand-mère qui va la bouleverser. Elle quitte le domicile précipitamment et en une fraction de seconde sa vie, ainsi que sa famille, vont voler en éclat. Perrine Marche, l’auteur vit dans le sud de la France. Elle aime la lecture, l’écriture et le sport.

Mon avis : Je remercie Perrine Marche pour l’envoi de son roman en service presse. Vous savez que les romans où les enfants sont les personnages principaux et qu’une catastrophe arrive, ce n’est pas vraiment des histoires qui me tentent, j’ai toujours peur d’avoir une tristesse intense qui me colle à la peau pendant des jours après avoir terminé ma lecture.

Ce n’était donc pas trop sereinement que j’ai commencé ma lecture. À chaque page tournée, je priai le bon dieu pour que la mort ne surgisse pas. Il est vrai que le résumé reste vague quant à la catastrophe qui va se produire.

Ce sentiment a quand même vite disparu, je vous rassure. Quand j’ai compris ce qui allait se passer, j’ai écarté le pire même si ce que Maëva a est très grave, j’ai su que j’allais survivre à ma lecture.

On fait la rencontre de Maëva, une jeune adolescente de treize ans qui n’a pas froid aux yeux. Elle répond, n’en fait qu’à sa tête et ne veut rien entendre sauf lorsque l’on parle de sport. Maëva a une sœur jumelle : ici, aucun lien fort, les filles ne se ressemblent absolument pas. L’une est sportive, rebelle, énervée, l’autre est calme, littéraire et respectueuse envers ses parents. J’ai apprécié la différence entre les deux sœurs. C’est aussi bien de dissocier les jumeaux, ne pas oublier qu’ils ont leurs identités propres. Dans la famille, il y a aussi un petit frère. Un petit frère qui voue un culte à Maëva. C’est une véritable tête brûlée toute mignonne.

Ce n’est pas pour rien que l’on dit que la vie peut basculer en un claquement de doigt. Dans son accident, Maëva entraine sa famille qui se voit bouleversée. Déjà que l’on avait une famille séparée par un divorce : les relations avec Nina la maman chez qui la tribu vit et avec le papa se voient changer. Si d’un côté, Nina se dévoue jour et nuit à ses enfants, le papa est aux abonnés absents.

C’est un roman qui est une belle leçon de vie. Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, et ce roman est une belle illustration de cet adage. On est pris dans une spirale d’évènements qui ne nous permettent pas de nous ennuyer.

Je n’ai pas su m’identifier totalement à Maëva parce que c’est une jeune adolescente qui bouge autant qu’une sauterelle. Elle adore le sport et ne tient pas en place, tout le contraire de moi ! Cependant, j’ai quand même été touché et émue par ce roman. Les personnages secondaires sont assez sympathiques et apportent beaucoup à ce roman, ils sont une force que Maëva n’aurait pas soupçonné.

La seule chose qui m’a un peu ennuyé c’est la narration, j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire à cause de cette dernière. Je l’ai trouvé trop impersonnelle pour un roman qui se dessine comme une leçon de vie.

Les – :

  • La narration qui ne m’a pas convaincu, je l’ai trouvé trop impersonnelle.

Les + :

  • Le courage et la force de Maëva. Elle n’abandonne pas ses rêves.
  • La famille, c’est la plus grande force.
  • Un roman qui donne une belle leçon.

Ma note : 155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie

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Le jeu – France Michèle Adler

51g2Rcg2vUL._SX195_.jpgRésumé : Les jumeaux Julian et Justin vivent hors du monde sur Long Island, jusqu’à ce qu’apparaisse une adolescente de leur âge…À Kid-han-nink, l’une des plus belles propriétés de Long Island, les jumeaux, Julian et Justin Farrell, vivent hors du monde. Ils jouent à Tarzan dans les immenses bois de Kid-han-nink, font des courses effrénées à cheval, campent sur leur île privée et dorment enlacés dans leur cabane dans les arbres. Ils s’aiment, se bagarrent, jusqu’au jour où une adolescente de leur âge vient troubler leur univers. Le délire s’installe. Qu’y a-t-il de vrai, d’imaginé dans le dédale de ce jeu qu’ils vivent et revivent inlassablement ? Quelle est cette tragédie tue par la famille entière, et qui a brisé leur destin ? Entre enquête et souvenirs, rivalité et culpabilité, Le Jeu reste l’histoire d’un amour fou entre deux frères. Entre enquête et souvenirs, rivalité et culpabilité, découvrez Le Jeu, l’histoire d’un amour fou entre deux frères.

À PROPOS DE L’AUTEUR : France-Michèle Adler a passé sa jeunesse à Nice avant de vivre à New York. Elle a travaillé dans la bourse à Wall Street, les banques internationales et la mode. Elle a été journaliste de mode pour le New York Post et a contribué à Elle, Interview et New York magazine. Son premier livre Sportsfashion (anglais) publié par Avon Books retrace l’histoire de la mode dans le sport.

Mon avis : Je remercie les éditions Publishroom qui me contactent pour la troisième fois via Simplement.pro pour me proposer de découvrir des romans.

Ici, je me suis laissée séduire par ce court roman « le jeu ». J’avoue que même si la couverture ne m’a pas forcément hyper séduite, le résumé m’a tenté.

Je vous avoue que j’ai passé un moment de lecture un peu particulier dans le sens où je n’ai pas su quoi penser de cette lecture. Je n’ai pas détesté, non, mais je n’ai pas non plus franchement apprécié. Vous avez déjà eu ce sentiment mitigé pour un roman ?

On fait la rencontre de Justin et Julian, deux jumeaux qui sont inséparables. Ils se ressemblent comme deux gouttes d’eau, ils sont toujours ensemble, ils sont complémentaires même si j’ai vraiment eu l’impression que Julian a l’air plus calme, doux, gentil que Justin qui est plus sauvage, bourru.

Le cadre de vie des jumeaux est plutôt sympathique : avec des parents extrêmement riches, ils vivent dans une villa de Kid-han-nink, ils sont tellement chouchoutés qu’ils ont une île pour eux deux. Sur cette île, ils s’amusent, profitent de leur jeunesse. Ils ont des jeux particuliers, ils n’ont peur de rien. Julian & Justin sont inséparables jusqu’à l’arrivée de June, une jeune adolescente belle comme le jour qui vient bouleversée leur quotidien.

Roman sur le lien qu’il peut y avoir entre les jumeaux. Une histoire d’amour fraternel mais aussi de jeux. Jeux malsains dans un sens : on ne sait pas jusqu’où ils vont aller.

La narration s’alterne : une fois c’est un des jumeaux (on met du temps à comprendre lequel des jumeaux parlent), l’autre fois, ce sont des personnages autres que les jumeaux qui prennent la parole pour dire ce qu’ils pensent des jumeaux. Les passages sur les jumeaux sont une discussion avec un « tu » qui reste longtemps inconnu. Je pense que cette narration n’est pas vraiment faite pour moi, je me suis posée trop de questions dès le départ et cela m’a un peu dérangé.

L’attitude de la mère des jumeaux est révoltante ! Je pense que si je l’avais eu en face de moi, je lui en aurais collé une et une belle.

J’ai apprécié les voyages divers que l’on fait à travers ce court roman : on part en Jamaïque avec le grand-père des jumeaux, avec Julian on voyage aussi beaucoup aux quatre coins du monde et le voyage entre imaginaire et réalité est bien présent aussi.

Les – :

  • Une narration qui ne m’a pas convaincu.
  • Justin et sa mère qui n’ont pas su me convaincre non plus.
  • Un manque de détails sur l’île des jumeaux.

Les + :

  • Les décors proposés.
  • La frontière entre la réalité et l’imaginaire.
  • Les voyages aux quatre coins du monde.
  • Les personnages de June & Julian.
  • L’intrigue intéressante proposée.

Ma note : 155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie

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La source S – Philippe Raxhon

CVT_La-Source-S_5339Résumé : Quel est le point commun entre le philosophe romain Sénèque, l’écrivain Oscar Wilde et l’empereur Napoléon Ier ? La Source S. Qu’est-ce qui relie Paris, Palerme, Dublin, Tel Aviv, Rome, Waterloo, Sainte-Hélène, et les chemins de la mémoire ? La Source S. Qu’est-ce qui pourrait bouleverser notre vision historique du monde ? La Source S. Qu’est-ce qui peut réunir un historien renommé, professeur à la Sorbonne, jouisseur, gourmand et amateur de grands vins sans modération et une jeune chercheuse sicilienne ambitieuse, instable et sensuelle à tomber par terre ? La Source S. Qu’est-ce qui peut tuer ou inviter à tuer dans un raffinement de cruauté ? La Source S. Qu’est-ce qui constitue une énigme insoluble, et le restera peut-être, même à la dernière page ? La Source S. Qu’est-ce qui est authentique dans cette histoire ? L’impact de la Source S. La Source S, un thriller à ne pas lire si vous êtes satisfait de vos certitudes. 

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois la plateforme Simplement.pro pour la découverte de ce thriller que j’ai beaucoup apprécié. Je remercie aussi Philippe Raxhon pour l’envoi de son roman version papier. Je suis ravie d’avoir pu l’avoir en main. C’est un roman qui a trouvé sa place dans les étagères de ma bibliothèque à côté des romans de Dan Brown.

Je vous avoue que j’ai été charmé par la couverture de ce roman et le résumé de ce dernier.

La comparaison avec Dan Brown est amplement méritée. Je suis sous le charme de la plume de Philippe Raxhon. En effet, j’ai passé un excellent moment avec ce thriller qui nous réserve beaucoup de surprises.

Ce que j’ai énormément apprécié c’est le fait qu’on nous retourne complètement le cerveau. Je pense qu’il y avait de la fumée qui sortait de mes oreilles. On remet tout en question, l’Histoire du monde, les perceptions que l’on en a ainsi que nos connaissances du monde. Comme je le dis sous, l’habit ne fait pas le moine. Ce roman est une belle illustration de cet adage.

François Lapierre est un professeur à la Sorbonne. C’est le personnage principal de notre histoire. Haut en couleur, c’est un personnage très intelligent et courageux qui m’a beaucoup plu. Il est accompagné de Laura Zante, une jeune femme qui apporte beaucoup au roman, c’est vraiment une aventure que ce duo nous propose. Vous comprendrez peut être mieux le parallèle entre les personnages de Robert Langdon et ses comparses féminines.

L’intrigue est très prenante, j’ai adoré cette chasse aux trésors qui nous entraine dans différents endroits, c’est assez prenant.

J’avoue que la première partie est un peu longue mais nécessaire. Elle pose les bases historiques donc c’est très explicatif mais j’ai aimé cela. Je peux comprendre que ça soit assez long pour les lecteurs qui n’apprécient pas forcément ce côté historique de l’histoire.

J’ai apprécié les références historiques bien entendues mais on part aussi dans un voyage pour nos papilles ! Entre bonne nourriture et grands crus, ce fut le bonheur total ! J’en avais l’eau à la bouche.

Je ne peux que conseiller ce roman aux fans des romans ésotériques. C’est vraiment très sympathique comme lecture. La découverte de la plume de Philippe Raxhon est une belle surprise. Je suis sous le charme.

Les – :

  • Mon cœur de lectrice est comblé, je n’ai rien à redire.

Les + :

  • Les personnages adorables qui m’ont permis de vivre une belle aventure.
  • La chasse au trésor.
  • Le fait que mon cerveau ait été retourné.
  • La plume qui est terriblement incroyable.
  • Un bon roman ésotérique !

Ma note : 155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie

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Killarney 1976 – Joël Macron

killarney-1976-1084130-264-432.jpgRésumé : Tu le sais, je dois repartir… mon pays est au bord de la révolution. Shariati a besoin de moi. Nos visiteurs ont certainement voulu nous avertir, nous mettre en garde contre la folie de notre civilisation… Je ne sais quelles sont leurs intentions exactes, mais je pense qu’ils savent ce qu’ils font. Tu es le dépositaire de tous ces secrets : je sais que cela t’a semblé impressionnant, et que tu te demandes toujours quoi faire de toutes ces informations : garde les précieusement, en toi. Garde aussi ce cahier avec tes notes précieuses : il te servira un jour, dans très longtemps.
Je devine ta question en écrivant : mais quand ? Voici ma réponse, en persan :هنگامی که شما می توانید این جمله را ترجمه کنید

Mon avis : Je remercie Emma pour l’envoi de ce nouveau service presse dans le cadre de mon partenariat avec les éditions NOBI. Killarney est un roman particulier, sensible avec lequel j’ai passé un bon moment de lecture.

Entre autobiographie et fiction.

C’est un style bien particulier que m’a proposé de découvrir Emma.  On vogue entre les souvenirs de l’auteur et l’introduction d’un personnage iranien, Mano, dans un moment de la vie de Joël Macron.

Mano est un personnage assez surprenant. C’est un homme iranien qui est physicien nucléaire. Il arrive dans la vie de Joël en 1976. L’Iran est au cœur des conflits, des actualités politiques étrangères. Un mystère plane  autour de Mano qui ne veut pas révéler la teneur de sa mission. Cela ajoute une touche assez sympathique au roman.

S’installe alors un climat de tension dans ce roman qui semble être une tranche de vie déroutant, rempli de morale et d’importance.

Un voyage géographique et dans la mémoire.

On ne parvient pas à tenir en place, en effet, on voyage entre l’Irlande et l’Iran. Joël téléchargementest un professeur de français en Irlande. C’est ce qui explique pourquoi on se retrouve dans ce pays. Avec le personnage de Mano, on est propulsé en Iran. On voit alors les différences entre les cultures et les civilisations. On se rend compte de la folie des hommes, du comportement complètement fou de ces derniers. Bref, on voyage entre deux pays qui ne se ressemblent pas du tout. Cependant, la comparaison fait son petit effet. On est saisi. Le voyage n’est pas seulement géographique mais sensoriel, mémoriel. C’est un travail de mémoire, on remonte les souvenirs de Joël via ses notes prises dans un carnet au moment où Mano fait irruption dans la vie de ce dernier.

Entre religion et politique.

On a une toile de fond historique qui m’a plu. En effet, en 1976, l’Iran bascule puisque des religieux prennent le pouvoir. En effet, les Ayatollah sont des religieux qui prônent la révolution en Iran. C’est un pays que je ne connais pas très bien. J’ai apprécié en apprendre plus sur l’Iran et sa volonté de pouvoir égaliser Israël sur le point de l’armement nucléaire.

Une plume au service de la vérité.

Par cette plume et cette intrigue, Joël Macron met ses mots au service de la vérité. C’est une intrigue surprenante, avec un style surprenant. Je ne peux que vous conseiller si vous êtes curieux. C’est une lecture qui remet le lecteur à sa place, c’est bien de lire ce genre de roman.

Les – :

  • Quelques longueurs qui m’ont fait faire quelques pauses dans ma lecture.

Les + :

  • Le fond historique.
  • Le voyage entre l’Iran et l’Irlande.
  • Mano, un personnage très sensible et subtil.

Ma note : 155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie

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Ces oiseaux qu’on met en cage – Marjorie Levasseur

513U4Ob3bAL._SX331_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : SAMUEL, FABRICE, MANON, FRANCK, ANNE-LISE… Vu de l’extérieur, leur vie semble parfaite, mais doit-on toujours se fier aux apparences ? Un jour, arrive le geste de trop, l’événement qui fait dérailler la marche routinière du train de l’existence. Les masques tombent, le vernis craque. Au fil des rencontres, des tragédies, apparaît la nécessité pour ces jeunes gens et leur entourage d’évoluer, de retrouver une liberté perdue… D’ouvrir la cage, quel que soit le prix à payer.

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois l’équipe du prix des auteurs inconnus pour l’opportunité qu’elle m’a donné : j’ai pu lire ces oiseaux qu’on met en cage de Marjorie Levasseur.

C’est ma dernière lecture pour le prix. C’est donc avec un petit pincement au cœur que j’ai refermé le livre. Dans un premier temps parce que je clos mes lectures et dans un second temps parce que j’aurais du me lancer dans ce roman bien avant et ne pas le laisser trainer dans les derniers.

Dans un premier temps, j’ai trouvé la couverture simple, belle et sobre. Elle dégage un sentiment certain de liberté entravé par cette cage, symbole de l’emprisonnement. Bref, deux sujets antithétiques qui m’ont plu.

Ce qui est saisissant dans un premier temps dans ce roman c’est la précision des caractères, la finesse des psychologies des différents personnages. Marjorie Levasseur nous montre ici que les nombreux personnages sont tous très différents et se battent face aux traumatismes qu’ils ont pu subir.

On touche des thèmes très durs et compliqués dans ce roman comme la violence physique et conjugale. On se retrouve dans une situation de traitement incroyable. En effet, on est face à des personnages qui subissent et réagissent à ces troubles, à ces violences, qui vivent avec des traumatismes. On a d’autres personnages qui restent impuissants face à ces personnes qui sont touchées. On se retrouve dans le camp des victimes et dans celui de ceux qui voudraient bien aider mais qui n’y parviennent pas forcément. C’est très intéressant de voir  que les quatre personnages principaux se croisent, agissent dans les histoires des autres, essayent, n’y parviennent pas.  La manière dont Marjorie Levasseur traite les informations est très intelligente. Elle nous permet d’être happés par cette histoire.

Les sujets traités sont graves, mais il est tout de même important d’en parler, de lire ce genre de romans. C’est bourré de finesse et très bien maitrisé.

Le changement de point de vue est assez sympathique. Ainsi, on peut se rendre compte des différentes manières d’appréhender les catastrophes que l’on peut avoir à subir dans notre quotidien. On se rend compte qu’elles ne sont pas forcément perçues de la même manière.

Toutes ces multitudes de caractères différents, cette intrigue prenante et cette manière d’expliquer les choses font que cette lecture est belle. Vous savez, maintenant, à quel point je suis sensible. Ce roman est un roman coup de point pour les différents termes qu’il aborde. Cependant, les sujets sont peut être un peu trop difficiles pour moi, j’ai du faire une pause dans ma lecture parce que c’était compliqué. Ici, c’est un « point négatif » que j’ai pu trouver à ce roman.

La plume de Marjorie Levasseur est exceptionnelle. Elle nous transporte dans son monde dès les premiers mots. Elle véhicule beaucoup d’émotions diverses qui font que nous, lecteurs, on s’installe rapidement dans l’histoire racontée.

Les – :

  • Des sujets un peu trop durs à lire pour moi.

Les + :

  • Une plume excellente que j’espère recroiser un jour.
  • Des personnages très différents.
  • Des émotions véhiculées à merveille.
  • Un roman coup de poing.

