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Au-delà des collines de Marie Nocenti

téléchargementRésumé : 2036. Un virus inconnu déferle sur la Terre. Plus virulent qu’Ebola, plus mortel que la Grippe Espagnole, plus contagieux que le Covid-19, il plonge le monde entier dans le chaos. Mary, une jeune femme rescapée, tente de survivre à la pandémie en ralliant l’ouest des États-Unis dans l’espoir de trouver une communauté épargnée par la sauvagerie humaine. Faisant face à de multiples mauvaises rencontres, fusillades et attaques d’animaux sauvages, elle n’aura de cesse d’affronter les multiples dangers sur son chemin afin d’atteindre son but… « Au-delà des collines » est une fresque sauvage qui induit une réflexion sur les fondements des sociétés des pays riches et la démesure de notre civilisation. Dans une atmosphère post-apocalyptique, l’histoire est toutefois portée par un vent d’espoir.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Harald et IS Editions pour l’envoi de ce roman. Ce fut une délicate attention qui m’a beaucoup touchée. Vous vous êtes certainement demandé si je n’étais pas tombée sur la tête lorsque vous avez lu le résumé. Une dystopie… Je le crie assez haut et fort : ce genre n’est pas pour moi. Mais ici, j’ai, au-delà du fait que l’auteure me tentait déjà avec son autre roman, apprécié l’idée que ce roman poussait à la réflexion sur le fondement des sociétés des pays riches.

J’avoue que je ne suis pas forcément à l’aise avec les virus. Surtout en ce moment. Ce n’est pas une thématique que j’apprécie retrouver dans mes lectures parce que je ne suis pas le genre de lectrice à apprécier trouver des virus qui tuent, qui ravagent et qui déciment des populations entières. Ce roman proposait clairement d’aller au-delà du virus, dans un endroit où il n’existait pas. On fait la rencontre de Mary, une jeune femme qui a eu la chance de ne pas mourir de ce virus. C’est un personnage qui a souffert, qui a connu de très près la maladie, la mort, la perte. Bref, quand tout est noir, c’est difficile de ne pas s’attacher à ce personnage. C’est exactement ce qu’il se passe ici. On prend Mary sous notre aile et on décide de la suivre dans son périple.

2036 un futur proche. Ça fout les jetons de se dire que, dans la situation actuelle, on pourrait vivre ça. Finalement, seulement 16 ans nous séparent de cette intrigue. Ca remet un peu les idées en place. Face à la maladie, tout le monde devrait être au même stade. La mort ne fait pas attention aux comptes en banque et aux richesses personnelles…

L’ambiance de ce roman est assez sympathique et surprenante. On se balade dans des décors dignes du Far-West. C’est assez surprenant dans le sens où ces décors se prêtent plus facilement à une intrigue dans le passé plutôt que dans le futur. Mary enfourche son cheval et va voir si l’herbe est plus verte ailleurs. Il m’est plutôt difficile de parler de cette intrigue tant le résumé en dit suffisamment. En effet, on va suivre Mary dans sa quête d’un monde meilleur. C’est vers l’Ouest des Etats-Unis pour essayer de trouver un endroit épargné par la maladie mais aussi par la cruauté des Hommes.

Son périple va être appréciable tant il est criant de vérité. En effet, on se retrouve avec une intrigue profondément humaine : dans le bon et dans le mauvais sens du terme. Mary est un personnage incroyable et très humaine. Elle veut croire qu’il y a du bon en chaque être humain, qu’il y a quelque chose à sauver sur cette terre gangrénée par la méchanceté et la maladie. Mais on a aussi des antagonistes qui vont venir lui mettre des bâtons dans les roues et bien évidemment s’interroger sur la nature profonde du monde qui l’entoure.

Le côté post apocalyptique est bien présent, forcément. J’avoue que c’est la chose que j’ai le moins apprécié dans ce roman mais il ne m’a pas non plus empêché d’avancer dans ma lecture à un bon rythme. Je me suis rapidement focalisée sur le personnage de Mary et de son aventure. J’ai aussi énormément apprécié les décors proposés. C’est assez captivant tant on n’a pas l’habitude de voir ces décors dans une histoire futuriste.

Je l’ai déjà dit et je le dis de nouveau parce que mon expérience vient me confirmer ce que je pensais : je ne lirai plus de roman, pour le moment, qui parle de virus, de contamination et de tout ce qui peut se rapporter et rapprocher du Covid 19. C’est très réel, trop anxiogène pour moi. Je suis allée jusqu’au bout de ma lecture parce que je trouve que l’auteure nous propose quelque chose de très équilibré mais je me sens mal à l’aise avec ce genre de thématique, tout simplement.

La plume est fluide, l’univers dynamique. Je trouve que le roman ne souffre pas de longueurs. Les personnages sont bien travaillés et bien pensés. J’avoue que j’ai eu un gros coup de cœur pour le personnage de Mary. En effet, la situation qu’elle traverse est compliquée et on a envie de la prendre sous notre aile. C’est très intéressant d’avoir une bouée à qui/quoi s’accrocher pendant la lecture. Elle m’a bien aidée à travers cet univers post apocalyptique. La fresque sociale décrite est hurlante de vérité et permet au lecteur de se poser de sacrées questions en compagnie de Mary. J’adore !

Bravo à l’auteure pour ce travail

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un cadre original pour un roman post apocalyptique.
  • Le personnage de Mary que j’ai beaucoup apprécié
  • La crédibilité de l’histoire

3.5

16

Umbra luna : Tome 01 : la révolte magique de Nina Davis

81dRwu+tYEL.__BG0,0,0,0_FMpng_AC_UL320_SR226,320_Résumé : L’Ordre secret d’Umbra Luna recence les créatures surnaturelles et étudie tous les phénomènes magiques. Jenna, spécialiste des auras, travaille au département des énergies. Lorsqu’elle est envoyée en mission en Irlande, elle est loin d’imaginer ce qui l’y attend. Sous couverture en tant qu’étudiante à l’université de Cork, elle rencontre William, séduisant professeur d’art à l’aura ténébreuse. Très vite, elle le soupçonne de ne pas être qui il prétend mais se retrouve piégée. Un seul choix possible : s’allier à cet homme énigmatique et terrifiant pour survivre. De nombreuses vies sont en jeu, et Jenna ne peut plus rester dans l’ombre, même s’il lui faut affronter de très anciennes et terribles puissances. Et faire face à l’attirance magnétique irrépressible qui la pousse vers William. Série précédemment publiée sous le titre « Lumina Tenebris ». Version retravaillée.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Alter Real pour m’avoir permis de découvrir le premier tome de la saga Umbra Luna de Nina Davis. Ici, j’ai été charmé par le résumé. En effet, la couverture est un peu trop chargée à mon goût. J’ai quand même été au-delà de ce que je pouvais penser de ce torse nu… J’ai trouvé le résumé tentant, il en dit suffisamment sans en dire de trop… Bref, il ne m’en a pas fallu plus comme vous devez vous en douter !

Umbra Luna est une société secrète qui a pour but de recenser toutes les créatures surnaturelles qui existent ainsi que tout ce qui touche à la magie. En effet, la moindre manifestation magique est étudiée. C’est via Umbra Luna que nous allons rencontrer Jenna, une jeune sorcière talentueuse qui travaille dans cette société secrète depuis quelques années. Son patron, David, est un sale type. Détestable à souhait, lorsqu’il comprend qu’il n’obtiendra pas ce qu’il veut de la jeune demoiselle, il l’envoie, en Irlande, étudier un phénomène magique important et inconnu. C’est donc sous couverture estudiantine que Jenna va intégrer l’université de Cork et rencontre William, un professeur particulièrement intrigant…

J’ai beaucoup apprécié l’angle pris pour raconter cette histoire. J’avais peur que cela soit trop surnaturel, je ne suis pas forcément fan des intrigues où un chasseur part à la traque de quelqu’un ou quelque chose. C’est ce que je craignais avec cette histoire mais j’ai rapidement été soulagée de voir que je n’étais pas du tout dans ce genre d’histoire. Le fait que Jenna travaille sous couverture dans une université permet d’avoir un axe assez léger qui permet de respirer et de ne pas s’embourber dans une histoire de créatures.

L’Irlande est une très bonne idée tant la culture et le folklore de ce pays est propice à la découverte de créatures en tout genre. J’ai vraiment trouvé l’idée excellente. Vous savez, sans doute maintenant, que j’ai un gros coup de cœur pour le Royaume Uni et particulièrement pour l’Irlande qui est un pays que j’aime énormément pour sa culture, sa richesse mais aussi son folklore. Quel bonheur de retrouver cette thématique dans une de mes lectures.

Bien entendu, le mystère qui se dégage de William va attirer notre petite sorcière. Ils vont se rapprocher et une certaine romance va naitre entre les deux personnages. J’ai toujours peur que la romance empiète sur un univers comme celui-ci. En effet, une saga fantastique est riche en termes de découverte et de création. Il est souvent compliqué d’équilibrer la découverte d’un nouvel univers et d’une romance. Ici, j’ai été agréablement surprise par le fait que la romance « reste dans son coin » et ne vient pas éclipser le reste de l’histoire. C’est vraiment très intéressant. La romance est sympathique et vient se fondre dans tout le reste de l’intrigue de ce premier tome, c’est très agréable.

Au-delà du monde incroyablement coloré et agréable que j’ai découvert, j’ai apprécié la quête identitaire à laquelle doit faire face Jenna. En effet, sa vie a déjà dû prendre un virage à 180° avec son intégration à Umbra Luna mais, une fois de plus, après certaines révélations, ses convictions et ses certitudes vont être mises à mal une nouvelle fois. J’aime énormément lorsque les personnages principaux de mes lectures ont une psychologie détaillée et ne se contentent pas d’être seulement là physiquement.

Une chose est certaine : je lirai le tome 02 sans aucun doute. Je ne connaissais pas la plume de Nina Davis mais je suis ravie d’être tombée dessus. Alter Real a le don pour dénicher de petites perles et cette plume en fait partie. C’est fluide, dynamique et très agréable. Je trouve que le roman ne souffre pas de longueurs et se lit très bien. Les thématiques sont agréables et équilibrées, l’intrigue rondement menée par des personnages fins et détaillés. J’ai une petite préférence pour Jenna et William (forcément !) mais j’ai beaucoup apprécié le fait que l’auteure mette le folklore irlandais en avant. C’est vraiment un beau et savant mélange que l’on nous propose ici. Le roman n’est pas un coup de cœur mais j’ai, quand même, passé un super moment de lecture !

03 bonnes raisons de lire ce premier tome :

  • Une plongée au cœur de l’Irlande et de l’université de Cork
  • La romance ultra équilibrée avec le reste de l’intrigue
  • Les thématiques abordées que j’ai adorées !

Je remercie une nouvelle fois les éditions Alter Real pour ce partenariat que j’aime tant ! Merci pour votre confiance et votre dévouement. Vous êtes formidables.

4

12

L’éveil de l’ombre – Tome 02 : la relique de Tiphaine Levillain

CVT_Lveil-de-lOmbre-Tome-2--La-Relique_9211Résumé : Cette fois-ci, Jill, Betty et Niklas savent enfin où se rendre pour empêcher l’Ombre d’arriver à ses fins : Salem. Malgré les récentes révélations sur les Filles de la Nature et la Lumière, le trio de chasseurs d’Ombre est plus fort et plus soudé que jamais. La course contre la montre se poursuit, alors que de nouveaux mensonges sont mis à jour et que l’Ombre les talonne de près. L’avenir de l’humanité n’a jamais été aussi proche de basculer dans les ténèbres… Des pluies sanglantes s’abattront-elles bientôt sur Terre ?

~ Service presse ~

Je remercie Tiphaine Levillain pour sa gentille proposition via SimPlement. C’est toujours un plaisir de plonger dans l’univers de cette autrice qui sait captiver l’attention de son lecteur. J’avais beaucoup apprécié la lecture du premier tome, j’ai donc accepté très très très rapidement la demande sur SimPlement.

En route vers Salem ! Passage obligatoire lorsque l’on parle de sorcières, non ? Tiphaine Levillain laissait nos personnages dans un état peu enviable à la fin du premier tome. Vous vous souvenez de Betty ? Notre personnage principal. On la retrouve bouleverser, ne sachant plus trop où donner de la tête. Elle se pose des milliers de questions. Betty est toujours accompagnée de Jill et de Niklas. Ensemble, ils forment un trio improbable mais qui détonne. C’est très sympathique de les retrouver.

J’ai toujours un petit faible pour Betty qui est le personnage le plus remarquable pour moi. En effet, elle évolue beaucoup, elle redouble de courage et de volonté… C’est un personnage que j’adore pour les valeurs qu’elle véhicule mais aussi pour son caractère profondément humain. C’est une personne qui a des qualités et des défauts, elle fait des erreurs aussi, c’est très bien d’avoir ce genre de personnage dans les lectures. Jill est aussi un personnage que j’ai apprécié pour le côté « bad ass » qu’elle apporte au roman. Elle ne semble avoir peur de rien et de pas avoir froid aux yeux. Elle gère dans des situations où je serai partie en courant… Bref, c’est un personnage qui apporte un côté piquant au trio et à l’intrigue. Niklas est la touche masculine dans ce roman. On ne peut pas se passer de lui. Je trouve qu’il sert de relais entre les filles qui ne se comprennent pas toujours. Il essaye de temporiser et de faire pour que tout le monde soit « content » (le plus possible vu la situation dans laquelle ils sont).

Ce tome deux est dans la continuité de ce que nous avons pu découvrir dans le premier tome. Cependant, celui-ci nous permet d’avancer un peu plus dans l’histoire et de trouver une ambiance plus profonde, plus sombre, plus dangereuse. L’auteure est très intelligente dans sa démarche d’écriture. Elle nous propose de revoir les grandes lignes du premier tome dans ce deuxième opus. Bien sûr, il est bien mieux de lire le premier tome pour comprendre l’histoire dans sa totalité mais j’ai aimé ces petits rappels. J’ai lu le premier tome il y a quelque temps et j’avoue que ces petits rafraichissements de ma mémoire ont été salutaires.

L’intrigue prend de l’ampleur avec la présence des Filles de la Nature et j’ai aimé ça ! L’auteure a une imagination qui fourmille d’idées et j’avoue que ce tome deux est spectaculaire ! Ca explose dans tous les sens, à chaque page, on a envie de savoir la suite… Bref, on ne s’ennuie pas une seule seconde. Le troisième tome s’annonce épique. On retrouve ce combat entre le bien et le mal : entre l’Ombre et la Lumière. C’est très bien mené, j’ai adoré cette idée. On retrouve aussi des orbes, des hounds, bref, on est plongé très facilement de nouveau dans l’univers de l’auteure.

La narration se partage entre les points de vue de Jill et de Betty. On fait aussi face au regard de Jenna. Cette narration à la troisième personne du singulier n’est pas gênante dans le sens où nous avons différents points de vue qui viennent étoffer l’univers de l’auteure.

Ce que j’apprécie avec l’auteure c’est que, grâce à sa plume, elle nous embarque très facilement dans son monde. C’est vraiment très intéressant de voir avec quelle facilité elle nous prend par la main et nous emmène dans un univers qui est rondement mené et bien bâti. En effet, on se retrouve dans des batailles sans merci, des révélations assez spectaculaires, des personnages avec un pied dans l’ombre et un pied dans la lumière… Bref, on ne s’ennuie pas !

Je n’irai pas jusqu’au coup de cœur mais cette lecture est ultra agréable. Elle est fluide, ça fuse dans tous les sens et cela donne vraiment envie de savoir la suite. Tiphaine Levillain prouve, une nouvelle fois, qu’elle a de l’imagination à revendre et qu’elle a du talent. Bravo à elle !

03 bonnes raisons de lire ce deuxième tome :

  • Une suite à la hauteur de mes attentes en tant que lectrice
  • Le personnage de Betty que j’aime de plus en plus (et le trio qui fonctionne bien)
  • La plume de l’auteure qui est une valeur sûre pour moi maintenant

4.5

15

Ecarlate de Philippe Auribeau

ob_832a51_carlateRésumé : Providence, 1931. Une troupe de théâtre est sauvagement assassinée alors qu’elle travaillait à l’adaptation du roman La Lettre écarlate. Si la piste d’un ancien anarchiste italien semble évidente pour la police locale, l’équipe fédérale de Thomas Jefferson flaire des raisons bien plus obscures. Une ombre plane sur ce meurtre… et sur ceux qui mènent l’enquête. Après L’Héritage de Richelieu, roman de fantasy qui fait suite aux Lames de Cardinal de Pierre Pevel, Philippe Auribeau nous plonge dans un polar noir et fantastique dans l’univers du mythe de Cthulhu.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Actu SF pour l’envoi de ce roman. J’ai jeté mon dévolu sur ce roman le soir où je l’ai reçu… La couverture est juste magnifique. En plus, le point de départ est une œuvre littéraire (La lettre écarlate). J’étais curieuse de lire le rendu d’un mélange assez particulier : la Lettre écarlate et le mythe de Cthulhu.

Le mythe du Cthulhu, qu’est-ce que c’est ? Je sais que pour les lecteurs qui ne lisent pas forcément de la SFFF, cela peut paraitre un terme un peu farfelu. Voici donc un petit point info Wikipédia (qui a un article assez complet pour vulgariser la thématique). « Le mythe de Cthulhu est un univers de fiction collectif, développé par de multiples auteurs à partir de l’œuvre de l’écrivain américain Howard Phillips Lovecraft. Le monde du mythe de Cthulhu est un reflet du monde réel, mais où des entités extraterrestres — aussi puissantes qu’anciennes — cherchent à rétablir leur ancienne domination sur le globe terrestre. L’une d’entre elles est Cthulhu, qui apparaît dans la nouvelle L’Appel de Cthulhu (1928) et dont August Derleth a repris le nom pour désigner l’ensemble du « mythe ».

Ce roman est très bon ! Je ne connaissais pas du tout Philippe Auribeau mais j’ai adoré ce que j’ai découvert : la plume, l’univers, l’enquête… Bref, on ne s’ennuie pas une seule seconde.

On fait la rencontre de Thomas Jefferson (oui, comme le président) qui est membre du BOI (Bureau Of Investigation) qui est l’ancêtre du FBI (Federal Bureau of Investigation). Jefferson est envoyé sur une scène de crime particulièrement horrible : une troupe de théâtre a été littéralement massacrée sur scène lors d’une répétition de leur pièce de théâtre : La lettre écarlate. Une seule personne survit mais reste dans un état inquiétant.

Thomas Jefferson et son équipe (composée de son chauffeur et d’une détective privée) : Caleb Beauford et Diane Crane vont enquêter et essayer de comprendre qui et comment on a pu commettre un tel massacre. Honnêtement, l’auteur maitrise très bien les scènes sanglantes. Moi qui suis une petite nature, je n’ai jamais eu la sensation que l’auteur en faisait de trop : c’est équilibré et il y a des tripes là où il faut. Je pense que je suis un bon curseur pour celles et ceux qui seraient frileux pour cette lecture à cause de cela.

L’ambiance est très bonne. Nous sommes dans les années 1930 en Amérique. Nous avons donc encore ce regard particulier sur les hommes & femmes noirs. Nous sommes aussi en plein dans la prohibition. On a cette atmosphère particulière qui se dessine : le brouillard, ne pas vraiment savoir où l’on va, à qui on peut faire confiance… Bref, on est vraiment dans une enquête des années 30.

Les personnages sont très intéressants. Le trio principal est vraiment bien dessiné et se complète parfaitement. Il n’y a pas de différence entre Thomas, Caleb et Diane. Diane est acceptée sans aucun souci même si, dans ces années, la place de la femme peut être un sujet un peu tendu… Ajoutons à cela le fait que Caleb est noir et que Thomas fait partie d’une grande lignée et nous avons un trio atypique mais équilibré. Cependant, il ne faut pas oublier que l’on est dans les années 1930 : si le trio se traite avec respect et à égalité, il reste quand même des thématiques comme la xénophobie, le racisme, le machisme… Sinon, ce n’est pas drôle !

Nous avons aussi un panel de personnages secondaires qui se dessinent : principalement des suspects. Les personnages sont bien travaillés mais peut-être un peu attendus : le gardien italien, le directeur du théâtre… Je m’attendais à ce genre de caractères.

La narration va nous proposer de suivre le parcours de ces trois personnages dans cette enquête. J’ai adoré suivre Diane dans son enquête sur le passé d’un des personnages. Purée, j’ai adoré et détesté l’auteur en même temps sur cette période de lecture. De plus, l’ajout du mythe de l’homme noir vient ajouter une dimension fantastique très intéressante. En revanche, la fin m’a laissée perplexe. Je n’ai pas trop compris les dernières pages. Cela n’a pas gâché mon entrain pour ma lecture vu que c’est la fin mais j’avoue que je reste un peu sur ma faim pour le coup.

L’auteur fait le choix de chapitres courts qui vont dynamiser le roman. En effet, je trouve que le roman ne souffre d’aucune longueur. On va au principal sans oublier de mettre quelques détails pour épaissir un peu l’ambiance. C’est rondement mené par une plume fluide, dynamique et précise. Le style est bon et je relirai un roman de l’auteur sans aucun problème.

En définitive, malgré quelques personnages un peu attendus et une fin qui me laisse sur ma faim, je reste agréablement surprise par ma lecture. En effet, mélanger l’œuvre de Lovecraft avec La lettre écarlate est une idée formidable. Le côté fantastique s’ajoute par petites touches à l’intrigue de base. C’est très intelligent. L’atmosphère est fine et bien détaillée. On est vraiment dans une enquête des années 1930 qui est cassée par le trio atypique que l’auteur nous propose de découvrir. J’aime beaucoup l’idée de venir casser les stéréotypes des enquêteurs qui fument le cigare sous un lampadaire sous la pluie calfeutrés dans leurs impairs. C’est chouette ! L’enquête est très bien menée, il y a beaucoup d’actions, cela permet au lecteur de ne pas s’ennuyer. Bref, je recommande fortement !

Encore merci à ActuSF et à Jérôme pour l’envoi 🙂

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le mélange du mythe de Lovecraft avec une œuvre américaine classique
  • Le trio de personnages que j’ai beaucoup apprécié
  • L’enquête à proprement parler. Surtout la période de recherches avec Diane !

4

14

Les hommes de nuit – Tome 01 : la rose de Marie L’Or Viollet

51acABLkEuLRésumé : 1700 : Marie est une belle jeune femme aux goûts raffinés, élevée par son père veuf. Elle a tout appris de la vie dans les livres. Mais ils doivent quitter leur pays, leur travail de libraire pour honorer un étrange contrat engagé par son père auprès d’un personnage singulier venu d’un autre continent. Après une longue et éprouvante traversée dans la cale d’un navire, au milieu d’une foule d’émigrés, Marie rencontre son étrange destin et devient une femme très peu ordinaire dans un monde où se partagent les rêves les plus fabuleux ainsi que des cauchemars insoupçonnés et terrifiants.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Evidence Editions pour l’envoi de ce roman. J’ai complètement flashé sur la couverture de ce roman et le résumé me tentait bien. Malheureusement, je ne peux pas avoir que de bonnes lectures et je ressors mitigée en tournant la dernière page de ce premier tome qui ne me donne, malheureusement, pas envie de poursuivre ma découverte.

La rose est un symbole très fort dans la littérature : symbole olfactif mais aussi celui de l’amour, la rose a tout de suite attirée mon attention ainsi que la période historique proposée dans ce premier tome.

On fait la rencontre de Marie, une jeune femme que j’ai beaucoup appréciée pour les qualités que ce personnage met en avant ainsi que ses défauts (ce qui est important pour moi, les personnages trop parfaits ont tendance à m’agacer). Marie va voir sa vie prendre un virage à 180° lorsque son père lui demande de faire ses bagages direction l’inconnu ! Marie va devoir tout quitter pour pouvoir honorer un étrange contrat que son père a signé… Marie va apprendre à vivre une autre vie, loin de son père et de ses romans. Une vie qui va lui proposer de voir les choses différents et de faire la rencontre des hommes de nuit.

Je trouve que le monde de la nuit comme il est représenté ainsi que les hommes de nuit est beaucoup trop lourd. Le tout est trop mystérieux. C’est trop compliqué pour moi : entre les règles, les secrets de cette caste de personnages et les secrets entre les personnages, ça fait trop de secret pour moi. Marie et le lecteur restent trop sans réponse. C’est vraiment dommage parce qu’on perd tout le tissu de l’univers pour mettre en place une romance dont la fin se laisse deviner assez rapidement.

Au niveau des personnages, on a quatre personnages qui vont se détacher des autres : Marie & Nicolas ainsi que Luc & Lucie. Luc & Lucie sont deux personnages qui vivent en osmose et dans une harmonie totale. Rien que les prénoms peuvent mettre sur la piste… Marie & Nicolas sont deux caractères plus trempés, qui se comprennent un peu moins que notre premier couple. Nicolas veut et exige beaucoup de choses. J’ai eu énormément de mal avec ce personnage : trop direct et possessif.  Il est très perturbé par la présence de Marie qui va éveille quelque chose en plus. Marie résiste, on est quand même au 18ème siècle. Elle veut se préserver des mœurs légères et va avoir du mal à « quitter » sa vie d’avant. On rencontre d’autres personnages aussi qui vont faire partie d’un panel de personnages secondaires intéressant.

Ayant déjà quelques soucis avec la thématique des hommes de la nuit, j’étais déjà dans une position délicate pour continuer ma lecture. En plus de cela, il faut ajouter quelques longueurs que l’on associe à une sorte de brouillard qui vient flouer un peu la vue d’ensemble. En contrepartie de ces petites longueurs qui font tourner en rond l’intrigue, on a une romance qui s’installe très vite. C’est assez paradoxal mais entre lenteur et rapidité, je n’ai pas su trouver mon équilibre. Dommage.

Il faut quand même noter que tout le fond historique nous met dans l’ambiance. On fait le tour des us et coutumes de l’époque. On n’est pas au château de Versailles, non, on est dans la violence, dans la vie de tous les jours. On ne se pavane pas en robe qui coûte les yeux de la tête. Le côté historique permet de s’immerger dans le roman. C’est sympathique. De plus, l’opposition des hommes de la nuit aux hommes de jour est assez intelligente. Ils s’opposent comme le noir et le blanc. J’ai aimé cette idée d’opposition mais aussi d’association (avec les prénoms par exemple Luc & Lucie).

Je pense que si vous aimez un monde fantastique avec une caste d’hommes de la nuit mélangé à une petite touche de romance), c’est un premier tome qui pourrait vous plaire. La plume de l’auteure est très agréable. Je pense que j’aimerai la découvrir une nouvelle fois dans un autre univers. Ce premier tome pose les bases d’une histoire qui manque un peu d’équilibre mais qui se laisse lire passer les petits couacs du départ. Ceci reste mon avis personnel et je reste certaine qu’il pourra plaire à des lecteurs qui aiment ce mélange de fantastique et de romance.

3

25

Les couloirs démoniaques de Jean-Marc Dhainaut

81EqADJjOtLRésumé : Le Foyer des Galibots, une maison de retraite paisible située dans le Nord de la France, ferma ses portes en 1992 après une effroyable série de morts mystérieuses. Des suicides, selon l’enquête. Détails troublants : certains pensionnaires avaient témoigné de présences effrayantes, et une aide-soignante avait affirmé avoir été attaquée par une force invisible. Alan Lambin, enquêteur en paranormal, sent que cet endroit, construit sur les ruines d’un hôpital exploré quinze ans plus tôt, a besoin de lui. A-t-il oublié la menace qui y rôde ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Taurnada et plus particulièrement Joël pour sa gentillesse et cet envoi qui signe un nouveau partenariat entre les éditions Taurnada et le blog !

J’ai mis beaucoup de temps à sortir ma chronique sur l’ultime enquête d’Alan Lamblin. Je pense que j’ai eu le cœur gros de quitter Alan, Mina & Paul. L’univers de Jean-Marc Dhainaut est fin et tellement original qu’on a envie d’avoir une nouvelle enquête sous la main pour la dévorer. Rare sont les romans que j’ai lus en numérique et que je veux absolument en papier : les romans de Jean-Marc Dhainaut auront leur place dans mes étagères, c’est certain.

On retrouve donc Alan & Mina accompagnés de leur ami Paul pour une dernière enquête. Cette enquête va les envoyer directement dans la bâtisse qui est un ancien foyer : les Galibots. A l’évocation du terme « galibot », bien entendu, vous savez que l’on va vivre une aventure dans mon coin ! Direction le nord de la France… bien que nous voyagerons aussi en Bretagne.

Le foyer des Galibots a fermé ses portes il y a quelques années : morts mystérieuses, présences de fantômes, d’esprits ou encore de forces invisibles… Pour couronner le tout, le foyer a été construit sur les ruines d’un hôpital qu’Alan a exploré quelques années auparavant ! Le cocktail parfait pour les fans de paranormal….

Je pense qu’avec les galeries hurlantes, cette aventure est ma préférée. Tout était présent pour que je passe un superbe moment avec mon trio préféré. On les suit des années après la dernière enquête d’Alan. Ce dernier semble effrayé, il ne veut plus forcément retourner sur le terrain mais sans vraiment donner d’explications sur ce qu’il a vu lors de sa dernière enquête.

J’ai apprécié les retrouver quelques années après. On avait un trio dans la fleur de l’âge, on les retrouve avec une soixantaine d’année, des problèmes de hanche et les cheveux grisonnants. Ce que j’ai apprécié, c’est le fait que l’auteur n’en a pas fait des caisses. Pas de maladie incurable, rien pour faire pleurer dans les chaumières. Comme tout le monde, ils vieillissent. Cependant, la fougue et le désir d’aller aider des gens n’a ni quitté Paul, ni Alan. Cependant, ce dernier semble en retrait, on essaye de comprendre pourquoi, de mettre le doigt sur ce qui effraie tant notre Alan national… Cela fait partie de l’intrigue et c’est très sympathique.  Ce qui est bien avec ces personnages, c’est qu’ils sont comme vous et moi. Ils sont humains : ils ont des qualités, des défauts et ça fait plaisir à lire. On se sent bien avec eujx.

«  […] la dernière enquête qu’il avait effectuée en 1987, dans cet endroit qu’il redoutait désormais, avait sonné le glas de sa carrière. Quelque chose l’avait fait renoncer et comprendre le risque d’un réel danger s’il poursuivait sa quête scientifique. Il avait compris que depuis toutes ces années on l’observait et on le suivait discrètement dans l’ombre. Et cette fois-là, à cet endroit dont son ami ne cesse de lui parler, quelque chose l’avait mis en garde. Il n’avait jamais voulu en discuter. Il avait jeté l’éponge, soulevant la consternation la plus totale de Paul et de Mina. »

Je ne lis pas beaucoup de paranormal. Néanmoins, je ne peux pas vous mentir : ceux-ci sont excellents. Je n’ai pas beaucoup de points de comparaison mais une fois que l’on est embarqué dans un univers et qu’on ne veut pas le quitter, je pense que cela est plutôt prometteur.

Jean-Marc Dhainaut a, encore une fois, réussi à me mettre une frousse intense. Tout est présent pour fiche la trouille au lecteur et j’ai beaucoup apprécié. Le foyer des Galibots regorge de secrets et à chaque claquement de porte ou bruit de pas, je me planquais sous ma couette, c’était délicieux ! (Oui, de temps en temps, se fiche une petite frousse, cela ne fait pas de mal).

La plume de Jean-Marc Dhainaut est toujours aussi fluide et dynamique. On ne se perd pas avec des mots compliqués. L’auteur a une plume abordable qui pourra plaire aux lecteurs plutôt novices comme aux plus aguerris dans le genre. J’ai beaucoup apprécié le cadre, les descriptions des lieux abandonnés. Cependant, ce que j’ai le plus apprécié reste le fait de retrouver les personnages que j’ai tant appréciés au fil de ma découverte des aventures d’Alan Lamblin. C’est avec une émotion certaine que j’ai refermé la dernière page de ce roman et que je mets un point final à cette chronique.

Bravo à Jean-Marc Dhainaut pour cette ultime quête, sans fausse note.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un trio improbable que j’ai apprécié retrouver.
  • Un cadre qui fout la frousse mais très bien travaillé.
  • Une plume que je lirai de nouveau avec grand plaisir.

notation

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La pêche aux sortilèges de Nadège Fillion

la-peche-aux-sortilegesRésumé : Les parents de Morgane ont voulu se débarrasser d’elle pour l’été et l’ont envoyée dans un camp de pêche au Domaine du Lac. Alors que sa pire phobie est l’eau, elle tombe dans le lac et croit sa dernière heure venue, mais elle est sauvée de justesse de la noyade par Jasper. Outre son physique parfait, il semble différent et entouré de mystère. Morgane et lui développent immédiatement une attirance l’un pour l’autre, bien qu’ils ne cessent de se disputer. Tels des aimants qui s’attirent et se repoussent, Jasper lui révèle sa véritable nature et Morgane lui avoue qu’elle aussi est différente. S’ouvre alors un monde inattendu.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Evidence Editions pour l’envoi de ce roman en papier. J’ai beaucoup apprécié le livre objet. La couverture est magnifique et je tiens, encore une fois, à souligner la qualité de l’ouvrage. Il est aussi pratique qu’un format poche et agréable à la lecture comme un grand format. C’est vraiment le parfait équilibre qu’a trouvé la maison d’éditions.

On fait la rencontre de Morgane, une jeune femme en guerre contre ses parents. Elle va finir par être envoyée dans un camp de pêche au Domaine du Lac pour être séparée de ses parents. Morgane est un personnage que j’ai apprécié : en tant qu’adulte, on comprend par quoi elle est passée. En pleine crise d’adolescente, elle peine à trouver sa place. Elle est en colère et probablement frustrée parce qu’elle doit renoncer à son rêve Ca va se ressentir dans son comportement avec les autres.

Le camp est assez sympathique. J’aime beaucoup le fait que l’on n’ait pas quelque chose d’attendu entre les mains. Un camp de pêche, je n’avais jamais entendu parler de ça. J’ai trouvé l’idée vraiment très agréable. Ca donnait vraiment envie de découvrir le moindre recoin de ce cadre.

Jasper est le personnage principal masculin de cette histoire. Même si Morgane va se battre contre ses impressions et ses sentiments, ses actes et ses pensées reviennent inéluctablement vers lui. Que ça soit de manière négative ou positive, Jasper n’est jamais loin dans son esprit.

J’ai beaucoup apprécié ce duo de personnages. C’était vraiment très agréable de les voir tous les deux évoluer. J’ai trouvé cela chouette d’avoir des personnages plutôt jeunes et qui ne sont pas lisses. Ils ont des qualités et des défauts. Cela apporte beaucoup de crédibilité au roman et plus particulièrement aux personnages. En effet, c’est vraiment drôle de lire les situations cocasses dans lesquelles ils se mettent. La phobie aquatique de Morgane n’aide pas forcément les choses : cette peur viscérale de l’eau est vraiment quelque chose qui vient « ajouter du piment » à l’intrigue.

