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Toon’s king – Tome 2 : Même si les lumières s’éteignent de Nadeim M. G. H.

67817071_10219400186456217_5584137068885311488_n.jpgRésumé : Damien et Solah ne sont pas arrivés au bout de leurs tooneries. Beaucoup de surprises les attendent dans ce nouveau tome qui leur réserve d’intrépides aventures, bien au-delà de ce qu’ils auraient pu imaginer. Vous retrouverez, bien sûr, vos toons favoris et pourrez toujours compter sur le vaillant, courageux, intrépide Doony pour vous laisser le bec dans l’eau à la moindre difficulté. Mais hélas, dans cet univers ô combien enchanteur, quelque chose de supérieur conspire secrètement contre Damien et Solah, malgré leur bonne étoile qui veille. Par ailleurs, un tout nouveau chemin est sur le point de commencer à se dévoiler pour Damien : celui de la guérison…

~ Service presse 📖 ~

Je remercie l’auteur pour l’envoi de son roman. J’avais bien apprécié le premier tome de la saga qui était rafraîchissant. L’auteur nous propose un univers sympathique et drôle, c’est une lecture que j’ai calé entre deux lectures plus sérieuses. Si ma lecture a été agréable, elle reste une lecture simple qui m’a fait passer un moment sympathique.

Je ne sais pas si c’est moi mais il me semble que j’ai gagné en maturité livresque. J’ai de plus en plus de mal à me sentir complètement à l’aise dans des lectures qui s’adressent à un public plus jeune que moi. Je ne regrette pas ma lecture, au contraire mais j’avoue qu’en ce moment, je me pose beaucoup de questions sur mes attentes. Toons king vient peut-être au mauvais moment, mais je n’ai pas su me détendre totalement dans cette lecture colorée et loufoque.

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Un univers enfantin
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Certains d’entre vous savent, les contes, les fins heureuses et les princesses, c’est mon dada. J’adore retrouver ces contes, par petites touches, dans mes lectures. Ainsi, je peux facilement prendre en référence Serena Valentino ou encore Chris Colfer. Ce qu’ils font des contes me plait beaucoup et leur manière d’appréhender la chose encore plus.

L’auteur, ici, nous plonge dans un univers coloré, plein de bons sentiments où les méchants font peur aux gentils. C’est clair, les codes de l’univers fantastique sont présents.

Cependant, je pense que si je n’ai pas eu la possibilité de me sentir totalement à l’aise dans ma lecture, c’est surement parce que pour moi, c’est un peu trop farfelu. Ca part un peu dans tous les sens et finalement, mon esprit enfantin n’est peut être pas si enfantin que cela. J’ai eu trop d’informations d’un coup et je me suis sentie complètement ensevelie sous la tonne d’informations que j’ai reçu dans ce tome qui m’a paru moins digeste que le premier. Je pense aussi que les allusions à tous les univers d’enfants (oui, les Toons, les Disney, tout ça…) partent dans tous les sens.

Le monde est plein de couleurs, de personnages, de folie. C’est sympathique de s’y promener et d’y découvrir des choses. On s’y plait facilement. J’ai eu l’impression de rentrer dans la salle au chocolat de Willy Wonka. On a une sorte d’univers comme ça où les personnages se croisent, s’amusent, sont tristes et vivent leurs vies.

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Damien et Solah : nos personnages principaux
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J’étais heureuse de les retrouver. Nos deux personnages principaux portent des valeurs que j’apprécie beaucoup. L’originalité de leur duo est toujours aussi marquante et cela fait de ce duo un duo qui fonctionne très bien. Ce deuxième tome est plus sombre que le premier. Si le tome se nomme Même si les lumières s’éteignent, c’est qu’il y a une raison. La trame principale de l’intrigue est lancée, il faut sauver le monde d’une possibilité de ne plus avoir de lumière, d’espoir. Il faut à tout prix éviter de se retrouver dans le noir autant physiquement que moralement.

Ce tome propose donc une introspection des deux personnages et peut être un peu plus de Damien qui montre une sensibilité et une peur que l’on n’avait pas forcément dans le deuxième tome.

S’ajoutent à Damien et Solah des Toons bien évidemment. Vous pourrez en reconnaitre certains d’entre eux. Ils sont attachants et ajoutent une dose de « maaaais qu’ils sont mignons » au roman.

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Intrigue et construction narrative
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Ce deuxième tome marque un tournant pour moi. En effet, si j’avais dit que le premier tome était une lecture pour tous, je trouve qu’ici, le deuxième tome me dit que je me suis trompée. Cette saga n’est pas forcément à mettre dans les mains des plus jeunes étant donné qu’il y a une romance qui s’affirme. Le monde coloré et loufoque induit en erreur mais personnellement, je le proposerai peut-être aux vieux adolescents/jeunes adultes (17-20 ans je dirais). C’est difficile de cibler un âge mais personnellement, j’ai 26 ans et je ne pense pas être le public visé qui est assez restreint finalement. Il s’agit aussi d’une affaire de goûts. Je connais des lecteurs plus vieux que moi et qui pourraient être intéressés par cette lecture mais principalement, je pense qu’il pourrait attirer plus de jeunes.

A l’image des contes, l’auteur nous met en garde contre les apparences qui peuvent parfois être trompeuses. Ici, il n’hésite pas à nous faire aller dans tous les sens, nous bousculer et nous interroger sur des certitudes profondément ancrées dans nos têtes. Il y a une belle leçon à tirer de cela.

Ce point-ci reste une affaire de goût. Vraiment. Le narrateur externe qui apostrophe le lecteur à tout bout de champ, je ne suis pas forcément très fan. Il y a des lecteurs qui aiment, d’autres non et bien moi, je n’apprécie pas. Ça me déstabilise et ne me permet pas de rentrer totalement dans l’histoire que je lis. Dommage.

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La plume de l’auteur
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Voici le point que j’ai le plus apprécié dans ma lecture. En effet, j’ai trouvé la plume belle et porteuse de beaux messages : l’amour bien sur mais aussi l’amitié, l’acceptation et l’espoir. C’est très sympathique comme lecture. J’en conviens bien. Je persiste et signe en vous disant que c’est une lecture agréable. Elle n’est juste plus forcément dans la lignée de ce que je recherche (en ce moment) dans mes lectures. On a tout ce qu’il faut pour passer un moment agréable : une jolie plume et des émotions.