Ma note : 155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie

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Forget-me-not – AJ Debove

51T+FQYqx5L._SX195_.jpgRésumé : Joseph et Marine Verdier reçoivent leurs cinq enfants, adultes, pour les vacances d’été. Les retrouvailles annuelles sont pour eux l’occasion de se replonger dans des souvenirs sans cesse revisités. Dans cette famille, marquée par un conservatisme fort, chaque enfant a su intégrer ou se défaire des conventions, à sa manière : Victoire, s’est réfugiée dans un enthousiasme factice permanent, censé combler une vie où la perfection résonne souvent dans le vide ; Amaury, misogyne congénital, fait peser le poids de son mal-être sur les autres ; Guilhem, soucieux d’être aimé des siens n’hésite pas à taire ses revendications et sa personnalité ; les jumeaux, Rosalie et Clément, exilés à Rome, se débattent avec les stigmates laissés par la désagrégation de l’image parentale ; l’un en refusant de quitter le giron de l’enfance, l’une en peinant à s’avouer heureuse dans une histoire d’amour qui la dépasse. Dans cette famille où tout se conjugue au singulier, les personnalités contradictoires peinent à s’accorder. Des failles, des non-dits, de la rancœur dans cette famille au sens large, mais un amour inconditionnel. Une saga familiale qui retrace l’itinéraire de chacun dans sa construction personnelle et met en relief la façon dont le conservatisme des uns pèse sur l’émancipation des autres.

Mon avis : Voici une des dernières chroniques pour le prix des auteurs inconnus. J’ai pu me lancer dans la lecture de ce roman que j’avais sélectionné pour le prix. Voici une lecture que j’ai appréciée, qui a du potentiel mais qui est cependant, jalonnée par des petits « couacs ».

On est de nouveau dans le cadre d’une lecture familiale assez intéressante. On est dans un huit clos où les protagonistes se connaissent tous depuis toujours puisqu’il s’agit d’une grande famille. Les parents, cinq enfants avec leurs enfants. Tous les étés, ils passent des vacances ensemble dans la maison familiale.

On a cinq enfants : Victoire, Amaury, Guilhem, Clément et Rosalie. Ils sont tous très différents mais attachants. Tous sauf Amaury qui m’a dégoûté tout au long du roman. C’est vraiment un « monsieur connard » qui voit le mal partout. Sa femme et ses enfants sont parfaits et le reste c’est inférieur. L’homosexualité de Guilhem est un sujet dont il ne faut pas parler, interdit dans la famille. Bref, on est dans une famille pleine de secrets, de souvenirs et j’ai pris plaisir à évoluer avec eux le temps des vacances.

J’ai apprécié le fait que la fratrie est soudée excepté Amaury qui est bien au dessus de 21558808_10155840743672376_432604085835244817_ntout cela.

J’ai aimé ce roman, cependant, j’ai tiqué, à plusieurs reprises, sur des fautes d’orthographe. Quel dommage ! Ma lecture est sympathique mais franchement : les fautes sont nombreuses et ça m’a un peu fait lever les yeux au ciel.

Le cadre géographique envoie du rêve, j’ai été charmé par les environs, le lac, la maison près du lac. L’auteure m’a donné envie de voyager. C’était très sympathique. La plume est belle, efficace et va droit au but : c’est ce qu’on aime !

L’intrigue de ce roman est simple mais très efficace. Moi qui suis issue d’une famille de cinq enfants, j’ai pris plaisir à imaginer mes frérots et ma sœurette dans cette situation. J’ai apprécié aussi que les conflits éclatent, qu’on essaye d’arrondir les angles pour garder la famille unie, des tentatives de réconciliation, des disputes. Bref comme dans une vraie famille.

La plume de A.J Debove est remarquable, une syntaxe forte et puissante qui nous plonge directement dans l’histoire qu’elle nous propose.

Les – :

  • Le personnage d’Amaury (et Marjolaine aussi, sa femme) qui reflète bien le personnage de Joseph, son père.
  • Quelques longueurs.
  • De nombreuses fautes d’orthographe.

Les + :

  • Une intrigue forte.
  • La découverte d’une plume forte et sensible.
  • La fratrie que j’ai adorée !
  • Le personnage de Marine qui essaye de porter sa famille à bout de bras.
  • La présence de nombreuses histoires d’amour.

Ma note : 155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie

 

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Moi, smartphone, ce héros – Thomas Palpant  

51TkpdUgT+L._SX195_Résumé : Vous le trimbalez de toutes parts, le sollicitez du matin au soir… et il en bave ! Plongez dans la peau d’un smartphone, son quotidien et ses états d’âme, le temps d’une histoire feel-good bourrée d’humour !

Mon avis : Je remercie Thomas Palpant pour m’avoir proposé son roman « moi, smartphone, ce héros » via le site Simplement.pro. Je l’avais déjà vu sur la toile et chez des copines blogueuses. Je vous avoue que je ne me serai pas retournée sur ce roman de moi-même. C’est tellement décalé, tellement drôle que j’avais peur de ne pas apprécier ma lecture.

Cependant, je vous avoue que je suis positivement surprise. Le personnage principal de ce roman est … Un téléphone portable ! Oui, vous avez bien lu. Un téléphone et pas n’importe lequel : un smartphone dernier cri qui voit sa vie se bouleverser à plusieurs reprises.

C’est le genre de petit roman qui fait du bien aux zygomatiques. Je trouve cela très sympathique. En effet, je me suis vraiment bidonnée à plusieurs moments. C’était vraiment très sympathique comme lecture !

Ce fameux smartphone vit avec différents propriétaires, tous différents qui l’utilisent tous d’une manière différente. Ainsi, on bouge, on ne s’ennuie pas, on voyage un peu et on rit beaucoup.

Je vous avoue que je ne pensais pas pouvoir apprécier ce genre de roman. Mais je vous avoue que la curiosité là rapidement emportée. J’ai bien aimé la couverture de ce roman. La mise en avant de ce super héros.

Grâce à ce roman humoristique, on se rend compte de l’importance que prend le smartphone dans nos vies. Je suis la première à m’en blâmer : banque, blog, application pour le sport, réseaux sociaux, jeux, j’ai toute ma vie sur mon téléphone et je ne serai pas capable de m’en défaire. C’est une triste réalité. Cependant, notre monde évolue tellement vite que l’on est vite rattrapé par la technologie.

Si vous cherchez un roman complètement décalé, une satire sur la société d’aujourd’hui et sir l’hypocrisie de certains sur l’utilisation de leurs smartphones, ce roman est fait pour vous.

La plume de Thomas Palpant est très belle, je trouve qu’il réussit l’exercice avec brio. Il y a un équilibre entre ironie, humour et dynamisme. L’univers proposé est assez bien décrit, les paysages, personnages sont assez sympathiques. J’ai apprécié que les personnages humains qui sont au second plan sont quand même assez sympathiques.

C’est le genre de roman que je ne lirai pas tous les jours dans le sens où je préfère quand même les humains en personnages principaux. On passe un agréable moment j’en conviens mais l’intrigue reste simple (mais efficace). J’ai lu ce roman en plusieurs fois parce que je l’ai trouvé plus sympathique par petites touches que tout d’un coup. C’est très drôle mais j’ai eu un peu de mal à tout lire, le sérieux, des fois, c’est bien aussi !

Les – :

  • Une intrigue simple mais qui manquait d’un petit quelque chose pour que je puisse m’épanouir dans ma lecture.

Les + :

  • Une plume sympathique comme tout.
  • Beaucoup d’originalité.
  • Un humour décapant.
  • Une belle satire de la société.

Ma note : 155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie

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Le carnaval des illusions – Jo Rouxinol

51NwfjhAg5L._SY346_.jpgRésumé : Plongée dans l’agitation d’un établissement scolaire, Eva fait ses premières armes dans l’enseignement en tant que surveillante. Elle se concentre sur le quotidien, parfois brutal, pour s’extraire d’un passé douloureux et s’empêcher de partir à la dérive. Mais le souvenir de son immersion au cœur d’une favela brésilienne continue de l’obséder bien après son retour à Paris. Avant, après, ici, là-bas, la jeune Eva navigue à vue entre ses identités multiples et nous entraîne dans un monde foisonnant de vie, jusqu’à ce que l’envers du décor impose sa sombre réalité et balaie ses illusions. Des bidonvilles cariocas aux banlieues françaises, elle affronte une violence sans frontières qui la mènera au bout de la quête d’elle-même.

Mon avis : J’ai pu lire « le carnaval des illusions » de Jo Rouxinol dans le cadre du prix des auteurs inconnus dont je suis jury (et on repart pour l’année prochaine d’ailleurs, je suis trop contente !).

J’ai mis du temps pour écrire ma chronique tellement ce fut une claque littéraire (oui, pas livresque, littéraire) pour moi. Je pense que c’est la première fois que je lis un roman si beau, si subtile, si criant de vérité dans le cadre du prix. J’en suis ravie, vraiment. Jo Rouxinol signe ici un merveilleux roman qu’il m’est dur de chroniquer de manière objective.

On fait la rencontre d’Eva, une jeune femme qui est Assistante d’éducation dans un collège après avoir vécu une passion au Brésil dont elle ne parvient pas à se défaire. On alterne entre le présent en France et le passé au Brésil. La partie brésilienne m’a fait penser, à de nombreuses reprises, à un roman que j’avais bien aimé : Là où les tigres sont chez eux de Jean Marie Blas de Roblès (Pour que je compare cela à un roman prisé, il faut y aller, oui, c’est vrai !).

Le carnaval des illusions est avant tout une histoire d’amour : entre les personnes mais21558808_10155840743672376_432604085835244817_n aussi avec le Brésil. C’est vraiment excellent.

On est immergé dans un collège de Paris où Eva côtoie les élèves comme les professeurs. J’ai beaucoup apprécié le fait qu’Eva soit une assistante d’éducation car je le suis moi-même. La situation qu’elle vit, je la vis au quotidien. C’est vraiment une belle immersion. On fait la rencontre d’élèves en difficultés, tous très différents mais aussi des professeurs qui ont, eux aussi, des situations délicates à gérer.

Eva décide de tout quitter : études, vie en France pour suivre l’homme de sa vie au Brésil. Ainsi, elle découvre des endroits incroyables, une manière de vie différente de la nôtre mais surtout une culture et des traditions que l’on ne pourrait pas imaginer en France. Bref, le dépaysement est total entre le présent en France, la difficulté de son métier, les désillusions face à des comportements adultes au sein du collège et en dehors.

J’ai apprécié les péripéties dans ce roman, les problèmes auxquels Eva doit faire face. Eva se voit coincée entre la volonté de faire percer la vérité et le fait que ce ne soit pas ses affaires et qu’elle n’est certaine de rien.

La plume de Jo Rouxinol est vraiment très belle et additive. On est directement dans l’ambiance.

Je n’avais pas forcément envie de mettre mon nez dans ce roman. Cependant, je suis entrée dans l’histoire très rapidement. Ce roman est un réel page turner. Je ne peux qu’apprécier.

Les – :

  • Mon cœur de lectrice est comblé.

Les + :

  • Une intrigue prenante.
  • Une plume incroyable.
  • Un panel de personnages excellents, une diversité incroyable.
  • Un voyage entre le passé et le présent mais aussi entre la France et le Brésil.

Ma note : 155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie

 

 

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So long Alice – Constance Dufort

téléchargement.jpgRésumé : New York dans les années 2010. Alice cherche son frère dans Manhattan, rivée à son lecteur MP3. Il ne lui reste que cela de sa vie d’avant : la playlist de son frère Jeff. Ça, et l’arrogance de ses 14 ans. Jefferson est ici. Elle le trouvera ! Quitte à dormir dans Central Park au cœur de l’automne. Une rencontre aussi fortuite que désagréable va pourtant bouleverser le déroulement de sa mission. Mais qui est cette vieille harpie endimanchée au chat teigneux, gesticulant devant le chapelier fou de bronze? Et cet étrange majordome qui la talonne, Alice est persuadée de le connaître…

Mon avis : Je remercie Emma et les éditions Nouvelles Bibliothèques pour l’envoi de ce service presse que j’ai apprécié lire. En effet, le résumé et la couverture sont assez sympathiques, ils donnent rapidement envie de se plonger dans l’univers de Constance Dufort.

On fait la rencontre d’Alice qui décide de tout quitter pour retrouver son frère. Son aventure la propulse à Manhattan. La recherche de son frère va la mener dans des endroits peu fréquentables, elle va rencontrer des personnages atypiques, elle va découvrir qu’elle peut puiser au plus profond d’elle-même pour retourner la terre entière et retrouver Jeff. J’ai trouvé ce personnage très fort. Alice est une jeune fille courageuse, qui a le sens des valeurs et qui ferai tout pour son frère. J’ai trouvé cela très appréciable. C’est un personnage fort qui marque le roman. Le personnage d’Alice porte le roman à elle toute seule.

L’intrigue est très sympathique. Elle est simple mais fonctionne très bien. Les péripéties apportent beaucoup au roman. C’est un roman assez court (environ 150 pages) mais nous n’avons pas le temps de nous ennuyer. La recherche de Jeff est intense et intéressante. En effet, cette recherche va forcer Alice à dormir dans la rue, à trouver des solutions face à ses économies qui fondent comme neige au soleil.

La seule chose que je peux trouver à redire à ce roman c’est le fait que le début est un peu longuet. En effet, j’ai du mettre deux ou trois chapitres pour m’installer confortablement dans l’histoire.

J’ai trouvé le personnage de Grace très atypique. En effet, son côté ronchon, vieilletéléchargement mamie toute aigrie m’a beaucoup plu. Elle forme un couple du tonnerre avec son majordome Steed qui est aussi étrange qu’elle. J’ai trouvé ce duo assez drôle. Il apporte un petit je ne sais quoi en plus au roman. Ainsi, ce roman passe du roman sympathique au roman agréable à lire.

J’ai aussi découvert la plume de Constance Dufort que je ne connaissais pas. Elle a une manière particulière de raconter cette histoire. C’est ce qui la rend unique. C’est une histoire qui pourra plaire aux plus jeunes comme aux adultes. J’ai beaucoup apprécié les descriptions des paysages, surtout celui de Central Park. Je n’ai jamais eu la chance d’aller visiter ce bout de la Terre mais l’auteure nous décrit les choses comme si j’y étais. Je ne peux que souhaiter bon vent à ce roman qui vous fait passer un agréable moment de lecture.

Les – :

  • Un début quelque peu long.

Les + :

  • Des descriptions détaillées qui nous font croire que l’on y est !
  • Un personnage principal fort qui m’a plu.
  • Un duo de personnages secondaires attachants. C’est vraiment un bel ajout au texte.
  • La plume de Constance Dufort que j’ai apprécié découvrir.
  • Un roman qui plaira aux plus jeunes comme aux plus grands.

Ma note : 155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie

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Dans un battement d’ailes – Amélia Varin

xcover-1843.jpgRésumé : « Le vent souffle, emportant les feuilles mortes. Posé sur le rebord de la fenêtre, l’oiseau prend son envol. J’aimerais tellement le suivre. Planer vers la liberté. » Même lorsqu’on souffre, qu’on pense qu’il n’existe qu’une seule échappatoire, une petite lueur apparaît. Inattendue. Et doucement, le sourire revient. Tellement beau, tellement vrai. Et c’est en déployant ses ailes, que l’on s’envole vers de nouveaux horizons…

Mon avis : Je remercie ma copinaute Amélia pour sa proposition. En effet, je suis toujours ravie de découvrir son travail. Après « Toujours se retrouver », « Le fanatique des crachats », « Un vide couleur brique », je retrouve la plume d’Amélia avec « Dans un battement d’aile ». Notion qui tient à cœur à l’auteure, je me suis lancée dans ce texte sachant qu’il parlerai de harcèlement scolaire.

Vous savez que je ne suis pas forcément fan du fait de trouver des notions si sérieuses et si sombres dans les romans que je lis. Je lis dans un premier temps pour m’évader et non pour ressortir de mes lectures le cœur lourd.

Amélia prouve encore une fois son talent via ce texte. Même si ce qui arrive Elaé est très dur, l’auteure parvient avec brio à nous retranscrire les maux de cette jeune fille.

Texte poignant, fort et qui véhicule des messages incroyables, on est propulsé dans la vie d’Elaé. Une jeune fille qui n’a rien demandé à personne et qui par preuve de courage vis-à-vis de son seul ami dans ce lycée, voit sa vie complètement changée du jour au lendemain.

Le texte est sombre cependant, il reste porteur d’espoir et c’est cela qui fait la différence pour moi. En effet, je trouve cela formidable d’avoir pu tenir, le temps d’un roman, une vie insoutenable. J’ai eu mal au cœur en me disant que cette vie insupportable, Elaé la vivait tous les jours. C’est une pression constante, une boule au ventre permanente. Avoir peur des coups, de savoir quand ils tombent. Bref, c’est vraiment un texte porteur d’un message important.

L’ambiance de ce court roman reste lourde par le sujet mais aussi par le J-5 qui ne cesse de descendre, plus l’on se rapproche du J-0 plus on se demande ce qui va se passer.

Je pense que la plume d’Amélia Varin est excellente. Elle s’en sort avec brio pour nous parler des sujets les plus sensibles. Si on passe de la cruauté envers les animaux au harcèlement scolaire par la douleur amoureuse, Amélia nous prouve qu’elle est une auteure tout terrain et ne se cantonne pas qu’à un sujet. C’est excellent.

J’ai du prendre un peu de recul face à ce que j’ai lu. Je n’ai pas pu faire ma chronique à chaud dans le sens où j’ai tellement ressenti les choses, tellement eu peur que j’ai du me poser quelques jours pour vous faire part de mon avis.

Ce roman a une vocation certaine : nous faire prendre conscience que sous les apparences et les sourires, tout ne va pas bien. Ce petit texte pourrait faire du bien aux plus jeunes, à ceux qui vivent ou ont vécus cette situation. Je ne peux que vous pousser à le lire. La prise de conscience est assez fulgurante. Pour ma part, ce fut le cas.

La fin m’a vraiment fait battre le cœur plus intensément qu’à l’accoutumée. C’est vraiment un très beau moment de lecture. La seule chose qui m’a un peu « dérangée » c’est ce côté un peu trop compréhensif d’Elaé face à ce bourreau. La lettre est touchante, c’est un beau message mais j’ai eu mal pour Elaé.

Les – :

  • La presque parfaite compréhension d’Elaé face à ce qu’elle a vécu.

Les + :

  • Le message véhiculé
  • La plume d’Amélia Varin que j’adore.
  • La manière dont le sujet est traité.
  • La force d’Elaé face à son combat.

