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Inspiration – Tome 1 – Cécile « Battybat » Dourlens

81BWb-Av4aL.jpgRésumé : Connaissez-vous le syndrome de la page blanche ? Ecrire une belle histoire. Tel serait le souhait de Rayon de Soleil. Mais elle est persuadée de ne pas pouvoir y arriver. Ces quelques jours de congés devraient l’aider à se débloquer. Et quel dommage que les rêves nocturnes s’effacent au réveil… Ils auraient pu servir de base ! Pourtant, sans qu’elle s’en rende vraiment compte, progressivement, un monde fantastique se développe dans son esprit et des personnages extraordinaires y prennent vie. Du rêve à la réalité, passez d’un monde à l’autre et prenez vous au jeu de suivre notre héroïne au fil de son quotidien, des aventures des héros de son monde imaginaire, le tout ponctué de ses nuits. Une histoire avec des valeurs positives, mêlant vie quotidienne et fantaisie, amitié et amour, à lire à tout âge, à partir de 12 ans.

Mon avis : Je remercie Cécile et à Nanachi éditions pour l’envoi de ce premier tome en service presse. Je vous avoue que je suis tombée sur la chronique de ma chère Diablotine et je suis tombée sous le charme de la couverture et du résumé. J’y suis donc un peu allée au culot mais j’ai contacté l’auteure pour savoir si un partenariat pourrait l’intéresser. Ayant eu une réponse positive, j’ai vite reçu les deux tomes. Quand j’ai vu la quantité de pages à lire, j’ai eu peur mais l’expérience fut très agréable.

J’ai, dans un premier temps, adoré la couverture. Je la trouve très belle. Elle nous souligne déjà la thématique du voyage.

On fait la rencontre d’une jeune femme dont on ne connait le nom qu’à la fin du premier tome. C’est quelque chose qui m’a dérangé malgré le fait que je comprends bien le choix de Cécile. C’est une chose originale qui nous accompagne tout au long du roman.

Cette jeune femme prend quelques jours de congés pour mettre à profit l’écriture. Elle a un magnifique carnet et espère avoir l’inspiration nécessaire pour pouvoir écrire des mots à la hauteur de la beauté de ce carnet. J’ai trouvé l’idée poétique. On part au pays des rêves, dans les réminiscences d’enfance, dans les souvenirs pour puiser dans cette imagination.

La jeune fille se décourage, mécontente de la qualité de ses mots, elle se refuse à mettre de la médiocrité sur ces pages qui méritent bien mieux !

On pénètre dans différents mondes : entre réalité et fantaisie. On a de nombreux personnages qui peuvent évoluer dans un monde inspiré, imaginé ou dans un monde ancré dans une réalité que l’on connait plus. Les histoires se suivent mais ne se ressemblent pas. J’ai apprécié cela même si l’effet catalogue est vite apparu. J’ai lu les histoires avec plaisir mais malheureusement, je ne les ai pas toutes gardées en tête.

Ce qui est bien avec ce genre d’ouvrages c’est que l’on peut préférer certaines histoires à d’autres, faire un choix. C’est intéressant, original et une manière différente d’appréhender la lecture.

Je trouve que ce type d’ouvrage peut être très sympathique pour les enfants. Ils peuvent stopper leur lecture entre deux histoires. Les histoires ne sont pas très longues, donc c’est top.

Je trouve que ce premier tome est parfait pour respirer entre deux grosses lectures. La plume de Cécile Battybat Dourlens est très belle. Les mots sont choisis avec minutie et intérêt, j’ai adoré ce point.

Les – :

  • Un point négatif tout à fait personnel mais j’ai eu du mal avec l’anonymat du personnage principal. Cela m’a dérouté dès le départ et mon interrogation ne m’a pas quitté de toute ma lecture.

Les + :

  • La plume de l’auteure : douce et belle.
  • Le caractère de notre personnage principal.
  • Le voyage entrepris entre réalité et fantaisie.
  • La couverture que j’ai aimé.