Si vous aimez ce genre d’histoires, foncez, vous ne serez pas déçus.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une suite agréable qui montre que l’aventure monte crescendo
  • Une plume riche en poésie et émotions
  • Un univers coloré et pétillant

notation 1

16

Le dernier conte de Pascale Leconte

xcover-3935.jpgRésumé : Alors qu’elle vient d’échapper à une tentative d’assassinat, la princesse Bianca doit fuir les gardes de l’Afag et sa marâtre. Lors de ce voyage initiatique, Bianca retrouvera les différentes héroïnes de nos contes d’enfant. Que sont donc devenues Cendrillon, Belle, Aurore ou Peau d’Ane après leur mariage avec le prince charmant ? Sous l’apparence d’un conte de fées, ce récit relate le passage entre un monde ancien, où l’humain vit en harmonie avec la nature, les forces invisibles qui l’habitent, et le début d’une nouvelle ère centrée sur l’homme matérialiste et égocentrique.

~ Service presse 📖 ~

Je remercie Pascale Leconte pour cette jolie proposition. Ainsi, j’ai pu m’intéresser au roman Le dernier conte qui propose une lecture agréable et facile d’accès.

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Une lecture pour jeunes lecteurs et lecteurs adultes
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Ma lecture s’est faite sur plusieurs jours. Le format PDF n’est pas forcément très pratique mais j’avoue que j’ai aussi pris du temps pour assimiler le plus d’informations possibles. Comme vous le savez, je suis une grande fan des réécritures de contes et ici, le résumé m’a grandement tentée. Les figures que l’on retrouve dans des contes sont des sources intarissables d’imagination. J’étais curieuse de voir ce que Pascale Leconte allait en faire.

C’est une belle découverte. J’ai apprécié les différents niveaux de lecture proposés. Ainsi, les enfants pourront y trouver le voyage de Bianca accompagnée de Taïmoon, son fidèle ami qui traversera avec elle tous les obstacles qu’elle trouvera sur son passage. Les plus grands y trouveront des indices sur les contes de leur enfance ainsi qu’une quête initiatique qui propose à Bianca une réelle interrogation sur son identité profonde. Le tout, bien entendu, dans un monde où les humains et les créatures légendaires vivent ensemble, pas forcément dans une harmonie parfaite mais ils se côtoient.

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La revisite du conte
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La lecture a été agréable. Elle se divise en sept chapitres. Non, non, ne voyez pas là une référence aux sept nains qui accompagnent notre chère Blanche Neige mais plutôt une référence aux 7 péchés capitaux : l’orgueil, la paresse, la luxure, l’avarice, la colère, l’envie et la gourmandise.

Ce que j’ai apprécié, c’est de retrouver les personnages emblématiques des contes qui ont bercés mon enfance. Ainsi, on suit la quête de Bianca (qui a les traits de Blanche Neige) et qui voyage à travers les royaumes, on y trouve des personnages qui nous font penser à La Belle et la Bête mais aussi Cendrillon et son chausson, la petite Sirène, mais aussi la Méchante Reine et la marraine la bonne fée. Bref, on ne s’ennuie pas. Chaque chapitre permet d’avancer dans l’histoire mais aussi dans ce questionnement interne qui touche Bianca. Elle grandit, apprend, évolue, c’est plutôt sympathique comme histoire.

Bien entendu, la fin n’est pas surprenante et se laisse deviner facilement.

J’ai aussi apprécié la morale que l’on tire de cette histoire. Il ne nous manque rien : que ça soit dans la magie, la présence de décors féériques et somptueux en passant par les châteaux, les forêts remplies de secrets, de mystère et de magie. En plus de cela, on côtoie des sirènes, des dragons, des êtres des forêts, des sorciers. Bref, on retrouve vraiment les grands codes de ce type de littérature. C’est très intéressant.

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L’originalité de l’intrigue
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Ce que j’ai apprécié dans cette histoire, c’est le fait que la femme a une place dans le roman. On a des femmes qui ne se laissent pas faire, qui veulent que ça évolue, que ça bouge, qui tiennent tête au monde et surtout… qui osent répondre aux hommes. On ne se retrouve pas dans la situation rétro grade de la femme au foyer et de l’employée de maison. Les femmes se battent pour ce qu’elles veulent et j’ai trouvé ça charmant. On ajoute ainsi une touche de modernité à ces codes ancestraux des contes.

Bianca se bat contre l’AFAG. L’AFAG est un regroupement de personnes influentes qui veulent voir les choses changer, évoluer et imposer leurs pouvoirs : les riches dominent et les pauvres crèvent la fin. Cette fuite à une cause, cette quête aussi et finalement, l’une n’aurait pas pu avoir lieue sans l’autre.

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La plume de l’auteure
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Il y a un côté farfelu dans cette intrigue qui se retrouve dans la plume de l’auteure. J’avoue que j’ai été très surprise par certains points, certaines interventions dans la narration mais aussi par le tournant que prenaient certaines péripéties.

Cette plume est pleine de beauté et de sensibilité. On comprend rapidement toute la passion de l’auteure à rendre à la nature toute sa beauté. La vie est une célébration, c’est une fête qui dure longtemps. J’ai énormément apprécié l’œil que l’auteure porte sur la vie en générale et la sagesse qui émanent des pages. C’est très intéressant.

De plus, la quête initiatique de Bianca lui permet de faire des choix : les bons ou les mauvais, peut importe. Finalement, c’est ce qu’il faut retenir de l’intrigue : quoi qu’il arrive, c’est la vie ! C’est comme ça, si cela se passe dans la vie, c’est que cela devait arriver. On en tirera forcément une morale qui nous sera bénéfique.

