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L’ombre aux yeux rouges Tome 1 : la forêt d’Helmsley de Maëva Delattre

51pzjf4e7mLRésumé : 1875. Helmsley. Une affaire macabre touche le Yorkshire. Des personnes disparaissent sans laisser d’autres traces qu’un mort ou un disparu derrière eux. Les murmures s’élèvent. La légende est désignée. Et Katarina Kingsley, jeune fille de bonne famille, sourit face aux rumeurs. Jusqu’au jour où, à l’arrivée des très attendus et richissimes amis de ses parents, les De La Courtepiert, sa vie bascule. Quelque chose ou quelqu’un semble l’épier… Il y a des fantômes qu’il aurait mieux valu ne jamais réveiller…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Evidence éditions pour l’envoi de ce premier tome en service presse. Je vous propose de découvrir le premier tome de la trilogie de Maëva Delattre. J’ai terminé de lire ce roman fin mai mais il a fallu que je me calme un peu avant de vous écrire la chronique. Ce premier tome est un tome qui pose les bases, c’est une petite pépite victorienne. Franchement, je suis sous le charme. Après réflexion, j’ai décidé de ne pas mettre la note maximale à ce roman, parce qu’il y a deux petits points qui m’ont fait un peu tiquer (mais rien de bien méchant). Ce premier tome frôle le coup de cœur de peu. C’est un excellent premier tome et il m’a fallu un peu de temps pour me remettre les idées en place avant de vous en parler.

On fait la rencontre de Katarina Kingsley, une jeune femme qui va dénoter un peu avec la période historique dans laquelle elle vit. Avide de liberté, elle se rebelle très facilement face à la rigueur de ses parents. Il ne faut pas oublier que nous sommes au 19ème siècle, en Angleterre et plus particulièrement dans le Yorkshire (région que j’adore, d’ailleurs). Le 19ème siècle, en Angleterre, dans une famille riche comme celle des Kingsley, ce sont les bals, les mondanités, les promesses de mariage pour unir des familles… Mais Katarina ne l’entend pas de cette oreille. Quand elle comprend les plans de ses parents et leur volonté de la marier à un homme qu’elle ne connait pas, elle s’enfuit. S’en est trop pour elle. Elle s’engouffre dans la forêt d’Helmsley qui borde sa demeure et plonge au cœur de cette forêt si mystérieuse et secrète.

Si cette intrigue est une romance paranormale, j’ai trouvé un équilibre très intéressant. En effet, quand on parle de romance fantastique, on a plutôt tendance à oublier le reste. Souvent, lorsqu’une romance est au cœur de l’intrigue, on a tendance à oublier tout le background. On est focalisé sur les personnages et leurs actions. Ici, on n’oublie pas l’ère victorienne et j’adore ça ! Rien qu’à regarder la couverture, on comprend. Les décors sont très intéressants, ils reflètent vraiment cette période. On se retrouve aussi avec des us et coutumes de l’époque. C’est vraiment charmant. Un des points forts de ce premier tome reste les descriptions. Oh purée !!! C’est juste formidable. On y croit, on se balade dans un manoir magnifique, les demeures sont somptueuses décrites et décorées… On s’y sent bien, on a envie de se balader dans cet univers.

Pourquoi est-ce que je parle de surnaturel ? Lors de sa fuite dans la forêt, Katarina va tomber sur un vieux manoir. Elle va y rencontrer un homme mystérieux qui va lui proposer l’hébergement contre ses services dans la maison (un peu comme un majordome). Elle va accepter mais rapidement, elle va se rendre compte que certaines choses et certains comportements ne sont pas normaux au sein de ce manoir. L’intrigue va nous proposer, au-delà de la romance, une sorte d’enquête. Katarina va s’interroger sur des disparitions, des gens qui ne donnent plus de nouvelles et que personne ne semble avoir croisé depuis quelque temps. A cet univers qui sent la mort, s’ajoute aussi une dimension surnaturelle avec une présence de fantômes.

La plume de Maëva Delattre nous propose aussi de découvrir un univers sombre, riche et très mystérieux. Tout au long du roman, on sent une présence surnaturelle. Plus on avance dans la lecture, plus on sent que quelque chose ne va pas. Katarina va devoir passer de sacrées étapes dans sa vie. Elle va vivre énormément d’événements dont certains qui m’ont fait froid dans le dos. Si certains peuvent lever les yeux au ciel face à cette idée d’accumulation, il n’en est rien ici : l’auteure équilibre très très bien son roman. Le cadre victorien nous donne cette envie d’en savoir plus, le côté fantastique/surnaturel nous donne envie de partir en courant. Donc… d’un côté le lecteur veut savoir, veut avancer dans la lecture et d’un autre, l’instinct du lecteur souffle à l’oreille de partir en courant. C’est délicieux ! Cet équilibre se retrouve aussi dans le traitement des thématiques. Le suspens, le côté légendaire et cette aura mystique qui flotte autour des personnages et dans l’ambiance générale et la romance sont vraiment bien équilibrés. Je tiens même à dire que les lecteurs les plus frileux avec la romance pourraient vraiment se plaire dans cet univers. La romance n’est pas ce que l’on retrouve le plus dans ce roman. Elle est présente mais pas forcément au cœur de l’intrigue.

Pour les deux petits points qui m’ont un peu dérangée dans ma lecture, je reviens rapidement dessus : les surnoms donnés tout au long du roman m’ont un peu ennuyée. Je ne les ai simplement pas aimés. De plus, comme ce premier tome pose les bases d’un univers qui semble dense, il y a quelques longueurs. C’est certainement aussi dû à l’aspect contemplatif du roman. On en prend plein les yeux mais il ne faut pas oublier qu’une plume descriptive est forcément plus lente dans le déroulement des actions.

En définitive, j’ai adoré le personnage de Katarina, cette jeune femme libre et rebelle qui va se mettre dans une situation incroyable. La plume de l’auteure est une véritable merveille. Je pense que le cadre victorien est fait pour elle. On sent tout le travail derrière le roman et cela fait plaisir à voir.

Je lirai le tome 2 sans hésitation (pas tout de suite, par manque de temps mais il est dans le top de ma WL)

03 bonnes raisons de lire ce premier tome :

  • Le cadre sublime dans lequel on évolue.
  • Le personnage de Katarina
  • La plume de l’auteure

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Féerélia – Tome 4 : Gwendal VS Gabriel  de Florina L’irlandaise

téléchargementRésumé : Amis ou ennemis ? Séparés et pourtant unis. Les deux hommes auront des décisions à prendre, qui pourront influer sur le cours de nos destinées… Cet opus vous entraîne dans son sillage à la recherche de réponses, tout en vous apportant de nouvelles énigmes. Découvrez le passés de Gwendal et Gabriel et frissonnez pour leurs futurs. Seront-ils capables de reconnaître les mains tendues ? De nouveaux venus pourraient tout faire bousculer. Qui sont-ils et que veulent-ils ? Le moins que l’on puisse dire, c’est que vous ne vous attendiez pas à cela… L’avenir de Féerélia semble bien incertain…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Florina l’Irlandaise pour l’envoi du quatrième tome de sa saga. Comme vous le savez, ma lecture a eu du mal à se mettre en place, il m’a fallu attendre la moitié du tome 2 pour être vraiment dans l’histoire et comprendre les mécanismes de l’auteure et de son intrigue.

J’attendais que ce tome 4 soit sur la même longueur d’onde que le tome 3 qui marque vraiment une évolution dans l’intrigue et la plume. Je ne suis pas déçue de ce côté. Bien que ma lecture ne soit pas un coup de cœur, j’avoue que je suis contente d’avoir mis le nez dans l’univers. A savoir si l’auteure va publier un tome 5 ou non… Sachez juste que je suis à jour !

Je suis dans une situation un peu particulière. En effet, je me retrouve avec la sensation de faire une chronique en mode bis repetita de ce que j’ai déjà pu vous dire sur la saga de manière globale.  On va commencer avec les choses qui m’ont chiffonnée tout de suite pour laisser place au bon. Ne vous inquiétez pas, du bon, il y en a !

On va se focaliser sur deux personnages dans ce tome, Gwendal (dit « le pou ») et Gabriel. J’ai, déjà, aimé le lien que l’on peut faire entre Gabriel et l’ange Gabriel. La connotation peut sembler farfelue mais finalement, ça se tient. Croyez-moi, Gabriel n’a rien d’un ange mais il va nous proposer une évolution certaine dans son comportement. C’est un personnage atypique mais que j’ai apprécié dans la globalité. Gwendal est le fils de Moïra et Fergus. Il a clairement un lien avec des créatures mythiques et légendaires. C’est chouette.

J’ai eu beaucoup de mal avec cette sensation de flou qui ne m’a pas laissée tranquille de toute ma lecture. Ça part un peu dans tous les sens et dans tous les genres. Féerélia est un monde riche, complet mais qui va toucher à tout. Ça me donne une sensation d’avoir une mooooontagne à lire alors que, finalement, ça passe plutôt vite. Pour moi, c’est un peu de trop. On nous parle de sorcière, de dragon ou encore de phénix. La toile familiale est toujours présente ainsi que la guerre qui gronde toujours en fond d’intrigue. Jusque-là, ça va encore à peu près pour moi, mais après on va aussi entrer dans l’univers des gangs avec Gabriel. Et ça, pour moi, c’est de trop. Je n’arrive pas à me projeter totalement dans une lecture comme celle-ci. J’ai l’impression d’aller dans tous les sens. Comme si j’étais branchée sur du 220 et courir dans tous les sens en perdant l’essence de l’histoire.

L’intrigue est assez sympathique. « VS » dans le titre implique forcément un combat, une lutte voire une guerre. En tout cas, on a deux personnages qui vont jouer l’un contre l’autre. On ne sait pas comment ni pourquoi mais l’intrigue vous le dira. N’ayez crainte. Certains personnages s’ajoutent à notre looooooongue liste. L’auteure décide de faire de son panel de personnages une véritable et énorme famille. A la sensation de flou dont je vous parlais juste au-dessus, on peut ajouter ça aussi avec les personnages. Il y en a de trop pour que je puisse vous dire « j’ai préféré ce personnage à d’autres ». J’ai bien aimé, dans l’ensemble, cette lecture mais j’ai ce sentiment de « trop plein » qui m’a suivi.

Néanmoins, de manière générale, la saga Féerélia nous propose une plongée dans un monde intéressant, riche et très agréable. On est dans un monde vaste et ultra fouillé. J’aime beaucoup ça. J’adore aussi retrouver des créatures mythiques comme les dragons ou les phoenix. Je trouve ça chouette de travailler avec ce genre de créatures dans mes lectures. La toile de fond est vraiment top aussi. On est dans une ambiance qui ne fait que s’assombrir, ça devient plus dense, le mal est présent et on le sent. Ca va finir par éclater et cette ambiance est très bien retranscrite.

Malgré quelques fautes de syntaxe et l’orthographe, je trouve que la plume de Florina l’Irlandaise gagne beaucoup en maturité.

En définitive, j’ai apprécié ma lecture du tome 4 qui reste dans la lignée de la saga. Malgré cette sensation de « trop plein », je reste agréablement surprise par ma lecture et ma découverte. J’aurais la chance de découvrir l’auteure dans un autre genre, on en reparlera ce mois-ci probablement.

3 bonnes raisons de lire ce tome 4 :

  • La présence de créatures mythiques
  • Le monde de Féerélia
  • La richesse de l’univers

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Nocturne de sang de Michel Pelini

nocturne-de-sang-tea-9782491874025_0Résumé : Enfant, Jessica Janin a connu l’horreur. Enlevée et séquestrée par Léon Schwartz, un pédophile de la pire espèce, elle a sauvé sa vie de justesse. Lorsque vingt-quatre ans plus tard, elle apprend la mort du criminel en prison, la jeune femme pense qu’elle pourra enfin tourner la page du traumatisme qui la hante toujours. Mais Schwartz, qui a passé un pacte avec le Diable, revient d’entre les morts sous la forme d’un vampire, bien décidé à se venger de celle qui lui a échappé. Jessica a déjà vaincu le criminel une fois, en sera-t-elle capable à nouveau ? Pour l’affronter, elle pourra compter sur l’aide de deux chasseurs de vampires, Mathieu Leroux et son frère, Maxime, autiste doué de pouvoirs médiumniques. Schwartz, quant à lui, a plusieurs alliés parmi les démons, notamment l’un des plus puissants vampires du monde, qui a un vieux compte à régler avec Maxime.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Crin de Chimère pour l’envoi de ce roman en service presse. Nocturne de sang est un roman dans lequel je me suis lancée avec une petite réticence. N’étant pas forcément fan du côté pédophilie, j’ai eu peur que ça prenne beaucoup de place dans ma lecture. Finalement, j’ai passé un très bon moment de lecture !

On fait la rencontre de Jessica Janin, une femme dont la jeunesse a été marquée par la séquestration et les viols répétés de Léon Shwartz dont le nom est aussi noir que son âme. Retenue en otage par cet homme, elle réussit à lui échapper de justesse lors d’un moment d’inattention. Depuis, elle essaye d’avancer et de reconstruire sa vie. Sa vie va prendre un tournant inattendu lorsque la mort de son bourreau est annoncée. Seulement, ce qu’elle ne sait pas, c’est que Léon a fait un pacte avec le diable et que ce qu’il veut par-dessus tout… C’est se venger.

Le pitch est simple mais original. Je n’avais jamais lu de roman où les vampires croisent les pédophiles. J’aime plutôt l’idée de renouveau dans ce genre. Vous le savez (ou pas), si vous avez lu mon article au sujet de ces petites choses que je n’aime plus retrouver dans mes romans, les vampires sont un sujet qui m’a lassé. Je ne lis que très peu de romans avec ces créatures mythiques. Ici, cela ne m’a pas dérangé plus que cela parce que cela reste quand même au second plan. Bien sûr, le personnage de Léon est important mais, personnellement, je me suis plus focalisée sur le personnage de Jessica Janin.

Les personnages sont vraiment bien travaillés : Léon m’a fait froid dans le dos. Aucun remord, aucune envie de se répandre en excuse. Non, le mec est un connard jusqu’au bout. J’ai aussi beaucoup aimé Mathieu et Maxime. Deux frères qui sont proches l’un de l’autre : Maxime est un jeune autiste très attachant. Sa vision de la vie et ses pouvoirs sont très intéressants. Mathieu est un personnage que j’ai apprécié découvrir pour sa réflexion, son calme et son intelligence.

Ce que j’ai beaucoup apprécié, c’est l’équilibre dans ce roman. La pédophilie est présente, clairement. Ce n’est pas un roman à mettre entre toutes les mains. Cependant, j’ai trouvé que l’auteur n’en faisait pas trop. Oui, ce n’est pas top, oui, on parle d’un monsieur qui a un sacré gros problème mais cette thématique est abordée que lorsque c’est nécessaire, lorsque cela fait avancer l’intrigue et ça, c’est top ! Ça m’a rapidement rassuré. On a la même chose avec l’autisme de Maxime. En effet, c’est une thématique dont je ne pensais pas croiser la route dans ce roman. Je suis positivement surprise. Beaucoup d’auteurs en parlent de nos jours, mais ce que je n’aime pas avec ce genre de thématique, c’est de montrer la différence entre les autistes et autres. Ici, on n’est pas forcément le cas. Oui, Max est autiste, on en fait une force et ça passe. En aucun cas il y a Max d’un côté et les autres de l’autre. Non, on forme une équipe, une unité avec ses différents personnages et psychologies et ça, j’aime énormément !!! Bravo à l’auteur pour cette touche que j’ai grandement appréciée.

L’intrigue va mêler intelligemment une réalité certaine à un univers de créatures légendaires comme les vampires. Plus l’intrigue avance, plus on avance dans le dérangeant, le fascinant. L’auteur parvient à ne plus faire décrocher le lecteur du roman avant d’avoir le fin mot de l’histoire. J’ai trouvé ça chouette. L’intrigue va aussi permettre d’avoir deux histoires (celle de Jessica et celle de Mathieu & Maxime) qui vont s’entrecroiser et finir par se rejoindre dans un final intense et filmique. Sortez le popcorn, c’est assez spectaculaire.

Seule chose qui m’a un peu fait tiquer, c’est le statut de personnage spectatrice qu’à Jessica. En effet, même si elle est au cœur de l’intrigue, elle est la victime principale, on se retrouve avec un personnage qui, par moments, va se « laisser porter » par les événements et par Mathieu et Maxime qui sont en première ligne du combat.

La plume de Michel Pelini est très visuelle. J’aime beaucoup ce côté-là de la plume. Cela apporte beaucoup d’actions dans l’imagination du lecteur. Michel Pelini a un certain talent pour décrire les ambiances, les paysages, les décors. On passe du calme à la folie en quelques mots, les émotions se véhiculent d’une manière intense et intelligente.

Bravo à l’auteur pour ce roman et à l’illustrateur pour cette couverture incroyablement belle.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une manière assez intelligente d’aborder des thématiques dérangeantes comme la pédophilie.
  • Un panel de personnages intéressant
  • Une plume envoûtante

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L’éveil de l’ombre – Tome 1 de Tiphaine Levillain

xcover-5021Résumé : Jill est chasseuse d’Ombre : elle piste, traque et tue les démons qui parcourent le monde, en échange de quoi elle se trouve sous la protection de la Lumière. Sa vie suit une routine solitaire bien huilée et millimétrée dans laquelle elle se plaît… jusqu’à ce qu’elle capte la trace d’un nouvel ennemi. Ce dernier prend alors un malin plaisir à la mener par le bout du nez de ville en ville, du Canada au Montana. Jill doit désormais apprendre à travailler en équipe pendant que les sombres révélations s’enchaînent. Betty est aux anges : elle a la chance de participer à un chantier archéologique non loin de Londres en compagnie d’Andrea, sa meilleure amie, et de Thomas, l’homme qu’elle aime secrètement depuis des années. Tout bascule quand elle déterre un coffre contenant une étrange sphère noire. Deux influences extérieures tentent de la manipuler et elle décide finalement de la ramener chez elle. Lorsque Thomas se fait posséder par un démon et dérobe la sphère noire, Betty plaque tout pour essayer de le retrouver et de le sauver à temps. Deux chemins, deux routes, deux avenirs incertains. Les choix que feront Jill et Betty pourraient bien déterminer qui sortira vainqueur de cette guerre entre l’Ombre et la Lumière…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Tiphaine Levillain pour sa proposition via SimPlement. En effet, je suis ravie lorsqu’un(e) auteur(e) me propose de découvrir un nouveau roman à découvrir. J’avais adoré la plume dans sa saga publiée chez Nutty Sheep. Je la retrouve ici avec un roman fantastique auto édité.

Je vous avoue qu’en ce moment, j’ai beaucoup de mal à plonger dans les romans fantasy. Je pense que j’en ai trop lu d’un coup et que j’ai frôlé la mort par overdose de fantasy. Comme la première fois que j’ai lu Tiphaine, j’ai fait des courses de lézards, j’avais un peu peur. Cependant, je me suis bien trompée (et j’en suis heureuse !). L’univers proposé par Tiphaine est radicalement différent de ce que j’ai pu trouver dans ma première lecture. Cela m’a rappelé qu’il ne fallait pas comparer les univers. On ne compare pas l’incomparable.

On entre dans un monde où les réalités font s’entrechoquer. On suit Jill, d’un côté, une chasseuse d’ombre, de l’autre, on suit aussi Betty, une jeune femme qui a une vie d’étudiante normale. Elle vit selon certaines idées qui sont rejetées par notre société actuelle.

Les deux femmes sont radicalement opposées : l’une est plutôt solitaire, méfiante et chasseuse d’ombre, l’autre est accompagnée de ses deux amis, poursuit ses études et n’est pas franchement comprise par sa famille. Cependant, la vie va les mettre sur le même chemin : celui de l’Ombre.

Des personnages secondaires vont apparaitre et rapidement devenir des personnages importants. Jill va se retrouver dans une situation où elle va devoir demander de l’aide. Ainsi, Niklas apparait. J’ai adoré ce personnage et le duo qu’il forme avec Jill est top ! Niklas est un homme piquant, mystérieux sur les origines de sa famille mais terriblement mordant et intelligent. J’ai beaucoup aimé la touche qu’il vient apporter à l’intrigue. Betty va, elle, faire la rencontre de Neil pour partir à l’aventure et sauver le monde d’une terrible menace et surtout sauver Thomas, l’homme qu’elle aime depuis des années. Elle va ouvrir les yeux et comprendre que les chasseurs d’ombre existent : elle va faire la rencontre d’esprits et de monstres qui vont lui faire changer sa vision du monde. De manière générale, j’ai beaucoup apprécié les personnages de ce roman, j’ai un gros faible pour le duo Jill/Niklas mais je reste agréablement surprise par le panel de personnages que j’ai découvert. Qu’ils soient principaux ou secondaires, ils sont tous bien travaillés et apportent quelque chose à l’intrigue.

L’intrigue reste simple mais efficace. Elle envoie Jill et Niklas sur la trace d’un démon qui a pris possession d’un humain et qui veut mener sa quête pour que le mal règne sur le monde. Jill, Niklas mais aussi Betty, Neil et d’autres personnages vont tout faire pour l’en empêcher. Cela va être une quête haletante dont le premier tome pose les bases de manière solide. On va droit au but et j’aime ça ! Le groupe de personnages propose une aventure incroyable !

J’ai dévoré les pages de ce roman en une journée. C’était vraiment très très bon. Pour tout vous dire, j’ai préféré cette histoire. Je trouve que le monde me correspond mieux. Je suis fan de la plume de l’auteure et de ses idées pour faire vivre aux lecteurs une belle aventure. Les thématiques utilisées sont vieilles comme le monde mais Tiphaine Levillain arrive à moderniser le tout en proposant une intrigue originale avec des personnages colorés qui viennent casser les codes et les normes. C’est vraiment très intéressant. J’ai aussi aimé les changements de point de vue ! On perçoit cette aventure à travers les yeux de Jill mais aussi les yeux de Betty. L’auteure maitrise cette technique et ne nous rabâche pas certains détails. On avance dans l’histoire, bien joué !

En définitive, même si j’étais craintive, mes doutes et mes peurs se sont rapidement envolées. On est bien dans ce premier tome qui pose les bases de manière captivante et intelligente. C’est vraiment une super aventure et j’ai beaucoup apprécié découvrir les personnages de Tiphaine Levillain. Je signe pour le tome 2 tout de suite ! La plume est belle, dynamique et permet de d’avancer rapidement dans le récit. L’intrigue ne souffre pas de longueurs et nous permet de vivre une aventure excellente !

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Faire la rencontre des chasseurs d’ombre
  • Nos deux personnages féminins : Jill & Betty
  • La plume de Tiphaine Levillain

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Les contes inachevés – Tome 1 : La vilaine belle-sœur d’Aya Ling

51NBC54BsnLRésumé : En déchirant par mégarde un vieux livre d’images, Kat est téléportée dans le monde de Cendrillon, où elle incarne Katriona, l’une des hideuses belles-sœurs ! En tant que jeune fille de noble lignage, sa vie change du tout au tout et elle doit apprendre à survivre aux lois de ce nouvel environnement, à commencer l’épreuve de passer les portes avec une robe à arceaux… Pour revenir chez elle, elle va devoir compléter l’histoire, jusqu’à ce qu’ils soient heureux et aient beaucoup d’enfants. Mais les obstacles sont de taille : l’autre belle-sœur est belle à s’en damner, la marraine la bonne fée est aux abonnées absentes et le prince – carrément canon, soit dit en passant – déteste les bals. Dans de telles conditions, arrivera-t-elle seulement à rentrer chez elle… ?

~ Lecture détente ~

Je remercie chaleureusement les éditions MXM Bookmark pour avoir mis gratuitement en ligne le premier tome des contes inachevés. Publié dans la collection « onirique », ce premier tome nous propose une réécriture de contes assez originale ! J’avoue que je n’avais jamais encore rencontré cette idée qui est plutôt pas mal du tout !

Le principe est assez simple : Kat est téléportée dans un livre de contes qui la propulse directement dans l’univers de Cendrillon. Kat n’est pas devenue le personnage de Cendrillon, non ! Elle est Katriona, l’une des deux belles-sœurs de Cendrillon. J’ai trouvé l’idée très bonne ! En effet, on aurait pu s’attendre à ce que l’auteure prenne le chemin de la facilité en faisant endosser le rôle de Cendrillon à Kat mais non ! Bravo !

L’intrigue est plutôt sympathique. J’avoue que cette lecture me faisait de l’œil depuis pas mal de temps étant donné que je suis fan des réécritures de contes. Il faut aussi souligner le fait que je suis une fan de Cendrillon. C’est pourquoi je n’ai pas cherché plus longtemps : j’ai foncé et j’ai lu ce premier tome assez rapidement. Clairement, ce n’est pas un coup de cœur mais cela reste agréable découverte ! Je pense que je lirai le deuxième tome sans aucun souci. C’est le genre de roman qui vous tient pour une après-midi.

Kat est un personnage assez attachant : jeune lycéenne mal dans sa peau, elle a du mal à se sociabiliser et à rester maitre d’elle-même dans certaines situations. Elle adore la littérature. C’était donc la candidate idéale pour « tomber » dans un livre, non ?  Kat est une jeune fille très mature pour son âge, elle apporte un certain équilibre dans ce texte. Pour pouvoir conjurer le sort et retrouver sa place au sein de sa famille, Kat va devoir tout mettre en œuvre pour que tout se termine bien pour Cendrillon, que le bal ait lieu et que son histoire d’amour perdure. Au-delà de la gentillesse de Kat, on va découvrir son intelligence, son courage et sa volonté de faire les choses correctement et respectueusement.

L’auteure choisit de traiter avec brio et humour du choc des cultures ! En effet, quelques siècles séparent Kat des personnages qu’elle va rencontrer : interdiction de parler d’internet, de faire des raccourcis dans la langue française, bref, elle va devoir faire attention à ce qu’elle dit et fait pour son propre bien. Cela va apporter des situations cocasses qui m’ont fait sourire.

Certaines choses m’ont, cependant, fait lever les yeux au ciel : la maladresse de Kat. Franchement, elle n’a pas besoin de tomber, de se faire mal, de chuter toutes les cinq minutes. La redondance à ce niveau m’a un peu ennuyée. J’avoue que je ne comprends pas forcément ce que cela peut apporter de plus à l’action. Dommage d’affubler Kat de cette maladresse maladive. Si au départ, on peut concevoir qu’elle ait du mal avec les cours de maintien et de danse, je trouve que ce trait a été un peu trop exploité pour rester crédible. J’aurais aussi apprécié en savoir plus sur la sphère des gobelins. Tout n’est pas forcément bien expliqué ce qui m’a laissée, quelque fois, avec certaines questions à ce sujet. Troisième (et dernier) point qui m’a un peu laissée sur ma faim : les personnages secondaires. Si j’ai aimé Kat et son caractère, rien ne m’a surpris au niveau des personnages secondaires. Bianca reste la méchante de l’histoire avec sa mère. Rien de surprenant. Elle reste dans son coin et n’est pas forcément très présente non plus alors qu’Elle reste quand même un personnage très important dans cette histoire. Dommage pour ce point !

En définitive, même si l’idée de départ m’a beaucoup plu, certains petits points m’ont chiffonnée et font de cette lecture une lecture agréable mais pas impérissable. Cependant, il faut avouer que la plume de l’auteure est rafraîchissante et dynamique. Le roman ne souffre pas de longueur.

3 bonnes raisons de lire ce premier tome :

  • Une idée de départ assez originale
  • Le personnage de Kat ultra rafraîchissant
  • La plume très sympathique qui plaira à beaucoup de lecteurs et lectrices

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Autre monde – Tome 1 : l’alliance des trois de Maxime Chattam

9782846947633-475x500-1Résumé : Personne ne l’a vue venir. La Grande Tempête : un ouragan de vent et de neige qui plonge le pays dans l’obscurité et l’effroi. D’étranges éclairs bleus rampent le long des immeubles, à la recherche de leurs proies, qu’ils tuent ou transforment… Après leur passage, Matt et Tobias se retrouvent sur une Terre ravagée, différente. Désormais seuls, ils vont devoir s’organiser. Pour comprendre. Pour survivre… à cet Autre-Monde.

~ Ecoute détente ~

Hello tout le monde, je vous retrouve aujourd’hui pour une écoute. En effet, à la salle de sport (quand elle était ouverte), j’écoutais des livres audio. J’ai décidé de commencer par l’écoute de la saga plutôt jeunesse de Maxime Chattam car mon écoute du roman Le signal n’avait pas forcément porté ses fruits. Ne voulant pas rester sur un échec, j’ai tenté la saga Autre monde dont j’ai entendu beaucoup de bien. C’est plutôt sympathique !

Je ne vais pas vous mentir, pour moi, ce n’est pas LA découverte de l’année à découvrir absolument. Je pense que j’ai passé l’âge pour avoir un super méga coup de cœur pour ce genre de saga. Cependant, ça n’enlève pas le plaisir de la découverte.

On reprend certains codes du fantastique : le duo de deux amis qui se transforme en trio après quelques difficultés avec la personne concernée. C’est de cette manière que Matt et Tobias, deux amis de toujours, vont faire la rencontre d’Ambre. Rien ne les destinait à se retrouver…

Le monde connait une énorme crise : La Grande Tempête. Elle va ravager le monde. Elle va faire du monde que l’on connait une ruine où la nature reprend ses droits, où les enfants doivent survivre et se battre contre les adultes. Bref, c’est un temps où il ne fait pas bon vivre.

L’intrigue est très bien ficelée, on se retrouve dans un monde où le lecteur découvre une nouvelle hiérarchie, une nouvelle manière de fonctionner et c’est plutôt intéressant. Les enfants gagnent en maturité très rapidement. Quand on sait que nos trois héros ont 13, 14 et 15 ans… J’avais plutôt l’impression d’avoir des adolescents de 17/18 ans sous les yeux. Cela ne gâche en rien le plaisir de découvrir le travail de Maxime Chattam. On se retrouve dans une ambiance assez mystérieuse, sombre et pleine d’insécurité (pour ne pas dire danger).

On va surtout suivre Matt qui est notre personnage principal. Plein de bon sens et rempli de courage, c’est un jeune homme intelligent qui ne manque pas de se faire remarquer pour ses actions au sein du quartier général des enfants : le quartier des Pan (référence enfantine à Peter Pan, bien entendu). C’est tout une vie qui va s’organiser. Les plus âgés guident les plus vieux, les nouveaux arrivants sont aidés par les anciens. Rapidement, Matt, Tobias et Ambre vont comprendre que quelque chose cloche. Dans cet endroit, une menace gronde : vient-elle de l’intérieur ou de l’extérieur ? C’est ce que l’on va découvrir.

Le trio fonctionne plutôt bien. Deux garçons, une fille, forcément les petites intrigues se tissent au sein de la grosse intrigue, c’est plutôt sympathique et permet de faire une pause dans cet univers assez pesant. On fait aussi la rencontre des Cyniks et des Gloutons (les gros méchants adultes).

La plume de Maxime Chattam est assez dense. Ok, c’est très sympathique mais j’avoue que la plume n’est pas forcément ce à quoi je m’attendais. On se retrouve avec un sacré univers ultra détaillé et franchement, par moments, il y a peut-être eu trop de détails pour moi. Certaines choses m’ont aussi fait lever les yeux au ciel : ce trio par exemple, sans surprise aucune dans la composition. L’auteur rend son premier tome oppressant, ça c’est certain : cependant, j’aurais apprécié pouvoir respirer d’une manière ou d’une autre dans ce roman. Ici, j’ai eu un peu de mal aussi à m’y faire.

En définitive, l’aventure reste assez sympathique. J’avoue que c’est agréable. L’aventure est recherchée, comme l’univers riche et dense que nous propose l’auteur. Si j’ai pu remarquer quelques facilités, je reste quand même satisfaite de mon écoute. La plume est chargée et pleine de détails. J’applaudis la qualité de la lecture et les bruitages qui mettent particulièrement dans l’ambiance.

3 bonnes raisons d’écouter/lire ce premier tome :

  • Une bonne lecture pour les adolescents/jeunes lecteurs
  • Un univers riche et détaillé
  • Un trio sympathique à découvrir

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Black Sea – Tome 1: Abysses de LS Down

41q5hOlklOL._SX347_BO1,204,203,200_Résumé : Partie en croisière avec sa petite-amie et des proches, loin du stress de la ville et des études, Aesma ne se doutait pas que leurs vacances sur les mers allaient virer au cauchemar. Attaqués et enlevés, une nuit, par quelque chose d’inconnu, elle se réveillera changée, dans un monde qui n’est pas le sien. Un monde où les hommes ont tous les pouvoirs et où les femmes n’ont aucune pitié entre elles. Jetée au milieu d’un harem, elle devra subir les sauts d’humeur du colérique et possessif Dagon qui fera tout pour la voir ramper à ses pieds. Ainsi que la colère et la jalousie des autres femmes composant le harem de son bourreau. Son seul réconfort se trouvant être celui d’une autre femme répondant au nom de Cadence. Pourtant, ce qui semblait n’être un simple cauchemar éveillé au début va rapidement révéler d’autres secrets qui vont changer la vision de Aesma sur le monde qui l’entourent et surtout sur sa propre existence. Violentée et réduite au rang de vulgaire objet, Aesma devra user de tous ses atouts pour espérer s’en sortir indemne.

~ Lecture Crazy book day ~

Je remercie chaleureusement Evidence éditions pour l’envoi de ce roman dans le cadre du Crazy book day. Deuxième roman que j’ai la chance de lire dans ce cadre, je suis très heureuse d’avoir pu plonger dans l’univers de Black Sea. La couverture est juste magnifique, j’avais vraiment envie d’en savoir plus sur ce premier tome qui semblait sortir des sentiers battus tant au niveau du résumé que des thématiques abordées. On y va ? Inutile de mettre votre maillot de bain…

Ce premier tome est très riche. Il se lit vite et bien (je l’ai lu en une après-midi). C’est une lecture très prenante qui nous met tout de suite dans le bain. Il n’y a pas de préambule : Aesma est sur un bateau, en croisière, il y a de gros tremblements et finalement, elle tombe à l’eau et est entrainée. Dès le premier chapitre, on est dans le vif du sujet. C’est plutôt intéressant.

Ce que j’ai beaucoup apprécié, c’est ce mélange des genres. On est dans une histoire fantastique avec ce monde sous-marin qui prend forme sous nos yeux, dans une romance au sens large du terme puisqu’il y a quand même un harem qui vit autour d’un homme et on est, pour moi, dans le new adult puisqu’il y a quand même pas mal de passages osés qui feront frétiller les fans du genre. Je n’avais jamais encore jamais croisé ce mélange, je pense. C’est plutôt original et cela m’a permis de vivre une histoire captivante.

Je ne vais pas forcément m’attarder sur le côté érotique du roman parce que le résumé en dit bien assez et que, pour moi, la force de ce roman ne réside pas forcément dans cette facette-là. En revanche, j’ai énormément apprécié le personnage d’Aesma. Aesma est une jeune femme qui est amoureuse d’Amber. Elle va vite déchanter dans sa prison dorée. Elle a été choisie par Dagon, un homme fort, séduisant qui est très colérique. Pour survivre, elle ne va pas avoir le choix : elle va devoir se plier à tous les désirs de ce cher Dagon qui la veut plus qu’autre chose. Aesma ne l’entend pas de cette oreille. Ce qu’elle veut ? Partir d’ici, retrouver Amber et sa famille et mettre un coup de pied bien placé à ce Dagon. Aesma est pleine de courage, de force et d’intelligence. Elle va vite apprendre à savoir se taire quand il le faut et à savoir avancer ses pions de manière intelligente.