Je trouve que ce roman fantastique est un roman tout terrain. J’aime le fait que tout le monde peut s’approprier certaines thématiques, certains personnages, certaines situations. Les lecteurs les plus aguerris peuvent s’y plaire autant que les lecteurs qui mettent le pied à l’étrier. C’est un panel riche de lecteurs qui pourra profiter de cette intrigue agréable et qui se lit rapidement et facilement.

La dimension fantastique de ce roman est très intéressante aussi. Morgane va enfin comprendre qui elle est. Je trouve que c’est une thématique très importante pour les plus jeunes et les plus vieux lecteurs. Va s’en suivre des excès de colère et d’incompréhension répétitifs qui sont peut-être un peu trop nombreux pour moi. La magie a aussi une place importante dans ce roman et cela dès le titre : le mot « sortilèges » nous met directement sur la piste de ce qui peut se trouver dans ce roman. Nadège Fillion a de l’imagination à revendre. Je trouve son univers très travaillé et intéressant, le lecteur est directement propulsé dans un univers unique qui tient debout. C’est détaillé, frais et plein de surprises.

Au-delà des excès de colère et d’agressivité de Morgane que j’ai eu un peu de mal à gérer, j’ai aussi trouvé la fin trop abrupte. La lectrice que je suis aurait aimé plus de détails et quelques pages en plus m’auraient beaucoup plu.

La plume de Nadège Fillion est très agréable. Elle rend le roman dynamique et ce dernier ne souffre pas de longueurs. C’est vraiment un roman intéressant, sympathique qui vient bercer une après-midi lecture. Cela pourra plaire aux adolescents et aux adultes. Bravo à l’auteure pour ce très beau roman.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un duo improbable
  • Un univers que j’ai beaucoup apprécié découvrir
  • Une plume très sympathique

Encore merci à Évidence Editions pour l’envoi de ce roman en version papier.

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La punition d’Hermès d’A. Derni

xcover-5753Résumé : Fragilisée par les évènements de sa vie, elle pense enfin avoir trouvé le bonheur, sauf que le jour de son mariage est aussi le jour le plus triste de sa vie quand son mari meurt. Commençant une nouvelle vie loin de tout, elle rencontre Seth qui l’emmène à la découverte d’une autre dimension où il utilise sa force pour combattre les forces du mal. Mais pourquoi donc Hermès a tué son mari ? Pourquoi les avoir manipulés pour qu’ils se lient ? Survivra-t-elle à ces nouvelles épreuves ?

~ Service presse ~

Je remercie A. Derni pour l’envoi de ce roman via Simplement. J’étais plutôt curieuse. Vous le savez, lorsqu’il y a, ne serait-ce qu’un clin d’œil à la mythologie, je m’y rends sans forcément lire le résumé. Ici, j’avoue que j’ai dû lire le résumé parce que la couverture est illisible pour moi. C’est tout noir et les détails ne ressortent pas forcément, c’est vraiment dommage. La couverture n’attire pas l’œil. Il y a des lecteurs, comme moi, qui vont au-delà de cette appréhension mais franchement, c’est dommage.

Je suis navrée, cela faisait longtemps que je n’avais pas écrit une chronique des bonnes intentions…

De manière générale, j’ai apprécié l’originalité de l’histoire mais certaines choses ne sont pas assez développées. Je sais qu’écrire un roman est un travail de longue haleine et il m’est toujours difficile de parler d’un roman en démarrant par dire que mon avis général reste mitigé mais je me dois d’être transparente sur ce sujet.

A.Derni a de l’imagination, cela est certain. J’ai aimé la manière dont la mythologie est mélangée au reste de l’intrigue.  Néanmoins, les choses sont traitées en surface ce qui entraîne forcément une sorte d’incompréhension de la part du lecteur. Ce roman ne manque pas de potentiel, c’est certain mais il y a un déséquilibre au niveau des proportions.

On fait la rencontre d’Annabelle, une jeune femme qui a vécu le meilleur et le pire de sa vie en une journée. Mariée à un homme qu’elle aime, elle le voit mourir le jour même. Je trouve que l’idée peut être bonne bien qu’excessive dans le pathos. A. Derni est talentueuse pour arracher les larmes à ses lecteurs, je vous l’avoue sans aucun souci. Si ce côté-là est très bien traité, je trouve qu’il l’est au détriment du reste de l’intrigue. Le côté émotionnel est très bien travaillé et donne beaucoup de profondeur au personnage d’Annabelle mais malheureusement, comme le reste de l’intrigue n’est pas aussi bien traité, cela forme le déséquilibre dont je vous parlais en début de chronique.

Je pense que le tout est trop complexe pour tenir en si peu de pages. L’auteure a de bonnes intentions, ça se sent tout de suite mais ça part un peu dans tous les sens tant l’imagination foisonne. La fantasy se mélange à la mythologie. La réalité bascule dans un autre monde. Si l’idée de repartir de zéro pour Annabelle est une chouette idée, je trouve le tout trop rapide. On ne comprend pas tout. Il m’est difficile de parler de cette intrigue tant elle est dense. Je peux, en revanche, vous dire que la musique à sa place dans cette histoire comme la romance. Les personnages ne sont pas forcément remarquables mais j’avoue qu’Annabelle est un personnage travaillé qui rend le lecteur curieux.

La plume de l’auteure est assez sympathique. On ne peut pas parler de longueurs ici, c’est certain. Si j’ai aimé certains points dans le roman, le style m’a posé quelques problèmes quand même. Il y a des erreurs de concordance des temps et quelques maladresses stylistiques. Cela ne reste que mon point de vue mais les intrigues qui utilisent les temps du passé rendent le roman plus lourd.

En définitive, je suis navrée pour cet avis mitigé. J’ai aimé l’originalité de l’intrigue. Je me répète mais l’auteure a une imagination débordante. Son univers mérite d’être découvert par les lecteurs mais il faudrait peut-être retravailler un peu la rapidité du roman ainsi que la concordance des temps. Bravo à l’auteure pour la touche de mythologie et la transmission des émotions et le personnage d’Annabelle est très sympathique.

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Orageuse de Joanne Richoux

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Fêtes et virées en voiture ne suffisent pas à égayer les longues journées d’été de Violette. Depuis son retour à Saint-Crépin, la jeune fille ne se sent plus à sa place. Tous au village semblent avoir oublié son étrange disparition, trois mois plus tôt. Pas elle : le pays des Muses la hante. Un monde où les fleurs chantent, où la musique est reine et les garçons à croquer. Dans l’esprit de Violette, les questions se multiplient. Pourquoi devient-elle sensible à l’électricité ? Que fait Arpège, son premier amour ? Les Muses auraient-elles encore besoin d’elle ? Désirs enfouis ou réel danger, qu’importe ! Violette doit trouver le moyen de repasser de l’autre côté…

~ Service presse ~

Parce que lorsque j’ai un roman de Joanne Richoux entre les mains, j’arrête ma lecture en cours et je fonce. Orageuse est un roman aussi électrisant que la foudre. Orageuse est la « suite » de Désaccordée. Orageuse est le point final à une histoire qui mériterait tant de tomes… Lewis Carroll n’a qu’à bien se tenir, Joanne Richoux prend la relève !

On retrouve notre chère Violette que l’on quittait sur un final incroyable. J’ai fait un sitting, j’ai proposé à Joanne d’aller chez GulfStream négocier un second tome. On ne pouvait pas laisser Violette comme ça, de retour dans son monde sans Arpège, dans ce monde où la magie n’existe pas, où elle va devoir affronter ses erreurs et ce cœur brisé par l’absence de son premier amour.

Violette est un personnage juste et crédible. Elle ne prend pas toujours les bonnes décisions, elle a un tempérament de feu, se laisse guider par ses émotions. C’est une jeune fille ! C’est normal de penser avec son cœur plutôt qu’avec sa tête… Puis, Violette évolue, se dessine alors une jeune femme qui va devoir prendre des risques et des décisions pour que tous puissent vivre en harmonie. Violette n’a plus le même entrain, sa vie, qui lui semblait intéressant et sympathique, ses choix quasiment tracés dans sa tête, tout ça a volé en éclat lorsqu’elle a dû rentrer du monde des Muses.

« J’étais la seule à être paumée. La seule à faire semblant de grandir. C’est que tout me paraissait si… bizarre. Gamine, je me figurais que ce truc abstrait, grandir, ça inclurait des paquets de certitudes. Sans compter porter des tailleurs et bosser dans des buildings géants, allumés même la nuit. Troquer le tailleur, le soir venu, pour une robe cocktail en lamé or. Je croyais que grandir, c’était la vie des pubs de parfum. Je m’étais trompée. »

Le monde des muses n’est plus ce qu’il était. Le tonnerre gronde, quelque chose de menaçant pèse sur ce monde si parfait. Le monde des Muses n’est plus le même. Terminé les petits enchantements que l’on trouvait dans Désaccordée. Les personnages ont évolués en l’absence de Violette. On va encore avec de jolies trouvailles dans ce monde imaginaire mais ce n’est plus avec un regard d’enfant que l’on aperçoit tout cela. On évolue dans un monde onirique mais on sent que quelque chose cloche. Violette doit trouver le moyen de tout remettre dans l’ordre. Je me suis, une nouvelle fois, promenée avec plaisir dans ce monde formidable qui reste très coloré même s’il montre une facette dangereuse et incertaine. Orageuse porte bien son nom : l’orage est palpable, près à éclater à n’importe quel moment. C’est une course contre la montre qui se met doucement mais surement en place dans ce roman.

Violette va devoir se poser les bonnes questions. Au-delà de la quête qui attend Violette, il y a tout un cheminement personnel qui se dessine. La quête initiatique est importante. Qui est-elle vraiment ? Que veut-elle vraiment ? Que doit-elle faire pour retrouver un semblant de vie normale ? Toutes ces questions vont finir par trouver des réponses.

Ce que j’ai le plus apprécié, c’est d’avoir un panel de personnages large. On retrouve certains personnages que l’on avait déjà rencontrés dans Désaccordée et on fait la connaissance d’autres. Ils ont toujours des noms que j’aime beaucoup. Tout est en rapport à la musique, la nature. Bien entendu, la question de l’Homme et de la Nature est présente. J’aime beaucoup avoir ce questionnement sur le rapport de l’homme avec la nature. Au-delà d’un fait actuel, c’est un vaste sujet. On se retrouve donc avec un traitement incroyable de cette thématique. L’harmonie qui existe entre la nature et le monde des muses est épatante ! L’auteure retranscrit cela à merveille.

Il est inutile que je revienne sur la plume de l’auteure. Bon, ok, il faut quand même que je le dise. Joanne Richoux a une plume formidable. Comme à chaque fois, lorsque j’ai refermé le roman, j’étais en panique. Quoi ??? Déjà ! Impossible ! Cette plume, ce rythme, cette imagination ! Purée mais c’est juste parfait. L’univers de Joanne Richoux correspond tellement à ce que l’on peut apercevoir dans cette duologie. C’est beau, ça crépite d’idées loufoques, ça fait rêver. Le rythme des phrases, tantôt longues, tantôt courtes met en relief toutes les émotions de Violette et on vit avec intensité notre plongée au cœur du monde des muses.

Encore merci à Joanne Richoux pour sa confiance.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Retrouver, avec délice, le monde des muses.
  • Violette un personnage haut en couleur qui se révèle être aussi intelligente que rayonnante.
  • La plume de Joanne Richoux qui est incontestablement l’une des plumes belles que je n’ai jamais lue.

Je me demande encore pourquoi je mets des notes aux romans de l’auteure. A chaque fois, ils ont l’air d’être faits pour moi. A chaque fois, je me prends une claque monumentale… Incontestablement, cette duologie reste ma préférée dans l’oeuvre entière de l’auteure. A lire et à relire.

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Les tribulations d’Esther Parmentier – Tome 1 : cadavre haché vampire fâché de Maëlle Desard

téléchargement (7)Résumé : Esther Parmentier, 19 ans, sorcière non répertoriée, est embauchée pour un premier stage dans une agence très spéciale… Délires assurés ! Esther Parmentier a quitté sa Bretagne natale pour un stage à Strasbourg dans une société informatique quand elle est repérée par l’Agence de Contrôle et de Détection des Créatures Surnaturelles. Car Esther est une sorcière. À peine remise de cette découverte, et des tests visant à déterminer ses capacités, Esther apprend qu’elle n’a pas plus de pouvoirs qu’une allumette mouillée. Sa note sur l’échelle des pouvoirs est historiquement basse : 2 sur 82. Mais Esther est dotée d’un caractère de cochon, de solides capacités de déduction et est capable de résister aux pouvoirs de séduction des Créatures. Malgré son faible score, l’Agence décide donc de l’embaucher comme stagiaire.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Rageot ainsi que Babelio pour cette masse critique. J’avoue que j’ai carrément craqué pour la couverture. J’ai eu un peu peur parce que tout ce que j’ai pu lire chez Rageot était en deçà de ce que j’attendais. Malgré une petite frayeur en début de lecture, je suis heureuse de vous dire que j’ai beaucoup apprécié ma lecture.

On fait la rencontre d’Esther Parmentier, une jeune femme de 19 ans qui est tout ce que l’on n’attend pas d’un personnage principal : elle n’a pas la langue dans sa poche, elle n’est ni mince, si fabuleusement belle, elle jure comme un charretier. Du haut de ses 19 ans, elle ne s’épanouit pas dans son stage. Sa vie va prendre un virage à 180° lorsqu’elle va apprendre que c’est une sorcière. Une sorcière de niveau 02. Le niveau 02 est inédit : on n’a jamais vu de sorcière plus nulle que ça.

« Je croisai mon reflet dans les miroirs de l’ascenseur et retins un gémissement. A dix-neuf ans, mon corps montrait une incapacité à gérer la moindre privation de sommeil qui forçait le respect. Comprendre : ma tronche aurait fait fuit la lèpre. »

D’un autre côté, on fait la rencontre de Loan, un vampire qui va devenir le référant d’Esther lors de son stage au sein de la ACDC (Agence de Contrôle et de Détection des Créatures surnaturelles). Loan est mystérieux, ne parle pas, ne sourit pas, il fait son boulot et c’est tout. Si Esther est une jeune femme qui a tendance à toujours mettre les deux pieds dans le plat, Loan maitrise tout. La seule chose qu’il ne maitrisera pas, c’est Esther, pour son plus grand malheur ! Le duo Esther/Loan fonctionne plutôt bien et nous offre une aventure rocambolesque.

Au départ, j’ai vraiment eu beaucoup de mal avec le style de l’auteure, enfin, c’est ce que je pensais. En fait, le style de l’auteure ne me dérange pas plus que cela, il est même frais et dynamique une fois que l’on plonge dans ce roman. En revanche, la manière dont parle Esther ne m’a pas du tout plu. Etant donné que c’est le personnage principal de ce premier tome… j’ai eu beaucoup de mal à m’y faire. Je me suis adaptée à partir de la moitié de l’histoire, le personnage d’Esther ne m’a pas forcément plu tout de suite. Au fil des pages, j’ai appris à la connaitre et ça s’est beaucoup mieux passé par la suite ! Il y a quelques longueurs dès le départ. Franchement, pour ne rien vous cacher, c’est assez dense au niveau de l’intrigue. Le premier tome pose les bases, c’est indéniable mais il faut aussi prendre en compte le fait qu’on nous propose vraiment un univers créé de toutes pièces. Personnellement, j’ai été un peu perdue avec l’ACDC et tout ce qui va avec… Je ne peux pas vous en dire de trop pour ne pas vous spoiler l’intrigue mais attachez vous quand même, on ne sait jamais.

On a beaucoup de références à des films/sagas que l’on connait. Esther tisse toujours des liens entre la réalité et la fiction à travers ces références et j’ai trouvé ça très sympathique. Quand l’intrigue se met en place, on se lance à corps perdu dans cette lecture et personnellement, j’ai bien aimé ! Ce premier tome est riche, dynamique et complètement barré ! Qu’est-ce que j’ai ri ! Je n’ai pas souri, je me suis marrée ! Ça n’arrive pas souvent mais l’imagination de Maëlle Desard semble être sans limite.

« Ma dégaine ne lui revenait pas – je ne pouvais lui en vouloir. Je devais ressembler à Hagrid en jupe juste sorti d’une rave party. La barbe en moins. »

L’auteure est parvenue à me faire apprécier un roman qui ne commençait pas forcément très bien. Avec les quelques longueurs du début et le caractère d’Esther, j’avais l’impression de courir vers le désastre… Mais le panel de personnages grandissant et s’étendant, j’ai vu Esther évoluer avec les autres et cela la rend beaucoup plus agréable. Il y a beaucoup de personnages secondaires mais j’ai grandement apprécié Mozzie, le fantôme et ses émoticones ! Quelle belle idée !

Même si l’intrigue se veut relativement jeune avec un personnage principal plutôt jeune, l’utilisation d’émojis ainsi qu’avec une intrigue mettant au cœur de l’intrigue les jeux en ligne et la disparition d’adolescents, je ne mettrai pas ce roman entre les mains des plus jeunes. On a quand même des cadavres, un langage assez coloré (même si cela ne fait plus peur aux jeunes) mais je pense qu’un adolescent de 16/18 ans pourrait adorer ce genre de lectures !

L’univers de Maëlle Desard est très riche. L’intrigue nous propose de faire la rencontre de beaucoup de créatures surnaturelles : les vampires, les sorcières et les loups garous mais aussi les fantômes et les banshees par exemple. On est vraiment dans un univers qui propose quelque chose de différent, de décalé. C’est très intéressant et sympathique d’avoir de la diversité.

Il faut quand même souligner le fait que je ne pense pas que tout le monde appréciera cette lecture, je pense que c’est soit on aime et on accroche au style, soit on n’adhère pas à ce que l’auteure propose. Personnellement, j’ai eu peur mais au final, je ressors vraiment très agréablement surprise ! Le style est fort, décalé et plein de surprises !

03 bonnes raisons de lire ce premier tome :

  • Un univers décalé et bourré d’humour
  • Une plume très rafraichissante et dynamique
  • Le panel de personnages (et Mozzie ♥)

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Evil thing de Serena Valentino

Résumé : Cruella De Vil is the perfect villain: stylish, witty, relentless…and possibly cursed. From her lonely childhood, to her iconic fashion choices, to that fateful car crash (you know the one), Cruella tells all in this marvelous memoir of a woman doomed. Even the cruelest villains have best friends, true loves, and daring dreams. Now it’s Cruella’s turn to share hers. This latest novel by the author of the wildly popular and darkly fascinating Villains series brings readers a tale told by the Evil Thing herself-a tale of the complicated bonds of female friendship, of mothers and daughters, and of burning, destructive desire. After all, nothing is as simple as black and white.

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Cruella De Vil est la méchante parfaite: élégante, pleine d’esprit, implacable … et peut-être maudite. De son enfance solitaire, à ses choix de mode emblématiques, à cet accident de voiture fatidique (vous connaissez celui-là), Cruella raconte tout dans cette merveilleuse histoire d’une femme condamnée. Même les méchants les plus cruels ont des meilleurs amis, de véritables amours et des rêves audacieux. C’est maintenant au tour de Cruella de partager son histoire. Ce dernier roman de l’auteur de la série Villains, extrêmement populaire et très fascinante, apporte aux lecteurs un récit raconté par Cruella elle-même – c’est un récit relatant des liens compliqués sur l’amitié féminine, entre mère et fille mais aussi sur le désir brûlant et destructeur. Après tout, rien n’est aussi simple que le noir et blanc.

~ Lecture détente VO ~

Bonjour tout le monde, je vous retrouve aujourd’hui pour une nouvelle lecture qui entre dans le cadre de la saga Villains de Serena Valentino. Vous m’excuserez pour la traduction qui peut être un peu bancale à certains moments mais ce n’est pas forcément ce que j’apprécie faire le plus dans la langue anglaise ahahah. J’ai décidé de me lancer dans la lecture de ces romans en VO parce qu’en France, ils sont publiés plus tardivement que dans les pays anglophones et en plus, c’est de l’anglais « facile ». Il est abordable pour les gens qui lisent en anglais peu importe le niveau (bon, si vous êtes débutants ça va prendre du temps mais franchement, ça se fait).

Cruella est probablement ma méchante préférée. J’aime aussi Ursula (prochaine lecture de cette saga) mais Cruella est dans mon cœur depuis très longtemps. Je ne le cache pas, je suis une grande fan de Disney, ça a bercé mon enfance et je n’ai jamais décroché (quoi ? Même à 50 ans je regarderai encore Bernard et Bianca, c’est comme ça). Ma dernière lecture de la saga a été un peu particulière parce que je n’ai pas adhéré à tout ! En effet, l’histoire de la Bête m’avait un peu laissée de marbre… J’ai reçu Cruella lundi soir, j’ai terminé hier après-midi. Quel délice ! Je n’ai pas su lâcher le roman avant d’avoir le fin mot de l’histoire.

Cruella est une jeune fille qui adore sa maman. Véritable modèle pour elle, son but dans la vie est de rendre sa maman heureuse. Mais quand on dit que l’argent ne fait pas le bonheur, ce n’est pas pour rien. Sa maman lui accorde 1 heure par jour, tous les jours. Elle noie sa fille sous des cadeaux mais pas sous des preuves d’amour… Rapidement, on comprend que la mère reste très distante avec sa fille, que son amour passe par les cadeaux mais que les sentiments ne sont pas ou peu présents. Cruella aime sa maman plus que tout. Ce roman est vraiment très intéressant du côté psychologique. J’aime beaucoup connaitre les autres côtés de ces personnages. Ils ne sont pas QUE méchants, ils sont des personnes, ils étaient des enfants. J’aime le fait de comprendre comment on peut en arriver là. Ici, la raison du pétage de plomb de Cruella réside en un mot, cinq lettres, deux syllabes : « maman »

Tout autour de Cruella, on retrouve ses « fantômes ». Les fantômes sont les serviteurs que l’on ne voit jamais dans la demeure des De Vil mais qui sont ô combien efficaces. J’ai beaucoup apprécié trouver la gouvernante et Cruella Mrs Picket ainsi que la cuisinière. Encore une fois, j’ai été charmée par le panel de personnages principaux mais aussi secondaires. Ils sont tous agréables et les psychologies sont fines et détaillées.

Ce que j’ai grandement aimé, c’est de retrouver des piqûres de rappel. Ainsi, Anita fait son apparition rapidement. Anita est la meilleure amie de Cruella. Anita est la gentillesse incarnée. Belle, intelligente et ayant la tête sur les épaules, l’amitié qui les lie va être mise à mal plus d’une fois. En grandissant, Cruella va bien porter son prénom malheureusement. Au nom de l’amour qu’elle ressent pour sa mère Cruella va aller loin, toujours plus loin dans la bêtise et la cruauté. On va aussi retrouver Perdita, ce dalmatien qui, à la base était le chien de Cruella est aussi présente dans l’histoire. J’ai aimé comprendre comment Anita va devenir sa propriétaire.

La vie de Cruella n’est pas un long fleuve tranquille. De son plus jeune âge jusqu’à ce fatidique accident incluant les 101 dalmatiens, elle va vivre le cœur brisé par cette mère qui la rejette et par une histoire d’amour qui va lui faire vivre un tas d’émotions. Le deuil amical est aussi une sacrée épreuve pour elle. En grandissant, Cruella va devenir vindicative, cruelle et méchante mais elle ne se résume pas qu’à cela seulement.

Je trouve que c’est le roman de Serena Valentino le plus abouti dans cette saga. Je trouve qu’elle se détache vraiment du contexte Disney. Il est là, bien entendu, sinon le charme n’opèrerait pas mais il reste en filigrane, il ne dérange pas. On n’a pas du Disney à 100%. Plus psychologique que les autres, j’ai aimé plonger au cœur de l’histoire de Cruella et de son passé. La plume de Serena Valentino est agréable et sympathique. Intéressante, elle est fluide et dynamique. Le roman ne souffre pas de longueurs et nous permet de passer un moment de lecture très agréable.

J’adorerai trouver un roman sur le Docteur Faciier (la princesse et la grenouille), Médusa (Bernard et Bianca), Le prince Jean (Robin des bois) ainsi que sur Lady De Trémaine (Cendrillon). On ne sait jamais… si Serena Valentino passe par ici…

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un anglais facile et très abordable. J’ai aimé replongé dans la langue anglaise.
  • Cruella ; un personnage hauts en couleur qui cache de nombreuses blessures
  • Les petits rappels de l’histoire telle qu’on la connait via Disney

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Le secret de Prespa – Tome 1 : Résister de Léticia Joguin-Rouxelle

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Résumé : Au cœur de l’Olympe, Héra et Zeus vivent un amour passionné depuis la nuit des temps. Mensonges, trahison, tromperies et magie sont pourtant les lois qui règnent dans ce monde divin. Une simple légende de nos livres d’histoire, pensez-vous ? C’est ce qu’imagine Taïla, enfermée dans un mariage sordide et sans amour, allant même jusqu’à penser que la folie la guette lorsque son prénom semble résonner partout autour d’elle. Et si elle était la clé de cet univers mystique et mythologique ? Et si sa destinée était de le sauver ? Quels sombres secrets va-t-elle-y découvrir ? Plongez avec elle et Cheyenne dans une quête au cœur du mystérieux Prespa, lieu aussi féerique que dangereux…

~ Service presse ~

Je remercie les éditions Something Else pour l’envoi de ce premier tome. Je vous l’avoue, j’ai craqué dès que j’ai vu Héra et Zeus. Cette histoire n’est pas du tout ce à quoi je m’attendais. Etant férue de mythologie, j’avais envie de me plonger dans un univers qui allait me proposer une immersion totale dans ce monde avec une histoire originale et intéressante. Si j’ai apprécié ma lecture, elle n’est pas un coup de cœur. Rien de grave, bien entendu, il en faut pour tous les goûts !

J’ai beaucoup apprécié l’intrigue qui nous propose de voguer entre réalité et fiction. On est avec les dieux, on est directement propulsé à Prespa, monde dirigé par Artémis qui est la mère des nymphes. Calli est une nymphe qui appartient corps et âme à Artémis : elle brûle d’amour pour Artémis, elle se voue corps et âme à la vie qu’Artémis veut pour elle. Seulement, Zeus rode dans les parages et tombe sous le charme de Calli. Elle résiste, elle ne veut rien de lui, rien des hommes. Cependant, Zeus est un rusé renard qui ne renonce pas devant l’obstacle. La mythologie n’est pas toute rose, elle nous offre des épisodes d’inceste, de guerre, de violence et de ruse. Nous en avons un bon extrait ici.

Comme je vous le dis ci-dessus, j’ai adoré l’intrigue et la toile de fond. Le seul gros bémol dans ce premier tome, c’est que je n’ai pas su m’attacher aux personnages. En effet, même si Taïla est un personnage fort et qui ne vit pas, elle non plus, dans un monde tout rose, je n’ai pas su l’apprécier à sa juste valeur. Je suis restée de marbre face à tout cela. Pour tout vous dire, je pense que je ne m’attendais pas du tout à ce que la réalité prenne le dessus sur la mythologie. Je pensais me retrouver dans un monde purement fantastique/fantasy. Le mélange peut être séduisant mais je n’avais pas pensé que je lirai la cruauté et la terreur d’un quotidien qui, malheureusement, touche de nombreuses femmes.

J’ai trouvé que l’auteure a eu une très bonne idée avec le changement de points de vue. Ainsi, on peut découvrir l’histoire avec les points de vue de Taïla, Trévor, Cheyenne mais aussi Mathilde par exemple. Cela ajoute plusieurs dimensions à cette histoire. Taïla est, malheureusement, l’objet d’une malédiction, d’une prophétie et on se rend compte de la folie de certaines personnes pour arriver à leurs fins. Cela fait froid dans le dos.

Les plaintes et les gémissements de ces esprits auraient donné la chair de poule à n’importe qui. Contrairement à ce que l’on pense, l’Enfer n’est pas brûlant, il y fait même un froid glacial. On dirait même que cet endroit est inhabité car tout semble déserté, dévasté.

J’ai aimé les apartés mythologiques qui expliquent comment on en est arrivé là. C’est vraiment très plaisant. L’auteure a fait un sacré travail pour parvenir à aller de la réalité à la mythologie et inversement. C’est un travail de longue haleine teinté d’une imagination débordante. C’est chouette à découvrir. Si la dimension « réelle » ne m’a pas plus tentée que cela, j’ai beaucoup apprécié la partie mythologique. J’ai retrouvé certains personnages que j’ai déjà pu croiser au fil de mes lectures et d’autres que je ne connaissais pas. C’est très plaisant.

Je trouve que prendre appui sur la mythologie pour ouvrir un monde construit de toute pièce est très intéressant et intelligent. Cela ouvre beaucoup de portes et j’aime cette idée. C’est chouette.

L’auteure nous propose une fin assez sadique. On a envie de savoir comment cela va se passer et ce qu’il va advenir de Taïla. En effet, jouet du destin, elle ne comprend pas ce qui lui arrive. Comment a-t-elle fait pour en arriver là ? Pourquoi n’a-t-elle pas écouter les prédictions de son amie Cheyenne ? Comment croire qu’elle est la descendante d’une nymphe ? Toutes ces questions vont venir percuter et bousculer ce premier tome. La fin donne envie de se plonger dans le deuxième tome. Personnellement, même si je n’ai pas été séduite par la totalité de ce premier tome, j’ai bien envie de savoir où l’auteure va nous emmener.

Je tiens aussi à souligner la qualité de la plume de Léticia Joguin-Rouxelle. Fluide et dynamique, elle permet de ne pas subir de longueurs dans ce premier tome. J’aurais peut-être apprécié avoir un peu plus de détails sur le monde mythologique (surtout sur les décors que j’aime énormément). Je trouve aussi très original le fait de se focaliser sur Artémis et ses amazones, brillante idée !

03 bonnes raisons de se lancer dans la lecture de ce premier tome :

  • L’originalité de l’utilisation de la mythologie dans cette intrigue
  • La plume de l’auteure que j’ai trouvée fluide et dynamique
  • Une fin surprenante qui laisse présager une immersion plus importante dans la mythologie

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Ange du destin de Mady Flynn

41QFOTLZ9NLRésumé : Margaux a 18 ans lorsqu’elle perd la vie dans un tragique accident de voiture. Jeune, insouciante et aimée de tous, elle pensait avoir la vie devant elle. C’était sans compter sur le destin et ce qu’il lui réserve… Une seconde chance ! Réincarnée en ange, Margaux est invisible pour la plupart des humains mais pas pour Valentin. Le jeune homme, qui rêve de partir pour un tour du monde en camping-car, voit ses projets chamboulés. Deux mondes les séparent et leur amour naissant devra surmonter de nombreuses épreuves. Réussiront-ils à dépasser les frontières qui les séparent ? Parviendront-ils à changer le cours du destin et quel sera le prix à payer ? Un chemin semé d’embûches les attend…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement MEC éditions pour l’envoi de ce roman. J’ai eu la chance de pouvoir le découvrir grâce à mon partenariat. Une fois n’est pas coutume (la bonne blague), j’ai craqué pour la couverture. J’adore les anges, j’adore les histoires avec les anges, il était donc naturel pour moi de lire cette histoire.

D’un côté, on fait la rencontre de Margaux, une jeune femme de 18 ans qui est morte. Un accident de voiture, un pont et c’est le décès assuré. Cela fait trois ans qu’elle erre, qu’elle fait du stop, qu’elle essaye de se sortir de ce pont où elle revient toujours. Bloquée dans cet entre-deux, Margaux va essayer de s’en sortir.

D’un autre côté, on fait la rencontre de Valentin, un jeune homme qui tombe en panne en camping-car juste devant le pont de Margaux. Invisible aux yeux de la plupart des humains, elle ne l’est pas aux yeux de Valentin. S’en suit, forcément, une rencontre qui va bouleverser la vie de ces deux jeunes gens.

J’ai beaucoup apprécié cette histoire. L’équilibre entre la romance et le fantastique est très bon. Je trouve que l’ambiance est vraiment très sympathique. En effet, je trouve que les thématiques sont assez difficiles : le deuil, l’acceptation, la maladie. Ce sont des sujets très présents dans l’intrigue mais ils sont traités avec beaucoup de douceur et d’émotions. L’amour naissant entre Margaux & Vincent est très agréable à lire, l’auteure prend le temps de poser les choses et rend l’histoire très crédible à mes yeux. J’ai aimé la manière dont l’auteure traite de la thématique de l’amour impossible : on ne tourne pas en rond, on ne joue pas au chat et à la souris. On est en face de deux jeunes personnes qui avancent de trois pas, qui reculent de temps en temps d’un pas ou deux par hésitation. La réalité de cette relation rend l’ensemble très agréable.

« Je soulève ma robe jusqu’au niveau de mes mollets et regarde le spectacle de mes pieds qui avancent. C’est ridicule et pourtant c’est mon rêve depuis trois ans. Comme une personne hospitalisée qui fixerait la vie d’un parc juste en dessous de sa fenêtre, s’imaginant de pouvoir un jour y poser le pied.       J’avance dans le flou le plus total, personne ne m’a dicté ce que je devais faire. Personne ne m’a jamais expliqué qui j’étais et quel était mon rôle sur Terre. J’ai dû assister à mon propre accident, au défilé des pompiers et des voitures de police. Personne ne m’a dit pourquoi j’ai dû rester près de ma voiture en flammes pour finir par comprendre toute seule que ma vie était finie. On utilise souvent ces mots : ma vie est finie. Ça a été le cas pour moi. Et aujourd’hui, je renais. Pour la première fois, je me sens vivante aux côtés d’un homme qui note finalement l’étrangeté de mon comportement »

J’ai aimé le personnage de Margaux. Cet ange qui vit dans un entre-deux sans vraiment comprendre son rôle sur terre va nous retourner le cerveau et vous proposer une très jolie histoire. J’ai aimé la lire raconter son passé, envisager un avenir, s’il y en a un de possible. Sa rencontre avec Sarah va la faire avancer et évoluer, elle va pouvoir essayer de trouver des réponses à ses questions, c’est assez sympathique parce que ça fait avancer l’histoire, on ne stagne pas dans les malheurs de Margaux et de Valentin. Le duo qu’il forme est équilibré. J’ai aimé beaucoup de situations qui prêtent à sourire. L’invisibilité de Margaux fait que certains humains prennent Valentin pour un zinzin qui parle tout seul, j’adore. Ca m’a fait sourire plus d’une fois. Ils évoluent comme deux personnes complémentaires, on ressent toute la force de leur amour, j’adore !

Le personnage de Sarah est le seul personnage secondaire notable dans ce roman. C’est un personnage intéressant qui vient marquer un peu plus le côté fantastique de l’intrigue. Sarah est, elle aussi, un ange. On va un peu plus comprendre leur fonctionnement et leur rôle sur terre. Sarah est une jeune femme bien plus âgée que Margaux en âge angélique, elle va prendre Margaux sous son aile pour essayer de lui faire comprendre la dangerosité de cette relation et son caractère impossible.

La seule petite chose qui m’a manquée, c’est un épilogue. Quelque chose à se mettre sous la dent pour avoir un petit regard quelques années plus tard, c’est vraiment la seule chose que je peux reprocher à ce roman qui, pour moi, est excellent. Il est fort et intense. Les lecteurs qui aiment les romances fantastiques vont adorer, j’ai trouvé cela chouette.