« Maintenant, concentre-toi sur la beauté qui t’entoure, vois l’abondance des élémentaux et les cadeaux innombrables de Mère Nature. Laisse derrière-toi le passé avec son lot de regrets. N’accorde aucune attention au futur, source d’inquiétude. Concentre-toi uniquement sur le présent. La seule réalité réside dans le présent. Il n’y a jamais rien eu d’autre qu’une infinité de présents qui se succèdent. Cet instant-là mérite ton intérêt permanent. La Charte Sacrée fera son chemin, et toi, le tien. Reste sereine et confiante. Rappelle-toi que nous sommes tels des aimants attirant à nous ce à quoi l’on pense. Alors, pense à la joie ! Vis tes rêves et aime la vie. »

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une revisite de contes charmante et riche de belles idées
  • La place de la femme dans ce roman qui se libère des carquois des codes du conte
  • La sagesse de la plume de Pascale Leconte

notation 1

20

La machine de Léandre suivi de La chasseuse de livres d’Alex Evans

51j+eLzb+FL.jpgRésumé de La machine de Léandre : Constance Agdal, excentrique professeur de sciences magiques, n’aspire qu’à une chose : se consacrer à ses recherches et oublier son passé. Malheureusement, son collègue disparaît alors qu’il travaillait sur une machine légendaire. La jeune femme le remplace au pied levé et fait la connaissance de Philidor Magnus, un inventeur aussi séduisant qu’énigmatique. Bientôt, une redoutable tueuse et un richissime industriel s’intéressent à ses travaux, sans oublier son assistant qui multiplie les maladresses et un incube un peu trop envahissant…

~ Service presse ~

Mon avis sur La machine de Léandre: Je remercie Actusf pour l’envoi de ce roman signé Bad Wolf. J’ai pris plaisir à découvrir le monde d’Alex Evans qui propose un univers steampunk assez intéressant via un roman mais aussi une nouvelle que j’ai lu dans la foulée.

~ Constance Agdal : un professeur pas comme les autres ~

Roman steampunk, il s’adresse, selon moi à des lecteurs aussi bien débutants qu’aux lecteurs qui sont familiers du genre. Je pense même qu’il est un bon moyen de mettre un pied dans ce style si particulier que j’aime tant. Si j’ai su apprécier ce que dégage cet univers, je pense quand même qu’il s’agit d’un roman pour les personnes qui  n’ont pas énormément de bagages livresques dans ce genre.

Roman court, il nous permet de faire la rencontre de Constance Agdal qui est professeure. Nous sommes dans un monde inventé de toutes pièces. On n’étudie pas le français, les mathématiques ou l’histoire géographie avec Constance, c’est une professeure de sciences magiques.

J’ai apprécié ce personnage qui est loin des stéréotypes que l’on peut avoir lorsque l’on prend ce type de personnages comme personnage principal. En effet, elle est très intelligente, vive d’esprit et bien sûr : elle étudie la magie de près ! Les chamans, le Pouvoir, le don, tout cela, elle connait sur le bout des doigts et essaye de prouver de multiples hypothèses à ce sujet.

~ Le panel de personnages gravitant autour de Constance ~

Il y a beaucoup de personnages, c’est un fait. Je les ai tous trouvé très intéressants. On fait la rencontre d’un incube (une créature magique) mais aussi de son équipe universitaire, de sa vieille amie Athénaïs et du compagnon d’Athénaïs : Philidor Magnus qui est un inventeur très intéressant, mystérieux et charmeur.

On fait aussi la rencontre de Simon Dowell, le collègue de Constance. Il est mentionné mais aux abonnés absents. En effet, l’intrigue démarre sur sa disparition. Tout au long du roman, on se demande où il est. On n’a pas vraiment d’indices pour comprendre où il pourrait être. C’est un point du roman que j’ai grandement apprécié tant l’auteure a su maîtriser ses personnages et l’effet de surprise.

~ La machine de Léandre ~

J’avoue que c’est un point qui m’a fait m’interroger au début du roman. C’est qui ce Léandre ? Il n’apparait que très tardivement dans les personnages et finalement n’est que mentionné : Léandre est un inventeur qui a vécu il y a 400 ans. Il a commencé à créer une machine pour gérer le Pouvoir et l’utiliser comme il l’entendait. Cependant, comme dans tout monde qui se respecte, la machine n’a pas pu voir le jour. C’est donc 400 ans plus tard que Constance, par une situation complètement folle, arrive à mettre le nez dans cette histoire de machine.

Ainsi, la machine de Léandre nous promet de sacrées aventures pleines de rebondissements et de révélations.

~ Décors et Genèse du monde ~

Comme je vous le dis ci-dessus, on est dans un monde inventé de toutes pièces. C’est très intéressant. On se retrouve vraiment dans un monde intéressant. Le Pouvoir (c’est ainsi que l’on appelle la magie dans le livre) est très contrôler par le ministère. Il existe des chamanes (des personnes qui ont le don) mais qui sont surveillés et bien souvent cachés par peur de voir leurs vies exploser. On entre dans un monde magnifique. Il est vraiment très beau et bien détaillé. J’ai adoré l’histoire des mages et du Pouvoir. Comment la population en est arrivée là ? Comment le monde a-t-il pu autant changer ? Nous sommes dans un monde où les créatures fantastiques comme les gargouilles n’étonnent personne.

Je trouve que l’auteure, grâce à l’importance qu’elle donne aux décors, nous propose un monde riche. Cela donne envie de se plonger dans l’histoire. Le roman est assez court (environ 180 pages) mais elles sont riches et pleines de trésors insoupçonnés.

En définitive, la machine de Léandre est un bon roman que j’ai pris plaisir à découvrir. On se retrouve vraiment dans un monde inventé de toutes pièces et maîtrisé. J’avoue que j’aurais apprécié plus de pages pour vraiment m’immerger dans ce monde mais l’auteure a su créer une ambiance intense et incroyable au cœur de la vie de Constance.

~ Avis express ~

Résumé de La chasseuse de livres : Cassandra, une étudiante intrépide et quelque peu naïve, s’ennuie en préparant une thèse de magie fort peu excitante. C’est alors que la présidente de la Fondation des Sciences Occultes, Tamora Caton, lui demande de retrouver l’Appel aux Anciens, un grimoire dont l’existence est considérée comme une légende. D’abord sceptique, la jeune fille se prend bientôt au jeu, mais d’autres convoitent le livre pour des raisons inavouables… Bientôt, poursuivie par des individus peu recommandables dans les souterrains d’une ville au bord de la révolution, Cassandra va découvrir le terrible secret du grimoire…

Mon avis sur La chasseuse de livres : Petit plus qui se trouve à la fin du livre, une nouvelle. Vous savez que je ne suis pas forcément hyper fan du format. Ici, on a quand même une bonne cinquantaine de pages et c’est franchement plaisant d’avoir une nouvelle avec de la matière.

