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Le Grand Théâtre sur Broadway – Tome 1 : les talents maudits de MariStef Rouchy

cover-4255Résumé : Lorsque Julius Quidam débarque à New York pour une année sabbatique, tout le champ des possibles s’ouvre à lui ! Mais sa vie en Amérique n’est pas aussi facile qu’il l’avait imaginée. Alors, quand on lui propose un emploi au Grand Théâtre sur Broadway, le jeune homme se lance avec enthousiasme dans l’aventure. Doté d’une empathie singulière envers les animaux, Julius tente de trouver sa place au théâtre et de mettre à profit son talent. Peu importe l’hostilité du directeur musical Alberich Wagner, le mode de vie particulier des artistes attire irrésistiblement le jeune homme. Cependant, à mesure que le temps passe, il comprend que le théâtre est la cible de trafiquants du Quatrième-Mur, une menace imminente pour les artistes… Laissez-vous transporter dans les coulisses du Grand Théâtre sur Broadway, aux côtés d’un héros sensible et attachant !

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Je remercie chaleureusement MariStef Rouchy pour m’avoir proposée son roman via SimPlement. J’étais, en effet, attirée par cette couverture et ce titre. J’ai apprécié ce que j’ai lu, franchement je ne pensais absolument pas trouver ce que j’ai trouvé dans cette lecture. J’ai vécu un mélange de plusieurs univers mais celui qui ressort le plus : l’univers de Tim Burton. C’est coloré, bizarre mais beau, attachant, un univers dans lequel on se plait.

Quelle belle surprise ! J’avoue que je suis quasiment totalement conquise. Il n’y a qu’un seul petit point qui me fait passer d’un coup de cœur à une superbe lecture. Nous en reparlerons plus tard si vous le voulez bien.

En attendant, laissez-moi vous parler de Julius, notre personnage principal. Julius est un personnage qui m’a énormément plu pour les qualités qu’il porte : il est gentil, attentionné, à l’écoute, il a un cœur énorme et plein de bons sentiments. C’est un bon garçon, ça se sent tout de suite. Puis, qu’on se le dise, Julius a un don : il est très doué avec les animaux qui se sentent rassurés par sa présence. Julius est à la croisée des chemins : il a le choix entre poursuivre ses études et devenir vétérinaire et prendre une année pour vivre son rêve et visiter les Etats-Unis… Il fait son choix et part découvrir les paysages américains.

C’est un univers très cinématographique qui se dessine sous nos yeux. Quand je vous parle de l’univers de Tim Burton, c’est une impression qui nous suit jusqu’au bout. On se retrouve avec un Julius qui a les mêmes qualités que Charlie Buckett, des paysages de la chocolaterie de Willy Wonka, de la magie comme dans Miss Peregrine… Bref, on se sent bien, c’est un univers qui parle aux petits comme aux grands.

La pièce maîtresse de ce premier tome reste le Grand Théâtre. Mon dieu, j’ai tellement adoré le théâtre. On a un huis-clos qui nous propose de faire une rencontre avec l’univers des artistes. Le théâtre fonctionne comme un monde à part entière : on a des castes, des quartiers, des pièces partout, des passages secrets. C’est un monde à part qui vit en autarcie totale. On est vraiment dans un univers attrayant. On veut en savoir plus.

A travers les pages et les chapitres, nous faisons la connaissance de personnages sympathiques comme Esteban et Azadée qui vont devenir les amis de Julius mais aussi des moins sympathiques voire carrément antipathiques : la famille Wagner par exemple. On se retrouve avec beaucoup de personnages qui font vivre le monde que représente le Grand Théâtre.

L’intrigue est très bien ficelée. Franchement, je me suis plu dans cet univers qui parait très intéressant et très riche. Il regorge de secrets que j’ai bien envie de découvrir. Je lirai le deuxième tome sans aucun souci. Je l’attends même avec impatience !

La plume de MariStef Rouchy m’a énormément plu. C’est certainement le point le plus positif avec le personnage de Julius. Elle va plaire à beaucoup de monde, elle est fluide et dynamique. Elle apporte beaucoup de pep’s à l’intrigue qui ne souffre en aucun cas de longueurs.

Si vous vous souvenez bien, je vous ai dit, au tout début de cette chronique, que j’étais passée à un poil de chat de la perfection. J’ai trouvé beaucoup trop de similitudes avec l’univers de Harry Potter : Julius est, comme Harry, orphelin qui découvre un monde dont il n’avait aucune idée. Le Grand Théâtre propose un peu les mêmes choses que Poudlard. Esteban est le meilleur ami de Julius et est issu d’une grande famille aimante tout comme Ron Weasley. On retrouve un trio à la tête de l’intrigue (bon cela n’est pas uniquement vu dans Harry Potter mais cela ajoute de l’eau à mon moulin). Deux garçons, une fille forment ce trio tout comme Harry, Ron et Hermione. Le coup de grâce est donné par la famille Wagner qui veut faire partir Julius parce qu’il ne fait pas partie de leur monde. On a donc un père et un fils qui font étrangement penser à Lucius et Drago Malfoy. Même si cela ne m’a pas dérangé dans l’absolu, quand on fait le compte, il y a beaucoup d’éléments qui marquent une inspiration consciente ou non… Dommage !

