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La maison du bord de mer de Larème Debbah

51AIMqk8VLL._SX195_.jpgRésumé : Deux femmes dont le destin va être bouleversé, par des secrets, des mensonges, des trahisons. Une disparition incompréhensible. Une réalité inconcevable. La vie peut nous paraître belle et sournoise, délicate et destructrice, exceptionnelle et tragique. Comment rester rationnel face à ces irruptions inattendues qui nous arrachent à nos êtres chers ? Comment réagir et donner un sens à ce que nous ne pouvons concevoir ? Comment apprendre à revivre, à sourire lorsque le pire s’abat sur nous ? Parce que dans le fond, la vie est belle, quoi qu’elle puisse nous réserver.

~ Service presse 📖 ~

Je remercie Larème Debbah pour la proposition faite via SimPlement. J’ai commencé la lecture du roman tôt ce matin, merci les insomnies, pour le terminer il y a quelques instants. C’est donc un avis à chaud sur cette lecture que je vous propose.

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Une histoire poignante
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Je vous avoue que je ne m’attendais pas du tout à ce que l’intrigue prenne cette tournure. En effet, en regardant la couverture de ce roman, je pensais vraiment débarquer dans une intrigue où les secrets seront énormes et venant de toutes parts. Des meurtres, une enquête, des personnages nombreux et tout ce qui fait un roman où le secret est roi.

Quand j’ai compris la tournure que prenait l’intrigue, j’ai pu appréhender un peu plus cette notion avec laquelle j’ai du mal dans mes lectures. Malheureusement, je ne peux pas vous en dire plus parce que ça spoilerai une bonne partie de l’histoire. Sachez juste que les émotions sont au rendez-vous et que vous allez être immergé dans un monde réaliste qui pourra vous rappeler des situations du quotidien.

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Les personnages
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On fait la rencontre de deux familles : d’un côté Alexandre, Rachel et leurs jumeaux Pierre & Jean. D’un autre Lucas, Chloé et leurs enfants Milo et Eliott. Ce sont deux familles que l’on va suivre de manière alternée dans le roman. Puis, doucement, on va comprendre ce qui les relie.

Il y a d’autres personnages qui sont présents dans l’histoire : les parents de Rachel : Bernard et Annie mais aussi Raphaël, Maël, Loïc, Gwenaëlle et bien d’autres encore qui viennent, à un moment ou à un autre de l’intrigue, prendre une place importante dans quelques chapitres.

J’ai apprécié le personnage d’Alexandre qui essaye de faire face à la disparition de Rachel, son épouse : Quoi ? Quand ? Comment ? Toutes ces questions tourbillonnent autour de nous. Jusqu’à ce que l’auteure se décide de nous mettre la réalité devant les yeux. Réalité que l’on accepte ou non. Personnellement, je ne comprends pas comment on peut faire ça mais cela reste un point de vue personnel qui ne concerne que moi.

On va vivre quelques mois avec ces personnages. On vit une histoire forte, une histoire vraie, une histoire qui met les nerfs à rude épreuve.

J’ai aussi apprécié le tempérament de Rachel qui ne lâche rien. Elle se retrouve face à des choix difficiles à faire et ses décisions restent très personnelles. Je n’ai pas forcément adhéré à toutes mais au moins, son avis est tranché.

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Intrigue et décors
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Je pense que c’est une lecture où il faut savoir ce qui nous tombe dessus. En effet, quand on est un lecteur comme moi, avec un petit cœur, je pense que c’est bien de connaitre les thématiques. C’était une lecture intense et intéressante mais, qu’on se le dise, elle m’a fait sortir de ma zone de confort.

Cependant, la lecture nous offre une possibilité de se questionner sur la vie en générale. Sur les futilités, les crises, les problèmes. Comment se sortir de situations compliquées ? Comment faire face ? On a toutes ces thématiques liées à la famille, à l’amour, à l’acceptation qui viennent se croiser pour nous offrir une histoire pleine de sensibilité et de pudeur.

