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Mojunsha – Tome 1 : Panthère-des-ténèbres de Sara Pintado

51cVxad5hSL.jpgRésumé : Plus de huit cents ans après la chute des Rois-Panthères, les Kunji constituent la caste la plus méprisée du Royaume Mojun. Leurs tentatives pour renverser la dynastie des Mojunsha se sont toutes soldées par des échecs. Japsaro, descendant des Rois-Panthères, passe un pacte terrible avec Panthère-des-ténèbres, l’un des Avatars du Grand Dieu, afin de rendre aux Kunji leur prestige d’antan. Est-il cependant prêt à tous les sacrifices que lui demande Panthère-des-ténèbres en échange de son soutien ? Et surtout, sert-il vraiment sa cause ou n’est-il qu’un pion dans les luttes des Avatars du Grand Dieu ?

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Dorian ainsi que les éditions Noir d’absinthe pour l’envoi de ce premier tome assez prometteur.

Un univers fantasy dépaysant

Je ne pensais pas m’immerger dans cet univers si rapidement. Dès les premiers chapitres, j’ai plongé dans un univers assez incroyable. C’est super dépaysant. J’ai eu l’impression de plonger au cœur de la jungle indienne (bon, c’est un peu moins mignon que le livre de la jungle) mais j’ai eu cette impression tout au long du roman, j’ai voyagé entre les lianes et les dangers de la jungle d’un côté et dans un somptueux palais du royaume Mojun qui révèle bien des surprises.

Je vous assure : je vous présente 500 pages de dépaysement, d’un univers bien ficelé qui vous promet de jolies surprises.

De nombreux personnages

Bon, j’ai eu du mal sur ce point au départ. Si certains personnages m’ont plu, j’ai eu du mal avec les prénoms aux consonances particulières. Entre Aysso, Japsaro, Neyro, Shandaro et tous les autres noms, je me suis perdue. Les personnages récurrents ne m’ont pas posés problème mais ceux qu’on voyait un peu moins, j’ai eu plus de mal à me souvenir de qui était qui et quelle était sa fonction dans le roman. Des fois, j’ai dû revenir en arrière de quelques pages pour me souvenir.

Les personnages sont bien campés. Ils ont tous une utilité et j’avoue que j’ai apprécié ce monde où les Avatars du grand Dieu et les hommes se mélangent. Ainsi, on se rend compte que les hommes ne sont pas forcément décisionnaires de tout ce qui les impactent. J’ai aussi apprécié le fait que les hommes peuvent parler avec leur propre Avatar : ainsi Shandaro, le Mojunsha qui règne sur le royaume durant notre lecture peut discuter avec élephant-de-lumière pour avoir son avis et/ou son aide. C’était plutôt très sympathique.

L’intrigue

Pour moi, l’auteure a été très intelligente dès le départ. On a une friction dans le royaume entre le Mojunsha et les Kunji, le peuple le plus détesté du royaume. Les « pieds-trempés » sont montrés du doigt par tout le monde. La révolte gronde et Shandaro va devoir faire quelque chose, rapidement, pour sauver son royaume du retour du Roi du nord, roi des Kunji.

En plus de cette notion de guerre de royaume que l’on retrouve dans tous les romans fantasy, Sara Pintado ajoute une notion qui ne m’a pas laissé insensible : une histoire d’amour ! Si Japsaro n’aime pas Shandaro c’est avant tout pour avoir volé le cœur d’Aysso la Mojunshahi –femme de Shandaro.

Ainsi, on suit l’histoire sur plusieurs années : on voit les personnages évoluer et devenir adultes.

On alterne les points de vue : on passe du point de vu de Shandaro/Aysso/Neyro (le royaume) à celui de Japsaro et ses proches (les Kunji). Cela donne du rythme au roman et  nous permet aussi de laisser les personnages quelques temps pour ne pas s’ennuyer.

La plume de Sara Pintado

Je ne connaissais pas cette plume mais je l’ai apprécié. On peut aussi saluer le travail d’imagination de Sara Pintado qui nous monte un univers de toutes pièces. En passant par les décors, les personnages, le royaume, bref, je suis admirative. Il n’y a pas de faux raccords pour moi.

