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Les tables du destin d’Aude Félix

51hACXytE9L._SX195_.jpgRésumé : Maladroite et un peu fofolle, Mia Fayet possède un sacré crochet du droit dont elle aime abuser. C’est dans le sud de la France qu’elle a repris la boutique d’antiquités de son oncle. Sa vie se résume à un petit cercle d’amis, une mère insupportable et un ex fiancé potentiellement cancérigène. Jusqu’au jour où elle découvre dans l’un de ses tiroirs, une tablette en or gravé d’un langage aussi vieux que l’humanité. Une tablette au pouvoir étrange qui réveille ses intuitions depuis longtemps assoupies et des souvenirs oubliés. Sans compter sa rencontre fortuite avec Matteo Scalabrino, un italien au passé sombre qui suscite en elle une vague impression de déjà-vu et une bonne dose d’exaspération. Coïncidence ou simple hasard, le moment est venu de partir en quête de la vérité et découvrir bien plus que ce qu’elle cherche.

Mon avis : Je remercie du fond du cœur Aude Félix pour sa gentille demande via mail et via la plateforme SimPlement. Je suis de plus en plus fan de cette plateforme qui est vraiment très sympathique à découvrir mais aussi à utiliser. Franchement, c’est un bonheur de toujours découvrir plus de romans. Je suis aux anges ! Les tables du destin d’Aude Félix ne déroge pas à la règle et nous propose un récit de qualité !

Un monde incroyable

L’imagination d’Aude Félix est sans limite. Franchement, je suis scotchée par ce que l’auteure nous propose de découvrir ici. C’est un savant mélange qui nous donne un cocktail détonnant et explosif. On navigue entre réalité et fantaisie. C’est saisissant tellement on touche le réel. Bref, l’auteure est douée, cela ne fait aucun doute.

On fait une sacrée plongée dans un univers qui nous happe rapidement et facilement. On se retrouve dans une aventure très sympathique à suivre.

Pour moi, il y a eu quelques longueurs mais une fois que le décor et l’intrigue sont mises en place, le roman prend de l’ampleur et le lecteur est immergé dans une aventure formidable.

Les personnages

A ma grande surprise, j’ai adoré Mia. Franchement quand j’ai lu « maladroite et un peu fofolle » j’ai eu peur. C’est typiquement le genre de personnages dont j’ai une sainte horreur. Cependant, Aude Félix a été très intelligente dans la construction de son personnage. Mia ne recule devant rien. C’est une héroïne qui parle comme elle l’entend, elle fout des raclées aux gens qui sont sur son passage et qui ne devraient pas y être… Bref, on ne déconne pas avec Mia. C’est un personnage très intelligent mais au-delà de ça, c’est un être terriblement attachant. Je trouve que c’est un personnage ultra intéressant dans sa formation et sa construction psychologique. Grâce à elle, on a une intrigue qui tient sur ses épaules. Même si elle a un sacré tempérament et un langage assez fleuri, Mia est un personnage qui cache de grandes douleurs et de grandes déceptions. Elle est un personnage au grand cœur que l’on a envie de prendre dans nos bras.

Il y a aussi des personnages secondaires que j’ai apprécié découvrir bien que Mia reste bien au-dessus de la mêlée. On retrouve la mère de Mia, un sacré morceau de bonne femme que l’on est content de ne pas avoir au quotidien dans sa vie. J’ai aimé ce mystérieux italien qu’est Matteo Scalabrino. Franchement, tous les personnages sont utiles à l’intrigue et aucun d’eux n’est en mode potiche dans ce roman. Bravo !

Ce que j’ai apprécié, c’est le fait que l’auteure joue avec ces stéréotypes et qu’elle en fasse quelque chose qui apporte une bonne dose d’humour à l’intrigue. Là où les romans peuvent parfois nous ennuyer en posant les personnages, ici, on se retrouve dans une ambiance assez sympathique malgré ce que peux encaisser Mia.

L’intrigue

Waouh. Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu un roman ainsi entre les mains. L’intrigue s’installe petit à petit. En effet, au départ, on est un peu dans le flou : quel rapport il y a-t-il entre Mia et ses Tables du destin. Rapidement, on comprend, on se rend compte de ce qui se passe grâce à Mia et à ce qu’elle voit, comprend et perçoit. Franchement, l’idée est excellente. Cela permet au lecteur de ne pas s’ennuyer et à l’auteure d’installer un climat assez agréable jusqu’à la fin de la lecture.