On fait la rencontre de Cassandra cette fois ci. Jeune étudiante qui prépare son mémoire, elle se retrouve catapulter dans une mission dangereuse : celle de retrouver un roman perdu depuis des siècles.

Cassandra est un personnage qui doute. Elle ne comprend pas pourquoi elle a été choisie alors que des chasseurs de livres professionnels se sont cassé les dents sur cette recherche. Elle ne manque pas de courage ni de réflexion. Elle va au bout des choses et ne se laisse pas ennuyer par des hommes qui se moquent d’elle puisqu’elle est une femme.

J’ai adoré ce côté féministe qu’elle dégage. C’est très sympathique et intéressant dans ce monde où les hommes semblent régner en maître.

Nouvelle sympathique, elle permet de voyager un peu dans ce monde qui est le même que pour la machine de Léandre. On se trouve juste à un endroit différent (une carte au début du roman est présente et très appréciable !)

~ La plume de l’auteure ~

Je ne connaissais absolument pas Alex Evans mais je suis heureuse d’avoir pu y remédier. Plume fluide et entrainante, elle ne manque ni d’humour, ni d’entrain. C’est très appréciable.

3 bonnes raisons de lire ce roman et cette nouvelle :

  • Des décors impressionnants et merveilleux
  • Une plume très sympathique
  • Des personnages forts

4

29

Désaccordée de Joanne Richoux

CVT_Desaccordee_5639.jpgRésumé : Violette, 17 ans, part en virée avec Maëva, Lucas et Alexis. Direction le château d’eau désaffecté de Saint-Crépin-l’Hermite, un endroit à la sinistre réputation. Quelques heures plus tard, elle ouvre les yeux. Elle est couchée face contre terre, au milieu d’une forêt sauvage. Ceux qu’elle rencontre portent des noms bizarres : Dièse, Trille, Sonate… Telle Alice tombée de l’autre côté du miroir, la jeune fille aurait-elle atterri dans un univers à part ? Pourquoi tout le monde la confond avec une certaine Princesse Croche, disparue trois ans plus tôt ? Et qui est Arpège, ce garçon casse-cœur qui la dévisage ? Violette le sent, l’envers de ce décor féerique, c’est un danger de mort. Mais comment retrouver le chemin de la maison ?

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie chaleureusement Joanne Richoux pour sa confiance et son talent. Je remercie aussi Gulfstream pour l’envoi de ce roman qui fut une véritable surprise dans ma boite aux lettres mais aussi dans mon petit cœur. Révélation du mois de septembre, il fait partie des romans qui auront bouleversés mon année de lectrice par son intensité et sa qualité.

~ Violette ~

Désaccordée, c’est la vie de Violette. Violette est cette vie désaccordée. Violette est un personnage que j’ai énormément apprécié pour sa maturité. Elle ne se laisse pas guidée par ses sentiments d’adolescente. Elle réfléchit et n’hésite pas à s’opposer à ce que ses phéromones lui soufflent dans le cœur. J’ai apprécié cela. Violette, c’est la vie d’une sœur sans son frère, c’est aussi une errance à la maison sans son père qui n’est qu’une ombre dans sa vie. C’est la vie où elle est confrontée au désintérêt, à l’ennui.

Saint-Crépin-l’Hermite est le nom de la ville, enfin village, dans lequel elle habite. Elle le connait par cœur ainsi que ses habitants. Petit village où la modernité n’est pas de rigueur. Elle peste contre cette vie qu’elle voudrait un peu plus surprenante. Maëva est la meilleure amie de Violette, un peu forcée d’ailleurs : en effet, elle est amie avec Maëva parce que leurs mères sont amies. Maëva est exubérante, elle n’a pas froid aux yeux, elle réfléchit après avoir agi, elle se maquille de manière excessive. Bref, elle est tout le contraire de Violette qui finalement est une fille très belle par la simplicité et le naturel qu’elle dégage.

~ L’intrigue ~

Si j’ai apprécié le personnage principal de cette histoire, Violette n’est pas la seule qui a fait chavirer mon cœur. En effet, je suis habituée maintenant à sentir mon cœur battre plus vite à la fin de ma lecture des romans de Joanne Richoux. Ce roman est très bon, je l’ai réellement beaucoup apprécié.

Les premières pages nous proposent de découvrir le quotidien de Violette la lycéenne à Saint-Crépin-l’Hermite. Un incident va se produire et faire basculer la vie de Violette. On quitte le monde que l’on connait pour plonger dans un univers formidable.

L’intrigue est très prenante. Violette déboule dans un monde où elle doit se faire passer pour une autre pour survivre. Violette devient Croche, la princesse disparue depuis des années à cause de l’ouverture d’une boite à musique…

~ Un monde où nature et musique règnent en maîtres ~

Bien sûr, la musique et la nature sont ultra présentes dans ce roman. Rien qu’au titre du roman et au prénom de l’héroïne de ce roman fantasy, on comprend que cela va prendre de la place. J’ai trouvé l’ensemble harmonieux et très beau. Tous nos sens sont en éveil : on a envie de regarder partout autour de nous, de sentir, de goûter, d’écouter et de tout sentir sous nos doigts. Le monde s’anime et prend forme de manière incroyable.

Violette arrive dans un monde où elle ne sait rien de la culture, des coutumes, de la vie en général. Elle sait juste qu’elle doit faire semblant pour rester en vie. Cependant, voilà une chose plus facile à dire qu’à faire…

On fait la rencontre de Dièse, d’Arpège mais aussi de Crescendo ou encore de  Sonate. Tous les personnages racontent une jolie mélodie. Ce sont des personnages très sympathiques à découvrir qui ont tous un « rôle » bien défini : Arpège est le bourreau des cœurs, Dièse le rebelle biker, Sonate la dame de compagnie. C’est un peu la seule chose dommage du roman : le manque d’informations sur les personnages.

Ce que j’ai beaucoup apprécié, c’est le fait que les deux mondes se mélangent. Ainsi, on se replonge dans le passé de Violette mais aussi dans celui de Croche et du monde dans lequel vit Violette lors de l’intrigue.