Je pense que, comme pour chaque premier tome, il y a quelques longueurs. J’ai trouvé, en effet, que certains passages étaient un peu longuets. Mais bon, je pardonne, il faut poser les bases du roman, planter le décor et ce n’est pas forcément évident.

Je salue donc un travail fastidieux qui fonctionne bien avec une petite touche de mystique, de magique qui vient sublimer le travail de l’auteure. Bravo !

Les – :

  • Un peu trop de personnages à mon goût, je me suis un peu perdue
  • Quelques petites longueurs, le temps de planter le décor.

Les + :

  • Les personnages principaux sont très bien campés. J’ai adoré Aysso et Neyro
  • La plume de l’auteure
  • L’utilisation d’avatars animaux qui viennent ajouter une touche de magie et de légende au texte.
  • Un premier tome dépaysant ! Je me suis baladée dans des décors que je ne connaissais pas et que j’ai pris plaisir à découvrir.

4

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La faucheuse – Tome 1 de Neal Shusterman

CVT_La-Faucheuse_6195.jpgRésumé : Les commandements du Faucheur : Tu tueras. Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation. Tu accorderas une année d’immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue. Tu tueras la famille de ceux qui t’ont résisté. « MidAmérique, milieu du 3e millénaire. Dans un monde où la maladie a été éradiquée, on ne peut plus guère mourir qu’en étant tué aléatoirement (« glané ») par un faucheur professionnel. Citra et Rowan sont deux adolescents qui ont été sélectionnés pour devenir apprentis-Faucheurs ; et, bien qu’ils aient cette vocation en horreur, ils vont devoir apprendre l’art de tuer et comprendre en quoi cette mission est bel et bien une nécessité. Mais seul l’un des deux adolescents sera choisi comme apprenti à part entière, et lorsqu’il devient clair que la première tâche du vainqueur sera de glaner la vie du perdant, Citra et Rowan se retrouvent dressés l’un contre l’autre bien malgré eux… » Best-seller aux États-Unis, ce premier tome de la trilogie La Faucheuse est déjà en cours d’adaptation par les studios Universal.

~ Lecture détente ~

Mon avis : Je remercie mon chéri pour ce joli cadeau. Accompagné du tome 2 depuis décembre dans mes étagères, j’ai décidé de commencer cette saga. Vu l’engouement autour de ce roman, j’étais bien curieuse de savoir. J’ai lu, j’ai su, j’ai survécu.

Une approche de la thématique de la mort assez surprenante

C’était le gros point qui me faisait peur. Inutile de lire le résumé pour comprendre ce qu’on allait principalement trouver dans ce roman : la mort à toutes les pages. Je ne pensais pas apprécier le roman à ce point et sur ce point ! Neal Shusterman a de la suite dans les idées ! Il approche la mort, joue avec elle, la manipule. On s’habitue très rapidement à tous ces glanages (équivalent de fauchage pour nous). Ainsi, on rencontre les faucheurs : ces êtres qui sont sur terre dans un seul but : celui de réduire le nombre d’habitants pour que la planète ne soit pas surpeuplée. Grâce à eux, la Terre est une planète qui tourne rond : plus de maladie, de famine, de pauvreté.  Le glanage reste essentiel et important. Les gens vivent donc dans la crainte de rencontrer un faucheur au coin de la rue.

Les personnages

Il y en a beaucoup, beaucoup, beaucoup. Néanmoins, les quatre principaux ont retenus mon attention : Citra & Rowan mais aussi Maître Farraday & Maître Curie.

Citra & Rowan sont deux jeunes apprentis que Maitre Farraday a recrutés pour les former. Tout au long du roman, on suit leur initiation au métier de faucheur. Il y a beaucoup de péripéties qui font que leurs chemins se croisent et se séparent. C’est assez prenant mine de rien. On se retrouve vraiment dans une situation assez sympathique. Citra et Rowan sont deux jeunes adolescents qui ont une maturité incroyable et une morale sans pareille. Même si au départ, devenir faucheur les rebute, Maitre Farraday est un personnage que j’ai apprécié par la sagesse qui émane de lui. Oui, il doit tuer des gens. Il faut bien que quelqu’un le fasse, alors il le fait. Il apprend tout ce qu’il faut à ces deux apprentis. L’honneur, le sens du devoir et le respect des personnes.