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Les animaux fantastiques (version illustrée) – J.K. Rowling

51KTYWLHqzL._SX429_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : Une édition somptueusement illustrée du classique de la Bibliothèque de Poudlard, qu’étudient Harry Potter et tous les jeunes sorciers. Les créatures merveilleuses et sauvages découvertes par le célèbre magizoologiste Norbert Dragonneau prennent vie sous le pinceau d’une grande artiste.

Mon avis : Je remercie les éditions Gallimard Jeunesse ainsi que l’équipe de Gilles Paris pour l’envoi de ce service presse tout bonnement incroyable.

Je suis fan des romans illustrés qui proviennent de l’univers d’Harry Potter. Il est donc normal de m’avoir vu sauter au plafond lorsque j’ai reçu celui-ci. Ce magnifique ouvrage est consacré aux animaux fantastiques.

Ce que j’ai énormément apprécié c’est le fait que j’ai pu mettre un dessin, des couleurs et des formes sur les noms d’animaux qui n’évoquaient pas forcément quelque chose de clair dans mon esprit puisqu’ils sont tous inventés. Alors bien sûr, grâce à Harry Potter, j’ai pu mettre un physique sur les lutins de Cornouailles, les hippogriffes, les centaures. Grâce au premier volet cinématographique des animaux fantastiques j’ai pu rencontrer un Eruptif, un Niffleur ou un Botruc mais bon… Si je vous dis Véracrasse, goule ou encore le boutfeu chinois, je ne suis pas certaine que ces créatures vous parlent… Bien que j’ai un vague souvenir du mucus de véracrasse grâce à mes heures perdues sur les jeux d’ordinateur… Ahah.

Bref, cet ouvrage illustré est juste magnifique. Je ne connaissais pas l’artiste mais franchement, elle a un talent magnifique. J’ai adoré la section des dragons qui est sublime. L’illustration du Phénix est à tomber. Bref, j’ai vraiment passé un moment de découverte incroyable.

Cet ouvrage est à mettre entre les mains de tout le monde : petits et grands. Je suis repartie avec grand plaisir dans cet univers magique qui est si cher à mon  cœur. Je l’ai trouvé vraiment épatant.

Je me suis aussi interroger sur le fait de ne pas avoir trouvé les détraqueurs. Mais il me semble qu’ils ne sont pas compris comme « créatures magiques », l’épouvantard aussi a soulevé la même interrogation… (En même temps, comment dessiner un épouvantard ?!) Bref, rien de bien important.

J’ai pris le temps de déguster chaque page, de m’attarder sur chaque illustration. Les couleurs utilisées sont magnifiques. J’ai aimé découvrir tout cela.

Cela me fait aussi plaisir puisqu’il faut le rappeler que le deuxième volet des animaux fantastiques est sur la toile ! J’ai une double séance de cinéma qui m’attend vendredi et c’est juste génial de pouvoir découvrir ou retrouver les illustrations des créatures que l’on a pu découvrir dans le premier volet.

Les descriptions qui accompagnent les dessins sont aussi intéressantes puisqu’elles décrivent les lieux d’habitation, les régimes alimentaires. Tout est inventé et donne donc plus d’ampleur à l’univers magique que l’on côtoie dans Harry Potter grâce aux Animaux Fantastiques. C’est top.

En bref, c’est un merveilleux ouvrage qui a ravi mon cœur de Potterhead. C’est un bel hommage à l’univers crée par J.K. Rowling. J’ai trouvé ce petit moment de lecture incroyable. J’ai vraiment pris un énorme plaisir à parcourir ces pages.

Les – :

  • Aucun point négatif pour moi. Mon cœur de lectrice est plus que comblé.

Les + :

  • Des illustrations magnifiques.
  • Des descriptions qui mettent en avant ces créatures.
  • L’imaginaire qui ressort de cet ouvrage.
  • L’univers magique qui ressort encore plus à la lecture de ce beau livre objet.

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Le meurtre du commandeur : Livres 1 & 2 – Haruki Murakami

Livre 1 : Une idée apparaît.