Aesma va vite inverser la tendance. Si dans ce harem, tout le monde semble être résigné aux assauts des pulsions de Dagon, Aesma va tout faire pour s’en sortir. Elle va faire la rencontre de beaucoup de figures féminines : celles qui sont complètement soumises à Dagon, qui l’aime malgré tout ce qui peut se passer comme horreur dans ce harem et celles qui aimeraient partir de là sans jamais vraiment avoir essayé. Aesma est le souffle qui va faire lever un vent de révolte au cœur du harem de Dagon. Elle va trouver des appuis, des personnes à qui parler, des mots qui vont lui donner du courage. Aesma est la force de ce roman, pour moi. Clairement, dès le départ, j’ai apprécié son caractère et ce qu’elle dégage. Elle est forte et fragile à la fois, naïve et intelligente, pleine d’espoir mais garde les pieds sur terre. On est dans un monde où les femmes sont là pour enfanter (enfin seulement les humaines que l’on chasse et transforme). On est dans cette dureté de la vie, dans cette difficulté d’exister.

Comme je le dis ci-dessus, il y a beaucoup de personnages secondaires qui viennent donner de la matière au roman. On a vraiment cette impression d’avoir un peuple qui vit là. Les figures masculines restent cruelles et méchantes la plupart du temps. C’est assez paradoxal avec Dagon, on le voit, comme étant une personne détestable et méprisante et à certains moments, il laisse transparaitre une certaine humanité qui désarçonne complètement le lecteur qui ne sait plus quoi penser de ce personnage.

J’ai aimé cette volonté de s’en sortir. J’ai aimé la manière dont l’auteure traite de la place de la femme dans son univers. Honnêtement, je ne pensais pas que cette idée de harem serait pour moi et finalement, je n’ai pas su lâcher le roman. J’attends le tome 2 avec impatience !

La plume de LS Down est aussi très sympathique. Je pense que cet univers va plaire aux lectrices et lecteurs qui aiment avoir une figure féminine forte à la tête d’une intrigue. Un univers fantastique dont certains passages peuvent nous faire penser à notre propre société et à la place que la femme a dans la société actuelle. C’est plutôt intéressant. A cette touche de fantastique, s’ajoute une bonne touche d’érotisme.

3 bonnes raisons de lire ce premier tome :

  • Une plume moderne et très agréable
  • Aesma qui est la réelle force du roman
  • Le mélange du genre fantastique, de la romance et du new adult

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Jazz dream and a pinch of human d’Alicia Alvarez

84881240_2555598981432753_1716889661630054400_oRésumé : Nouvelle-Orléans, lundi 19 mai 2025. On dit souvent que les choses évoluent avec leur temps et qu’il faut suivre le mouvement. Pour les membres de « Allo Dreams », cela devient légèrement compliqué quand ils apprennent que leur passion est en péril via leurs KB7, un atout technologique précieux. Petit à petit, on a remplacé les musiciens par les IA au Superdome, à la radio, à la télévision, mais les humains continuent à vivre leurs sons avec émotions à d’autres endroits. À présent, les synthétiques prennent leur place dans les bars, les clubs de jazz, et même les rues. On éjecte les humains de la scène. Pourtant, il leur paraît inconcevable de ne rien faire. Le capitalisme n’éteindra pas les flammes de leur passion, plus vives que jamais, parce qu’ils comptent bien se battre pour garder l’étincelle intacte. Plongez au cœur d’une Nouvelle-Orléans futuriste, aux côtés de Charlotte, Louis, Colin, Owen, Martha et Joshua, six personnalités différentes animées par le même objectif : rétablir la liberté musicale.

~ Service presse ~

Je remercie Alicia Alvarez pour la proposition de lecture. Je remercie aussi les éditions Nutty Sheep par la même occasion. Je ne vous le cache pas, je ne suis pas forcément à l’aise avec le fait de devoir lire et chroniquer les romans des copines. En effet, j’ai eu la chance de rencontrer Alicia lors d’un salon du livre (celui de Mons, accompagnée de ma chère amie Wolkaiw), nous conversons régulièrement puisque nous travaillons toutes les deux chez Séma Editions mais aussi chez Crin de chimère. Je pense que l’envie a pris le pas sur mes craintes. J’ai donc découvert Jazz dream and a pinch of human avec plaisir. C’était aussi l’occasion de faire une nouvelle lecture commune avec la grande et talentueuse Wolkaiw.

Lecture courte et rapide, Jazz dream and a pinch of human est un roman parfait à dévorer en une fois entre deux gros pavés. Vous savez que le format « roman court » n’est pas forcément ma tasse de thé. J’ai été agréablement surprise. J’avoue que les thématiques abordées ainsi que la plume m’ont permis d’apprécier le roman dans sa globalité.

L’intrigue se déroule en 2025. J’aime beaucoup l’idée de cette date. Mélangée à l’une des thématiques principales, l’idée est très intelligente. Ce roman nous propose de faire la rencontre de personnages humains qui vivent avec des intelligences artificielles (IA). Les nouvelles technologies prennent beaucoup de place dans leurs vies. Armés de leurs KB7, les humains s’informent et vivent à coup de nouvelles technologies, ne sachant plus vivre sans. Le choix de la date de 2025 est intéressant : un futur proche. On nous propose donc de découvrir une intrigue complètement inventée mais finalement, cet écart de 5 ans, entre le moment où je vous écris et le moment où l’action se déroule, permet au lecteur de s’interroger sur son comportement vis-à-vis de toutes les technologies qui nous entourent.

La musique est forcément très importante dans ce récit. On parle de musique et plus particulièrement de jazz. Grâce à nos personnages mais aussi à leur groupe (les « allo dream »), on fait une plongée dans l’univers du jazz à la Nouvelle Orléans. J’aime beaucoup ce courant de musique et ce lien qui unit le jazz à la Nouvelle Orléans (qui est définitivement un endroit que j’ai envie de découvrir). Ce n’est pas la seule thématique bien qu’elle soit la principale de l’intrigue : l’amour et l’amitié sont aussi présents et cela permet aussi de rendre à ce roman un côté plus humain dans ces périodes où ces deux thématiques ressurgissent.

Ce roman court me réconcilie un peu avec ce genre. Ici, il y a des points négatifs mais aussi des points positifs. Le roman ne souffre pas de longueur, il y a beaucoup de rythme et les personnages sont réellement attachants. Cependant, il y a un petit point négatif pour moi : certaines relations manquent un peu de matière. Je pense, par exemple, à la relation entre Joshua et sa nièce ou encore à la touche de romance dans ce roman. Une romance se dessine entre deux personnages mais elle n’aboutit pas forcément. Je n’ai pas compris sa présence dans l’histoire. J’aurais aimé que ce point soit peut être un peu plus approfondi. Je pense que c’est l’inconvénient de ce format.

Les personnages sont très intéressants. J’ai aimé le fait que le groupe agisse de deux manières : soit comme une entité à part entière soit comme des individus que l’on dissocie. Les membres du groupe sont liés par l’amour de la musique et une manière de penser. J’ai beaucoup aimé cette idée. Cependant, on respire aussi dans ce texte en découvrant les personnages de manière individuelle. J’ai trouvé ça chouette et j’ai beaucoup apprécié Owen.

La plume d’Alicia est très intéressante. En effet, en quelques pages, les émotions sont très bien véhiculées. La fin du roman est riche en émotion. Le moment où le groupe se produit sur la scène est magnifique et très bien intégré au roman. Malgré ce nombre de pages assez pauvre, l’auteure parvient à donner de nombreuses couleurs à son intrigue et une finesse aux psychologies de ses personnages.

En définitive, Jazz dream and a pinch of human est un roman assez agréable à lire qui me réconcilie avec ce format qui me fait encore défaut. La plume d’Alicia Alvarez est belle, délicate et très agréable. Je vous conseille de plonger dans cet univers. Bravo.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La présence du Jazz et des IA
  • La plume d’Alicia
  • Le groupe de musique

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Féerélia – Tome 1.5 : une étrange célébration de Florina L’Irlandaise

41fv6FztOmLRésumé : Sur Féerélia, Moïra doit se soumettre aux habitudes de ce monde. Si elle a l’art de se faire des amis, elle a aussi celui de s’attirer les ennuis. Pourquoi Archibald se montre-t-il si distant?? Qui est Sharina?? Mais surtout pourquoi en veulent-ils autant aux petits peuples??Est-ce que Ciara et Fergus réussiront à la fois à l’aider et à percer ces nouveaux secrets??Quelque chose d’étrange survient dans ce monde. Et si Samhain leur apportait les réponses? Ou alors encore plus de questions. Retrouvez les amis de Moïra dans cette nouvelle aventure. Qui amènera des explications et autant d’autres mystères. Amours et amitiés. Joies et aussi larmes. Vous ne resterez pas insensible devant cet interlude.

~ Service presse ~

Je remercie Florina l’Irlandaise pour l’envoi de sa saga en service presse. J’ai décidé de lire un roman par mois. Ici, je me suis retrouvée avec une nouvelle qui se lit entre le premier tome et le deuxième. Etant quand même assez conséquente, aujourd’hui, mesdames et messieurs, je ne lèverai pas les bras au ciel en hurlant par rapport à la taille du texte.

Petite parenthèse dans l’aventure que nous suivons, cette nouvelle s’intéresse à une fête que l’on fête mais qui n’a pas la même appellation. En effet, l’auteure nous propose de fêter Samhain ! Qu’est-ce que c’est que cette bête-là ? Il est grand temps de faire un point culture avec notre ami Wiki ! « Samhain est la première des quatre grandes fêtes religieuses de l’année celtique protohistorique, fêtée aux environs de notre 1er novembre. C’est aussi le nom d’Halloween et du mois de novembre dans les langues gaéliques. Elle vient après Lugnasad et avant Yule, et marque le début de la période sombre (pour les Gaels, l’année était composée de deux saisons : une saison sombre et une saison claire). C’est une fête de transition — le passage d’une année à l’autre — et d’ouverture vers l’Autre Monde, celui des dieux. »

Florina l’Irlandaise nous replonge sans soucis au cœur de son univers peuplé de créatures diverses et variées. C’est avec plaisir que l’on reprend le cours de l’histoire avec les personnages : Moïra, Ciara, Archibald, Fergus mais aussi Kiel. Il y en a beaucoup d’autres mais je trouve que l’on est vraiment dans le vif du sujet avec ces personnages. Moïra et Ciara sont revenues sur Féerélia mais cela ne se passe pas comme dans un conte de fées. A quel prix vont-elles payer leur retour ?

Moïra montre encore une fois qu’elle veut faire les choses bien, à l’image de ses parents. Ainsi, on va rencontrer avec la princesse un petit peuple que l’on ne connaissait pas encore. Ainsi, on va aussi découvrir cette fête qu’est Samhain.

Il est difficile de vous parler de l’intrigue parce qu’avec une nouvelle, si je vous en parle un peu, je vous dis tout et ce n’est pas forcément ce que je veux, le mieux est encore de découvrir cette saga qui promet encore de belles surprises. A l’image du premier tome, cette nouvelle est riche en informations. On comprend un peu mieux Archibald et ses réactions. En effet, on avait commencé à creuser le problème dans le premier tome mais certaines de nos interrogations n’avaient pas trouvé de réponses. C’est maintenant chose faite avec cette nouvelle.

Les décors sont riches, on a aussi les us et coutumes qui se dessinent et qui apportent une touche folklorique à l’univers de Florina L’Irlandaise.

Je tiens à saluer le travail de l’auteure. En effet, la plume gagne en fluidité. Cela efface les longueurs (vous me direz… Dans une nouvelle, c’est plutôt compliqué d’avoir des longueurs). L’auteure décide d’aller à l’essentiel et cela n’est pas plus mal. Une étrange célébration est une histoire qui aère beaucoup l’univers qui peut être pesant à cause de la menace qu’est Morrigann. En effet, elle n’est jamais bien loin. Elle rôde, tapie dans l’ombre et l’impression qu’elle puisse apparaitre à tout moment ne nous quitte pas. C’est plutôt prenant.

Je ne trouve pas que cette nouvelle fasse avancer l’histoire et franchement, ce n’est pas bien grave. Ici, je trouve que l’auteure met l’accent sur l’humain et c’est très agréable. On en apprend plus sur certains personnages, les liens se font et se défont entre les personnages et j’aime beaucoup cette idée. Cela permet au lecteur de se rapprocher des personnages qui semblaient froids. Je pense par exemple à Archibald. C’est un personnage dont je ne savais pas grand-chose et son comportement me faisait m’interroger. Je ne savais pas si je l’aimais ou non. Ici, j’y vois un peu plus clair et j’attends avec impatience de pouvoir me plonger dans le deuxième tome de Féerélia.

En définitive, cette nouvelle est une jolie parenthèse qui nous permet de comprendre les us et coutumes assez lointaines avec la célébration de Samhain. Florina l’Irlandaise nous propose ici de faire une petite plongée dans son univers de manière intelligente. C’est une histoire sympathique qui se lit rapidement. On est heureux de retrouver nos personnages le temps de cette nouvelle. Côté syntaxe, malgré les petites fautes, je trouve que le texte est bien mieux corrigé que le premier. Bravo !

3 bonnes raisons de lire cette nouvelle :

  • Si vous avez lu le premier tome, vous apprécierez retrouver les personnages et l’univers de Florina l’Irlandaise à coup sûr.
  • Le folklore mis en avant.
  • Le passé de certains personnages expliqué. J’aime beaucoup, c’est éclairant !

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La fille des deux mondes – Tome 3 : trois derniers soupirs de C.C Hunter

téléchargementRésumé : Une jeune mariée brutalement assassinée fait part de sa soif de vengeance à Riley, tandis que son tueur s’apprête à récidiver. Sans l’esprit d’Hayden à ses côtés, la jeune fille se retrouve seule et vulnérable face à ce nouveau danger. Elle découvre également des secrets de famille bien enfouis qui changent tout ce qu’elle croyait savoir sur ses parents.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Michel Lafon ainsi que Camille pour l’envoi de ce roman que j’attendais avec impatience. Je pense que c’est celui qui me tentait le plus. Après avoir lu les deux premiers tomes de cette trilogie, ouvrir le dernier tome était pour moi important. C.C Hunter nous offre un troisième volet à la hauteur des deux précédents et marque ainsi la fin d’une superbe trilogie.

J’ai retrouvé Riley et ses super pouvoirs avec plaisir. Riley a le pouvoir de savoir parler aux morts. Ils reviennent en tant que fantômes assez flippants mais qui ont besoin d’elle pour trouver la paix et la lumière. J’aime beaucoup cette petite. Enfin petite, elle est une adolescente qui a dû grandir plus vite que les autres. Avec sa maman morte, son père a tout fait pour qu’elle grandisse correctement au sein de cette famille monoparentale.

Dans les deux premiers tomes, on a rencontré Hayden en tant que fantôme, cependant, un événement fait qu’il n’est plus à ses côtés et qu’elle doit se débrouiller (presque) seule face à ces fantômes et plus particulièrement face à cette mariée poignardée fantomatique.

Ce troisième tome est sous le signe des révélations. Plus on tourne les pages, plus la vie de Riley devient compliquée. Entre les problèmes familiaux, les problèmes amoureux et les problèmes amicaux, Riley cumule le stress et les péripéties. Riley est un personnage fort et courageux. Problème après problème, elle va réussir à trouver la vérité dans cet amas de mensonge. Elle va tout faire pour que cette mariée poignardée puisse trouver la paix.

La plume de C.C Hunter est toujours aussi saisissante de réalisme et de dynamisme, on ne s’ennuie pas. Néanmoins, il faut noter que l’ambiance est plus sombre. L’intrigue résonne comme étant plus lourde et mystérieuse mais cela donne une dimension plus adulte au roman mais aussi à la globalité de la trilogie. L’intrigue ne souffre d’aucune longueur. Bien au contraire, c’est très fluide et dynamique.

Avec Riley, on retrouve les personnages que l’on a rencontrés via les deux premiers tomes. Ainsi, on retrouve Hayden mais aussi Kelsey, sa meilleure copine qui va devenir une alliée redoutable. De plus, elle va aussi apporter son lot de problèmes personnels qui vont rendre la vie de Riley encore plus électrisante.

Ce que j’ai beaucoup apprécié dans cette saga, c’est le fait que les personnages grandissent et évoluent au fil des tomes. C’est assez intelligent de la part de l’auteure puisque le lecteur ne s’embourbe pas dans une trilogie trop jeune pour lui. En effet, je trouve que le lectorat est élargi et cela fait du bien ! De plus, le fil rouge de l’intrigue est toujours présent. On ne s’ennuie pas. En effet, l’idée de base reste assez simple : Riley parle aux fantômes qui ont besoin d’aide pour passer dans l’au-delà. Mais avec les différents fantômes et les différentes quêtes, l’idée de base est tout le temps réinventée. Bravo pour cette ingéniosité.

En définitive, c’est un roman qui clôt la trilogie  avec brio. On évolue en même temps que les personnages au rythme de ces trois tomes qui vont nous proposer une aventure haletante et pleine de péripéties. On ne s’attarde pas que sur le pouvoir de Riley (qui prendre beaucoup de place par moments). Cependant, on est dans une trilogie qui va nous proposer des adolescents en personnages principaux. Je n’ai rien contre cette idée mais je trouve qu’ils ont beaucoup trop de responsabilités sur le dos. Bien que cela reste crédible, du haut de leurs 17/18 ans, ils doivent gérer des choses très lourdes. Vu tout ce qui tombe sur le dos de Riley, je ne suis pas certaine qu’un adulte serait gérer sur tous les fronts. C’est certainement la seule chose que je reprocherai à cette trilogie. Le fantastique est mêlé de manière intéressante avec la réalité, on y croit. C’est top. Les liens qui se font et se défont dans cette intrigue sont très beaux. Il y a beaucoup d’émotions dans la plume de l’auteure et c’est avec plaisir et délice que je me suis plongée de nouveau dans cet univers.

3 bonnes raisons de plonger dans ce troisième tome (et dans la trilogie de manière générale) :

  • Le personnage de Riley que j’ai beaucoup apprécié ainsi que le panel de personnages qui est lui aussi très intéressant. (mais j’ai quand même un gros faible pour Riley).
  • L’univers fantastique que l’auteure créée. J’aime beaucoup la manière dont elle amène les choses dans son intrigue qui est en constante évolution.
  • La plume de l’auteure que j’aime beaucoup.

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La danse du loup – Tome 1 : Le chevalier noir et la dame blanche de Hugues de Queyssac

41wpqa0Z-xL._SX195_Résumé : Hiver de l’an de grâce 1345. Bertrand Brachet de Born, premier écuyer du baron de Beynac, fit un songe hallucinant de vérité. Il entrevit une fée d’une beauté inoubliable. Convaincu de son existence, il partit avec fougue à sa recherche. Dans son immense naïveté, il rêvait d’amour, de courtoisie, de bravoure et d’esprit chevaleresque. Mais sa quête se heurtera à une conspiration du silence, et son parcours sera jalonné de félonie, de crimes, de traîtrise et de sang. Le sang de pauvres et de nobles !

~ Service presse ~

Je remercie la masse critique Babelio ainsi qu’évidence éditions pour l’envoi de ce roman. J’étais très curieuse de découvrir ce premier tome qui était très prometteur. Avec un résumé aussi tentant, il n’est pas resté très longtemps sur ma PAL !

C’est un premier tome très prometteur que nous avons là. Il y a quelques petites choses qui ont fait que ce n’est pas un coup de cœur mais ce premier tome reste une très bonne lecture. Si j’en ai l’occasion (ou si je provoque l’occasion ahah), je lirai le deuxième tome sans aucun souci.

On fait la rencontre de Bertrand Brachet de Born, notre personnage principal qui va nous faire vivre une incroyable aventure au cœur de la Guerre de cent ans. Bertrand est un personnage singulier, un peu bourru et naïf mais très sensible et touchant. C’est le premier écuyer du seigneur de Beynac. Et Bertrand tombe amoureux. Il ne tombe pas amoureux de n’importe qui puisque son cœur ne bat que pour cette apparition magnifique et incroyable qu’il a aperçue dans ses rêves. Rapidement, Bertrand va nous prouver que sa vie n’est pas de tout repos : autant sur le plan personnel que professionnel.

Si l’intrigue m’a beaucoup plu, j’ai eu quelques petits soucis. Les personnages sont très sympathiques. Ils sont tous intéressants et nous permettent d’avancer dans l’intrigue. Cependant, j’ai remarqué un réel manque de profondeur dans leurs caractères. C’est dommage parce que l’auteur a une plume magnifique mais il m’a manqué ce petit plus au niveau des personnages qui les rend inoubliables. Dommage.

Comme je vous le disais, la plume de l’auteur est très sympathique. Elle est dynamique et intéressante. J’ai apprécié avoir un dialecte qui colle au siècle dans lequel se déroule l’action. On a ainsi plusieurs langages qui se dégagent de l’intrigue. Cela ajoute un cachet certain à l’intrigue. C’est très sympathique. De plus, le roman est truffé d’humour ce qui rend l’intrigue plus aérée, respirable. C’est plutôt sympathique car, par moments, le roman souffre de quelques petites longueurs. Ainsi, on a des moments fluides et dynamiques et d’autres où cela retombe un peu comme un soufflé. Cependant, il faut noter qu’une fois dans le feu de l’action, le lecteur ne s’ennuie pas.  L’intrigue va se diviser en plusieurs pans : d’un côté la quête de Bertrand et de l’autre l’enquête sur Bertrand. J’ai beaucoup apprécié ce mélange : la quête et l’enquête sont brillamment mêlées. C’est plutôt intelligent comme idée.

Le côté historique de cette intrigue me plait aussi énormément. On se doute, à la lecture du résumé et de la première de couverture qu’il va y avoir de l’Histoire. On en a énormément. On sent tout le temps que l’auteur a pris pour se documenter et rendre son intrigue ultra crédible aux yeux du lecteur. On se retrouve vraiment au 14ème siècle. Cela est très intéressant.

Un petit point dérangeant… Enfin, ici, ce n’est qu’une affaire de goût. Personnellement, les dernières phrases en fin de chapitre annonciatrices… Pas pour moi. Même si pour certains lecteurs, cela fait monter le suspens, je reste vraiment sceptique pour ma part. Je ne suis pas forcément à l’aise avec ce procédé.

L’auteur va soulever des thématiques intéressantes pour l’époque : la justice bien entendu mais aussi la religion : comment un homme forcé à partir sur les terres orientales se débrouille en étant chrétien ? Le 14ème siècle n’est pas forcément aussi tolérant que le monde contemporain dans lequel on évolue. On trouve aussi les thématiques simples mais efficaces : amitié et amour. J’ai aussi apprécié le fait que l’auteur reprenne les codes de la littérature médiévale. Pour l’avoir étudiée, j’ai été positivement surprise de retrouver certains aspects de la littérature médiévale. Cela apporte encore plus de crédibilité à l’intrigue.

En définitive, même si ce premier tome n’est pas parfait, on peut aisément souligner ses nombreuses qualités : une plume incroyable, de la documentation utilisée à bon escient, un personnage principal attachant et véridique. Bref, on plonge dans un premier tome qui pose bien les bases et qui donne envie de savoir la suite !

3 bonnes raisons de lire ce premier tome :

  • Le 14ème siècle dans le Périgord. Une ambiance crédible qui donne envie d’en savoir plus sur cette période historique.
  • Notre bon Bertrand, personnage principal avec ses qualités et ses défauts.
  • Les thématiques abordées ainsi que le mélange de quête et d’enquête, c’est très intelligent !

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La collision des mondes de Sam Cornell

CDM-cover-face-avant-via-paintRésumé : « Un bien étrange suicide que voilà. » La missive glissée sous sa porte invitait Calvez à revoir les conclusions de son enquête. Et si finalement Galantier avait été assassiné. Mais par qui ? Et pourquoi ? En reprenant ses investigations, Eduardo Calvez sera confronté à une affaire plus complexe qu’il ne l’imaginait, où tous les protagonistes se révèleront plus impliqués qu’ils ne le laissaient transparaitre. Derrière le masque paisible et trompeur de la Côte d’Albâtre, se cachent des secrets que la bourgeoisie locale avait pris soin d’occulter. Chaque indice collecté guidera l’inspecteur vers une autre vérité, tout en entretenant ce sentiment étrange qu’il n’est qu’une pièce d’échiquier, chahutée par des adversaires mystérieux, œuvrant de la Normandie jusqu’aux Amériques. Cette enquête le mènera vers les confins du réel, car gravir la généalogie des Malville ne sera pas sans conséquences. L’aide imprévue de frère Guillaume et de mademoiselle Colinet sera la bienvenue, mais sauront-ils résister à la tentation que le mécanisme d’Alhazen a toujours suscitée… ou succomberont-ils à son appel comme ce Rose-Croix trop impatient ?

~ Service presse 📱 ~

Je remercie Sam Cornell ainsi que les éditions Livr’S pour l’envoi de ce roman. Parfois, le hasard fait bien les choses. Encore une fois, on me le prouve. Je furetais (encore une fois avec Wolkaiw) au salon du livre de Somain, entre les étales des éditeurs et auteurs, je suis tombée sur ce roman. LA COUVERTURE !!!! Je suis tombée amoureuse de cette couverture. Je crois que, même si le roman parlait des recettes de cuisine de Tatie Huguette, j’aurais fini par fondre. Le prix étant quand même conséquent, je me suis laissée le temps de la réflexion. Puis, quelques semaines plus tard, c’est l’auteur lui-même qui me contactait pour un possible service presse… Si ça ce n’est pas de la chance ! Me voilà donc partie avec cette lecture qui paraissait tout à fait intéressante.

On fait la rencontre d’Eduardo Calvez. J’ai aimé ce personnage qui m’a beaucoup plu. Il est mis à mal par beaucoup de personnages. Le fait de travailler dans la police n’aide pas. Souvent comparé à quelqu’un qui ne sait pas forcément se mêler de ses affaires, Eduardo Calvez est un policier qui a du flair et qui sait mettre son nez où il faut. Plusieurs fois, j’ai souri, ayant l’impression d’avoir un nouvel Hercule Poirot sous les yeux. C’était très appréciable. Sans hausser le ton, Eduardo va démontrer, prouver, justifier tout ses dires et mettre à mal ceux qui pensaient passer à travers la justice.

Ce roman n’est pas qu’une enquête policière… Franchement, je serai bien incapable de genrer ce roman tant il est dense, complexe mais délicieux ! C’est un énorme pavé (quasiment 700 pages). J’avoue que j’ai eu peur. Malheureusement, je n’ai pas pu lire autrement que via un PDF et 700 pages, en PDF, sur liseuse, c’est très fastidieux. J’ai donc pris le parti de lire sur ordinateur une fois les 150 premières pages passées. Je m’y suis mise la semaine dernière et petit à petit, les pages ont défilé sans que je ne les voie passer. C’est une lecture intense que l’on nous propose.

Il est vrai que j’ai eu un peu de mal à démarrer, mais une fois qu’Eduardo est lancé dans son enquête, on se prête au jeu et on y va ! On lit, on lit, on lit. On ne peut pas s’arrêter. Quel délice ! La collision des mondes est un OVNI littéraire mais extrêmement bien ficelé. On vogue entre le polar, le fantastique mais aussi l’histoire. Il y a des thématiques sociétales profondes qui forment les plus grands conflits mondiaux depuis la nuit des temps : la religion, les philosophies mais aussi les pratiques moins connues et plus obscures qui nous poussent jusqu’à la limite de l’entendement, jusqu’au précipice de la folie humaine.

La collision des mondes est un roman que j’achèterai en papier et que je mettrai sous le nez de tous mes amis. C’est un roman à lire. Il m’est très difficile de parler de l’intrigue sans vous en divulguer un morceau. C’est très bon. Si vous aimez les intrigues intelligemment ficelées, une plume sans aucun défaut et des thématiques incroyables soulevées, vous devez lire ce roman !

L’auteur ne prend pas de gants mais c’est toujours avec élégance qu’il nous prouve que son roman va au-delà de ce que l’on nous propose dans les romans actuels. La différence, c’est ce qui me plait ! J’ai beaucoup apprécié faire cette découverte avec Eduardo mais aussi avec des personnages comme mademoiselle Colinet et le frère Guillaume qui sont des comparses surprenants mais très sympathiques.

L’auteur est très intelligent dans la construction de son roman. 700 pages en suivant le même personnage, cela peut être compliqué. L’intervention de deux autres personnages permet d’apporter un vent de fraîcheur à l’intrigue et à permettre au lecteur de ne pas s’embourber et c’est ce qui se passe. Là où certains auraient pu nous écrire une énième enquête policière sans surprise, Sam Cornell part d’un décès suspect pour nous emmener dans d’autres endroits… Quelle belle idée! On part d’un petit incident pour remettre en cause des fondements acquis depuis des siècles et des siècles… C’est ainsi que les mondes entre en collision. Bravo pour cette enquête palpitante qui nous embarque dans une intrigue folle!

La plume de l’auteur est entraînante. Sam Cornell signe un roman brillant et très intéressant. Bravo à lui !

En définitive, malgré les petites lenteurs du début qui s’effacent rapidement, on se retrouve avec un roman brillant qui nous propose de rencontre des personnages farfelus et hauts en couleur qui dynamisent beaucoup le roman. On se retrouve avec quasiment 700 pages qui passent à une allure intéressante et qui nous proposent de repousser les limites humaines. C’est un mélange de genres intéressant. Le roman reprend des thématiques déjà vues dans les romans mais les traite d’une manière intelligente et originale.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une couverture aussi magnifique et mystérieuse que le contenu du roman.
  • La plume de l’auteur très intelligente.
  • Une intrigue dense et qui sort de l’ordinaire. Il faut lire pour comprendre !

Je remercie encore l’auteur pour sa gentillesse et sa patience.

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20

Féerélia – Tome 1 : Moïra de Florina l’irlandaise

41pdFZt4fHL._SX331_BO1,204,203,200_Résumé : Mes parents sont des dieux ? Ma sœur adoptive une sorcière ou une métamorphe ? Mon premier amour : un prince charmant ? Son meilleur ami : un dragon, me suit partout. J’atterris sur ce monde : la Terre. Comment leur expliquer que je ne suis pas de cette époque, pas de ce monde et pas comme eux ? Absolument, personne ne doit connaître mes secrets. Il va falloir la jouer fine. Ou je finirais entourée de bonshommes en blanc et quelque chose me dit que cela ne va pas me plaire.
Je vais connaître la guerre, la peur, l’humiliation ce que les mondes peuvent faire de pire, mais aussi le meilleur. Entre amour et amitiés, trahison et horreur. Le destin extraordinaire d’une famille et de leurs amis. Je m’appelle Moïra, fille du dieu Dagda et de la déesse Macha. Nous sommes au début d’un bouleversement pour l’univers comme vous le connaissez. Je suis née en FÉERÉLIA, un endroit crée par mes parents pour protéger les mondes, que ce soit de la folie des dieux ou de celle pire encore de Morrigann. Et moi, dans tout ça. Quel est mon rôle ? Si vous le connaissez, faites-moi signe.

~ Service presse 📱 ~

Je remercie Florina l’irlandaise pour l’envoi de sa saga. En effet, j’ai eu la bonne surprise de découvrir que Florina acceptait un partenariat entre elle et moi. C’est plutôt chouette comme proposition ! Je suis contente d’avoir pu mettre le nez dans l’univers de Florina. J’étais plutôt curieuse de faire la rencontre de ses personnages. J’avoue que ma lecture n’a pas été un long fleuve tranquille : il y a de bonnes choses mais aussi quelques petits bémols qui m’ont un peu ralentie.

L’imagination de l’auteure est débordante. J’ai trouvé que ce premier tome posait les bases. C’était assez intéressant de voir comment l’auteure posait justement ses bases. On a un énorme focus sur les personnages. J’ai manqué de quelques informations sur les décors pour m’immerger complètement dans le monde qu’est Féerélia. Je trouve que le travail sur le fond est très intéressant, notamment grâce aux personnages mais j’ai eu un peu de mal à me plonger dans le monde de Féerélia. J’ai, en revanche, beaucoup apprécié les passages dans la forêt de Brocéliande et découvrir la vie de Moïra dans notre monde.

Les personnages sont très travaillés. J’ai trouvé qu’il y avait un large panel et qu’il y en avait pour tous les goûts. C’était assez sympathique : on en apprécie beaucoup, on en déteste quelques-uns, on a envie d’en secouer certains. Bref, tout ce petit monde prend vie sous nos yeux et cela fait du bien ! En effet, on avance dans cette histoire en étant accompagné de personnages hauts en couleur. J’ai beaucoup apprécié Moïra, cette enfant née de deux dieux : Macha et Dagda. Deux dieux qui savent se sacrifier pour leur enfant mais aussi pour leur peuple. J’ai beaucoup apprécié cette thématique dans le roman, je la trouve très forte et cela donne beaucoup de poids et de crédibilité aux personnages de Macha & Dagda. Moïra est une enfant qui va grandir normalement avec Ulf et Maëlig, ces deux humains qui vont l’élever comme leur propre enfant. Moïra a ce côté profondément humain même si ses pouvoirs vont se développer. C’est un personnage que l’on voit grandir et évoluer. Elle devient une jeune femme pleine de ressources et d’intelligence qui va apprendre d’où elle vient et à gérer les deux côtés de sa vie.

Si l’histoire est assez prenante, j’avoue qu’au départ, ça a été compliqué : on entre dans le vif du sujet dès les premières lignes : une bataille épique qui fait couler du sang. On a des créatures de tout genre : sorcière, fées, anges… Bref, on se retrouve à bout de souffle très rapidement. Malheureusement, j’ai trouvé des fautes d’orthographe et quelques maladresses (répétitions, coquilles…). Rapidement, j’ai eu un effet de « trop plein », j’ai dû faire une pause au risque de ne plus savoir me retrouver dans cette histoire. On sent que la plume de l’auteure est généreuse, le roman fourmille d’idées, on a plusieurs intrigues qui viennent s’imbriquer et j’ai aimé ce côté-là. En revanche, on a une impression d’aller dans tous les sens dans les premiers chapitres, cette impression se chasse rapidement mais j’avoue que c’est assez déstabilisant.

En définitive, malgré de bonnes idées et des personnages nombreux et très travaillés, j’avoue que ma lecture n’est pas un coup de cœur. Cependant, elle reste très agréable grâce aux idées de l’auteure et à cette plume généreuse qui nous propose de découvrir le monde de Féerélia. Ce premier tome, axé sur le personnage de Moïra est un premier pas assez sympathique dans le monde de Florina l’irlandaise. Je pense qu’une relecture pourrait être bénéfique pour chasser les fautes. Néanmoins, je salue le travail de l’auteure et me plongerai avec plaisir dans la suite des aventures de Moïra et de tous les autres personnages en espérant en savoir un peu plus sur Archibald, ce personnage que j’ai apprécié malgré son attitude. C’est trop mystérieux pour que je ne veuille pas en savoir plus ! 😉

3 bonnes raisons de plonger dans ce premier tome :

  • De nombreux personnages humains et fantastiques. Tout le monde peut y trouver son compte.
  • Un univers généreux qui est encore bien mystérieux : il rend le lecteur curieux.
  • Une intrigue de base très sympathique dont le développement nous emmène dans des situations et lieux inattendus.