L’intrigue prend un tournant intense qui nous permet de voir une Violette battante et qui veut s’en sortir. C’était très sympathique. Personnage que j’ai adoré, elle véhicule des valeurs profondes que j’ai appréciées. Franchement, les thématiques abordées grâce à ce monde sont fortes et belles. Comment résister ?

~ Un one-shot fantasy ~

C’est un choix. Le bon ? Le mauvais ? Cela reste à l’appréciation des lecteurs. Personnellement, je trouve que le choix est bon. Alors oui, il manque un peu d’éléments pour que les personnages soient tous marquants, quelques descriptions sont passées un peu inaperçues ou auraient pu être un peu plus longues mais franchement, vu la merveille que nous livre Joanne Richoux, je ne peux pas l’en blâmer. Si cela avait été une trilogie, oui, j’aurais pinaillé, mais là… Non. Je n’en veux à personne.

Cependant, si un second tome venait à paraître, j’en serai ravie… Sinon, je suis persuasive, un sitting, une banderole, le désarroi d’une lectrice chiante… Ca peut le faire ! 😀

~ La plume de Joanne Richoux ~

Décidément, la plume de Joanne Richoux reste le point fort de ses ouvrages. Si le monde proposé m’a énormément plu, sa plume est une véritable boule d’émotions qu’on nous donne à découvrir tout au long de ce roman. Je suis toujours surprise avec Joanne Richoux, toujours ! La force des sentiments de Violette sont exacerbés par une plume qui sublime ses pensées. Bravo !

« – Et alors ? Ce n’est pas grave, embrasser. C’est comme courir, respirer ou chanter…
– N’importe quoi. Moi, je refuse d’être pas grave. Je ne veux pas être l’un de tes caprices, ok ?
– Ce n’est pas un caprice de respirer ou d’embrasser. Ça permet de rester en vie. »

Roman qui pourra plaire à des lycéens et aussi à des adultes, il est merveilleux. J’ai passé un excellent moment de lecture.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un personnage principal que j’ai apprécié.
  • Un monde construit de toute pièce que j’ai grandement apprécié aussi
  • CETTE PLUME ♥

PS : On ne va pas commenter cette magnifique couverture, je crois que ça se passe de commentaire. ♥♥♥

4(4.5/5!!!)

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Edward Sakedos, l’apprenti nécromant d’Anthony Lamacchia

CVT_Edward-Sakedos-lapprenti-necromant_102.jpgRésumé : Dans le village de Lourde-Brume, vit un jeune garçon : Edward Sakedos. Mais il n’est pas un enfant comme les autres : c’est un nécromant, un magicien capable de communiquer avec les morts. Pour se venger des vacheries de ses camarades de classe et les effrayer, Edward décide d’invoquer Wilfried Desfriches, condamné à la peine capitale pour avoir assassiné treize enfants. Mais alors que le zombie sort de sa tombe, celui-ci lui confie qu’il n’a jamais tué personne, qu’on l’a accusé à tort, et que le vrai meurtrier court toujours et risque de récidiver à tout moment. Commencent alors les péripéties d’Edward Sakedos pour sauver les enfants du village de Lourde-Brume. Aventures, humour, magie noire, cimetière, marais hanté et rebondissements sont au programme de ce roman qui vous happera jusqu’à la dernière page.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie chaleureusement Anthony Lamacchia pour l’envoi de son roman via SimPlement. J’étais très curieuse de voir ce que pouvait donner ce roman. Roman jeunesse, il propose des thématiques assez intéressantes à traiter chez les enfants.

~ Edward Sakedos en a plein le dos ~

Enfant particulièrement patient, Edward n’en peut plus des moqueries de ses camarades. En effet, il est victime de harcèlement physique et moral de la part de ses camarades de classe qui trouvent ça hilarant de se moquer constamment de quelqu’un. Edward prend le taureau par les cornes ! Ce soir, il va demander à Wilfried Desfriches de revenir à la vie grâce à ses dons d’apprenti nécromant.

J’ai trouvé ce personnage très touchant. Edward est le parfait personnage principal pour ce genre d’aventures. Il est intelligent, courageux et bienveillant. Il incarne le héros moderne de nos chères petites têtes blondes et souligne le fait que tout est possible lorsque l’on garde son intégrité et de belles valeurs. C’était plutôt attendrissant.

~ Nécromancie et gros dégâts ~

Edward parvient à ramener Wilfried Desfriches à la vie. A la base, il veut se venger de tous ses camarades qui se sont moqués de lui. Rapidement, cette petite vengeance va passer au second plan. En effet, Wilfried va lui raconter une histoire qui va le bouleverser.

Il faut savoir que Wilfried Desfriches a été accusé à tort d’assassinats. Treize assassinats d’enfants. Le coupable idéal : professeur de tous les disparus, rapidement, il devient la tête de turc de la police et du juge.

Cependant, Wilfried, en se confiant à Edward va faire naitre en lui un sentiment d’injustice. Il veut absolument que justice soit rendue et que le vrai coupable soit mis sous les barreaux. C’est ainsi que la première quête de notre apprenti nécromant prend vie (ahahah).

~ Intrigue, personnages et quête ~

J’ai trouvé ce petit roman très charmant. Il va plaire à nos petits lecteurs qui ont envie de se faire une petite frayeur pour Halloween. Rien de très effrayant mais il ne faut certainement pas le mettre entre les mains des plus jeunes. Je pense que ce roman est fait pour un public à partir de 14/15 ans (même un peu avant si vos enfants sont téméraires).

Il est très bien conçu et parfait pour passer un petit moment de lecture détente.

Nous avons le droit à un narrateur externe et omniscient. C’est plutôt pas mal pour cerner toute l’histoire. On découvre tout en même temps qu’Edward et cela m’a beaucoup plu. Il y a de nombreux personnages secondaires mais j’ai adoré Wilfried et Maeva.

Le petit hic pour moi c’est le fait que le personnage d’Edward intervient beaucoup trop pour couper le narrateur et le contredire. C’est vrai que ça a un aspect humoristique qui permet de dédramatiser toute la trame sur l’enlèvement et la mort des enfants mais je trouve qu’il est beaucoup trop présent. Cela ne reste que mon avis mais à vous de voir !