Il faut aussi parler de la plume de Mady Flynn qui est très jolie. Pleine d’émotions, le lecteur va être chamboulé par tout ce qu’il va lire et découvrir. C’est vraiment une plume dynamique et fluide. Les chapitres se lisent rapidement et le roman est une petite douceur à se mettre sous la dent.

03 raisons de lire ce roman : 

  • Le duo Margaux/Valentin 
  • La plume de Mady Flynn 
  • L’univers proposé et son originalité 

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L’ombre aux yeux rouges Tome 1 : la forêt d’Helmsley de Maëva Delattre

51pzjf4e7mLRésumé : 1875. Helmsley. Une affaire macabre touche le Yorkshire. Des personnes disparaissent sans laisser d’autres traces qu’un mort ou un disparu derrière eux. Les murmures s’élèvent. La légende est désignée. Et Katarina Kingsley, jeune fille de bonne famille, sourit face aux rumeurs. Jusqu’au jour où, à l’arrivée des très attendus et richissimes amis de ses parents, les De La Courtepiert, sa vie bascule. Quelque chose ou quelqu’un semble l’épier… Il y a des fantômes qu’il aurait mieux valu ne jamais réveiller…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Evidence éditions pour l’envoi de ce premier tome en service presse. Je vous propose de découvrir le premier tome de la trilogie de Maëva Delattre. J’ai terminé de lire ce roman fin mai mais il a fallu que je me calme un peu avant de vous écrire la chronique. Ce premier tome est un tome qui pose les bases, c’est une petite pépite victorienne. Franchement, je suis sous le charme. Après réflexion, j’ai décidé de ne pas mettre la note maximale à ce roman, parce qu’il y a deux petits points qui m’ont fait un peu tiquer (mais rien de bien méchant). Ce premier tome frôle le coup de cœur de peu. C’est un excellent premier tome et il m’a fallu un peu de temps pour me remettre les idées en place avant de vous en parler.

On fait la rencontre de Katarina Kingsley, une jeune femme qui va dénoter un peu avec la période historique dans laquelle elle vit. Avide de liberté, elle se rebelle très facilement face à la rigueur de ses parents. Il ne faut pas oublier que nous sommes au 19ème siècle, en Angleterre et plus particulièrement dans le Yorkshire (région que j’adore, d’ailleurs). Le 19ème siècle, en Angleterre, dans une famille riche comme celle des Kingsley, ce sont les bals, les mondanités, les promesses de mariage pour unir des familles… Mais Katarina ne l’entend pas de cette oreille. Quand elle comprend les plans de ses parents et leur volonté de la marier à un homme qu’elle ne connait pas, elle s’enfuit. S’en est trop pour elle. Elle s’engouffre dans la forêt d’Helmsley qui borde sa demeure et plonge au cœur de cette forêt si mystérieuse et secrète.

Si cette intrigue est une romance paranormale, j’ai trouvé un équilibre très intéressant. En effet, quand on parle de romance fantastique, on a plutôt tendance à oublier le reste. Souvent, lorsqu’une romance est au cœur de l’intrigue, on a tendance à oublier tout le background. On est focalisé sur les personnages et leurs actions. Ici, on n’oublie pas l’ère victorienne et j’adore ça ! Rien qu’à regarder la couverture, on comprend. Les décors sont très intéressants, ils reflètent vraiment cette période. On se retrouve aussi avec des us et coutumes de l’époque. C’est vraiment charmant. Un des points forts de ce premier tome reste les descriptions. Oh purée !!! C’est juste formidable. On y croit, on se balade dans un manoir magnifique, les demeures sont somptueuses décrites et décorées… On s’y sent bien, on a envie de se balader dans cet univers.

Pourquoi est-ce que je parle de surnaturel ? Lors de sa fuite dans la forêt, Katarina va tomber sur un vieux manoir. Elle va y rencontrer un homme mystérieux qui va lui proposer l’hébergement contre ses services dans la maison (un peu comme un majordome). Elle va accepter mais rapidement, elle va se rendre compte que certaines choses et certains comportements ne sont pas normaux au sein de ce manoir. L’intrigue va nous proposer, au-delà de la romance, une sorte d’enquête. Katarina va s’interroger sur des disparitions, des gens qui ne donnent plus de nouvelles et que personne ne semble avoir croisé depuis quelque temps. A cet univers qui sent la mort, s’ajoute aussi une dimension surnaturelle avec une présence de fantômes.

La plume de Maëva Delattre nous propose aussi de découvrir un univers sombre, riche et très mystérieux. Tout au long du roman, on sent une présence surnaturelle. Plus on avance dans la lecture, plus on sent que quelque chose ne va pas. Katarina va devoir passer de sacrées étapes dans sa vie. Elle va vivre énormément d’événements dont certains qui m’ont fait froid dans le dos. Si certains peuvent lever les yeux au ciel face à cette idée d’accumulation, il n’en est rien ici : l’auteure équilibre très très bien son roman. Le cadre victorien nous donne cette envie d’en savoir plus, le côté fantastique/surnaturel nous donne envie de partir en courant. Donc… d’un côté le lecteur veut savoir, veut avancer dans la lecture et d’un autre, l’instinct du lecteur souffle à l’oreille de partir en courant. C’est délicieux ! Cet équilibre se retrouve aussi dans le traitement des thématiques. Le suspens, le côté légendaire et cette aura mystique qui flotte autour des personnages et dans l’ambiance générale et la romance sont vraiment bien équilibrés. Je tiens même à dire que les lecteurs les plus frileux avec la romance pourraient vraiment se plaire dans cet univers. La romance n’est pas ce que l’on retrouve le plus dans ce roman. Elle est présente mais pas forcément au cœur de l’intrigue.

Pour les deux petits points qui m’ont un peu dérangée dans ma lecture, je reviens rapidement dessus : les surnoms donnés tout au long du roman m’ont un peu ennuyée. Je ne les ai simplement pas aimés. De plus, comme ce premier tome pose les bases d’un univers qui semble dense, il y a quelques longueurs. C’est certainement aussi dû à l’aspect contemplatif du roman. On en prend plein les yeux mais il ne faut pas oublier qu’une plume descriptive est forcément plus lente dans le déroulement des actions.

En définitive, j’ai adoré le personnage de Katarina, cette jeune femme libre et rebelle qui va se mettre dans une situation incroyable. La plume de l’auteure est une véritable merveille. Je pense que le cadre victorien est fait pour elle. On sent tout le travail derrière le roman et cela fait plaisir à voir.

Je lirai le tome 2 sans hésitation (pas tout de suite, par manque de temps mais il est dans le top de ma WL)

03 bonnes raisons de lire ce premier tome :

  • Le cadre sublime dans lequel on évolue.
  • Le personnage de Katarina
  • La plume de l’auteure

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Féerélia – Tome 4 : Gwendal VS Gabriel  de Florina L’irlandaise

téléchargementRésumé : Amis ou ennemis ? Séparés et pourtant unis. Les deux hommes auront des décisions à prendre, qui pourront influer sur le cours de nos destinées… Cet opus vous entraîne dans son sillage à la recherche de réponses, tout en vous apportant de nouvelles énigmes. Découvrez le passés de Gwendal et Gabriel et frissonnez pour leurs futurs. Seront-ils capables de reconnaître les mains tendues ? De nouveaux venus pourraient tout faire bousculer. Qui sont-ils et que veulent-ils ? Le moins que l’on puisse dire, c’est que vous ne vous attendiez pas à cela… L’avenir de Féerélia semble bien incertain…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Florina l’Irlandaise pour l’envoi du quatrième tome de sa saga. Comme vous le savez, ma lecture a eu du mal à se mettre en place, il m’a fallu attendre la moitié du tome 2 pour être vraiment dans l’histoire et comprendre les mécanismes de l’auteure et de son intrigue.

J’attendais que ce tome 4 soit sur la même longueur d’onde que le tome 3 qui marque vraiment une évolution dans l’intrigue et la plume. Je ne suis pas déçue de ce côté. Bien que ma lecture ne soit pas un coup de cœur, j’avoue que je suis contente d’avoir mis le nez dans l’univers. A savoir si l’auteure va publier un tome 5 ou non… Sachez juste que je suis à jour !

Je suis dans une situation un peu particulière. En effet, je me retrouve avec la sensation de faire une chronique en mode bis repetita de ce que j’ai déjà pu vous dire sur la saga de manière globale.  On va commencer avec les choses qui m’ont chiffonnée tout de suite pour laisser place au bon. Ne vous inquiétez pas, du bon, il y en a !

On va se focaliser sur deux personnages dans ce tome, Gwendal (dit « le pou ») et Gabriel. J’ai, déjà, aimé le lien que l’on peut faire entre Gabriel et l’ange Gabriel. La connotation peut sembler farfelue mais finalement, ça se tient. Croyez-moi, Gabriel n’a rien d’un ange mais il va nous proposer une évolution certaine dans son comportement. C’est un personnage atypique mais que j’ai apprécié dans la globalité. Gwendal est le fils de Moïra et Fergus. Il a clairement un lien avec des créatures mythiques et légendaires. C’est chouette.

J’ai eu beaucoup de mal avec cette sensation de flou qui ne m’a pas laissée tranquille de toute ma lecture. Ça part un peu dans tous les sens et dans tous les genres. Féerélia est un monde riche, complet mais qui va toucher à tout. Ça me donne une sensation d’avoir une mooooontagne à lire alors que, finalement, ça passe plutôt vite. Pour moi, c’est un peu de trop. On nous parle de sorcière, de dragon ou encore de phénix. La toile familiale est toujours présente ainsi que la guerre qui gronde toujours en fond d’intrigue. Jusque-là, ça va encore à peu près pour moi, mais après on va aussi entrer dans l’univers des gangs avec Gabriel. Et ça, pour moi, c’est de trop. Je n’arrive pas à me projeter totalement dans une lecture comme celle-ci. J’ai l’impression d’aller dans tous les sens. Comme si j’étais branchée sur du 220 et courir dans tous les sens en perdant l’essence de l’histoire.

L’intrigue est assez sympathique. « VS » dans le titre implique forcément un combat, une lutte voire une guerre. En tout cas, on a deux personnages qui vont jouer l’un contre l’autre. On ne sait pas comment ni pourquoi mais l’intrigue vous le dira. N’ayez crainte. Certains personnages s’ajoutent à notre looooooongue liste. L’auteure décide de faire de son panel de personnages une véritable et énorme famille. A la sensation de flou dont je vous parlais juste au-dessus, on peut ajouter ça aussi avec les personnages. Il y en a de trop pour que je puisse vous dire « j’ai préféré ce personnage à d’autres ». J’ai bien aimé, dans l’ensemble, cette lecture mais j’ai ce sentiment de « trop plein » qui m’a suivi.

Néanmoins, de manière générale, la saga Féerélia nous propose une plongée dans un monde intéressant, riche et très agréable. On est dans un monde vaste et ultra fouillé. J’aime beaucoup ça. J’adore aussi retrouver des créatures mythiques comme les dragons ou les phoenix. Je trouve ça chouette de travailler avec ce genre de créatures dans mes lectures. La toile de fond est vraiment top aussi. On est dans une ambiance qui ne fait que s’assombrir, ça devient plus dense, le mal est présent et on le sent. Ca va finir par éclater et cette ambiance est très bien retranscrite.

Malgré quelques fautes de syntaxe et l’orthographe, je trouve que la plume de Florina l’Irlandaise gagne beaucoup en maturité.

En définitive, j’ai apprécié ma lecture du tome 4 qui reste dans la lignée de la saga. Malgré cette sensation de « trop plein », je reste agréablement surprise par ma lecture et ma découverte. J’aurais la chance de découvrir l’auteure dans un autre genre, on en reparlera ce mois-ci probablement.

3 bonnes raisons de lire ce tome 4 :

  • La présence de créatures mythiques
  • Le monde de Féerélia
  • La richesse de l’univers

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Nocturne de sang de Michel Pelini

nocturne-de-sang-tea-9782491874025_0Résumé : Enfant, Jessica Janin a connu l’horreur. Enlevée et séquestrée par Léon Schwartz, un pédophile de la pire espèce, elle a sauvé sa vie de justesse. Lorsque vingt-quatre ans plus tard, elle apprend la mort du criminel en prison, la jeune femme pense qu’elle pourra enfin tourner la page du traumatisme qui la hante toujours. Mais Schwartz, qui a passé un pacte avec le Diable, revient d’entre les morts sous la forme d’un vampire, bien décidé à se venger de celle qui lui a échappé. Jessica a déjà vaincu le criminel une fois, en sera-t-elle capable à nouveau ? Pour l’affronter, elle pourra compter sur l’aide de deux chasseurs de vampires, Mathieu Leroux et son frère, Maxime, autiste doué de pouvoirs médiumniques. Schwartz, quant à lui, a plusieurs alliés parmi les démons, notamment l’un des plus puissants vampires du monde, qui a un vieux compte à régler avec Maxime.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Crin de Chimère pour l’envoi de ce roman en service presse. Nocturne de sang est un roman dans lequel je me suis lancée avec une petite réticence. N’étant pas forcément fan du côté pédophilie, j’ai eu peur que ça prenne beaucoup de place dans ma lecture. Finalement, j’ai passé un très bon moment de lecture !

On fait la rencontre de Jessica Janin, une femme dont la jeunesse a été marquée par la séquestration et les viols répétés de Léon Shwartz dont le nom est aussi noir que son âme. Retenue en otage par cet homme, elle réussit à lui échapper de justesse lors d’un moment d’inattention. Depuis, elle essaye d’avancer et de reconstruire sa vie. Sa vie va prendre un tournant inattendu lorsque la mort de son bourreau est annoncée. Seulement, ce qu’elle ne sait pas, c’est que Léon a fait un pacte avec le diable et que ce qu’il veut par-dessus tout… C’est se venger.

Le pitch est simple mais original. Je n’avais jamais lu de roman où les vampires croisent les pédophiles. J’aime plutôt l’idée de renouveau dans ce genre. Vous le savez (ou pas), si vous avez lu mon article au sujet de ces petites choses que je n’aime plus retrouver dans mes romans, les vampires sont un sujet qui m’a lassé. Je ne lis que très peu de romans avec ces créatures mythiques. Ici, cela ne m’a pas dérangé plus que cela parce que cela reste quand même au second plan. Bien sûr, le personnage de Léon est important mais, personnellement, je me suis plus focalisée sur le personnage de Jessica Janin.

Les personnages sont vraiment bien travaillés : Léon m’a fait froid dans le dos. Aucun remord, aucune envie de se répandre en excuse. Non, le mec est un connard jusqu’au bout. J’ai aussi beaucoup aimé Mathieu et Maxime. Deux frères qui sont proches l’un de l’autre : Maxime est un jeune autiste très attachant. Sa vision de la vie et ses pouvoirs sont très intéressants. Mathieu est un personnage que j’ai apprécié découvrir pour sa réflexion, son calme et son intelligence.

Ce que j’ai beaucoup apprécié, c’est l’équilibre dans ce roman. La pédophilie est présente, clairement. Ce n’est pas un roman à mettre entre toutes les mains. Cependant, j’ai trouvé que l’auteur n’en faisait pas trop. Oui, ce n’est pas top, oui, on parle d’un monsieur qui a un sacré gros problème mais cette thématique est abordée que lorsque c’est nécessaire, lorsque cela fait avancer l’intrigue et ça, c’est top ! Ça m’a rapidement rassuré. On a la même chose avec l’autisme de Maxime. En effet, c’est une thématique dont je ne pensais pas croiser la route dans ce roman. Je suis positivement surprise. Beaucoup d’auteurs en parlent de nos jours, mais ce que je n’aime pas avec ce genre de thématique, c’est de montrer la différence entre les autistes et autres. Ici, on n’est pas forcément le cas. Oui, Max est autiste, on en fait une force et ça passe. En aucun cas il y a Max d’un côté et les autres de l’autre. Non, on forme une équipe, une unité avec ses différents personnages et psychologies et ça, j’aime énormément !!! Bravo à l’auteur pour cette touche que j’ai grandement appréciée.

L’intrigue va mêler intelligemment une réalité certaine à un univers de créatures légendaires comme les vampires. Plus l’intrigue avance, plus on avance dans le dérangeant, le fascinant. L’auteur parvient à ne plus faire décrocher le lecteur du roman avant d’avoir le fin mot de l’histoire. J’ai trouvé ça chouette. L’intrigue va aussi permettre d’avoir deux histoires (celle de Jessica et celle de Mathieu & Maxime) qui vont s’entrecroiser et finir par se rejoindre dans un final intense et filmique. Sortez le popcorn, c’est assez spectaculaire.

Seule chose qui m’a un peu fait tiquer, c’est le statut de personnage spectatrice qu’à Jessica. En effet, même si elle est au cœur de l’intrigue, elle est la victime principale, on se retrouve avec un personnage qui, par moments, va se « laisser porter » par les événements et par Mathieu et Maxime qui sont en première ligne du combat.

La plume de Michel Pelini est très visuelle. J’aime beaucoup ce côté-là de la plume. Cela apporte beaucoup d’actions dans l’imagination du lecteur. Michel Pelini a un certain talent pour décrire les ambiances, les paysages, les décors. On passe du calme à la folie en quelques mots, les émotions se véhiculent d’une manière intense et intelligente.

Bravo à l’auteur pour ce roman et à l’illustrateur pour cette couverture incroyablement belle.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une manière assez intelligente d’aborder des thématiques dérangeantes comme la pédophilie.
  • Un panel de personnages intéressant
  • Une plume envoûtante

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L’éveil de l’ombre – Tome 1 de Tiphaine Levillain

xcover-5021Résumé : Jill est chasseuse d’Ombre : elle piste, traque et tue les démons qui parcourent le monde, en échange de quoi elle se trouve sous la protection de la Lumière. Sa vie suit une routine solitaire bien huilée et millimétrée dans laquelle elle se plaît… jusqu’à ce qu’elle capte la trace d’un nouvel ennemi. Ce dernier prend alors un malin plaisir à la mener par le bout du nez de ville en ville, du Canada au Montana. Jill doit désormais apprendre à travailler en équipe pendant que les sombres révélations s’enchaînent. Betty est aux anges : elle a la chance de participer à un chantier archéologique non loin de Londres en compagnie d’Andrea, sa meilleure amie, et de Thomas, l’homme qu’elle aime secrètement depuis des années. Tout bascule quand elle déterre un coffre contenant une étrange sphère noire. Deux influences extérieures tentent de la manipuler et elle décide finalement de la ramener chez elle. Lorsque Thomas se fait posséder par un démon et dérobe la sphère noire, Betty plaque tout pour essayer de le retrouver et de le sauver à temps. Deux chemins, deux routes, deux avenirs incertains. Les choix que feront Jill et Betty pourraient bien déterminer qui sortira vainqueur de cette guerre entre l’Ombre et la Lumière…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Tiphaine Levillain pour sa proposition via SimPlement. En effet, je suis ravie lorsqu’un(e) auteur(e) me propose de découvrir un nouveau roman à découvrir. J’avais adoré la plume dans sa saga publiée chez Nutty Sheep. Je la retrouve ici avec un roman fantastique auto édité.

Je vous avoue qu’en ce moment, j’ai beaucoup de mal à plonger dans les romans fantasy. Je pense que j’en ai trop lu d’un coup et que j’ai frôlé la mort par overdose de fantasy. Comme la première fois que j’ai lu Tiphaine, j’ai fait des courses de lézards, j’avais un peu peur. Cependant, je me suis bien trompée (et j’en suis heureuse !). L’univers proposé par Tiphaine est radicalement différent de ce que j’ai pu trouver dans ma première lecture. Cela m’a rappelé qu’il ne fallait pas comparer les univers. On ne compare pas l’incomparable.

On entre dans un monde où les réalités font s’entrechoquer. On suit Jill, d’un côté, une chasseuse d’ombre, de l’autre, on suit aussi Betty, une jeune femme qui a une vie d’étudiante normale. Elle vit selon certaines idées qui sont rejetées par notre société actuelle.

Les deux femmes sont radicalement opposées : l’une est plutôt solitaire, méfiante et chasseuse d’ombre, l’autre est accompagnée de ses deux amis, poursuit ses études et n’est pas franchement comprise par sa famille. Cependant, la vie va les mettre sur le même chemin : celui de l’Ombre.

Des personnages secondaires vont apparaitre et rapidement devenir des personnages importants. Jill va se retrouver dans une situation où elle va devoir demander de l’aide. Ainsi, Niklas apparait. J’ai adoré ce personnage et le duo qu’il forme avec Jill est top ! Niklas est un homme piquant, mystérieux sur les origines de sa famille mais terriblement mordant et intelligent. J’ai beaucoup aimé la touche qu’il vient apporter à l’intrigue. Betty va, elle, faire la rencontre de Neil pour partir à l’aventure et sauver le monde d’une terrible menace et surtout sauver Thomas, l’homme qu’elle aime depuis des années. Elle va ouvrir les yeux et comprendre que les chasseurs d’ombre existent : elle va faire la rencontre d’esprits et de monstres qui vont lui faire changer sa vision du monde. De manière générale, j’ai beaucoup apprécié les personnages de ce roman, j’ai un gros faible pour le duo Jill/Niklas mais je reste agréablement surprise par le panel de personnages que j’ai découvert. Qu’ils soient principaux ou secondaires, ils sont tous bien travaillés et apportent quelque chose à l’intrigue.

L’intrigue reste simple mais efficace. Elle envoie Jill et Niklas sur la trace d’un démon qui a pris possession d’un humain et qui veut mener sa quête pour que le mal règne sur le monde. Jill, Niklas mais aussi Betty, Neil et d’autres personnages vont tout faire pour l’en empêcher. Cela va être une quête haletante dont le premier tome pose les bases de manière solide. On va droit au but et j’aime ça ! Le groupe de personnages propose une aventure incroyable !

J’ai dévoré les pages de ce roman en une journée. C’était vraiment très très bon. Pour tout vous dire, j’ai préféré cette histoire. Je trouve que le monde me correspond mieux. Je suis fan de la plume de l’auteure et de ses idées pour faire vivre aux lecteurs une belle aventure. Les thématiques utilisées sont vieilles comme le monde mais Tiphaine Levillain arrive à moderniser le tout en proposant une intrigue originale avec des personnages colorés qui viennent casser les codes et les normes. C’est vraiment très intéressant. J’ai aussi aimé les changements de point de vue ! On perçoit cette aventure à travers les yeux de Jill mais aussi les yeux de Betty. L’auteure maitrise cette technique et ne nous rabâche pas certains détails. On avance dans l’histoire, bien joué !

En définitive, même si j’étais craintive, mes doutes et mes peurs se sont rapidement envolées. On est bien dans ce premier tome qui pose les bases de manière captivante et intelligente. C’est vraiment une super aventure et j’ai beaucoup apprécié découvrir les personnages de Tiphaine Levillain. Je signe pour le tome 2 tout de suite ! La plume est belle, dynamique et permet de d’avancer rapidement dans le récit. L’intrigue ne souffre pas de longueurs et nous permet de vivre une aventure excellente !

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Faire la rencontre des chasseurs d’ombre
  • Nos deux personnages féminins : Jill & Betty
  • La plume de Tiphaine Levillain

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Les contes inachevés – Tome 1 : La vilaine belle-sœur d’Aya Ling

51NBC54BsnLRésumé : En déchirant par mégarde un vieux livre d’images, Kat est téléportée dans le monde de Cendrillon, où elle incarne Katriona, l’une des hideuses belles-sœurs ! En tant que jeune fille de noble lignage, sa vie change du tout au tout et elle doit apprendre à survivre aux lois de ce nouvel environnement, à commencer l’épreuve de passer les portes avec une robe à arceaux… Pour revenir chez elle, elle va devoir compléter l’histoire, jusqu’à ce qu’ils soient heureux et aient beaucoup d’enfants. Mais les obstacles sont de taille : l’autre belle-sœur est belle à s’en damner, la marraine la bonne fée est aux abonnées absentes et le prince – carrément canon, soit dit en passant – déteste les bals. Dans de telles conditions, arrivera-t-elle seulement à rentrer chez elle… ?

~ Lecture détente ~

Je remercie chaleureusement les éditions MXM Bookmark pour avoir mis gratuitement en ligne le premier tome des contes inachevés. Publié dans la collection « onirique », ce premier tome nous propose une réécriture de contes assez originale ! J’avoue que je n’avais jamais encore rencontré cette idée qui est plutôt pas mal du tout !

Le principe est assez simple : Kat est téléportée dans un livre de contes qui la propulse directement dans l’univers de Cendrillon. Kat n’est pas devenue le personnage de Cendrillon, non ! Elle est Katriona, l’une des deux belles-sœurs de Cendrillon. J’ai trouvé l’idée très bonne ! En effet, on aurait pu s’attendre à ce que l’auteure prenne le chemin de la facilité en faisant endosser le rôle de Cendrillon à Kat mais non ! Bravo !

L’intrigue est plutôt sympathique. J’avoue que cette lecture me faisait de l’œil depuis pas mal de temps étant donné que je suis fan des réécritures de contes. Il faut aussi souligner le fait que je suis une fan de Cendrillon. C’est pourquoi je n’ai pas cherché plus longtemps : j’ai foncé et j’ai lu ce premier tome assez rapidement. Clairement, ce n’est pas un coup de cœur mais cela reste agréable découverte ! Je pense que je lirai le deuxième tome sans aucun souci. C’est le genre de roman qui vous tient pour une après-midi.

Kat est un personnage assez attachant : jeune lycéenne mal dans sa peau, elle a du mal à se sociabiliser et à rester maitre d’elle-même dans certaines situations. Elle adore la littérature. C’était donc la candidate idéale pour « tomber » dans un livre, non ?  Kat est une jeune fille très mature pour son âge, elle apporte un certain équilibre dans ce texte. Pour pouvoir conjurer le sort et retrouver sa place au sein de sa famille, Kat va devoir tout mettre en œuvre pour que tout se termine bien pour Cendrillon, que le bal ait lieu et que son histoire d’amour perdure. Au-delà de la gentillesse de Kat, on va découvrir son intelligence, son courage et sa volonté de faire les choses correctement et respectueusement.

L’auteure choisit de traiter avec brio et humour du choc des cultures ! En effet, quelques siècles séparent Kat des personnages qu’elle va rencontrer : interdiction de parler d’internet, de faire des raccourcis dans la langue française, bref, elle va devoir faire attention à ce qu’elle dit et fait pour son propre bien. Cela va apporter des situations cocasses qui m’ont fait sourire.

Certaines choses m’ont, cependant, fait lever les yeux au ciel : la maladresse de Kat. Franchement, elle n’a pas besoin de tomber, de se faire mal, de chuter toutes les cinq minutes. La redondance à ce niveau m’a un peu ennuyée. J’avoue que je ne comprends pas forcément ce que cela peut apporter de plus à l’action. Dommage d’affubler Kat de cette maladresse maladive. Si au départ, on peut concevoir qu’elle ait du mal avec les cours de maintien et de danse, je trouve que ce trait a été un peu trop exploité pour rester crédible. J’aurais aussi apprécié en savoir plus sur la sphère des gobelins. Tout n’est pas forcément bien expliqué ce qui m’a laissée, quelque fois, avec certaines questions à ce sujet. Troisième (et dernier) point qui m’a un peu laissée sur ma faim : les personnages secondaires. Si j’ai aimé Kat et son caractère, rien ne m’a surpris au niveau des personnages secondaires. Bianca reste la méchante de l’histoire avec sa mère. Rien de surprenant. Elle reste dans son coin et n’est pas forcément très présente non plus alors qu’Elle reste quand même un personnage très important dans cette histoire. Dommage pour ce point !

En définitive, même si l’idée de départ m’a beaucoup plu, certains petits points m’ont chiffonnée et font de cette lecture une lecture agréable mais pas impérissable. Cependant, il faut avouer que la plume de l’auteure est rafraîchissante et dynamique. Le roman ne souffre pas de longueur.

3 bonnes raisons de lire ce premier tome :

  • Une idée de départ assez originale
  • Le personnage de Kat ultra rafraîchissant
  • La plume très sympathique qui plaira à beaucoup de lecteurs et lectrices

3

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Autre monde – Tome 1 : l’alliance des trois de Maxime Chattam

9782846947633-475x500-1Résumé : Personne ne l’a vue venir. La Grande Tempête : un ouragan de vent et de neige qui plonge le pays dans l’obscurité et l’effroi. D’étranges éclairs bleus rampent le long des immeubles, à la recherche de leurs proies, qu’ils tuent ou transforment… Après leur passage, Matt et Tobias se retrouvent sur une Terre ravagée, différente. Désormais seuls, ils vont devoir s’organiser. Pour comprendre. Pour survivre… à cet Autre-Monde.

~ Ecoute détente ~

Hello tout le monde, je vous retrouve aujourd’hui pour une écoute. En effet, à la salle de sport (quand elle était ouverte), j’écoutais des livres audio. J’ai décidé de commencer par l’écoute de la saga plutôt jeunesse de Maxime Chattam car mon écoute du roman Le signal n’avait pas forcément porté ses fruits. Ne voulant pas rester sur un échec, j’ai tenté la saga Autre monde dont j’ai entendu beaucoup de bien. C’est plutôt sympathique !

Je ne vais pas vous mentir, pour moi, ce n’est pas LA découverte de l’année à découvrir absolument. Je pense que j’ai passé l’âge pour avoir un super méga coup de cœur pour ce genre de saga. Cependant, ça n’enlève pas le plaisir de la découverte.

On reprend certains codes du fantastique : le duo de deux amis qui se transforme en trio après quelques difficultés avec la personne concernée. C’est de cette manière que Matt et Tobias, deux amis de toujours, vont faire la rencontre d’Ambre. Rien ne les destinait à se retrouver…

Le monde connait une énorme crise : La Grande Tempête. Elle va ravager le monde. Elle va faire du monde que l’on connait une ruine où la nature reprend ses droits, où les enfants doivent survivre et se battre contre les adultes. Bref, c’est un temps où il ne fait pas bon vivre.

L’intrigue est très bien ficelée, on se retrouve dans un monde où le lecteur découvre une nouvelle hiérarchie, une nouvelle manière de fonctionner et c’est plutôt intéressant. Les enfants gagnent en maturité très rapidement. Quand on sait que nos trois héros ont 13, 14 et 15 ans… J’avais plutôt l’impression d’avoir des adolescents de 17/18 ans sous les yeux. Cela ne gâche en rien le plaisir de découvrir le travail de Maxime Chattam. On se retrouve dans une ambiance assez mystérieuse, sombre et pleine d’insécurité (pour ne pas dire danger).

On va surtout suivre Matt qui est notre personnage principal. Plein de bon sens et rempli de courage, c’est un jeune homme intelligent qui ne manque pas de se faire remarquer pour ses actions au sein du quartier général des enfants : le quartier des Pan (référence enfantine à Peter Pan, bien entendu). C’est tout une vie qui va s’organiser. Les plus âgés guident les plus vieux, les nouveaux arrivants sont aidés par les anciens. Rapidement, Matt, Tobias et Ambre vont comprendre que quelque chose cloche. Dans cet endroit, une menace gronde : vient-elle de l’intérieur ou de l’extérieur ? C’est ce que l’on va découvrir.

Le trio fonctionne plutôt bien. Deux garçons, une fille, forcément les petites intrigues se tissent au sein de la grosse intrigue, c’est plutôt sympathique et permet de faire une pause dans cet univers assez pesant. On fait aussi la rencontre des Cyniks et des Gloutons (les gros méchants adultes).

La plume de Maxime Chattam est assez dense. Ok, c’est très sympathique mais j’avoue que la plume n’est pas forcément ce à quoi je m’attendais. On se retrouve avec un sacré univers ultra détaillé et franchement, par moments, il y a peut-être eu trop de détails pour moi. Certaines choses m’ont aussi fait lever les yeux au ciel : ce trio par exemple, sans surprise aucune dans la composition. L’auteur rend son premier tome oppressant, ça c’est certain : cependant, j’aurais apprécié pouvoir respirer d’une manière ou d’une autre dans ce roman. Ici, j’ai eu un peu de mal aussi à m’y faire.

En définitive, l’aventure reste assez sympathique. J’avoue que c’est agréable. L’aventure est recherchée, comme l’univers riche et dense que nous propose l’auteur. Si j’ai pu remarquer quelques facilités, je reste quand même satisfaite de mon écoute. La plume est chargée et pleine de détails. J’applaudis la qualité de la lecture et les bruitages qui mettent particulièrement dans l’ambiance.

3 bonnes raisons d’écouter/lire ce premier tome :

  • Une bonne lecture pour les adolescents/jeunes lecteurs
  • Un univers riche et détaillé
  • Un trio sympathique à découvrir

4

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Black Sea – Tome 1: Abysses de LS Down

41q5hOlklOL._SX347_BO1,204,203,200_Résumé : Partie en croisière avec sa petite-amie et des proches, loin du stress de la ville et des études, Aesma ne se doutait pas que leurs vacances sur les mers allaient virer au cauchemar. Attaqués et enlevés, une nuit, par quelque chose d’inconnu, elle se réveillera changée, dans un monde qui n’est pas le sien. Un monde où les hommes ont tous les pouvoirs et où les femmes n’ont aucune pitié entre elles. Jetée au milieu d’un harem, elle devra subir les sauts d’humeur du colérique et possessif Dagon qui fera tout pour la voir ramper à ses pieds. Ainsi que la colère et la jalousie des autres femmes composant le harem de son bourreau. Son seul réconfort se trouvant être celui d’une autre femme répondant au nom de Cadence. Pourtant, ce qui semblait n’être un simple cauchemar éveillé au début va rapidement révéler d’autres secrets qui vont changer la vision de Aesma sur le monde qui l’entourent et surtout sur sa propre existence. Violentée et réduite au rang de vulgaire objet, Aesma devra user de tous ses atouts pour espérer s’en sortir indemne.

~ Lecture Crazy book day ~

Je remercie chaleureusement Evidence éditions pour l’envoi de ce roman dans le cadre du Crazy book day. Deuxième roman que j’ai la chance de lire dans ce cadre, je suis très heureuse d’avoir pu plonger dans l’univers de Black Sea. La couverture est juste magnifique, j’avais vraiment envie d’en savoir plus sur ce premier tome qui semblait sortir des sentiers battus tant au niveau du résumé que des thématiques abordées. On y va ? Inutile de mettre votre maillot de bain…

Ce premier tome est très riche. Il se lit vite et bien (je l’ai lu en une après-midi). C’est une lecture très prenante qui nous met tout de suite dans le bain. Il n’y a pas de préambule : Aesma est sur un bateau, en croisière, il y a de gros tremblements et finalement, elle tombe à l’eau et est entrainée. Dès le premier chapitre, on est dans le vif du sujet. C’est plutôt intéressant.

Ce que j’ai beaucoup apprécié, c’est ce mélange des genres. On est dans une histoire fantastique avec ce monde sous-marin qui prend forme sous nos yeux, dans une romance au sens large du terme puisqu’il y a quand même un harem qui vit autour d’un homme et on est, pour moi, dans le new adult puisqu’il y a quand même pas mal de passages osés qui feront frétiller les fans du genre. Je n’avais jamais encore jamais croisé ce mélange, je pense. C’est plutôt original et cela m’a permis de vivre une histoire captivante.