3 bonnes raisons de lire ce premier tome :

  • Un univers intéressant et original avec le théâtre
  • Un panel de personnages intéressants
  • Une superbe plume

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D’or et d’émeraude d’Eric Holstein

62098Résumé : Simon, 25 ans, arrive en Colombie sur les traces de ses ancêtres. Quatre cents ans plus tôt, Gonzalo Jiménez de Quesada pose, pour sa part, le pied sur l’Altiplano, la terre ancestrale des Indiens muiscas. Ils ne se connaissent pas et pourtant, leurs destins sont liés… Récit intime dans la Colombie d’aujourd’hui et d’hier, D’or et d’émeraude pose un regard décalé sur le monde, entre uchronie et utopie. Un livre d’une beauté rare, qui a reçu le prix Bob Morane à sa sortie. « Éric Holstein nous livre avec D’or et d’émeraude une belle et dense réflexion sur la façon dont le temps efface les petites histoires des hommes, pour en faire l’Histoire avec sa majuscule. » Culturopoing

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Je remercie chaleureusement les éditions Actu SF pour l’envoi de ce roman dans leur collection Helios. Helios est une collection que j’apprécie beaucoup puisqu’elle permet de rééditer les classiques de la SFFF. Depuis maintenant quelques temps, j’apprivoise ce vaste genre. J’avais envie de continuer mes découvertes avec d’or et d’émeraude d’Eric Holstein.

Entre utopie et uchronie, ce roman se veut percutant. Pour remettre tout le monde dans le bain, je vous rappelle ce qu’est une uchronie : c’est un récit d’évènements fictifs qui se basent sur un point de départ historique. Une utopie est un idéal social ou politique qui ne tient pas compte de la réalité. Ainsi, Eric Holstein nous propose un récit qui vogue entre les deux thématiques qui se rejoignent facilement.

Notre personnage principal, Simon est un jeune homme vivant en France mais qui veut découvrir ses racines. Ainsi, il débarque à Bogota, en Colombie pour marcher sur les traces de ses ancêtres mais aussi pour en savoir plus sur lui-même. Rapidement, quelque chose va le frapper et nous aussi par la même occasion : le choc des cultures. Entre la France et la Colombie, effectivement, il y a quelques écarts de richesses, de liberté mais surtout de cultures. C’est avec intelligence et dextérité que l’auteur nous montre ces différences. On se balade en Colombie, c’est assez intéressant et dépaysant. On sent que l’auteur connait bien son sujet. Avec Simon, on découvre les lieux qui ont bercés son enfance comme l’orphelinat. On est vraiment dans l’aspect personnel de cette histoire. Ce n’est pas le seul aspect mais je l’ai trouvé nécessaire et intéressant. En effet, cela permet au lecteur de ne pas se noyer dans la densité de l’intrigue qui arrive doucement.

Le point historique de ce roman se trouve dans les racines de Simon et dans le peuple dont il est issu : les Muiscas qui sont un peuple indien.  Qu’est ce qui fait tourner la tête des hommes ? L’or bien entend ainsi que les richesses en tout genre. Et pour parvenir à s’enrichir, rien n’est trop horrible. Violence, torture, mort… Ainsi, on fait aussi la rencontre de Gonzalo Jiménez de Quesada.

La narration nous propose de points de vue différents si on suit Simon dans sa quête identitaire, on suit aussi Gonzalo Jiménez de Quesada. C’est un explorateur espagnol qui, au nom de la couronne de Dieu, va tout faire pour récupérer les territoires indiens. La guerre des territoires ne se fait pas dans le calme et la gentillesse, vous devez vous en douter… On est vraiment dans une ambiance particulièrement sombre. Devant les meurtres en masse, les Muiscas n’ont pas d’autres choix que de résister à l’envahisseur… Je trouve que le contexte historique est très bien choisi. On ne le voit pas forcément tout le temps dans les lectures et cette aventure reste exotique et dépaysante.

On garde une vision très humaniste dans ce roman. On comprend bien que les Muiscas ne sont pas forcément contre les explorateurs. Il y a un profond respect et une volonté d’avoir une harmonie certaine au sein du peuple. J’ai apprécié retrouver cette vision du monde. J’ai aussi aimé le fait que l’on retrouve la magie dans cette histoire, c’est un savant mélange qui nous propose quelques rebondissements bienvenus dans cette intrigue.

La construction narrative est très intéressante. En effet, j’ai apprécié la manière dont les deux histoires finissent par se croiser. On est vraiment pris dans un tourbillon d’aventure entre le passé et le présent et franchement, c’est assez sympathique à lire.

Ma lecture n’est pas un coup de cœur, j’ai pris du temps à me plonger dans ce roman. Il y a quelques longueurs au départ. Cependant, une fois passées les cinquante premières pages environ, on se retrouve dans un univers intense et riche. Mis à part Simon que j’ai apprécié, j’avoue que je suis restée à distance des autres personnages (je pense que c’est aussi cela qui m’a ralentie dans ma lecture). Cependant, beaucoup d’idées sont bonnes, j’ai apprécié retrouver les thématiques et ce côté historique. La visée humaniste est assez bien construite aussi.