Ma note : 155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie

 

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La meilleure façon de marcher est celle du flamand rose – Diane Ducret

téléchargement (1)Résumé : La loi de Murphy n’est rien comparée à la loi d’Enaid : tout ce qui est susceptible de mal tourner tournera plus mal encore qu’on aurait humainement pu le prévoir. Après avoir été quittée à Gdansk par téléphone, Enaid se rend à l’évidence : les fées qui se sont penchées sur son berceau ont dû s’emmêler les pinceaux. Comment expliquer, sinon, la sensation qu’elle a depuis l’enfance qu’il lui a toujours manqué quelqu’un ? Il y a de quoi se poser des questions quand les parents adoptifs sont en fait les grands-parents, que la mère est danseuse de nuit, que le père change de religion comme de famille, que les bunkers de l’ETA servent d’école buissonnière. Et que l’accident d’un instant devient la fracture de toute une vie ? On peut se laisser choir ou faire le saut de l’ange. Être boiteux ou devenir un flamant rose. Sur ses jambes fragiles, tenir en équilibre avec grâce par le pouvoir de l’esprit, un humour décapant et le courage de rester soi.

Mon avis : Je remercie Gilles Paris et son équipe (surtout Jules et Léa avec qui j’échange beaucoup). Je vous avoue que je ne connaissais pas ce roman, je l’ai vu quelques fois sur les blogs mais j’ai fondu pour la couverture que je trouve très belle. Même si pour le coup, j’ai fonctionné au coup de cœur, je n’ai pas perdu mon temps ici.

La meilleure façon de marcher est celle du flamand rose de Diane Ducret est un roman épicé mais plein de douceur. C’est assez contradictoire me direz-vous mais c’est vraiment ce que l’on ressent à travers les pages de ce roman et les mots de l’auteure. En effet, on ne sait pas quoi penser ni quoi faire pour Enaid qui n’a vraiment pas eu une vie chanceuse, heureuse. En effet, abandonnée par sa mère inconsciente, elle tombe dans une famille adoptive qui n’a qu’une peur : qu’elle ne devienne une trainée comme sa mère naturelle.

A partir de ce point, on suit les aventures d’Enaid, heureuses comme malheureuses et découvrons que sa vie n’est vraiment pas facile.

En même temps que la vie d’Enaid, j’ai découvert la plume de Diane Ducret. Je regrette de ne pas avoir mis mon nez dans ses romans avant ! La plume est d’une très bonne qualité, on se retrouve dans une spirale d’évènements tous narrés avec précision. Elle n’en dit ni trop, ni trop peu. C’est un équilibre littéraire parfait qui donne un beau cachet à ce roman sans prétention.

Je ne peux que vous conseiller de découvrir ce roman. Il n’est pas très gros, il est parfait pour se détendre entre deux grosses lectures. Si vous êtes fan des récits de vie, de romans qui sont littérairement parlant excellents, ce roman est fait pour vous.

L’intrigue tient en route, le personnage d’Enaid est très sympathique. Sa psychologie détaillée fait d’elle un personnage attachant malgré le fait que j’ai eu envie de la secouer plusieurs fois et de lui dire « Mais arrête, tu fous ta vie en l’air ! » Au final, on comprend pourquoi elle agit ainsi, elle profite de la vie comme elle le peut quand cette dernière lui donne du répit (ce qui n’arrive pas souvent).

Les – :

  • Le caractère assez étrange de ses parents adoptifs.
  • La manière dont Enaid décide de mener sa vie quelque fois.

Les + :

  • La couverture, le titre et l’intrigue très sympathiques, qui donnent envie.
  • La découverte d’une nouvelle plume excellente.
  • L’envie de découvrir d’autres romans de l’auteure.
  • Le personnage d’Enaid qui reste fort psychologiquement parlant.

Ma note : 155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie

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Tout le monde connait Lola – Jonathan Mazo

51YVto9mo7LRésumé : Je m’appelle David, et j’ai le moral dans les chaussettes. Cela fait maintenant deux ans que j’erre dans ma vie au gré du vent. Et puis un jour, elle débarque dans mon quotidien, comme ça, sans crier gare. Lola qu’elle s’appelle. Et le pire c’est qu’elle prétend être ma petite amie. Tout le monde connaît Lola, alors que je suis bien placé pour savoir que cette femme m’est inconnue. Je vous laisse, je ne voudrais pas passer à côté de ma vie !

Mon avis : Je remercie Jonathan Mazo pour cette proposition de service presse. Il est toujours sympathique de recevoir de gentilles demandes de la part des auteurs.

Mis à part le fait que j’adore le prénom de l’auteur (Non, vous ne pouvez pas me juger… Les Jonathan sont les meilleurs ! Si, si). Blague à part, Jonathan Mazo est un auteur à suivre ! J’ai eu quelques petits soucis au démarrage mais rien de bien important. Je suis parvenue à passer un bon moment de lecture et c’est, pour moi, le principal.

La couverture est très sympathique, j’aime beaucoup le côté mystérieux qui émane de la figure féminine. Elle est belle, mystérieuse, tout Lola ! J’aime beaucoup cette fraicheur qui se dégage de la couverture. Le titre est lui aussi alléchant, en effet, j’apprécie ce qu’il dégage. Le résumé est tout aussi tentant, en effet, il attire l’attention (à l’image de la couverture et du titre).

J’avais donc envie de découvrir ce roman, ce que j’ai fait très rapidement.

Le petit problème qui m’a ennuyé dès le début c’était la plume. En effet, la syntaxe de certains passages est assez alambiquée, les tournures sortent du langage quotidien et cela déstabilise. Cependant, ce sentiment de malaise s’efface rapidement, on se sent à l’aise grâce à l’humour présent dans le texte. Il enlève ce côté un peu trop lourd de la langue trop soignée peut être. Certaines phrases sont longues, les figures stylistiques sont nombreuses et je vous avoue que cela m’a un peu perdue dans le texte.

Mais, il faut souligner que Jonathan Mazo donne envie d’en savoir plus grâce à cette intrigue assez originale. Je vous avoue que si vous cherchez des lectures qui sortent de l’ordinaire, qui sont atypiques, je pense que « Tout le monde connait Lola » est fait pour vous. En effet, j’ai trouvé la fin du roman surprenante. Je trouve que c’est une bonne lecture, on a beaucoup de références en tout genre qui viennent bercer le roman. C’est prenant.

Il n’est pas vraiment possible de vous parler de l’histoire sans vous en dévoiler une partie. Il y a de nombreux personnages, c’est assez sympathique. Je trouve que Lola est sympathique mais j’aurais aimé un approfondissement dans la psychologie des personnages. Les personnages sont intéressants mais il m’a manqué un petit quelque chose pour pouvoir accrocher totalement. David est un jeune auteur qui ne parvient pas à se remettre de sa rupture amoureuse avec Marie. Il se noie sous le chagrin et ne parvient pas à remonter à la surface… Jusqu’au moment où arrive Lola, une jeune femme qui s’annonce comme sa petite amie mais dont il n’a aucun souvenir…

Roman bourré d’humour, la découverte fut sympathique. Cependant, il faut apprécier les romans originaux. Je vous avoue que je suis convaincue mais que cela restera un genre de lecture que je ne lirai pas tous les jours.

Les – :

  • Une plume quelque fois un chouïa trop complexe. Tournures de phrase et figures de style trop compliquées.
  • Un manque de profondeur dans les personnages qui restent cependant intéressants.

Les + :

  • Une lecture atypique. Une intrigue originale.
  • Une couverture, un résumé et un titre alléchants.
  • Un humour et des référentes présentes dans le roman.

Ma note : 155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie

 

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Un vide couleur brique – Amélia Varin

un-vide-couleur-brique-1037129-264-432Résumé : Il m’attend, au fond de sa cage. Il attend que je dépose son seau de nourriture. Il attend notre moment privilégié, celui où tout est possible. Ça dure comme ça depuis des années. Lui et moi, collés l’un contre l’autre. Dans un espoir presque chimérique que nous resterons toujours ensemble… jusqu’à ce que la chute devienne irrémédiable.

Mon avis : Je remercie Meg et Violaine qui sont toujours au top. Je poursuis, avec ma lecture d’Un vide couleur brique d’Amélia Varin, mon partenariat avec les éditions Alter Real.

C’est une nouvelle. Vous savez que je suis toujours sur un ring avec ce genre. Ici, c’est vraiment très sympathique dans le fond mais la forme me dérange un peu.

Je suis vraiment très heureuse d’avoir retrouvé la plume d’Amélia Varin. En effet, j’ai pu la découvrir via Toujours se retrouver et le fanatique des crachats. J’ai retrouvé ce dynamisme et cette manière de traiter de sujets durs et complexes.

Ici, on fait la rencontre d’un vieil éléphant qui reste malheureux dans sa cage. Travaillant dans un cirque, on trouve qu’il n’est plus bon à rien. Et malheureusement, on sait ce qui se passe lorsque les animaux de cirque ne sont plus bons à rien.

Je reste quand même dubitative sur le genre « nouvelle » en effet, la base est super bonne mais j’ai toujours l’impression de lire une moitié de quelque chose. J’aurais aimé en savoir plus, même quelques pages en plus. Mais là, je n’ai pas vraiment eu le temps de m’installer dans ma lecture qu’elle était déjà fini.

Cependant, j’ai beaucoup apprécié les notions et les valeurs qui se dégagent de cette téléchargementnouvelle. La cruauté animale, le regard de l’homme sur l’animal. J’ai apprécié la dualité entre les hommes et la manière dont ils traitent l’animal. Je trouve cela bien.

J’ai trouvé l’intrigue originale dans le sens où les notions abordées sont assez rares dans la littérature. C’est assez sympathique et cela remet l’homme à sa place, j’espère que cette nouvelle fera du bien aux lecteurs. Cela peut être une belle prise de conscience.

Amélia Varin parvient à nous véhiculer des messages en quelques pages. C’est vraiment très impressionnant. En effet, je trouve sa plume forte, dynamique et très fraîche.

Les – :

  • Le format bien trop court. J’aurais aimé un développement sur les sentiments du personnage principal.

Les + :

  • L’originalité de cette intrigue.
  • La cruauté animale et le regard de l’homme sur l’animal. Belle notion qui est développée ici.
  • La plume d’Amélia Varin très forte et fraîche.

Ma note :

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20

Terminus – Jonathan Theroude

CVT_Terminus_3108.jpgRésumé : Vincent Kaplan avait tout pour être heureux. Une situation professionnelle, une vie de couple épanouie et une fille merveilleuse. Mais il a tout foiré. Par faiblesse. Ou par vanité. Ou par stupidité peut-être… Une lente descente aux enfers commence. Mais la vie est faite de rencontres. Parfois salvatrices. Une lente remontée vers la lumière s’opère alors. Non sans difficulté. Non sans doute. Non sans appréhension. Le prix du chemin de la rédemption. Peut-être… Il renoue, doucement, avec tout ce qu’il a perdu. Et des ténèbres surgit la lumière. D’abord une faible lueur d’espoir. Ensuite, une folle promesse de retrouvailles avec sa fille, Marie, perdue de vue depuis si longtemps. La vie est faite de rencontres. De bonnes et de mauvaises. Au bon moment ou au mauvais moment. Pour le meilleur et le pire. Pour le meilleur ou le pire.

Mon avis : Je remercie Emma qui m’a gentiment contacté au sujet d’un nouveau partenariat. Je suis heureuse de vous annoncer que je suis l’heureuse partenaire des éditions Nouvelle Bibliothèque (Nobi).

Je commence ce partenariat, avec un roman qui fut une très belle surprise. En effet, avec le résumé et la couverture, j’étais plutôt sceptique sur le genre. Encore une fois, je me suis mis le doigt dans l’œil. J’ai adoré ce que j’ai lu.

On fait la rencontre de Vincent. Un homme qui avait tout pour lui, tout. Cependant, aveuglé par ce succès fou dans tous les domaines, Vincent a tout perdu. On suit le cheminement de cette longue descente aux enfers. Vincent est un personnage que j’ai apprécié découvrir tant il regorge de mystères et d’originalité.

J’ai apprécié ce va-et-vient constant entre le présent et les flash-back qui expliquenttéléchargement.jpgcomment Vincent en est arrivé là. Entre vantardise, faiblesse, orgueil et alcool, Vincent fait le point sur sa vie. On a l’impression qu’il attend une deuxième chance de la part de cette vie qui ne lui a pas forcément souri jusqu’ici.

La fin est vraiment très bien ficelée. Jonathan Theroude passe toute l’histoire à nous conforter dans ce que nous pensions être un roman déjà tout tracé mais non ! J’étais surprise par la fin. J’ai pris du temps pour digérer cette lecture forte, belle et poignante.

Je ne connaissais pas la plume de Jonathan Theroude, c’est vraiment une très belle découverte. En effet, la lecture s’est avérée tranquille, rapide et plutôt dynamique. J’ai adoré le côté acidulé du personnage de Vincent. En effet, même si celui-ci se dévoile difficilement, on finit par apercevoir un personnage très sympathique, qui a fait une erreur qui a chamboulé sa vie. Ainsi, on voit le passage de la lumière à l’ombre et de l’ombre à la lumière d’une manière bouleversante.

 La seule chose que je pourrais reprocher à cette histoire, c’est que certains détails mériteraient d’être un peu plus explicites. Cela aurait donné encore plus de force à l’histoire.

Je ne pensais pas que j’aurais pu être touchée ainsi par ce genre de roman avec un personnage aussi poignant. J’ai beaucoup apprécié ce roman que je ne peux que vous conseiller. C’est une très belle aventure livresque.

Les – :

  • Des détails qui auraient pu être plus exploités.

Les + :

  • Une plume très originale.
  • Une intrigue qui permet de voir les multiples facettes d’un homme perdu.
  • Le personnage de Vincent qui m’a beaucoup plu

Ma note :

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Ceci n’est pas une banane – Céline Theeuws

téléchargement.jpgRésumé : Sixtine, fraîchement arrivée à Paris pour vivre la vie d’une vraie Parisienne, va voir son rêve se briser. Ses nouveaux collègues vont faire d’elle leur souffre-douleur. Insultes et coups-bas vont devenir son lot quotidien, un message envoyé à son corps qui va doucement fondre, jusqu’à se laisser dépérir. Ses bourreaux resteront-ils impunis ? Aura-t-elle la force de se venger ? Une chose est sûre, sa vie changera à jamais…  C’est un roman. Un roman épicé. Assaisonné de jalousie. Peint d’amertume, coloré et engagé. Avec un doigt d’humour. C’est l’histoire d’un corps qui va se désagréger face à la méchanceté. L’histoire d’une femme qui va plier sous le poids du silence. La réalité d’un corps. Une réalité dérangeante. Une histoire fondée sur des faits réels…

Mon avis : Je remercie Céline pour l’envoi de son roman en SP. J’ai eu la chance de le lire en avant première et je vous avoue que ça a été compliqué d’attendre la date ultime pour envoyer ma chronique et vous partager mon avis sur ce roman. Encore merci Céline, ta confiance est très importante pour moi : merci de m’avoir donné ma chance !

J’avais fondu pour « les douceurs d’Adrien » (je me souviens de tout : quand je l’ai lu, écrit ma chronique, bref c’était vraiment un excellent moment pour moi). Ceci n’est pas une banane certifie ce que je pensais : Céline est très talentuuuuueuse !!!! Mais quelle poésie !

Céline a réussi un exploit, en effet, lorsque j’ai lu le résumé j’ai un peu freiné mon ardeur dans le sens où lire un roman sur une quelconque forme de harcèlement, c’est assez compliqué pour moi. Ne voulant pas passer à coté de la plume de Céline, je me suis quand même laissé tenter et j’ai bien fait. Je vous avoue que j’ai été très surprise parce que j’avais sous les yeux. J’ai lu ce roman en quelques heures, impossible de décoller mes yeux des mots de Céline. C’est poignant, fort, plein de sens.

On fait la rencontre de Sixtine, une jeune femme courageuse, belle et très intelligente. A cause d’une petite réflexion, elle subit le courroux de ses collègues et sa descente aux enfers commence. J’ai vraiment beaucoup aimé le personnage de Sixtine. Malgré la pression au travail, la manipulation de ses collègues, elle s’accroche. Entre perte d’appétit, de poids, de moral, Sixtine est au plus mal et m’a fait de belles frayeurs. Cependant, j’ai adoré son courage, sa maîtrise d’elle-même, sa volonté à sortir de la tête de l’eau. Et la petite chenille devient papillon !

Ce roman est à lire, honnêtement, il est génial. Je ne pensais pas qu’après « les douceurs d’Adrien » j’aurais pu être aussi voire plus conquise mais je me suis trompée, avec « Ceci n’est pas une banane », Céline Theeuws met la barre plus haute. Si mon cœur avait fondu pour le premier, mon cœur est une flaque pour celui-ci.

Il faut souligner le fait que le sujet reste traité avec humour ce qui permet une certaine légèreté dans la lecture ce qui la rend plutôt dynamique. C’est vraiment traité avec beaucoup d’ingéniosité et mes craintes du début se sont très rapidement envolées.

Je vous avoue que j’ai eu faim tout le long de ma lecture. La manière dont Sixtine d’applique dans son travail m’a mis l’eau à la bouche. C’est vraiment une belle lecture.

Je ne peux que vous pousser à découvrir l’univers de Céline Theeuws qui s’avère être génial. La plume est belle, délicate et faite pour parler de sujets qui fâchent, les sujets délicats. Ceux-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom. Mais comme Harry Potter, Céline n’a pas peur de les prononcer, de les pointer du doigt et de leur faire la fête !

Les + :

  • La couverture que je trouve très parlante.
  • La plume de l’auteure dont je suis amoureuse !
  • Le personnage de Sixtine que j’ai complètement adoré !

Les – :

  • Un nouveau coup de cœur pour ce merveilleux roman ! Aucun point négatif à souligner.

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Les collisions – Joanne Richoux

CVT_Les-Collisions_8600.jpgRésumé : Gabriel et Laetitia entrent en Terminale Littéraire. Il est brumeux et arrogant. Elle est fière et sauvage. Ils s’ennuient royalement au lycée, et ils ont comme une envie de le faire payer à tout le monde. Ça tombe bien : cette année, ils étudient Les Liaisons dangereuses. Ça va leur donner des idées…

Mon avis : Je remercie les éditions Sarbacane pour l’envoi de ce service presse. En effet, j’ai déjà eu l’occasion de découvrir l’univers complètement fou de l’auteure. Ici, lorsque j’ai vu « liaisons dangereuses » j’ai foncé, il ne m’en a pas fallu plus. Je vous avoue que si je ne m’étais arrêtée que sur la couverture, je n’aurais pas forcément sauté le pas. Rien de bien méchant mais je ne suis simplement pas attirée par cette couverture.

