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Athnuachan : l’académie de Cyrielle Bandura

athnuachan-tome-1-l-academie-1139037-264-432.jpgRésumé : Sélène est née dans un monde de traditions, de superstitions et de vieilles rancunes. Ces croyances lui sont inculquées alors qu’elle est choisie pour devenir une Guerrière, une protectrice de Mór-roinn, celles qu’elle a toujours traitées de harpies. Ses doutes demeurent alors qu’elle se rend compte que l’apprentissage de la magie lui vient moins facilement que pour ses camarades. Malgré tout, Sélène se découvre une nouvelle famille en ces femmes qu’elle avait depuis toujours appris à détester… mais aussi une différence qui pourrait bien remettre tout en question.

Mon avis : Je remercie les éditions Noir d’absinthe et Dorian pour l’envoi de ce roman. J’ai eu la chance de découvrir la plume de Cyrielle Bandura.

Une intrigue qui met la femme en avant.

Déjà, voilà un premier point qui m’a beaucoup plu, la femme est, dans l’intrigue, la protectrice, la guerrière, celle qui défend ! J’ai apprécié cette originalité dans l’histoire. J’ai apprécié la plongée dans cet univers monté de toutes pièces. Le père du personnage principal est aux abonnés absents mais cela ne se ressent absolument pas. En effet, les hommes sont peu importants. Les tâches les plus importantes sont réservées aux femmes.

L’intrigue est très bien ficelée, j’ai adoré tout ce que j’ai lu. Je me suis retrouvée avec Sélène à l’Académie. Je m’y suis crue. C’était vraiment une plongée très intéressante et prenante que l’on vit ici.

Les personnages.

Sélène est un personnage que j’ai énormément apprécié ! Purée, cette fille est un personnage principal que j’ai adoré découvrir. En effet, elle est vraie. On parvient rapidement à s’identifier à elle tant elle est naturelle. Sélène a un sacré caractère, elle n’a pas sa langue dans sa poche. Ce trait de caractère amène son lot de situations délicates mais je l’ai beaucoup appréciée. Sélène est une jeune fille courageuse, c’est une battante, elle relève rapidement la tête en cas d’échec. C’est vraiment un personnage principal que j’ai adoré ! L’auteure met en avant le fait que Sélène n’est pas parfaite : elle a ses défauts et ses qualités. Elle ne parvient pas à tout réussir du premier coup mais elle s’acharne et finit par avoir ce qu’elle veut.

On trouve aussi des personnages secondaires assez bien ficelées. J’ai trouvé l’idée des dragons très sympathique. On peut dire qu’ils font partie du panel de personnages.

Le cadre dans lequel Sélène évolue.

Lorsque les Guerrières viennent chercher Sélène pour l’emmener à l’Académie, dans unnoir-absinthe.png premier temps elle refuse. Elle ne veut pas forcément y aller même si elle possède de la magie. La seule personne qui parvient à la convaincre d’y aller c’est sa mère. Elle veut rendre sa mère fière.

L’académie fonctionne comme un petit monde. Il y a des règles : des obligations et des interdictions. Il y a des cours à suivre pour devenir une redoutable Guerrière. C’est assez prenant. J’ai aimé le principe en fait. C’est vraiment une idée originale et intéressante que l’auteure nous propose ici.

La seule petite chose qui m’a un peu ennuyé c’est le manque de marqueurs temporels. On se retrouve à une période de la vie de Sélène et j’avoue que des fois, je m’y suis un peu perdue.

La plume & le monde de l’auteure.

L’univers de Cyrielle Bandura est incroyable ! Il est forcément monté de toutes pièces mais j’ai trouvé ce monde construit avec une finesse incroyable. Tout a été pensé, réfléchi. On ne laisse aucune place au hasard. C’est vraiment un univers fantasy que je vous conseille de découvrir.

La plume de Cyrielle Bandura est excellente ! Elle fourmille de délicatesse et de justesse dans les mots choisis.

Voici donc un monde que j’ai adoré découvrir et que je conseille à tous les fans du genre.

Les – :

  • Un léger manque de repères spatiaux.