La plume de l’auteur nous propose un sacré voyage. Que ce soit dans le temps où dans des espaces géographiques différents, Eric Holstein nous envoie dans une autre réalité, un autre monde. J’ai adoré avancer péniblement dans la jungle lourde et humide. Le danger rode partout et c’est vraiment très appréciable. Le voyage est intense bien qu’il ne soit pas toujours facile.

En définitive, ce roman construit en trois parties distinctes nous propose une belle plongée au cœur de la Colombie du XVIème et du XXIème siècle. On notera la présence de l’aventure et de la magie au cœur de cette quête identitaire et de cette plongée au cœur d’un peuple indien. Bravo.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un dépaysement savoureux
  • Une plume au service d’un récit intense
  • Un contexte géographique et historique que l’on ne voit que très peu dans nos lectures

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Pas de trois de Gwladys Viscardi

517tuMENKNL._SX311_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : En fuite après avoir commis l’irréparable, la belle Emma, égarée, épuisée, finit par trouver refuge au sein de bois inconnus, où les ondes paisibles du lac et les lentes allées et venues des cygnes ne suffisent à adoucir la perte de sa vie passée. Le Prince Rawdon, vain et solitaire, rencontre la jeune femme lors d’une partie de chasse et tombe immédiatement sous son charme. Mais dans la forêt, le danger rôde. L’enchanteur qui y a élu sa demeure, perçoit Emma comme une menace à de secrets desseins et, furieux, jette sur elle une cruelle malédiction. Cygne le jour, humaine la nuit, projetée au sein d’enjeux qui la dépassent, tout salut semble impossible, si ce n’est la mystérieuse, ténébreuse, et non moins inquiétante Eva. Et si la fille de l’enchanteur pouvait se révéler une alliée inattendue ?

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Je remercie chaleureusement Gwladys Viscardi pour sa gentillesse et sa patience. En effet, j’avais repéré son travail et quelques-uns de ses romans via SimPlement et j’avoue que je me suis laissée tenter par celui-ci. Avec une couverture pareille, il était compliqué de passer à côté, non ?

Nous sommes dans une réinterprétation libre du lac des cygnes. Personnellement, j’adore l’idée ! Si les contes sont souvent adaptés et réinterprétés, je n’avais encore jamais vu le lac des cygnes passer à la casserole. J’ai donc été séduite, rien qu’à la lecture de ce résumé si alléchant…

La couverture nous met déjà sur la voie : un personnage en blanc, l’autre en noir. La dualité s’installe. Cygne le jour, humaine la nuit, Emma essuie les foudres d’un enchanteur via cette horrible malédiction. Dans la posture des personnages, on sent aussi toute une ambiguïté, quelque chose qui marque l’œil du lecteur : une femme qui s’exposé, menton haut, yeux rivés droit devant et l’autre de profil, qui laisse apercevoir un visage assez hautain et un sourire qui semble si faux…

L’ambiance est très révélatrice de ce que l’on va trouver. On plonge dans un monde digne des contes. Cette ambiance particulière où l’on retrouve certains éléments du conte : les bois terrifiants, un enchanteur qui vient semer la zizanie mais aussi l’archétype du prince et des personnages inquiétants… Gwladys Viscardi nous propose donc de revisiter le lac des cygnes d’une manière surprenante et prenante.

Eva et Emma sont deux personnages dont les consonances sont proches mais dont les caractères sont assez différents. J’ai plus tendance à apprécier les personnages calmes et doux alors j’ai beaucoup aimé Emma. Cependant, sa naïveté a mis mes nerfs à rude épreuve. Eva est beaucoup plus piquante, mordante, pleine de malice. Elle prend facilement plus de place qu’Emma qui est plus effacée. Cependant, je trouve qu’elles fonctionnent bien ensemble, elles se complètent d’une manière charmante et cela donne beaucoup de poids aux personnages dans le roman. Le prince Rawdon est le stéréotype pur et dur du bellâtre qui ne sert finalement pas à grand-chose à part mettre en avant nos deux personnages féminins. J’ai eu l’impression de voir Gaston (les biscotos en moins) débouler dans mon histoire : féru de chasse, il adore casser des figures et ne voit pas plus loin que le bout de son nez… J’ai apprécié de prendre ce point de vue. Ainsi, il sert à une chose : souligner les psychologies d’Emma & d’Eva. C’est plutôt intelligent et innovant : pour une fois que ce sont les femmes qui ne sont pas reléguées au second plan dans ce genre précis, cela fait du bien.

Si j’ai apprécié les personnages et leurs constructions, je dois vous avouer que la plume n’est pas forcément au niveau de tous les lecteurs. En effet, on se retrouve avec un style très riche. Le vocabulaire est assez soutenu. Cela ne m’a pas dérangé mais cela apporte une nouvelle dimension au roman que les lecteurs les moins aguerris ne pourraient pas apprécier. C’est souvent ce qui se passe avec ce genre de plume : ça passe ou ça casse.  Personnellement, je n’ai pas été dérangée par cet aspect, mais il est quand même à noter. Néanmoins, j’ai eu plus de mal avec la longueur de certains passages. C’est une plume très descriptive. Le bon côté des plumes descriptives c’est le fait que le cadre est somptueux et bien posé, le mauvais côté, ce sont les longueurs. Ici, ça n’a pas raté pour moi. Il y a eu des moments de latence, malheureusement. J’ai mis un petit temps avant d’entrer dans l’histoire.