Résumé : Peut-être un jour serais-je capable de faire le portrait du rien. De la même façon qu’un peintre avait été capable de dessiner Le Meurtre du Commandeur. Mais il me faudrait du temps avant d’y parvenir. Je devais faire du temps mon allié. Quand sa femme lui a annoncé qu’elle voulait divorcer, le narrateur, un jeune peintre en panne d’inspiration, a voyagé seul à travers le Japon. Et puis, il s’est installé dans la montagne dans une maison isolée, ancienne propriété d’un artiste de génie, Tomohiko Amada. Un jour, le narrateur reçoit une proposition alléchante : faire le portrait de Wataru Menshiki, un riche homme d’affaires. Tandis que celui-ci pose comme modèle, le narrateur a du mal à se concentrer. Quelque chose chez Menshiki résiste à la représentation. Une nuit, il découvre un tableau dans le grenier, une œuvre d’une grande violence, le meurtre d’un vieillard, comme tirée du Don Giovanni de Mozart. C’est Le Meurtre du Commandeur. Cette peinture obsède le narrateur. Et des choses étranges se produisent, comme si un autre monde s’était entrouvert. À qui se confier ? À Menshiki ? Mais peut-il vraiment lui faire confiance ? 

Livre 2 : La métaphore se déplace.

Résumé : Alors que jusque-là je marchais normalement sur ce que je pensais être mon propre chemin, voilà que soudain celui-ci a disparu sous mes pas, et c’est comme si j’avançais simplement dans un espace vide sans connaître de direction, sans plus aucune sensation.
Une jeune fille a disparu. Une jeune fille dont le narrateur avait entrepris de faire le portrait. Une jeune fille aux yeux comme une flamme gelée. Une jeune fille qui l’intrigue et qui pourrait être liée à Menshiki. Il va rendre visite au vieux peintre Tomohiko Amada. Là, dans la chambre d’hôpital, apparaît le Commandeur. Le Commandeur est prêt à offrir sa vie pour que la jeune fille soit retrouvée. Il faut faire revivre la scène du tableau, le Commandeur doit être poignardé.  Le narrateur lui plante un couteau dans le cœur. Une trappe s’ouvre dans un coin de la chambre. Un personnage étrange en surgit, qui l’invite à entrer dans le passage souterrain. Le début d’un périple qui va conduire le narrateur au-devant des forces du mal… 

Mon avis : Je remercie les éditions Belfond et principalement le secteur étranger pour l’envoi de ces deux romans en service presse. Quelle belle surprise dans ma boite aux lettres ! Je peux déjà vous dire que les romans sont magnifiques. Ce sont de beaux objets qui ont ravis mon petit cœur de lectrice.

Un ami, il y a quelques années déjà, m’avait offert un roman de Murakami. Je vous avoue que je n’ai pas encore mis le nez dedans. C’est donc un saut dans l’inconnu que j’ai fait avec ce service presse. Je suis vraiment très heureuse d’avoir découvert l’univers de Murakami ainsi que sa plume. Quelle beauté ! Quelle densité !

Voilà une œuvre qui effleure la philosophie. On est dans un questionnement sur l’art. C’est intense, beau, on a envie d’en savoir plus. C’est très prenant. Je vous avoue que les débuts ont été difficiles parce que c’est dense. C’est un univers qui fourmille de petits détails et cela change de ce que j’ai l’habitude de lire habituellement mais quel pied ! Malgré cette petite longueur dès le départ, j’ai pris un plaisir intense à découvrir la plume de l’un des maîtres de la littérature.

On fait la rencontre d’un homme bien particulier. Fraîchement divorcé, il décide d’aller habiter dans la maison d’un grand peintre japonais. C’est un homme mystérieux, plus qu’original, il est assez particulier à déchiffrer. C’est un peintre qui devient rapidement portraitiste. J’ai pris plaisir à découvrir cet homme, ses mystères et ses secrets. Cependant, la chose qui le caractérise le plus, c’est sa solitude. En effet, on ressent cette solitude mais elle n’est pas forcément négative : on apprécie le silence, la réflexion. Personnellement, j’y étais.