Les + :

  • Le fait d’avoir mis la femme en avant !
  • Le personnage de Sélène.
  • Un monde imaginé maîtrisé sur le bout des doigts.
  • La plume de l’auteure que j’ai adoré !
  • L’Académie que j’ai trouvé splendide !
  • Une intrigue pleine de rebondissements.

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La constellation des elfes – Christine Riguet

41VQd54S0BL._SX331_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : Galiaé est peuplée d’êtres fabuleux, elfes, dragons, trolls… Mais aussi d’humains qui partagent cette planète divisée en arcanes. Kalen est l’un d’entre eux, jeune, triste, désabusé par la vie. Et pourtant sa vie va se retrouver changée par l’arrivée d’un petit être, Eponaé. Issu d’un peuple maudit de Galiaé, Kalen va devoir percer les mystères de sa présence et de son passé pour décider s’il doit laisser sa vie et ses proches pour traverser le monde et tenter de la sauver .Une quête dans un monde fantastique, pas si éloigné du nôtre, rempli de rencontres…

Mon avis : Je remercie Christine Riguet pour l’envoi de son roman en service presse mais aussi mon amie Diablotine pour la chaleureuse recommandation qui a été faite, cela fait toujours plaisir de voir qu’il y a de l’entraide entre les blogueurs et que l’on n’est pas obligé de se tirer dans les pattes pour arriver à quelque chose sur la blogosphère !

Un univers riche.

J’ai plongé dans un univers incroyable. J’ai eu un moment d’incertitude, je ne vous le cache pas. C’est vrai que c’est plutôt compliqué pour moi de temps en temps. Je vous explique : quand on entre dans un monde crée de toutes pièces par un auteur, soit on adhère, on aime tout et on lit très vite, soit on est perdu, on ne comprend pas tout et la lecture est longue et délicate. Ici, c’est assez particulier parce qu’au premier abord, j’ai eu peur. J’ai eu peur que l’afflux de personnages et de créatures allait poser problème. Je suis ravie de vous dire que je me suis mis le doigt dans l’œil. L’auteure a pensé à tout et y a pensé correctement.

On fait donc notre entrée à Galiaé, une terre peuplée de créatures en tout genre. J’étais curieuse de savoir ce que j’allais pouvoir découvrir. Je n’ai pas été déçue ! J’avoue que j’ai apprécié rencontrer toutes ces créatures. On a une population diverse et variée, c’est prenant.

Les personnages.

On a deux personnages humains assez importants. Kalen, un jeune homme à qui la vie n’a pas fait de cadeau. En effet, on a une psychologie assez noire, sombre qui souligne ce manque d’envie, de bonheur dans sa vie. On le prend facilement sous notre aile. J’ai aimé l’évolution de ce personnage au contact d’Eponaé. Eponaé vient du peuple de Galiaé. C’est une relation particulière qui va naître entre ces deux personnages. J’ai apprécié la touche de mystère qui se dégage de la raison pour laquelle Eponaé a atterri là. Le courage et la bravoure de Kalen sont aussi à souligner. Il n’abandonnera pas avant d’avoir compris la raison de la venue d’Eponaé.

L’imagination et la plume de l’auteure.

J’avoue que je suis impressionnée, la quantité de personnages est impressionnante pour moi. Je me demande comment l’auteure n’a pas fait pour s’y perdre. C’est vraiment très sympathique à découvrir, il n’y a pas de fausse note dans le sens où tout est logique, compréhensible. C’est agréable.

La plume de Christine Ringuet est remarquable. J’ai passé un bon moment de lecture malgré le fait que j’ai trouvé qu’à certains moments, avoir plus de détails aurait été bénéfique. En effet, c’est un roman assez court pour de la fantasy. C’est assez sympathique à découvrir mais j’avoue que j’ai été étonné de ne pas en avoir plus à lire. J’aurais apprécié plus de détails.

C’est une belle découverte. J’avoue que ce n’est pas un coup de cœur mais ce n’est pas pour autant une mauvaise découverte. J’ai apprécié me balader avec Kalen et en savoir plus sur cette intrigue et cette histoire au titre mystérieux.