On a une sorte de trio vivants/morts qui se dessine. Rapidement, Edward va être accompagné de Maeva qui, comme lui, voit les morts et les fantômes. J’ai trouvé que ce petit duo était très touchant. Ils sont accompagnés et secondés par Wilfried qui garde beaucoup d’humanité dans son regard et ses paroles. Il veut retrouver ses élèves et leur permettre de retrouver la paix en étant enterrés. Peu lui importe que les gens savent la vérité sur son compte, il veut le meilleur pour ses petits élèves. Ensemble, ils vont tout faire pour parvenir à leurs fins. Ainsi, Edward apparait comme le justicier des morts. C’est drôle et décalé !

L’histoire proposée mais fait énormément penser à deux univers que j’ai énormément apprécié : celui de Tim Burton (les Noces Funèbres) ainsi que le roman de Neil Gaiman lu il y a quelques semaines l’étrange vie de Nobody Owens.

Honnêtement, je ne peux que vous pousser à lire ce roman qui est très sympathique. Le meilleur moyen de pouvoir entrer dans l’histoire ? Un plaid, une toiture qui craque sous les rugissements du vent et une bonne boisson chaude en attendant qu’Octobre passe…

~ La plume de l’auteur ~

J’avoue que je ne connaissais pas du tout l’auteur mais je suis ravie que cela soit chose faite ! C’est un très bel univers qui se dessine sous nos yeux. L’auteur parvient à rendre des lieux lugubres charmants.

« Les grilles du cimetière étaient grandes ouvertes, mais il n’en était pas moins désert. Il n’y avait même plus de fossoyeur depuis plusieurs années et n’étant plus entretenu, la mauvaise herbe avait camisolé les tombes, condamné les tombeaux, bâillonné les quelques statues d’anges et de saints ici et là, et étranglé les couronnes et les pots de fleurs destinés aux défunts. La pluie et le froid avaient gommé un certain nombre d’épitaphes dorées qui étaient devenues aussi blanches que de la craie. Les caniveaux étaient gavés de feuilles mortes noyées d’eau et les allées étaient partiellement couvertes de mousse d’où s’échappaient des ramifications squelettiques. »

L’auteur est parvenu à traiter des notions très dures et pas forcément très drôle de manière subtile. J’ai trouvé cela très intéressant.

C’est un roman jeunesse qui plaira à bon nombre de jeunes lecteurs.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une intrigue originale pour les plus jeunes lecteurs
  • Des décors intéressants
  • Une plume pleine d’humour mais aussi de sincérité

4

25

Les royaumes démoniaques – Tome 1 : la roche des âges de Christopher Evrard

51VpF6i-KEL._SX331_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : « Mes erreurs sont tout ce qu’il me reste. » – Ciwen. L’horreur et la violence côtoient la féerie et la beauté. La magie et les combats forgent la réalité au jour le jour. Tandis que les légendes et mythes résonnent dans l’inconscient collectif comme des promesses d’un jour meilleur, telle la mystique Roche Des Âges que Ciwen, un mage de foudre, recherche désespérément. Dans une existence où le macabre est un lot quotidien… Quel est le sens de la vie ? Quelle signification donner à des concepts comme l’amour et la haine, ou la guerre et la paix ? Comment les définir, et les dépasser ? Tant d’éternelles énigmes qui se posent à chaque instant, depuis la nuit des temps. Les réponses apparaissent toujours dans le noir, telles des lucioles fuyantes…

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie l’auteur pour l’envoi de son roman via SimPlement ainsi que mon amie Kathleen d’avoir glissé mon prénom dans une conversation. Cela fait toujours chaud au cœur de voir que l’on pense à nous !

~ Une appréhension vite passée ~

Je vous avoue que j’ai eu du mal à me lancer dans ma lecture. J’ai eu du mal à me dire « Allez Pauline ! Choisis celui-ci ! ». Pour quelle raison ? Parce que j’avais un peu peur de plonger dans l’univers que l’auteur nous propose de découvrir. Je ne suis pas une grande lectrice de fantasy à vrai dire. J’adore le fantastique, les grands classiques comme la trilogie du seigneur des anneaux mais j’avoue qu’après, c’est toujours un genre qui me fait défaut. Je ne suis pas forcément super fan des gros monstres qui viennent tout dégommer sur leur passage… Alors quand j’ai vu la couverture, j’ai prié pour ma chapelle !

Je me suis lancée dans ma lecture vendredi soir, je l’ai terminée dimanche matin (sachant que samedi, je n’ai pas eu beaucoup le temps de lire). Je l’ai dévoré !!! Une fois que je posais le roman pour faire autre chose, il n’y avait pas possibilité pour moi de le faire. Je reprenais le livre et lisais quelques pages. C’est une lecture très additive.

~ Un monde incroyable : décors, intrigue et personnages ~

Bon, ma lecture n’est pas un coup de cœur mais elle reste très très très bonne ! Le monde que nous propose de découvrir Christopher Evrard est juste incroyable.

On fait la rencontre de Ciwen, un homme assez bourru finalement mais au cœur loyal et grand. Ciwen est LE personnage que j’ai adoré découvrir. C’est un personnage qui a beaucoup de valeurs mais qui traine aussi un lourd passé qui l’empêche d’avancer correctement. Il n’a qu’un but, trouver la roche des âges pour un avenir meilleur et pouvoir enfin vivre en paix.