La plume

Ce que j’ai apprécié, c’est cette plume sans fioriture, sans chichi. Aude Félix va droit au but, elle nous entraine dans son monde avec humour mais aussi en étant sérieuse. Elle a rapidement trouvé l’équilibre et permet au lecteur d’avoir une lecture dynamique dans laquelle on ne s’ennuie pas. Bravo !

Les – :

  • Quelques mini longueurs au départ. Rien de grave.

Les + :

  • Le personnage de Mia.
  • L’intrigue ultra surprenant
  • L’humour et le sérieux : un savant équilibre qui est très intéressant
  • La plume de l’auteure et cette tendance à venir casser les stéréotypes. Je tiens aussi à souligner l’imagination sans borne de l’auteure. Bravo.

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Azmel – Tome : magie alternative – Laura Wilhelm

51zIa-pH7zL._SX195_.jpgRésumé : La jeune Léna doit faire face à de nouvelles épreuves, alors que des secrets lui sont dévoilés…Après un malheureux événement et en proie à d’horribles douleurs, Léna doit reprendre sa vie en main. C’est le cœur brisé et le corps meurtri que l’aventure reprend de plus belle. La Porte du Temps et son clan d’Élues lui font un merveilleux cadeau, mais son corps pourra-t-il supporter la charge que cela implique ? Sa mère n’était-elle qu’une humaine ou avait-elle finalement elle aussi des pouvoirs magiques ? Et pourquoi ne lui a-t-elle donc jamais parlé de l’existence de sa tante Morgane ? Ses retrouvailles avec Rick lui laissent un goût amer dans la bouche. Réussira-t-elle à le ramener à la raison ou choisira-t-il de succomber définitivement à sa nature démoniaque ? Au-delà de la magie de ce monde éphémère, Léna va découvrir des secrets que sa famille pensait à jamais oubliés. Encore une fois la jeune fille se retrouve confrontée à un choix qui changera sa vie, qu’elle le veuille ou non ? Le deuxième tome de la saga Azmel, aussi captivant que le précédent, est à découvrir sans tarder !

Mon avis : Je remercie chaleureusement Laura Wilhelm pour sa proposition de lecture. J’avais déjà pu faire l’expérience d’un partenariat avec Laura via SimPlement dans le cadre de la lecture du premier tome de la saga « Azmel ». C’est donc avec plaisir que j’ai renouvelé l’expérience.

Une plongée facile dans l’univers

J’avoue que j’ai relu ma chronique pour pouvoir me souvenir des détails du premier tome. Une fois ma lecture faite, j’ai replongé ultra facilement dans l’univers de Laura Wilhelm. C’était une lecture très sympathique, rapide et efficace. J’ai apprécié la facilité avec laquelle j’ai pu retrouver mes repères dans l’univers proposé par l’auteure.

Une suite à la hauteur de mes espérances

Même si cette lecture n’est pas un coup de cœur pour moi, j’ai passé un très bon moment de lecture. En effet, ce que j’ai pu reprocher au premier tome s’est trouvé amélioré pour moi. J’avais souligné une rapidité dans le déroulement des phénomènes ainsi qu’une intrigue un peu simple. Ici, le deuxième tome étoffe un peu l’histoire. On se retrouve avec une trame narrative dynamique qui apporte beaucoup à l’histoire en général.

Le personnage de Léna me plait énormément. Si ce personnage avait su se démarquer dans le premier tome, je l’ai trouvé vachement plus mature dans ce deuxième tome. L’auteure nous dessine des psychologies très sympathiques. Les personnages sont assez bons, certains moins que d’autres mais Léna parvient à tenir une bonne partie de l’histoire sur ses épaules.

Le point un peu négatif de l’intrigue c’est le fait que, par moments, l’auteure m’a perdue. En effet, au départ, c’était assez confus. Voilà une mise en situation intéressante par rapport à la condition de Léna mais franchement, j’ai trouvé cela trop confus pour moi. Qui dit confusion, dit longueur et cela a un peu ralenti mon rythme de lecture.