Je ne vais pas forcément m’attarder sur le côté érotique du roman parce que le résumé en dit bien assez et que, pour moi, la force de ce roman ne réside pas forcément dans cette facette-là. En revanche, j’ai énormément apprécié le personnage d’Aesma. Aesma est une jeune femme qui est amoureuse d’Amber. Elle va vite déchanter dans sa prison dorée. Elle a été choisie par Dagon, un homme fort, séduisant qui est très colérique. Pour survivre, elle ne va pas avoir le choix : elle va devoir se plier à tous les désirs de ce cher Dagon qui la veut plus qu’autre chose. Aesma ne l’entend pas de cette oreille. Ce qu’elle veut ? Partir d’ici, retrouver Amber et sa famille et mettre un coup de pied bien placé à ce Dagon. Aesma est pleine de courage, de force et d’intelligence. Elle va vite apprendre à savoir se taire quand il le faut et à savoir avancer ses pions de manière intelligente.

Aesma va vite inverser la tendance. Si dans ce harem, tout le monde semble être résigné aux assauts des pulsions de Dagon, Aesma va tout faire pour s’en sortir. Elle va faire la rencontre de beaucoup de figures féminines : celles qui sont complètement soumises à Dagon, qui l’aime malgré tout ce qui peut se passer comme horreur dans ce harem et celles qui aimeraient partir de là sans jamais vraiment avoir essayé. Aesma est le souffle qui va faire lever un vent de révolte au cœur du harem de Dagon. Elle va trouver des appuis, des personnes à qui parler, des mots qui vont lui donner du courage. Aesma est la force de ce roman, pour moi. Clairement, dès le départ, j’ai apprécié son caractère et ce qu’elle dégage. Elle est forte et fragile à la fois, naïve et intelligente, pleine d’espoir mais garde les pieds sur terre. On est dans un monde où les femmes sont là pour enfanter (enfin seulement les humaines que l’on chasse et transforme). On est dans cette dureté de la vie, dans cette difficulté d’exister.

Comme je le dis ci-dessus, il y a beaucoup de personnages secondaires qui viennent donner de la matière au roman. On a vraiment cette impression d’avoir un peuple qui vit là. Les figures masculines restent cruelles et méchantes la plupart du temps. C’est assez paradoxal avec Dagon, on le voit, comme étant une personne détestable et méprisante et à certains moments, il laisse transparaitre une certaine humanité qui désarçonne complètement le lecteur qui ne sait plus quoi penser de ce personnage.

J’ai aimé cette volonté de s’en sortir. J’ai aimé la manière dont l’auteure traite de la place de la femme dans son univers. Honnêtement, je ne pensais pas que cette idée de harem serait pour moi et finalement, je n’ai pas su lâcher le roman. J’attends le tome 2 avec impatience !

La plume de LS Down est aussi très sympathique. Je pense que cet univers va plaire aux lectrices et lecteurs qui aiment avoir une figure féminine forte à la tête d’une intrigue. Un univers fantastique dont certains passages peuvent nous faire penser à notre propre société et à la place que la femme a dans la société actuelle. C’est plutôt intéressant. A cette touche de fantastique, s’ajoute une bonne touche d’érotisme.

3 bonnes raisons de lire ce premier tome :

  • Une plume moderne et très agréable
  • Aesma qui est la réelle force du roman
  • Le mélange du genre fantastique, de la romance et du new adult

4

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Jazz dream and a pinch of human d’Alicia Alvarez

84881240_2555598981432753_1716889661630054400_oRésumé : Nouvelle-Orléans, lundi 19 mai 2025. On dit souvent que les choses évoluent avec leur temps et qu’il faut suivre le mouvement. Pour les membres de « Allo Dreams », cela devient légèrement compliqué quand ils apprennent que leur passion est en péril via leurs KB7, un atout technologique précieux. Petit à petit, on a remplacé les musiciens par les IA au Superdome, à la radio, à la télévision, mais les humains continuent à vivre leurs sons avec émotions à d’autres endroits. À présent, les synthétiques prennent leur place dans les bars, les clubs de jazz, et même les rues. On éjecte les humains de la scène. Pourtant, il leur paraît inconcevable de ne rien faire. Le capitalisme n’éteindra pas les flammes de leur passion, plus vives que jamais, parce qu’ils comptent bien se battre pour garder l’étincelle intacte. Plongez au cœur d’une Nouvelle-Orléans futuriste, aux côtés de Charlotte, Louis, Colin, Owen, Martha et Joshua, six personnalités différentes animées par le même objectif : rétablir la liberté musicale.

~ Service presse ~

Je remercie Alicia Alvarez pour la proposition de lecture. Je remercie aussi les éditions Nutty Sheep par la même occasion. Je ne vous le cache pas, je ne suis pas forcément à l’aise avec le fait de devoir lire et chroniquer les romans des copines. En effet, j’ai eu la chance de rencontrer Alicia lors d’un salon du livre (celui de Mons, accompagnée de ma chère amie Wolkaiw), nous conversons régulièrement puisque nous travaillons toutes les deux chez Séma Editions mais aussi chez Crin de chimère. Je pense que l’envie a pris le pas sur mes craintes. J’ai donc découvert Jazz dream and a pinch of human avec plaisir. C’était aussi l’occasion de faire une nouvelle lecture commune avec la grande et talentueuse Wolkaiw.

Lecture courte et rapide, Jazz dream and a pinch of human est un roman parfait à dévorer en une fois entre deux gros pavés. Vous savez que le format « roman court » n’est pas forcément ma tasse de thé. J’ai été agréablement surprise. J’avoue que les thématiques abordées ainsi que la plume m’ont permis d’apprécier le roman dans sa globalité.

L’intrigue se déroule en 2025. J’aime beaucoup l’idée de cette date. Mélangée à l’une des thématiques principales, l’idée est très intelligente. Ce roman nous propose de faire la rencontre de personnages humains qui vivent avec des intelligences artificielles (IA). Les nouvelles technologies prennent beaucoup de place dans leurs vies. Armés de leurs KB7, les humains s’informent et vivent à coup de nouvelles technologies, ne sachant plus vivre sans. Le choix de la date de 2025 est intéressant : un futur proche. On nous propose donc de découvrir une intrigue complètement inventée mais finalement, cet écart de 5 ans, entre le moment où je vous écris et le moment où l’action se déroule, permet au lecteur de s’interroger sur son comportement vis-à-vis de toutes les technologies qui nous entourent.

La musique est forcément très importante dans ce récit. On parle de musique et plus particulièrement de jazz. Grâce à nos personnages mais aussi à leur groupe (les « allo dream »), on fait une plongée dans l’univers du jazz à la Nouvelle Orléans. J’aime beaucoup ce courant de musique et ce lien qui unit le jazz à la Nouvelle Orléans (qui est définitivement un endroit que j’ai envie de découvrir). Ce n’est pas la seule thématique bien qu’elle soit la principale de l’intrigue : l’amour et l’amitié sont aussi présents et cela permet aussi de rendre à ce roman un côté plus humain dans ces périodes où ces deux thématiques ressurgissent.

Ce roman court me réconcilie un peu avec ce genre. Ici, il y a des points négatifs mais aussi des points positifs. Le roman ne souffre pas de longueur, il y a beaucoup de rythme et les personnages sont réellement attachants. Cependant, il y a un petit point négatif pour moi : certaines relations manquent un peu de matière. Je pense, par exemple, à la relation entre Joshua et sa nièce ou encore à la touche de romance dans ce roman. Une romance se dessine entre deux personnages mais elle n’aboutit pas forcément. Je n’ai pas compris sa présence dans l’histoire. J’aurais aimé que ce point soit peut être un peu plus approfondi. Je pense que c’est l’inconvénient de ce format.

Les personnages sont très intéressants. J’ai aimé le fait que le groupe agisse de deux manières : soit comme une entité à part entière soit comme des individus que l’on dissocie. Les membres du groupe sont liés par l’amour de la musique et une manière de penser. J’ai beaucoup aimé cette idée. Cependant, on respire aussi dans ce texte en découvrant les personnages de manière individuelle. J’ai trouvé ça chouette et j’ai beaucoup apprécié Owen.

La plume d’Alicia est très intéressante. En effet, en quelques pages, les émotions sont très bien véhiculées. La fin du roman est riche en émotion. Le moment où le groupe se produit sur la scène est magnifique et très bien intégré au roman. Malgré ce nombre de pages assez pauvre, l’auteure parvient à donner de nombreuses couleurs à son intrigue et une finesse aux psychologies de ses personnages.

En définitive, Jazz dream and a pinch of human est un roman assez agréable à lire qui me réconcilie avec ce format qui me fait encore défaut. La plume d’Alicia Alvarez est belle, délicate et très agréable. Je vous conseille de plonger dans cet univers. Bravo.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La présence du Jazz et des IA
  • La plume d’Alicia
  • Le groupe de musique

4

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Féerélia – Tome 1.5 : une étrange célébration de Florina L’Irlandaise

41fv6FztOmLRésumé : Sur Féerélia, Moïra doit se soumettre aux habitudes de ce monde. Si elle a l’art de se faire des amis, elle a aussi celui de s’attirer les ennuis. Pourquoi Archibald se montre-t-il si distant?? Qui est Sharina?? Mais surtout pourquoi en veulent-ils autant aux petits peuples??Est-ce que Ciara et Fergus réussiront à la fois à l’aider et à percer ces nouveaux secrets??Quelque chose d’étrange survient dans ce monde. Et si Samhain leur apportait les réponses? Ou alors encore plus de questions. Retrouvez les amis de Moïra dans cette nouvelle aventure. Qui amènera des explications et autant d’autres mystères. Amours et amitiés. Joies et aussi larmes. Vous ne resterez pas insensible devant cet interlude.

~ Service presse ~

Je remercie Florina l’Irlandaise pour l’envoi de sa saga en service presse. J’ai décidé de lire un roman par mois. Ici, je me suis retrouvée avec une nouvelle qui se lit entre le premier tome et le deuxième. Etant quand même assez conséquente, aujourd’hui, mesdames et messieurs, je ne lèverai pas les bras au ciel en hurlant par rapport à la taille du texte.

Petite parenthèse dans l’aventure que nous suivons, cette nouvelle s’intéresse à une fête que l’on fête mais qui n’a pas la même appellation. En effet, l’auteure nous propose de fêter Samhain ! Qu’est-ce que c’est que cette bête-là ? Il est grand temps de faire un point culture avec notre ami Wiki ! « Samhain est la première des quatre grandes fêtes religieuses de l’année celtique protohistorique, fêtée aux environs de notre 1er novembre. C’est aussi le nom d’Halloween et du mois de novembre dans les langues gaéliques. Elle vient après Lugnasad et avant Yule, et marque le début de la période sombre (pour les Gaels, l’année était composée de deux saisons : une saison sombre et une saison claire). C’est une fête de transition — le passage d’une année à l’autre — et d’ouverture vers l’Autre Monde, celui des dieux. »

Florina l’Irlandaise nous replonge sans soucis au cœur de son univers peuplé de créatures diverses et variées. C’est avec plaisir que l’on reprend le cours de l’histoire avec les personnages : Moïra, Ciara, Archibald, Fergus mais aussi Kiel. Il y en a beaucoup d’autres mais je trouve que l’on est vraiment dans le vif du sujet avec ces personnages. Moïra et Ciara sont revenues sur Féerélia mais cela ne se passe pas comme dans un conte de fées. A quel prix vont-elles payer leur retour ?

Moïra montre encore une fois qu’elle veut faire les choses bien, à l’image de ses parents. Ainsi, on va rencontrer avec la princesse un petit peuple que l’on ne connaissait pas encore. Ainsi, on va aussi découvrir cette fête qu’est Samhain.

Il est difficile de vous parler de l’intrigue parce qu’avec une nouvelle, si je vous en parle un peu, je vous dis tout et ce n’est pas forcément ce que je veux, le mieux est encore de découvrir cette saga qui promet encore de belles surprises. A l’image du premier tome, cette nouvelle est riche en informations. On comprend un peu mieux Archibald et ses réactions. En effet, on avait commencé à creuser le problème dans le premier tome mais certaines de nos interrogations n’avaient pas trouvé de réponses. C’est maintenant chose faite avec cette nouvelle.

Les décors sont riches, on a aussi les us et coutumes qui se dessinent et qui apportent une touche folklorique à l’univers de Florina L’Irlandaise.

Je tiens à saluer le travail de l’auteure. En effet, la plume gagne en fluidité. Cela efface les longueurs (vous me direz… Dans une nouvelle, c’est plutôt compliqué d’avoir des longueurs). L’auteure décide d’aller à l’essentiel et cela n’est pas plus mal. Une étrange célébration est une histoire qui aère beaucoup l’univers qui peut être pesant à cause de la menace qu’est Morrigann. En effet, elle n’est jamais bien loin. Elle rôde, tapie dans l’ombre et l’impression qu’elle puisse apparaitre à tout moment ne nous quitte pas. C’est plutôt prenant.

Je ne trouve pas que cette nouvelle fasse avancer l’histoire et franchement, ce n’est pas bien grave. Ici, je trouve que l’auteure met l’accent sur l’humain et c’est très agréable. On en apprend plus sur certains personnages, les liens se font et se défont entre les personnages et j’aime beaucoup cette idée. Cela permet au lecteur de se rapprocher des personnages qui semblaient froids. Je pense par exemple à Archibald. C’est un personnage dont je ne savais pas grand-chose et son comportement me faisait m’interroger. Je ne savais pas si je l’aimais ou non. Ici, j’y vois un peu plus clair et j’attends avec impatience de pouvoir me plonger dans le deuxième tome de Féerélia.

En définitive, cette nouvelle est une jolie parenthèse qui nous permet de comprendre les us et coutumes assez lointaines avec la célébration de Samhain. Florina l’Irlandaise nous propose ici de faire une petite plongée dans son univers de manière intelligente. C’est une histoire sympathique qui se lit rapidement. On est heureux de retrouver nos personnages le temps de cette nouvelle. Côté syntaxe, malgré les petites fautes, je trouve que le texte est bien mieux corrigé que le premier. Bravo !

3 bonnes raisons de lire cette nouvelle :

  • Si vous avez lu le premier tome, vous apprécierez retrouver les personnages et l’univers de Florina l’Irlandaise à coup sûr.
  • Le folklore mis en avant.
  • Le passé de certains personnages expliqué. J’aime beaucoup, c’est éclairant !

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La fille des deux mondes – Tome 3 : trois derniers soupirs de C.C Hunter

téléchargementRésumé : Une jeune mariée brutalement assassinée fait part de sa soif de vengeance à Riley, tandis que son tueur s’apprête à récidiver. Sans l’esprit d’Hayden à ses côtés, la jeune fille se retrouve seule et vulnérable face à ce nouveau danger. Elle découvre également des secrets de famille bien enfouis qui changent tout ce qu’elle croyait savoir sur ses parents.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Michel Lafon ainsi que Camille pour l’envoi de ce roman que j’attendais avec impatience. Je pense que c’est celui qui me tentait le plus. Après avoir lu les deux premiers tomes de cette trilogie, ouvrir le dernier tome était pour moi important. C.C Hunter nous offre un troisième volet à la hauteur des deux précédents et marque ainsi la fin d’une superbe trilogie.

J’ai retrouvé Riley et ses super pouvoirs avec plaisir. Riley a le pouvoir de savoir parler aux morts. Ils reviennent en tant que fantômes assez flippants mais qui ont besoin d’elle pour trouver la paix et la lumière. J’aime beaucoup cette petite. Enfin petite, elle est une adolescente qui a dû grandir plus vite que les autres. Avec sa maman morte, son père a tout fait pour qu’elle grandisse correctement au sein de cette famille monoparentale.

Dans les deux premiers tomes, on a rencontré Hayden en tant que fantôme, cependant, un événement fait qu’il n’est plus à ses côtés et qu’elle doit se débrouiller (presque) seule face à ces fantômes et plus particulièrement face à cette mariée poignardée fantomatique.

Ce troisième tome est sous le signe des révélations. Plus on tourne les pages, plus la vie de Riley devient compliquée. Entre les problèmes familiaux, les problèmes amoureux et les problèmes amicaux, Riley cumule le stress et les péripéties. Riley est un personnage fort et courageux. Problème après problème, elle va réussir à trouver la vérité dans cet amas de mensonge. Elle va tout faire pour que cette mariée poignardée puisse trouver la paix.

La plume de C.C Hunter est toujours aussi saisissante de réalisme et de dynamisme, on ne s’ennuie pas. Néanmoins, il faut noter que l’ambiance est plus sombre. L’intrigue résonne comme étant plus lourde et mystérieuse mais cela donne une dimension plus adulte au roman mais aussi à la globalité de la trilogie. L’intrigue ne souffre d’aucune longueur. Bien au contraire, c’est très fluide et dynamique.

Avec Riley, on retrouve les personnages que l’on a rencontrés via les deux premiers tomes. Ainsi, on retrouve Hayden mais aussi Kelsey, sa meilleure copine qui va devenir une alliée redoutable. De plus, elle va aussi apporter son lot de problèmes personnels qui vont rendre la vie de Riley encore plus électrisante.

Ce que j’ai beaucoup apprécié dans cette saga, c’est le fait que les personnages grandissent et évoluent au fil des tomes. C’est assez intelligent de la part de l’auteure puisque le lecteur ne s’embourbe pas dans une trilogie trop jeune pour lui. En effet, je trouve que le lectorat est élargi et cela fait du bien ! De plus, le fil rouge de l’intrigue est toujours présent. On ne s’ennuie pas. En effet, l’idée de base reste assez simple : Riley parle aux fantômes qui ont besoin d’aide pour passer dans l’au-delà. Mais avec les différents fantômes et les différentes quêtes, l’idée de base est tout le temps réinventée. Bravo pour cette ingéniosité.

En définitive, c’est un roman qui clôt la trilogie  avec brio. On évolue en même temps que les personnages au rythme de ces trois tomes qui vont nous proposer une aventure haletante et pleine de péripéties. On ne s’attarde pas que sur le pouvoir de Riley (qui prendre beaucoup de place par moments). Cependant, on est dans une trilogie qui va nous proposer des adolescents en personnages principaux. Je n’ai rien contre cette idée mais je trouve qu’ils ont beaucoup trop de responsabilités sur le dos. Bien que cela reste crédible, du haut de leurs 17/18 ans, ils doivent gérer des choses très lourdes. Vu tout ce qui tombe sur le dos de Riley, je ne suis pas certaine qu’un adulte serait gérer sur tous les fronts. C’est certainement la seule chose que je reprocherai à cette trilogie. Le fantastique est mêlé de manière intéressante avec la réalité, on y croit. C’est top. Les liens qui se font et se défont dans cette intrigue sont très beaux. Il y a beaucoup d’émotions dans la plume de l’auteure et c’est avec plaisir et délice que je me suis plongée de nouveau dans cet univers.

3 bonnes raisons de plonger dans ce troisième tome (et dans la trilogie de manière générale) :

  • Le personnage de Riley que j’ai beaucoup apprécié ainsi que le panel de personnages qui est lui aussi très intéressant. (mais j’ai quand même un gros faible pour Riley).
  • L’univers fantastique que l’auteure créée. J’aime beaucoup la manière dont elle amène les choses dans son intrigue qui est en constante évolution.
  • La plume de l’auteure que j’aime beaucoup.

4

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La danse du loup – Tome 1 : Le chevalier noir et la dame blanche de Hugues de Queyssac

41wpqa0Z-xL._SX195_Résumé : Hiver de l’an de grâce 1345. Bertrand Brachet de Born, premier écuyer du baron de Beynac, fit un songe hallucinant de vérité. Il entrevit une fée d’une beauté inoubliable. Convaincu de son existence, il partit avec fougue à sa recherche. Dans son immense naïveté, il rêvait d’amour, de courtoisie, de bravoure et d’esprit chevaleresque. Mais sa quête se heurtera à une conspiration du silence, et son parcours sera jalonné de félonie, de crimes, de traîtrise et de sang. Le sang de pauvres et de nobles !

~ Service presse ~

Je remercie la masse critique Babelio ainsi qu’évidence éditions pour l’envoi de ce roman. J’étais très curieuse de découvrir ce premier tome qui était très prometteur. Avec un résumé aussi tentant, il n’est pas resté très longtemps sur ma PAL !

C’est un premier tome très prometteur que nous avons là. Il y a quelques petites choses qui ont fait que ce n’est pas un coup de cœur mais ce premier tome reste une très bonne lecture. Si j’en ai l’occasion (ou si je provoque l’occasion ahah), je lirai le deuxième tome sans aucun souci.

On fait la rencontre de Bertrand Brachet de Born, notre personnage principal qui va nous faire vivre une incroyable aventure au cœur de la Guerre de cent ans. Bertrand est un personnage singulier, un peu bourru et naïf mais très sensible et touchant. C’est le premier écuyer du seigneur de Beynac. Et Bertrand tombe amoureux. Il ne tombe pas amoureux de n’importe qui puisque son cœur ne bat que pour cette apparition magnifique et incroyable qu’il a aperçue dans ses rêves. Rapidement, Bertrand va nous prouver que sa vie n’est pas de tout repos : autant sur le plan personnel que professionnel.

Si l’intrigue m’a beaucoup plu, j’ai eu quelques petits soucis. Les personnages sont très sympathiques. Ils sont tous intéressants et nous permettent d’avancer dans l’intrigue. Cependant, j’ai remarqué un réel manque de profondeur dans leurs caractères. C’est dommage parce que l’auteur a une plume magnifique mais il m’a manqué ce petit plus au niveau des personnages qui les rend inoubliables. Dommage.

Comme je vous le disais, la plume de l’auteur est très sympathique. Elle est dynamique et intéressante. J’ai apprécié avoir un dialecte qui colle au siècle dans lequel se déroule l’action. On a ainsi plusieurs langages qui se dégagent de l’intrigue. Cela ajoute un cachet certain à l’intrigue. C’est très sympathique. De plus, le roman est truffé d’humour ce qui rend l’intrigue plus aérée, respirable. C’est plutôt sympathique car, par moments, le roman souffre de quelques petites longueurs. Ainsi, on a des moments fluides et dynamiques et d’autres où cela retombe un peu comme un soufflé. Cependant, il faut noter qu’une fois dans le feu de l’action, le lecteur ne s’ennuie pas.  L’intrigue va se diviser en plusieurs pans : d’un côté la quête de Bertrand et de l’autre l’enquête sur Bertrand. J’ai beaucoup apprécié ce mélange : la quête et l’enquête sont brillamment mêlées. C’est plutôt intelligent comme idée.

Le côté historique de cette intrigue me plait aussi énormément. On se doute, à la lecture du résumé et de la première de couverture qu’il va y avoir de l’Histoire. On en a énormément. On sent tout le temps que l’auteur a pris pour se documenter et rendre son intrigue ultra crédible aux yeux du lecteur. On se retrouve vraiment au 14ème siècle. Cela est très intéressant.

Un petit point dérangeant… Enfin, ici, ce n’est qu’une affaire de goût. Personnellement, les dernières phrases en fin de chapitre annonciatrices… Pas pour moi. Même si pour certains lecteurs, cela fait monter le suspens, je reste vraiment sceptique pour ma part. Je ne suis pas forcément à l’aise avec ce procédé.

L’auteur va soulever des thématiques intéressantes pour l’époque : la justice bien entendu mais aussi la religion : comment un homme forcé à partir sur les terres orientales se débrouille en étant chrétien ? Le 14ème siècle n’est pas forcément aussi tolérant que le monde contemporain dans lequel on évolue. On trouve aussi les thématiques simples mais efficaces : amitié et amour. J’ai aussi apprécié le fait que l’auteur reprenne les codes de la littérature médiévale. Pour l’avoir étudiée, j’ai été positivement surprise de retrouver certains aspects de la littérature médiévale. Cela apporte encore plus de crédibilité à l’intrigue.

En définitive, même si ce premier tome n’est pas parfait, on peut aisément souligner ses nombreuses qualités : une plume incroyable, de la documentation utilisée à bon escient, un personnage principal attachant et véridique. Bref, on plonge dans un premier tome qui pose bien les bases et qui donne envie de savoir la suite !

3 bonnes raisons de lire ce premier tome :

  • Le 14ème siècle dans le Périgord. Une ambiance crédible qui donne envie d’en savoir plus sur cette période historique.
  • Notre bon Bertrand, personnage principal avec ses qualités et ses défauts.
  • Les thématiques abordées ainsi que le mélange de quête et d’enquête, c’est très intelligent !

4

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La collision des mondes de Sam Cornell

CDM-cover-face-avant-via-paintRésumé : « Un bien étrange suicide que voilà. » La missive glissée sous sa porte invitait Calvez à revoir les conclusions de son enquête. Et si finalement Galantier avait été assassiné. Mais par qui ? Et pourquoi ? En reprenant ses investigations, Eduardo Calvez sera confronté à une affaire plus complexe qu’il ne l’imaginait, où tous les protagonistes se révèleront plus impliqués qu’ils ne le laissaient transparaitre. Derrière le masque paisible et trompeur de la Côte d’Albâtre, se cachent des secrets que la bourgeoisie locale avait pris soin d’occulter. Chaque indice collecté guidera l’inspecteur vers une autre vérité, tout en entretenant ce sentiment étrange qu’il n’est qu’une pièce d’échiquier, chahutée par des adversaires mystérieux, œuvrant de la Normandie jusqu’aux Amériques. Cette enquête le mènera vers les confins du réel, car gravir la généalogie des Malville ne sera pas sans conséquences. L’aide imprévue de frère Guillaume et de mademoiselle Colinet sera la bienvenue, mais sauront-ils résister à la tentation que le mécanisme d’Alhazen a toujours suscitée… ou succomberont-ils à son appel comme ce Rose-Croix trop impatient ?

~ Service presse 📱 ~

Je remercie Sam Cornell ainsi que les éditions Livr’S pour l’envoi de ce roman. Parfois, le hasard fait bien les choses. Encore une fois, on me le prouve. Je furetais (encore une fois avec Wolkaiw) au salon du livre de Somain, entre les étales des éditeurs et auteurs, je suis tombée sur ce roman. LA COUVERTURE !!!! Je suis tombée amoureuse de cette couverture. Je crois que, même si le roman parlait des recettes de cuisine de Tatie Huguette, j’aurais fini par fondre. Le prix étant quand même conséquent, je me suis laissée le temps de la réflexion. Puis, quelques semaines plus tard, c’est l’auteur lui-même qui me contactait pour un possible service presse… Si ça ce n’est pas de la chance ! Me voilà donc partie avec cette lecture qui paraissait tout à fait intéressante.

On fait la rencontre d’Eduardo Calvez. J’ai aimé ce personnage qui m’a beaucoup plu. Il est mis à mal par beaucoup de personnages. Le fait de travailler dans la police n’aide pas. Souvent comparé à quelqu’un qui ne sait pas forcément se mêler de ses affaires, Eduardo Calvez est un policier qui a du flair et qui sait mettre son nez où il faut. Plusieurs fois, j’ai souri, ayant l’impression d’avoir un nouvel Hercule Poirot sous les yeux. C’était très appréciable. Sans hausser le ton, Eduardo va démontrer, prouver, justifier tout ses dires et mettre à mal ceux qui pensaient passer à travers la justice.

Ce roman n’est pas qu’une enquête policière… Franchement, je serai bien incapable de genrer ce roman tant il est dense, complexe mais délicieux ! C’est un énorme pavé (quasiment 700 pages). J’avoue que j’ai eu peur. Malheureusement, je n’ai pas pu lire autrement que via un PDF et 700 pages, en PDF, sur liseuse, c’est très fastidieux. J’ai donc pris le parti de lire sur ordinateur une fois les 150 premières pages passées. Je m’y suis mise la semaine dernière et petit à petit, les pages ont défilé sans que je ne les voie passer. C’est une lecture intense que l’on nous propose.

Il est vrai que j’ai eu un peu de mal à démarrer, mais une fois qu’Eduardo est lancé dans son enquête, on se prête au jeu et on y va ! On lit, on lit, on lit. On ne peut pas s’arrêter. Quel délice ! La collision des mondes est un OVNI littéraire mais extrêmement bien ficelé. On vogue entre le polar, le fantastique mais aussi l’histoire. Il y a des thématiques sociétales profondes qui forment les plus grands conflits mondiaux depuis la nuit des temps : la religion, les philosophies mais aussi les pratiques moins connues et plus obscures qui nous poussent jusqu’à la limite de l’entendement, jusqu’au précipice de la folie humaine.

La collision des mondes est un roman que j’achèterai en papier et que je mettrai sous le nez de tous mes amis. C’est un roman à lire. Il m’est très difficile de parler de l’intrigue sans vous en divulguer un morceau. C’est très bon. Si vous aimez les intrigues intelligemment ficelées, une plume sans aucun défaut et des thématiques incroyables soulevées, vous devez lire ce roman !

L’auteur ne prend pas de gants mais c’est toujours avec élégance qu’il nous prouve que son roman va au-delà de ce que l’on nous propose dans les romans actuels. La différence, c’est ce qui me plait ! J’ai beaucoup apprécié faire cette découverte avec Eduardo mais aussi avec des personnages comme mademoiselle Colinet et le frère Guillaume qui sont des comparses surprenants mais très sympathiques.

L’auteur est très intelligent dans la construction de son roman. 700 pages en suivant le même personnage, cela peut être compliqué. L’intervention de deux autres personnages permet d’apporter un vent de fraîcheur à l’intrigue et à permettre au lecteur de ne pas s’embourber et c’est ce qui se passe. Là où certains auraient pu nous écrire une énième enquête policière sans surprise, Sam Cornell part d’un décès suspect pour nous emmener dans d’autres endroits… Quelle belle idée! On part d’un petit incident pour remettre en cause des fondements acquis depuis des siècles et des siècles… C’est ainsi que les mondes entre en collision. Bravo pour cette enquête palpitante qui nous embarque dans une intrigue folle!

La plume de l’auteur est entraînante. Sam Cornell signe un roman brillant et très intéressant. Bravo à lui !

En définitive, malgré les petites lenteurs du début qui s’effacent rapidement, on se retrouve avec un roman brillant qui nous propose de rencontre des personnages farfelus et hauts en couleur qui dynamisent beaucoup le roman. On se retrouve avec quasiment 700 pages qui passent à une allure intéressante et qui nous proposent de repousser les limites humaines. C’est un mélange de genres intéressant. Le roman reprend des thématiques déjà vues dans les romans mais les traite d’une manière intelligente et originale.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une couverture aussi magnifique et mystérieuse que le contenu du roman.
  • La plume de l’auteur très intelligente.
  • Une intrigue dense et qui sort de l’ordinaire. Il faut lire pour comprendre !

Je remercie encore l’auteur pour sa gentillesse et sa patience.

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20

Féerélia – Tome 1 : Moïra de Florina l’irlandaise

41pdFZt4fHL._SX331_BO1,204,203,200_Résumé : Mes parents sont des dieux ? Ma sœur adoptive une sorcière ou une métamorphe ? Mon premier amour : un prince charmant ? Son meilleur ami : un dragon, me suit partout. J’atterris sur ce monde : la Terre. Comment leur expliquer que je ne suis pas de cette époque, pas de ce monde et pas comme eux ? Absolument, personne ne doit connaître mes secrets. Il va falloir la jouer fine. Ou je finirais entourée de bonshommes en blanc et quelque chose me dit que cela ne va pas me plaire.
Je vais connaître la guerre, la peur, l’humiliation ce que les mondes peuvent faire de pire, mais aussi le meilleur. Entre amour et amitiés, trahison et horreur. Le destin extraordinaire d’une famille et de leurs amis. Je m’appelle Moïra, fille du dieu Dagda et de la déesse Macha. Nous sommes au début d’un bouleversement pour l’univers comme vous le connaissez. Je suis née en FÉERÉLIA, un endroit crée par mes parents pour protéger les mondes, que ce soit de la folie des dieux ou de celle pire encore de Morrigann. Et moi, dans tout ça. Quel est mon rôle ? Si vous le connaissez, faites-moi signe.

~ Service presse 📱 ~

Je remercie Florina l’irlandaise pour l’envoi de sa saga. En effet, j’ai eu la bonne surprise de découvrir que Florina acceptait un partenariat entre elle et moi. C’est plutôt chouette comme proposition ! Je suis contente d’avoir pu mettre le nez dans l’univers de Florina. J’étais plutôt curieuse de faire la rencontre de ses personnages. J’avoue que ma lecture n’a pas été un long fleuve tranquille : il y a de bonnes choses mais aussi quelques petits bémols qui m’ont un peu ralentie.

L’imagination de l’auteure est débordante. J’ai trouvé que ce premier tome posait les bases. C’était assez intéressant de voir comment l’auteure posait justement ses bases. On a un énorme focus sur les personnages. J’ai manqué de quelques informations sur les décors pour m’immerger complètement dans le monde qu’est Féerélia. Je trouve que le travail sur le fond est très intéressant, notamment grâce aux personnages mais j’ai eu un peu de mal à me plonger dans le monde de Féerélia. J’ai, en revanche, beaucoup apprécié les passages dans la forêt de Brocéliande et découvrir la vie de Moïra dans notre monde.

Les personnages sont très travaillés. J’ai trouvé qu’il y avait un large panel et qu’il y en avait pour tous les goûts. C’était assez sympathique : on en apprécie beaucoup, on en déteste quelques-uns, on a envie d’en secouer certains. Bref, tout ce petit monde prend vie sous nos yeux et cela fait du bien ! En effet, on avance dans cette histoire en étant accompagné de personnages hauts en couleur. J’ai beaucoup apprécié Moïra, cette enfant née de deux dieux : Macha et Dagda. Deux dieux qui savent se sacrifier pour leur enfant mais aussi pour leur peuple. J’ai beaucoup apprécié cette thématique dans le roman, je la trouve très forte et cela donne beaucoup de poids et de crédibilité aux personnages de Macha & Dagda. Moïra est une enfant qui va grandir normalement avec Ulf et Maëlig, ces deux humains qui vont l’élever comme leur propre enfant. Moïra a ce côté profondément humain même si ses pouvoirs vont se développer. C’est un personnage que l’on voit grandir et évoluer. Elle devient une jeune femme pleine de ressources et d’intelligence qui va apprendre d’où elle vient et à gérer les deux côtés de sa vie.

Si l’histoire est assez prenante, j’avoue qu’au départ, ça a été compliqué : on entre dans le vif du sujet dès les premières lignes : une bataille épique qui fait couler du sang. On a des créatures de tout genre : sorcière, fées, anges… Bref, on se retrouve à bout de souffle très rapidement. Malheureusement, j’ai trouvé des fautes d’orthographe et quelques maladresses (répétitions, coquilles…). Rapidement, j’ai eu un effet de « trop plein », j’ai dû faire une pause au risque de ne plus savoir me retrouver dans cette histoire. On sent que la plume de l’auteure est généreuse, le roman fourmille d’idées, on a plusieurs intrigues qui viennent s’imbriquer et j’ai aimé ce côté-là. En revanche, on a une impression d’aller dans tous les sens dans les premiers chapitres, cette impression se chasse rapidement mais j’avoue que c’est assez déstabilisant.