Comme je le dis bien souvent, l’habit ne fait pas le moine, ici, on s’en rend bien compte. Après avoir surpris avec l’univers de Versailles dans notre monde d’aujourd’hui, Joanne Richoux s’inspire des liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos pour nous faire passer un excellent moment de lecture. C’est assez particulier, j’ai du attendre un peu avant d’écrire mon avis sur cette lecture. Il y a beaucoup de sentiments et émotions qui se sont bousculés dans mon cœur et dans ma tête !

Laetitia et Gabriel sont des amis qui se sont bien trouvés. Ils entretiennent une relation trouble depuis plusieurs années. C’est assez troublant comme relation : ils sont beaux, ils savent qu’ils plaisent aux autres, ils sont séduisants… Et en jouent beaucoup pour semer le trouble dans les relations.

L’intrigue est assez simple : Gabriel et Laetitia s’ennuient durant leur dernière année de lycée. Une œuvre au programme les interpelle : Les liaisons dangereuses. Rapidement ils décident qu’ils seront Le vicomte de Valmont et la marquise de Merteuil. Ils choisissent des cibles qui deviendront les protagonistes du roman. C’est vraiment une idée formidable pour les deux adolescents : très rapidement, ils vont vite se rendre compte que tout leur échappe.

Je n’ai juste qu’une question : Où l’auteure est allée chercher une idée pareille ? Quel génie !!! J’ai vraiment adoré cette version des liaisons dangereuses moderne. EXCELLENT !

L’entrée dans le monde de Joanne RIchoux se fait dans un fracas ! En effet, je me suis retrouvée avec une plume qui ne prend pas de détour pour dire les choses, c’est cash, fracassant, on en redemande malgré le fait d’être malmené et bousculé dès le départ. J’ai trouvé cette plume à l’image des deux protagonistes principaux.

En plus d’être un roman frappant par l’intrigue et les personnages, ce qui fait la force de ce dernier tient dans la force de la plume de Joanne Richoux. Je pense qu’en effet, même s’il choque, ce roman fait merveilleusement écho aux liaisons dangereuses dans le sens où, à sa publication, le texte de Laclos a aussi fait des siennes. Je pense que le roman de Madame Richoux va faire des siennes aussi. C’est un roman que l’on aime ou que l’on déteste à mon avis. Pour ma part, c’est un véritable coup de cœur. Une petite bombe littéraire.

Les + :

  • Deux personnages forts.
  • La revisite du roman « les liaisons dangereuses » que j’adore
  • La fin qui est une claque incroyable.
  • Le tas d’émotions et de sentiments qui se bousculent encore dans mon être !

Les – :

  • Mon cœur de lectrice est comblé. COUP DE CŒUR TOTAL.

Ma note : 

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24

La clé du bonheur – Séverine Vialon

CVT_La-cle-du-bonheur_8300.jpgRésumé : Le bonheur ? Qui est-il ? Comment le trouver ? Est-on sûr de l’avoir atteint ? Virginie, jeune bibliothécaire, a pour seule passion de tenir compagnie aux vieilles dames de son village, six compagnonnes qu’elle rejoint tous les soirs. Pourtant, une rencontre va perturber cet équilibre qu’elle croit être son bonheur. Pourquoi l’oblige-t-on à remettre toute sa vie en question ?

Mon avis : Faisant partie des dix finalistes du prix des auteurs inconnus dans la catégorie Réalisme, j’ai pu découvrir la plume de Séverine Vialon par l’intermédiaire du roman « La clé du bonheur ». Je vous avoue que je ne m’attendais pas du tout à cela en lisant les dix premières pages et le résumé de ce roman.

Même si je ne peux pas parler de fiasco : cela serai un gros mensonge, je ne peux pas non plus parler d’un coup de cœur livresque, ni même d’une superbe lecture. Je ressors fortement mitigée de ce moment de lecture. Je m’explique :

On vit l’intrigue d’un point de vue externe, on alterne les situations entre les personnages : on rencontre Fred, Virginie ainsi que les petites mamies dont elle s’occupe. Même si j’ai apprécié les personnages de Fred et de Maria, je suis passée à côté du personnage de Virginie. Je n’ai pas compris ce personnage fort et sensible à la fois, je le reconnais. Ses réactions sont vraiment disproportionnées. Je n’ai pas compris pourquoi elle s’adresse à Fred de cette manière dès le départ.

Même si l’on comprend, par la suite, ce qu’il en est, le pourquoi du comment reste trop tardif et trop « gros » pour moi. J’ai eu du mal à m’identifier au personnage de Virginie parce qu’elle reste trop mystérieuse, je pense qu’avoir des indices sur ce qu’elle a pu vivre, ce qui fait qu’elle est ainsi aurait pu être sympathique.

J’ai apprécié Fred qui s’accroche malgré les vents phénoménaux qu’il se prend de la part 21558808_10155840743672376_432604085835244817_nde Virginie. Il est embarqué dans une situation de malade et encore une fois, le personnage du psychologue apporte une dimension complètement surréaliste. Je ne comprends pas pourquoi il fait cette expérience avec Virginie et pourquoi il la « force ». C’est vraiment étrange, et je vous prie de croire que si mon psychologue me fait ça, je m’en vais en courant. Pour le coup, je n’ai pas trouvé la situation réaliste du tout.

J’aurais aimé en savoir un peu plus sur Fred même si l’on sait pourquoi il arrive dans le village, le professeur des écoles reste bien mystérieux ? Ca aurait été sympathique d’en savoir plus sur ce qu’il ressent vis-à-vis de ce que Virginie lui fait subir.

J’ai tout de même apprécié les mamies qui rythment le récit et qui ponctuent l’intrigue grâce à des petites histoires assez drôles et qui prêtent à sourire.

J’ai aussi aimé la dénonciation des conditions de vie de certaines personnes âgées qui sont déplorables. Etant dans mon secteur d’activité, j’ai apprécié ce moment.

La plume de l’auteure reste très agréable à lire, elle permet une lecture rapide et pour ma part, j’ai lu tout d’une traite.

Les – :

  • Le personnage de Virginie dont la psychologie reste trop grossièrement travaillée pour moi.
  • Le psychologue qui propose une expérience, pour le coup, pas du tout réaliste.

Les + :

  • Le personnage de Fred que j’ai apprécié même si j’aurais voulu en savoir plus.
  • Les personnages âgées mises à l’honneur dans le roman.
  • La plume sympathique et fraîche de l’auteure.

Ma note : 

                                                    155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie

20

Mon combat – Jocelyne Tribot

images.jpgRésumé : À la suite d’un accident, Abby souffre d’une amnésie après s’être réveillée du coma. Aucun souvenir de son passé ni même de son mari, sa mémoire a été totalement effacée. Des images vont alors resurgir, ils la mettront face à des instants inconnus qu’elle seule pourra déchiffrer pour découvrir toute la vérité.

Mon avis : Le prix des auteurs inconnus m’a permis de faire des découvertes en tout genre cette année. Je suis heureuse de vous dire qu’il ne me reste plus que huit romans à lire sur vingt et un et ça, j’en suis très fière même si j’aurais pu mieux m’organiser, je vous l’accorde !

J’ai pu découvrir le roman « mon combat » qui ne fait pas fureur auprès de mes compagnons de travail. Je vous avoue que je suis passée complètement à côté de ma lecture.

Pourtant, l’idée de l’intrigue était bonne… Mais il manquait quelque chose pour que la mayonnaise prenne.

On fait la rencontre d’Abby, une jeune femme qui se réveille en ayant perdu la mémoire. Elle ne reconnait plus rien ni personne. Son mari, Clément, va essayer de l’aide dans l’entreprise de récupération de sa mémoire. Tout au long du roman, on cherche avec Abby des fragments de sa vie et ce qu’elle était sur le point de découvrir avec son amie.

Je trouvais que l’idée était bonne sur le papier. Je vous avoue qu’il ne faisait pas partie de ma sélection mais bon… Après tout, il s’en fut de peu pour que ce dernier n’en fasse partie. La lecture des dix premières pages, de la couverture et du résumé peut être trompeuse, la preuve en est. Mais comme on dit, c’est le jeu ma pauvre Lucette.

Je pense que ce qui manque dans ce roman, c’est de la profondeur. En effet, il manque un quelque chose qui fait que le roman devienne un feu d’artifice. Je me répète mais le fond est bon, c’est vraiment la forme qui manque.

Je suis désolée mais la plume non plus ne m’a pas transcendée. En effet, les phrases sont un peu trop descriptives, courtes, on se perd dans le méandre des détails. J’ai eu l’impression d’avoir un roman peu fignolé. Je ne sais pas… Il y a quelque chose qui manque.

J’aurais aimé en savoir plus sur l’avant perte de mémoire, sur la psychologie des personnages, la situation entre les deux époux.

Même si on en sait un peu plus sur le passé d’Abby et sur celui de son frère, on reste sur21558808_10155840743672376_432604085835244817_n notre faim. Ils se sont brouillés mais on ne sait pas vraiment pourquoi à part un « maman et papa te préféraient » (en gros, je n’ai pas repris les termes exactes du roman mais je l’ai compris de cette manière).

Je vous assure qu’il est dur de parler d’un roman quand on est passé à côté, je suis certaine qu’il plait à un certain type de lectorat mais, définitivement, je n’en fais pas partie. C’est dommage, j’espère que l’auteure ne se découragera pas en lisant mes mots. Je serai curieuse de lire un de ses autres romans pour voir ce qu’il en est.

Les + :

  • Une jolie couverture et un résumé alléchant. 

Les – :

  • Un manque de profondeur dans les détails, dans les personnages, dans l’intrigue.
  • Une plume trop mécanique et simple. Des phrases décoratives et descriptives.
  • Une intrigue qui tombe à plat rapidement.

Ma note : 

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10

Les indifférents – Julien Dufresne Lamy

61d6O7EgfrLRésumé : Ils sont les enfants bénis. Les élus. Personne ne les approche. Ils se surnomment les Indifférents. Une bande d’adolescents bourgeois mène une existence paisible sur le bassin d’Arcachon. Justine arrive d’Alsace avec sa mère, recrutée par un notable du coin. Elle rencontre Théo, le plus jeune fils de la famille, et, très vite, intègre son clan. De ces belles années, Justine raconte tout. Les rituels, le gang, l’océan. Cette vie d’insouciance parmi les aulnes et les fêtes clandestines, sous le regard des parents mondains. Mais un matin sur la plage, un drame survient. Les Indifférents sont très certainement coupables. La bande est devenue bestiale. Dans un style haletant et incisif, le nouveau roman de Julien Dufresne-Lamy dessine le portrait d’une jeunesse aussi cruelle que prodigieuse.

Mon avis : Je remercie Julien Dufresne Lamy pour la dédicace dans le roman que j’ai reçu. En effet, j’ai eu la belle surprise de le recevoir suite à une première chronique que j’avais faite d’un excellent roman de l’auteur. Je remercie Claire de la maison d’édition Belfond aussi pour avoir pris contact avec moi. Je suis vraiment heureuse d’avoir de si jolies surprises qui m’attendent dans ma boîte mail et dans ma boite aux lettres. Alors encore un grand merci !

On fait la rencontre de Justine et de sa mère qui quittent leur ville, leurs vies. Sa mère est embauchée par un notable dans le bassin d’Arcachon. Ni une, ni deux, direction le bassin d’Arcachon pour cette fille et sa mère qui ne savent plus où elles en sont.

Tout au long du roman, on suit la vie de Justine, une jeune fille qui ne voulait pas quitter sa vie, ni son père. L’angoisse la prend à la gorge quand elle comprend que sa mère veut faire une croix sur son passé et reprendre sa vie en main.

Justine se lie rapidement d’amitié avec des jeunes qui habitent là depuis longtemps. En effet, elle va rencontrer Théo, Léonard et Daisy, le clan des indifférents. C’est un groupe d’adolescents : ils vont vite devenir un groupe indéfectible. Tout les lie et ils vivent leurs vies avec un grand V à vitesse grand V. On se retrouve propulsé dans un groupe qui rapidement va être un groupe étouffant pour Justine.

Milo arrive dans leurs vies. Il fait tâche, il n’a pas sa place dans le groupe des Indifférents, il n’a rien à faire avec eux. Les trois membres font rapidement comprendre à Milo qu’il n’a rien à faire avec eux.

J’ai beaucoup apprécié découvrir cette histoire. On met le doigt dans un engrenage et on en sort une fois le roman terminé. J’ai apprécié voir Justine évoluer dans cette bande. Ce roman montre les dangers et les ravages de l’adolescence qu’il peut y avoir quand plus rien n’est sous contrôle.

Cette bande d’amis est prête à tout et on vit tout comme il se doit : ainsi, on voit une amitié, des amours, des passions, des folies se dérouler sous nos yeux. C’est vraiment très prenant. Je trouve que c’est un roman très bien ficelé.

La plume de Julien Dufresne Lamy est brillante, intelligente. Elle nous mène dans des endroits assez sympathiques. Des recoins que j’ai apprécié explorer que ce soit dans les paysages où dans les psychologies des personnages. Quelle fin ! J’ai pris du temps entre la lecture de ce roman et ma chronique tellement j’ai eu du mal à y croire.

Les + :

  • Des personnages forts.
  • Une plume que j’ai beaucoup apprécié.
  • La rencontre fracassante avec Dame Adolescence.

Les – :

  • J’aurais aimé en savoir plus sur les adultes. La manière dont ils vivent leurs relations avec leurs enfants. Comment ils vivent et comprennent le comportement de leurs enfants.

Ma note : 17/20

 

18

Mal dans la peau – Ghislaine Bizot

51Acpw3-x-L._SX210_Résumé : Marie et Carole, deux amies d’enfance originaires de Lille, se trouvent séparées quand Carole part vivre avec son mari Fabrice dans un petit village retiré de l’arrière-pays niçois. Elles décident alors de s’écrire, mais au cours de ces échanges, la Carole que Marie connaissait si bien semble peu à peu s’effacer… Que lui arrive-t-il et quel secret cherche-t-elle à cacher derrière ces mots si minutieusement pesés ?

Mon avis : J’ai pu lire ce roman dans le cadre du prix des auteurs inconnus. Je vous avoue qu’il ne faisait pas partie de ma liste, un sujet trop poignant pour la petite lectrice au cœur sensible que je suis. Cependant, je ne peux pas vous dire que j’ai passé un mauvais moment de lecture, sera serai mentir.

On fait la rencontre de Marie et Carole, deux amies qui vont commencer à s’écrire puisque les kilomètres vont les séparer. Native de Lille, Carole quitte Marie pour s’installer près de Nice avec son mari Fabrice. N’ayant pas de possibilité d’avoir internet ni de réseau, on suit une correspondance épistolaire.

J’ai beaucoup apprécié cet échange sous forme de lettres. Cela faisait longtemps que je ne suis pas tombée sur un roman sous cette forme et cela fait du bien. Cela se lit rapidement, c’est direct, concis.

J’ai apprécié pouvoir vivre l’évolution des deux femmes. On sent tout de suite l’implication de Carole dans la vie de Marie et inversement. On se retrouve vraiment dans une belle amitié qui va être mise à rude épreuve. C’est vraiment une belle relation qui se dessine.

Le problème est que le sujet dont on parle est un sujet que je n’aime pas retrouver dans mes lectures. Ce n’est pas que ce n’est pas important pour moi, bien au contraire, mais c’est juste que mes lectures sont faites pour m’évader et non pour lire des romans sur des sujets aussi tristes. J’avoue que l’auteure maîtrise vraiment très bien son sujet, on est happé par l’atmosphère.

La plume de l’auteure est très prenante. On est submergé par les émotions. On se sent 21558808_10155840743672376_432604085835244817_nmal pour Carole qui se voit de plus en plus recluse dans une vie qui ne lui ressemble pas, qui lui échappe totalement. Je suis vraiment très heureuse d’avoir pu mettre mon nez dans cette histoire.

En effet, avec cette lecture, je sors des sentiers battus, de mes zones de confort. Je ne pouvais pas trouver mieux que ce roman dans ce genre pour me mettre le pied à l’étrier. Je reconnais donc le brio de l’intrigue qui nous permet une ambiance étouffante. On se rend compte que la femme est prise dans l’étau de sa vie : entre son mari violent et cette amie qui tente de la réveiller pour qu’elle sorte de cet enfer.

J’essaye de lire plus de romans sur les sujets susceptibles comme celui de la violence conjugale. J’ai vraiment été saisi par le fait que la femme se dénigre, est limite d’accord avec l’homme qui lui dit que c’est de sa faute. J’ai pu lire une autre vision des choses que la mienne, cela remet les idées en place, je vous assure.

Ce roman est poignant, choquant et très bien écrit. Je ne peux que le recommander à toutes et à tous.

Les + :

  • Une intrigue frappante.
  • Une plume intransigeante qui véhicule beaucoup d’émotions.
  • Une belle relation d’amitié.
  • Un roman épistolaire qui m’a beaucoup plu

Les – :

  • Les passages en italique qui selon moi n’étaient pas forcément une force pour le roman.

Ma note : 18/20

20

Minute, papillon ! – Aurélie Valognes

61c-57u68KL._SL500_.jpgRésumé : C’est l’histoire de Rose, 36 ans, mère célibataire, une femme dévouée qui a toujours fait passer les besoins des autres avant les siens. Après avoir perdu son père et son emploi, la jeune femme apprend que Baptiste, son fils unique de 18 ans, quitte la maison. Son monde s’effondre.
Cette ex-nounou d’enfer est alors contrainte d’accepter de travailler comme dame de compagnie pour une vieille dame riche et toquée, Colette. Et si, contre toute attente, cette rencontre atypique allait l’aider à se réconcilier avec elle-même et faire face à son passé ?

Mon avis : Je remercie Pauline et l’équipe d’audio Lib pour l’envoi de ce nouveau livre audio ! Je suis ravie d’avoir pu passer du temps avec le roman d’Aurélie Valognes. En effet, elle faisait partie des auteurs que j’avais envie de découvrir sans forcément avoir la possibilité de le faire. Quand je l’ai vu dans la liste, ni une, ni deux, je l’ai demandé. J’ai passé un bon moment d’écoute avec ce roman très frais.

On fait la rencontre de Rose, une jeune femme de 36 ans qui voit sa vie voler en éclat : le petit Léon qu’elle ne garde plus, son fils, Baptiste qui lui tourne le dos parce qu’il n’en peut plus de la vie qu’elle lui impose. Rose perd tout mais retrouve rapidement un travail dans une famille riche. Une fille complètement folle, un chien collant et une mère toquée voilà ce qui l’attend.

Franchement, j’ai passé un très bon moment d’écoute. C’est frais, plein d’humour. On se retrouve propulsé dans la spirale infernale qu’est la vie de Rose. On passe avec elle un petit bout de sa vie. J’ai beaucoup apprécié l’évolution notoire de la jeune femme qui décide, avec l’aide de Colette, de faire quelque chose pour que sa vie change.