3

10

Les brigades du steam d’Etienne Barillier & Cécile Duquenne

69697Résumé : Solange Chardon de Tonnerre, membres de la treizième Brigade mobile de la ville d’Aix-en-Provence, est une inspectrice coriace. Mais quand elle perd son coéquipier dans une explosion et qu’on lui remplace son bras par un bras mécanique, sa vie bascule. Il lui faudra surmonter ces épreuves pour relancer l’enquête et faire preuve de patience avec le jeune Auguste Genovesi, une nouvelle recrue avec qui elle doit faire équipe. Un grand roman steampunk dans le sud de la France, haut en couleur !

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Jérôme et les éditions Actusf pour l’envoi de ce roman. Comme vous le savez, je suis friande des romans steampunk. Quand j’ai vu qu’on me proposait de lire ce roman, je n’ai pas hésité une seule seconde. J’aime beaucoup cette couverture qui rappelle ce que l’on va trouver : le genre steampunk avec les rouages mais aussi le terme « brigades » qui nous met aussi sur la voie d’une enquête surprenante.

Quand les Brigades du Tigre inspirent les brigades du steam… Ça déménage !! On fait rapidement la rencontre de nos personnages principaux : Auguste Genovesi ainsi que Solange Chardon. Cette équipe va se former d’une manière assez atypique puisque Auguste fait la rencontre de Solange lors d’une convalescence particulière. En effet, victime d’une embuscade, elle perd son coéquipier mais aussi son bras. Auguste va devoir percer cette carapace d’acier que s’est forgée Solange. J’ai beaucoup apprécié Auguste qui va tout faire pour prouver qu’il a sa place dans la treizième Brigade mobile de la ville d’Aix en Provence. Solange a un sacré caractère mais elle est combative, courageuse et très intelligente : elle va beaucoup aider Auguste à progresser et à prendre en maturité aussi, lui qui a tendance à foncer dans le tas, il va vite apprendre qu’il ne faut pas forcément le faire… Les pièges sont nombreux.

L’enquête commence sur les chapeaux de roues et franchement, on ne voit pas le temps passer. Ma lecture a été rapide malgré le fait que le commencement a été un peu lent. J’ai attendu le côté steampunk avant de comprendre où et comment il allait arriver. Une fois ce petit obstacle passé, j’ai dévoré ma lecture.

Le must dans cette lecture a été le côté historique. On a des citations de Clémenceau, le Tigre évoqué dans « les brigades du tigre ». Ainsi, on a vraiment une ambiance feutrée et mystérieuse qui se dégage de ce roman. J’ai adoré cette ambiance qui rappelle la France du 19ème siècle. De plus, on se trouve dans le sud de la France, plus précisément à Aix en Provence et c’est très sympathique de se détacher un peu de la capitale française, on prend l’ai géographiquement ainsi qu’historiquement parlant.

Solange apporte avec elle un point important dans le roman : le manque de recrues féminines. Elle est la seule de sa brigade. Les femmes sont encore reléguées au second plan : les femmes à la maison entre la cuisine, les enfants et les courses, elles n’ont pas leur place dans le monde du travail et encore moins dans des métiers comme celui de mobilliard dans les brigades de Clémenceau. Entre brimades et insultes, elle doit travailler dur et ne pas se laisser faire pour rester la meilleure et faire son métier. J’ai aimé ce vent de fraîcheur qu’elle apporte pour dépoussiérer la mentalité des hommes. Le chemin est encore long mais avec Solange, on commence la marche !

J’ai apprécié l’intrigue. Même si le premier tiers a été un peu longuet (c’est probablement dû à la mise en place de l’histoire). On vogue entre le côté historique, le côté policier mais on touche aussi au personnel en apprenant les passés respectifs de Solange et d’Auguste. On met en avant le parler d’Aix en Provence. Au départ, j’ai été un peu déstabilisée (je suis ch’ti, faut pas trop m’en demander quand même) mais on s’y fait. J’ai l’impression que tout démarre au deuxième tiers du roman. Une fois que l’histoire commence réellement et qu’on essuie un peu les éclats de verre que l’on se prend dans la figure à un moment, on y va franchement et on part à l’aventure avec Auguste et Solange. L’écriture est fluide et dynamique. J’ai apprécié ce point.

En définitive, les brigades du Steam est un bon roman bien ficelé qui met un peu de temps à démarrer mais qui se laisse très facilement lire. Le dépaysement est total : on file à Aix-en Provence au 19ème siècle. La thématique des brigades de Clémenceau m’a beaucoup plu. La lecture est fluide et les personnages sont hauts en couleur. Une chose est certaine, avec Solange et Auguste, ça déménage !

Encore merci aux éditions ActuSF pour ce partenariat (que j’adore !)

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un cadre historique et géographique qui m’a beaucoup plu
  • Le personnage de Solange qui se bat dans ce monde d’hommes
  • L’ambiance du 19ème siècle qui ressort clairement avec cette enquête policière

4

19

Les larmes d’Aphrodite – Tome 1 : La colère de l’Olympe de Marion Perret

xcover-4295Résumé : Les Dieux sont cruels ! Et l’éternité paraît bien longue pour une immortelle qui tente de leur échapper. Abandonner les siens n’est qu’une solution temporaire… Après des millénaires de fuite auprès des mortels, Aphrodite est de retour sur l’Olympe. La plus belle des Déesses va devoir faire face à de nombreux défis. Manipulation, trahison, violence et amour… Aphrodite brave la colère de l’Olympe!

~ Service presse ~ 

Je remercie chaleureusement les éditions du Saule pour l’envoi de ce roman via la plateforme SimPlement qui me permet de faire de belles découvertes. Ici, Mario Perret a su m’envouter dès les premières pages. Pour être franche, je n’ai pas lâché le roman avant de le terminer. Cela ne m’arrive pas souvent mais quand c’est le cas, c’est une sensation que j’adore !

Nos personnages sont les dieux et déesses grecs. Ainsi, tout au long de notre lecture, on reconnait des noms connus, des facultés connues et cela fait du bien. Marion Perret garde le fond mythologique que l’on connait tous mais fiche un grand coup de pied dans les stéréotypes poussiéreux que l’on peut rencontrer sur la mythologie grecque et ça fait du bien !

Aphrodite s’exile sur terre. La déesse s’est planquée chez nous, petits humains que nous sommes, pendant deux millénaires. Que fuit-elle ? Qu’est ce qui a bien pu pousser une immortelle et fille de Zeus en prime à quitter l’Olympe ? C’est ce que l’on va découvrir dans ce premier tome. J’ai beaucoup apprécié Aphrodite qui est une femme que j’ai tout de suite aimé : calme, réfléchie, intelligente, elle peut aussi se montrer méchante, impulsive et manipulatrice. Elle est le parfait personnage. Rapidement, Aphrodite prouve qu’elle n’est pas parfaite. Cela la rend encore plus attachante. On va la suivre dans son passé mais aussi dans son présent qui vont finir par se relier et nous permettre de comprendre les raisons de la fuite d’Aphrodite.

J’ai aussi apprécié le fait de retrouver des personnages « secondaires » dans la mythologie. Ainsi, on peut rencontrer Hadès, Zeus, Héra mais aussi Arès, Hermès ou encore Apollon (et bien d’autres, je ne les cite pas tous mais il y en a de nombreux très présents) mais on peut aussi croiser les noms d’Amphitrite, Calypso, Perséphone ou encore Asclépios. Un roman qui me plait et qui m’apprend des choses ? Je suis carrément pour !

Ce roman mêle la mythologie à la modernité, la romance au fantastique. C’est une douceur à se mettre rapidement sous la dent et à savourer. Vous l’aurez compris… Hier, je vous proposais un coup de cœur, aujourd’hui aussi ! Ce week end fut savoureux. C’est une petite bombe que je vous propose là.

Ce roman est en majorité une romance que j’ai adoré découvrir. Ainsi, on se rend compte qu’Aphrodite n’est pas seulement la figure de l’amour physique et de la sensualité. Elle est bien plus que cela. J’ai grandement apprécié la nuance qu’apporte l’auteure à tous ses personnages. Poséidon n’est pas qu’un dieu au caractère ténébreux, il s’inquiète aussi pour l’écologie par exemple ! Cependant, on trouve quand même les bases que l’on a déjà lu : Héphaïstos, fils renié de la déesse Héra qui est estropié et difforme, la rivalité entre les trois frères (Zeus, Hadès et Poséidon). Hades est un personnage que j’ai adoré ! Bravo à l’auteure pour en avoir fait un personnage attachant malgré son sale caractère.

Marion Perret prend son temps. Elle met en place, pose les bases mais fait avancer les choses. Ainsi, les liens se font et se défont. Les personnages s’aiment et d’autres se détestent. On est vraiment propulsé dans un monde où la modernité côtoie la mythologie sans aucun souci. La plume de l’auteure est belle, percutante et pleine d’humour. Cela permet au roman d’être aéré et agréable à lire. Honnêtement, je n’ai pas vu le temps passer… Cela veut bien dire que j’ai adoré ce roman, non ?

Le roman est aussi fantastique, forcément, lorsque l’on parle de mythologie, le côté fantastique apparait. J’ai apprécié retrouver quelques codes : le personnage principal qui est aidé de deux amis proches (le fameux trio que l’on retrouve dans les plus grandes sagas). Aphrodite, en revenant sur l’Olympe va devoir prouver sa vaillance et sa force en passant trois épreuves. Elle doit montrer qu’elle est capable de faire ce qu’elle dit et qu’elle ne partira plus ainsi, pendant deux millénaires.

On a vraiment une sphère populaire avec ces personnages mythologiques, on en connait, on se sent à l’aise dans cette histoire avec des figures connues. Puis, on a une sphère bien plus privée qui se base quand même sur des faits connus et reconnus pour certains mais qui est beaucoup plus intime, touchante et qui nous offre une autre dimension à cette mythologie que l’on ne connait que de manière factuelle. C’était vraiment une très bonne idée. Bravo

Je salue donc une intrigue sans faille qui nous propose un premier tome à couper le souffle. Le texte ne souffre d’aucune longueur et nous propose un va-et-vient entre le passé et le présent d’Aphrodite pour nous permettre de mieux comprendre comment elle a pu en arriver là où elle en est. Tous les personnages sont bien dessinés et les psychologies sont fines. Les décors sont somptueux et j’ai apprécié ce lien entre le monde des dieux et le monde des humains.

3 bonnes raisons de se lancer dans ce premier tome :

  • Un mélange parfait entre romance et fantastique !
  • Un apport mythologie fort intelligent et profond : on fiche un sacré coup de pied aux stéréotypes.
  • Une plume savamment travaillée que j’ai beaucoup apprécié.

5

14

Le Grand Théâtre sur Broadway – Tome 1 : les talents maudits de MariStef Rouchy

cover-4255Résumé : Lorsque Julius Quidam débarque à New York pour une année sabbatique, tout le champ des possibles s’ouvre à lui ! Mais sa vie en Amérique n’est pas aussi facile qu’il l’avait imaginée. Alors, quand on lui propose un emploi au Grand Théâtre sur Broadway, le jeune homme se lance avec enthousiasme dans l’aventure. Doté d’une empathie singulière envers les animaux, Julius tente de trouver sa place au théâtre et de mettre à profit son talent. Peu importe l’hostilité du directeur musical Alberich Wagner, le mode de vie particulier des artistes attire irrésistiblement le jeune homme. Cependant, à mesure que le temps passe, il comprend que le théâtre est la cible de trafiquants du Quatrième-Mur, une menace imminente pour les artistes… Laissez-vous transporter dans les coulisses du Grand Théâtre sur Broadway, aux côtés d’un héros sensible et attachant !

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Je remercie chaleureusement MariStef Rouchy pour m’avoir proposée son roman via SimPlement. J’étais, en effet, attirée par cette couverture et ce titre. J’ai apprécié ce que j’ai lu, franchement je ne pensais absolument pas trouver ce que j’ai trouvé dans cette lecture. J’ai vécu un mélange de plusieurs univers mais celui qui ressort le plus : l’univers de Tim Burton. C’est coloré, bizarre mais beau, attachant, un univers dans lequel on se plait.

Quelle belle surprise ! J’avoue que je suis quasiment totalement conquise. Il n’y a qu’un seul petit point qui me fait passer d’un coup de cœur à une superbe lecture. Nous en reparlerons plus tard si vous le voulez bien.

En attendant, laissez-moi vous parler de Julius, notre personnage principal. Julius est un personnage qui m’a énormément plu pour les qualités qu’il porte : il est gentil, attentionné, à l’écoute, il a un cœur énorme et plein de bons sentiments. C’est un bon garçon, ça se sent tout de suite. Puis, qu’on se le dise, Julius a un don : il est très doué avec les animaux qui se sentent rassurés par sa présence. Julius est à la croisée des chemins : il a le choix entre poursuivre ses études et devenir vétérinaire et prendre une année pour vivre son rêve et visiter les Etats-Unis… Il fait son choix et part découvrir les paysages américains.

C’est un univers très cinématographique qui se dessine sous nos yeux. Quand je vous parle de l’univers de Tim Burton, c’est une impression qui nous suit jusqu’au bout. On se retrouve avec un Julius qui a les mêmes qualités que Charlie Buckett, des paysages de la chocolaterie de Willy Wonka, de la magie comme dans Miss Peregrine… Bref, on se sent bien, c’est un univers qui parle aux petits comme aux grands.

La pièce maîtresse de ce premier tome reste le Grand Théâtre. Mon dieu, j’ai tellement adoré le théâtre. On a un huis-clos qui nous propose de faire une rencontre avec l’univers des artistes. Le théâtre fonctionne comme un monde à part entière : on a des castes, des quartiers, des pièces partout, des passages secrets. C’est un monde à part qui vit en autarcie totale. On est vraiment dans un univers attrayant. On veut en savoir plus.

A travers les pages et les chapitres, nous faisons la connaissance de personnages sympathiques comme Esteban et Azadée qui vont devenir les amis de Julius mais aussi des moins sympathiques voire carrément antipathiques : la famille Wagner par exemple. On se retrouve avec beaucoup de personnages qui font vivre le monde que représente le Grand Théâtre.

L’intrigue est très bien ficelée. Franchement, je me suis plu dans cet univers qui parait très intéressant et très riche. Il regorge de secrets que j’ai bien envie de découvrir. Je lirai le deuxième tome sans aucun souci. Je l’attends même avec impatience !

La plume de MariStef Rouchy m’a énormément plu. C’est certainement le point le plus positif avec le personnage de Julius. Elle va plaire à beaucoup de monde, elle est fluide et dynamique. Elle apporte beaucoup de pep’s à l’intrigue qui ne souffre en aucun cas de longueurs.

Si vous vous souvenez bien, je vous ai dit, au tout début de cette chronique, que j’étais passée à un poil de chat de la perfection. J’ai trouvé beaucoup trop de similitudes avec l’univers de Harry Potter : Julius est, comme Harry, orphelin qui découvre un monde dont il n’avait aucune idée. Le Grand Théâtre propose un peu les mêmes choses que Poudlard. Esteban est le meilleur ami de Julius et est issu d’une grande famille aimante tout comme Ron Weasley. On retrouve un trio à la tête de l’intrigue (bon cela n’est pas uniquement vu dans Harry Potter mais cela ajoute de l’eau à mon moulin). Deux garçons, une fille forment ce trio tout comme Harry, Ron et Hermione. Le coup de grâce est donné par la famille Wagner qui veut faire partir Julius parce qu’il ne fait pas partie de leur monde. On a donc un père et un fils qui font étrangement penser à Lucius et Drago Malfoy. Même si cela ne m’a pas dérangé dans l’absolu, quand on fait le compte, il y a beaucoup d’éléments qui marquent une inspiration consciente ou non… Dommage !

3 bonnes raisons de lire ce premier tome :

  • Un univers intéressant et original avec le théâtre
  • Un panel de personnages intéressants
  • Une superbe plume

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18

D’or et d’émeraude d’Eric Holstein

62098Résumé : Simon, 25 ans, arrive en Colombie sur les traces de ses ancêtres. Quatre cents ans plus tôt, Gonzalo Jiménez de Quesada pose, pour sa part, le pied sur l’Altiplano, la terre ancestrale des Indiens muiscas. Ils ne se connaissent pas et pourtant, leurs destins sont liés… Récit intime dans la Colombie d’aujourd’hui et d’hier, D’or et d’émeraude pose un regard décalé sur le monde, entre uchronie et utopie. Un livre d’une beauté rare, qui a reçu le prix Bob Morane à sa sortie. « Éric Holstein nous livre avec D’or et d’émeraude une belle et dense réflexion sur la façon dont le temps efface les petites histoires des hommes, pour en faire l’Histoire avec sa majuscule. » Culturopoing

~ Service presse 📖 ~

Je remercie chaleureusement les éditions Actu SF pour l’envoi de ce roman dans leur collection Helios. Helios est une collection que j’apprécie beaucoup puisqu’elle permet de rééditer les classiques de la SFFF. Depuis maintenant quelques temps, j’apprivoise ce vaste genre. J’avais envie de continuer mes découvertes avec d’or et d’émeraude d’Eric Holstein.

Entre utopie et uchronie, ce roman se veut percutant. Pour remettre tout le monde dans le bain, je vous rappelle ce qu’est une uchronie : c’est un récit d’évènements fictifs qui se basent sur un point de départ historique. Une utopie est un idéal social ou politique qui ne tient pas compte de la réalité. Ainsi, Eric Holstein nous propose un récit qui vogue entre les deux thématiques qui se rejoignent facilement.

Notre personnage principal, Simon est un jeune homme vivant en France mais qui veut découvrir ses racines. Ainsi, il débarque à Bogota, en Colombie pour marcher sur les traces de ses ancêtres mais aussi pour en savoir plus sur lui-même. Rapidement, quelque chose va le frapper et nous aussi par la même occasion : le choc des cultures. Entre la France et la Colombie, effectivement, il y a quelques écarts de richesses, de liberté mais surtout de cultures. C’est avec intelligence et dextérité que l’auteur nous montre ces différences. On se balade en Colombie, c’est assez intéressant et dépaysant. On sent que l’auteur connait bien son sujet. Avec Simon, on découvre les lieux qui ont bercés son enfance comme l’orphelinat. On est vraiment dans l’aspect personnel de cette histoire. Ce n’est pas le seul aspect mais je l’ai trouvé nécessaire et intéressant. En effet, cela permet au lecteur de ne pas se noyer dans la densité de l’intrigue qui arrive doucement.

Le point historique de ce roman se trouve dans les racines de Simon et dans le peuple dont il est issu : les Muiscas qui sont un peuple indien.  Qu’est ce qui fait tourner la tête des hommes ? L’or bien entend ainsi que les richesses en tout genre. Et pour parvenir à s’enrichir, rien n’est trop horrible. Violence, torture, mort… Ainsi, on fait aussi la rencontre de Gonzalo Jiménez de Quesada.

La narration nous propose de points de vue différents si on suit Simon dans sa quête identitaire, on suit aussi Gonzalo Jiménez de Quesada. C’est un explorateur espagnol qui, au nom de la couronne de Dieu, va tout faire pour récupérer les territoires indiens. La guerre des territoires ne se fait pas dans le calme et la gentillesse, vous devez vous en douter… On est vraiment dans une ambiance particulièrement sombre. Devant les meurtres en masse, les Muiscas n’ont pas d’autres choix que de résister à l’envahisseur… Je trouve que le contexte historique est très bien choisi. On ne le voit pas forcément tout le temps dans les lectures et cette aventure reste exotique et dépaysante.

On garde une vision très humaniste dans ce roman. On comprend bien que les Muiscas ne sont pas forcément contre les explorateurs. Il y a un profond respect et une volonté d’avoir une harmonie certaine au sein du peuple. J’ai apprécié retrouver cette vision du monde. J’ai aussi aimé le fait que l’on retrouve la magie dans cette histoire, c’est un savant mélange qui nous propose quelques rebondissements bienvenus dans cette intrigue.

La construction narrative est très intéressante. En effet, j’ai apprécié la manière dont les deux histoires finissent par se croiser. On est vraiment pris dans un tourbillon d’aventure entre le passé et le présent et franchement, c’est assez sympathique à lire.

Ma lecture n’est pas un coup de cœur, j’ai pris du temps à me plonger dans ce roman. Il y a quelques longueurs au départ. Cependant, une fois passées les cinquante premières pages environ, on se retrouve dans un univers intense et riche. Mis à part Simon que j’ai apprécié, j’avoue que je suis restée à distance des autres personnages (je pense que c’est aussi cela qui m’a ralentie dans ma lecture). Cependant, beaucoup d’idées sont bonnes, j’ai apprécié retrouver les thématiques et ce côté historique. La visée humaniste est assez bien construite aussi.

La plume de l’auteur nous propose un sacré voyage. Que ce soit dans le temps où dans des espaces géographiques différents, Eric Holstein nous envoie dans une autre réalité, un autre monde. J’ai adoré avancer péniblement dans la jungle lourde et humide. Le danger rode partout et c’est vraiment très appréciable. Le voyage est intense bien qu’il ne soit pas toujours facile.

En définitive, ce roman construit en trois parties distinctes nous propose une belle plongée au cœur de la Colombie du XVIème et du XXIème siècle. On notera la présence de l’aventure et de la magie au cœur de cette quête identitaire et de cette plongée au cœur d’un peuple indien. Bravo.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un dépaysement savoureux
  • Une plume au service d’un récit intense
  • Un contexte géographique et historique que l’on ne voit que très peu dans nos lectures

notation 1

12

Pas de trois de Gwladys Viscardi

517tuMENKNL._SX311_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : En fuite après avoir commis l’irréparable, la belle Emma, égarée, épuisée, finit par trouver refuge au sein de bois inconnus, où les ondes paisibles du lac et les lentes allées et venues des cygnes ne suffisent à adoucir la perte de sa vie passée. Le Prince Rawdon, vain et solitaire, rencontre la jeune femme lors d’une partie de chasse et tombe immédiatement sous son charme. Mais dans la forêt, le danger rôde. L’enchanteur qui y a élu sa demeure, perçoit Emma comme une menace à de secrets desseins et, furieux, jette sur elle une cruelle malédiction. Cygne le jour, humaine la nuit, projetée au sein d’enjeux qui la dépassent, tout salut semble impossible, si ce n’est la mystérieuse, ténébreuse, et non moins inquiétante Eva. Et si la fille de l’enchanteur pouvait se révéler une alliée inattendue ?

~ Service presse 📱 ~

Je remercie chaleureusement Gwladys Viscardi pour sa gentillesse et sa patience. En effet, j’avais repéré son travail et quelques-uns de ses romans via SimPlement et j’avoue que je me suis laissée tenter par celui-ci. Avec une couverture pareille, il était compliqué de passer à côté, non ?

Nous sommes dans une réinterprétation libre du lac des cygnes. Personnellement, j’adore l’idée ! Si les contes sont souvent adaptés et réinterprétés, je n’avais encore jamais vu le lac des cygnes passer à la casserole. J’ai donc été séduite, rien qu’à la lecture de ce résumé si alléchant…

La couverture nous met déjà sur la voie : un personnage en blanc, l’autre en noir. La dualité s’installe. Cygne le jour, humaine la nuit, Emma essuie les foudres d’un enchanteur via cette horrible malédiction. Dans la posture des personnages, on sent aussi toute une ambiguïté, quelque chose qui marque l’œil du lecteur : une femme qui s’exposé, menton haut, yeux rivés droit devant et l’autre de profil, qui laisse apercevoir un visage assez hautain et un sourire qui semble si faux…

L’ambiance est très révélatrice de ce que l’on va trouver. On plonge dans un monde digne des contes. Cette ambiance particulière où l’on retrouve certains éléments du conte : les bois terrifiants, un enchanteur qui vient semer la zizanie mais aussi l’archétype du prince et des personnages inquiétants… Gwladys Viscardi nous propose donc de revisiter le lac des cygnes d’une manière surprenante et prenante.

Eva et Emma sont deux personnages dont les consonances sont proches mais dont les caractères sont assez différents. J’ai plus tendance à apprécier les personnages calmes et doux alors j’ai beaucoup aimé Emma. Cependant, sa naïveté a mis mes nerfs à rude épreuve. Eva est beaucoup plus piquante, mordante, pleine de malice. Elle prend facilement plus de place qu’Emma qui est plus effacée. Cependant, je trouve qu’elles fonctionnent bien ensemble, elles se complètent d’une manière charmante et cela donne beaucoup de poids aux personnages dans le roman. Le prince Rawdon est le stéréotype pur et dur du bellâtre qui ne sert finalement pas à grand-chose à part mettre en avant nos deux personnages féminins. J’ai eu l’impression de voir Gaston (les biscotos en moins) débouler dans mon histoire : féru de chasse, il adore casser des figures et ne voit pas plus loin que le bout de son nez… J’ai apprécié de prendre ce point de vue. Ainsi, il sert à une chose : souligner les psychologies d’Emma & d’Eva. C’est plutôt intelligent et innovant : pour une fois que ce sont les femmes qui ne sont pas reléguées au second plan dans ce genre précis, cela fait du bien.

Si j’ai apprécié les personnages et leurs constructions, je dois vous avouer que la plume n’est pas forcément au niveau de tous les lecteurs. En effet, on se retrouve avec un style très riche. Le vocabulaire est assez soutenu. Cela ne m’a pas dérangé mais cela apporte une nouvelle dimension au roman que les lecteurs les moins aguerris ne pourraient pas apprécier. C’est souvent ce qui se passe avec ce genre de plume : ça passe ou ça casse.  Personnellement, je n’ai pas été dérangée par cet aspect, mais il est quand même à noter. Néanmoins, j’ai eu plus de mal avec la longueur de certains passages. C’est une plume très descriptive. Le bon côté des plumes descriptives c’est le fait que le cadre est somptueux et bien posé, le mauvais côté, ce sont les longueurs. Ici, ça n’a pas raté pour moi. Il y a eu des moments de latence, malheureusement. J’ai mis un petit temps avant d’entrer dans l’histoire.

L’intrigue est plutôt très bien construite. J’attendais de voir ce que l’auteure allait faire de cette histoire qu’est le lac des cygnes. Ce que j’ai apprécié, c’est le fait de retrouver les grandes lignes de cette histoire mais tout en apportant une légère différente. Si la dualité du bien et du mal, du noir et du blanc dans l’histoire menait forcément à la violence, la dispute et la guerre, ici, Emma et Eva sont plutôt dans l’idée d’alliance pour avancer. On ne les oppose pas, on les unit. Et franchement, j’ai adoré l’idée ! Bravo.

Je remercie une nouvelle fois l’auteure pour cette belle découverte qui m’a transporté au cœur d’une réécriture délicieuse et innovante. Bravo !

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un univers très travaillé
  • Emma & Eva, deux personnages féminins très appréciables
  • Une plume riche et intense

4

10

La légende des âmes de Jean Baptiste Seigneuric

CVT_La-legende-des-ames_752.jpgRésumé : Victor Hugo publie Notre-Dame de Paris en 1831. 1853, c’est l’exil à Jersey. Au cours d’une séance spirite, l’écrivain reçoit une requête énigmatique qui le hantera jusqu’à sa mort. Mon nom est Elme Mathurin, je suis né en 1872 en Bretagne. Mon père a disparu dans un naufrage quelques jours avant ma naissance. Après cinquante ans d’une existence honnête mais morne, je me vois propulsé dans cette boucle mystérieuse. Voici venu le temps d’étranges initiations, de rituels occultes dont je me trouve soudain l’incontournable médium. Les portes d’une autre dimension s’ouvrent une à une. De Perros-Guirec à Paris, de Saint-Pierre-et-Miquelon à Guernesey, elles révèlent une histoire un peu plus envoûtante à chaque nouvelle étape. Elles invitent à des rencontres aussi extravagantes qu’illustres, se jouent des distances et du temps, comme des ponts éternels entre le monde des vivants et celui des disparus.

Au pays des légendes, le mot Revenant n’a jamais été aussi plein de sens.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Jean Baptiste Seigneuric ainsi que sa maison d’édition pour l’envoi de son roman via SimPlement. J’ai passé un moment de lecture surprenant mais très agréable avec ce premier tome.

Lecteur, es-tu là ? Frappe un coup pour dire « oui ». BAM. Lecteur, es-tu prêt à découvrir l’aventure d’Elme Mathurin ? BAM. Alors… Allons-y !

J’avoue qu’à la lecture du résumé, je me suis demandée ce que l’auteur allait nous proposer. Comment faire ? Comment est-ce possible de parler de médium, de revenants, d’âmes et de spiritisme tout en y mêlant des personnages de la littérature comme Victor Hugo, Conan Doyle ou encore Oscar Wilde ? L’auteur m’a prouvé que c’était possible. C’est possible de nous faire un roman qui nous ouvre les portes d’un autre monde, d’un autre mode de vie là où tout est possible. Mesdames et messieurs, ouvrez votre esprit, nous partons à la quête de réponses…

Pour camper le personnage principal, Jean Baptiste Seigneuric nous propose de découvrir Elme. Elme tout court au départ, puis, c’est après quelques recherches que Miette, sa maman, retrouve le nom de son père : Mathurin. Paul Mathurin est un marin venu faire un petit tour sur le continent, s’offrant quelques moments de plaisir avec Miette, jeune femme de 15 ans. Il lui laisse une petite surprise en partant : Elme. Miette, enceinte, part de Dol pour essayer d’avoir une vie meilleure loin des regards des gens du village. Elme grandit avec une mère aimante. Elme vieillit avec cette mère aimante. Il enchaine des petits boulots et au fil des pages, Elme finit par avoir une cinquantaine d’années sans avoir jamais vraiment fait quelque chose de grandiose dans sa vie.

Le décor principal reste la Bretagne, sur le fond de la guerre. C’est « grâce » à cette guerre que l’aventure va commencer pour Elme par sa rencontre avec Armand Praviel (journaliste, poète, artiste français). J’ai apprécié cette période de l’histoire. On n’est pas toujours sur la guerre mais elle est là, présente en toile de fond dans le roman. Comme pour les soldats revenus de guerre, il est impossible pour nous de l’occulter de notre esprit.

Ce qui a été pour moi une révélation dans ce roman, c’est la plume de Jean Baptiste Seigneuric. Je crois que cela faisait très longtemps que je n’avais pas croisé une plume aussi riche, belle et si bien pensée. On sent que chaque mot est mesuré, équilibré, là où il doit être. Cela nous permet d’être dans une ambiance assez mystérieuse. On est plongé dans le monde des âmes, du spiritisme. Univers que je ne connais que très peu, l’auteur nous permet d’en savoir plus à travers le personnage d’Elme qui semble avoir des prédispositions pour pouvoir parler avec les âmes et les aider à trouver la paix.

L’intrigue reste prenante. J’avoue que le début a été un peu longuet pour moi. Je parle plus précisément du prologue et des chapitres où Elme prend le temps d’expliquer la vie de Miette et sa propre vie. L’intrigue commence à vraiment prendre de l’ampleur au moment où Elme commence à se poser des questions sur ses actions et leurs répercussions. L’intrigue ne laisse pas de place au hasard. Avec un sujet aussi sensible que les âmes, le spiritisme et les médiums, certains lecteurs peuvent être refroidis. Cependant, je tiens à souligner la qualité du texte, des idées et de la plume. J’ai réellement apprécié le fait que l’auteur mette aussi le doigt sur les imposteurs et les gens qui ne prennent pas forcément cette pratique au sérieux. Un chapitre du roman nous propose d’avoir aussi la vision d’une réunion d’amateurs qui sont plus dans une cour de récréation qu’entre adultes sérieux. Ainsi, l’auteur rassure le lecteur plus frileux avec ce genre de thématiques.

Moi qui pensais me plonger dans un univers qui ne me plairait pas forcément, j’ai été bien surprise. C’était une formidable expérience que je renouvellerai avec la suite des aventures d’Elme. La présence de personnages de la littérature, et du monde du spectacle, connus nous permet d’ancrer cette histoire dans une réalité certaine. J’ai complètement adoré la présence de Conan Doyle mais aussi celle De Harry Houdini. Je ne connaissais pas forcément Armand Praviel mais j’ai pris plaisir à aller fouiller sur le net pour savoir qui il était.

En définitive, je suis plutôt très agréablement surprise par ma lecture. En effet, le mélange des genres et des hommes m’a permis de me plonger dans un univers que j’ai adoré. J’ai vraiment hâte de me plonger dans la suite des aventures d’Elme qui reste un personnage très attachant. L’auteur nous laisse avec une fin qui nous laisse présager de belles surprises pour la suite. Je tiens aussi à préciser que le roman ne fait pas peur. L’ambiance est assez sombre, mystérieuse, dense mais elle ne propose pas de sang à tout va et n’est pas dans l’horreur.

Je remercie une nouvelle fois l’auteur pour l’envoi de son roman.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une plume très littéraire et très belle. C’est le point le plus important pour moi dans ce roman.
  • Des thématiques que je ne croise pas souvent dans mes lectures comme le spiritisme et les âmes.
  • Un roman très bien construit qui ne laisse pas de place au hasard et qui nous propose un beau spectacle.

notation

8

Les chroniques du Shen Xiao : l’éveil du dragon de Benjamin Brin

xcover-4175.jpgRésumé : Aldwin Ryuu est un jeune homme de 18 ans qui rêve de s’engager dans la Marine Nationale. A son arrivée à Brest, il va faire la rencontre de Léna, une jeune femme mystérieuse qui va lui révéler qu’il fait partie d’un groupe de douze guerriers légendaires, les Gardiens du Sheng Xiao, autrement dit, les réincarnations des grands esprits du zodiaque asiatique. Ensemble, ces compagnons vont devoir lutter contre un ennemi ancestral et protéger la plus grande création de l’Empereur de Jade, l’humanité. Roman fantastique mêlant mythes et légendes asiatiques et réalité, l’éveil du Dragon vous plonge au cœur d’une aventure palpitante, remplie de créatures mythiques et de magie.

~ Service presse ~

Je remercie les éditions Plumes de Marmotte pour ce premier partenariat. Je vous le disais, il y a quelques semaines sur le blog, je suis partenaire de cette nouvelle maison d’édition très prometteuse. En effet, j’ai commencé mon aventure avec un roman qui n’est pas forcément ma tasse de thé. Dans un premier temps, la couverture m’a vraiment fait penser à univers de jeux vidéo. Forcément la culture chinoise est ultra présente : dans le titre et dans l’illustration de la couverture. Comme je vous le répète bien souvent, l’habit ne fait pas le moine. Ma réticence à ouvrir ce roman s’est vite évaporée.

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Un univers asiatique marquant
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Qu’on se le dise, je ne suis pas forcément calée au sujet culture asiatique. Je sais que beaucoup de lecteurs le sont mais franchement, ma connaissance s’arrête à la nourriture chinoise et à détective Conan. Vous voyez… Ce n’est pas franchement terrible.

Ce premier tome des aventures d’Aldwin Ryuu nous pose des bases franchement intéressantes. Je suis tombée sous le charme des légendes et mythes chinois. Ici, on s’intéresse aux animaux qui forment les bases de la culture mythologique chinoise : on croise donc un dragon, un rat, un bœuf, un tigre et bien d’autres encore qui vont devoir travailler ensemble pour contrer la menace qui pèse sur le monde.

J’ai trouvé cela très intéressant. On est vraiment immergé dans des mythes et des légendes que l’on ne connait pas forcément et cet apport de nouveauté dans ma lecture est vraiment très intéressant et a apporté un dynamisme très sympathique.

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Personnages
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Notre personnage principal s’appelle Aldwin Ryuu. Jeune homme tout à fait charmant, il est très agréable à découvrir. Rentrer dans la marine semble être son rêve : rigueur, sport et organisation. Cela lui convient très bien. Sauf que rien ne va se passer comme cela. Il va devoir battre des méchants, mais aussi combattre ses peurs et ses doutes. Aldwin va être confronté à des épreuves hors du commun mais aussi à des décisions qui ne seront pas faciles à prendre.