L’affirmation au rendez-vous dans ce second tome

Si Léna s’affirme énormément dans ce second tome, j’ai aussi apprécié la place que le fantastique prend dans cette histoire. Effectivement, tout est question d’affirmation dans ce second tome. Ainsi, on peut dire que le second tome plante réellement le décor. Tout est y plus vif et souligné que dans le premier tome. La place de Léna, les personnages, la touche de fantastique dans le premier tome prend une part beaucoup plus importante ainsi que la plume de l’auteure. C’est un tome surprenant qui donne envie d’en savoir plus !

Les personnages

On retrouve les personnages que l’on a dans le premier tome : Léna, ses deux cousines, sa tante. Certains sont beaucoup plus présent comme Jason. C’est assez très intéressant. Le traitement des personnages apporte beaucoup à l’histoire.

La plume de l’auteure

Bravo à Laura Wilhelm pour la qualité de sa plume. En effet, j’ai senti une nette progression dans l’évolution des personnages, de la qualité de la plume et de l’intrigue. On sent que l’auteur prend du plaisir à nous raconter cette histoire et cela ne m’a pas laissé indifférente.

Les – :

  • Quelques longueurs

Les + :

  • Le personnage de Léna.
  • La plume de Laura Wilhelm
  • La place importante laissée au fantastique.
  • Le fait d’éclairer les zones d’ombre

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Vert-de-lierre – Louise Le Bars

xcover-2921.jpgRésumé : Olivier Moreau, écrivain délaissé par la Muse, retourne dans le village de sa Grand-Mère, récemment décédée, pour mettre de l’ordre dans ses affaires comme dans son esprit. Il y renoue avec les souvenirs de son enfance, et redécouvre un étrange personnage de conte populaire local surnommé le Vert-de-Lierre, cet antique vampire végétal qui le fascinait enfant. Cet intérêt va déclencher des visions et cauchemars chez l’écrivain en mal d’imaginaire ainsi que la rencontre de deux femmes tout aussi intrigantes l’une que l’autre. À quel prix Olivier retrouvera-t-il sa muse ?

« J’ai lu Vert-de-Lierre. C’est une splendeur ! Le récit d’une métamorphose : Ovide et Kafka ne sont pas loin. Cette métamorphose est un enchantement. » Amélie Nothomb

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois les éditions Noir d’Absinthe ainsi que Dorian pour l’envoi de ce service presse via SimPlement.

La maison d’édition Noir d’Absinthe signe ici encore une fois un roman merveilleux, bouleversant, qui joue avec nos sens et nos nerfs. Ce roman signe mon premier coup de cœur de ce genre de l’année. Au-delà de la lecture, que j’ai adorée, j’en ressors bouleversée, le cœur rempli d’émotions et cela faisait très très très longtemps que ce ne m’était pas arrivé. En plus, si Amélie Nothomb a adoré, je ne pouvais pas ne pas être piquée par la curiosité.

Un roman sous le signe des mélanges

Il y a beaucoup de mélange dans ce roman. Il y a, avant tout, un mélange des univers : en effet, la réalité joue avec une dimension fantastique d’une manière assez subtile. On ne bascule vraiment jamais dans un univers fantastique, il y a toujours une branche de réalité à laquelle le lecture peut s’accrocher. C’est excellent ! Les fans de fantastique vont adorer ce roman mais cela permet aussi aux lecteurs qui sont plus frileux avec le genre en question de pouvoir se lancer dans cette lecture et avoir un pas dans le fantastique et un autre dans la réalité. Ajoutons à cela une bonne dose de légende et nous avons un combo parfait pour passer un moment de lecture intense.

Après le mélange des genres, il y a celui des années, des périodes de la vie de notre personnage principal : Olivier. En effet, Olivier retourne dans le village de sa grand-mère pour pouvoir faire le ménage dans sa vie ainsi que faire le point sur ce qu’il veut faire de sa vie et dans la vie. C’est assez sympathique. On passe donc d’un Olivier adulte, qui se souvient à un jeune Olivier charmé par le Vert-de-Lierre. Ce personnage qui sera vraiment le point central de l’histoire que nous conte Louise le Bars. Symbole de son enfance, Olivier fera tout pour retrouver sa muse.