On vogue entre Nice, Paris et la Bretagne (vous aviez peut-être deviné avec le prénom de certains personnages). La Bretagne nous offre une bouffée d’air frais après un passage plein de pollution de mauvaises ondes à Paris. Les décors sont saisissants et la maison du bord de mer prend vie dans ce roman. J’ai beaucoup apprécié cet endroit.

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La plume de Larème Debbah
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Comme je le dis ci-dessus, on fait la rencontre de personnages incroyables. L’intensité de l’intrigue est saisissante et nous propose de passer un temps de lecture ponctué de pudeur et de retenue. On est face à des thématiques dures qui pourront plaire à certains et pas à d’autres. Personnellement, ce n’est pas ce que je recherche dans mes lectures. Mais, il faut l’avouer, l’auteure est parvenue à me faire passer un moment de lecture intense. Bravo à elle.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La Bretagne : cette bouffée d’air frais dans une lecture dense par les thématiques qu’elle aborde
  • Le personnage d’Alexandre qui a su me convaincre et me toucher
  • Des thématiques comme l’acceptation qui sont à souligner.

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Un mariage anglais de Claire Fuller

téléchargementRésumé : Ingrid a 20 ans et des projets plein la tête quand elle rencontre Gil Coleman, professeur de littérature à l’université. Faisant fi de son âge et de sa réputation de don Juan, elle l’épouse et s’installe dans sa maison en bord de mer. Quinze ans et deux enfants plus tard, Ingrid doit faire face aux absences répétées de Gil, devenu écrivain à succès. Un soir, elle décide d’écrire ce qu’elle n’arrive plus à lui dire, puis cache sa lettre dans un livre. Ainsi commence une correspondance à sens unique où elle dévoile la vérité sur leur mariage, jusqu’à cette dernière lettre rédigée quelques heures à peine avant qu’elle ne disparaisse sans laisser de trace.

~ Service presse audio ~

Mon avis : Je remercie chaleureusement l’équipe d’Audiolib et plus particulièrement Pauline qui nous permet de faire de sacrées découvertes ! Ici, je vous parle d’un coup de cœur particulier pour moi. Je ne pensais pas que j’aurais apprécié mon écoute à ce point mais une fois que Rafaèle Moutier s’est tut, dans l’habitacle de la voiture, un silence pesant s’est imposé. Seul mon cœur, grossit par l’émotion, battait à tout rompre.

~ Quand l’amour rend aveugle ~

Ce roman est l’histoire d’une rencontre, d’une vie d’amour qui rapidement se teinte de désillusions. Les mots et les promesses résonnent avec une amertume intense.

On fait la rencontre d’Ingrid, une jeune femme étudiante qui tombe amoureuse de Gil, son professeur à l’université de 20 ans son aîné. Ingrid est rapidement séduite par l’allure de ce professeur, de l’élégance de sa prose et de sa plume. Elle sait, elle sait que Gil n’est pas fait pour elle, qu’elle ne doit même pas envisager la possibilité d’une idylle entre eux mais c’est plus fort qu’elle. Elle se moque des rumeurs de couloir, des babillages des femmes jalouses, elle ne veut pas voir ce qu’est Gil : un homme qui ne sait pas retenir ses pulsions sexuelles. La fidélité n’est pas le fort de cet homme. Et pourtant, un miracle se produit : Gil tombe amoureux d’Ingrid. Contre toute attente, ils vont braver les tempêtes ensemble et s’installer dans le pavillon de nage, la maison à la campagne de Gil située en bord de mer.