Colette, c’est la dame âgée chez qui elle vit. (j’ai adoré le moment où… Elle comprend qu’elle n’est pas employée pour Colette, j’avoue que je ne l’avais pas vu venir celui là !) C’est une toquée comme dirait Rose. Très rapidement, les deux femmes se lient d’amitié et j’ai beaucoup apprécié cette relation qui semble ne pas avoir d’âge ni de frontière. C’est vraiment une amitié comme tout le monde en rêve.

Pépètte m’a aussi beaucoup plu, j’ai adoré ce petit chien qui m’a bien fait rire.

La situation est assez drôle, c’est vraiment une ambiance très feel-good que nous avons là. J’ai retrouvé l’essentiel pour passer un bon moment de lecture.

J’ai découvert une plume très sympathique, très fraîche, pleine de poésie qui m’a beaucoup plu. Je pense qu’il pourrait plaire à beaucoup de lecteurs et je comprends l’engouement autour des romans d’Aurélie Valognes.

Les + :

  • Un personnage principal assez sympathique
  • Une intrigue rigolote, fraîche et dynamique.
  • Un panel de personnages assez varié qui nous propose différentes psychologies et caractères.
  • Une plume à découvrir sans l’ombre d’un doute.
  • Un bon roman feel-good

Les – :

  • Peut être des choses trop évidentes.
  • Le caractère de Baptiste à qui j’aurais aimé mettre des baffes.

Ma note : 16/20

 

14

Une tragique fête des fraises – Nathalie Brunal

61tLbcMZfQL._SY346_Résumé : Anna et Roger, jeune couple sympathique, filent le parfait amour dans leur petit nid douillet parisien. Elle est gérante d’une boutique de mode féminine et lui, est horloger dans une bijouterie. Anna est un petit bout de femme qui a du caractère et qui sait ce qu’elle veut. Après de longues journées de travail, ils s’offrent quinze jours de vacances, dans un gîte, en Bretagne. Tout ne se passera pas comme prévu. Entre gaffes et malchance, le repos ne sera pas au rendez-vous et la vie risque de leur réserver de sacrées surprises.

Mon avis : Je remercie chaleureusement Nathalie pour l’envoi de sa trilogie en Service Presse. En effet, Nathalie a eu la gentillesse de m’envoyer les trois tomes de sa saga. C’est vraiment très gentil !

J’ai donc pu découvrir le premier tome (les deux autres peuvent se lire de manière indépendante). La tragique fête des fraises est un roman qui nous fait rencontrer Anna et Roger, un couple amoureux, jeune qui m’a fait passer un bon moment de lecture ! En effet, ce premier tome se lit rapidement, facilement et permet une petite pause bien méritée au travail, entre deux grosses lectures. Pour ma part, il m’a permis de me remettre d’une panne de lecture (et oui, avril est un mois livresque compliqué à cause de mon emploi du temps surchargé).

Anna et Roger sont deux jeunes gens qui sont liés par un amour certain et une complicité sans faille. En effet, même s’ils sont différents, les deux sont charmants et adorables. J’ai adoré évoluer avec un couple. Cela me change du personnage unique, c’est assez sympathique à découvrir.

Ce roman nous permet de passer un moment agréable. En effet, on suit plus Anna que Roger mais ce dernier est intrinsèquement lié à elle.

Notre petit couple décide de partir en vacances, en Bretagne. Cela semble idyllique après des mois de travail pour vivre convenablement. Cependant, rien ne va se passer comme le pensaient les amoureux, en effet, un meurtre sordide se produit et nous voilà propulsé dans une histoire rocambolesque.

Anna est un personnage très attachant qui est à l’image du roman : fraîche, drôle, délicate. C’est une lecture parfaite pour les jours de soleil, de printemps, d’oiseaux qui gazouillent. Honnêtement, il faut passer le cap et plonger dans l’univers de Nathalie.

Ce n’est pas une lecture coup de cœur mais c’est une lecture qui promet beaucoup de bonnes choses pour le tome deux et le tome trois qui m’attendent sagement dans ma PAL. Je sais que je vais pouvoir rapidement remettre mon nez dans les aventures d’Anna et Roger.

La plume de Nathalie est assez prenante. C’est vraiment un bon premier roman. Il est sympathique, frais. J’avoue que la fin se laisse un peu entrevoir et je n’ai pas forcément été ultra surprise mais cela n’a, en rien, gâché ma lecture.

Je suis heureuse d’avoir découvert une nouvelle plume très prometteuse !

Les + :

  • Un couple très sympathique comme personnages principaux.
  • Des décors réalistes et beaux qui nous donnent envie d’y être.
  • Un roman frais et drôle. Vivement la suite !
  • Une plume nouvelle qui fait du bien

Les – :

  • Une fin prévisible.
  • Des états d’âme un peu trop présents qui nous font un peu perdre le fil de la lecture.

Ma note : 16/20

22

Maryse : Tome 1 – Flore Avelin

41rPAEK6kPLRésumé : Sioban a vingt-quatre ans. Elle est libraire, heureuse, indépendante. Elle a une famille aimante, des amis géniaux et un compagnon. Il est d’ailleurs son seul problème. Il aurait été parfait s’il n’était pas parti vivre en Alsace, supposant qu’elle quitterait tout pour le rejoindre. Maryse quant à elle a environ cinquante ans. Elle est dépressive, alcoolique, instable. Elle n’est devenue que l’ombre d’elle-même. C’était pourtant une belle femme jadis, sensible et intelligente. Elle enseigne le français et l’Histoire dans un collège. Et elle continuera sans doute cette vie si elle ne se fait pas renvoyer avant, à force d’arriver ivre. Elles n’ont qu’un point commun. Ce collège où Sioban était élève, dix ans plus tôt. Où elles se sont connues le temps d’une année sans plus jamais se revoir. Jusqu’à ce soir d’octobre où leurs chemins se rencontrent à nouveau. Sioban ne restera pas insensible face au désarroi de cette femme. Et bientôt, leurs liens naissants les entraîneront sur une pente glissante dont aucune ne pourra repartir inchangée. Laquelle sauvera l’autre et surtout, jusqu’où pourront-elles aller avant de ne plus rien contrôler ?

Mon avis : Je vous présente un roman (qui est un premier tome) qui concourt pour le Prix des Auteurs Inconnus pour lequel je suis jury (comme vous le savez vu que ça fait 10.000 fois que je vous le dis. Vous savez que je suis fière de faire partie de cette famille  qu’est celle du PDAI ? Sacrée Pauline… !)

Le résumé de ce dernier m’avait beaucoup plu. En effet, je ne m’attendais pas du tout à cela en lisant les dix premières pages de ce roman. Je l’avais mis dans ma sélection et je vous avoue que la surprise n’est pas forcément ce à quoi je m’attendais.

Ce n’est pas un bide total, non, bien au contraire. On fait la rencontre de Sioban, une jeune femme que j’ai beaucoup apprécié. En effet, elle est une jeune libraire qui est pleine de vie, de bonne humeur et de dynamisme. Elle est vraiment un personnage principal que j’ai apprécié. Elle tire le premier tome vers le haut avec ce caractère et cette manière de ne rien vouloir lâcher. Sa vie sentimentale n’est pas au beau fixe mais cela ne semble pas vraiment la déranger.

D’un autre côté, on fait la connaissance de Maryse, une professeure complètement21558808_10155840743672376_432604085835244817_n dépassée par sa vie, par les démons qui la hantent. Elle est alcoolique et croise la route de Sioban qui va la sortir de sa torpeur et de l’angoisse qu’est devenue sa vie. On croise donc les sujets assez noirs comme la dépression, l’alcoolisme, le harcèlement…

On va assister à un roman assez bouleversant. L’une veut aider, l’autre veut qu’on l’aide mais finalement repousse systématiquement l’aide de Sioban. J’ai trouvé cela assez sympathique bien que répétitif : en effet, Maryse m’a un peu tapée sur les nerfs.

Leur rencontre est belle, hasardeuse mais très poétique. On fait face à une relation qui évolue entre les deux femmes. Et là, c’est le drame pour Pauline : je n’ai pas tout de suite compris mais au final … Ca s’est relativement bien passé. En effet, j’ai eu le droit de lire ma première lecture F/F. Je sais, vous allez lever les yeux au ciel, mais ce n’est pas forcément pratique pour lire le reste de ma chronique. En effet, vous savez que je tique encore un peu sur les romans érotiques (bien que j’ai ma dose avec Nisha, ils commencent à entrer dans mon quotidien mais tout doucement)… Je ne me sens vraiment pas à l’aise avec les lectures M/M ou F/F c’est comme ça, je ne peux pas expliquer. Je n’ai absolument rien contre l’homosexualité bien au contraire mais lire des romans qui mettent en scène des romances homosexuelles, je ne suis pas encore prête. Cependant, Flore Avelin est très tendre, douce et poétique. On n’a rien de sale, de disproportionné, de choses qui choquent. J’ai donc eu de la chance de lire ce genre de roman et de débuter les romances F/F par ce roman.

L’intrigue est sympathique, la quête identitaire, la recherche de soi, la remise en cause de son être, de ce que l’on est. Cela permet de passer un moment agréable.

J’ai trouvé la plume de l’auteure très sympathique, je ne connaissais pas mais je vous avoue que la poésie et l’extrême douceur qui se dégagent de cette plume font beaucoup.

Les + :

  • Le personnage de Sioban qui m’a énormément plu.
  • La plume de l’auteure que je ne connaissais pas mais qui apporte beaucoup au roman.
  • Les personnages secondaires qui aident beaucoup Sioban.
  • Les sujets soulevés : dépression, harcèlement et alcoolisme qui ne sont pas forcément faciles à inclure dans un roman.

Les – :

  • La surprise de me retrouver devant une lecture F/F. C’est un genre auquel je ne suis pas habituée (Au moins, je me coucherai moins bête).
  • L’attitude de Maryse qui parfois m’a mis mal à l’aise.

Ma note : 15/20

14

Porté disparu – Eva Dézulier

porte-disparu-eva-dezulier-734x1080.jpgRésumé : Aurélien est en route pour rejoindre sa grand-mère près du lac de Constance. Au cours de son voyage en train, il se fait aborder par un inconnu qui lui raconte l’objet de son voyage : enquêter sur la disparition mystérieuse d’un homme dont il serait le sosie, à tel point qu’il a déjà été interpellé quatre fois par la police sur le signalement d’un témoin. Amateur de casse-tête, Aurélien abandonne alors sur un coup de tête lac de Constance et grand-mère pour suivre cet inconnu dans une étrange aventure qu’il n’est pas près d’oublier.

Mon avis : Je remercie Eva pour son retour ainsi que les éditions Inspire qui m’ont permis de lire cette nouvelle qui m’a vraiment beaucoup plu. Je suis vraiment tombée sur des personnes très gentilles qui sont ouvertes d’esprit et c’est génial !

J’avais déjà émis un avis sur une nouvelle d’Eva dans une anthologie Nutty Sheep. J’avais aimé son histoire qui sortait des sentiers battus. Porté disparu est la dernière nouvelle d’Eva et c’est une tuerie.

On fait la connaissance d’Aurélien, un jeune homme qui est dans un train pour rejoindre sa grand-mère. L’envie n’est pas forcément présente dans le sens où … Aller voir sa grand-mère, c’est un peu soporifique. Il va s’ennuyer et il le sait. Cependant, tout change lorsqu’un inconnu lui parle dans le train, le charme et l’ensorcelle au point qu’il décide de suivre cet inconnu pour lui permettre de retrouver son ami disparu.

L’intrigue est lancée, elle est originale et nous permet de passer un excellent moment avec cette nouvelle. Je suis vraiment heureuse de pouvoir vous en parler dans le sens où il faut absolument que vous mettiez votre nez dans ces pages. Cette nouvelle est prenante, trépidante, on est happé par l’ambiance et ce qui se passe sous nos yeux.

Je me suis surprise à vibrer avec Aurélien, à essayer de comprendre ce qui se passe et d’assembler les pièces du puzzle ensemble. J’ai trouvé cette petite enquête personnelle excellente.

En dehors de l’intrigue, le personnage d’Aurélien m’a beaucoup plu. Même si son côté un peu naïf m’a fait faire des bonds par moment, c’est un personnage attachant qui permet de suivre l’aventure avec beaucoup d’envie. Le lecteur a une volonté certaine à vouloir connaitre le fin mot de cette histoire. Je suis vraiment très surprise d’avoir pu m’identifier à ce personnage aussi rapidement.

Le format nouvelle est toujours un peu sensible pour moi mais je vous avoue qu’ici, j’ai adoré ma lecture, j’avais encore une fois un gout de trop peu dans la bouche, au bout des doigts, sous les yeux mais franchement, je ne peux pas souligner d’autres « points négatifs » parce que je n’en ai pas trouvé.

Je ne peux que vous conseiller de porter votre attention sur cette nouvelle. En plus d’apprécier l’intrigue, vous allez adorer la plume d’Eva. Quelle beauté, quelle poésie. La plume d’Eva est magnifique, elle m’a fait penser à celle d’Alexandre Dumas (oui, chez moi, c’est un réel compliment). J’ai eu l’impression d’avoir la plume d’un auteur classique sous les yeux tellement j’ai eu l’impression que les mots étaient choisi avec soin. C’est vraiment excellent.

Les + :

  • Une plume hors du commun, merveilleuse.
  • Une intrigue originale
  • Un personnage principal attachant.
  • Une fin saisissante qui m’a laissé pantoise

Les – :

  • J’aurais voulu en avoir plus à lire

Ma note : 19/20

 

 

12

Kings, tempêtes et Bakemonos – Tome 1  – S. B. Baï

kingstempc3aates-et-bakemonos-t1Résumé : Ce livre raconte l’histoire D’Alan Welby. Un vieil homme aveugle qui n’arrive pas à se rappeler comment il a recouvré la vue. Des traumatismes antérieurs ont eu un impact sur sa santé. Sa rencontre avec un ancien hypnotiseur russe va chambouler sa vie au point de le refaire basculer dans son passé où il découvre que, pendant un temps, il s’est retrouvé ailleurs. Dans cet étrange monde, où la nature et les animaux dominent les elfes et les hommes. Explorons le passé. Celui qui nous rend nostalgique et celui qui nous met mal à l’aise.

Mon avis : Je remercie S. B. Baï pour l’envoi de son roman en service presse. J’avais bien apprécié le résumé. De plus j’ai trouvé que l’auteure était tout à fait charmante dans sa manière de me proposer la lecture de son roman, il ne m’en a pas fallu plus pour être tentée.

On fait la rencontre d’Alan Welby qui est un vieil homme aveugle. Je l’ai trouvé très sympathique, il est gentil, généreux et j’ai adoré suivre son histoire et son aventure. En effet, quelque chose ne va pas. Alan fait de plus en plus de mauvais rêves, il est réveillé par des cauchemars atroces qui finissent par lui faire peur et donnent une ambiance pleine de tension.

En parallèle, on suit un attentat au parlement européen. Attentat dirigé par des terroristes. La cible visée est Daniel Temple, le président d’une assemblée. Ce n’est pas n’importe quelle assemblée puisqu’il s’agit de l’assemblée la plus puissante qui milite contre le terrorisme.

Alan en est certain, en effet, il se trouve que depuis cet attentat, les choses ne tournent pas rond : les animaux sauvages rôdent en ville, tout devient dangereux, incertain… Alan décide de fouiller son passé pour comprendre comment il a pu en arriver là, comment le monde a pu changer à ce point et surtout comment il peut se sortir de cette situation. Il n’y a qu’une solution pour que ses cauchemars cessent, il faut donc trouver ce qu’il s’est passé. Alan est certain de cela, il va trouver la clé de ce mystère.

En plus d’un voyage dans le récit, on trouve donc un voyage initiatique qui permet de trouver des réponses dans son cœur. Alan nous prouve qu’il faut chercher au plus profond de soi même pour avoir des réponses aux questions que l’on se pose depuis longtemps.

On a beaucoup de personnages dans ce roman mais Alan est le personnage principal, il est accompagné de son ami Jérémy. Violet, sa fille, essaye de l’aider comme elle le peut. En parallèle, on découvre aussi le personnage de David Temple qui reste assez important et intrigant à découvrir. Tous ces personnages sont très différents et apportent tous quelque chose de différent à l’intrigue. C’est vraiment très sympathique à lire.

L’intrigue est assez originale, on parvient à mêler l’histoire d’un vieil homme aveugle à un attentat terroriste (ce qui n’est pas forcément donné à tous les auteurs).

La plume de S.B. Baï reste assez surprenante et originale. Elle est parvenue rapidement à me mettre le pied à l’étrier et me pousse à vouloir en savoir plus. J’ai envie de lire le deuxième tome. C’est assez sympathique comme lecture, en effet, elle est rapide et efficace, on n’en demande pas plus.

Les + :

  • Une intrigue originale.
  • Un panel de personnages assez intéressant.
  • Une plume surprenante.
  • Une envie de connaitre la suite.

Les – :

  • Quelques petites longueurs qui ralentissent un peu la lecture.

Ma note : 16/20

16

Les larmes du lac – Marie Havard        

xcover-93.jpgRésumé : Anne arrive à Saint Andrews, en Ecosse, après avoir tout quitté. Sa vie a basculé le jour où elle a perdu son bébé, et après ce drame, elle cherche à se reconstruire. Elle s’installe en colocation dans une jolie maison au bord d’un lac det trouve un petit job à la bibliothèque. Peu à peu, l’histoire de la ville la captive au point qu’elle mène ses propres recherches sur les martyrs et les sorcières qui ont péri à Saint Andrews. Lorsqu’elle découvre que la vieille demeurer de Lochan Wynd, dans laquelle elle habite, cache un terrible secret, c’est le début d’une enquête entre réalité et illusion… Rencontres mystérieuses, faits étranges, les fantômes du passé sortent peu à peu de l’ombre… Qu’est-il arrivé dans la chambre avec vue sur le lac ? Comment démêler le vrai du faux à propos des légendes qui planent sur la ville ? Qui est réellement Rebecca, l’étrange voisine ? Alors qu’elle peine à se reconstruire, Anne est happée par ces énigmes qui se multiplient, dans une quête qui va la mener au-delà d’elle-même, aux frontières de la folie… Anne saura-t-elle se retrouver après ce voyage en Ecosse ?

Un drame psychologique qui mêle finement les genres ; enquête historique à Saint Andrews, récit de voyage, suspense et légendes écossaises…

Mon avis : Je remercie Marie Havard de m’avoir permis de lire son roman via la plateforme « Simplement Pro ». Je vous avoue que ce roman est un véritable coup de cœur livresque pour de multiples raisons. J’ai fait la demande de ce Service Presse hier soir, j’ai eu ma réponse ce matin, j’ai terminé ma lecture ce midi. Vous pouvez donc voir avec quelle rapidité j’ai lu ce roman qui est tout bonnement génial.