L’intrigue est plutôt très bien construite. J’attendais de voir ce que l’auteure allait faire de cette histoire qu’est le lac des cygnes. Ce que j’ai apprécié, c’est le fait de retrouver les grandes lignes de cette histoire mais tout en apportant une légère différente. Si la dualité du bien et du mal, du noir et du blanc dans l’histoire menait forcément à la violence, la dispute et la guerre, ici, Emma et Eva sont plutôt dans l’idée d’alliance pour avancer. On ne les oppose pas, on les unit. Et franchement, j’ai adoré l’idée ! Bravo.

Je remercie une nouvelle fois l’auteure pour cette belle découverte qui m’a transporté au cœur d’une réécriture délicieuse et innovante. Bravo !

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un univers très travaillé
  • Emma & Eva, deux personnages féminins très appréciables
  • Une plume riche et intense

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La légende des âmes de Jean Baptiste Seigneuric

CVT_La-legende-des-ames_752.jpgRésumé : Victor Hugo publie Notre-Dame de Paris en 1831. 1853, c’est l’exil à Jersey. Au cours d’une séance spirite, l’écrivain reçoit une requête énigmatique qui le hantera jusqu’à sa mort. Mon nom est Elme Mathurin, je suis né en 1872 en Bretagne. Mon père a disparu dans un naufrage quelques jours avant ma naissance. Après cinquante ans d’une existence honnête mais morne, je me vois propulsé dans cette boucle mystérieuse. Voici venu le temps d’étranges initiations, de rituels occultes dont je me trouve soudain l’incontournable médium. Les portes d’une autre dimension s’ouvrent une à une. De Perros-Guirec à Paris, de Saint-Pierre-et-Miquelon à Guernesey, elles révèlent une histoire un peu plus envoûtante à chaque nouvelle étape. Elles invitent à des rencontres aussi extravagantes qu’illustres, se jouent des distances et du temps, comme des ponts éternels entre le monde des vivants et celui des disparus.

Au pays des légendes, le mot Revenant n’a jamais été aussi plein de sens.

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Je remercie chaleureusement Jean Baptiste Seigneuric ainsi que sa maison d’édition pour l’envoi de son roman via SimPlement. J’ai passé un moment de lecture surprenant mais très agréable avec ce premier tome.

Lecteur, es-tu là ? Frappe un coup pour dire « oui ». BAM. Lecteur, es-tu prêt à découvrir l’aventure d’Elme Mathurin ? BAM. Alors… Allons-y !

J’avoue qu’à la lecture du résumé, je me suis demandée ce que l’auteur allait nous proposer. Comment faire ? Comment est-ce possible de parler de médium, de revenants, d’âmes et de spiritisme tout en y mêlant des personnages de la littérature comme Victor Hugo, Conan Doyle ou encore Oscar Wilde ? L’auteur m’a prouvé que c’était possible. C’est possible de nous faire un roman qui nous ouvre les portes d’un autre monde, d’un autre mode de vie là où tout est possible. Mesdames et messieurs, ouvrez votre esprit, nous partons à la quête de réponses…

Pour camper le personnage principal, Jean Baptiste Seigneuric nous propose de découvrir Elme. Elme tout court au départ, puis, c’est après quelques recherches que Miette, sa maman, retrouve le nom de son père : Mathurin. Paul Mathurin est un marin venu faire un petit tour sur le continent, s’offrant quelques moments de plaisir avec Miette, jeune femme de 15 ans. Il lui laisse une petite surprise en partant : Elme. Miette, enceinte, part de Dol pour essayer d’avoir une vie meilleure loin des regards des gens du village. Elme grandit avec une mère aimante. Elme vieillit avec cette mère aimante. Il enchaine des petits boulots et au fil des pages, Elme finit par avoir une cinquantaine d’années sans avoir jamais vraiment fait quelque chose de grandiose dans sa vie.

Le décor principal reste la Bretagne, sur le fond de la guerre. C’est « grâce » à cette guerre que l’aventure va commencer pour Elme par sa rencontre avec Armand Praviel (journaliste, poète, artiste français). J’ai apprécié cette période de l’histoire. On n’est pas toujours sur la guerre mais elle est là, présente en toile de fond dans le roman. Comme pour les soldats revenus de guerre, il est impossible pour nous de l’occulter de notre esprit.

Ce qui a été pour moi une révélation dans ce roman, c’est la plume de Jean Baptiste Seigneuric. Je crois que cela faisait très longtemps que je n’avais pas croisé une plume aussi riche, belle et si bien pensée. On sent que chaque mot est mesuré, équilibré, là où il doit être. Cela nous permet d’être dans une ambiance assez mystérieuse. On est plongé dans le monde des âmes, du spiritisme. Univers que je ne connais que très peu, l’auteur nous permet d’en savoir plus à travers le personnage d’Elme qui semble avoir des prédispositions pour pouvoir parler avec les âmes et les aider à trouver la paix.