Menshiki est un personnage très important pour l’histoire et pour le narrateur. En effet, ce voisin un peu fou va aider notre narrateur à retrouver cette étincelle artistique qui lui manquait depuis quelques temps. Le divorce de notre personnage principal force cette rencontre. Elle est à l’image du panel de personnages et de l’univers que l’on découvre : c’est une rencontre originale et pleine de mystère.

On touche des sujets assez sympathique : la Création, l’Art, l’Amour…  Et bien d’autres sujets vous attendent encore dans ces deux tomes. J’ai apprécié la présence de la musique classique. C’est aussi une quête identitaire : le narrateur essaye de se trouver, de trouver sa voie. C’est très prenant. La présence du passé et du présent est aussi à souligner. Ce que l’on peut souligner dans cette notion de passé présent, c’est la volonté de l’auteur à nous montrer que ce que nous avons pu faire dans notre passé à forcément une incidence sur notre présent. Ainsi, on se rend compte que l’on apprend de ses erreurs. J’ai apprécié ceci.

L’intrigue est assez expliquée dans les résumés pour que je vous en reparle. Je peux juste vous affirmer que cette histoire est belle, dense et pleine d’originalité. C’est percutant. Je pense que j’ai été bouleversée par cette histoire parce que la plume est magnifique. Elle est pleine de douceur, de beauté, de poésie. On s’installe confortablement dans cette histoire.

Le meurtre du commandeur est la peinture qui va remettre en question l’art de notre narrateur et lui permettre de voir un esprit. On voyage entre la réalité et le fantastique.

Je ne peux que vous dire de vous plonger dans ces deux romans. C’est une œuvre excellente.

Les – :

  • Quelques longueurs, surtout dans le premier roman. C’est certainement le fait de devoir poser le décor. Au moins, on ressent la solitude.

Les + :

  • J’ai découvert un auteur incroyable. J’ai bien envie de retenter l’expérience.
  • La plume magnifique qui nous fait voyager entre passé et présent mais aussi entre réalité et fiction.
  • La présence de notions comme l’Art, la peinture, l’amour et la musique.
  • Le panel de personnages énigmatique.

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Dracula, les origines – Dacre Stocker

CVT_Dracula-Les-origines_6871.jpgRésumé : À partir de pages inédites retrouvées dans les dossiers du célèbre créateur de Dracula, son arrière-petit-neveu, Dacre Stoker, a coécrit avec J. D. Barker, auteur de littérature fantastique, ce roman fascinant qui dévoile les véritables origines de Dracula, mais aussi celles de Bram Stoker. 1868. Bram Stoker, vingt et un ans, est reclus dans une tour, confronté à un mal indescriptible. Armé d’un crucifix, d’eau bénite et d’un fusil, il prie pour survivre à cette nuit, la plus longue de son existence. Décidé à coucher sur le papier ce dont il a été témoin, Bram écrit sans relâche, narrant les événements qui l’ont conduit jusqu’ici… Enfant maladif, Bram a passé ses premières années alité chez ses parents, à Dublin où sa nanny, Ellen Crone, a pris soin de lui, à sa manière… Quand une série de morts surprenantes se produit dans une ville voisine, Bram et sa soeur Matilda constatent l’étrange comportement d’Ellen. Le mystère s’épaissit de façon terrifiante jusqu’au jour où leur nourrice disparaît subitement de leur vie. Des années plus tard, Matilda, de retour d’un séjour d’études à Paris, révèle à son frère qu’elle y a aperçu Ellen… et le cauchemar qu’ils pensaient terminé depuis longtemps ne fait que commencer !

Mon avis : Je remercie Camille ainsi que les éditions Michel Lafon pour l’envoi de ce service presse qui est une véritable lecture d’automne. Elle est parfaite pour l’occasion d’Halloween. C’est donc avec grand plaisir que je vous parle de ma découverte.