J’avoue que j’ai eu du mal avec le personnage de Rowan. Je l’ai trouvé indécis, un peu lourdingue par moments. Cependant, son évolution est incroyable et vers la fin du roman, j’ai commencé à l’apprécier. C’est plutôt encourageant pour la suite des aventures ! Citra est le personnage que j’ai le plus apprécié, elle est vive, drôle et intelligente. Elle n’oublie pas que c’est une affaire sérieuse mais reste convaincue par ses propres valeurs.

J’ai trouvé que les personnages étaient très intéressants, tous très différents. Ainsi, on peut croiser des personnages qui ne font pas l’unanimité comme maître Goddard assoiffé de mort.

La communauté des faucheurs se révèle être hétéroclite : tous les faucheurs ne réalisent pas leurs taches de la même manière. Ainsi, on peut voir des scènes plutôt choquantes et d’autres moins grâce à la manière dont la mort est abordée dans ce premier tome.

L’intrigue

J’ai été bluffée. Franchement, je ne pensais pas que j’apprécierai ce roman ainsi. Ce n’est pas un coup de cœur mais une très bonne lecture !  Le roman essuie, pour moi, quelques longueurs mais cela n’enlève en rien le plaisir que j’ai pris en découvrant ce roman. Je n’ai rien vu venir. La fin se termine de manière à ce que l’on ne soit pas frustré. Pas de cliffhanger (et ça c’est bien, cela me permet de mettre un peu de temps entre la lecture du premier et du deuxième tome) présent. La fin est spectaculaire. Dame Anastasia nous donne un super spectacle final. Franchement, vous ne serez pas déçus !

La plume de Neal Shusterman

L’auteur est parvenu à faire quelque chose de formidable : me faire apprécier un roman fantasy futuriste ! Franchement, chapeau bas l’artiste ! Ce n’était pas gagné.

Plume incisive, qui ne tourne pas autour du pot, me voilà prête pour le second tome !

Les – :

  • Quelques longueurs.
  • Le personnage de Rowan qui met un peu de temps à sortir du lot

Les + :

  • Les personnages de Citra et de Maître Frraday
  • L’intrigue et le monde proposé
  • La manière dont la mort est appréhendée
  • Un très bon page turner !

4

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Le dernier chant d’Orphée – Robert Silverberg

téléchargement.jpgRésumé : On dit qu’il pouvait, par son chant, charmer les animaux et les arbres, sa voix fit chavirer les sirènes elles-mêmes. Mais son coeur appartenait à Eurydice, et lorsque la mort vint la lui ravir, Orphée se présenta aux portes des enfers, armé de sa seule lyre, afin de reprendre à Hadès l’âme de sa bien-aimée. Robert Silverberg est l’un des derniers maîtres de la science-fiction américaine. Mais c’est dans la veine de Gilgamesh, Roi d’Ourouk que l’auteur des Monades Urbaines et du Cycle de Majipoor revient pour cette réécriture épique du mythe d’Orphée. Un roman inédit qui est un véritable événement.

~ Service presse ~ 

Mon avis : Je remercie les éditions Actu SF pour l’envoi de ce roman. Encore une fois, je me suis retrouvée dans un roman classique qui a quelques années. Auteur à succès, il fait partie des plus importants en SFFF. J’étais donc heureuse de pouvoir me plonger dans un univers aussi mystérieux que séduisant.

Une référence mythologique appréciable

Je ne vous le cache pas, étant une grande fan de mythologie (et surtout la mythologie grecque), dès que j’ai vu le titre, j’ai tout de suite noté ce dernier. Le dernier chant d’Orphée est une novella assez prenante malgré quelques petites déceptions.