On parle aussi d’un mélange au niveau des intrigues. En effet, on fait la rencontre de Rose et de Mary. Elles font aussi un joli écho à ce que je vous dis au-dessus : Rose a écrit une histoire dont Mary est le personnage principal. On tangue donc ici entre deux intrigues : celle d’Oliver et celle de Mary. On est encore une fois entre réalité et fiction.

Les personnages

Si Olivier Moreau st le personnage que l’on suit. Ce n’est pas le seul à prendre de la place dans l’intrigue. J’ai aimé ce personnage un peu déstabilisant. En effet, Olivier est un écrivain à succès, il est en période de doute, la page blanche le hante et il ne sait plus vraiment ce qu’il veut faire. En se replongeant dans son passé, il recroise la route du personnage de Vert-de-lierre : un vampire végétal qui hante les cauchemars des enfants du village. On fait aussi la rencontre de la mystérieuse Rose… Une femme que l’on a du mal à cerner. Cependant, j’ai apprécié son personnage tellement elle est inspirante. J’ai particulièrement apprécié la place que laisse l’auteure à la femme et de manière plus générale à l’alliance femme/nature qui est ancestrale. J’ai apprécié la manière dont l’auteure s’empare du sujet pour en faire quelque chose d’ultra littéraire. Si le fantastique et l’imaginaire sont souvent boudés pour les sujets un peu trop faciles à traiter, Louise Le Bars nous prouve ici qu’il regorge de sources d’inspiration.

Cette belle idée (peu souvent exploitée) m’a fait replonger dans mes cours de mythologie. C’est avec énormément de plaisir que j’ai retrouvé cette communion entre la femme et la nature. Ainsi, on les surprend à évoluer dans un univers purement naturel. On côtoie faune et flore sans en avoir peur. C’est vraiment une belle harmonie.

L’intrigue

C’est un voyage au cœur du personnage d’Olivier que l’on fait mais pas seulement. On est dans des questionnements beaucoup plus vastes, plus intenses. On part d’un point précis, d’une action bien précise et l’auteure tisse autour de l’histoire d’Olivier et de Mary un roman intrigant qui mérite de connaitre un public qui saura apprécier la délicatesse de l’auteure et de ses mots.

L’intrigue pourra être qualifiée de « simple » par beaucoup mais c’est beaucoup plus intense qu’une simple intrigue. On est dans le cœur de la nature, dans le cœur des femmes. La place de muse, de créature et de tout ce qui peut être lié à la femme est présent. On a plusieurs visages de femme : soumise, hystérique, ensorceleuse, libertine… C’est vraiment exceptionnel.

On y a une ambiance mystérieuse, sombre et tellement belle ! On est dans le gothique, dans le crépuscule, dans les jeux d’ombre et de lumière. On le voit avec cette couverture, une statue, un jeu d’ombre et la pleine lune mais on le lit aussi. Franchement, si Louise Le Bars avait été une auteure des siècles de gloire du gothique, je n’aurais pas été surprise. La quête de l’inspiration et de la muse m’a aussi fait penser aux romantiques. Quelle justesse !

Les mythes et légendes ont clairement leur place dans ce roman où la frontière entre la fiction et la réalité s’efface petit à petit. J’ai apprécié ce mythe du vert-de-lierre que j’ai pris plaisir à découvrir. Mon cerveau a tourné à pleins régimes, les mythes grecs ainsi que les divinités sont apparues comme par magie dans mon esprit… C’était tellement cool comme voyage !

La plume de Louise Le Bars

Franchement, je suis amoureuse de la poésie et de la délicatesse qui se dégage du roman de Louise Le Bars. En plus d’une imagination débordante, d’idées lumineuses et d’une facilité incroyable à prendre le lecteur par la main pour lui proposer une aventure merveilleuse, Louise Le Bars écrit de manière intelligente et dynamique.

Louise Le Bars signe ici le meilleur roman que j’ai lu, à ce jour, pour Noir d’Absinthe.

Les – :

  • Absolument rien. Je suis complètement, follement, incroyablement comblée.

Les + :

  • La place des femmes dans cette histoire.
  • La plume de l’auteur.
  • Les divers mélanges que l’on peut y rencontrer.
  • L’intrigue.