Ce que j’ai grandement apprécié c’est l’affiliation de l’auteur avec Bram Stocker (l’auteur de Dracula). J’ai trouvé l’idée touchante. C’est un très bel hommage que de ressortir le mythe du vampire le plus connu au monde.

On pénètre ici dans la genèse du roman. On part sur les traces de l’enfance de Bram Stocker pour mon plus grand plaisir. J’adore ce genre de roman et je vous avoue que j’ai pris un plaisir tout particulier à lire celui-ci. Dracula est un roman que j’adore et ce roman met en lumière la vie de l’auteur. On y croit, c’est beau et bien construit. Quel pied !

On fait la rencontre de Bram, un jeune garçon cloué dans son fauteuil. Il est très souvent malade et c’est un petit garçon très craintif. Bram est très proche de sa sœur Mathilde qui prend soin de lui avec sa mystérieuse nounou Ellen. Un jour, Ellen parvient à guérir le jeune malade avant de disparaitre complètement de la vie de la famille.

Un jour, Mathilde confie à Bram le fait qu’elle a cru apercevoir leur ancienne nanny et les voilà embarqué dans une aventure qui va dépasser les limites de la réalité. On comprend ce qui a poussé le jeune garçon à croire en l’existence des vampires, c’était très prenant.

Mon aventure a été fantastique. Je ne m’attendais pas à ce que l’histoire prenne se tournant mais j’ai vraiment apprécié mon parcours livresque. J’ai apprécié le duo fraternel comme personnages principaux, le mystère qui émane du personnage d’Ellen. Moi qui adore le Royaume Uni, ici, j’ai été servi avec des descriptions de paysages irlandais magnifiques.

J’ai apprécié les va-et-vient entre le passé et le présent. L’histoire d’Ellen est captivante et permet une nouvelle découverte dans ce roman.

La plume de Dacre Stocker est épatante, on est embarqué directement dans une histoire fascinante. Je la découvre en même temps que cet ouvrage et c’est vraiment une plume qui nous promet un beau moment de détente. Les mots sont choisis avec soin, les phrases sont joliment ornées. Bref, c’est une plume que je n’oublierai pas de si tôt.

Les – :

  • Je n’ai rien à redire ici, je suis comblée dans mon cœur de lectrice.

Les + :

  • Un duo de personnages que j’ai adoré ainsi que le personnage d’Ellen.
  • L’enfance de cet auteur racontée de manière incroyable.
  • Le lien qui uni Bram à Dacre.
  • L’univers gothique qui représente Dracula et que l’on retrouve ici.
  • La plume de l’auteur que j’ai adoré !
  • Les descriptions très belles.

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Chloris et le pêcheur de Cancale – David Virassamy

51Vpq811upL._SX326_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : Chloris est une jeune femme qui n’a pas encore connu l’amour ; sa beauté attire pourtant le regard des hommes. Ses attentes vont être comblées lors de sa rencontre avec un pêcheur de Cancale, Aedan. Chloris ne se doute pas de la dimension que va prendre son amour pour le jeune homme au comportement étrange. Pour ses amis, il n’est qu’un imposteur, pour Chloris, il est l’homme de sa vie. Cette histoire empreinte de candeur et de profondeur est entourée de mystères ; les deux protagonistes seront-ils prêts à tout pour laisser s’épanouir pleinement leur amour ? Jusqu’où leur relation va-t-elle les mener ? Et si ces questions ne pouvaient pas trouver de réponse dans notre monde ?
L’auteur explore la frontière entre le corps, l’esprit et la conscience. L’homme cherche à déceler les secrets de l’univers, mais est-il seulement prêt à accueillir les réponses, à se confronter à l’inconcevable ? La nature bretonne, qui attire mais s’apprivoise difficilement, sert de toile de fond à cette passion amoureuse. L’auteur, David Virassamy, exprime dans ce deuxième roman tout son respect et son amour pour cette région. L’ouvrage Chloris et le pêcheur de Cancale, sans être une suite, s’inscrit dans la continuité de son premier roman L’Étoile de la solitude. Il y affine son style et partage ses interrogations sur les énigmes de la vie.