Qui dit Orphée dit : Eurydice, musique et toison d’Or. Si certains épisodes de la vie d’Orphée sont décrits avec une véritable minutie, certains épisodes sont eux très rapidement mis de côté pour passer à autre chose. J’ai trouvé que la relation entre Eurydice et Orphée était vraiment très rapide. On ne s’attarde pas sur les détails, on se retrouve avec une impression de relation express alors que si l’on peut citer un couple d’amants dans la mythologie grecque, dans la plupart des cas, c’est Orphée et Eurydice à qui l’on pense.

J’ai pris plaisir à redécouvrir ce mythe à travers la plume de Robert Silverberg même si pour moi, il aurait fallu quelques pages en plus pour apporter des détails qui manquent cruellement dans ce roman. Je reste un peu sur ma faim.

L’intrigue

On suit Orphée tout au long de sa vie : son ascension, ses aptitudes extraordinaires pour la musique, son amour pour Eurydice, sa descente aux enfers, la quête de la toison d’Or, sa fin auprès des Ménades. Bref, tout y passe plus ou moins vite, c’est assez sympathique à lire.

La lecture se passe assez bien : elle est très rapide, 120 pages, ça passe vite. On se retrouve donc avec une vie qui a un rythme assez soutenu, peut-être un peu trop par moments. On a une impression de rapidité durant notre lecture.

Le livre

Le livre se partage en trois parties : une préface, la novella et une longue interview de l’auteur. J’ai trouvé les informations complémentaires. C’est vraiment une très belle idée. Ainsi, on se rend compte du travail en amont de Robert Silverberg ainsi.

La plume

Je suis contente d’avoir fait la rencontre de cette plume. Elle est assez efficace : les faits sont expliqués de manière précise. Il y a des épisodes qui sont vraiment très minutieux. On sent, derrière la qualité de la plume, la culture de l’auteur. C’est phénoménal. J’ai trouvé que c’était vraiment un bel exercice littéraire.

Malgré les quelques bémols, je pense que c’est un auteur à lire dans différents univers qu’il propose. Ainsi on se retrouve avec un auteur qui s’inspire de la culture et des mythologies pour proposer de sacrées aventures aux lecteurs.

Les – :

  • Un effet de rapidité extrême sur certains épisodes de la vie d’Orphée.

Les + :

  • Les trois parties du roman
  • L’idée mythologique
  • La plume de l’auteur

3

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Entre deux feux – Tome 1 : les chuchoteurs – Tiffany Schneuwly

2000_5cbf467839d3c.jpgRésumé : Eurielle mène une vie plus que confortable et a tout ce qu’il faut pour être heureuse… en apparence. Née dans une famille aisée, ses parents la laissent gérer son quotidien comme elle l’entend. L’univers d’Eurielle va cependant être complètement bouleversé par une improbable rencontre avec deux étranges personnages qu’elle seule semble voir. Qui sont-ils ? Que cherchent-ils ? En apprenant à mieux les connaître, Eurielle va découvrir qu’elle n’est pas la personne qu’elle croyait être…

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois les Editions Nouvelle Bibliothèque pour cette nouvelle découverte dans le secteur jeunesse.

Entre rêve et réalité

Ce roman est assez surprenant de prime à bord. Je vous avoue que je ne pensais pas retrouver cette thématique dans le secteur jeunesse. En effet, ici, on tombe dans un roman fantasy. En effet, on est en plein cœur d’une histoire d’ange.

On évolue dans deux mondes différents et qui semblent être aux antipodes. J’ai apprécié cela. C’est vraiment très sympathique d’avoir pu découvrir ce roman jeunesse qui soulève des thématiques intéressantes d’une manière agréable.

Eurielle

Le personnage principal est celui d’Eurielle une jeune fille assez singulière. Elevée dans la richesse d’une famille plus qu’aisée, elle se retrouve bien souvent seule. Ici, l’auteure parvient à illustrer à merveille l’adage « l’argent ne fait pas le bonheur ». Eurielle est bien souvent seule dans sa cage dorée. Eurielle rêve d’une autre vie. Eurielle est un personnage saisissant. Je ne pensais pas que j’aurais pu autant m’attacher à ce personnage. Son courage, sa force et son caractère ont eu raison de mon petit cœur.