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Fragments de vie – Lola T

41QeXR31ZVL._SX195_.jpgRésumé : A lire au coin du feu, trois nouvelles, trois destinées, trois univers. Du fantastique ou de l’érotique pour ce recueil imaginé comme un cadeau pour noël. Plongez dans la vie tumultueuse de Lise, dans la passion de Jennie, dans l’univers sombre d’Harmonie. Trois histoires à découvrir où l’amour est le maître mot et l’aboutissement de tout.

Mon avis : Je remercie du fond du cœur Lola T pour l’envoi de ce service presse. Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu cette plume. Franchement, renouer avec ses mots m’a fait énormément de bien. Même si j’ai encore à découvrir le Tome 2 de Vices et plaisirs interdits, j’avais envie de légèreté ces derniers temps, j’ai donc choisi ce petit recueil de nouvelles.

Trois nouvelles

Vous savez que je suis plutôt réticente à la lecture de nouvelles. En effet, je trouve que ce format peut être vraiment vicieux. Je reste dubitative, même après ma lecture de ce recueil. J’ai toujours un goût de trop peu quand je ferme le recueil.

Les trois nouvelles ont des points communs, le plus flagrant c’est le thème. On nous parle d’amour. Voici trois façons différentes de voir, de percevoir et de vivre l’amour. Autre chose assez intéressante, c’est le fait que les trois personnages principaux qui prennent la parole dans ces histoires sont trois femmes.

La première nouvelle est très sympathique à lire. En effet, on côtoie le genre fantastique. J’ai trouvé sympathique de retrouver ce genre là avec la plume de Lola. J’ai commencé ma découverte de son univers avec une histoire de vampires… Cela m’a donc servi de piqûre de rappel. Les humains vivent dans un monde où évoluent les vampires. Ces derniers chassent les humains. Notre narratrice va se retrouver à la merci d’un vampire… Affaire à suivre !

La deuxième est contemporaine. On est ancré dans le réel. C’est ma préférée des trois histoires. En effet, j’ai apprécié suivre cette journée avec nos personnages principaux. Je suis sous le charme de l’annonce et de cette fin qui est pleines d’émotions. C’est celle qui m’a le plus touché par la sensibilité qui émane de l’histoire et de la plume. Elle soulève un problème que les couples peuvent subir assez souvent. J’ai trouvé cela très intéressant. C’est un problème traité avec beaucoup de douceur et d’intelligence.

La troisième nouvelle est un retour dans le genre fantastique, comme un écho à la première. On retrouve les vampires. La seule chose qui change, c’est le fait que l’histoire est beaucoup plus intense et sombre à mon goût. Ici, on traite l’amour avec un autre œil : celui de la vengeance. C’est plus intense et plus agressif. On voit un personnage en colère et remplit d’amertume.

La plume de Lola.

Je pense que c’est très sympathique de découvrir Lola dans trois histoires différentes. Les auteurs qui savent faire passer autant d’émotions en si peu de pages sont pour moi de véritables héros littéraires. J’ai apprécié les trois histoires en ayant une préférence pour la deuxième. La thématique de l’amour est présente dans les trois histoires mais est traitée de manière différente. On se retrouve donc avec trois visions de l’amour différentes. On côtoie alors l’amour, la jalousie, la colère… mais aussi l’espoir, la vulnérabilité et l’envie de faire confiance. Bravo à l’auteure pour ce beau travail.

Les – :

  • Je reste plus à l’aise avec un roman et non un recueil. Question de goût.

Les + :

  • La plume de Lola
  • La thématique de l’amour traitée de manières différentes
  • Les diverses émotions qui frappent le lecteur au cours de la lecture.

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Liens et sortilèges – Tome 1 : le renard à neuf queues – Virginia Besson Robilliard

Le-renard-a-neuf-queuesRésumé : Elles ont commis l’irréparable, et maintenant elles doivent payer, logique non ? Sorah, Míriel et Hénora, sœurs et sorcières, ont fait un bond dans le futur en passant de 1618 à nos jours. Elles pensent être tranquilles dans la petite bourgade où elles se sont installées, jusqu’au jour où un visiteur inattendu vient frapper à leur porte. Difficile de refuser d’ouvrir à cet illustre invité : vous avez déjà essayé de dire non à un seigneur dragon, vous ? Avec l’aide de Jín, leur génie protecteur, leur mission est de délivrer une princesse dragon prisonnière d’un recueil de contes mythologiques japonais. Facile, non ? Pas vraiment… Non seulement elles vont devoir combattre des créatures surnaturelles qu’elles pensaient oubliées, mais elles vont également apprendre à leurs dépens que leur voyage dans le temps a engendré de grands bouleversements dans le monde magique, dont certains aux conséquences désastreuses… Roman initialement auto édité sous le titre Les sorcières de Salers. Version revue et corrigée.