L’intrigue reste prenante. J’avoue que le début a été un peu longuet pour moi. Je parle plus précisément du prologue et des chapitres où Elme prend le temps d’expliquer la vie de Miette et sa propre vie. L’intrigue commence à vraiment prendre de l’ampleur au moment où Elme commence à se poser des questions sur ses actions et leurs répercussions. L’intrigue ne laisse pas de place au hasard. Avec un sujet aussi sensible que les âmes, le spiritisme et les médiums, certains lecteurs peuvent être refroidis. Cependant, je tiens à souligner la qualité du texte, des idées et de la plume. J’ai réellement apprécié le fait que l’auteur mette aussi le doigt sur les imposteurs et les gens qui ne prennent pas forcément cette pratique au sérieux. Un chapitre du roman nous propose d’avoir aussi la vision d’une réunion d’amateurs qui sont plus dans une cour de récréation qu’entre adultes sérieux. Ainsi, l’auteur rassure le lecteur plus frileux avec ce genre de thématiques.

Moi qui pensais me plonger dans un univers qui ne me plairait pas forcément, j’ai été bien surprise. C’était une formidable expérience que je renouvellerai avec la suite des aventures d’Elme. La présence de personnages de la littérature, et du monde du spectacle, connus nous permet d’ancrer cette histoire dans une réalité certaine. J’ai complètement adoré la présence de Conan Doyle mais aussi celle De Harry Houdini. Je ne connaissais pas forcément Armand Praviel mais j’ai pris plaisir à aller fouiller sur le net pour savoir qui il était.

En définitive, je suis plutôt très agréablement surprise par ma lecture. En effet, le mélange des genres et des hommes m’a permis de me plonger dans un univers que j’ai adoré. J’ai vraiment hâte de me plonger dans la suite des aventures d’Elme qui reste un personnage très attachant. L’auteur nous laisse avec une fin qui nous laisse présager de belles surprises pour la suite. Je tiens aussi à préciser que le roman ne fait pas peur. L’ambiance est assez sombre, mystérieuse, dense mais elle ne propose pas de sang à tout va et n’est pas dans l’horreur.

Je remercie une nouvelle fois l’auteur pour l’envoi de son roman.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une plume très littéraire et très belle. C’est le point le plus important pour moi dans ce roman.
  • Des thématiques que je ne croise pas souvent dans mes lectures comme le spiritisme et les âmes.
  • Un roman très bien construit qui ne laisse pas de place au hasard et qui nous propose un beau spectacle.

notation

8

Les chroniques du Shen Xiao : l’éveil du dragon de Benjamin Brin

xcover-4175.jpgRésumé : Aldwin Ryuu est un jeune homme de 18 ans qui rêve de s’engager dans la Marine Nationale. A son arrivée à Brest, il va faire la rencontre de Léna, une jeune femme mystérieuse qui va lui révéler qu’il fait partie d’un groupe de douze guerriers légendaires, les Gardiens du Sheng Xiao, autrement dit, les réincarnations des grands esprits du zodiaque asiatique. Ensemble, ces compagnons vont devoir lutter contre un ennemi ancestral et protéger la plus grande création de l’Empereur de Jade, l’humanité. Roman fantastique mêlant mythes et légendes asiatiques et réalité, l’éveil du Dragon vous plonge au cœur d’une aventure palpitante, remplie de créatures mythiques et de magie.

~ Service presse ~

Je remercie les éditions Plumes de Marmotte pour ce premier partenariat. Je vous le disais, il y a quelques semaines sur le blog, je suis partenaire de cette nouvelle maison d’édition très prometteuse. En effet, j’ai commencé mon aventure avec un roman qui n’est pas forcément ma tasse de thé. Dans un premier temps, la couverture m’a vraiment fait penser à univers de jeux vidéo. Forcément la culture chinoise est ultra présente : dans le titre et dans l’illustration de la couverture. Comme je vous le répète bien souvent, l’habit ne fait pas le moine. Ma réticence à ouvrir ce roman s’est vite évaporée.

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Un univers asiatique marquant
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Qu’on se le dise, je ne suis pas forcément calée au sujet culture asiatique. Je sais que beaucoup de lecteurs le sont mais franchement, ma connaissance s’arrête à la nourriture chinoise et à détective Conan. Vous voyez… Ce n’est pas franchement terrible.

Ce premier tome des aventures d’Aldwin Ryuu nous pose des bases franchement intéressantes. Je suis tombée sous le charme des légendes et mythes chinois. Ici, on s’intéresse aux animaux qui forment les bases de la culture mythologique chinoise : on croise donc un dragon, un rat, un bœuf, un tigre et bien d’autres encore qui vont devoir travailler ensemble pour contrer la menace qui pèse sur le monde.

J’ai trouvé cela très intéressant. On est vraiment immergé dans des mythes et des légendes que l’on ne connait pas forcément et cet apport de nouveauté dans ma lecture est vraiment très intéressant et a apporté un dynamisme très sympathique.

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Personnages
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Notre personnage principal s’appelle Aldwin Ryuu. Jeune homme tout à fait charmant, il est très agréable à découvrir. Rentrer dans la marine semble être son rêve : rigueur, sport et organisation. Cela lui convient très bien. Sauf que rien ne va se passer comme cela. Il va devoir battre des méchants, mais aussi combattre ses peurs et ses doutes. Aldwin va être confronté à des épreuves hors du commun mais aussi à des décisions qui ne seront pas faciles à prendre.