L’intrigue

J’ai passé un moment de lecture agréable. En effet, on se retrouve dans des situationstéléchargement assez particulières. Eurielle va commencer à sentir que quelque chose ne va pas. Elle va rencontrer des êtres étranges qui vont lui faire changer la perception de ce qu’elle pense être la réalité et le monde. Des anges, des anges !!!!! J’avoue que je ne lis pas énormément de romans où l’on trouve ce genre de créatures : des vampires, des loups garous, je connais mais les anges, c’est plutôt rare. J’aime bien quand on me bouscule dans mes habitudes littéraires.

L’intrigue est assez intense, on ne s’ennuie pas du tout tant les péripéties s’enchaînent sans faille. La seule chose que je pourrais reprocher à ce roman c’est le fait que, par moments, c’est un peu trop rapide. Je n’ai pas eu le temps d’assimiler quelque chose qu’autre chose me tombe dessus. C’est vraiment le seul bémol que je pourrais trouver à ma lecture.

Je trouve que ce roman est parfait pour les plus jeunes. En effet, on a un sacré univers qui se dessine sous nos yeux. Je trouve que les décors et les personnages sont très sympathiques. J’ai apprécié le personnage d’Erwan ainsi que Nolann. Le roman avancé est onirique, on a envie d’y aller et de voir ce que l’on va y trouver.

Les thématiques traitées

Ici, j’ai trouvé que l’auteure avait vraiment fait un traitement assez intéressant des thématiques abordées. Déjà, Eurielle vit dans un contexte familial assez intense : c’est une jeune fille adoptée qui a perdu sa mère adoptive et qui se retrouve avec un père et une belle-mère qui ne partagent pas grand-chose avec elle. La vision d’Eurielle sur sa famille est intéressante. Dans notre monde actuel, il est important de montrer à l’enfant qu’une famille peut être différente d’un foyer à l’autre.

On trouve aussi les sujets comme l’amitié, l’amour, la solitude, la vie et la mort. J’ai apprécié le fait que l’auteure souligne le fait qu’il faut savoir s’accepter comme on est mais surtout savoir se dire « c’est la vie, c’est comme ça, je ne l’ai pas choisi mais je ne peux pas faire autrement ». L’auteure apprend ainsi au lecteur à avancer dans la lecture comme on peut avancer dans la vie.

C’est une très belle leçon que l’on tire de ce roman, une jolie manière de traiter de choses qui ne sont pas faciles à vivre ni à lire lorsque l’on est jeune.

La plume

Je trouve que ce premier tome est très bien formé. En effet, on sent bien que l’auteure en garde un peu sous la semelle pour la suite de son histoire, on laisse pas mal de choses en suspension mais j’ai bien envie de découvrir ce que l’auteure nous réserve. Le premier tome de la saga nous plante le décor et les psychologies des personnages. La plume est très intéressante. Je trouve qu’elle est très bien pour le genre dans lequel elle évolue : poétique, elle est aussi à la portée des jeunes. C’est très sympathique à découvrir !

Les – :

  • Une impression de rapidité par moments.

Les + :

  • Les personnages et surtout Eurielle
  • Les anges, ça faisait longtemps que je ne les avais pas rencontrés !
  • La plume de l’auteure
  • Les thématiques abordées.

4

14

Coup d’état – Tome 1 : la reine des esprits – Valérie Simon

68135Résumé : Après plusieurs années d’exil, la princesse Alia est de retour dans son palais où l’attend son père. Les retrouvailles s’annoncent explosives. L’adolescente est furieuse contre lui. Pourquoi, après la mort de sa mère, l’a-t-il envoyée encore enfant loin de sa seule famille chez les Initiées du Denaia, un ordre de femmes puissantes et influentes dans le royaume d’Alsybeen ? Victime d’une tentative meurtre dès son arrivée, elle doit en plus lutter pour sa vie. Qui lui en veut ? Et est-ce que tout cela aurait à voir avec le Cristal, cette précieuse source d’énergie détenue par son royaume ? 

Mon avis : Je remercie les éditions Actusf pour l’envoi de ce roman. J’avais déjà eu la chance de croiser le chemin de la plume de Valérie Simon avec sa saga Le tigre de Tarcoola. Ici, je vous avoue (sans honte !) que la couverture a eu raison de mon petit cœur. Ayant déjà rencontré la plume de l’auteure, il ne m’en a pas fallu plus pour que je me décide à demander à recevoir ce SP.