Mon avis : Je remercie David Virassamy pour l’envoi de son roman en service presse. En effet, j’ai pris plus de temps que prévu pour lire ce roman mais je ne m’attendais pas à ce qu’il soit si gros ni si prenant. Il est dense par la quantité de mots mais aussi par la quantité de choses que l’on apprend. Ce roman fourmille d’informations et de notions. C’est très sympathique à découvrir.

On fait la rencontre de Chloris, une jeune femme discrète, simple mais qui est seule. En effet, l’amour n’a jamais frappé à sa porte. C’est une femme très belle qui attire les hommes mais qui n’a jamais été touché par l’Amour avec un grand A. Ce n’est pas l’envie qui manque mais l’homme. Elle désespère, d’un jour, trouver chaussure à son pied. Aedan est le personnage masculin de ce roman. Il est charmant mais très mystérieux. Son comportement soulève des interrogations auprès de tous ceux qui connaissent l’existence de ce garçon. Plus d’une fois je me suis posée des questions sur son comportement et sur sa santé mentale.

En tant que duo, Chloris et Aedan fonctionnent bien. On ne s’ennuie pas pendant ce roman même si j’avoue que, par moment, j’ai eu un peu de mal à suivre à cause de quelques petites longueurs.

J’ai apprécié la petite touche de fantastique que l’on trouve dans ce roman. L’intrigue est assez claire, on sait qu’il va y avoir une relation amoureuse, une attirance entre ces deux jeunes gens et que leurs entourages vont être divisés sur cette relation. Cependant, l’intrigue est un peu plus complexe que cela et c’est très bien trouvé !

David Virassamy a une plume incroyable. Les descriptions des lieux sont très sympathiques, on voit que l’auteur chérit la région bretonne. C’est vraiment une belle idée d’avoir ancré cette histoire dans cette région : j’ai aimé découvrir des paysages que je ne connais pas forcément. Les descriptions sont belles, minutieuses et nous envoient directement dans l’univers de l’auteur.

C’est tout en émotion que l’on progresse dans ce roman. L’auteur parvient à nous véhiculer beaucoup d’émotions et de sentiments divers que j’ai apprécié découvrir. Il y a de jolies notions comme l’amour, l’amitié, l’acceptation de soi. On part dans une quête identitaire beaucoup plus vaste que ce que l’on pourrait croire.

Jusqu’où pourrait-on aller par amour ? Quelles limites le corps et l’esprit sont-ils capables d’accepter ? Voici une belle réflexion qui nous suit dans la lecture de ce roman.

Les – :

  • Quelques longueurs qui nous font perdre le fil.

Les + :

  • Un panel de personnages intéressant
  • Les descriptions de paysage magnifiques.
  • Une plume très sympathique.

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Les prières de sang – Jean Marc Dhainaut

CVT_Les-Prieres-de-sang_6439.jpgRésumé : Alan Lambin, spécialiste en paranormal, est appelé à enquêter dans un vieux monastère ayant accueilli autrefois quatre templiers en fuite. Depuis, ses murs semblent dissimuler un lourd secret solidement gardé par des âmes hostiles. Les parchemins ne mentent pas, ni ces cris que chacun peut entendre la nuit dans les sombres couloirs du monastère. Et dire que tout a commencé parce qu’une étudiante a acheté un jour une armoire ayant appartenu aux moines. Une armoire qui n’avait pas perdu la mémoire…

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois Joël des éditions Taurnada pour l’envoi de ce service presse. Grâce à cette lecture, je poursuis mes aventures paranormales en compagnie d’Alan Lambin. Si vous vous souvenez, j’avais commencé avec La maison bleu horizon ainsi que la nouvelle Alan Lambin et le fantôme au crayon. Si la plume de Jean Marc Dhainaut était à confirmer pour moi, ici, je suis servie. J’ai passé un excellent moment de lecture.