« Je voulais simplement savoir s’il existait d’autres mondes, confia Ciwen, et le cas échéant comment les rejoindre. Je ne me suis jamais senti à ma place ici, Torhwa. » L’araignée ne trouvait pas cela très surprenant. « Tu m’as enseigné tellement de choses ; grâce à toi, je peux me défendre, je peux m’en sortir, et c’est exactement ce que je compte faire. C’est dans ce but que je veux utiliser la roche des âges. Quand je regarde ce monde, je ne vois qu’un gigantesque tombeau dans lequel on déambule en s’entretuant les uns les autres. Nous ne sommes que des âmes en peine attendant la mort, attendant la fin, priant pour qu’elle arrive rapidement, en silence, sans prévenir, sans souffrir… »

Seulement voilà, si dès les premiers chapitres il parvient à trouver l’objet de sa convoitise, tout ne va pas se passer comme prévu, bien entendu ! Et c’est là où l’auteur frappe fort. Il contourne quasiment tous les stéréotypes de la fantasy et brise les codes. Terminé la quête où l’on rencontre plein de personnages qui s’ajoutent à l’équipe des gentils, Ciwen se débrouille seul, il dégage toutes les personnes qui sont susceptibles de le détourner de son but ultime. Franchement, avoir un personnage aussi badass en tant que personnage principal me plait beaucoup ! C’est vraiment un personnage qui tient l’intrigue à bout de bras. De plus, on sent vraiment que Ciwen n’est pas à sa place dans ce monde. Sa volonté de trouver un havre de paix est renforcée par le fait qu’il ne sait pas communiquer avec les humains. En effet, il est ami avec des créatures mais pas avec des hommes. Il y a une sorte de méprise : les hommes puissants qui écrasent les peuples pour s’enrichir sont des personnes méprisables qui méritent d’avoir la gorge tranchée pour lui. C’est assez surprenant. On sent la colère du personnage à travers les pages et la violence dont il fait preuve.

Le monde dans lequel évolue Ciwen est peuplé d’êtres maléfiques et de créatures incroyables. Si j’ai pu rencontrer des personnages que la fantasy adore, j’ai aussi découvert des créatures que l’on ne voit pas souvent : ainsi fées, araignée géante et créatures aquatiques vivent dans un monde où les lycanthropes et les elfes évoluent aussi.

Olivia est un personnage que j’ai apprécié dans les premiers chapitres. Volontaire, débrouillarde et très intelligente, elle ne lâche rien. Elle est très têtue et cela la met dans des situations peu enviables par moments. J’ai trouvé qu’elle était moins brillante une fois retournée vivre avec son peuple. Par la suite, j’ai préféré suivre les aventures de Ciwen que les siennes. Ils forment un duo intéressant.

Les personnages secondaires sont aussi très sympathiques, l’auteur nous fait évoluer dans différentes régions du monde, ainsi on court dans les royaumes d’Irthanor, d’Ilgar mais aussi dans celui de Yammar, on rencontre Torhwa, Olivia, et d’autres personnages que j’ai appréciés découvrir. Cependant, je n’ai pas su retenir tous les noms. En effet, il y en a beaucoup et franchement, vu l’originalité de ces derniers, ils sont trop nouveaux pour que je m’en souvienne. Il y a beaucoup de prénoms qui commencent par la lettre « T » ce qui souligne encore plus ma confusion.

Les décors sont vraiment très sympathiques. On évolue dans des décors somptueux. La forêt à l’air tellement belle, elle respire la vie et j’aurais bien voulu aller y faire un tour (bon, sans les gros méchants monstres).

Le message que l’on peut tirer de ce premier tome est assez universel mais terriblement vrai. Il faut se battre pour avoir ce que l’on veut, ce que l’on souhaite le plus ardemment. Chaque acte à ses conséquences. Malheureusement pour le personnage principal, la quête de la roche des âges est une quête qui va déséquilibrer les forces du bien et du mal. Ainsi, cette quête va faire basculer le monde comme Ciwen et les autres personnages de ce premier tome le connaissent.

De plus, la notion de la quête identitaire est présente. Ciwen ne sait pas qui il est. Il a des bribes de souvenirs et d’informations qui vont nous suivre tout au long du roman. C’est assez intéressant et cela permet au lecteur d’attendre la suite avec impatience.

Petit plus : les illustrations qui viennent ponctuer notre lecture. Elles sont vraiment très belles.

~ La plume de Christopher Evrard ~

C’est une plume très sympathique à découvrir. Elle ajoute un je-ne-sais-quoi à l’intrigue qui est très plaisant. En effet, j’ai trouvé que les mots étaient précis, concis et qu’on allait toujours droit au but. C’est très intéressant et épuré. Je trouve que c’est quelque chose d’important dans la fantasy. Les longues descriptions précises ne sont pas présentes et franchement, cela aère vraiment beaucoup le roman. Cela le rend beaucoup plus attirant et additif. La mise en page est aérée et permet de s’installer confortablement dans une lecture qui nous emmène loin de notre monde.

Je trouve que la plume est très accessible, tellement riche mais aussi poignante et forte. C’est vraiment parfait pour les lecteurs comme moi. En effet, lorsque l’on est frileux avec un genre, avoir un texte accessible est plutôt une très bonne chose. Cela peut aussi permettre de mettre un pied à l’étrier aux jeunes auteurs ou aux novices dans ce genre. C’est top de pouvoir toucher autant de monde.

Vous l’aurez compris, j’ai énormément à dire sur ce premier tome qui est très riche et qui, finalement, est une très belle surprise! J’ai hâte d’avoir la suite entre les mains.

3 raisons de lire ce roman

  • Un personnage principal bad ass qui est vraiment ultra intéressant et fascinant.
  • Un univers riche, construit de toutes pièces qui est épatant.
  • Une plume qui a su me convaincre rapidement.

4

16

En fait, c’est le rêve du chien de Joseph Kochmann

CVT_En-Fait-Cest-le-Reve-du-Chien_8532.jpgRésumé : Lectrices, lecteurs. La quatrième de couverture que vous avez sous les yeux n’est pas comme les autres. Bien sûr, je pourrais vous exposer les prémices de notre récit ; l’étrange enquête de l’inspectrice Chloé Barkouaf, teckel bipède aigri, et de son assistante Polygon Sobarf, chihuahua tremblant, sur le meurtre du pauvre John MacGuffin, chat et alcoolique de son espèce. Je pourrais brièvement m’exprimer sur leurs péripéties au cœur d’Inspiterre, monde aussi merveilleux que fou, de leur traversée au cœur du sombre Royaume Traisuspé, de l’étrange Mont Croquant, de l’inaccessible Jungle Élitiste… Je m’abstiendrai cependant car, voyez-vous, ce roman cache un terrible secret. Un rebondissement qui pourrait, à jamais, changer la face du monde…

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie chaleureusement Joseph Kochmann pour l’envoi de son roman en service presse via SimPlement. M’ayant fait une fois la demande de lecture, je n’avais pas eu l’occasion d’y accéder par manque de temps. Dès qu’un petit créneau s’est libéré, j’ai foncé. J’ai évité le mur de peu et la collision qui va avec. Ce fut une lecture surprenante pour moi. Fan d’absurde, vous serez servi !