Mon avis : Je remercie les éditions Alter Real pour l’envoi de ce roman. Je vous avoue que j’ai adoré la couverture et je n’ai pas cherché plus loin. Je fonctionne souvent au coup de cœur pour les jolies couvertures. Comme Alter Real a toujours de jolies couvertures, j’ai tout de suite su que j’allais lire ce premier tome.

Une histoire prometteuse

J’avoue que j’ai apprécié ce premier tome. Il n’est pas un coup de cœur mais un bon premier pas dans l’univers. On fait la rencontre de trois sœurs : Sorah, Miriel et Hénora. Plutôt charmantes, ce trio de sœurs cache bien son jeu. Elles manipulent la magie. Bien souvent, lorsque l’on va contre la nature, on finit par le payer. En voulant faire leur vie dans notre monde actuel en échappant à leur monde (le 17ème siècle) pour éviter la mort. Un jour, on frappe à leur porte et finalement, elles se retrouvent embarquées dans une aventure incroyable.

Les personnages

Même s’ils sont sympathiques, je n’ai pas su apprécier à leur juste titre les sœurs. Je n’ai pas trouvé d’équilibre dans leurs réactions. Tantôt elles m’ont plus, tantôt j’ai été déstabilisée. Cependant, j’avoue que j’ai apprécié leur relation. Les trois sœurs sont inséparables et sont liées. C’est le genre de relation que j’apprécie beaucoup.

Un mélange d’inspirations un peu trop présent.

J’avoue que là, j’ai été un peu sceptique sur ce coup. Les trois sœurs sorcières… ça sent Charmed ça, non ? N’étant pas fan de cette série télévisée, je n’ai pas forcément apprécié plus que cela. De plus, l’idée du génie est aussi une inspiration un peu trop connue pour moi. Je pense que cela m’a pesé un peu tout au long de ma lecture.

La culture chinoise mise à l’honneur

Voilà un point culturel qui me plait énormément. En effet « le renard a 9 queues » est une figure de la culture chinoise. On se retrouve donc dans cet univers. J’ai adoré cela tant ce que j’ai lu m’a plu. En effet, la culture chinoise m’est inconnue et j’ai apprécié découvrir des points inconnus au bataillon. Il y a beaucoup de noms issus de la culture nippone. C’est assez sympathique.

J’ai apprécié le mélange des cultures dans ce premier tome. On fait une immersion dans la culture nippone comme je vous l’ai souligné. En effet, on plonge dans une histoire où les sœurs doivent sauver une princesse d’un dragon dans un livre de contes asiatique. Cependant, l’auteure ne met pas de côtés la culture occidentale. J’ai trouvé cela très agréable.

Une histoire fantastique très bien cousue

J’ai apprécié le mélange de créatures. La sorcellerie est présente est cela m’a aussi beaucoup plu. On sent que l’auteure maîtrise son univers sur le bout des doigts. C’est remarquable. Même si je suis un peu passée à côté de certains points, j’apprécie cependant les décors et l’univers proposés par l’auteure.

La plume de l’auteure

Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. Il y a de l’action à toutes les pages. Le dynamisme se sent dans la plume de l’auteure ! Le monde créé est très intéressant.

Les – :

  • Les inspirations un peu trop évidentes pour moi.
  • Le trio avec qui je n’ai pas su trouver mon équilibre malgré le fait que j’ai apprécié leur relation.