Moi qui ai vécu en Angleterre et visité l’Ecosse, je peux vous dire que j’ai tout de suite senti que l’auteure savait de quoi elle parlait. La manière dont les rues écossaises sont décrites, les façades, l’ambiance des pubs, j’ai fait quelques bonds dans le passé et je me suis revue vivant la vie du personnage principal : Anne.

Anne est un personnage principal féminin qui relève bien des défis et surtout qui est poignante. Elle s’exile en Ecosse, loin du Sud de la France où elle a vécu toute sa vie pour essayer de faire son deuil de sa petite Lara, enfant mort-né.

On la voit donc évoluer dans une colocation 100% masculine avant son arrivée avec Alex, Matthieu et William. Rapidement, on se rend compte que certaines choses ne tournent pas rond dans la maison et que ce que les garçons vont lui révéler n’est pas suffisant pour qu’Anne comprenne. Elle est tellement imprégné par l’ambiance de la ville de Saint Andrews qu’elle veut faire ses propres recherches et comprendre ce qui se passe.

Rapidement, elle se rend compte que c’est mêlé à des histoires fantastiques surtout liées aux sorcières, au Lac qu’elle voit de sa chambre et à Rebecca, sa mystérieuse voisine.

J’ai beaucoup apprécié l’intrigue qui est excellente. Je me suis vite rendue compte du travail en amont que l’auteure a du faire avant de nous proposer quelque chose de frais sur le folklore écossais. C’est une lecture très prenante comme vous pouvez vous en douter. Je suis admirative du travail de l’auteure et la félicite pour le résultat obtenu.

On a peur, on se demande ce qui va se passer pour Anne. Les relations avec ses colocataires sont rapidement différentes, elle ne comprend pas, elle ne sait pas ce qui peut bien se passer jusqu’au moment des grandes révélations.

Un roman qui mélange le passé et le présent, le folklore et la réalité. On est entre deux mondes qui en font que se croiser sans jamais se heurter. La fin de ce roman m’a laissé sur les fesses, je ne pensais absolument pas à cela. C’est vraiment très bon, je me suis régalée du début à la fin de ma lecture.

Je ne peux que vous conseiller ce roman qui mêle tant de sujets. Félicitations à Marie Havard pour ce merveilleux roman.

Les + :

  • Une intrigue excellente qui tient jusqu’au bout. Sans failles.
  • Une plume parfaite pour l’intrigue proposée.
  • Une ambiance écossaise véridique et réaliste.
  • Un folklore qui m’a beaucoup plus.
  • Les personnages divers qui apportent beaucoup au roman.
  • Un côté historique que l’on ne peut pas négliger tellement il est fort et prenant.

Les – :

  • Je suis plus que satisfaite par ma lecture et ne trouve absolument rien à redire !

Ma note : 20/20

14

Trois cœurs en vrac – Lysiane Gardino

51SkklSOSWL._SX328_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : Un soir à Paris, par une nuit glaciale d’hiver, Mathilde et Stéphanie, deux femmes d’âge mûr, croisent le chemin de Laura à un moment clef de leur existence, et leur vie bascule. Guidées par l’amitié et l’espoir pour un avenir meilleur, elles vont se livrer sans pudeur ni retenue et faire sauter tous leurs verrous. Mais leur passé douloureux ne risque-t-il pas de ressurgir à tout moment ? Se sont-elles vraiment tout dit ? Quelles forces sont à l’œuvre pour un tel revirement du destin ?
À propos de l’auteur Lysiane Gardino : Lysiane Gardino signe avec Trois cœurs en vrac son sixième roman. Il s’agit d’un récit à rebondissements où les personnages sont face à leurs contradictions et tentent de trouver un sens à leur vie.
Une étude psychologique sensible et réussie.

Mon avis : Je remercie Kévin, le fils de Lysiane pour le travail qu’il fourni auprès des blogueurs. En effet, suite à un appel, de nombreux blogueurs ont été choisi pour lire le roman de Lysiane Gardino et j’ai eu la chance de faire partie de ces derniers.

J’ai pris du temps pour lire ce roman mais ne vous fiez pas aux apparences, je n’ai pas pris du temps parce que le roman était mauvais mais tout simplement parce qu’il était très intense. Il nous fait véhiculer tant d’émotions qu’il m’a fallu du temps pour digérer les informations et surtout, j’ai laissé un peu de temps entre la fin de ma lecture et ma chronique pour laisser à ma tête et mon cœur le temps de s’en remettre.

Il est vrai que je ne connaissais pas la plume de Lysiane Gardino mais je suis heureuse d’avoir fait l’effort de la découvrir. J’ai passé un excellent moment et je regrette de ne pas l’avoir fait avant.

On fait la rencontre de trois femmes toutes très différentes les unes des autres mais qui ont une chose en commun : elles n’ont pas eu un passé facile. En effet, on se rend compte, au fil de la lecture, que ces trois femmes ont eu des passés douloureux et on voudrait bien que ces trois femmes puissent aspirer à une vie plus tranquille, plus douce. On trouve Mathilde qui reste le personnage le plus secret du roman : elle est très mystérieuse et l’on fini par comprendre pourquoi. On fait aussi la rencontre de Stéphanie qui est un personnage haut en couleur : elle ne se cache pas derrière des faux semblants et dit tout ce qu’elle pense à tout le monde. C’est un personnage direct qui m’a fait sourire à beaucoup de reprises par ses réactions. Je l’ai trouvé très sympathique bien qu’elle ai un sacré caractère. Laura est le troisième personnage de ce duo féminin improbable, c’est la plus jeune et la plus calme des trois, rapidement, elle va vite se révéler être celle qui va calmer les deux autres lors des moments les plus difficiles du roman.

Je ne peux que vous pousser à lire ce roman, bien au chaud, sous un plaid au calme. Ainsi vous allez pouvoir vous délecter de l’intrigue, des mots de l’auteure qui sont magnifiques.

Lysiane mérite d’être connue par toutes et tous, vraiment. Son roman m’a fait du bien, il peut être un roman doudou pour beaucoup de lectrices.

Les + :

  • Les personnages hauts en couleur qui apportent beaucoup à l’intrigue.
  • Une plume nouvelle que j’ai pris plaisir à découvrir.
  • Une intrigue originale qui traite de multiples sujets
  • Une fin qui reste incroyable et surprenante.

Les – :

  • De petites longueurs dans les premières pages. Démarrage un peu lent mais rien de grave.

Ma note : 18/20

 

17

La chute des corbeaux – Anthony Boulanger

téléchargementRésumé : Avant de s’appeler Plenty Coups et d’être chef des Crows, il portait un autre nom. Il aurait pu choisir un chemin plus facile que celui qu’il a emprunté enfant. Découvrez l’histoire de ce choix dans « La Chute des Corbeaux ».

Mon avis : Je remercie les éditions alter real pour l’envoi de ce Service Presse qui fut une très belle surprise. Je suis ravie de voir que je peux faire de très belles découvertes qui soulignent l’excellent travail des maisons d’édition. Alter Real est une maison d’édition qui est toujours à la hauteur de mes espérances et je vous avoue qu’ici, La chute des corbeaux ne fait pas exception à la règle.

On fait la rencontre du chef des Crows (bon, pour ceux qui ne sont pas forcément hyper doués en anglais, « Crow » est une traduction possible du mot « corbeau » avec « raven »). On est donc bien dans le bain dès le début de cette courte histoire.

Anthony Boulanger nous relate l’histoire d’un clan indien. On est propulsé dans une culture qui m’a hypnotisé du début à la fin : celle des indiens d’Amérique qui se battent pour préserver leur culture et leurs traditions contre les « visages  pâles » qui veulent conquérir la moindre parcelle de terrain pour étendre leurs richesses et leurs populations.

J’ai été subjugué par le personnage de Plenty Coups et de la manière dont il agit pour sauver son peuple, pour résister. Les mots choisis sont beaux, pleins de talent et d’émotions. On est avec ce personnage du début à la fin des pages qui défilent sous nos yeux.

On sent qu’il y a un lien étroit entre les indiens du clan des Crows avec la Nature. C’est vraiment dit d’une manière incroyable dans ce texte qui nous transporte très rapidement. On se retrouve dans une quête de soi. On fait face à des questions existentielles, à des réponses surprenantes et d’autres plus logiques.

La clé de cette histoire est de trouver la clé de ces réponses en soi. On se retrouve dans la jeunesse de Plenty Coups et la manière dont il a trouvé les réponses à ses questions.

C’est un texte bourré de sagesse. Le reflet de la culture indienne est éblouissant, on a envie d’en savoir plus et rapidement. C’est une frustration pour la lectrice que j’ai été sur ce coup. En effet, j’aurais voulu en savoir beaucoup plus. Mais c’est une « bonne » frustration dans le sens où c’est vraiment une volonté d’en savoir plus.

La plume d’Anthony Boulanger est nouvelle pour moi et j’ai beaucoup apprécié cette découverte. En plus d’un univers à part entière, on se rend compte de la culture et de la volonté de l’auteur de vouloir la partager avec nous. Je pense qu’ici, il s’agit d’une petite pépite qui ne prend pas longtemps à lire mais qui est très intense.

Cette immersion dans la culture indienne m’a beaucoup plu comme vous pouvez vous en douter. On part loin le temps de quelques pages et cela fait un bien fou. C’est comme une bulle d’air frais qui nous travers le temps d’une lecture.

Les + :

  • La découverte d’une culture indienne que je ne connais pas beaucoup
  • Une plume neuve et pleine de sensibilité.
  • Un rapport à la Nature assez subjuguant.

Les – :

  • Une sensation de trop peu

Ma note : 18/20

28

La nuit jamais ne nous quitte – Else Smakalova

9791023607536_w300.jpgRésumé : Peut-on tomber amoureux du sosie de son âme sœur disparue…?

Else et Alain sont des amis d’enfance qui s’aiment d’une amitié amoureuse. Pris dans une relation quasi gémellaire, ils n’osaient s’imaginer vivre l’un sans l’autre, jusqu’au jour où Alain est arraché à Else lors d’un accident, laissant une autre femme enceinte et une mère inconsolable.
Vingt ans plus tard, Else tombe sur Chris, son sosie, et ne peut s’empêcher d’être troublée.
Des vies qui se croisent, qui s’enchevêtrent et s’accrochent au passage, qui se ratent. Quand le miracle de la relation fusionnelle se reproduit, le scénario n’est-il pas déjà joué d’avance ?

Avec ce roman psychologique intense, l’auteur nous plonge au cœur des mystères de l’âme humaine.

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois le site simplement pro qui m’a permis de faire la rencontre d’Anelle qui m’a gentiment demandé s’il était possible que je me penche sur le roman d’Else Smakalova « La nuit jamais ne nous quitte ». J’ai accepté avec grand plaisir.

J’ai découvert un genre que je ne connais pas forcément très bien voire très peu. En effet, le roman dit psychologique ne fait pas partie de mes étagères ni des romans que j’affectionne particulièrement. Je lis pour m’évader et découvrir d’autres mondes, ambiances ou atmosphères et non pour lire des faits de la société dans laquelle je vis ainsi que des récits de vie. Ici, j’ai fait, avec plaisir, la découverte de la plume de cette prometteuse auteure.

On fait la rencontre de deux personnages assez singulier. En effet, Else et Alain sont des amis d’enfance qui s’aiment sans vraiment se l’avouer. Leur relation est intense, ils ne peuvent pas se séparer tant la distance est douloureuse. Ce sont deux âmes sœurs et cela est assez intense à lire. On se demande si cette relation n’est pas, au final, mal saine puisqu’Alain a une femme enceinte qui l’attend.

Le destin s’empare des choses puisqu’il arrache Alain à sa vie, sa femme et sur à Else. Else dépérit à vue d’œil et ne se remettra jamais vraiment de la disparition d’Alain. Sa vie fait prendre un virage à 180° puisqu’un jour, au hasard, elle va rencontrer Chris, un jeune homme qui ressemble à Alain comme deux gouttes d’eau. C’est assez prenant comme histoire puisque l’on va suivre Else dans toutes ses interrogations au sujet de sa rencontre avec Chris qui va forcément refaire surgir quelques douloureux souvenirs.

C’est assez paradoxal parce que la plume reste assez distante de l’histoire. On a l’impression de distance pour se protéger du mal que peut faire ressurgir cette histoire. On est complètement plongé dans cette histoire mais le ton reste assez distant, froid. On a une bonne dose d’humour quand même et cette plume véhicule des émotions diverses et variées mais l’on a toujours une impression de recul. J’en viens à ce qui est paradoxal : malgré cette distance prise entre la plume de l’auteure et l’histoire, j’ai su m’accrocher au personnage d’Else qui reste adorable. Elle est forte, pleine de courage et veut s’en sortir. Cela ne fait aucun doute.

J’ai aussi apprécié le fait que même si Chris ressemble étrangement à Alain, Else parvient à garder la tête froide et à les dissocier, elle ne fait pas de transfert et cela reste appréciable. C’est un trait du caractère d’Else qui fait sa force selon moi. C’est assez prenant.

Else traverse une phase de sa vie assez troublante : elle essaye de faire le deuil d’Alain en croisant Chris au hasard qui lui apporte une certaine dose d’espoir. C’est assez intrigant.

En bref :

Les + :

  • Un personnage principal assez fort qui m’a plu
  • Une histoire originale dont l’intrigue est très intéressante
  • Le processus du deuil amené avec douceur
  • Une découverte d’un genre que je ne connaissais pas forcément très bien

Les – :

  • Une plume trop froide pour moi, qui se détache de ses personnages

Ma note : 16/20

 

14

Pediophobia – Marie Gallicher

311ZF6tc8mL._SX331_BO1,204,203,200_Résumé : C’était le dégoût des hamburgers qui avait poussé Barbara Bishop à répondre à l’annonce de John Campbell. Les quelques mois écoulés à emballer par paquet de cinquante ou cent les produits de Mc Donald’s l’avaient définitivement guérie des affectations du Job Centre local. Barbara aspirait à autre chose. Elle avait été étonnée puisqu’il s’agissait de « jouer » le rôle d’une assistante sociale mais un contact avec le public particulier du « docteur » Campbell l’avait au prime abord enthousiasmée. Comme tout le monde, elle avait entendu parler de la polémique créée par les « Kauliss », ce phénomène qui se propageait en Angleterre. Comme certains, elle y avait décelé une magnifique source d’exploitation des fantasmes affectifs. L’assurance d’une sinécure mal connue l’avait décidée.

Mon avis : Je remercie l’auteure et sa gentillesse. J’ai, en effet, pu recevoir son roman via Simplement Pro. Ce fut une expérience de lecture assez enrichissante.

La couverture est assez neutre. Elle ne m’a pas forcément plu mais pas déplu non plus, je suis restée assez stoïque dirons-nous. Cependant, j’ai remarqué une autre couverture de ce roman qui est bien moins neutre que celle-ci.

Je vous avoue que je ne connaissais pas la polémique des poupées « Kauliss » j’ai trouvé cette notion assez étrange et assez effrayante.

Le phénomène Kauliss constitue en fait à adopter des poupées ultra réalistes pour faire comme si ces poupées étaient des enfants. Parents frustrés, couples qui ne peuvent pas avoir d’enfant, couples qui ont des problèmes conjugaux bref, c’est quelque chose qui frappe l’Angleterre de plein fouet.

On fait la rencontre de plusieurs personnages, dont Barbara Bishop, June la mère de Doris, la petite fille que l’on suit ainsi que son père. Le docteur Campbell est l’inventeur de la poupée Kauliss et croit vraiment en son projet.

Ce qui m’a fait froid dans le dos, c’est le réalisme qui ressort du côté administratif de la poupée Kauliss. On engage quelqu’un pour jouer à l’assistante sociale, qui fait des visites dans la maison familiale pour voir si tout va bien. On fait un certificat d’adoption, enfin bref, j’ai trouvé cela assez prenant.

Cependant, j’ai eu un peu de mal à rentrer dans ma lecture. Ce côté dérangeant se retrouve partout. En dehors de la situation qui est dérangeante, on entre dans une famille. Ce que j’ai trouvé surprenant c’est que le couple a déjà une petite fille, Doris. La situation est assez intrigante : pourquoi la famille adopte une poupée alors qu’elle a déjà une fille ? Pourquoi ?

Je pense que l’auteure avait vraiment de quoi créer un sublime univers, malheureusement, je suis passée légèrement à côté de ma lecture parce que ça part un peu dans tous les sens surtout à la fin que je n’ai pas forcément comprise.

C’est vraiment difficile de donner mon avis sur ce roman qui est pour moi une bonne découverte malgré les points qui m’ont un peu fait tiquer.

Je pense que ce roman peut être plus développé, cela le rendrait plus dense et l’atmosphère serait d’autant plus noire. Je pense que le personnage de Doris est assez bon. C’est une petite fille qui ne comprend pas pourquoi ses parents sont ainsi devant une poupée. Elle se retrouve seule, encore plus encore incomprise qu’elle ne l’était avant la venue de cette nouvelle arrivante.

La plume de l’auteure reste très bonne. Elle apporte beaucoup à cet univers assez intéressant et original. Je pense que le talent de l’auteur est indéniable.

Ma note : 14/20

21

L’éveil – Iléana Métivier

CVT_Lveil_5170.jpgRésumé : Aëlle, issue du milieu altermondialiste, se bat pour sauver l’Éducation Nationale, menacée de privatisation par l’État. Blessée lors d’une manifestation, elle va malgré tout travailler à la villa des Riveria, où elle rencontre Sloann, ce riche héritier. Ils se disputent aussitôt : vu son discours antigouvernemental, la jeune fille n’a-t-elle pas provoqué les Policiers ? Ils n’ont rien en commun, excepté leur curiosité et leur ouverture d’esprit les poussant aux échanges vifs et argumentés. Mode de vie, carcans sociétaux, écologie et blessures transmises par l’éducation… De discussions engagées en confidences, de querelles en réconciliations, les deux jeunes adultes apprennent à se connaitre. Au-delà de leur attirance mutuelle, leur monde intérieur vacille.

Mon avis : Dans un premier temps, laissez-moi remercier l’auteure Iléana Métivier pour sa grande que dis-je son énorme patience. En effet, cela faisait longtemps que ce roman était lu mais non chroniqué par manque de temps (malheureusement, il y a des romans qui passent avant pour telle ou telle raison mais certainement pas par ordre de préférence, je vous rassure. C’est juste que souvent, j’ai des délais à respecter). Donc, un énorme merci (et une standing ovation) à Iléana pour sa gentillesse.