Jeux de pouvoir

C’est une des notions les plus importantes, selon moi, dans ce roman. Le lecteur est manipulé, on le laisse croire certaines choses puis d’un claquement de doigt, on lui montre qu’il s’est trompé. J’ai apprécié cela : l’effet de surprise est constamment présent dans ce roman et c’est excellent. On est en plein dans un jeu de pouvoir, à savoir qui va comploter contre qui et qui finira par être manipulé.

Cette notion est aussi soulignée par le personnage principal. En effet, on fait la rencontre de la princesse Alia. Elle devient une femme à abattre quand elle n’a pas fait allégeance au Denaïa. Les initées du Denaia sont des femmes qui font des femmes des bombes de guerre stratégiques et manipulatrices. En plus d’être intelligentes, elles sont belles, sensuelles et prêtes à tout pour gagner.

Un univers bluffant

Bon, j’avoue, j’ai trouvé le début un peu longuet. Par moment, l’intrigue s’essouffle. Celalogo-actu-SF est dû au fait que l’on pose les décors, qu’on explique certains moments du passé et forcément, le début reste un peu long. J’ai trouvé que les actions et l’histoire devenaient vraiment intéressantes à partir de la moitié du roman. J’ai apprécié en savoir plus et comprendre les personnages mais j’ai trouvé la deuxième moitié du roman plus intéressante.

En tant qu’excellente auteure de SFFF, Valérie Simon nous invente un monde fantastique et fascinant. Là où certains restent dans le vague, Valérie Simon n’hésite pas à nous inonder de détails qui donnent énormément de cachet à l’intrigue et au monde décrit. On se sent dans un univers merveilleux peuplé de créatures inventées et de personnages bluffants.

Personnages

Bon, on est vraiment dans une intrigue assez forte. On a deux notions qui se rencontrent et qui font des étincelles selon moi. Qui dit jeu de pouvoir dit forcément politique. Ce roman est très intense à ce niveau-là. J’ai vraiment eu l’impression d’avoir une intrigue à la Game of thrones. J’ai été surprise de me laisser prendre au jeu. Je pense que j’ai apprécié ce panel de personnages assez intéressants. On ne maitrise rien et l’on sent bien que les personnages non plus. J’ai été surprise par la mort de certains d’entre eux.

La plume

Mon dieu, je suis fan. J’ai adoré retrouver la plume de Valérie Simon. Le vocabulaire est riche, recherché. Il donne une tonalité sauvage, exotique. Bref, on ne sait pas où l’on est mais on se retrouve dans un univers qui nous attire autant qu’il nous fait peur. A l’image de ses créatures apprivoisées, Valérie Simon nous montre que l’on ne peut pas faire confiance à n’importe qui et que le danger rôde.

Voilà une lecture dont je me souviendrais !

Les – :

  • Des longueurs… le temps de faire connaissance avec ce monde et ces personnages.

Les + :

  • Un panel de personnages riches
  • La plume de Valérie Simon
  • L’univers riche proposé par l’auteure
  • Les différentes thématiques abordées.

4

16

Le songe d’une nuit d’octobre de Roger Zelazny

68136.jpgRésumé : Octobre. Dans 31 jours, le portail s’ouvrira et les Grands Anciens déferleront sur le monde. Dracula, Sherlock Holmes, Raspoutine, le docteur Frankenstein… Ils seront tous là. Mais feront-ils partie des ouvreurs avides de pouvoir, ou seront-ils des fermeurs qui s’opposeront aux horreurs indicibles ? Les familiers de ces personnages seront eux aussi impliqués dans cette murder party ésotérique riche en rebondissements. Tout particulièrement Snuff, un chien dont le maître, Jack, aime se promener la nuit dans Londres avec son grand couteau… Le Jeu va commencer. Quel sera votre camp ? Roger Zelazny est l’auteur de la saga des Neuf Princes d’Ambre. Avec Le Songe d’une nuit d’octobre, il rend hommage avec humour à l’univers de H.P. Lovecraft.