J’ai beaucoup apprécié le personnage de Léna qui permet à Aldwin de croire en l’impossible. Elle est une sorte de guide. Rapidement, un lien se crée entre les deux jeunes gens et cela ajoute une autre dimension au livre : celui de l’amitié et des sentiments.

Il faut se dire que les personnages ont une force personnelle mais c’est ensemble qu’ils deviennent forts et vraiment incroyables. On se retrouve dans une intrigue qui met en scène de nombreux personnages mais qui met aussi en exergue les qualités et les défauts des hommes. On trouve de jolies thématiques dans ce premier tome qui est vraiment à découvrir.

Des humains sont associés aux animaux mythiques chinois et j’ai pris plaisir à tous les découvrir bien que le Dragon et le Tigre m’ont beaucoup plu ; Les psychologies sont fines et détaillées. Il y a beaucoup, beaucoup de personnages mais j’approuve ce choix. En effet, il faut poser les bases d’un univers qui garde encore des zones d’ombre. Je suis curieuse de voir ce que l’auteur nous réserve pour le tome 2.

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Ma lecture en quelques mots
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J’ai eu quelques moments de flottement, surtout au début en fait. J’ai mis quelques chapitres à vraiment me mettre dans l’ambiance et à m’installer dans ma lecture. Mais une fois que le coté culturel et mythologique se met en place, c’est fascinant. C’était quand même une superbe lecture qui m’a fait découvrir beaucoup de choses culturellement parlant. C’est vraiment très sympathique. Je me rends compte que j’apprécie de plus en plus les univers fantastiques qui se mêlent à des légendes et mythes culturels qui viennent de partout dans le monde. Benjamin Brin est très doué pour cela : en trois cents pages, j’ai eu l’impression d’avoir quitté ma maison, mon pays, mon continent. C’était très plaisant.

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Le plume de Benjamin Brin
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Je suis heureuse d’avoir croisé la route de cette plume. Voilà une plume tout terrain ! Ce que j’entends par là, c’est qu’elle s’adapte à tous les lecteurs. En effet, je trouve que petits et grands pourront être attirés par cette aventure.

Je suis ravie de m’être trompée. En effet, au premier regard, je ne me serai jamais arrêtée sur ce roman avec cette couverture que je trouve trop « jeune » et qui ne reflète pas forcément ce que je recherche dans mes lectures. Je me suis bien fourvoyée, pour mon plus grand plaisir !

Ce premier tome fourmille de détails. C’est ni trop long, ni trop court. On est vraiment dans une histoire plaisante qui peut potentiellement mettre le pied à l’étrier les jeunes lecteurs avec cet univers original qui respire la nouveauté par rapport à ce que l’on peut trouver en ce moment : on mélange la culture aux animaux mythiques, la magie à la réalité, bref, on ne s’ennuie pas dans ce premier tome. Vivement la suite.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un univers riche et original.
  • Une plume forte qui pourra plaire à tout type de lecteur.
  • La présence de nombreux animaux dans la légende culturelle asiatique.

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L’arpenteur de mondes de Jean-Christophe Chaumette

l-arpenteur-de-mondes.jpgRésumé : Après trois années passées à enquêter sur les voyants, gourous et autres magiciens, la journaliste Vigdis Gehrke est lasse de leurs élucubrations. Aussi s’efforce-t-elle d’oublier les inquiétants propos que lui tient un guérisseur australien de passage en France. Mais lorsqu’un effroyable massacre perpétré dans une ferme isolée est porté à sa connaissance, elle est amenée à s’interroger sur ce qui lui a été révélé. Et si l’Arpenteur de mondes, fléau de Dieu ou Bête de l’Apocalypse, venait réellement de surgir d’une autre dimension pour préparer la fin de l’espèce humaine ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Evidence éditions pour cette belle réception. J’ai tenté, pour la première fois, le « crazy book day » et j’adore le principe ! Contre une chronique dans le mois, la maison d’édition vous envoie le roman en papier. Oui, c’est un partenariat mais j’aime le fait que tout le monde à sa chance.

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L’arpenteur de mondes : entre horreur et terreur
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Je vous le dis clairement : âmes sensibles s’abstenir. J’aime sortir de mes zones de confort et repousser les limites. Ainsi, je viens, parfois, vous étonner avec des genres que vous ne voyez pas souvent sur le blog. L’arpenteur de mondes fait partie de ces romans que je n’aurais pas lu si on ne m’avait pas poussé dans ce sens. Wolkaiw m’a beaucoup parlé de l’auteur, c’est pour cette raison que je me suis lancée.

On vogue entre le réel et le fantastique, entre le chamanisme et les histoires bibliques. On a un certain équilibre qui nous propose une histoire où une enquête policière va croiser la route de l’Apocalypse via le personnage de l’arpenteur de mondes (le monsieur sur la couverture, vous voyez ?).