Pour ceux qui aiment la fantasy, vous pouvez y aller. Je pense que c’est un roman qui pourra plaire aux plus jeunes ou aux novices dans ce genre. C’est vraiment une belle idée !

Les – :

  • Le manque de détails par moments. On a envie d’en savoir plus.

Les + :

  • Un nombre de créatures et de personnages incroyable.
  • La plume de l’auteure.
  • L’univers créé de toutes pièces.

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Si j’avais su – Allison Forichon

31mbjolqzgl._sx326_bo1,204,203,200_Résumé : La vie d’Elena Nohcirof bascule le jour où elle reçoit une lettre de sa tante Jessica. Alors qu’elle accepte de prendre l’avion pour la rejoindre, il s’écrase au milieu du désert de Goldhope. Seule survivante, elle y rencontrera Jackson, Mickael, Shane et Spencer avec qui elle va vivre une aventure irréelle, d’exception et des plus surprenantes !

Mon avis : Je remercie l’auteure pour l’envoi de son roman via la plateforme simplement.pro.

Voilà une lecture qui me fait sortir de ma zone de confort par les sujets qu’elle soulève. En effet, lorsque l’on parle de pouvoirs (mentaux ou physiques), il faut que cela maîtrisé, soutenu au niveau des péripéties et riche.

Un univers sympathique.

J’avoue qu’Allison Forichon m’a intrigué avec son roman. Je m’attendais à tout sauf à cela en voyant la couverture du roman. Je m’attendais à quelque chose de doux, de fort, je me suis retrouvée en plein désert avec un personnage principal assez intéressant dans sa construction. On a donc un univers un peu irréel où Elena doit faire face à ses démons et ses craintes pour rester en vie. Ce n’est pas forcément ma tasse de thé mais j’avoue que je me suis lancée dans cette lecture sans grand apriori.

Un sentiment de rapidité.

Dès le début, j’ai eu ce sentiment qui ne m’a pas vraiment quitté le temps de ma lecture. En effet, on rencontre Elena et rapidement, on la retrouve dans un avion pour aller voir sa tante. On sait le plus important : elle a peur de l’avion puisque ses parents sont morts dans un crash aérien. Voilà. J’aime bien en savoir un peu plus sur les personnages, cela permet de m’attacher à eux. Ici, je suis un peu passé à côté à cause du trop peu que j’ai eu à lire sur elle. Cependant, j’affirme qu’Eléna est un personnage très courageux et intelligent.

Les personnages secondaires.

Avec Elena, on retrouve trois aux personnages secondaires « coincés » dans ce désert de Goldhope. On fait la rencontre de Jackson, Mickael et Shane. C’est un petit groupe qui fonctionne bien mais encore une fois, il m’a été difficile de m’attacher à eux. Emotnaf est un personnage qu’il faut battre pour sortir du désert. Bien entendu, Elena est la clé de l’énigme.

L’imaginaire et la plume de l’auteure.

J’ai bien aimé la plume de l’auteure qui utilise des mots justes et assez poétiques. J’ai apprécié les quelques aller-retours entre passé et présent. L’imaginaire proposé par Allison est assez sympathique. J’ai trouvé quelques facilités dans le texte mais rien qui m’a fait lever les yeux au ciel. En revanche, Emotnaf (« fantôme » écrit à l’envers) ainsi que Nohcirof (Forichon écrit à l’envers) j’ai vraiment trouvé cela trop simple (même si je comprends que l’on peut vouloir avoir une petite touche de soi dans son roman) …

La fin de l’ouvrage. 

La fin est pas mal, j’ai apprécié les liens que l’on découvre entre la situation actuelle et le monde irréel dans lequel est tombée Elena. C’est assez intelligent et bien trouvé.

Les – :

  • Un manque d’informations sur les personnages qui fait que je n’ai pas su m’attacher à eux plus que cela.
  • Un sentiment de rapidité et de coupure entre les moments cruciaux : entre l’avion et le désert et entre l’action du désert et la fin.
  • Quelques facilités dans le texte.