« J’éprouvais ce sentiment exaltant de me trouver à un seuil, et qu’à tout moment ma vie pouvait basculer dans une direction que je n’avais jamais envisagée ou appréhendée. »

~ Le côté épistolaire de l’histoire d’Ingrid ~

Le roman se divise en plusieurs parties : on a l’histoire de la rencontre des deux amoureux. On suit la progression de cette idylle amoureuse. On avance dans l’histoire intime du couple. On a une autre période dans le roman qui se déroule dans nos années. C’est-à-dire que l’on fait la rencontre de Nan et de Flora, les deux filles de Gil & d’Ingrid, on se situe plusieurs années après la disparition d’Ingrid. Une autre partie décrit les sentiments et les émotions d’Ingrid à travers des lettres qu’elle dispose dans les livres de Gil. Elle raconte leur histoire à travers ses lettres : elle se livre, à cœur ouvert, à ce mari absent pour le travail mais aussi pour ses convenances personnelles. Elle parle de sa vie, qu’elle n’imaginait pas ainsi, seule, sans travail ni argent avec ses deux petites filles à élever avec ce sentiment de trahison qui plane au-dessus d’elle tout le temps.

Cela permet au lecteur d’avoir une vue globale sur l’histoire de ce couple. On a les faits, les impressions et les émotions d’Ingrid mais aussi de Jonathan, le meilleur ami de Gil et de Louise, la meilleure copine d’Ingrid, les filles Nan et Flora sont accompagnées par le petit ami de Flora, Richard qui semble avoir un œil un peu plus neutre sur toute cette histoire. On a donc différents points de vue qui commencent à naitre dans l’esprit du lecteur. Je vous le dis, j’ai beaucoup apprécié Flora et Ingrid ainsi que Jonathan. Ce sont trois personnages qui véhiculent énormément d’émotions.

Le fait d’avoir ces différents points de vue permet au lecteur d’avoir les ressentis des personnages sur la « disparition » d’Ingrid qui reste mystérieuse même si l’auteure nous dirige un peu, rien n’est explicitement dit. On ne sait pas s’il s’agit d’un suicide, d’une disparition ? Est-elle vivante ? Est-elle morte ? Est-elle partie de son plein gré ? Quel est le degré d’implication de Gil dans cette histoire ? Toutes ces questions ne trouvent pas forcément de réponses mais je trouve que c’est une fin parfaite. Le doute qui persiste est beau, poétique.

~ Le cri poignant de deux filles ~

Celles qui s’opposent ce sont les deux sœurs Naneth –Nan- et Flora. Si Nan est très rancunière vis-à-vis de la disparition de sa mère, Flora pense que sa mère peut être encore vivante et même très près. Rien ne nous indique que cela puisse être vraiment sauf cette conviction. Si Flora ressemble beaucoup à Gil, Naneth est beaucoup plus terre à terre, en effet, elle est rapidement devenue adulte, obligée d’être la mère de Flora plutôt que de sa sœur. Des conflits surgissent rapidement entre Nan et Flo. Nan crache son venin et Flo tombe des nues… C’est impressionnant comme une rancune de famille peut faire du mal.

« Ce qu’elle avait appris, si c’était bien vrai, modifiait également la vision qu’elle avait d’Ingrid, cela faisait d’elle un être de chair, de pensées, de sentiments, de décisions à prendre, de conséquences à assumer. Flora aurait aimé avoir ses deux parents devant elle pour leur demander pourquoi les mots « paternité » et « maternité », séparés d’une seule lettre, recouvraient pourtant des réalités si différentes. »

~ La place de la littérature dans le roman ~

Sous plusieurs formes, la littérature prend une grosse place dans ce roman. Dans un premier temps, par la figure de Gil, homme de lettres, professeur de littérature à l’université, Gil Coleman est un auteur à succès. Dans un deuxième temps, les livres sont les gardiens des lettres qu’Ingrid adresse à Gil. Il retrouve les lettres petit à petit à travers les romans qu’il garde chez lui. Dans un troisième temps, les livres sont présents dans toute la maison de famille. En effet, Gil en achète tout le temps, dans toutes les pièces, il y a des romans partout. C’est impressionnant, cela ajoute un nouveau charme à cette maisonnée anglaise qui n’en manque pas dès le départ ! On peut aussi ajouter que deux personnages sont libraires dans cette histoire : Richard et Viv, l’amie de Nan.