J’ai beaucoup apprécié le personnage de Léna qui permet à Aldwin de croire en l’impossible. Elle est une sorte de guide. Rapidement, un lien se crée entre les deux jeunes gens et cela ajoute une autre dimension au livre : celui de l’amitié et des sentiments.

Il faut se dire que les personnages ont une force personnelle mais c’est ensemble qu’ils deviennent forts et vraiment incroyables. On se retrouve dans une intrigue qui met en scène de nombreux personnages mais qui met aussi en exergue les qualités et les défauts des hommes. On trouve de jolies thématiques dans ce premier tome qui est vraiment à découvrir.

Des humains sont associés aux animaux mythiques chinois et j’ai pris plaisir à tous les découvrir bien que le Dragon et le Tigre m’ont beaucoup plu ; Les psychologies sont fines et détaillées. Il y a beaucoup, beaucoup de personnages mais j’approuve ce choix. En effet, il faut poser les bases d’un univers qui garde encore des zones d’ombre. Je suis curieuse de voir ce que l’auteur nous réserve pour le tome 2.

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Ma lecture en quelques mots
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J’ai eu quelques moments de flottement, surtout au début en fait. J’ai mis quelques chapitres à vraiment me mettre dans l’ambiance et à m’installer dans ma lecture. Mais une fois que le coté culturel et mythologique se met en place, c’est fascinant. C’était quand même une superbe lecture qui m’a fait découvrir beaucoup de choses culturellement parlant. C’est vraiment très sympathique. Je me rends compte que j’apprécie de plus en plus les univers fantastiques qui se mêlent à des légendes et mythes culturels qui viennent de partout dans le monde. Benjamin Brin est très doué pour cela : en trois cents pages, j’ai eu l’impression d’avoir quitté ma maison, mon pays, mon continent. C’était très plaisant.

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Le plume de Benjamin Brin
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Je suis heureuse d’avoir croisé la route de cette plume. Voilà une plume tout terrain ! Ce que j’entends par là, c’est qu’elle s’adapte à tous les lecteurs. En effet, je trouve que petits et grands pourront être attirés par cette aventure.

Je suis ravie de m’être trompée. En effet, au premier regard, je ne me serai jamais arrêtée sur ce roman avec cette couverture que je trouve trop « jeune » et qui ne reflète pas forcément ce que je recherche dans mes lectures. Je me suis bien fourvoyée, pour mon plus grand plaisir !

Ce premier tome fourmille de détails. C’est ni trop long, ni trop court. On est vraiment dans une histoire plaisante qui peut potentiellement mettre le pied à l’étrier les jeunes lecteurs avec cet univers original qui respire la nouveauté par rapport à ce que l’on peut trouver en ce moment : on mélange la culture aux animaux mythiques, la magie à la réalité, bref, on ne s’ennuie pas dans ce premier tome. Vivement la suite.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un univers riche et original.
  • Une plume forte qui pourra plaire à tout type de lecteur.
  • La présence de nombreux animaux dans la légende culturelle asiatique.

4

18

L’arpenteur de mondes de Jean-Christophe Chaumette

l-arpenteur-de-mondes.jpgRésumé : Après trois années passées à enquêter sur les voyants, gourous et autres magiciens, la journaliste Vigdis Gehrke est lasse de leurs élucubrations. Aussi s’efforce-t-elle d’oublier les inquiétants propos que lui tient un guérisseur australien de passage en France. Mais lorsqu’un effroyable massacre perpétré dans une ferme isolée est porté à sa connaissance, elle est amenée à s’interroger sur ce qui lui a été révélé. Et si l’Arpenteur de mondes, fléau de Dieu ou Bête de l’Apocalypse, venait réellement de surgir d’une autre dimension pour préparer la fin de l’espèce humaine ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Evidence éditions pour cette belle réception. J’ai tenté, pour la première fois, le « crazy book day » et j’adore le principe ! Contre une chronique dans le mois, la maison d’édition vous envoie le roman en papier. Oui, c’est un partenariat mais j’aime le fait que tout le monde à sa chance.

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L’arpenteur de mondes : entre horreur et terreur
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Je vous le dis clairement : âmes sensibles s’abstenir. J’aime sortir de mes zones de confort et repousser les limites. Ainsi, je viens, parfois, vous étonner avec des genres que vous ne voyez pas souvent sur le blog. L’arpenteur de mondes fait partie de ces romans que je n’aurais pas lu si on ne m’avait pas poussé dans ce sens. Wolkaiw m’a beaucoup parlé de l’auteur, c’est pour cette raison que je me suis lancée.

On vogue entre le réel et le fantastique, entre le chamanisme et les histoires bibliques. On a un certain équilibre qui nous propose une histoire où une enquête policière va croiser la route de l’Apocalypse via le personnage de l’arpenteur de mondes (le monsieur sur la couverture, vous voyez ?).

L’Arpenteur est un personnage vraiment très dur, horrible et terriblement effrayant. Dès le départ, j’ai dû m’accrocher à ma ceinture pour tenir le choc de la lecture. C’est un récit où l’horreur du monde est présente : entre meurtres, suicides et bêtise humaine, tout est présent pour que l’apocalypse ait lieu. Et oui, messieurs, dames, nous voilà dans le châtiment extrême pour ces hommes qui se sont détournés de la voie de Dieu. La prophétie est en marche… Gare à vous !

« Une entité maléfique voyage d’un monde à l’autre, dans l’infinité des dimensions qui s’entrecroisent au sein de l’Univers. La haine, la souffrance et la mort l’attirent comme le sang attire une lamproie. Et comme une lamproie, elle colle sa gueule à sa victime et la vide, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien. Elle existe depuis la nuit des temps, et sa puissance est incommensurable. Notre tâche, madame Gehrke, est de s’opposer à elle. »

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Personnages et univers
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Je suis fascinée, vraiment. Comment l’auteur a pu construire un monde ainsi ? Comment a-t-il pu faire pour ne pas se tromper et nous faire découvrir le monde de ce roman. L’intrigue est forte, les thématiques sont vraiment intéressantes. L’auteur parvient à surprendre le lecteur en l’amenant là où l’on ne s’y attend pas. Ainsi, des thématiques originales, que je n’avais jamais pensé trouvés dans un même roman se dessinent : ainsi, on parle de mondes virtuels, de jeux vidéo mais aussi de prophéties, de religion, d’enquête policière. Bref, on est dans un monde vaste, plein d’énigmes et cela m’a permis de voyager dans un univers vraiment intense et délicieusement surprenant.

Si j’ai eu peur face à ce monde rempli d’horreur, les personnages m’ont énormément plu ! Une élite se forme autour de nous et se glisse dans l’intrigue : une élite qui est la seule à pouvoir mettre fin à cette entité maléfique qui plonge la planète dans le chaos. Ainsi, notre équipe se compose de quatre personnages : Le veilleur, le messager, le maître de combat et l’archiviste. Cette histoire est une quête, une aventure qui happe le lecteur. C’est une sacrée course contre la montre qui nous tient en haleine.

Si je mets de côté les scènes trop violentes à mon goût et trop détaillés, j’ai passé un bon moment de lecture. Je ne vous parle pas beaucoup des personnages parce qu’il y en a beaucoup et que je ne veux pas vous gâcher une partie de l’intrigue en vous dévoilant les noms de notre mystérieuse élite sauveuse du monde.

L’univers soulève bien évidemment la question sociétale et humaine : Que sont devenus les hommes ? Comment ont-ils pu se détourner autant du regard de dieu et ne plus faire de ce Dieu qu’une infime partie d’eux.

On est aussi dans un roman qui soulève la question des racines en soulignant à de multiples fois des nationalités différentes, des pays différents, des continents différents mais aussi des mondes différents. On a un pied dans le réel et l’autre dans le fantastique. C’est vraiment très intéressant.

Si l’Arpenteur est un personnage qui vient semer le chaos, on se rend aussi compte qu’il n’est pas le seul à faire peur, à semer le trouble et la terreur autour de lui. Je parle d’un personnage qui m’a beaucoup plu dans le rôle qu’il a : Damon Harriman, le PDG de l’entreprise « Virtual Worlds ». Rien que son nom, dans la sonorité, vient nous indiquer qu’il n’a pas les cornes, mais que cet homme est un démon incarné.

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Le mot de la fin
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Si L’arpenteur de mondes n’est pas forcément un roman vers lequel je me serai retournée seule, je suis ravie d’avoir mis le nez dedans. De temps en temps, cela fait du bien de sortir des sentiers battus. Grâce à sa plume, Jean Christophe Chaumette nous propose un voyage dans le temps, dans les mondes différents. On se pose différentes questions tant humaines que mystiques. Les thématiques abordées sont très intéressantes : entre religion et chamanisme, on se retrouve dans un large univers, riche et plein de surprises. Jean Christophe Chaumette nous propose une plongée dans un monde horrifique où le temps est compté pour que le monde soit sauvé par une élite intéressante, variée et pleine de ressources. Bravo !

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une élite intéressante que j’ai apprécié découvrir au cours de ma lecture
  • Un mélange de thématique que j’ai adoré découvrir
  • Un univers littéraire fascinant

4

17

Les ombres d’Esver de Katia Lanero Zamora

124858634.jpgRésumé : Amaryllis a 16 ans et n’a jamais connu que la maison où elle est née, le domaine d’Esver, reculé, magnifique, mystérieux. Dans ce manoir qui tombe en ruines où elle vit seule avec sa mère austère, elle étudie la botanique avec l’espoir d’en faire son métier… Le jour où elles reçoivent une lettre du père annonçant la vente du domaine et le mariage forcé d’Amaryllis à un de ses associés, tout bascule. Pour échapper à ce destin, malgré les ombres qui hantent ses nuits, la jeune fille répondra-t-elle à l’aventure fantastique qui se cache derrière les portes fermées d’Esver ?

~ Service presse ~

Je remercie les éditions Actu SF pour l’envoi de ce roman. J’ai pris du temps pour lire ce roman dont la couverture me plaisait beaucoup. J’avais envie de prendre mon temps pour plonger dans cet univers.

Ma lecture s’est bien passée, un peu mouvementée au début mais finalement, j’ai réussi à trouver mon rythme et cela s’est bien passé.

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Un univers gothique que j’ai apprécié découvrir
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Si vous me suivez depuis quelques temps, vous savez que les demeures mystérieuses et pleines de secrets sont mes favorites. Ici, on associe les murs de la bâtisse où vivent Amaryllis et sa mère à une passion, un travail plutôt rare dans nos lectures : la botanique.

Esver est un domaine plein de secrets. Si les murs pouvaient parler, ils nous raconteraient de sacrées histoires. Ce que j’apprécie grandement dans ce roman, c’est que l’auteure laisse beaucoup de place à l’imagination. On se balade dans les pièces du manoir, on visite, on tremble, on se rassure : c’est vraiment un terrain très sympathique à découvrir et observer.

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Mère et fille : deux personnages en opposition
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Amaryllis est un personnage jeune. Cependant, du haut de ses seize ans, elle est très mature et intelligente. Face au caractère et au comportement de sa mère, elle devient une jeune fille forte et intelligente. Elle ne manque pas de courage.

Sa mère, Gersande, est tout son contraire. Méchante, elle passe à côté des rêves et des espoirs de sa fille pour faire passer ses envies avant tout. La botanique n’intéresse pas Amaryllis mais sa mère la prépare depuis des années aux concours d’entrées dans les meilleures écoles. Elle ne pense qu’à elle et à sa fleur. J’ai trouvé les personnages très bien construits avec des psychologies vraiment très différentes mais très intéressantes aussi. On se demande comment ces deux personnages radicalement opposés peuvent trouver une sorte d’équilibre pour se supporter chaque jour.

Amaryllis et sa mère sont construites sur un système d’opposition : l’une rêve de trouver une solution pour rester sur leur domaine, l’autre rêve de fuir le domaine pour partir à l’aventure. Quand l’une aime le calme, l’autre apprécie le dynamisme d’une aventure. L’une est froide et réservée, l’autre ne demande qu’à être aimée…. C’est assez intéressant, cela permet de mettre en lumière le personnage principal de cette aventure : Amaryllis.

La seule chose qui semble les unir : le manoir d’Esver qui fait partie des personnages pour moi. Mystérieux et en ruine, il fait partie des codes du roman gothique. On a quelques indices sur le passé du manoir, son faste d’antan et ce qu’il est maintenant : des ruines et de la poussière. On sent bien qu’il y a eu un avant et un après un accident fatidique. Quelque chose qui a perturbé la vie des habitants du manoir, quelque chose qui fait que la salle à manger est restée avec un repas subitement interrompu et qu’elle sert plus de serre que de salle à manger où la convivialité est partie depuis bien longtemps.

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La touche fantastique
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Si j’ai aimé l’univers proposé et les personnages, j’avoue que j’ai pris un peu de temps avant de m’installer confortablement dans ma lecture. Le début est assez long, on suit mère et fille dans leur quotidien sans vraiment comprendre ce que l’on fait là. Si l’intrigue prend un peu plus d’ampleur quand Amaryllis découvre qu’elle va être mariée de force à une connaissance de son père absent depuis très longtemps, j’ai eu du mal à trouver le genre fantastique dans cette intrigue.

Le fantastique arrive dans le roman mais pas dès le début et je pense qu’une fois que ce côté fantastique se met en place, on se retrouve avec une intrigue très intéressante et intrigante. Poussons les portes et mettons un pied dans cet univers fantastique…

Avec l’arrivée de la quête, Amaryllis apparait comme étant la personne qui peut sortir sa famille d’une fâcheuse situation. Elle est confrontée à ses propres démons mais aussi à des créatures mythiques que l’on peut avoir déjà rencontré dans des récits mythologiques et/ou fantastiques.

On entre dans un monde parallèle qui peut nous faire penser à plusieurs mondes. C’est peut-être là que l’auteure m’a un peu perdue. On ne sait pas bien où l’on est et où l’on va. Si le côté fantastique m’a plu sur certains points (surtout les créatures), je n’ai pas forcément apprécié le monde dessiné en parallèle d’Esver alors que j’ai vraiment adoré ce manoir et ses secrets.

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Les thématiques abordées
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J’apprécie le roman gothique, j’avoue que j’ai plus l’habitude d’avoir des siècles précis lors de mes lectures de ce genre. Ici, on est dans un univers gothique mais on aborde des thématiques assez intéressantes, surtout une : la femme. La place de la femme dans la société, la violence conjugale, l’objet qu’elle peut être dans le couple, la question de la femme et des études, bref, j’ai trouvé cela intelligent.

Autre thématique que j’ai su souligner dans cette intrigue : la famille. La présence d’une sphère familiale très forte. Le poids d’une mère sur la vie de sa fille. C’est vraiment très intéressant.

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La plume de l’auteure
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Quelle plume envoûtante. Bravo à l’auteure qui a su construire des personnages très intéressants et fins. Le décor proposé est vraiment incroyable et doit être découvert. Je renouvellerai la lecture d’un des romans de l’auteure.

3 raisons de lire ce roman :

  • Un univers gothique intéressant
  • Un personnage principal plein de surprises
  • Un traitement de thématiques intéressantes

4

14

Les nouvelles aventures de Carnacki Saison 1 de Frédéric Livyns

xcover-4144.jpgRésumé : Carnacki, le légendaire détective du surnaturel créé par William Hope Hodgson revient dans de nouvelles aventures. À travers les six épisodes de cette première saison, vous vous mesurerez, avec lui, à de démoniaques entités qui vous feront passer des nuits blanches. Repris par l’auteur belge Frédéric Livyns, lauréat à trois reprises du Prix Masterton, ce Sherlock Holmes du surnaturel vous emmènera aux portes de la peur ; à vous de décider si vous souhaitez les franchir ou non.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Evidence éditions pour l’envoi de ce roman. En effet, j’ai vu passer cette première saison sur SimPlement et je n’ai pas pu résister pour trois raisons : la couverture que j’adore, l’auteur qui me surprend toujours et la curiosité de découvrir qui est Carnacki inconnu au bataillon.

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Mais qui est Carnacki ?
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Si vous êtes dans la même situation que moi, vous ne savez pas qui est Carnacki. Oui, moi, j’étais très curieuse de savoir. Comme vous le savez, j’ai fait appel à mon ami… Qui ? Mon ami Wiki !!! Ahahah (week end oblige, désolée, je craque un peu). Voici quelques informations sur notre personnage principal dans cette intrigue : « Thomas Carnacki est un personnage de fiction, créé par William Hope Hodgson. Carnacki est le protagoniste d’une série de six histoires publiées entre 1910 et 1912 dans The Idler et The New Magazine. Thomas Carnacki est un détective de l’occulte, spécialiste reconnu pour son efficacité dans la lutte contre les revenants et autres entités cosmiques. Il vit dans un appartement à Cheyne Walk, à Londres. Le narrateur des histoires est un ami de Carnacki, Dodgson, qui suit le détective dans ses enquêtes. […] Cinq aventures paraissent entre janvier et juin 1910 dans The Idler. Quatre autres furent refusées pour, semble-t-il, des questions de calibrage. Et la revue cessa de paraître définitivement en mars 1911. Une sixième histoire paraît en janvier 1912 dans The New Magazine. Ces histoires furent publiées en 1913 dans un intégral Carnacki, the Ghost-Finder. »

Bon, clairement, j’ai tout de suite pensé à mon cher Sherlock et à mon petit Watson adoré. Hormis le fait que Carnacki soit une sorte de détective du paranormal, j’ai trouvé qu’il était dessiné comme Sherlock Holmes (dont je vous invite à découvrir les aventures, c’est formidable).

On a donc un personnage masculin principal très intelligent, il m’a séduite dès la première nouvelle que j’ai lu et qui reste, pour moi, la meilleure de cette première saison. J’ai apprécié découvrir ce personnage dont la psychologie fine et détaillée m’a beaucoup plu.

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Un recueil de nouvelles
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Pour chaque enquête, une nouvelle. Six enquêtes, six nouvelles qui vont nous pousser au-delà des limites de la raison. On se retrouve avec des situations spectrales et paranormales. Frédéric Livyns est un auteur que j’affectionne beaucoup pour la manière dont il sait me transporter dans des univers que je ne pensais pas possible d’apprécier. J’ai toujours été séduite par ce que j’ai pu lire de cet auteur, il était donc impensable pour moi de ne pas me lancer dans cette lecture.

Encore une fois, je me suis lancée dans une lecture les yeux fermés et j’ai découvert que c’était un recueil de nouvelles. En soi, ce n’est pas dérangeant parce que j’ai pu découvrir l’étendue des facultés de Thomas Carnacki mais cela reste frustrant dans le sens où je me sens bien plus à l’aise dans une aventure unique qui me transporte beaucoup plus.

On va dire que pour un premier pas dans l’univers de Thomas Carnacki made in Frédéric Livyns, c’est bon, très bon même.

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Les enquêtes  
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Clairement, j’ai apprécié les six aventures même si la première reste ma préférée. J’ai fait la rencontre des acolytes de Carnacki mais il reste un des seuls personnages que l’on a tout au long de notre lecture : on se balade dans différentes histoires qui proposent différentes intrigues. On est dans une dynamique intéressante et cela permet au lecteur de ne pas s’ennuyer. J’ai apprécié cela. Ce que j’ai beaucoup aimé aussi, c’est le fait que Carnacki n’est pas un personnage qui se la joue : il reste très humble même si des fois, il doit répéter les choses et les éclaircir. A aucun moment, je n’ai trouvé ce personnage pompeux.

Ce recueil n’est pas à mettre entre les mains de n’importe quel lecteur. Il y a des scènes de violence et qui ne sont pas à laisser lire par des yeux d’enfants. Il vaut mieux le préciser. Si vous êtes de nature très peureuse (franchement, je suis une mauviette et j’ai beaucoup apprécié, pour vous placer sur l’échelle du trouillomètre…) il ne vaut mieux pas le lire mais si vous appréciez vous faire de petites peurs et être dans des univers où les choses peuvent nous échapper, vous pouvez vous lancer avec plaisir dans cette nouvelle lecture que nous propose évidence éditions.

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La plume de Frédéric Livyns
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Quand j’ai vu que l’auteur sortait encore un roman cette année, j’ai ri. Avec une amie, quelques jours avant on se disait « mais il sort beaucoup de livres quand même par an ». Ehhh oui. J’ai ri en voyant cette première saison mais je savais, au plus profond de moi-même, que je céderai. Quand on n’aime, on ne compte pas, non ? Et bien voilà. Je n’ai pas compté, j’ai foncé et j’ai adoré !

La plume de Frédéric Livyns prouve encore une fois ce que je n’arrête pas de vous dire : c’est une plume exceptionnelle. Elle est dynamique et pleine d’émotions. Si j’ai pris plaisir à découvrir l’auteur dans des lectures plus horrifiques et sanglantes, j’ai aussi apprécié le découvrir dans des aventures plus surnaturelles que gores.

3 bonnes raisons de lire cette saison :

  • Un personnage principal masculin désuet mais très charmant
  • Une plume que j’ai adoré retrouver dans un nouvel exercice
  • Un univers riche et intéressant

4

19

Marraine d’Emilie Chevallier Moreux

ob_127f4f_couv15090433.jpgRésumé : Il était une fois, une bonne fée qui se penchait sur le berceau des nouveau-nés afin de les inonder de bienfaits pour les siècles des siècles. Et comme le dirait si bien Ric, l’un de ses petits protégés : trop bonne, trop conne ! Mais quelle mouche a piqué Marraine Perrault pour qu’elle prenne pareils filleuls sous son aile ? Entre Peau d’Âne la mère maquerelle, Aurore la top-modèle siliconée, Cendrillon la veuve noire et Riquet l’alcoolique notoire, on ne peut pas dire que l’affaire soit une réussite. Pour couronner le tout, ses pupilles risquent fort de se dresser entre elle et ce bellâtre slave qui lui est – littéralement – tombé dessus dans un centre commercial new-yorkais. Parviendra-t-elle à se débarrasser de ces obligations qui l’accablent depuis si longtemps pour enfin trouver chaussure à son pied ? Pas si facile, quand on fait un petit 36…

~ Service presse 📱 ~

Je remercie les éditions Noir d’Absinthe pour l’envoi de ce roman. Fan de cette maison d’édition, j’ai accepté directement sans forcément réfléchir ni lire le résumé (comme d’habitude). La surprise reste complète de cette manière. Marraine d’Emilie Chevallier est un roman dont j’ai pu parler avec l’auteure au salon du livre de Mons et j’ai adoré ça ! Auteure souriante, dynamique et très agréable, elle reste à l’image de son livre : une très belle surprise !

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Quand les contes subissent un léger lifting
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Amis de l’humour noir, des lectures second degré et d’aventures, vous allez être servis. Les figures de contes qui ont bercés vos soirées d’enfant ont décidé de se refaire une beauté. Marraine la bonne fée est une jeune femme moderne et intelligente qui ne supporte plus ses petits rejetons. Cendrillon, Aurore, Peau d’Ane et Riquet à la Houppe deviennent des petits citadins dont les défauts sont plus visibles que les qualités. J’ai adoré cette revisite qui ne nous sert pas de la guimauve. C’est très original, ça se lit vite et ça se lit sans faim. C’est juste très très très bon. Noir d’Absinthe nous sort donc encore une fois une petite pépite qui plaira à son lectorat.

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Marraine la bonne fée version 2.0
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Marraine Perrault est un personnage que j’ai adoré découvrir ! On vogue entre le passé et le présent. On se retrouve donc avec une histoire dense et poignante qui dérive sur quelque chose de bien plus original et drôle. « Trop bonne, trop conne » pourrait être tatoué sur le front de Marraine. Elle est trop gentille, trop généreuse, elle a un trop gros cœur.

L’histoire est donc axée sur le point de vue de Marraine. Si dans les contes originaux, Marraine la bonne fée ne vit que de belles choses, l’auteure prend le parti de nous montrer l’envers du décor, les qualités et les défauts des personnages que l’on affectionne. C’est complètement barré, j’adore l’idée !

Le caractère de ce personnage subit une évolution incroyable et drastique. Dans les moments du passé, elle est clairement comme on peut l’imaginer : gentille, douce et généreuse cependant, dans les moments plus modernes, Marraine se montre dure, plus stricte et complètement saoulée par ses quatre protégés.

On fait la rencontre des quatre protégés et personnellement, je les ai trouvés infects. On a des personnages en pleine crise adolescente : on se fout de tout, on ne pense qu’à sa petite personne et à son propre intérêt… c’est ultra moderne et frais.

La touche fantastique se retrouve dans le personnage de Marraine qui est une fée (bravo Pauline, un bon point pour toi !). La magie est présente mais pas non plus trop présente. On la retrouve par petites touches et c’est vraiment très sympathique. Le fait de ne pas avoir de la magie à toutes les pages nous permet de rendre le tout plus actuel, crédible. Le caractère des personnages est aussi très moderne.

La personnalité du personnage de Marraine m’a peut-être moins plu dans le monde contemporain. C’est assez paradoxal parce que j’ai préféré les passages dans le présent à ceux du passé.

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L’univers d’Emilie Chevallier Moreux
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J’ai grandement apprécié l’histoire que nous propose l’auteure. C’est vraiment une intrigue intéressante : c’est piquant, plein d’humour (noir ou non) et accessible à un large lectorat. Ceux qui ont l’habitude de lire des réécritures de contes seront amusés parce que l’on propose : c’est novateur et bourré d’originalité, ceux qui ne sont pas forcément fans des réécritures pourront se complaire dans un univers en aucun cas guimauve et bisounours.

La plume d’Emilie Chevallier Moreux est vraiment très belle et drôle. Elle a un équilibre parfait entre ce qu’il faut dire ou non. L’écriture est fluide et légère mais porteuse de messages intéressants qui pourront toucher les lecteurs sans aucun doute.

Chaque belle histoire cache des défauts. Rien n’est tout rose dans la vie et l’auteure le montre à merveille. C’est vraiment une lecture que je ne peux que vous conseiller. Ca se lit très rapidement et très bien.

On est plongé rapidement dans l’univers qui nous parle de thématiques très importantes : l’amour bien sûr, traité sous toutes les coutures dans le roman mais aussi l’esprit de famille, la générosité, le sens du sacrifice et la bonté. On retrouve certaines thématiques des contes et des clins d’œil à ce genre mais tout est revisité de manière à ce que le lecteur ait quelque chose d’original entre les mains.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le point de vue de l’intrigue. On se place du côté de Marraine Perrault qui nous livre une version acidulée de sa vie
  • Les thématiques abordées ainsi que les clins d’œil au genre qu’est le conte.
  • Une plume que j’adore et espère relire le plus vite possible.

notation

6

Le maître du Nil de Philippe Ward

maitredunil01.jpgRésumé : À onze ans, al-Hakim, devient calife d’al-Qahira. Son règne se montre à l’image de son caractère : humble autant que versatile et aussi sensible que meurtrier. Au fur et à mesure, le jeune garçon va se dégager de l’influence de ses vizirs, quitte à les assassiner. Grâce à Amr, le djinn qui veille sur sa famille depuis toujours et qui forge son esprit comme une arme, le calife va apprendre à manipuler son peuple et à piéger ses ennemis pour en faire autant d’exemples marquants. Pourtant, les luttes intestines vont toujours bon train, et, dans l’ombre, au grand jeu du pouvoir, tous les coups restent permis. Au milieu des complots, des créatures et des divinités qui font tout pour survivre, al-Hakim continue de grandir. Mais quel est son destin ? Mourir ou devenir un dieu ?

~ Service presse 📚 ~

Je remercie Philippe Ward pour l’envoi de son roman via la plateforme SimPlement. Roman qui me faisait de l’œil depuis quelques temps, Philippe Ward nous propose une plongée dans un pays que j’adorerai découvrir : l’Egypte. Mystérieux, dangereux et plein de secrets, ce pays regorge de mythes et légendes ainsi qu’une histoire intéressante et incroyable. Je n’ai pas su résister à l’appel de ce roman.

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Une période et un univers  intéressants
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Ce roman fourmille de bonnes idées. J’ai passé un très bon moment avec un roman historico-fantastique. L’auteur est très adroit dans la construction de l’intrigue. En effet, que cela soit avec les prénoms, les titres, les aventures qui pullulent dans le texte, Philippe Ward nous offre une intrigue fantastique qui frôle la réalité. La crédibilité des faits est très intéressante et l’on se retrouve vraiment avec une intrigue à laquelle on croit facilement.

Le roman se situe donc en Égypte à cheval entre le 1er et le 2nd millénaire. On est dans un récit historique vu la période dans laquelle on se retrouve mais aussi fantastique. Pourquoi ? Tout simplement par la présence des Djinns. Pour ceux qui ne connaissent pas, voici une petite définition : ce sont des créatures surnaturelles, issues des croyances païennes de l’Arabie préislamique. Ils sont en général invisibles, et peuvent prendre différentes formes (végétale, animale, ou anthropomorphe). Ils sont capables d’influencer spirituellement et mentalement le genre humain (contrôle psychique : possession), mais n’utilisent pas forcément ce pouvoir. On peut compter différents Djinns : les Efrits (djinns de feu qui peuplent les terres), les maritins qui sont les djinns qui vivent près des cours d’eau ainsi que les Sylphes qui sont les djinns munis d’ailes et qui peuplent les cieux.

Cette période est très intéressante. Je trouve que l’idée de base, bien que simple, reste très efficace. On se retrouve avec des complots, des trahisons, des envies de guerres, de meurtres. Le peuple égyptien et surtout les hommes à la tête du pays sont assez connus pour régler les problèmes assez rapidement et radicalement. En effet, on se retrouve avec des personnages qui n’ont pas peur de se débarrasser radicalement des problèmes ainsi que des gens.

L’apport historique est tout à fait fascinant, je ne peux que vous poussez à aller faire des recherches sur le calife Al-Hakim. C’est assez prenant d’aller faire ce genre de recherches pour moi, je me suis régalée.

Je tiens donc à saluer le travail de recherches historiques et géographiques qu’a dû faire l’auteur, c’est épatant. Cela nous permet d’avoir un ouvrage de qualité entre les mains.

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Les personnages et intrigue
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Il y a beaucoup de personnages. J’ai pris du temps pour tous pouvoir les reconnaître. Au départ, j’ai confondu beaucoup d’entre eux. C’est assez déroutant, je l’avoue. Notre personnage principal est Al-Hakim, fils du calife Al-Aziz qui règne sur Al-Qahira. Jeune homme surprenant qui n’est pas forcément le genre de personnages que j’affectionne. Dès le départ, Al-Hakim se trouve être un jeune homme cruel et sanguinaire, j’ai envie de vous dire qu’en grandissant, sa soif de sang et de violence ne s’arrête pas, au contraire, elle croit.

Beaucoup de personnages gravitent autour d’Al-Hakim. Des gens qui lui veulent du bien ou du mal mais aussi ceux qui veulent le pouvoir. Tout est réuni dans ce texte pour que l’on prenne conscience des dangers d’être calife et de devoir faire attention à tous ceux qui voudraient être calife à la place du calife. C’est assez prenant. On est dans un état constant de vigilance. C’est une lecture intense que nous propose l’auteur. J’ai apprécié ma lecture de ce roman.

Je ne vais pas prendre le temps de vous présenter tous les personnages. Ils sont nombreux et franchement, en parler, ne servirai qu’à vous gâcher une partie de l’intrigue. Je peux simplement vous dire que, si vous appréciez les romans qui proposent un fond historique et une intrigue pleine de rebondissements, de trahison et de guerre, c’est fait pour vous.

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Livre et plume de l’auteur
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Si la plume de l’auteur est très prenante et riche, il faut quand même que je souligne le fait que le livre est très beau. J’aime beaucoup la couverture qui met le lecteur dans le bain très rapidement. Cependant, la taille de police ne m’a pas convenue. C’est très petit, et franchement, pas forcément très agréable à lire. Cependant, je crois que c’est vraiment la seule chose que je peux reprocher à ce roman qui remplit bien son rôle et toutes ses promesses.

Ce n’est pas la première fois que j’ai un roman de l’auteur entre les mains et franchement, c’est un régal. On ressent très rapidement toute la culture et la richesse du savoir de Philippe Ward. C’est vraiment une très belle intrigue que l’on nous sert ici.

Pour moi, il est inutile de plus vous parler de l’intrigue parce que je trouve que le résumé le fait très bien.

3 bonnes raisons de lire le roman :

  • Un univers fantastico-historique que j’ai adoré !
  • Un panel de personnages riche et varié qui m’a énormément plu
  • Une plume que j’ai pris plaisir à retrouver pour sa richesse

notation

18

Pauline à l’école des fées – Tome 1 de Muriel Bell

ob_37aea6_32281067-2065117440396492-837907937453.jpgAprès avoir connu le froid, la faim, la misère, Pauline qui croyait avoir été élevée par ses véritables parents, découvre l’année de ses treize ans, qu’il n’en est rien. Seule sur une route enneigée, elle est renversée par une voiture. Des fées viennent alors la chercher pour la conduire dans leur royaume, où elle va découvrir ses véritables origines et suivre des cours dans les écoles des fées. Elle va apprendre le mystère de sa naissance et qui sont ses véritables parents. Elle découvre ses immenses pouvoirs, mais elle doit se mesurer aux sorciers qui vont lui jeter des sorts. Ils veulent l’enlever pour la remettre aux Korrigans. Avec l’aide de la fée Diana, elle va devoir les combattre pour délivrer ses parents.

~ Service presse 📖 ~

Je remercie Evidence Editions pour l’envoi de ce roman. J’avoue, cette fois ci, j’ai cédé par pur « Waouuuh, la couverture est trop belle ». De plus, l’univers proposé était assez en accord avec la période de l’année je trouve : les créatures fantastiques, l’appel au rêve et à l’imagination, bref, j’ai trouvé que cette lecture pouvait être très sympathique à découvrir.

Je vous avais parlé, il y a quelques temps, d’un souci que j’avais rencontré dans une saga dont le premier tome m’avait beaucoup plu mais il n’en avait pas été de même avec le deuxième tome. Je pense que cette lecture vient enfoncer le clou de ce que je pensais. Ce genre de lecture, c’est terminé pour moi. Je n’y trouve plus le plaisir que j’avais avant. En aucun cas je ne remets la qualité du texte en jeu, c’est juste que, je pense en avoir terminé avec les lectures trop jeunesse. Mes goûts littéraires ont évolué et ne me permettent plus forcément de m’épanouir dans ce genre qui n’est plus fait pour moi.

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Un monde féérique
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Pauline Samer est une jeune fille qui n’a pas la vie facile. En effet, du haut de ses treize ans, elle a déjà vécu des épisodes très durs dans sa vie : la pauvreté, la maladie, ne pas avoir de toit sur la tête et d’avoir le ventre qui crie famine par exemple.

Pauline est un personnage que j’ai apprécié, déjà parce que son prénom est génial et de plus parce que c’est un personnage qui est adroitement pensé. Pleine de courage et de force, elle se retrouve dans des situations terribles et on a envie de la prendre sous son aile.

Ici, il faut prendre l’expression « prendre sous son aile » au pied de la lettre : Pauline est emmenée par des fées après un terrible accident de voiture. Elle va découvrir un monde qui, pour elle, ne peut être vrai. Elle va découvrir des créatures mythiques, légendaires et incroyables.

Dans ce cadre féérique, elle va en savoir plus sur sa vie, sur ses origines. Qui est-elle ? D’où vient-elle ? Rapidement, elle va comprendre qu’elle a des pouvoirs magiques qui vont pouvoir l’aider à comprendre sa vie et à répondre à toutes ces questions qui l’assaille. Ses pouvoirs sont grands, elle va révolutionner le monde auquel elle appartient désormais.