En définitive, malgré de bonnes idées et des personnages nombreux et très travaillés, j’avoue que ma lecture n’est pas un coup de cœur. Cependant, elle reste très agréable grâce aux idées de l’auteure et à cette plume généreuse qui nous propose de découvrir le monde de Féerélia. Ce premier tome, axé sur le personnage de Moïra est un premier pas assez sympathique dans le monde de Florina l’irlandaise. Je pense qu’une relecture pourrait être bénéfique pour chasser les fautes. Néanmoins, je salue le travail de l’auteure et me plongerai avec plaisir dans la suite des aventures de Moïra et de tous les autres personnages en espérant en savoir un peu plus sur Archibald, ce personnage que j’ai apprécié malgré son attitude. C’est trop mystérieux pour que je ne veuille pas en savoir plus ! 😉

3 bonnes raisons de plonger dans ce premier tome :

  • De nombreux personnages humains et fantastiques. Tout le monde peut y trouver son compte.
  • Un univers généreux qui est encore bien mystérieux : il rend le lecteur curieux.
  • Une intrigue de base très sympathique dont le développement nous emmène dans des situations et lieux inattendus.

3

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Les brigades du steam d’Etienne Barillier & Cécile Duquenne

69697Résumé : Solange Chardon de Tonnerre, membres de la treizième Brigade mobile de la ville d’Aix-en-Provence, est une inspectrice coriace. Mais quand elle perd son coéquipier dans une explosion et qu’on lui remplace son bras par un bras mécanique, sa vie bascule. Il lui faudra surmonter ces épreuves pour relancer l’enquête et faire preuve de patience avec le jeune Auguste Genovesi, une nouvelle recrue avec qui elle doit faire équipe. Un grand roman steampunk dans le sud de la France, haut en couleur !

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Jérôme et les éditions Actusf pour l’envoi de ce roman. Comme vous le savez, je suis friande des romans steampunk. Quand j’ai vu qu’on me proposait de lire ce roman, je n’ai pas hésité une seule seconde. J’aime beaucoup cette couverture qui rappelle ce que l’on va trouver : le genre steampunk avec les rouages mais aussi le terme « brigades » qui nous met aussi sur la voie d’une enquête surprenante.

Quand les Brigades du Tigre inspirent les brigades du steam… Ça déménage !! On fait rapidement la rencontre de nos personnages principaux : Auguste Genovesi ainsi que Solange Chardon. Cette équipe va se former d’une manière assez atypique puisque Auguste fait la rencontre de Solange lors d’une convalescence particulière. En effet, victime d’une embuscade, elle perd son coéquipier mais aussi son bras. Auguste va devoir percer cette carapace d’acier que s’est forgée Solange. J’ai beaucoup apprécié Auguste qui va tout faire pour prouver qu’il a sa place dans la treizième Brigade mobile de la ville d’Aix en Provence. Solange a un sacré caractère mais elle est combative, courageuse et très intelligente : elle va beaucoup aider Auguste à progresser et à prendre en maturité aussi, lui qui a tendance à foncer dans le tas, il va vite apprendre qu’il ne faut pas forcément le faire… Les pièges sont nombreux.

L’enquête commence sur les chapeaux de roues et franchement, on ne voit pas le temps passer. Ma lecture a été rapide malgré le fait que le commencement a été un peu lent. J’ai attendu le côté steampunk avant de comprendre où et comment il allait arriver. Une fois ce petit obstacle passé, j’ai dévoré ma lecture.

Le must dans cette lecture a été le côté historique. On a des citations de Clémenceau, le Tigre évoqué dans « les brigades du tigre ». Ainsi, on a vraiment une ambiance feutrée et mystérieuse qui se dégage de ce roman. J’ai adoré cette ambiance qui rappelle la France du 19ème siècle. De plus, on se trouve dans le sud de la France, plus précisément à Aix en Provence et c’est très sympathique de se détacher un peu de la capitale française, on prend l’ai géographiquement ainsi qu’historiquement parlant.

Solange apporte avec elle un point important dans le roman : le manque de recrues féminines. Elle est la seule de sa brigade. Les femmes sont encore reléguées au second plan : les femmes à la maison entre la cuisine, les enfants et les courses, elles n’ont pas leur place dans le monde du travail et encore moins dans des métiers comme celui de mobilliard dans les brigades de Clémenceau. Entre brimades et insultes, elle doit travailler dur et ne pas se laisser faire pour rester la meilleure et faire son métier. J’ai aimé ce vent de fraîcheur qu’elle apporte pour dépoussiérer la mentalité des hommes. Le chemin est encore long mais avec Solange, on commence la marche !

J’ai apprécié l’intrigue. Même si le premier tiers a été un peu longuet (c’est probablement dû à la mise en place de l’histoire). On vogue entre le côté historique, le côté policier mais on touche aussi au personnel en apprenant les passés respectifs de Solange et d’Auguste. On met en avant le parler d’Aix en Provence. Au départ, j’ai été un peu déstabilisée (je suis ch’ti, faut pas trop m’en demander quand même) mais on s’y fait. J’ai l’impression que tout démarre au deuxième tiers du roman. Une fois que l’histoire commence réellement et qu’on essuie un peu les éclats de verre que l’on se prend dans la figure à un moment, on y va franchement et on part à l’aventure avec Auguste et Solange. L’écriture est fluide et dynamique. J’ai apprécié ce point.

En définitive, les brigades du Steam est un bon roman bien ficelé qui met un peu de temps à démarrer mais qui se laisse très facilement lire. Le dépaysement est total : on file à Aix-en Provence au 19ème siècle. La thématique des brigades de Clémenceau m’a beaucoup plu. La lecture est fluide et les personnages sont hauts en couleur. Une chose est certaine, avec Solange et Auguste, ça déménage !

Encore merci aux éditions ActuSF pour ce partenariat (que j’adore !)

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un cadre historique et géographique qui m’a beaucoup plu
  • Le personnage de Solange qui se bat dans ce monde d’hommes
  • L’ambiance du 19ème siècle qui ressort clairement avec cette enquête policière

4

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Les larmes d’Aphrodite – Tome 1 : La colère de l’Olympe de Marion Perret

xcover-4295Résumé : Les Dieux sont cruels ! Et l’éternité paraît bien longue pour une immortelle qui tente de leur échapper. Abandonner les siens n’est qu’une solution temporaire… Après des millénaires de fuite auprès des mortels, Aphrodite est de retour sur l’Olympe. La plus belle des Déesses va devoir faire face à de nombreux défis. Manipulation, trahison, violence et amour… Aphrodite brave la colère de l’Olympe!

~ Service presse ~ 

Je remercie chaleureusement les éditions du Saule pour l’envoi de ce roman via la plateforme SimPlement qui me permet de faire de belles découvertes. Ici, Mario Perret a su m’envouter dès les premières pages. Pour être franche, je n’ai pas lâché le roman avant de le terminer. Cela ne m’arrive pas souvent mais quand c’est le cas, c’est une sensation que j’adore !

Nos personnages sont les dieux et déesses grecs. Ainsi, tout au long de notre lecture, on reconnait des noms connus, des facultés connues et cela fait du bien. Marion Perret garde le fond mythologique que l’on connait tous mais fiche un grand coup de pied dans les stéréotypes poussiéreux que l’on peut rencontrer sur la mythologie grecque et ça fait du bien !

Aphrodite s’exile sur terre. La déesse s’est planquée chez nous, petits humains que nous sommes, pendant deux millénaires. Que fuit-elle ? Qu’est ce qui a bien pu pousser une immortelle et fille de Zeus en prime à quitter l’Olympe ? C’est ce que l’on va découvrir dans ce premier tome. J’ai beaucoup apprécié Aphrodite qui est une femme que j’ai tout de suite aimé : calme, réfléchie, intelligente, elle peut aussi se montrer méchante, impulsive et manipulatrice. Elle est le parfait personnage. Rapidement, Aphrodite prouve qu’elle n’est pas parfaite. Cela la rend encore plus attachante. On va la suivre dans son passé mais aussi dans son présent qui vont finir par se relier et nous permettre de comprendre les raisons de la fuite d’Aphrodite.

J’ai aussi apprécié le fait de retrouver des personnages « secondaires » dans la mythologie. Ainsi, on peut rencontrer Hadès, Zeus, Héra mais aussi Arès, Hermès ou encore Apollon (et bien d’autres, je ne les cite pas tous mais il y en a de nombreux très présents) mais on peut aussi croiser les noms d’Amphitrite, Calypso, Perséphone ou encore Asclépios. Un roman qui me plait et qui m’apprend des choses ? Je suis carrément pour !

Ce roman mêle la mythologie à la modernité, la romance au fantastique. C’est une douceur à se mettre rapidement sous la dent et à savourer. Vous l’aurez compris… Hier, je vous proposais un coup de cœur, aujourd’hui aussi ! Ce week end fut savoureux. C’est une petite bombe que je vous propose là.

Ce roman est en majorité une romance que j’ai adoré découvrir. Ainsi, on se rend compte qu’Aphrodite n’est pas seulement la figure de l’amour physique et de la sensualité. Elle est bien plus que cela. J’ai grandement apprécié la nuance qu’apporte l’auteure à tous ses personnages. Poséidon n’est pas qu’un dieu au caractère ténébreux, il s’inquiète aussi pour l’écologie par exemple ! Cependant, on trouve quand même les bases que l’on a déjà lu : Héphaïstos, fils renié de la déesse Héra qui est estropié et difforme, la rivalité entre les trois frères (Zeus, Hadès et Poséidon). Hades est un personnage que j’ai adoré ! Bravo à l’auteure pour en avoir fait un personnage attachant malgré son sale caractère.

Marion Perret prend son temps. Elle met en place, pose les bases mais fait avancer les choses. Ainsi, les liens se font et se défont. Les personnages s’aiment et d’autres se détestent. On est vraiment propulsé dans un monde où la modernité côtoie la mythologie sans aucun souci. La plume de l’auteure est belle, percutante et pleine d’humour. Cela permet au roman d’être aéré et agréable à lire. Honnêtement, je n’ai pas vu le temps passer… Cela veut bien dire que j’ai adoré ce roman, non ?

Le roman est aussi fantastique, forcément, lorsque l’on parle de mythologie, le côté fantastique apparait. J’ai apprécié retrouver quelques codes : le personnage principal qui est aidé de deux amis proches (le fameux trio que l’on retrouve dans les plus grandes sagas). Aphrodite, en revenant sur l’Olympe va devoir prouver sa vaillance et sa force en passant trois épreuves. Elle doit montrer qu’elle est capable de faire ce qu’elle dit et qu’elle ne partira plus ainsi, pendant deux millénaires.

On a vraiment une sphère populaire avec ces personnages mythologiques, on en connait, on se sent à l’aise dans cette histoire avec des figures connues. Puis, on a une sphère bien plus privée qui se base quand même sur des faits connus et reconnus pour certains mais qui est beaucoup plus intime, touchante et qui nous offre une autre dimension à cette mythologie que l’on ne connait que de manière factuelle. C’était vraiment une très bonne idée. Bravo

Je salue donc une intrigue sans faille qui nous propose un premier tome à couper le souffle. Le texte ne souffre d’aucune longueur et nous propose un va-et-vient entre le passé et le présent d’Aphrodite pour nous permettre de mieux comprendre comment elle a pu en arriver là où elle en est. Tous les personnages sont bien dessinés et les psychologies sont fines. Les décors sont somptueux et j’ai apprécié ce lien entre le monde des dieux et le monde des humains.

3 bonnes raisons de se lancer dans ce premier tome :

  • Un mélange parfait entre romance et fantastique !
  • Un apport mythologie fort intelligent et profond : on fiche un sacré coup de pied aux stéréotypes.
  • Une plume savamment travaillée que j’ai beaucoup apprécié.

5

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Le Grand Théâtre sur Broadway – Tome 1 : les talents maudits de MariStef Rouchy

cover-4255Résumé : Lorsque Julius Quidam débarque à New York pour une année sabbatique, tout le champ des possibles s’ouvre à lui ! Mais sa vie en Amérique n’est pas aussi facile qu’il l’avait imaginée. Alors, quand on lui propose un emploi au Grand Théâtre sur Broadway, le jeune homme se lance avec enthousiasme dans l’aventure. Doté d’une empathie singulière envers les animaux, Julius tente de trouver sa place au théâtre et de mettre à profit son talent. Peu importe l’hostilité du directeur musical Alberich Wagner, le mode de vie particulier des artistes attire irrésistiblement le jeune homme. Cependant, à mesure que le temps passe, il comprend que le théâtre est la cible de trafiquants du Quatrième-Mur, une menace imminente pour les artistes… Laissez-vous transporter dans les coulisses du Grand Théâtre sur Broadway, aux côtés d’un héros sensible et attachant !

~ Service presse 📱 ~

Je remercie chaleureusement MariStef Rouchy pour m’avoir proposée son roman via SimPlement. J’étais, en effet, attirée par cette couverture et ce titre. J’ai apprécié ce que j’ai lu, franchement je ne pensais absolument pas trouver ce que j’ai trouvé dans cette lecture. J’ai vécu un mélange de plusieurs univers mais celui qui ressort le plus : l’univers de Tim Burton. C’est coloré, bizarre mais beau, attachant, un univers dans lequel on se plait.

Quelle belle surprise ! J’avoue que je suis quasiment totalement conquise. Il n’y a qu’un seul petit point qui me fait passer d’un coup de cœur à une superbe lecture. Nous en reparlerons plus tard si vous le voulez bien.

En attendant, laissez-moi vous parler de Julius, notre personnage principal. Julius est un personnage qui m’a énormément plu pour les qualités qu’il porte : il est gentil, attentionné, à l’écoute, il a un cœur énorme et plein de bons sentiments. C’est un bon garçon, ça se sent tout de suite. Puis, qu’on se le dise, Julius a un don : il est très doué avec les animaux qui se sentent rassurés par sa présence. Julius est à la croisée des chemins : il a le choix entre poursuivre ses études et devenir vétérinaire et prendre une année pour vivre son rêve et visiter les Etats-Unis… Il fait son choix et part découvrir les paysages américains.

C’est un univers très cinématographique qui se dessine sous nos yeux. Quand je vous parle de l’univers de Tim Burton, c’est une impression qui nous suit jusqu’au bout. On se retrouve avec un Julius qui a les mêmes qualités que Charlie Buckett, des paysages de la chocolaterie de Willy Wonka, de la magie comme dans Miss Peregrine… Bref, on se sent bien, c’est un univers qui parle aux petits comme aux grands.

La pièce maîtresse de ce premier tome reste le Grand Théâtre. Mon dieu, j’ai tellement adoré le théâtre. On a un huis-clos qui nous propose de faire une rencontre avec l’univers des artistes. Le théâtre fonctionne comme un monde à part entière : on a des castes, des quartiers, des pièces partout, des passages secrets. C’est un monde à part qui vit en autarcie totale. On est vraiment dans un univers attrayant. On veut en savoir plus.

A travers les pages et les chapitres, nous faisons la connaissance de personnages sympathiques comme Esteban et Azadée qui vont devenir les amis de Julius mais aussi des moins sympathiques voire carrément antipathiques : la famille Wagner par exemple. On se retrouve avec beaucoup de personnages qui font vivre le monde que représente le Grand Théâtre.

L’intrigue est très bien ficelée. Franchement, je me suis plu dans cet univers qui parait très intéressant et très riche. Il regorge de secrets que j’ai bien envie de découvrir. Je lirai le deuxième tome sans aucun souci. Je l’attends même avec impatience !

La plume de MariStef Rouchy m’a énormément plu. C’est certainement le point le plus positif avec le personnage de Julius. Elle va plaire à beaucoup de monde, elle est fluide et dynamique. Elle apporte beaucoup de pep’s à l’intrigue qui ne souffre en aucun cas de longueurs.

Si vous vous souvenez bien, je vous ai dit, au tout début de cette chronique, que j’étais passée à un poil de chat de la perfection. J’ai trouvé beaucoup trop de similitudes avec l’univers de Harry Potter : Julius est, comme Harry, orphelin qui découvre un monde dont il n’avait aucune idée. Le Grand Théâtre propose un peu les mêmes choses que Poudlard. Esteban est le meilleur ami de Julius et est issu d’une grande famille aimante tout comme Ron Weasley. On retrouve un trio à la tête de l’intrigue (bon cela n’est pas uniquement vu dans Harry Potter mais cela ajoute de l’eau à mon moulin). Deux garçons, une fille forment ce trio tout comme Harry, Ron et Hermione. Le coup de grâce est donné par la famille Wagner qui veut faire partir Julius parce qu’il ne fait pas partie de leur monde. On a donc un père et un fils qui font étrangement penser à Lucius et Drago Malfoy. Même si cela ne m’a pas dérangé dans l’absolu, quand on fait le compte, il y a beaucoup d’éléments qui marquent une inspiration consciente ou non… Dommage !

3 bonnes raisons de lire ce premier tome :

  • Un univers intéressant et original avec le théâtre
  • Un panel de personnages intéressants
  • Une superbe plume

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D’or et d’émeraude d’Eric Holstein

62098Résumé : Simon, 25 ans, arrive en Colombie sur les traces de ses ancêtres. Quatre cents ans plus tôt, Gonzalo Jiménez de Quesada pose, pour sa part, le pied sur l’Altiplano, la terre ancestrale des Indiens muiscas. Ils ne se connaissent pas et pourtant, leurs destins sont liés… Récit intime dans la Colombie d’aujourd’hui et d’hier, D’or et d’émeraude pose un regard décalé sur le monde, entre uchronie et utopie. Un livre d’une beauté rare, qui a reçu le prix Bob Morane à sa sortie. « Éric Holstein nous livre avec D’or et d’émeraude une belle et dense réflexion sur la façon dont le temps efface les petites histoires des hommes, pour en faire l’Histoire avec sa majuscule. » Culturopoing

~ Service presse 📖 ~

Je remercie chaleureusement les éditions Actu SF pour l’envoi de ce roman dans leur collection Helios. Helios est une collection que j’apprécie beaucoup puisqu’elle permet de rééditer les classiques de la SFFF. Depuis maintenant quelques temps, j’apprivoise ce vaste genre. J’avais envie de continuer mes découvertes avec d’or et d’émeraude d’Eric Holstein.

Entre utopie et uchronie, ce roman se veut percutant. Pour remettre tout le monde dans le bain, je vous rappelle ce qu’est une uchronie : c’est un récit d’évènements fictifs qui se basent sur un point de départ historique. Une utopie est un idéal social ou politique qui ne tient pas compte de la réalité. Ainsi, Eric Holstein nous propose un récit qui vogue entre les deux thématiques qui se rejoignent facilement.

Notre personnage principal, Simon est un jeune homme vivant en France mais qui veut découvrir ses racines. Ainsi, il débarque à Bogota, en Colombie pour marcher sur les traces de ses ancêtres mais aussi pour en savoir plus sur lui-même. Rapidement, quelque chose va le frapper et nous aussi par la même occasion : le choc des cultures. Entre la France et la Colombie, effectivement, il y a quelques écarts de richesses, de liberté mais surtout de cultures. C’est avec intelligence et dextérité que l’auteur nous montre ces différences. On se balade en Colombie, c’est assez intéressant et dépaysant. On sent que l’auteur connait bien son sujet. Avec Simon, on découvre les lieux qui ont bercés son enfance comme l’orphelinat. On est vraiment dans l’aspect personnel de cette histoire. Ce n’est pas le seul aspect mais je l’ai trouvé nécessaire et intéressant. En effet, cela permet au lecteur de ne pas se noyer dans la densité de l’intrigue qui arrive doucement.

Le point historique de ce roman se trouve dans les racines de Simon et dans le peuple dont il est issu : les Muiscas qui sont un peuple indien.  Qu’est ce qui fait tourner la tête des hommes ? L’or bien entend ainsi que les richesses en tout genre. Et pour parvenir à s’enrichir, rien n’est trop horrible. Violence, torture, mort… Ainsi, on fait aussi la rencontre de Gonzalo Jiménez de Quesada.

La narration nous propose de points de vue différents si on suit Simon dans sa quête identitaire, on suit aussi Gonzalo Jiménez de Quesada. C’est un explorateur espagnol qui, au nom de la couronne de Dieu, va tout faire pour récupérer les territoires indiens. La guerre des territoires ne se fait pas dans le calme et la gentillesse, vous devez vous en douter… On est vraiment dans une ambiance particulièrement sombre. Devant les meurtres en masse, les Muiscas n’ont pas d’autres choix que de résister à l’envahisseur… Je trouve que le contexte historique est très bien choisi. On ne le voit pas forcément tout le temps dans les lectures et cette aventure reste exotique et dépaysante.

On garde une vision très humaniste dans ce roman. On comprend bien que les Muiscas ne sont pas forcément contre les explorateurs. Il y a un profond respect et une volonté d’avoir une harmonie certaine au sein du peuple. J’ai apprécié retrouver cette vision du monde. J’ai aussi aimé le fait que l’on retrouve la magie dans cette histoire, c’est un savant mélange qui nous propose quelques rebondissements bienvenus dans cette intrigue.

La construction narrative est très intéressante. En effet, j’ai apprécié la manière dont les deux histoires finissent par se croiser. On est vraiment pris dans un tourbillon d’aventure entre le passé et le présent et franchement, c’est assez sympathique à lire.

Ma lecture n’est pas un coup de cœur, j’ai pris du temps à me plonger dans ce roman. Il y a quelques longueurs au départ. Cependant, une fois passées les cinquante premières pages environ, on se retrouve dans un univers intense et riche. Mis à part Simon que j’ai apprécié, j’avoue que je suis restée à distance des autres personnages (je pense que c’est aussi cela qui m’a ralentie dans ma lecture). Cependant, beaucoup d’idées sont bonnes, j’ai apprécié retrouver les thématiques et ce côté historique. La visée humaniste est assez bien construite aussi.

La plume de l’auteur nous propose un sacré voyage. Que ce soit dans le temps où dans des espaces géographiques différents, Eric Holstein nous envoie dans une autre réalité, un autre monde. J’ai adoré avancer péniblement dans la jungle lourde et humide. Le danger rode partout et c’est vraiment très appréciable. Le voyage est intense bien qu’il ne soit pas toujours facile.

En définitive, ce roman construit en trois parties distinctes nous propose une belle plongée au cœur de la Colombie du XVIème et du XXIème siècle. On notera la présence de l’aventure et de la magie au cœur de cette quête identitaire et de cette plongée au cœur d’un peuple indien. Bravo.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un dépaysement savoureux
  • Une plume au service d’un récit intense
  • Un contexte géographique et historique que l’on ne voit que très peu dans nos lectures

notation 1

12

Pas de trois de Gwladys Viscardi

517tuMENKNL._SX311_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : En fuite après avoir commis l’irréparable, la belle Emma, égarée, épuisée, finit par trouver refuge au sein de bois inconnus, où les ondes paisibles du lac et les lentes allées et venues des cygnes ne suffisent à adoucir la perte de sa vie passée. Le Prince Rawdon, vain et solitaire, rencontre la jeune femme lors d’une partie de chasse et tombe immédiatement sous son charme. Mais dans la forêt, le danger rôde. L’enchanteur qui y a élu sa demeure, perçoit Emma comme une menace à de secrets desseins et, furieux, jette sur elle une cruelle malédiction. Cygne le jour, humaine la nuit, projetée au sein d’enjeux qui la dépassent, tout salut semble impossible, si ce n’est la mystérieuse, ténébreuse, et non moins inquiétante Eva. Et si la fille de l’enchanteur pouvait se révéler une alliée inattendue ?

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Je remercie chaleureusement Gwladys Viscardi pour sa gentillesse et sa patience. En effet, j’avais repéré son travail et quelques-uns de ses romans via SimPlement et j’avoue que je me suis laissée tenter par celui-ci. Avec une couverture pareille, il était compliqué de passer à côté, non ?

Nous sommes dans une réinterprétation libre du lac des cygnes. Personnellement, j’adore l’idée ! Si les contes sont souvent adaptés et réinterprétés, je n’avais encore jamais vu le lac des cygnes passer à la casserole. J’ai donc été séduite, rien qu’à la lecture de ce résumé si alléchant…

La couverture nous met déjà sur la voie : un personnage en blanc, l’autre en noir. La dualité s’installe. Cygne le jour, humaine la nuit, Emma essuie les foudres d’un enchanteur via cette horrible malédiction. Dans la posture des personnages, on sent aussi toute une ambiguïté, quelque chose qui marque l’œil du lecteur : une femme qui s’exposé, menton haut, yeux rivés droit devant et l’autre de profil, qui laisse apercevoir un visage assez hautain et un sourire qui semble si faux…

L’ambiance est très révélatrice de ce que l’on va trouver. On plonge dans un monde digne des contes. Cette ambiance particulière où l’on retrouve certains éléments du conte : les bois terrifiants, un enchanteur qui vient semer la zizanie mais aussi l’archétype du prince et des personnages inquiétants… Gwladys Viscardi nous propose donc de revisiter le lac des cygnes d’une manière surprenante et prenante.

Eva et Emma sont deux personnages dont les consonances sont proches mais dont les caractères sont assez différents. J’ai plus tendance à apprécier les personnages calmes et doux alors j’ai beaucoup aimé Emma. Cependant, sa naïveté a mis mes nerfs à rude épreuve. Eva est beaucoup plus piquante, mordante, pleine de malice. Elle prend facilement plus de place qu’Emma qui est plus effacée. Cependant, je trouve qu’elles fonctionnent bien ensemble, elles se complètent d’une manière charmante et cela donne beaucoup de poids aux personnages dans le roman. Le prince Rawdon est le stéréotype pur et dur du bellâtre qui ne sert finalement pas à grand-chose à part mettre en avant nos deux personnages féminins. J’ai eu l’impression de voir Gaston (les biscotos en moins) débouler dans mon histoire : féru de chasse, il adore casser des figures et ne voit pas plus loin que le bout de son nez… J’ai apprécié de prendre ce point de vue. Ainsi, il sert à une chose : souligner les psychologies d’Emma & d’Eva. C’est plutôt intelligent et innovant : pour une fois que ce sont les femmes qui ne sont pas reléguées au second plan dans ce genre précis, cela fait du bien.

Si j’ai apprécié les personnages et leurs constructions, je dois vous avouer que la plume n’est pas forcément au niveau de tous les lecteurs. En effet, on se retrouve avec un style très riche. Le vocabulaire est assez soutenu. Cela ne m’a pas dérangé mais cela apporte une nouvelle dimension au roman que les lecteurs les moins aguerris ne pourraient pas apprécier. C’est souvent ce qui se passe avec ce genre de plume : ça passe ou ça casse.  Personnellement, je n’ai pas été dérangée par cet aspect, mais il est quand même à noter. Néanmoins, j’ai eu plus de mal avec la longueur de certains passages. C’est une plume très descriptive. Le bon côté des plumes descriptives c’est le fait que le cadre est somptueux et bien posé, le mauvais côté, ce sont les longueurs. Ici, ça n’a pas raté pour moi. Il y a eu des moments de latence, malheureusement. J’ai mis un petit temps avant d’entrer dans l’histoire.

L’intrigue est plutôt très bien construite. J’attendais de voir ce que l’auteure allait faire de cette histoire qu’est le lac des cygnes. Ce que j’ai apprécié, c’est le fait de retrouver les grandes lignes de cette histoire mais tout en apportant une légère différente. Si la dualité du bien et du mal, du noir et du blanc dans l’histoire menait forcément à la violence, la dispute et la guerre, ici, Emma et Eva sont plutôt dans l’idée d’alliance pour avancer. On ne les oppose pas, on les unit. Et franchement, j’ai adoré l’idée ! Bravo.

Je remercie une nouvelle fois l’auteure pour cette belle découverte qui m’a transporté au cœur d’une réécriture délicieuse et innovante. Bravo !

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un univers très travaillé
  • Emma & Eva, deux personnages féminins très appréciables
  • Une plume riche et intense

4

10

La légende des âmes de Jean Baptiste Seigneuric

CVT_La-legende-des-ames_752.jpgRésumé : Victor Hugo publie Notre-Dame de Paris en 1831. 1853, c’est l’exil à Jersey. Au cours d’une séance spirite, l’écrivain reçoit une requête énigmatique qui le hantera jusqu’à sa mort. Mon nom est Elme Mathurin, je suis né en 1872 en Bretagne. Mon père a disparu dans un naufrage quelques jours avant ma naissance. Après cinquante ans d’une existence honnête mais morne, je me vois propulsé dans cette boucle mystérieuse. Voici venu le temps d’étranges initiations, de rituels occultes dont je me trouve soudain l’incontournable médium. Les portes d’une autre dimension s’ouvrent une à une. De Perros-Guirec à Paris, de Saint-Pierre-et-Miquelon à Guernesey, elles révèlent une histoire un peu plus envoûtante à chaque nouvelle étape. Elles invitent à des rencontres aussi extravagantes qu’illustres, se jouent des distances et du temps, comme des ponts éternels entre le monde des vivants et celui des disparus.

Au pays des légendes, le mot Revenant n’a jamais été aussi plein de sens.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Jean Baptiste Seigneuric ainsi que sa maison d’édition pour l’envoi de son roman via SimPlement. J’ai passé un moment de lecture surprenant mais très agréable avec ce premier tome.

Lecteur, es-tu là ? Frappe un coup pour dire « oui ». BAM. Lecteur, es-tu prêt à découvrir l’aventure d’Elme Mathurin ? BAM. Alors… Allons-y !

J’avoue qu’à la lecture du résumé, je me suis demandée ce que l’auteur allait nous proposer. Comment faire ? Comment est-ce possible de parler de médium, de revenants, d’âmes et de spiritisme tout en y mêlant des personnages de la littérature comme Victor Hugo, Conan Doyle ou encore Oscar Wilde ? L’auteur m’a prouvé que c’était possible. C’est possible de nous faire un roman qui nous ouvre les portes d’un autre monde, d’un autre mode de vie là où tout est possible. Mesdames et messieurs, ouvrez votre esprit, nous partons à la quête de réponses…

Pour camper le personnage principal, Jean Baptiste Seigneuric nous propose de découvrir Elme. Elme tout court au départ, puis, c’est après quelques recherches que Miette, sa maman, retrouve le nom de son père : Mathurin. Paul Mathurin est un marin venu faire un petit tour sur le continent, s’offrant quelques moments de plaisir avec Miette, jeune femme de 15 ans. Il lui laisse une petite surprise en partant : Elme. Miette, enceinte, part de Dol pour essayer d’avoir une vie meilleure loin des regards des gens du village. Elme grandit avec une mère aimante. Elme vieillit avec cette mère aimante. Il enchaine des petits boulots et au fil des pages, Elme finit par avoir une cinquantaine d’années sans avoir jamais vraiment fait quelque chose de grandiose dans sa vie.

Le décor principal reste la Bretagne, sur le fond de la guerre. C’est « grâce » à cette guerre que l’aventure va commencer pour Elme par sa rencontre avec Armand Praviel (journaliste, poète, artiste français). J’ai apprécié cette période de l’histoire. On n’est pas toujours sur la guerre mais elle est là, présente en toile de fond dans le roman. Comme pour les soldats revenus de guerre, il est impossible pour nous de l’occulter de notre esprit.

Ce qui a été pour moi une révélation dans ce roman, c’est la plume de Jean Baptiste Seigneuric. Je crois que cela faisait très longtemps que je n’avais pas croisé une plume aussi riche, belle et si bien pensée. On sent que chaque mot est mesuré, équilibré, là où il doit être. Cela nous permet d’être dans une ambiance assez mystérieuse. On est plongé dans le monde des âmes, du spiritisme. Univers que je ne connais que très peu, l’auteur nous permet d’en savoir plus à travers le personnage d’Elme qui semble avoir des prédispositions pour pouvoir parler avec les âmes et les aider à trouver la paix.

L’intrigue reste prenante. J’avoue que le début a été un peu longuet pour moi. Je parle plus précisément du prologue et des chapitres où Elme prend le temps d’expliquer la vie de Miette et sa propre vie. L’intrigue commence à vraiment prendre de l’ampleur au moment où Elme commence à se poser des questions sur ses actions et leurs répercussions. L’intrigue ne laisse pas de place au hasard. Avec un sujet aussi sensible que les âmes, le spiritisme et les médiums, certains lecteurs peuvent être refroidis. Cependant, je tiens à souligner la qualité du texte, des idées et de la plume. J’ai réellement apprécié le fait que l’auteur mette aussi le doigt sur les imposteurs et les gens qui ne prennent pas forcément cette pratique au sérieux. Un chapitre du roman nous propose d’avoir aussi la vision d’une réunion d’amateurs qui sont plus dans une cour de récréation qu’entre adultes sérieux. Ainsi, l’auteur rassure le lecteur plus frileux avec ce genre de thématiques.

Moi qui pensais me plonger dans un univers qui ne me plairait pas forcément, j’ai été bien surprise. C’était une formidable expérience que je renouvellerai avec la suite des aventures d’Elme. La présence de personnages de la littérature, et du monde du spectacle, connus nous permet d’ancrer cette histoire dans une réalité certaine. J’ai complètement adoré la présence de Conan Doyle mais aussi celle De Harry Houdini. Je ne connaissais pas forcément Armand Praviel mais j’ai pris plaisir à aller fouiller sur le net pour savoir qui il était.

En définitive, je suis plutôt très agréablement surprise par ma lecture. En effet, le mélange des genres et des hommes m’a permis de me plonger dans un univers que j’ai adoré. J’ai vraiment hâte de me plonger dans la suite des aventures d’Elme qui reste un personnage très attachant. L’auteur nous laisse avec une fin qui nous laisse présager de belles surprises pour la suite. Je tiens aussi à préciser que le roman ne fait pas peur. L’ambiance est assez sombre, mystérieuse, dense mais elle ne propose pas de sang à tout va et n’est pas dans l’horreur.

Je remercie une nouvelle fois l’auteur pour l’envoi de son roman.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une plume très littéraire et très belle. C’est le point le plus important pour moi dans ce roman.
  • Des thématiques que je ne croise pas souvent dans mes lectures comme le spiritisme et les âmes.
  • Un roman très bien construit qui ne laisse pas de place au hasard et qui nous propose un beau spectacle.

notation

8

Les chroniques du Shen Xiao : l’éveil du dragon de Benjamin Brin

xcover-4175.jpgRésumé : Aldwin Ryuu est un jeune homme de 18 ans qui rêve de s’engager dans la Marine Nationale. A son arrivée à Brest, il va faire la rencontre de Léna, une jeune femme mystérieuse qui va lui révéler qu’il fait partie d’un groupe de douze guerriers légendaires, les Gardiens du Sheng Xiao, autrement dit, les réincarnations des grands esprits du zodiaque asiatique. Ensemble, ces compagnons vont devoir lutter contre un ennemi ancestral et protéger la plus grande création de l’Empereur de Jade, l’humanité. Roman fantastique mêlant mythes et légendes asiatiques et réalité, l’éveil du Dragon vous plonge au cœur d’une aventure palpitante, remplie de créatures mythiques et de magie.