« Dans l’entrée, de gigantesques piles de livres recouvraient les murs jusqu’à la cuisine. Des colonnes de livres, poches et grands formats, en équilibre précaire, leurs dos fissurés, leurs jaquettes poussiéreuses, s’élevant telles des falaises marines, patinées par le sel, dressant au vent des rochers de pages grises stratifiées. La plupart dépassaient Flora d’une tête ou deux, et tandis qu’elle avançait entre elles comme dans un précipice, il apparaissait clairement que le moindre tremblement ferait pleuvoir sur elle une avalanche de mots. La maison avait toujours été remplie de livres, beaucoup trop pour une seule personne et une seule vie »

~ La plume de Claire Fuller ~

Il faut que je vous parle du coup de cœur que j’ai eu. Il a été très subtil. Bien entendu, je n’ai pas ressenti une folle envie de tout écouter d’un coup (d’ailleurs, je ne l’aurais pas fait puisque j’écoute mes romans audio dans la voiture). Cependant, mon écoute a été très attentive. Les mots, la poésie des mots, les décors, l’intrigue, tout m’a plu.

C’est avec une extrême sensibilité que l’auteure aborde des sujets difficiles : les responsabilités d’une mère, les frasques d’un père, une vie que l’on ne pensait pas « gâcher » ainsi, le regard de l’enfant face à l’abandon, la fragilité d’un couple et/ou d’une famille. Claire Fuller nous embarque avec émotion dans une histoire poignante. On accompagne Ingrid dans ses pensées et ses journées. Finalement, si on découvre ce personnage via son passé, c’est la plus absente de tous les personnages qui se fait remarquer. On plonge avec Ingrid dans cette mer glacée qu’elle affectionne temps, on boit la tasse, on relève la tête, on se bat contre les douleurs du corps et du cœur pour essayer de faire comme on peut, comme on doit faire les choses.

« Si je pouvais, je nous ferais vivre notre histoire à rebours ; d’abord nous connaîtrions la colère, la culpabilité, la honte, la déception, l’agacement, le quotidien et la banalité, et nous les viderions de leur substance. Après cela, tout le reste nous attendrait encore. »

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le couple vu sous toutes ses coutures.
  • Une histoire poignante qui vous touche en plein cœur
  • Une plume véritablement charmante qui plaira à tous et à toutes

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Un manoir en Cournouailles d’Eve Chase

51QPrheh8pL._SX195_.jpgRésumé : Cornouailles, 1968. Pencraw, un grandiose manoir en ruine dans lequel les Alton élisent domicile l’été. Le temps semble s’y être arrêté et défile sans encombre. Jusqu’au drame qui vient bouleverser leurs vies et arrêter le temps à jamais. Trente ans plus tard, avec son fiancé Jon, Lorna roule à la recherche du manoir des Lapins noirs, cette maison où elle a séjourné enfant. Elle rêve d’y célébrer son mariage. Tout dans cette vieille demeure l’appelle et l’attire. Mais faut-il vraiment déterrer les sombres mystères de ce manoir en Cornouailles ? Eve Chase nous entraîne dans une passionnante spirale unissant deux femmes séparées par les années, mais que la force de l’amour et le poids des secrets réunissent en une seule voix, mélancolique et entêtante.

~ Lecture détente ~

Mon avis : Voici un roman que je me suis achetée en librairie il y a quelques semaines. Comme vous avez pu le constater depuis quelques semaines, je me suis décidée à lire plus de « lectures détentes » que je pioche dans ma bibliothèque en parallèle des services presse que je dois lire aussi.

Les Cornouailles : un décor incroyable

J’avoue, j’ai complètement craqué pour cette couverture. J’adore les vieilles maisons au parquet qui craque et qui regorgent de secrets de famille. Ici, je n’ai pas été déçue. J’ai toujours adoré le Royaume-Uni et franchement, ce roman résume parfaitement ce que j’apprécie dans la lecture. Ainsi, j’ai foncé. J’ai lu ce roman en un dimanche : j’avoue que j’ai raté quelques virages mais globalement, la lecture fut assez agréable.