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Intrigue et créatures magiques
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Je trouve que l’intrigue est très bien amenée. Pauline, sans père, sans bonheur dans sa vie, va commencer à se construire dans ce monde qui, finalement, est le sien. Elle s’y sent bien et évolue très vite. C’est vraiment très intéressant. On sent bien que cette adolescente trouve sa place, elle est plus ouverte, plus heureuse, son œil sur le monde n’est plus aussi noir.

En soi, je n’ai pas grand-chose à reprocher à l’histoire. Je pense que ce sont mes goûts qui ont changés. J’ai apprécié ma lecture, mais sans plus. J’adore, pourtant les univers féeriques comme celui de Muriel Bell mais je ne suis pas parvenue à m’immerger complètement dans cet univers pourtant très tentant.

C’est un roman initiatique qui permettra à Pauline d’apprendre à mettre un pied devant l’autre dans ce monde mais aussi à comprendre qui elle est. Si un voyage se dessine pour elle, c’est aussi un voyage intérieur qu’elle entreprend.

Les créatures magiques sont très importantes dans ce roman. On fait déjà la rencontre de la fée Diane qui va être d’une grande aide pour Pauline. On y trouve aussi des fées, par milliers, mais aussi des licornes, des korrigans, des sorciers mais aussi des licornes et bien d’autres personnages qui vont venir bercer l’intrigue et la dynamiser un peu.

On n’oublie pas que Pauline est une jeune fille. Elle doit aller à l’école et apprendre, comme tout le monde. J’ai apprécié cette idée d’apprentissage avant de partir à la recherche de ses parents.

C’est une aventure sympathique que nous propose Muriel Bell. Je ne lirai pas le tome 2 parce que je ne l’apprécierai pas à sa juste valeur mais les notions propres aux aventures sont présentes dans ce texte : amitié, courage, amour, famille…

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La plume
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C’est une plume très abordable, cela ne fait aucun doute. Cependant, il y a beaucoup de fautes. J’en ai compté pas mal quand même. C’est dommage parce que cela reste quand même une lecture pour les jeunes adolescents (fin primaire ou début collège, c’est top !). Il y a aussi beaucoup de redondance dans certains passages. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à Harry Potter à certains moments : celui de la baguette magique par exemple ou encore quand Diane et Pauline sont à Paris. Je n’ai pas trouvé ça dérangeant mais le lien est vite tissé.

Porteuse de bonnes intentions, cette plume est sympathique mais le texte mérite d’être relu pour chasser les fautes.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un univers féerique qui plaira beaucoup
  • Pauline, un personnage fort qui est très sympathique
  • Les créatures magiques très bien dessinées

3

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The beast within : A Tale of Beauty’s Prince / L’histoire de la bête de Serena Valentino

téléchargement (1)Résumé : A cursed prince sits alone in a secluded castle. Few have seen him, but those who claim they have say his hair is wild and nails are sharp–like a beast’s! But how did this prince, once jovial and beloved by the people, come to be a reclusive and bitter monster? And is it possible that he can ever find true love and break the curse that has been placed upon him?

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C’est une histoire vieille comme le monde : celle d’un prince cruel transformé en Bête.
Et celle d’une belle jeune fille qui surgit dans sa vie. Le monstre est métamorphosé par la compassion de la jeune fille et l’amour qu’il ressent pour elle. Puis ils se marient et ont beaucoup d’enfants. Mais comme pour chaque histoire, il y a plusieurs versions. Qu’importe ce que l’on a pu dire ou écrire, une seule question demeure : qu’est-ce qui a changé le prince en la Bête que l’on connaît ? Voici l’une de ces histoires. Une histoire de bêtes, et, bien sûr, de belles.

~ Lecture détente 📖 ~

Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu de roman en anglais. Bien trop longtemps, j’ai pris un peu de temps à me remettre dans le bain… Mon dieu ! Bien fait pour moi. J’ai décidé de sortir ce roman de mes étagères. Cela faisait longtemps qu’il était dans mes prévisions de lecture, il était grand temps !

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Il était une fois
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C’est dingue ! J’ai beau avoir grandi depuis, l’effet « il était une fois » a toujours autant d’effet sur moi. Je me prépare à en prendre plein la vue. Ici, j’ai apprécié ce que j’ai lu et découvert sur le personnage emblématique de la Belle et la Bête. La Bête est un personnage que j’apprécie par le caractère qu’il cache sous sa couche de colère et de mauvaise humeur : attentionné et tendre.

Si j’avais beaucoup apprécié Miroir, miroir, ici, je garde un sentiment très mitigé sur cette lecture. Certaines choses sont bonnes et bien trouvées, mais d’autres restent assez creuses.

C’est l’histoire du Prince/La Bête qui nous est raconté. On se positionne avant Belle qui n’apparait que dans les derniers chapitres. On est dans la période de la jeunesse du Prince. On est au château qui est toujours aussi beau, grand et fastueux. La bibliothèque est à couper le souffle et fait de nombreux envieux. C’est un décor que j’ai pris plaisir à retrouver. C’est féerique et on sent vraiment ce que veut faire Disney : nous en mettre plein la vue.

Cependant, je pense que l’histoire est cousue de fils blancs et ne permet pas une lecture forcément hyper épanouissante…

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Déjà-vu !
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Rien de nouveau sous la lune. Franchement, à part un lien d’amitié qui m’a plu, rien n’a été surprenant pour moi. On pénètre dans la genèse de la malédiction du Prince. On apprend que Gaston est le meilleur ami du Prince. J’ai adoré cette idée. Mais c’est bien la seule qui m’a surprise. On est dans un schéma narratif sans surprise. Ce qui est expliqué sur le personnage d’Adam au début du film de 1993 est expliqué en long en large et en travers dans le roman : l’égoïsme qui le caractérise, la superficialité du personnage, le faste et la richesse avant tout ! Bref, rien de nouveau.

Il y a des figures féminines très présentes : Circée, Tulip, et les trois sœurs sorcières qui lancent la malédiction sur le prince. Puis après, on reprend les mêmes et on recommence : salut Madame Samovar, Salut Big Ben, Salut Lumière. J’ai vraiment eu l’impression que l’auteure a repris les caractères du film pour les mettre en livre. NOOOOON. Quelle déception !

Finalement, Gaston reste le personnage le plus changeant et le plus intéressant dans cette histoire. Le caractère jaloux, envieux de ce personnage et son retournement de camp (oui, bien sûr, on sait comment cela se termine pour lui) sont vraiment de bons éléments expliqués correctement et intelligemment.

En définitive, j’ai été déçue par ma lecture. Je m’attendais à autre chose. Le personnage de la Bête colle vraiment à ce que l’on connait par le film. La psychologie n’est pas forcément hyper développée, on se retrouve dans une histoire que l’on connait. Finalement, on n’a rien de nouveau à se mettre sous la dent.

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Livre objet, plume et intrigue
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Tout ça, c’est vraiment cousu de fils blancs. On tire, on tire, on tire chaque filon de cette histoire. Ce n’est vraiment pas nécessaire. On a l’impression d’avoir des redites, c’est d’une redondance extrême qui ne permet qu’une seule chose : apporter de la lenteur au texte. C’est vraiment dommage.

Il faut quand même le souligner, le livre objet est magnifique. Encore une fois, lesThe_Beast_Within_A_Tale_of_Beauty%27s_Prince_alternate.png éditions en VO sont beaucoup plus jolies que les françaises, nah ! Quand vous enlevé la couverture papier du roman, la tête d’Adam apparait. Cela permet de faire un sacré avant/après! J’adore le livre objet. C’est aussi une bonne idée de commencer par ce genre de romans lorsque l’on n’est pas super fortiche en anglais. L’écriture est simple et les mots sont compréhensibles dans leur ensemble sans utiliser le dictionnaire à outrance.

La plume de Serena Valentino est belle et pleine de douceur. En effet, on se retrouve dans un univers féerique, plein de magie. C’est un roman signé Disney, pour faire court.

Il me reste le roman sur Ursula, Mère Goëthel ainsi que Maléfique à découvrir. A voir ce que cela donne.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le personnage de Gaston qui reste le plus surprenant
  • L’univers très beau que l’on nous propose
  • Les figures féminines présentes dans le roman

notation 2

23

Frost de Hezekielle Syl

51LMoY6ucEL._SY346_.jpgRésumé : Halya est une trentenaire au caractère bien trempé. Thanatologue, elle exerce une profession peu conventionnelle pour un institut de recherche qui l’amène à parcourir le monde. Elle partage tous ses secrets avec Zélie, sa meilleure amie. Mais la vie n’a pas épargné Halya. Derrière la jeune femme enjouée et pleine de vie se cache une personnalité endurcie par les épreuves et hantée par les fantômes du passé. A l’occasion d’une mission, Halya débarque au Népal, au pied du mont Everest. Mais l’ascension de la montagne ne se passera pas comme elle l’avait prévu. Entre conditions climatiques et choc culturel, Halya n’est pas au bout de ses surprises. Le mont Everest entretient bien des légendes et des mystères qu’Halya va devoir affronter. L’un des gardiens du toit du monde, un dénommé Jack Frost, veille sur le mont en compagnie de Snow, son loup blanc. Invisible aux yeux des hommes, solitaire pour l’éternité, Jack est banni du monde des humains auxquels il inspire crainte et terreur et subit chaque jour un peu plus une malédiction qu’il ne pourra rompre seul. Halya saura-t-elle dépasser ses croyances et plonger dans l’univers fantastique de Jack pour le libérer de la malédiction qui le retient prisonnier? Jack saura-t-il convaincre Halya qu’elle seule peut le sauver ? Halya et Jack réussiront-ils à surmonter leurs différences pour unir leurs deux mondes ? Entre imaginaire et réalité, plongez dans un voyage qui ne vous laissera pas de glace.

~ Service presse 📖 ~

Je remercie M.E.C. éditions pour l’envoi de ce roman. J’étais surprise et très heureuse de voir que j’avais un message dans ma boite de réception. Une proposition de lecture sur une romance fantastique ? OUI ! Bien sûr ! Après ma folle lecture, je vous le crie haut et fort : j’ai bien fait d’accepter !

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Halya et la légende de Jack Frost
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On fait la rencontre de Jack Frost… Ahhhh ! Ne mentez pas, je sais que vous pensez à la même chose que moi… Les 5 légendes sont dans votre esprit ! Je crois que c’est la seule source d’informations que j’ai sur la légende de Jack Frost. Il reste peut-être inconnu aux yeux de certains alors… on part pour un petit point culture !

Jack Frost est un personnage, allégorie de l’hiver, issu de la culture anglo-saxonne. Il serait à l’origine du givre, des nez et des pieds glacés par le temps, et donnerait sa couleur au feuillage des arbres en automne et sa forme comparable à des feuilles de fougère au givre croissant sur les vitres. […] Jack Frost est souvent dépeint comme un petit elfe, rapide, espiègle encore innocent avec un caractère d’enfant, disant souvent « hi-ho ». Il peut aussi devenir dangereux et geler les gens sur place, s’ils le mettent en colère. Son physique peut avoir des aspects hivernaux : les cheveux blancs, ses yeux de la couleur bleue, de la glace sur ses vêtements. On lui prête un grand nombre de pouvoirs, comme la production d’air glacial, la glace, les précipitations comme la neige ou le verglas. Le plus souvent on lui prête juste le pouvoir de dessiner des superbes sculptures en givre sur la terre, les plantes et les fenêtres. (Plus de détails sur Wikipédia)

L’auteure nous propose donc une plongée dans un monde fantastique où Jack Frost est notre personnage principal. Accompagné de son chien Snow, il va faire la rencontre d’Halya. Jack n’est pas un petit garçon ici. C’est un homme… Et quel homme ! A faire fondre la glace de l’Everest…

Halya est notre personnage principal féminin dans cette lecture. C’est une jeune femme que j’ai adoré du début à la fin ! Elle ne se laisse pas faire, elle est courageuse, elle est pleine de vitalité et de rêves. Thanatologue, elle étudie la mort. Ainsi, elle part sur l’Everest faire des recherches pour son travail. Mais rien ne va se passer comme prévu. Elle va faire la rencontre qui bouleversera sa vie à tout jamais.

Halya fait la rencontre de Jack. C’est la seule à le voir. C’est la seule qui pourra briser la malédiction qui plane sur lui.

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Intrigue et décors  
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L’auteure nous propose une romance fantastique à couper le souffle. C’est pour moi une sacrée belle lecture qui sera une de mes lectures les plus mémorables de l’année 2019.

J’ai apprécié l’originalité des décors : c’est vrai que c’est plutôt rare pour moi de faire des excursions dans le froid. En même temps, à cette époque de l’année, c’est plutôt très sympathique de lire ce genre d’intrigue planquée au fond de son lit…

On voyage dans l’Everest : on apprend rapidement que le danger rode partout. La nature et ses mystères sont vraiment intéressants à découvrir. Il y a des pièges partout. Si Halya pensait à tout : se perdre, mourir de froid ou encore tomber dans une crevasse, elle ne pensait pas faire la rencontre d’une légende.

C’est aussi une très belle idée d’avoir pris la légende de Jack Frost. Finalement, elle reste méconnue. Bon ok, on a un film Dreamworks mais mis à part ce film, il n’y a rien dans notre culture populaire qui nous permet de faire le lien. J’ai trouvé que l’inspiration de ce petit garçon devenu grand et maudit depuis de nombreux siècles est une très belle idée ! On ne lit que très peu de choses sur ces légendes et Hezekielle Syl nous prouve avec brio que c’est bien dommage.

Coup de cœur du mois d’Octobre, je n’ai absolument rien à redire sur l’intrigue : il n’y a pas de fausse note, les personnages sont très bons, bien dessinés, avec des psychologies fines et pleines d’informations. On s’imagine les personnages très facilement ainsi que les situations dans lesquelles l’auteure propulse ses personnages.

J’ai beaucoup apprécié Snow, le chien de Jack qui est un personnage à part entière. Ici, on parle de romance fantastique mais franchement, ça colle très bien à la réalité. On évolue dans des mondes que l’on connait (la ville, un appartement, un café, des rues…) mais aussi dans des endroits plus sauvages et paradisiaques : l’Everest mais aussi les îles.

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La plume de l’auteure  
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Je suis sous le charme. Vraiment.

On voyage énormément dans ce roman et cela fait du bien. On ne manque pas de rythme. On est dans un tourbillon d’événements qui sont tous très bien trouvés et menés. On ressent vraiment une puissance intéressante dans les émotions vécues par les personnages. La fragilité de Halya est très belle.

On tire une leçon de ce roman : lâcher prise, savoir se pardonner, redevenir soi-même, se défaire de l’emprise du passé pour aller vers un avenir meilleur. C’est vraiment très beau et très bien mené.

La plume de Hezekielle Syl est prodigieuse, formidable et très belle. Elle nous fait voyager géographiquement mais aussi au sein de diverses émotions incroyables.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La revisite d’une légende méconnue : Jack Frost
  • Les décors proposés
  • La plume de l’auteure.

5

12

Waterwitch d’Alex Bell

41vpW-4fBbL._SX195_.jpgRésumé : Certaines malédictions deviennent de plus en plus puissantes avec le temps… Suite à un accident, Emma a perdu l’usage de ses jambes. Sept ans plus tard, l’adolescente revient en Cornouailles, sur les lieux du drame : l’auberge familiale du Waterwitch, gérée par sa grand-mère mourante. Ce bâtiment a été construit avec le bois d’une épave, celle d’un navire au passé trouble, maudit raconte la légende. Parmi les sombres secrets qui hantent l’auberge se cachent des fantômes du passé. Et l’un d’eux est particulièrement en colère.

~ Lecture détente 📖 ~

Voici mon (unique) achat effectué lors des Halliennales cette année. J’ai craqué pour ce roman publié aux éditions Le chat noir. Je me suis dis que ça serait une très bonne lecture pour le mois d’octobre. Avec cette couverture et Halloween qui arrive, quoi de plus naturel que de plonger dans cette lecture.

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Une lecture mitigée
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De l’horreur, des frissons, de l’angoisse, il y en a. Je n’ai absolument rien à redire sur ce sujet. En revanche, ma lecture n’a pas été de tout repos parce que l’intrigue part un peu dans tous les sens. Il y a beaucoup trop d’informations : résultat ? On n’y croit pas. J’ai trouvé que ça manquait d’une crédibilité certaine. C’est vraiment dommage.

En soi, rien de révolutionnaire dans les décors et thématiques utilisées dans ce roman : une histoire de malédiction, un esprit, un ancien hôtel hanté et un personnage principal courageux accompagné de ses amis.

Cependant, la magie n’a pas opérée totalement dans cette histoire. C’est vraiment dommage parce que le résumé et la couverture étaient hyper tentants. Le problème, pour moi, c’est le fait qu’il y a eu beaucoup trop dé mélanges : on nous parle de sorcière, d’un bateau, d’une malédiction puis se mélange à cela une histoire de fantôme, mais aussi de problèmes psychologiques. Bref, on pense que cela a du sens puisque cela peut encore se connecter et offrir une histoire riche par les détails possibles ainsi que le passé de ce bateau « le Waterwitch ». Mais finalement, tout reste en surface et j’ai eu du mal à terminer ma lecture.

J’ai quand même apprécié l’historique du bateau. L’histoire qui en découle est sympathique et permet d’expliquer certains points dans la lecture.

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Une intrigue partagée dans les points de vue
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J’avoue que c’est certainement ce qui a sauvé ma lecture du désastre total. J’aurais coulé avec le bateau si je n’avais pas eu cette alternance de points de vue dans ma lecture. Idée intéressante et bien menée, elle a permis d’ajouter un peu de dynamisme à la torpeur qui s’était un peu emparée de moi.

On fait ainsi la rencontre de nos trois personnages principaux : Emma, Shell et Jem. Si j’ai apprécié certains de leurs traits, je reste quand même sur mes réserves tant les stéréotypes sont assez importants dans le roman.

Emma est le personnage que l’on suit le plus dans cette histoire. Jeune femme en fauteuil roulant, elle a quitté sa bourgade pour partir loin de cet hôtel et de sa grand-mère (responsable, selon ses parents de l’accident). Plus on avance dans l’histoire, plus on comprend ce qui s’est passé dans le Waterwitch (oui, c’est aussi le nom de l’hôtel). J’ai apprécié le fait qu’elle soit handicapée, c’est une petite révolution dans le monde littéraire et surtout chez les jeunes lecteurs. On banalise le fauteuil roulant et la différence, c’est quelque chose que j’apprécie. Il était temps. Emma est toujours accompagnée de son aidant : son fidèle chien que j’ai apprécié au même titre qu’elle. Si elle ne manque pas de courage, elle n’est pas non plus la personnalité de l’année. Cela reste un personnage sympathique mais sans plus.

Jem est son meilleur ami d’enfance. Elle le retrouve pour son plus grand plaisir et les deux apprennent à se redécouvrir. C’était plutôt sympathique comme idée : pourquoi ne pas avoir axé un peu plus l’histoire sur ces retrouvailles ? Je suis un peu restée sur ma faim.

La palme du stéréotype dans ce genre précis reste pour Shell, la petite sœur de Jem qui est la petite fille folle que l’on ne croit pas. Ajoutons à cela une bonne dose d’oiseaux qu’elle est la seule à voir et on a un personnage stéréotypé à souhait qui ne m’a pas forcément plu. Elle a un lien avec la magie, la sorcellerie. Son prénom traduit par « coquillage » en français marque son appartenance à la malédiction du bateau coulé en mer et à la sorcière.

Il y avait de bonnes idées dans ces caractères et psychologies mais tout est resté en surface et franchement, c’est dommage. Ce roman qui est une lecture passable aurait pu être excellente.

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La plume d’Alex Bell
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Je ne connaissais pas l’auteure, je pense que je lirai un roman en V.O. pour pouvoir nourrir un peu plus mon avis sur la plume. C’est la traduction ici que je vais juger. J’ai trouvé des facilités, des dialogues assez enfantins alors que, quand même, lorsque l’on voit la couverture, on ne se dit pas qu’on va offrir ce roman à des enfants. Bref, on a cette impression que les personnages sont des enfants et non des adolescents.

Les idées sont bonnes mais manquent de profondeur.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • L’historique du bateau
  • Quelques frissons quand même
  • Plusieurs points de vue qui apportent du dynamisme

notation 2

14

1883 Express d’Orient de E.C Guyot

51AE0JXKDFL._SY346_.jpgRésumé : Octobre 1883. Quatresous s’embarque à bord de l’Express d’Orient, le tout nouveau train de grand luxe, tout juste inauguré par la Compagnie des Wagons-lits. Sa mission est aussi claire qu’elle est saugrenue : faire faire demi-tour aussi vite que possible à son employeur Monsieur Desmilliers et récupérer l’argent des billets, car les finances de la famille en dépendent. Mais à bord du train un passager décède, tout le monde a un secret, des murmures d’esprits et de monstres hantent les couloirs, et une menace rôde… Et qui sont ces voyageurs mystérieux, dans les compartiments du wagon de tête ? Pour Quatresous, un voyage vers l’inconnu va commencer dès le quai de la gare…

~ Service presse 📖 ~

Je remercie E.C Guyot pour l’envoi de son roman qui me faisait extrêmement envie. En effet, j’ai craqué, complètement, pour la couverture de ce roman. Folle du roman d’Agatha Christie, je voulais retrouver un roman qui mettait en scène un train digne de l’Orient Express, ce lieu si beau et symbolique. Est-ce que l’aventure était au rendez-vous ? Est-ce que j’ai lu avec avidité ce roman ? Est-ce que j’ai aimé ? La réponse tient en un mot, trois lettres, un cri : OUI. OUI, OUI, OUI !

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Quand l’historique se mêle au fantastique
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Voici un mélange des genres que j’apprécie beaucoup. En effet, on se retrouve avec une intrigue historique, puisque l’on est propulsé à la fin du 19ème siècle, mais aussi fantastique parce que l’auteure et le train nous réserve bien des surprises.

L’auteure a parfaitement su retranscrire l’ambiance et l’atmosphère que l’on peut retrouver dans les grands classiques du 19ème siècle. On est propulsé très rapidement dans cette ambiance feutrée et pleine de mystère.

Ce que j’ai énormément apprécié dans la construction de l’intrigue, c’est que l’auteure prend son temps, elle nous décrit des scènes majestueuses et délicates mais elle pose l’histoire sur plusieurs chapitres. Même si l’intrigue met un peu de temps à se mettre en route, il faut aussi souligner que le temps pris part l’auteure pour installer son intrigue permet au fantastique de s’installer tout doucement. Cela instaure une atmosphère particulière. L’orient express reprend du service mais, cette fois-ci, dans un autre contexte !

A ces deux genres vient se mêler une esquisse d’enquête faite par notre personnage principal Louis Quatresous. J’ai apprécié l’enquête en toile de fond, c’est très intéressant. Cela apporte une troisième dimension à notre lecture.

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Mon engouement pour cette lecture
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Comme vous le savez, les romans historiques sont un genre que j’affectionne beaucoup. Comme beaucoup d’entre vous, j’ai des périodes, des lieux, des auteurs qui me marquent et franchement, l’Orient Express est le train le plus mythique (après le Poudlard Express) que j’ai rencontré dans mes lectures et j’ai été ravie de retrouver cette figure. Le train devient un personnage à part entière dans le roman de E.C Guyot. Il prend de la place et de l’intérêt dans cette histoire. C’est très sympathique, le temps d’un roman, ce fameux train reprend vie et cela fait plaisir à lire !

Ce que j’ai aussi grandement apprécié dans ce roman, ce sont les personnages ! Il y en a beaucoup, mais certains restent plus attachants que d’autres. Louis Quatresous est notre personnage préféré. Il voit sa vie basculer le jour où son patron décide de l’emmener avec lu à bord du train parce que sa femme n’a pas voulu le suivre.

Son patron reste un personnage très superficiel. Il veut se montrer dans le train pour qu’on le remarque, lui et sa richesse. Si Quatresous m’a énormément plu, je suis restée un peu de marbre face à son patron qui finalement reste un homme dont la superficialité égalise sa bêtise. Ici, ce n’est qu’une affaire de goût, bien entendu.

Il y a énormément de personnages dans ce roman. 1883 Express d’Orient fait partie de ces romans dont il est difficile de parler tant l’intrigue est dense et riche. Je ne veux pas vous spoiler. Je peux juste vous dire que si vous êtes fan de ce genre et que vous aimez l’aventure, ce roman est fait pour vous, cela ne fait aucun doute.

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La plume de l’auteure
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A l’image de l’intrigue, cette plume foisonne d’idées formidables. Elle est d’une richesse incroyable. Franchement, je suis sous le charme de la plume de E.C Guyot qui sera, je le pense sincèrement, une plume à suivre par la suite.

Si l’intrigue est savamment posée et imaginée, je suis aussi très heureuse de retrouver ce que j’affectionne le plus dans ce genre d’histoires : des personnages dont les traits physiques et moraux sont extrêmement bien dessinés et campés. Le patron de Quatresous est détestable parce qu’il est dessiné ainsi. Quatresous nous apparait un peu aventurier : la manière dont il se permet de parler à son employeur pourrait nous paraitre un peu cavalière. Cela ajoute un petit quelque chose à ce personnage assez attachant. Bref, vous le voyez, j’ai adoré les personnages proposés par l’auteure.

Cette plume nous propose aussi un sacré voyage géographique : on en prend plein la vue grâce à des descriptions détaillées et riches. Chaque chapitre est associée à une distance, d’une destination à une autre, on voyage au rythme de ce train qui nous embarque pour une formidable aventure.

Ce roman fait partie de mes meilleures découvertes de l’année 2019. J’ai eu raison de faire confiance à ce roman. Ce roman est une formidable surprise que je vous conseille fortement. Il est parfait pour la saison.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  •   Une intrigue qui mêle différents genres : enquête, historique, fantastique.
  •   Une plume qui associe suspense, humour mais aussi de belles valeurs.
  •   Le panel de personnages dont ressort Louis Quatresous.

notation

 

 

25

L’obscur de Frédéric Livyns

xcover-3641Résumé : En emménageant dans leur nouvelle demeure, la famille Detreille y voyait le synonyme d’un nouveau départ. Cependant, leur nouveau foyer ne leur offre pas la quiétude tant espérée. Des bruits se font entendre, des ombres se faufilent… C’est alors que la fille aînée, Virginie, décide de mener l’enquête. Elle découvrira l’horrible passé de la maison et quels actes immondes y furent perpétrés. Ces investigations vont, bien malgré elle, la mener au-delà de la terreur !

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie chaleureusement Séma éditions pour l’envoi de ce roman. J’avais déjà fait la rencontre de la plume de l’auteur via un recueil de nouvelles « les contes d’Amy ». J’étais donc très heureuse de pouvoir me replonger dans la richesse de l’écriture de Frédéric Livyns avec ce roman.

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Roman horrifique : le meilleur moment pour le lire, c’est maintenant !
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Les branches qui craquent, les feuilles qui crissent, le vent qui s’engouffre… Attention, chers lecteurs, cette lecture va vous coller des frissons du début à la fin. C’est une lecture qui ne prend pas énormément de temps et qui nous plonge directement dans un univers où l’on va sursauter à chaque fois que l’on va déambuler dans un couloir… Prenez garde, on vous regarde. Je pense qu’une mise en garde reste de rigueur : ce roman n’est pas à mettre entre toutes les mains. Roman parfait pour la saison, il est qualifié d’horrifique. Il faut donc éviter de le mettre entre les mains des petits cœurs et des jeunes lecteurs.

Ce que j’ai grandement apprécié dans ce roman, c’est l’ambiance. J’avais peur d’avoir un peu trop surestimé mon cœur et sa force mais franchement, j’ai passé un bon moment de lecture. Le roman tient ses promesses et nous fait passer un moment de lecture à la hauteur de mes espérances.

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La maison qui fait peur
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Oh arrêtez ! Je suis certaine que vous avez tous en tête une maison. Personnellement, j’ai « une maison qui fait peur » au coin de ma rue. Et vous ? 😉 Ici, pas de chance pour Virginie et sa famille, la maison qui fait peur et celle dans laquelle ils ont récemment emménagé. Je trouve qu’elle colle parfaitement aux décors proposés par l’auteur. Quand on lit les pages, on se dit « mon dieu, partez ! Vite ! » mais comme à chaque fois… les personnages n’écoutent pas… et cela nous permet de vivre une lecture rythmée par les battements cardiaques qui s’accélèrent et une folle envie de savoir la suite de l’histoire.

La maison, parlons-en ! Voilà un objet qui devient personnage. Peut-être même le personnage le plus important de l’histoire. Tout part d’elle, tout part d’un homme, tout part du passé. Le roman commence avec un chapitre qui date de 1965 et qui nous permet d’ancrer l’histoire dans l’horreur dès le départ. Un corps, dans cette fameuse maison. On part ensuite en 2008, on fait la rencontre d’une famille qui va vite déchanter en emménageant dans cette maison, puis vient le tour de l’année 2011 où l’on fait la rencontre d’une nouvelle famille, celle de Virginie. Ainsi, avec ces trois années, on se rend rapidement compte qu’il se trame quelque chose de particulièrement étrange dans la maison…

« La maison lui glaçait le sang. Il avait été témoin de tant de choses en vivant à proximité. Certaines nuits, quand la lune était basse, on pouvait y entendre des chants lugubres ou encore des rires. Il avait appelé la police au début, mais les agents finirent par le prendre pour un vieux fou impressionnable, étant donné que tout revenait à la normale avant leur arrivée. Il ne les contactait plus depuis. Mais il savait très bien qu’il n’était pas cinglé. »

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Personnages et intrigue
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Bien entendu, la maison n’est pas le seul personnage. On fait la rencontre de Virginie, une jeune fille pleine de courage et d’intelligence. Elle comprend rapidement que quelque chose cloche. Elle va chercher, fouiller et commencer à recouper les informations sur ce lieu si étrange.

On va aussi croiser le chemin d’un voisin qui va essayer de mener sa propre enquête avec l’aide d’un inspecteur de police.

Il y a beaucoup de personnages, des secondaires qui ne font que passer mais la famille de Virginie reste au premier plan de l’intrigue. On a un groupe de personnages. Je pense aussi à son petit frère Joey que j’ai pris en affection dès les premières pages.

L’intrigue est assez décousue en apparence. J’avoue que je me suis un peu perdue en m’interrogeant sur l’identité de certains personnages. Ils apparaissent un peu par magie. On ne sait pas trop où l’auteur veut nous emmener. On défile de foyer en foyer, de situations en situations et on se demande bien ce qui peut se passer, quel est le lien entre ces différentes propositions. Lorsque le lecteur comprend que la lumière illumine notre esprit, c’est l’euphorie. Quelle intelligence ! Bravo  Frédéric Livyns pour cette belle idée.

J’ai beaucoup apprécié d’avoir mis un pied dans le passé avant d’avoir pu m’étendre sur la situation présente. J’ai trouvé cela nécessaire, cela permet aussi de comprendre l’histoire de cette maison et comment on en est arrivé là aujourd’hui.

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La plume de Frédéric Livyns
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Comme je l’ai dit au tout début de la chronique, j’avais déjà rencontré la plume de l’auteure. Il est vrai que ce roman m’a nettement plus plu. Je pense que c’est une histoire de format, les nouvelles, c’est définitivement trop court pour une lectrice comme moi. Cependant, je ne doutais pas du talent de l’auteur qui vient me le prouver avec ce roman qui m’a tenue en haleine du début à la fin. Ça se lit très vite, c’est très prenant et on s’en rend rapidement compte.

L’auteur trouve les mots justes pour nous faire frissonner, angoisser et mourir de peur. C’est à lire, surtout en cette période. J’ai trouvé le ton du roman très juste. Virginie est un personnage que j’ai apprécié découvrir et je pense que c’est dû à la psychologie détaillée de ce personnage.

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Le mot de la fin
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Pour terminer ma chronique, je tire mon chapeau à l’auteur qui m’a fait apprécier un genre dont, en général, je ne suis pas forcément très fan. Bravo.

Je remercie aussi ma chère Wolkaiw pour cette lecture commune que j’ai pris plaisir à faire avec elle ♥

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une ambiance à vous faire frissonner.
  • La genèse de la maison et ce personnage détonnant.
  • La plume de l’auteur.

4

12

Sur l’île de Lucifer de Serge Quadruppani

51ZWgNeMcUL._SX195_.jpgRésumé : Un auteur publié dans Lundi Matin, Siné Mensuel et Le Monde Diplomatique Auteur d’une trentaine de romans, enquêtes, fictions, articles Prix Quai du Polar 2011 Un roman palpitant entre polar et fantastique Une enquête au cœur d’une Zone À Défendre.

Un matin de printemps, Tom, 10 ans, découvre le corps d’un homme, un pieu planté dans la poitrine, dans le trou laissé par la souche d’un pin Douglas abattu. Cet homme, c’est Didier Dubois, le responsable du chantier d’abattage de la forêt de l’Aitre. Appelée sur les lieux, la capitaine Sylvie Mercure mène l’enquête, assistée par la gendarmerie. Lorsqu’un deuxième meurtre est commis, les soupçons se dirigent naturellement vers les militants de la Commune libre du Plateau, qui combat le projet d’abattage. Mais les suspects se révéleront aussi nombreux qu’inhabituels : une sorcière qui fait parler les morts, un curé haïtien, une exilée chilienne… Des personnalités étranges, une atmosphère pleine de tensions, pour un roman noir aux frontières du surnaturel.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie chaleureusement l’équipe de SNAG fiction pour l’envoi de ce roman. J’étais assez curieuse de savoir ce que donnerai cette lecture. J’ai plusieurs amies lectrices qui se sont penchées sur le roman et j’avoue que le fait de lire des avis plutôt mitigés m’a poussée à lire ce roman par moi-même pour m’en faire mon propre avis. Malheureusement pour moi, je rejoins le club des lectrices mitigées sur cette lecture.

~ Un bon début ~

Le roman commençait bien pourtant. L’enquête policière commence rapidement et nous embarque dans une histoire de meurtre assez intéressante et mystérieuse. Un homme, Didier Dubois, qui s’occupe d’un chantier d’abattage de la forêt de l’Aitre. Didier Dubois est retrouvé mort avec un pieu dans la poitrine. Il est retrouvé par Tom, un jeune garçon de 10 ans. J’ai beaucoup apprécié l’enquête policière qui se dégage de l’intrigue. On est embarqué dans un mystère sans nom. Malheureusement, la promesse du résumé n’a pas tenu la route.

Rapidement, on se retrouve avec une intrigue qui part un peu dans tous les sens. Très vite, le meurtre de Didier Dubois n’est plus vraiment le sujet central de l’intrigue. J’avoue que je n’ai pas vraiment compris l’intrigue et encore moins où l’auteur voulait en venir. Pour moi, ça part vraiment dans tous les sens. J’ai mis un sacré temps à terminer ce roman qui me poussait à faire des pauses… Le côté fantastique du roman ne m’a pas convaincue : si l’intrigue policière m’a beaucoup plu, j’ai trouvé la fin rapide et pas forcément très convaincante.

~ Les personnages ~

Il n’y a pas que du négatif dans ce roman. Comme je l’ai dit, j’ai apprécié le côté policier de l’intrigue. Ainsi, j’ai apprécié les personnages comme les trois figures majeures qui forment un trio détonnant : la capitaine Sylvie Mercure de la DPSD, le capitaine Lionel Gaufre ainsi que le commissaire Francesco Maronne tout droit venu d’Interpol. J’ai trouvé que ça fonctionnait plutôt bien, ils sont très intéressants et apportent vraiment un sacré rythme à l’enquête.