L’Arpenteur est un personnage vraiment très dur, horrible et terriblement effrayant. Dès le départ, j’ai dû m’accrocher à ma ceinture pour tenir le choc de la lecture. C’est un récit où l’horreur du monde est présente : entre meurtres, suicides et bêtise humaine, tout est présent pour que l’apocalypse ait lieu. Et oui, messieurs, dames, nous voilà dans le châtiment extrême pour ces hommes qui se sont détournés de la voie de Dieu. La prophétie est en marche… Gare à vous !

« Une entité maléfique voyage d’un monde à l’autre, dans l’infinité des dimensions qui s’entrecroisent au sein de l’Univers. La haine, la souffrance et la mort l’attirent comme le sang attire une lamproie. Et comme une lamproie, elle colle sa gueule à sa victime et la vide, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien. Elle existe depuis la nuit des temps, et sa puissance est incommensurable. Notre tâche, madame Gehrke, est de s’opposer à elle. »

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Personnages et univers
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Je suis fascinée, vraiment. Comment l’auteur a pu construire un monde ainsi ? Comment a-t-il pu faire pour ne pas se tromper et nous faire découvrir le monde de ce roman. L’intrigue est forte, les thématiques sont vraiment intéressantes. L’auteur parvient à surprendre le lecteur en l’amenant là où l’on ne s’y attend pas. Ainsi, des thématiques originales, que je n’avais jamais pensé trouvés dans un même roman se dessinent : ainsi, on parle de mondes virtuels, de jeux vidéo mais aussi de prophéties, de religion, d’enquête policière. Bref, on est dans un monde vaste, plein d’énigmes et cela m’a permis de voyager dans un univers vraiment intense et délicieusement surprenant.

Si j’ai eu peur face à ce monde rempli d’horreur, les personnages m’ont énormément plu ! Une élite se forme autour de nous et se glisse dans l’intrigue : une élite qui est la seule à pouvoir mettre fin à cette entité maléfique qui plonge la planète dans le chaos. Ainsi, notre équipe se compose de quatre personnages : Le veilleur, le messager, le maître de combat et l’archiviste. Cette histoire est une quête, une aventure qui happe le lecteur. C’est une sacrée course contre la montre qui nous tient en haleine.

Si je mets de côté les scènes trop violentes à mon goût et trop détaillés, j’ai passé un bon moment de lecture. Je ne vous parle pas beaucoup des personnages parce qu’il y en a beaucoup et que je ne veux pas vous gâcher une partie de l’intrigue en vous dévoilant les noms de notre mystérieuse élite sauveuse du monde.

L’univers soulève bien évidemment la question sociétale et humaine : Que sont devenus les hommes ? Comment ont-ils pu se détourner autant du regard de dieu et ne plus faire de ce Dieu qu’une infime partie d’eux.

On est aussi dans un roman qui soulève la question des racines en soulignant à de multiples fois des nationalités différentes, des pays différents, des continents différents mais aussi des mondes différents. On a un pied dans le réel et l’autre dans le fantastique. C’est vraiment très intéressant.

Si l’Arpenteur est un personnage qui vient semer le chaos, on se rend aussi compte qu’il n’est pas le seul à faire peur, à semer le trouble et la terreur autour de lui. Je parle d’un personnage qui m’a beaucoup plu dans le rôle qu’il a : Damon Harriman, le PDG de l’entreprise « Virtual Worlds ». Rien que son nom, dans la sonorité, vient nous indiquer qu’il n’a pas les cornes, mais que cet homme est un démon incarné.

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Le mot de la fin
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Si L’arpenteur de mondes n’est pas forcément un roman vers lequel je me serai retournée seule, je suis ravie d’avoir mis le nez dedans. De temps en temps, cela fait du bien de sortir des sentiers battus. Grâce à sa plume, Jean Christophe Chaumette nous propose un voyage dans le temps, dans les mondes différents. On se pose différentes questions tant humaines que mystiques. Les thématiques abordées sont très intéressantes : entre religion et chamanisme, on se retrouve dans un large univers, riche et plein de surprises. Jean Christophe Chaumette nous propose une plongée dans un monde horrifique où le temps est compté pour que le monde soit sauvé par une élite intéressante, variée et pleine de ressources. Bravo !

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une élite intéressante que j’ai apprécié découvrir au cours de ma lecture
  • Un mélange de thématique que j’ai adoré découvrir
  • Un univers littéraire fascinant

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Les ombres d’Esver de Katia Lanero Zamora

124858634.jpgRésumé : Amaryllis a 16 ans et n’a jamais connu que la maison où elle est née, le domaine d’Esver, reculé, magnifique, mystérieux. Dans ce manoir qui tombe en ruines où elle vit seule avec sa mère austère, elle étudie la botanique avec l’espoir d’en faire son métier… Le jour où elles reçoivent une lettre du père annonçant la vente du domaine et le mariage forcé d’Amaryllis à un de ses associés, tout bascule. Pour échapper à ce destin, malgré les ombres qui hantent ses nuits, la jeune fille répondra-t-elle à l’aventure fantastique qui se cache derrière les portes fermées d’Esver ?

~ Service presse ~

Je remercie les éditions Actu SF pour l’envoi de ce roman. J’ai pris du temps pour lire ce roman dont la couverture me plaisait beaucoup. J’avais envie de prendre mon temps pour plonger dans cet univers.