Il faut déjà souligner les décors. Les Cornouailles est un coin que j’adore, c’est le Sud-Ouest de l’Angleterre pour vous situer un peu. C’est pittoresque, vert et ça sent bon la pluie ! De grandes maisons dans les petits villages. Maisons, manoirs, bref, tout est là pour passer une après-midi sous un plaid.

Pencraw est un manoir où tout part en lambeaux : la toiture, l’eau chaude, les tuyaux… Bref, rien n’est parfait mais on y coule des jours heureux entre jeux d’enfants et lectures.

L’intrigue

L’intrigue se divise en deux temps : nous voyageons entre 1968 et trente ans plus tard.

En 1968, à Pencraw ou aussi appelé « le manoir des Lapins Noirs », la famille Alton passe les plus beaux jours de l’année. Cette famille est très sympathique : elle est composée de Monsieur et Madame Alton et de leurs quatre enfants : Amber et Toby les jumeaux, Barney et Killy. Tous les six coulent une vie tranquille entre Londres et le manoir aux Lapins Noirs.

Trente ans plus tard, on fait la rencontre de Lorna et de Jon, deux jeunes personnes fraichement fiancées qui tombent sur Pencraw en cherchant le lieu idéal pour leur mariage. Lorna est étrangement attiré par ce manoir qui ne paye pas de mine…

J’avoue qu’à certains moments, j’ai trouvé des longueurs dans ce roman. Il était tellement prometteur ! Néanmoins, il subsiste quelques faiblesses. J’ai passé un bon moment de lecture mais j’avoue que l’histoire de Lorna ne m’a pas plus émerveillée que cela. La fin reste poignante et pleine d’émotions.

J’avoue que les secrets que cache la famille Alton sont très sympathiques à découvrir!

La plume

Je ne connaissais pas Eve Chase, apparemment, c’est une auteure qui écrit sous un nom différent de celui qu’elle prend habituellement. Je ne sais pas qui elle est en dehors de ce premier roman sous ce nom.

J’avoue qu’elle m’a fait passer un bon moment de lecture malgré les quelques longueurs. Le décor installé est magnifique et plein de promesses. J’ai été servie grâce à ces descriptions et cette plume qui nous emporte très facilement dans cette ambiance particulière des grandes maisons anglaises de l’époque.

Les – :

  • Quelques longueurs

Les + :

  • La plume d’Eve Chase
  • Les descriptions géographiques et celles du manoir
  • Les secrets de famille découverts et cette jolie fin !

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Angeline : les tourments du passé – C. Meyer

xcover-3038.jpgRésumé : Une nuit d’été, un dîner qui se termine… Simon fête son installation dans la propriété de ses grands-parents. Il y a passé ses plus belles vacances lorsqu’il était adolescent. Une rencontre fortuite avec Angeline à la sortie du restaurant et ce sont deux destins qui s’en trouvent bouleversés. Lors du décès de sa mère, une religieuse ayant renoncé à ses vœux pour la voir grandir, cette jeune femme de 18 ans à peine va récupérer des documents qui révéleront, en partie seulement, un lourd et épouvantable secret familial. Pas à pas, elle va reconstituer ce passé tumultueux où les événements dramatiques côtoient l’inimaginable.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie C. Meyer pour la gentille proposition faite via la plateforme SimPlement. Je suis toujours très heureuse de trouver des demandes d’auteurs sur mon profil. C’est vrai que je ne peux répondre à tout le monde mais quand j’ai l’opportunité de rencontrer une nouvelle plume et un nouvel univers, je suis toujours preneuse !

Entre passé et présent

C’est ce qui m’a énormément plu dans ce roman. Le lien inévitable entre le passé et le présent. L’auteur mise tout sur le fait que l’individu ne peut se comprendre et accepter les choses qu’en connaissant son passé et celui de sa sphère familiale. J’ai trouvé cette quête identitaire et ce questionnement très intéressant.