Mon avis : Je remercie les éditions actuSF pour l’envoi de ce classique de la fantasy. J’avoue, j’ai de grosses lacunes dans ce genre précisément. Genre que j’ai laissé de côté depuis quelques temps. Je chérie mon partenariat avec actu SF pour cette raison : je remets un pied à l’étrier pour redécouvrir un genre que j’avais oublié de lire.

Quoi de mieux que de lire un classique dans ce genre ? Avec le songe d’une nuit d’octobre, on voyage avec des personnages détonants lors d’une quête incroyable.

Un mélange des genres assez intéressant et original

Il y a plusieurs types d’influence ici :

  • On a un panel de personnages de la littérature mondiale : on rencontre Raspoutine, Dracula mais aussi Sherlock Holmes, Jack l’éventreur, Jill. Bref, il y a un sacré panel de personnages remarquables.
  • Il y a différentes références au folklore, à l’époque et franchement, l’univers proposé est très riche.
  • Il y a des influences que je ne connaissais pas. J’entends, par exemple, énormément parler de Lovecraft. Il faudrait aussi que je fasse mon éducation avec cet auteur.

La confusion : maîtresse du roman

Si l’auteur veut nous perdre, c’est un pari réussi. Tout au long du roman, on ne sait pas logo-actu-SFoù l’on va. Déjà, on part du fait que le personnage principal est Snuff, le chien de Jack. On ne suit les humains qu’à travers leurs animaux de compagnie : ainsi, on voit un chien, un chat, un corbeau, une chouette, un rat… C’est déjà assez complexe de suivre ce petit monde.

De plus, l’atmosphère du roman est assez pesante, on est dans un jeu, on ne sait pas la finalité du jeu. On ne sait pas ce qu’on gagne, ce qu’on perd, bref, on est dans le vague. La seule chose que l’on sait, c’est la temporalité : un chapitre = un jour du mois d’octobre. On attend le 31 avec impatience puisque le jeu prend fin à cette date. C’est avec habilité que l’auteur parvient à faire grimper la tension dans ce voile de noirceur.

Vient s’ajouter le fait que même si l’on parvient à identifier les personnages de la littérature, l’auteur ne le dit pas forcément. On ne fait que soumettre des hypothèses grâce à des indices. Mais rien dans le roman ne nous est dit clairement.

On peut aussi parler de la multitude d’exemple, d’inspirations, de personnages qui viennent peupler le récit. Je suis restée assez confuse à certains moments parce que je n’avais pas les cartes en main pour comprendre qu’à certains endroits, l’auteur faisait référence à un autre auteur par exemple. Cependant, cela n’empêche pas la compréhension globale du texte, je suis juste passée à côté d’une référence.

Les personnages

Point fort du roman, les personnages. Comme je vous le disais plus haut, ce sont les animaux de compagnie de chaque personnage qui sont les personnages principaux. On suit Snuff dans ses pérégrinations pour tenter de savoir qui est avec qui et qui fait quoi. Ainsi un humain et un animal forment un couple. On avance dans cette lecture comme un jeu de devinettes : on assemble, on efface, on se demande, on corrige et on essaye de trouver la solution. C’est plutôt intéressant.

La plume de l’auteur

Quelle densité ! Les mots sont choisis minutieusement, avec finesse. Le roman n’est pas énorme, heureusement. J’avoue que j’ai fait une pause, j’étais un peu lassée de ma lecture… Il y a une certaine longueur pas tant dans le nombre de pages mais dans les chapitres. Une sorte de routine s’installe entre Snuff et le lecteur et j’avoue qu’au milieu du roman, j’ai un peu calé. J’ai préféré mettre le roman en pause plutôt que de faire une indigestion.

Les – :

  • Quelques longueurs vers le milieu du roman pour moi.

Les + :

  • J’ai apprécié découvrir un auteur classique de SFFF
  • Le panel de personnages incroyable
  • Le nombre impressionnant de références littéraires, folkloriques ainsi que culturelles. Excellent !