On fait aussi la rencontre de plusieurs suspects potentiels mais aussi d’autres figures qui viennent animer la toile de fond de l’intrigue. Certains m’ont plu, d’autres moins. Il y a surtout Gladys Paskawit qui m’a énormément marqué. Avec elle, arrive la touche de fantastique puisqu’elle est la gardienne de l’île de Lucifer. Cette île m’intriguait beaucoup, cette couverture et le titre m’ont poussé à faire la demande de ce roman. J’avoue que le personnage de Gladys m’a plu pour ce qu’elle dégage et ce rôle de sorcière qu’elle endosse.

~ La plume de l’auteur et son style ~

C’est l’une des choses qui m’a permis de terminer ma lecture. J’avoue que j’ai eu du mal, au milieu du roman. Je déteste ne pas terminer mes lectures. La plume de Serge Quadrupanni est très intéressante et efficace. Les descriptions sont très belles et j’avoue que celles de la forêt et de l’île m’ont énormément plu.

~ En définitive ~

Si certains côtés de l’intrigue m’ont plu il y a des petites choses qui ne m’ont pas convaincue. Je suis contente d’avoir fait la rencontre de certains personnages qui m’ont permis d’avancer dans ma lecture. Je reste un peu sceptique quant à l’intrigue qui m’a parue un peu décousue. La plume de l’auteur m’a plu et j’aimerai la découvrir dans un autre roman.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • De très belles descriptions et des décors magnifiques
  • Une enquête policière très mystérieuse
  • Une plume intéressante

notation 2

14

Samuel Applegreen – La somme de ce que nous sommes d’Olivier Bron

31oz9bHYafL._SX195_.jpgRésumé : Comment réagiriez-vous s’il vous était donné de voir des couleurs sur la tête des gens ? Que ces couleurs se déploient et communiquent entre elles, échangent, cohabitent ou se pillent… Que feriez-vous de ce phénomène si vous vous rendiez compte qu’il vous permet de lire les intentions, bienveillantes ou néfastes, du monde qui vous entoure ? Nous étions trois à avoir été soumis à cette expérience, menée, je le précise, à notre insu. J’ai mis du temps à comprendre. Autant à pardonner. Ce que nous allions vivre bouleverserait jusqu’à la plus petite virgule de nos existences. Tout. Je vous raconte ?

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Olivier Bron d’avoir accédé à ma requête via SimPlement. En effet, j’avais repéré la jolie et poétique couverture du roman depuis quelques temps sur le site et j’avoue que j’ai fini par craquer.

~ Un roman sur les gens ~

Quelle originalité ! J’avoue que je reste sur les fesses tant je ne m’attendais pas à être ballottée dans tous les sens comme je l’ai été. Roman contemporain, on a un panel de personnages qui est si vaste et diversifié qu’il nous dépeint une véritable fresque sociale et humaine. On pourrait croire que le sujet principal reste le don que Samuel, Julien et Joséphine ont, mais pour moi, ce n’est pas du tout cela. Même si le côté fantastique du roman m’a beaucoup plu, l’interrogation philosophique que soulève le roman est tout à fait remarquable.

Grâce à nos trois personnages, on va pouvoir se poser des questions sur l’envie, le désir, les intentions mais aussi sur les différentes crises que peuvent traverser les hommes : l’adolescence, la crise identitaire, la recherche de soi. Bref, on va toucher à de vastes sujets d’interrogation et j’ai adoré le faire en compagnie de la plume d’Olivier Bron.

L’intrigue nous propose donc un choc des cultures, des sociétés mais aussi des niveaux sociaux. Nous sommes la somme de ce que nous sommes. C’est-à-dire que l’on est ce que la société fait de nous, dégage : des idées, des stéréotypes, des concepts, des convictions. Chacun apporte aux autres et prend aux autres. J’ai aimé l’idée.

~ Les personnages ~

On a beaucoup de personnages qui vont, qui viennent, qui repartent et qui reviennent, il y a un certain rythme qui s’installe avec toutes ces allées et venues.

On fait la rencontre de trois personnages que l’on va suivre plus particulièrement : Samuel, Julien et Joséphine. Ils sont tous les trois reliés par une seule chose : Optic Progress. Une entreprise qui leur permet d’arrondir les fins de mois en étant des cobayes. Jusqu’au jour où l’expérience va les mener tout droit dans un cauchemar : ils se réveillent avec un don (ou une malédiction selon la position que l’on prend) : ils voient des formes colorées au-dessus de la tête des gens. Les couleurs indiquent les humeurs, les émotions ou même les intentions des gens. C’est comme pouvoir lire dans les pensées mais en beaucoup plus évasif et intéressant.

Le roman nous propose donc de vivre une petite partie de la vie de ces trois personnages. La place que prend Samuel dans le roman est un peu plus importante que celle des deux autres. Cela marque une sorte de déséquilibre qui pousse quelque peu le lecteur à plus apprécier ce personnage. En effet, nous en savons beaucoup plus sur lui que sur les autres. Julien et Joséphine sont deux personnages sympathiques mais moins intéressants à mes yeux puisqu’ils donnent la sensation d’être moins développés par l’auteur.

J’avoue qu’Olivier Bron est plutôt bon dans l’exercice fantastico-philosophique. Trois humains, trois profils différents. Samuel est un comédien qui vivote. On le sait, se lancer dans ce genre de carrière peut être dangereux mais, des fois, ça paye ! On vit avec Samuel dans une vie plutôt bancale professionnellement parlant mais aussi sentimentalement puisque sa relation avec Ophélie est assez tremblotante par moments. On fait aussi la rencontre de Julien, un adolescent qui aime une fille d’une autre strate de la société. Il va devoir faire des choix. Joséphine est, elle, une mère qui traverse une crise identitaire assez intense.

Le lecteur peut aisément s’identifier à chacun des personnages tant ils traversent des périodes que l’on peut nous-même traverser.

~ Un roman à ne pas mettre entre toutes les mains ~

J’avoue qu’il faut quand même être un bon lecteur pour pouvoir lire ce roman. Avec son côté philosophique, la compréhension peut être un peu ardue par moments. Il faut aussi ajouter le fait qu’il y a des scènes érotiques assez présentes. J’ai trouvé que certaines n’étaient pas nécessaires et qu’elles n’ajoutaient rien à l’intrigue. Il y a une sorte de banalisation de l’acte sexuel dans l’intrigue.

~ Construction et plume ~

Olivier Bron nous propose un roman original et très intéressant finalement. Si ma lecture n’est pas un coup de cœur, elle reste une très bonne lecture.

Il nous offre une plume percutante qui arrive à rythmer l’intrigue. En parlant de rythme, le déséquilibre entre les personnages est assez marquant. Il y a aussi quelques longueurs dans les dialogues et dans la narration. Néanmoins, il faut aussi souligner les bons points : la visée philosophique est très sympathique. Elle propose une réelle réflexion sur l’homme et ce qu’il peut éprouver. C’est très intense. Elle nous offre un autre regard sur le monde, les gens et leur fonctionnement. C’est très intéressant.

En définitive, Samuel Applegreen est un roman que j’ai aimé pour sa richesse et son originalité. On nous propose un panel de personnages très intéressant qui permet au lecteur d’avoir plusieurs perspectives. La réflexion philosophique est aussi très intéressante dans cette fresque sociale.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une intrigue très originale et très recherchée.
  • Une touche de fantastique qui se mélange à la modernité et à la philosophie.
  • Samuel, un personnage que j’ai adoré.

4

13

La couleur du poison de Chani Brooks

41YJHiMLfdLRésumé : Elle a besoin de force, lui seul peut la lui donner. Il est son unique espoir, son plus grand tourment. Et vous, jusqu’où seriez-vous prête à aller pour acquérir la puissance ? Une jeune femme intelligente ne va pas chez un homme rencontré en soirée. Serena le sait mais sa prépa scientifique l’a rendue folle de rage. Deux ans de travail acharné qui finissent sur un zéro. Suite à ce énième échec, Serena craque et suit son amie d’enfance en boîte de nuit. Elle finit la soirée avec de jeunes bourgeois du 16e. Serena vient de banlieue, elle n’a peur de rien et elle est ivre. Elle se fait piéger par Valéry, beau et envoûtant, mais à l’emprise malsaine. Serena sait que la soirée va dégénérer. Elle est prête à se battre mais elle entend des voix : « Donne-moi ton souffle de vie et je te donnerai la force de te venger de lui. » Se venger de quoi ? Rien n’est encore arrivé. Pourtant, le regard d’émeraude de Valéry laisse présager le pire. Si seulement son corps était capable de le fuir.

La Couleur du Poison interroge ce que nous avons tous dans le cœur, la beauté et la laideur. Parce que les monstres ne sont pas forcément dans le placard ou tapis dans le noir. Parce qu’ils peuvent être assis à côté de nous ou se cacher en nous… Entre romance paranormale et dark romance, plongez dans une romance new adult qui va bouleverser vos convictions…

Note: cette romance new adult traite de relations toxiques et de violence, d’où sa classification en dark romance. L’univers de romance paranormale est là pour découvrir le côté obscur de l’humanité entre démons et folie, ajoutant une dimension de romantic suspense.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Chani Brooks pour sa gentillesse. J’ai été ravie d’avoir pu découvrir son univers même si je n’ai pas commencé par l’intégrale de Contrat avec un geek qui est plutôt bien connue sur la toile. J’ai décidé de commencer par son nouveau roman La couleur du poison. Je vous le dis tout de suite, ce roman n’est pas un coup de cœur mais une lecture assez sympathique qui, au final, m’a permis de mettre un pied dans plusieurs genres : la dark romance avec les relations toxiques, la romance paranormale avec la présence d’un esprit pas très gentil gentil mais aussi avec le romantic suspense

~ Informations à gogo ~

Dans ce roman, il faut s’accrocher : il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup d’informations. Sur ma tablette, j’étais quasiment à 2000 pages. On part un peu dans tous les sens dès le début sans vraiment savoir se poser. Pour moi, j’ai eu besoin de quelques pages pour comprendre et pas me dire « mais c’est quoiiii ça ?! ». En effet, on fait la rencontre de Serena, une jeune étudiante qui en a ras-le-bol de vivre une vie saine, de sacrifier sa vie sociale pour une prépa scientifique qui ne la mène à rien. En boite avec sa meilleure amie, elle rencontre Valéry un jeune homme riche, issu de la classe bourgeoise qui se croit tout permis.

Là fut ma première difficulté avec ce roman. Valéry est vicieux, méchant et passe les premiers chapitres à forcer Serena à coucher avec lui. Donc déjà, j’ai eu du mal à avaler ma salive tant les scènes m’ont mise très très très mal à l’aise. La suite des événements reste encore plus sombre pour moi.  J’avoue que là, j’ai eu énormément de mal à comprendre le pourquoi du comment et même si l’auteure montre très bien le désarroi de Serena et le fait qu’elle se dégoûte, j’ai eu beaucoup de mal avec ça.

Je vous avoue, j’ai eu peur de ne pas savoir terminer le roman. Je me suis demandée où j’allais finir. Comment j’allais sortir émotionnellement de ce roman et surtout est-ce que j’allais m’en sortir tout court.

~ « Un démon à la Lovecraft » ~

Lorsque j’ai discuté avec l’auteure pour la première fois elle m’a dit qu’un démon était présent dans ce roman que c’était un « démon à la Lovecraft ». Si certains d’entre vous saisissent ce que ça veut dire, pour moi, Lovecraft n’évoque rien du tout à mon petit cerveau. Je connais de nom mais ne sais absolument pas à quoi relier cette information nominative. Point information (pour les nuls comme moi :D) : H.P. Lovecraft est un auteur de romans d’horreur mettant en scène des créatures fantastiques pas hyper chaleureuses qui vont tout faire pour bouffer tout le monde. Grosso modo. J’avoue que ce n’est pas le genre de littérature qui me fait sauter au plafond mais bon, on ne peut pas dire : le mythe de Cthulhu est quand même connu ! Non ? Faites une petite recherche alors 😉

Un démon vient donc prendre possession du corps de Serena. On fait la rencontre d’Irdu le démon qui vient retourner la vie de Serena. Terminé l’étudiante qui mettait sa vie entre parenthèses pour les études, bonjour la Reine, le pouvoir et la volonté de tout réussir facilement.

~ Le bien ou le mal ? Que faire ? ~

C’est une thématique qui va être présente tout au long du roman. C’est quelque chose que j’ai apprécié chez Serena qui n’est pas le genre de personnages que j’adore. Dès le début du texte, elle montre sa volonté à faire les choses bien, elle va protester contre Irdu, contre ses pulsions et ses envies. Elle veut être raisonnable. C’est assez intéressant de voir à quel point elle évolue.

Valéry est, pour moi, le genre de garçon que je déteste. Imbu de sa personne, il a l’habitude que tout le monde lui cède tout et Serena représente exactement l’inverse. Elle se défend, donne et rend les coups. Ils agissent vraiment en miroir. Ces deux personnages vont aller vers le bien et vers le mal. Il y a une évolution intéressante : Valéry est un sale gamin répugnant dès le départ puis… plus les pages passent, plus son caractère change, il devient plus humain. C’est tout le contraire pour Serena qui, sous la coupe de la puissance et du pouvoir, devient une fille méconnaissable et détestable.

Ces notions de bien et de mal sont finalement très intéressantes. On se rend compte que la vie mène à faire de sacrés choix qui ne sont pas forcément les meilleurs ni les pires. Je trouve que l’auteure traite très bien ces notions dans son texte.

~ L’intrigue : une relation amoureuse ~

Avec tout ça, on en oublierait que l’intrigue parle d’une relation amoureuse. Elle ne démarre pas forcément de la meilleure des manières qu’il soit. C’est vrai que l’on peut se demander ce qui peut pousser ces deux êtres à rester ensemble.

Tout au long de l’intrigue, on va avoir des obstacles à cette relation. Qu’ils soient humains ou démoniaques, les obstacles sont présents et permettent de donner du rythme au roman qui fait plus de 800 pages.

Si je n’ai pas été convaincue par certains points du roman, j’avoue que cette relation toxique est très bien décrite. Ils se courent après, se cherchent, se trouvent, s’abandonnent et se retrouvent. C’est un rythme assez effréné que nous propose Chani Brooks. Finalement, on ne s’ennuie pas avec ces deux là – enfin trois, n’oublions pas Irdu- !

~ La plume de Chani Brooks ~

Voilà un point que j’ai particulièrement apprécié dans ce roman : ma découverte de la plume de Chani Brooks. En effet, je pense que l’exercice le plus difficile pour un auteur c’est d’écrire des choses effroyables. Je pense qu’ici, on n’est pas trop mal niveau effroyable. Chaini Brooks s’en sort bien : une plume affûtée et intelligente nous est proposé. Elle est aussi pleine d’humour. Je pense que c’est ce qu’il faut lorsque l’on traite des thématiques comme les relations toxiques ou encore le viol. Il faut savoir faire baisser la pression avec des moments un peu plus légers pour ne pas se noyer dans le pessimisme et l’horreur. Bravo !

En définitive, Chani Brooks nous offre une romance très particulière qui m’a permis de fouiller un peu plus le genre de littérature proposé. Ce n’est pas un coup de cœur mais une riche découverte. Ce roman n’est pas à mettre entre toutes les mains.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Faire la rencontre d’un démon
  • Une histoire d’amour vraiment originale
  • Des personnages saisissants

3

(3.5/5)

22

Les galeries hurlantes de Jean Marc Dhainaut

512D1MgJiDL._SX304_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : Karine, dix ans, joue avec un ami imaginaire. Tout ce qu’elle sait, c’est son âge et qu’il n’aime pas Alan Lambin, le spécialiste en paranormal que son père, désemparé et dépassé par une succession de phénomènes étranges, a appelé à l’aide.Et si l’origine de tout cela se trouvait dans les anciennes galeries minières existant toujours sous ce village du Nord ? Le seul moyen d’accéder à ce dédale oublié de tous serait les sous-sols d’un hôpital abandonné et hanté par le souvenir de tous ceux qui y laissèrent leur vie, un matin d’hiver, treize ans plus tôt.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie du fond du cœur Joël pour l’envoi de ce roman ainsi que Jean-Marc Dhainaut pour ce formidable moment de lecture ! Les galeries hurlantes est la troisième aventure d’Alan Lambin, chasseur de fantômes. Bien que ça soit le troisième tome d’une saga, les aventures peuvent se lire indépendamment. Bien entendu, vous perdrez un peu en informations personnelles sur les personnages mais les intrigues sont toutes différentes et mise à part les personnages récurrents comme Alan et Mina vous n’avez pas de pertes d’informations en lisant les tomes dans le sens que vous voulez.

~ Quand Jean-Marc Dhainaut décide de jouer avec les nerfs du lecteur ~

Franchement, ce roman est le meilleur de tous pour moi. Je n’ai pas su lâcher ma lecture. Il fait partie des romans qui rentrent dans la catégorie « Mais pourquoi tu ne l’as pas lu avant Pauline !!! » Oui, navrée, j’aurais dû le faire plus tôt ! Pour se venger, l’auteur m’a filée la trouille de ma vie.

Fans d’urbex, préparez votre sac et votre lampe torche, on s’en va dans les mines du nord avec Alan. J’ai vraiment ressenti des frissons d’angoisse durant ma lecture. C’est vraiment incroyable parce que cela ne m’était jamais arrivé. Je pense que l’univers, les décors et l’histoire personnelle qui touche Eric, Karine et Rozenn (dit « la vieille ») sont un combo intéressant qui permet au lecteur de s’imprégner de cette ambiance effrayante et surnaturelle.

Mon cœur s’est arrêté plus d’une fois. L’auteur tire très bien les ficelles de son intrigue. J’ai trouvé qu’on parvenait à un juste milieu entre l’intrigue dite « professionnelle » (celle qui touche la famille d’Eric pour qui Alan intervient) et l’intrigue dite « personnelle » qui met plutôt en lumière la sphère privée d’Alan. Cet équilibre nous permet de ne pas nous ennuyer dans l’enquête paranormale exécutée mais aussi d’en savoir plus sur la vie personnelle d’Alan Lambin. C’est très sympathique.

~ Alan et les fantômes ~

J’apprécie toujours autant le personnage d’Alan. Il est très humain. Il marque la différence entre les gens qui veulent vraiment aider les personnes touchées par des actes paranormaux et ceux qui veulent juste escroquer. Ainsi, on a un personnage dont les valeurs sont très agréables à lire et à découvrir. Il a le cœur sur la main, un jugement bienveillant et ne cherche pas à enfoncer les personnages dans la tourmente.

L’intrigue, dans cette troisième aventure, permet au lecteur de découvrir la famille Delbique. Eric, veuf et père de Karine, rencontre des problèmes dans cette maison triste et parasitée, selon lui, par une présence qu’il ne parvient pas à expliquer de manière rationnelle.

Alan va rapidement avancer dans ses découvertes et va permettre à Eric de comprendre le présent par l’explication du passé de sa femme décédée, Sarah.

Dans les histoires de Jean-Marc Dhainaut, les morts sont tout aussi importants que les vivants. Ainsi, le panel de personnages s’élargit de manière considérable et nous permet de passer un moment de lecture très sympathique quand on aime le genre paranormal.

J’ai énormément apprécié Alan mais aussi Eric qui est un personnage très poignant. Il ne parvient plus à vivre correctement depuis la mort de sa femme et s’enfonce doucement dans la dépression. Alcool, cigarette, chômage : voilà l’équation parfaite pour mourir à petit feu. La seule chose qui le fait tenir ? Karine, sa fille.

« Les fantômes se nourrissent de la morosité, de la tristesse et nous entraînent dans leur cercle vicieux. Si vous cessez de les nourrir, ils disparaissent. »

~ La plume de l’auteur ~

Encore une fois, c’est un carton plein pour Jean-Marc Dhainaut qui parvient à me convaincre, de plus en plus, de son talent incroyable pour les histoires de fantômes. La plume est juste et droite. On ne passe pas par quatre chemins pour dire ce qu’il en est. Les personnages sont tous très bien étoffés et jouent tous très bien leurs rôles. La psychologie détaillée des personnages permet une immersion encore plus réelle pour le lecteur.

Ce que j’ai grandement apprécié, c’est de retrouver les paysages du nord ! Nordiste dans l’âme, je reste attachée à mon patois, mes habitations et les décors que la région propose. Cela ne fait aucun doute que si Jean-Marc Dhainaut est si talentueux, c’est aussi parce qu’il est nordiste !

Les mines, le coup de grisou ainsi que les corons des mines sont présents et j’ai adoré ça ! Le folklore est bien présent pour un dépaysement total. De plus, le fait d’être dans les années 1980 rajoute un petit côté nostalgique à l’intrigue. C’est super chouette.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Il s’agit de la meilleure des trois aventures.
  • Les décors du nord sont très sympathiques.
  • Le talent de Jean-Marc Dhainaut.

4

12

Prête-moi ton rêve de Pauline Puyenchet

51O6Mntp-TL.jpgRésumé : Plonger au cœur des rêves des autres, nuit après nuit, s’immisçant ainsi dans leur esprit afin d’en comprendre l’essence, tel est le don de Molly. Seulement, dompter cet immense pouvoir révélant les secrets les plus intimes des gens n’est pas chose aisée pour une adolescente qui a encore tant à découvrir sur elle-même. Se laisser griser par le phénomène, puis ne pas se sentir à la hauteur, apprendre ensuite à le maîtriser pour venir en aide aux personnes de son entourage… ce sont les différentes étapes qui ont jonché la destinée hors du commun de Molly.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Pauline Puyenchet pour l’envoi de son roman Prête-moi ton rêve. Roman court, il se lit très rapidement. On est dans un monde fantastique où le personnage principal, Molly, a la capacité de voyager dans les rêves des gens qui l’apprécient. Ma lecture n’est pas un coup de cœur mais j’ai passé un moment de lecture rapide et agréable.

~ Le sentiment de rapidité ~

Le PDF envoyé fait 80 pages. C’est donc un roman très court et pourtant il se passe une multitude de choses. On passe du coq à l’âne et je trouve que Molly, touchée par certains événements, passe vite à autre chose.

Les thématiques abordées sont sérieuses : alcool, abus, boulimie mais aussi racisme et manque de confiance en soi par exemple. Si le roman se veut positif, il reste quand même à retravailler pour moi sur certains points.

Les chapitres sont très courts, ce qui permet d’avoir une lecture dynamique mais j’ai trouvé qu’il y avait peut-être un peu trop d’information pour le nombre de pages.

~ L’intrigue et construction narrative ~

J’ai trouvé cela très sympathique ! L’idée de voyager dans les rêves, j’ai trouvé ça cool ! Molly est un personnage très sympathique : elle est gentille, douce et peut être un peu naïve. Son but ? Etre appréciée des gens pour pouvoir filer en douce dans leurs rêves pour en savoir plus sur eux. La curiosité de cette adolescente m’a énormément plu. Quel culot ! Mais, qu’on se le dise, on aurait tous fait pareil !

Molly est donc notre personnage principal. C’est un bon personnage qui est bien construit. Elle tient l’intrigue à bout de bras et nous propose une aventure très sympathique, qui sort de ce que l’on peut lire habituellement dans le genre fantastique.

Destiné à un public plutôt jeune, il se lit quand même bien de l’autre côté de la barrière ! Vieux lecteurs, il peut aussi vous plaire.

Petit point qui m’a aussi dérangé. Il n’y a pas de dialogue, que de la narration et quelques paroles rapportées directement. Je pense que ce roman gagnerait en rythme en étant un peu dialogué quand même.

~ Les personnages ~

Pauline Puyenchet fait le choix de nous proposer une petite bande d’amis. Ainsi, Molly qui avait peur d’être seule se retrouve avec Valentin, son ami de toujours et collègue de piano, mais aussi Suzon, la jeune demoiselle mal dans sa peau qui a du mal à s’ouvrir aux autres ainsi que Martial le sportif et Dolores la fougueuse.

Molly est la seule qui peut voir dans les rêves des autres. Cela n’empêche pas la demoiselle de se livrer à son ami Valentin sur son secret. Ainsi, il va l’aider à faire le bien grâce à son don. C’est plutôt une bonne idée qui vient donner un second souffle à l’intrigue proposée.

Si j’ai apprécié Suzon et Valentin, je n’ai pas su m’identifier à Martial et Dolores qui sont un peu trop « lycéens foufous » pour moi. C’est clairement le genre de personnes que je fuis. Cependant, l’auteure nous propose une belle leçon de vie sur l’acceptation et la tolérance.

~ La plume de Pauline Puyenchet ~

Si j’ai essuyé quelques petites maladresses dans la plume, je reste convaincue que Pauline Puyenchet est une auteure talentueuse. Sa plume transmet tellement d’émotions que l’on se rend rapidement compte qu’elle met sa plume au service de la tolérance, de l’acceptation et de l’amitié. On ne véhicule que de bonnes choses dans ce roman.

Pour en revenir à un petit débat qu’il a pu y avoir sur la page facebook du blog, j’ai eu un petit souci avec une phrase « Elle était jolie malgré ses rondeurs. ». Oui, j’ai trouvé cela très maladroit. Oui, c’est difficile pour une lectrice (ou lecteur !) adolescente de faire la part des choses entre les paroles d’un personnage et la plume d’un auteur. Avant que ça n’aille plus loin (et surtout trop loin), je tenais à préciser que l’auteure n’est pas le personnage et que cela ne véhicule pas les pensées profondes de l’auteure. C’est à nous, grands lecteurs, de savoir faire la part des choses. Il est évident qu’en 2019, je ne peux pas lire ça sans lever les bras au ciel parce que je sais à quel point ça peut faire mal. En revanche, je mets mes chroniques au service des auteurs et des livres. En AUCUN cas, je ne me permets de juger Pauline qui a fait un travail remarquable avec Prête-moi ton rêve. C’est une simple maladresse pour moi et cela ne va pas plus loin.

Voilà un roman à mettre dans les mains des plus jeunes comme des plus vieux pour un petit moment de lecture sympathique qui permet de décrocher un peu de la réalité pour plonger dans un monde de rêve.

Pauline Puyenchet décrit avec réalisme, des passages de la vie adolescente que l’on a tous connu. Bravo à elle pour ce roman.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Voyager dans les rêves des autres, trop cool !
  • Une plume pleine de bonnes intentions
  • Des messages de tolérance et d’acceptation qui sont forts

3

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Esprits infinis – Tome 1 : perception d’Adeline Dias

esprits-infinis-tome-1-perception-789014-264-432.jpgRésumé : Et si certains d’entre nous étaient dotés de capacités psychiques hors normes ? Votre facteur pourrait lire dans votre esprit, votre collègue de travail ressentir vos émotions… Mais vous ne pourriez pas le savoir, les Psis gardent bien leur secret. Lorsque Lou rencontre Antoine, elle sent en lui une dangerosité, un mystère qui l’attirent et l’effraient tout à la fois. Elle ne le sait pas encore, mais il va l’entrainer dans son monde. Celui des Psis.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie chaleureusement Adeline pour l’envoi de ce roman en version papier. C’était vraiment un chouette moment de découverte. J’ai pu lire quelques romans d’Adeline mais je n’avais jamais fait l’expérience d’un roman fantastique avec cette plume. Si ma lecture n’est pas un coup de cœur, elle reste très agréable !

~ Le monde des Psis ? Késako ? ~

Dès ma lecture du résumé, je me suis demandée ce que pouvait bien être « les Psis ». Jamais, je n’avais vu ce terme dans mes romans (comme quoi, des fois, on se couche moins bête). Donc, pour commencer, je vais tenter de vous expliquer à coup de définition wikipédia ce que c’est ! Ce sont en fait les personnages dotés de pouvoirs psychiques. Ainsi, les grandes figures de la fantasy sont souvent associées à cette caractéristique : les grands mages, les sorciers, les vampires par exemple. Cela peut aussi être lié à la télépathie. Enfin, si j’ai bien compris. Sachez donc que lorsqu’il y a des influences mentales, des contrôles psychiques ou encore des événements inexplicables (la cuillère qui se tort par la force de l’esprit), on est dans la figure des Psis.

~ A la rencontre des personnages ~

On fait la rencontre de Lou, une jeune femme que j’ai appréciée pour son courage et sa gentillesse. C’est un personnage qui a une vie relativement tranquille, elle baigne dans son quotidien et sa routine. Jusqu’au moment où, elle rencontre Antoine. Si j’ai apprécié le personnage dans sa globalité, je l’ai trouvé très naïve ! En effet, elle est entourée de personnages qui sont considérés comme étant des Psis et elle ne se rend compte de rien. Il faut vraiment qu’Antoine rentre dans sa vie pour qu’elle comprenne ce qui se passe… J’ai trouvé ça un peu trop gros. C’est comme si, d’un coup, elle se réveillait.

Antoine est un personnage qui m’a beaucoup plu aussi. J’ai trouvé qu’il évoluait très bien. On a un homme qui pue le mystère, on ne sait pas trop ni pourquoi ni comment mais, comme Lou, on se sent attiré par ce personnage. Il est fort et intelligent.

C’est bien la première fois que cela m’arrive : si j’ai apprécié les personnages lorsqu’ils évoluent dans l’histoire de manière séparée, j’ai eu un peu de mal avec l’histoire d’amour naissante entre les deux personnages. En effet, même si on se doute que cela va se terminer de cette manière, pour moi, on passe trop vite de la détestation à l’amour. C’est vrai, ils vivent ensemble un événement traumatisant et qui peut rapprocher les gens. Néanmoins, ce sentiment de rapidité n’a pas su être étouffé par la beauté de la romance. J’ai préféré les personnages de Lou et d’Antoine mais je les ai moins appréciés lorsqu’ils évoluaient en couple.

Il y a énormément de personnages dans ce premier tome. On sent vraiment qu’une communauté se dessine sous nos yeux. Des personnages m’ont convaincus, d’autres un peu moins. Ici, ce n’est qu’une affaire de goûts. Il y a beaucoup de réaction sur le moment, on est dans l’impulsivité pure à plusieurs moments et parfois, on se retrouve avec des réactions un peu exagérées chez certains personnages. C’est ce qui explique que je n’ai pas forcément adhéré à tous les personnages proposés par Adeline Dias.

~ Un monde fantastique ~

Ainsi, on fait la découverte du monde des Psis. Le but de ce monde? Se fondre dans la masse, ne pas se faire remarquer et vivre au milieu des humains mais vivre comme ils l’entendent. L’auteure fait fort : elle mélange toutes sortes de dons pour faire de son roman un roman où il y a une multitude de personnages tous très différents : on parle de télépathie mais aussi d’empathie par exemple. Il y a beaucoup de pouvoirs hors normes très différents et cela est assez intéressant. Puisque je ne connaissais pas le monde des Psis, j’ai vraiment apprécié le contexte de la découverte de ce monde. Cette multitude de dons permet de voir beaucoup de possibilités et le lecteur ne s’ennuie pas avec une redondance des dons.

~ L’intrigue ~

Adeline Dias prend le pari de ne pas nous faire de longues descriptions des lieux ni des situations. On se retrouve donc avec une intrigue qui nous fait rentrer très rapidement dans le vif du sujet ! Pas de fioriture, on est tout de suite mis dans le bain. Ainsi, les actions s’enchaînent comme les révélations. On n’a pas le temps de se reposer que l’on est déjà sur un autre front. J’ai personnellement adoré ce choix, je trouve que cela donne du rythme à l’histoire et à la découverte de ce monde.

~ La plume ~

J’avoue que l’histoire de cette romance fantastique m’a moins plu que les romances contemporaines que j’ai pu déjà lire de l’auteure. Cependant, ce premier tome est une belle surprise. On se retrouve avec une belle histoire qui ouvre beaucoup de voies à l’imagination de l’auteure mais aussi du lecteur qui est propulsé dans un univers original.

La plume m’a, encore une fois, séduite. On a un vocabulaire juste qui parvient à véhiculer beaucoup d’émotions. On est bien dans cette histoire, le rythme de lecture est très sympathique et on ne s’ennuie pas. Bravo à Adeline Dias pour ce premier tome.

3 raisons de lire ce roman :

  • La découverte d’un univers très intéressant
  • La découverte des Psis qui est très sympathique
  • La plume d’Adeline Dias que j’aime toujours autant

3

22

L’étrange vie de Nobody Owens de Neil Gaiman

bm_10227_aj_m_9218.jpgRésumé : Nobody Owens est un petit garçon parfaitement normal. Ou plutôt, il serait parfaitement normal s’il n’avait pas grandi dans un cimetière, élevé par un couple de fantômes, protégé par Silas, un être étrange ni vivant ni mort, et ami intime d’une sorcière brulée vive autrefois. Mais quelqu’un va attirer Nobody au-delà de l’enceinte protectrice du cimetière : le meurtrier qui cherche à l’éliminer depuis qu’il est bébé. Si tu savais, Nobody, comme le monde des vivants est dangereux…

~ Lecture détente / lecture commune ~

Mon avis : Je remercie Kathleen de m’avoir permis de rentrer dans son antre… Ouais ! Non, c’est trop bizarre ! Merci à Wolkaiw et à son antre d’avoir fait cette lecture commune avec moi. En effet, je l’ai forcée à l’achat sur une brocante. « Prend le ! Je l’ai aussi on pourra faire une lecture commune ». Franchement, la couverture est sublime ! Je m’en serai voulu de ne pas l’avoir forcée 😀

~ Un petit gars pas comme les autres ~

La singularité du personnage principal est assez forte. Nobody est un petit garçon qui échappe de peu à un tueur venant d’une confrérie qui s’appelle « les Jack ».

Bon déjà, petit point, j’ai cherché pendant quelques minutes et relu le texte pour voir où on faisait mention d’un Jack Russell ! Mais non ! Il n’y a pas de chien ! C’est le nom du méchant ! Premier fou rire en dégustant des frites avec Kathleen lors de notre briefing.

Bref, reprenons notre présentation Nobody – Bod – est recueilli par des morts. En quelques secondes, un couple décide de prendre le nourrisson sous leurs ailes et lui permettre de fuir une mort imminente promise par Jack (peut être pouvons-nous penser à un lien avec Jack l’éventreur ? Possible mais, mis à part le goût du meurtre et le nom, on ne peut pas plus l’associer à l’éventreur qu’à Sparrow).

Bod grandit donc au sein d’un cimetière. Accompagnés de morts qui sillonnent les allées du cimetière une fois la nuit venue. Au fil des chapitres, on fait la rencontre de personnages qui vont, qui viennent ou qui restent le temps de la lecture. Ainsi, Bod va énormément apprendre avec ses professeurs-cadavres mais aussi au côté de Silas qui n’est, finalement, ni mort ni vivant.

Bod est un personnage que j’ai apprécié malgré quelques petites choses qui m’ont fait tiquer. En effet, il vit avec des personnages qui ont tous vécus à des époques différentes et qui ont eu des vies différentes. Ainsi, il pense, parle et réfléchis comme un adulte et non comme un enfant. Si, sur certains points, le jeune Nobody se montre naïf, d’un autre côté, il n’a pas l’innocence que l’on peut lier naturellement à un enfant. Certaines de ses réflexions m’ont parues un peu trop adultes pour être crédibles.

~ Une imagination débordante ~

On dédramatise énormément l’aspect nocturne. Le deuil, la morte, la perte sont vraiment vus d’un œil bienveillant qui permet aux adolescents de ne pas avoir une lecture trop lourde ni trop triste. C’est vraiment une belle idée.