Les + :

  • L’imaginaire proposé par l’auteure.
  • La plume de l’auteure que j’ai trouvé très sympathique.
  • Les idées intelligentes apportées dans l’intrigue qui m’a surprise.

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Sun Tzu : le stratège et le sorcier d’Olivier Lusetti

CVT_Sun-Tzu-le-stratege-et-le-sorcier_6170.jpgRésumé : Et si, un pacifiste né, comprenait que la guerre était nécessaire pour obtenir la paix durable, et devenait le plus grand stratège de son temps ? En Chine ancienne, dans la période des Printemps et Automnes, le jeune Wu fuit le pays de Qi annexé par les forces du royaume de Ch’u. Orphelin, porteur d’une terrible culpabilité, c’est épuisé qu’il franchit la frontière de Wu pour rejoindre son grand-père Sun Wu « soleil guerrier » qu’il n’a jamais connus sauf à travers ses exploits contés par sa famille. Sun Wu, un militaire de métier impitoyable qui aurait abandonné les siens pour les préserver de ses colères devenues incontrôlables. On dit que le chemin sous le Ciel diffère pour chaque Homme et que si pour bien faire, mille jours ne sont pas suffisants, pour faire mal, un jour suffit amplement. Le jeune Wu arrive en vue du village de son grand-père et s’interroge sur son avenir si incertain, lui qui n’a pas encore croisé la tunique grise du sorcier le fang-siang, lui qui ignore que sa destinée est d’être le plus grand stratège de son temps ; lui qui pense que la voix qui dans sa tête répond à ses interrogations est du fait de son seul esprit. Il dépend de l’Homme de faire des plans, il dépend du Ciel de les accomplir… Le destin de Sun Tzu s’écrira dans une encre de sang.

Mon avis : Je remercie Olivier Lusetti pour la proposition de lecture faite via la plateforme simplement.pro. J’ai pu découvrir un roman fantasy qui m’a envoyé directement en Chine. Je vous avoue que je ne savais pas à quoi m’attendre en ouvrant ce roman. Cependant, ma curiosité de lectrice a repris le dessus très rapidement et m’a permis de passer un moment de lecture original.

J’ai accepté ce roman parce que je devais lire l’art de la guerre de Sun Tzu dans le cadre de ma formation et ce roman est apparu par le fruit du hasard dans mes demandes de partenariat. Je n’ai pas pu refuser.

Même si ma lecture n’est pas un coup de cœur, je salue le travail et l’intelligence de l’auteur qui a su tout mettre en œuvre pour que l’on passe un moment de lecture très sympathique.

L’auteur nous promet une belle lecture en se reposant sur la pensée de Sun Tzu qui est présente dans l’art de la guerre. Il est vrai que nous avons une autre conception de la guerre et de la politique en Europe mais en Chine, c’est Sun Tzu et sa pensée qui sont au-dessus de la mêlée. Ce roman est imprégné de la pensée et c’est très bien fait.

On rencontre un Sun Tzu jeune qui essaye de rejoindre son grand-père qui ne connait que par les histoires que son père lui raconte. Sun Tzu est un jeune homme plein d’interrogations et de courage. Il ne sait pas encore que sa vision et sa stratégie seront reconnues mais il tente d’avancer péniblement dans sa vie. C’est un personnage que j’ai apprécié par sa sagesse, son respect des choses et son calme olympien.

Il faut savoir qu’ici, l’auteur choisi une approche fantastique pour découvrir ce personnage autrement que par son roman l’art de la guerre. Je trouve que l’auteur s’en sort très bien.

On est immergé dans une culture chinoise incroyable. On se retrouve avec des adages, des expressions traduites phonétiquement dans le roman (j’avoue que toujours devoir lire les notes en bas de page m’a un peu ennuyé mais c’est compliqué de faire autrement.) J’ai apprécié ce dépaysement. Les descriptions sont à couper le souffle et franchement, on s’y croit, on y est, on voyage avec Sun Tzu.  On retrouve tous les codes de la culture et des traditions chinoises avec une grande finesse qui est très belle.

Cependant, je vous avoue que j’ai eu du mal, lors des premiers chapitres, à entrer dans ma lecture. Il m’a fallu un petit temps d’adaptation pour vraiment apprécier ma lecture.