~ Service presse ~

Je remercie les éditions Plumes de Marmotte pour ce premier partenariat. Je vous le disais, il y a quelques semaines sur le blog, je suis partenaire de cette nouvelle maison d’édition très prometteuse. En effet, j’ai commencé mon aventure avec un roman qui n’est pas forcément ma tasse de thé. Dans un premier temps, la couverture m’a vraiment fait penser à univers de jeux vidéo. Forcément la culture chinoise est ultra présente : dans le titre et dans l’illustration de la couverture. Comme je vous le répète bien souvent, l’habit ne fait pas le moine. Ma réticence à ouvrir ce roman s’est vite évaporée.

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Un univers asiatique marquant
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Qu’on se le dise, je ne suis pas forcément calée au sujet culture asiatique. Je sais que beaucoup de lecteurs le sont mais franchement, ma connaissance s’arrête à la nourriture chinoise et à détective Conan. Vous voyez… Ce n’est pas franchement terrible.

Ce premier tome des aventures d’Aldwin Ryuu nous pose des bases franchement intéressantes. Je suis tombée sous le charme des légendes et mythes chinois. Ici, on s’intéresse aux animaux qui forment les bases de la culture mythologique chinoise : on croise donc un dragon, un rat, un bœuf, un tigre et bien d’autres encore qui vont devoir travailler ensemble pour contrer la menace qui pèse sur le monde.

J’ai trouvé cela très intéressant. On est vraiment immergé dans des mythes et des légendes que l’on ne connait pas forcément et cet apport de nouveauté dans ma lecture est vraiment très intéressant et a apporté un dynamisme très sympathique.

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Personnages
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Notre personnage principal s’appelle Aldwin Ryuu. Jeune homme tout à fait charmant, il est très agréable à découvrir. Rentrer dans la marine semble être son rêve : rigueur, sport et organisation. Cela lui convient très bien. Sauf que rien ne va se passer comme cela. Il va devoir battre des méchants, mais aussi combattre ses peurs et ses doutes. Aldwin va être confronté à des épreuves hors du commun mais aussi à des décisions qui ne seront pas faciles à prendre.

J’ai beaucoup apprécié le personnage de Léna qui permet à Aldwin de croire en l’impossible. Elle est une sorte de guide. Rapidement, un lien se crée entre les deux jeunes gens et cela ajoute une autre dimension au livre : celui de l’amitié et des sentiments.

Il faut se dire que les personnages ont une force personnelle mais c’est ensemble qu’ils deviennent forts et vraiment incroyables. On se retrouve dans une intrigue qui met en scène de nombreux personnages mais qui met aussi en exergue les qualités et les défauts des hommes. On trouve de jolies thématiques dans ce premier tome qui est vraiment à découvrir.

Des humains sont associés aux animaux mythiques chinois et j’ai pris plaisir à tous les découvrir bien que le Dragon et le Tigre m’ont beaucoup plu ; Les psychologies sont fines et détaillées. Il y a beaucoup, beaucoup de personnages mais j’approuve ce choix. En effet, il faut poser les bases d’un univers qui garde encore des zones d’ombre. Je suis curieuse de voir ce que l’auteur nous réserve pour le tome 2.

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Ma lecture en quelques mots
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J’ai eu quelques moments de flottement, surtout au début en fait. J’ai mis quelques chapitres à vraiment me mettre dans l’ambiance et à m’installer dans ma lecture. Mais une fois que le coté culturel et mythologique se met en place, c’est fascinant. C’était quand même une superbe lecture qui m’a fait découvrir beaucoup de choses culturellement parlant. C’est vraiment très sympathique. Je me rends compte que j’apprécie de plus en plus les univers fantastiques qui se mêlent à des légendes et mythes culturels qui viennent de partout dans le monde. Benjamin Brin est très doué pour cela : en trois cents pages, j’ai eu l’impression d’avoir quitté ma maison, mon pays, mon continent. C’était très plaisant.

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Le plume de Benjamin Brin
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Je suis heureuse d’avoir croisé la route de cette plume. Voilà une plume tout terrain ! Ce que j’entends par là, c’est qu’elle s’adapte à tous les lecteurs. En effet, je trouve que petits et grands pourront être attirés par cette aventure.

Je suis ravie de m’être trompée. En effet, au premier regard, je ne me serai jamais arrêtée sur ce roman avec cette couverture que je trouve trop « jeune » et qui ne reflète pas forcément ce que je recherche dans mes lectures. Je me suis bien fourvoyée, pour mon plus grand plaisir !

Ce premier tome fourmille de détails. C’est ni trop long, ni trop court. On est vraiment dans une histoire plaisante qui peut potentiellement mettre le pied à l’étrier les jeunes lecteurs avec cet univers original qui respire la nouveauté par rapport à ce que l’on peut trouver en ce moment : on mélange la culture aux animaux mythiques, la magie à la réalité, bref, on ne s’ennuie pas dans ce premier tome. Vivement la suite.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un univers riche et original.
  • Une plume forte qui pourra plaire à tout type de lecteur.
  • La présence de nombreux animaux dans la légende culturelle asiatique.

4

18

L’arpenteur de mondes de Jean-Christophe Chaumette

l-arpenteur-de-mondes.jpgRésumé : Après trois années passées à enquêter sur les voyants, gourous et autres magiciens, la journaliste Vigdis Gehrke est lasse de leurs élucubrations. Aussi s’efforce-t-elle d’oublier les inquiétants propos que lui tient un guérisseur australien de passage en France. Mais lorsqu’un effroyable massacre perpétré dans une ferme isolée est porté à sa connaissance, elle est amenée à s’interroger sur ce qui lui a été révélé. Et si l’Arpenteur de mondes, fléau de Dieu ou Bête de l’Apocalypse, venait réellement de surgir d’une autre dimension pour préparer la fin de l’espèce humaine ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Evidence éditions pour cette belle réception. J’ai tenté, pour la première fois, le « crazy book day » et j’adore le principe ! Contre une chronique dans le mois, la maison d’édition vous envoie le roman en papier. Oui, c’est un partenariat mais j’aime le fait que tout le monde à sa chance.

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L’arpenteur de mondes : entre horreur et terreur
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Je vous le dis clairement : âmes sensibles s’abstenir. J’aime sortir de mes zones de confort et repousser les limites. Ainsi, je viens, parfois, vous étonner avec des genres que vous ne voyez pas souvent sur le blog. L’arpenteur de mondes fait partie de ces romans que je n’aurais pas lu si on ne m’avait pas poussé dans ce sens. Wolkaiw m’a beaucoup parlé de l’auteur, c’est pour cette raison que je me suis lancée.

On vogue entre le réel et le fantastique, entre le chamanisme et les histoires bibliques. On a un certain équilibre qui nous propose une histoire où une enquête policière va croiser la route de l’Apocalypse via le personnage de l’arpenteur de mondes (le monsieur sur la couverture, vous voyez ?).

L’Arpenteur est un personnage vraiment très dur, horrible et terriblement effrayant. Dès le départ, j’ai dû m’accrocher à ma ceinture pour tenir le choc de la lecture. C’est un récit où l’horreur du monde est présente : entre meurtres, suicides et bêtise humaine, tout est présent pour que l’apocalypse ait lieu. Et oui, messieurs, dames, nous voilà dans le châtiment extrême pour ces hommes qui se sont détournés de la voie de Dieu. La prophétie est en marche… Gare à vous !

« Une entité maléfique voyage d’un monde à l’autre, dans l’infinité des dimensions qui s’entrecroisent au sein de l’Univers. La haine, la souffrance et la mort l’attirent comme le sang attire une lamproie. Et comme une lamproie, elle colle sa gueule à sa victime et la vide, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien. Elle existe depuis la nuit des temps, et sa puissance est incommensurable. Notre tâche, madame Gehrke, est de s’opposer à elle. »

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Personnages et univers
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Je suis fascinée, vraiment. Comment l’auteur a pu construire un monde ainsi ? Comment a-t-il pu faire pour ne pas se tromper et nous faire découvrir le monde de ce roman. L’intrigue est forte, les thématiques sont vraiment intéressantes. L’auteur parvient à surprendre le lecteur en l’amenant là où l’on ne s’y attend pas. Ainsi, des thématiques originales, que je n’avais jamais pensé trouvés dans un même roman se dessinent : ainsi, on parle de mondes virtuels, de jeux vidéo mais aussi de prophéties, de religion, d’enquête policière. Bref, on est dans un monde vaste, plein d’énigmes et cela m’a permis de voyager dans un univers vraiment intense et délicieusement surprenant.

Si j’ai eu peur face à ce monde rempli d’horreur, les personnages m’ont énormément plu ! Une élite se forme autour de nous et se glisse dans l’intrigue : une élite qui est la seule à pouvoir mettre fin à cette entité maléfique qui plonge la planète dans le chaos. Ainsi, notre équipe se compose de quatre personnages : Le veilleur, le messager, le maître de combat et l’archiviste. Cette histoire est une quête, une aventure qui happe le lecteur. C’est une sacrée course contre la montre qui nous tient en haleine.

Si je mets de côté les scènes trop violentes à mon goût et trop détaillés, j’ai passé un bon moment de lecture. Je ne vous parle pas beaucoup des personnages parce qu’il y en a beaucoup et que je ne veux pas vous gâcher une partie de l’intrigue en vous dévoilant les noms de notre mystérieuse élite sauveuse du monde.

L’univers soulève bien évidemment la question sociétale et humaine : Que sont devenus les hommes ? Comment ont-ils pu se détourner autant du regard de dieu et ne plus faire de ce Dieu qu’une infime partie d’eux.

On est aussi dans un roman qui soulève la question des racines en soulignant à de multiples fois des nationalités différentes, des pays différents, des continents différents mais aussi des mondes différents. On a un pied dans le réel et l’autre dans le fantastique. C’est vraiment très intéressant.

Si l’Arpenteur est un personnage qui vient semer le chaos, on se rend aussi compte qu’il n’est pas le seul à faire peur, à semer le trouble et la terreur autour de lui. Je parle d’un personnage qui m’a beaucoup plu dans le rôle qu’il a : Damon Harriman, le PDG de l’entreprise « Virtual Worlds ». Rien que son nom, dans la sonorité, vient nous indiquer qu’il n’a pas les cornes, mais que cet homme est un démon incarné.

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Le mot de la fin
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Si L’arpenteur de mondes n’est pas forcément un roman vers lequel je me serai retournée seule, je suis ravie d’avoir mis le nez dedans. De temps en temps, cela fait du bien de sortir des sentiers battus. Grâce à sa plume, Jean Christophe Chaumette nous propose un voyage dans le temps, dans les mondes différents. On se pose différentes questions tant humaines que mystiques. Les thématiques abordées sont très intéressantes : entre religion et chamanisme, on se retrouve dans un large univers, riche et plein de surprises. Jean Christophe Chaumette nous propose une plongée dans un monde horrifique où le temps est compté pour que le monde soit sauvé par une élite intéressante, variée et pleine de ressources. Bravo !

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une élite intéressante que j’ai apprécié découvrir au cours de ma lecture
  • Un mélange de thématique que j’ai adoré découvrir
  • Un univers littéraire fascinant

4

17

Les ombres d’Esver de Katia Lanero Zamora

124858634.jpgRésumé : Amaryllis a 16 ans et n’a jamais connu que la maison où elle est née, le domaine d’Esver, reculé, magnifique, mystérieux. Dans ce manoir qui tombe en ruines où elle vit seule avec sa mère austère, elle étudie la botanique avec l’espoir d’en faire son métier… Le jour où elles reçoivent une lettre du père annonçant la vente du domaine et le mariage forcé d’Amaryllis à un de ses associés, tout bascule. Pour échapper à ce destin, malgré les ombres qui hantent ses nuits, la jeune fille répondra-t-elle à l’aventure fantastique qui se cache derrière les portes fermées d’Esver ?

~ Service presse ~

Je remercie les éditions Actu SF pour l’envoi de ce roman. J’ai pris du temps pour lire ce roman dont la couverture me plaisait beaucoup. J’avais envie de prendre mon temps pour plonger dans cet univers.

Ma lecture s’est bien passée, un peu mouvementée au début mais finalement, j’ai réussi à trouver mon rythme et cela s’est bien passé.

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Un univers gothique que j’ai apprécié découvrir
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Si vous me suivez depuis quelques temps, vous savez que les demeures mystérieuses et pleines de secrets sont mes favorites. Ici, on associe les murs de la bâtisse où vivent Amaryllis et sa mère à une passion, un travail plutôt rare dans nos lectures : la botanique.

Esver est un domaine plein de secrets. Si les murs pouvaient parler, ils nous raconteraient de sacrées histoires. Ce que j’apprécie grandement dans ce roman, c’est que l’auteure laisse beaucoup de place à l’imagination. On se balade dans les pièces du manoir, on visite, on tremble, on se rassure : c’est vraiment un terrain très sympathique à découvrir et observer.

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Mère et fille : deux personnages en opposition
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Amaryllis est un personnage jeune. Cependant, du haut de ses seize ans, elle est très mature et intelligente. Face au caractère et au comportement de sa mère, elle devient une jeune fille forte et intelligente. Elle ne manque pas de courage.

Sa mère, Gersande, est tout son contraire. Méchante, elle passe à côté des rêves et des espoirs de sa fille pour faire passer ses envies avant tout. La botanique n’intéresse pas Amaryllis mais sa mère la prépare depuis des années aux concours d’entrées dans les meilleures écoles. Elle ne pense qu’à elle et à sa fleur. J’ai trouvé les personnages très bien construits avec des psychologies vraiment très différentes mais très intéressantes aussi. On se demande comment ces deux personnages radicalement opposés peuvent trouver une sorte d’équilibre pour se supporter chaque jour.

Amaryllis et sa mère sont construites sur un système d’opposition : l’une rêve de trouver une solution pour rester sur leur domaine, l’autre rêve de fuir le domaine pour partir à l’aventure. Quand l’une aime le calme, l’autre apprécie le dynamisme d’une aventure. L’une est froide et réservée, l’autre ne demande qu’à être aimée…. C’est assez intéressant, cela permet de mettre en lumière le personnage principal de cette aventure : Amaryllis.

La seule chose qui semble les unir : le manoir d’Esver qui fait partie des personnages pour moi. Mystérieux et en ruine, il fait partie des codes du roman gothique. On a quelques indices sur le passé du manoir, son faste d’antan et ce qu’il est maintenant : des ruines et de la poussière. On sent bien qu’il y a eu un avant et un après un accident fatidique. Quelque chose qui a perturbé la vie des habitants du manoir, quelque chose qui fait que la salle à manger est restée avec un repas subitement interrompu et qu’elle sert plus de serre que de salle à manger où la convivialité est partie depuis bien longtemps.

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La touche fantastique
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Si j’ai aimé l’univers proposé et les personnages, j’avoue que j’ai pris un peu de temps avant de m’installer confortablement dans ma lecture. Le début est assez long, on suit mère et fille dans leur quotidien sans vraiment comprendre ce que l’on fait là. Si l’intrigue prend un peu plus d’ampleur quand Amaryllis découvre qu’elle va être mariée de force à une connaissance de son père absent depuis très longtemps, j’ai eu du mal à trouver le genre fantastique dans cette intrigue.

Le fantastique arrive dans le roman mais pas dès le début et je pense qu’une fois que ce côté fantastique se met en place, on se retrouve avec une intrigue très intéressante et intrigante. Poussons les portes et mettons un pied dans cet univers fantastique…

Avec l’arrivée de la quête, Amaryllis apparait comme étant la personne qui peut sortir sa famille d’une fâcheuse situation. Elle est confrontée à ses propres démons mais aussi à des créatures mythiques que l’on peut avoir déjà rencontré dans des récits mythologiques et/ou fantastiques.

On entre dans un monde parallèle qui peut nous faire penser à plusieurs mondes. C’est peut-être là que l’auteure m’a un peu perdue. On ne sait pas bien où l’on est et où l’on va. Si le côté fantastique m’a plu sur certains points (surtout les créatures), je n’ai pas forcément apprécié le monde dessiné en parallèle d’Esver alors que j’ai vraiment adoré ce manoir et ses secrets.

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Les thématiques abordées
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J’apprécie le roman gothique, j’avoue que j’ai plus l’habitude d’avoir des siècles précis lors de mes lectures de ce genre. Ici, on est dans un univers gothique mais on aborde des thématiques assez intéressantes, surtout une : la femme. La place de la femme dans la société, la violence conjugale, l’objet qu’elle peut être dans le couple, la question de la femme et des études, bref, j’ai trouvé cela intelligent.

Autre thématique que j’ai su souligner dans cette intrigue : la famille. La présence d’une sphère familiale très forte. Le poids d’une mère sur la vie de sa fille. C’est vraiment très intéressant.

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La plume de l’auteure
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Quelle plume envoûtante. Bravo à l’auteure qui a su construire des personnages très intéressants et fins. Le décor proposé est vraiment incroyable et doit être découvert. Je renouvellerai la lecture d’un des romans de l’auteure.

3 raisons de lire ce roman :

  • Un univers gothique intéressant
  • Un personnage principal plein de surprises
  • Un traitement de thématiques intéressantes

4

14

Les nouvelles aventures de Carnacki Saison 1 de Frédéric Livyns

xcover-4144.jpgRésumé : Carnacki, le légendaire détective du surnaturel créé par William Hope Hodgson revient dans de nouvelles aventures. À travers les six épisodes de cette première saison, vous vous mesurerez, avec lui, à de démoniaques entités qui vous feront passer des nuits blanches. Repris par l’auteur belge Frédéric Livyns, lauréat à trois reprises du Prix Masterton, ce Sherlock Holmes du surnaturel vous emmènera aux portes de la peur ; à vous de décider si vous souhaitez les franchir ou non.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Evidence éditions pour l’envoi de ce roman. En effet, j’ai vu passer cette première saison sur SimPlement et je n’ai pas pu résister pour trois raisons : la couverture que j’adore, l’auteur qui me surprend toujours et la curiosité de découvrir qui est Carnacki inconnu au bataillon.

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Mais qui est Carnacki ?
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Si vous êtes dans la même situation que moi, vous ne savez pas qui est Carnacki. Oui, moi, j’étais très curieuse de savoir. Comme vous le savez, j’ai fait appel à mon ami… Qui ? Mon ami Wiki !!! Ahahah (week end oblige, désolée, je craque un peu). Voici quelques informations sur notre personnage principal dans cette intrigue : « Thomas Carnacki est un personnage de fiction, créé par William Hope Hodgson. Carnacki est le protagoniste d’une série de six histoires publiées entre 1910 et 1912 dans The Idler et The New Magazine. Thomas Carnacki est un détective de l’occulte, spécialiste reconnu pour son efficacité dans la lutte contre les revenants et autres entités cosmiques. Il vit dans un appartement à Cheyne Walk, à Londres. Le narrateur des histoires est un ami de Carnacki, Dodgson, qui suit le détective dans ses enquêtes. […] Cinq aventures paraissent entre janvier et juin 1910 dans The Idler. Quatre autres furent refusées pour, semble-t-il, des questions de calibrage. Et la revue cessa de paraître définitivement en mars 1911. Une sixième histoire paraît en janvier 1912 dans The New Magazine. Ces histoires furent publiées en 1913 dans un intégral Carnacki, the Ghost-Finder. »

Bon, clairement, j’ai tout de suite pensé à mon cher Sherlock et à mon petit Watson adoré. Hormis le fait que Carnacki soit une sorte de détective du paranormal, j’ai trouvé qu’il était dessiné comme Sherlock Holmes (dont je vous invite à découvrir les aventures, c’est formidable).

On a donc un personnage masculin principal très intelligent, il m’a séduite dès la première nouvelle que j’ai lu et qui reste, pour moi, la meilleure de cette première saison. J’ai apprécié découvrir ce personnage dont la psychologie fine et détaillée m’a beaucoup plu.

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Un recueil de nouvelles
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Pour chaque enquête, une nouvelle. Six enquêtes, six nouvelles qui vont nous pousser au-delà des limites de la raison. On se retrouve avec des situations spectrales et paranormales. Frédéric Livyns est un auteur que j’affectionne beaucoup pour la manière dont il sait me transporter dans des univers que je ne pensais pas possible d’apprécier. J’ai toujours été séduite par ce que j’ai pu lire de cet auteur, il était donc impensable pour moi de ne pas me lancer dans cette lecture.

Encore une fois, je me suis lancée dans une lecture les yeux fermés et j’ai découvert que c’était un recueil de nouvelles. En soi, ce n’est pas dérangeant parce que j’ai pu découvrir l’étendue des facultés de Thomas Carnacki mais cela reste frustrant dans le sens où je me sens bien plus à l’aise dans une aventure unique qui me transporte beaucoup plus.

On va dire que pour un premier pas dans l’univers de Thomas Carnacki made in Frédéric Livyns, c’est bon, très bon même.

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Les enquêtes  
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Clairement, j’ai apprécié les six aventures même si la première reste ma préférée. J’ai fait la rencontre des acolytes de Carnacki mais il reste un des seuls personnages que l’on a tout au long de notre lecture : on se balade dans différentes histoires qui proposent différentes intrigues. On est dans une dynamique intéressante et cela permet au lecteur de ne pas s’ennuyer. J’ai apprécié cela. Ce que j’ai beaucoup aimé aussi, c’est le fait que Carnacki n’est pas un personnage qui se la joue : il reste très humble même si des fois, il doit répéter les choses et les éclaircir. A aucun moment, je n’ai trouvé ce personnage pompeux.

Ce recueil n’est pas à mettre entre les mains de n’importe quel lecteur. Il y a des scènes de violence et qui ne sont pas à laisser lire par des yeux d’enfants. Il vaut mieux le préciser. Si vous êtes de nature très peureuse (franchement, je suis une mauviette et j’ai beaucoup apprécié, pour vous placer sur l’échelle du trouillomètre…) il ne vaut mieux pas le lire mais si vous appréciez vous faire de petites peurs et être dans des univers où les choses peuvent nous échapper, vous pouvez vous lancer avec plaisir dans cette nouvelle lecture que nous propose évidence éditions.

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La plume de Frédéric Livyns
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Quand j’ai vu que l’auteur sortait encore un roman cette année, j’ai ri. Avec une amie, quelques jours avant on se disait « mais il sort beaucoup de livres quand même par an ». Ehhh oui. J’ai ri en voyant cette première saison mais je savais, au plus profond de moi-même, que je céderai. Quand on n’aime, on ne compte pas, non ? Et bien voilà. Je n’ai pas compté, j’ai foncé et j’ai adoré !

La plume de Frédéric Livyns prouve encore une fois ce que je n’arrête pas de vous dire : c’est une plume exceptionnelle. Elle est dynamique et pleine d’émotions. Si j’ai pris plaisir à découvrir l’auteur dans des lectures plus horrifiques et sanglantes, j’ai aussi apprécié le découvrir dans des aventures plus surnaturelles que gores.

3 bonnes raisons de lire cette saison :

  • Un personnage principal masculin désuet mais très charmant
  • Une plume que j’ai adoré retrouver dans un nouvel exercice
  • Un univers riche et intéressant

4

19

Marraine d’Emilie Chevallier Moreux

ob_127f4f_couv15090433.jpgRésumé : Il était une fois, une bonne fée qui se penchait sur le berceau des nouveau-nés afin de les inonder de bienfaits pour les siècles des siècles. Et comme le dirait si bien Ric, l’un de ses petits protégés : trop bonne, trop conne ! Mais quelle mouche a piqué Marraine Perrault pour qu’elle prenne pareils filleuls sous son aile ? Entre Peau d’Âne la mère maquerelle, Aurore la top-modèle siliconée, Cendrillon la veuve noire et Riquet l’alcoolique notoire, on ne peut pas dire que l’affaire soit une réussite. Pour couronner le tout, ses pupilles risquent fort de se dresser entre elle et ce bellâtre slave qui lui est – littéralement – tombé dessus dans un centre commercial new-yorkais. Parviendra-t-elle à se débarrasser de ces obligations qui l’accablent depuis si longtemps pour enfin trouver chaussure à son pied ? Pas si facile, quand on fait un petit 36…

~ Service presse 📱 ~

Je remercie les éditions Noir d’Absinthe pour l’envoi de ce roman. Fan de cette maison d’édition, j’ai accepté directement sans forcément réfléchir ni lire le résumé (comme d’habitude). La surprise reste complète de cette manière. Marraine d’Emilie Chevallier est un roman dont j’ai pu parler avec l’auteure au salon du livre de Mons et j’ai adoré ça ! Auteure souriante, dynamique et très agréable, elle reste à l’image de son livre : une très belle surprise !

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Quand les contes subissent un léger lifting
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Amis de l’humour noir, des lectures second degré et d’aventures, vous allez être servis. Les figures de contes qui ont bercés vos soirées d’enfant ont décidé de se refaire une beauté. Marraine la bonne fée est une jeune femme moderne et intelligente qui ne supporte plus ses petits rejetons. Cendrillon, Aurore, Peau d’Ane et Riquet à la Houppe deviennent des petits citadins dont les défauts sont plus visibles que les qualités. J’ai adoré cette revisite qui ne nous sert pas de la guimauve. C’est très original, ça se lit vite et ça se lit sans faim. C’est juste très très très bon. Noir d’Absinthe nous sort donc encore une fois une petite pépite qui plaira à son lectorat.

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Marraine la bonne fée version 2.0
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Marraine Perrault est un personnage que j’ai adoré découvrir ! On vogue entre le passé et le présent. On se retrouve donc avec une histoire dense et poignante qui dérive sur quelque chose de bien plus original et drôle. « Trop bonne, trop conne » pourrait être tatoué sur le front de Marraine. Elle est trop gentille, trop généreuse, elle a un trop gros cœur.

L’histoire est donc axée sur le point de vue de Marraine. Si dans les contes originaux, Marraine la bonne fée ne vit que de belles choses, l’auteure prend le parti de nous montrer l’envers du décor, les qualités et les défauts des personnages que l’on affectionne. C’est complètement barré, j’adore l’idée !

Le caractère de ce personnage subit une évolution incroyable et drastique. Dans les moments du passé, elle est clairement comme on peut l’imaginer : gentille, douce et généreuse cependant, dans les moments plus modernes, Marraine se montre dure, plus stricte et complètement saoulée par ses quatre protégés.

On fait la rencontre des quatre protégés et personnellement, je les ai trouvés infects. On a des personnages en pleine crise adolescente : on se fout de tout, on ne pense qu’à sa petite personne et à son propre intérêt… c’est ultra moderne et frais.

La touche fantastique se retrouve dans le personnage de Marraine qui est une fée (bravo Pauline, un bon point pour toi !). La magie est présente mais pas non plus trop présente. On la retrouve par petites touches et c’est vraiment très sympathique. Le fait de ne pas avoir de la magie à toutes les pages nous permet de rendre le tout plus actuel, crédible. Le caractère des personnages est aussi très moderne.

La personnalité du personnage de Marraine m’a peut-être moins plu dans le monde contemporain. C’est assez paradoxal parce que j’ai préféré les passages dans le présent à ceux du passé.

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L’univers d’Emilie Chevallier Moreux
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J’ai grandement apprécié l’histoire que nous propose l’auteure. C’est vraiment une intrigue intéressante : c’est piquant, plein d’humour (noir ou non) et accessible à un large lectorat. Ceux qui ont l’habitude de lire des réécritures de contes seront amusés parce que l’on propose : c’est novateur et bourré d’originalité, ceux qui ne sont pas forcément fans des réécritures pourront se complaire dans un univers en aucun cas guimauve et bisounours.

La plume d’Emilie Chevallier Moreux est vraiment très belle et drôle. Elle a un équilibre parfait entre ce qu’il faut dire ou non. L’écriture est fluide et légère mais porteuse de messages intéressants qui pourront toucher les lecteurs sans aucun doute.

Chaque belle histoire cache des défauts. Rien n’est tout rose dans la vie et l’auteure le montre à merveille. C’est vraiment une lecture que je ne peux que vous conseiller. Ca se lit très rapidement et très bien.

On est plongé rapidement dans l’univers qui nous parle de thématiques très importantes : l’amour bien sûr, traité sous toutes les coutures dans le roman mais aussi l’esprit de famille, la générosité, le sens du sacrifice et la bonté. On retrouve certaines thématiques des contes et des clins d’œil à ce genre mais tout est revisité de manière à ce que le lecteur ait quelque chose d’original entre les mains.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le point de vue de l’intrigue. On se place du côté de Marraine Perrault qui nous livre une version acidulée de sa vie
  • Les thématiques abordées ainsi que les clins d’œil au genre qu’est le conte.
  • Une plume que j’adore et espère relire le plus vite possible.

notation

6

Le maître du Nil de Philippe Ward

maitredunil01.jpgRésumé : À onze ans, al-Hakim, devient calife d’al-Qahira. Son règne se montre à l’image de son caractère : humble autant que versatile et aussi sensible que meurtrier. Au fur et à mesure, le jeune garçon va se dégager de l’influence de ses vizirs, quitte à les assassiner. Grâce à Amr, le djinn qui veille sur sa famille depuis toujours et qui forge son esprit comme une arme, le calife va apprendre à manipuler son peuple et à piéger ses ennemis pour en faire autant d’exemples marquants. Pourtant, les luttes intestines vont toujours bon train, et, dans l’ombre, au grand jeu du pouvoir, tous les coups restent permis. Au milieu des complots, des créatures et des divinités qui font tout pour survivre, al-Hakim continue de grandir. Mais quel est son destin ? Mourir ou devenir un dieu ?

~ Service presse 📚 ~

Je remercie Philippe Ward pour l’envoi de son roman via la plateforme SimPlement. Roman qui me faisait de l’œil depuis quelques temps, Philippe Ward nous propose une plongée dans un pays que j’adorerai découvrir : l’Egypte. Mystérieux, dangereux et plein de secrets, ce pays regorge de mythes et légendes ainsi qu’une histoire intéressante et incroyable. Je n’ai pas su résister à l’appel de ce roman.

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Une période et un univers  intéressants
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Ce roman fourmille de bonnes idées. J’ai passé un très bon moment avec un roman historico-fantastique. L’auteur est très adroit dans la construction de l’intrigue. En effet, que cela soit avec les prénoms, les titres, les aventures qui pullulent dans le texte, Philippe Ward nous offre une intrigue fantastique qui frôle la réalité. La crédibilité des faits est très intéressante et l’on se retrouve vraiment avec une intrigue à laquelle on croit facilement.

Le roman se situe donc en Égypte à cheval entre le 1er et le 2nd millénaire. On est dans un récit historique vu la période dans laquelle on se retrouve mais aussi fantastique. Pourquoi ? Tout simplement par la présence des Djinns. Pour ceux qui ne connaissent pas, voici une petite définition : ce sont des créatures surnaturelles, issues des croyances païennes de l’Arabie préislamique. Ils sont en général invisibles, et peuvent prendre différentes formes (végétale, animale, ou anthropomorphe). Ils sont capables d’influencer spirituellement et mentalement le genre humain (contrôle psychique : possession), mais n’utilisent pas forcément ce pouvoir. On peut compter différents Djinns : les Efrits (djinns de feu qui peuplent les terres), les maritins qui sont les djinns qui vivent près des cours d’eau ainsi que les Sylphes qui sont les djinns munis d’ailes et qui peuplent les cieux.

Cette période est très intéressante. Je trouve que l’idée de base, bien que simple, reste très efficace. On se retrouve avec des complots, des trahisons, des envies de guerres, de meurtres. Le peuple égyptien et surtout les hommes à la tête du pays sont assez connus pour régler les problèmes assez rapidement et radicalement. En effet, on se retrouve avec des personnages qui n’ont pas peur de se débarrasser radicalement des problèmes ainsi que des gens.

L’apport historique est tout à fait fascinant, je ne peux que vous poussez à aller faire des recherches sur le calife Al-Hakim. C’est assez prenant d’aller faire ce genre de recherches pour moi, je me suis régalée.

Je tiens donc à saluer le travail de recherches historiques et géographiques qu’a dû faire l’auteur, c’est épatant. Cela nous permet d’avoir un ouvrage de qualité entre les mains.

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Les personnages et intrigue
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Il y a beaucoup de personnages. J’ai pris du temps pour tous pouvoir les reconnaître. Au départ, j’ai confondu beaucoup d’entre eux. C’est assez déroutant, je l’avoue. Notre personnage principal est Al-Hakim, fils du calife Al-Aziz qui règne sur Al-Qahira. Jeune homme surprenant qui n’est pas forcément le genre de personnages que j’affectionne. Dès le départ, Al-Hakim se trouve être un jeune homme cruel et sanguinaire, j’ai envie de vous dire qu’en grandissant, sa soif de sang et de violence ne s’arrête pas, au contraire, elle croit.

Beaucoup de personnages gravitent autour d’Al-Hakim. Des gens qui lui veulent du bien ou du mal mais aussi ceux qui veulent le pouvoir. Tout est réuni dans ce texte pour que l’on prenne conscience des dangers d’être calife et de devoir faire attention à tous ceux qui voudraient être calife à la place du calife. C’est assez prenant. On est dans un état constant de vigilance. C’est une lecture intense que nous propose l’auteur. J’ai apprécié ma lecture de ce roman.

Je ne vais pas prendre le temps de vous présenter tous les personnages. Ils sont nombreux et franchement, en parler, ne servirai qu’à vous gâcher une partie de l’intrigue. Je peux simplement vous dire que, si vous appréciez les romans qui proposent un fond historique et une intrigue pleine de rebondissements, de trahison et de guerre, c’est fait pour vous.

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Livre et plume de l’auteur
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Si la plume de l’auteur est très prenante et riche, il faut quand même que je souligne le fait que le livre est très beau. J’aime beaucoup la couverture qui met le lecteur dans le bain très rapidement. Cependant, la taille de police ne m’a pas convenue. C’est très petit, et franchement, pas forcément très agréable à lire. Cependant, je crois que c’est vraiment la seule chose que je peux reprocher à ce roman qui remplit bien son rôle et toutes ses promesses.

Ce n’est pas la première fois que j’ai un roman de l’auteur entre les mains et franchement, c’est un régal. On ressent très rapidement toute la culture et la richesse du savoir de Philippe Ward. C’est vraiment une très belle intrigue que l’on nous sert ici.

Pour moi, il est inutile de plus vous parler de l’intrigue parce que je trouve que le résumé le fait très bien.

3 bonnes raisons de lire le roman :

  • Un univers fantastico-historique que j’ai adoré !
  • Un panel de personnages riche et varié qui m’a énormément plu
  • Une plume que j’ai pris plaisir à retrouver pour sa richesse

notation

18

Pauline à l’école des fées – Tome 1 de Muriel Bell

ob_37aea6_32281067-2065117440396492-837907937453.jpgAprès avoir connu le froid, la faim, la misère, Pauline qui croyait avoir été élevée par ses véritables parents, découvre l’année de ses treize ans, qu’il n’en est rien. Seule sur une route enneigée, elle est renversée par une voiture. Des fées viennent alors la chercher pour la conduire dans leur royaume, où elle va découvrir ses véritables origines et suivre des cours dans les écoles des fées. Elle va apprendre le mystère de sa naissance et qui sont ses véritables parents. Elle découvre ses immenses pouvoirs, mais elle doit se mesurer aux sorciers qui vont lui jeter des sorts. Ils veulent l’enlever pour la remettre aux Korrigans. Avec l’aide de la fée Diana, elle va devoir les combattre pour délivrer ses parents.