On a de sacrées belles aventures qui sont très originales et qui sortent de l’ordinaire. En effet, Neil Gaiman nous propose de faire la rencontre de personnages sympathiques comme une sorcière sans pierre tombale, mais aussi d’un événement qui suspend le temps : une danse macabre, les premiers pas de Bod dans la vie des mortels. Bref, l’auteur a une imagination incroyable qui séduit les lecteurs très rapidement.

~ Structure du roman et livre objet ~

Dans un premier temps, il faut se l’avouer, cette couverture est magnifique. Je la trouve superbe (celle de Kathleen a des tâches suspectes derrière… Une sorte de marron qui, espérons-le, est la trace d’une tasse de café renversé…). L’intérieur est tout aussi beau, vraiment, il s’agit là d’un livre objet magnifique. Il y a de très jolies illustrations qui viennent ponctuer notre découverte du monde de Nobody.

Le roman se scinde en huit gros chapitres. A chaque chapitre, un épisode de la vie de Bod avec des personnages que l’on retrouve par parcimonie dans les autres chapitres. A chaque chapitre, une leçon d’apprise pour notre jeune Bod. Le roman est bourré de leçon de morales très intéressantes qui permettent à notre personnage principal de grandir, de réfléchir et de devenir la personne qu’il souhaite.

~ Relations et personnages secondaires ~

S’il y a bien un personnage que j’ai adoré rencontré, c’est Silas. Finalement, c’est un personnage très attachant malgré les distances qu’il essaye de mettre entre le lecteur et lui mais aussi entre lui et Bod. Il est là pour l’aider, mais il est en mission, ne pas s’attacher semble être quelque chose d’important pour lui. Cependant, on voit rapidement qu’il y a un lien étroit entre les deux hommes. Il devient, rapidement et finalement, plus une figure paternelle pour Bod que le père-cadavre qui l’a recueilli pour moi.

Silas est un personnage profond qui n’hésite pas à aider, secouer et essayer de comprendre Nobody pour l’aider à s’en sortir au mieux dans la vie.

« – Et alors ? Ce n’est jamais que la mort. C’est vrai, quoi, tous mes meilleurs amis sont morts.
– Oui. (Silas hésita). Ils le sont. Et ils en ont, pour la plupart, terminé avec le monde. Pas toi Tu es en vie, Bod. Cela veut dire que tu disposes d’un potentiel infini. Tu peux tout faire, tout fabriquer, tout rêver. Si u changes le monde, le monde changera. Le potentiel. Une fois que tu es mort, c’est terminé. Fini. Tu as fait ce que tu as fait, rêvé ton rêve, écrit ton nom. Tu peux être enterré ici, tu peux même te déplacer. Mais ce potentiel n’existe plus. »

~Dans l’entre deux ~

On sent bien que Nobody est coincé entre les morts et la vie. Entre sa famille et sa volonté de vouloir changer le monde. Rapidement, Nobody est en proie au doute et doit vivre des expériences pour prendre une décision : rester ou partir. La facilité ou l’aventure. Le regret ou la prise de risques. C’est une odyssée intéressante que nous propose ici l’auteur. C’est un voyage initiatique qui pousse un petit garçon à comprendre d’où il vient et qui il est. C’est vraiment un super roman pour les adolescents.

~ L’univers de Neil Gaiman ~

Ce roman me faisait de l’œil et il m’a beaucoup plu. Il y a beaucoup d’aspects que j’ai appréciés découvrir. Notamment cette capacité à rassembler un lectorat large grâce à une plume universelle et des thématiques qui parlent à tout le monde.

Je relirai cette plume sans hésitation.

Encore merci à Kathleen ♥ (PS: la prochaine lecture, on se fera une lecture de ton âge. Je dois avoir du 14/15 ans dans mes étagères :D)

3 raisons de lire ce roman :

  • Un personnage principal très intéressant.
  • Avoir un pied dans le fantastique et un autre dans la réalité
  • Le livre, la plume et les illustrations.

4

15

Kachina – Tome 1 : un enfant du silence de Tina Joey Anderson

xcover-3355.jpgRésumé : Kachina est une Immortelle un peu insociable. A prime abord, elle a tout de la jeune fille contemporaine, pourtant, elle a vu le jour, dans les Grandes Plaines à l’est des montagnes Rocheuses, à la fin du XVIIIe siècle. Elle estime avoir tout perdu, le jour funeste où son destin croisa celui d’un vampire. Depuis, Kachina vit son immortalité comme une errance, se méfiant des joies d’une rencontre éphémère, s’érigeant sans cesse des remparts contre la gaieté envahissante de sa collègue Sélèna, ou la tendresse débordante de son ami Dénis. Plus de deux cent ans après sa mutation en vampire, elle va rencontrer Nicolas, un jeune homme de vingt-trois ans, lui-même englué dans un passé douloureux, mais qui va remettre en question tout ce que Kachina croyait pouvoir ressentir.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie chaleureusement Tina Joey Anderson pour l’envoi de son roman via la plateforme SimPlement qui regorge de romans en tout genre. Je ressors de cette lecture avec un sentiment particulier. La suite, je veux la savoir, mais je ne pense pas me plonger rapidement dans la suite des événements. Roman proposant une histoire de fantasy bitlit, c’est un genre particulièrement dangereux pour moi.

~ Kachina : un pas dans la mythologie ~

Kachina est le personnage principal de notre histoire, certes. Cependant, on peut aussi trouver une définition toute autre de ce terme. C’est assez intéressant de relier cette thématique au personnage principal féminin de notre histoire.

Les kachinas sont des esprits dans la mythologie des Indiens Hopis et Zuñis du Nouveau-Mexique et de l’Arizona, au Sud-Ouest des États-Unis. Esprits du feu, de la pluie, du serpent, ou encore esprits farceurs, espiègles, bienfaisants ou malfaisants… Une sorte d’inventaire du monde visible et invisible. Six mois par an, à l’occasion de fêtes rituelles, ces esprits s’incarnent dans des danseurs masqués et costumés. Des poupées de bois peintes de vives couleurs, également nommées kachinas et représentant ces danseurs, sont offertes aux enfants, à l’issue des fêtes, pour qu’ils se familiarisent avec le monde des esprits. Si vous voulez plus de renseignements, vous pouvez suivre le lien wikipédia qui est très riche.

~ Les personnages ~

On fait la rencontre de Kachina qui est une Immortelle, donc bien entendu, un vampire. Elle fait partie d’un clan de vampires appelé les Arténis et qui règnent avec respect sur le monde des vampires. Kachina est un vampire qui reste profondément humain. Elle ne veut s’accrocher à personne, reste dans son coin et n’a qu’une poignée d’amis.

Ce que j’ai apprécié dans ce personnage, c’est son mauvais caractère. En effet, Kachina se protège comme elle le peut. Lorsqu’elle sent le danger, elle agit étrangement et devient un peu dangereuse à son tour.

Kachina est un personnage torturé. Elle n’accepte pas son statut d’immortelle. En effet, elle regrette une seule chose : ne pas pouvoir mourir et retrouver sa famille. Cette errance de ville en ville et de siècle en siècle est très lourde à porter pour elle. On se retrouve donc avec un personnage qui ressasse son passé. Elle essaye de se souvenir mais n’y parvient pas forcément. Elle n’a plus les visages mais entend encore les voix de ses parents.

Là où j’ai moins apprécié le personnage, c’est en tant que vampire. Encore une créature magnifique, encore une créature belle à faire tourner les têtes, encore des yeux envoutants… Franchement, c’est un peu répétitif. N’existe-t-il pas d’autres caractéristiques vampiriques ?

« Esclave de son image, elle se savait connue au sein de la résidence comme le loup blanc. Tous la dévoraient des yeux, sans exception. Sauf que les Enfants du silence semblaient souffrir d’un manque de savoir-vivre, doublé parfois de stupidité. Dans les couloirs, certains sifflaient d’un air admiratif dans son dos. […]. Mais elle n’aimait pas ça. Dès son arrivée chez les Arténis, elle avait tout mis en oeuvre pour laisser entendre qu’elle n’était pas là pour se faire des amis. Le fait d’ignorer ouvertement les Enfants du silence était devenu pour elle le rouage d’une machine bien rodée. Les Mi-mortels qu’elle croisait en cour de mission se réduisaient dans son esprit qu’à leur simple matricule. Une manière de ne prendre aucun risque. Maintenant, très peu osaient lui parler. »

On fait aussi la rencontre de quelques personnages récurrents : Séléna, Dénis, Roland mais aussi Cédrych et Nicolas. Si certains sont les amis de Kachina, d’autres ne le sont pas. Je vous laisse le découvrir par vous-même. Kachina prend soin de sa famille et devient une personne peu abordable. Cependant, elle a un grand cœur et ferait tout pour ses amis.

~ L’intrigue ~

Si j’ai apprécié les psychologies des personnages, j’ai moins apprécié l’intrigue. Elle reste originale tant elle contourne certains stéréotypes.

On a plusieurs clans de vampires : les immortels ceux qui sont 100% vampires de père et de mère. D’un autre côté, on a les mi- mortels : un des deux parents et vampire et l’autre est humain. Cette dernière catégorie est rejetée par les Immortels qui les considèrent comme une race inférieure. Un peu comme les moldus et les sangs-de-bourbe dans l’univers d’Harry Potter.

Une mission va rassembler des Immortels et des mi-mortels : ainsi, Kachina et ses amis vont devoir collaborer avec Nicolas, un mi-mortel. Une mission à haut risque tant physiquement que moralement pour Kachina qui va, bien évidemment, tomber sous le charme du beau jeune homme. Un goût d’interdit, de restriction et de danger plane donc sur ce premier tome.

~ La plume de Tina Joey Anderson ~

J’ai fait une jolie découverte. Cette plume est pleine de douceur et d’inspirations diverses. On sent un amour certain pour la culture indienne (les indiens d’Amérique). J’ai trouvé beaucoup de sagesse dans ce premier tome. Le comportement de Kachina reste très humain et véhicule de belles valeurs comme la justice, l’envie de faire les choses correctement et ne pas être qu’un être sanguinaire.

Sur certains chapitres, nous avons des citations qui marquent les inspirations très différentes qui bercent la vie de l’auteure : Nietzsche, Disney, Desperate Housewive mais aussi le blasonnement et bien d’autres sources d’inspiration sont présentes dans ce texte. Ce que j’ai trouvé dommage c’est de ne pas en avoir à tous les chapitres et surtout certaines citations en français et d’autres en anglais. J’aurais préféré tout avoir dans les langues d’origine ou tout en français.

~Le mot de la fin ~

En conclusion, on peut dire que j’ai passé un moment de lecture agréable avec ce premier tome qui reste perfectible à mes yeux. J’attends beaucoup du tome deux que je lirai dans quelques temps. Je pense que la bitlit est un genre un peu dangereux pour moi parce que j’en ai trop lu et que je suis rapidement blasée par les idées que j’ai déjà lues dans certaines histoires. Après, je sais que l’on ne peut pas toujours éviter les stéréotypes, je l’entends, bien entendu. Cependant, je pense que l’effet Twilight et Le journal d’un vampire a laissé trop de traces sur moi. Je deviens un peu plus tatillonne là-dessus.

3 raisons de lire ce roman :

  • Une culture indienne très présente.
  • Un premier tome qui présage un tome 2 intéressant.
  • Un panel de personnages intéressant

3

12

Le cauchemar des Brackford de Maxence Valmont

51ymycjh-zL._SX195_.jpgRésumé : Jusqu’où iriez-vous pour satisfaire vos ambitions ? Patricia Brackford, star du cinéma muet, est quant à elle prête à tout. S’abandonnant aux plus ignobles stratagèmes, elle vivra jusqu’à la folie la pièce écrite par elle. Mais attention, si l’amour n’est pas toujours éternel, l’exquise vengeance se déguste avec lenteur sur le long terme. Un thriller sans concessions dans l’univers feutré de la haute bourgeoisie anglaise de 1927. Une insoutenable plongée dans Le Cauchemar des Brackford !

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Séma éditions pour l’envoi de ce roman et Alicia qui m’a permis de lire ce roman. J’avais envie de découvrir ce que pouvait donner ce mystérieux titre ainsi que ce résumé alléchant. J’ai passé un bon moment de lecture.

~ Patricia Brackford : un personnage étonnant ~

Patricia Brackford est un personnage que j’ai détesté tout au long du roman. Elle incarne tout ce que je n’apprécie pas chez les hommes ; vaniteuse, hautaine, méchante, manipulatrice et malhonnête. Elle fait partie de ces personnages que l’on adore détester. Elle est là, elle brille par sa présence et sa méchanceté.

J’ai apprécié le basculement du personnage au fil de la lecture. A partir du moment où Maxence Valmont fait basculer son récit vers le fantastique et l’horreur, le personnage sombre dans un état complètement incroyable. Cela donne une seconde impulsion au roman et j’ai adoré ce moment pivot dans le texte.

Patricia est sûre d’elle. Aimant à hommes, elle se sait belle et désirable. Seulement voilà, grande star du cinéma muet, le cinéma parlant ne veut pas d’elle ! Sa voix n’est pas assez forte, belle, imposante. Ainsi, elle se retrouve reléguée en seconde zone. Son mari, riche à souhait ne pouvant rien faire, elle se décide à se venger.

~ Un milieu social et une période historique intéressants ~

On est dans une intrigue historique durant la fin des années 1920 début des années 1930. C’est une période que je connais très peu et je vous avoue que ce petit roman m’a bien donné envie de retenter l’expérience avec un roman plus long dans cette ambiance. C’est une ambiance assez particulière, c’est une période qui a son charme.

De plus, le milieu dans lequel on évolue ajoute une autre ambiance au roman : l’aristocratie anglaise. Si Patricia est devenue célèbre, elle n’en reste pas moins une femme entretenue par son mari et son immense fortune qu’il a gagnée à la sueur de son front.

Les descriptions des décors m’ont beaucoup plu. Je m’y suis crue. C’est vraiment, pour moi, l’un des points forts de ce roman. L’auteur met le paquet et ça se ressent dès les premières pages.

« Un long couloir, bordé d’une trentaine de colonnes où reposaient des bustes de philosophes antiques et de politiciens illustres la séparait du salon français. À l’extrémité de la galerie, une grande tapisserie des Gobelins déployait avec ostentation une scène de chasse sous Louis XIV. De nombreux tableaux intimistes ponctuaient majestueusement le parcours des visiteurs. »

On dit toujours que chez les riches, il se passe toujours des choses bizarres. Dans la police, bien souvent, les enquêtes policières révèlent des mises en scène incroyables pour tuer quelqu’un. Histoire d’argent, de tromperie ou de secrets de famille, les riches sont très inventifs ! Maxence Valmont nous prouve que cette hypothèse est plutôt vraie.

~ Un roman qui vire vers l’horreur et le fantastique ~

Je n’ai pas cessée d’être surprise dans ce roman. Pourtant il se lit relativement vite (120 pages environ de mémoire). C’est vrai que j’aurais apprécié quelques pages en plus pour vraiment m’imprégner du côté plus sombre de l’histoire. Si les décors sont incroyablement plantés, j’ai trouvé que la seconde partie du roman était légèrement trop rapide à mon goût.

J’ai trouvé que l’idée de base était vraiment top. Une femme maléfique qui veut tout mais ne rien perdre. Ainsi, on voit à quel point les gens peuvent devenir complètement malades pour une chose qu’ils convoitent tant.

Si dans ses actions, on voit Patricia exploser en plein vol et se rapprocher de plus en plus de la folie, psychologiquement parlant, je reste sur ma faim. En effet, on voit à quel point elle sombre dans la folie grâce à ses actes mais je pense que j’aurais apprécié savoir un peu plus ce qu’elle pensait lors de ses agissements.

~ Amour et manipulation ~

Personnellement, je vis dans un monde tout beau tout rose. Je ne comprends pas comment on peut jouer avec les sentiments des gens et les manipuler. Ici, c’est exactement ce qui se passe. Patricia n’hésite pas une seule seconde à blesser et manipuler la gente masculine qui gravite autour d’elle pour avoir ce qu’elle veut. Avant tout autre chose, Patricia est l’archétype de la veuve noire. Elle veut de l’argent, vivre sur le dos des hommes et toujours rester au top. La séduction, c’est son terrain de jeu et cela se sent.

D’un autre côté, on à John Brackford, le mari de Patricia qui se bat pour rester la tête hors de l’eau. J’ai beaucoup apprécié ce personnage humble et intelligent. Il est plus doux, tempéré et calme que sa femme. Ce sont vraiment deux personnes très différentes qui forment un couple ici. J’ai beaucoup apprécié la relation entre John et son majordome Charles. Comme un père avec son fils, Charles fera tout pour aider John et inversement. C’est vraiment très sympathique d’avoir des relations saines d’un côté et d’un autre côté les relations perverses. Ainsi, le fossé entre mari et femme se creuse. On a une sorte de dichotomie entre le bien et le mal.

~ La plume de Maxence Valmont ~

J’ai beaucoup apprécié le nom de famille de l’auteur qui m’a directement renvoyé aux Liaisons dangereuses de Chloderlos de Laclos et de ce monde de relations humaines, de la haute société,  de manipulations et d’amour biaisé au profit de paris, d’argent et de jeux… Mais attendez ? Je crois que l’on tient quelque chose là, non ? J’ai apprécié pouvoir faire un lien entre Patricia et Madame de Merteuil même si Madame de Merteuil reste indétrônable dans mon cœur. (Si vous n’avez jamais lu ce roman, il fait partie des classiques à lire de toute urgence !).

La plume de Maxence Valmont reste très belle. Elle est ni trop fastidieuse ni trop pompeuse. Elle est juste et équilibrée. L’utilisation des mots est bien pensée et cela ajoute de la profondeur à ce roman.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une ambiance intéressante à découvrir.
  • Une histoire où folie et horreur sont au rendez-vous.
  • Un couple si différent qu’il en est très intéressant.

4

6

Les enquêtes de Samuel Berthier – Tome 1 : La dame au cèdre de Laura Elia

41MH1z7kSzL.jpgRésumé : Le commissaire passe ses vacances dans le Finistère. Sa petite ville bretonne est perturbée par une histoire de fantôme. Ses apparitions correspondent aux meurtres de certains notables de la ville. L’inspecteur Jaffar Aït Kacem et Samuel Berthier aideront l’adjudant Pensec à résoudre cette étrange affaire. L’enquête se révèlera difficile, jusqu’au dénouement, où le fantastique se mêle étroitement à la réalité.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie les éditions Sharon Kena pour l’envoi de ce roman. Roman court qui traite d’une enquête policière, j’étais vraiment curieuse de voir ce que cela pouvait donner. Mon avis ? Une lecture agréable qui donne envie d’en savoir plus.

~ Une enquête policière, un roman court : bonne idée ? ~

Je l’avoue, je n’ai pas honte, j’étais sceptique sur le format. Une enquête, ça demande des détails, une enquête, c’est long, comment mettre le lecteur dans une ambiance policière sur si peu de pages ? J’ai trouvé que Laura Elia s’en est très bien sortie ! J’avoue que je ne suis pas convaincue à 100% parce qu’il m’en faut plus pour réellement y croire mais l’auteure frappe fort.

J’avoue qu’on ne se formalise pas sur l’aspect indice. Sauf des lettres anonymes et une étude graphologique, on n’a pas forcément beaucoup de détails sur cette étape de l’enquête.

Cependant, il y a quand même de l’action, de la réflexion. L’enquête se fait même si elle ne fait pas forcément comme on peut l’attendre.

~ Samuel Berthier : notre personnage principal ~

Ah !! Sam, je l’ai bien aimé ! C’est un personnage principal très sympathique et très complet. Il a la vraie panoplie du policier enquêteur. En effet, Samuel est un acharné du travail, il fait attention à tout et au moindre détail. On se retrouve donc avec un homme un peu bourru mais on sent que son métier est une vocation. Il est né pour faire ça. La seule chose sur laquelle il ne transige pas : ses congés et son havre de paix qui se trouve en Bretagne. Il fait toujours tout pour pouvoir profiter de son moment de calme : sa pêche, ses amis et ses bons repas ! Rien de plus simple dans la vie que de vivre une aventure avec Samuel Berthier. Enfin, ça c’est dans ses projets parce que, bien évidemment, rien ne va se passer comme prévu… Une série de meurtre vient perturber le village dans lequel il est. Il va devoir prêter main forte… pour son plus grand plaisir.

~ Une équipe policière face aux apparitions fantastiques ~

On a un roman qui mêle une enquête policière et le fantastique. En effet, le village dans lequel Samuel passe ses vacances est hanté par une apparition. Une femme fantôme sème la panique dans ce petit village du Finistère.

J’ai trouvé que la manière dont l’auteure parvenait à amener cette touche de fantastique de manière intelligente. On se retrouve avec des personnages qui y croient et d’autres très cartésiens. Ainsi, Samuel et Jaffar sont très différents : Jaffar croit en cette réincarnation féminine, Samuel, non. J’ai trouvé ce duo de policiers très agréable et très sympathique à suivre.

On avance rapidement dans l’enquête qui, pour moi, a manqué de piquant. Les 50 dernières pages de l’histoire ne m’ont pas forcément surprise. Effectivement, lorsque les personnages commencent à être sur la piste du coupable, je n’ai pas forcément été surprise par les révélations. J’ai trouvé ça dommage mais cela l’enlève rien au charme pittoresque de l’histoire.

~ Les décors et la plume ~

C’était plutôt sympathique de découvrir une nouvelle plume. Je l’ai trouvé très entrainante : les décors bretons sont incroyables. Franchement, je me suis crue en Bretagne. Les consonances des noms, les décors, la culture bretonne. Bref : dépaysement assuré !

~ Le mot de la fin ~

En définitive, je vous conseille de lire ce roman court qui ne vous prendra pas beaucoup de temps de lecture. C’est un premier tome très sympathique qui nous permet de mettre le pied à l’étrier. On a un personnage principal charmant qui donne envie d’en savoir plus. Nous avons donc une enquête traitée de manière atypique. Il m’a manqué quelques pages pour vraiment rentrer dans l’histoire. Cependant, l’auteure nous propose une histoire quand même sympathique à découvrir.

3 bonnes raisons de lire le roman

  • Un roman qui mêle fantastique et enquête policière.
  • Un dépaysement certain et un joli voyage en Bretagne.
  • Un personnage principal très sympathique.

3

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La ronde des corbeaux d’Angélique Ferreira

51tKz9Ic3IL._SX195_.jpgRésumé : Une danse vaut elle votre vie ? Le bal de l’hiver, tant attendu par les jeunes filles de la noblesse anglaise, permet de faire son entrée dans le monde. Or, tous les cinquante ans, lors de cette soirée, est organisé ce que l’on appelle « la Ronde des corbeaux ». Chaque participante reçoit une plume noire qui la désigne comme candidate à la ronde, une danse ou l’une des demoiselles sera choisie par le corbeau, et y perdra la vie.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Angélique Ferreira pour sa gentille proposition. J’en profite aussi pour remercier mon partenaire Nutty Sheep et la gentille Céline chez qui ce court roman a été publié.

~ Un court roman plaisant ~

L’auteure m’avait prévenue : c’est un roman court. Mais vu la qualité et la beauté de la couverture et du résumé, je n’ai pas su dire non même si les romans courts sont des romans que j’apprécie moins qu’un roman « classique ». J’ai quand même vite déchanté quand j’ai vu qu’il ne faisait qu’une cinquantaine de pages. C’est beaucoup trop peu pour moi.

Peu pourquoi ? Parce que je n’ai pas le temps de m’adapter aux décors, à l’intrigue, aux personnages. Le temps que j’atterrisse dans l’histoire, elle est déjà terminée. Cela me laisse un goût de trop peu en bouche.

Cependant, il faut souligner une histoire très sympathique à lire ainsi qu’une évidente qualité dans la plume qui fait des personnages des personnages intéressants à découvrir malgré le manque de profondeur lié au nombre de pages.

C’est donc un roman qui m’a fait sortir de ma zone de confort mais avec lequel j’ai passé un agréable moment de lecture.

~ Un univers gothique très intéressant ~

La couverture nous met directement sur la voie : nous allons lire un roman avec une touche de gothique dans l’histoire. Si l’on en croit Wikipédia, une définition possible du roman gothique est la suivante : «  […] s’inscrit dans la logique d’un engouement pour le sentimental et le macabre […] », dans les caractéristiques, on trouve aussi des caractéristiques du roman La ronde des corbeaux comme dans la catégorie « personnages » où l’on retrouve la femme persécutée (comme notre personnage principal) et le maudit (comme la famille de Lallemand). Dans les situations, vous pouvez aussi trouver les secrets du passé venant hanter le présent (situation qui se passe dans le roman) et les lieux aussi sont très significatifs : le château et les ténèbres sont présents dans notre texte.

Si vous voulez plus d’informations, je vous propose de retrouver l’intégralité de l’explication par ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Roman_gothique

Dans notre roman, on fait la rencontre de Layla, une jeune femme issue de la noblesse. Orpheline, elle n’a plus que son frère Gabriel. Gabriel est un être compliqué, torturé et violent. Il n’est absolument pas proche de sa sœur et la tient à l’écart de tout. Une seule chose compte : le bal de Yule qui lui permettra de faire son entrée dans le monde et se trouver un époux.

Seulement, Layla a peur. Elle a trouvé une plume de corbeau dans son invitation : elle sait donc ce qui va se passer : elle va participer à la ronde des corbeaux, cette légende ancestrale qui promet d’ôter la vie à l’une des participantes de la danse.

J’ai trouvé que l’univers était vraiment très sympathique, plein de mystères et de promesses. C’est vraiment agréable à lire. Cet univers gothique me plait énormément, j’avais donc envie d’en savoir plus.

~ Les personnages ~

J’avoue que j’ai tiqué. J’ai trouvé des facilités dans les noms. L’auteure serait-elle fan de Harry Potter ? J’ai souri en voyant l’évocation du nom de famille d’un des personnages « Dudley » mais quand j’ai lu le nom de la gouvernante : Emma Watson, j’ai trouvé ça un peu facile. Je l’avoue, je suis tatillonne sur le coup mais il fallait que je vous le dise.

Les personnages esquissés sont tous très intéressants. Le manque de profondeur n’est pas dû à la mauvaise qualité de la plume, bien au contraire, mais surtout au manque de détails. Forcément, quand on fait le choix d’un roman si court, on n’a pas de place pour les détails, on va à l’essentiel. C’est logique. Cependant, la logique n’est pas forcément mon fort dans mes lectures : prendre le temps et installer l’intrigue, les décors et les personnages, c’est important pour moi. Mais bon, je ne vais pas en faire tout un fromage.

Layla est un personnage que j’ai apprécié : elle est forte et pleine de courage. Malgré ses peurs, ses doutes et ses appréhensions, elle va quand même au bal de Yule, elle doit le faire. Elle est partagée entre ses craintes et les sentiments amoureux qu’elle nourrit pour un jeune homme.

Gabriel est tout le contraire de sa sœur : froid, il ne montre pas ses sentiments. C’est vraiment le personnage dont j’aurais apprécié en savoir plus tant son rôle est hyper intéressant dans ce roman ! La fin du roman nous permet de ne pas le détester et d’essayer de le comprendre.

~ Entre passé et présent ~

J’ai aimé découvrir l’histoire des ancêtres de la famille de Lallemand et de cette légende autour de la danse des corbeaux, l’idée est hyper originale et cela enlève beaucoup de clichés que l’on peut lire dans ce genre précis.

On lit une histoire macabre : un mari voulant se débarrasser de son épouse qu’il n’aime pas. Une femme désespérée qui, elle, aime son mari et fait tout pour le retenir. Bien entendu, une autre femme, qui, elle, fait battre le cœur du mari trompeur. Rien de nouveau sous la lune mais cela fonctionne et fonctionne bien !

~ La plume d’Angélique Ferreira ~

Encore une jolie découverte ! Je ne connaissais pas la plume de l’auteure mais franchement, j’ai trouvé qu’elle était très jolie. La construction proposée par l’auteure apporte beaucoup, selon moi, à l’histoire. En effet, même si, de manière générale, l’auteure utilise le point de vue de Layla, on a aussi des chapitres inquiétants dont un homme tapit dans l’ombre est le narrateur. Cela ajoute une petite touche bien dosée de mystère et de peur dans l’intrigue. On sent bien que quelque chose va tomber sur la tête de Layla sans vraiment savoir quoi. Ainsi, on a une sorte d’ombre dangereuse qui plane sur notre personnage principal. C’est inquiétant mais cela apporte beaucoup à l’histoire.

En définitive, l’auteure nous propose un excellent court roman gothique. C’est une très bonne découverte mais elle me laisse un gout de trop peu quant aux détails et à la profondeur des personnages. Quand on aime, on en redemande toujours non ? 😉

Les – :

  • Le roman court : définitivement frustrant pour moi…

Les + :

  • La légende autour de la ronde des corbeaux que j’ai appréciée
  • Le personnage de Gabriel et de la fin surprenante le concernant
  • La fin en soit, bien que rapide, elle reste très poétique
  • La plume de l’auteure que j’aimerai beaucoup découvrir dans un roman plus long

4

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Un espion aux enfers d’Edouard Teulières

book-6122.jpgRésumé : En proie aux guerres, à la misère et au désespoir, de nombreux croyants se détournent de Dieu. Ce dernier, sentant la situation lui échapper, joue son va-tout et propose un marché à un pensionnaire du Paradis trop turbulent : se rendre aux Enfers, espionner et enrayer la belle mécanique du royaume du Mal. Cependant, le dénommé Clint découvre des Enfers aux Antipodes des descriptions habituelles : des paysages attachants et variés, des dinosaures, des édifices audacieux, des gens affables, une monnaie originale. Mais surtout un Diable bien plus jovial et aimable que ce que les mauvaises langues racontent sur lui. Chargé également par le Diable de mener une mission sur Terre pour assurer définitivement la victoire des Enfers sur le Paradis et forcer ainsi Dieu à quitter son royaume, ce double jeu va obliger Clint à faire preuve de ruse et de sang-froid, parfois d’oublier la pitié. Et puis, Satan détient certains secrets que, pour rien au monde, il ne souhaite rendre publics. Pourraient-ils être la clé de la victoire ?

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Edouard Teulières pour sa proposition de lecture. Grâce à un sympathique échange de mails, j’ai eu la chance de découvrir un espion aux enfers via SimPlement

~ Titre évocateur, résumé provocateur, lecture pleine de promesses ~

Je vous avoue, j’ai été subjuguée par le résumé. Diablement intéressant, je me suis demandée ce que pourrait donner cette intrigue savamment introduite via ce résumé. Voilà un roman qui se lit très vite. Il fait à peine 150 pages (en format PDF). J’ai lu quelques pages par ci, d’autres par-là et finalement, je l’ai lu en une demi-journée.

~ Des personnages qui cassent les normes ~

Clairement, je n’ai jamais vu une intrigue aussi folle, démente et déjantée. Les personnages prennent le large et qui vont à contre-courant de ce que l’on attend des protagonistes que l’on s’était imaginé.

Je vais d’abord commencer par Dieu et Satan. Dans certaines mythologies, ils sont frères, ici, rien ne souligne un lien fraternel. Je trouve que les personnages ont été incroyablement humanisés. En effet, à mort les divinités, bonjour à l’humanité ! Dieu s’habille avec une chemise et une paire de tongs, appelle sa femme « bibiche » (et se fait appeler « gros nounours »). Dieu couche avec sa femme et peut potentiellement insulter les autres.

Satan, lui, est un homme qui est vulgaire à souhait, avec lui, excusez-moi l’expression, il faut en avoir dans le pantalon ! Hors normes, il se moque de tout (de toute manière, c’est le dieu des enfers !) et veut arriver à son but ultime : faire tomber Dieu.

Ces deux personnages pourraient être des humains lambda. A tel point qu’ils sont nommés par des prénoms.

~ L’intrigue satirique et humoristique ~

J’ai trouvé l’idée rigolote, saugrenue. Quelle idée ! Pourtant ça fonctionne, même bien. Les personnages sont à l’image de l’intrigue : complètement décalés.

Voici une satire de la société : j’ai trouvé ça bluffant. Entre le Paradis et les Enfers c’est la guerre ! Plus aucun damné ne remontent au paradis après son expérience du purgatoire. Dieu s’inquiète, que fait Satan, que se passe-t-il ? Pourquoi les fidèles de Dieu sont de moins en moins présents ? Tout autant de questions qui trouvent des réponses au fil de la lecture.

Les pions de Satan dans la descente aux enfers de Dieu ? Les humains ! Quoi de mieux que les guerres et sa meilleure invention : les religions ! Quel bonheur pour Satan de voir ces petits humains se tuer au nom d’une divinité, d’une puissance économique ou de convictions ? Le pied total pour Satan !

Pastiche de notre société, vous trouverez des personnages comme Vladimir Platine, Nadilla ou encore une influenceuse.

Pour coller encore plus à cette image d’humanité, les enfers sont construits comme une petite ville : on y trouve des quartiers comme DevilTown ou Hipsterland. Cependant, là où l’auteur est ingénieux c’est qu’il décrit des enfers où il fait bon vivre. Satan propose à ses adeptes d’avoir une petite vie tranquille à une seule condition : que leur venue soit définitive ! Le purgatoire et ses horreurs sont réservés aux gens qui veulent remonter au Paradis. La mort semble être douce…

Clint est un personnage aussi badass que Dieu et Satan. Un ange qui boit de l’alcool caché dans un nuage, qui organise un tournoi de poker clandestin, qui a des relations sexuelles avec celles qui veulent. Bref, un ange qui défie son boss sans souci, jusqu’au jour où… Dieu va lui demander une mission bien sympathique ! Clint devient l’espion de Dieu aux enfers. Clint va risquer sa vie pour que Satan ne prenne pas possession de la terre et des humains.

Ce combat entre les deux divinités était plutôt sympathique et coloré. J’avoue que parfois, j’ai eu du mal avec certains passages trop familiers, à la limite du vulgaire. C’est vraiment une satire sympathique à découvrir néanmoins.

~ La plume d’Edouard Teulières ~

C’était vraiment très sympathique à découvrir. L’auteur a une sacrée imagination : le paradis et les enfers ne sont pas comparables à ceux que l’on connait dans la mythologie grecque ou dans les romans de Dante, par exemple. Tout est maitrisé et tout se tient. J’ai apprécié l’humanisation de tout ce qui nous semble inaccessible en temps normal. Tout le monde est mis sur un pied d’égalité. La fin m’a énormément plu. Au final, tout le monde s’y retrouve. Convictions ou non.

La manière dont Edouard Teulières nous parle de ce monde qui n’existe pas nous rappelle sérieusement le monde dans lequel on évolue. Tous ces conflits, ces guerres et ces morts au nom de je-ne-sais-quoi. Finalement, n’est-on pas les jouets de ces personnes assises tranquillement derrière leurs bureaux et qui délèguent aux autres pour que leurs volontés soient faites (sur la terre comme au ciel, Amen) ?

C’est donc avec plaisir que je clos cette chronique. Humour décapant, quelques facilités dans les blagues (mais franchement, j’ai souri !) et une imagination hors norme caractérisent la plume d’Edouard Teulières.

Les – :

  • Quelques familiarités de langage qui n’ont pas forcément été les bienvenues pour moi.