La plume d’Olivier Lusetti semble aussi être empreinte de cette sagesse et de cette douceur qui caractérisent la culture chinoise.

Voici donc un genre que j’apprends à apprivoiser tant tout ce que l’on nous propose est différent. J’aime cette différence et je trouve que c’est vraiment une bonne expérience de lecture. Ce n’est pas non plus mon genre de prédilection mais j’aime ce que je découvre.

Les – :

  • Ce temps d’adaptation qu’il m’a fallu pour entrer dans ma lecture.

Les + :

  • Le personnage de Sun Tzu que j’ai apprécié découvrir de cette manière.
  • La culture chinoise extrêmement présente que j’ai appréciée
  • La plume de l’auteure que j’ai trouvé envoûtante et particulièrement efficace dans l’environnement proposé par l’intrigue.

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Osukateï, l’âme de l’Arbre-Mère  – Tome 1 : Le seigneur de la branche – Geoffrey Legrand

téléchargement.jpgRésumé : Fille de Seigneur, Luwise Sofunada est éduquée pour succéder à son père. En ce monde pourtant, nul pouvoir n’est héréditaire. Okateï, l’Arbre-Mère qui couvre la terre, désigne ceux qui auront la charge de protéger ses bourgeons. Luwise doit apprendre les devoirs d’une reine et mériter la confiance de la déesse pour hériter du trône. Mais désire-t-elle réellement cette responsabilité ? Alors que son entourage, la pousse dans cette voie, les questions se bousculent. Ses doutes atteignent leur paroxysme lorsque se révèle une connexion particulière avec la déesse. Un don que certains considèrent de mauvais augure. Les jeunes années de Luwise Sofunada oscillent entre innocence et tragédie, aventure et conspiration. Ce roman d’apprentissage vous emmènera le long des Branches de l’Arbre-Mère, dans les tréfonds de la déesse Plante, à la recherche de l’âme humaine.

Mon avis : Je remercie le Prix des Auteurs Inconnus pour l’envoi de ce roman qui signe ma troisième lecture dans la catégorie  »Imaginaire ». J’ai pu m’intéresser de plus près au premier tome d’Osukateï, l’âme de l’arbre mère.

Sans l’avoir ouvert, le roman me plaisait bien : le titre, le résumé et la couverture m’ont tapé dans l’œil directement. C’est déjà un point non négligeable parce que vous savez, pour la plupart d’entre vous, que je fonctionne au coup de cœur pour la couverture.

J’aime beaucoup les mondes qui se dessinent sous la plume de l’auteur. Ici, je suis servie puisqu’en plus d’avoir un univers créé de fond en comble, je me retrouve avec un sujet qui me tient très à cœur : la nature. On est en plein cœur de ce thème durant toute la lecture.

Je vous avoue que l’auteur nous offre un premier tome de qualité qui laisse présager une très belle suite. J’ai été soufflée parce qu’il nous propose. En effet, la construction d’un monde est toujours difficile mais il réussit l’exercice avec brio ! Tout y est pour que l’on passe un bon moment de lecture : un monde inconnu, des protagonistes avec des noms particuliers (au début, j’ai cru que jamais je n’allais m’y faire, mais finalement, j’y suis parvenue), ainsi qu’une intrigue que j’ai appréciée. Pleine de mystère, cette dernière m’a fait passer un excellent moment livresque rempli de mystères et de surprises.

Au niveau des personnages, j’ai été séduite par Luwise Sofunada. C’est notre personnage41067534_10156785467017376_4907767977048276992_n principal, qui a encore beaucoup à apprendre. Ce roman initiatique est très bien pensé et crée. Luwise doit encore apprendre à gérer les responsabilités qui lui incomberont un jour, ainsi qu’à apprendre à penser comme une protectrice. Elle doit faire passer les besoins de l’arbre avant les siens. Luwise est un personnage très sympathique à découvrir : elle met en avant les besoins de l’arbre et de la nature en général (comme nous devrions le faire d’ailleurs). Elle véhicule les qualités qui sont précieuses au genre fantasy et propices à l’aventure : le courage, la franchise ainsi que la maturité d’esprit. Luwise ne porte pas seule le poids de l’intrigue sur ses épaules mais elle supporte une grande partie de cette dernière. Bien entendu, Luwise peut compter sur l’aide de ses amis dans cette aventure.