Je vous avoue qu’au premier abord, l’éveil n’est pas le genre de roman vers lequel je me serai arrêté. Le résumé m’a fait peur. Les mots « éducation nationale », « manifestation » et « antigouvernemental » m’ont sauté aux yeux. Comme je travaille dans ce milieu, j’avais peur d’être saturé par ce monde que j’adore quitté à 17 heures tous les jours.

Cependant, le roman l’éveil fut une belle découverte et une belle surprise. J’ai pris du temps à le lire parce que c’est quand même un beau pavé. Je vous avoue que j’ai vraiment apprécié ma lecture et le temps que j’ai pris pour le lire.

On fait la rencontre d’Aëlle (prénom très original qui a retenu mon attention) qui est une jeune femme élevée dans un milieu social moyen. Ses parents ne sont pas riches mais ils ne sont pas non plus pauvres. Ils vivent bien, elle est entourée de gens qui l’aiment et qu’elle aime. Elle a les idées bien en place et la tête sur les épaules.

D’un autre côté, on fait la rencontre de Sloann, un jeune homme aux antipodes d’Aëlle. En effet, c’est un jeune héritier riche qui pense que l’on peut tout avoir par la beauté et la richesse. Inutile de vous dire à quel point les échanges entre ces deux personnages sont francs, à couteau tiré. Tout le monde campe sur ses positions et honnêtement, cela apporte un peu de dynamisme à l’intrigue. J’ai passé un bon moment à lire ses joutes verbales qui s’avèrent être intéressantes et qui soulèvent des questions et surtout des réponses assez intéressantes.

Ne pensez pas à une romance entre deux gens qui se détestent. On est très loin de cela. Cependant, on réfléchit, on pose des questions sur la société dans laquelle on évolue, c’est assez intéressant d’avoir des points différents sur des questions que l’on peut se poser. Ne vous attendez pas à beaucoup d’action. C’est peut être le seul point négatif que je trouve à cette lecture qui s’est avérée être surprenante. En effet, le sujet de l’intrigue ne prête pas à l’action, on n’en a très peu et en plus du sujet choisi… On est amené à avoir quelques longueurs quand même dans notre lecture. Personnellement, je ne trouve pas que cela a ralenti ma lecture mais il faut le savoir.

Un point qu’il faut souligner pour ce texte, c’est que l’on réfléchit avec les personnages, on étaye son point de vue, on le maintient, on le soutient ou on le réfute. On peut changer d’avis, le modifier et franchement cela fait du bien de changer un peu du genre que je lis. J’ai aussi beaucoup apprécié l’évolution des personnages au contact de l’autre. On est pris dans une spirale assez palpitante.

Je remercie donc l’auteure une nouvelle fois pour la découverte de ce roman. J’ai aussi pu découvrir une plume sensible, qui se prête à un exercice pas si facile que cela.

Ma note : 16/20

 

19

L’atelier des souvenirs – Anne Idoux-Thivet

l-atelier-des-souvenirs-1021899-264-432.jpgRésumé : Alice végète depuis trois ans dans le déprimant état de chômeuse surdiplômée, quand elle a l’idée d’animer des ateliers d’écriture dans des maisons de retraite. Suzanne, Germaine, Jeanne, Elisabeth, Georges, Lucien… : les anciens dont elle croise la route sont tous plus attachants les uns que les autres.

Au fil des séances d’écriture, les retraités dévoilent des bribes de leur passé tout en complotant pour influer sur l’avenir d’Alice.

Un roman sur la solitude et la nostalgie. Sur l’amitié, la tendresse et l’amour, aussi…

Mon avis : Je remercie les Editions Michel Lafon pour l’envoi de ce Service Presse. Je remercie plus particulièrement Camille qui me permet de lire des livres fantastiques. L’atelier des souvenirs ne déroge pas à la règle. J’ai passé un excellent moment aux côtés de cette merveilleuse petite bande de personnages.

La première chose qui m’a frappé avec ce roman c’est la douceur qui s’en dégage. Ce roman m’a beaucoup fait pensé au livre « La bibliothèque des cœurs cabossés ». En effet, c’est ce que j’appelle « Un livre doudou ». Je l’ai lu en une après-midi sans m’arrêter. Je me suis mise sous la couette, bien au chaud, avec un peu de musique en fond sonore et la magie a opéré. C’était vraiment un merveilleux moment de lecture.

L’atelier des souvenirs met beaucoup de personnages en scène. On suit plus particulièrement Alice, une jeune femme qui se cherche professionnellement parlant. Elle n’a pas de petit ami ni forcément beaucoup d’amis non plus. C’est une personne calme et intelligente. Elle est douce et veut aider les autres. Ces qualités font d’elle un personnage que j’ai beaucoup apprécié.

On fait aussi la rencontre de gens de son âge comme Cloé, Julien et Antoine. L’originalité de ce roman tient dans ses personnages : on a un panel de personnages énorme et surtout… ils s’étalent sur une pallette d’âge impressionnant : on a des enfants, des jeunes adultes et des personnes âgées. Alice commence par travailler en maison de retraite avec un atelier d’écriture et très rapidement, on l’engage pour travailler avec les plus petits.

J’ai trouvé le personnage d’Alice très  attachant. Elle parvient à faire passer un moment excellent à des personnes qui en ont besoin. Elle a pris le temps de découvrir chacun d’entre eux et d’en souligner les qualités et les défauts. C’était vraiment très agréable de découvrir les personnes âgées toutes très différentes avec des caractères vraiment très changeants mais très attachantes.

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Le personnage de Cloé est aussi très important pour moi. Elle prend Alice  sous son aile, elle en a grand besoin. A force de vouloir faire le bien autour de soi, on s’oublie et c’est exactement ce qui s’est passé avec Alice. Elle s’est oubliée.

L’atelier d’écriture est appelé « atelier des souvenirs » dans la maison de retraite. En effet, tout au long du roman, on découvre les personnes âgées à travers les textes qu’ils écrivent. Ainsi, on s’attache à tous sans exception.

J’ai passé un excellent moment avec ce roman qui est une ode à la vie. On soulève des sujets assez importants selon moi. On y parle d’amitié, d’amour et de bonheur. On se rend vite compte que l’amitié n’a pas de limite : elle n’a pas d’âge. Toutes les amitiés sont différentes mais belles. C’est vraiment un roman qui met du baume au cœur. J’ai apprécié aussi le fait que l’on n’oublie pas que le temps passe, que la vie passe et que parfois, on doit accepter que les personnes partent même si cela est dur.

Un livre que je recommande à tous et à toutes. Un roman qu’il faut lire. Un roman bourré d’optimisme, de rire et de douceur.

La plume de l’auteure est nouvelle pour moi mais elle est apparue comme une évidence. En effet, je suis persuadée que je lirai le prochain roman de Anne Idoux-Thivet avec grand plaisir. Il y a un potentiel énorme dans ses mots. Voici une sublime découverte !

Ma note : 19/20

18

L’ennui du mort vivant – Luc Doyelle

613hcOVY5eL._SX195_Résumé : Tout le monde a, dans son entourage, un ou plusieurs tueurs en série (serial killers). C’est du dernier chic dans les salons mondains. Mais connaissez-vous les tués en série (serial killed) ? Ah, on fait moins le malin, hein ? Oui, je sais, vous allez me dire : ça n’existe pas. Personne ne peut mourir plusieurs fois. Vraiment ? Laissez-moi vous raconter l’histoire d’un casse-couilles de classe mondiale, un alcoolo de premier ordre, surnommé le vrai con malté. Peut-il, à l’instar des chats, posséder neuf vies ? Ou s’épuisera-t-il avant ? Une seule façon de le savoir : se jeter sur « L’ennui du mort-vivant ».À vos risques et périls.

Mon avis : Je remercie Luc Doyelle pour m’avoir fait confiance et m’envoyer son roman en Service Presse. Je fais mes premiers pas en lisant via le site Simplement Pro. Je vous avoue que les débuts sont difficiles et que les faux pas sont fréquents mais je vais m’y faire (j’ai l’impression d’être une grand-mère devant la technologie en ce moment, c’est terrible !). Je profite aussi de cette occasion pour vous dire que cette nouvelle année commence aussi avec une inscription sur Babelio. Amis auteurs, je mettrai donc mon avis sur ce site aussi. Bref, je ferme cette parenthèse.

Revenons à nos moutons ou plutôt à notre roman. Je suis vraiment très surprise par ce roman. La manière dont il m’a été présenté par l’auteur m’a rendu curieuse. Une intrigue berçant humour, Egypte et ironie. C’était vraiment déroutant au départ de voir autant de choses et de symboles détournés pour rendre un livre complètement loufoque.

On a un système de narration assez intéressant ici : une narration interne via le personnage de Lucius ainsi qu’un narrateur externe, une voix qui vient ponctuer l’histoire complètement folle de Lucius.

Le personnage de Lucius est très particulier. J’avoue que j’ai tout de suite pensé à l’auteur. Il y aurait-il un peu de l’auteur dans le personnage ? J’en suis complètement persuadée. Bon, je vous avoue que le nom du personnage me met vraiment sur la piste… C’est assez drôle.

On entre dans un univers complètement dingue. A l’image de l’auteur, vraiment. On passe un moment agréable dans la lecture. J’avoue que des fois j’ai été un peu perdue. Je ne savais pas vraiment comment faire : lire d’un coup ? Faire des pauses ? J’ai eu un peu de mal pour rentrer dans l’histoire et l’intrigue parce que j’étais complètement dubitative face à ce que l’auteur nous proposait.

Mais je vous avoue qu’une fois l’appréhension passée, on est plongé dans un univers assez sympathique. Je vous avoue que pour certaines choses, ce n’est pas un coup de cœur mais c’est un moment de lecture très drôle : j’ai souvent ri de bon cœur, ou dans mes dents par moment. J’ai trouvé les références de l’auteur assez drôles, surprenantes. C’est vraiment très sympathique de lire et de trouver facilement ces références. On trouve des blagues très drôles, d’autres que l’on voit venir de loin mais qui font leur petit effet.

Je vous avoue que j’ai vraiment été surprise par la plume de l’auteur qui se prête très bien à l’exercice proposé via son résumé. « Un livre étrange » mais ici c’est dans le bon sens. Mais si j’ai lu quelques petits chapitres par ci et quelques petits chapitres par là, je vous avoue que je me suis délecter de cette manière. Il faut vraiment lire ce roman pour comprendre l’univers de l’auteur.

Je vous avoue que je me laisserai bien tenter par un autre roman de l’auteur, à l’occasion. Je pense quand même laisser du temps histoire de ne pas faire une overdose.

Le roman n’est ni trop gros, ni trop petit, il se suffit à lui-même c’est vraiment une belle aventure, hors de ce que l’on peut lire habituellement. C’est vraiment prenant.

Ma note : 15/20

 

10

Quand souffle le vent du Nord – Daniel Glattauer

41S7s6nGeQL._SX346_BO1,204,203,200_Résumé : En voulant résilier un abonnement, Emma Rothner se trompe d’adresse et envoie un mail à un inconnu, un certain Leo Leike. Ce dernier, poliment, lui signale son erreur ; Emma s’excuse, et, peu à peu, un dialogue s’engage entre eux, par mail uniquement. Au fil du temps, leur relation se tisse, s’étoffe, et ces deux inconnus vont se mettre à éprouver l’un pour l’autre une certaine fascination. Alors même qu’ils décident de ne rien révéler de leurs vies respectives, ils cherchent à deviner les secrets de l’autre… De plus en plus attirés et dépendants, Emmi et Leo repoussent néanmoins le moment fatidique de la rencontre. Emmi est mariée, et Leo se remet à grand peine d’un chagrin d’amour. Un jour, pourtant – enfin ! –, ils décident de se donner rendez-vous dans un café bondé de la ville. Mais ils s’imposent une règle : reconnaître l’autre qu’ils n’ont pourtant jamais vu, avec interdiction formelle de lui parler…

Mon avis : J’ai choisi ce livre audio à la médiathèque parce que j’ai beaucoup apprécié la couverture que je trouvais très poétique. C’est vraiment propice à l’écoute, à la rêverie, alors j’ai tenté. Malheureusement, bien que touchée, j’ai coulé.

On fait la rencontre de Léo Leike et d’Emma Rothner qui sont deux personnes qui ne se connaissent pas. En effet, c’est via une erreur d’adresse mail qu’ils se rencontrent. Enfin, ils ne se « rencontrent » pas, ils se parlent via leurs adresses mail.

Ils apprennent à se connaitre, à se comprendre. Et je vous avoue que je n’ai absolument pas compris le personnage d’Emma. Qu’est-ce qu’elle m’a tapé sur les nerfs ! Elle est vindicative, assez sure d’elle et très égoïste selon moi. C’est le genre de personne qui veut tout et qui ne veut pas faire de concessions et cela m’est insupportable : c’est un comportement que je déteste. Cependant, la seule personne qui est parvenue à sauver l’histoire c’est Léo que j’ai trouvé tellement patient, intelligent, cultivé et intéressant. C’est vraiment un personnage masculin comme je les aime mais il a vraiment été mis à rude épreuve.

L’auteur parvient à glisser un troisième personnage environ au milieu de l’histoire pour redonner un souffle nouveau à cette drôle d’histoire ; le mari d’Emma qui vient se mettre à genou par mail devant Léo pour le supplier de faire ce qu’Emma lui demande de faire parce qu’elle est malheureuse : on atteint des sommets qui m’ont fait lever les yeux au ciel.

Je ne vous parle même pas le fin de cette histoire qui m’a vraiment fait râler dans ma voiture (oui, j’écoute mes livres audio exclusivement dans ma voiture). J’étais sur les fesses et j’ai même dit « tout ça pour ça ! »

L’intrigue tourne en rond et je n’ai pas trouvé d’utilité à cette fin.

J’ai vraiment été déçue par cette écoute, heureusement qu’elle fut courte. Je n’ai jamais mis de note en dessous de la moyenne (à part à Emma Bovary qui m’a ennuyé tout au long de son histoire, désolée Flaubert !) malheureusement, ici, je fais une impasse. Je ne peux pas vous conseiller cette écoute ou lecture. Ce fut pour moi une déception totale, même le personnage de Léo n’a pas su faire remonter la note jusqu’à 10/20…

Ma note : 08/20

10

Résultats des courses – Guilhaine Chambon

318N+Gl60aL._SX326_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : L’histoire d’un homme… Peut-on raconter son histoire ? Il se prénomme Frédérik, cadre supérieur à la Défense, belle réussite professionnelle. Un jour, une femme l’a quitté, lui laissant juste un petit mot dans la plaquette de beurre : « je n’aime plus la guitare, salut, je pars… » Un jour, cet homme a décidé de tout quitter, marre de la routine, marre des autres, marre de l’open Space… Taxi, il sera désormais taxi ! Pas d’attache, plus d’horaire, plus de métro matin et soir. Frédérik va ainsi d’un passager à une passagère, d’une histoire à une autre. Il s’instruit des autres. Des inconnus entre-aperçus, devinés, désirés, subis, jusqu’à cette nuit où il fait la Rencontre, celle qui le replonge dans son passé, celle qui ouvre à nouveau toutes les cicatrices qu’il pensait fermées. Cette Rencontre va le mener au cœur de son histoire et lui révéler un secret. Ce secret, c’est un enfant… son enfant. Commence alors une course folle dans Paris au volant de son taxi jusqu’à…

Mon avis : Je remercie l’auteure pour son extrême patience, j’ai honte de ne chroniquer ce roman que maintenant : je m’explique. J’ai un petit carnet où je note toutes mes lectures, si c’est lu, chroniqué, publié et s’il y a une date butoir. Figurez-vous que j’ai oublié d’écrire le roman de Guilhaine Chambon. Alors, mille excuses Guilhaine, j’ai sauté sur votre roman dès que j’ai pris conscience de ma bêtise…

J’ai fait la rencontre de Frédérik. Un personnage masculin principal que j’ai beaucoup apprécié. Frédérik quitte tout : son boulot de comptable dans un open space, bien qualifié, avec une situation professionnelle enviable, il quitte tout du jour au lendemain pour devenir chauffeur de taxi.

On le suit dans ses aventures parisiennes nocturnes qui m’ont beaucoup plu. Frédérik est un personnage haut en couleurs, il se pose des milliers de questions et apprend beaucoup des autres, de ses personnes qu’il conduit partout dans la capitale française. C’est vraiment très sympathique à lire.

Une chose à faire basculer la vie de Frédérik : sa relation avec Pauline qui l’a quitté un beau jour en lui laissant un mot sympathique dans la plaquette de beurre. C’est assez original et cela nous suit jusqu’au dernier mot du roman de Guilhaine Chambon. En effet, ce qui m’a beaucoup saisi ce sont les mots de l’auteure : quelle beauté ! Quelle poésie. C’est vraiment très sympathique à lire et qu’est-ce que cela fait du bien !

On suit donc Frédérik dans sa vie de taxi et un soir, l’impossible se produit : Pauline monte dans son taxi et s’en suit des explications sur ces dix ans de vie commune avortés par une pulsion de Pauline. C’est vraiment une belle histoire que l’on nous conte ici.

Pauline est très différente de Frédérik : lui qui est adepte d’une routine, qui l’aime, qui lui prouve. Il est complètement sous le charme de cette femme qui lui ressemble dans ses gouts mais tellement différente dans sa manière d’être, elle est impulsive, c’est une artiste et elle est complètement décalée. J’ai eu du mal à me faire à ce personnage (bien qu’elle ait le prénom le plus fantastique du monde !) : je l’ai trouvé trop impulsive et un peu égoïste dans ses choix mais cependant, elle marque vraiment bien la coupure entre les deux êtres.

La présence d’Aurélien chamboule la vie de Frédérik qui se pose encore plus de questions sur son existence, sur cette relation avortée à cause de l’égoïsme de Pauline.

Ce fut un plaisir de suivre les aventures de Frédérik et les histoires de ses clients. J’ai beaucoup apprécié la manière dont l’auteure a de nous narrer les choses, la vie tout simplement. Les mots sont subtiles, très poétiques et l’originalité est très présente dans ce roman ce qui est très agréable.

Voici un roman qui mérite d’être lu. Un beau texte qui mérite de trouver son public.

Ma note : 17/20

 

 

20

In real life – Chris Auguste

couv-criri-40000-400x605.jpgRésumé : À quinze ans, Angela redouble sa seconde. Menacée par sa mère d’être envoyée dans le même lycée professionnel que son tortionnaire de frère, elle se réfugie dans l’écriture. Elle veut vivre de la littérature, mais pour cela, elle doit réussir son année. Sur un forum d’écriture qu’elle fréquente, Angela va trouver de l’aide en la personne de Petite-Fleur.

Mon avis : Je remercie Virginie et Amélia pour le travail formidable qu’elles font depuis quelques mois pour faire vivre le prix des auteurs inconnus. En effet, je trouve cette aventure remarquable. Je suis très heureuse et fière de faire partie de cette toute nouvelle aventure et j’espère voir, pendant encore plusieurs années, ce prix évoluer et faire des heureux.