3

14

Anima – Tome 1 : les enfants – Mary Sara

5143Tzq9PxL._SY346_Résumé : Au pays de Ryatil vit Evahny, une jeune fille dont la curiosité ne connaît aucune limite. Elle ne cesse de questionner sa mère Sorhia, reine de cette contrée, sur le monde qui l’entoure mais plus encore sur la fameuse Quête de la Moitié. De jour en jour, la petite fille ressent un vide qu’elle ne peut décrire et comprend bien que sa vie risque d’être chamboulée… Elle et son frère Sajyel découvrent en réalité qu’ils font partie de l’ultime Quête de l’Anima. Une tradition qui trouve ses origines au sein du peuple des Thuatyls et qui lie chaque existence à un Anima, la moitié d’une âme, son souffle, son essence même. De son côté, la reine s’interroge sur l’imminence de la Quête, étonnamment précoce pour ses enfants. Avec l’aide de son mage de bataille Thanius, elle doit les préparer aux dangers de la Quête… Accompagnés de Lekhal, un Élu déchu, Evahny et Sajyel devront accomplir leur destin et rétablir l’équilibre d’un monde sous le joug d’une malédiction vieille de vingt ans…

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois le Prix des Auteurs Inconnus pour le travail remarquable qu’il fait mais aussi pour l’envoi de ce roman qui signe ma quatrième participation pour les sélections dans la catégorie « Young Adult ». Souvent boudée dans la littérature, cette catégorie offre son lot de surprises pour moi ! Je ne vous le cache pas : Anima était LE roman qui me faisait le plus envie dans cette sélection.

Une imagination débordante & une plume magnifique

La première chose qui m’a frappée dans cette histoire, c’est la facilité que l’auteure a à nous embarquer dans son monde monté de toutes pièces. Franchement, je suis admirative et je jalouse l’imagination de Mary Sara. De plus, ce monde est sublimé par de magnifiques descriptions. Ce monde nous donne envie de le connaitre, d’en savoir plus, d’y vivre. Les mots de l’auteure sont précis, beaux et assez poétiques.

La seule chose que j’ai à reprocher à ce premier tome ce sont les coquilles et quelques longueurs.

Une quête

J’avoue que j’en ai un peu marre en ce moment de ces histoires de quête, j’ai l’impression41067534_10156785467017376_4907767977048276992_n de ne lire que cela en ce moment. C’est pour ça que j’ai pris mon temps pour le lire, j’ai fait une pause pour ne pas faire une indigestion. Ici, l’auteure parvient à gérer à merveille cette histoire de quête. Celle que les élus doivent faire. La quête est assez sympathique en soi : les personnages partent à la recherche de leur moitié : un animal ordinaire ou légendaire. Bravo pour cette riche idée !

La quête en soi fait peur. En effet, les personnes sont mises à l’épreuve. En danger, elles doivent évoluer dans des contrées lointaines et sauvages pour trouver leurs moitiés.

J’ai apprécié l’histoire, la légende et la mythologie qui tournent autour de l’histoire. Cela tient tout au long du roman. Le lecteur est sur une sorte de nuage mythique qui se balader sur toute la trame de l’histoire.

Les personnages

Une chose est certaine c’est que l’auteure prend le temps de nous présenter ses personnages. Qu’ils soient principaux ou secondaires, on fait connaissance avec tout le monde. Ainsi, on se prend au jeu d’en aimer certains et d’en détester d’autres. J’ai trouvé que c’était un premier tome introductif assez nécessaire pour bien placer l’histoire. Les personnages sont vraiment très intéressants et sont un point fort dans ce premier tome.

On a deux personnages principaux que j’ai apprécié suivre : Evahny et Sajyel. Voilà deux personnages que j’ai beaucoup aimé. Si Evahny est une jeune fille curieuse et qui ne sait pas tenir en place, son frère Sajyel est assez calme et réfléchi. Tous les deux sont des enfants très courageux et attachants.

Les – :

  • Quelques coquilles et longueurs.

Les + :

  • Les personnages dans la totalité ! Je les ai tous trouvés captivants et très intéressants.
  • Le monde construit par l’auteure qui est à couper le souffle.
  • Les descriptions qui vendent du rêve aux lecteurs.
  • La plume de Mary Sara que je conseille chaudement.

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