L’arbre est un personnage à part entière : elle demande beaucoup à ses protecteurs qui doivent céder à toutes ses volontés. Il y a une harmonie entre cet arbre et ses protecteurs. J’ai trouvé cette idée très belle, poétique et pleine de bonté.

L’intrigue reste simple par moments. En effet, un lien avec une déesse, des étapes à réussir pour pouvoir arriver à ses fins… Le schéma n’est pas original. Cependant, les étapes et aventures que va devoir traverser notre personnage principal vont lui permettre de faire le vide dans son esprit. La spiritualité est un élément important dans ce roman. J’ai trouvé cela très sympathique à découvrir.

La plume de Geoffrey Legrand est captivante. Je vais même aller plus loin en disant que je me suis pris une petite claque. Elle est belle, pleine de douceur et de poésie. Dans ce monde où la nature règne en maître, la plume de l’auteur rend toute sa splendeur à mère nature. C’est très beau.

Les – :

  • Un schéma narratif un peu attendu.

Les + :

  • Une plume terriblement séduisante.
  • Un personnage principal que j’ai apprécié de découvrir.
  • Le sujet de la nature qui est mis en avant ainsi que sa splendeur à travers le personnage de l’arbre-mère.
  • La présence de la spiritualité dans ce premier tome.

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Neph & Shéa – Tome 1 : La fuite – Aline Wheeler

51UCtrBM0sL.jpgRésumé : Au nord de l’Idalie, Shéa fuit la Tour des Ombres pour sauver sa vie. Plus loin au sud, Neph fuit La Forteresse pour échapper à un destin guerrier dont il ne veut pas. Leurs chemins les feront se rencontrer et les mèneront chez Berht, un vieil excentrique ami de la Prime Reine. Celle-ci chargera ce trio improbable d’escorter un curieux émissaire elfe jusqu’à Cérasa, une ville au sud du pays. Mais derrière cette mission officielle, s’en cache une autre, secrète, bien plus importante et plus dangereuse. Deux cents ans après la Grande Guerre qui opposa les peuples unis de Tell’Andra aux Funestes, la paix qui régnait dans le monde s’étiole à nouveau. Une nouvelle ère sombre s’annonce.

Mon avis : Je remercie chaleureusement le Prix des Auteurs Inconnus pour l’envoi de ce roman.

J’ai pu découvrir le premier tome de la saga Neph & Shéa. J’ai beaucoup apprécié cette couverture que je trouve très belle. On a envie de répondre présent à l’appel de l’aventure qui nous attend. C’est déjà un très bon point pour ce roman.

J’ai fait une découverte assez mouvementée, à vrai dire. À bien y réfléchir, à la fin de ma lecture, j’ai pu conclure qu’il y avait pas mal de hauts mais aussi quelques bas.

On fait une plongée extraordinaire dans un univers incroyable. On est dans la fantasy pure et dure. C’est donc un monde créé de toutes pièces qui s’est dessiné sous mes yeux. On a différents peuples, différentes créatures ainsi que de nombreux personnages dans ce roman. C’est divertissant. L’auteure imagine un monde qui pullule de détails. Ces petits détails nous ancrent dans un univers qui nous semble réel. C’est surprenant et audacieux.

J’ai eu un léger problème avec les personnages principaux que l’on nous propose ici. J’ai41067534_10156785467017376_4907767977048276992_n eu du mal à m’attacher à eux. Je pense que cela vient du fait qu’ils sont jeunes. Même si j’ai apprécié de suivre leurs aventures, je vous avoue que je n’ai pas forcément été ébranlée par ce qui a pu leur arriver. C’est pourtant un duo intéressant avec des caractères opposés. L’un caractérise la lumière, l’autre, l’ombre. Deux physiques opposés mais intéressants dans leur construction.