J’ai beaucoup apprécié l’évolution que l’on perçoit entre les tomes. Si Alan évoluait plus ou moins tout seul dans le premier tome, ici, il prend l’enquête en cours avec son assistante Mina. J’ai trouvé l’idée très bonne, elle donne un second souffle à l’intrigue qui, à la longue, pourrait sembler redondante.

Le fait d’inclure un personnage féminin dans ces enquêtes ajoute un je-ne-sais-quoi qui transforme notre Alan national solitaire en un duo détonant : il y a une complémentarité certaine entre ces deux personnages là. Mina, la médium et Alan, le chasseur de fantôme effrayé par ce qu’il ne peut maîtriser par lui-même.

L’intrigue est très intéressante pour cette nouvelle aventure : on se retrouve avec un mélange de genres littéraires : l’historique puisque l’on parle de templiers, de monastères et que nous remontons dans le passé mais aussi le fantastique avec la quête fantomatique et spirituelle à laquelle on assiste.

J’ai apprécié l’ajout d’une romance en toile de fond. En effet, on comprend rapidementtéléchargement qu’Alan est attiré par Mina et que Mina ne pense qu’à Alan… Toute une histoire me direz-vous ! Même si j’ai apprécié cette romance pudique qui se tisse sous nos yeux, je l’ai, peut-être, trouvé un tantinet longuette. La relation entre Alan & Mina a aussi un côté apaisant : elle vient un peu rompre la lourdeur de l’ambiance due à l’enquête en cours. C’est une petite bulle d’air frais dans notre quête de savoir et de vérité.

Les références musicales qui nous bercent tout au long du roman sont sympathiques. J’ai adoré trouvé les Moody Blues avec Night in white satin ou encore Simon & Garfunkel avec The Sound of silence. C’était une chose efficace et sympathique qui m’a ramené tout de suite dans la période durant laquelle se déroule le troisième tome des aventures d’Alan Lambin.

Les personnages secondaires sont remarquables. Je pense à Céline, aux frères Oscar & Laurent que j’ai bien appréciés aussi. Le monastère fait, pour moi, partie des personnages à part entière : les pierres parlent pour mon plus grand plaisir. L’intrigue se déroule, la plupart du temps, dans ce lieu chargé d’histoires en tout genre, c’est une découverte que j’ai appréciée faire.

Jean Marc Dhainaut est parvenu à me surprendre. C’était une fin extrêmement riche en émotions. Elle est à l’image du récit : belle, originale et pleine de bonnes intentions. La plume de Jean Marc Dhainaut fait partie de mes préférées dans le genre fantastique. C’est un auteur que je prends plaisir à lire et à découvrir à chaque fois sous un jour nouveau ! Cependant (mais oui, il y a toujours un petit truc ), j’ai juste eu du mal avec les sortes de phrases annonciatrices que l’on trouve dans ce tome du genre « Elle ne savait pas encore à quel point ceci était important » (inventé celui-ci) mais ce genre de phrases me plombent un peu dans ma lecture…

Je salue un travail riche, produit et construit d’une manière impeccable et saisissante !

Les – :

  • Le fait que Alan et Mina taisent un peu trop longtemps leurs sentiments. Une petite lassitude de ce côté.
  • Les phrases qui annoncent ce qui va se passer pour faire monter le suspens mais qui ne me plaisent pas.

Les + :

  • Un décor richement travaillé.
  • Un mélange des genres très sympathique.
  • Une plume riche et intéressante.
  • Un duo remarquable que j’ai apprécié découvrir.
  • Un dépaysement total : la Bretagne dans les années 1980 !

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Plume, merveille de l’océan – Mélodie Smacs

51hWeX-LvSL.jpgRésumé : Maxime, effrayé par l’océan, part en vacances avec Lyn, sa récente compagne, sur une île paradisiaque. Sa peur incontrôlable l’empêche de profiter du voyage en bateau, ainsi que des avantages de la plage. Pourtant, un soir, lorsqu’il entend quelqu’un chanter, il se précipite vers l’eau afin de découvrir à qui appartient cette sublime voix. Il n’aura alors qu’un rapide aperçu de la cantatrice…

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois les éditions livresque et Nathan pour sa gentillesse à toutes épreuves.