~ Service presse 📖 ~

Je remercie Evidence Editions pour l’envoi de ce roman. J’avoue, cette fois ci, j’ai cédé par pur « Waouuuh, la couverture est trop belle ». De plus, l’univers proposé était assez en accord avec la période de l’année je trouve : les créatures fantastiques, l’appel au rêve et à l’imagination, bref, j’ai trouvé que cette lecture pouvait être très sympathique à découvrir.

Je vous avais parlé, il y a quelques temps, d’un souci que j’avais rencontré dans une saga dont le premier tome m’avait beaucoup plu mais il n’en avait pas été de même avec le deuxième tome. Je pense que cette lecture vient enfoncer le clou de ce que je pensais. Ce genre de lecture, c’est terminé pour moi. Je n’y trouve plus le plaisir que j’avais avant. En aucun cas je ne remets la qualité du texte en jeu, c’est juste que, je pense en avoir terminé avec les lectures trop jeunesse. Mes goûts littéraires ont évolué et ne me permettent plus forcément de m’épanouir dans ce genre qui n’est plus fait pour moi.

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Un monde féérique
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Pauline Samer est une jeune fille qui n’a pas la vie facile. En effet, du haut de ses treize ans, elle a déjà vécu des épisodes très durs dans sa vie : la pauvreté, la maladie, ne pas avoir de toit sur la tête et d’avoir le ventre qui crie famine par exemple.

Pauline est un personnage que j’ai apprécié, déjà parce que son prénom est génial et de plus parce que c’est un personnage qui est adroitement pensé. Pleine de courage et de force, elle se retrouve dans des situations terribles et on a envie de la prendre sous son aile.

Ici, il faut prendre l’expression « prendre sous son aile » au pied de la lettre : Pauline est emmenée par des fées après un terrible accident de voiture. Elle va découvrir un monde qui, pour elle, ne peut être vrai. Elle va découvrir des créatures mythiques, légendaires et incroyables.

Dans ce cadre féérique, elle va en savoir plus sur sa vie, sur ses origines. Qui est-elle ? D’où vient-elle ? Rapidement, elle va comprendre qu’elle a des pouvoirs magiques qui vont pouvoir l’aider à comprendre sa vie et à répondre à toutes ces questions qui l’assaille. Ses pouvoirs sont grands, elle va révolutionner le monde auquel elle appartient désormais.

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Intrigue et créatures magiques
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Je trouve que l’intrigue est très bien amenée. Pauline, sans père, sans bonheur dans sa vie, va commencer à se construire dans ce monde qui, finalement, est le sien. Elle s’y sent bien et évolue très vite. C’est vraiment très intéressant. On sent bien que cette adolescente trouve sa place, elle est plus ouverte, plus heureuse, son œil sur le monde n’est plus aussi noir.

En soi, je n’ai pas grand-chose à reprocher à l’histoire. Je pense que ce sont mes goûts qui ont changés. J’ai apprécié ma lecture, mais sans plus. J’adore, pourtant les univers féeriques comme celui de Muriel Bell mais je ne suis pas parvenue à m’immerger complètement dans cet univers pourtant très tentant.

C’est un roman initiatique qui permettra à Pauline d’apprendre à mettre un pied devant l’autre dans ce monde mais aussi à comprendre qui elle est. Si un voyage se dessine pour elle, c’est aussi un voyage intérieur qu’elle entreprend.

Les créatures magiques sont très importantes dans ce roman. On fait déjà la rencontre de la fée Diane qui va être d’une grande aide pour Pauline. On y trouve aussi des fées, par milliers, mais aussi des licornes, des korrigans, des sorciers mais aussi des licornes et bien d’autres personnages qui vont venir bercer l’intrigue et la dynamiser un peu.

On n’oublie pas que Pauline est une jeune fille. Elle doit aller à l’école et apprendre, comme tout le monde. J’ai apprécié cette idée d’apprentissage avant de partir à la recherche de ses parents.

C’est une aventure sympathique que nous propose Muriel Bell. Je ne lirai pas le tome 2 parce que je ne l’apprécierai pas à sa juste valeur mais les notions propres aux aventures sont présentes dans ce texte : amitié, courage, amour, famille…

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La plume
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C’est une plume très abordable, cela ne fait aucun doute. Cependant, il y a beaucoup de fautes. J’en ai compté pas mal quand même. C’est dommage parce que cela reste quand même une lecture pour les jeunes adolescents (fin primaire ou début collège, c’est top !). Il y a aussi beaucoup de redondance dans certains passages. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à Harry Potter à certains moments : celui de la baguette magique par exemple ou encore quand Diane et Pauline sont à Paris. Je n’ai pas trouvé ça dérangeant mais le lien est vite tissé.

Porteuse de bonnes intentions, cette plume est sympathique mais le texte mérite d’être relu pour chasser les fautes.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un univers féerique qui plaira beaucoup
  • Pauline, un personnage fort qui est très sympathique
  • Les créatures magiques très bien dessinées

3

16

The beast within : A Tale of Beauty’s Prince / L’histoire de la bête de Serena Valentino

téléchargement (1)Résumé : A cursed prince sits alone in a secluded castle. Few have seen him, but those who claim they have say his hair is wild and nails are sharp–like a beast’s! But how did this prince, once jovial and beloved by the people, come to be a reclusive and bitter monster? And is it possible that he can ever find true love and break the curse that has been placed upon him?

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C’est une histoire vieille comme le monde : celle d’un prince cruel transformé en Bête.
Et celle d’une belle jeune fille qui surgit dans sa vie. Le monstre est métamorphosé par la compassion de la jeune fille et l’amour qu’il ressent pour elle. Puis ils se marient et ont beaucoup d’enfants. Mais comme pour chaque histoire, il y a plusieurs versions. Qu’importe ce que l’on a pu dire ou écrire, une seule question demeure : qu’est-ce qui a changé le prince en la Bête que l’on connaît ? Voici l’une de ces histoires. Une histoire de bêtes, et, bien sûr, de belles.

~ Lecture détente 📖 ~

Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu de roman en anglais. Bien trop longtemps, j’ai pris un peu de temps à me remettre dans le bain… Mon dieu ! Bien fait pour moi. J’ai décidé de sortir ce roman de mes étagères. Cela faisait longtemps qu’il était dans mes prévisions de lecture, il était grand temps !

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Il était une fois
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C’est dingue ! J’ai beau avoir grandi depuis, l’effet « il était une fois » a toujours autant d’effet sur moi. Je me prépare à en prendre plein la vue. Ici, j’ai apprécié ce que j’ai lu et découvert sur le personnage emblématique de la Belle et la Bête. La Bête est un personnage que j’apprécie par le caractère qu’il cache sous sa couche de colère et de mauvaise humeur : attentionné et tendre.

Si j’avais beaucoup apprécié Miroir, miroir, ici, je garde un sentiment très mitigé sur cette lecture. Certaines choses sont bonnes et bien trouvées, mais d’autres restent assez creuses.

C’est l’histoire du Prince/La Bête qui nous est raconté. On se positionne avant Belle qui n’apparait que dans les derniers chapitres. On est dans la période de la jeunesse du Prince. On est au château qui est toujours aussi beau, grand et fastueux. La bibliothèque est à couper le souffle et fait de nombreux envieux. C’est un décor que j’ai pris plaisir à retrouver. C’est féerique et on sent vraiment ce que veut faire Disney : nous en mettre plein la vue.

Cependant, je pense que l’histoire est cousue de fils blancs et ne permet pas une lecture forcément hyper épanouissante…

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Déjà-vu !
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Rien de nouveau sous la lune. Franchement, à part un lien d’amitié qui m’a plu, rien n’a été surprenant pour moi. On pénètre dans la genèse de la malédiction du Prince. On apprend que Gaston est le meilleur ami du Prince. J’ai adoré cette idée. Mais c’est bien la seule qui m’a surprise. On est dans un schéma narratif sans surprise. Ce qui est expliqué sur le personnage d’Adam au début du film de 1993 est expliqué en long en large et en travers dans le roman : l’égoïsme qui le caractérise, la superficialité du personnage, le faste et la richesse avant tout ! Bref, rien de nouveau.

Il y a des figures féminines très présentes : Circée, Tulip, et les trois sœurs sorcières qui lancent la malédiction sur le prince. Puis après, on reprend les mêmes et on recommence : salut Madame Samovar, Salut Big Ben, Salut Lumière. J’ai vraiment eu l’impression que l’auteure a repris les caractères du film pour les mettre en livre. NOOOOON. Quelle déception !

Finalement, Gaston reste le personnage le plus changeant et le plus intéressant dans cette histoire. Le caractère jaloux, envieux de ce personnage et son retournement de camp (oui, bien sûr, on sait comment cela se termine pour lui) sont vraiment de bons éléments expliqués correctement et intelligemment.

En définitive, j’ai été déçue par ma lecture. Je m’attendais à autre chose. Le personnage de la Bête colle vraiment à ce que l’on connait par le film. La psychologie n’est pas forcément hyper développée, on se retrouve dans une histoire que l’on connait. Finalement, on n’a rien de nouveau à se mettre sous la dent.

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Livre objet, plume et intrigue
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Tout ça, c’est vraiment cousu de fils blancs. On tire, on tire, on tire chaque filon de cette histoire. Ce n’est vraiment pas nécessaire. On a l’impression d’avoir des redites, c’est d’une redondance extrême qui ne permet qu’une seule chose : apporter de la lenteur au texte. C’est vraiment dommage.

Il faut quand même le souligner, le livre objet est magnifique. Encore une fois, lesThe_Beast_Within_A_Tale_of_Beauty%27s_Prince_alternate.png éditions en VO sont beaucoup plus jolies que les françaises, nah ! Quand vous enlevé la couverture papier du roman, la tête d’Adam apparait. Cela permet de faire un sacré avant/après! J’adore le livre objet. C’est aussi une bonne idée de commencer par ce genre de romans lorsque l’on n’est pas super fortiche en anglais. L’écriture est simple et les mots sont compréhensibles dans leur ensemble sans utiliser le dictionnaire à outrance.

La plume de Serena Valentino est belle et pleine de douceur. En effet, on se retrouve dans un univers féerique, plein de magie. C’est un roman signé Disney, pour faire court.

Il me reste le roman sur Ursula, Mère Goëthel ainsi que Maléfique à découvrir. A voir ce que cela donne.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le personnage de Gaston qui reste le plus surprenant
  • L’univers très beau que l’on nous propose
  • Les figures féminines présentes dans le roman

notation 2

23

Frost de Hezekielle Syl

51LMoY6ucEL._SY346_.jpgRésumé : Halya est une trentenaire au caractère bien trempé. Thanatologue, elle exerce une profession peu conventionnelle pour un institut de recherche qui l’amène à parcourir le monde. Elle partage tous ses secrets avec Zélie, sa meilleure amie. Mais la vie n’a pas épargné Halya. Derrière la jeune femme enjouée et pleine de vie se cache une personnalité endurcie par les épreuves et hantée par les fantômes du passé. A l’occasion d’une mission, Halya débarque au Népal, au pied du mont Everest. Mais l’ascension de la montagne ne se passera pas comme elle l’avait prévu. Entre conditions climatiques et choc culturel, Halya n’est pas au bout de ses surprises. Le mont Everest entretient bien des légendes et des mystères qu’Halya va devoir affronter. L’un des gardiens du toit du monde, un dénommé Jack Frost, veille sur le mont en compagnie de Snow, son loup blanc. Invisible aux yeux des hommes, solitaire pour l’éternité, Jack est banni du monde des humains auxquels il inspire crainte et terreur et subit chaque jour un peu plus une malédiction qu’il ne pourra rompre seul. Halya saura-t-elle dépasser ses croyances et plonger dans l’univers fantastique de Jack pour le libérer de la malédiction qui le retient prisonnier? Jack saura-t-il convaincre Halya qu’elle seule peut le sauver ? Halya et Jack réussiront-ils à surmonter leurs différences pour unir leurs deux mondes ? Entre imaginaire et réalité, plongez dans un voyage qui ne vous laissera pas de glace.

~ Service presse 📖 ~

Je remercie M.E.C. éditions pour l’envoi de ce roman. J’étais surprise et très heureuse de voir que j’avais un message dans ma boite de réception. Une proposition de lecture sur une romance fantastique ? OUI ! Bien sûr ! Après ma folle lecture, je vous le crie haut et fort : j’ai bien fait d’accepter !

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Halya et la légende de Jack Frost
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On fait la rencontre de Jack Frost… Ahhhh ! Ne mentez pas, je sais que vous pensez à la même chose que moi… Les 5 légendes sont dans votre esprit ! Je crois que c’est la seule source d’informations que j’ai sur la légende de Jack Frost. Il reste peut-être inconnu aux yeux de certains alors… on part pour un petit point culture !

Jack Frost est un personnage, allégorie de l’hiver, issu de la culture anglo-saxonne. Il serait à l’origine du givre, des nez et des pieds glacés par le temps, et donnerait sa couleur au feuillage des arbres en automne et sa forme comparable à des feuilles de fougère au givre croissant sur les vitres. […] Jack Frost est souvent dépeint comme un petit elfe, rapide, espiègle encore innocent avec un caractère d’enfant, disant souvent « hi-ho ». Il peut aussi devenir dangereux et geler les gens sur place, s’ils le mettent en colère. Son physique peut avoir des aspects hivernaux : les cheveux blancs, ses yeux de la couleur bleue, de la glace sur ses vêtements. On lui prête un grand nombre de pouvoirs, comme la production d’air glacial, la glace, les précipitations comme la neige ou le verglas. Le plus souvent on lui prête juste le pouvoir de dessiner des superbes sculptures en givre sur la terre, les plantes et les fenêtres. (Plus de détails sur Wikipédia)

L’auteure nous propose donc une plongée dans un monde fantastique où Jack Frost est notre personnage principal. Accompagné de son chien Snow, il va faire la rencontre d’Halya. Jack n’est pas un petit garçon ici. C’est un homme… Et quel homme ! A faire fondre la glace de l’Everest…

Halya est notre personnage principal féminin dans cette lecture. C’est une jeune femme que j’ai adoré du début à la fin ! Elle ne se laisse pas faire, elle est courageuse, elle est pleine de vitalité et de rêves. Thanatologue, elle étudie la mort. Ainsi, elle part sur l’Everest faire des recherches pour son travail. Mais rien ne va se passer comme prévu. Elle va faire la rencontre qui bouleversera sa vie à tout jamais.

Halya fait la rencontre de Jack. C’est la seule à le voir. C’est la seule qui pourra briser la malédiction qui plane sur lui.

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Intrigue et décors  
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L’auteure nous propose une romance fantastique à couper le souffle. C’est pour moi une sacrée belle lecture qui sera une de mes lectures les plus mémorables de l’année 2019.

J’ai apprécié l’originalité des décors : c’est vrai que c’est plutôt rare pour moi de faire des excursions dans le froid. En même temps, à cette époque de l’année, c’est plutôt très sympathique de lire ce genre d’intrigue planquée au fond de son lit…

On voyage dans l’Everest : on apprend rapidement que le danger rode partout. La nature et ses mystères sont vraiment intéressants à découvrir. Il y a des pièges partout. Si Halya pensait à tout : se perdre, mourir de froid ou encore tomber dans une crevasse, elle ne pensait pas faire la rencontre d’une légende.

C’est aussi une très belle idée d’avoir pris la légende de Jack Frost. Finalement, elle reste méconnue. Bon ok, on a un film Dreamworks mais mis à part ce film, il n’y a rien dans notre culture populaire qui nous permet de faire le lien. J’ai trouvé que l’inspiration de ce petit garçon devenu grand et maudit depuis de nombreux siècles est une très belle idée ! On ne lit que très peu de choses sur ces légendes et Hezekielle Syl nous prouve avec brio que c’est bien dommage.

Coup de cœur du mois d’Octobre, je n’ai absolument rien à redire sur l’intrigue : il n’y a pas de fausse note, les personnages sont très bons, bien dessinés, avec des psychologies fines et pleines d’informations. On s’imagine les personnages très facilement ainsi que les situations dans lesquelles l’auteure propulse ses personnages.

J’ai beaucoup apprécié Snow, le chien de Jack qui est un personnage à part entière. Ici, on parle de romance fantastique mais franchement, ça colle très bien à la réalité. On évolue dans des mondes que l’on connait (la ville, un appartement, un café, des rues…) mais aussi dans des endroits plus sauvages et paradisiaques : l’Everest mais aussi les îles.

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La plume de l’auteure  
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Je suis sous le charme. Vraiment.

On voyage énormément dans ce roman et cela fait du bien. On ne manque pas de rythme. On est dans un tourbillon d’événements qui sont tous très bien trouvés et menés. On ressent vraiment une puissance intéressante dans les émotions vécues par les personnages. La fragilité de Halya est très belle.

On tire une leçon de ce roman : lâcher prise, savoir se pardonner, redevenir soi-même, se défaire de l’emprise du passé pour aller vers un avenir meilleur. C’est vraiment très beau et très bien mené.

La plume de Hezekielle Syl est prodigieuse, formidable et très belle. Elle nous fait voyager géographiquement mais aussi au sein de diverses émotions incroyables.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La revisite d’une légende méconnue : Jack Frost
  • Les décors proposés
  • La plume de l’auteure.

5

12

Waterwitch d’Alex Bell

41vpW-4fBbL._SX195_.jpgRésumé : Certaines malédictions deviennent de plus en plus puissantes avec le temps… Suite à un accident, Emma a perdu l’usage de ses jambes. Sept ans plus tard, l’adolescente revient en Cornouailles, sur les lieux du drame : l’auberge familiale du Waterwitch, gérée par sa grand-mère mourante. Ce bâtiment a été construit avec le bois d’une épave, celle d’un navire au passé trouble, maudit raconte la légende. Parmi les sombres secrets qui hantent l’auberge se cachent des fantômes du passé. Et l’un d’eux est particulièrement en colère.

~ Lecture détente 📖 ~

Voici mon (unique) achat effectué lors des Halliennales cette année. J’ai craqué pour ce roman publié aux éditions Le chat noir. Je me suis dis que ça serait une très bonne lecture pour le mois d’octobre. Avec cette couverture et Halloween qui arrive, quoi de plus naturel que de plonger dans cette lecture.

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Une lecture mitigée
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De l’horreur, des frissons, de l’angoisse, il y en a. Je n’ai absolument rien à redire sur ce sujet. En revanche, ma lecture n’a pas été de tout repos parce que l’intrigue part un peu dans tous les sens. Il y a beaucoup trop d’informations : résultat ? On n’y croit pas. J’ai trouvé que ça manquait d’une crédibilité certaine. C’est vraiment dommage.

En soi, rien de révolutionnaire dans les décors et thématiques utilisées dans ce roman : une histoire de malédiction, un esprit, un ancien hôtel hanté et un personnage principal courageux accompagné de ses amis.

Cependant, la magie n’a pas opérée totalement dans cette histoire. C’est vraiment dommage parce que le résumé et la couverture étaient hyper tentants. Le problème, pour moi, c’est le fait qu’il y a eu beaucoup trop dé mélanges : on nous parle de sorcière, d’un bateau, d’une malédiction puis se mélange à cela une histoire de fantôme, mais aussi de problèmes psychologiques. Bref, on pense que cela a du sens puisque cela peut encore se connecter et offrir une histoire riche par les détails possibles ainsi que le passé de ce bateau « le Waterwitch ». Mais finalement, tout reste en surface et j’ai eu du mal à terminer ma lecture.

J’ai quand même apprécié l’historique du bateau. L’histoire qui en découle est sympathique et permet d’expliquer certains points dans la lecture.

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Une intrigue partagée dans les points de vue
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J’avoue que c’est certainement ce qui a sauvé ma lecture du désastre total. J’aurais coulé avec le bateau si je n’avais pas eu cette alternance de points de vue dans ma lecture. Idée intéressante et bien menée, elle a permis d’ajouter un peu de dynamisme à la torpeur qui s’était un peu emparée de moi.

On fait ainsi la rencontre de nos trois personnages principaux : Emma, Shell et Jem. Si j’ai apprécié certains de leurs traits, je reste quand même sur mes réserves tant les stéréotypes sont assez importants dans le roman.

Emma est le personnage que l’on suit le plus dans cette histoire. Jeune femme en fauteuil roulant, elle a quitté sa bourgade pour partir loin de cet hôtel et de sa grand-mère (responsable, selon ses parents de l’accident). Plus on avance dans l’histoire, plus on comprend ce qui s’est passé dans le Waterwitch (oui, c’est aussi le nom de l’hôtel). J’ai apprécié le fait qu’elle soit handicapée, c’est une petite révolution dans le monde littéraire et surtout chez les jeunes lecteurs. On banalise le fauteuil roulant et la différence, c’est quelque chose que j’apprécie. Il était temps. Emma est toujours accompagnée de son aidant : son fidèle chien que j’ai apprécié au même titre qu’elle. Si elle ne manque pas de courage, elle n’est pas non plus la personnalité de l’année. Cela reste un personnage sympathique mais sans plus.

Jem est son meilleur ami d’enfance. Elle le retrouve pour son plus grand plaisir et les deux apprennent à se redécouvrir. C’était plutôt sympathique comme idée : pourquoi ne pas avoir axé un peu plus l’histoire sur ces retrouvailles ? Je suis un peu restée sur ma faim.

La palme du stéréotype dans ce genre précis reste pour Shell, la petite sœur de Jem qui est la petite fille folle que l’on ne croit pas. Ajoutons à cela une bonne dose d’oiseaux qu’elle est la seule à voir et on a un personnage stéréotypé à souhait qui ne m’a pas forcément plu. Elle a un lien avec la magie, la sorcellerie. Son prénom traduit par « coquillage » en français marque son appartenance à la malédiction du bateau coulé en mer et à la sorcière.

Il y avait de bonnes idées dans ces caractères et psychologies mais tout est resté en surface et franchement, c’est dommage. Ce roman qui est une lecture passable aurait pu être excellente.

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La plume d’Alex Bell
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Je ne connaissais pas l’auteure, je pense que je lirai un roman en V.O. pour pouvoir nourrir un peu plus mon avis sur la plume. C’est la traduction ici que je vais juger. J’ai trouvé des facilités, des dialogues assez enfantins alors que, quand même, lorsque l’on voit la couverture, on ne se dit pas qu’on va offrir ce roman à des enfants. Bref, on a cette impression que les personnages sont des enfants et non des adolescents.

Les idées sont bonnes mais manquent de profondeur.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • L’historique du bateau
  • Quelques frissons quand même
  • Plusieurs points de vue qui apportent du dynamisme

notation 2

14

1883 Express d’Orient de E.C Guyot

51AE0JXKDFL._SY346_.jpgRésumé : Octobre 1883. Quatresous s’embarque à bord de l’Express d’Orient, le tout nouveau train de grand luxe, tout juste inauguré par la Compagnie des Wagons-lits. Sa mission est aussi claire qu’elle est saugrenue : faire faire demi-tour aussi vite que possible à son employeur Monsieur Desmilliers et récupérer l’argent des billets, car les finances de la famille en dépendent. Mais à bord du train un passager décède, tout le monde a un secret, des murmures d’esprits et de monstres hantent les couloirs, et une menace rôde… Et qui sont ces voyageurs mystérieux, dans les compartiments du wagon de tête ? Pour Quatresous, un voyage vers l’inconnu va commencer dès le quai de la gare…

~ Service presse 📖 ~

Je remercie E.C Guyot pour l’envoi de son roman qui me faisait extrêmement envie. En effet, j’ai craqué, complètement, pour la couverture de ce roman. Folle du roman d’Agatha Christie, je voulais retrouver un roman qui mettait en scène un train digne de l’Orient Express, ce lieu si beau et symbolique. Est-ce que l’aventure était au rendez-vous ? Est-ce que j’ai lu avec avidité ce roman ? Est-ce que j’ai aimé ? La réponse tient en un mot, trois lettres, un cri : OUI. OUI, OUI, OUI !

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Quand l’historique se mêle au fantastique
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Voici un mélange des genres que j’apprécie beaucoup. En effet, on se retrouve avec une intrigue historique, puisque l’on est propulsé à la fin du 19ème siècle, mais aussi fantastique parce que l’auteure et le train nous réserve bien des surprises.

L’auteure a parfaitement su retranscrire l’ambiance et l’atmosphère que l’on peut retrouver dans les grands classiques du 19ème siècle. On est propulsé très rapidement dans cette ambiance feutrée et pleine de mystère.

Ce que j’ai énormément apprécié dans la construction de l’intrigue, c’est que l’auteure prend son temps, elle nous décrit des scènes majestueuses et délicates mais elle pose l’histoire sur plusieurs chapitres. Même si l’intrigue met un peu de temps à se mettre en route, il faut aussi souligner que le temps pris part l’auteure pour installer son intrigue permet au fantastique de s’installer tout doucement. Cela instaure une atmosphère particulière. L’orient express reprend du service mais, cette fois-ci, dans un autre contexte !

A ces deux genres vient se mêler une esquisse d’enquête faite par notre personnage principal Louis Quatresous. J’ai apprécié l’enquête en toile de fond, c’est très intéressant. Cela apporte une troisième dimension à notre lecture.

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Mon engouement pour cette lecture
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Comme vous le savez, les romans historiques sont un genre que j’affectionne beaucoup. Comme beaucoup d’entre vous, j’ai des périodes, des lieux, des auteurs qui me marquent et franchement, l’Orient Express est le train le plus mythique (après le Poudlard Express) que j’ai rencontré dans mes lectures et j’ai été ravie de retrouver cette figure. Le train devient un personnage à part entière dans le roman de E.C Guyot. Il prend de la place et de l’intérêt dans cette histoire. C’est très sympathique, le temps d’un roman, ce fameux train reprend vie et cela fait plaisir à lire !

Ce que j’ai aussi grandement apprécié dans ce roman, ce sont les personnages ! Il y en a beaucoup, mais certains restent plus attachants que d’autres. Louis Quatresous est notre personnage préféré. Il voit sa vie basculer le jour où son patron décide de l’emmener avec lu à bord du train parce que sa femme n’a pas voulu le suivre.

Son patron reste un personnage très superficiel. Il veut se montrer dans le train pour qu’on le remarque, lui et sa richesse. Si Quatresous m’a énormément plu, je suis restée un peu de marbre face à son patron qui finalement reste un homme dont la superficialité égalise sa bêtise. Ici, ce n’est qu’une affaire de goût, bien entendu.

Il y a énormément de personnages dans ce roman. 1883 Express d’Orient fait partie de ces romans dont il est difficile de parler tant l’intrigue est dense et riche. Je ne veux pas vous spoiler. Je peux juste vous dire que si vous êtes fan de ce genre et que vous aimez l’aventure, ce roman est fait pour vous, cela ne fait aucun doute.

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La plume de l’auteure
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A l’image de l’intrigue, cette plume foisonne d’idées formidables. Elle est d’une richesse incroyable. Franchement, je suis sous le charme de la plume de E.C Guyot qui sera, je le pense sincèrement, une plume à suivre par la suite.

Si l’intrigue est savamment posée et imaginée, je suis aussi très heureuse de retrouver ce que j’affectionne le plus dans ce genre d’histoires : des personnages dont les traits physiques et moraux sont extrêmement bien dessinés et campés. Le patron de Quatresous est détestable parce qu’il est dessiné ainsi. Quatresous nous apparait un peu aventurier : la manière dont il se permet de parler à son employeur pourrait nous paraitre un peu cavalière. Cela ajoute un petit quelque chose à ce personnage assez attachant. Bref, vous le voyez, j’ai adoré les personnages proposés par l’auteure.

Cette plume nous propose aussi un sacré voyage géographique : on en prend plein la vue grâce à des descriptions détaillées et riches. Chaque chapitre est associée à une distance, d’une destination à une autre, on voyage au rythme de ce train qui nous embarque pour une formidable aventure.

Ce roman fait partie de mes meilleures découvertes de l’année 2019. J’ai eu raison de faire confiance à ce roman. Ce roman est une formidable surprise que je vous conseille fortement. Il est parfait pour la saison.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  •   Une intrigue qui mêle différents genres : enquête, historique, fantastique.
  •   Une plume qui associe suspense, humour mais aussi de belles valeurs.
  •   Le panel de personnages dont ressort Louis Quatresous.

notation

 

 

25

L’obscur de Frédéric Livyns

xcover-3641Résumé : En emménageant dans leur nouvelle demeure, la famille Detreille y voyait le synonyme d’un nouveau départ. Cependant, leur nouveau foyer ne leur offre pas la quiétude tant espérée. Des bruits se font entendre, des ombres se faufilent… C’est alors que la fille aînée, Virginie, décide de mener l’enquête. Elle découvrira l’horrible passé de la maison et quels actes immondes y furent perpétrés. Ces investigations vont, bien malgré elle, la mener au-delà de la terreur !

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie chaleureusement Séma éditions pour l’envoi de ce roman. J’avais déjà fait la rencontre de la plume de l’auteur via un recueil de nouvelles « les contes d’Amy ». J’étais donc très heureuse de pouvoir me replonger dans la richesse de l’écriture de Frédéric Livyns avec ce roman.

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Roman horrifique : le meilleur moment pour le lire, c’est maintenant !
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Les branches qui craquent, les feuilles qui crissent, le vent qui s’engouffre… Attention, chers lecteurs, cette lecture va vous coller des frissons du début à la fin. C’est une lecture qui ne prend pas énormément de temps et qui nous plonge directement dans un univers où l’on va sursauter à chaque fois que l’on va déambuler dans un couloir… Prenez garde, on vous regarde. Je pense qu’une mise en garde reste de rigueur : ce roman n’est pas à mettre entre toutes les mains. Roman parfait pour la saison, il est qualifié d’horrifique. Il faut donc éviter de le mettre entre les mains des petits cœurs et des jeunes lecteurs.

Ce que j’ai grandement apprécié dans ce roman, c’est l’ambiance. J’avais peur d’avoir un peu trop surestimé mon cœur et sa force mais franchement, j’ai passé un bon moment de lecture. Le roman tient ses promesses et nous fait passer un moment de lecture à la hauteur de mes espérances.

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La maison qui fait peur
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Oh arrêtez ! Je suis certaine que vous avez tous en tête une maison. Personnellement, j’ai « une maison qui fait peur » au coin de ma rue. Et vous ? 😉 Ici, pas de chance pour Virginie et sa famille, la maison qui fait peur et celle dans laquelle ils ont récemment emménagé. Je trouve qu’elle colle parfaitement aux décors proposés par l’auteur. Quand on lit les pages, on se dit « mon dieu, partez ! Vite ! » mais comme à chaque fois… les personnages n’écoutent pas… et cela nous permet de vivre une lecture rythmée par les battements cardiaques qui s’accélèrent et une folle envie de savoir la suite de l’histoire.

La maison, parlons-en ! Voilà un objet qui devient personnage. Peut-être même le personnage le plus important de l’histoire. Tout part d’elle, tout part d’un homme, tout part du passé. Le roman commence avec un chapitre qui date de 1965 et qui nous permet d’ancrer l’histoire dans l’horreur dès le départ. Un corps, dans cette fameuse maison. On part ensuite en 2008, on fait la rencontre d’une famille qui va vite déchanter en emménageant dans cette maison, puis vient le tour de l’année 2011 où l’on fait la rencontre d’une nouvelle famille, celle de Virginie. Ainsi, avec ces trois années, on se rend rapidement compte qu’il se trame quelque chose de particulièrement étrange dans la maison…

« La maison lui glaçait le sang. Il avait été témoin de tant de choses en vivant à proximité. Certaines nuits, quand la lune était basse, on pouvait y entendre des chants lugubres ou encore des rires. Il avait appelé la police au début, mais les agents finirent par le prendre pour un vieux fou impressionnable, étant donné que tout revenait à la normale avant leur arrivée. Il ne les contactait plus depuis. Mais il savait très bien qu’il n’était pas cinglé. »

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Personnages et intrigue
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Bien entendu, la maison n’est pas le seul personnage. On fait la rencontre de Virginie, une jeune fille pleine de courage et d’intelligence. Elle comprend rapidement que quelque chose cloche. Elle va chercher, fouiller et commencer à recouper les informations sur ce lieu si étrange.

On va aussi croiser le chemin d’un voisin qui va essayer de mener sa propre enquête avec l’aide d’un inspecteur de police.

Il y a beaucoup de personnages, des secondaires qui ne font que passer mais la famille de Virginie reste au premier plan de l’intrigue. On a un groupe de personnages. Je pense aussi à son petit frère Joey que j’ai pris en affection dès les premières pages.

L’intrigue est assez décousue en apparence. J’avoue que je me suis un peu perdue en m’interrogeant sur l’identité de certains personnages. Ils apparaissent un peu par magie. On ne sait pas trop où l’auteur veut nous emmener. On défile de foyer en foyer, de situations en situations et on se demande bien ce qui peut se passer, quel est le lien entre ces différentes propositions. Lorsque le lecteur comprend que la lumière illumine notre esprit, c’est l’euphorie. Quelle intelligence ! Bravo  Frédéric Livyns pour cette belle idée.

J’ai beaucoup apprécié d’avoir mis un pied dans le passé avant d’avoir pu m’étendre sur la situation présente. J’ai trouvé cela nécessaire, cela permet aussi de comprendre l’histoire de cette maison et comment on en est arrivé là aujourd’hui.

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La plume de Frédéric Livyns
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Comme je l’ai dit au tout début de la chronique, j’avais déjà rencontré la plume de l’auteure. Il est vrai que ce roman m’a nettement plus plu. Je pense que c’est une histoire de format, les nouvelles, c’est définitivement trop court pour une lectrice comme moi. Cependant, je ne doutais pas du talent de l’auteur qui vient me le prouver avec ce roman qui m’a tenue en haleine du début à la fin. Ça se lit très vite, c’est très prenant et on s’en rend rapidement compte.

L’auteur trouve les mots justes pour nous faire frissonner, angoisser et mourir de peur. C’est à lire, surtout en cette période. J’ai trouvé le ton du roman très juste. Virginie est un personnage que j’ai apprécié découvrir et je pense que c’est dû à la psychologie détaillée de ce personnage.

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Le mot de la fin
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Pour terminer ma chronique, je tire mon chapeau à l’auteur qui m’a fait apprécier un genre dont, en général, je ne suis pas forcément très fan. Bravo.

Je remercie aussi ma chère Wolkaiw pour cette lecture commune que j’ai pris plaisir à faire avec elle ♥

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une ambiance à vous faire frissonner.
  • La genèse de la maison et ce personnage détonnant.
  • La plume de l’auteur.

4

12

Sur l’île de Lucifer de Serge Quadruppani

51ZWgNeMcUL._SX195_.jpgRésumé : Un auteur publié dans Lundi Matin, Siné Mensuel et Le Monde Diplomatique Auteur d’une trentaine de romans, enquêtes, fictions, articles Prix Quai du Polar 2011 Un roman palpitant entre polar et fantastique Une enquête au cœur d’une Zone À Défendre.