Cependant, on peut souligner un panel varié de personnages. J’ai apprécié les personnages secondaires qui sont venus se greffer à notre duo. J’ai trouvé qu’il y avait un certain équilibre entre les personnages principaux et secondaires. C’est la première fois pour moi que les personnages secondaires me plaisent plus que les principaux. C’est surprenant mais j’apprécie.

On a des notions assez sympathiques qui viennent bercer le récit : l’amitié, l’amour et la trahison par exemple. On peut aussi ajouter une petite dose de magie dans cette quête pour couronner le tout. C’est divertissant. L’universalité de ces notions marque le fait que le roman peut s’adresser aux plus jeunes comme aux plus vieux lecteurs. On peut aussi ajouter le fait que lors de cette aventure, les personnages ont aussi des problèmes plus personnels. Cela ajoute un côté plus intime à l’intrigue, on se prend au jeu facilement, j’ai trouvé que ces petits moments étaient des bulles d’air dans cette quête. On respire un peu en dehors des péripéties et c’est agréable.

Même si je reconnais que la plume d’Aline Wheeler est entraînante et fluide, je n’ai pas su y adhérer totalement. Il m’a manqué un petit quelque chose pour que j’accroche complètement à l’intrigue. On a un mélange entre fantasy et des expressions qui sortent un peu du cadre par moments. Cela m’a un peu dérangée. Même si les expressions sont relativement modernes, pour moi, elles sont un peu en décalage par rapport au reste de l’intrigue. Je pense que cela marque le fait que j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire. Il y a quelques maladresses dans les expressions et quelques longueurs aussi… J’ai trouvé cela dommage parce que ma lecture s’en est retrouvée fortement ralentie.

Les – :

  • Des longueurs dans le roman (surtout dans la première partie du roman).
  • Des maladresses dans l’expression.
  • Un duo que je n’ai pas apprécié autant que ce que j’aurais voulu.

Les + :

  • Des personnages secondaires que j’ai appréciés. Ils viennent équilibrer le panel global des personnages.
  • Une intrigue plaisante : l’idée de la quête n’a rien de surprenant mais l’auteure parvient à nous servir une histoire surprenante et originale.
  • La couverture que je trouve très belle.
  • Des notions universelles qui peuvent plaire aux plus jeunes comme aux plus vieux.

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Sorcière de chair – Sarah Buschmann

CVT_Sorciere-de-Chair_844.jpgRésumé : Australie, 2016. Sept ans après un massacre qui a décimé toute une famille, de nouveaux meurtres surviennent à Melbourne. Des homicides si sordides que la Sorcellerie de Chair, taboue depuis les grandes chasses qui ont déchiré le pays, est évoquée. Pour Arabella Malvo, lieutenant de la brigade criminelle, ils s’avèrent particulièrement déstabilisants. Pourquoi les victimes lui ressemblent-elles comme des sœurs ? Le meurtrier la connaît-elle ? Pourquoi maintenant ? Une chose est sûre : l’abîme qu’elle fuit depuis toutes ces années risque de s’ouvrir à nouveau sous ses pieds. Et cette fois, de l’engloutir pour de bon…

Mon avis : Je remercie Dorian et les éditions Noir d’Absinthe pour l’envoi de ce titre très différent des lectures que l’on m’a proposé depuis le début de mon partenariat avec cette fantastique maison d’édition.

Je dois vous avouer que je n’étais pas hyper tranquille en ouvrant le roman de Sarah Buschmann. En effet, lorsque Dorian me l’a proposé à la lecture via Simplement.pro voilà ce qu’il me dit : « C’est un mélange d’urban fantasy et de thriller horrifique. Il est adulte, assez dur et avait choqué une partie de mon comité, mais c’est une véritable pépite. » Honnêtement, je me suis demandée ce qui allait me tomber sur la tête. Il faut quand même le faire : diviser un comité de lecture, ce n’est pas donné à tout le monde. C’est donc avec une petite appréhension que j’ai commencé ma lecture.