J’ai pu lire : In Real Life de Chris Auguste. Vous savez que pour pouvoir être lu par le comité de lecture, il a gagné sa place parmi les dix meilleurs ouvrages selon les lecteurs. Ici, je suis heureuse d’avoir voté pour ce dernier.

On fait la rencontre d’Angie, une jeune fille que j’ai trouvé remarquable. Elle n’est qu’une adolescente de 15 ans mais qui semble porter le poids du monde sur ses épaules. En effet, elle s’accroche comme elle le peut en cours, surtout en mathématiques pour réussir son année de seconde qu’elle redouble, elle essaye de tout faire pour que sa mère l’aime, l’accepte et lui sourit. Elle fait tout pour que son père soit fier d’elle mais surtout elle essaye de se rapprocher de ce frère qui lui fait vivre toutes les misères du monde.

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Je me suis vite attachée à cette jeune fille qui veut plaire à tout le monde, être gentille avec tout le monde. Elle est pleine de compassion et de bonne volonté mais souvent à ses frais. Je pense que c’est un point fort de ce roman, le personnage principal est fort et plein de courage. Cela solidifie le roman de manière considérable.

Dans cette famille qui bat de l’aile, Angie ne parvient pas à trouver son refuge comme les filles de son âge. Son père est triste parce que sa mère a un comportement détestable. Sa mère semble ne jamais être heureuse du comportement de sa fille mais semble adorer son fils qui lui-même semble détester Angie. On est dans une famille qui implose et qui en fait voir de toutes les couleurs à la jeune fille. Le rôle de son frère est vraiment bien trouvé. J’ai beaucoup apprécié les confrontations et la psychologie de ce personnage qui est loin d’être bon.

Elle trouve refuge sur internet. Au début, je pensais vraiment que cela allait être un vecteur négatif. Qu’on allait encore bien appuyer sur les méfaits d’Internet (oui, je sais il y en a, rangez vos matraques) mais on oublie souvent de parler des bienfaits de ce dernier et j’ai trouvé qu’il y avait un bel équilibre entre ces deux notions dans le roman de Chris Auguste ce qui apporte vraiment quelque chose de sympathique.

Elle devient rapidement amie avec Petite Fleur et Malik qui la soutiennent, la supportent dans ce qu’elle fait. C’est vraiment une belle amitié virtuelle qui se dessine.

On a un beau parallèle entre la vie quotidienne qui la fait souffrir et la vie virtuelle qui tend à être son lieu de réconfort en période de crise.

On touche des sujets sensibles qui pourront plaire aux plus jeunes comme aux plus vieux. Je les ai trouvés très bien exploités. J’ai trouvé que le récit était bien ficelé et que l’intrigue prenait rapidement de l’ampleur. On sent une gradation permanente dans les émotions de la jeune fille, dans ce qu’elle subit, dans les péripéties. J’ai trouvé la construction de l’aventure très intelligente.

Les mots de l’auteure sont forts, sensibles et beaux. Ils touchent et sont très justes.

En bref, je vous conseille à toutes et à tous de lire ce petit roman qui ne vous fera pas de mal, bien au contraire! ^^

Ma note : 17/20

 

10

Liberté, je dessine ton visage – Olivier Tarassot

61cNT3K8OpL._SX195_Résumé : Charlie est journaliste, en reportage au coeur de la Syrie. Julie, sa compagne, est urgentiste à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière. Leur destin bascule quand Charlie est enlevé par l’État Islamique. De Paris à Alep, en passant par la Turquie, des vies se croisent, se bousculent, s’abîment et ricochent comme autant d’existences projetées dans le fracas d’un monde où des hommes et des femmes ordinaires deviennent les résistants de la Liberté.

Mon avis : Je remercie Olivier Tarassot pour l’envoi de son roman en Service Presse. En effet, j’ai pris du temps pour discuter avec l’auteur. J’ai aussi pris du temps à lire ce roman, actuel, saisissant de réalisme. Nous parlons ici de l’Etat Islamique, de prises d’otages et de tout ce qui est lié à cette situation bien trop actuelle pour moi. C’était vraiment une bonne lecture dont je me souviendrais assez longtemps tellement elle m’a fait réfléchir.

On fait la rencontre de Charlie, un personnage exceptionnel, courageux, intelligent, qui se bat pour ses convictions et sa liberté. Il est enlevé par l’Etat Islamique et va vivre une situation horrible ainsi que dangereuse.

J’ai beaucoup apprécié le clin d’œil à Charlie Hebdo avec le prénom du personnage. En effet, je pense que cela reste l’attaque la plus saisissante que la France a pu subir puisqu’elle s’attaquait, en plus du côté humain, à notre liberté d’expression. Je pense donc que c’était très intelligent de la part d’Olivier Tarassot d’avoir nommé son personnage ainsi.

On suit plusieurs points de vue dans ce roman, on suit plusieurs histoires : on a celle de Charlie mais aussi celle de Julie, sa compagne, restée en France. On suit aussi l’histoire de Lola, jeune française partie en Syrie. J’ai trouvé ces trois points assez intéressants. On suit vraiment l’histoire via trois histoires très différentes. Cela ajoute et apporte beaucoup au roman qui gagne en force et dynamisme.

Les scènes sont vraiment incroyables. Elles sont saisissantes de réalisme. Par moment, c’est assez dur, c’est la vérité que l’on se prend en plein visage.

Cependant, je dois bien avouer que le changement de narration et de narrateur m’a un peu ennuyé et freiné dans ma lecture. Je ne suis pas contre habituellement même si je préfère une seule narration dans mes romans mais ici, on change radicalement de point de vue à tous les chapitres, cela est un peu déstabilisant.

La plume de l’auteur est très belle. Elle se prête très bien au sujet que l’auteur propose. Elle est fluide, dynamique et très sensible. C’est assez remarquable.

J’ai beaucoup apprécié l’histoire de Lola qui marque vraiment à quel point il est facile de se faire manipuler par des forces que l’on ne maitrise pas. On se rend compte aussi à quel point il est difficile de faire machine arrière lorsque l’on prend la décision de partir. Généralement c’est sans retour et quand il y a un retour, ce dernier n’est absolument pas facile.

On pense souvent aux gens qui partent mais ici, Olivier Tarassot marque aussi la difficulté pour les gens qui restent. Ceux qui restent, sans réponse et qui essayent de comprendre comment la personne a pu partir. Comment elle a pu en arriver là. J’ai trouvé ce point de vue très intéressant. Il ajoute beaucoup au roman.

Je pense que c’est un roman qui doit être lu par beaucoup d’entre nous. En effet, il est actuel, c’est un sujet sensible qui me semble très important. C’est vrai que c’est moins glamour qu’une belle romance mais des fois, il faut savoir passer au-delà de ça.

Ma note : 16/20

10

Même quai, voie en face – Julie Certines

51p1dCHTGqL._SX331_BO1,204,203,200_Résumé : « Elle est insolemment rayonnante. La lumière éclaire le haut de son visage et souligne parfaitement ses traits. J’aperçois les petites ridules qui dansent autour de ses yeux noisette. Je les aime tant. J’y vois tous les moments de joie que l’on a partagés. J’y vois le nombre des années passées ensemble qui me rend invariablement nostalgique. Elle s’arrête encore une fois, hésite, me sourit et je comprends. Ce sourire, ce n’est pas n’importe lequel. Ni forcé, ni crispé, il inonde tout son visage d’une toute autre manière et me laisse entrevoir un sentiment resté jusque-là inconnu. C’est un sourire sincère et bienveillant. Mais c’est surtout, un sourire de bilan. Celui que l’on fait à quelqu’un qui a été important, qui le restera mais qui est définitivement sorti du périmètre de sa vie. Elle est en train de me regarder comme une chose du passé, d’une époque révolue. Ce sourire est empli d’une tendresse amicale teintée de quelques regrets peut-être, l’ultime signe qu’elle ne reviendra plus. » La femme de Wandrille est partie. Elle l’a quitté pour un autre il y a environ un an. Il peine à comprendre pourquoi. Depuis, lorsque son tour de garde se termine, il raccompagne ses deux enfants, Léandre et Clara, dans leur nouvelle maison où il n’est plus qu’un invité de passage une semaine sur deux. Entre un emploi devenu plus un placard qu’une vertueuse réussite, des collègues envahissants, des allers-retours quotidiens en train de banlieue, un chat qu’il déteste et une famille au bord de l’éclatement, il s’accommode avec difficulté de cette nouvelle vie de célibataire faite de routine et d’arrangements. Il ignore encore que l’un de ses banals trajets va lui faire prendre des chemins dont il ne soupçonnait pas l’existence.

Mon avis : Je remercie vivement Julie Certines pour l’envoi de ce roman que j’ai bien apprécié. En effet, c’est toujours un plaisir de recevoir les demandes de la part des auteurs, surtout lorsqu’elles sont très bonnes ! Merci beaucoup Julie.

On fait la rencontre du personnage de Wandrille. Quel nom original ! Je l’ai trouvé attachant et assez sensible. Cela ajoute beaucoup au personnage de Wandrille. On suit le quotidien d’un papa séparé de sa femme. Il n’arrive pas à tourner la page mais fait face aux problèmes avec beaucoup de patience et de courage surtout pour ses enfants. Il déteste le chat qui vit chez eux, le beau-père de ses enfants et l’image pitoyable qu’il renvoie à son ex-femme. Son quotidien est assez proche du métro-boulot-dodo au final.

 J’ai été saisi par l’évolution de ce personnage qui est quand même spectaculaire. On fait irruption dans sa vie comme il fait irruption dans la vie de cette jeune fille qui ne quitte plus ses pensées. C’était vraiment une très belle idée de la part de l’auteure d’amener le sujet de cette manière. J’ai trouvé cela très intelligent.

Il ne peut plus penser à autre chose qu’à cette fille, croisée dans un train, pendant quelques secondes. C’était vraiment très beau à lire. J’ai beaucoup apprécié comment cette histoire se termine, je suis vraiment agréablement surprise de la tournure de ce roman, c’est vraiment très agréable.

Wandrille est un personnage que j’ai beaucoup apprécié en tant que personnage mais aussi en tant que valeur. Il porte des traits de caractère que j’aime beaucoup comme le courage et l’obstination. Il est aussi très maladroit mais sait vraiment ce qu’il veut, il ne lâche rien et c’est vraiment très beau à lire, c’est un sacré personnage pour qui je suis heureuse de voir cette fin.

La plume de Julie Certines est vraiment très belle à lire, elle est dynamique est très poétique. On ne s’endort jamais, je n’ai pas trouvé de longueurs dans ce roman c’était un coté très agréable. J’ai adoré sortir du quotidien de Wandrille. C’était excellent !

Si vous appréciez les romans courts, qui font voyager et réfléchir je vous conseille celui-ci qui est génial dans le genre !

Encore merci à Julie pour sa confiance !

Ma note : 17/20

15

Le fanatique des crachats – Amélia Varin

51og5CBYczL._SX195_Résumé : Judith vit seule avec sa mère, dans une maison éloignée de la ville, à l’orée de la forêt. Entre les amants de sa génitrice et son amie Cléo, elle mène une vie tout ce qu’il y a de plus morne. Alors que rien ne le laissait présager, Judith est assassinée et est condamnée à hanter les lieux du meurtre, où elle a tant de souvenirs. Ah, et en parlant de souvenirs, elle aimerait bien se rappeler qui l’a fait passer de vie à trépas. C’est vrai quoi, c’est quand même important ce genre de choses ! Ni tout fiel, ni tout miel Le fanatique des crachats triture de ses doigts sales la conscience de braves-gens-pas-si-braves-que-ça. Sombre et cynique.

Mon avis : Je remercie ma copinaute Amélia pour l’envoi de ce Service presse. Amélia me réconcilie de plus en plus avec le format « nouvelles » ce qui n’était absolument pas gagné à la base mais petit à petit, comme on dit, l’oiseau fait son nid et je vous avoue qu’ici, j’ai trouvé cette nouvelle assez sympathique.

Sympathique mais dérangeant. Ce n’est pas forcément dérangeant dans le format mais surtout dans le contenu. Je ne m’attendais absolument pas à cela. En effet, on a un sujet assez grave, assez sombre, assez dérangeant. Ce n’est absolument pas un frein à la lecture dans le sens où c’est très original. Personnellement, je n’avais jamais lu un roman ou une nouvelle ou quoi que ce soit sur le sujet, je vous avoue que l’expérience laisse des traces.

On fait la rencontre de Judith. C’est une jeune fille qui n’a pas forcément une vie facile. Entre sa mère qui enchaîne les amants, elle doit subir des scènes assez révoltantes pour une fille de son âge, c’est assez dur. Je vous avoue que par moment je l’ai beaucoup plaint. En revanche, elle a une amie Cléo pour laquelle mon avis reste mitigé entre agacement et approbation mais je trouve que les personnages sont assez bien construits. Le point fort de ces personnages c’est leur psychologie très travaillée bien que très différente pour chaque personnage. Je trouve qu’Amélia a fait un superbe travail dans ce sens.

Le format « nouvelle » est ici très bien choisi. En effet, je pense qu’avec un sujet pareil, une intrigue pareille, il faut que ça aille vite et non que cela dure parce que je pense que cela peut rapidement lasser. Ici, on a une dynamique assez dense et forte qui fait que l’on ne voit pas les mots et les pages défilés. C’est le côté que j’ai apprécié.

Je préfère prévenir, il ne faut pas laisser ce roman entre toutes les mains, il y a des scènes de sexe, de violence et parfois même, on combine les deux. Il ne faut absolument pas que les adolescents lisent cette nouvelle mais les adultes avertis, abusez-en ! Cette nouvelle en vaut le détour.

La plume d’Amélia apporte beaucoup à son œuvre. En effet, grâce à ces mmots, elle nous propulse dans un univers que j’ai beaucoup apprécié. Sa plume peut être qualifiée selon moi de « tut terrain ». Avec cette nouvelle qui diffère vraiment de ce que j’ai pu lire d’Amélia, elle nous prouve que sa plume est d’une très bonne qualité et s’adapte facilement à tout genre d’écriture. Le talent est là, c’est indéniable.

Vous savez que ce n’est pas forcément mon genre de prédilection ni mon sujet favori. Je vous avoue que certaines scènes m’ont révoltées (ça reste léger) mais je ressors de ma lecture assez satisfaite de cette dernière.

Je ne peux que vous conseiller les nouvelles d’Amélia, avec des sujets divers et variés, votre petit cœur va être comblé.

Ma note : 17/20

 

17

Gilles Legardinier – Une fois dans ma vie

téléchargementRésumé : Trois femmes, trois âges, trois amies que les hasards de la vie et les épreuves ont rapprochées dans un lieu comme aucun autre. Trois façons d’aimer, dont aucune ne semble conduire au bonheur. Séparément, elles sont perdues. Ensemble, elles ont une chance. 
Au milieu des hommes, cramponnées à leurs espoirs face aux coups du sort, avec tous les moyens et l’imagination débordante de celles qui n’ont plus rien à perdre, elles vont tenter le tout pour le tout. Personne ne dit que ça ne fera pas de dégâts !

Toutes les histoires de Gilles Legardinier racontent des êtres qui doivent apprendre quelque chose de l’existence ou d’eux-mêmes. Fidèle à son humanité et à son humour, grâce à son talent unique fait de sensibilité et d’un exceptionnel sens de l’observation de la nature humaine, il nous entraîne cette fois à la croisée de chemins que nous empruntons tous un jour…

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois Gilles Paris et toute son équipe qui fait un travail formidable et qui me permet de découvrir de nouveaux romans et auteurs forts intéressants ainsi qu’à Flammarion. Merci à Jules pour sa disponibilité et sa gentillesse aussi.

J’ai eu la chance, le bonheur et l’immense honneur de faire ma première lecture commune avec la personne qui au fil des heures, des jours et des mois est devenue mon amie : je ne vous la présente plus, ma chère Diablotine qui tient un blog formidable qui fourmille d’articles plus beaux les uns que les autres et surtout très intéressants. Je remercie Dilshad pour sa gentillesse et sa patience qui sont mises à rude épreuves entre mon temps libre qui ne l’est plus et mes soucis d’internet qui m’en font voir de toutes les couleurs ! J’ajoute aussi que vous trouverez un très bon avis sur le blog de lecture en blog qui fait elle aussi un travail fantastique.

La couverture n’est pas ultra attirante mais vous qui êtes habitués aux chats, la souris ne vous fera pas de mal non ? =)

Ce fut une très belle expérience pour moi parce que grâce à ce roman, je découvre la plume de Gilles Le Gardinier qui est assez connu et qui fait fureur auprès de beaucoup d’entre vous. J’ai profité de cette occasion pour me forger un semblant d’avis sur cet auteur et je vous avoue que je ne suis absolument pas déçue !

On fait la rencontre de trois amies bien différentes dans leurs manières d’être, de penser téléchargementet d’agir. Eugénie, Céline et Juliette vivent des histoires compliquées, chacune très différentes.  Elles n’ont pas le même âge mais ont un point commun : ce questionnement sur la quête du bonheur qui nous prend tout au long du roman. J’avoue que rien n’est forcément très neuf mais le regard de l’auteur et la manière qu’il a de traiter le sujet est assez remarquable selon moi.

Il nous montre la vie comme étant un spectacle vivant, c’est très intéressant et frais. J’ai beaucoup apprécié cet aspect du roman. Cela apporte beaucoup de dynamisme et permet de ne pas nous ennuyer lors de notre lecture.

Ce qui est aussi au cœur de ce roman ce sont les émotions qui, selon moi, font partie à part entière du roman. Elles sont un personnage. Elles sont belles, variées, énormes, tristes, heureuses. Gilles Le gardinier nous véhicule des émotions de dingue à travers ses mots et ses personnages. C’est exceptionnel. On en ressort chamboulé c’est vraiment un très bon point dans ce roman.

Moi qui ne connaissais pas la plume de l’auteur, je l’ai trouvé fine, belle et exquise. On en veut encore à la fin de notre lecture. C’est surprenant de voir à quel point on est envouté par la plume, j’ai beaucoup apprécié.

On passe un excellent moment de lecture avec ce roman qui sera, j’en suis certaine, vous ravir le cœur. C’est très sympathique à lire.

Je remercie encore une fois Gilles Paris, Jules et Dilshad. Merci à vous trois de m’avoir permis de découvrir ce roman qui m’a fait passer un très bon moment de lecture.

Je vous le conseille à toutes et à tous. Les fans vont, à mon avis, être très contents d’avoir ce roman entre les mains.

Retrouvez la chronique de Dilshad par ici 

Ma note : 17/20