~ Une lecture à deux niveaux  ~

J’avoue que j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire et j’en suis la première désolée. J’avoue qu’il y a de bonnes idées, de très bonnes idées même.

En fait c’est le rêve du chien nous relate une enquête policière menée par deux chiennes : Chloé Barkouaf et le chihuahua Polyglon. C’est très absurde. Ionesco et Beckett n’ont qu’à bien se tenir. Je vous avoue que moi et l’absurde, on n’est pas très copain. J’ai toujours eu du mal avec les intrigues sans queue ni tête qui nous amène dans tous les endroits possibles sans nous mener nulle part. J’ai eu beaucoup de mal à lire cette enquête. J’ai pris mon temps. J’ai suivi l’avis de mon amie Kathleen qui m’a dit « arrête d’essayer de comprendre ». Facile à dire, difficile à faire pour moi. Cependant, j’ai pris du recul et suite à cela, j’ai un peu plus apprécié cette couche de lecture.

La seconde couche de lecture a été plus intéressante pour moi : une bonne critique du monde éditorial et une sacrée satire de notre monde. Le monde éditorial en prend pour son grade. Une subtilité certaine anime les mots de l’auteur. C’est excellent. Ainsi, on a des termes éditoriaux qui bercent le roman, des situations, des débats qui animent le monde éditorial aussi. Des personnages qui incarnent le monde de l’édition.

C’est une seconde couche de lecture assez intéressante qui est soulevée ici. J’ai apprécié le fait que l’auteur inclus des notions de notre monde. Ainsi, on peut se retrouver avec des débats comme la fantasy et sa place dans l’édition. Vaste sujet.

[…]         — De la fantasy de bas étage… commenta la bête noire.

                — Quel genre vulgaire ! cria un Hère. Sans intérêt !

                — … une aventure sans queue ni tête, des situations semblant sorties d’un cartoon ou d’une bande dessinée…

                — Un mélange des genres ? L’interrompit un second cochon. Quelle horreur ! […]

~ Humour : décalage immédiat ! ~

Ce roman ne manque pas d’humour. C’est décalé et imprévisible. On ne sait pas où l’on va. Lorsque l’on essaye de se rattraper aux branches, à un petit bout d’intrigue, on se casse la figure et l’on atterrit dans un endroit complètement fou.

[…] Le sol, sous leurs pattes fatiguées, devint plus boueux tandis qu’elles s’approchaient d’un bayou vert-noir dans lequel elles aperçurent de longs crocodiles aux lunettes rondes dévorant des pages de romans oubliés.

— Nul, criaient-ils en les avalant. 0/20. Un massacre […]

Les personnages sont au service de l’humour et de l’absurde. Ainsi, on se retrouve avec que des animaux en guise de personnages. A coup d’anthropomorphisme et de personnification, le monde animalier se retrouve être une satire de notre monde. C’est plutôt bien réussi à vrai dire.

Les crocodiles érudits sont des libraires obscurantistes par exemple. Ainsi, ils portent les lunettes rondes, stéréotype de la personne érudite.

Il y a aussi beaucoup de jeux de mots : « Barkouaf » par exemple. « To bark » en anglais signifie « aboyer » et « ouaf » est l’onomatopée employé en France pour faire référence à l’aboiement du chien. Il est inutile de vous citer tous les jeux de mots du roman, franchement, la chronique ferait, au moins 4 pages. Mais on peut aussi trouver les trois hamsters « Ham, Ster et Dame ». On a une petite couche d’humour facile en fait qui vient un peu détendre l’atmosphère de cette enquête policière sans queue ni tête.

Je trouve que l’on a aussi une jolie métaphore filée. En effet, en plus des personnifications et de la satire saisissante de la société, je trouve que « avoir une vie de chien » est le symbole qui nous suit tout au long de la lecture. La vie n’est pas forcément facile, les twists dans les histoires sont souvent en lien avec le fait que la vie peut aussi être vache parfois. Les coups durs font aussi partie de la vie et j’ai trouvé que l’absurde soulignait bien cette idée. Comme le Twist (personnage du roman), la vie fait ce qu’elle veut : un petit chapitre de bonheur pour trois gros chapitres de malheur… On ne sait pas forcément ce que la vie nous réserve, c’est assez surprenant de voir la manière dont l’auteur traite de cette notion dans ce roman.

~ Une touche de personnel dans le roman ~

Etant donné que j’ai l’auteur en ami sur les réseaux sociaux, je me suis rendue compte qu’il avait mis un peu de lui dans le texte. Le syndrome de SADAM dans un premier temps (je vous ai mis le lien pour que vous en sachiez plus). Mais aussi la mention des trois singes dans le texte qui m’a tout de suite fait penser aux trois singes de la sagesse et donc, par analogie, à sa trilogie Blind, Mute et Deaf. De plus, « Barkouaf » me renvoie aussi le fait que Joseph a son cœur entre l’Amérique et la France. Subtile manière de le souligner. Je suis certaine qu’il y en a d’autres bien cachées mais ces petites touches m’ont bien plu. L’auteur s’approprie son roman d’une manière différente et c’est chouette.

~ Le mot de la fin ~

Vous l’aurez compris, cette lecture n’est pas un franc succès pour moi à cause de la dimension trop absurde de l’enquête pour moi. Cependant, il reste quand même de jolis points qui sont exploités dans l’histoire. La critique du monde éditorial m’a énormément plu ainsi que les personnages et les techniques littéraires employées par l’auteur.

En revanche, j’ai trouvé que l’absurde soulignait bien le terme de « rêve ». Combien de fois en se levant on a pu se dire : « J’ai fait un rêve trooop bizarre » et qu’on a vu notre mère avec une tête de dragon et notre père avec des pattes de canard? J’ai trouvé l’absurdité parfaite pour retranscrire cette notion de rêve présente dans le titre. Bien joué!

3 raisons de lire le roman

  • Une plume intense qui nous emmène dans un univers délirant.
  • Une lecture qui a plusieurs couches de signification.
  • Les touches personnelles mises par l’auteur.

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