Pour commencer, je pense qu’il faut parler du mélange des genres. L’urban fantasy est le genre qui met en place des monstres, des créatures dans les plus grandes villes du monde que l’on connait. Ainsi on mélange le fantastique au réel qui est ancré dans la ville. Le thriller horrifique lui est un sous genre du thriller comme on le connait. Il appelle au film d’horreur : il joue avec l’horreur, la répulsion, le dégoût (on peut prendre l’exemple de Destination finale).  [Vous trouverez tous les sous genres du thriller sur Wikipédia, c’est assez bien fait.]

Je plaide coupable, je ne sais pas par où commencer. On fait la rencontre de notre personnage principal : Arabella Malvo, une jeune femme qui a une vie complètement dingue. Elle en a vécu des horreurs qu’elle essaye de cacher plus ou moins bien. Mais vous savez ce que c’est, plus on cache, plus on le reprend dans la figure puissance 10.000. C’est bien évidemment ce qui va se passer ici.

Je trouve que le résumé en dit assez sur ce que vous pouvez trouver dans ce roman, je ne pense pas que cela soit utile de revenir dessus, j’ai bien peur de vous gâcher votre plaisir.

Le cadre géographique est l’Australie. C’est un dépaysement total pour moi. C’est un paysnoir-absinthe.png que j’aimerai beaucoup découvrir (quoi que … Après la lecture de ce roman, je ne suis pas certaine de savoir mettre un pied devant l’autre sans hurler sur la terre australienne.) On le découvre ici entre présent (2016) et passé. Grâce à la mémoire d’Arabella et aux flash-back, on comprend l’histoire, on se plonge avec horreur dans ce qui est l’histoire de notre personnage principal.

Ce que l’on lit n’est pas beau, ce n’est pas plein de douceur ni de bonheur. Non, ici on plonge dans une ambiance oppressante, sombre, pleine de dangers. Si cela a quand même pu me séduire, ma plongée fut un peu trop oppressante par moment. Il y a un côté dérangeant dans cette histoire par ce que l’on nous raconte. Une petite bulle d’air m’aurait fait du bien au pays des horreurs. J’avoue cependant avoir pris du plaisir à découvrir ce que l’auteure avait prévu pour nous.

J’ai apprécié le personnage d’Arabella ainsi que l’histoire qui tourne autour des sorcières de chair. Bon clairement, j’ai eu très peur pendant ma lecture. La petite Pauline qui regarde des Disney a hurlé plus d’une fois. Je me serai crue au cinéma. Franchement… C’est saisissant tellement j’y ai cru.

Ce que j’ai aussi à souligner c’est le fait que ce n’est pas forcément du gore pour du gore. Il y a une intrigue, des corps, des morts, des tripes qui volent mais il y a un aboutissement à cette enquête. On a une histoire, une trame narrative sous cet amas de corps. C’est très bien.

Ce roman n’est pas un coup de cœur pour moi parce que c’était bien trop sombre. J’ai apprécié la découverte de l’univers. Je suis contente d’avoir découvert un mélange de genre que je n’avais jamais expérimenté. C’était une belle aventure même si j’ai eu les pétoches.

La plume de Sarah Buschmann est très sympathique aussi. Sans fioriture, elle nous permet de suivre cette histoire du début à la fin sans problème. On est transporté dans son univers, on ne s’ennuie pas une seule fois. Il y a ce qu’il faut là où il faut : c’est justement dosé et net.

Âmes sensibles, ce n’est même pas la peine d’effleurer la (magnifique) couverture de ce roman. Il n’est pas à mettre entre les mains des plus jeunes, des plus sensibles. Maintenant, si comme moi, vous faites confiance aux éditions Noir d’Absinthe et que vous êtes curieux, je vous invite à découvrir l’univers de Sarah Buschmann.

Les – :

  • Un univers un peu trop sombre pour moi.

Les + :

  • Une intrigue qui tient la route : nous n’avons pas de l’horrifique pour dire de dégouter les gens. C’est top ! Un roman parfait pour Halloween
  • Une plume que je ne connaissais pas mais que je conseille de découvrir.
  • Une histoire entre passé et présent en Australie. C’est une belle destination.
  • Un panel de personnages intéressant.

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