Je reste plutôt d’accord avec ça. On a besoin du passé pour se construire son identité, définir ses valeurs. On a besoin d’un passé collectif mais aussi d’un passé plus personnel. Ainsi, les convictions se dessinent dans nos vies.

Les personnages

Deux personnages sortent du lot et mènent l’histoire. Ainsi, Angeline et Simon sont deux personnages que j’ai adoré découvrir. J’ai trouvé que les deux se complétaient et portaient l’histoire sur leurs épaules. On a deux personnages qui s’aident, qui essayent de comprendre leurs passés pour pouvoir aborder l’avenir plus sereinement.

Simon est un personnage que j’ai apprécié par sa simplicité et sa bienveillance. Il n’hésite pas à aider les autres. J’ai apprécié cette relation qui se créée très rapidement et qui est vraiment crédible.

La couverture illustre très bien le personnage d’Angeline. Un côté clair et un côté dans l’ombre. Ainsi, on comprend qu’elle ne sait pas tout, qu’il y a encore des zones d’ombre dans sa vie. Son regard est franc, non fuyant : elle veut savoir et fera tout pour y parvenir. La partie craquelée montre aussi qu’Angeline est une femme qui a souffert et qui souffre toujours : quelque chose est brisé et elle cherche des réponses.

Je trouve la couverture très poétique, belle et évocatrice de beaucoup de choses. C’est assez porteur de sens finalement, j’ai eu l’impression de connaitre Angeline avant même d’avoir ouvert ce roman.

La plume de C. Meyer

Je fais un plus gros paragraphe sur la plume de l’auteur parce que je me dois de parler d’un choix narratif : le lecteur est spectateur. Le choix d’une narration externe est sympathique de temps en temps mais je ne suis pas forcément hyper fan dans ce genre de romans. Je pense que je me serai sentie plus proche d’Angeline si la narration avait été interne, du point de vue d’Angeline.

J’ai trouvé les descriptions très sympathiques. En effet, les décors, les ambiances, les psychologies des personnages sont extrêmement minutieuses et pointilleuses : cela permet au lecteur de s’immerger dans un univers que l’on n’a pas forcément envie de quitter.

Je salue donc une très belle plume qui permet au lecteur de s’immerger dans une histoire assez sympathique. La quête identitaire, les secrets, l’amitié sont au rendez-vous. C’est un roman qui pourra être lu par beaucoup de lecteurs tant il saura toucher un panel varié par les sujets abordés.

Les – :

  • Le choix de la narration

Les + :

  • Simon & Angeline
  • La couverture évocatrice, qui nous rend curieuse
  • La plume de l’auteur
  • Les thématiques abordées.

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5

Frangine – M. Brunet

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Bonsoir, me voila avec la chronique sur Frangine de Marion Brunet que j’ai lu dans le cadre d’un rendez vous mensuel avec ma partenaire : Culture, you and me. En effet, son choix ce mois-ci s’est porté sur Frangine.

Quatrième de couverture: Il faut que je vous dise … J’aimerai annoncer que je suis le héros de cette histoires, mais ce serait faux. Je ne suis qu’un morceau du gâteau, même pas la cerise. Je suis un bout du tout, un quart de la famille. Laquelle est mon nid, mon nivers depuis l’enfance, et mes racines, même coupées. Tandis que ma frangine découvrait le monde, le cruel, le normalet la guerre, ma mère et ma mère, chacune pour soi mais ensemble, vivaient de leur côté des heures délicates. C’est à moi que revient de conter nos quatre chemins. Comment comprendre, sinon ?

Mon Avis: J’ai passé un moment agréable en compagnie de Pauline & de Joachim. Court moment qui m’a laissé un goût de trop peu mais j’étais plongée dans ma lecture et quand c’est comme ça, je ne m’arrête pas!