Les + :

  • Les cultures mises à l’honneur.
  • Les décors que j’ai appréciés découvrir ainsi que l’univers de ce premier tome.
  • La magie présente.
  • La plume de l’auteure

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Le passeur d’ombres – Tome 1 – Claire Mcfall

Le-passeur-d-ombres-01.jpgRésumé : Dylan a échappé de justesse à un terrible accident. Du moins, c’est ce qu’elle croit. Car le paysage désolé qui l’entoure n’a plus rien de l’Écosse. C’est une plaine dévastée hantée par des esprits. Et le garçon qui l’y attend n’a rien d’ordinaire. Il s’agit de Tristan, le Passeur chargé de l’amener dans l’au-delà. Mais cette fois, tout est différent. Le plus sacré des interdits pour un passeur est brisé : il tombe amoureux. Et cela pourrait bien lui coûter son âme… ou celle de Dylan.

Mon avis : Je remercie les éditions Michel Lafon ainsi que Camille pour leur remarquable travail. C’est toujours un plaisir de réceptionner un roman dans le cadre de ce partenariat. Ici, c’est un peu particulier parce que ce sont mes premières ENC (Épreuves Non Corrigées). J’étais ravie de pouvoir recevoir ces ENC.

Un roman jeunesse fantastique très sympathique à découvrir

On est purement dans un roman qui est fait pour les adolescents. C’est vraiment une découverte sympathique bien qu’il m’ait manqué un petit quelque chose qui fasse chavirer mon cœur totalement. Cependant, je le reconnais : ce roman est parfait pour les lecteurs qui ne sont pas forcément habitués à lire. C’est un univers très sympathique à découvrir et mettre un premier pied dans la littérature fantastique.

Un démarrage en dents de scie

C’est souvent le cas avec des premiers tomes qui posent un univers. Rien d’alarmant mais j’ai bien mis 50 pages à me mettre dans ma lecture. Il y a des longueurs, on tourne un peu autour du pot et j’avoue que je me suis demandée si cela allait durer tout au long du roman. Néanmoins, j’ai rapidement eu ma réponse : le roman décolle ! Et quand il décolle, il ne déconne pas ! On est propulsé dans un univers intense et dynamique. Il faut juste être un peu patient pour comprendre là où voulait en venir l’auteure.

Les personnages

Dylan est une jeune fille remarquable. Il faut le souligner. Elle est une jeune femme sensible et intelligente. Elle reste solitaire, elle n’a pas d’amis et vit seule avec sa mère. Elle a récemment repris contact avec son père qui habite Aberdeen. C’est justement lors de ce voyage en train qu’elle va vivre la plus grande aventure de sa vie. Dylan est une adolescente en puissance : elle est têtue et râle assez souvent. Mon petit doigt me dit que beaucoup d’adolescents vont se retrouver dans cet univers et ce personnage.

Passeur d’âme ? Késako

J’avoue que c’est la première fois que je lis un roman avec un passeur d’âme. J’avoue que c’est une notion qui m’est peu connue. Je n’ai que le côté mythique et légendaire avec les histoires des Dieux grecs (et encore, je ne sais même pas si on peut appeler ça « passeur d’âme »). Bref, Tristan est un passeur d’âme qui est chargé de faire passer Dylan dans l’au-delà. Le boulot parait simple, cependant, lorsque les sentiments s’en mêlent, cela devient plus ardu.

Une romance dans tout ce chambardement

Effectivement, l’auteure a décidé de mêler le fantastique à la romance. Le duo parfait pour savoir parler aux plus jeunes. Je trouve que c’est bien. Il faut se l’avouer : lorsque l’on est jeune, on est plein d’hormones, on ne pense qu’à deux choses : les amis et les amours. J’ai trouvé intelligent et juste de mettre ces deux notions dans le roman.

La plume de l’auteure

J’ai découvert la plume de l’auteure et j’avoue que j’ai apprécié la découverte. La plume est dynamique, très intéressante et la syntaxe est juste.

Les – :

  • Les longueurs du départ.

Les + :

  • Un très bon roman adolescent qui pourra plaire à beaucoup d’entre eux.
  • Les notions abordées.
  • La plume de l’auteure.
  • Le personnage de Dylan qui permet aux jeunes lecteurs de s’y identifier.