Un matin de printemps, Tom, 10 ans, découvre le corps d’un homme, un pieu planté dans la poitrine, dans le trou laissé par la souche d’un pin Douglas abattu. Cet homme, c’est Didier Dubois, le responsable du chantier d’abattage de la forêt de l’Aitre. Appelée sur les lieux, la capitaine Sylvie Mercure mène l’enquête, assistée par la gendarmerie. Lorsqu’un deuxième meurtre est commis, les soupçons se dirigent naturellement vers les militants de la Commune libre du Plateau, qui combat le projet d’abattage. Mais les suspects se révéleront aussi nombreux qu’inhabituels : une sorcière qui fait parler les morts, un curé haïtien, une exilée chilienne… Des personnalités étranges, une atmosphère pleine de tensions, pour un roman noir aux frontières du surnaturel.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie chaleureusement l’équipe de SNAG fiction pour l’envoi de ce roman. J’étais assez curieuse de savoir ce que donnerai cette lecture. J’ai plusieurs amies lectrices qui se sont penchées sur le roman et j’avoue que le fait de lire des avis plutôt mitigés m’a poussée à lire ce roman par moi-même pour m’en faire mon propre avis. Malheureusement pour moi, je rejoins le club des lectrices mitigées sur cette lecture.

~ Un bon début ~

Le roman commençait bien pourtant. L’enquête policière commence rapidement et nous embarque dans une histoire de meurtre assez intéressante et mystérieuse. Un homme, Didier Dubois, qui s’occupe d’un chantier d’abattage de la forêt de l’Aitre. Didier Dubois est retrouvé mort avec un pieu dans la poitrine. Il est retrouvé par Tom, un jeune garçon de 10 ans. J’ai beaucoup apprécié l’enquête policière qui se dégage de l’intrigue. On est embarqué dans un mystère sans nom. Malheureusement, la promesse du résumé n’a pas tenu la route.

Rapidement, on se retrouve avec une intrigue qui part un peu dans tous les sens. Très vite, le meurtre de Didier Dubois n’est plus vraiment le sujet central de l’intrigue. J’avoue que je n’ai pas vraiment compris l’intrigue et encore moins où l’auteur voulait en venir. Pour moi, ça part vraiment dans tous les sens. J’ai mis un sacré temps à terminer ce roman qui me poussait à faire des pauses… Le côté fantastique du roman ne m’a pas convaincue : si l’intrigue policière m’a beaucoup plu, j’ai trouvé la fin rapide et pas forcément très convaincante.

~ Les personnages ~

Il n’y a pas que du négatif dans ce roman. Comme je l’ai dit, j’ai apprécié le côté policier de l’intrigue. Ainsi, j’ai apprécié les personnages comme les trois figures majeures qui forment un trio détonnant : la capitaine Sylvie Mercure de la DPSD, le capitaine Lionel Gaufre ainsi que le commissaire Francesco Maronne tout droit venu d’Interpol. J’ai trouvé que ça fonctionnait plutôt bien, ils sont très intéressants et apportent vraiment un sacré rythme à l’enquête.

On fait aussi la rencontre de plusieurs suspects potentiels mais aussi d’autres figures qui viennent animer la toile de fond de l’intrigue. Certains m’ont plu, d’autres moins. Il y a surtout Gladys Paskawit qui m’a énormément marqué. Avec elle, arrive la touche de fantastique puisqu’elle est la gardienne de l’île de Lucifer. Cette île m’intriguait beaucoup, cette couverture et le titre m’ont poussé à faire la demande de ce roman. J’avoue que le personnage de Gladys m’a plu pour ce qu’elle dégage et ce rôle de sorcière qu’elle endosse.

~ La plume de l’auteur et son style ~

C’est l’une des choses qui m’a permis de terminer ma lecture. J’avoue que j’ai eu du mal, au milieu du roman. Je déteste ne pas terminer mes lectures. La plume de Serge Quadrupanni est très intéressante et efficace. Les descriptions sont très belles et j’avoue que celles de la forêt et de l’île m’ont énormément plu.

~ En définitive ~

Si certains côtés de l’intrigue m’ont plu il y a des petites choses qui ne m’ont pas convaincue. Je suis contente d’avoir fait la rencontre de certains personnages qui m’ont permis d’avancer dans ma lecture. Je reste un peu sceptique quant à l’intrigue qui m’a parue un peu décousue. La plume de l’auteur m’a plu et j’aimerai la découvrir dans un autre roman.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • De très belles descriptions et des décors magnifiques
  • Une enquête policière très mystérieuse
  • Une plume intéressante

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14

Samuel Applegreen – La somme de ce que nous sommes d’Olivier Bron

31oz9bHYafL._SX195_.jpgRésumé : Comment réagiriez-vous s’il vous était donné de voir des couleurs sur la tête des gens ? Que ces couleurs se déploient et communiquent entre elles, échangent, cohabitent ou se pillent… Que feriez-vous de ce phénomène si vous vous rendiez compte qu’il vous permet de lire les intentions, bienveillantes ou néfastes, du monde qui vous entoure ? Nous étions trois à avoir été soumis à cette expérience, menée, je le précise, à notre insu. J’ai mis du temps à comprendre. Autant à pardonner. Ce que nous allions vivre bouleverserait jusqu’à la plus petite virgule de nos existences. Tout. Je vous raconte ?

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Olivier Bron d’avoir accédé à ma requête via SimPlement. En effet, j’avais repéré la jolie et poétique couverture du roman depuis quelques temps sur le site et j’avoue que j’ai fini par craquer.

~ Un roman sur les gens ~

Quelle originalité ! J’avoue que je reste sur les fesses tant je ne m’attendais pas à être ballottée dans tous les sens comme je l’ai été. Roman contemporain, on a un panel de personnages qui est si vaste et diversifié qu’il nous dépeint une véritable fresque sociale et humaine. On pourrait croire que le sujet principal reste le don que Samuel, Julien et Joséphine ont, mais pour moi, ce n’est pas du tout cela. Même si le côté fantastique du roman m’a beaucoup plu, l’interrogation philosophique que soulève le roman est tout à fait remarquable.

Grâce à nos trois personnages, on va pouvoir se poser des questions sur l’envie, le désir, les intentions mais aussi sur les différentes crises que peuvent traverser les hommes : l’adolescence, la crise identitaire, la recherche de soi. Bref, on va toucher à de vastes sujets d’interrogation et j’ai adoré le faire en compagnie de la plume d’Olivier Bron.

L’intrigue nous propose donc un choc des cultures, des sociétés mais aussi des niveaux sociaux. Nous sommes la somme de ce que nous sommes. C’est-à-dire que l’on est ce que la société fait de nous, dégage : des idées, des stéréotypes, des concepts, des convictions. Chacun apporte aux autres et prend aux autres. J’ai aimé l’idée.

~ Les personnages ~

On a beaucoup de personnages qui vont, qui viennent, qui repartent et qui reviennent, il y a un certain rythme qui s’installe avec toutes ces allées et venues.

On fait la rencontre de trois personnages que l’on va suivre plus particulièrement : Samuel, Julien et Joséphine. Ils sont tous les trois reliés par une seule chose : Optic Progress. Une entreprise qui leur permet d’arrondir les fins de mois en étant des cobayes. Jusqu’au jour où l’expérience va les mener tout droit dans un cauchemar : ils se réveillent avec un don (ou une malédiction selon la position que l’on prend) : ils voient des formes colorées au-dessus de la tête des gens. Les couleurs indiquent les humeurs, les émotions ou même les intentions des gens. C’est comme pouvoir lire dans les pensées mais en beaucoup plus évasif et intéressant.

Le roman nous propose donc de vivre une petite partie de la vie de ces trois personnages. La place que prend Samuel dans le roman est un peu plus importante que celle des deux autres. Cela marque une sorte de déséquilibre qui pousse quelque peu le lecteur à plus apprécier ce personnage. En effet, nous en savons beaucoup plus sur lui que sur les autres. Julien et Joséphine sont deux personnages sympathiques mais moins intéressants à mes yeux puisqu’ils donnent la sensation d’être moins développés par l’auteur.

J’avoue qu’Olivier Bron est plutôt bon dans l’exercice fantastico-philosophique. Trois humains, trois profils différents. Samuel est un comédien qui vivote. On le sait, se lancer dans ce genre de carrière peut être dangereux mais, des fois, ça paye ! On vit avec Samuel dans une vie plutôt bancale professionnellement parlant mais aussi sentimentalement puisque sa relation avec Ophélie est assez tremblotante par moments. On fait aussi la rencontre de Julien, un adolescent qui aime une fille d’une autre strate de la société. Il va devoir faire des choix. Joséphine est, elle, une mère qui traverse une crise identitaire assez intense.

Le lecteur peut aisément s’identifier à chacun des personnages tant ils traversent des périodes que l’on peut nous-même traverser.

~ Un roman à ne pas mettre entre toutes les mains ~

J’avoue qu’il faut quand même être un bon lecteur pour pouvoir lire ce roman. Avec son côté philosophique, la compréhension peut être un peu ardue par moments. Il faut aussi ajouter le fait qu’il y a des scènes érotiques assez présentes. J’ai trouvé que certaines n’étaient pas nécessaires et qu’elles n’ajoutaient rien à l’intrigue. Il y a une sorte de banalisation de l’acte sexuel dans l’intrigue.

~ Construction et plume ~

Olivier Bron nous propose un roman original et très intéressant finalement. Si ma lecture n’est pas un coup de cœur, elle reste une très bonne lecture.

Il nous offre une plume percutante qui arrive à rythmer l’intrigue. En parlant de rythme, le déséquilibre entre les personnages est assez marquant. Il y a aussi quelques longueurs dans les dialogues et dans la narration. Néanmoins, il faut aussi souligner les bons points : la visée philosophique est très sympathique. Elle propose une réelle réflexion sur l’homme et ce qu’il peut éprouver. C’est très intense. Elle nous offre un autre regard sur le monde, les gens et leur fonctionnement. C’est très intéressant.

En définitive, Samuel Applegreen est un roman que j’ai aimé pour sa richesse et son originalité. On nous propose un panel de personnages très intéressant qui permet au lecteur d’avoir plusieurs perspectives. La réflexion philosophique est aussi très intéressante dans cette fresque sociale.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une intrigue très originale et très recherchée.
  • Une touche de fantastique qui se mélange à la modernité et à la philosophie.
  • Samuel, un personnage que j’ai adoré.

4

13

La couleur du poison de Chani Brooks

41YJHiMLfdLRésumé : Elle a besoin de force, lui seul peut la lui donner. Il est son unique espoir, son plus grand tourment. Et vous, jusqu’où seriez-vous prête à aller pour acquérir la puissance ? Une jeune femme intelligente ne va pas chez un homme rencontré en soirée. Serena le sait mais sa prépa scientifique l’a rendue folle de rage. Deux ans de travail acharné qui finissent sur un zéro. Suite à ce énième échec, Serena craque et suit son amie d’enfance en boîte de nuit. Elle finit la soirée avec de jeunes bourgeois du 16e. Serena vient de banlieue, elle n’a peur de rien et elle est ivre. Elle se fait piéger par Valéry, beau et envoûtant, mais à l’emprise malsaine. Serena sait que la soirée va dégénérer. Elle est prête à se battre mais elle entend des voix : « Donne-moi ton souffle de vie et je te donnerai la force de te venger de lui. » Se venger de quoi ? Rien n’est encore arrivé. Pourtant, le regard d’émeraude de Valéry laisse présager le pire. Si seulement son corps était capable de le fuir.

La Couleur du Poison interroge ce que nous avons tous dans le cœur, la beauté et la laideur. Parce que les monstres ne sont pas forcément dans le placard ou tapis dans le noir. Parce qu’ils peuvent être assis à côté de nous ou se cacher en nous… Entre romance paranormale et dark romance, plongez dans une romance new adult qui va bouleverser vos convictions…

Note: cette romance new adult traite de relations toxiques et de violence, d’où sa classification en dark romance. L’univers de romance paranormale est là pour découvrir le côté obscur de l’humanité entre démons et folie, ajoutant une dimension de romantic suspense.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Chani Brooks pour sa gentillesse. J’ai été ravie d’avoir pu découvrir son univers même si je n’ai pas commencé par l’intégrale de Contrat avec un geek qui est plutôt bien connue sur la toile. J’ai décidé de commencer par son nouveau roman La couleur du poison. Je vous le dis tout de suite, ce roman n’est pas un coup de cœur mais une lecture assez sympathique qui, au final, m’a permis de mettre un pied dans plusieurs genres : la dark romance avec les relations toxiques, la romance paranormale avec la présence d’un esprit pas très gentil gentil mais aussi avec le romantic suspense

~ Informations à gogo ~

Dans ce roman, il faut s’accrocher : il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup d’informations. Sur ma tablette, j’étais quasiment à 2000 pages. On part un peu dans tous les sens dès le début sans vraiment savoir se poser. Pour moi, j’ai eu besoin de quelques pages pour comprendre et pas me dire « mais c’est quoiiii ça ?! ». En effet, on fait la rencontre de Serena, une jeune étudiante qui en a ras-le-bol de vivre une vie saine, de sacrifier sa vie sociale pour une prépa scientifique qui ne la mène à rien. En boite avec sa meilleure amie, elle rencontre Valéry un jeune homme riche, issu de la classe bourgeoise qui se croit tout permis.

Là fut ma première difficulté avec ce roman. Valéry est vicieux, méchant et passe les premiers chapitres à forcer Serena à coucher avec lui. Donc déjà, j’ai eu du mal à avaler ma salive tant les scènes m’ont mise très très très mal à l’aise. La suite des événements reste encore plus sombre pour moi.  J’avoue que là, j’ai eu énormément de mal à comprendre le pourquoi du comment et même si l’auteure montre très bien le désarroi de Serena et le fait qu’elle se dégoûte, j’ai eu beaucoup de mal avec ça.

Je vous avoue, j’ai eu peur de ne pas savoir terminer le roman. Je me suis demandée où j’allais finir. Comment j’allais sortir émotionnellement de ce roman et surtout est-ce que j’allais m’en sortir tout court.

~ « Un démon à la Lovecraft » ~

Lorsque j’ai discuté avec l’auteure pour la première fois elle m’a dit qu’un démon était présent dans ce roman que c’était un « démon à la Lovecraft ». Si certains d’entre vous saisissent ce que ça veut dire, pour moi, Lovecraft n’évoque rien du tout à mon petit cerveau. Je connais de nom mais ne sais absolument pas à quoi relier cette information nominative. Point information (pour les nuls comme moi :D) : H.P. Lovecraft est un auteur de romans d’horreur mettant en scène des créatures fantastiques pas hyper chaleureuses qui vont tout faire pour bouffer tout le monde. Grosso modo. J’avoue que ce n’est pas le genre de littérature qui me fait sauter au plafond mais bon, on ne peut pas dire : le mythe de Cthulhu est quand même connu ! Non ? Faites une petite recherche alors 😉

Un démon vient donc prendre possession du corps de Serena. On fait la rencontre d’Irdu le démon qui vient retourner la vie de Serena. Terminé l’étudiante qui mettait sa vie entre parenthèses pour les études, bonjour la Reine, le pouvoir et la volonté de tout réussir facilement.

~ Le bien ou le mal ? Que faire ? ~

C’est une thématique qui va être présente tout au long du roman. C’est quelque chose que j’ai apprécié chez Serena qui n’est pas le genre de personnages que j’adore. Dès le début du texte, elle montre sa volonté à faire les choses bien, elle va protester contre Irdu, contre ses pulsions et ses envies. Elle veut être raisonnable. C’est assez intéressant de voir à quel point elle évolue.

Valéry est, pour moi, le genre de garçon que je déteste. Imbu de sa personne, il a l’habitude que tout le monde lui cède tout et Serena représente exactement l’inverse. Elle se défend, donne et rend les coups. Ils agissent vraiment en miroir. Ces deux personnages vont aller vers le bien et vers le mal. Il y a une évolution intéressante : Valéry est un sale gamin répugnant dès le départ puis… plus les pages passent, plus son caractère change, il devient plus humain. C’est tout le contraire pour Serena qui, sous la coupe de la puissance et du pouvoir, devient une fille méconnaissable et détestable.

Ces notions de bien et de mal sont finalement très intéressantes. On se rend compte que la vie mène à faire de sacrés choix qui ne sont pas forcément les meilleurs ni les pires. Je trouve que l’auteure traite très bien ces notions dans son texte.

~ L’intrigue : une relation amoureuse ~

Avec tout ça, on en oublierait que l’intrigue parle d’une relation amoureuse. Elle ne démarre pas forcément de la meilleure des manières qu’il soit. C’est vrai que l’on peut se demander ce qui peut pousser ces deux êtres à rester ensemble.

Tout au long de l’intrigue, on va avoir des obstacles à cette relation. Qu’ils soient humains ou démoniaques, les obstacles sont présents et permettent de donner du rythme au roman qui fait plus de 800 pages.

Si je n’ai pas été convaincue par certains points du roman, j’avoue que cette relation toxique est très bien décrite. Ils se courent après, se cherchent, se trouvent, s’abandonnent et se retrouvent. C’est un rythme assez effréné que nous propose Chani Brooks. Finalement, on ne s’ennuie pas avec ces deux là – enfin trois, n’oublions pas Irdu- !

~ La plume de Chani Brooks ~

Voilà un point que j’ai particulièrement apprécié dans ce roman : ma découverte de la plume de Chani Brooks. En effet, je pense que l’exercice le plus difficile pour un auteur c’est d’écrire des choses effroyables. Je pense qu’ici, on n’est pas trop mal niveau effroyable. Chaini Brooks s’en sort bien : une plume affûtée et intelligente nous est proposé. Elle est aussi pleine d’humour. Je pense que c’est ce qu’il faut lorsque l’on traite des thématiques comme les relations toxiques ou encore le viol. Il faut savoir faire baisser la pression avec des moments un peu plus légers pour ne pas se noyer dans le pessimisme et l’horreur. Bravo !

En définitive, Chani Brooks nous offre une romance très particulière qui m’a permis de fouiller un peu plus le genre de littérature proposé. Ce n’est pas un coup de cœur mais une riche découverte. Ce roman n’est pas à mettre entre toutes les mains.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Faire la rencontre d’un démon
  • Une histoire d’amour vraiment originale
  • Des personnages saisissants

3

(3.5/5)

22

Les galeries hurlantes de Jean Marc Dhainaut

512D1MgJiDL._SX304_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : Karine, dix ans, joue avec un ami imaginaire. Tout ce qu’elle sait, c’est son âge et qu’il n’aime pas Alan Lambin, le spécialiste en paranormal que son père, désemparé et dépassé par une succession de phénomènes étranges, a appelé à l’aide.Et si l’origine de tout cela se trouvait dans les anciennes galeries minières existant toujours sous ce village du Nord ? Le seul moyen d’accéder à ce dédale oublié de tous serait les sous-sols d’un hôpital abandonné et hanté par le souvenir de tous ceux qui y laissèrent leur vie, un matin d’hiver, treize ans plus tôt.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie du fond du cœur Joël pour l’envoi de ce roman ainsi que Jean-Marc Dhainaut pour ce formidable moment de lecture ! Les galeries hurlantes est la troisième aventure d’Alan Lambin, chasseur de fantômes. Bien que ça soit le troisième tome d’une saga, les aventures peuvent se lire indépendamment. Bien entendu, vous perdrez un peu en informations personnelles sur les personnages mais les intrigues sont toutes différentes et mise à part les personnages récurrents comme Alan et Mina vous n’avez pas de pertes d’informations en lisant les tomes dans le sens que vous voulez.

~ Quand Jean-Marc Dhainaut décide de jouer avec les nerfs du lecteur ~

Franchement, ce roman est le meilleur de tous pour moi. Je n’ai pas su lâcher ma lecture. Il fait partie des romans qui rentrent dans la catégorie « Mais pourquoi tu ne l’as pas lu avant Pauline !!! » Oui, navrée, j’aurais dû le faire plus tôt ! Pour se venger, l’auteur m’a filée la trouille de ma vie.

Fans d’urbex, préparez votre sac et votre lampe torche, on s’en va dans les mines du nord avec Alan. J’ai vraiment ressenti des frissons d’angoisse durant ma lecture. C’est vraiment incroyable parce que cela ne m’était jamais arrivé. Je pense que l’univers, les décors et l’histoire personnelle qui touche Eric, Karine et Rozenn (dit « la vieille ») sont un combo intéressant qui permet au lecteur de s’imprégner de cette ambiance effrayante et surnaturelle.

Mon cœur s’est arrêté plus d’une fois. L’auteur tire très bien les ficelles de son intrigue. J’ai trouvé qu’on parvenait à un juste milieu entre l’intrigue dite « professionnelle » (celle qui touche la famille d’Eric pour qui Alan intervient) et l’intrigue dite « personnelle » qui met plutôt en lumière la sphère privée d’Alan. Cet équilibre nous permet de ne pas nous ennuyer dans l’enquête paranormale exécutée mais aussi d’en savoir plus sur la vie personnelle d’Alan Lambin. C’est très sympathique.

~ Alan et les fantômes ~

J’apprécie toujours autant le personnage d’Alan. Il est très humain. Il marque la différence entre les gens qui veulent vraiment aider les personnes touchées par des actes paranormaux et ceux qui veulent juste escroquer. Ainsi, on a un personnage dont les valeurs sont très agréables à lire et à découvrir. Il a le cœur sur la main, un jugement bienveillant et ne cherche pas à enfoncer les personnages dans la tourmente.

L’intrigue, dans cette troisième aventure, permet au lecteur de découvrir la famille Delbique. Eric, veuf et père de Karine, rencontre des problèmes dans cette maison triste et parasitée, selon lui, par une présence qu’il ne parvient pas à expliquer de manière rationnelle.

Alan va rapidement avancer dans ses découvertes et va permettre à Eric de comprendre le présent par l’explication du passé de sa femme décédée, Sarah.

Dans les histoires de Jean-Marc Dhainaut, les morts sont tout aussi importants que les vivants. Ainsi, le panel de personnages s’élargit de manière considérable et nous permet de passer un moment de lecture très sympathique quand on aime le genre paranormal.

J’ai énormément apprécié Alan mais aussi Eric qui est un personnage très poignant. Il ne parvient plus à vivre correctement depuis la mort de sa femme et s’enfonce doucement dans la dépression. Alcool, cigarette, chômage : voilà l’équation parfaite pour mourir à petit feu. La seule chose qui le fait tenir ? Karine, sa fille.

« Les fantômes se nourrissent de la morosité, de la tristesse et nous entraînent dans leur cercle vicieux. Si vous cessez de les nourrir, ils disparaissent. »

~ La plume de l’auteur ~

Encore une fois, c’est un carton plein pour Jean-Marc Dhainaut qui parvient à me convaincre, de plus en plus, de son talent incroyable pour les histoires de fantômes. La plume est juste et droite. On ne passe pas par quatre chemins pour dire ce qu’il en est. Les personnages sont tous très bien étoffés et jouent tous très bien leurs rôles. La psychologie détaillée des personnages permet une immersion encore plus réelle pour le lecteur.

Ce que j’ai grandement apprécié, c’est de retrouver les paysages du nord ! Nordiste dans l’âme, je reste attachée à mon patois, mes habitations et les décors que la région propose. Cela ne fait aucun doute que si Jean-Marc Dhainaut est si talentueux, c’est aussi parce qu’il est nordiste !

Les mines, le coup de grisou ainsi que les corons des mines sont présents et j’ai adoré ça ! Le folklore est bien présent pour un dépaysement total. De plus, le fait d’être dans les années 1980 rajoute un petit côté nostalgique à l’intrigue. C’est super chouette.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Il s’agit de la meilleure des trois aventures.
  • Les décors du nord sont très sympathiques.
  • Le talent de Jean-Marc Dhainaut.

4

12

Prête-moi ton rêve de Pauline Puyenchet

51O6Mntp-TL.jpgRésumé : Plonger au cœur des rêves des autres, nuit après nuit, s’immisçant ainsi dans leur esprit afin d’en comprendre l’essence, tel est le don de Molly. Seulement, dompter cet immense pouvoir révélant les secrets les plus intimes des gens n’est pas chose aisée pour une adolescente qui a encore tant à découvrir sur elle-même. Se laisser griser par le phénomène, puis ne pas se sentir à la hauteur, apprendre ensuite à le maîtriser pour venir en aide aux personnes de son entourage… ce sont les différentes étapes qui ont jonché la destinée hors du commun de Molly.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Pauline Puyenchet pour l’envoi de son roman Prête-moi ton rêve. Roman court, il se lit très rapidement. On est dans un monde fantastique où le personnage principal, Molly, a la capacité de voyager dans les rêves des gens qui l’apprécient. Ma lecture n’est pas un coup de cœur mais j’ai passé un moment de lecture rapide et agréable.

~ Le sentiment de rapidité ~

Le PDF envoyé fait 80 pages. C’est donc un roman très court et pourtant il se passe une multitude de choses. On passe du coq à l’âne et je trouve que Molly, touchée par certains événements, passe vite à autre chose.

Les thématiques abordées sont sérieuses : alcool, abus, boulimie mais aussi racisme et manque de confiance en soi par exemple. Si le roman se veut positif, il reste quand même à retravailler pour moi sur certains points.

Les chapitres sont très courts, ce qui permet d’avoir une lecture dynamique mais j’ai trouvé qu’il y avait peut-être un peu trop d’information pour le nombre de pages.

~ L’intrigue et construction narrative ~

J’ai trouvé cela très sympathique ! L’idée de voyager dans les rêves, j’ai trouvé ça cool ! Molly est un personnage très sympathique : elle est gentille, douce et peut être un peu naïve. Son but ? Etre appréciée des gens pour pouvoir filer en douce dans leurs rêves pour en savoir plus sur eux. La curiosité de cette adolescente m’a énormément plu. Quel culot ! Mais, qu’on se le dise, on aurait tous fait pareil !

Molly est donc notre personnage principal. C’est un bon personnage qui est bien construit. Elle tient l’intrigue à bout de bras et nous propose une aventure très sympathique, qui sort de ce que l’on peut lire habituellement dans le genre fantastique.

Destiné à un public plutôt jeune, il se lit quand même bien de l’autre côté de la barrière ! Vieux lecteurs, il peut aussi vous plaire.

Petit point qui m’a aussi dérangé. Il n’y a pas de dialogue, que de la narration et quelques paroles rapportées directement. Je pense que ce roman gagnerait en rythme en étant un peu dialogué quand même.

~ Les personnages ~

Pauline Puyenchet fait le choix de nous proposer une petite bande d’amis. Ainsi, Molly qui avait peur d’être seule se retrouve avec Valentin, son ami de toujours et collègue de piano, mais aussi Suzon, la jeune demoiselle mal dans sa peau qui a du mal à s’ouvrir aux autres ainsi que Martial le sportif et Dolores la fougueuse.

Molly est la seule qui peut voir dans les rêves des autres. Cela n’empêche pas la demoiselle de se livrer à son ami Valentin sur son secret. Ainsi, il va l’aider à faire le bien grâce à son don. C’est plutôt une bonne idée qui vient donner un second souffle à l’intrigue proposée.

Si j’ai apprécié Suzon et Valentin, je n’ai pas su m’identifier à Martial et Dolores qui sont un peu trop « lycéens foufous » pour moi. C’est clairement le genre de personnes que je fuis. Cependant, l’auteure nous propose une belle leçon de vie sur l’acceptation et la tolérance.

~ La plume de Pauline Puyenchet ~

Si j’ai essuyé quelques petites maladresses dans la plume, je reste convaincue que Pauline Puyenchet est une auteure talentueuse. Sa plume transmet tellement d’émotions que l’on se rend rapidement compte qu’elle met sa plume au service de la tolérance, de l’acceptation et de l’amitié. On ne véhicule que de bonnes choses dans ce roman.

Pour en revenir à un petit débat qu’il a pu y avoir sur la page facebook du blog, j’ai eu un petit souci avec une phrase « Elle était jolie malgré ses rondeurs. ». Oui, j’ai trouvé cela très maladroit. Oui, c’est difficile pour une lectrice (ou lecteur !) adolescente de faire la part des choses entre les paroles d’un personnage et la plume d’un auteur. Avant que ça n’aille plus loin (et surtout trop loin), je tenais à préciser que l’auteure n’est pas le personnage et que cela ne véhicule pas les pensées profondes de l’auteure. C’est à nous, grands lecteurs, de savoir faire la part des choses. Il est évident qu’en 2019, je ne peux pas lire ça sans lever les bras au ciel parce que je sais à quel point ça peut faire mal. En revanche, je mets mes chroniques au service des auteurs et des livres. En AUCUN cas, je ne me permets de juger Pauline qui a fait un travail remarquable avec Prête-moi ton rêve. C’est une simple maladresse pour moi et cela ne va pas plus loin.

Voilà un roman à mettre dans les mains des plus jeunes comme des plus vieux pour un petit moment de lecture sympathique qui permet de décrocher un peu de la réalité pour plonger dans un monde de rêve.

Pauline Puyenchet décrit avec réalisme, des passages de la vie adolescente que l’on a tous connu. Bravo à elle pour ce roman.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Voyager dans les rêves des autres, trop cool !
  • Une plume pleine de bonnes intentions
  • Des messages de tolérance et d’acceptation qui sont forts

3

12

Esprits infinis – Tome 1 : perception d’Adeline Dias

esprits-infinis-tome-1-perception-789014-264-432.jpgRésumé : Et si certains d’entre nous étaient dotés de capacités psychiques hors normes ? Votre facteur pourrait lire dans votre esprit, votre collègue de travail ressentir vos émotions… Mais vous ne pourriez pas le savoir, les Psis gardent bien leur secret. Lorsque Lou rencontre Antoine, elle sent en lui une dangerosité, un mystère qui l’attirent et l’effraient tout à la fois. Elle ne le sait pas encore, mais il va l’entrainer dans son monde. Celui des Psis.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie chaleureusement Adeline pour l’envoi de ce roman en version papier. C’était vraiment un chouette moment de découverte. J’ai pu lire quelques romans d’Adeline mais je n’avais jamais fait l’expérience d’un roman fantastique avec cette plume. Si ma lecture n’est pas un coup de cœur, elle reste très agréable !

~ Le monde des Psis ? Késako ? ~

Dès ma lecture du résumé, je me suis demandée ce que pouvait bien être « les Psis ». Jamais, je n’avais vu ce terme dans mes romans (comme quoi, des fois, on se couche moins bête). Donc, pour commencer, je vais tenter de vous expliquer à coup de définition wikipédia ce que c’est ! Ce sont en fait les personnages dotés de pouvoirs psychiques. Ainsi, les grandes figures de la fantasy sont souvent associées à cette caractéristique : les grands mages, les sorciers, les vampires par exemple. Cela peut aussi être lié à la télépathie. Enfin, si j’ai bien compris. Sachez donc que lorsqu’il y a des influences mentales, des contrôles psychiques ou encore des événements inexplicables (la cuillère qui se tort par la force de l’esprit), on est dans la figure des Psis.

~ A la rencontre des personnages ~

On fait la rencontre de Lou, une jeune femme que j’ai appréciée pour son courage et sa gentillesse. C’est un personnage qui a une vie relativement tranquille, elle baigne dans son quotidien et sa routine. Jusqu’au moment où, elle rencontre Antoine. Si j’ai apprécié le personnage dans sa globalité, je l’ai trouvé très naïve ! En effet, elle est entourée de personnages qui sont considérés comme étant des Psis et elle ne se rend compte de rien. Il faut vraiment qu’Antoine rentre dans sa vie pour qu’elle comprenne ce qui se passe… J’ai trouvé ça un peu trop gros. C’est comme si, d’un coup, elle se réveillait.

Antoine est un personnage qui m’a beaucoup plu aussi. J’ai trouvé qu’il évoluait très bien. On a un homme qui pue le mystère, on ne sait pas trop ni pourquoi ni comment mais, comme Lou, on se sent attiré par ce personnage. Il est fort et intelligent.

C’est bien la première fois que cela m’arrive : si j’ai apprécié les personnages lorsqu’ils évoluent dans l’histoire de manière séparée, j’ai eu un peu de mal avec l’histoire d’amour naissante entre les deux personnages. En effet, même si on se doute que cela va se terminer de cette manière, pour moi, on passe trop vite de la détestation à l’amour. C’est vrai, ils vivent ensemble un événement traumatisant et qui peut rapprocher les gens. Néanmoins, ce sentiment de rapidité n’a pas su être étouffé par la beauté de la romance. J’ai préféré les personnages de Lou et d’Antoine mais je les ai moins appréciés lorsqu’ils évoluaient en couple.

Il y a énormément de personnages dans ce premier tome. On sent vraiment qu’une communauté se dessine sous nos yeux. Des personnages m’ont convaincus, d’autres un peu moins. Ici, ce n’est qu’une affaire de goûts. Il y a beaucoup de réaction sur le moment, on est dans l’impulsivité pure à plusieurs moments et parfois, on se retrouve avec des réactions un peu exagérées chez certains personnages. C’est ce qui explique que je n’ai pas forcément adhéré à tous les personnages proposés par Adeline Dias.

~ Un monde fantastique ~

Ainsi, on fait la découverte du monde des Psis. Le but de ce monde? Se fondre dans la masse, ne pas se faire remarquer et vivre au milieu des humains mais vivre comme ils l’entendent. L’auteure fait fort : elle mélange toutes sortes de dons pour faire de son roman un roman où il y a une multitude de personnages tous très différents : on parle de télépathie mais aussi d’empathie par exemple. Il y a beaucoup de pouvoirs hors normes très différents et cela est assez intéressant. Puisque je ne connaissais pas le monde des Psis, j’ai vraiment apprécié le contexte de la découverte de ce monde. Cette multitude de dons permet de voir beaucoup de possibilités et le lecteur ne s’ennuie pas avec une redondance des dons.

~ L’intrigue ~

Adeline Dias prend le pari de ne pas nous faire de longues descriptions des lieux ni des situations. On se retrouve donc avec une intrigue qui nous fait rentrer très rapidement dans le vif du sujet ! Pas de fioriture, on est tout de suite mis dans le bain. Ainsi, les actions s’enchaînent comme les révélations. On n’a pas le temps de se reposer que l’on est déjà sur un autre front. J’ai personnellement adoré ce choix, je trouve que cela donne du rythme à l’histoire et à la découverte de ce monde.

~ La plume ~

J’avoue que l’histoire de cette romance fantastique m’a moins plu que les romances contemporaines que j’ai pu déjà lire de l’auteure. Cependant, ce premier tome est une belle surprise. On se retrouve avec une belle histoire qui ouvre beaucoup de voies à l’imagination de l’auteure mais aussi du lecteur qui est propulsé dans un univers original.

La plume m’a, encore une fois, séduite. On a un vocabulaire juste qui parvient à véhiculer beaucoup d’émotions. On est bien dans cette histoire, le rythme de lecture est très sympathique et on ne s’ennuie pas. Bravo à Adeline Dias pour ce premier tome.

3 raisons de lire ce roman :

  • La découverte d’un univers très intéressant
  • La découverte des Psis qui est très sympathique
  • La plume d’Adeline Dias que j’aime toujours autant

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