Livre qui suit bien l’actualité puisque l’on parle des coups homosexuels, de la cruauté des lycéens et un œil jeune sur la question de l’homosexualité.
J’ai aimé la manière dont le livre est écrit : Le style de Marion Brunet est jeune (elle peut se le permettre puisque le roman est écrit à travers l’œil de Joachim, 17 ans). Ce qui permet une lecture assez rapide! De plus, le livre est un bel objet!

Sujet piquant qui est dur à traiter à travers un roman, mais l’auteure s’en tire très bien!
On ressent la détresse de Pauline et sa descente aux enfers. A travers l’œil de son frère, bien que se soit justement des frères et sœurs, on se rend compte de l’amour (fraternel, merci Ondine ;)) que l’un à pour l’autre et inversement.

Quand Pauline commence à mal vivre sa réputation de fille de lesbienne et sa vie au lycée, on voit Joachim s’alerter.
Criant de vérité, le lycée ressemble à une jungle. Les cools et les loosers. Je me suis complètement retrouvée dans ce monde qui était le mien il y a quelques années!

La question de l’homosexualité et de l’homophobie est soulevée tout au long du roman. Cause importante à mes yeux, j’ai pris plaisir à vivre au sein de cette famille pendant quelques heures.

Point négatif (pour moi) c’est que je trouve Pauline mise au « second plan » durant les trois quarts du livre. J’aurais voulu un peu plus mots sur son état, comment elle se voyait, comment elle survivait tout ça..! J’étais un peu sur les dents à la fin de ma lecture. Ce qui m’a un peu frustré.
J’aurais aussi voulu voir un peu plus la mère qui a renié sa fille pour cause de son homosexualité. J’aurais voulu voir leur rencontre vingt ans après.

En bref, une bonne lecture qui ne passe pas loin du coup de cœur. Criant de vérité, il plaira à tous.

Ma note : 16/20

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Pierre et Jean – G. De Maupassant

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Une lecture commune du mois de Septembre que j’ai lu avec Noémie (les lectures de Bibliophile). J’ai aussi lu ce livre dans le cadre du Challenge XIXème !

Nous avons donc lu Pierre et Jean de Guy de Maupassant. J’ai lu quelques nouvelles de lui. Et j’aime beaucoup son style qui se lit très très facilement. Il est beau et très agréable.

Quatrième de couverture: Pierre, médecin, ne comprend pas pourquoi un ami de sa famille a légué sa fortune à Jean, son frère cadet. Au terme d’une véritable enquête policière, il mettra au jour un terrible secret.

Mon avis: J’étais contente de découvrir le quatrième roman de Maupassant. Mais j’ai vite été freiné. Stoppée net dans ma lecture. J’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l’histoire. J’ai réussi au bout d’une centaine de pages. (Il en fait 177 vous pouvez donc constater que c’est à la fin que j’étais enfin dans l’histoire).

On traite ici d’un sujet qui est assez tabou au siècle de Maupassant. C’est donc avec surprise que j’ai lu l’histoire qui se déployait sous mes yeux. Je ne pensait pas qu’on aurait trouver une histoire pareille dans un Maupassant. En même temps après avoir lu Flaubert, j’aurais pu m’en douter mais bon.

J’ai beaucoup apprécié Jean. Qui hérite mais qui n’y peut rien. Il va donc devoir faire face à un frère jaloux et en colère, Pierre. Médecin qui voit sa vie exploser sous ses yeux. Des mystères et des non dits vont finir par poser des problèmes dans cette famille.

J’ai trouvé que la fin manquait cruellement de quelque chose! Je n’y ai RIEN trouvé. Je me suis dit « Mais c’est quoi cette fin?! » J’ai été un peu déçue de ma lecture. Malgré le plaisir que j’ai eu a retrouver Maupassant, Pierre et Jean ne m’a pas beaucoup convaincue.

Pour conclure, j’ai été un peu déçue de l’histoire qui ne m’a pas transporté mais qui avait tout pour me plaire. Une fin décevante. Mais toujours le même plaisir de retrouver le style de mon cher Maupassant.

Ma note : 12/20

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