J’ai pu me plonger dans l’univers de Mélodie Smacs qui nous propose une découverte de son univers aquatique grâce à son court roman Plume, merveille de l’océan. J’avoue que la couverture magnifique m’a poussé à lire cette lecture le plus rapidement possible. Elle fut ma sirène lors de la découverte de ce titre. Attirée par cette magnifique couverture, je n’ai pas pu m’empêcher de mettre mon nez dans cette belle histoire.

Cependant, c’est avec du bon et du moins bon que je reviens vers vous.

J’ai apprécié la découverte. En effet, elle fut multiple pour moi : j’ai découvert l’univers de l’auteure ainsi que sa plume. J’ai trouvé l’univers attirant : les descriptions sont à couper le souffle, elles sont belles, nous donnent envie de partir à la découverte de l’île avec les personnages. La plume de Mélodie Smacs est d’une douceur extrême. On a une poésie incroyable qui se dégage des mots de l’auteure. C’est doux, mignon à souhait. On n’a pas envie que notre découverte s’arrête.

Le personnage de Maxime est attachant, j’ai apprécié le découvrir avec sa peur de cf1fd0_63ff9bfabdc143dabf176710c7c859f6_mv2_d_3000_3000_s_4_2l’océan. J’ai trouvé dommage de ne pas avoir mis plus en avant Lyn. Plume est une sirène, elle est envoutante. C’est un personnage que j’ai grandement aimé dans ce roman.

Le plus gros « problème » pour moi est la taille du format choisi. Vous savez que j’ai toujours du mal avec les romans courts et les nouvelles. Ici, Plume, merveille de l’océan ne fait pas exception à ce souci que j’ai. Le roman est court, trop court pour moi. Je n’ai pas eu le temps de m’attacher plus que cela aux personnages même si j’ai trouvé une construction sympathique de ces derniers. Maxime et Plume sont différents mais se complètent, c’est beau.

J’ai trouvé que l’ensorcellement de Maxime est un peu trop rapide pour moi. L’envoutement d’une sirène n’a pas son pareil puisque dans les légendes, il conduit inévitablement à une mort certaine. C’est ce qui me laisse dubitative à la fin du roman… Ne voulant pas vous spoiler, j’espère avoir mes réponses dans la suite de l’œuvre ! Lyn est, à mon goût, trop rapidement oublié même si on évoque une relation sans prise de tête entre Maxime & Lyn, j’ai trouvé dommage ce petit point dans l’histoire.

Il y a une rapidité dans l’évolution des sentiments : elle peut traduire l’envoutement de Maxime par Plume mais il s’avère que la relation amoureuse va dans les deux sens. Cette rapidité laisse peu de crédibilité à cet amour de vacances. Il y a aussi une rapidité remarquable dans la peur de Maxime. En effet, ce dernier a peur de l’océan, de son immensité. Cependant, lorsque Plume arrive, il parvient à braver sa peur. J’ai apprécié cette notion mais le petit nombre de pages ne m’a pas aidé à y croire. Tout cela va trop vite pour moi.

Je salue, cependant, une plume que j’ai grandement apprécié et que j’espère retrouver rapidement. La poésie et la douceur de la plume permettent de s’immerger dans un univers féérique. Plume, merveille de l’océan est un roman qui trouvera son lectorat sans aucun doute.

Les – :

  • Une rapidité qui se traduit dans l’évolution des sentiments et des comportements des personnages.
  • Un manque de crédibilité par moment pour moi.

Les + :

  • Deux personnages différents mais qui se complètent.
  • L’univers des sirènes que je connais peu et que j’apprécie découvrir de plus en plus.
  • La plume de Mélodie Smacs que j’ai trouvé remarquable.
  • La couverture magnifique de ce roman !

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