Les + :

  • Cette humanisation des divinités.
  • Un moment sympathique de lecture
  • Une plume étonnante et détonante !
  • Une sacrée satire de notre société

4

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La tempête des cœurs de Mélodie Ambiehl

téléchargement.jpgRésumé : QUAND TOUT S’ACHÈTE, MÊME LE BONHEUR. L’AMOUR SE PAIE AU PRIX FORT ! 2102.  Les livres papier sont interdits. 2128. On achète le bonheur à tout prix. À Toulon, Nathaniel est éditeur d’une plateforme numérique ; Isallys est propriétaire des Archives Littéraires conservant les derniers livres papier. Leur vie est heureuse. Pourtant, quand ils se rencontrent par hasard au détour d’une rue, leur destin bascule : alors qu’elle aime ses livres plus que tout et que lui a renoncé à l’amour, c’est un véritable coup de foudre qui les réunit. Mais leur bonheur va se changer en course contre la mort… Le prix de leur amour sera-t-il trop élevé ? ET VOUS ? À QUEL PRIX ACHÈTERIEZ-VOUS LE BONHEUR ?

 ~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Mélodie Ambiehl pour le voyage proposé via son mini-roman : la tempête des cœurs proposé en service presse. Je remercie aussi mon amie Kathleen pour cette lecture commune ! Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas lancée dans une lecture commune. Excellente idée !

Le cœur : les battements qui donnent du rythme au texte

Introduit dans le titre, le cœur est une des thématiques principales dans ce mini-roman. En effet, j’ai trouvé qu’au-delà de l’histoire d’amour qui réunit Isallys et Nathaniel, le cœur est, lui aussi, un personnage à part entière dans le roman.

Il est présent métaphoriquement bien entendu grâce à ce duo de personnages qui devient un couple amoureux. Il est aussi présent physiquement, l’organe en soit est aussi évoqué dans ce roman. Rythmiquement parlant, grâce à des rythmes binaires et ternaires, les battements du cœur sont aussi présents pour moi.

Si mon amie Kathleen va jusqu’à parler d’une musicalité certaine, je parlerai plutôt de rythmique (cependant, je comprends son avis, après tout, chacun peut y voir ce qu’il veut). Le cœur devient un chœur : un petit chuchotement en toile de fond qui nous rappelle qu’il bat, même si des fois il bat tout bas, il reste présent.

Une histoire d’amour poignante

Nous sommes dans un univers futuriste, bien entendu, les références au passé sont nombreuses mais avant de parler de cela, il faut, à mon goût, parler des deux personnages de ce mini-roman. On suit l’histoire de deux jeunes gens : Isallys et Nathaniel. Isallys, amoureuse des livres et gardiennes des archives de livres papier. Nathaniel est propriétaire d’une plateforme numérique qui édite des livres. Si dans leurs professions, l’amour du livre semble être différent, dans la vie, l’amour va les prendre, les saisir, les rapprocher pour les dissocier et faire de leur idylle une véritable bulle d’amour.

L’amour a une place très importante dans ce roman : Mélodie nous parle ici de l’amour pur, profond, celui que l’on ne peut ressentir qu’une seule fois dans sa vie. Le lecteur assiste, en tant que spectateur, à cette histoire. En effet, l’auteure a fait le choix d’avoir un « je » qui parle à un « tu ». Cela donne une impression de rapprochement, comme s’il n’y avait qu’eux sur Terre.

Un exercice littéraire plus qu’une lecture livresque

Voilà le petit point qui fait que ma lecture n’est pas un coup de cœur. Cependant (rangez vos fourches !), j’ai passé un très bon moment de lecture.

Pour moi, le mini-roman de Mélodie peut s’adresser à tout le monde mais il y a différentes couches de compréhension dans cette histoire. Voilà ce qui fait que tout le monde n’aura pas la même appréhension et compréhension du texte. Les références littéraires et mythologiques sont nombreuses. Le Petit Prince de Saint Exupéry, par exemple, est de nombreuses fois cité étant le livre préféré d’Isallys. Cependant, si des références peuvent être comprises comme celle de la rose, je ne suis pas certaine que les références peuvent toutes être à la portée d’une personne qui n’a pas pris connaissance du texte de Saint Exupéry au préalable.

Orphée est aussi mentionné. Célèbre pour avoir fait plier Hadès qui lui laisse une chance de sauver Eurydice. Il va pouvoir tenter de faire remonter sa bien-aimée Eurydice des enfers. Encore une fois, la référence me parait un peu trop pointilleuse pour des lecteurs qui n’ont pas la culture mythologique demandée ici. Je vois « l’après tentative» : Orphée est seul, le cœur brisé mais est-ce que quelqu’un qui n’a pas la référence du mythe pourrait y voir la même chose? Dans un sens, cela ouvre plusieurs champs de lecture mais cela peut aussi instaurer une légère confusion.

Une plume excellente mais un peu trop chargée par moments

Je suis vraiment époustouflée par le travail de Mélodie Ambiehl, on voit que les mots, les expressions ont été choisies avec minutie. Cependant, ici, en tant qu’étudiante en lettres, je n’ai pas pu lire le roman proposé comme je le fais d’habitude. En effet, j’ai trouvé qu’il y avait énormément de figures de style : entre rythmes, métaphores, comparaisons, énumérations et bien d’autres encore, j’ai trouvé que certains passages étaient trop chargés pour moi.

Si la plume est excellente, j’ai lu ce roman en faisant une analyse littéraire et non une chronique livresque. Si cela ne m’a pas déplu dans l’ensemble, j’ai dû relire des passages : les vieux réflexes ont la dent dure, au lieu de comprendre le texte, j’ai essayé de trouver des liens entre les figures de style proposées. Il en est de même pour l’élaboration de ma chronique : j’ai fait un plan pour ne rien oublier et associer mes idées. Voici donc un roman qui propose un exercice littéraire de qualité.

En définitive, j’ai passé un très bon moment de lecture. J’approuve complètement cette histoire d’amour qui m’a touchée au-delà de ce que j’espérais. La plume de Mélodie Ambiehl est magnifique. Son roman pourrait être étudié par une classe de terminale tant l’exercice littéraire qu’elle nous propose est complet et très riche. A lire, de toute urgence !

Les – :

  • Une plume trop chargée par moments pour moi : un peu trop de figures de style employées.

Les + :

  • L’histoire d’amour
  • Le couple Isallys/Nathaniel qui est central dans l’intrigue mais aussi très intéressant pour le développement de l’histoire.
  • La plume de Mélodie Ambiehl qui est exceptionnelle.

4

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Valentine Perdreaux a disparu – Saison 2 de Félix Lejaune

image.jpgRésumés

Épisodes 1 & 2 : Enfin arrivés à Istanbul après bien des aventures et des dangers, Valentine, Antonin et Waldeck se rendent à l’ambassade d’Angleterre où ils pourront trouver le fameux poignard d’Hassan Ibn Al Sabbah qui leur permettra de décrypter les textes anciens… Mais la secte des assassins est toujours à leurs trousses, peut-être même est-il déjà trop tard…

Épisodes 3 & 4 : Après les terribles événements de l’ambassade d’Angleterre à Istanbul et l’enlèvement de Valentine par les assassins, Antonin est jeté en prison par la justice turque. S’il veut avoir une chance d’aller sauver Valentine, notre reporter va devoir commencer par rester en vie dans cet univers hostile. Et puis, ou est passé Waldeck ?

Épisodes 5, 6, & 7 : Aux mains des assassins, Valentine est en grand danger. La secte envisage de la sacrifier pour servir ses sinistres desseins et faire revenir la terreur ! Antonin et Waldeck se préparent à un affrontement final dont l’issue reste incertaine…

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie les éditions Nutty Sheep pour l’envoi de ce roman. En effet, j’avais adoré la première saison. Céline m’a fait un très beau cadeau en m’envoyant la saison 2 entière. Au moins, on est sûr que vous n’entendrez pas « Mais, c’est trop court !!! » ahah.

Un univers percutant

Qu’est-ce que c’est dépaysant ! On se retrouve dans les pays du Moyen Orient. On voyage beaucoup. Istanbul n’aura plus de secret pour vous après cette lecture. J’avoue que ce n’est pas forcément une destination que l’on retrouve beaucoup dans les lectures. Enfin, personnellement, je ne les retrouve pas beaucoup dans mes lectures. Cela apporte vraiment un dépaysement et me pousse à me demander pourquoi je ne lis pas plus de romans où l’intrigue se passe au Moyen Orient. Bref.

On est plongé dans une culture incroyable. Au-delà de tout ce que l’on peut entendre sur la communauté musulmane, ici, on entre vraiment dans une culture de la violence, du sang et de la vengeance. Encore une fois, on se retrouve avec deux clans : d’un côté Antonin, Waldeck et Valentine qui essayent tant bien que mal de rester en vie, de retrouver ce fameux poignard d’Hassan Ibn Al Sabbah pour des raisons historiques tandis que la secte des assassins leur court après.

J’ai adoré ce dépaysement comme je vous le dis ci-dessus mais aussi toute la culture qui tourne autour de cela. Le côté historique des recherches de Valentine m’a énormément plu aussi. Cela apporte une autre couleur à cette histoire que j’ai adoré découvrir.

Les personnages

J’ai apprécié l’évolution des personnages. Ils convergent tous vers le même point : se sortir de cette situation insoutenable. Il est donc normal de se serrer les coudes. Cependant, tandis que les méninges de tout le monde s’agitent, j’ai trouvé que le rapprochement des personnages était crédible. Il y a une électricité certaine qui charge l’environnement du roman. On sent bien qu’on doit faire attention à tout et regarder derrière soi pour ne pas se faire planter un couteau dans le dos. Cela ajoute une autre dimension au roman (si, si cela est possible), cela rend les actions plus percutantes et explosives !

Même si le personnage de Valentine pouvait me taper sur le système au départ (oui, sonFantasy côté petite fille à caprices ne jouait pas forcément en sa faveur) j’ai trouvé qu’elle gagnait en sagesse et que son intellect prouvait qu’elle n’était pas si bête que cela. C’était très sympathique. Elle reste humaine : le sang, la violence, la mort la perturbent vraiment. Elle est affectée par tout ce qu’elle voit. Cela la rend plus qu’appréciable.

Waldeck et Antonin forment un duo assez détonant mais qui fonctionne. Tout au long de cette deuxième saison, les liens se resserrent. Cela n’empêche pas les frictions et les désaccords mais c’est un duo qui fonctionne très bien.

La plume

Je reste fan de ce que propose Félix Lejaune. En effet, c’est très intéressant. L’approche de la culture, le voyage, l’évolution des personnages. Bref, l’histoire est prenante et la plume aussi ! Le rythme installé par le format épisodique est très intéressant, bien que ne me convenant pas, je constate que cela nous permet de rester en alerte tout au long de la lecture.

Je reste ravie d’avoir découvert la plume de Félix Lejaune à travers ce superbe voyage au cœur des secrets du Moyen Orient. Bravo à l’auteur pour cette merveilleuse idée !

Ce n’est pas une lecture coup de cœur pour la simple et bonne raison que c’est un peu trop rapide pour moi. J’avoue que même si avoir lu une saison entière d’un coup m’enlève ce sentiment de justesse dans le nombre de pages, je reste quand même sur ma faim quant à la longueur du texte. L’histoire est vraiment très sympathique à suivre mais il m’a manqué des détails : des descriptions, des psychologies, des portraits plus précis pour vraiment avoir un énorme coup de cœur. Cependant, cela n’enlève rien à la qualité de cette saison et de l’intrigue dans sa globalité.

Les – :

  • Des petits manques de détails qui font que je suis un peu restée sur ma faim.

Les + :

  • Notre trio incroyable.
  • L’appel au voyage
  • La culture ultra présente dans cette intrigue
  • La plume de l’auteur

4

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Les tables du destin d’Aude Félix

51hACXytE9L._SX195_.jpgRésumé : Maladroite et un peu fofolle, Mia Fayet possède un sacré crochet du droit dont elle aime abuser. C’est dans le sud de la France qu’elle a repris la boutique d’antiquités de son oncle. Sa vie se résume à un petit cercle d’amis, une mère insupportable et un ex fiancé potentiellement cancérigène. Jusqu’au jour où elle découvre dans l’un de ses tiroirs, une tablette en or gravé d’un langage aussi vieux que l’humanité. Une tablette au pouvoir étrange qui réveille ses intuitions depuis longtemps assoupies et des souvenirs oubliés. Sans compter sa rencontre fortuite avec Matteo Scalabrino, un italien au passé sombre qui suscite en elle une vague impression de déjà-vu et une bonne dose d’exaspération. Coïncidence ou simple hasard, le moment est venu de partir en quête de la vérité et découvrir bien plus que ce qu’elle cherche.

Mon avis : Je remercie du fond du cœur Aude Félix pour sa gentille demande via mail et via la plateforme SimPlement. Je suis de plus en plus fan de cette plateforme qui est vraiment très sympathique à découvrir mais aussi à utiliser. Franchement, c’est un bonheur de toujours découvrir plus de romans. Je suis aux anges ! Les tables du destin d’Aude Félix ne déroge pas à la règle et nous propose un récit de qualité !

Un monde incroyable

L’imagination d’Aude Félix est sans limite. Franchement, je suis scotchée par ce que l’auteure nous propose de découvrir ici. C’est un savant mélange qui nous donne un cocktail détonnant et explosif. On navigue entre réalité et fantaisie. C’est saisissant tellement on touche le réel. Bref, l’auteure est douée, cela ne fait aucun doute.

On fait une sacrée plongée dans un univers qui nous happe rapidement et facilement. On se retrouve dans une aventure très sympathique à suivre.

Pour moi, il y a eu quelques longueurs mais une fois que le décor et l’intrigue sont mises en place, le roman prend de l’ampleur et le lecteur est immergé dans une aventure formidable.

Les personnages

A ma grande surprise, j’ai adoré Mia. Franchement quand j’ai lu « maladroite et un peu fofolle » j’ai eu peur. C’est typiquement le genre de personnages dont j’ai une sainte horreur. Cependant, Aude Félix a été très intelligente dans la construction de son personnage. Mia ne recule devant rien. C’est une héroïne qui parle comme elle l’entend, elle fout des raclées aux gens qui sont sur son passage et qui ne devraient pas y être… Bref, on ne déconne pas avec Mia. C’est un personnage très intelligent mais au-delà de ça, c’est un être terriblement attachant. Je trouve que c’est un personnage ultra intéressant dans sa formation et sa construction psychologique. Grâce à elle, on a une intrigue qui tient sur ses épaules. Même si elle a un sacré tempérament et un langage assez fleuri, Mia est un personnage qui cache de grandes douleurs et de grandes déceptions. Elle est un personnage au grand cœur que l’on a envie de prendre dans nos bras.

Il y a aussi des personnages secondaires que j’ai apprécié découvrir bien que Mia reste bien au-dessus de la mêlée. On retrouve la mère de Mia, un sacré morceau de bonne femme que l’on est content de ne pas avoir au quotidien dans sa vie. J’ai aimé ce mystérieux italien qu’est Matteo Scalabrino. Franchement, tous les personnages sont utiles à l’intrigue et aucun d’eux n’est en mode potiche dans ce roman. Bravo !

Ce que j’ai apprécié, c’est le fait que l’auteure joue avec ces stéréotypes et qu’elle en fasse quelque chose qui apporte une bonne dose d’humour à l’intrigue. Là où les romans peuvent parfois nous ennuyer en posant les personnages, ici, on se retrouve dans une ambiance assez sympathique malgré ce que peux encaisser Mia.

L’intrigue

Waouh. Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu un roman ainsi entre les mains. L’intrigue s’installe petit à petit. En effet, au départ, on est un peu dans le flou : quel rapport il y a-t-il entre Mia et ses Tables du destin. Rapidement, on comprend, on se rend compte de ce qui se passe grâce à Mia et à ce qu’elle voit, comprend et perçoit. Franchement, l’idée est excellente. Cela permet au lecteur de ne pas s’ennuyer et à l’auteure d’installer un climat assez agréable jusqu’à la fin de la lecture.

La plume

Ce que j’ai apprécié, c’est cette plume sans fioriture, sans chichi. Aude Félix va droit au but, elle nous entraine dans son monde avec humour mais aussi en étant sérieuse. Elle a rapidement trouvé l’équilibre et permet au lecteur d’avoir une lecture dynamique dans laquelle on ne s’ennuie pas. Bravo !

Les – :

  • Quelques mini longueurs au départ. Rien de grave.

Les + :

  • Le personnage de Mia.
  • L’intrigue ultra surprenant
  • L’humour et le sérieux : un savant équilibre qui est très intéressant
  • La plume de l’auteure et cette tendance à venir casser les stéréotypes. Je tiens aussi à souligner l’imagination sans borne de l’auteure. Bravo.

4

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Azmel – Tome : magie alternative – Laura Wilhelm

51zIa-pH7zL._SX195_.jpgRésumé : La jeune Léna doit faire face à de nouvelles épreuves, alors que des secrets lui sont dévoilés…Après un malheureux événement et en proie à d’horribles douleurs, Léna doit reprendre sa vie en main. C’est le cœur brisé et le corps meurtri que l’aventure reprend de plus belle. La Porte du Temps et son clan d’Élues lui font un merveilleux cadeau, mais son corps pourra-t-il supporter la charge que cela implique ? Sa mère n’était-elle qu’une humaine ou avait-elle finalement elle aussi des pouvoirs magiques ? Et pourquoi ne lui a-t-elle donc jamais parlé de l’existence de sa tante Morgane ? Ses retrouvailles avec Rick lui laissent un goût amer dans la bouche. Réussira-t-elle à le ramener à la raison ou choisira-t-il de succomber définitivement à sa nature démoniaque ? Au-delà de la magie de ce monde éphémère, Léna va découvrir des secrets que sa famille pensait à jamais oubliés. Encore une fois la jeune fille se retrouve confrontée à un choix qui changera sa vie, qu’elle le veuille ou non ? Le deuxième tome de la saga Azmel, aussi captivant que le précédent, est à découvrir sans tarder !

Mon avis : Je remercie chaleureusement Laura Wilhelm pour sa proposition de lecture. J’avais déjà pu faire l’expérience d’un partenariat avec Laura via SimPlement dans le cadre de la lecture du premier tome de la saga « Azmel ». C’est donc avec plaisir que j’ai renouvelé l’expérience.

Une plongée facile dans l’univers

J’avoue que j’ai relu ma chronique pour pouvoir me souvenir des détails du premier tome. Une fois ma lecture faite, j’ai replongé ultra facilement dans l’univers de Laura Wilhelm. C’était une lecture très sympathique, rapide et efficace. J’ai apprécié la facilité avec laquelle j’ai pu retrouver mes repères dans l’univers proposé par l’auteure.

Une suite à la hauteur de mes espérances

Même si cette lecture n’est pas un coup de cœur pour moi, j’ai passé un très bon moment de lecture. En effet, ce que j’ai pu reprocher au premier tome s’est trouvé amélioré pour moi. J’avais souligné une rapidité dans le déroulement des phénomènes ainsi qu’une intrigue un peu simple. Ici, le deuxième tome étoffe un peu l’histoire. On se retrouve avec une trame narrative dynamique qui apporte beaucoup à l’histoire en général.

Le personnage de Léna me plait énormément. Si ce personnage avait su se démarquer dans le premier tome, je l’ai trouvé vachement plus mature dans ce deuxième tome. L’auteure nous dessine des psychologies très sympathiques. Les personnages sont assez bons, certains moins que d’autres mais Léna parvient à tenir une bonne partie de l’histoire sur ses épaules.

Le point un peu négatif de l’intrigue c’est le fait que, par moments, l’auteure m’a perdue. En effet, au départ, c’était assez confus. Voilà une mise en situation intéressante par rapport à la condition de Léna mais franchement, j’ai trouvé cela trop confus pour moi. Qui dit confusion, dit longueur et cela a un peu ralenti mon rythme de lecture.

L’affirmation au rendez-vous dans ce second tome

Si Léna s’affirme énormément dans ce second tome, j’ai aussi apprécié la place que le fantastique prend dans cette histoire. Effectivement, tout est question d’affirmation dans ce second tome. Ainsi, on peut dire que le second tome plante réellement le décor. Tout est y plus vif et souligné que dans le premier tome. La place de Léna, les personnages, la touche de fantastique dans le premier tome prend une part beaucoup plus importante ainsi que la plume de l’auteure. C’est un tome surprenant qui donne envie d’en savoir plus !

Les personnages

On retrouve les personnages que l’on a dans le premier tome : Léna, ses deux cousines, sa tante. Certains sont beaucoup plus présent comme Jason. C’est assez très intéressant. Le traitement des personnages apporte beaucoup à l’histoire.

La plume de l’auteure

Bravo à Laura Wilhelm pour la qualité de sa plume. En effet, j’ai senti une nette progression dans l’évolution des personnages, de la qualité de la plume et de l’intrigue. On sent que l’auteur prend du plaisir à nous raconter cette histoire et cela ne m’a pas laissé indifférente.

Les – :

  • Quelques longueurs

Les + :

  • Le personnage de Léna.
  • La plume de Laura Wilhelm
  • La place importante laissée au fantastique.
  • Le fait d’éclairer les zones d’ombre

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Vert-de-lierre – Louise Le Bars

xcover-2921.jpgRésumé : Olivier Moreau, écrivain délaissé par la Muse, retourne dans le village de sa Grand-Mère, récemment décédée, pour mettre de l’ordre dans ses affaires comme dans son esprit. Il y renoue avec les souvenirs de son enfance, et redécouvre un étrange personnage de conte populaire local surnommé le Vert-de-Lierre, cet antique vampire végétal qui le fascinait enfant. Cet intérêt va déclencher des visions et cauchemars chez l’écrivain en mal d’imaginaire ainsi que la rencontre de deux femmes tout aussi intrigantes l’une que l’autre. À quel prix Olivier retrouvera-t-il sa muse ?

« J’ai lu Vert-de-Lierre. C’est une splendeur ! Le récit d’une métamorphose : Ovide et Kafka ne sont pas loin. Cette métamorphose est un enchantement. » Amélie Nothomb

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois les éditions Noir d’Absinthe ainsi que Dorian pour l’envoi de ce service presse via SimPlement.

La maison d’édition Noir d’Absinthe signe ici encore une fois un roman merveilleux, bouleversant, qui joue avec nos sens et nos nerfs. Ce roman signe mon premier coup de cœur de ce genre de l’année. Au-delà de la lecture, que j’ai adorée, j’en ressors bouleversée, le cœur rempli d’émotions et cela faisait très très très longtemps que ce ne m’était pas arrivé. En plus, si Amélie Nothomb a adoré, je ne pouvais pas ne pas être piquée par la curiosité.

Un roman sous le signe des mélanges

Il y a beaucoup de mélange dans ce roman. Il y a, avant tout, un mélange des univers : en effet, la réalité joue avec une dimension fantastique d’une manière assez subtile. On ne bascule vraiment jamais dans un univers fantastique, il y a toujours une branche de réalité à laquelle le lecture peut s’accrocher. C’est excellent ! Les fans de fantastique vont adorer ce roman mais cela permet aussi aux lecteurs qui sont plus frileux avec le genre en question de pouvoir se lancer dans cette lecture et avoir un pas dans le fantastique et un autre dans la réalité. Ajoutons à cela une bonne dose de légende et nous avons un combo parfait pour passer un moment de lecture intense.

Après le mélange des genres, il y a celui des années, des périodes de la vie de notre personnage principal : Olivier. En effet, Olivier retourne dans le village de sa grand-mère pour pouvoir faire le ménage dans sa vie ainsi que faire le point sur ce qu’il veut faire de sa vie et dans la vie. C’est assez sympathique. On passe donc d’un Olivier adulte, qui se souvient à un jeune Olivier charmé par le Vert-de-Lierre. Ce personnage qui sera vraiment le point central de l’histoire que nous conte Louise le Bars. Symbole de son enfance, Olivier fera tout pour retrouver sa muse.

On parle aussi d’un mélange au niveau des intrigues. En effet, on fait la rencontre de Rose et de Mary. Elles font aussi un joli écho à ce que je vous dis au-dessus : Rose a écrit une histoire dont Mary est le personnage principal. On tangue donc ici entre deux intrigues : celle d’Oliver et celle de Mary. On est encore une fois entre réalité et fiction.

Les personnages

Si Olivier Moreau st le personnage que l’on suit. Ce n’est pas le seul à prendre de la place dans l’intrigue. J’ai aimé ce personnage un peu déstabilisant. En effet, Olivier est un écrivain à succès, il est en période de doute, la page blanche le hante et il ne sait plus vraiment ce qu’il veut faire. En se replongeant dans son passé, il recroise la route du personnage de Vert-de-lierre : un vampire végétal qui hante les cauchemars des enfants du village. On fait aussi la rencontre de la mystérieuse Rose… Une femme que l’on a du mal à cerner. Cependant, j’ai apprécié son personnage tellement elle est inspirante. J’ai particulièrement apprécié la place que laisse l’auteure à la femme et de manière plus générale à l’alliance femme/nature qui est ancestrale. J’ai apprécié la manière dont l’auteure s’empare du sujet pour en faire quelque chose d’ultra littéraire. Si le fantastique et l’imaginaire sont souvent boudés pour les sujets un peu trop faciles à traiter, Louise Le Bars nous prouve ici qu’il regorge de sources d’inspiration.

Cette belle idée (peu souvent exploitée) m’a fait replonger dans mes cours de mythologie. C’est avec énormément de plaisir que j’ai retrouvé cette communion entre la femme et la nature. Ainsi, on les surprend à évoluer dans un univers purement naturel. On côtoie faune et flore sans en avoir peur. C’est vraiment une belle harmonie.

L’intrigue

C’est un voyage au cœur du personnage d’Olivier que l’on fait mais pas seulement. On est dans des questionnements beaucoup plus vastes, plus intenses. On part d’un point précis, d’une action bien précise et l’auteure tisse autour de l’histoire d’Olivier et de Mary un roman intrigant qui mérite de connaitre un public qui saura apprécier la délicatesse de l’auteure et de ses mots.

L’intrigue pourra être qualifiée de « simple » par beaucoup mais c’est beaucoup plus intense qu’une simple intrigue. On est dans le cœur de la nature, dans le cœur des femmes. La place de muse, de créature et de tout ce qui peut être lié à la femme est présent. On a plusieurs visages de femme : soumise, hystérique, ensorceleuse, libertine… C’est vraiment exceptionnel.

On y a une ambiance mystérieuse, sombre et tellement belle ! On est dans le gothique, dans le crépuscule, dans les jeux d’ombre et de lumière. On le voit avec cette couverture, une statue, un jeu d’ombre et la pleine lune mais on le lit aussi. Franchement, si Louise Le Bars avait été une auteure des siècles de gloire du gothique, je n’aurais pas été surprise. La quête de l’inspiration et de la muse m’a aussi fait penser aux romantiques. Quelle justesse !

Les mythes et légendes ont clairement leur place dans ce roman où la frontière entre la fiction et la réalité s’efface petit à petit. J’ai apprécié ce mythe du vert-de-lierre que j’ai pris plaisir à découvrir. Mon cerveau a tourné à pleins régimes, les mythes grecs ainsi que les divinités sont apparues comme par magie dans mon esprit… C’était tellement cool comme voyage !

La plume de Louise Le Bars

Franchement, je suis amoureuse de la poésie et de la délicatesse qui se dégage du roman de Louise Le Bars. En plus d’une imagination débordante, d’idées lumineuses et d’une facilité incroyable à prendre le lecteur par la main pour lui proposer une aventure merveilleuse, Louise Le Bars écrit de manière intelligente et dynamique.

Louise Le Bars signe ici le meilleur roman que j’ai lu, à ce jour, pour Noir d’Absinthe.

Les – :

  • Absolument rien. Je suis complètement, follement, incroyablement comblée.

Les + :

  • La place des femmes dans cette histoire.
  • La plume de l’auteur.
  • Les divers mélanges que l’on peut y rencontrer.
  • L’intrigue.

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Fragments de vie – Lola T

41QeXR31ZVL._SX195_.jpgRésumé : A lire au coin du feu, trois nouvelles, trois destinées, trois univers. Du fantastique ou de l’érotique pour ce recueil imaginé comme un cadeau pour noël. Plongez dans la vie tumultueuse de Lise, dans la passion de Jennie, dans l’univers sombre d’Harmonie. Trois histoires à découvrir où l’amour est le maître mot et l’aboutissement de tout.

Mon avis : Je remercie du fond du cœur Lola T pour l’envoi de ce service presse. Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu cette plume. Franchement, renouer avec ses mots m’a fait énormément de bien. Même si j’ai encore à découvrir le Tome 2 de Vices et plaisirs interdits, j’avais envie de légèreté ces derniers temps, j’ai donc choisi ce petit recueil de nouvelles.

Trois nouvelles

Vous savez que je suis plutôt réticente à la lecture de nouvelles. En effet, je trouve que ce format peut être vraiment vicieux. Je reste dubitative, même après ma lecture de ce recueil. J’ai toujours un goût de trop peu quand je ferme le recueil.

Les trois nouvelles ont des points communs, le plus flagrant c’est le thème. On nous parle d’amour. Voici trois façons différentes de voir, de percevoir et de vivre l’amour. Autre chose assez intéressante, c’est le fait que les trois personnages principaux qui prennent la parole dans ces histoires sont trois femmes.

La première nouvelle est très sympathique à lire. En effet, on côtoie le genre fantastique. J’ai trouvé sympathique de retrouver ce genre là avec la plume de Lola. J’ai commencé ma découverte de son univers avec une histoire de vampires… Cela m’a donc servi de piqûre de rappel. Les humains vivent dans un monde où évoluent les vampires. Ces derniers chassent les humains. Notre narratrice va se retrouver à la merci d’un vampire… Affaire à suivre !

La deuxième est contemporaine. On est ancré dans le réel. C’est ma préférée des trois histoires. En effet, j’ai apprécié suivre cette journée avec nos personnages principaux. Je suis sous le charme de l’annonce et de cette fin qui est pleines d’émotions. C’est celle qui m’a le plus touché par la sensibilité qui émane de l’histoire et de la plume. Elle soulève un problème que les couples peuvent subir assez souvent. J’ai trouvé cela très intéressant. C’est un problème traité avec beaucoup de douceur et d’intelligence.

La troisième nouvelle est un retour dans le genre fantastique, comme un écho à la première. On retrouve les vampires. La seule chose qui change, c’est le fait que l’histoire est beaucoup plus intense et sombre à mon goût. Ici, on traite l’amour avec un autre œil : celui de la vengeance. C’est plus intense et plus agressif. On voit un personnage en colère et remplit d’amertume.

La plume de Lola.

Je pense que c’est très sympathique de découvrir Lola dans trois histoires différentes. Les auteurs qui savent faire passer autant d’émotions en si peu de pages sont pour moi de véritables héros littéraires. J’ai apprécié les trois histoires en ayant une préférence pour la deuxième. La thématique de l’amour est présente dans les trois histoires mais est traitée de manière différente. On se retrouve donc avec trois visions de l’amour différentes. On côtoie alors l’amour, la jalousie, la colère… mais aussi l’espoir, la vulnérabilité et l’envie de faire confiance. Bravo à l’auteure pour ce beau travail.

Les – :

  • Je reste plus à l’aise avec un roman et non un recueil. Question de goût.

Les + :

  • La plume de Lola
  • La thématique de l’amour traitée de manières différentes
  • Les diverses émotions qui frappent le lecteur au cours de la lecture.

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Liens et sortilèges – Tome 1 : le renard à neuf queues – Virginia Besson Robilliard

Le-renard-a-neuf-queuesRésumé : Elles ont commis l’irréparable, et maintenant elles doivent payer, logique non ? Sorah, Míriel et Hénora, sœurs et sorcières, ont fait un bond dans le futur en passant de 1618 à nos jours. Elles pensent être tranquilles dans la petite bourgade où elles se sont installées, jusqu’au jour où un visiteur inattendu vient frapper à leur porte. Difficile de refuser d’ouvrir à cet illustre invité : vous avez déjà essayé de dire non à un seigneur dragon, vous ? Avec l’aide de Jín, leur génie protecteur, leur mission est de délivrer une princesse dragon prisonnière d’un recueil de contes mythologiques japonais. Facile, non ? Pas vraiment… Non seulement elles vont devoir combattre des créatures surnaturelles qu’elles pensaient oubliées, mais elles vont également apprendre à leurs dépens que leur voyage dans le temps a engendré de grands bouleversements dans le monde magique, dont certains aux conséquences désastreuses… Roman initialement auto édité sous le titre Les sorcières de Salers. Version revue et corrigée.

Mon avis : Je remercie les éditions Alter Real pour l’envoi de ce roman. Je vous avoue que j’ai adoré la couverture et je n’ai pas cherché plus loin. Je fonctionne souvent au coup de cœur pour les jolies couvertures. Comme Alter Real a toujours de jolies couvertures, j’ai tout de suite su que j’allais lire ce premier tome.

Une histoire prometteuse

J’avoue que j’ai apprécié ce premier tome. Il n’est pas un coup de cœur mais un bon premier pas dans l’univers. On fait la rencontre de trois sœurs : Sorah, Miriel et Hénora. Plutôt charmantes, ce trio de sœurs cache bien son jeu. Elles manipulent la magie. Bien souvent, lorsque l’on va contre la nature, on finit par le payer. En voulant faire leur vie dans notre monde actuel en échappant à leur monde (le 17ème siècle) pour éviter la mort. Un jour, on frappe à leur porte et finalement, elles se retrouvent embarquées dans une aventure incroyable.

Les personnages

Même s’ils sont sympathiques, je n’ai pas su apprécier à leur juste titre les sœurs. Je n’ai pas trouvé d’équilibre dans leurs réactions. Tantôt elles m’ont plus, tantôt j’ai été déstabilisée. Cependant, j’avoue que j’ai apprécié leur relation. Les trois sœurs sont inséparables et sont liées. C’est le genre de relation que j’apprécie beaucoup.

Un mélange d’inspirations un peu trop présent.

J’avoue que là, j’ai été un peu sceptique sur ce coup. Les trois sœurs sorcières… ça sent Charmed ça, non ? N’étant pas fan de cette série télévisée, je n’ai pas forcément apprécié plus que cela. De plus, l’idée du génie est aussi une inspiration un peu trop connue pour moi. Je pense que cela m’a pesé un peu tout au long de ma lecture.

La culture chinoise mise à l’honneur

Voilà un point culturel qui me plait énormément. En effet « le renard a 9 queues » est une figure de la culture chinoise. On se retrouve donc dans cet univers. J’ai adoré cela tant ce que j’ai lu m’a plu. En effet, la culture chinoise m’est inconnue et j’ai apprécié découvrir des points inconnus au bataillon. Il y a beaucoup de noms issus de la culture nippone. C’est assez sympathique.

J’ai apprécié le mélange des cultures dans ce premier tome. On fait une immersion dans la culture nippone comme je vous l’ai souligné. En effet, on plonge dans une histoire où les sœurs doivent sauver une princesse d’un dragon dans un livre de contes asiatique. Cependant, l’auteure ne met pas de côtés la culture occidentale. J’ai trouvé cela très agréable.

Une histoire fantastique très bien cousue

J’ai apprécié le mélange de créatures. La sorcellerie est présente est cela m’a aussi beaucoup plu. On sent que l’auteure maîtrise son univers sur le bout des doigts. C’est remarquable. Même si je suis un peu passée à côté de certains points, j’apprécie cependant les décors et l’univers proposés par l’auteure.

La plume de l’auteure

Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. Il y a de l’action à toutes les pages. Le dynamisme se sent dans la plume de l’auteure ! Le monde créé est très intéressant.

Les – :

  • Les inspirations un peu trop évidentes pour moi.
  • Le trio avec qui je n’ai pas su trouver mon équilibre malgré le fait que j’ai apprécié leur relation.

Les + :

  • Les cultures mises à l’honneur.
  • Les décors que j’ai appréciés découvrir ainsi que l’univers de ce premier tome.
  • La magie présente.
  • La plume de l’auteure

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