Ma lecture s’est bien passée, un peu mouvementée au début mais finalement, j’ai réussi à trouver mon rythme et cela s’est bien passé.

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Un univers gothique que j’ai apprécié découvrir
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Si vous me suivez depuis quelques temps, vous savez que les demeures mystérieuses et pleines de secrets sont mes favorites. Ici, on associe les murs de la bâtisse où vivent Amaryllis et sa mère à une passion, un travail plutôt rare dans nos lectures : la botanique.

Esver est un domaine plein de secrets. Si les murs pouvaient parler, ils nous raconteraient de sacrées histoires. Ce que j’apprécie grandement dans ce roman, c’est que l’auteure laisse beaucoup de place à l’imagination. On se balade dans les pièces du manoir, on visite, on tremble, on se rassure : c’est vraiment un terrain très sympathique à découvrir et observer.

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Mère et fille : deux personnages en opposition
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Amaryllis est un personnage jeune. Cependant, du haut de ses seize ans, elle est très mature et intelligente. Face au caractère et au comportement de sa mère, elle devient une jeune fille forte et intelligente. Elle ne manque pas de courage.

Sa mère, Gersande, est tout son contraire. Méchante, elle passe à côté des rêves et des espoirs de sa fille pour faire passer ses envies avant tout. La botanique n’intéresse pas Amaryllis mais sa mère la prépare depuis des années aux concours d’entrées dans les meilleures écoles. Elle ne pense qu’à elle et à sa fleur. J’ai trouvé les personnages très bien construits avec des psychologies vraiment très différentes mais très intéressantes aussi. On se demande comment ces deux personnages radicalement opposés peuvent trouver une sorte d’équilibre pour se supporter chaque jour.

Amaryllis et sa mère sont construites sur un système d’opposition : l’une rêve de trouver une solution pour rester sur leur domaine, l’autre rêve de fuir le domaine pour partir à l’aventure. Quand l’une aime le calme, l’autre apprécie le dynamisme d’une aventure. L’une est froide et réservée, l’autre ne demande qu’à être aimée…. C’est assez intéressant, cela permet de mettre en lumière le personnage principal de cette aventure : Amaryllis.

La seule chose qui semble les unir : le manoir d’Esver qui fait partie des personnages pour moi. Mystérieux et en ruine, il fait partie des codes du roman gothique. On a quelques indices sur le passé du manoir, son faste d’antan et ce qu’il est maintenant : des ruines et de la poussière. On sent bien qu’il y a eu un avant et un après un accident fatidique. Quelque chose qui a perturbé la vie des habitants du manoir, quelque chose qui fait que la salle à manger est restée avec un repas subitement interrompu et qu’elle sert plus de serre que de salle à manger où la convivialité est partie depuis bien longtemps.

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La touche fantastique
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Si j’ai aimé l’univers proposé et les personnages, j’avoue que j’ai pris un peu de temps avant de m’installer confortablement dans ma lecture. Le début est assez long, on suit mère et fille dans leur quotidien sans vraiment comprendre ce que l’on fait là. Si l’intrigue prend un peu plus d’ampleur quand Amaryllis découvre qu’elle va être mariée de force à une connaissance de son père absent depuis très longtemps, j’ai eu du mal à trouver le genre fantastique dans cette intrigue.

Le fantastique arrive dans le roman mais pas dès le début et je pense qu’une fois que ce côté fantastique se met en place, on se retrouve avec une intrigue très intéressante et intrigante. Poussons les portes et mettons un pied dans cet univers fantastique…

Avec l’arrivée de la quête, Amaryllis apparait comme étant la personne qui peut sortir sa famille d’une fâcheuse situation. Elle est confrontée à ses propres démons mais aussi à des créatures mythiques que l’on peut avoir déjà rencontré dans des récits mythologiques et/ou fantastiques.

On entre dans un monde parallèle qui peut nous faire penser à plusieurs mondes. C’est peut-être là que l’auteure m’a un peu perdue. On ne sait pas bien où l’on est et où l’on va. Si le côté fantastique m’a plu sur certains points (surtout les créatures), je n’ai pas forcément apprécié le monde dessiné en parallèle d’Esver alors que j’ai vraiment adoré ce manoir et ses secrets.

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Les thématiques abordées
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J’apprécie le roman gothique, j’avoue que j’ai plus l’habitude d’avoir des siècles précis lors de mes lectures de ce genre. Ici, on est dans un univers gothique mais on aborde des thématiques assez intéressantes, surtout une : la femme. La place de la femme dans la société, la violence conjugale, l’objet qu’elle peut être dans le couple, la question de la femme et des études, bref, j’ai trouvé cela intelligent.

Autre thématique que j’ai su souligner dans cette intrigue : la famille. La présence d’une sphère familiale très forte. Le poids d’une mère sur la vie de sa fille. C’est vraiment très intéressant.

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La plume de l’auteure
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Quelle plume envoûtante. Bravo à l’auteure qui a su construire des personnages très intéressants et fins. Le décor proposé est vraiment incroyable et doit être découvert. Je renouvellerai la lecture d’un des romans de l’auteure.

3 raisons de lire ce roman :

  • Un univers gothique intéressant
  • Un personnage principal plein de surprises
  • Un traitement de thématiques intéressantes

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