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Les ombres – Tome 1 – Les observateurs d’Eve Ruby Lenn

book-1742.jpgRésumé : Le célèbre historien-enquêteur Wilson Grant se retrouve embarqué malgré lui, dans des circonstances mystérieuses, à Chester, ville du Cheshire, en Angleterre. Seul et perdu, il est accueilli par une singulière famille dont la demeure semble abriter de nombreux secrets. Bientôt, des incidents surviennent et se multiplient. Les langues se délient, les découvertes se font jour quant aux mystérieux hôtes de la propriété des Ombres, tandis que resurgissent d’anciennes superstitions. Wilson s’enlise dans une des plus obscures et intrigantes énigmes qui lui soit offerte. Face à d’incroyables révélations, il va devoir se plonger dans une enquête qui l’obligera à affronter les instincts humains les plus sombres…
Mon avis : Je remercie Librinova pour l’envoi de ce roman que j’ai sorti récemment de ma liseuse. J’avoue que cela faisait quelques semaines qu’il était là mais je n’ai pas eu le temps de le lire avant. Entre le travail et les travaux, parfois, il est difficile de trouver du temps, ajoutez à cela les démarches administratives et les petits tracas du quotidien et vous avez… quelques semaines de retard. Bref, passons à la chronique !

Quand le policier historique côtoie le surnaturel

Si vous me connaissez et me suivez depuis quelques temps, vous savez que je ne peux pas résister à une intrigue policière historique. Il suffit de mettre les mots magiques : enquête, Angleterre, manoir et vous pouvez être certain que je serai de la partie. Lorsque Morgane m’a proposé de lire ce roman, j’ai accepté tout de suite ! J’ai été surprise durant ma lecture avec un mélange que je ne connais pas forcément hyper bien : en effet, lorsque le fantastique côtoie une enquête policière victorienne… Je ne vois que le chien des Baskerville de Conan Doyle. Ayant été un formidable coup de cœur, j’ai voulu tenter l’expérience de nouveau !
Le genre historique victorien amène une atmosphère oppressante : tout au long du roman, on se demande ce qui va nous tomber sur la tête ! C’est lugubre, sombre, envoutant ! J’ai beaucoup apprécié ce point de l’intrigue.

Un roman séduisant mais…

Sur le papier, tout était là pour me plaire. L’intrigue est bonne, on se plait à suivre les aventures de notre personnage principal : Wilson Grant. Honnêtement, ce roman aurait pu être un formidable coup de cœur mais malheureusement, il y a eu quelques bémols.
Il y a des longueurs : en effet, j’ai trouvé que les dialogues apportaient de la lourdeur de temps en temps. Bien entendu, ils sont nécessaires au roman mais je les ai trouvés assez nombreux et certains ne sont pas forcément nécessaire à mon goût. J’ai fait une petite pause dans ma lecture à cause de ces longueurs. C’est dommage parce que l’idée de départ est vraiment bonne.
On parle d’amnésie, d’enquête, d’un manoir mystérieux, de créatures, de cauchemars. Bref, tout est vraiment là pour que l’on passe un moment d’enquête intense. Cependant, ces bonnes idées sont enveloppées par trop de longueurs. L’intrigue s’essouffle et malheureusement, la lecture ne fut pas aussi fluide que ce que j’avais espéré.

Les personnages

On suit l’enquête de Wilson Grant. Un vieil enquêteur historien que j’ai pris plaisir à suivre. Il s’agit ici d’une force incroyable du roman. Ce personnage est intelligent, courageux et très curieux. Il agit rationnellement et met son nez partout. J’ai adoré ! C’est un personnage haut en couleur qui porte sur ses épaules le roman.
Les personnages secondaires ajoutent beaucoup de mystère à l’intrigue : les propriétaires du manoir, la gouvernante, la demoiselle qui vit à la lisière de la forêt. Bref, l’auteure parvient à retenir notre attention avec les personnages.

La plume de l’auteure

J’ai vraiment apprécié ma lecture malgré les longueurs. La plume de l’auteure est terriblement envoûtante ! L’ambiance, les personnages, les notions abordées, j’ai tout apprécié. Les décors sont propres, décrit comme il le faut. On se retrouve bloqué avec Wilson dans cette histoire palpitante qui gagnerait à être plus courte pour effacer ces longueurs.
Les – :
– Des longueurs dans les dialogues et dans l’intrigue en général.
Les + :
– Le personnage de Wilson Grant.
– Les décors.
– Le genre historique victorien qui m’a plu de retrouver avec cette touche de surnaturel
– La plume de l’auteure.
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